Overblog
Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
3 avril 2009 5 03 /04 /avril /2009 04:23
 
Le Nouvel Ordre Mondial (financier) se met en place.
"A l'issue de ce sommet, un « nouvel ordre mondial » va émerger de la crise économique, a estimé Gordon Brown."

 

Quelques dirigeants du G20 lors de la photo de famille qui a précédé l'ouverture de la session
G20: «Un compromis historique pour une crise exceptionnelle»
SYNTHÈSE JOURNÉE + VIDÉO

L'ensemble des mesures prises par le G20 devrait permettre d'injecter 5.000 milliards de dollars dans l'économie mondiale d'ici la fin 2010.

Le sommet du G20 s'est terminé jeudi à Londres par l'annonce d'une augmentation considérable des ressources des institutions financières internationales pour combattre la récession et par la publication d'une liste des paradis fiscaux, consacrant selon le Premier ministre Gordon Brown la naissance «d'un nouvel ordre mondial».


L'ensemble des mesures prises par le G20 devrait permettre d'injecter 5.000 milliards de dollars dans l'économie mondiale d'ici la fin 2010.

Les dirigeants des grands pays développés et émergents, étaient réunis pour «faire face au plus grand défi auquel fait face l'économie mondiale dans les temps modernes», selon les termes de leur communiqué final beaucoup plus agressif et concret que dans la plupart des réunions de ce genre.

Ils ont en particulier décidé de tripler les ressources du Fonds monétaire international (FMI) à 750 milliards de dollars, d'autoriser le FMI à émettre des Droits de Tirages spéciaux (DTS) pour 250 milliards de dollars et à vendre de l'or, le tout représentant un total de 1.100 milliards de dollars.

Le G20 consacrera également 250 milliards de dollars pour soutenir le commerce international.

«L'ère du secret banquaire est révolue»

Une liste des paradis fiscaux va aussi être publiée immédiatement par l'OCDE pour décourager l'évasion fiscale. Cette publication est une exigence de l'Allemagne et de la France. «L'ère du secret bancaire est révolue», assure notamment le communiqué.

Par ailleurs, les pays du G20 se sont mis d'accord pour mettre en oeuvre de «nouvelles règles» sur les salaires et les bonus des dirigeants au niveau mondial.

Un conflit était apparu ces derniers jours entre pays européens soucieux de mettre en oeuvre prioritairement une réforme de la régulation, et les Etats-Unis qui prônaient de nouveaux engagements de relance de la part de leurs partenaires. Mais, ces divergences ont été totalement lissées dans le communiqué final.

Gordon Brown a considéré que ce sommet marquait la naissance d'un «nouvel ordre mondial» émergeant de la crise économique, et «le jour où le monde s'est mis ensemble pour combattre la récession».

«Nous partons du principe que la prospérité est indivisible, que la croissance pour être durable doit être partagée (...). Nous pensons que la seule fondation sûre d'une mondialisation soutenable et l'augmentation de la prospérité pour tous est une économie ouverte fondée sur le principes de marché, une régulation efficace et des institutions mondiales solides», affirme le communiqué.

Des dirigeants satisfaits

La plupart des dirigeants se sont montrés très satisfaits de l'issue des débats. Le président Nicolas Sarkozy s'est déclaré «heureux» que ce sommet soit allé «au-delà de ce que nous pouvions imaginer».


Conference de presse de Nicolas Sarkozy au G20
envoyé par publicsenat

La chancelière allemande Angela Merkel a estimé pour sa part que l'accord trouvé au G20 représentait un «compromis historique pour une crise exceptionnelle».

Barack Obama, qui effectuait ses premiers pas en Europe en tant que président, devait s'exprimer en fin de journée. Un responsable américain a néanmoins salué un résultat «remarquable».

Les manifestations anti-G20 ont finalement été assez contenues, notamment avec un placement sous haute surveillance du centre d'exposition Excel, qu'il n'a pas été possible d'approcher à moins de 600 mètres. Plusieurs dizaines de personnes ont été arrêtés mercredi. Un passant est cependant décédé mercredi, dans des conditions encore floues, peut-être d'un malaise.

Les Bourses ont réagi en fanfare à la démonstration d'unité des leaders mondiaux, terminant en hausse de plus de 4% à Londres et 5% à Paris.

Nicolas Sarkozy a annoncé qu'après ce sommet, qui suivait celui de Washington en novembre dernier, un troisième G20 se tiendrait en septembre prochain à New York, juste après l'Assemblée générale annuelle des Nations unies.

(Source AFP)

http://www.liberation.fr/economie/0101559771-le-g20-s-ouvre-sur-fond-de-tensions



Ce qui a été décidé au G20

Les dirigeants réunis jeudi à Londres pour le sommet du G20 ont décidé la publication d'une liste des paradis fiscaux et le déblocage de 1000 milliards de dollars pour lutter contre la crise économique.

Les dirigeants mondiaux réunis jeudi au sommet du G20 de Londres se sont mis d'accord pour octroyer un total de 1.000 milliards de dollars supplémentaires au Fonds monétaire international (FMI) et à la Banque mondiale (BM).

Ils ont par ailleurs décidé de publier immédiatement une liste des paradis fiscaux non-coopératifs pour décourager l'évasion fiscale.

Le FMI verra ses moyens triplés avec 500 milliards de dollars supplémentaires.

Ces fonds seront constitués par de «l'argent nouveau» et par des droits de tirages spéciaux (DTS) du FMI. Le Fonds pourra également vendre de l'or pour financer son aide aux pays les plus pauvres.

Le Premier ministre britannique a également indiqué que 250 milliards de dollars seront consacrés à aider le financement du commerce pour relancer les échanges mondiaux.

Par ailleurs, les pays du G20 se sont mis d'accord pour mettre en oeuvre de  «nouvelles règles» sur les salaires et les bonus au niveau mondial.

A l'issue de ce sommet, un «nouvel ordre mondial» va émerger de la crise économique, a estimé Gordon Brown.

Le président français Nicolas Sarkozy s'est déclaré «heureux» que ce sommet soit allé «au-delà de ce que nous pouvions imaginer».

Les dirigeants du G20 ont également décidé de se réunir à nouveau d'ici la fin de l'année.

(Source AFP)

http://www.liberation.fr/economie/0101559849-ce-qui-a-ete-decide-au-g20

Partager cet article
Repost0
2 avril 2009 4 02 /04 /avril /2009 09:28



Mercredi 1 avril 2009

Que se cache-t-il derrière ça  ?
Un nouvel ordre économique mondial ? :
Charlotte


C
'est la revanche des Français et des institutions internationales. Ces dernières étaient décriées à l'ère de la dérégulation et de l'unilatéralisme, qui atteignit son apogée sous l'administration de George W. Bush. Elles font leur retour avec la
crise financière : le Fonds monétaire international (FMI) et l'Organisation mondiale du commerce (OMC) sont appelés à jouer un rôle décisif dans la sortie de crise, tandis que la Banque centrale européenne (BCE) a jusque-là réalisé un sans-faute.

Le Monde a interrogé les dirigeants de ces institutions, Dominique Strauss-Kahn du Fonds monétaire international (FMI) et Pascal Lamy de l'Organisation mondiale du commerce (OMC), tous deux invités à la réunion du G20 à Londres, et Jean-Claude Trichet de la BCE, dont la parole fait autorité sur la planète finance.


Tous français. Tous issus des grandes écoles : le plus souvent énarques, inspecteurs des finances. Trop libéraux pour être vraiment acceptés en France, suffisamment régulateurs, pour s'imposer à la tête d'institutions multinationales dans un monde dominé par le laisser-faire anglo-saxon.


On pourrait ajouter au trio médiatique l'ancien directeur général du FMI,
Jacques de Larosière, qui a remis un rapport sur la supervision financière en Europe, et Hervé Hannoun, "le muet des muets", selon M. Lamy. M. Hannoun, ancien directeur de cabinet de Pierre Bérégovoy, a piloté pendant la crise la Banque des règlements internationaux (BRI), la banque centrale des banques centrales.

 

"LA REVANCHE DE COLBERT"

 

Ces hommes ne sont pas là par hasard. Par intérêt pour la chose multilatérale, ils ont continué à accaparer des postes jugés par leurs partenaires peu stratégiques. Les Français sont conceptuels et cartésiens. Leur formation tranche avec le pragmatisme anglo-saxon, qui sied mal à ces grandes organisations. "C'est la revanche de Colbert, de l'ENA et de l'inspection des finances réunis", assure Jean-Pierre Jouyet, président de l'Autorité des marchés financiers. "La France a été étatiste pendant une génération de plus que les autres pays. Ailleurs, les gens de ce calibre sont dans le privé", poursuit M. Lamy. Mais Trichet, Lamy, Strauss-Kahn réfutent l'idée qu'ils agiraient en Français. "Commes ils incarnent cette idée de gouvernance, ils se sentent à l'aise là où ils sont", explique l'économiste Jean Pisani-Ferry.


Le FMI revient de loin. Beaucoup s'interrogeaient sur son rôle lorsque M. Strauss-Kahn en prit la direction fin 2007. Il était alors sans objet, sans client, tant l'argent était facile à trouver. Depuis, les pays en faillite se pressent à sa porte. L'institution en a profité pour gauchir son image : le FMI ne veut plus être synonyme de cure d'austérité et M. Strauss-Kahn a tenu un discours très keynésien en faveur de la relance. "Il pourra toujours dire qu'on n'en a pas fait assez", juge un de ses pairs. Sa priorité est désormais l'assainissement des banques. L'institution sera la grande gagnante du G20 : elle va voir ses moyens financiers doublés et jouera un rôle croissant dans la supervision mondiale.


En revanche, rien n'est joué à l'OMC, paralysée par son système de gouvernance - un pays, une voix. M. Lamy profitera du G20 pour demander une conclusion rapide du cycle de Doha, c'est-à-dire une nouvelle vague de libéralisation du commerce mondial. A ses yeux, c'est la seule manière de tuer dans l'oeuf toute résurgence protectionniste. Nul n'y croit vraiment : les Etats-Unis sont réticents. M. Lamy attend le renouvellement de son mandat en septembre. Théoricien de la régulation, il met en avant le commerce comme seul moyen d'aider les pays émergents, alors que l'OMC, depuis Seattle en 1999, avait une image ultralibérale chez les altermondialistes.


M. Trichet est le grand "gagnant" de la crise. Longtemps responsable d'une politique monétaire plus que laxiste, la Réserve fédérale américaine (Fed) porte une part de responsabilité dans le déclenchement de cette crise. "Celui qui passera devant le tribunal de l'histoire, c'est Alan Greenspan (ex-patron de la Fed), pas Trichet", tranche M. Lamy. Dès 2007, la BCE joue les pompiers alors qu'éclate la crise des subprimes.

Partager cet article
Repost0
27 mars 2009 5 27 /03 /mars /2009 06:23
http://www.mondialisation.ca/index.php?context=va&aid=12897
 
L’Afghanistan : une toute autre histoire…


Le 25 mars 2009

 

Barack Obama a été cité comme étant un ardent défenseur de l’escalade de la militarisation en Afghanistan. Il serait important de se pencher sur l’histoire récente de ce pays afin de comprendre le lien qui existe entre cette histoire et le rôle joué en coulisse par les USA.

 

Moins d’un mois après les attaques du 11 sept 2001, les dirigeants du gouvernement Bush ont entrepris une série de bombardements aériens contre l’Afghanistan, ce pays qui abritait Osama Ben Laden et son organisation terroriste Al Qaeda. Plus de vingt ans plus tôt, en 1980, les USA interviennent afin de stopper l’envahisseur russe, qui attaque l’Afghanistan, avec l’accord des plus virulents critiques en matière de politique étrangère américaine. Mais l’histoire n’est pas si simple.

 

L’histoire réelle

 

Depuis très longtemps le système d’acquisition des terres en Afghanistan est resté le même. Plus de 75% des terres appartenaient à de riches seigneurs – parmi lesquels on pouvait compter à peine 3% de propriétaires ruraux. Durant les années  soixante une coalition révolutionnaire forme le parti démocratique du peuple (PDP). En 1973, le roi fut renversé. Le gouvernement qui le renversa s’est avéré être autocratique, corrompu et impopulaire. Il dut abandonner le pouvoir grâce aux actions du peuple,  fortement  assisté par l’armée.

 

Les militaires qui prirent le pouvoir invitèrent le PDP à former un nouveau gouvernement sous l’égide de Mohammed Taraki, un poète et écrivain. Il créera une coalition démocratique menée par un marxiste. Washington ne s’en inquiétera ni n’accusera l’URSS pour ce fait.

 

Le gouvernement Taraki légalisera les syndicats, facilitera l’accès aux services de santé ainsi qu’à la propriété. Il amorcera une campagne d’émancipation de la femme en offrant l’éducation publique autant à celle-ci qu’aux enfants de différentes tribus.

 


Un rapport du San Francisco Chronicles (du 17 novembre 2001) mentionnait que le régime Taraki avait créé à Kaboul une cité cosmopolite où 50% des universitaires étaient des femmes. Ces femmes se déplaçaient et conduisaient des voitures. Les artistes foisonnaient. Les gens étaient en paix.

 

Le gouvernement Taraki entreprit l’éradication de la culture de l’opium. Il abolira les dettes contractées par les agriculteurs et entreprit une réforme des terres. Les gens voyaient le futur de façon positive et avec espoir. Mais plusieurs opposants se manifestèrent. Ces « seigneurs des terres » s’opposèrent à cette réforme agricole et les fondamentalistes religieux refusèrent d’appuyer ce mouvement d’égalité des sexes ainsi que l’éducation des femmes et des enfants. Sa politique égalitaire d’économie collective déplut  à la sécurité nationale des USA et valut au gouvernement Taraki une intervention à grande échelle contre son pays, montée de toutes pièces par la CIA, des militaires pakistanais et Saoudiens ainsi que par les seigneurs du pays (mullah, trafiquants d’opium…) dépossédés de leurs anciens pouvoirs.

 

Hafizulla Amin, soupçonné avoir été embrigadé par le CIA lors de ses études en terre américaine, était à ce moment-là un haut-placé du gouvernement Taraki. En septembre 1979, il se saisit du pouvoir grâce à un coup d’état armé. Il fit exécuter Taraki, élimina l’opposition et annula toutes réformes et instaura un état religieux fondamentaliste islamique. Il fut renversé  deux mois plus tard par le PDP secondé d’éléments sympathisants de l’armée. De la bouche même de Zbigniew Brezinski l’administration Carter soudoyait, à l’aide d’énormes sommes d’argent, le gouvernement en place en finançant les extrémistes musulmans. S’ensuivit de brutales attaques contre les écoles et les enseignants en milieu rural par des Moudjahidines corrompus. Ceci se déroula avant l’intervention russe en Afghanistan.

En 1979, le gouvernement du PDP, en état de siège, demande à Moscou l’envoi de troupes militaires afin de contenir le Moudjahidine (des guerriers islamistes) ainsi que les mercenaires privés venant de l’étranger (engagés et financés par la CIA). L’URSS, étant déjà engagée en Afghanistan à plusieurs niveaux comme l’industrie minière, l’éducation, l’agriculture et la santé, l’envoi de troupes leur semble alors naturel mais représentait évidemment des dangers plus importants. Il fallut plusieurs interventions de Kaboul avant que Moscou n’acquiesce à la demande.

 

Jihad et Talibans à la sauce CIA

 

L’intervention de l’URSS s’avérera être une opportunité en or pour les USA de transformer la résistance des seigneurs terriens en mouvement de résistance : une guerre sainte afin d’expier les communistes athéistes en les expulsant hors du pays. Sur une période de plusieurs années les USA et l’Arabie Saoudite ont consacré 40$ milliards durant la guerre d’Afghanistan. La CIA et ses alliés ont recruté, équipé et entraîné près de 100 000 Moudjahidines provenant de 40 pays musulmans différents incluant le Pakistan, l’Arabie Saoudite, l’Iran, l’Algérie et l’Afghanistan. Parmi tous ceux qui ont répondu à l’appel il faut compter le millionnaire de droite Osama Ben Laden et sa bande.

 

Après l’échec d’une longue et pénible guerre, les Soviétiques évacuent le pays en 1999. On admet de façon générale que le gouvernement du PDP s’est effondré peu après le départ des Russes. Cependant, ce mouvement connaissait un niveau de popularité important et put alimenter une résistance durant au moins trois années – prolongeant ainsi la vie de l’Union Soviétique d’au moins  une année.

 

Après avoir pris possession du pays, les Moudjahidines entrent en guerre entre eux.  Ils ravagèrent les villes, terrorisèrent les citoyens, organisèrent des exécutions publiques massives, fermèrent les écoles, commirent des viols et réduirent Kaboul en ruine. En 2001, Amnistie Internationale rapportait que les Moudjahidines utilisaient le viol « afin de contrôler, intimider une population vaincue ainsi que pour récompenser les soldats. » Cette tribu de Moudjahidines criminalisés dut se trouver un moyen de se financer : ils forcèrent les paysans à planter à nouveau des plants d’opium. L’ISI du Pakistan – un petit frère de la CIA - mit en place des centaines de laboratoires de transformation d’héroïne partout dans le monde.

 

Créée et largement financée par la CIA la force armée milicienne des Moudjahidines avait maintenant une existence bien établie. Parmi ces Moudjahidines, plusieurs retournèrent dans leur pays (Algérie, Tchétchénie, Kosovo, Kashmire) commettant des attaques terroristes au nom d’Allah contre les diverses corruptions profanatiques.

 

En Afghanistan, dès 1995, une branche extrémiste des Sunis islamiques, les « Talibans » - fortement financés et conseillés par le ISI et la CIA, supportés par  le parti politique islamique du Pakistan- ces Talibans se sont frayés un chemin jusqu’au pouvoir, s’emparant de presque tout le pays en s’adjoignant les tribus rebelles grâce aux menaces et à la corruption.

 

Les Talibans promettaient de mettre fin à la criminalité et à la rivalité qui était la caractéristique des actions menées par les Moudjahidines. Des meurtriers suspectés ainsi que des espions furent exécutés en public dans des stades à chaque mois. Les voleurs se voyaient amputés d’une main. Les Talibans condamnaient toutes formes « d’immoralité » ce qui incluait le sexe avant le mariage, l’adultère et l’homosexualité. Toutes musiques étaient hors la loi, le théâtre, les librairies, la littérature, l’éducation et la recherche scientifique. Les Talibans ont instauré un règne de terreur religieuse en imposant une interprétation encore plus stricte que celle du clergé de Kaboul. Les hommes devaient porter la barbe et les femmes la burga ce qui les couvre de la tête aux pieds. Les gens qui ne se pliaient pas assez vite à ces règles étaient ramenés à l’ordre par le ministère de la Vertu. Une femme qui fuyait un mari violent ou qui se plaignait d’être battue était elle-même fouettée par les autorités théocratiques. Les femmes étaient tenues à l’écart de la vie publique, n’avaient pas accès à la majorité des soins de santé, ni à la scolarité, ni au travail en dehors du domicile. Les femmes jugées immorales étaient lapidées à mort ou brûlées vives.

 

Rien de tout cela n’inquiétait Washington qui s’entendait (on le savait) à merveille avec les Talibans. Pas plus tard qu’en 1999, les USA avaient sur leur liste de paie tous les dirigeants Talibans jusqu’au jour où le président W. Bush eut à se rallier l’opinion publique en octobre 2001 afin de bombarder l’Afghanistan. Et c’est à partir de ce moment, pas avant ni après, qu’il se mit à dénoncer l’oppression des femmes en Afghanistan. Mme Bush, Laura Bush, se présenta du jour au lendemain comme une ardente féministe en dénonçant devant le public les abus commis envers les femmes afghanes.

 

Si on devait attribuer un point positif au sujet des Talibans il faudrait mentionner qu’ils ont fait stopper les vols, viols et massacres organisés par les Moudjahidines. En 2000, les autorités talibanes ont mis un frein à la culture de l’opium dans les régions sous leur gouverne. Un effort qui fut jugé positivement par l’ONU. En sortant les Talibans du pays et en instaurant un gouvernement Moudjahidine – choisi évidemment par les pays de l’ouest – à Kaboul en décembre 2001 la production d’opium s’est accru de façon drastique. Les années de guerre qui ont suivi tuèrent des dizaines de milliers d’Afghans. Il faut aussi compter les pertes civiles attribuées aux troupes américaines et ceux qui sont morts de la faim, du froid et du manque d’eau potable.

 

La « guerre sainte »  pour le pétrole et le gaz

 

Alors qu’ils affirmaient lutter contre le terrorisme, les leaders américains ont trouvé d’autres raisons, fort alléchantes, afin de pouvoir plonger encore plus profondément en Afghanistan : cette région est riche en pétrole et en gaz. Une dizaine d’année avant le 11 setembre 2001, le 18 mars 1991, le Time magazine rapportait que l’élite américaine voyait d’un bon œil l’idée d’installer de façon permanente une présence militaire en Asie Centrale. La découverte d’une réserve importante de gaz et de pétrole au Kazakhstan et au Turkménistan servira de leurre alors que la chute de l’URSS permit une meilleure marge de manouvre afin de poursuivre une politique agressive dans cette partie du monde. Des compagnies américaines mirent la main sur 75% de ces réserves mais ils rencontrèrent un problème important : comment transporter ce butin hors de cette région isolée…? Les autorités américaines refusèrent d’utiliser le pipeline russe ni la route qui traverse l’Iran jusqu’au Golfe Persique. À la place ils explorèrent une suite de  possibilités visant à installer un pipeline. On a pensé à traverser l’Azerbaïdjan, la Turquie jusqu’à la méditerranée ou bien, jusqu’à la Chine vers le Pacifique. Finalement, la route projetée par UNOCAL, une compagnie américaine, traversait l’Afghanistan et le Pakistan jusqu’à l’océan Indien. Les négociations intenses entreprises par cette compagnie auprès du régime Taliban ne porteront pas fruit. Mais en 1998, une compagnie argentine fit une offre compétitive pour la construction du pipeline. La guerre entreprise par W. Bush tomba à point pour la compagnie américaine qui voyait ses chances d’obtenir le contrat subitement, croître.

 

Il est intéressant de constater que ni l’administration Clinton ni celle de W. Bush n’avaient placé l’Afghanistan sur sa liste de pays « producteur de terroristes » même s’ils savaient Ben Laden protégé par les Talibans d’Afghanistan car il aurait été impossible politiquement pour Washington de négocier avec Kaboul un traité au sujet d’un pipeline.


En somme, les USA avaient, avant le 11 septembre 2001, entrepris de s’en prendre aux Talibans rendant ainsi le gouvernement de Kaboul complaisant à son égard. Ceci permettra une présence armée des USA en Asie Centrale. Les événements du 11 septembre 2001 auront donné des ailes au projet d’invasion militaire en précipitant l’opinion publique américaine directement vers l’acceptation de cette idée. Il est facile d’être d’accord avec John Ryan lorsqu’il affirme : « Si Washington avait laissé le gouvernement marxiste de Taraki tranquille, il n’y aurait pas eu d’armées de Moudjahidines, ni d’interventions de l’URSS, ni de guerre pour détruire l’Afghanistan ni d’Osama Ben Laden et encore moins de 11 septembre. » Mais cela est trop demander à Washington : laisser en paix un gouvernement progressiste de gauche qui était en train d’organiser une économie autour des besoins collectifs d’une nation, plutôt que de bâtir des richesses privées.

 

L’intervention des USA en Afghanistan n’a prouvé rien de plus que bien d’autres interventions organisées par les USA : celles du Cambodge, de l’Angola, du Mozambique, de l’Éthiopie, du Nicaragua, du Panama et de bien d’autres pays encore. Le but poursuivi est toujours le même : annihiler l’émancipation d’un pays qui vise l’égalité sociale et mettre en place une idéologie de réforme économique. Et par-dessus tout, ces interventions ont fait naître des éléments négatifs du passé et laissé l’économie et la vie des gens en ruine.

 

La guerre contre l’Afghanistan, ce pays déjà brûlé par les guerres et à l’économie dévastée continue d’être « commercialisée » par les autorités américaines avec en prime cette lutte contre le terrorisme. Même s’il s’agissait du vrai but visé, il ne faut pas se laisser leurrer et oublier les détails suivants… La destruction d’un gouvernement de gauche, s’accaparer d’un des derniers plus vastes réservoirs de pétrole au monde et, une fois de plus, occuper militairement et activement un pays étranger.

 

À côté de tout ça le message de « changement » d’Obama semble bien vide de sens…

 

 

 

Article original en anglais : Afghanistan, Another Untold Story, publié le 4 décembre 2008.

 

Traduction : Drummerboy, mars  2009.

 

Copyright © 2008 Michael Parenti.

 

http://www.mondialisation.ca/index.php?context=va&aid=12897
Partager cet article
Repost0
21 mars 2009 6 21 /03 /mars /2009 03:17
G20 : le crash et nous



Les éditoriaux de Jacques Cheminade sont publiés tous les quinze jours dans le journal
Nouvelle Solidarité, sur www.solidariteetprogres.org ainsi que www.cheminade-le-sursaut.org.


Le G20, la réunion des chefs d’Etat et de gouvernement qui va se tenir le 2 avril à Londres, sera un désastre politique.


Tout d’abord, le pilotage du sommet se trouve confié au chancelier de l’Echiquier britannique, Alistair Darling, et à Lord Mark Malloch Brown, honorable numéro 2 du Foreign Office. C’est confier la solution à ceux qui sont les principaux responsables de la crise. Malloch Brown, qui a rédigé la première mouture du compte-rendu final de la réunion du 2 avril, a été jusqu’en 2007 vice-président du Quantum Group of Funds et de l’Open Society Institute, de George Soros. Nous menons campagne dans le monde pour qu’il soit dessaisi.


Ensuite, la conférence préparatoire de Horsham, le 14 mars, n’a pu que constater les désaccords entre les participants sur les moyens. Washington appelle à une relance mondiale et demande aux Européens de dépenser plus, alors que les Européens exigent davantage de régulation financière, en prenant les sujets au cas par cas. Les uns et les autres sont incapables de mesurer la dimension systémique de la crise. Leurs experts se réfèrent toujours à une crise cyclique et cherchent à « lisser les évolutions de l’endettement », alors que le récipient déborde de partout.


Enfin, personne ne parle de mise en faillite ordonnée ou organisée des institutions, car tous se situent dans la perspective de sauver les créances de l’oligarchie. Les bonnes intentions affichées à Horsham sont autant de sparadraps sur les métastases d’un cancer financier : contrôler les agences de notation et les fonds spéculatifs, établir de nouvelles règles comptables pour les « véhicules hors bilan liés à des produits dérivés », privilégier le traitement des actifs toxiques des banques. Autant d’engagements insuffisants et sans garanties concrètes. Bien pire encore, l’on s’est accordé à renflouer le FMI pour qu’il renfloue les pays devant de l’argent aux banques.


Le déni de réalité est total. Les banques centrales sont appelées à « maintenir des politiques expansionnistes aussi longtemps que nécessaire, y compris par des moyens non conventionnels ». En clair, comme le font déjà la Réserve fédérale américaine et les Banques centrales de Suisse et d’Angleterre, il s’agit de faire fonctionner à tout va la planche à billets électronique pour racheter les titres pourris ou dévalués des banques, des entreprises non financières et des Etats eux-mêmes ! Désormais, les banques centrales créent de l’argent à partir de rien : on appelle cela « assouplissement quantitatif ».


Toutes les conditions d’une épidémie d’hyperinflation sont ainsi créées, qui ruinerait les salariés, les retraités et tous les titulaires de minima sociaux, mais effacerait la dette des débiteurs. Evidemment, face à cette politique inique, les peuples se mobiliseront pour résister, et depuis les caméras de surveillance jusqu’aux drones et aux Robocops, tous les instruments se mettent en place pour les réprimer.


C’est pourquoi, à ceux qui s’étonnent que nous nous battions à plein temps contre cet avenir, nous répondons simplement que nous avons le sens des priorités. Le cas d’AIG, secouru à hauteur de 173 milliards par l’Etat pour rembourser les banques américaines et européennes, et qui verse en même temps de gros bonus à ses dirigeants tout en licenciant à tout va, est une leçon de choses qui devrait tous nous réveiller.


Partager cet article
Repost0
19 février 2009 4 19 /02 /février /2009 22:31



La guerre des monnaies

"la livre, dont le pays ne produit plus rien de concret, ne valent plus rien". Source Eurostat 2007, l'industrie représente 16,7% de l'économie britannique et 14,1% de celle de la France. Que des clichés, des clichés encore des clichés. LIRE ICI
L'europe de l'est au bord du chaine de défaillance LIRE ICI en anglais.
Avec une monnaie unique et des taux d'intérêt nominaux très divers, selon les pays, la zone Euro-politique va t-elle imploser ?
De nombreux pays de la zone réfléchissent déjà à la question.
Officiellement, tout va bien et rien est grave.
LIRE ICI


L'Allemagne se met en position de réquisitionner les banques

C'est bien là une première absolue depuis la seconde guerre mondiale. L'état allemand s'apprête à nationaliser de facto toutes les banques qui pourraient montrer des signes de faiblesse et ce, afin d'éviter un effet domino à la Lheman Brothers LIRE ICI
En clair, cela veut dire "exproprier" tous les détenteurs d'actions !


Hypo Real Estate qui est le premier opérateur en crédit hypothécaire en Allemagne est premièrement visé car il détient des garanties hypothécaires dans toute la république. Les conséquences d'une faillite sont donc incalculables, en ce compris pour les collectivités. Cela commence à sentir l'urgence nationale ou les LOIS D'EXCEPTION.

Le gouvernement a adopté un projet de loi principalement destiné au sauvetage de HRE, qui a déjà mobilisé plus de 100 milliards d'euros de garanties. LIRE ICI

Voilà qui devrait rassurer les actionnaires de Fortis en Belgique sur leur avenir ...

Qui aurait pu croire cela possible il y a même six mois d'ici??



USA au bord de l'explosion :

On commence à voir comment on va en arriver là

Tandis que les émeutes ont fait leur premier mort et leurs premiers blessés en Guadeloupe LIRE ICI, voici un reportage qui a été tourné aux USA par une équipe française sur les conséquences sociales et sécuritaires de la crise des subprimes. La crise des Subprimes a commencé il y a plusieurs années aux USA tandis que nous, européens insousciants, nous ignorions que la bombe a retardement était déjà enclenchée et que rien ne pourrait l'arrêter... Maisons pillées, forces de sécurité insuffisantes, squatters, gangs et violence s'emparent de certains villes et de quartiers entiers. On comprend également par ce reportage comment cette crise des subprimes est en fait une fraude gigantesque et une escroquerie, bizarrement pas tant pour ceux qui ont acheté des maisons avec de l'argent qu'ils n'avaient pas, mais pour tout le système bancaire et financier qui a ingurgité à haute dose des titres empoisonnés qui allait se révéler être mortels.

On commence aussi à voir à travers ce sujet comment la mécanique de la rébellion se met à présent en marche et pourquoi on nous annonce depuis un moment que le spectre de loi martiale est une vraie menace.

Vidéo


sur le blog  http://lapromo.neufblog.com/leveilleur/

Partager cet article
Repost0
18 février 2009 3 18 /02 /février /2009 01:18



ALLUMER LE FEU......



 "On vous déteste..."
* M. Luo Ping, directeur général de la Commission de régulation bancaire chinoise, s'exprimait mercredi à New York sur le sujet des politiques de renflouement américaines :
* "Une fois que commencerez à émettre 1 000 à 2 000 milliards de dollars... nous savons que le dollar va se déprécier -- donc on vous déteste, mais on ne peut pas y faire grand-chose".
* On apprenait dans la presse, la semaine dernière, que la Chine cherche des moyens de se diversifier hors du dollar. Les Chinois ne sont pas idiots. Ils voient ce qui arrive. Et ils savent ce que cela va leur faire -- à eux, les détenteurs du plus gros tas de dollars jamais amassé.
* Le Financial Times a clarifié les choses dans un dessin humoristique jeudi. Il montre Barack Obama devant une gigantesque poubelle fumante, emplie de dollars. Le président y verse de l'essence.
* Oui, cher lecteur, Monsieur Ping a pigé le truc. Et le reste du monde commence aussi. Les autorités américaines impriment des milliers de milliards de dollars... et les injectent dans les banques et les entreprises zombies. Elles ont sortis leurs briquets... leur petit bois et leurs vieux journaux.
* Mais amorcer cette flambée sera plus difficile que le pense la plupart des gens. Ca pourrait prendre des mois... voire des années.
** La France est officiellement en récession, déclarait La Tribune vendredi. Le PIB a chuté de 1,2% au cours du dernier trimestre, annonce le gouvernement. On attend un déclin de 1% pour 2009.
* C'est pire en Espagne. Les ventes immobilières sont en baisse de 30%. Le PIB devrait baisser de 3,3% cette année. Et le chômage devrait atteindre les 19% d'ici 2010.
* "Comme une pierre", c'est ainsi que La Tribune décrit la chute de l'économie espagnole.
* Parallèlement, l'Inde "devrait connaître sa croissance la plus lente de ces six dernières années", annonce le Financial Times.
* "L'Autriche prévient du danger d'une 'catastrophe' potentielle en Ukraine", continuent les oiseaux de mauvais augure.
* Et au Japon :
* "Les craintes de déflation augmentent alors que les prix de gros chutent".
* "Pioneer licencie 10 000 employés"...
* Le commerce mondial s'effondre. Tout le monde ne se plaint pas du "protectionnisme". Le G7 a mis le protectionnisme -- et comment l'éviter -- en tête de son programme. Mais il n'est que la réaction, non la cause. Le commerce s'effondre parce que les gens hésitent désormais à dépenser, investir ou prêter où que ce soit -- en particulier loin de chez eux.
* L'homme qui a inventé le secteur des conteneurs travaille dans le bureau au-dessus du nôtre, à Londres. C'est un Américain originaire du Kentucky, qui est entré dans le secteur ferroviaire et a fait faillite. Puis, après la Seconde Guerre mondiale, il a réalisé que le fret pouvait être bien plus efficace si on mettait les biens dans des conteneurs de métal et qu'on utilisait de grandes grues pour les empiler sur les bateaux. Grâce à son innovation, le commerce mondialisé a connu une belle avancée.
* Mais à présent, pour la première fois de ses 53 années d'histoire, le trafic de conteneurs baisse. Ces quatre derniers mois, pas un seul nouveau conteneur n'a été commandé. La Chine -- la plus grande usine de la planète -- fabrique, vend et expédie moins de choses vers le reste du monde. Les exportations vers les Etats-Unis sont en baisse de 10% sur les 12 derniers mois ; celles vers l'Europe sont à -17%
* Et aux Etats-Unis : "les PDG voient des perspectives économiques moroses"...
* "Plus grande chute du PIB depuis 1946"...
* "Caterpillar va supprimer 2 000 emplois"...
* Les gros titres sont quasi unanimes : c'est la déflation qui menace la planète, non l'inflation. Mais Bernanke l'Etincelle et Barack "En Flammes" Obama... sont sur l'affaire. Ils ne dormiront pas tant qu'ils n'auront pas obtenu leur conflagration.
*
Ils finiront par réussir à allumer une petite flamme... Et là, attention les yeux... ça pourrait brûler... comme un feu de forêt en Australie.
* C'est à ce moment-là que les Chinois détesteront vraiment les Américains.

Bill Bonner, co-fondateur de La Chronique Agora, à Londres
Pour plus d'informations :
http://www.publications-agora.fr
http://www.la-chronique-agora.com


Partager cet article
Repost0
13 février 2009 5 13 /02 /février /2009 23:26


Pire qu’en 1929
Les experts comparaient encore récemment la crise actuelle à celle de 1929… Il semble qu’ils se soient trompés. Celle-ci pourrait être encore bien pire, et devenir une première historique d’une ampleur jamais connue. Des recoupements de déclarations récentes de différents spécialistes laissent présager un effondrement sans précédent. Pire qu’en 1929, une crise dont personne ne voit le bout du tunnel, comme l’indique le Wall street Journal. Très loin du plan Obama, le sauvetage des banques pourrait en effet coûter 4000 milliards de $.

Selon l’ancien cadre de Fanny Mae, Edward J. Pinto, la différence avec la crise de 1929 réside dans le fait que, actuellement, les crédits immobiliers encourus dépassent le capital immobilier lui-même, ce qui n’était pas le cas lors de la grande dépression. Il ajoute : “current mortgage modification efforts by the government and banks are not effective because there are more defaults of Federal Housing Administration loans than there were for the Federal Home Owners Loan Corp. of the 1930s”.
 
Le professeur Peter Morici, de l’université du Maryland, a déclaré que la situation n’était pas celle d’une récession, mais d’une dépression. Une stimulation ne donnera à l’économie qu’un coup de pouce temporaire, et restera insuffisante, ajoute-t-il, en concluant : « The economy will not recover without fundamental changes in banking and trade policy ». Chacun aura apprécié que ce changement fondamental n’est pas à l’ordre du jour.
 
Selon Roubini, qu’on ne présente plus, les banques, qui anticipent des pertes importantes, ne prêtent plus, mais gèlent les liquidités. Les bourses pourraient s’effondrer et perdre 20%, et la montée du prix de l’or annonce la crainte que les pays et sociétés n’honorent pas leur dette. La conclusion est alarmante : "Certainly starting a war with China on the issue of the currency is very, very dangerous, the US is relying on the kindness of strangers — Russia, China, the Gulf States … to finance a huge, and growing, twin current account and fiscal deficit".
 
Paul Jorion, qui avait déjà annoncé que la crise était pire qu’en 1929, aborde le problème sous un autre aspect. D’après lui, les spéculateurs sur les marchés à terme des matières premières travaillent délibérément en opposition de phase pour faire s’envoler les prix durant les fortes demandes. Ce phénomène de rapacité de circonstances, bien connu et pourtant insoluble par nature du libéralisme, aurait pour effet de provoquer de futures émeutes de la faim.

Après l’effondrement de l’économie islandaise,
la fin annoncée de la livre sterling, d’autres candidats comme la Hongrie, l’Estonie, l’Ukraine, la Lettonie, la Lituanie, pourraient rapidement se trouver aux abois.
 
Par delà la propagande médiatique officielle, payée pour son silence, on découvre que la vie d’un individu moyen aux Etats-Unis est bien plus catastrophique qu’on nous le laisse entendre, pour preuve ce témoignage récent, qui parle, entre autres, de quasi villes fantômes, de millions de personnes sans abris, et de chutes libres des salaires (pour des crédits fixes). C’est dans ce contexte que le congrès vient d’adopter le HR645, qui, dans le cadre des prérogatives inquiétantes attribuées à la FEMA, renforce encore son pouvoir au autorisant l’établissement de « centre de situations d’urgence » sur des bases militaires. Des mesures qui s’accélèrent et qui deviennent fort inquiétantes

http://www.agoravox.fr/article.php3?id_article=50871
Partager cet article
Repost0
13 février 2009 5 13 /02 /février /2009 05:02
Deux nouvelles banques régionales américaines ont été fermées par les autorités et leurs dépôts ont été repris par des banques concurrentes, selon un communiqué du régulateur bancaire FDIC reçu aujourd’hui. County Bank, basée à Merced en Californie, détenait 1,7 milliard de dollars en actifs et gérait 1,3 milliards de dollars en dépôts. Alliance Bank, basée à Culver City, également en Californie, a elle aussi été fermée par les autorités. Elle détenait des actifs de 1,14 milliard de dollars et gérait des dépôts de 951 millions de dollars. Depuis le début de l’année, neuf banques américaines ont fait faillite, dont trois en Californie, un des Etats les plus frappés par la crise des crédits immobiliers à risque. USA: deux nouvelles banques...

Global Research, Russia Today, 4 février 2009       Alors que l'économie mondiale s'effondre, le dollar US ne cesse de consolider sa position dans le monde. Sans guère étonner, il retourne à ses fondamentaux en tant que monnaie de réserve de chaque continent, excepté en Antarctique.       Pourtant, depuis que la dette des États-Unis dépasse de deux fois le PIB mondial, on ne peut s'empêcher de se demander quelle sera la prochaine étape ?       Internet est inondé de quantité de théories et de rumeurs sur ce qui pourrait arriver à la monnaie étasunienne, quand et où elle s’effondrera, et bien d’autres. Certaines d'entre elles ressemblent  à des...

Interview de George Soros a Davos en Suisse lors du Word Economic Forum 2009 (le 28 Janvier 2009 sur Bloomberg TV)

« Parlons des conséquences d’un baril a 40 US$ (…) C’est une mauvaise nouvelle pour les pays producteurs de pétrole (…) Le marché immobilier de Dubaï est occupé a s’écrouler (sourire). Cependant ce n’est pas une mauvaise nouvelle, car a présent on va réussir a affaiblir toute une série de pays qui étaient hostiles au Nouvel Ordre Mondial : Bolivie (Evo Morales), Vénézuela (Hugo Chavez), Iran, Russie, etc… 
Ce n’est pas facile de financer des révolutions avec un pétrole aussi bon marché, donc les jours de ces dirigeants sont comptés (…) L’Iran qui est en phase de pré-élections, ne pourra pas survivre plus d’une année. La Russie est un cas plus inquiétant, car ils vont sans doute essayé de réagir a cette chute en organisant des violences. »


http://www.marcfievet.com/article-27710329.html



Quant Nicolas casse sa tirelire...pour les banques par Kelly-Eric Guillon (08/02/2009 publié dans : Réflexions )

Quand Nicolas Crésus casse sa tirelire perso, il faut l’annoncer !   25 milliards d’euros pour les banques. Telle est l’annonce télévisuelle du 05/02/09, suivie par 15 millions de Français qui n’y ont rien appris de plus qu’ils ne savaient déjà et qui ce faisant ont conforté Crésus dans sa popularité. J’ai personnellement boycotté, préférant jouer à la crapette, et vous ?   Les Français divisés sur l'intervention de Nicolas Sarkozy  (20 minutes - créé le 07.02.09 à 10h16) SONDAGE - Selon les études le taux de satisfaction passe de 36% à 53%. Qui croire? Ainsi selon le très sérieux CSA, 52% des Français n'ont pas trouvé convaincant le chef de l'Etat contre...

La GUADELOUPE en état de siège (08/02/2009 publié dans : Caraïbe )
17 Airbus ont débarqué depuis début janvier, avec près de 400 militaires/gendarmes/CRS, armés jusqu’aux dents. Des chars d’assauts, des munitions, des cercueils en plastique, des vivres ont également été acheminés en même temps que ces forces de répression. De : Arsène MARIE-JOSEPHE POINTE A PITRE, vendredi 30 janvier 2009 C’est un appel de soutien que je lance depuis la Guadeloupe. Un collectif de 52 organisations {comprenant tous les syndicats, des groupements de mutuelle, des fédérations d’associations, les plus grosses associations de la Guadeloupe, le syndicat des transporteurs, les syndicats des stations de service, syndicat de pêcheurs, etc} a lancé un mouvement de grève depuis le 20 janvier 2009. Des négociations on été...


MARTINIQUE: un lundi noir en perspective (08/02/2009 publié dans : Caraïbe )
Le collectif ferme les grandes surfaces et promet un lundi noir Les grévistes ont poursuivi leurs opérations coup de poing ce dimanche matin dans les grandes surfaces de la Martinique, les obligeant à baisser rideau, dans la plus grande confusion. Les transporteurs annoncent une opération escargot pour lundi matin sur les accès sud à Fort-de-France. Tout  l'article http://www.infoantilles.com/actualite.asp  

sur l'Aviseur international  
http://www.marcfievet.com/



et aussi, sur le blog Leveilleur :




US : situation financière alarmante et loi martiale

Plusieurs observateurs continuent à nous alerter sur l'imminence de l'effondrement du système financier. Un tel effondrement entrainerait une catastrophe aux dimensions sociales et civiles. Il est de plus en plus pertinent de dire que ces dimensions ont été envisagées et sont toujours envisagées sérieusement par le Président Obama et le congrès US. Ne nous voilons pas la face. Voici un lien vers un article très documenté que j'ai lu sur le blog de mamie Charlotte à ce propos et dont l'article source provient du site mondialisation.ca  LIRE ICI


USA : vers un état "sécuritaire" ?

Lu sur le Forum leveilleur ICI.
Le député Alcee L. Hastings, un démocrate de Floride, a présenté à la Chambre des représentants un NOUVEAU PROJET DE LOI, LE PROJET DE LOI HR 645, APPELANT LE MINISTRE DU HOMELAND SECURITY A CREER PAS MOINS DE SIX CENTRES NATIONAUX D'URGENCE POUR RASSEMBLER, TEL DU BETAIL, LES CIVILS DANS DES INSTALLATIONS MILITAIRES.


http://lapromo.neufblog.com/leveilleur/


46 états US vont très bientôt être en cessation de paiement

States Cela paraît totalement surréaliste et pourtant c'est la terrible vérité. 46 états US seront d'ici 120 jours en totale déconfiture financière. L'état de Californie et la ville de New York ont déjà licencié des dizaines de milliers d'employés LIRE ICI en anglais



Partager cet article
Repost0
13 février 2009 5 13 /02 /février /2009 04:55


Un pays discrédité et en faillite
La mort du leadership américain

Par Paul Craig Roberts
CounterPunch, 3 février 2009

article original : "The Death of American Leadership"

Un nombre incroyable de personnes, aux Etats-Unis et à l’étranger, espère que le Président Obama mettra fin aux guerres illégales de l’Amérique, qu’il mettra un terme au soutien de l’Amérique aux massacres de Libanais et de Palestiniens commis par Israël et qu’il punira, au lieu de les récompenser, les banquiers gangsters [ou les « banksters escrocs »], dont les instruments financiers frauduleux ont détruit l’économie et imposé une souffrance massive à tous les gens dans le monde. Si les nominations d’Obama sont une indication, tous ces gens qui espèrent vont être déçus.

Obama a choisi comme Secrétaire au Trésor [ministre des finances] Timothy Geithner, l’homme qui a aidé le Secrétaire au Trésor de Bush, Hank Paulson, à mettre au point aux dépens du contribuable américain une escroquerie de 700 milliards de dollars, de l’argent donné aux banksters qui ont détruit les pensions, les emplois et la couverture maladie des Américains.

Ces banksters, et les régulateurs fédéraux négligents qui les ont encouragés, devraient être mis en prison plutôt que de se voir remettre des centaines de milliards de dollars.

Le Conseil Economique National d’Obama est tout aussi déprimant. Le Secrétaire au Trésor de Clinton, Larry Summers, est à sa tête. Summers a récemment déclaré qu’il n’avait pas la moindre idée qu’une crise financière s’apprêtait à frapper. Pourquoi Obama a-t-il placé aux commandes une personne qui n’y connaît rien ?

Les collègues de Summers sont tout aussi mauvais. Obama a nommé Diana Farrell directrice adjointe au Conseil Economique National. Celle-ci est l’auteur principal d’une étude bidon, soutenant que la délocalisation des emplois est un jeu gagnant-gagnant pour les Américains. Farrell est affiliée à McKinsey & Company, une société qui assiste les grandes entreprises américaines à délocaliser leurs opérations. Dans son livre, Outsourcing America [délocaliser l’Amérique], l’économiste Ron Hira a mis en pièce le rapport McKinsey de Farrell.

Pourquoi ne pas nommer Ron Hira et Nouriel Roubina, qui a prédit cette crise, au Conseil Economique National ?

Ce qui est décourageant est le fait que, même confronté à une crise économique et à une crise de politique étrangère, le système politique américain est incapable de produire le moindre leadership. Nous nous trouvons dans la pire crise économique de toute une vie, peut-être de notre histoire, et à la veille d’une guerre au Pakistan et en Iran, alors que la guerre en Afghanistan s’escalade. Et tout ce que nous obtenons est un gouvernement constitué de ces mêmes personnes qui nous ont amenés ces crises.

L’ère du leadership américain est révolue. Le système financier d’escrocs de l’Amérique a plongé le monde entier dans la crise économique. Les guerres d’agression de l’Amérique sont vues comme servant d’autres buts, comme l’enrichissement des industries militaires associées à Dick Cheney. Le monde est à la recherche d’un autre leadership.

Vladimir Poutine a bien joué à Davos pour endosser ce rôle. Son discours, lors de la cérémonie d’ouverture, était le plus intelligent de tout l’évènement. Poutine a rappelé au Forum Economique Mondial que « les délégués américains qui s’exprimaient depuis cette tribune, il y a tout juste un an, avaient insisté sur la stabilité fondamentale de l’économie américaine et ses perspectives limpides. Aujourd’hui, les banques d’investissement, la fierté de Wall Street, ont virtuellement cessé d’exister. En 12 mois exactement, elles ont publié des pertes excédant les profits qu’elles ont réalisés au cours des 25 dernières années. »

Poutine a défendu l’idée selon laquelle le système financier existant, basé sur le dollar et l’hégémonie financière américaine, avait échoué.

Poutine a démontré que sa compréhension de l’économie était supérieure à celle de l’équipe d’Obama, lorsqu’il a déclaré que créer plus de dettes venant s’ajouter à des « dettes inextricables », comme le fait Obama, « prolongerait la crise ».

Dans une autre pique visant le leadership économique raté de l’Amérique, Poutine a déclaré qu’il est temps de se débarrasser de l’argent virtuel, des faux rapports financiers et des notations de crédit douteuses. Poutine a proposé un nouveau système de devise de réserve pour « remplacer le concept mondial unipolaire obsolète. » Poutine a dit qu’un monde en sécurité nécessitait la coopération, qui elle-même nécessite la confiance. Il a bien fait comprendre que les Américains avaient prouvé qu’on ne peut pas leur faire confiance.

Ce fut un message puissant qui a été beaucoup applaudi.

Traduction : [JFG-QuestionsCritiques]

 

http://questionscritiques.free.fr/edito/CP/Paul_Craig_Roberts/leadership_mondial_Obama_Poutine_020209.htm
Partager cet article
Repost0
13 février 2009 5 13 /02 /février /2009 02:32

sarko9Par Altermédia

La présidence tchèque de l’Union européenne a annoncé mercredi la tenue d’un sommet extraordinaire sur la crise économique le 1er mars , tout en mettant en garde les Etats contre les mesures protectionnistes.


Pour cadrer le message, M. Barroso, président de la Commission a martelé en appui: “Nous devons nous battre contre le nationalisme économique et le protectionnisme intérieur”…Si un seul pays essaie d’agir seul, alors les autres pourraient faire de même”, s’est-il inquiété.


Ces propos contre le retour annoncé de la prise en compte des intérêts économiques des états dénotent en réalité l’impact destabilisateur de la crise sur la construction européiste.


Le plus piquant est de constater que l’un des acteurs de cette destabilisation c’est Nicolas Sarkozy, président sortant de l’Union qui se glorifiait du “retour de la France en Europe”.


Or, on plan en faveur de l’automobile est jugé contraire à tous les principes de globalisation européenne et de principe de concurrence tel qu’ils sont définis par Bruxelles.


Avec un sens de la provocation qui traduit davantage son amertume de ne plus d’être président de l’Union qu’un nationalisme assumé, Sarkozy rajoute du Koweit où il est en visite:


“Ma responsabilité est de préserver l’emploi en France”. “Ce plan automobile est un plan qui sert bien à nos voisins européens”, car “si on n’avait pas engagé ce qu’on a engagé au service de PSA et de Renault, ce sont leurs implantations en Europe qui s’en trouveraient menacés”,


Et il poursuit en forme de bras d’honneur à ses partenaires européens: “si d’autres pays européens veulent participer au financement du plan (…) naturellement nous les accepterons bien volontiers”(sic).


Notons qu’en Grande-Bretagne également, la récession a provoqué de légitimes sursauts d’inspiration nationaliste. Dans le nord-est de l’Angleterre, une série de grèves sauvages ont été lancées contre l’emploi de travailleurs étrangers sur un projet de raffinerie pétrolière.

http://www.marcfievet.com/article-27872103.html

Partager cet article
Repost0

Présentation

  • : Le blog d' Eva, R-sistons à la crise
  • : Tout sur la crise financière, économique, sanitaire, sociale, morale etc. Infos et analyses d'actualité. Et conseils, tuyaux, pour s'adapter à la crise, éventuellement au chaos, et même survivre en cas de guerre le cas échéant. Et des pistes, des alternatives au Système, pas forcément utopiques. A défaut de le changer ! Un blog d'utilité publique.
  • Contact

Recherche