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1 février 2013 5 01 /02 /février /2013 06:02

 

La France favorable à une zone de libre-échange transatlantique
Créé le 29-01-2013 à 18h19 - Mis à jour à 18h59

DECRYPTAGE Le gouvernement lance une consultation nationale sur cette grande intégration entre les deux rives de l'Atlantique ardemment défendue par Bruxelles, Washington et Berlin.

Nicole Bricq, ministre du Commerce extérieur (AFP)

Nicole Bricq, ministre du Commerce extérieur (AFP)
 
  • EN IMAGES Qui seront les pays les plus riches dans 10 ans?

Le forcing de Bruxelles et Washington semble avoir convaincu Paris. Nicole Bricq a lancé une consultation auprès des entreprises hexagonales sur le projet de construction d'une vaste zone de libre échange entre l'Union européenne et les Etats-Unis

"Un tel accord transatlantique serait particulièrement ambitieux, justifie la ministre du Commerce extérieur. A eux deux, l'UE et les Etats-Unis représentent 40% du PIB mondial, 25% des exportations et 32% des importations." La consultation nationale, ouverte jusqu'au 1er mars, est accessible sur le site du ministère

Une idée qui "fascine" Angela Merkel

L'idée remonte aux années 90. En témoigne cet article du New York Times, daté du 21 juin 1995, qui fait état de discussions informelles entre le secrétaire américain au Commerce de l'époque et plusieurs responsables politiques européens sur une éventuelle "Transatlantic free trade area". Mais le lancement, à l'Organisation mondiale du commerce (OMC), du cycle de Doha en 2001 repousse le projet dans les armoires.

Jusqu'à ce que les négociations de l'OMC s'enlisent. Il est déterré le 30 avril 2007 par le président de la Commission européenne José Manuel Barroso, le président américain George W. Bush et, au nom du Conseil européen, la chancelière allemande Angela Merkel, qui déclare un jour trouver cette idée "fascinante".

Les trois dirigeants signent une déclaration appelant à une plus grande intégration entre les deux rives de l'Atlantique, qui "bénéficiera aux citoyens de nos pays et à la compétitivité de nos économies". Conscients de l'immensité de la tâche, ils créent à cette occasion un "Conseil économique transatlantique" chargé de préparer le terrain. Il est aujourd'hui coprésidé par Michael Froman, un conseiller de Barack Obama, et Karel de Gucht, le très libéral commissaire européen au Commerce.

Les lobbys sont à l'oeuvre, Bruxelles veut aboutir en 2014

Le 30 mai 2012, ce dernier déclarait: "Je crois que l'Europe et les Etats-Unis doivent rebâtir leur relation économique par une initiative commerciale bilatérale globale. (...) Il doit aborder toutes les questions pertinentes, en particulier les points suivants: la suppression de tous les droits de douane, la libéralisation des services et l'accès aux marchés publics." Bref, un immense marché commun entre les deux zones occidentales.

Poussée par de multiples lobbys oeuvrant à Bruxelles et à Washington, comme le Centre for European strategy, le think tank New Direction (parrainé par Margaret Thatcher) ou le Center for transatlantic relations, l'idée de ce grand espace sans contrainte pourrait n'être encore qu'une vieille lune si Barack Obama en personne ne lui avait donné l'impulsion qui lui manquait. Le 28 novembre 2011, le président américain cosigne avec les dirigeants européens une déclaration par laquelle une étape est franchie, avec l'installation d'un nouvel organe appelé "High Level Working Group on Jobs and Growth". Les conclusions définitives de ce groupe de travail, coprésidé par Karel de Gucht, sont attendues dans quelques jours.

Si elles sont positives, "un mandat de négociation pourrait être rapidement proposé par la Commission, explique Nicole Bricq. Il appartiendra ensuite aux Etats membres de l'UE, conformément au Traité, d'autoriser ou non la Commission à lancer ces négociations en lui donnant une feuille de route claire." A Bruxelles, on espère que le projet deviendra une réalité dès la mi-2014.

Améliorer le PIB combiné de 180 milliards en 5 ans

L'argument en faveur du projet est simple: une alliance commerciale transatlantique est le meilleur remède à la crise. "Les conditions économiques sont telles, des deux côtés de l'Atlantique, qu'on a un vrai besoin de trouver des leviers de croissance, expliquait il y a quelques mois à Challenges la directrice de l'American Chamber of Commerce à Paris, Marina Niforos. On n'a pas d'autre choix que d'approfondir nos relations économiques. D'après nos études, avec ce projet, on peut attendre un gain de PIB combiné de 180 milliards d'euros en cinq ans. C'est très important pour la France en particulier, qui est la première destination des IDE (investissements directs à l'étranger) américains."

A la justification économique s'ajoute, parfois dans des termes messianiques, un objectif diplomatique assumé: ne pas se laisser assaillir par les puissances que sont devenus la Chine, l'Inde, le Brésil, la Russie... "Ce n'est pas le moment de battre en retraite pour les amis du libre-échange - oserais-je dire, pour les amis de l'humanité. C'est l'heure de montrer au reste du monde combien la richesse peut provenir de l'approfondissement des relations économiques et commerciales entre les nations", s'enflamme l'économiste Pedro Schwartz, du think tank New Direction.

Toutefois, les négociations, si elles s'ouvrent, promettent d'être délicates, car elles touchent à des sujets très sensibles. "Ce qu'espèrent les Etats-Unis de l'Europe, c'est plus d'ouverture sur le secteur agricole. Et les Européens attendent d'avoir davantage accès aux marchés publics américains", décode Marina Niforos. Autrement dit, que les Européens abandonnent leur PAC (Politique agricole commune) et les Américains leurs "Small Business Act" et "Buy American Act". Pas gagné.

 

http://www.challenges.fr/economie/20130129.CHA5653/la-france-se-rallie-a-l-idee-d-une-zone-de-libre-echange-transatlantique.html

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1 février 2013 5 01 /02 /février /2013 00:08

 

 

 

Vidéo trouvée sur cet article :

 

 

Les Protocoles des Sages de Sion sont-ils vrais ?

Personnellement, je ne me prononce pas. Je constate seulement que ce qui est écrit ressemble furieusement à la réalité (du Nouvel Ordre Mondial), Note d'eva

 

 

Les Protocoles des Sages de Sion
(Document en Français)
94 pages 175x250

Ce livre publié en 1897, est une évolution du livre : « Le Testament de Satan », publié secrètement pour la première fois, vers 1786.

L'auteur présumé de la version de 1897, écrite en Anglais, serait Lionel de Rothschild, un biologiste et politicien de la branche anglaise des Rothschild, grand supporter du Sionisme moderne et de la révolution Russe.

La stratégie détaillée de la famille Rothschild et de sa « Tribu » destinée à renverser tous les royaumes d’Europe, en pervertissant leurs sociétés, et en les ruinant par la corruption financière et sexuelle, la pratique des « déficits de croisière » et l’usure.

Traduit de l’Anglais par Ben Peri.

Prix : 18€ version papier / 12€ version numérique

J’investis 2 € dans ce livre

Retour aux livres



 

 

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Voir aussi :

 

Le Talmud est le vrai bréviaire de l'intolérance, de la haine et du racisme

 

Talmud; haine et Racisme. Voilà ce que les antisionistes propagent pour dénoncer les juifs

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29 janvier 2013 2 29 /01 /janvier /2013 03:53

 

Un mariage à trois officiellement reconnu au Brésil
Un mariage à trois officiellement reconnu au Brésil
Photo
ci-dessus
Une femme dans une boutique de robes de mariée à Sao Paulo.

Un notaire de Sao Paulo, au Brésil, a uni civilement pour la première fois trois personnes, un homme et deux femmes. Une démarche qui ne fait guère l'unanimité.

L'union civile entre deux brésiliennes et un brésilien remonterait à trois mois, mais n'a été officialisée qu'hier mercredi selon la chaîne brésilienne TV Globo. Le trio est passé devant notaire pour remplir cette formalité, ces défenseurs jugeant benoitement que cette démarche n'est pas contraire à la loi nationale.

 

Une union qui a toujours existé

Sur BBC.com, la notaire qui a reçu l'acte, Claudia Domingues do Nascimento, s'en justifie : "nous n'inventons rien, nous accordons simplement à ce type d'union une reconnaissance officielle. Une union qui, du reste, a toujours existé." Selon elle, "la définition ancestrale de la famille a changé, et ne cadre plus avec son sens actuel. Il ne nous appartient pas d'en juger la qualité."

Nathaniel Santos Batista Junior, une juriste qui a aidé à rédiger le document, indique pour sa part "que l'idée était de protéger leurs droits en cas de séparation ou de décès d'un partenaire". Et pour cause, si le trio refuse de parler à la presse, on sait qu'il vit ensemble depuis trois ans. Ce ménage iconoclaste dispose d'ailleurs déjà d'un compte bancaire commun.

 

"Inacceptable et illégal" pour d'autres

Une position libérale qui ne cadre pas forcément avec l'avis de nombreux juristes brésiliens. La présidente de la Commission du droit de la famille Regina Beatriz Tavares da Silva a ainsi jugé cette démarche "absurde, inacceptable, totalement illégal et contraire aux valeurs et aux mœurs de notre culture." Elle a d'ores et déjà fait part de son souhait de faire rompre le contrat établi.

Direct Matin
http://www.directmatin.fr/insolite/2012-08-30/un-mariage-trois-officiellement-reconnu-au-bresil-92674
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25 janvier 2013 5 25 /01 /janvier /2013 04:53

 

Le CNIL et la nano-technologie d'espionnage

 

Publiée le 28 déc. 2012

 

le CNIL impuissant face à la volonté de l'industrie techno-scientifique

 

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14 janvier 2013 1 14 /01 /janvier /2013 02:59

http://www.glamiz.com/1290-masque,laurent,fabius.html

Masque Laurent Fabius Glamiz

 

 

 

 

 

La France dans la guerre du Sahel

Laurent Fabius, le grand « facilitateur »

mardi 25 septembre 2012, par Philippe Leymarie

 

 

Le compte à rebours a commencé. La France tient son nouveau hochet d’intervention, dans un conflit à sa mesure, au sein de son ex-« pré-carré » africain – qui, du coup, le redevient – mais où elle n’apparaîtra pas en première ligne :  grandeurs et servitude du « facilitateur », pour reprendre le mot du nouveau chef de guerre à la française, le terrible Laurent Fabius. Dans ce conflit, comme à propos de la Syrie, et avant celle-ci de la Libye, le ministre des affaires étrangères a tendance à chausser les basques de l’inénarrable Bernard-Henri Lévy. Quant à l’armée française, elle n’est donc pas vouée entièrement à la « betteravisation » qui la guette depuis la décision d’évacuer l’Afghanistan : il y a aura, avec cette équipée dans les sables sahéliens, un peu de grain à moudre, d’armes à manier et de crédits à consommer...

 


Après huit mois, l’actuel pouvoir malien a donc sauté le pas, acceptant de demander officiellement l’aide militaire des pays de la Communauté économique des Etats d’Afrique de l’ouest (CEDEAO) et le feu vert du Conseil de sécurité des Nations unies pour la reconquête du nord du pays. Cette zone est actuellement dominée par les mouvements djihadistes d’Al-Qaida au Maghreb islamique (AQMI) et du Mouvement pour l’unicité et le jihad en Afrique de l’Ouest (MUJAO), et par les indépendantistes touaregs d’Ansar Dine et du Mouvement national pour la libération de l’Azawad (MNLA). Les plus radicaux rêvent d’en faire un « Sahelistan » – pour reprendre à nouveau l’une des fines trouvailles sémantiques de Laurent Fabius.

Frères ou étrangers Retour à la table des matières

L’accord passé dimanche dernier entre le gouvernement malien et la CEDEAO – qui demande encore à être couché « au propre » – prévoit que :

- les cinq bataillons promis par la CEDEAO (3 300 hommes), constitués par des contingents nigérian, burkinabe et ivoirien, notamment, seront déployés « en appui de l’armée malienne, sur le terrain au nord », mais n’auront pas à assurer la sécurité au sud du pays ;
- ces troupes de pays-frères ne peuvent être considérées comme des « soldats étrangers », non-africains, dont la présence visible n’est toujours pas souhaitée ;
- le commandement et les services de cette force d’intervention seront basés à Bamako ou dans sa périphérie, par commodité pratique : la partie malienne a proposé l’usage de la base de Koulikoro (située à 60 km du centre) ;
- la sécurité de la Mission de la CEDEAO au Mali (MICEMA) sera assurée par une équipe mixte de 140 policiers et gendarmes ;
- le « matériel militaire aérien » sera fourni par le Nigeria (le poids lourd économique et militaire de la région), ainsi que par la France ou d’autres partenaires ;
- des techniciens et formateurs vont entraîner l’armée malienne aux opérations de déminage, d’enquête, etc. ;
- il faudra compter « près de deux mois » pour la mise en œuvre de cette force ouest-africaine… [1]

Grande inconnue Retour à la table des matières

L’accord n’épilogue pas, évidemment, sur ce nouveau délai, dans une guerre qui se déclenche visiblement bien tard, les mouvements islamistes ayant eu tout le loisir d’occuper l’ensemble des positions stratégiques au nord du Mali. Pas plus que sur la réelle compétence des unités des armées ouest-africaines sur des guerres de désert, de « rezzous » à la tchadienne [2] Ni sur le niveau de motivation des troupes maliennes, qui reste une grande inconnue, et ne rassure pas forcément sur l’issue de ce conflit.

Ou encore sur le rôle de l’Algérie, qui avait chassé AQMI vers le Mali, et reste officiellement opposée à toute ingérence étrangère en Afrique, et encore plus chez ses voisins ommédiats : elle est « sur la corde raide », écrit par exemple le quotidien Les Dernières Nouvelles d’Algérie, d’autant plus qu’un groupe de cette nébuleuse intégriste, le MUJAO, détient encore des otages algériens et menace Alger d’attentats terroristes.

Dans les marécages Retour à la table des matières

Côté français, l’équation n’est pas simple non plus : AQMI a promis, le 20 septembre dernier, qu’une « invasion » du Nord-Mali avec le soutien français « n’aura pas seulement pour conséquence la mort des otages (les quatre hommes enlevés à Arlit, au Niger), mais noiera la France toute entière dans les marécages de l’Azawad (la zone touareg du nord-Mali), ce qui aura pour conséquence pour elle et pour son peuple davantage de malheurs et de drames ».

Mais il y a également le danger de se faire traiter de « colonialiste » par une partie de l’opinion africaine, ce qui est encore moins agréable – en théorie – pour un gouvernement de gauche. Un danger auquel la France croit pouvoir échapper en prônant une action de « facilitateur » et non pas d’acteur, avec la difficulté qu’il y aura en outre à faire la part des deux rôles ; ou en promettant qu’il n’y aura pas de troupes « au sol », alors que – de notoriété publique – il y a déjà des unités de forces spéciales à l’œuvre en Mauritanie, au Burkina, au Niger – et cela depuis plusieurs mois, sous le nom d’opération « Sabre ».

Implication « par derrière » Retour à la table des matières

Le soutien logistique – qui passera non seulement par le transport des troupes, mais aussi la fourniture d’armes, de renseignements, voire par un parapluie aérien de style offensif en cas de besoin – ne risque pas de passer inaperçu, de même que les transferts de troupes depuis les bases françaises de N’Djamena, Libreville ou Djibouti.

Reste que cette initiative de l’ancienne puissance coloniale française de leadership from behind (comme disaient les Américains à propos de leur implication « à distance » lors de l’opération de 2011 en Libye) pourra servir éventuellement de dérivatif politique : de quoi faire oublier la difficulté pour Paris à se faire les dents sur les conflits en Syrie et en Iran, ou même à convaincre l’opinion dans l’Hexagone d’ « avaler » les hausses d’impôts et les limitations du pacte budgétaire européen…

Notes

[1] Selon certains spécialistes, la fourchette serait plutôt entre 3 et 6 mois ...

[2] Mais sans les militaires tchadiens, justement, trop occupés chez eux. Les Sénégalais ont également décliné l’invitation ...

 

http://blog.mondediplo.net/2012-09-25-Laurent-Fabius-le-grand-facilitateur

 

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10 janvier 2013 4 10 /01 /janvier /2013 04:35

 

mariage-pour-tous-cures-mediapart-index.jpg

blogs.mediapart.fr

 

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Derrière le mariage pour tous,

se dessine l'ordre eugénique du NOM

Par eva R-sistons

 


Le mariage pour tous, question épineuse. Comme le dit l'ancienne Ministre de François Mitterrand Georgina Dufoix, "le mariage homo n'est que la partie émergée de l'iceberg".  Les choses ne sont pas aussi simples qu'on les présente !

 

Par nature, je suis ouverte, tolérante. Et je suis chrétienne. Et là, c'est clair : Dieu a créé l'homme puis la femme, la femme pour l'homme - et non la femme pour la femme et l'homme pour l'homme.  Et le mariage est une institution sacrée, un pilier de la société. Quant à la théorie américaine du "genre", c'est une monstruosité. Nous, Français, allons-nous reprendre à notre compte cette aberration ? Bon sang, l'homme et la femme ne sont pas identiques, mais complémentaires sur tous les plans !

Par ailleurs, du temps où j'étais journaliste à FR3, j'ai tourné des documents d'une dizaine de mn sur des sujets divers, et notamment sur les travestis. Et là, j'ai été marquée par la profonde souffrance de ceux qui vivent difficilement leur situation. Je suis très touchée par la souffrance humaine, je ne la supporte pas, je ferais n'importe quoi pour soulager ceux qui sont éprouvés.

Et puis, il y a les enfants. Et pour moi, leur intérêt doit d'abord être pris en compte, il est prioritaire. Donc, si je suis pour le mariage de ceux qui s'aiment, quels qu'ils soient, je suis contre l'adoption des enfants par un couple du même sexe. Et lorsque je découvre avec effroi les premiers faits-divers liés à ces situations, je suis sûre d'avoir bien choisi. Ainsi, en Israël deux lesbiennes ont changé le sexe de l'enfant qu'elles ont adopté, pour en faire une fille. Quelle abomination ! Et que dire du petit garçon obligé de dire "papa" à la 2e maman ? Pour avoir refusé, il a été tué. Notre société est tombée sur la tête. Là encore. Surtout dans ce domaine !

Il y a des cérémonies satanistes pour les gens de pouvoir, avec viol, torture et même meurtre d'enfants. Silence médias ! Et ceux qui s'intéressent de trop près à ces perversions monstrueuses, sont éliminés, mutés, ou jetés en prison. Quant aux pédophiles, ils voient un tapis rouge se dérouler devant eux ! Polanski, Cohn-Bendit, un ancien Ministre de la Cutlure ou de l'Education... peuvent tout se permettre. Ils sont protégés partout !

Et puis, il y a le Nouvel Ordre Mondial et ses projets régulièrement annoncés de dépopulation, notamment par le Prince Philipps. Pour y arriver, plusieurs chemins : L'alimentation industrielle, les soins pas naturels mais chimiques, les vaccins bourrés de substances toxiques, les chemtrails, les OGM, les substances dangereuses comme l'alcool, le tabac ou la drogue, la pollution, les effluves nucléaires (l'Oligarchie a pour elle les antidotes), les guerres permanentes avec des armes de destruction massive toujours plus meurtrières, les stratégies de chaos, le saccage des emplois, des secteurs sociaux, des services publics, des liens sociaux... et des familles !

Pour les concepteurs de ce monde futur, nous sommes, comme le dit clairement Jacques Attali ou tant d'autres, des personnes non grata, inutiles, coûteuses, et même nuisibles (nous polluons, nous réclamons notre part des ressources..), dont il faut se débarrasser si nous consommons ou si nous produisons peu ou pas du tout. Et un des moyens est de détruire le noyau familial. D'ailleurs, si les couples sont constitués de personnes du même sexe, il n'y a pas procréation. Bref, en favorisant les modes de vie différents, les dirigeants comme Hollande agissent dans le sens désiré par les Décideurs. Et le mariage pour tous est une première étape vers des pratiques toujours plus tueuses du modèle ancestral de la famille, du couple, du mariage, de la procréation...

 

Et de surcroît, tout devient artificiel et même virtuel; Ainsi, le Pentagone s'est bien peu démocratiquement octroyé l'essentiel du secteur de la Recherche... dans le sens de la réduction de la population encombrante, et dans celui des guerres toujours plus techniques et meurtrières. Et il réfléchit à la manière de susbstituer la procréation artificielle à la naturelle !

Naturellement, comme le dit très bien Mme Dufoix, tous les projets ne sont pas annoncés; Et pas après pas, nous nous rapprochons d'un monde que ne renierait pas Kafka. Sans même nous en rendre compte !

Alors, je le dis clairement : Il faut arrêter le rouleau compresseur. En acceptant les projets du gouvernement Hollande qui masque son incapacité à réformer la France sur les plans économique et social, en nous polarisant sur les mesures sociétales, nous faisons fausse route. Le combat contre la marchandisation, la financiarisation et la militarisation du monde doit être prioritaire, d'autant que le chemin qu'on nous fait emprunter conduit directement à la voie totalitaire et eugénique du Nouvel Ordre Mondial. Alors, vigilance !

eva R-sistons


TAGS : Mariage pour tous, théorie du genre, lesbiennes, homosexualité, pédophilie, Cohn-Bendit, Polanski, Nouvel Orde Mondial, FR3, Etats-Unis, François Hollande, talmudique, eugénisme, totalitaire, Jacques Attali, travestis, cérémonies satanistes, France, Israël, Georgina Dufoix, Francs-Maçons, médias, guerres, nucléaire, familles, Pentagone, Kafka, procréation...

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http://www.midilibre.fr/2011/05/08/exclusif-nimes-georgina-dufoix,315723.phpL'ancienne ministre évoque le personnage de François Mitterrand dans l'édition nîmoise de lundi.
Georgina Dufoix opposée au mariage gay

http://www.lefigaro.fr/flash-actu/2013/01/05/97001-20130105FILWWW00298-georgina-dufoix-opposee-au-mariage-gay.php

 

 

L'ancienne ministre de François Mitterrand, Georgina Dufoix, prend position contre le mariage pour tous et annonce qu'elle ira manifester le 13 janvier, dans un entretien au magazine La Vie.

Pour Georgina Dufoix, la proposition de François Hollande sur le mariage gay pendant la campagne présidentielle "ne remplaçait pas les notions de père et de mère par une 
notion neutre qui change la vie de tous les Français".
 "Il n'avait pas 
dit qu'il allait transformer le mariage tel qu'il est instauré", ajoute-t-elle.

Et de préciser sa pensée: "Les statuts de mère et de père ont un impact dans l'intime de 
notre être. Il ne s'agit pas seulement d'un statut juridique. Ce sont 
des notions profondes et délicates qui nous structurent 
individuellement, dans le rapport aux autres, à la fois entre le père 
et la mère eux-mêmes, et dans la relation aux enfants et à la société 
dans son ensemble".

"Si François Hollande avait posé la question 
suivante: êtes-vous d'accord pour supprimer les mots père et mère du 
droit civil français et des codes qui régissent la famille, les 
Français s'y seraient opposés", estime encore l'ancienne ministre. "Nos concitoyens n'ont pas compris que 
derrière le mariage des homosexuels, c'est la théorie du genre qui est 
insufflée dans la société française. Cette théorie qui vient des États-
Unis estime qu'homme et femme sont interchangeables", conclut-elle.

 

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 > Il ne m'arrive pas souvent de parler sur la scène publique , mais il  > me semble qu'il y a une certaine urgence. Bien sur mes propos ne  > plairont pas à tout le monde , c'est pourquoi j'ai souhaité vous  > envoyer les textes des deux interviews que j'ai fait cette semaine  > afin que ce soit clair.

Avec tous nos voeux pour l'année nouvelle   Georgina

 

 

  Le Figaro magazine – Georgina interview  11 janvier 2013  


 

La proposition 31 du programme de François Hollande indiquait son  > souhait d'instituer un mariage pour les personnes d'un même sexe .Une  > majorité de français a voté. Que nous soyons d'accord ou non,  > François Hollande est légitime sur ce point.

 >

 > Mais il y a plusieurs façons d'établir une union durable entre  > personnes du même sexe et la voie choisie pour le projet de loi qui  > vient en discussion au Parlement ne se contente pas d'instaurer un  mariage homo : il bouleverse de fond en comble ce qu'est le mariage  pour tous les citoyens ... et cela n'était pas du tout mentionné.

 >

 > Si François Hollande avait demandé : « êtes-vous d'accord pour faire disparaître le statut de Mère du code civil, êtes-vous d'accord pour  que disparaisse la notion de Père du code civil et de tous les autres   codes » ? Il aurait, je pense essuyé un NON franc et massif.


S'il  avait demandé : « êtes-vous d'accord pour que disparaisse la notion  > de filiation qui établit la succession des générations pour la  > remplacer par la notion de parentalité? », je ne crois pas que les  > français auraient acquiescé.


S'il avait demandé « êtes-vous d'accord pour substituer le droit à l'enfant à une législation sur l'adoption  qui est basée sur le droit de l'enfant », je ne pense pas non plus  > qu'ils auraient répondu favorablement.

 


 > Or c'est de cela dont il s'agit dans ce projet de loi. Le mariage homo,  > aussi important soit-il, n'est que la partie visible d'un iceberg  > énorme qui propose de nous bouleverser dans la partie la  plus intime et la plus fondamentale de nos personnalités, mais aussi  > de notre vie en société, en introduisant la théorie du genre sous   couvert du « mariage homo ».

 >

 > C'est parce que je suis une Mère et ne souhaite pas devenir un  "parent 1 ou 2" que j'irai manifester le 13 janvier avec le Père de  > mes enfants, qui ne souhaite pas non plus, perdre son identité de père  > en devenant parent 1 (ou 2!).

 >

 > Au moment de la législation sur le PACS, le mariage entre hommes et  > femmes n'a pas été bouleversé, les notions de père est de mère n'ont  > pas disparu du code civil, la filiation n'a pas été juridiquement  > supprimée, et l’on n’a pas créé un droit pour des adultes à avoir un  > enfant.

 >

 > Je crois que les français souhaitaient participer à une amélioration de la vie des couples homo mais qu'ils n'ont jamais pensé que ceci   pourrait se faire en détruisant la notion de Père et de Mère ou la conception juridique de la filiation.

 >

 > Il y a d'autres voies pour donner un cadre juridique à deux personnes  > du même sexe qui désire solidifier leur union.

 >

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 >


  Dans le Journal la Vie

 >

 > Pourquoi apportez-vous votre soutien aux manifestants contre le  > mariage pour tous?

 > Georgina Dufoix. François Hollande a annoncé pendant sa campagne qu'il  > souhaitait établir un mariage pour les homosexuels. Les Français ont  > voté pour lui, et donc en faveur de cette mesure. Mais il n'avait pas  > dit qu'il allait transformer le mariage tel qu'il est instauré. Sa  > proposition ne remplaçait pas les notions de père et de mère par une  > notion neutre qui change la vie de tous les Français.

 > Dans quelle mesure cela pose-t-il problème?

 > GD. Les statuts de mère et de père ont un impact dans l'intime de  > notre être. Il ne s'agit pas seulement d'un statut juridique. Ce sont  > des notions profondes et délicates qui nous structurent  > individuellement, dans le rapport aux autres, à la fois entre le père  > et la mère eux-mêmes, et dans la relation aux enfants et à la société  > dans son ensemble. Si François Hollande avait posé la question  > suivante: êtes-vous d'accord pour supprimer les mots père et mère du  > droit civil français et des codes qui régissent la famille, les  > Français s'y seraient opposés. Nos concitoyens n'ont pas compris que  > derrière le mariage des homosexuels, c'est la théorie du genre qui est  > insufflée dans la société française. Cette théorie qui vient des

Etats-

 > Unis estime qu'homme et femme sont interchangeables.

 > Serez-vous présente lors de la manifestation?

 > GD. Oui, avec mon mari. Le Pacs ne me posait pas un problème suffisant  > pour que je descende dans la rue. En revanche, nier l'altérité entre  > un homme et une femme me semble contraire à la réalité de notre  > condition humaine.

 > N'êtes-vous pas gênée de vous mêler aux catholiques de droite,  > majoritaires dans cette manifestation?

 > GD. Il reste à démontrer que les catholiques de droite sont  > majoritaires. La manifestation fédère bien au-delà des catholiques de  > droite.

 > Etes-vous guidée par votre foi sur ce sujet?

 > GD. Je me suis posé la question, et non, ce n'est pas ma foi qui me  > guide, c'est une réflexion sur la société française d'aujourd'hui, sur  > ce qu'est la famille, un pays, la stabilité apportée par la famille.

 > Un pays créateur et dynamique est un pays où le lien familial est  > riche, porteur et sécurisant. Le projet de loi remet en question la  > filiation au profit de la parentalité. Comment peut-on au détour d'une  > loi sur le mariage homosexuel remettre en cause la succession des  > générations pour un peuple? Comment peut-on remettre en question le  > droit de l'adoption? L'adoption a été faite pour que des enfants  > trouvent une famille, non pas pour promettre à des adultes d'avoir le  > droit à des enfants.

 > Comment expliquer que vous êtes une des rares personnalités de gauche  > à prendre position contre le projet de loi?

 > GD. Je ne l'explique pas vraiment. Pour ma part, je suis cohérente  > avec moi même. Je pense qu'on peut être de gauche pour soutenir la  > justice sociale et aimer la famille et le lien familial ce qui à mes  > yeux , n'est pas « de droite »  >  > Le « mariage homo » focalise toutes les attentions mais dans ce projet  de loi , il n'est que la partie émergée de l'iceberg . Ce projet de  > loi se proposerait de transformer en profondeur notre façon de vivre  > ensemble en essayant d'effacer de notre droit l'altérité entre hommes  > et femmes pour la remplacer par la théorie du genre . Il y a d'autres  > voies pour permettre aux couples homosexuels qui le désirent de  > solidifier leur union.

 

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http://www.dorffer-patrick.com/article-humour-politique-de-hollande-emploi-et-chomage-non-prioritaire-113424231.html

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9 janvier 2013 3 09 /01 /janvier /2013 01:03

 

Businessman: Europe Preparing Holocaust for Muslims

Religious entrepreneur Moti Zisser says Europe feels threatened: "This time there will be 60 million people killed."
AAFont Size
By Gil Ronen
First Publish: 12/23/2012, 9:12 PM
http://www.israelnationalnews.com/News/News.aspx/163478#.UOzElqzeEa9

 

Moti ZIsser
Moti ZIsser
Israel news photo: Flash 90

Well-known religious businessman Moti Zisser predicted Saturday evening that Europe will unleash a second Holocaust – but this time, the victims will be Muslims, not Jews.

"I think another Holocaust is brewing in Europe," he told congregants at Bnei Brak's Heichal Shlomo synagogue, according to Maariv-NRG. "I said it five years ago and everyone laughed at me. Today nobody is laughing; today they only argue with me over when it will happen."

The entrepreneur, who has businesses in Israel as well as Poland and other European countries, explained that Muslims are increasingly gaining control of the European economy, and that the Europeans are bound to lash out at them. He said that he meets businessmen in Europe who ask him how he thinks the "Muslim problem can be solved."

"I would give you numbers regarding what is happening with Muslims in Europe," he said. "They control things that are in people's pockets. It is much more painful than with the Jews, and for this they killed six million Jews, so for the other things they will kill 60 million too."

"Don't get this wrong," he explained. "This continent knows full well where it is headed. Today there are cities in France with a Muslim majority that do not belong to the French. For those who don't know, the city of Marseilles, for instance, belongs to the Arabs. The new demon in Europe is the Muslims, and it is being built up just like the Jewish demon was built up at the start of the previous century."

"This new demon is being built in the way that Europe knows how to build and annihilate something when it is defending itself against it."

Zisser added that in Europe's eyes, Israel is an ally vis-à-vis the Muslim threat. That is why Israel need not be concerned about the European criticism of its policies in Jerusalem or elsewhere, he explained. On the contrary, he said, "If Israel knew how to take advantage" of the fact that it is perceived as an ally against the Muslims, "there is no doubt that this could give Israel great status in the big game in the next 50 or 100 years."



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22 décembre 2012 6 22 /12 /décembre /2012 05:41

 

Samedi 22 décembre 2012

 

Israel-guerre.jpg

 

Le tribalisme juif est la principale menace

pour le monde, pour les USA,

pour les Juifs eux-mêmes

Par Chantal Dupille (eva R-sistons)

 

 

L'irresponsabilité des tribalistes de Tel-Aviv ne mesurant pas les conséquences de leurs actes, avec à leur tête une clique de fanatiques d'Extrême-Droite, constitue une grave menace pour les Hébreux (qui vont être vomis partout), pour les Américains aveuglément soumis aux groupes de pression juifs et en particulier à l'AIPAC (avec pour corollaire des guerres ruineuses et contre leurs intérêts), pour le monde entier confronté au risque de conflit nucléaire via l'attaque de l'Iran (et donc à son propre anéantissement).

 

Comme je l'ai souvent écrit sur mes blogs, la radioactivité commencera par atteindre l'entité sioniste en premier, avant de traverser les frontières et d'arriver en Europe et ailleurs. Voilà une des conséquences de l'irresponsabilité de dirigeants fanatisés au point de devenir les plus dangereux terroristes de la planète.

 

Comment les dirigeants français peuvent-ils à ce point être aveuglés par israël au point d'ignorer sa puissance malfaisante, mortifère, et les risques encourus par l'humanité ? Leur lâcheté, leur servilité, leur carriérisme doivent être dénoncés. Et aujourd'hui, les sayanims Hollande-Fabius conduisent notre pays à armer en Syrie des terroristes, des djihadistes d'Al Qaïda, des égorgeurs, des affameurs, des saboteurs des infrastructures syriennes, des auteurs d'attentats meurtriers contre les civils... pour permettre aux sionistes-talmudistes de réaliser leur projet fou de Grand Israël d'abord dans la région, puis planétaire ! La France est-elle devenue une vile succursale de Tel-Aviv pour l'aider à réaliser ses projets criminels allant jusqu'à menacer la vie même sur terre ? Il est temps que ce scandale énorme, que cette trahison du mandat des Electeurs, éclate au grand jour ! Tous les centres de pouvoir et tous les médias, actuellement, sont infestés d'agents fanatisés de Tel-Aviv, et la politique, en France, est complètement dénaturée ! Notre pays avec ces Talmudistes déments n'ayant que mépris pour les goyims qu'ils considèrent comme des êtres inférieurs à éliminer ou à mettre en esclavage, notre pays est en danger, comme le reste du monde !

 

L'intolérable ne doit plus être toléré. Nous arrivons à une situation où les cinglés sionistes les plus radicaux, les plus fanatiques, se servent des cinglés salafistes les plus extrémistes pour arriver à leurs fins diaboliques de contrôle (avec dans un premier temps l'aide des Yankees) des nations et de leurs ressourcs !


Et ce qui se joue en Syrie est très grave : Le  combat anti-impérialiste mené par Bachar-el-Assad est en effet celui de toutes les Nations ! (1) La Syrie est un des derniers obstacles à la domination israélienne. (2)

 

Notre aveuglement, notre inaction risquent de faire de la France un misérable relais des politiques criminelles de Tel-Aviv, et ensuite, le lit d'un holocauste planétaire sans précédent; La vérité doit éclater : L'irresponsabilité, la folie des dirigeants israéliens et de leurs sbires infiltrés partout, va mener l'humanité entière droit dans le mur !

 

Chantal Dupille,

dont le premier combat est la lutte pour la paix dans le monde

 

 

(1) Le combat anti-impérialiste de l’Etat-nation et du peuple syriens est celui de l’ensemble des peuples du monde
Claude Beaulieu, Geneviève Blache*

 

(2). La Syrie d’Al-Assad, un des derniers obstacles à la domination israélienne

 

.

 

Gilad Atzmon

a le mérite de dire des vérités qui dérangent.

Raison pour laquelle ceux qui n’ont pas la conscience très nette

cherchent à le déshumanier et à le décrédibiliser

en se servant de la fable de l’antisémitisme

et autres inepties éculées. - SC

 

 

 

 

http://www.gilad.co.uk/writings/on-the-jewish-lobby.html

.

 

 

http://www.silviacattori.net/article4058.html

 

link

.

 

. israel-ennemi-lhumanite-petition-israel-gaull-L-10.jpeg.

.

Info :

 

Sous présidence belge,
la 'Task Force for International
Cooperation on Holocaust Education,
Remembrance and Research'
devient la
'International Holocaust Remembrance Alliance'
Date: 17 décembre 2012

31 Etats membres de la Task Force for International Cooperation on Holocaust Education, Remembrance and Research, 4 Etats observateurs et plusieurs organisations internationales se sont réunis sous présidence belge du 10 au 13 décembre à Liège.


Le Bourgmestre de la Ville de Liège et les Ministres-Présidents de la Fédération Wallonie Bruxelles et de la Communauté Germanophone ont accueilli les 200 délégués.

Des décisions importantes ont été prises durant cette session, sur la direction des travaux dans les années à venir:

  • Les priorités du Plan de travail pluriannuel ont été confirmées: recherche sur les killing sites (les lieux des tueries de masse de Juifs, Roms et Sinti en dehors des camps de concentration et d’extermination); l’accès aux archives publiques et privées contenant des documents et données en relation avec la Shoah; la recherche sur l’enseignement de l’Holocauste et l’organisation des journées de commémoration de la Shoah;
  • Attribution des ressources humaines et financières pour la recherche et l’organisation de conférences;
  • Interaction avec les travaux des groupes de travail existants (Académique, Education, Musées et Mémoriaux) et avec les Institutions spécialisées a été renforcée;
  • La Bulgarie rejoint le Portugal, la Turquie et l’Ancienne République Yougoslave de Macédonie (ARYM) comme Etat Observateur;
  • Le budget a été approuvé (chaque Etat Membre paie une cotisation annuelle de 30.000 euros) et le statut juridique a été consolidé;
  • Après des années de délibérations, la Task Force s’est finalement accordée sur un nouveau nom, plus adapté à la réalité actuelle: International Holocaust Remembrance Alliance (IHRA). Ce nom est visuellement soutenu par un logo conçu par Daniel Libeskind. 

La Présidence belge de l’IHRA se poursuit jusqu’en mars 2013. Le Canada s’est proposé d’assumer la présidence de mars 2013 à mars 2014.

La Présidence belge est une entreprise conjointe du Gouvernement fédéral (Premier Ministre et Ministre des Affaires étrangères) et des trois Communautés.

L’appui scientifique est assuré par les institutions non-gouvernementales et publiques, fédérales et fédérées exerçant des compétences dans le domaine de la recherche sur la Deuxième Guerre Mondiale et ses conséquences.

 

http://diplomatie.belgium.be/fr/Newsroom/actualites/communiques_de_presse/affaires_etrangeres/2012/12/ni_171212_international_holocaust_remembrance_alliance.jsp?referer=tcm:313-207648-64

 

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7 décembre 2012 5 07 /12 /décembre /2012 15:47

 


5 janvier 2011

Article en PDF : Enregistrer au format PDF

Les sayanim sont des juifs de la diaspora qui, par patriotisme, collaborent avec le Mossad dans le domaine de l'espionnage ou de la désinformation. Ils constituent également le thème principal du dernier roman de l'écrivain franco-marocain Jacob Cohen. Investig'Action a interviewé M. Cohen lors de son passage à Bruxelles sur cet obscur réseau d'influence ainsi que sur l'état actuel et l'évolution de la situation au Proche-Orient.

INTERVIEW : Aurore Van Opstal & Abdellah Boudami
 

 
Qui sont les sayanim ?

Le mot hébreu sayan, au pluriel sayanim, désigne un Juif qui aime Israël, et qui, par « patriotisme », collabore avec le Mossad, dans deux domaines notamment : soit dans le domaine de l’espionnage, soit dans des activités de désinformation, manipulation, propagande. Les sayanim sont des personnes qui sont réparties dans toutes les couches et classes sociales de la société. Le gouvernement, le parlement, l’économie, les médias, et même, en fait, toutes sortes d’autres métiers. Prenons par exemple le cas d’un agent du Mossad qui a besoin d’une planque : un garagiste peut offrir un abri sûr. Donc le Mossad cherche à pouvoir établir des relations avec toute une série de personnes différentes, susceptibles un jour ou l’autre de leur rendre un service.

Ne vous reproche-t-on pas souvent d’être partisan de la « théorie du complot » ?

Oui, mais tout de même, il faut reconnaître avant tout que si Israël est ce qu’il est aujourd’hui, c’est grâce à sa diaspora. Jamais ce pays n’aurait pu être ce qu’il est aujourd’hui, en atteignant un tel niveau développement, sans qu’il n’y ait de soutien de toute la « diaspora », ou plutôt de toutes ces communautés juives, un peu partout dans le monde. Qu’on pense au soutien américain, français, par exemple : il y a clairement des soutiens qui vont dans ce sens. Qu’on l’appelle complot, ou autrement, il y a quand même objectivement une communauté d’intérêts, avec des soutiens concrets, notamment des soutiens financiers, matériels. On ne peut pas nier cela. Et si certains, sans chercher à nier les faits qui sont têtus, veulent simplement les dénigrer en appelant cela « théorie du complot », nous en arrivons au procédé bien connu qui consiste à qualifier d’antisémite toute personne critiquant la politique israélienne.

Comment s’exerce l’influence des sayanim dans le champ médiatique ?

Il faut dire que je ne suis pas à l’intérieur de ce champ, mais, tout de même, il y a des cas qui éclairent ce genre d’interrogations. Un cas qui me paraît vraiment révélateur : la manière dont s’est diffusée le portrait et le nom de ce jeune caporal israélien, détenu dans la bande de Gaza, Gilad Shalit. Il n’est pas un pays en Europe et en Amérique où l’on ignore son nom, son âge. Cela, c’est en ce qui concerne le champ médiatique. Mais, ce même cas illustre l’influence des sayanim dans d’autres champs, notamment diplomatiques, politiques, etc.
 
En tant que lecteur de la presse israélienne, j’ai pu noter que les parents de ce jeune soldat ont été reçus par tous les gouvernements des grandes puissances. Par Merkel, cinq ou six fois, par Sarkozy, autant de fois, par Bush et Obama, par le Parlement européen. Le père d’un caporal, auquel on déroule un tapis rouge, semble recevoir le traitement auquel même la famille d’un général d’un de ces pays ne recevrait pas. Il y a clairement une organisation efficace derrière cela, car il faut des moyens financiers et diplomatiques importants. Et la famille d’un modeste soldat ne peut mobiliser seule de tels moyens, surtout pour un soldat d’occupation, il faut le rappeler.

Pour revenir aux médias, on peut penser à un autre cas frappant : celui des élections palestiniennes, que le Hamas avait remportées démocratiquement. Mais tout de suite après les résultats des élections, des voix se sont élevées de partout, en chœur, disant qu’il ne faut surtout pas négocier avec le Hamas. Une véritable levée de bouclier aux allures synchronisées, alors que la logique la plus élémentaire, pour le Parlement européen par exemple, eût été de dire aux Palestiniens : « Ok, nous avons acté votre choix, nous négocierons avec le représentant que vous vous êtes choisis démocratiquement ». Et il n’a pas fallu deux ou trois jours pour que ce qu’on appelle la « communauté internationale » se plie, s’incline véritablement, devant ce diktat insensé. D’un point de vue pro-israélien, par contre, il était tout à fait logique d’avoir véhiculé ces positions. Et je pense fermement que les sayanim ont fait tout ce qu’ils ont pu pour empêcher ce qu’Israël voulait éviter : le Hamas comme interlocuteur des négociations. En effet, celui-ci n’est pas corrompu comme l’est une bonne partie de l’autorité palestinienne depuis très longtemps.

Ces sayanim reçoivent-ils des rétributions en échange des services qu’ils rendent ?

Non, je ne pense pas. C’est assez simple pour le Mossad. Il n’a pas de difficultés à trouver des sayanim. Par exemple, il lui est facile de trouver des personnes disposées à apporter leur aide sein de Bnei Brith, qui est une organisation franc-maçonne juive comptant environ 500 000 membres de par le monde, et dont le profil part de la moyenne bourgeoisie jusqu’aux sphères les plus hautes de la société. Or, les membres de cette institution sont précisément, de par ce statut, des soutiens inconditionnels à Israël. Sur un demi-million de personnes, il n’est pas très difficile de demander les services de quelques uns. Victor Ostrovski (aujourd’hui écrivain, il a travaillé pour le Mossad ; ndlr) disait qu’il y avait certainement dans le monde un million de Juifs prêts à soutenir aveuglément Israël. Or, ce pays n’a pas besoin d’un million, un réseau constitué de 50 000 personnes est déjà très efficace.

En s’investissant pour Israël, certains juifs ne cherchent-ils pas, comme le laisse entendre les réactions des militants de l’Anti Defamation League dans le film Defamation, à se « racheter » une identité juive et une conscience, « perdues », en quelque sorte, du fait qu’ils ne sont pas juifs au sens pratiquant et religieux ?

Tout d’abord, précisons que le sionisme, en tant qu’idéologie politique, a été ultra minoritaire dans les communautés juives avant 1948. Nos dirigeants communautaires, quand j’étais au Maroc du temps de mon enfance, nous mettaient en garde contre le sionisme. Les sionistes étaient minoritaires, et pas qu’au Maroc : en France, en Allemagne, aux Etats-Unis, les sionistes étaient vus comme des gens un peu fous, insensés. Même au sens du Yichouv, c’est à dire au sein des communautés juives vivant en Palestine, le sionisme n’était pas chose répandue, sans compter que les militants sionistes radicaux tabassaient les patrons juifs employant des Arabes, et ont même assassiné un dirigeant communautaire juif local qui voulait aller à Londres se plaindre de l’action des sionistes. C’est après 1948 que les sionistes ont réussi à « mettre la main » sur les communautés, c’est-à-dire à créer ce lien automatique entre juif et soutien à Israël. Je ne suis pas sûr que ce soit un transfert du religieux vers l’idéologie sioniste, puisque bien des leaders religieux aujourd’hui soutiennent Israël. Il y a beaucoup de conditionnement et de propagation de peur, laissant entendre que si on ne défend pas Israël, il y aurait à nouveau un génocide, des massacres, etc. Un exemple parmi des milliers d’autres : très récemment, un ministre israélien déclarait que le retour aux frontières de 1967 serait un nouvel Auschwitz. Cela relève proprement du lavage de cerveau. Israël est présenté comme une forteresse assiégée. En France, je vois chez les membres de la communauté juive, une impression forte que rien ne va, le sentiment que le monde entier les haït, un repli sur soi-même. Et Israël contribue fortement a créé ces impressions, ce qui lui permet de renforcer les liens. Par exemple, les étudiants français peuvent sans peine étudier en Israël trois ou cinq ans, tous frais payés.

Avez-vous une idée du nombre de sayanim qu’il pourrait y avoir en France ?

Mon estimation est qu’ils sont probablement de l’ordre de cinq mille. Pourquoi cinq mille ? Victor Ostrovski, dans ses écrits, parle d’environ trois mille sayanim uniquement pour la ville de Londres. En extrapolant un peu pour le France, on peut penser qu’ils doivent atteindre le nombre de cinq mille assez facilement. En ce qui concerne un cas pratique en France, on peut penser à une anecdote rapportée par Ostrosvki. Dans les années 1980, suite à un accord pour une centrale nucléaire, des étudiants irakiens étaient venus étudier au Centre d’Etude Atomique de Saclay. Evidemment, sur ce genre de dossier, le Mossad se doit d’obtenir des informations et récolter tous les éléments possibles concernant ces étudiants, la possibilité de les manipuler, etc. Des services secrets, normalement, aurait du consacrer plusieurs semaines au difficile travail d’infiltration, et de récolte d’informations. Pour le Mossad, c’est bien plus simple ! Ils ont pu compter sur l’aide d’un sayan. Ce dernier a été contacté, il a photocopié les dossiers demandés, les a remis à leur place et communiqué les copies au Mossad. Voilà, très simplement.

Il est clair qu’une antenne du KGB aurait besoin, pour Paris par exemple, d’au moins quelques centaines d’agents. Le Mossad peut compter sur six ou sept sayanim, puisque ceux-ci sont déjà au centre des institutions.

Mais pourquoi n’entend-on jamais parler des sayanim ?

C’est une question difficile, à laquelle je n’ai pas de réponse à vous apporter de manière certaine. On en parle dans le monde saxon, et pas du tout dans le monde francophone. Il semble que l’atmosphère en France est propice à l’étouffement, parce que les gens ont peur d’être montrés du doigt, d’essuyer les critiques. Il ne s’agit même pas de menaces ou de contrainte directe. Et puis, de toute manière, comme le dit Noam Chomsky, la sélection s’opère à l’amont, et les journalistes qui détiennent les postes-clés sont des personnes qui vont dans le sens de l’ordre établi et ne vont pas le bousculer. Et ceux qui ne se conforment pas à cela se font simplement licencier. On peut citer le cas de RFI (Radio France Internationale), qui a connu trois rédacteurs en chef licenciés ou poussés à la démission pour avoir exprimé des opinions non-conformes en ce qui concerne le conflit israélo-palestinien. Je connais le cas d’une journaliste d’Europe 1 dont je tairais le nom qui, après avoir fait un reportage sur les enfants palestiniens, a essuyé tant de critiques vives qu’elle a préféré tout simplement ne plus en parler.

Mais, au fond, n’est-ce pas une pratique courante des Etats de se constituer des réseaux à l’étranger ? On peut penser au régime marocain qui mobilise de tels réseaux dans les pays où résident des immigrés partis du Maroc ? Où y a-t-il une spécificité israélienne ?

Il n’y a pas matière à comparer, tant la puissance du réseau israélien constitué par les sayanim est impressionnante. Evidemment les autres Etats tentent de construire des réseaux à l’étranger, mais le Maroc serait bien en peine d’avoir l’équivalent de trois mille sayanim en Belgique, par exemple. Et il lui sera difficile d’avoir des exécutants qui obéissent au doigt et à l’œil à l’instar de ce que les sayanim sont prêts à faire pour Israël. Il y a des différences qui tiennent à plusieurs raisons. D’une part, Israël est un pays en guerre, un pays d’occupation. Il se doit donc d’être actif au maximum. D’autre part, il y a un caractère très particulier à l’attachement que réservent certains membres de la communauté juive envers Israël, que ne connaissent pas les autres Etats.

Pour ce qui est du conflit israélo-palestinien, quelle est votre vision de l’état actuel des choses et de l’évolution possible ?

Bon, pour moi, une chose est claire : Israël ne veut pas la paix. C’est un principe clair et sans appel établi par l’Etat israélien naissant en 1948, à savoir qu’il ne peut y avoir qu’un seul nationalisme entre le Jourdain et la Méditerranée. D’ailleurs, d’un point de vue israélien, pendant trois décennies, le Palestinien n’existait pas. Les Israéliens considéraient que c’était des Arabes venus de Jordanie, de Syrie, qu’ils n’avaient qu’à y retourner, et que rien ne pouvait justifier un attachement de ces personnes à des terres palestiniennes. Cette méthode n’a pas été concluante, et au bout de cette période, vers la fin des années 1980, la méthode a changé. Les Israéliens étaient prêts à donner un drapeau, quelques confettis territoriaux, un semblant d’autonomie, etc. La preuve concrète qu’ils ne veulent pas de paix, malgré ces apparentes concessions, est tout simplement que la colonisation se poursuit sans arrêts. Même Yithzak Rabin, présenté comme un homme de paix, l’artisan des accords avec les Palestiniens, était surtout un homme très intelligent et sioniste jusqu’au bout ! Il a réussi un coup de maître avec un semblant d’accord de paix, ce qui a permis d’ouvrir des relations diplomatiques et commerciales avec nombre de pays importants auparavant réticents (Inde, Chine, etc), en échange d’une autonomie de façade et de quelques voitures de fonction cédées à une autorité palestinienne très faible et insignifiante. Pour l’anecdote, un soldat israélien a fait sortir un ministre palestinien de sa voiture de fonction et l’a obligé à traverser le check point à pied ! C’est vous dire à quel point ils comptent peu. L’image de « l’Arabe » en Israël est désastreuse, et c’est une coutume très répandue, là-bas, que de coller un sticker « mort aux Arabes » à l’arrière de sa voiture. Israël est un Etat raciste, et je vois mal ce pays désirer la paix avec des individus profondément méprisés et déshumanisés.

Quid de l’évolution du conflit ?
 
Je pense qu’Israël va s’enfermer de plus en plus dans cette impasse, et que la logique de l’occupation prévaudra jusqu’à entraîner une grosse crise, notamment vis-à-vis de l’Union européenne qui ne pourra plus accepter et fermer les yeux sur la situation du Proche-Orient. Les actions citoyennes vont vraisemblablement prendre de l’importance et exercer des pressions sur les dirigeants. Sur quoi cela peut-il déboucher ? Difficile à dire, mais, à mon avis, soit sur une tragédie sanglante, j’en ai bien peur, soit sur un revirement des puissances. Car après tout, si l’Union européenne et les Etats-Unis soutiennent Israël aujourd’hui, ça peut très bien changer dans dix ans ou quinze ans. Et dans ce cas de figure, je pense que la solution à un Etat peut être envisageable, avec des Israéliens forcés à négocier et à céder. En tout cas, je pense qu’à terme, et ce n’est pas tellement une question de ce que je voudrais, mais de ce que j’observe, ça ne peut qu’aller vers la solution à un Etat. J’espère une chose, c’est que ce ne sera pas trop sanglant…
 
 
Jacob Chohen est un écrivain franco-marocain. Il est né en 1944 dans le Mellah de Meknès. Il obtient une licence en Droit à la Fac de Casa. Ensuite, il fait Sciences-Po à Paris et émigre à Montréal et à Berlin. Il est de retour au Maroc en 1978 et devient maître-assistant à la Fac de Casa jusqu'en 1987. Enfin, il s’installe à Paris et écrit. Il a publié 5 romans jusqu'à présent. Investig’action l’interroge sur son dernier roman : « Le printemps des sayanim » (1).
 
 
 
 
 
Note :
() : Voir la présentation du livre et de l'auteur ici
 
Aurore Van Opstal et Abdellah Boudami sont co-auteurs avec Michel Collon du livre Israël, parlons-en !
 
 

 

 

 

 


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4 décembre 2012 2 04 /12 /décembre /2012 06:38

 

02 décembre 2012

2018 :
la fédération de la zone euro voit le jour

RTR3AOVD_CompUn croisement entre les États-Unis et la République fédérale allemande, voilà à quoi devrait ressembler la future fédération de la zone euro selon la Commission européenne. Même si l’exécutif européen se garde bien de prononcer le « f word » (elle préfère la très médiatique expression : « union économique et monétaire véritable et approfondie »…), c’est bien un saut fédéral qu’elle propose aux États membres d’effectuer dans une « communication » de 55 pages rendue publique mercredi. Un document particulièrement ambitieux qui tranche avec l’habituelle prudence de José Manuel Durao Barroso : il n’a pas hésité à batailler plus de cinq heures pour faire adopter ce texte par le collège des 27 commissaires.

 Le président de l’exécutif européen se met ainsi en position de peser sur le Conseil européen des chefs d’État et de gouvernement des 13 et 14 décembre prochain qui doit adopter la « feuille de route » listant les étapes menant à l’union politique de la zone euro : il redoute, en effet, que les gouvernements profitent de l’accalmie qui règne sur les marchés pour remettre à plus tard une intégration, certes douloureuse en terme de partage de souveraineté, mais absolument nécessaire. « Le papier de la Commission, particulièrement ambitieux, est parfaitement compatible avec notre feuille de route », se réjouit-on dans l’entourage de Herman Van Rompuy, le président du Conseil européen, qui met actuellement la dernière main à ce document en collaboration avec Jean-Claude Juncker, le président de l’Eurogroupe, Mario Draghi, le président de la Banque centrale européenne et… Barroso. « La différence est qu’il entre dans des détails que nous n’aborderons pas, car ils peuvent fâcher ».


L’idée centrale de l’exécutif européen est d’aboutir dans cinq ans (au plus tôt, car il faudra modifier les traités européens) à la mise en place d’un « budget central important » de la zone euro qui permettrait de faire face à des « chocs asymétriques » (c’est-à-dire touchant certains États membres et pas d’autres) ou à des « chocs communs à la zone euro ». La Commission estime même qu’il pourrait servir à mettre en place des politiques contracycliques à court terme, « comme par exemple dans le système américain d’allocations de chômage où un fonds fédéral rembourse 50 % des allocations excédant la durée standard à concurrence d’un maximum donné, sous réserve que le chômage ait atteint un certain niveau et continue d’augmenter ». Il ne s’agit donc pas de mettre en place des « transferts permanents », car cela aurait des effets pervers en encourageant l’irresponsabilité des gouvernements.

RTR3AZ4I_CompCe budget serait alimenté par des ressources propres ne dépendant pas des États (comme la taxe sur les transactions financières ou la taxe carbone). Mieux : il pourrait avoir recours à l’emprunt, ce qui passerait par la mise en place d’un « Trésor européen ». Pour la Commission, seule cette « dette fédérale » serait politiquement acceptable à la différence de la mutualisation des dettes nationales. En effet, cette seconde option poserait un problème démocratique : par exemple, pourquoi la France serait-elle responsable des dépenses italiennes alors qu’elle ne les a pas votés ? Imagine-t-on un vote commun par tous les Parlements nationaux de tous les budgets nationaux ? Impossible, évidemment. D’ailleurs, aucune fédération ne fonctionne ainsi. Dans le schéma fédéral retenu par la Commission, la question démocratique peut-être résolue sans difficulté : le vote des ressources et le recours à l’emprunt seraient proposés par l’exécutif et votés par le Parlement européen et le Conseil des ministres de la zone euro.

La zone euro ressemblerait, de ce point de vue, aux États unis. Mais, dans le schéma américain, depuis la fin du XIX siècle, chaque État fédéré reste responsable de son budget et peut faire faillite sans que l’État fédéral n’intervienne. La Commission estime que la zone euro, qui n’est pas suffisamment intégrée politiquement, ne peut pas aller jusque-là : un défaut de paiement risquerait, en effet, de pousser l’État qui en est victime à quitter la zone euro afin de se refaire une santé par la dévaluation (même si les effets bénéfiques d’une telle sortie restent à démontrer) ou les marchés à spéculer sur une telle sortie, comme aujourd’hui avec la Grèce. Elle propose donc d’assurer les États contre une éventuelle faillite en échange d’un contrôle renforcé sur les budgets nationaux afin de renforcer la convergence et, en tout cas, d’éviter des divergences fatales : c’est en fait le système actuel, bricolé dans l’urgence de la crise, qui serait institutionnalisé. Le Mécanisme européen de stabilité (MES) serait donc communautarisé afin de lui donner plus de souplesse (décision à la majorité qualifiée et non plus à l’unanimité).


Pourquoi un saut fédéral ?

La crise de la zone euro a montré qu’il y avait comme une incompatibilité entre une monnaie unique et des politiques économiques et budgétaires souveraines. Ce n’est vraiment pas une surprise : dès 1991, lors de la négociation du traité de Maastricht, les États le savaient parfaitement. Mais comme il était trop tôt pour proposer un vrai saut fédéral, ils ont renvoyé à leurs successeurs le soin de parachever l’Union économique et monétaire en pariant sur le fait que l’entrée en vigueur de l’euro constituerait un choc suffisant pour les pousser à consentir les partages de souveraineté nécessaires. C’est exactement le contraire qui a eu lieu : protégés par le parapluie de l’euro qui semblait en béton armé, le chacun pour soit est devenu la règle… jusqu’à la crise de la dette publique qui a éclaté en 2010.

 

La Commission et l’Eurogroupe (où siègent les ministres des Finances de la zone euro) pourraient, en contrepartie, exiger la modification des budgets nationaux qui s’écartent des obligations de discipline budgétaire voire poser un veto, le tout sous le contrôle de la Cour de justice européenne. C’est une vieille idée française : en 1990, dans un projet de traité préparé par Bercy, cette possibilité avait été prévue. Mais les Allemands ont estimé que cela poserait un problème démocratique. On n’en est plus là, surtout depuis qu’il a été décidé de soutenir financièrement les États en difficulté. Une telle interdépendance impliquera de coordonner les politiques économiques y compris dans leurs aspects fiscaux et sociaux, jusqu’ici exclus du champ communautaire. Ainsi, toutes les réformes économiques « de grande ampleur » seraient adoptées en commun. La Commission souligne, et c’est un sacré virage idéologique, qu’il faudra veiller à ce que la discipline budgétaire ne décourage pas les investissements et notamment les « investissements publics ». Pour ce faire, en cas de dégradation de la conjoncture, des écarts en matière de déficit seront tolérés.

Toujours pour renforcer la convergence et solder le passé, la Commission veut mettre en place un « fonds d’amortissement de la dette », tel que proposé par le conseil des sages économiques allemands. L’idée est de mutualiser les dettes nationales dépassant les 60 % du PIB afin de garantir le financement de « la dette excessive à un coût soutenable » et, ainsi, de permettre aux États, tout en réduisant leur niveau d’endettement, d’investir et de relancer leur croissance à long terme. Pour éviter les problèmes de trésorerie que rencontrent les États en difficulté financière, la zone euro pourrait aussi mutualiser son marché de la dette à court terme (un à deux ans) afin d’éviter d’alimenter la spirale de l’endettement. Il ne s’agirait pas d’augmenter le niveau d’endettement, mais de permettre aux États de se financer à des taux bas. Comme pour le fonds d’amortissement, ces « eurobills » seraient soumis à une stricte conditionnalité, c’est-à-dire que les États en bénéficiant devront souscrire un programme d’ajustement structurel. Cet ensemble serait complété par une union bancaire totale (y compris une garantie commune des dépôts bancaires) et une représentation unique de la zone euro dans les institutions internationales.

Avant d’en arriver à une intégration aussi forte, qui impliquera une profonde réforme des traités européens, la Commission propose une série d’étapes intermédiaires « à traité constant ». Ainsi, une « capacité budgétaire » de la zone euro pourrait être mise en place progressivement et serait utilisée, dans un premier temps, pour aider les États qui procéderaient à des réformes structurelles importantes pour se remettre à flot. Ceux-ci, pour bénéficier de l’aide européenne, signeraient de véritables « contrats ». De même, les aides régionales (fonds structurels) ne pourraient plus être utilisées que pour financer des projets favorisant la croissance.


Un énième couac de communication

Encore une fois, la Commission a brillé par son incapacité à communiquer. Certes, cet important projet a été annoncé vendredi dernier, mais en plein sommet européen sur les perspectives financières 2014-2020. Les journalistes n’ayant pas le don d’ubiquité, cette annonce est largement passée inaperçue. D’autant que la Commission n’a pas cherché à prévendre son document afin que les médias puissent juger de son importance et préparer des articles en conséquence. J’ai moi-même parlé à plusieurs reprises avec des porte-parole de la Commission lors du sommet européen et ils ne m’en ont pas dit un mot (style : « hey, Jean, fais gaffe, la semaine prochaine on sort un méga truc révolutionnaire »). Pis : la conférence de presse de Barroso n’a eu lieu que mercredi à 16 heures, à une heure où les journaux ne pouvaient plus modifier leurs pages, sauf événement majeur, ce que ne sera jamais un document de la Commission... En outre, sauf à être un génie, impossible de lire en quelques minutes 55 pages particulièrement complexes, les analyser et écrire un papier à peu près intelligible. Résultat : la presse a observé un pieux silence sur ce document. Au mieux, quelques cours papiers le lendemain et des dépêches purement factuelles. Autrement dit, ce document est tombé dans un trou noir médiatique alors qu’il méritait infiniment mieux. À ce niveau d’incompétence, cela devient de l’art. Seul élément positif : cette communication a été immédiatement disponible en allemand et en français en plus de l’incontournable anglais. Il est vrai que ce ne sont pas les anglophones qui sont à convaincre…


RTR3AOTQ_CompCe document est-il acceptable par tous les États ? « On sent dans ce texte la patte de l’Allemagne », estime un diplomate européen : celle-ci n’a, en effet, jamais caché qu’elle souhaitait, pour prix de sa solidarité financière, mettre en place une contrainte maximale sur les politiques budgétaires nationales. De même, si elle refuse toute mutualisation des dettes nationales, elle est beaucoup moins réticente à la création d’une « dette fédérale ». De même, le document de la Commission est compatible avec « l’intégration solidaire » que prône François Hollande : pour le chef de l’État, toute modification des traités doit être justifiée par un accroissement de la solidarité. L’exécutif européen ne dit pas autre chose : « la voie à suivre doit être soigneusement équilibrée. Il convient de combiner les mesures de renforcement des  responsabilités et de la discipline économique avec une plus grande solidarité et un plus grand soutien financier » et « assurer la légitimité démocratique et l’obligation de rendre des comptes ».

Afin de ne fâcher personne, la Commission n’aborde pas de front la question institutionnelle. Car la logique voudrait que la zone euro dispose de ses propres institutions ou du moins que les commissaires et les députés européens non membres de la zone euro soient privés de leur droit de vote sur toutes les questions concernant la gestion de la monnaie unique. Est-il imaginable qu’un commissaire britannique, suédois ou danois se prononce sur les budgets nationaux de la zone euro ? Est-il concevable que des députés européens non membres de la zone euro votent sur des mesures qui ne les concernent pas, comme l’émission d’euro-obligations ? Évidemment non. Dans un encadré juridique particulièrement obscur, elle évoque la possibilité de ne décider qu’à dix-sept tout en demeurant « ouvert » aux États qui ont vocation à rejoindre l’euro… Un front qu’il faudra un jour ou l’autre ouvrir, la Commission le sait : « mais il faudra un axe franco-allemand déterminé pour faire cesser le chantage permanent des Britanniques, ce qui n’est nullement acquis vu ce qui s’est passé la semaine dernière lors des négociations budgétaires », prévient cependant un haut fonctionnaire européen.

 

Photos: Reuters

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