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3 novembre 2010 3 03 /11 /novembre /2010 00:06

 

« OYEZ, OYEZ BRAVES GENS, DORMEZ EN PAIX, TOUT VA BIEN ! »

 

Jour et nuit, dans les rues de notre Moyen Âge moderne, passe une ombre rassurante mais qui m’inquiète. Elle nous dit d’une voix apaisée : « Dormez en paix braves gens, damoiselles et damoiseaux, il est minuit et jusque-là tout va bien ! » Mon message écologique s’inspire t’il d’une heuristique de la peur, comme il est souvent reproché à l’écologisme taxé de radical ? Peut-être bien. Peut-être est-il catastrophiste et anxiogène puisque la réalité est inquiétante. Alors, pour être cohérent avec une demande d’optimisme, je propose que pour ne plus avoir peur, on supprime les tours de contrôle des aéroports. En tout cas, le futur est négatif, il est minuit moins une pour l’humanité et son milieu, puisqu’en ce jour, loin du béton, point de salut. Telle est la pensée à voix haute la plus commune.

 

Continuez comme avant, ou presque. De crise en crise, de Kyoto à Copenhague, de Copenhague à Nagoya, l’humanité ne guérira pas, elle disparaîtra. Tout le reste n’est que littérature, j’en suis vraiment désolé.

 

« L’homme a en lui le goût de détruire. Et ce n’est pas le prêchi-prêcha des bien-pensants qui mettra fin à cette malédiction que nous portons dans nos gènes... La saloperie humaine est la même partout. Fort de ce constat, je ne vois pas ce qu’on peut faire d’autre que d’injurier l’humanité, de dénoncer son absurdité et sa cruauté... » Patrick Declerck

 

Michel Tarrier

 

http://www.dailymotion.com/video/xes4ts_je-ne-suis-quun-cri-jean-ferrat-hom_news

http://www.youtube.com/watch?v=RLIH4rFJe6s

http://www.youtube.com/watch?v=STXrDNDIotE

 

C’est gratuit ! Allez faire un tour sur Écorésistance, un mouvement citoyen qui pratique l’impertinence politique au nom de la pertinence écologique, vous y resterez peut-être :

http://www.facebook.com/group.php?gid=138959779453554&ref=mf

 
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3 novembre 2010 3 03 /11 /novembre /2010 00:01



Wayne Madsen Report, Wayne Madsen,
30 janvier 2009


En plus de leurs intentions déjà bien connues de prendre le contrôle total de la Cisjordanie et de la Bande de Gaza, de garder en permanence le Plateau du Golan en Syrie et de s’étendre dans le sud du Liban, les expansionnistes israéliens ont aussi les yeux sur certaines régions de l'Irak, considérées comme faisant partie du « Grand Israël » biblique.

Israël planifierait le déplacement de milliers de Kurdes juifs d'Israël, incluant les expatriés du Kurdistan iranien, vers les villes irakiennes de Mossoul et de Ninive, sous couvert de pèlerinages vers d'anciens sanctuaires religieux juifs. Selon des sources kurdes, les Israéliens travaillent secrètement avec le Gouvernement Régional du Kurdistan (KRG) pour mener à bien l'intégration des Kurdes et des autres Juifs dans les régions de l'Irak sous contrôle du KRG.

Après l'invasion étasunienne en 2003, les Kurdes, les Musulmans sunnites irakens et les Turkmènes ont noté que les Israéliens kurdes commençaient à acheter des terres dans le Kurdistan irakien, qui est considéré comme une « propriété » juive historique.

Les Israéliens sont particulièrement intéressés par les sanctuaires du prophète juif Nahum à Al Qush, du prophète Jonas à Mossoul, et par le tombeau du prophète Daniel à Kirkouk.

Les Israéliens tentent aussi de revendiquer des « propriétés » juives à l'extérieur de la région kurde, notamment le temple d'Ézéchiel dans le village d'Al-Kifl de la province de Babel près de Najaf et le tombeau d'Esdras à Al-Uzayr dans la province de Misan près de Bassora, les deux en territoire dominé par les Chiites au sud de l'Irak.

Les expansionnistes israéliens considèrent que ces sanctuaires et tombeaux font autant partie du « Grand Israël » que Jérusalem et la Cisjordanie, qu'ils appellent « la Judée et la Samarie. »

Les sources kurdes et irakiennes signalent que le Mossad israélien travaille main dans la main avec des compagnies israéliennes et des « touristes » pour subvenir aux besoins des revendications des « propriétés » juives d'Israël en Irak.

Le Mossad a déjà été fortement impliqué dans la formation des forces militaires Pesha Merga kurdes.

Les Israéliens seraient aidés par des mercenaires étrangers payés par les milieux évangéliques chrétiens des États-Unis qui soutiennent le concept de « sionisme chrétien. »

Les Irakiens nationalistes allèguent que l’expansion israélienne en Irak est soutenue par les deux principales factions kurdes, dont l'Union Patriotique du Kurdistan, dirigée par le président nominal irakien, Jalal Talabani. Qubad Talabani, le fils de Talabani, sert comme représentant du KRG à Washington, où il vit avec sa femme juive, Sherri Kraham.

L’activité d'achats de terres d’Israël est aussi soutenue par le Parti Démocratique du Kurdistan, dirigé par Massoud Barzani, le président du KRG. Binjirfan Barzani, l'un des cinq fils de Barzani, serait fortement impliqué avec les Israéliens.

L’entrée en Iraq des Israéliens et de leurs partisans chrétiens sionistes se fait non pas par Bagdad mais par la Turquie.

Afin de dépeupler les habitants des terres revendiquées par les Israéliens, les agents du Mossad et les mercenaires sionistes chrétiens ont mis en scène des attentats terroristes contre les Chrétiens chaldéens, en particulier à Ninive, Irbil, Al-Hamdaniya, Bartalah, Talasqaf, Batnayah, Bashiqah, Elkosheven, Uqrah, et Mossoul.

Ces attentats des Israéliens et de leurs alliés sont d’habitude signalés comme étant de la responsabilité d’« Al-Qaïda » et d'autres « djihadistes » de l’Islam. [*]

Le but ultime des Israéliens est d’éliminer la population chrétienne dans et autour de Mossoul et d’exiger les territoires en tant que terres bibliques juives qui font partie du « Grand Israël. » L’opération israélo/chrétienne sioniste est un remake de l'exode des Palestiniens de la Palestine sous mandat britannique après la Seconde Guerre Mondiale.

En juin 2003, une délégation d'Israéliens visitant Mossoul a dit qu’il était dans les intentions d'Israël, avec l'aide de Barzani, d’établir le contrôle israélien sur le sanctuaire de Jonas à Mossoul et sur celui de Nahum dans la plaine de Mossoul.

Les Israéliens ont dit que les pèlerins juifs israéliens et iraniens iraient dans la région de Mossoul via la Turquie et rachèteraient les terres où vivent les Chrétiens irakiens.


LIEN SOURCE : 

onlinejournal.com/artman/publish/article_4301.shtml


Traduction
libre de Pétrus Lombard pour Alter Info

* Les centaines d’assassinats d’universitaires irakiens pourraient faire partie de ce plan, NDT.

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http://hadria.riviere.over-blog.com/article-27515643.html

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Le «Grand Israël» coloniserait une partie de l’Irak

 

 

 

En plus de leurs intentions déjà bien connues de prendre le contrôle total de la Cisjordanie et de la Bande de Gaza, de garder en permanence le Plateau du Golan en Syrie et de s’étendre dans le sud du Liban, les expansionnistes israéliens ont aussi les yeux sur certaines régions de l'Irak, considérées comme faisant partie du «Grand Israël» biblique.

 

Israël planifierait le déplacement de milliers de Kurdes juifs d'Israël, incluant les expatriés du Kurdistan iranien, vers les villes irakiennes de Mossoul et de Ninive, sous couvert de pèlerinages vers d'anciens sanctuaires religieux juifs. Selon des sources kurdes, les Israéliens travaillent secrètement avec le Gouvernement Régional du Kurdistan (KRG) pour mener à bien l'intégration des Kurdes et des autres Juifs dans les régions de l'Irak sous contrôle du KRG.

 

Après l'invasion étasunienne en 2003, les Kurdes, les Musulmans sunnites irakens et les Turkmènes ont noté que les Israéliens kurdes commençaient à acheter des terres dans le Kurdistan irakien, qui est considéré comme une «propriété» juive historique.

 

Les Israéliens sont particulièrement intéressés par les sanctuaires du prophète juif Nahum à Al Qush, du prophète Jonas à Mossoul, et par le tombeau du prophète Daniel à Kirkouk. Les Israéliens tentent aussi de revendiquer des «propriétés» juives à l'extérieur de la région kurde, notamment le temple d'Ézéchiel dans le village d'Al-Kifl de la province de Babel près de Najaf et le tombeau d'Esdras à Al-Uzayr dans la province de Misan près de Bassora, les deux en territoire dominé par les Chiites au sud de l'Irak. Les expansionnistes israéliens considèrent que ces sanctuaires et tombeaux font autant partie du «Grand Israël» que Jérusalem et la Cisjordanie, qu'ils appellent «la Judée et la Samarie.»

     

Les sources kurdes et irakiennes signalent que le Mossad israélien travaille main dans la main avec des compagnies israéliennes et destouristespour subvenir aux besoins des revendications des «propriétés» juives d'Israël en Irak. Le Mossad a déjà été fortement impliqué dans la formation des forces militaires Pesha Merga kurdes.

 

Les Israéliens seraient aidés par des mercenaires étrangers payés par les milieux évangéliques chrétiens des États-Unis qui soutiennent le concept de «sionisme chrétien».

 

Les Irakiens nationalistes allèguent que l’expansion israélienne en Irak est soutenue par les deux principales factions kurdes, dont l'Union Patriotique du Kurdistan, dirigée par le président nominal irakien, Jalal Talabani. Qubad Talabani, le fils de Talabani, sert comme représentant du KRG à Washington, où il vit avec sa femme juive, Sherri Kraham.


L’activité d'achats de terres d’Israël est aussi soutenue par le Parti Démocratique du Kurdistan, dirigé par Massoud Barzani, le président du KRG. Binjirfan Barzani, l'un des cinq fils de Barzani, serait fortement impliqué avec les Israéliens.

 

L’entrée en Irak des Israéliens et de leurs partisans chrétiens sionistes se fait non pas par Bagdad mais par la Turquie. Afin de dépeupler les habitants des terres revendiquées par les Israéliens, les agents du Mossad et les mercenaires sionistes chrétiens ont mis en scène des attentats terroristes contre les Chrétiens chaldéens, en particulier à Ninive, Irbil, Al-Hamdaniya, Bartalah, Talasqaf, Batnayah, Bashiqah, Elkosheven, Uqrah, et Mossoul.

 

Ces attentats des Israéliens et de leurs alliés sont d’habitude signalés comme étant de la responsabilité d’Al-Qaïda et d'autres djihadistes de l’Islam. [*]

 

Le but ultime des Israéliens est d’éliminer la population chrétienne dans et autour de Mossoul et d’exiger les territoires en tant que terres bibliques juives qui font partie du Grand Israël. L’opération israélo/chrétienne sioniste est un remake de l'exode des Palestiniens de la Palestine sous mandat britannique après la Seconde Guerre Mondiale.

 

En juin 2003, une délégation d'Israéliens visitant Mossoul a dit qu’il était dans les intentions d'Israël, avec l'aide de Barzani, d’établir le contrôle israélien sur le sanctuaire de Jonas à Mossoul et sur celui de Nahum dans la plaine de Mossoul. Les Israéliens ont dit que les pèlerins juifs israéliens et iraniens iraient dans la région de Mossoul via la Turquie et rachèteraient les terres où vivent les Chrétiens irakiens.

 

* Les centaines d’assassinats d’universitaires irakiens pourraient faire partie de ce plan, NDT.

 

Article original en anglais: Israel hopes to colonize parts of Iraq as ‘Greater Israel’, Online Journal, le  30 janvier 2009.
Traduction : Pétrus Lombard.

 

http://www.mondialisation.ca/index.php?context=va&aid=12131

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31 octobre 2010 7 31 /10 /octobre /2010 19:17
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Il y a cinq ans, le 29 mai 2005, le peuple français disait "non" à la Constitution Européenne.

L’Union Européenne est ultra-libérale.

L’Union Européenne est anti-sociale.

L’Union Européenne est anti-démocratique.

L’Union Européenne se construit contre les peuples.

http://bellaciao.org/fr/mot.php3?id_mot=79
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Pourquoi l'Union Européenne ?
Par eva R-sistons

29 octobre 2010: France 24 cite Herman Van Rompuy, grand commis de l'Europe. Une seule phrase résume la véritable finalité de l'Union européenne dont les citoyens, instinctivement, se méfient et qu'ils ont rejetée quand ils ont pu se prononcer librement (et la nature anti-démocratique de l'UE apparaît clairement dans le refus de tenir compte de l'Opinion publique) : " Nous devons protéger la stabilité FINANCIERE ". Oui, chers Lecteurs, ou Lectrices, vous avez bien lu: Il ne s'agit pas de protéger les citoyens européens, mais les intérêts financiers d'une minorité.

 

Progressivement, le capitalisme d'entreprise est devenu financier, spéculatif: Avec ce que cela implique, la fin de la souveraineté des Etats et un cortège de délocalisations, de travail au plus bas coût possible,  de flexibilité broyeuse de projets et de vie familiale, et pire que tout, de chômage.

 

L'Union européenne est composée de citoyens. Mais ils ne comptent pas au regard des intérêts financiers, en d'autres termes le plus grand nombre est sacrifié aux intérêts d'une petite minorité d'individus d'une voracité pathologique et criminelle.  

 

 

http://bxl.attac.be/spip/spip.php?article799

 

 

 

L'Union européenne dévoile sa vraie finalité, totalement contraire aux intérêts des citoyens. Et par exemple, ils ont dû payer 700 milliards pour renflouer les banques, tout en subissant une double peine: Car non seulement ils ont été mis à contribution pour permettre au capitalisme financier de perdurer et de continuer à vampiriser la planète, mais ils doivent consentir à toujours plus de sacrifices pour laisser les détenteurs du grand capital s'enrichir toujours davantage.  Bref, toutes les protections sociales sont en train de sauter, les unes après les autres, et puis tout est privatisé, enfin l'austérité, la rigueur à la sauce FMI (via D. Strauss Kahn osant pourtant s'afficher comme socialiste) expliquent tous les choix politiques.

 

Les citoyens européens sont bernés. Les vraies finalités de l'Union Européenne leur ont été masquées. C'est une haute trahison qui devrait relever de la Justice. 

 

L'Union européenne, en réalité, a été conçue par les tenants du Nouvel Ordre Mondial au service de l'occident anglo-saxon, américain, israélien. Elle est phagocytée par Wall Street et par la City,  et elle s'ouvre chaque jour davantage, incognito, à Israël qui, à terme, souhaite en prendre la direction. Les véritables buts des politiques sont cachés aux citoyens, notamment l'inféodation de l'UE à l'OTAN pour servir ses guerres impériales de domination, et les Médias sont les plus fidèles relais des tenants du Nouvel Ordre Mondial militaro-financier qui dévaste la planète.

 

Il est temps de sortir de l'Union Européenne avant qu'elle ne tue la paix, la souveraineté, la liberté, nos emplois... Si nous ne fuyons pas l'UE, elle nous terrassera. Définitivement !

http://bxl.attac.be/spip/spip.php?article799

 

Après le viol des peuples, la récidive sur les Parlements
Nicolas Dupont-Aignan

Les dirigeants européens sortent de leur sommet européen de Bruxelles comme des cancres satisfaits de leur mauvais coup.

En effet, ce sommet de Bruxelles est historique pour deux raisons :

- d’abord, il grave dans le marbre la fin de la démocratie et la mort des nations. Déjà privés de leur liberté, de leurs frontières et du pouvoir de battre monnaie, les Etats devront désormais soumettre leurs budgets à une structure supranationale pourtant rejetée par les peuples. Triste fin pour les nations libres !

- mais surtout, les 27 dirigeants européens - décidément prompts à trahir leurs peuples - s’apprêtent à modifier le traité de Lisbonne, bien entendu sans référendum, mais également sans passer par les parlements nationaux ! On savait l’Union Européenne anti-démocratique, mais il apparaît aujourd’hui qu’elle ne cherche même plus à se donner les apparences de la démocratie.

Ce qu’ils n’ont pas réussi à imposer par les urnes, ils s’apprêtent désormais à le faire passer par la force. Sous les doux qualificatifs de "clause passerelle" ou de "procédure simplifiée", c’est donc un véritable coup d’Etat qui s’est fomenté cette semaine à Deauville puis à Bruxelles.

C’est aussi la preuve que ces représentants hors-sol ont peur des peuples qu’ils sont censés représenter, et donc par ricochet un signe d’espoir pour tous ceux qui sont attachés à la liberté des peuples et à l’indépendance des nations. L’Union Européenne signe aujourd’hui clairement son projet anti-démocratique et donc anti-européen : cela restera dans l’Histoire comme le début de son chant du cygne.

 

Nicolas Dupont-Aignan

Député de l’Essonne et président de Debout la République

Source : http://www.debout-la-republique.fr/Apres-le-viol-des-peuples-la.html

 

 

A lire aussi:

 

L’histoire surréaliste mais véritable des maîtres du monde qui veulent interdire les médecines naturelles et les compléments alimentaires. Le rôle de l'U.E.

http://www.alliancespj.org/spip.php?article10

 

 

L'UNION EUROPEENNE VEUT CENSURER LES TRAITEMENTS NATURELS : la Petition

 

 

Au secours, Lisbonne revient !


 

06 octobre 2010 Der Spiegel Hambourg

Jaska Vlahovic

Qui a dit que les commissaires européens et les hauts fonctionnaires bruxellois occupaient des postes ennuyeux dans une ville terne ? Pourtant, assure le Spiegel, Bruxelles, c’est Byzance.


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"Hast du einen Opa, schick ihn nach Europa" - "Si tu as un papy, envoie-le à l’Europe !", dit-on pour se moquer des perdants de la politique qui se retrouvent sur des voies de garage à Bruxelles, où ils terminent leur carrière dans l’oubli. Personne ne s’intéresse à eux. Les micros et les caméras s’éteignent lorsqu’ils se présentent au pupitre, pauvres souris grises oubliées dans un Bruxelles terne et humide.

Et pourtant, en réalité, c’est tout le contraire. Seuls les princes vivent peut-être mieux que les commissaires européens. Car ces derniers peuvent – s’ils le veulent – exercer une  influence plus forte que n’importe quel ministre. Financièrement, ils se portent certainement mieux que la plupart de leurs camarades de parti, qui les ont chassés de la mangeoire nationale pour les envoyer sur les terres européennes. A Bruxelles, les maigres salaires des collègues nationaux les font bien rigoler.

Chauffeur, secrétaires personnels et revenus coquets

Pour tout dire, le poste de commissaire européen est un boulot de rêve : train de vie luxueux avec chauffeur, secrétaires personnels, porte-paroles et de nombreux autres collaborateurs. Sans oublier de coquets revenus. Et quand leur mandat européen s’achève, c’est encore mieux : c’est là qu’arrivent les généreuses indemnités transitoires et les pensions paradisiaques. Les appels à la rigueur qui résonnent sur tout le continent et les projets de relèvement de l’âge de la retraite à 70 ans ne valent pas pour Bruxelles. Ici, il y a de l’argent à foison. Les caisses débordent littéralement. Alors pourquoi ne pas se servir ?

Dans les bureaux dubloc de béton baptisé Berlaymont, sur le rond-point Schuman, en plein centre de l’eurocratie bruxelloise, chacun se sert généreusement. Le moindre interprète débutant commence avec 4 190 euros par mois. Pour les hauts fonctionnaires, on monte facilement à 16 000 euros par mois. A cela s’ajoutent les primes d’expatriation, de ménage, pour l'éducation et la garde des enfants. Ces derniers vont dans des écoles européennes privées, financées tous les ans par les contribuables européens à hauteur d’environ 100 millions d’euros.

Pour les grands responsables politiques, le salaire est naturellement un peu plus élevé : un commissaire européen reçoit 19 910 euros comme salaire de base. Le président de la Commission européenne, José Manuel Barroso, empoche 304 000 euros chaque année. La plupart des hauts responsables européens reçoivent en plus une indemnité de résidence. La nouvelle haute représentante de l’Union aux Affaires étrangères, l’Anglaise Catherine Ashton, reçoit environ 323 000 euros pas an. Et à cela s’ajoutent encore des compléments pour son budget privé et ses frais de représentation. Résultat : cette lady travailliste dépasse de loin ses collègues Angela Merkel ou Hillary Clinton. De plus elle rentre souvent à Londres, le jeudi, voir ses enfants.

Reconversions plutôt reussies

Les commissaires ne sont pas nommés à vie. Ils sont généralement remplacés après un ou deux mandats de cinq ans. Ils ne se retrouvent néanmoins pas rapidement sans le sou puisqu’ils perçoivent encore entre 40 et 65% de leur salaire de base – soit environ 10 000 euros par mois – pendant une durée de trois ans, pour les aider à "gérer la transition vers le marché de l’emploi". Ils n’ont pourtant visiblement guère de mal à se reconvertir.

Il n’y a qu’à voir :

– l’ancien commissaire européen à l’Industrie, Günter Verheugen : recruté par une banque britannique, un groupement de banques allemandes, un groupement économique turc et une agence de relations publiques américaines à Bruxelles. Sans oublier le cabinet de conseil qu’il a fondé avec son ancienne chef de cabinet.

– l’ancienne commissaire aux Affaires étrangères, Benita Ferrero-Waldner : titulaire d’un poste confortable dans une compagnie d’assurance privée allemande et dans une entreprise espagnole du secteur de l’énergie.

– l’ancien commissaire au Marché intérieur, Charlie McCreevy, qui a atterri chez la compagnie aérienne à bas coût Ryanair.

– l’ancienne commissaire à la Protection des consommateurs, Meglena Kuneva, chaleureusement accueillie par une banque française.

Au moins 15 anciens commissaires européens toucheraient encore leurs indemnités transitoires alors qu’ils ont depuis longtemps retrouvé un travail. Cela leur revient de droit. Le généreux système de protection sociale pour les anciens commissaires européens et autres hauts responsables des institutions européennes est naturellement idoine. Après 16 ans de services au nom de l’Europe, les fonctionnaires atteignent le taux maximal avec 70% de leur salaire. Pour la plupart des fonctionnaires à vie de rang supérieur, cela représente une pension de retraite de plus de 10 000 euros nets par mois. Un cadre allemand à haut salaire peut payer toute sa vie les cotisations maximales et ne rien recevoir en échange. Car c’est là tout le principe :  certains sont là pour faire les règles, les autres pour s’y plier.

 

.Source : presseurop.

http://panier-de-crabes.over-blog.com/article-commissaire-europeen-un-job-en-or-59962868.html

 

 

 

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31 octobre 2010 7 31 /10 /octobre /2010 00:33

Pacification du Cyberespace. L’Amérique ne minaude pas.


 

 
Les américains pacifient le cyberespace et le font savoir. Comme à l’époque du far-West. Les US aligneront d’ailleurs bientôt des cyber-snipers (cyber-tireurs d’élite) pour dézinguer les attaquants en temps réel.
Faire de la veille et lancer des alertes c’est bien beau, mais l’US Cyber Command veut passer aux travaux pratiques et distribuer des châtaignes. Il faut dire qu’il y a du pain sur la planche. L’armée américaine supervise 7 millions d’ordinateurs, reliés en 15000 réseaux répartis sur plusieurs dizaines de pays. 90 000 personnes (on recrute) travaillent à plein temps à la maintenance du joujou.
Pour la petite histoire, la défense américaine gère le plus grand réseau internet privé de la planète, baptisé NIPRNET (pour Non-Classified Internet Protocol Router Network). Sont reliés au réseau non classifié : les militaires, les agents gouvernementaux, les sous-traitants de la défense etc. NIPRNET peut aussi sous certaines conditions communiquer avec le web classique.
Mais le nec plus ultra ce sont les deux réseaux secrets virtuels qui se rajoutent à NIPRNET. Les communications secrètes de l’armée américaines et alliées circulent ainsi via SIPRNET (Secret Internet Protocol Router Network). SIPRNET correspond en fait à un niveau de classification moyen, utilisé pour les infos opérationnelles et tactiques : ordres de mouvements de troupes, petites opérations de combats, debriefing, inventaires…
Et puis au dessus de SIPRNET, s’ajoute le niveau top secret pour l’élite: le Joint Worldwide Intelligence Communications System ou JWICS (*) dont le cryptage est assuré par la NSA, la National Security Agency. Des alliés comme l’Australie, le Royaume-Uni et le Canada sont connectés à certains modules de JWICS qui permet d’échanger non seulement des données cryptées mais aussi par exemple d’organiser des vidéoconférences protégées. Les systèmes d’informations des aéronefs sont également connectables à ce réseau ultrasecret dans le cadre de la network centric warfare (guerre info-centrée).
Tout irait pour le mieux, si en 2008, comme le Pentagone vient de le reconnaître, un logiciel malveillant baptisé agent btz, ne s’était immiscé dans le réseau secret en semant un début de panique. La contamination informatique s’est probablement opérée sur une base américaine en Irak, par le biais d’un périphérique de stockage (clé USB ou disque externe). La technique utilisée par Stuxnet ne date donc pas d’hier. Puis le ver, ”l’agent btz”, s’est propagé à tout le réseau, jusque paraît-il aux données concernant l’avion furtif dernier cri F35 (dont 20 modèles sont destinés à Israël).
Plus de peur que de mal en réalité (comme pour Stuxnet au passage), certains militaires faisant remarquer que faire rentrer le ver dans le réseau secret est une chose, exfiltrer et récupérer des informations en est une autre puisque le réseau est par définition cloisonné. Donc en théorie, pas possible comme dans le cas de Stuxnet de transmettre les données volées en passant un coup de fil à un serveur de contrôle en Malaisie ou au Danemark. Il n’empêche que l’incursion de l’agent btz a refroidi l’ambiance et provoqué une cascade de réactions avec en point d’orgue le lancement en mai dernier du USCYBERCOM.
Anecdote croustillante, les américains ont glissé un “mystérieux” code alphanumérique de 32 caractères dans un anneau du logo d’USCYBERCOM (cf. illustration de l’article). Pour faire un peu de marketing, les militaires ont ensuite, via la presse, lancé un défi un défi de potache aux internautes: chiche de décrypter le code. Les bons experts ont tout de suite reconnu un banal Hash Md5 ( le chiffrement et le décodage peuvent se faire en ligne , en une seconde, aussi simplement que l’on convertit des dollars en euros).
Las, certains ”spécialistes” européens ont pris la chose au premier degré, et se sont creusés les méninges pendant de longues minutes, ou plus, pour enfin trouver la signification du petit code (voir les traces hilarantes de la -très brève- quête du graal sur les forums. Digne de “myrtus”). Le code déchiffré est en fait la raison d’être de USCYBERCOM dont voici la quintessence: «… mener des opérations militaires à large spectre dans le cyberespace, afin de rendre possible des actions dans tous les domaines et d’assurer une liberté d’action américaine et alliée dans le cyberespace, tout en empêchant que nos adversaires fassent de même».
Pour donner un coup de pouce supplémentaire à USCYBERCOM , le departement américain de la sécurité intérieure (**) et le DoD (ministère de la défense US), viennent de passer le 13 octobre dernier un accord de cyber sécurité pour la protection des infrastructures informatiques sensibles, civiles et militaires.
Un volet de l’accord implique la NSA en charge de la protection des systèmes nationaux, de la collecte d’informations afférentes partout dans le monde et de la préparation de…cyber-réponses musclées. En complément de ce dispositif gouvernemental, des scénarios d’alliances sont en place notamment dans le cadre de l’OTAN (voir les déclarations qui interviendront lors du prochain sommet du 19 novembre au Portugal).
Et puis, last but not least, un programme intégré associe l’excellente DARPA, l’agence des projets spéciaux et le nec plus ultra de l’industrie de sécurité américaine. Ce partenariat public-privé est baptisé « Enduring Security Framework ». La Darpa apporte entre autres le « National Cyber Range »; une simulation d’internet, comme un bac à sable permettant à l’armée américaine de tester ses solutions avant de les lancer dans le cyberespace.
Au delà des menaces sur l’appareil militaire américain (sabotage des systèmes de communication, de la logistique et des transports, des capacités de frappes) les cyber attaques sont également perçues comme une épée de Damoclès sur l’économie américaine. L’alimentation en électricité, les réseaux financiers ou encore les transports sont au centre des préoccupations. Mais pas seulement. William J. Lynn, du ministère de la Défense, évoque ainsi en terme très forts, la menace sur la propriété industrielle américaine. Ce serait dit-il : ”le vol du principe vital de notre économie”. Bien vu. A suivre.
(*) On a donc comme dans les textes, 4 niveaux de connaissance : le p‘shat (internet), le remez (NIPRNET), le drash (SIPRNET) et le sod (JWICS).
(**)”Homeland security” qui comprend entre autres la direction science et technologie et les services secrets US.
http://nanojv.wordpress.com/

 

Dominique Bourra, CEO NanoJV.

Copyrights Nanojv: http://nanojv.com 

Tout ça pour dire que lorsque le système plantera, on saura qui est coupable

 

Israël. Espionnage. Bidonnage du Monde Diplomatique: la base d’Ourim visible des kms à la ronde est un secret de Polichinelle.

 

Afghanistan. Humour noir. Le Canard fait feu sur Petraeus avec un pistolet à bouchon. Un blessé léger: l’information.

 

Armes de destructions massives irakiennes: la preuve par l’Iran. Les forces de la coalition forment l’armée irakienne au déminage NBC. Plus de 500 munitions chimiques ont été mises à jour en Irak au cours des 6 dernières années. 

 
http://fonzibrain.wordpress.com/2010/10/29/pacification-du-cyberespace-l%e2%80%99amerique-ne-minaude-pas/
 

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29 octobre 2010 5 29 /10 /octobre /2010 04:09

La saga des frères Sarkosy

On parle beaucoup de conflits d’intérêts dans la vie politique ces derniers temps. Des amitiés de Nicolas Sarkozy avec le milieu de la finance et des médias, de l’affaire Woerth-Bettencourt aux récentes révélations du livre de Martin Hirsch, mais les journalistes « officiels » oublient aussi d’autres évidences. Alors que le déficit prévisionnel de la Sécurité Sociale a été annoncé cette semaine et qu’une diminution des remboursements est d’ores et déjà au programme, il est temps de se pencher sur le secteur de la santé, de comprendre son fonctionnement, et surtout d’en connaître les acteurs.

 

Le Pôle Emploi, né de la fusion de l’ANPE et de l’ASSEDIC sur une idée de Nicolas Sarkozy, compte 50.000 employés. La Sécurité Sociale, comprenant l’Assurance Maladie, l’Assurance Vieillesse et les URSSAF compte 120.000 employés. Ces deux organismes ont été concernés par une réforme récente concernant les Complémentaires Santé. Ainsi, depuis le 1er janvier 2009, 170.000 employés ont été contraints de résilier leurs contrats avec leurs mutuelles pour adhérer à une « mutuelle employeur obligatoire ». Ceux qui ont des enfants ont également été obligés d’inscrire ces derniers sur le nouveau contrat (sauf s’ils étaient déjà ayant-droits sur le compte du conjoint via une mutuelle employeur obligatoire). On peut appeler ça du passage en force. C’est une conséquence de la loi Fillon de 2003.

Ce qui est encore plus étonnant, c’est de constater que c’est le même organisme qui a remporté les deux marchés. Je ne connais pas les modalités des appels d’offre mais je m’étonne de voir que c’est le groupe Malakoff-Médéric qui a raflé la mise, obtenant d’un coup, d’un seul, 170.000 adhérents supplémentaires, sans compter les ayant-droits. Ajoutez à cela les 800.000 salariés CHR (café-hôtellerie-restauration) qui rentreront dans le dispositif en janvier 2011… c’est encore Malakoff Médéric qui a emporté le marché. Revenons donc sur l’histoire de cette compagnie d’assurance et de prévoyance pour comprendre un peu mieux les enjeux.

Pour vous donner une idée du poids de Malakoff-Médéric sur le marché français, c’est le n°1 des groupes paritaires de protection sociale, n°2 de la retrait e complémentaire et n°3 en santé collective (classement Argus de l’Assurance). Le groupe est né de la fusion de Malakoff et Médéric (d’où son nom) le 30 juin 2008, soit 6 mois avant la mise en place du dispositif « mutuelle obligatoire employeur » pour la Sécurité Sociale et le Pôle Emploi. Ainsi, dès le 1er Juillet, le président de Médéric cède sa place pour laisser seul au commande du groupe, le président de Malakoff : un certain Guillaume Sarkozy. Ce dernier est loin d’être un inconnu : au Medef de 2000 à 2006, il a aussi été le vice-président de la CNAM de 2004 à 2005. Guillaume Sarkozy, comme son nom l’indique, est le frère de Nicolas.

Puisque j’évoque la fratrie Sarkozy, intéressons-nous maintenant au troisième larron : François Sarkozy. Pédiatre de formation, François a abandonné la pratique de la médecine pour se consacrer à l’industrie pharmaceutique (principalement orientée vers la gériatrie) depuis 2001. Ainsi, il siège au conseil de surveillance de Bio Alliance Pharma et est devenu le président d’AEC Partners dont une des missions est le conseil aux fonds d’investissement.

Par ailleurs, François Sarkozy a également lancé une chaîne de télévision spécialisée dans la santé sur internet… financée par le laboratoire Sanofi. Ajoutons à cela ses relations avec le groupe Paris Biotech Santé, l’un des protagonistes de l’affaire de l’Arche de Zoé, et on l’aura compris, l’homme a tissé sa toile : il fait partie aujourd’hui des puissants lobbyistes de l’industrie pharmaceutique. D’ailleurs le grand plan Alzheimer lancé par le gouvernement est un joli cadeau de quelques centaines de millions d’euros, une aubaine pour le secteur dont il défend les intérêts.

Et maintenant la cerise sur le gâteau, celui dont on ne parle jamais, le cerveau, l’éminence grise : Olivier Sarkozy (demi-frère de Nicolas Sarkozy), qui copilote depuis avril 2008 l’activité mondiale de services financiers de Carlyle Group (), probablement celui qui tire les ficelles. Le Groupe Carlyle est une société d’investissement américaine fondée en 1987. Basé à Washington D.C., il est présent dans de nombreux domaines d’activités, comme l’aéronautique, la défense, l’industrie automobile et des transports, l’énergie, les télécommunications et les médias. Ses investissements sont essentiellement situés en Amérique du Nord, en Europe et en Asie du Sud-Est. Le groupe possède 89,3 milliards de dollars de capitaux propres et il emploie plus de 515 professionnels de l’investissement dans 21 pays. Les différentes entreprises de son portefeuille emploient, quant à elles, plus de 286 000 personnes dans le monde et Carlyle a environ 1 100 investisseurs répartis dans 31 pays à travers le monde.

Pour rappel, le groupe Carlyle a ou a eu parmi ses membres actifs l’ancien Premier ministre britannique John Major, James Baker, ancien secrétaire d’État américain, George Bush père, ancien directeur de la CIA et ancien président des États-Unis, Frank Carlucci, ancien directeur de la CIA et secrétaire à la Défense américain, Karl Otto Pöhl, ex-président de la Bundesbank, la famille Ben-Laden et plusieurs chef d’État et de gouvernement.

Le groupe Carlyle n’est pas coté en Bourse, et n’est donc non tenu de communiquer à la Securities and Exchange Commission (la commission américaine chargée de veiller à la régularité des opérations boursières) le nom des associés, des actionnaires, pas plus que le nombre de leurs parts respectives.


4 frères : Le cerveau qui copilote l’activité mondiale des services financiers d’une multinationale tentaculaire, l’un en charge de l’exécutif de la France, notre Président, l’un à la tête d’un des plus gros groupe d’assurance santé et le dernier qui sert les intérêts des laboratoires. Si ça ne s’appelle pas un conflit d’intérêt, je me demande ce que c’est… Pourtant les médias en parlent peu et préfèrent s’étendre sur les amis milliardaires de Nicolas Sarkozy. On peut légitimement nourrir des inquiétudes sur l’avenir de notre pays. Les réformes engagées depuis 2004 ne font que confirmer sa détérioration et l’on peut prédire le démantèlement de toutes nos structures sociales et services publiques d’ici quelques années.

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Publié sur Mecanopolis le 28 octobre 2010
  
http://www.mecanopolis.org/?p=20384

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28 octobre 2010 4 28 /10 /octobre /2010 12:44

 

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h-3-1845794-1261159798 Assemblée nationale – Compte rendu intégral – Séance du 24 octobre 2010 – Projet de loi de finances pour 2011 Première partie Débat sur le prélèvement européen

 

 

M. Jacques Myard (UMP). Madame la présidente, monsieur le secrétaire d’État, mes chers collègues, je n’ai pas l’intention de gloser sur le prélèvement européen, car je ne ferais que répéter ce que j’ai dit, des années durant, lors des débats précédents ; nous assistons toujours au même saupoudrage, d’ailleurs aggravé depuis l’intervention du parlement européen. Non, je souhaite évoquer aujourd’hui devant vous les heures sombres qui attendent l’Union européenne, et qui sont le résultat programmé, la conséquence logique, des actions des idéologues qui président aux destinées de cette organisation. Pour parler clair et bien me faire comprendre, l’Union européenne est en train de se suicider. Oui, mes chers collègues, nous assistons aujourd’hui au suicide de l’Europe, il faut en avoir conscience. (Murmures sur les bancs du groupe UMP.)

Ce suicide n’est certes pas commis par un tir à bout portant, mais il est inéluctable et il est engendré par l’idéologie intégriste qui sévit depuis vingt ans à Bruxelles. Pour ne pas alourdir le débat, je prendrai trois exemples : le suicide institutionnel, le suicide économique et le suicide monétaire de l’Europe. Le suicide institutionnel, d’abord. Qui peut dire que l’Union européenne fonctionne bien aujourd’hui ? Personne ! On assiste à une paralysie totale du système. La boulimie législative ne se dément pas. Les textes les plus complexes, les plus tatillons, sont moulinés les uns après les autres. La machine technocratique, sûre d’elle-même et dominatrice, bat son plein : 700 documents E sont produits chaque année et transmis à notre assemblée, dont plus de 300 relèvent de la loi.

Mais si la machine mouline sans arrêt des textes, elle est en revanche incapable de prendre rapidement les décisions qui s’imposent, et c’est le plus grave. La question des prix agricoles en est un exemple. La France bataille depuis près de deux ans pour obtenir la stabilité des prix agricoles, dont la baisse inacceptable provoque des manifestations légitimes dans l’ensemble de l’Europe.

La machine est totalement grippée et le passage à la majorité qualifiée n’y change rien, alors que cette procédure devait être, selon ses thuriféraires, la clé de voûte de l’efficacité du système. Quant aux coopérations renforcées, autant rêver que les poules aient des dents, puisque ces mécanismes ont été définis de telle sorte qu’ils ne voient jamais le jour dans le traité de Lisbonne.

Le deuxième suicide est un suicide économique. La religion économique de Bruxelles est le « tout concurrence ». Enfermée dans son idéologie, la direction générale de la concurrence, qui règne en maître, ignore superbement les réalités économiques du monde, où nos concurrents – États-Unis, Chine, Inde, Brésil, Corée et Canada – excellent dans la défense de leurs marchés en mettant en œuvre de réelles politiques industrielles, alors que la locution « politique industrielle » est toujours un gros mot à Bruxelles !

L’asymétrie des conditions de concurrence devient évidente. L’absence totale de réciprocité dans les échanges, l’incapacité de la DG concurrence à envisager des champions industriels nationaux et européens sont affligeantes et destructrices. La disparition de Pechiney, fleuron de notre industrie, provoquée par la bêtise d’un commissaire européen – M. Monti, pour ne pas le nommer –, ne peut que susciter la colère, et pourrait aisément nous amener à la conclusion : « La Commission, voilà l’ennemi !» Il est urgent, monsieur le secrétaire d’État, que sur ces dossiers industriels de fusion-acquisition, la Commission soit relevée de ses compétences technocratiques au profit du Conseil.

Le troisième suicide est un suicide monétaire, monsieur le rapporteur général du budget. Pendant des années, les champions de l’intégration européenne nous ont présenté l’euro comme le fondement même de l’Europe et de son avenir. Qui peut encore affirmer cela aujourd’hui, si ce n’est ceux qui, avec la morgue qu’on leur connaît, prétendaient tout savoir mieux que les autres, face à ceux qui dénonçaient l’utopie d’une monnaie unique en l’absence de zone économique optimale ? On sait aujourd’hui que les dures réalités ont rattrapé les doux utopistes monétaristes. Le 13 juillet 2010, M. Jean-Pierre Jouyet, européen convaincu, déclarait à la commission des affaires étrangères : « On ne se serait pas interrogé, il y a un an, sur la fin de l’euro, sur la façon dont l’Europe économique doit être gouvernée ». Je lui ai alors répondu, avec une insolence amicale, mais une vraie insolence, que, pour ma part, je me suis toujours interrogé sur la viabilité de cette construction artificielle.

Allons à l’essentiel : ce n’est pas en collant à l’idéologie allemande en matière monétaire que vous éviterez la catastrophe annoncée et inéluctable, monsieur le secrétaire d’État ! Ce n’est pas par des sanctions automatiques contre des États en déséquilibre budgétaire que vous pourrez rééquilibrer les comptes. Quand allez-vous comprendre que l’on ne fait pas courir ensemble des pur-sang, des chevaux de labour et des ânes – ces derniers étant d’ailleurs souvent plus intelligents que ceux qui les qualifient de PIGS[1] ! Quand allez-vous comprendre que la puissance économique de la Ruhr n’est pas dans le Péloponnèse, mais en Rhénanie-Westphalie ? Quand allez-vous comprendre que les déficits budgétaires grecs sont la conséquence de la perte de compétitivité – moins 40 % – et non sa cause ? Relevons d’ailleurs au passage que l’Espagne, qui était en excédent budgétaire, est aujourd’hui en pleine crise : c’est tout dire ! Quand allez-vous comprendre que réduire les dépenses, raboter les niches de manière excessive et trop rapide, c’est raboter la croissance et accroître les déficits ?

La politique de déflation de tous les États européens équivaut à un suicide en direct, une macabre téléréalité sur fond de pacte de stabilité jouant le rôle néfaste du chœur des Euménides.

Vous voulez éviter le pire, vous voulez que l’euro survive ? Alors, monétisez la dette ! Vous m’avez bien entendu : monétisez la dette, comme sont en train de le faire les États-Unis, avec une première avance de 100 milliards de dollars à l’économie, au taux de base de 0,25 % de la Federal Reserve. Certains économistes affirment qu’ils vont aller jusqu’à un trillion de dollars pour relancer l’économie, en ne passant plus par les marchés.

La politique que l’Allemagne dicte à ses partenaires conduit à une crise sans précédent, dont il n’est pas sûr que l’on se relève. De deux choses l’une : ou nous changeons de politique monétaire – à situation exceptionnelle, remède exceptionnel –, ou nous allons directement dans le mur ! Si vous voulez sauver la coopération européenne, il est temps de réagir, de remettre les choses à plat avant qu’il ne soit trop tard. L’Europe s’est élargie, elle doit maintenant s’amaigrir et s’en tenir à l’essentiel.


[1]  Le bloc des cinq pays jugés fragiles de la zone euro -Portugal, Irlande, Grèce, Espagne, Italie.
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27 octobre 2010 3 27 /10 /octobre /2010 19:42

Jeffrey Blankfort, interviewé ici par Kourosh Ziabari, est américain. Il est photographe, producteur d’émission de radio et analyste du Moyen Orient. C’est un militant pro-palestinien connu et ses articles ont été publiés dans beaucoup d’organes d’information progressistes.
Jeffrey Blankfort - Dissident Voice
Jeffrey Blankfort
Mercredi 27 Octobre 2010


L’armée israélienne est une armée de brutes fanatisées qui ne se sentent à l’aise que lorsqu’elles s’attaquent à des civils et en particulier à des enfants.
L’armée israélienne est une armée de brutes fanatisées qui ne se sentent à l’aise que lorsqu’elles s’attaquent à des civils et en particulier à des enfants.

Il offre des émissions sur KZYX à Mendocino et KPOO à San francisco. Auparavant Blackford a été le directeur de publication du Middle East Labor Bulletin et co-fondateur du Labor Committee of the Middel East. En février 2002, il a gagné un procès contre l’organisation sioniste Anti-Defamation League (ADL) qui avait espionné des citoyens américains qui critiquaient Israël et sa politique d’expansion.

Jeffrey a accepté de me donner un interview exclusif portant sur l’influence du lobby israélien sur les décideurs du gouvernement américain, le programme nucléaire illégal et secret d’Israël, le conflit Israélo-palestinien et la menace d’une attaque imminente d’Israël contre les installations nucléaires de l’Iran.

Blankfort ne craint pas de critiquer clairement le régime d’apartheid israélien et il croit qu’Israël est la menace la plus immédiate à l’avenir de la planète.

Kourosh Ziabari : Dans votre article : "Le lobby israélien et la gauche : des questions difficiles" vous explorez de manière approfondie la domination du lobby israélien sur l’administration américaine et vous citez des exemples convaincants de l’influence de riches sionistes sur les multinationales et sur les médias de la pensée dominante en Amérique. Ma question est la suivante : Quelle est la source de l’immense pouvoir et de l’immense richesse que les sionistes détiennent ? Comment les sionistes ont-ils pu développer un pouvoir d’influence et des capacités financières telles qu’ils sont désormais capables de cadrer, changer et modifier les composantes de la politique des USA ?

Jeffrey Blankford : Cette question nécessiterait une réponse élaborée. Mais on peut dire qu’un segment important et bien organisé de la communauté juive s’est consacré, après la seconde guerre mondiale, à l’établissement et à la prospérité d’un état juif dans la Palestine historique dans lequel la vie et la subsistance des Palestiniens arabes autochtones n’avait aucune valeur.

Le fait que ce groupe ne représentait pas -et n’a jamais représenté- la majorité des Juifs américains a été largement compensé par l’ardeur de son militantisme au profit d’Israël dans tous les secteurs importants de la société américaine et à tous les niveaux de la vie politique de la nation. Son succès n’aurait pas été possible, cependant s’il n’y avait pas eu dans ses rangs un nombre important de riches hommes d’affaire juifs désireux de contribuer financièrement à acheter le soutien du Congrès américain ainsi que celui de pratiquement tout le corps législatif ou à intimider et faire taire les éventuels critiques d’Israël.

Bien avant la naissance des premiers sionistes, des banquiers et des capitalistes juifs s’étaient établi en Europe et aux USA, de sorte qu’il n’est pas surprenant que certains d’entre eux, à commencer par Lord Rothchild au début du siècle dernier, aient soutenu le projet sioniste. Aujourd’hui ils forment de loin le plus important groupe de donateurs privés des deux partis politiques.

Les médias, comme on peut s’y attendre, ont été une de leur premières cibles, et on peut hélas constater chaque jour que des supporters avoués d’Israël qui ne sont pas nécessairement juifs, comme Rupert Murdoch, les contrôlent maintenant complètement.

Il n’y a aucun doute que le réseau de soutien d’Israël, qu’on appelle par euphémisme "lobby" a influencé de manière significative l’ensemble de la politique des USA au Moyen-Orient et a été un facteur déterminant de la gestion du conflit israélo-palestinien, cependant sa puissance a des limites. Certes, grâce à ses contacts à la Maison Blanche et au Pentagone, il a réussi à entraîner les USA dans la guerre d’Iraq, mais il n’est pas encore arrivé à convaincre Washington de bombarder l’Iran ni à obtenir le feu vert des USA pour bombarder les installations nucléaires iraniennes. Il est clair qu’il y a des éléments importants du Pentagone et des services secrets qui sont conscients qu’une attaque de l’Iran par les USA ou Israël provoquerait presque certainement une catastrophe globale.

KZ : Dans votre article vous faites allusion aux conflits et luttes entre Israël et l’Administration américaine des dernières dizaines d’années au cours desquelles les Présidents des USA, Richard Nixon en tête, ont essayé de contenir la politique d’expansion d’Israël et d’améliorer les conditions de vie des Palestiniens opprimés. En admettant que l’Administration ait vraiment tenté d’oeuvrer dans ce sens tout en réitérant sans cesse son engagement à garantir la sécurité d’Israël, pourquoi alors ses efforts ont-ils échoué ?

JB : Aucun Président américain, j’en ai peur, ne s’est soucié des conditions de vie du peuple palestinien. Arrêter l’expansion d’Israël et obtenir que Tel Aviv se retire de tous les territoires qu’il avait conquis en 1967 était pour les Américains une mesure d’intérêt national.

Tous les efforts précédents ont échoué parce qu’aucun président n’a voulu payer le prix politique intérieur nécessaire pour forcer Israël à se retirer des territoires occupés d’autant plus qu’ils savaient que leurs efforts seraient contrecarrés par l’écrasante majorité des deux chambres du Congrès quelle que soit leur affiliation politique de même que par les médias qui sont aux mains des sionistes.

Le seul qui ait fait un effort sérieux dans ce sens et qui ait osé affronter le réseau sioniste et le Congrès a été Georges Bush Senior quand il a refusé de satisfaire la demande d’Israël de 10 milliards de prêts garantis en 1991 et de nouveau en 1992 mais même lui dut finalement céder.

KZ : Les Israéliens ont l’habitude de qualifier d’antisémites pour les diffamer et les vilipender ceux qui osent critiquer leur politique et leurs actes belliqueux et agressifs. Ils accusent tous ceux qui les critiquent d’être antisémites. Cela inquiète les faiseurs d’opinion et les politiciens et les décourage de parler d’Israël en termes négatifs. Y a-t-il un moyen de faire prendre conscience au public que l’étiquette antisémite n’est pas rédhibitoire* et que critiquer Israël n’est pas de l’antisémitisme ?

JB : Les allégations "d’antisémitisme" brandies contre ceux qui critiquent Israël n’ont plus le poids qu’elle ont eues mais elles sont encore très efficaces particulièrement quand l’accusé est l’employé des médias dominants, comme nous l’avons vu dernièrement avec le cas d’Helen Thomas, d’Octavia Nasr et de Rick Sanchez et dans l’industrie du cinéma qui a été longtemps un bastion sioniste ayant été développée par des Juifs au 19ième siècle, bien qu’à l’époque aucun d’eux n’était sioniste.

Le pouvoir qu’a l’accusation d’antisémitisme de mettre les personnes publiques à genoux finira le jour où un assez grand nombre de personnalités américaines ne l’accepteront plus. Quand à dire, quand cela arrivera, je n’en sais rien.

KZ : La Fédération des Scientifiques Américains a confirmé que Israël possédait jusqu’à 200 têtes nucléaires même si elles ne sont pas déclarées. Comme il n’a pas signé le Traité de Non Prolifération, Israël n’a jamais permis à l’IAEA de contrôler son arsenal nucléaire. Nous savons déjà ce qui est arrivé à Mordecai Vanunu qui a perdu sa liberté pour avoir dit la vérité. Que pensez-vous qui va arriver au programme nucléaire israélien ? Tel Aviv va-t-il continuer à bénéficier du privilège de ne pas avoir à rendre compte de ses actes ?

JB : Tant que le réseau de soutien du sionisme contrôle le Congrès, tant qu’aucun Président américain n’a pas le courage de simplement mentionner l’existence des armes nucléaires israéliennes et tant que les USA continuent de tenir les cordons de la bourse de l’ONU, Israël bénéficiera de l’impunité et de l’immunité. Si la direction des mouvements antinucléaires américains maintenant disparus comme "le mouvement pour la paix" n’avait pas été dominée par les sionistes, il y aurait peut-être eu un débat sur le sujet, mais comme elle l’était le sujet a été considéré tabou.

KZ : Parlons maintenant de l’Iran. L’Iran est décrite dans les médias étasuniennes d’une manière déformée et hypocrite. Beaucoup d’Américains qui n’avaient jamais entendu parler de l’Iran sont aujourd’hui confrontés à l’image horrible et terrifiante qu’en donnent les médias dominées par les sionistes. Ils n’ont aucune idée de ce qu’est la civilisation iranienne, ni de ce qu’ont de spécifique sa société et sa culture. Comment pourrait-on porter la vraie nature de l’Iran à la connaissance des Américains qui n’ont pas les moyens de la découvrir par eux-mêmes ?

JB : La plupart des Américains ne sont pas capables de trouver l’Iran ni quelque autre pays du Moyen Orient ni même n’importe quel pays du monde, sur une carte. Pour la plupart ils sont confrontés à ce qu’on pourrait appeler un "problème géographique" autant qu’historique. Il n’y a pas d’antidote à cela au monde et c’est la raison pour laquelle Washington peut se permettre de faire la guerre à des pays qui que ne lui ont jamais fait aucun mal. Si les soldats étaient des appelés comme pendant la guerre du Vietnam, ni la guerre d’Iraq ni celle de l’Afghanistan n’auraient duré aussi longtemps et il y aurait une grande opposition à une attaque de l’Iran.

Quand Nixon a eu l’intelligence de supprimer la circonscription des hommes de 18 ans au début des années 1970, cela a détruit l’épine dorsale du mouvement anti-guerre et c’est la raison pour laquelle Washington ne veut pas revenir à la circonscription malgré la pression énorme résultant de la nécessité de maintenir une armée assez nombreuse pour mener plusieurs guerres de front. Sans la crainte que leur jeunes de 18 ans ne soient appelés au combat, il n’y a pas de mouvements contre la guerre et c’est pourquoi il n’y a pas d’opposition à la guerre digne de ce nom aux USA à l’heure actuelle.

KZ : Beaucoup de gens dans le monde croient que la presse américaine est complètement libre et peut dire tout ce qu’elle veut sans que la moindre restriction ou censure ne lui soit imposée par l’Administration. On peut presque dire que le gouvernement américain ne se mêle pas directement de ce qui concerne les médias ; cependant on a l’impression qu’il y a une pression implicite sur les médias pour ne pas dépasser la ligne rouge et violer des lois non écrites comme l’interdiction de critiquer Israël. Pouvez-vous nous en dire plus ?

JB : Ce n’est pas le gouvernement qui empêche les critiques d’Israël de s’exprimer, c’est la peur des réactions qu’engendre toute critique sincère d’Israël que ce soit dans un article ou un dessin humoristique des médias même si le journaliste est juif. Il y a plusieurs organisations, dont les plus importantes sont la Anti-defamation League, CAMERA et HonestReporting, qui sont capables d’envoyer immédiatement un torrent d’emails et de lettres à l’éditeur d’un journal qu’ils jugent offensant et parfois même de se rendre dans les bureaux du journal en question pour s’assurer que les médias comprennent bien ce qu’ils peuvent écrire ou pas. Comme il n’y a pas de pression équivalente en faveur de la critique d’Israël, les médias préfèrent éviter l’affrontement.

Il fut un temps où un certain nombre de journalistes des médias dominants écrivaient des articles critiques sur Israël sans avoir de problèmes. Mais c’était il y a 20 ans et ils ne sont plus là.

KZ : Voici ma dernière question : Comment voyez-vous l’avenir d’Israël ? Va-t-il continuer à déterminer la politique étrangère américaine et contrôler les politiciens américains ? Est-il capable de maintenir le blocus de Gaza ? Et finalement Israël parviendra-t-il à survivre politiquement ?

JB : Tant que les supporters d’Israël ou ses agents aux USA parviennent à contrôler le Congrès américain et à intimider tous les présidents en exercice, et tant que ces mêmes forces dominent les médias, il n’y aura pas de changement aux USA ni à Gaza. Bien que le mouvement Boycott, Désinvestissement et Sanctions se développe petit à petit aux USA, il n’y a pas l’intensité qu’il a ailleurs et ses cibles sont limitées à ce que les firmes américaines et Israéliennes produisent en Cisjordanie, aussi, si l’on veut être réaliste, il y a peu de chance que les USA exercent une pression déterminante sur Israël.

Ce que fait Israël, cependant, peut engendrer des changements qu’il est impossible de prévoir aujourd’hui. Après avoir été vaincu deux fois par le Hezbollah, les officiels israéliens ne cessent de menacer de déclarer une nouvelle guerre au Liban et comme les USA, l’Europe et l’ONU n’ont pas sanctionné leurs précédentes guerres au Liban, ils vont sûrement encore essayer.

A la différence des Palestiniens, les Libanais n’ont pas l’intention de se laisser faire et sont capables de rendre coup pour coup, comme les Israéliens en ont fait l’expérience quand les Libanais ont résisté à leur occupation et stoppé la Wehrmacht israélienne tant vantée en 2006. Si Israël attaquait l’Iran les répercussions seraient peut-être suffisantes pour entraîner Israël dans un processus qu’on pourra sans doute qualifier d’autodestructeur. Pour le moment, vu le soutien inconditionnel à tous ses crimes dont il bénéficie de la part des Américains et son arsenal de d’armes nucléaires, je considère Israël comme la menace la plus immédiate à l’avenir de la planète.




* Kourosh Ziabari est un reporter freelance et un correspondant de presse iranien. Ses articles ont été publiés dans de nombreux médias et journaux comme le Tehran Times, Salem News, Palestine Think Tank, Press TV, Foreign Policy, Journal, Islam Online et Middle East Online. Il est membre de Tllaxcala translaters Network for Linguistic Diversity.




Note du traducteur :
* A la différence de la France qui s’est dotée de la loi Gayssot, ce qui permet les poursuites juridiques et augmente donc d’autant la capacité d’intimidation du lobby sioniste.



Dissident Voice - Pour consulter l’original :
http://dissidentvoice.org/2010/10/i...
Traduction : Dominique Muselet


Mercredi 27 Octobre 2010


http://www.info-palestine.net/ http://www.info-palestine.net/

 

 

http://www.alterinfo.net/Israel-est-la-menace-la-plus-immediate-pour-l-avenir-de-notre-planete_a51188.html?preaction=nl&id=6763568&idnl=77124&

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25 octobre 2010 1 25 /10 /octobre /2010 03:38

 

 

14.10.2010
 

Silvia Ribeiro
La Jornada

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Un rapport de Jeremy Scahill dans La Nation (Blackwater Black Ops, 15.09.2010) a révélé que la plus grande armée de mercenaires dans le monde, Blackwater (désormais appelée Xe Services) services de renseignement clandestines a été vendue à la multinationale Monsanto. Blackwater a été rebaptisé en 2009 après être devenu célèbre dans le monde avec de nombreux rapports d'abus en Irak, y compris des massacres de civils. Il reste le plus grand entrepreneur du secteur privé de l'US Department of State "services de sécurité, que le terrorisme d'Etat des pratiques en donnant au gouvernement la possibilité de le nier.

Beaucoup de militaires et des anciens officiers de la CIA travaillent pour des entreprises liées ou Blackwater créé pour détourner l'attention de leur mauvaise réputation et de rendre plus lucratif de vendre leurs services infâmes-allant de l'information et du renseignement à l'infiltration, le lobbying politique et de la formation paramilitaire - pour les autres gouvernements, les banques et les multinationales sociétés. Selon Scahill, les affaires avec les multinationales, comme Monsanto, Chevron, et les géants financiers tels que Barclays et Deutsche Bank, sont acheminés par deux sociétés détenues par Erik Prince, propriétaire de Blackwater: Total Intelligence Solutions et Terrorism Research Center. Ces dirigeants et administrateurs part Blackwater.

L'un d'eux, Cofer Black, connu pour sa brutalité comme l'un des directeurs de la CIA, a été celui qui a pris contact avec Monsanto en 2008 comme directeur de Total Intelligence, la conclusion du contrat avec la compagnie pour espionner et infiltrer des organisations de militants des droits des animaux, anti-OGM et d'autres activités sales du géant de la biotechnologie.

Contacté par Scahill, le Monsanto exécutif Kevin Wilson a refusé de commenter, mais plus tard a confirmé à La Nation qu'ils avaient engagé Total Intelligence en 2008 et 2009, selon Monsanto seulement


garder une trace de "divulgation" de ses adversaires. Il a également déclaré que Total Intelligence était un «totalement entité distincte de Blackwater."

Toutefois, Scahill a des copies de courriels de Cofer Black après la réunion avec Wilson pour Monsanto, où il explique les autres ex-agents de la CIA, en utilisant leurs Blackwater e-mails, que la discussion avec Wilson était que Total Intelligence est devenu "le bras de renseignement de Monsanto, "espionnage de militants et d'autres actions, y compris« notre peuple à la loi d'intégrer ces groupes. " Total Intelligence Monsanto a payé 127.000 dollars en 2008 et 105.000 $ en 2009.

Il n'est pas étonnant qu'une société spécialisée dans la "science de la mort», comme Monsanto, qui a été dès l'origine dédié à produire des poisons toxiques déversés de l'Agent Orange aux BPC (biphényles polychlorés), les pesticides, les hormones et les semences génétiquement modifiées, est associée à une autre compagnie de voyous.

Presque simultanément avec la publication de cet article dans La Nation, La Via Campesina signalé l'achat de 500.000 actions de Monsanto, pour plus de 23 millions $ par la Fondation Bill et Melinda Gates Foundation, qui, avec cette action terminée la sortie du masque de la «philanthropie». Une autre association qui n'est pas surprenant.

C'est un mariage entre les deux monopoles les plus brutales de l'histoire de l'industrialisation: Bill Gates contrôle plus de 90 pour cent de la part de marché de l'informatique propriétaire et Monsanto environ 90 pour cent du marché des semences transgéniques dans le monde et le plus mondial des semences commerciales. Il n'existe pas dans tous les monopoles d'autres secteurs industriels si vaste, dont l'existence même est une négation du principe de la fameuse «concurrence» du capitalisme. Les deux portes et Monsanto sont très agressifs dans la défense de leurs monopoles mal acquis.

Bien que Bill Gates pourrait essayer de dire que la Fondation n'est pas lié à son entreprise, tout ce qu'il prouve le contraire: la plupart de leurs dons finissent par favoriser les investissements commerciaux du magnat, pas vraiment "don" quoi que ce soit, mais au lieu de payer des impôts pour caisses de l'Etat, il investit ses bénéfices dans où il lui est favorable économiquement, y compris la propagande de leurs bonnes intentions supposées. Au contraire, leurs «dons» de financer des projets aussi destructrice que la géo-ingénierie ou le remplacement des médicaments de la communauté naturelle de haute technologie médicaments brevetés dans les régions les plus pauvres du monde. Quelle coïncidence, l'ancien secrétaire à la Santé Julio Frenk et Ernesto Zedillo sont des conseillers de la Fondation.

Comme Monsanto, Gates est également occupé à essayer de détruire l'agriculture en milieu rural à travers le monde, principalement à travers l '"Alliance pour une révolution verte en Afrique» (AGRA). Il travaille comme un cheval de Troie de priver les agriculteurs pauvres africains de leurs semences traditionnelles pour les remplacer par les graines de leurs premières entreprises, enfin par génétiquement modifiés (GM). À cette fin, la Fondation a embauché Robert Horsch en 2006, le directeur de Monsanto. Maintenant Gates, diffusion des bénéfices importants, est allé directement à la source.

Blackwater, Monsanto et Gates sont les trois côtés d'une même figure: la machine de guerre sur la planète et la plupart des gens qui l'habitent, sont des paysans, les communautés autochtones, les personnes qui veulent partager des informations et de connaissances ou de toute autre qui ne veut pas être en l'égide du profit et le pouvoir destructeur du capitalisme.

* L'auteur est chercheur à l'ETC Group

 

Traduit de la version espagnole par:

Lisa Karpova

Pravda.Ru

 

http://panier-de-crabes.over-blog.com/article-machines-de-guerre-blackwater-monsanto-et-bill-gates-59576127.html

 

 

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25 octobre 2010 1 25 /10 /octobre /2010 01:21

http://www.lepost.fr/article/2008/08/09/1240796_quand-il-y-a-du-petrole-il-y-a-tres-souvent-des-guerres-ne-l-oublions-pas-les-images-parlent-plus.html
Des vacances de Toussaint sans essence ?
Si c'est le cas, merci pour ce qui reste de notre planète, merci de ne pas en détruire davantage via les marées noires, via le CO2, via le CO (gaz mortel), via les particules fines (cancer + maladies des poumons), via les métaux lourds (cancer + alzeimer)...
 

 
PÉTRO-ADDICTION : NOUS NE SOMMES PAS SORTIS DE L'AUBERGE !

 

Les actuelles files d’attente devant les stations-service sont la preuve cinglante de la dépendance et de la vulnérabilité extrêmes de notre modèle socio-économique, de notre terrible et pathétique pétro-addiction. Comme nous sommes loin du rêve écocratique que nous caressons…

 

Entre rêve et réalité

 

Il y a loin des discours du Grenelle de l’illusion à la triste réalité de la vie quotidienne des gens.

 

La France n’avait pas connu un tel stress pétrolier depuis le choc de 1973-1974. Ce dernier mercredi où j’écrivais ces lignes, plus d’un tiers des Français manquaient d’essence ou de gasoil, et un quart des stations étaient totalement à sec. Aucun usager n’acceptait telle privation et les beaux discours d’un changement de paradigme étaient restés aux vestiaires des vœux pieux d’une économie verte toute cosmétiques. Borloo voulait-il faire de la France un pays écolo ? On constate que son vrai boulot, prosaïquement capitaliste, consiste bel et bien à nous approvisionner en pétrole, et non à nous sevrer. Bien sûr, c’est brutal, nous ne sommes pas « encore » prêts, mais pourquoi ne pas prendre la chose avec plus de sourire et de philosophie, enfin d’écosophie… ? Qui en a profité pour marcher un peu, pour respirer ? D’accord, il faut gagner sa vie, il faut « faire sa journée ». Le covoiturage est-il mission impossible ? « En France, on n’a pas de pétrole mais on a des idées » était un slogan des années 1970. Où sont-elles ces idées ? Dans les dividendes de la compagnie Total ?

 

Nous en sommes là et c’est bien la preuve que nous sommes prisonniers de ce système, que la décroissance verte ne sera jamais rien d’autre qu’une déclaration d’intention au rang des bonnes résolutions et que nous n’avons aucune autre alternative que celle d’aller droit dans le mur du chaos promis à l’horizon 2050. Sans pétrole, c’est l’impasse. Le directeur général de l’Union des industries chimiques affirme que la pénurie de carburants a déjà coûté un milliard d’euros à son secteur.

 

Nous ne mangeons plus que du pétrole

 

Les énergies fossiles dont on a héritées sont des denrées rares provenant de la noble pourriture de l’histoire du monde. Les satanés créationnistes, ceux qui au nom du dogme réfutent Darwin et l’évolution, ne peuvent y croire puisque selon eux le Monde n’aurait que 6000 ans d’âge ! Étrange que ces négationnistes soient pour la plupart des monothéistes nord-américains, eux-mêmes utilisateurs abusifs des ressources pétrolières dont ils nient l’origine, et va-t-en guerre pour remodeler le Moyen Orient à leur plus grand profit pétrolier. Ceci dit en passant…

 

Tout au long de la genèse géologique, un petit pour cent de toute la biomasse s’est retrouvée enfouie dans les sols ou sédimentée au fond des océans et des lacs, pour se transformer d’abord en kérogène, puis en combustibles fossiles (pétrole, charbon, gaz naturel). C’est le recours à ces combustibles qui a permit au fil des deux derniers siècles l’extraordinaire développement industriel des sociétés dites avancées, avec en corollaire une croissance démographique à un taux que l’on n’espérait pas et une pollution d’une démesure que l’on attendait encore moins. L’idée de progrès est (était ?) humain et il était impensable de renoncer à une telle tentation de croissance en restant figé aux moulins à eau et à la combustion du bois. Mais l'utilisation planétaire de quantités considérables de combustibles fossiles est à l'origine d'un déséquilibre de plus en plus inquiétant du cycle du carbone, occasionnant une augmentation de gaz à effet de serre dans notre atmosphère et par voie de conséquence un chaos climatique sans possible retour en arrière. Voici donc que presque 7 milliards de Terriens sont pris au piège de cette surchauffe, et peut-être encore davantage les populations des nations pauvres et de celles émergentes qui entendent bien, à leurs tours, s’octroyer les aisances de vies individuelle et sociale que de tels moyens sont censés procurer. Les nations qui ont sciemment consumé en priorité et en toute partialité l’essentiel des réserves peuvent-elles maintenant faire la morale aux pays qui entendent suivre l’exemple ? Il y a là un hic insupportable. Une telle situation entraîne subséquemment une crise de moralité suscitée par le comportement ultra égoïste du premier monde, venant en rescousse à une culpabilité évidente résultant du colonialisme et de quasiment cinq siècles d’appropriation des ressources d’autrui.

 

Stop, ou encore ?

 

Les stocks de ces combustibles fossiles étant fixes, il faut envisager avec lucidité la date de leur épuisement et sortir d’un état d’ivresse qui n’a que trop duré. On considère qu’au rythme actuel, l'humanité aura totalement épuisé en moins de deux siècles les réserves accumulées pendant plusieurs centaines de millions d'années, c'est-à-dire un million de fois plus vite que ce que la Nature a mis pour les constituer au fil des temps géologiques. En 2050, cela fera plus d’un siècle que l’on tire sur l’élastique de l’exploitation minière du pétrole et nous aborderons immanquablement une période de pic (le fameux pic pétrolier de Hubbert), déjà annoncé pour 2010, très souvent pour 2030. Les hauts et les bas du prix du baril auxquels nous assistons (comme en 2008) tiennent aussi de ce phénomène, tout comme certains branle-bas de combats et pas mal d’agitations autour des derniers pays de cocagne des meilleurs gisements. Les exploitations résiduelles seront ruineuses, celle des plateformes en mer étant déjà excessivement coûteuses. À la veille de la déplétion, faut-il s’autocensurer, gérer durablement le solde encore disponible ou continuer à foncer droit dans le mur ?

 

Les habitudes pétrolivores de l’ère oléocène que nous vivons sont incommensurables, indescriptibles, absolument monstrueuses, si énormes à chaque instant que l’on n’y pense plus, les énergies fossiles sont devenues un oléoderme, notre seconde peau. On peut perdre un enfant, un travail, la raison, mais il semble hors d’imagination de perdre le pétrole. Notre gestion écervelée ne relève pas des sciences économiques mais d’un gâchis commis par des imbéciles. Nous devons gérer parcimonieusement les restes des restes pour assurer les besoins essentiels de demain, notamment l’approvisionnement de certains transports collectifs ou d’intérêts légitimes. Cette belle roche liquide carbonée que nous devrions choyer ne réside pas qu’à la pompe à essence pour les transports utiles et futiles. Elle n’est pas que pétrochimie pour produire les intrants agricoles qui nous ont permis de passer de 3 milliards de Terriens sains en 1960 aux presque 7 milliards de semi-cancéreux que nous sommes, et même boom démographique sur toute la planète grâce à cette révolution verte admise comme glorieuse dans la seconde moitié du XXe siècle, puis reconnue maintenant comme un grave égarement puisqu’elle induit une empreinte écologique et énergétique en totale inéquation avec la notion fatale de finitude des stocks. Au XXe siècle, la population s’est multipliée par quatre et la consommation énergétique par quarante !  Le pétrole est aussi dans nos médicaments, dans nos vêtements, dans la majorité de nos produits et de nos objets de progrès, en majorité d’existence futile et contestable. Du biberon de bébé au déambulateur de grand-mère, tout est issu du pétrole. On a même fait du beurre avec du pétrole. En aurait-on mangé ? Bien sûr que oui. C’était dans la ligne des prouesses…

 

Au sein des mesures draconiennes pour un sauvetage de dernière minute de l’espèce humaine sur cette Terre, le renoncement immédiat, incontournable et irrévocable à la sur-utilisation des produits pétroliers, du gaz fossile et de leurs dérivés est sans conteste l’une des premières mesures globales à définir. Elle se décline avec un nouveau regard sobre, modéré, tempéré, de cette ressource rare, pour une gestion résiduelle la plus durable et raisonnable possible. Le risque à l’horizon est représenté par les guerres d’appropriations, véritables querelles de chiffonniers à l’échelle des empires économiques. Comment imposer la juste répartition, comment esquiver les impostures géopolitiques (du genre axe du bien judéo-démocratique contre axe du mal islamique…) et les remodelages guerriers des régions productrices ? La fin des ressources relève le plus souvent d’un tirage à la courte paille, à la bûchette pour savoir qui sera mangé, comme dans la comptine enfantine. Chez les adultes (Il était un petit navire… de guerre), celui qui tient les brins ne pourra qu’être accusé du délit d’initié ! Il appartiendrait à une police du monde de veiller sur une ressource à redéfinir comme patrimoine de l’humanité et non plus enjeu boursier. Une telle nouvelle éthique est-elle concevable, alors que l’eau se voit dors et déjà capitalisée par d’autres types d’émirs ?

 

Un panel de mesures de restriction est à développer pour une nouvelle attitude plus responsable de la part des consommateurs et des utilisateurs. Alors que nous souffrons d’habitudes bien ancrées depuis plusieurs générations, une telle révolution sociétale ne peut se faire qu’à base d’initiatives citoyennes et les pouvoirs publics devront redéfinir notre mode de vie dépourvue de cette dépendance sine qua non. Nous avons vécu plus longtemps sans pétrole qu’avec. Il reste à recommencer.

 

Des mesures volontaristes pour sortir de l’oléocène

 

Les mesures à appliquer ne manquent pas, voici une brève liste des priorités dont les mesures sont à moduler par les spécialistes compétents.

Campagne mondiale de démotorisation en tous genres (le parc automobile mondial dépasse très largement le milliard de véhicules !).

Fiscalité appropriée à tous les véhicules et calculée au prorata de leur consommation, de leur pollution et de leur légitimité, un peu dans la ligne de l’éco-pastille qui fut l’un des hochets du premier Grenelle de l’environnement, mais nettement plus contraignant. Le système de bonus-malus écologique pour l’automobile, fondé sur les émissions de CO² par kilomètre des véhicules neufs, incite à l’achat éco-responsable d’une automobile propre car plus sobre en carbone. Ce bonus est versé à la première immatriculation pour tout achat d’un véhicule particulier neuf émettant moins de 130 g CO²/km, ce qui représentait ces dernières années quelque 30 % des ventes. On y ajoute le super bonus d’une prime à la casse lorsque l’acquisition du véhicule écologique s’accompagne de la mise au rebut d’un véhicule ancien de plus de quinze ans.

Utilisation de véhicules du type tous-terrains assujettie à autorisation justifiée, tout comme l’ensemble des véhicules lourds et professionnels.

Justification requise au-delà d’un véhicule par domicile, voire par famille.

Renoncement à développer davantage un réseau routier déjà trop dispendieux, aux infrastructures abusives, engendrant  bien des impacts nuisibles et bien sûr amplifiés par la circulation des véhicules qui l’empruntent. En Europe, la construction et l’entretien des routes absorbe la moitié de la production nationale de granulats. Tout comme la circulation, les travaux routiers contribuent aux émissions nationales de CO2. Le réseau routier provoque une fragmentation des écosystèmes et l’éviction des espèces.

Incitation au covoiturage, obligatoire dans bien des cas, notamment ceux des déplacements entre le domicile et le lieu de travail.

Gratuité des transports collectifs urbains et quasi gratuité de ceux régionaux.

Péage automobile pour entrer dans les villes et les villages.

Restriction du trafic aérien, à commencer par les vols privés et les lignes intérieures à usage particulier, ainsi que tous les types de vols touristiques, charters ou non, le tourisme aérien étant prescrit et révolu en raison de son coût disproportionné pour la planète.

Prohibition de toute publicité comportant un type de voyage lointain et coûteux en énergie.

Lourde taxation frappant l’utilisation des dérivés pétroliers dans l’ensemble des activités industrielles, textiles, pharmaceutiques…

Etc., liste non exhaustive !

 

Allons-nous continuer à dormir debout ou sommes-nous prêts ? Il est grand temps.

 

Michel Tarrier

Écologue, écosophe

 

DICTATURE VERTE

Michel Tarrier, 300 pages, Éditions Les Presses du Midi, 20€

La planète Terre, exsangue, est déjà sous perfusion, notre avenir n’est plus que sursis. Au nom de quelle insouciance ne changerait-on pas de cap ?

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25 octobre 2010 1 25 /10 /octobre /2010 00:01

http://thera-conseil.typepad.com/generation_y/  

 Geluck et les jeunes

 

 

C'est aussi ce que pense Alternatives Economiques qu'on ne peut guère soupçonner d'accointances avec les "Ultra de la CGT" chers au Figaro (presse d'assaut, presse Dassault).

Retraites : l'engagement de la jeunesse est légitime !

NB : cette analyse comme tout le travail d'Alternatives économiques, ne saurait exister sans le soutien de ses lecteurs, lectrices et  abonné(e)s.
J'en suis. Et j'en suis fier.


Oui, les jeunes seront bien victimes de la réforme des retraites

Source : 
 http://www.alternatives-economiques.fr/oui--les-jeunes-seront-bien-victimes-de-la-reforme-des-retraites_fr_art_633_51508.html


Face à la mobilisation croissante des lycéens et étudiants, les défenseurs de la réforme des retraites affirment que le report de l'âge minimal de départ en retraite n'aggraverait pas le chômage des jeunes. Ils ont malheureusement tort, au moins à court terme…



Les défenseurs de la réforme ont raison d'insister sur la complexité du lien entre âge de départ en retraite et niveau d'emploi. Il n'y a rien d'automatique en effet à ce qu'un emploi libéré par le départ d'un senior soit occupé par un jeune. Ce départ peut aussi être l'occasion pour une entreprise de supprimer l'emploi en question, voire de délocaliser toute une activité si, par exemple, de nombreux « baby boomers » partent en retraite en même temps… Dans de tels cas de figure, retarder le départ des personnes concernées aurait pour résultat de préserver des emplois dans l'immédiat, même si ce ne sera sans doute que très provisoire… De plus, tous les économistes conviennent qu'à long terme le niveau de l'activité économique tend à s'ajuster à celui de l'offre de travail.


Autrement dit : si les seniors restent plus longtemps en emploi, on finira bien par trouver autre chose à faire faire aux jeunes qui arrivent sur le marché du travail. Et donc, au final, il y aura à la fois plus d'activité économique et d'emplois. Certains pays, parviennent en effet à avoir des taux d'emplois élevés tant pour les seniors que pour les jeunes. Et pas seulement les plus libéraux et les plus inégalitaires, puisque cela concerne notamment les pays scandinaves. Cet ajustement n'a cependant rien d'automatique : en France cela fait déjà trente ans qu'on n'a toujours pas trouvé quoi faire faire à 10 % de la population active…


De plus, à long terme nous sommes tous morts comme le rappelait fort justement John Maynard Keynes. Or, ce qui, sous certaines conditions, peut être vrai à long terme ne l'est en tout cas certainement pas à court terme : dans l'immédiat la hausse de la population à la recherche d'un emploi engendrée par le recul de l'âge de départ en retraite va bien se traduire par des difficultés supplémentaires pour les jeunes. C'est d'ailleurs un phénomène qu'on a déjà observé depuis le début de la crise. Les réformes des retraites antérieures ainsi que le durcissement des conditions d'accès à la Dispense de recherche d'emploi pour les chômeurs et au dispositif « Carrières longues » mis en place en 2003 pour les retraites anticipés, ont déjà entrainé un recul sensible de l'âge de départ des seniors.


Du coup, et aussi du fait de l'arrivée dans cette tranche d'âge de générations nombreuses, on a assisté depuis deux ans à une hausse significative de l'emploi des 55-64 ans (+ 274 000 personnes entre le 2ème trimestre 2008 et le 2ème trimestre 2010 selon les chiffres de l'enquête emploi), malgré une crise sans précédent depuis 1929 qui a causé la perte de 500 000 emplois dans le secteur concurrentiel. Tandis que, a contrario, l'emploi des jeunes de 15 à 29 ans, déjà très faible en France, reculait lui nettement (- 133 000 personnes entre le 2ème trimestre 2008 et le 2ème trimestre 2010). Une tendance qui devrait donc se poursuivre et s'aggraver si la réforme des retraites proposée par le gouvernement est adoptée.


Le choix implicite fait avec cette réforme est bien d'avoir, dans l'immédiat, moins de retraités et plus de chômeurs, notamment chez les jeunes. Sur le plan des comptes publics, un tel choix est d'ailleurs rationnel : un chômeur, surtout s'il est jeune et n'a pas encore travaillé, coûte beaucoup moins cher à la collectivité qu'un retraité. Mais pour l'avenir du pays, il est difficile de considérer que ce calcul cynique puisse être un choix optimal.


Guillaume Duval, rédacteur en chef d’Alternatives économiques |

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