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4 décembre 2012 2 04 /12 /décembre /2012 06:41

 

 

carte-palestine-gruyere.jpg

 

 

Alerte ! La privation des taxes dues à Gaza,

la construction des nouvelles colonies,

tout cela pour punir les Palestinens d'avoir

obtenu satisfaction à l'ONU,

sont un vol - et un scandale

car ces nouvelles constructions empêcheront l'édification

d'un Etat viable en Palestine.

Ce sera un "Etat gruyère", avec des bantoustans !

(voir croquis plus haut).


Israël défie la Communauté internationale indignée,

c'est un Etat voyou !

 

eva R-sistons

 

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Palestine - Gaza - Zebda - Une vie de moins (vidéo 2’52) :
 
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Palestine - « Jenin Jenin » -

vidéo sur l’un des nombreux Oradours israéliens - 2002 :

http://mai68.org/spip/spip.php?article549

 


ISRAËL TORTURE LES ENFANTS PALESTINIENS :

http://mai68.org/spip/spip.php?article1135

 

 

La guerre d'israël contre la Vérité :

 

Mardi 27 novembre 2012

Russia Today réagit ! 

(Cliquer sur le lien, vidéo, traduit)


 

 

 

..

 

Sur la BBC, Owen Jones, journaliste de The Independent,

ne mâche pas ses mots en parlant

de l’agression israélienne contre Gaza.

Un journaliste comme on aimerait en voir plus souvent !

 


http://www.youtube.com/watch?feature=player_embedded&v=NP3cY6q9aDI#!

 

 

 

 

Rappel nécessaire aux journalistes occidentaux, lors d'une agression israélienne
Les 11 Commandements
des médias occidentaux


Règle numéro 1:
Au Proche-Orient, ce sont toujours les Arabes qui attaquent les premiers et c'est toujours Israël qui se défend. Cela s'appelle des représailles.
Règle numéro 2:
Les Palestiniens n'ont pas le droit de se défendre. Cela s'appelle du terrorisme.
Règle numéro 3:
Israël a le droit de tuer les civils arabes. Cela s'appelle de la légitime défense.
Règle numéro 4:
Quand Israël tue trop de civils, les puissances occidentales l'appellent à la retenue. Cela s'appelle la réaction de la communauté internationale.
Règle numéro 5:
Les Palestiniens n'ont pas le droit de capturer des militaires israéliens, même si leur nombre est très limité et ne dépasse pas un soldat.
Règle numéro 6:
Les Israéliens ont le droit d'enlever autant de Palestiniens qu'ils le souhaitent (environ 12,000 prisonniers à ce jour). Il n'y a aucune limite et n'ont besoin d'apporter aucune preuve de la culpabilité des personnes enlevées. Il suffit juste de dire le mot magique "terroriste".
Règle numéro 7:
Quand vous dites « Résistance », il faut toujours rajouter l'expression « soutenu par la Syrie et l'Iran».
Règle numéro 8:
Quand vous dites «Israël», Il ne faut surtout pas rajouter après: «soutenu par les Etats-Unis, la France et l'Europe », car on pourrait croire qu'il s'agit d'un conflit déséquilibré.
Règle numéro 9:
Ne jamais parler de «Territoires occupés», ni de résolutions de l'ONU, ni de violations du droit international, ni des conventions de Genève. Cela risque de perturber le téléspectateur et l'auditeur de France Info.
Règle numéro 10:
Les Israéliens parlent mieux le Français que les Arabes (?). C'est ce qui explique qu'on leur donne, ainsi qu'à leurs partisans, aussi souvent que possible la parole. Ainsi, ils peuvent nous expliquer les règles précédentes (de 1 à 9). Cela s'appelle de la neutralité journalistique.
Règle numéro 11:
Si vous n'êtes pas d'accord avec ces règles ou si vous trouvez qu'elles favorisent une partie dans le conflit contre une autre, c'est que Vous êtes un dangereux antisémite...

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Propagande médiatique, politique, idéologique

 

Lire aussi :

 

Israel missle-articleLarge
Bombardements aéronavals sur Gaza
pour essayer les nouvelles armes israéliennes
en vue de l’imminente guerre contre l’Iran

.

Voir  aussi :

 


Statut de la Palestine à l'ONU

 


L'Assemblée générale appelle à une conférence de paix pour le Proche-Orient à Moscou

 

22 novembre 2012

Investig'Action - Gaza, tous coupables Évidemment, Israël est le grand coupable dans la tragédie qui s’abat sur Gaza. Mais est-il le seul responsable ? La réponse en dessin avec Yace...

 

 

 

 

 


Le racisme de l'Etat d'Israel

http://jemmerde.wordpress.com/2010/10/29/jemmerde-letat-raciste-disrael/

 

 

Le racisme et le fascisme d'Israël - Les Palestiniens sont des "bêtes"

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palestine-racisme.

 

 


Extrait de la Charte du Réseau International des Juifs Antisionistes

 

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La Palestine à l’ONU ! Et maintenant ?
La Palestine à l’ONU ! Et maintenant ?

Communiqué de l’AFPS, vendredi 30 novembre 2012

La Palestine vient d’être admise comme Etat non-membre au sein des Nations Unies par 138 voix pour, 9 voix contre et 41 abs­ten­tions. Comme elle l’avait fina­lement annoncé la France a voté pour, entraînant des ...

Lire la suite.

Le nouveau statut de la Palestine à l'ONU
Le nouveau statut de la Palestine à l'ONU

Un non évènement pour les Palestiniens toujours occupés

«Nous devons apprendre à vivre ensemble comme des frères, sinon nous allons mourir tous ensemble comme des idiots.»
Martin Luther King

Ça y est, le jour de gloire est arrivé! La Palestine est reconnue comme Etat observateur non membre ...

Lire la suite.

 

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4 décembre 2012 2 04 /12 /décembre /2012 06:38

 

02 décembre 2012

2018 :
la fédération de la zone euro voit le jour

RTR3AOVD_CompUn croisement entre les États-Unis et la République fédérale allemande, voilà à quoi devrait ressembler la future fédération de la zone euro selon la Commission européenne. Même si l’exécutif européen se garde bien de prononcer le « f word » (elle préfère la très médiatique expression : « union économique et monétaire véritable et approfondie »…), c’est bien un saut fédéral qu’elle propose aux États membres d’effectuer dans une « communication » de 55 pages rendue publique mercredi. Un document particulièrement ambitieux qui tranche avec l’habituelle prudence de José Manuel Durao Barroso : il n’a pas hésité à batailler plus de cinq heures pour faire adopter ce texte par le collège des 27 commissaires.

 Le président de l’exécutif européen se met ainsi en position de peser sur le Conseil européen des chefs d’État et de gouvernement des 13 et 14 décembre prochain qui doit adopter la « feuille de route » listant les étapes menant à l’union politique de la zone euro : il redoute, en effet, que les gouvernements profitent de l’accalmie qui règne sur les marchés pour remettre à plus tard une intégration, certes douloureuse en terme de partage de souveraineté, mais absolument nécessaire. « Le papier de la Commission, particulièrement ambitieux, est parfaitement compatible avec notre feuille de route », se réjouit-on dans l’entourage de Herman Van Rompuy, le président du Conseil européen, qui met actuellement la dernière main à ce document en collaboration avec Jean-Claude Juncker, le président de l’Eurogroupe, Mario Draghi, le président de la Banque centrale européenne et… Barroso. « La différence est qu’il entre dans des détails que nous n’aborderons pas, car ils peuvent fâcher ».


L’idée centrale de l’exécutif européen est d’aboutir dans cinq ans (au plus tôt, car il faudra modifier les traités européens) à la mise en place d’un « budget central important » de la zone euro qui permettrait de faire face à des « chocs asymétriques » (c’est-à-dire touchant certains États membres et pas d’autres) ou à des « chocs communs à la zone euro ». La Commission estime même qu’il pourrait servir à mettre en place des politiques contracycliques à court terme, « comme par exemple dans le système américain d’allocations de chômage où un fonds fédéral rembourse 50 % des allocations excédant la durée standard à concurrence d’un maximum donné, sous réserve que le chômage ait atteint un certain niveau et continue d’augmenter ». Il ne s’agit donc pas de mettre en place des « transferts permanents », car cela aurait des effets pervers en encourageant l’irresponsabilité des gouvernements.

RTR3AZ4I_CompCe budget serait alimenté par des ressources propres ne dépendant pas des États (comme la taxe sur les transactions financières ou la taxe carbone). Mieux : il pourrait avoir recours à l’emprunt, ce qui passerait par la mise en place d’un « Trésor européen ». Pour la Commission, seule cette « dette fédérale » serait politiquement acceptable à la différence de la mutualisation des dettes nationales. En effet, cette seconde option poserait un problème démocratique : par exemple, pourquoi la France serait-elle responsable des dépenses italiennes alors qu’elle ne les a pas votés ? Imagine-t-on un vote commun par tous les Parlements nationaux de tous les budgets nationaux ? Impossible, évidemment. D’ailleurs, aucune fédération ne fonctionne ainsi. Dans le schéma fédéral retenu par la Commission, la question démocratique peut-être résolue sans difficulté : le vote des ressources et le recours à l’emprunt seraient proposés par l’exécutif et votés par le Parlement européen et le Conseil des ministres de la zone euro.

La zone euro ressemblerait, de ce point de vue, aux États unis. Mais, dans le schéma américain, depuis la fin du XIX siècle, chaque État fédéré reste responsable de son budget et peut faire faillite sans que l’État fédéral n’intervienne. La Commission estime que la zone euro, qui n’est pas suffisamment intégrée politiquement, ne peut pas aller jusque-là : un défaut de paiement risquerait, en effet, de pousser l’État qui en est victime à quitter la zone euro afin de se refaire une santé par la dévaluation (même si les effets bénéfiques d’une telle sortie restent à démontrer) ou les marchés à spéculer sur une telle sortie, comme aujourd’hui avec la Grèce. Elle propose donc d’assurer les États contre une éventuelle faillite en échange d’un contrôle renforcé sur les budgets nationaux afin de renforcer la convergence et, en tout cas, d’éviter des divergences fatales : c’est en fait le système actuel, bricolé dans l’urgence de la crise, qui serait institutionnalisé. Le Mécanisme européen de stabilité (MES) serait donc communautarisé afin de lui donner plus de souplesse (décision à la majorité qualifiée et non plus à l’unanimité).


Pourquoi un saut fédéral ?

La crise de la zone euro a montré qu’il y avait comme une incompatibilité entre une monnaie unique et des politiques économiques et budgétaires souveraines. Ce n’est vraiment pas une surprise : dès 1991, lors de la négociation du traité de Maastricht, les États le savaient parfaitement. Mais comme il était trop tôt pour proposer un vrai saut fédéral, ils ont renvoyé à leurs successeurs le soin de parachever l’Union économique et monétaire en pariant sur le fait que l’entrée en vigueur de l’euro constituerait un choc suffisant pour les pousser à consentir les partages de souveraineté nécessaires. C’est exactement le contraire qui a eu lieu : protégés par le parapluie de l’euro qui semblait en béton armé, le chacun pour soit est devenu la règle… jusqu’à la crise de la dette publique qui a éclaté en 2010.

 

La Commission et l’Eurogroupe (où siègent les ministres des Finances de la zone euro) pourraient, en contrepartie, exiger la modification des budgets nationaux qui s’écartent des obligations de discipline budgétaire voire poser un veto, le tout sous le contrôle de la Cour de justice européenne. C’est une vieille idée française : en 1990, dans un projet de traité préparé par Bercy, cette possibilité avait été prévue. Mais les Allemands ont estimé que cela poserait un problème démocratique. On n’en est plus là, surtout depuis qu’il a été décidé de soutenir financièrement les États en difficulté. Une telle interdépendance impliquera de coordonner les politiques économiques y compris dans leurs aspects fiscaux et sociaux, jusqu’ici exclus du champ communautaire. Ainsi, toutes les réformes économiques « de grande ampleur » seraient adoptées en commun. La Commission souligne, et c’est un sacré virage idéologique, qu’il faudra veiller à ce que la discipline budgétaire ne décourage pas les investissements et notamment les « investissements publics ». Pour ce faire, en cas de dégradation de la conjoncture, des écarts en matière de déficit seront tolérés.

Toujours pour renforcer la convergence et solder le passé, la Commission veut mettre en place un « fonds d’amortissement de la dette », tel que proposé par le conseil des sages économiques allemands. L’idée est de mutualiser les dettes nationales dépassant les 60 % du PIB afin de garantir le financement de « la dette excessive à un coût soutenable » et, ainsi, de permettre aux États, tout en réduisant leur niveau d’endettement, d’investir et de relancer leur croissance à long terme. Pour éviter les problèmes de trésorerie que rencontrent les États en difficulté financière, la zone euro pourrait aussi mutualiser son marché de la dette à court terme (un à deux ans) afin d’éviter d’alimenter la spirale de l’endettement. Il ne s’agirait pas d’augmenter le niveau d’endettement, mais de permettre aux États de se financer à des taux bas. Comme pour le fonds d’amortissement, ces « eurobills » seraient soumis à une stricte conditionnalité, c’est-à-dire que les États en bénéficiant devront souscrire un programme d’ajustement structurel. Cet ensemble serait complété par une union bancaire totale (y compris une garantie commune des dépôts bancaires) et une représentation unique de la zone euro dans les institutions internationales.

Avant d’en arriver à une intégration aussi forte, qui impliquera une profonde réforme des traités européens, la Commission propose une série d’étapes intermédiaires « à traité constant ». Ainsi, une « capacité budgétaire » de la zone euro pourrait être mise en place progressivement et serait utilisée, dans un premier temps, pour aider les États qui procéderaient à des réformes structurelles importantes pour se remettre à flot. Ceux-ci, pour bénéficier de l’aide européenne, signeraient de véritables « contrats ». De même, les aides régionales (fonds structurels) ne pourraient plus être utilisées que pour financer des projets favorisant la croissance.


Un énième couac de communication

Encore une fois, la Commission a brillé par son incapacité à communiquer. Certes, cet important projet a été annoncé vendredi dernier, mais en plein sommet européen sur les perspectives financières 2014-2020. Les journalistes n’ayant pas le don d’ubiquité, cette annonce est largement passée inaperçue. D’autant que la Commission n’a pas cherché à prévendre son document afin que les médias puissent juger de son importance et préparer des articles en conséquence. J’ai moi-même parlé à plusieurs reprises avec des porte-parole de la Commission lors du sommet européen et ils ne m’en ont pas dit un mot (style : « hey, Jean, fais gaffe, la semaine prochaine on sort un méga truc révolutionnaire »). Pis : la conférence de presse de Barroso n’a eu lieu que mercredi à 16 heures, à une heure où les journaux ne pouvaient plus modifier leurs pages, sauf événement majeur, ce que ne sera jamais un document de la Commission... En outre, sauf à être un génie, impossible de lire en quelques minutes 55 pages particulièrement complexes, les analyser et écrire un papier à peu près intelligible. Résultat : la presse a observé un pieux silence sur ce document. Au mieux, quelques cours papiers le lendemain et des dépêches purement factuelles. Autrement dit, ce document est tombé dans un trou noir médiatique alors qu’il méritait infiniment mieux. À ce niveau d’incompétence, cela devient de l’art. Seul élément positif : cette communication a été immédiatement disponible en allemand et en français en plus de l’incontournable anglais. Il est vrai que ce ne sont pas les anglophones qui sont à convaincre…


RTR3AOTQ_CompCe document est-il acceptable par tous les États ? « On sent dans ce texte la patte de l’Allemagne », estime un diplomate européen : celle-ci n’a, en effet, jamais caché qu’elle souhaitait, pour prix de sa solidarité financière, mettre en place une contrainte maximale sur les politiques budgétaires nationales. De même, si elle refuse toute mutualisation des dettes nationales, elle est beaucoup moins réticente à la création d’une « dette fédérale ». De même, le document de la Commission est compatible avec « l’intégration solidaire » que prône François Hollande : pour le chef de l’État, toute modification des traités doit être justifiée par un accroissement de la solidarité. L’exécutif européen ne dit pas autre chose : « la voie à suivre doit être soigneusement équilibrée. Il convient de combiner les mesures de renforcement des  responsabilités et de la discipline économique avec une plus grande solidarité et un plus grand soutien financier » et « assurer la légitimité démocratique et l’obligation de rendre des comptes ».

Afin de ne fâcher personne, la Commission n’aborde pas de front la question institutionnelle. Car la logique voudrait que la zone euro dispose de ses propres institutions ou du moins que les commissaires et les députés européens non membres de la zone euro soient privés de leur droit de vote sur toutes les questions concernant la gestion de la monnaie unique. Est-il imaginable qu’un commissaire britannique, suédois ou danois se prononce sur les budgets nationaux de la zone euro ? Est-il concevable que des députés européens non membres de la zone euro votent sur des mesures qui ne les concernent pas, comme l’émission d’euro-obligations ? Évidemment non. Dans un encadré juridique particulièrement obscur, elle évoque la possibilité de ne décider qu’à dix-sept tout en demeurant « ouvert » aux États qui ont vocation à rejoindre l’euro… Un front qu’il faudra un jour ou l’autre ouvrir, la Commission le sait : « mais il faudra un axe franco-allemand déterminé pour faire cesser le chantage permanent des Britanniques, ce qui n’est nullement acquis vu ce qui s’est passé la semaine dernière lors des négociations budgétaires », prévient cependant un haut fonctionnaire européen.

 

Photos: Reuters

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4 décembre 2012 2 04 /12 /décembre /2012 06:34

 

Critique envers Israël,
je me retrouve sur la liste des « juifs honteux »

Simon Assoun


http://www.rue89.com/sites/news/files/styles/asset_img_full/public/assets/image/2012/06/juif-israel-liste.jpg

 

Capture d’écran du haut de la page web de la « Jewish SHITlist »


 

Je suis étudiant lyonnais en science politique. Je suis juif, issu d’une famille traditionaliste. J’ai beaucoup fréquenté la synagogue de la ville où habitent mes parents, je lis l’hébreu, j’ai fait ma bar-mitsva et je ne mange pas de porc.

Cela ne m’a pas empêché de me retrouver récemment désigné comme « juif honteux », à deux reprises. Parce que je ne suis pas un franc supporter de la politique israélienne et parce que je ne partage ni le raisonnement communautariste, ni les positions politiques de certains de mes coreligionnaires.

La « Jewish SHITlist »

D’abord, j’ai pu échanger sur Internet avec le fils d’un avocat franco-israélien influent dans les milieux sionistes en France et en Israël qui m’a très rapidement traité de « jeune con ignorant de 17 ans et par-dessus tout juif honteux ».

Je n’ai appris qu’après qui était cette personne : un jeune avocat franco-israélien marchant dans les pas de son père (il a écrit un article très agressif sur Salah Hamouri que l’on peut trouver sur Internet).

Etre renvoyé à sa religion, à ses origines, pour avoir été critique quant à la politique israélienne, j’avais déjà vécu ça au sein de ma famille. Pourquoi pas...

Deux jours après, en faisant une recherche Google sur mon nom, je tombe sur un site, Masada2000.org, qui publie une longue liste de plus de 7 000 noms. C’est la « Jewish SHITlist » [« shit » signifie « merde » en anglais et, dans ce cas précis, est l’acronyme de « self-hating and/or Israël-threatening », « juifs se détestant et/ou menaçant Israël ». Rue89 a choisi de ne pas mettre le lien menant vers la liste, ndlr].

Cette liste se veut celle de tous les juifs dans le monde désirant inconsciemment une deuxième holocauste (« Jews for a second holocaust ») et partageant une « haine de soi-même » et, par conséquent, une opposition à l’Etat d’Israël.

Cette liste regroupe donc de parfaits anonymes (comme moi) et des personnalités publiques (Daniel Bensaïd, Woody Allen, Schlomo Sand, Noam Chomsky, etc.). Plus de 7 000 juifs « honteux », de l’étudiant dans la masse au réalisateur de cinéma mondialement reconnu.

Appel public à la délation

C’est un site internet tenu par les disciples du Rabbi Meir Kahn, fondateur d’une branche ultraradicale et marginale du sionisme (le kahnisme). Il est aussi de la Jewish Defense League (JDL, en France la LDJ). Ce courant prône notamment l’établissement du Grand Israël et le transfert ethnique de tous les Arabes de Palestine.

Ils s’appuient sur une lecture de la Torah (lecture reconnue par aucune autorité rabbinique) selon laquelle tous les juifs du monde doivent impérativement, commandement divin, conquérir toute la Palestine et la purifier. Charmant.

Les méthodes pour enrichir leur liste de « juifs honteux » (on retrouve aussi l’appellation « judenräte » sur ce site) avec des anonymes : appel public à la délation, avec garantie de l’anonymat pour le dénonciateur, de toutes les personnes méritant de se trouver dans la liste.

Ils recopient aussi – c’est comme ça que j’ai dû me retrouver dessus – les noms des signataires de pétitions un peu à gauche (j’ai signé une pétition de l’UJFP (Union juive française pour la paix) il y a trois ans).

Le traître parmi les siens, le moins que rien ou le pire que tout, celui qu’il faut lister. Ce n’est pas facile d’être montré du doigt par ses coreligionnaires, de se voir renvoyer sa religion à la gueule comme ça.

Des juifs faisant des listes de juifs, cela peut ressembler à de l’humour noir, mais c’est avant tout l’expression d’une violence, celle par exemple du Crif qui, comme le dit Esther Benbassa sur son blog, « fait régner sa loi à l’intérieur de la communauté juive, bannissant l’un, qui n’obéit pas à ses injonctions, l’autre, qui publie un livre non conforme, un troisième encore qui ose critiquer la politique d’Israël ».

Amalgame entre juif, sioniste et israélien

L’amalgame entre juif et sioniste, ou juif et israélien, a causé beaucoup de tort à la communauté juive. Tout comme l’amalgame entre musulman et islamiste-intégriste permet l’expansion de l’islamophobie.

Mais on ne se rend pas compte que cet amalgame peut être produit par une de ses parties. La référence du « juif honteux » parce que critique envers l’Etat d’Israël signifie que le bon juif est sioniste.

La puissance de l’Etat d’Israël serait l’unique garant du salut des juifs du monde entier. Honte aux juifs qui ne reconnaissent sa grandeur et sa justesse. Le simplisme du discours est égal à sa violence. Il n’est pas facile pour un juif en France de faire entendre sa voix quand elle est discordante de celles de ceux qui se disent être nos représentants communautaires.


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4 décembre 2012 2 04 /12 /décembre /2012 06:32
 
Comment Jean-François Copé
aurait utilisé 810 000 euros
du budget de l'UMP
pour financer SA campagne


Le Canard enchaîné · 2 déc. 2012


Copé et les 810 000 euros du budget de l'UMP

 

 

L'attaque vient du camp Fillon, mais pas de n'importe qui. Il s'agit de Dominique Dord, l'ancien trésorier de l'UMP qui a démissionné de ses fonctions suite à l'auto-proclamation de Copé à la présidence de l'UMP. Selon ce proche de François Fillon, en tant que secrétaire général de l'UMP, Jean-François Copé aurait utilisé les moyens du parti pour cette campagne interne que le clan Fillon croyait gagner d'avance.


D'après un décompte, repris par le Canard Enchaîné et effectué par Dominique Dord le 26 novembre, juste avant l'annonce de sa démission, "une dizaine de cadres, salariés de l'UMP, ont travaillé pendant les trois mois de la campagne exclusivement pour le maire de Meaux. Coût estimé au doigt mouillé, plus de 200 000 euros". Une somme à laquelle il faut ajouter les 160 000 euros versés au parti de Christine Boutin, "au lendemain même du ralliement" de cette dernière à la candidature de Copé. Dominique Dord assure également que le siège de l'UMP, rue de Vaugirard, a littéralement été "privatisé" pendant la campagne, soit "300 000 euros de loyers". Dernière dépense attribuée à Copé sur le compte de l'UMP : les "moyens de communication" du parti et notamment l'achat du livre programmatique de Copé. Montant de la facture communication estimée par Dominique Dord ? 150 000 euros. Au total, Jean-François Copé aurait donc utilisé l'équivalent de 810 000 euros du budget de l'UMP exclusivement pour sa campagne. Un chiffre qui serait à comparer avec les dépenses déclarées par le clan Fillon, près de 250 000 euros, financées par le micro-parti de l'ancien Premier ministre, France9.


Des chiffres forcément invérifiables et lancés opportunément dans la presse : pourquoi le clan Fillon n'a-t-il pas tiré la sonnette d'alarme avant ? Mystère.

 

Il n'en reste pas moins que ces chiffres donnent un ordre de grandeur du coût de ce fiasco interne, évalué à 1 260 000 euros. Ça fait cher le psychodrame pour un parti qui pourrait afficher 50 millions d'euros de déficit l'an prochain.


*** Source
- "L'addition de Dord", Le Canard enchaîné n°4805, 28.11.2012

 

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http://www.politique.net/2012120201-cope-810-000-euros-budget-ump.htm?utm_source=feedburner&utm_medium=feed&utm_campaign=Feed%3A+politique-net+%28Politique.net+%3A+A+la+Une%29

 

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4 décembre 2012 2 04 /12 /décembre /2012 06:30

 

Les footballeurs ne veulent pas d’un Euro en Israël

Publié le 1 décembre 2012

17

 

Didier Drogba / Image: Keystone

Didier Drogba / Image: Keystone

 

 

Une soixantaine de footballeurs professionnels, dont Didier Drogba, Eden Hazard ou encore Jérémy Ménez, ont adressé une lettre à l’UEFA pour protester contre sa décision de confier à Israël l’organisation de l’Euro 2013 des moins de 21 ans.


Les signataires estiment que l’instance européenne du football ferme les yeux sur la récente offensive israélienne sur la bande de Gaza.

Dans la lettre, les footballeurs expriment leur «solidarité avec le peuple de Gaza qui vit depuis trop longtemps en état de siège, et dont on refuse les droits humains les plus fondamentaux: la dignité et la liberté».


«Actes contraires aux valeurs du sport»


Les signataires ont pointé du doigt les bombardements, dont celui du Palestine Stadium de Gaza qui a tué quatre adolescents le 10 novembre, ainsi que la situation d’Omar Rowis (23 ans) et Mohammed Nemer (22 ans) du club d’Al Amari, emprisonnés en Israël.

«C’est inacceptable que des enfants soient tués alors qu’ils jouent au football. Dans ces circonstances, l’accueil du Championnat d’Europe des moins de 21 ans serait perçu comme une récompense pour des actes contraires aux valeurs du sport», continue la lettre, qui demande que les Palestiniens «soient protégés par la communauté internationale».

Les hostilités entre armée israélienne et groupes palestiniens de la bande de Gaza, du 14 novembre à l’entrée en vigueur d’un cessez-le-feu le 21 novembre, ont coûté la vie à 166 Palestiniens et six Israéliens, en majorité des civils dans les deux camps.

Source: (si/Newsnet)


Note de la rédaction:

 

Ce qui est surprenant dans cette affaire, ce sont les signatures d’Eden Hazard et de Didier Drogba, surtout le premier qui joue à Chelsea et le second qui rejoint son ex club pour un mois avant la CAN. En effet, le boss du club, le Russe Roman Abramovitch, qui serait très attaché à Israël en tant que juif.


http://allainjules.com/2012/12/01/scoop-les-footballeurs-ne-veulent-pas-dun-euro-en-israel/

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4 décembre 2012 2 04 /12 /décembre /2012 06:27

 

Les nanoparticules : déjà notre pain quotidien
Un chercheur travaille sur les nanoparticules dans un laboratoire de l’Institut national de recherche et de sécurité (INRS), en 2011 à Vandoeuvre-lès-Nancy.

Cela fait des années que la journaliste de Grist Twilight Greenaway garde un œil sur l’introduction des nanotechnologies dans la nourriture. Pourtant, dit-elle, après lecture d’une enquête de The Environmental Magazine, « ce qui m’a le plus surprise, c’est d’entendre combien de produits alimentaires contiennent déjà des nanoparticules ». On y apprend ainsi qu’elles « sont utilisées pour purifier l’eau, comme agent anti-agglomérant et gélifiant, et dans les emballages pour protéger contre les UV, éviter la multiplication des microbes ou détecter une éventuelle contamination ».

Dans le seul domaine des emballages, cette technologie en plein essor devrait rapporter 20 milliards d’euros d’ici à 2020, selon l’enquête de The Environmental Magazine. Dans l’industrie alimentaire, elle est aussi utilisée pour fournir nutriments et vitamines, ou encore comme conservateur, épaississant, colorant… Le dioxyde de titanium, par exemple, sert de colorant blanc « dans des dentifrices et de nombreux produits transformés, comme les Mentos, les chewing gums Trident et Dentyne, les M&Ms, la crème chantilly glacée de Betty Crocker… », liste The Environment Magazine. 

Aliments contenant des nanoparticules de dioxyde de titanium. Source : Environmental Science & Technology / Grist

En attendant, on ne comprend pas encore grand-chose à l’effet des nanoparticules fabriquées en laboratoire sur l’environnement et sur la santé des êtres vivants. L’auteur rappelle qu’elles se mesurent en milliardième de mètre – si une nanoparticule était un ballon de foot, un globule rouge aurait la taille d’un stade, explique-t-elle. Or c’est justement du fait de leur taille infinitésimale, de ce changement d’échelle, que leurs propriétés peuvent être différentes, et qu’elles peuvent facilement s’infiltrer dans nos organes.

Parmi les rares études sur le sujet, The Environmental Magazine note qu’en 2011, « des chercheurs ont trouvé qu’inhaler des nanotubes de carbone (utilisé dans le plastique et les puces informatiques) peut abîmer les poumons de la même manière que l’amiante, et ainsi augmenter les risques de cancer. Ingérer des nanoparticules pourrait avoir des effets néfastes plus subtils – comme absorber en excès une vitamine ou un minéral, à un degré toxique ». Grist évoque de son côté une étude de l’université de Cornell qui, en février, montrait que les nanoparticules modifiaient la structure des parois de l’intestin des poulets qui y étaient exposés.

Dénonçant un sérieux manque de transparence dans ce domaine, la journaliste de Grist dresse finalement un « inévitable » parallèle avec les aliments génétiquement modifiés : « Comme avec les OGM, la stratégie semble être : premièrement, les diffuser dans les produits alimentaires en masse ; et évaluer les risques ensuite (ou jamais). »

Source: bigbrowser.blog.lemonde.fr 

http://lesmoutonsenrages.fr/2012/12/03/les-nanoparticules-deja-notre-pain-quotidien/#more-34772

 

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30 novembre 2012 5 30 /11 /novembre /2012 06:54

 

Copé vs Fillon : la bataille de l'UMP, sujet n°1 des parodies sur Internet

 

 

Droite contre Droite.

Les clefs pour comprendre. 

Le CRIF, en embuscade.

Par eva R-sistons

 

 

L'UMP explose, l'UMP éclate, l'UMP est morte. Vraiment ? Déjà, les Médias ont repris leurs critiques quotidiennes contre le Gouvernement Hollande; Les querelles de l'UMP, les schismes, on n'en parle plus. Les affaires sales sont désormais lavées en "famille". Jusqu'à quand ? Une maison dont les fondations sont pourries et qui se lézarde,  s'effondre tôt ou tard. Mais Fillon n'est pas Copé. Droite digne contre Droite indigne. Droite bien de chez nous contre Droite manipulée de l'Etranger. Qui l'emportera ? Voici des clefs pour comprendre la situation. Il n'y a pas seulement 2 hommes, mais aussi 2 Droites. Et en coulisses, des "marionnettistes" pour achever de tuer la démocratie - et, sans doute, la France telle que nous la connaissons, indépendante, laïque, sociale, républicaine...

 


la fraude forte

 

 

L'autre voyou de la République, Copé.


 

Le premier "voyou" était Nicolas Sarkozy (titre du journal Marianne), le second est son disciple Copé (qui d'ailleurs dépasse le maître).

 

Coups de force, copains-coquins, manipulations en tous genres, irrégularités, combines...  on trouve tout cela au sein de l'appareil UMP tenu fermement par Copé.

 

BFMTV, Olivier Mazerolles : "Le clan Copé a gagné la campagne électorale, il a perdu devant l'opinion publique la bataille de la morale", renchérissant sur la déclaration de la journaliste Ruth Elkrief : "Copé a plutôt une mauvaise image; Il s'appuie sur les statuts, F. Fillon sur la démocratie, sur la transparence. Copé essaie maintenant de se montrer beau joueur en proposant aux militants un référendum". Poudre aux yeux, encore et toujours ! Diversion pour échapper au désaveu. Pour l'opinion, le compromis serait du côté de Fillon ? Alors, à son tour Copé joue la carte du compromis. Mais le référendum électronique, "voter pour revoter", c'est une fausse bonne idée, elle n'offre aucune garantie (qui va voter ? Militants, sympathisants ? Quelle société contrôlera la procédure ? Toutes les manipulations, toutes les tricheries sont à craindre. Comme avec les procurations - 40.000 ? - prisées par le Clan Copé, toujours sujettes à caution).

 

Même le néoconservateur Christophe Barbier a reconnu sur C dans l'Air du  26 11 12 : "La Commission a manqué à assurer sa mission, la transparence". Et il ajoute: "L'appareil UMP a l'argent, la force, mais il a perdu son image". Mieux encore, il dit carrément : "Monsieur Copé est un VOYOU, tout le monde le sait !" Vous voyez un voyou à la tête de l'Opposition ? Un voyou à la tête de la France ? Irons-nous jusque là ? Notons au passage l'hypocrisie de Copé : "En tant que Président de l'UMP, je recherche en permanence les solutions d'apaisement". Or, toutes ses actions prouvent le contraire.

 

Parmi les tricheries du clan Copé (le journal Libération, mardi - je n'ai pas vérifié - , aurait publié un document de 40 pages fournies par les amis de F. Fillon, recensant les anomalies), en voici une, de taille : Il y aurait eu plus de bureaux de vote dans les zones favorables à Copé, maître du jeu à l'UMP, alors que dans les zones pro-Fillon, ils étaient peu nombreux, voire un seul par département semble-t-il, ce qui, évidemment, était  dissuasif pour beaucoup de militants UMP.

 

Mises à jour, ces tricheries, ces anomalies flagrantes vont-elles obliger l'UMP à changer de culture (du chef, de l'absence de démocratie, de l'opacité) ? "A l'UMP, il y a un problème énorme avec la démocratie", dit M. Dord, trésorier de l'UMP démissionnaire. Copé confond les règles et les moyens".

 

Dans la stratégie de Copé, il y a, dit un journaliste, "le cause toujours.., j'ai le Parti, les moyens, les statuts, les gens, l'argent. Le clan Copé a tout, mais il a perdu moralement car il n'a pas accepté un nouveau vote". Même les statuts ont entraîné de la suspicion ! Or toujours, partout, une élection controversée, entachée de suspicion (avec en plus une inégalité flagrante de moyens), entraîne un nouveau vote. Sauf pour Copé, uniquement préoccupé de prendre le pouvoir et ensuite, de décrocher la Présidence de la République afin d'imposer, contre les valeurs de la France, sa Droite forte - d'une violence inouïe, à son image ! Disons-le : Une Droite voyou, c'est cela, la Droite décomplexée !

 

Si un référendum est organisé, là encore F. Fillon se bat pour la transparence qui, déjà, exige au sein de l'UMP une Direction Collégiale. Avec Copé seul, pour M. Dominique Dord (trésorier démissionnaire du Parti), l'UMP a été "prise en flagrant délit de manipulation de scores". Juppé a raison, "rien n'est réglé". Copé avait refusé sa médiation ("elle n'a aucun sens"), Copé avait renvoyé l'huissier les mains vides, Copé rejetait un nouveau vote, Copé se cramponnait aux statuts... biaisés ! Quelle mascarade ! M. Dord, en claquant la porte, dit son dégoût de l'UMP-Copé : "J'en ai ras-le-bol de voir autant de mauvaise foi !" (BFMTV).

 

 

Sur un forum :

http://actualites.forum.orange.fr/messages/index/126342/actualite-politique-conar-et-cocoe.html


Le ridicule des événements umpistes n'a d'égal que celui des  noms des différentes commissions, que ce soit la COCOE ou la CONAR ( COmmission NAtionale des Recours )
Plus sérieusement, on peut revoir le déroulement des dits évènements :
- Fillon s'estime gagnant avec 253 voix d'avance ce qui confirme les sondages pré-électoraux.
- Finalement il est déclaré battu de 98 voix
- Dans un premier temps, il avale la couleuvre et accepte la défaîte
- Plus tard, devant l'erreur ( ou la tricherie ) de la COCOE qui « oublie » de décompter certaines voix qui lui sont favorables, il réagit.
- Mais toutes les portes lui sont fermées. Les unes statutairement ( La COCOE ne peut revenir sur des résultats officiellement publiés ) ou factuellement ( La CONAR est verrouillée par les Copéistes )
- D'où ses menaces d'aller en Justice qui font  fléchir les Copéistes qui acceptent la nomination d'un médiateur pour éviter cette procédure qui serait suicidaire pour l'UMP
- Fillon accepte sur l'heure toutes les conditions du médiateur
- Les Copéistes font le grimace et commencent à mettre des bâtons dans les roues en taxant le médiateur pressenti de partialité tandis que la CONAR refuse de se désaisir d'une parcelle de ses prérogatives.
On peut donc légitimement se demander si les Copéistes n'ont pas quelque chose à redouter de cette médiation.

Myopic

 

à Cannes (le point), bureau de vote
"Un foutoir indescriptible"
Tout semble rentrer dans l'ordre, sauf que le jour J, à 9 heures du matin, une bonne centaine de personnes font la queue devant une porte close. À l'intérieur les organisateurs ne semblent pas pressés de procéder au vote. Un militant raconte : "Nous n'avons pu entrer dans la salle qu'à 9 h 45. Il y régnait un foutoir indescriptible. Trois urnes seulement avaient été installées, alors qu'il en aurait fallu le double ! Une bonne partie des militants a fait marche arrière, devant autant de mauvaise volonté..." Quant à la liste d'émargement, elle semblait largement incomplète...
- Une opération sans doute "normale" pour décourager des adhérents UMP réputés être favorables à François Fillon. Le soir du dépouillement, sur 2 000 suffrages exprimés, Jean-François Copé n'a obtenu que 33 % des voix, contre 67 % pour l'ancien Premier ministre. "J'estime qu'en ralentissant de la sorte les opérations de vote on a privé Fillon d'au moins 300 voix", témoigne un scrutateur. Autre bizarrerie, les maires de Cannes et de Mandelieu-la-Napoule ont été gentiment mais fermement priés de ne pas rester dans la salle où avait lieu le scrutin. Visiblement les copéistes préfèrent se trouver seuls que mal accompagnés...

Alfredd

 

Au fait, si le Référendum est malgré tout organisé, Copé va-t-il appeler ses électeurs à voter contre un nouveau vote ? On est en pleine absurdité ! En réalité, il espère gagner du temps pour montrer ses muscles, montrer qu'il est un super chef, se rendre incontournable - et rendre inutile le vote ! Avec le cynisme qui le caractérise, il annonce déjà : "Je resterai Président jusqu'à un éventuel référendum !" En attendant, il se présente comme magnanime : "Je souhaite apaiser...". En jouant les pompiers pyromanes ? En profitant de la situation, en tous cas ! Et là encore, on note la différence entre Copé et Fillon : Le premier veut rester maître du jeu à l'UMP même pendant l'organisation du référendum, et Fillon veut confier à un Collège indépendant (une direction collégiale) le soin de superviser l'élection pour éviter toute fraude. Il a raison : On ne peut être à la fois juge et partie, candidat et superviser le contrôle de l'élection !!!

 

 

parodie UMP Populaire

 

 

Séquences de cette tragi-comédie :


- Séquence informaticien de l'UMP, démissionnaire : Il voyait que "cela allait trop loin, au sein de l'appareil" !  : "UMP-Copé: Départs en série (Dir.Informatique, Dir.Affaires judiciaires, Trésorier..)


- Huissier envoyé par le camp Fillon auprès de la Commission à la botte de Copé, pour s'assurer que l'acte est équitable. Résultat : Pas d'égal accès des 2 parties au matériel électoral, pas de procédure d'expertise contradictoire.  Les dirigeants de l'UMP ont refusé d'exécuter une décision de justice. Sur BFMTV (information honnête) : "Il a été fait obstruction à la consultation de documents, l'huissier est parti les mains vides".  L'huissier dira lui-même : "Les cadres du Parti m'ont empêché de travailler, ils ont empêché l'accès aux documents, aux procurations, aux procès-verbaux, tout était déjà sous scellé, et donc les documents ne pouvaient être produits". Sur BFMTV, on apprend que l'huissier voulait placer sous scellé les documents électoraux pour que les 2 parties puissent y avoir accès conjointement. Sur FR2, la chaîne la plus outrageusement au service des intérêts de l'Oligarchie, pas un mot sur la séquence de l'huissier au Journal du pion Pujadas (le 20 h). Le député de Savoie, quant à lui, dira : "L'appareil est à 100 % pour M. Copé. Le résultat ne peut donc être neutre, mais contesté et contestable. Je ne peux cautionner cela" (Ségolène Royal est placée pour le savoir : "Quand on tient l'appareil, on tient le pouvoir", dira-t-elle). Et de fait, la Commission aura été une imposture : Président et membres amis de Copé, pas de témoins de l'autre camp, pas d'huissier, obstruction à la consultation des documents, des scellés opaques, une procédure non contradictoire, résultats favorables à Fillon (Alpes-Maritime, Nouvelle Calédonie..) annulés, résultats litigieux concernant le clan Copé laissés de côté, illégalité des moyens engagés (en plus de l'afflux massif de nouveaux adhérents), bref une Commission de Recours juge et partie... Un vrai coup d'état ! Pourtant, on sait parfaitement que Copé est à l'origine d'une fraude massive, "industrielle". Des irrégularités très graves ont été constatées par le camp Fillon, et elles n'ont pas été prises en compte ! Même Benoit Apparu (UMP, neutre), a reconnu que "la Commission n'est pas vraiment crédible", et que "la Cocoe a fait beaucoup d'erreurs". Pour F. Fillon, les pendre en compte est une question de Droit et d'honneur. Il réclame des "résultats réels", "le respect du vote des Electeurs, du choix des adhérents de l'UMP - et des décisions de Justice", "une médiation neutre" (Juppé), ce "n'est pas une question de personnes, mais de principes". On est loin de la "Droite décomplexée" de Copé, sans complexe, sans honneur, ne respectant rien ni personne et piétinant le Droit !

 

- Et ensuite, pas de nouveau vote, pas de référendum, Copé refuse tout, il a confisqué le pouvoir et ne le lâchera plus. Et les Médias aux ordres détournent la vérité en résumant le duel Fillon-Copé à une simple "bataille de... communication !". Et ils proclament, comme Pinocchio-Copé, que "ça s'est bien passé avec l'huissier". C'est sur BFMTV (honneur à ce support), qu'on a pu voir l'huissier donner sa version, radicalement opposée. Quant à  François Fillon, il demande la transparence, le travail en équipe, des Commissions paritaires (collégiales), la mise en commun des moyens et des dossiers, le respect du vote des militants, la vérité. Il était d'ailleurs prêt à renoncer à la présidence de l'UMP; ce qu'il voulait, et on le comprend, c'était la vérité. Un autre monde, en effet ! Copé a d'ailleurs tout à perdre d'un nouveau vote, tandis que F. Fillon est prêt à risquer de perdre l'élection. La vérité d'abord ! Et elle est bien malmenée : Eric Woerth rappelle opportunément que la Commission n'a même "pas regardé ce qu'a produit François Fillon". Mais Copé, machiavéliquement, en confisquant à son profit le pouvoir, en s'autoproclamant Président, en s'accrochant, fait le pari que François Fillon, ou les adhérents, se lasseront, et que les militants apprécieront son opposition très musclée... prête à contester dans la rue le Pouvoir élu démocratiquement ! L'un veut sincèrement servir la France et préserver notre pays des méthodes de Copé, et l'autre, avec un ego démesuré, n'aspire qu'à servir ses intérêts, quitte à changer les pratiques du parti, les règles de l'UMP, les modalités du vote, le nombre des adhérents, et même les traditions de notre pays, etc. "Mafia" ? Oui. Et il est toujours difficile de déloger un Président en place, même illégitime !

 

" Pour ceux qui doutent encore, les agissements frauduleux du président auto-proclamé et proclamé de l’UMP-vaste arnaque-, se voient chaque jour davantage. Une vraie mafia a mis la main sur l’UMP. Dominique Dord, trésorier général a les preuves des moyens du parti utilisés juste pour un seul homme. 

Médiation Juppé: il dit non. Simplement parce que le maire de Bordeaux allait mettre à jour la chronique d’une vaste escroquerie.

Nouveau vote: refus violent.

Huissier de justice saisi par Fillon envoyé par la cour d’appel de Paris: Il trouve porte close au siège de l’UMP.

Si ce mec avait réellement gagné, il n’allait pas procéder de la sorte. Il s’accroche parce qu’il sait qu’il sera dévoilé. Il s’appuie sur la fameuse commissions des  des recours qui lui est acquise".

 

http://allainjules.com/2012/11/26/ump-les-preuves-du-putsch-de-jean-francois-copelovici-dit-cope/

 

 

- La Commission nationale de Recours "doit travailler", dira Copé, qui l'estime "utile", comme d'ailleurs les Statuts. Or la Commission est présidée par un de ses soutiens, et elle est dirigée par ses amis puisqu'il tient l'appareil. Donc, elle influe sur les votes par procuration, elle influe sur les décisions, elle influe sur l'arbitrage. La Commission, c'est l'instance de Copé; elle aura siègé sans observateurs du Camp Fillon ! Bref, du sur-mesure pour un voyou décomplexé. Quant aux Statuts, Copé aura eu beau jeu de  les réclamer, car ils lui sont totalement acquis. Ainsi, le clan Copé a le terrain, les moyens, les Statuts, la Commission du Recours. Tout est à sa botte ! Une vraie "mafia", comme l'a dit justement François Fillon; il a parfaiteent raison de demander la Collégialité et que la suspicion sur la Commission soit reconnue.

 

- Pinocchio Copé, pris en flagrant délit de mensonge : "La rencontre avec Juppé a été très cordiale". Qu'en pense l'intéressé ? "L'entretien a été très tendu. Le dialogue est impossible".

 

- Grosse charge : Copé se proclame immédiatement élu (autoproclamation avant que la Cocoe ne se soit réunie et n'ait proclamé les résultats; il a décidé, envers et contre tout, qu'il serait le Président, cest un coup d'Etat), fait accompli, donner une image de perdant à l'autre, et mauvaise image s'il y a action en justice, et puis recours à l'aide d'un avocat connu comme porte-parole.


- Séquence Sarkozy. Neutre ? Pas du tout. Il veut faire pression auprès de Fillon pour qu'il renonce aux pousuites juridiques qui éclabousseraient son Parti alors qu'il attend qu'Hollande soit déconsidéré (à travers les Médias aux ordres) pour venir en sauveur, bref pour reprendre le pouvoir. En fait, alors qu'Alain Juppé se posait en médiateur, Sarkozy demandait à son ancien Premier Ministre de capituler.  Patatra ! Non seulement Copé ne lâchera plus le morceau (La situation se complique : Copé se place désormais en travers des ambitions de Sarkozy), mais Fillon contrecarre, ou au moins complique, les ambitions de Copé. Une jolie pièce de théâtre ! Pourtant, les Médias aux ordres se pâment : Ils présentent tour à tour Nicolas Sarkozy en "sauveur de l'UMP, en dernier recours, en ultime chance d'éiter l'implosion à l'UMP", il est "le seul à avoir une autorité suffisante" ! Sur FR2 la télé du CRIF, l'inénarrable Pujadas titre ainsi son Journal de 2Oh : "Nicolas Sarkozy sera-t-il le sauveur de l'UMP ?". Pujadas nous conditionne déjà au retour de "Super Sarko" !!! Vous avez dit Presse libre ?????


- Les moyens du Parti ont été utilisés au service de M. Copé seulement : Sans scrupule, tendu vers son objectif de conquête du Pouvoir à tous prix, au lieu du bien public comme Fillon (homme de conviction, lui), il utilise au profit de sa seule campagne le budget de l'UMP - pour plus de 200.000 euros, dira le comptable du Parti démissionnaire, M. Dominique Dord sur BFMTV, excédé par "les abus". Si on ne revote pas, le vote est donc entaché d'illégitimité. "Dans une élection aussi serrée, l'utilisation des moyens du parti par un seul candidat n'est pas supportable. On est dans le recours sans scrupule des moyens du Parti. Et par ex, des cadres du Parti ne se sont pas mis en retrait, ils ont exercé ostensiblement leurs fonctions en faveur de M. Copé. Cela a été un verrouillage complet au profit de M. Copé. A la limite, ce dernier n'est pas légitime, car il piétine le Front républicain de Jacques Chirac".  La charge de l'ex-trésorier filloniste de l'UMP contre Copé (vidéo). Attention, vidéo incomplète !

 

 

- Quel avenir pour l'UMP, aujourd'hui si discrédité ? Nous avons assisté en direct à un suicide collectif. Les soupçons de fraude pèseront toujours, les invectives auront marqué les esprits, et  l'UMP qui étouffe ses affaires puantes ne sera pas seulement déconsidérée, mais aussi affaiblie - ne serait-ce que parce que nous savons désormais que sa culture est anti-démocratique. Quelle réconciliation avec autant d'antagonismes, d'ailleurs ? Quel rassemblement entre une ultra Droite décomplexée et voyou, et une Droite républicaine classique ? Il doit impérativement y avoir une scission au Parlement, un groupe indépendant - ou mieux, deux Partis. François Fillon a le devoir républicain, comme Chirac, de combattre cette Droite transgressive extrême et violente. Car on a avec Copé et Peltier un vrai virage, et dans notre pays on ne gagne pas une Présidentielle à la droite de la Droite, mais au Centre. L'UMP version Copé, très dure et avec ses coups de force et ses coups fourrés, s'éloigne peu à peu de l'opinion française; Ses propositions vont encore un peu plus fragiliser les faibles, et porter atteinte à nos droits fondamentaux comme celui de faire la grève : Les grévistes seront impitoyablement matés, les citoyens ne pourront plus se faire entendre, à l'avenir. On comprend pourquoi Nathalie Kosciusko-Morizet n'hésite pas à dire qu'il s'agit d'une "Droite anti-constitutionnelle". Mesure-t-on vraiment la gravité de ce qui nous attend ?

 

 

Copé cumule

http://www.politique.net/2007100203-cope-cumule-les-mandats.htm


 

Droite digne, classique, des valeurs

contre Droite ultra et décomplexée

 

 

La position idéologique des 2 hommes n'est pas la même : De Fillon à Copé, on est passé de la ligne Chirac, républicaine, à la ligne Buisson (ancien de Minute) d'ultra-droite. La ligne de démarcation est nette entre la Droite de M.M. Chirac-Fillon digne et traditionnelle, Droite du terroir, conservatrice, libérale, chrétienne-démocrate, gaulliste, sociale, centriste, ouverte, humaniste, rassembleuse (conception gaullienne de la nation rassemblée) - et l'Ultra-Droite indigne des Copé-Peltier, radicale, forte, musclée, ultra-libérale, anti-sociale, ultra-sécuritaire, clivante, prête aux coups de force, violente et agitatrice (capable de s'opposer au Pouvoir légitimement élu dans la rue), totalement décomplexée et traître aux valeurs fondatrices de notre pays, républicaines. En réalité, Copé est dangereux par son ambition démesurée sans scrupules, par son goût pathologique du pouvoir, par son mépris immoral du Droit, par sa stratégie très droitière et même "inconstitutionnelle" - dixit Nathalie Kosciusko-Morizet -, non seulement anti-républicaine, contraire aux valeurs de la France, mais aussi opposée aux attentes réelles des Français.

 

Même quand Fillon n'est plus candidat à la Présidence de l'UMP, il défend une Droite classique, constitutionnelle et morale (pronant par ex. l'impartialité), en tous cas plus proche des aspirations des Français (d'où sa popularité). Copé, lui, est sans scrupules, immoral par conviction et par ambition. Prêt à tout pour avoir le pouvoir et l'exercer à sa façon - contraire aux traditions de notre pays. Pour ma part, je suis persuadée que Fillon n'agit pas par ambition personnelle, mais pour préserver la France d'une UMP-Droite extrême et totalement "décomplexée" (avec tout ce que cela implique de menaces), et parce qu'il sait qu'il est l'homme politique préféré des Français.


Copé veut le pouvoir, il ne le partagera pas plus que les  responsabilités. Et c'est ainsi qu'il n'a pas accepté la médiation du fondateur de l'UMP, M. Juppé, alors que F. Fillon en avait d'avance accepté toutes les conditions. Aveu terrible de Copé : "Je ne lâcherai rien", mais sous un faux prétexte : "Car ce qui est en jeu, c'est la capacité de gouverner. Je ne laisserai pas voler la victoire aux militants". Quel culot pour un Président illégitime ! La vérité, c'est que Copé, très vulgaire dans ses manières comme dans sa façon de penser et d'agir, a une mentalité de parvenu, d'arriviste, et il a fait de l'UMP une machine de guerre à sa botte. De l'Extreme-Droite, d'ailleurs, il a le culte du Chef. Terrifiant pour l'avenir ! Avec lui, allons-nous passer de la République à une semi-dictature ?

 

Il n'y a pas seulement opposition profonde entre les 2 lignes UMP, mais aussi entre les 2 hommes. François Fillon est un homme de raison, un catholique bien de chez nous comme on en trouve beaucoup dans la France profonde, modéré, légaliste, respectant les traditions, attaché aux principes ainsi qu'aux valeurs républicaines de notre pays, soucieux d'éthique. Avec lui, c'est la démocratie chrétienne. Copé est un sioniste affirmé, cupide, arrogant, immoral, impulsif, se croyant tout permis, transgressif. Voyou comme ses maîtres en Israël, Etat voyou par excellence, au-dessus des Lois, violant toutes les règles internationales, piétinant sans vergogne le Droit. Pour moi, Copé, comme Sarkozy, se situe entre le Texas et Tel-Aviv. Un cow-boy réglant les problèmes par la violence, et une graine de voyou comme il y en a tant dans l'entité sioniste hors-la-loi. Avec l'auto-proclamé Président de l'UMP, nous sommes très loin de l'esprit cartésien et républicain de notre pays !

 

 

http://www.terrafemina.com/societe/france/articles/19971-cope-vs-fillon--la-bataille-de-lump-sujet-nd1-des-parodies-sur-internet.html

parodie Copé Sarkozy

 

 

Comme Copé, Sarkozy n'est jamais neutre, impartial, respectueux, mais c'est un cow-boy sans foi ni loi à l'image de ses amis du Texas. Pour les deux compères, deux impératifs : Le pouvoir, bien sûr, et le service des intérêts du CRIF, donc d'Israël. Et à propos de Sarkozy, le Sénateur PS de l'Oise Laurence Rossignol rappelle d'ailleurs qu'il ne peut être membre du Conseil Constitutionnel tout en s'investissant pour l'UMP, tout en ayant des interventions partisanes : On n'est pas juge de la Souveraineté nationale tout en s'impliquant dans des affaires internes. Et pour ma part, j'ajoute qu'on ne peut servir deux pays à la fois : La France et Israël, comme DSK, Sarkozy, Copé, Valls, Fabius... - ou même Hollande surtout en matière de politique extérieure (voir ici sa vale-hésitation en ce qui concerne les Palestiniens : http://renebackmann.blogs.nouvelobs.com/archive/2012/11/28/statut-de-la-palestine-a-l-onu-les-hesitations-de-paris-et-l.html). 

 

C'est là qu'on entre dans une autre dimension - inconnue du grand public, mais bien réelle. Car les ficelles du pouvoir sont toujours tirées en coulisses.

 

http://www.ladiffusiondulore.fr/a-voir-nouveautes/289-le-crif-un-lobby-au-coeur-de-la-republique-9782952942324.html
Le CRIF : Un lobby au coeur de la République

 

 

 

 

Les pions du CRIF.


 

Nouvelles adhésions, afflux suspect : Sachant que le Français bien de chez nous, François Fillon, catholique, est candidat face au Sayanim Copé, tous les moyens sont mis et seront mis à la disposition de ce dernier, à la fois du Parti et du puissant CRIF. Gageons que si référendum il y a, ce puissant CRIF saura, d'une façon ou d'une autre, manipuler les résultats pour que son homme, Copé, dirige la France comme Tel-Aviv le désire (avec à la clef ultra-libéralisme, destruction du modèle social français et de toutes les valeurs de notre pays, Europe au service de la Haute Finance et ensuite du Nouvel Ordre Mondial, choc de civilisations, guerres impérialistes à son profit comme en Syrie, etc). 


Le CRIF, depuis l'élection de son pion Sarkozy à la tête de la France, travaille à dompter note pays traditionnellement rebelle (par ex, il a dit non à la guerre contre l'Irak), à le soumettre, à l'aligner - quitte à détruire toutes ses valeurs fondatrices comme la laïcité, la République, le modèle social, l'indépendance en matière de politique étrangère, etc. Et donc exit Chirac - et son dauphin D. de Villepin, qu'on s'est employé à discréditer.

 

L'Empire (Londres-Washington-Israël) s'est arrangé, avec l'appui des Médias, pour placer son pion à la tête de la France, l'agent de la CIA Nicolas Sarkozy, chargé d'aligner notre pays sur ses diktats en matière politique, économique, (anti)sociale, de Défense, etc. Et c'est ainsi, par ex, que notre Défense, aujourd'hui, est mariée à celle de notre "ennemi" naturel (dont à juste titre de Gaulle se méfiait), la G.B., et que nous entreprenons toutes les gueres impérialistes pour le compte des Anglo-Saxons et du Grand israël contre la Libye, le Mali ou la Syrie (pour ne citer que ces exemples). 

 

Depuis l'élection de Sarkozy, tout est verrouillé, du Quai d'Orsay à la Présidence de la République, de la Mairie de Paris à la Présidence des partis politiques ou des Grandes Instances comme des Grands Médas : Sarkozy, Jacob, Copé, et à Gauche, hier DSK et Cohn-Bendit, aujourd'hui Hollande-Valls-Fabius-Delanoë-Hidalgo-Huchon-Désir (qui a remplacé Martine Aubry)... Las ! Il y a un obstacle à cette occupation de tous les postes stratégiques, à cette colonisation complète de notre pays par les pions du CRIF au service des intérêts de Tel-Aviv d'abord, des Ango-Saxons et de Bruxelles ensuite : Un grain de sable nommé François Fillon. Reste à l'évacuer.... Et tout est donc fait, à travers Copé, pour écarter du pouvoir (de la Présidence de l'UMP et de l'instance suprême en France), celui qui reste un pur "produit" de notre pays, au lieu d'être un simple agent des intérêts de l'Empire : Catholique et non membre du "peuple élu", d'abord attaché au bien public et aux intérêts de son pays au lieu d'être un sous-marin d'Israël et des Etats-Unis. 


Ainsi, Copé a derrière lui ceux qui depuis l'élection de Sarkozy, ont occupé notre pays, l'ont littéralement "colonisé", via le CRIF ultra communautariste et droitier agent des intérêts d'un Israël lui-même dirigé par une Extreme-Droite totalement décomplexée. C'est d'ailleurs une des raisons pour lesquelles l'atmosphère, dans notre pays, a complètement changé (avec à la clef un duel fratricide au sein de l'UMP) : Intolérance, brutalité, sectarisme, déshumanisation, affairisme exacerbé, compétition impitoyable, violence, clivages, guerres claniques jusque dans les travées du Parlement, choc de civilisations... et puis Police de la Pensée, communautarisme exacerbé contraire à notre traditionnelle laïcité, Presse aux ordres, Quai d'Orsay remodelé, politique ultra-libérale et anti-sociale, Ministère de la Défense au service du Grand Israël comme des intérêts anglo-saxons, etc, etc.

 

Ce qui caractérise les pions du CRIF, c'est qu'ils ont le même profil : Cynisme sans scrupules, ruse, hypocrisie (voyez Fabius, l'homme du sang contaminé, pathelin à souhait, au point même, par opportunisme, de se porter à la Primaire socialiste, lui le grand libéral, comme chef de file de l'aile la plus à gauche, quelle rouerie  !), dureté, ambition démesurée (Sarkozy, Copé, Valls.. même profil !), servilité au CRIF (Valls : "Je suis lié de manière éternelle à israël"), très grande aisance verbale pour mieux nous berner  - ce sont généralement des avocats le plus souvent d'Affaires (comme Copé, Sarkozy, DSK..), etc. Ainsi DSK confessant à Tribune Juive que "lorsqu'il se lève le matin, il se demande toujours comment servir Israël" - et cet homme voulait diriger la France ? En servant un autre pays ? Quel conflit d'intérêt ! Quelle imposture !


Les Médias étant aux mains des amis sionistes du CRIF, corporatistes, communautaristes, ils soutiennent Copé malgré toutes ses manipulations, toutes ses irrégularités, et ses valeurs contraires à celles de notre pays : Comme au 20 h de Pujadas, sur l' 1TELE de Darmon, ou sur C dans l'Air l'émission de débats à sens unique. 

 

Tout aura été fait pour nous imposer Copé le nouveau Sarkozy en pire encore, tous les moyens auront été utilisés : Trucages, procurations en grand nombre et très suspectes, etc, etc. Et tout, absolument tout, sera fait pour empêcher François Fillon d'accéder au pouvoir. D'ailleurs, à toutes fins utiles, les Médias aux ordres commencent à chanter les louanges de "super Sarko" (bien qu'il soit "témoin assisté" dans la sale affaire Bettencourt, puisqu'il est difficile de prouver quoique ce soit) au cas où Copé ne parviendrait pas à ses fins.  Profitant du statut de "témoin assisté" de Nicolas Sarkozy, la Presse aux ordres, verrouillée depuis son élection, a rétabli "le grand homme", elle a clamé partout son innocence en citant les déclarations de son habile avocat Me Herzog, et elle a préparé son retour.

 

Nous verrons avec intérêt quels obstacles seront encore placés sur la route de François Fillon; en tous cas, Fillon le soi-disant "pâlot", par dégoût de l'immoralité, s'est mué en combattant volontariste. Et le stratagème de Sarkozy pour revenir au pouvoir, en misant sur le moins populaire des candidats, Copé, a buté sur son ambition, et l'ambition de Copé a elle-même buté sur la détermination inattendue de F. Fillon.

 

L'Histoire n'est pas finie. Gageons qu'elle risque à nouveau, pour le malheur de notre pays, d'être tissée en coulisses par le CRIF en liaison avec les habitués du Club Bilderberg. Avec au bout un abominable duel Copé-Valls ?

 

Ne restons pas les bras croisés. Nous avons une arme redoutable à notre disposition, l'information. Partout et en tous temps !

 

Eva R-sistons

 

http://r-sistons.over-blog.com

 

 


 

robocope

http://tropicalboy.canalblog.com/tag/cop%C3%A9

 

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30 novembre 2012 5 30 /11 /novembre /2012 06:31

http://www.theatlantic.com/international/archive/2012/03/note-to-obama-puffery-and-pandering-on-israel-and-iran-are-not-strategy/253926/


Brzezinski.jpg

 

Un peu de baume au cœur de la Résistance mondiale à l’établissement du Nouvel Ordre Mondial…

le novembre 29, 2012 par Résistance 71


Suffisamment rare pour le dire, sans pour autant entrer dans une quelconque arrogance. Gardons la tête froide, le nez dans le guidon et poussons encore plus fort sur les pédales…

Un des chantres, théoricien et stratège du Nouvel Ordre Mondial outre-Atlantique, Zbigniew Brzezinski, ancien conseiller à la sécurité (NSA) du président Jimmy Carter (1977-1981), créateur avec Robert Gates (ancien ministre de la défense sous Bush et Obama) d’Al Qaïda en Afghanistan dans les années 1978-79 et au delà, administrateur dans le gouvernement Reagan, protégé avec Henry Kissinger de David Rockefeller, pour qui il créa la commission trilatérale, penseur et stratège du Nouvel ordre mondial, auteurs de deux livres sur celui-ci: « Between two ages: the role of America in the technotronic era » et son chef d’œuvre géopolitique en 1997: « Le Grand Echiquier », qu’il faut avoir lu pour comprendre ce qu’il se passe aujourd’hui dans le monde, conférencier pour le CFR, think-tank néoconservateur et fer de lance de l’idéologie du capitalisme monopoliste et membre éminent du groupe Bilderberg; Brzezinski donc, faisant écho aux propos de la harpie Hillary Clinton qui déclarait en 2010 devant une commission sénatoriale: « Il y a une guerre de l’information et nous sommes en train de la perdre », vient de dire, lors d’une conférence en Pologne, que la résistance des peuples de plus en plus éveillés politiquement et reluctants par nature à toute forme de contrôle, est en train d’empêcher les poussées de l’agenda de l’imposition du Nouvel Ordre Mondial au monde.


Camarades de la résistance francophone !... Ce compliment nous est adressé par le sommet de l’oligarchie, prenons-en acte et surtout, surtout… Ne relâchons en aucun cas les efforts !… La tête dans le guidon et on pédale.. tous… encore plus fort !

Merci à tous ceux qui relaient l’information. Au bout du compte, empêcher cette ignominie dictatoriale de la gouvernance mondiale est une question de survie, mais au-delà… Nous ne voulons pas survivre… NOUS VOULONS VIVRE !…

Nous sommes la résistance tous autant que nous sommes… Vive la Résistance !

– Résistance 71 –

Brzezinski: Une “Resistance Populiste” fait dérailler le Nouvel Ordre Mondial

La montée d’un “activisme populiste” est une menace au “contrôle extérieur”

Paul Joseph Watson

Le 26 Novembre 2012,

url de l’article original: avec vidéo en anglais

http://www.infowars.com/brzezinski-populist-resistance-is-derailing-the-new-world-order/

~ Traduit de l’anglais par Résistance 71 ~

Durant un discours récent en Pologne, l’ancien conseiller à la sécurité nationale Zbigniew Brzezinski a prévenu ses coreligionnaires élitistes qu’un mouvement de “résistance” mondial mené par un “activisme populiste” contre “le contrôle extérieur” est en train de menacer de faire dérailler la poussée vers le nouvel ordre mondial.

Notant au passage que la notion du XXIème siècle devant être le siècle américain est une “folie partagée”, Brzezinski a déclaré que la domination américaine n’était plus possible du fait d’un changement social allant en s’accélérant par le moyen “de communication de masse instantannée telle la radio, la télévision et l’internet”, qui ont ensemble stimulés cumulativement “un réveil universel de la conscience politique de masse”.

L’ancien conseiller à la sécurité a ajouté que “cette montée d’un activisme populiste mondial prouve être insensible à une domination extérieure du même type que celle qui a prévalu dans l’âge du colonialisme et de l’impérialisme.” Brzezinski a conclu en disant que “la résistance populiste persistante et hautement motivée de la part de gens politiquement éveillés et historiquement hostiles à tout contrôle extérieur est de plus en plus difficile à supprimer.”

Bien que Brzezinski a expliqué tout ceci d’une voix neutre, le contexte de l’environnement dans lequel il a fait ces déclarations, ajouté à ses commentaires précédents indiqueraient que ceci n’est pas du tout une célébration de la “résistance populiste”, mais bien une lamentation au sujet de l’impact que cette résistance a sur le type de “contrôle extérieur” dont Brzezinski fut un avocat de la première heure.

Ces remarques furent faites au cours d’un évènement de l’European Forum For New Ideas (EFNI), une organisation qui se fait l’avocat de la transformation de l’Union Européenne en un super-état fédéral anti-démocratique, le type même de “contrôle extérieur” bureaucratique dont Brzezinski disait dans son discours, qu’il était en danger.

Dans ce contexte, il doit bien être compris que Brzezinski montre que la “résistance populiste” est un obstacle majeur à l’imposition d’un nouvel ordre mondial et ceci doit être plus pris comme un avertissement que comme une célébration.

Considérons également ce que Brzezinski a écrit dans son livre: “Between two ages: America’s role in the Technotronic Era”, livre dans lequel il se faisait l’avocat du contrôle des populations par une élite politique au moyen d’une manipulation technotronique (NdT: technocratique + électronique).

Il écrivait: “L’ère technotronique implique l’apparence graduelle d’une société bien plus sous contrôle. Une telle société serait dominée par une élite qui ne serait plus contrainte par des valeurs traditionnelles. Bientôt il sera possible d’exercer une surveillance presque continue sur tous les citoyens et de maintenir des fichiers mis à jour contenant jusqu’aux informations les plus personnelles de chaque individu. Ces fichiers pourront être consultés de manière instantannée par les autorités…”

“Dans la société technotronique, la tendance sera vers l’agrégation du support individuel de millions de citoyens incoordonnés, qui seront des proies faciles pour des personnalités attractives et magnétiques (NdT: du genre Obama ??..), exploitant les toutes dernières techniques de communication afin de manipuler les émotions et de contrôler la raison”, écrivait-il dans le même livre.

La préoccupation soudaine de Brzezinski au sujet de l’impact d’une population mondiale politiquement éveillée n’est pas née d’une quelconque notion qu’il s’identifie avec la cause de cette population, bien au contraire. Brzezinski est l’ultime initié élitiste, l’homme de l’intérieur, le fondateur de la puissante commission trilatérale (NdT: aux ordres de son maître David Rockefeller, financier derrière la trilatérale et le CFR), un membre éminent du Council on Foreign Relations (CFR) et un participant très régulier des réunions du groupe Bilderberg. Il fut décrit par le président Obama comme étant “un de nos meilleurs penseurs”.

Ce n’est pas la première fois que Brzezinski se plaint du bourgeonnement d’une opposition populiste à la domination d’une élite infinitésimale.

Pendant son discours du CFR à Montréal en 2010, Brzezinski avait mis en garde les mondialistes que “le réveil politique mondial”, combiné avec les luttes intestines au sein de l’élite même, menaçaient de faire dérailler la poussée vers le gouvernement mondial.


http://resistance71.wordpress.com/

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30 novembre 2012 5 30 /11 /novembre /2012 06:26

 

22 novembre 2012

Egérie de la « Révolution orange », qui a amené en 2005 le camp pro-occidental à la tête de l'Ukraine, Ioulia Timochenko est généralement présentée dans nos médias comme la garante de la démocratie et des droits de l'homme face au camp « pro-russe ». Sa récente incarcération, unanimement considérée comme politique par nos dirigeants, a ravivé l'élan de sympathie dont elle bénéficie en Europe et aux Etats-Unis. Pourtant, le parcours de cette puissante femme d'affaires est moins rose qu'il n'y paraît à première vue : corruption, liens avec l'extrême droite, pion de l'impérialisme US... De quoi sérieusement égratigner l'image de parfaite démocrate que l'on essaie habituellement de lui donner.

 

 


Egérie de la « Révolution orange » et pion de rechange des USA


Ioulia Timochenko a commencé sa carrière politique dans les années 1990. En 2002, elle a fondé le « Bloc Ioulia Timochenko », une coalition de partis opposés au président de l'époque, Leonid Koutchma. Ce dernier était réputé pro-russe et perçu d'un mauvais œil par les pays occidentaux. Aux élections présidentielles de 2004, le Bloc Ioulia Timochenko a choisi de soutenir le candidat pro-européen Viktor Iouchtchenko contre le successeur de Koutchma, l'ancien Premier ministre Viktor Ianoukovitch.


Dans un premier temps, Ianoukovitch fut déclaré vainqueur des élections. Des fraudes ayant été constatées par divers observateurs, les partisans de Iouchtchenko se sont mobilisés pour contester les résultats. De grandes manifestations ont eu lieu et un second scrutin fut finalement organisé, dont Iouchtchenko est sorti vainqueur. Tout ce processus a été appelé « Révolution orange », du nom de la couleur des partisans de Iouchtchenko.


Pendant toute la durée de la campagne et de la « révolution », Ioulia Timochenko a accompagné et soutenu Viktor Iouchtchenko. Son rôle dans l'élection de ce dernier est indiscutable. « Timochenko est un leader énergétique et charismatique, avec un style politique parfois combatif, qui a fait campagne de manière efficace pour Iouchtchenko  », lit-on dans un Rapport au Congrès américain de 2005 (1). Juste retour des choses, elle fut nommée Première ministre par le nouveau Président.


Iouchtchenko et Timochenko
lors de la Révolution orange


La Révolution orange a été présentée à l'époque comme un mouvement de contestation spontané né du mécontentement de la population ukrainienne. Certes, il ne fait aucun doute qu'une partie des Ukrainiens étaient mécontents de leur classe politique, ni qu'ils sont sortis dans la rue par conviction. Toutefois, de nombreuses sources démontrent aujourd'hui que la révolution ne fut pas si « spontanée » que l'on croit, mais qu'elle avait été au contraire soigneusement préparée avec l'aide de Washington.


Dans le documentaire Les États-Unis à la conquête de l'est (2), on voit par exemple comment, deux mois avant les événements, des stages ont été organisés pour former de jeunes Ukrainiens aux méthodes de la « révolution douce ». La technique est simple et a été appliquée à la lettre : surveiller de près les élections afin de constater des irrégularités commises par la partie adverse ; contester les résultats à l'aide de sondages que l'on a soi-même réalisés à la sortie des urnes ; mobiliser la population pour faire annuler le scrutin ; appeler à l'organisation de nouvelles élections. Au cours de celles-ci, son propre candidat, soutenu par la « communauté internationale » et jouissant de la vague de contestation populaire, affrontera un adversaire accablé par les accusations de fraudes. Il aura dès lors toutes les chances de son côté pour être élu (3).


Durant leurs stages, les jeunes Ukrainiens ont reçu les conseils de jeunes Serbes du mouvement Otpor qui avait renversé Milosevic en 2000. « On leur a appris comment créer leur organisation, comment faire de leur mouvement une véritable marque, comment créer des logos, comment faire passer des messages, comment recruter du monde, mobiliser les gens autour de leur cause. Et bien sûr, comment trouver de l'argent », témoigne l'un d'eux. L'argent, en l'occurrence, a été fourni par des organisations US comme l'International Republican Institute du Sénateur McCain et la Freedom House. « Pour les Ukrainiens, on a donné une petite bourse de 30 000 dollars pour qu'ils puissent rassembler des centaines d'activistes dans le Sud de l'Ukraine, en Crimée. Ils ont été entraînés à l'action civique et à surveiller les élections », déclare le président de la Freedom House devant les caméras.


On sait par d'autres sources qu'un nombre élevé d'organisations US ont travaillé à la préparation de la Révolution orange, comme USAID, la NED et la Fondation Soros. D'une manière générale, le rôle des ONG a été central. La directrice de l'International Centre for Policy Studies, un organisme financé par la Fondation Soros, a déclaré en 2005 à ce propos, très enthousiaste : « Quelque 40 000 ONG regroupent 12% de la population ukrainienne, et ces organisations ont été une force active déterminante dans la Révolution orange ». Selon elle, les « donateurs » de ces ONG se sont efforcés pendant des années d'« accentuer le développement d'un mouvement de protestation » en Ukraine, ce qui a porté ses fruits (4). Le gouvernement des Etats-Unis s'est également montré généreux, déboursant notamment une somme de 13,8 millions de dollars pour, entre autres, financer «  la formation des observateurs » et aider à la réalisation de « sondages indépendants à la sortie des urnes (5) ». Deux des éléments clés, comme on sait, de l'organisation des « révolutions douces » (6).


Tee-shirt de la Fondation McCain avec les dates
des révolutions réussies et celles à venir
(source : Les Etats-Unis à la conquête de l'Est).


Bref, la Révolution orange n'avait pas grand-chose de spontané, malgré tout l'espoir qu'elle a pu susciter parmi la population ukrainienne. Aussi n'y a-t-il rien d'étonnant à ce que les Etats-Unis se soient réjouis lorsque, après l'annulation du premier scrutin, Iouchtchenko a finalement remporté les élections. Iouchtchenko était « leur » candidat, celui sur lequel ils avaient placé tous leurs espoirs. Ils voyaient en lui le politicien le plus apte à défendre leurs intérêts dans la région et à éloigner l'Ukraine de la sphère d'influence russe. « La Révolution orange a suscité beaucoup d'intérêt au Congrès et ailleurs  », a résumé l'analyste Steven Woehrel dans un rapport au Congrès. « Certains avaient l'espoir que l'Ukraine pourrait finalement s'embarquer sur le chemin de réformes complètes et de l'intégration euro-atlantique après des années de demi-mesures et de faux départs (7). »


Toutefois, les espoirs mis sur Iouchtchenko ont été suivis de déceptions. La « coalition orange » qui l'avait porté au pouvoir n'a jamais pu s'accorder politiquement et est restée profondément divisée. Les relations qu'il a entretenues avec Ioulia Timochenko ont été particulièrement exécrables. Ceux-ci se sont mutuellement accusés de corruption et, moins d'un an après sa nomination, Timochenko a été démise de son poste de Première ministre. Ce fut le commencement d'une crise politique de deux ans au cours de laquelle Iouchtchenko s'est rapproché de l'opposition. Finalement, cette crise s'est soldée par la réintégration de Timochenko à son poste de Première ministre en 2007, mais les relations entre les deux dirigeants sont restées hautement tendues.


A cette époque, les Etats-Unis avaient déjà constaté une perte de popularité de leur ancien favori au profit de Timochenko : « Iouchtchenko est dans une plus faible position, les sondages le montrent constamment beaucoup moins populaire que Timochenko (8). » Aux élections présidentielles de 2010, l'ancien président a lamentablement échoué au premier tour avec à peine 5% des voix. Timochenko, en revanche, est arrivée deuxième juste après le candidat « pro-russe » Ianoukovitch. Aussi n'est-il pas étonnant que le soutien des Etats-Unis ait peu à peu basculé de Iouchtchenko, dont on entend aujourd'hui presque plus parler, à Timochenko. Face à la déconfiture du premier, ils ont choisi de miser sur son ex-partenaire, toujours riche du prestige de la Révolution orange, pour défendre leurs intérêts dans la région. Timochenko est en somme le pion de rechange des USA. Un pion dont, par ailleurs, la réputation de fervente démocrate est comme on va voir largement abusive.



Candidate du mouvement fasciste


« Les nationalistes de Svoboda inquiètent les juifs et les Russes », titrait récemment Le Monde (01/11/2012). Dans l'article, le journal rapportait les inquiétudes suscitées par l'entrée au Parlement ukrainien de ce parti nationaliste avec 10% des voix. « J'ai entendu des déclarations antisémites dans la bouche du leader de Svoboda. C'est très désagréable quand ce genre de force politique arrive au pouvoir », a déclaré l'ambassadeur israélien en Ukraine. « C'est la première fois qu'un parti néonazi, qui ne cache pas son antisémitisme et soutient ceux qui collaboraient avec Hitler, entre au Parlement  », a déploré quant à lui un député russe.


L'entrée d'un parti comme Svoboda au Parlement ukrainien a effectivement de quoi inquiéter (9). Comme nous allons le voir plus loin, le mouvement fasciste est particulièrement fort en Ukraine. Toutefois, il y a deux choses que Le Monde n'a pas mentionnées et qui méritent pourtant la plus grande attention.


La première, c'est que le parti de Ioulia Timochenko a passé une alliance électorale avec Svoboda. On ne peut qu'être frappé par l'absence de réactions qu'a suscitée cette information dans la presse française alors qu'elle était depuis longtemps connue. Dès le 26 octobre, l'agence de presse PR Newswire avait rapporté qu'un accord avait été passé entre le parti de Timochenko et Svoboda plus d'une semaine avant les élections. On lisait dans l'article : « D'après le Ukrainian Jewish Committee, Svoboda est un parti fasciste, dont le nom complet le Parti National Socialiste d'Ukraine a été choisi en référence au Parti national-socialiste [...] Alex Miller, chef de la commission inter-parlementaire Ukraino-Israëlienne, [...] a déclaré ne pas comprendre pourquoi l'opposition ukrainienne dirigée par Timochenko a signé un accord de coalition avec ce parti. » Si, le jour des élections, plusieurs journaux français ont évoqué l'alliance en question, tous se sont étonnamment gardé de préciser quel genre de parti était Svoboda (10).


La deuxième chose que Le Monde a omis de dire, c'est que le « mouvement orange » lui-même entretient depuis longtemps des liens étroits avec l'extrême droite ukrainienne. L'Ukraine est un pays où les divisions politiques sont fort marquées géographiquement. Les régions du Sud et de l'Est, où l'on parle majoritairement le russe, sont plus tournées vers la Russie tandis que les régions du Nord et de l'Ouest, berceau du nationalisme ukrainien, sont plus tournées vers l'Occident. Lorsque l'Allemagne nazie a attaqué l'URSS en 1941, elle a trouvé dans ces dernières des forces pour la soutenir. L'Organisation des nationalistes ukrainiens (OUN), alors dirigée par Stepan Bandera, a ainsi offert à l'armée allemande deux bataillons de soldats qui ont formé ensemble la Légion ukrainienne. Cette légion a pris une part active dans l'offensive contre les Soviétiques avant d'être transformée en bataillon de police SS (le Schutzmannschaftbataillon 201) chargé de lutter contre les Résistants de Biélorussie.


Fortement réprimée dans l'après-guerre, l'extrême droite ukrainienne a refait surface avec la chute de l'URSS. Elle est reparue dans ses bastions traditionnels du Nord et de l'Est du pays, où les partis de la coalition orange concentrent l'essentiel de leur base électorale. Or, depuis leur accession au pouvoir, ceux-ci ont multiplié les signes de complaisance envers le mouvement fasciste. En 2007, Viktor Iouchtchenko a par exemple réhabilité Roman Choukhevytch, ancien chef d'un des bataillons de la Légion ukrainienne (11). En 2010, c'était au tour de l'ancien dirigeant de l'OUN, Stepan Bandera, d'être consacré héros national par le Président (12). Signalons également la célébration, chaque année, de l'anniversaire de la fondation de la division Waffen SS « Galizien » en 1943. Selon le site resistances.be (01/06/2009), cette célébration initiée par le parti Svoboda a reçu en 2009 le soutien tacite de l'ensemble des formations de la coalition orange. Quant à Ioulia Timochenko, elle a affirmé avant les élections de 2010 qu'elle continuerait, en cas de victoire, le travail entamé par Iouchtchenko pour revaloriser la « véritable histoire » nationale ukrainienne (13).


Nous voyons donc bien que le mouvement fasciste ukrainien, loin de se limiter au parti Svoboda, est en fait étroitement lié au mouvement orange. Pourquoi donc le journal Le Monde, généralement si prompt à lancer des accusations d'antisémitisme, a-t-il caché cette information à ses lecteurs ? De toute évidence, le quotidien n'a pas eu envie d'écorcher l'image de la candidate fétiche de l'Occident, unanimement présentée dans la grande presse comme défendant les valeurs de la démocratie face à l'autoritaire candidat « pro-russe » Viktor Ianoukovitch.

 

Manifestation lors de la Révolution orange
 en 2005. Le drapeau noir et rouge est
celui des fascistes ukrainiens.


 

Businesswoman trempant dans de drôles d'affaires


Le tableau de la « démocrate » opposée au « semi-dictateur pro-russe » nous a été maintes fois servi, tout particulièrement depuis la condamnation de Timochenko pour abus de pouvoir en octobre 2011. La grande presse est largement revenue sur le sujet pendant la campagne électorale. Dans la majorité des cas, la politicienne a été présentée comme une prisonnière politique, condamnée pour des motifs fallacieux. « L'Occident [est] préoccupé par le recul de la démocratie en Ukraine dont l'emprisonnement de l'ex-premier ministre Ioulia Timochenko depuis 2011 est considéré comme un cas emblématique  », écrivait Le Monde le jour du scrutin (28/10/2012).


Ce qui frappe dans les articles parus depuis le début du procès, c'est l'absence totale d'attention portée sur le fond de l'affaire par les grands médias. Les chefs d'accusation, lorsqu'ils sont rappelés, sont systématiquement tournés en dérision : Timochenko aurait été « condamnée à sept ans de prison pour avoir signé un contrat gazier désavantageux avec la Russie (14) ». On insiste sur son état de santé et ses grèves de la faim, mais l'on évite soigneusement de toucher à la question centrale : a-t-elle oui ou non abusé de son pouvoir à diverses reprises pendant son mandat de Première ministre ? Un bref regard sur le passé de la politicienne permettra de mesurer tout l'intérêt de la question.


Ioulia Timochenko a commencé sa carrière comme femme d'affaires à la fin des années 1980. En 1991, elle a fondé avec son mari la Corporation du pétrole ukrainien, une entreprise fournisseuse d'énergie qui est devenue par la suite le principal importateur de gaz russe en Ukraine. Timochenko a présidé cette entreprise de 1995 à 1997. Vers la même période, elle s'est lancée dans la politique et est entrée au Parlement. Elle entretenait alors de bons rapports avec le Premier ministre de l'époque, Pavlo Lazarenko, grâce à l'aide duquel elle s'est construit un véritable empire financier (15). En 1997, Lazarenko fut soupçonné de corruption et contraint de quitter l'Ukraine. Quelques années plus tard, Timochenko fut accusée de lui avoir versé des pots-de-vin et soumise à une enquête judiciaire. A cette occasion, la politicienne a passé un mois en prison en 2001. Finalement, les charges ont été abandonnées suite à l'élection de Iouchtchenko en 2005 et Timochenko a pu poursuivre sa carrière politique. Lazarenko eut moins de chance : réfugié aux Etats-Unis, il fut condamné pour d'autres affaires de fraude et mis en prison (16).


Un rapport au Congrès américain mentionne à propos de toute cette affaire : « [Timochenko] est une figure controversée en raison des relations qu'elle a entretenues, dans le milieu des années 1990, avec des élites de l'oligarchie, dont l'ancien Premier ministre Pavlo Lazarenko, qui purge en ce moment même une peine de prison aux Etats-Unis pour fraude, blanchiment d'argent et extorsion de fonds. Timochenko a servi comme chef d'une société gazière commerciale et vice-Première ministre dans le gouvernement notoirement corrompu de Lazarenko (17). »


En refusant de s'intéresser au fond de son récent procès, décrétant qu'il s'agissait d'une affaire purement « politique », les grands médias ont fait preuve d'une indulgence injustifiée à l'égard de Timochenko. Le houleux passé de cette femme d'affaires aurait dû au contraire les faire redoubler de prudence dans leurs analyses. Mais il faut croire que noircir la réputation de l'idole de l'Occident était pour eux tout simplement inconcevable. Aussi se sont-ils une fois de plus efforcés de la dépeindre comme une enfant de chœur irréprochable, dans le mépris des règles de déontologie les plus élémentaires.



Conclusion


« Si la Russie reprend le contrôle de l'Ukraine, de ses 52 millions d'habitants, des richesses de son sous-sol et de son accès à la Mer Noire, elle redeviendra une grande puissance s'étendant sur l'Europe et l'Asie. [...] Entre 2005 et 2010, l'Ukraine doit être prête à des discussions sérieuses avec l'OTAN. Après 2010, le principal noyau de sécurité en Europe consistera en : la France, l'Allemagne, la Pologne et l'Ukraine. » Voilà ce qu'écrivait en 1997 Zbigniew Brzezinski, l'un des stratèges US les plus influents, dans son livre Le grand échiquier. Ces propos expliquent parfaitement les stratégies des Etats-Unis à l'égard de l'Ukraine (18). Dans le but de soustraire ce pays à l'influence de la Russie, ceux-ci ont aidé les leaders de la coalition orange à prendre le pouvoir en 2005 au moyen d'une révolution minutieusement préparée. Ioulia Timochenko, personnage clé de la révolution, est devenue leur principal atout après la perte de popularité de Viktor Iouchtchenko. Les liens unissant son mouvement à l'extrême droite ukrainienne ont été soigneusement cachés, de même que les sombres affaires de corruption dans lesquelles elle a trempé. Tout a été fait pour la présenter sous un angle parfait au public occidental. Cependant, une partie importante de la population ukrainienne, principalement dans les régions de l'Est et du Sud, où vivent beaucoup de Russes, n'est pas dupe. Elle se souvient fort bien de l'alliance qui avait déjà uni, en 1941, l'extrême droite ukrainienne à l'« Occident », lorsque l'Allemagne nazie s'était lancée dans une violente offensive contre la Russie (26 millions de morts). Aussi ne faut-il pas s'étonner que, malgré tout le battage médiatique dont il a joui chez nous, le camp Timochenko ait, une fois de plus, perdu les élections.



Notes

(1) « Ukraine's Political Crises and U.S. Policy Issues », Rapport au Congrès américain RL32691, 01/02/2005, p. 7 (archive Wikileaks).

(2) Les Etats-Unis à la conquête de l'Est, un documentaire de Manon Loizeau, 2005.

(3) Outre l'Ukraine, cette technique a été utilisée à quelques détails près en Géorgie (2003), au Kirghizstan (2005) et en Moldavie (2009).

(4) Nanivska Vira, « Civil Society in Ukraine and the Orange Revolution », Development Outreach, Worold Bank Institute, septembre 2005, pp. 18-20.

(5) La somme déboursée par les Etats-Unis a également servi à financer des « médias indépendants », à offrir des formations « non partisanes » sur les partis politiques, à faire de l'« éducation d'électeurs » (« voter education  ») et à former les responsables des bureaux de vote. Cf. la déclaration de John Tefft, sous-secrétaire d'Etat US adjoint aux affaires européennes et eurasiennes, le 7 décembre 2004, citée dans le Rapport au Congrès américain RL32691 déjà cité, p. 11.

(6) On trouvera dans Les 7 péchés d'Hugo Chavez de Michel Collon une analyse détaillée des groupes style Otpor chargés de déstabiliser toute une série de pays, dont le Vénézuela. Le livre étudie également leur financement via des organisations comme la NED et USAID.

(7) « Ukraine : Current Issues and U.S. Policy », Rapport au Congrès américain RL33460, 10/09/2008, p. 2 (archive Wikileaks).

(8) Rapport au Congrès américain RL33460, déjà cité, p. 5.

(9) La percée du parti Svoboda est le sujet de l'interview de Jean-Marie Chauvier, « Ukraine : les néofascistes entrent au Parlement », michelcollon.info.

(10) Notamment Le Point et Libération, 28/10/2012.

(11) France-Ukraine, 12/01/2010.

(12) KyivPost, 22/01/2010.

(13) nr2.ru, 30/01/2010. Sur le mouvement fasciste en Ukraine, voir les divers articles de Jean-Marie Chauvier publié sur michelcollon.info, notamment « Ukraine : le fascisme new look réhabilité par Iouchtchenko ».

(14) Voir James Meek, « The millionaire revolutionary », The Guardian, 26 novembre 2004.

(15) AFP, 11/11/2011.

(16) BBC News, 25/08/2006.

(17) Rapport au Congrès américain RL32691, déjà cité, p. 7.

(18) Sur les intérêts économiques et géostratégiques en jeu, voir notre article « Les enjeux de la bataille pour l'Ukraine », michelcollon.info.

 

Source : michelcollon.info

 

Retrouvez l'ensemble de notre dossier « Ukraine élections 2012  »

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30 novembre 2012 5 30 /11 /novembre /2012 06:13

 

 

Palestine à l'ONU:
quels risques, quels bénéfices?


Par , publié le 29/11/2012 à 07:57, mis à jour à 22:01

 

La reconnaissance du statut d'Etat observateur à l'ONU pour les Palestiniens sera peut-être une victoire symbolique. Mais quels seront les bénéfices concrets et les risques apportés par ce changement? Passage en revue. 

 

http://www.lexpress.fr/actualite/monde/proche-orient/palestine-a-l-onu-quels-risques-quels-benefices_1192876.html


Palestine à l'ONU: quels risques, quels bénéfices?

A Palestinian demonstrator flashes the V-sign after placing a Palestinian flag atop the controversial Israeli barrier during a protest marking the 20th anniversary of the fall of the Berlin Wall in the West Bank village of Nilin November 6, 2009. REUTERS/Yannis Behrakis (WEST BANK POLITICS CONFLICT)

REUTERS/Yannis Behrakis


Le projet d'admission de la Palestine comme "Etat observateur" soumis ce jeudi à l'Assemblée générale, va aisément recueillir la majorité simple requise. Le chef de l'Autorité palestinienne a choisi de présenter cette demande devant l'Assemblée générale de l'ONU après l'échec, l'automne dernier, d'une précédente initiative pour la reconnaissance d'un Etat membre à part entière devant le Conseil de Sécurité. Mais quels changements réels vont sortir de ce processus pour les Palestiniens? Les bénéfices et les risques ne sont pas forcément là où l'on croit. 

Ramener la cause palestinienne sur le devant de la scène

Les printemps arabes et l'absence de toute avancée des négociations de paix entre Israël et les Palestiniens, alors que la colonisation ne cesse de s'étendre en Cisjordanie, ont fait sortir la question palestinienne des écrans radars de la communauté internationale.
Le vote de l'Assemblée générale en faveur de la Palestine peut être un moyen d'y remédier. Il "marquera la volonté de la communauté des nations de reprendre la main et de ne pas laisser l'occupant et l'occupé dans un face à face déséquilibré et destructeur", plaide l'Association France-Palestine

... Mais ce vote, "en l'absence de souveraineté sur le terrain et de règlement préalable de la question des réfugiés, n'est pour les diplomaties européennes qu'un cache sexe avec lequel elles comptent masquer leur renoncement prolongé à mettre en oeuvre les droits nationaux palestiniens qu'elles ont pourtant formellement reconnus", regrette Jean-François Legrain, spécialiste de la question palestinienne, qui rappelle qu'un récent rapport de la FIDH a fait le constat que l'Union européenne importe quinze fois plus de marchandises provenant des colonies israéliennes -illégales au regard du droit international- que des Territoires palestiniens. 

Replacer le droit international au centre des discussions

Lors de l'adoption du plan de partage de la Palestine en 1947, il était prévu que soient proclamés deux Etats. Un Etat juif et un Etat arabe. Le second n'a jamais vu le jour. Aller devant les Nations unies, permettrait à la Palestine de postuler aux différentes agences de l'ONU comme l'Organisation mondiale de la santé et le Programme alimentaire mondial. La Palestine pourrait en théorie intégrer la Cour pénale internationale et déposer plainte contre des dirigeants israéliens.
... Pourtant, par le passé, les différents gouvernements israéliens ont fait peu de cas des décisions des instances internationales. Ainsi, sans compter les résolutions de l'ONU restées lettre morte, la condamnation du mur de séparation construit en territoire palestinien par la Cour internationale de justice en 2004 est restée sans effet. 

Renforcer le Fatah de Mahmoud Abbas, très affaibli

L'Autorité palestinienne, qui avait parié sur la négociation, souffre d'un discrédit terrible, comme l'a montré le très faible taux de participation aux dernières législatives de Cisjordanie en octobre, et l'élection de dissidents du Fatah dans plusieurs villes. L'intervention militaire israélienne à Gaza l'a encore plus marginalisé au profit d'un Hamas sorti, lui, renforcé de l'épreuve. L'admission de la Palestine à l'ONU serait donc un moyen de sauver quelque peu la face de Mahmoud Abbas.
... Mais "alors qu'il y a un an, la démarche du dirigeant palestinien avait créé un certain enthousiasme au sein de la population palestinienne, il y a cette année beaucoup de scepticisme", observe Alain Gresh, spécialiste du Proche-Orient, auteur du blog Nouvelles d'Orient

Profiter de la dynamique enclenchée par le cessez-le-feu à Gaza

Le renforcement de la stature du Hamas après l'opération "Pilier de défense" est peut-être ce qui explique le changement d'attitude du mouvement islamiste, dont le chef en exil Khaled Mechaal a annoncé lundi le soutien à la démarche de Mahmoud Abbas. "Cette position est une surprise pour tous, observateurs comme acteurs. Jusqu'à présent, le mouvement avait manifesté un simple dédain pour ce qu'il prenait pour l'énième tentative de survie d'un Fatah aux abois", relève Jean-François Legrain, qui ajoute qu'on peut y voir en revanche un effet de la diplomatie égyptienne, 10 jours après l'intervention israélienne à Gaza.
... "Le soutien de Mechaal à la démarche de Mahmoud Abbas serait ainsi une contribution, peu coûteuse pour le Hamas, à une réconciliation avec le Fatah relancée par une Egypte revenue en position de force" dans l'arène régionale, complète le chercheur.  

Le risque pour les Palestiniens de la diaspora

Un Etat de Palestine reconnu sur les territoires occupés en 1967 (bande de Gaza et Cisjordanie dont Jérusalem-Est) laisserait de côté les 5 millions de Palestiniens réfugiés en Jordanie, au Liban, et en Syrie, qui ne seraient plus représentée par ce nouvel État de Palestine, alors qu'ils le sont aujourd'hui par l'Organisation de Libération de la Palestine (OLP). Dans la configuration actuelle, leur droit au retour reste à régler dans le cadre d'une négociation. "L'absence de règlement préalable de la question des réfugiés" fait que la démarche à l'ONU "est porteuse de risque tant pour la mise en oeuvre des droits nationaux palestiniens que pour la représentation internationale de l'ensemble du peuple palestinien", constate Jean-François Legrain. 

Le risque de représailles de la part des Etats-Unis et d'Israël

Les Etats-Unis et Israël, farouchement hostiles à la démarche palestinienne, ont menacé les Palestiniens de mesures de rétorsion. Les deux pays menacent de suspendre tout financement d'une organisation internationale qui reconnaitrait la Palestine comme Etat, comme ils l'ont fait il y a un an avec l'Unesco quand cette agence à admis la Palestine en son sein. Tel Aviv a menacé d'abroger les accords d'Oslo, d'accélérer la colonisation et de confisquer les droits de douane palestiniens. Un document d'orientation politique du ministère israélien des Affaires étrangères a même envisagé de renverser Mahmoud Abbas

... Mais, ces mesures punitives ont déjà été infligées aux Palestiniens à de nombreuses reprises. Et le gouvernement Netanyahu prendrait -il le risque de se retrouver à gérer le sort des 2,5 millions de Palestiniens de Cisjordanie alors que pour le moment, l'Autorité palestinienne sous-traite cette administration, et se charge même de maintenir la sécurité? Quant au cadre des accords d'Oslo, il est devenu une coquille vide, faute de la moindre avancée dans les négociations. La poursuite de la colonisation qui a fait de la Cisjordanie une peau de chagrin -Plus de 42 % des terres cisjordaniennes ont été confisquées-, rend déjà quasiment impossible une solution à deux Etats.

 

http://www.lexpress.fr/actualite/monde/proche-orient/palestine-a-l-onu-quels-risques-quels-benefices_1192876.html

 

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28/11/2012

La Palestine à l’ONU :
les hésitations de Paris et l’incohérence de l’Europe

 

Après avoir beaucoup hésité, la France a voté en faveur de l’admission de la Palestine comme "Etat non membre" à l’ONU. Mais l’Europe continue d’être divisée et d’avoir une attitude incohérente face au conflit israélo-palestinien.

 

Au terme d’un long débat, parfois tendu, entre l’Elysée et le Quai d’Orsay, le gouvernement français a finalement annoncé mardi qu’il voterait "oui" à l’admission de la Palestine comme "Etat observateur non-membre" des Nations unies. Pendant la visite en France de Benjamin Netanyahou, François Hollande avait clairement montré qu’il était réservé, voire hostile à un soutien à la demande palestinienne en déplorant "la tentation pour l’Autorité palestinienne d’aller chercher à l’Assemblée générale de l’ONU ce qu’elle n’obtient pas dans la négociation".

 

Alignée sur la position constante d’Israël et des Etats-Unis, cette attitude constituait un recul par rapport à celle défendue par Nicolas Sarkozy à New York, en septembre 2011, devant l’Assemblée générale de l’ONU, puis un mois plus tard, lors de l’admission de la Palestine à l’Unesco, obtenue avec le soutien de Paris.

 

Elle était très divergente, voire en contradiction par rapport à la position traditionnelle de la France, favorable à une solution négociée du conflit israélo-palestinien reposant sur la coexistence pacifique, sur le territoire de l’ancienne Palestine mandataire, de deux Etats - Israël et l’Etat de Palestine. Ce dernier restant à créer, avec Jérusalem-Est comme capitale, dans les frontières définies par la Ligne d’armistice (Ligne verte) de 1949. Elle était aussi en contradiction flagrante avec le 59e des 60 engagements pour la France du candidat François Hollande, qui indiquait : "Je soutiendrai la reconnaissance de l’Etat palestinien".

 

138 pays ont voté le texte palestinien

 

Considérée par certains diplomates comme un retour aux années de la SFIO, lorsque les socialistes français défendaient de manière exclusive le jeune Etat d’Israël, y compris en équipant son armée, cette position de l’Elysée était en rupture avec la politique suivie par les gouvernements successifs depuis des décennies. Elle était jugée indéfendable par les collaborateurs de Laurent Fabius. Surtout au moment où les rapports de force stratégiques sont en train de changer au Moyen-Orient, au point d’inciter les Etats-Unis à envisager une mise à jour de leurs choix dans la région.

 

Même assortie de réserves – sur la saisine de la Cour internationale de justice, par exemple – et d’un appel formel "à la reprise de négociations sans conditions", alors que ces "négociations" n’existent plus, cette prise de position a été saluée par les Palestiniens. A leurs yeux, cet engagement de Paris devait inciter d’autres capitales européennes à franchir le pas et à soutenir leur candidature. Le texte a finalement été adopté par 138 voix pour, 9 contre et 41 abstentions, sur les 193 pays membres des Nations Unies.


Les Européens, comme d’habitude, se sont divisés entre partisans du "oui", partisans du "non" et abstentionnistes. Treize membres de l’Union européenne - dont la France, l'Italie, l'Espagne, la Suède, la Belgique, le Danemark, l'Autriche, l'Irlande et la Finlande ont voté oui. L'Allemagne, que les dirigeants israéliens esperaient voir se joindre à la liste des pays votant non, s'est abstenue, comme le Royaume Uni, les Pays Bas, la Pologne ou la Hongrie. Un seul pays de l'UE - la République tchèque - a voté non, en compagnie du Canada, des Etats-Unis, d'Israël, des Iles Marshall, de la Micronésie, de Nauru, de Palau et du Panama.  

 

En d’autres termes, malgré sa générosité dans le soutien financier apporté à l’Autorité palestinienne – qui a reçu 5,4 milliards d’aide européenne depuis 1994 –, l’UE s’avère incapable d’adopter une position et une attitude cohérentes face au conflit israélo-palestinien lorsqu’elle est placée devant l’exigence d’une décision politique concrète.

 

L’Europe a – théoriquement – une politique commune…

 

Ce n’est pas faute, pourtant, de disposer d’un arsenal de textes définissant, depuis plus de 30 ans, la position commune de l’Europe sur ce conflit et sur les moyens d’y mettre un terme. Le premier date du 13 juin 1980. Dans la "Déclaration de Venise", adoptée ce jour-là, 13ans avant les Accords d’Oslo, le Conseil européen estimait que "le peuple palestinien, qui a conscience d’exister en tant que tel, doit être mis en mesure, par un processus approprié défini dans le cadre du règlement global de paix, d’exercer pleinement son droit à l’autodétermination".

 

Le même document rappelait "la nécessité pour Israël de mettre fin à l’occupation territoriale qu’il maintient depuis le conflit de 1967". "Les Neuf [chefs d’Etat et de gouvernement], poursuivait le texte, sont profondément convaincus que les colonies de peuplement israéliennes représentent un obstacle au processus de paix au Moyen-Orient. Ils considèrent que ces colonies de peuplement ainsi que les modifications démographiques et immobilières dans les Territoires occupés sont illégales au regard du droit international".

 

Cette position commune a-t-elle changé avec l’élargissement de l’Union européenne, passée depuis la Déclaration de Venise de 9 à 27 membres ? Officiellement, non. À de multiples reprises, au cours des trente dernières années et en particulier depuis la signature des Accords d’Oslo, en 1993, l’Union européenne a rappelé son soutien à une solution négociée fondée sur la création d’un Etat palestinien en Cisjordanie, à Gaza et à Jérusalem-Est, vivant en paix aux côtés de l’Etat d’Israël.

 

De manière tout aussi récurrente les dirigeants européens ont répété que ce processus de paix reposait sur la fin de l’occupation israélienne et sur l’arrêt de la colonisation, jugée illégale, et en contravention avec les Conventions de Genève. Inscrits – parmi d’autres – dans la Feuille de route, parrainée depuis mai 2003 par les Etats-Unis, la Russie, les Nations unies et…l’Union européenne, ces principes ont été rappelés année après année, dans les rapports que les Chefs de mission diplomatique des pays de l’Union européenne à Jérusalem et à Ramallah adressent à Bruxelles.

 

L’attitude contradictoire de l’UE

 

Généreuse avec l’Autorité palestinienne, l’Union européenne, en d’autres termes, considère que les colonies ne sont pas seulement "illégales" au regard du droit international, mais qu’elles "constituent un obstacle à l’instauration de la paix, et qu’elles risquent de rendre impossible une solution fondée sur la coexistence de deux Etats".

 

Le problème, c’est que les choix de l’Union européenne, en matière d’échanges économiques notamment, sont en contradiction absolue avec cette position théorique. C’est ce que démontre un rapport très documenté de 35 pages, préparé par 22 organisations non gouvernementales, rendu public le 30 octobre. Selon ce document, préfacé par l’ancien commissaire européen aux relations extérieures Hans van den Broek, la valeur des produits importés chaque année par l’Union européenne  depuis les colonies israéliennes (230 millions d’euros) est 15 fois supérieure à la valeur des produits importés des territoires palestiniens (15 millions d’euros).

 

Ainsi, tout en condamnant la colonisation, en la tenant pour un obstacle à la paix et en appelant à son arrêt, l’Union européenne la renforce en achetant les produits fabriqués dans ces mêmes colonies qu’elle juge "illégales". Difficile de faire plus incohérent. Cette situation, aux yeux des Palestiniens, est d’autant plus incompréhensible que leur économie est très gravement entravée par les restrictions que leur impose l’occupation israélienne : difficultés de circulation, d’accès aux marchés et aux ressources naturelles, problèmes d’approvisionnement et de distribution.

 

L’UE "discrédite son soutien"

 

En revanche, les colonies bénéficient, elles, de subventions multiples et d’accès simplifiés aux marchés, grâce au réseau routier exclusif construit par Israël. Le résultat de cette discrimination tient en quelques chiffres : les exportations palestiniennes qui, dans les années 1980, représentaient plus de la moitié du PIB palestinien, n’atteignent même pas, ces dernières années, 16% du PIB. Ce qui rend l’Autorité palestinienne étroitement dépendante, pour l’établissement de son budget, des aides – souvent fluctuantes et pas toujours désintéressées - venues de l’extérieur.

 

"L’Union européenne dépense des centaines de millions d’euros chaque année dans l’effort de  construction d’un Etat palestinien, constate l’ancienne députée britannique Phyllis Starkey, membre de l’ONG Medical Aid for Palestinians, mais elle discrédite ce soutien en faisant du commerce avec les colonies illégales et par là même, contribue à leur rentabilité et à leur expansion".

 

En avril 1994, Israël et l’OLP ont signé le Protocole de Paris qui organise les relations économiques entre l’Autorité palestinienne et l’Etat d’Israël. En vertu de ce texte, les Palestiniens ont le droit d’exporter leurs produits sans restrictions et doivent bénéficier du même traitement que celui qui est réservé aux  produits d’exportation israéliens. Par ailleurs, l’Union européenne a conclu avec l’OLP, en juillet 1997, un accord commercial qui donne aux produits palestiniens un accès préférentiel au marché européen et les exonère de droits de douane. En 2011, cet accord préférentiel a été étendu aux produits agricoles. Les produits israéliens bénéficient, eux  aussi,  d’un accès privilégie au marché européen.

 

La lettre des anciens dirigeants européens

 

En principe, compte tenu du caractère illégal des colonies – reconnu par l’Union européenne –, les produits qu’elles fabriquent, en bénéficiant d’aides multiples et massives du gouvernement israélien, ne devraient pas être mêlés aux produits fabriqués en territoire israélien proprement dit. Certains pays, comme le Royaume-Uni, par exemple, ont exigé et obtenu que les produits fabriqués dans les Territoires occupés portent un étiquetage spécial. Le Danemark vient d’adopter une législation du même type. En Suisse la chaine de supermarchés Migros a annoncé qu’elle avait l’intention d’introduire en 2013 un étiquetage des produits, agricoles et industriels, en provenance des colonies.

 

Pour l’ancien directeur du ministère israélien des Affaires étrangères, Alon Liel, "l’étiquetage des produits issus des colonies est un acte simple qui nous rappelle que ces colonies sont une atteinte grave au droit international et l’instrument d’un projet dangereux d’annexion de facto".

 

Distinguer clairement, à l’intention des consommateurs (et des importateurs), les marchandises en provenance des colonies, dissuader les entreprises privées européennes de conclure des accords avec les colonies israéliennes, interdire l’importation dans l’Union européenne des produits issus des colonies, exclure les colonies des accords et des instruments de coopération avec Israël, telles sont les pistes que suggèrent aux gouvernements européens les auteurs du rapport des ONG.

 

Leurs conclusions rejoignent les recommandations faites en décembre 2010 par une vingtaine d’anciens dirigeants européens dont Lionel Jospin, Javier Solana, Richard Von Weizsäker, Helmut Schmidt, Romano Prodi et Felipe Gonzales qui écrivaient dans une lettre ouverte au président du Conseil européen : "Nous estimons nécessaire que l’UE mette fin à l’importation de produits issus des colonies, qui sont en contravention avec les normes d’étiquetage européennes, estampillés comme étant en provenance d’Israël".


Aux yeux de nombre de dirigeants palestiniens déçus par la passivité, voire la duplicité de l’attitude des Etats-Unis, l’Union européenne a longtemps représenté – et représente encore parfois – l’espoir d’un nouveau partenariat et d’un soutien moins soumis à l’influence israélienne que celui de Washington. Encore faudrait-il que les Européens, face au conflit israélo-palestinien, mettent enfin en accord leurs positions théoriques et leurs engagements concrets sur le terrain. Et s’accordent, au moins, sur une position commune élémentaire lorsqu’ils doivent se prononcer aux Nations unies. De ce point de vue, le vote d'hier n'était pas très encourageant.    

 

http://renebackmann.blogs.nouvelobs.com/archive/2012/11/28/statut-de-la-palestine-a-l-onu-les-hesitations-de-paris-et-l.html
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Palestine: Un strapontin à l'O.N.U...

une sinistre farce !

30/11/2012, 10:26PAR FXAVIER

 

La justice ne se mendie pas elle doit s'imposer, si nécessaire, par la force et la volonhté du peuple de Palestine

Seule une "guerre de libération ntionale" peut faire plier Israël

Les palestiniens en ont les moyens, mais en sont empêches par la bande de COLLABOS qui sévissent depuis 1993. C'est bien pour cette raison que la demande de "reconnaissance" risque bien d'être le dernier acte de la mise en place du Grand Israël, si le peuple de Palestine ne réagit pas avec toute sa volonté.
Arrêtons de pondre des motions de soutien qui font ni chaud ni froid  à Israël, soutenons le Hamas, seule force de résistance palestinienne!

 

A propos la demande de reconnaissance de l'Etat de Palestine

 

La demande de reconnaissance de l'Etat palestinien déposé par le président de l'Autorité palestinienne est un acte politique qui s'inscrit dans la continuité des "Accords d'Oslo" dont la nocivité pour les intérêts du peuple de Palestine est incontestable, pour peu qu'on prenne en considération l'extension des colonies juives souhaitée par Rabin. ne va pas dans le bon sens et risque même comme les "Accords d'Oslo" de confiner la Palestine non seulement dans les frontières acceptées par Arafat qui ne représentent que la moitié des territoires attribués par le Plan de Partage aux Palestiniens mais d'entériner la présence de centaines de milliers de colons juifs qui se sont installés depuis 1993, comme cela était prévu par Rabin, grand architecte des "Accords d'Oslo" auxquels Netanyahu er Ehud Barak (ami politique de Rabin) apportent une dernière touche avant d'engager des négociations qui finaliseront  le Grand Israël

 Le soutien de la France, de François Hollande grand ami d'Israël nous confirme bien dans l'idée que l'initiative de Mahmoud Abbas, président d'une entité palestinienne de collaboration risque bien d'être le dernier acte d'une trahison des intérêts du peuple de PALESTINE commencée il y a vingt ans avec la signature des "Accords d'Oslo" dont la nocivité n'est plus à démontrer, puisque ces "Accords" ont permis à ISRAËL de poursuivre son plan de colonisation inscrit dans le projet sioniste du GRAND ISRAËL dont Rabin et Ehud Barak (hommes de gauche) furent tout comme Shamir, Sharon, Netanyahu (hommes de droite) de zélés promoteurs

 

Comment est-on arrivé à cette situation burlesque?

Après avoir neutralisé en 1993 la première Intifada et offert à Israël les terres palestiniennes volées , conquises entre 47 et 48 Yasser ARAFAT a eu droit à une poignée de mains des deux dirigeants israéliens Rabin et Pérès dans les jardins présidentiels de Washington, au Prix Nobel de la Paix généreusement offert à ce trio pour une paix qui est bien restée dans les limbes, au titre de "Président de la Palestine" qui n'aura été qu'un titre fictif dont il pouvait, dans sa pusillanimité d'homme malade et de "héros légendaire" s'en orgueillir tout en se laissant humilier, sans l'esquisse d'une résistance autre que verbale à la fin de sa vie par Sharon! Cette humiliation acceptée par Arafat a bien rejailli sur le peuple de Palestine et  se  poursuit jusqu'à aujourd'hui sous l'égide de la racaille collaborationniste de l'Autorité Palestinienne qui n'a  pu qu'enregistrer les rapines et les destructions d'Israël dans les territoires occupés

 

Ces derniers temps face à l'émergence de quelques forces de résistance, les caciques collaborationnistes tentent une opération de séduction à l'intention des" belles âmes" ou "imbéciles heureux" comme ce fut le cas pour les "Accords d'Oslo". Ceux-ci tous en chœur

 vont encourager cette "heureuse initiative"  en nous disant :"Mieux vaut un petit quelque chose que rien".  C'est bien ce que toutes ces "belles âmes" nous avaient rétorqué à propos des "Accords d'Oslo" en me traitant d'extrémiste!

 Pour peu qu'on fasse une analyse politique,  Mahmoud Abbas, collaborateur en chef a choisi le bon moment pour faire passer sa demande à l'O.N.U . Comme Israël est sur le point d'avoir acquis ce qu'il fallait pour la mise en place du GRAND ISRAËL, l'Etat hébreu  peut se permettre, et doit même mettre un terme à sa politique agressive trop voyante, l'aubaine d'un accord est  souhaitable dans ses propres intérêts

Après cette première démarche palestinienne, certains dirigeants israéliens feront la moue, comme pour les "Accords d'Oslo". Cette fois-ci, il n'y aura sans doute pas de célébrations officielles, ni  d'embrassades à Washington sous le regard attendri d'Obama, mais pas à pas, les deux partenaires vont se concerter sous les regards attendris des "belles âmes" qui militent depuis si longtemps pour la paix

 Quant aux dirigeants israéliens qui tous s'entendent comme larrons en foire, ils vont bien se résoudre à conclure la "paix des braves", dont l'Autorité palestinienne, comme pour les "Accords d'Oslo" va tirer tous les bénéfices, car tous les gredins  vont pouvoir pousser leurs soupirs de soulagement en nous faisant comprendre que de la maison Palestine ils ont sauvé les meubles et qu'il faudra tout reconstruire et tant pis pour ceux qui resteront à quai ou seront les dindons de cette farce qui se joue depuis presque vingt ans

 

Face aux pressions multiples, il est sûr et certains, les dirigeants israéliens vont, dans des temps proches,  bien signer un "solde pour tout compte" à moins que le Hamas remette le feu aux poudres,  et mette l'Autorité palestinienne hors d'état de nuire, et remette les compteurs à zéro en engageant le peuple de Palestine dans la RESISTANCE

 

Quelques autres remarques

Je  n'ai rien d'autre à dire aux palestiniens que: "Méfiez-vous des traîtres, tout particulièrement de ceux qui vous ont trahi en offrant sur un plateau d'argent la reddition de votre première Intifada à qui Rabin s'était juré de casser les reins" Arafat et sa clique qui sont au pouvoir, dont le très honorable Elias Sanbar (cheville ouvrière des iniques "Accords d'Oslo") , il importe de les réduire au silence et soutenir toute forme de résistance armée

Mais ce qui m'importe le plus, ce que je fais depuis 67, c'est la dénonciation de toute forme de COLLABORATION avec Israël, puissance coloniale qui mène avec constance, quels que soient les dirigeants la finalisation du projet sioniste: le GRAND ISRAËL

 

Ce n'est pas à  cause de la puissance militaire d'Israël qu'on peut imputer l'absence de volonté de résistance mais bien à ARAFAT et sa clique de "collabos," qui en échange d'une reconnaissance bidon par Israël de l'O.L.P comme représentant du peuple palestinien et d'Arafat comme Président d'une entité palestinienne autonome, ont interdit et réprimé toute forme de résistance

 

Les "Accords d'Oslo" autorisent Israël à poursuivre sa colonisation de la Palestine pour assurer sa sécurité, c'est à dire mettre en place le GRAND ISRAËL dont Rabin a toujours été un fervent partisan

 

Arafat ne pouvait pas signer la paix avec Barak parce que dès son retour en Palestine il se serait fait liquider, et en bon opportuniste il a pris le train en marche en soutenant , formellement la deuxième Intifada, dans l'espoir de rééditer sa première démarche en 93 avec Rabin. Mais Sharon n'avait nul besoin de ce "pantin", et c'est avec un certain brio politique qu'il a pu démontrer la lâcheté d'Arafat qui tout en discourant a laissé les mains libres à l'armée israélienne pour réprimer toute résistance et s'est laissé lamentablement humilié pour se faire passer comme "martyr"

 

Je ne comprendrai , sans doute jamais, plutôt je n'accepterai jamais cette veulerie d'Arafat qui dès 1973, avec "Septembre Noir" n'aura été qu'un sinistre COLLABO, en engageant les forces de résistance de l'O.L.P dans des aventures minables, troubles, d'abord en Jordanie et ensuite au Liban  au lieu de les engager dans une "Lutte de Libération Nationale"

 

 

Il n'est pas question que j'aille me battre là bas."La lutte de libération nationale" que je soutiens depuis septembre 1967 est l'affaire des Palestiniens. Ce qui est en cause c'est bien le renoncement à toute forme de résistance armée décrétée par Arafat et sa clique de collaborateurs dont l'éminent Elias Sanbar, architecte des "Accords d'Oslo"

 

Ce qui est en cause c'est le soutien accordé par la quasi totalité des organisations pro palestiniennes à toutes formes de négociations avec Israël qui ne peuvent aboutir qu'à la liquidation du peuple de Palestine, dans l'exacte mesure où dans une négociation entre un vainqueur et un vaincu les dés sont pipés

 

Quand on me rétorque, les Palestiniens ne sont pas soutenus par les pays arabes, c'est faux.

Ceux des Palestiniens comme le Hamas et le Hezbollah qui ont maintenu le cap sur la "lutte de Libération" sont fournis en armes, alors que les "collabos" font leur sale boulot de collaboration, comme cette demande de "reconnaissance" applaudie  par les "belles âmes" ou les "imbéciles heureux" Imaginons un seul instant que le Fatah se fût allié aux différents mouvements de résistance qui ont eu lieu depuis 1994, Israël aurait été dans de beaux draps

 

Tiens, aujourd'hui on parle d'un empoisonnement d'Arafat, et nos "belles âmes" accusent Sharon. C'est complètement stupide, Sharon a fait ce qu'il avait à faire, il a humilié Arafat qui en acceptant cette humiliation  est arrivé à se faire passer pour un martyr et faire oublier sa fonction évidente  de collaborateur, puisqu'à aucun moment il n'a esquissé le moindre geste de résistance face à  la répression sauvage de TSAHAL La résistance écrasée, Arafat, lors d'une sortie autorisée par Sharon a poussé le ridicule en allant sur les décombres de Jénine, à saluer les morts, à appeler les Palestiniens à résister alors qu'il restait calfeutré dans les ruines de Ramallah, et à dire "Ici c'est Jéningrad"

Si quelqu'un a pu empoisonner Arafat, cela ne peut être qu'un  résistant palestinien

 

 

Pour clore je me permettrais quelques rappels utiles en citant Edward Saïd : « On a beau se lamenter, voire même souhaiter se venger, d’une manière ou d’une autre, des vies perdues et de la souffrance infligée à des innocents par la violence palestinienne, je pense que l’on doit dire aussi, malgré tout, qu’aucun autre mouvement nationaliste que celui des palestiniens n’a été si injustement pénalisé, diffamé et soumis à des représailles disproportionnées pour ses crimes. La politique israélienne de contre-attaques punitives (ou terrorisme d’Etat) semble être de tuer de 50 à 100 Arabes pour chaque Juif mort. La dévastation de camps de réfugiés au Liban, d’hôpitaux, d’écoles, de mosquées, d’églises et d’orphelinats, les arrestations arbitraires, les déportations, les destructions de maisons, les mutilations et la torture de Palestiniens en Cisjordanie et à Gaza… tout cela, plus le nombre de morts palestiniens, la dimension des pertes matérielles, les privations physiques, politiques et psychologiques, ont énormément excédé les dommages causés aux Israéliens par les PalestiniensEdward Saïd, "The Question of Palestine

Remarque

Certains peuvent nous objecter que Israël et les U.S.A ont vo et laissent entendre qu'il s'agitté contre, d'autres pays se sont abstenus  et laissent entendre qu'il s'agit d'un pas en avant pour le peuple de Palestine

A y voir de plus près, il faut reconnaître que l'O.N.U sous l'égide des U.S.A s'est permis une manoeuvre assez subtile. Elle affirme une certaine indépendance en faisant semblant de s'opposer aux U.S.A mais se garde bien de voter au 2 tiers de ses membres pour éviter la tentation d'une demande plus conséquente, cele du statut de memebre à part entière, ce qui lui donnerait un certain  pouvoir dans les futures négociations qui ne  tarderont, sans doute pas

Israël en votant contre laisse ententendre son "intransigeance" pour mieux mettre en avant sa "générosité" quand ses dirigeants nouvellement élus, donc représentatifs de la voix du peuple seront confrontés aux dirigeants palestiniens actuels qui comptent bien  bénéficier d'une victoire électorale en faisant miroîter à un peuple fatigué la perspective d'une paix "honorable"

Ce plan subtile risque bien de capoter quand les palestiniens se rendront comte que depuis vingt ans il se sont fait "baiser" par cette bande de "traîtres".

Mais face aux pressions de toutes ces "belles âmes" qui militent pour la "paix des braves", il n'est pas sûr que PALESTINE VAINCRA

 

http://blogs.mediapart.fr/blog/fxavier/301112/palestine-un-strapontin-lonuune-sinistre-farce

 
http://soutien-palestine.blogspot.co.uk/2012/11/palestine-un-strapontin-lonuune.html#more

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Leila Shahid : notre stratégie non violente face à Israël est un échec

... malheureusement, la stratégie de ma direction, la mienne, celle que je défends maintenant depuis 45 ans, elle a échoué. Dites-moi à quoi ont servi les négociations pendant 20 ans ? Nous avons commencé à négocier à Madrid en 1990. On a continué en 1993, on a arrêté la lutte armée, on a voulu montrer qu’on était respectueux du droit international, et Israël nous a donné une claque.

 

 

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