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24 décembre 2012 1 24 /12 /décembre /2012 00:10
Francois-Hollande-Alger
 
Algérie : Au-delà du devoir d’inventaire, la nécessaire réconciliation
Global Research, décembre 20, 2012

«La colonisation a été un système inéquitable et oppresseur. La guerre d’Algérie a produit, comme toute guerre, des tragédies humaines. Dire cette vérité, n’est pas rajouter du malheur à la douleur, c’est accomplir notre devoir à l’égard de toutes les victimes de cette période»
François Hollande juillet 2006

«C’est aux historiens et aux chercheurs des deux pays d’entamer un véritable travail commun de lecture de cette Histoire dense et riche, marquée par des hauts et des bas qui témoignent de l’intensité de nos relations. Mais d’un point de vue politique et stratégique, je ne peux que réaffirmer l’obligation pour l’Algérie et la France de travailler ensemble tant leurs interdépendances sont nombreuses. Nous avons une responsabilité devant nos peuples.»
Abdelaziz Bouteflika décembre 2012

Le président français François Hollande nous rend visite. Qu’il soit le bienvenu dans cette Algérie avec laquelle, dit-on, il a une réelle empathie. Pour la clarté des choses, nous allons en honnête courtier situer le contexte, le bien-fondé et les attendus de cette visite, dont une fois de plus, les Algériens attendent beaucoup. Cinquante ans de relations tumultueuses, le fossé est toujours aussi béant, faut-il comme l’a suggéré Bernard Kouchner, attendre une éclaircie dans les relations algéro-françaises avec le départ darwinien de la génération de Novembre ?. Est-ce l’Africain qu’est l’Algérien est enfin sorti de l’histoire? Cette phrase a fait beaucoup de dégâts dans l’imaginaire algérien au même titre que ce tremblement de terre qui eut lieu un matin de 1830 et dont les répliques se font encore sentir.

Les Algériens n’ont pas jailli du néant. L’apport de l’Islam

S’agit-il d’une visite à caractère économique? La frustration serait grande! En fait, pour la France, l’Algérie doit demeurer ad vitam aeternam un marché à l’instar des paléo-relations métropole-province. Le monde a profondément changé mais le fond rocheux des relations algéro-françaises est resté celui d’un 5 juillet 1962 date à laquelle l’Algérie et la France se sont séparées dans la douleur. Akram Belkaïd rapporte les propos d’un haut responsable algérien qui déplore cet échange marchand sans sédimentation après 50 ans d’un réel savoir-faire en Algérie: « On se croirait revenus au début des années 1980, quand Pierre Mauroy et Edith Cresson nous sommaient d’acheter du Made in France pour aider la gauche française au pouvoir. C’est un peu le même discours qui nous est servi en ce moment. Aujourd’hui, nous voulons parler de partenariat et de co-localisation, et, en face, il n’est question que de nous fourguer (sic) des produits français que, de toutes les façons, nous achetons déjà ou que nous pouvons acheter ailleurs.»(1)

L’Islam et les Arabes, tant diabolisés par les hommes politiques et une presse aux ordres, ont eu leur heure de gloire. Dans cet ordre, il est bien connu que le tempérament algérien s’accommode mal de l’injustice, de la «hogra» du rapport à la dignité . Aussi et au risque d’être redondant , quelques éléments sur se socle rocheux algérien constitué par l’identité et la religion «J’ai toujours ressenti écrit André Miquel, une estime particulière pour Ma’mûn, ce fils du fameux Haroun al-Rachid. Au IXe siècle, alors que l’Occident chrétien peine à sortir d’une époque de troubles, ce calife de Baghdad encourage la traduction en arabe des oeuvres grecques, fonde un institut des sciences et invite ses frères à discuter des rapports entre religion et raison, débat aujourd’hui encore d’une étonnante actualité. J’ai donc voulu le faire revivre en renouant avec un genre très en honneur dans la littérature arabe classique: les maqâmât, des entretiens autour d’un sujet convenu ou sans programme préétabli. Les Lumières sont certes un phénomène occidental, directement lié à l’évolution des sciences et du christianisme. Mais ce mouvement a pu dans certains pays être orchestré ou favorisé par un pouvoir “éclairé” : Louis XV, par le relais de Madame de Pompadour, ou Frédéric II de Prusse ont fait au XVIIIe siècle ce que Ma’mûn a tenté au IXe, favoriser les sciences et les arts. Certes, ce calife n’a pas tout inventé: les traductions des oeuvres grecques avaient commencé avant lui et le mouvement s’est amplifié du fait de l’ouverture du monde musulman à l’Iran et à l’Inde. (…) Ce que j’ai voulu montrer, c’est l’ouverture d’un Islam trop oublié aujourd’hui. Les chrétiens et les juifs restaient libres de pratiquer leur foi, avec l’assurance de la protection du pouvoir. (2) Non les Musulmans n’étaient pas des barbares !

Dans ce cadre aussi, l’amnésie savamment entretenue fait que le sort peu enviable fait aux Algériens «ces pelés, ces galeux d’où viennent tous les maux» de la France à en croire Marine Le Pen, nous interpelle en conscience. Ces Algériens ont décidé de vivre en France, pour l’immense majorité d’entre eux veulent vivre en paix, leur spiritualité à l’ombre des lois de la République tout en apportant leur part culturelle à l’image de la France.

C’est donc de dignité qu’il s’agit aussi quand on voit les chaînes interminables pour aller mendier un hypothétique visa qui ne vient pas. Pire encore, la France des droits de l’homme a une position singulière s’agissant des intellectuels et universitaires. Le visa est distillé parcimonieusement, pourtant là encore si la francophonie est ce qu’elle est, c’est que quelque part les universitaires et intellectuels algériens la «nourrissent» en lui permettant de résister au raz-de-marée de l’anglais.

Pour Alain Ruscio: «(…) Il y a encore beaucoup de Français et d’hommes politiques qui sont dans la situation de penser, non plus qu’il y a d’un côté la civilisation et de l’autre la barbarie, mais que notre civilisation est plus tolérante, plus humaine, plus humaniste que les autres. L’autre aspect c’est que la France, là aussi, a avec le monde arabo-berbère en Afrique du Nord et plus encore en Algérie, une spécificité qui concerne le racisme anti-maghrébin, plus anti-algérien. C’est le racisme le plus ancré en France et qui agit. Il convient de noter que ce racisme anti-arabe et anti-maghrébin est plus ancien que la Guerre d’Algérie, les premiers textes assimilant barbarie et monde musulman datent des croisades.»(3)

Le devoir d’inventaire de la reconnaissance de l’oeuvre algérienne pour la France

En réponse au négationnisme des «nostalgériques» il est nécessaire de revenir sur la clochardisation de la société algérienne, pour reprendre une expression de Germaine Tillon. Tout au long de ces 132 ans, l’oeuvre coloniale ne fut pas positive car le fameux bréviaire a été décliné de toutes les façons possibles. Certes, nous l’avons écrit: à titre individuel des instituteurs, des médecins, des Européens admirables tentèrent d’alléger les souffrances des Algériens, mais ils furent en petit nombre. Nous leur serons à jamais reconnaissants. Les rares Algériens instruits furent des voleurs de feu. Moins d’un millier d’Algériens formés en 132 ans. Après la conquête brutale, la politique du talon de fer, du sabre, et avant celle du goupillon, ce fut la curée, imaginez la Casbah dont le trésor fut évalué à plus de 200 millions francs or, pillé. Tout fut bon pour être arraché à ses propriétaires, une nuée d’agioteurs mit en coupe réglée une Algérie ouverte à tous vents. Pour l’histoire, des Algériens furent recrutés dans les troupes françaises depuis 1837 (les fameux turcos) on parle justement de ces zouaouas recrutés par tous les moyens – la famine, la peur-) que l’on appela les zouaves au point que la statue du zouave du pont de l’Alma indique les crues de la Seine. Ils furent ensuite envoyés lors la guerre du Levant en 1865… Ensuite, ce fut la guerre de Crimée, puis la guerre de 1870: parmi les plus braves, on cite les Algériens qui arrivèrent à enlever une colonne à Wissembourg, moins d’une centaine de rescapés sur les 800 du fait d’un chassepot allemand qui fit des ravages. Après le cauchemar de Verdun et du Chemin des Dames, des milliers d’Algériens y laissèrent leur vie ».(4)

« Lors de la Seconde Guerre mondiale, les troupes coloniales furent, d’emblée, massivement intégrées aux plans de bataille et, placées en première ligne, notamment à Monte Cassino le 22 mai 1944. Il y eut 140.000 soldats algériens. Il y eut 14.000 morts et 42.000 blessés. Ce sont, en partie, ces soldats qui revinrent ensuite au pays, pour voir leurs familles massacrées un jour de mai 1945… Enfin, la part du sang et de la bravoure est illustrée par un fait ignoré: l’apport des Algériens à la résistance française à une époque où des Français abandonnèrent leurs concitoyens de confession juive. Les Algériens du FTP (Francs-tireurs partisans) avaient aussi pour mission de secourir et de protéger les parachutistes britanniques et de leur trouver un abri.»(4)

Les «trente glorieuses» réussirent aussi grâce à l’apport des Algériens qui, après avoir versé leur sang pour la France, aidèrent massivement pour sa reconstruction. On ne peut passer sous silence l’apport culturel de l’Algérie. Pourtant, malgré tout ce déni de personnalité, l’Algérie eut aussi sa part, souvent la plus terrible dans le rayonnement de la France, à la fois pour défendre ses frontières, développer son économie, et participer par l’enseignement du français au rayonnement culturel de la France qui peine à résister- même à l’anglais- la vulgate planétaire- selon le bon mot de Pierre Bourdieu. Les Algériens ont donc fait fructifier le «butin de guerre» que fut la langue française, à telle enseigne que l’Algérie paradoxalement est le deuxième pays francophone, elle a donc non seulement défendu la langue, l’a enrichie en lui adjoignant des termes spécifiquement algériens mais, cerise sur le gâteau, offert à l’Académie française une écrivaine de talent en la personne d’Assia Djebar. En 2012, d’une façon ou d’une autre, 36 millions d’Algériens parlent, pensent et achètent à des degrés divers français. Mieux encore, une grande partie de la matière grise est attirée par la France qui reçoit ainsi, sans avoir dépensé un sou, la fine fleur de l’Algérie. Cette élite écrit le docteur Souilamas, grand chirurgien des hôpitaux de Paris, peut être un formidable levier de la coopération bilatérale. «Ils ont échangé, dit-il, le “marteau-piqueur ou la truelle contre le bistouri ou le stéthoscope, le mépris, le chantier contre l’hôpital, les travaux publics contre la médecine. Ils peuvent au mieux passer de manoeuvre à ouvrier qualifié”» (4)

«L’apport de l’Algérie assurément, est objectivement à mettre sur le compte de l’oeuvre positive de l’Algérie pour la France. Le peuple de France doit savoir qu’au sortir de la guerre, l’Algérie était profondément meurtrie sur une population de huit millions d’habitants, deux millions de personnes furent déplacées et regroupées pour couper les combattants algériens de leur base arrière, 10.000 villages furent brûlés, ce fut une intégrale de l’horreur, une sorte de condensé sur huit ans des horreurs de l’invasion. A bien des égards, les perturbations existentielles qui nous occupent, sont des répliques d’un tremblement de terre qui a eu lieu le 5 juillet 1830… Il est immoral que la France considère qu’elle a soldé ses comptes en 1962. C’est cela aussi la vraie dette de la France.»(4)

Les tentatives multiples pour le rapprochement

Pour rappel, les relations tumultueuses de ce couple infernal qui, malgré tout, –du fait des multiples liens, Jacques Chirac disait qu’un Algérien sur sept à des liens avec la France- ne veut pas divorcer. On le sait, il y eut des avancées notables et des reculs. On se souvient que Jacques Chirac avait ainsi fait reconnaître par son ambassadeur, Hubert Colin de Verdière, le massacre de Sétif en 2005. Il a essayé d’aller jusqu’au traité d’amitié en 2003, et l’année de l’Algérie en 2003 a été un succès. Au début des années 2000, Alger et Paris planchaient sur la signature d’un Traité d’amitié censé clore la période heurtée de l’après-indépendance. Après le passage calamiteux de Nicolas Sarkozy bien conseillé par les Bruckner, sur «la tyrannie de la repentance» exprimera un choix, un parti pris et encouragera une écriture révisionniste de l’histoire en confiant la fondation pour la mémoire de la Guerre d’Algérie à des historiens révisionnistes et des associations Algérie française. A l’occasion du 50e anniversaire de l’indépendance de l’Algérie, François Hollande avait adressé une lettre au président Bouteflika dans laquelle il estimait qu’il y «a place désormais pour un regard lucide et responsable» de la France sur son passé colonial en Algérie.

Le 17 octobre dernier, le président Hollande écrivait: «Le 17 octobre 1961, des Algériens qui manifestaient pour le droit à l’indépendance ont été tués lors d’une sanglante répression. La République reconnaît avec lucidité ces faits. Cinquante et un ans après cette tragédie, je rends hommage à la mémoire des victimes.»

Qui empêche la France, celle qui se revendique des droits de l’homme de se grandir en reconnaissant aussi à la fois son devoir vis-à-vis de l’histoire et sa faute pour l’aventure coloniale? Certes, on peut disserter sur la responsabilité des enfants des actes de leurs parents, comme l’ânonnait Sarkozy mais, est-il juste de ne sortir ce faux argument qu’en ce qui concerne l’aventure coloniale? Et les autres fautes de la France qu’elle n’arrête pas d’expier?

On le voit, la France avance avec parcimonie, il a fallu plus de quarante ans pour que les « événements d’Algérie » soient reconnus comme étant la « guerre d’Algérie ». Pourquoi ne pas traverser le Rubicon et déclarer par exemple à l’instar du préambule des Accords de Nouméa de 1998 sur l’indépendance de la Nouvelle Calédonie que « la colonisation a été une domination étrangère imposée aux populations autochtones, qu’elle a été destructrice des sociétés et des cultures ? »Cela ferait avancer considérablement les choses et arrêter de perdre du temps tant les chantiers du futurs sont importants pour bâtir une nouvelle relation d’égale dignité mutuellement profitables.

Comment nous voyons l’avenir?

Dans une interview à l’Agence France-Presse, le président de la République, Abdelaziz Bouteflika, a déclaré en substance: «Ce que l’Algérie attend de la France, c’est un accompagnement dans le processus de développement économique, social et humain, un vaste chantier en cours de mise en oeuvre et qui nécessite un perfectionnement de l’élément humain, un transfert technologique réel et un partenariat gagnant-gagnant dans le système productif». Dans dix ans, il n’y aura plus de mémoire vivante ou si peu et le contentieux s’éteindra de lui-même sans que la France contrairement aux Etats- Unis -qui ont exorcisé leur histoire vietnamienne- ne regarde son histoire coloniale en face. Le virage porteur d’avoir c’est ici et maintenant. La réconciliation ne peut démarrer qu’à partir d’un geste fort que nous attendons. Le souhait algérien d’une relation forte et dynamique rappelle à s’y méprendre les fondements du traité de l’Elysée en 1963 entre la France et l’Allemagne.

Alors, tout sera permis. Nous connaissons la situation délicate de l’économie française avec un déficit abyssal et un commerce extérieur qui peine à redécoller. Nous connaissons les besoins énergétiques de la France et l’Algérie peut y subvenir dans un partenariat gagnant-gagnant avec une parole désarmée d’égal à égal comme elle le fait avec les autres partenaires. Elle a en face d’elle un pays qui parle le français, le deuxième après la France. On dit que la France connaitra un déclin devant les nouveaux pays qui émergent; à elle de faire le choix car la mentalité de l’empire AOF et AEF a vécu. A la France d’inventer une nouvelle relation apaisée avec l’Algérie en tournant le dos au discours de Dakar à cette position grandiloquente et condescendante quand ils s’adressent aux Algériens.

Alors tout sera possible. L’avenir de la France c’est le Sud. C’est son flanc méditerranéen. Sans être naïf, rêvons d’un partenariat de Tamanrasset à Dunkerque, avec 100 millions de locuteurs de la langue française, 100 millions de consommateurs, une profondeur stratégique de 3500 km, une jeunesse exubérante, des chantiers titanesques, reverdir le Sahara, développer le renouvelable avec un réel potentiel. Il faut pour cela des universités en commun, des recherches communes. De plus, la «réparation» élégante, généreuse peut revêtir la construction par la France d’une grande bibliothèque numérique comme celle d’Alexandrie pour effacer la douleur de l’incendie de la Bibliothèque nationale en juin 1962. Ce serait un geste fort. En définitive, la France a une chance historique de tourner la page et d’écrire l’avenir avec l’Algérie dans une région qui sera de plus en plus tumultueuse, une région où l’Algérie, avec sa profondeur stratégique sera un acteur majeur. Alger vaut bien une messe…

Pr. Chems Eddine Chitour

Ecole Polytechnique enp-edu.dz

 

1.http://www.slateafrique.com/100119/hollande-alger-pour-l-apaisement-et-le-commerce
2. A. Miquel: Connaître son héritage arabe n’empêche pas d’être français. Le Point 14 12.2012
3. Alain Ruscio. Historien: «Une déclaration du président Hollande.» El Watan 15.12.12
4. Chems Eddine Chitour : http://www.mondialisation.ca/ce-que-fut-la-colonisation-l-oeuvre-positive-de-l-alg-rie-envers-la-france/31691

 

Copyright © 2012 Global Research
http://www.mondialisation.ca/algerie-au-dela-du-devoir-dinventaire-la-necessaire-reconciliation/5316324
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22 décembre 2012 6 22 /12 /décembre /2012 22:29

 

Easy does it! Gerard arrives in Italy, bit will it be a short break or is he en route to Belgium?

Easy does it! Gerard arrives in Italy, bit will it be a short break or is he en route to Belgium?


Nouvelobs.com
http://www.dailymail.co.uk/tvshowbiz/article-2251340/Adieu-France-Gerard-Depardieu-lands-Rome-renouncing-French-citizenship.html#comments, 22 12 2012

 

>> Les Images de Gérard Depardieu à l'aéroport de Rome

 

 

 

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9 décembre 2012 7 09 /12 /décembre /2012 16:19

 

Oscar Niemeyer : le porteur universel d’humanité dans nos villes et nos vies 

2011-12-16niemeyer

Nous le savions très malade depuis plusieurs semaines et nous nous apprêtions à lui expédier une nouvelle fois une carte d’anniversaire pour sa cent cinquième année, qu’il allait atteindre juste dans quelques jours, le 15 décembre. Et voilà que mercredi, au soir, Oscar Nieameyer, l’architecte aux six cents œuvres à travers le monde, dont le siège des Nations unies, la ville monde Brasilia, le siège du Parti communiste français, ou encore la bourse du travail de Bobigny, la maison de la culture du Havre, l’ancien siège de l’Humanité, ou l’église de Saint-François-d’Assise, nous a définitivement quittés. Il nous laisse avec nos larmes de tristesse.

Oscar était tout à la fois un sage, un créateur, un combattant de la liberté qui avait été contraint de s’exiler chez nous en France, chassé par la dictature brésilienne. Ce grand communiste inépuisable aura participé aux mouvements d’émancipation en cours en Amérique latine. 
Il s’en réjouissait et les soutenait ardemment. Créateur, disciple de Le Corbusier, il s’attachait sans cesse à ce que l’œuvre architecturale 
ne soit jamais séparée de ce à quoi elle est destinée.

Il avait à cœur de ne jamais recopier ou répéter ce qui avait déjà été fait ou déjà vu. Pour lui, « l’architecture (était) une perpétuelle invention ». Il faut être un génie pour rendre souple et chaleureux le béton, marié avec le verre, comme il le faisait. C’est peut-être son beau tempérament latino-américain et de citoyen du monde qui faisait de lui l’inventeur des « courbes libres et sensuelles ». Les lignes droites ne l’intéressaient pas, répétait-il à tous ces jeunes architectes qui, venus du monde entier, voulaient partager un peu de son art 
et de son immense culture.

Travailleur infatigable, il se mettait chaque matin à sa table à dessin avec sous les yeux, derrière une immense baie vitrée, la plage de Copacabana. Ces dernières années, c’est en fauteuil roulant qu’il se rendait à son atelier, véritable bain de jouvence pour l’immense créateur dont plus de trente chantiers à travers le monde sont en cours de réalisation.

Oscar Niemeyer était chaleureux, attaché 
à notre journal l’Humanité, dont il avait dessiné, en collaboration avec Roland Leroy, l’ancien siège. Ce fut un crève-cœur d’être obligé de le vendre pour tenir, face à la pression économique. Lorsque je l’en avais informé, c’est lui, avec son merveilleux accent, qui m’avait remonté le moral et demandé de faire face aux nécessités, dans l’intérêt de l’Humanité.

Nous pleurons un grand créateur, un ami, 
un camarade. Nous ne saurons jamais assez 
le remercier.

Oscar Niemeyer était tout à la fois un sage, un créateur, un combattant 
de la liberté.

 

http://patricklehyaric.net/2012/12/06/oscar-niemeyer-le-porteur-universel-dhumanite-dans-nos-villes-et-nos-vies/

//

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25 novembre 2012 7 25 /11 /novembre /2012 22:31

 

 

Les indépendantistes remportent les élections législatives en Catalogne

 

Selon les premiers sondages diffusés par la chaîne TV3, les partis souverainistes ont remporté la majorité lors des élections législatives dimanche en Catalogne.

Convergencia i Unio, la formation du président de la Généralité, Arturo Mas, recule mais reste la première formation politique, son leader ayant toutes les chances de conserver son poste.

La volonté de réaliser lors de la prochaine législature une consultation populaire destinée à déterminer une possible indépendance de la Catalogne a été réaffirmé dès l'annonce des résultats par le responsable de la campagne de Convergencia i Unio

La gauche catalane et les partis catalans sont ceux qui ont le plus progressé dans ce scrutin. Les socialistes, représentés en Catalogne par le Partit dels Socialistes (PSC) ont connu une véritable déroute et seraient désormais devancé par l'antenne locale du PP de Mariano Rajoy, le chef du gouvernement espagnol.

FranceTVinfo

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21 novembre 2012 3 21 /11 /novembre /2012 15:17

 

UMP : le camp Fillon revendique à nouveau la victoire, les voix de trois DOM-TOM oubliées
Publié le 21/11/2012 | 14:51 , mis à jour le 21/11/2012 | 15:16
Copé pourrait offrir une vice-présidence à fillon © Reuters François Fillon

PRESIDENCE DE L'UMP – Enième coup de théâtre dans la course à la présidence de l'UMP ! Le camp de François Fillon revendique officiellement la victoire de l'ancien Premier ministre face à Jean-François Copé, mercredi 21 novembre. Les trois lieutenants de François Fillon, Eric Ciotti, Valérie Pécresse et Laurent Wauquiez, demandent à la commission électorale de l'UMP (COCOE) de revenir sur les résultats proclamés lundi soir, et qui donnaient 98 voix d'avance au député-maire de Meaux.


Selon eux, 1 304 voix ont été oubliées. Il s'agit de celles de Nouvelle-Calédonie, Wallis-et-Futuna et Mayotte, qui n'auraient pas été prises en compte dans le décompte final. D'après leur décompte, François Fillon l'aurait finalement emporté avec 26 petites voix d'avance. Ce dernier a donc demandé à Alain Juppé, le président fondateur de l'UMP, "d'assurer de façon transitoire" la direction du parti "afin de trouver les voies et moyens de sortir de l'impasse".

"Le temps électoral est terminé. (...) Les résultats ont été proclamés. Tant qu'il n'y a pas une autre décision, le président reste le président", a répondu Jean-François Copé mercredi après-midi, opposant une fin de non-recevoir au clan Fillon.


Selon les informations du service politique de France 2, le président de la commission électorale de l'UMP, Patrice Gélard, a toutefois reconnu avoir effectivement oublié de compter les voix des trois territoires d'outre-mer.


Suivez l'évolution de la situation en direct :

 

http://www.francetvinfo.fr/le-camp-fillon-conteste-l-election-de-cope-a-la-tete-de-l-ump-et-demande-a-la-cocoe-de-recompter-les-voix_173691.html

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7 novembre 2012 3 07 /11 /novembre /2012 05:19

 


http://www.wmaker.net/xibarmultimedia/VIDEO-BARACK-OBAMA-ELU-44E-PRESIDENT-DES-ETATS-UNIS-Discours-du-premier-president-noir_a13496.html

[ VIDEO ] BARACK OBAMA ELU 44E PRESIDENT DES ETATS UNIS (Discours du premier president noir)

 

Il est maintenant à peu près certain qu'Obama soit réélu. Il a l'Ohio avec lui (Etat clef), et la Floride devrait tomber dans son escarcelle (Source TV5 Monde)

 

Si c'est confirmé définitivement, on échappera au pire : Au libéralisme fou de Romney, sacrifiant totalement l'Etat et les populations les plus pauvres, au néoconservatisme insensé de Bush, à la soumission totale à israël et sans doute à la guerre contre la Russie.

 

Attention aux blocages de la politique avec une Chambre des Représentants républicaine (le Sénat resterait démocrate)...

 

A suivre, eva R-sistons 

 

NB : Il n'est pas exclu que Romney gagne le vote national (et qu'il faudra recompter les voix). Mais Obama a avec lui les "Grands électeurs".

 


Maintenant c'est officiel, Obama a plus que les 270 grands Electeurs nécessaires, il est Elu (5 h 40, 275 Electeurs)

 

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La réélection d'Obama ne règlera rien

Si Romney avait été président, à n’en pas douter, le traitement aurait été plus douloureux pour le patient, avec le risque que l’éclopé, non anesthésié, réagisse méchamment sur la table d’opération et se révolte avant que d’être asphyxié. Obama président, c’est différent, le patient chloroformé – anesthésié – subira l’ablation de son porte-monnaie sans trop souffrir; il suffira de bien le contrôler au moment de s’éveiller.

 

 

Il y a effectivement des différences cosmétiques et politiques entre le parti Démocrate et le parti Républicain. La faction Démocrate représente les capitalistes monopolistes industriels, le secteur des technologies nouvelles et la bureaucratie syndicale collaboratruce, alors que la faction Républicaine représente les pétroliers, les banquiers, les capitalistes financiers et les sectes hystériques du « Bible Belt »; tandis que les mafieux et les bandes criminelles se répartissant équitablement entre les deux formations.


Les Républicains pensent qu’il faut commencer par matraquer les ouvriers et les citoyens lambda, puis les assommer de propagande terrifiante à propos de la sécurité et de tous ces dangers suite aux crimes de guerre de l’armée américaine que les frères des assassinés souhaitent venger.


Les Démocrates préfèrent apaiser l’ouvrier, et lui présenter de multiples considérations compliquées, puis le chloroformer de promesses et de publicité, et à la fin seulement matraquer ceux qui demeurent révoltés.


L’élection de Romney aurait certainement soulevé inutilement les bobos indignés – vexés de ne pas être écoutés démocratiquement-futilement. Aucun doute que l’industrie de la pétition en série aurait fait de bonnes affaires. Des millions de bobos auraient barbouillé des dizaines de pétitions sur la violence faite aux canins, sur les aérosols et le pergélisol, sur la pollution par le son et les ions, sur la barbe du père Noël ainsi que pour exiger que la pauvreté soit stigmatisée (pétitions réellement observées sur le site mondial des pétitions). Quelques agités se seraient fièrement retrouvés au journal télévisé pour dénoncer les riches affamés de profits et pour les supplier de plus de compassion.


Lire la suite

 

http://les7duquebec.org/7-au-front/anesthesie-ou-a-froid-romney-ou-obama/

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Une militante républicaine range son Mitt Romney à Savannah à la toute fin de la campagne (Stephen Morton/AP/SIPA)

Une militante républicaine range son Mitt Romney à Savannah à la toute fin de la campagne (Stephen Morton/AP/SIPA)

http://tempsreel.nouvelobs.com/presidentielle-us-2012/20121107.OBS8422/pour-les-republicains-l-heure-est-aux-reglements-de-compte.html.

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Obama : la victoire désenchantée

Posted: 06 Nov 2012 11:37 PM PST

 

Hier, les électeurs étasuniens se sont exprimés. Après une campagne où l’enthousiasme des démocrates était bien moindre qu’en 2008 et où les républicains ne l’étaient guère plus, c’est finalement Barack Obama qui l’emporte, de justesse en nombre de voix, plus largement en nombre de délégués.
Gueule de bois politique
Nous sommes bien loin de la vague d’enthousiasme de 2008, qui avait porté Obama au pouvoir, ou même de la réélection de Ronald Reagan en 1984. La faute à une crise qui a fait beaucoup de mal au pays, qui a envoyé des millions de personnes au chômage, dont, nouveauté, une grande partie le reste, et où des millions d’autres ont perdu leur maison, symbole du rêve national. Parallèlement, l’ascension de la Chine questionne l’actuelle première puissance du monde.
Face à cela, les Etats-Unis hésitent. D’une part, certains poussent à un modèle plus égalitaire, plus solidaire. Les « prix Nobel d’économie », Paul Krugman et Joseph Stiglitz, poussent dans cette direction. C’est le courant qui a porté Obama au pouvoir en 2008 avec son projet d’assurance santé pour tous alors que le néolibéralisme semblait mortellement blessé par sa crise. Mais depuis, les néolibéraux utilisent la montée des déficits et de la dette pour attaquer l’Etat.
Cette vague a été puissante en 2010, au point d’arracher le Parlement aux démocrates. Cette Amérique-là s’oppose aux aides de l’Etat aux banques (en partie à juste titre) mais le cas des constructeurs automobiles, en partie sauvés par l’Etat, démontre que le dogmatisme est mauvais conseiller. Cette frange radicale des Etats-Unis a été enthousiasmée par le discours de Ron Paul qui appelle à un repli massif de l’intervention de l’Etat et une déconstruction de l’héritage rooseveltien.
Deux candidats par défaut ?

Face à cette hésitation entre un nouveau moment Roosevelt et un nouveau moment Reagan, les Etats-Unis n’ont pas été enthousiasmé par les deux candidats de 2012. Le président sortant, malgré l’Obamacare, a beaucoup déçu. Guantanamo n’a pas été fermé. Les lobbys financiers semblent toujours aux commandes de la réglementation de la finance, dont les aides massives sont (logiquement) très impopulaires. Obama n’a pas été le nouveau Roosevelt qu’il aurait pu être.
De l’autre côté, face à des candidats volontiers extrémistes, les républicains ont choisi Mitt Romney faute de mieux. Mieux organisé, plus riche, plus préparé, plus modéré, il a nettement droitisé son discours pour les primaires, avant de revenir au centre dans la dernière ligne droite de la campagne, alimentant le procès en retournage de veste qui lui est fait. Malgré tout, il a réussi à incarner une partie des valeurs de la droite étasunienne : l’esprit d’entreprise et la famille.
Dans une campagne qui a vu un nouveau record de dépenses (plus d’un milliard pour chaque candidat), souvent utilisées pour des publicités extrêmement négatives, c’est finalement Barack Obama qui s’impose. Mais cette victoire est bien plus une victoire par défaut qu’une victoire d’adhésion. Le président sortant l’a emporté grâce aux carences des républicains, qui se sont extrêmement radicalisés, et se sont choisis un candidat très critiquable (entre ses volte-faces, son passé dans un fonds d’investissement, son faible taux d’imposition et le flou de son programme économique).

Finalement, les Etats-Unis ont choisi à la manière de The Economist. Mitt Romney n’a pas convaincu qu’il serait meilleur que le président sortant que ce dernier même si ce dernier à peiner à expliquer pourquoi il voulait un nouveau mandat. Il a désormais quatre ans pour renouer la flamme de 2008.

 

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Wall Street perd les élections

Par Menthalo – En étudiant la liste des supporters de Romney, on retrouve toutes les banques de Wall Street, alors qu’aucune d’elles n’a soutenu Obama.

Après la crise des subprimes qui a frappé le monde de la finance à partir de 2007 avec une phase aigüe marquée par la faillite de Lehman Brothers le 15 septembre 2008, qui a provoqué une crise systémique, l’administration Obama à entrepris de changer les règles de la Finance Américaine. En juin 2009, l’administration Obama a publié son projet de réforme : « Livre blanc de la Réforme sur la régulation financière ». Ce projet a été concrétisé par une loi ambitieuse, la loi Dodd-Franck, votée par le Congrès et signée par le Président Obama le 21 juillet 2010.

Depuis lors, les puissants lobbies de Wall Street ont multiplié les combats d’arrière-garde pour retarder la mise en application de cette loi, en partie soutenu par les gendarmes des marchés des matières premières et métaux précieux, le CFTC, qui n’hésitaient pas à déclarer qu’il n’était pas de leur responsabilité de provoquer une crise systémique. En effet, un des paragraphes de cet énorme document législatif multiforme  interdit les positions dominantes sur les matières premières et les métaux précieux. Or les principales banques américaines ont des positions dominantes, notamment sur l’or et sur l’argent, qui ont permis de maîtriser la valeur apparente des monnaies fiduciaires, en général, et du Dollar en particulier. En supprimant les positions dominantes, les métaux précieux pouvaient s’apprécier librement, amenant de fait une très forte dévaluation générale des monnaies.

En Juillet dernier, après deux ans de combats d’arrière-garde, le CFTC donnait enfin une définition légale du mot « Swap », lançant soudain une course contre la montre de 60 jours de bourse, pour que les Banques influentes de WS suppriment leurs positions dominantes, notamment sur l’or et sur l’argent. A deux semaines de l’échéance fatale, qui aurait amené une ré-évaluation massive de l’or, mais surtout de l’Argent, un juge de Washington remettait  en cause le pouvoir de définir ces positions dominantes du CFTC, retardant encore l’application de la loi.

Les législateurs vont être amené à affiner une fois de plus la loi pour qu’elle soit applicable, tout en renforçant et réaffirmant le rôle des gendarmes des marchés. L’élection d’hier a donné un deuxième mandat à Obama pour cela, mais le même jour, un tiers des représentants du Congrès américain devait être élu. Il semblerait que le Sénat ait conservé une courte majorité démocrate, et la Chambre des représentants une courte majorité républicaine, rendant extrêmement difficile toute avancée législative, comme on l’a vu lorsqu’il s’est agi de relever le plafond de la dette américaine. Ce sujet va revenir sur le devant de la scène dans le mois à venir, puisque le plafond a été atteint.

Wall Street a néanmoins perdu cette nuit

La pression sur les grandes banques va s’amplifier. Souvenez-vous qu’elles ont dû, au début de l’étén présenter leur « Dernières Volontés », un testament au cas où elles seraient mises en faillite, qui doit permettre aux juges de liquidation de clore au mieux toutes leurs positions apparentes ou masquées.

L’Ouragan Sandy plongeant Manhattan dans le noir, où seule la Banque Goldman Sachs était restée allumée grâce à une armée de générateurs électriques, était peut-être un signe du destin. L’Ouragan Sandy annonçait peut-être  la tempête de Wall Street.


Pour les amateurs de prophéties

La ré-élection de Barack Obama conforte la prophétie de Baba Vanga, la grande prophétesse de l’Est, 1916-1996, dont de très nombreuses visions se sont réalisées. Elle avait annoncé que « le Président noir sera le dernier Président des Etats Unis, avant que le pays ne soit divisé. » Obama a été élu une seconde fois. Il n’y aura pas de troisième fois.Nous vivons une époque formidable !

 
33 commentaires

Publié par le 7 novembre 2012 dans Non classé

 

Barack Obama triomphe pour le statu quo

Ce matin, des premiers enseignements peuvent être tirés de la réélection de B. Obama sorti vainqueur du scrutin du 6 novembre 2012.

Sur le plan géopolitique, la nouvelle victoire d’Obama a certainement été une douche froide à Jérusalem pour les jabotinskistes. A peine reconduit dans les affaires, B. Obama n’a certainement pas le désir de voir les cours de l’énergie s’envoler avec une attaque contre l’Iran, réduisant à rien la timide croissance de l’économie américaine. En outre, Obama sait que ses mentors partagent ce même point de vue comme nous l’avons annoncé dans le dernier numéro de LIESI. Il y a un calendrier que d’aucuns veulent gérer dans une certaine paix civile jusqu’en 2016… à moins bien sûr d’un grain de sable providentiel. Certains membres de l’équipe de B. Netanyahu rêvaient d’une victoire de M. Rommey, et sitôt installé à la Maison Blanche de le voir passer à l’action contre l’Iran. L’accalmie est probable et du temps pour avancer tranquillement vers ce Nouvel Ordre Mondial dont les étapes sont bien gérées par le président Obama, comme l’avait d’ailleurs exprimé Henry Kissinger il y a quelques années.

Sur le plan monétaire, aucune flambée des taux américains n’est à attendre à brève échéance comme d’aucuns l’affirmaient dans l’éventualité d’une victoire du candidat républicain. L’accalmie et le scénario actuel devraient dominer. Premier commentaire des banquiers de Citigroup qui s’attendent à «une nette détente sur les taux, une hausse de l’or, un marché actions globalement stable et une pression à la baisse sur le dollar». C’est d’ailleurs bien cela qui se produit ce matin sur les marchés des changes.

On évoque aujourd’hui le «mur budgétaire» [Un ensemble de coupes automatiques des dépenses publiques et de relèvement des impôts de quelque 600 milliards de dollars qui menace le pays si la Maison blanche et le Capitole ne s'entendent pas d'ici la fin de l'année.] Il est difficile d’imaginer qu’aucun accord ne puisse survenir entre les deux groupes démocrates et républicains sur ce point. Nous verrons bien. Commentaire de chez Natixis : «Les tractations sur le fiscal cliff vont demeurer difficiles d’autant que le Congrès actuel restera en place jusqu’au 3 janvier et qu’il faudra trouver un accord courant janvier avant notamment que les exemptions d’impôts ne soient appliquées automatiquement sur les salaires à la source». De toutes les façons, les choix se feront au-dessus de la mêlée, par ceux qui se jouent des agences de notation…

 

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VIDÉO – MISSISSIPPI (USA) : Des étudiants racistes manifestent après la réélection de Barack Obama

by Allain Jules

Le Mississippi semble vivre dans les années 1930. C'est la partie des Etats-Unis où, une frange sérieuse de la population tout comme 46% des républicains, pensent selon un sondage, que, le mariage inter-racial devrait être illégal. C'est ainsi que, dès l'annonce de la victoire de Barack Obama, simultanément, une manifestation contre sa réélection a eu lieu à [...]

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Pourquoi je veux demissionner... de mes rêves


par Slah Pacha, jeudi 8 novembre 2012, 17:47 · 
Je viens parler de l’Homme
Et de ses chances de vie
Et je reconnais qu'à mon temps
Je ne vois plus pour l’homme
Ni d’espoir ni de chance de vie
 
Au niveau où il s’est mis !
L’homme agit, en ses jours
En oubliant  que l’éphémère
Aime changer avec le temps …
En éphémère plus juste
Et plus adapté aux évolutions …
 
Fini le temps des Empires
Fini aussi un monde centralisé,
Qu’on veut enfin  ramasser
Dans un mouchoir d’intérêts…
Fini Le pari sur les différences
Fini les chansons de disparités
 
On ne sera plus vos arabes
Et vous n’utiliserez pas,
Aux mauvaises fins
Ni nos juifs, ni nos chrétiens
 
Demain on ne voudra pas être,
Quelque soit l’alibi ou le pris
Vos champs de combats
Pour alimenter vos bourses
De pétrole  et de guerres
En nous donnant à cultiver
 Vos permis et vos mines
De pauvretés et de faims
 
Nous n’accepterons plus
La  sécurité ou la paix
Garantie de vos mains,
Et de vos pouvoirs de vétos
Qui se font, de nos malheurs
Une impérieuse justification
Pour faire couler notre sang
 
Hier se faisaient les guerres
Pour une histoire de répartition
De territoires et d’intérêts
Aujourd’hui on fait la guerre,
Pour imposer et faire reconnaitre
La richesse des puissants
A la pauvreté des hommes
De toutes les origines
Et de toutes les confessions !
 
Que m’importe, à l’une de mes kasbah
De Jérusalem… Gaza, ou Kélibia
Qu’Obama soit élu Président
Quand il a baigné dans mon sang
Que m’importe les gens du pouvoir
Qui lui reconnaissent un droit
De  faire entendre son penchant
A décimer les chances de la paix
Et à proclamer la puissance de l’intérêt
 
Demain l’homme voudra dessiner
Un autre type d’homme
Plus équitable et plus intelligent
Et qui ne se reconnait pas de filialité,
Aux tenants  de la guerre
Qui veulent se faire gagner
Plus d’armes de destruction
Pour abaisser toute l’humanité
A leurs bottes et à leurs pieds
 
Et si de nos jours nos rêves
Sont tombés si bas
Et que nos hommes
De liberté et de foi
Ne voient plus de solution
Que dans la régression
Je vais alors me reconnaitre
Un minimum de droit
Celui de proclamer
Ma différence et mon choix,
 De démissionner de mes rêves
Et de cette stupide  civilisation !
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14 h 17 : Même politique dans les 2 camps, mais plus brutale et directe avec Romney, plus subtile et sournoise avec Obama (ex : déstabilisation "terroriste" des Etats comme en Syrie - en armant, en formant, en finançant les Salafistes, entre autres -, plutôt qu'attaque directe, avec avions et chars,  ou bien Révolutions "de couleurs", etc). Il n'y a pas lieu de se réjouir !

 

eva R-sistons


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3 octobre 2012 3 03 /10 /octobre /2012 20:04

 

Législatives en Géorgie :
La mort politique de Saakachvili
Roman Mamonov
Mercredi 3 Octobre 2012


Législatives en Géorgie : la mort politique de Saakachvili

En Géorgie on tire le bilan des dernières élections législatives. Selon la Commission électorale centrale du pays, la participation a battu tous les record avec 61 %, comme en témoignaient les queues devant des bureaux de vote.

Mais la grande nouvelle est l’échec du « Mouvement national uni » (MNU) du président Mikhaïl Saakachvili. Les résultats partiels le donnent perdant avec un écart d’environ 12 % face à la coalition d’opposition du « Rêve géorgien » (RG) : 41,5 % pour le MNU contre 53,3 % pour le RG. M. Saakachvili a déjà reconnu sa défaite, mais a appelé à ne pas se hâter de faire des conclusions. Dans le même temps l’opposition signale de nombreuses irrégularités au cours du scrutin.

La Géorgie semble s’être réveillée dans une nouvelle réalité politique. Le MNU de M. Saakachvili, au pouvoir durant neuf ans, devra se contenter d’un rôle de second plan au parlement de la nouvelle législature. La coalition d’opposition RG, créée il y a six mois, obtient plus de 53 % des voix, le MNU de M. Saakachvili seulement 41,5 %. La situation est analogue dans les circonscriptions uninominales (en Géorgie le système électoral est mixte). Les adversaires de M. Saakachvili sont descendus dans les rues pour fêter leur victoire. Voici ce que la journaliste et défenseure des droits de l’homme Nana Davdariani raconte à La Voix de la Russie :

« Les gens se félicitent, circulent en voitures dans la ville, en arborant des drapeaux et en klaxonnant, etc. Tout laisse présager la victoire du RG. Bidzina (Boris) Ivanichvili a déjà déclaré pouvoir coopérer avec M. Saakachvili. Il convient de ne pas oublier que M. Saakachvili conserve encore son mandat présidentiel. Je ne sais pas à quel point cela plaira aux électeurs aujourd’hui en liesse, mais cette question appartient à l'avenir ».

Certains politologues qualifient cette campagne électorale de tendue, imprévisible et sale. Mais c’est le scandale des tortures de détenus dans les prisons géorgiennes qui l’a dominée. M. Saakachvili s’est même évertué à en accuser la Russie et a affirmé que l’opposition avait donné des pots-de-vin aux policiers et entretenait des liens avec les caïds du milieu. La confrontation s’est poursuivie le jour du scrutin.

Toutefois, le principal bilan est clair : M. Saakachvili a perdu. Il ne pourra plus prétendre au poste de président, ni à celui de premier ministre, dit le politologue Alexandre Krylov, qui dirige l’Association des spécialistes du Caucase.

« Le nouveau chef de l'Etat n'aura de président que le titre, tout étant déterminé par le parlement, qui nommera un premier ministre. Le parti qui obtiendra la majorité décidera du développement du pays. A mon avis, M. Saakachvili ne mènera sans doute pas une existence peu enviable à la tête d’un parti de second ordre. Ce ne sera pas très intéressant pour lui. Il va opter pour une autre solution ».
Le chef de l’opposition, le milliardaire Bidzina Ivanichvili, a déjà annoncé qu'il comptait sur 100 à 110 mandats de députés au parlement qui compte 150 sièges. Et même si les négociations politiques en coulisse sont encore à venir, les politologues tirent déjà avec satisfaction leur conclusion principale. Pour la première fois dans l’histoire postsoviétique de la Géorgie on voit s’opérer un changement du pouvoir absolument légitime, sans meetings, barricades, ni recours à la force.

french.ruvr.ru

 

http://www.alterinfo.net/Legislatives-en-Georgie-la-mort-politique-de-Saakachvili_a82076.html

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30 septembre 2012 7 30 /09 /septembre /2012 12:40

 

 

VENEZUELA (Présidentielle) Hugo Chavez versus Henrique Capriles, le candidat de l’Occident

Publié le30 Septembre 2012

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Hugo Chavez

Hugo Chavez

Il s’est dit guéri du cancer. Lorsqu’on le regarde, il n’y a pas de doute possible.  Hugo Chavez, 58 ans,  est candidat dimanche prochain, le 07 octobre 2012, à sa propre succession. Mais, cette fois-ci, il sera confronté à un candidat de choc, Henrique Capriles, 40 ans, favori de l’Occident qui a promis de rompre avec l’Iran ou Cuba, la Russie ou la Bielorussie, des pays qu’il considère comme des dictatures. Henrique Capriles, est un leader de l’opposition qui court des marathons dans ses moments libres. Ancien gouverneur, célibataire, il espère battre le favori et sortant Hugo Chavez, dans cette course serrée aux élections présidentielle, le week-end prochain. 

Henrique Capriles est le descendant d’une des familles les plus riches du pays; des hommes d’affaires. Arrière petit-fils de victimes juives du nazisme du camp d’extermination de Treblinka, il est lui-même un fervent catholique qui se pavane avec des statuettes de la Vierge Marie lors de ses voyages de campagne. L’homme jure de renouer avec les Etats-Unis, critique la réforme agraire, le chômage, la criminalité et promet de bannir les subventions données aux classes populaires tirées des revenus du pétrole. Il estime que, pour un pays qui a les réserves les plus importantes, il y a mieux à faire.

Henrique Capriles

Henrique Capriles

 

Durant ses années de législature, l’homme qui veut rempiler pour 6 années supplémentaires, n’a pas été un tendre.  Il a défendu durant toute sa campagne, ses mesures radicales, comme les nombreuses nationalisations et expropriations réalisées, estimant qu’elles avaient eu de meilleurs résultats que les programmes de gauche en Europe. Néanmoins, il a demandé au peuple de lui accorder 6 ans de règne, pour parachever le rêve d’un idéal socialiste, au grand dam des Occidentaux qui ne souhaitent que sa perte.

Nous saurons dimanche prochain !

 

 

VENEZUELA (Présidentielle) Hugo Chavez versus Henrique Capriles, le candidat de l’Occident

 

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Les enjeux continentaux de l’élection au Venezuela
L’élection présidentielle du 7 octobre, au Venezuela, est, comme rarement il est donné à une élection de l’être, d’une terrible importance.
  


André Maltais
Dimanche 30 Septembre 2012

 

Les enjeux continentaux de l’élection au Venezuela
Non seulement, dit le fondateur de la chaîne de télévision Telesur, Aram Aharonian, les vénézuéliens se demandent si le processus bolivarien va continuer mais, tant les latino-américains que les centres de pouvoir états-uniens, savent que, de ce processus, dépend en bonne mesure l’avenir de l’intégration de l’Amérique latine et des Caraîbes.

Pour le syndicaliste vénézuélien installé en Argentine, Modesto Emilio Guerrero, une défaite du président Chavez «causerait des mouvements tectoniques dans la politique des Amériques tellement se concentrent, au Venezuela, plusieurs des principales conquêtes politiques de la dernière décade latino-américaine».

Romain Migus, journaliste français vivant au Venezuela, croit pour sa part qu’un tel dénouement ramènerait le continent latino-américain «à l’abîme social des années 1990».

La défaite de Chavez est toutefois improbable. Des 124 sondages réalisés jusqu’à maintenant, au Venezuela, tant par des firmes gouvernementales que privées, 122 prévoient que l’actuel président l’emportera par une marge variant entre 8 et 22 points de pourcentage sur son opposant de droite, le gouverneur de l’État du Miranda, Henrique Capriles Radonski.

Mais le plan B de l’opposition inquiète sérieusement. Le 25 août, quelques jours après une déclaration de la firme de sondage Datanalisis selon laquelle seul un fait exceptionnel comme une catastrophe pourrait empêcher l’élection de Chavez, un violent incendie tuait 41 personnes à la raffinerie d’Amuay, l’une des plus importantes du pays.

Datanalisis a été fondée par Luis Vicente Leon, l’un des organisateurs du coup d’État manqué d’avril 2002 contre le président Chavez.

Plus tôt, après un débordement de rivière, l’important pont de Cupira, reliant la capitale à l’est du pays, s’effondrait mystérieusement. Ces deux «faits exceptionnels», tout comme un supposé massacre d’indigènes dans la partie amazonienne du pays, sont présentement sous enquête.

En rendant le gouvernement responsable de ces événements, la droite et ses médias commerciaux espèrent réduire l’écart entre les candidats pour ensuite mieux justifier une soi-disant fraude électorale qu’ils annoncent depuis plusieurs semaines en menant une furieuse campagne contre la fiabilité du système électoral vénézuélien et contre la Commission nationale électorale (CNE) accusée d’être le «bras électoral du chavisme».

Au Chili, l’ex-ministre de la planification dans le gouvernement de Carlos Andres Perez et conseiller de Capriles Radonski, Ricardo Haussman, s’est vanté qu’au soir du 7 octobre, l’opposition fera connaître au monde entier ses propres résultats électoraux, si possible avant la CNE!

Radonski, rappelle Modesto Emilio Guerrero, est issu de Justice d’abord, un mouvement qui a activement participé au coup d’avril 2002. Le candidat d’opposition avait lui-même mené l’assaut contre l’ambassade cubaine, à Caracas, sautant le mur d’enceinte, endommageant des véhicules, coupant l’eau, l’électricité et les vivres aux occupants.

L’avocate états-unienne Eva Golinder calcule que les millions de dollars envoyés depuis plus de dix ans par les agences états-uniennes à des groupes anti-chavistes, pourraient bien provoquer une «fatigue» de Chavez et, cela, pas plus tard qu’aux élections provinciales et municipales d’avril 2013. D’ici là, dit-elle, un climat postélectoral propice aux affrontements dans les rues, pourrait faire perdre aux chavistes plus de la moitié des gouvernements provinciaux et plus de 60% des mairies.

Il serait alors possible, renchérit Guerrero, de construire un courant réactionnaire institutionnel dans le «respect de la démocratie» comme celui qu’on a pu voir à l’œuvre au Paraguay et qui semble avoir été une répétition de ce qui est envisagé pour le Venezuela.

C’est que le temps presse pour les États-Unis. Dans son bulletin de mai 2012, la Bank of America analyse longuement les conséquences de l’élection qui aura lieu dans le pays duquel sort 27% du pétrole qui meut l’économie états-unienne et recommande de «régler le cas du Senor Chavez».

Selon la Commission économique pour l’Amérique latine et les Caraïbes (CEPAL), la somme des activités économiques de l’Asie Pacifique et de l’Amérique latine représente aujourd’hui 60% de la croissance économique mondiale.

Pour faire face à la crise qui frappe son pays, le président Obama a réduit les importations de pétrole états-uniennes de 9,3 à 8,9 millions de barils par jour. Par conséquent, avertit Victor Flores Alvarez, du portail Internet, America latina en movimiento, exploitées au rythme actuel de l’administration Obama, les réserves états-uniennes n’en ont plus que pour onze ans.

Pendant ce temps, le Venezuela non seulement regorge d’or noir mais, de son gouvernement, dépendent ou sont associées les principales entités commerciales, économiques, militaires, culturelles ou diplomatiques qui, depuis dix ans, structurent la «nouvelle Amérique latine» et l’éloignent de Washington.

La récente adhésion du Venezuela au Mercosur n’a rien non plus pour plaire aux États-Unis car, par cette union, les deux entités qui préoccupent la Maison Blanche se renforcent mutuellement.

Le Venezuela, dit Isabel Delgado, membre de la Commission présidentielle pour le Mercosur, apporte au bloc commercial «une dimension énergétique forte et structurée dont l’absence est en ce moment déterminante dans la crise que traverse l’Union européenne.»

Avec le Venezuela, le Mercosur compte maintenant 70% de la population sud-américaine et son PIB représente 83,2% de celui du sous-continent. Son territoire occupe presque tout le littoral Atlantique et se projette jusque dans les Caraïbes.

Il est aussi évident que le bloc régional renforce le Venezuela, pays jusque là vulnérable aux pénuries d’aliments, en lui donnant accès à l’un des plus grands marchés alimentaires du monde. Mais, surtout, le bloc rompt l’isolement dans lequel les États-Unis cherchent à confiner Caracas et la prémunit contre un éventuel blocus économique.

Avec le Mercosur et l’ALBA, le Venezuela se positionne plus que jamais dans la dimension historique d’intégration latino-américaine de son orientation bolivarienne et il n’y a aucun doute qu’avec lui, le Mercosur se tournera davantage vers les pays émergents des BRICS comme la Chine, l’Inde et la Russie.

Le premier ministre chinois, Wen Jiabao, l’a bien compris lui, qui, trois jours seulement après que le Mercosur eut suspendu le Paraguay (l’un des seuls pays du monde à ne pas entretenir de relations diplomatiques avec la Chine), en profitait pour proposer une vaste alliance stratégique entre son pays et le bloc commercial sud-américain.

L’offre chinoise est tentante, nous dit Victor Flores Alvarez. La CEPAL prévoit qu’en 2030, les deux tiers de la classe moyenne mondiale vivront dans la région Asie Pacifique contre 20% en Amérique du Nord et Europe combinées. Cette classe moyenne asiatique sera un marché clé pour les aliments, les produits de luxe et de haute qualité, le tourisme, les services médicaux et les marchandises de détail.

L’Amérique latine se voit offrir là une opportunité, non seulement de prolonger avec l’Asie le cycle commercial favorable qu’elle maintient depuis 2003, mais aussi de diversifier ses exportations et d’en augmenter la valeur ajoutée.

Flores Alvarez ajoute que l’offre chinoise permet aussi à l’Amérique latine de contempler une alliance anti-invasion et anti-agression avec l’une des grandes puissances équilibrantes de la planète.

Voilà pourquoi, conclut Eva Golinder, «les insatiables qui veulent le pouvoir dans le pays qui détient les plus importantes réserves pétrolières du monde, ne toléreront pas leur échec. La patrie est en jeu et elle doit gagner».


http://www.mondialisation.ca/les-enjeux-continentaux-de-lelection-au-venezuela/ http://www.mondialisation.ca/les-enjeux-continentaux-de-lelection-au-venezuela/

 

.http://www.alterinfo.net/Les-enjeux-continentaux-de-l-election-au-Venezuela_a81960.html

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4 juin 2012 1 04 /06 /juin /2012 02:38

 

COMPTE-RENDU DE SESSION DU PARLEMENT EUROPÉEN (21-24 mai 2012)

by Patrick Le Hyaric

 

Hémicycle du Parlement européen à Strasbourg / Photo: Olivier Hansen

Le Parlement européen s'est réuni en session plénière du 21 au 24 mai à Strasbourg. Voici les principaux éléments discutés et votés lors de cette session.

Conseil européen

Mercredi 23 mai s'est tenu un sommet informel européen réunissant tous les chefs d'Etat de l'Union européenne. Quelques heures plus tôt, le Parlement débattait des mesures qui devraient être prises face à la crise de la dette.

Une fois de plus, les différents groupes du Parlement européen ont refusé d’agir pour inverser l’ordre actuel des choses qui fait payer la crise par les peuples. Certes on commence à parler de « croissance », mais ce mot piégé vise surtout à imposer une accentuation de « la compétitivité du travail » en laminant les salaires et les services publics, comme cela se fait en Grèce sous l’égide de la pieuvre de la « Troïka » (Commission de Bruxelles - Banque centrale européenne - Fonds monétaire international). Les plus audacieux proposent des eurobonds pour mutualiser les dettes, en cachant qu’en tout état de cause on continuerait d’emprunter sur les marchés financiers aux conditions de ceux-ci, contre le bien-être des citoyens européens. Il y a aussi ceux qui proposent juste de « donner un peu d’oxygène aux Grecs ». Je propose une action forte pour un audit international de la dette et d’obliger la Banque centrale européenne à racheter la dette grecque et à re-prêter au taux qu’elle fait aux banques, c'est-à-dire à 1 %.

La présidente de notre groupe de la Gauche Unitaire Européenne - Gauche Verte Nordique Gabrielle Zimmer a dénoncé la « recette inhumaine » du Conseil et de la Commission. « L'austérité empoisonnée qu'on sert à des pays tels que la Grèce ne les aidera pas ni ne permettra leur rétablissement. Ce dont nous avons besoin c'est une augmentation des ressources pour éradiquer la pauvreté et pour une transition écologique de l'économie. Il s'agit d'aider les peuples, l'économie doit être au service de la société ».

Quelques jours plus tard, le sommet européen n'a rien apporté si ce n'est un communiqué laconique affirmant: « Notre souhait est que la Grèce reste dans la zone tout en respectant ses engagements ».

Les chefs d'Etat n'ont pas pris de décisions lors de ce sommet, attendant de voir le résultat des élections en France le 10 juin et en Grèce le 17 juin avant tout mouvement. Dans cette optique, la droite européenne a encore une fois affirmé son soutien au parti de droite Nouvelle démocratie, le seul à vouloir appliquer dans son intégralité les obligations du mémorandum de la Troïka. Selon la situation, le prochain sommet de fin juin peut soit faire avaliser définitivement le traité d’austérité Sarkozy-Merkel, avec un ajout sur la croissance qui n’engage à rien, soit être contraint d’écouter la voix des peuples si Syriza en Grèce et le front de Gauche en France obtiennent de forts groupes parlementaires.

Un rapport pour promouvoir l'initiative citoyenne

Mardi 22 mai le Parlement a apporté son soutien à l'initiative citoyenne européenne en adoptant le rapport de Mme Gurami. L'initiative citoyenne européenne est une pétition qui permet de collecter plus d’un million de signatures de citoyens européens dans le but de demander à l'Union européenne une action législative dans un domaine donné. La Commission ne pouvant ignorer cette pétition, l'initiative citoyenne pourrait par exemple être un moyen pour l’obliger à changer d’orientation sur le dossier de la protection juridique des services publics, l'harmonisation fiscale ou le régime européen d'asile sur lesquels la Commission ou les gouvernements européens trainent des pieds, ou encore, comme le propose la Gauche européenne, pour la mise en place un Fonds de développement social, humain et écologique.

En adoptant ce rapport par 614 pour, 15 contre et 16 abstentions, le Parlement a décidé de créer les initiatives citoyennes en leur accordant une tribune par l'organisation d'auditions au Parlement dans les trois mois suivant la présentation de la pétition, et une visibilité plus grande via l'utilisation des moyens de communication du Parlement (site internet, Europarl TV). Il s’agit d’un petit pas, d’un moyen à utiliser sans trop croire que cela crée l’Europe démocratique.

Deux rapports pour le respect des droits fondamentaux

En adoptant mardi 22 mai (par 503 voix pour, 55 contre et 56 abstentions) le rapport de Mme Borsalino, le Parlement a rappelé la primauté du respect des droits fondamentaux dans la stratégie européenne de sécurité.

Cette stratégie englobe toutes les actions législatives de la Commission pour lutter contre le terrorisme, les mafias, la cybercriminalité, la criminalité en col-blanc, la fraude fiscale, la corruption, ou tout simplement la gestion des frontières.

Dans ce rapport, le Parlement rappelle que toute initiative législative doit respecter pleinement les droits fondamentaux. Ce rappel est particulièrement pertinent pour la politique des frontières et les actions de « Frontex », l'organisme européen chargé de celle-ci, souvent dénoncé pour ses manquements aux droits fondamentaux des migrants et des demandeurs d'asile.

Dans la foulée, le Parlement a également adopté le rapport de mon ami néerlandais Cornelis De Jong (GUE-NGL) qui exige aussi le respect des droits fondamentaux dans toutes les initiatives de la Commission dans le domaine pénal. Son rapport met d'ailleurs particulièrement l'accent sur le droit des suspects dont le respect absolu de la présomption d'innocence.

Se réjouissant du soutien massif pour son rapport, Cornelis de Jong a déclaré qu'il est capital d'empêcher que de nouvelles lois pénales ne soient adoptées par « pur symbolisme ou en réaction à un battage politique médiatisé. Le droit pénal est un sujet sensible : il a trait aux droits et libertés fondamentaux et reflète des traditions nationales. En adoptant mon rapport 'une approche européenne du droit pénal', le Parlement a créé un cadre constitué d'une série de critères clairs qui doivent être respectés et soutenus par des preuves concrètes avant que toute nouvelle législation criminelle ne soit introduite au niveau européen ».

Turquie : pour que les négociations d'adhésion abordent les droits des femmes

Mardi 22 mai, le Parlement a adopté un rapport demandant (enfin !) que les négociations d'adhésion avec la Turquie placent le droit des femmes au centre des préoccupations.

Le rapport rédigé par Mme Bozkurt a été adopté par 590 voix pour, 28 contre et 53 abstentions. Il demande à la Commission chargée des négociations avec la Turquie de mettre en avant la question du droit des femmes en reprenant les objectifs que l'Union européenne s'est elle même fixé dans le cadre de la stratégie Europe 2020.

Cela concerne la place des femmes dans le monde du travail, mais aussi dans la politique avec par exemple un système de quotas pour assurer la représentation des femmes sur les listes électorales. Les violences domestiques et plus particulièrement les crimes d'honneur ont également été abordés. Les lois ne pouvant assurer à elles seules la protection des femmes contre ces violences, le texte demande avant tout l'application des textes existants, ce qu'a soutenu mon groupe de la GUE-NGL.

Taxe sur les transactions financières : progrès à saisir

Mercredi 23 mai, le Parlement s'est prononcé en faveur d'une taxe sur les transactions financières par 487 voix pour, 152 voix contre et 46 abstentions. Ce large vote ne peut cacher les insuffisances du rapport présenté.

La décision en matière de taxation des transactions financières (TTF) reste de la compétence des Etats qui doivent se prononcer à l'unanimité sur la question. Le principe de résidence proposé par la Commission est retenu (sont uniquement taxées les transactions dans l'Union européenne), le principe d'émission (sont également taxées les transactions avec des titres, produits financiers émis dans l'Union). Sous prétexte de ne pas pénaliser le financement des entreprises ou des Etats, les transactions sur le marché primaire (là où les nouveaux titres sont mis en vente) ne seront pas taxées. Le taux retenu reste relativement faible : 0,1% pour les transactions sur des actions ou obligations, 0,01% sur les produits dérivés, le tout pour une application en janvier 2015.

Les conservateurs ont fait ajouter dans les propositions deux exemptions pour les fonds de pensions en séance plénière avec toutes les voix de la droite. Ils créent ainsi une brèche de taille pour cette nouvelle taxe et affirment également leur choix pour un système de retraite par capitalisation plutôt que par répartition.

Avec la délégation du Front de Gauche au Parlement européen nous avons de notre côté réussi à introduire également une taxation pour le marché des changes de devises afin de réduire les activités spéculatives sur les monnaies des Etats.

La droite européenne propose que les sommes collectées allègent d’autant la participation des Etats au budget de l'Union européenne. Un jeu à somme nulle auquel nous opposons, avec les socialistes et les verts, un nouvel instrument d'investissement productif pour la croissance et la lutte contre la pauvreté.

En cas de refus -fort probable- du Conseil d'appliquer cette taxe du fait de l'opposition de la City de Londres et d'autres places financières d'importance, le Parlement suggère une application au sein des Etats qui le souhaitent, avec la possibilité pour tout autre Etat de l'Union qui le souhaite de rejoindre le train en marche comme c'était le cas pour l'espace Schengen.

C’est donc un pas positif, mais beaucoup reste à faire.

Le Parlement pour des relations commerciales plus équilibrées avec la Chine

Mercredi 23 mai, le Parlement a adopté un rapport qui dénonce les déséquilibres et les pratiques déloyales de concurrence de la Chine.

Le rapport de Mme de Sarnez (Modem) plaide pour un rééquilibrage des relations économiques avec la Chine. Cela passe par la dénonciation des pratiques commerciales déloyales comme les subventions à l'exportation, ou du système chinois de coentreprise avec des firmes européennes qui permet souvent une fuite des technologies utilisées dans ces structures. Cela passe également par la protection de la propriété intellectuelle.

Le rapport prend cependant la question uniquement sous l'angle des règles de l'Organisation mondiale du commerce, demandant avant tout une réciprocité dans l'accès aux marchés et donc l'ouverture aux firmes européennes des marchés chinois de l'assurance, de la banque, des télécommunications et des marchés publics. C'est au final davantage la fermeture du marché chinois qui est dénoncée que l'ouverture du marché européen.

Le rapport prône également la création d'un organisme européen chargé de surveiller l'ampleur des investissements chinois dans les entreprises européennes et l'achat de dettes des Etats européens par la Chine.

Jeunes : le Parlement demande plus d'ambition à la Commission

Jeudi 24 mai le Parlement a adopté une résolution commune qui va bien plus loin que la stratégie de la Commission pour les jeunes.

Dans une résolution commune à tous les groupes politiques du Parlement négociée au sein de la Commission emploi et affaires sociales, nous avons critiqué le manque d'ambition de la Commission dans son document sur les perspectives d'emploi des jeunes.

Cette résolution « émet des doutes sérieux quant à la question de savoir si l'échelle des actions proposées est proportionnée à la gravité des crises de l'emploi des jeunes qui frappent actuellement de nombreux Etats membres ». Rappelons au passage que le chômage des jeunes dans l'Union européenne atteint désormais 22%, avec des pics à 50% dans certains pays comme l'Espagne, alors qu'il était à 14,8% en 2008. Ces chiffres ne prennent pas non plus en compte la surreprésentation des jeunes dans toutes les formes de contrats précaires, ce qui confirme leur statut de variable d'ajustement que l'on sacrifie en premier à chaque coup dur.

Avec pour objectif « une garantie pour la jeunesse européenne » qui veut s'assurer que les jeunes ne restent pas au chômage pendant plus de quatre mois, le Parlement demande un « plan européen d'investissement » pour créer de nouveaux emplois. Dans cette optique, notre résolution demande également que les 82 milliards d'euros de fonds structurels restants au titre du budget 2007-2013 soient redéployés rapidement vers les huit pays les plus en difficulté de la zone Euro (y compris en rabaissant les seuils que les Etats doivent financer pour les projets soutenus par l'Union) et en priorité pour les jeunes.

Cette résolution, qui a obtenu un large consensus, a uniquement fait l'objet d'amendements de la part des libéraux qui voulaient amoindrir sa portée et supprimant toutes les mentions obligatoires.

Ukraine : le Parlement pour la libération des prisonniers politiques, contre le boycott de l'Euro

Jeudi 24 juin le Parlement a adopté une résolution commune à tous les groupes politiques demandant à l'Ukraine de respecter les droits de tous les prisonniers politiques et de procéder à leur libération « immédiate, et sans conditions ».

Le Parlement a rappelé « l'importance cruciale d'élections législatives libres, loyales et transparentes ». Pour cette échéance, la résolution propose que le Parlement européen participe à une mission internationale d'observation. Enfin les députés européens n'ont pas appelé à un boycott de l'Euro2012, mais à ce que les politiciens européens qui y participent « montrent clairement qu'ils sont au courant de la situation politique dans le pays » et recherchent « des occasions de rendre visite aux détenus politiques en prison ».

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19 mai 2012 6 19 /05 /mai /2012 14:22

 

Jacques Cheminade devra s'expliquer

Solidarité & Progrès présente 78 candidats aux législatives

Paris, le 18 mai 2012 — Solidarité et Progrès est heureux d'annoncer qu'il présente 78 candidats aux élections législatives du 10 et 17 juin prochain. Ces 78 personnes, leurs suppléants et l'ensemble des militants défendront dans cette campagne les mesures d'urgence contre la désintégration financière et sociale que Jacques Cheminade a développées lors du débat présidentiel.

Leur programme commun consiste en 3 étapes contre le saccage social et pour créer des millions d'emplois qualifiés en France et en Europe :

  1. Créer sans délai une commission d'enquête parlementaire sur la crise, associée à des pouvoirs de juridiction et de réquisition, afin d'opérer le triage entre dettes légitimes et illégitimes ;
  2. Couper les banques en deux pour protéger l'épargne et le crédit, et mettre en faillite les banques qui ont spéculé dans le casino financier ;
  3. Émettre massivement du crédit public pour financer les grands projets, les infrastructures, et renflouer le service public et les collectivités territoriales pour réaliser leurs projets.

C'est seulement en mettant les prédateurs financiers hors d'état de nuire qu'on pourra rétablir l'emploi et le pouvoir d'achat. En votant pour les candidats Solidarité et Progrès, les Français prendront une assurance que le nouveau gouvernement le fera. Nous sommes conscients que cette tâche sera extrêmement difficile face aux très fortes pressions que d'ores et déjà il subit. Nos candidatures fixent le cap.

 

Dieudonné candidat aux élections législatives sous les couleurs du parti antisioniste

 

 

 

 

Trublion notoire de la République, Dieudonné sera  candidat  dans  la 2ème circonscription d’Eure-et-Loir sous l'étiquette du parti antisioniste lors des prochaines élections législatives  des 10 et 17 juin. En 2009, le  même parti antisioniste avait présenté  une liste  en Ile-de-France, dans laquelle figurait notamment l'essayiste  Alain Soral,  qui avait recueilli 1,30 %.  Le parti antisioniste est présidé par Yahia Gouasmi, responsable également du centre Zahra à Grande-Synthe  dans la région du Nord-Pas-de-Calais.  Proche de l'Iran, ce centre se fixe comme objectif de  faire connaître le message de l'Islam à travers le regard du Prophète et de sa famille.

 

http://oumma.com/12824/dieudonne-candidat-aux-elections-legislatives-couleurs?utm_source=Oumma+Media&utm_campaign=6cc8b0f075-RSS_EMAIL_CAMPAIGN&utm_medium=email

 

 

Législatives 2012 : Communiqué du Parti Anti SionisteLégislatives 2012

Communiqué de presse du Parti Anti Sioniste.

Nous avions annoncé dès le mois d’octobre 2011 que le Parti Anti Sioniste serait présent aux élections législatives.

Le Parti Anti Sioniste présente quatre candidats (et leur suppléant) qui porteront l’étendard de la justice et de la liberté. Forts de leurs convictions, ils apporteront un nouveau souffle qui reflètera l’image réelle de notre société à l’Assemblée nationale. Nous sommes fiers de vous présenter ces personnalités qui sont l’espoir d’une nouvelle France libre.

M. Bénamar SERBOUT, candidat à la 13ème circonscription du Nord, M. Michaël HADDAD, suppléant :
Dunkerque (bureaux 0019 à 0036), Coudekerque, Coudekerque-Branche, Capelle-la-Grande, Dunkerque (bureaux 0001 à 0012), Saint-Pol-sur- Mer, Dunkerque (bureaux 0013 à 0018 et 0201 à 0203), Fort-Mardyck, Grande-Synthe.

M. Farah GOUASMI, candidat à la 8ème circonscription du Nord, M. Yassine MOUSSAOUI, suppléant :
Roubaix (bureaux 0160 à 0164, 0166 à 0169, 0180 à 0185, 0190 à 0193, 0195, 0196, 0280 à 0286, 0288, 0380 à 0389), Wattrelos (bureaux 0023 à 0036).

M. Dieudonné M’BALA M’BALA, candidat à la 2ème circonscription d’Eure-et-Loir, M. Ahmed GOUASMI, suppléant :
Anet, Brézolles, Châteauneuf-en-Thymerais, Dreux Est, Dreux Ouest, Dreux Sud, La Ferté-Vidame, Senonches.

M. Mounir GRAMI, candidat à la 14ème circonscription du Rhône, Mme Laetitia SIONI, suppléante :
Corbas, Feyzin et Solaize, Saint-Fons, Vénissieux Nord, Vénissieux Sud, Saint-Priest (partie non comprise dans la 13ème  circonscription).


 

Yahia Gouasmi
Président du Parti Anti Sioniste
http://www.partiantisioniste.com/
Si vous êtes disponibles et habitez dans ces circonscriptions (ou aux alentours) et que vous souhaitez apporter votre aide à la lutte antisioniste, appelez-nous aux numéros suivants ou envoyez-nous vos coordonnées afin que nous puissions vous contacter rapidement :
 
    
 
Pour la 8ème circonscription du Nord : 06 05 69 11 87
    
 
Pour la 13ème circonscription du Nord : 06 47 70 09 09
 
    
Pour la 2ème circonscription d'Eure et Loir : contacter le mail suivant ahgo@orange.fr
 
   
Pour la 14ème circonscription du Rhône : contacter le mail suivant contact@partiantisioniste.com
 
   
Nous comptons sur vous pour faire connaitre ces candidatures et vous remercions, par avance, pour l'aide que vous apporterez à nos équipes.
 
 
Le secrétariat du PAS.
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