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26 septembre 2010 7 26 /09 /septembre /2010 02:54

Reprise, en partie, d'un article publié sur ce blog, mais

avec en plus des posts, notamment sur l'uranium

 

Que_fait_Sarko_en_Afrique.jpg

 

 

 

Néo-colonialisme au Niger,

par eva R-sistons

sur le blog d'eva,

http://r-sistons.over-blog.com

 

Comme les Lecteurs et les Lectrices de ce blog doivent le savoir, les relations entre la France de Sarkozy et Israël sont si étroites, qu'on peut dire sans exagérer que les 2 Etats ont presque fusionné, en particulier via le CRIF. Au grand dam de l'indépendance nationale, bien sûr ! Or, l'Etat d'Israël, ayant flairé de juteuses occasions en Afrique, comme d'ailleurs la Chine, cherche de plus en plus à s'installer dans le continent. Un continent qui, rappelons-le, possède les plus prometteuses ressources pour les décennies à venir ! La France y a ses intérêts, elle est encore bien implantée, et une entreprise comme Areva la représente sur place, et tant pis pour les autochtones.

 

Bref, que fait Nicolas Sarkozy en Afrique ? Assurément ce que l'alter ego israélien lui demande ! Le Crif, et le Medef, sont les deux mamelles de Sarkozy. Si l'on ajoute que les Américains ne tiennent pas à voir les Chinois en Afrique, et que par contre ils tiennent à s'approprier les ressources du continent africain, eux aussi, on comprend que tous ces gens se retrouvent sur des terres où ils sont mal accueillis, sauf les Chinois, plus avisés et plus portés aux concessions que les Occidentaux qui eux règlent les problèmes en faisant travailler leurs industriels de l'armement. Et d'ailleurs, les Chinois préfèrent offrir des équipements aux autochtones, plutôt que les bombarder. Les Nigériens savent reconnaître leurs amis, et surtout leurs ennemis !

 

Donc, le sieur Sarkozy sent qu'il peut offrir tant à ses amis du MEDEF que d'Israël  de juteuses opportunités, et il s'intéresse de plus en plus au continent africain. Quant à Areva, qui est plus motivée par les profits que par le bien-être des populations locales, c'est le moins que l'on puisse dire - pillage, atteintes à l'environnement, mépris des autochtones... -, sa présence n'enthousiasme guère les populations de la région. Et, parfois, elles le font savoir, à leur manière, celle du pauvre (actes de piratage, attentats...). Celui qui sème le vent, très exactement le néo-colonialisme, peut s'attendre à récolter la tempête, un jour ou l'autre.

 

Les intérêts financiers de la France seront d'autant plus menacés, que la politique de notre pays se fera plus pressante, sous la pression tant du MEDEF que d'Israël. A plus forte raison si notre gouvernement instaure en France une sorte de Mac'carthysme, de chasse aux sorcières, non seulement envers les Roms, mais d'abord et avant tout envers les Musulmans, que les citoyens israéliens ne portent guère dans leur coeur. Lois sur la "burqa", participation aux guerres de l'OTAN en Afghanistan, discriminations envers les citoyens arabes ou Musulmans, tout cela a des conséquences, un jour ou l'autre. Depuis plus d'un an j'attire l'attention de mes Lecteurs sur le risque, avec un énergumène comme Sarkozy, d'attentats sur notre sol. On ne peut pas stigmatiser des individus sans s'attendre, un jour ou l'autre, à les voir réagir. Il est normal que les citoyens musulmans, et à plus forte raison islamistes, soient très remontés contre un pays qui favorise Israël et piétine leurs intérêts, au point, en sous-mains, de préparer une sale croisade contre l'Iran. Car notre "Chef" n'est pas seulement un néoconservateur bon teint, 100 % bushiste, et peut-être encore plus que l'original, mais il est comme ses amis texans, partisan des politiques les plus musclées, brutales, guerrières. Et tant pis pour les Français, opposés à toutes ces folies...

 

Al Quaïda n'existe pas, c'est un phantasme créé pour nous faire peur et pour nous dresser contre les Musulmans, car l'organisation représente tout au plus deux mille activistes répartis un peu partout, selon des sources officielles (ancien chef de la Sécurité intérieure en France, au micro de C dans l'Air). L'armada occidentale n'a rien à craindre de ces quelques fanatiques. Mais elle sait parfaitement les instrumentaliser à des fins machiavéliques, de prédation des Etats riches en ressources, et de soumission des citoyens apeurés.

 

Le fait qu'un agent de la DST soit parmi les otages, au Niger, apporte un éclairage nouveau à l'affaire, éclairage évidemment peu ébruité par la Presse aux ordres. Et cela nous promet des rebondissements variés... justifiant une présence militaire toujours plus importante, et au final, en effet, la région risque de finir comme l'Irak et l'Afghanistan. Le sous-sol du pays est si riche, qu'il suscite les appétits les plus gourmands, et les moins regardants quant à l'éthique.

 

Alors, western à rebondissements ? Sanglant, certainement. La démocratie à la sauce occidentale est décidément beaucoup moins appétissante que celle qui règne au Vénézuela, et que les Médias partisans vont s'acharner à diffamer pendant les élections.


Chavez est un grand bonhomme, aimant son peuple, le dorlotant, et ce genre de dirigeant est suffisamment rare pour qu'on le salue. Alors, n'écoutons surtout pas les sirènes des médias menteurs... et réjouissons-nous de sa future victoire bien méritée.

 

Quant aux Nigériens, avec Areva, le Medef, Sarkozy et ses amis tant israéliens qu'américains, ils peuvent redouter le pire...

 

Les convulsions ne font hélas que commencer ! Lorsque les terres sont très riches, les vautours modernes arrivent... de partout ! Et ce sont les autochtones qui en font les frais... Néo-colonialisme bien vivant !

 

Eva R-sistons

 

TAGS : Niger, Afrique, France, Sarkozy, Israël, Chine, Etats-Unis, Areva, néocolonialisme, MEDEF, Vénézuela, Chavez, démocratie, Musulmans, Arabes, Al Quaïda, terrorisme, burqa, OTAN, Afghanistan, Irak, Iran

 

 

Reçu ce commentaire,

et ma réponse:

 

Selon l’Observatoire du nucléaire, l’enlèvement des sept français par AQMI serait une manœuvre de l’armée française

Selon l’Observatoire du nucléaire, l’enlèvement des sept salariés d’Areva et de Vinci au Niger, le 16 septembre dernier, serait une manoeuvre tactique de l’armée française destinée à conserver la mainmise de la France sur les mines d’uranium nigériennes.

C’est une dépêche du Journal du Dimanche, publiée mardi dernier, qui rapporte le communiqué de l’Observatoire du nucléaire. Le document développe l’hypothèse selon laquelle l’Etat-major français aurait volontairement facilité l’enlèvement des employés en abaissant son seuil de vigilance, pour ensuite donner l’impression de sévir, et ainsi conserver le monopole de mines convoitées par la Chine. http://www.lejdd.fr/International/Afrique/Depeches/Niger-L-Observatoire-du-nucleaire-cible-l-armee-221659/

(..) voir commentaire + bas

 

Bien entendu, intérêts (économiques et hégémoniques) à défendre, franco-israéliens,

et contrer les Chinois. En +, via les Médias, le plaisir de taper sur les Islamistes donc les Musulmans. D'une pierre, 3 coups. eva

 
  

 

Confirmation:

 

Lire aussi:

Sous la burqa, le Niger

Alain Gresch (Monde Diplomatique)

http://www.alterinfo.net/Sous-la-burqa-le-Niger_a50198.html 

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DERNIÈRE RÉVÉLATION SUR LE RAPT DES SEPT ÉTRANGERS AU NIGER : Un agent de la DST parmi les otages



Source :

l_expression.jpg

23 Septembre 2010

Que cache « la réaction rapide et inconditionnelle » de la France dans la zone du Sahel et la mobilisation d’une centaine de militaires ?

 

 

« Les actions que mène la France au Sahel commencent à livrer leur secret et l’enjeu devient plus clair », nous ont confié, hier en exclusivité à L’Expression, des sources très au fait du dossier et de ce qui se prépare dans la région. L’énigme révélée par nos sources s’avère « la présence parmi les sept otages enlevés jeudi dernier au nord du Niger, d’un agent des services de renseignements français appartenant à la DST ».

La présence de l’agent de la DST parmi les otages change totalement la donne et explique, en partie, la réaction à la fois « furieuse et rapide » des autorités françaises quitte à embraser la région. « L’agent en question a été injecté dans la région dans l’objectif d’infiltrer le réseau terroriste agissant au profit de ce qu’on appelle Al Qaîda au Maghreb islamique », précisent nos sources. « La France a sollicité l’aide des Américains de façon officielle », ajoutent encore nos sources, précisant que « derrière cette approche se cache l’autorisation des Américains aux Français d’intervenir en territoire sahélien, qui va permettre par la suite à ces mêmes Américains de mobiliser leurs troupes dans la région et d’en faire un second Irak ou un second Afghanistan ».

 

L’enjeu est donc, toujours selon nos sources, très grave et se traduit par la trahison tout simplement des Accords d’Alger, par la Mauritanie et le Mali. Ces accords ont été convenus dans la capitale algérienne, le mois de mars dernier, et entrent dans le cadre d’une lutte commune contre le terrorisme et le crime organisé regroupant les réseaux qui s’adonnent à tous genres de trafics. Mais il fallait entraîner le Niger dans ce projet qui se concrétise avec cette prise d’otages. C’est dire que les complicités sont d’un très haut niveau, qui vont, non seulement servir les intérêts des réseaux terroristes, des narcotrafiquants et contrebandiers, mais à coup sûr, les intérêts des Occidentaux, les Américains y compris. Sachant parfaitement que la France exploite un gisement d’uranium par le biais de sa compagnie Aréva installée à Arlit au nord du Niger. Le pire que craignent les services de sécurité algériens, consiste en un recrutement « massif de hors-la-loi » au sein des réseaux terroristes, un fait qui intervient systématiquement suite à cette ingérence imposée dans la région. L’Algérie avait anticipé en regroupant les pays du Sahel pour une action commune et concertée dans la lutte contre le terrorisme dans la bande du Sahel et tenter par tous les moyens légaux d’éviter une ingérence étrangère. Mais, a priori, nos voisins ne l’entendent pas de cette oreille. Fascinés certainement par la présence d’une seconde force jumelée France-USA, la Mauritanie et le Mali livrent la région à une occupation étrangère.

L’Algérie est directement concernée par ce qui se passe, puisque les faits se déroulent dans une région limitrophe. Des renseignements collectés, que nos sources prennent avec beaucoup de réserve, font état aussi que l’on cherche à provoquer une réaction de Mokhtar Benmokhtar, qui reste loin de ce qui se passe, même s’il y est mêlé indirectement, afin de légitimer une intervention militaire occidentale. MBM a échappé à plusieurs reprises aux pièges qui lui ont été tendus par les forces américaines, car non seulement il représente une véritable source d’information, mais aussi parce qu’il contrôle un important nombre de tribus touarègues.

Et c’est dans ce contexte que les ravisseurs affiliés à la présumée branche d’Al Qaîda au Maghreb islamique revendiquent l’opération du rapt perpétré le 16 septembre dernier, soulignant dans un message audio lu par un porte-parole répondant au nom de Salah Abou Mohamed, que les auteurs du kidnapping, Abou Zeïd avec l’aide précieuse d’un certain Ag Amnoukal, allaient faire part à Paris de leurs demandes. Ils mettent en garde, dans le même message, le gouvernement français quant à une tentative d’intervention militaire, comme celle menée pour libérer Michel Germaneau.

Aujourd’hui, la France sollicite, selon des responsables américains, l’aide de l’armée US prétextant une volonté de localiser l’endroit où sont séquestrés les otages par l’imagerie satellitaire.

Aucune autre information n’a filtré à ce sujet, sauf qu’on sait que si cette action est entreprise par les Américains, elle n’épargnera pas l’Algérie du fait que les otages sont maintenus dans un endroit non loin des frontières algériennes.

Toute la panique qui s’est emparée de la France cache bien des dessous, même si de nombreux officiels français ne cessent d’alerter que l’Hexagone fait face à un véritable pic de menace terroriste.

Point également évoqué, hier, par le directeur général de la police nationale française, Frédéric Péchenard. Ce dernier, intervenant sur les ondes de la Radio RTL, souligne, se fiant à l’information rapportée par des sources sécuritaires algériennes, l’existence d’un éventuel attentat-suicide.

« Nous avons des indications sérieuses émanant de renseignements fiables, nous disant qu’il y a un risque d’attentat important » et de poursuivre : « Nous avons actuellement un pic de menace qui est incontestable. A l’heure où je vous parle, il y a une menace spécifique contre les intérêts français » a-t-il averti.

Par ailleurs, l’on sait que lors d’une réunion d’un conseil restreint, mardi, présidé par Nicolas Sarkozy, Brice Hortefeux, ministre de l’Intérieur français a reçu pour mission de se déplacer au Mali dans la soirée. La France a été rassurée sur la vie de ses ressortissants, selon les dernières informations parvenues à l’Elysée. Et sans aucun doute, elle fera tout pour libérer les otages, surtout que maintenant on sait qu’une grosse pointure figure parmi les sept victimes.

Ikram GHIOUA

 

http://www.comite-valmy.org/spip.php?article862

 

 

La puissance nucléaire française et l’uranium du Niger
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Khadija SHARIFE

 

Le Niger exporte suffisamment d’uranium vers la France pour générer 80% de l’électricité de cette dernière, note Khadija Sharife. Mais le Nigérien ordinaire profite peu de cette mainmise française sur des ressources vitales pour ce pays, avec les trois cinquième de la population vivant en dessous du seuil de pauvreté. Sans compter les rapports faisant état de la contamination radioactive de l’eau, de l’air et du sol par les opérations d’extraction menées par les multinationales. C’est ce pays qui vient de vivre le énième coup d’Etat de son histoire, avec la destitution de Mamadou Tandja.

Le réseau de routes principales reliant des centres urbains miniers tel Arlit, Agadez et Niamey est connu sous le nom de ‘’l’autoroute de l’uranium’’. Développé entre 1970 et 1980, la route reliant le nord au sud du Niger fait office d’artère principale pour faciliter le transport des ressources liquéfiées d’uranium. Le réseau lui-même fait partie de la route transsaharienne, un ancien système utilisé depuis des temps immémoriaux par les habitants de ‘’Tinariwen’’ ou le Désert des Innombrables, selon le terme sous lequel le Sahara était connu par ses fils, y compris les Hausa et les Touaregs.

Malgré les découpages des territoires par les anciens colonialistes qui ont rassemblé des états/nations à leur convenance (pour mieux diviser, conquérir et exploiter), la route transsaharienne a continué à exister en se jouant astucieusement des frontières fermées. Au milieu de cette route se trouve le Niger enclavé, un pont entre le Nord et l’Afrique subsaharienne, un pays qui avoisine sept autres pays.

Le Sahara, qui englobe 11 pays, recouvre 80% des terres du Niger, un pays qui se caractérise par la pauvreté, la famine, les sécheresses et les dictatures. Plus de 60% de sa population vit dans la ceinture de pauvreté, privée de l’accès à la nourriture, à l’eau, aux installations sanitaires, aux infrastructures et à l’instruction. (..)

Le Niger, qui exporte 7,7,% de l’uranium mondial, se situe avec constance parmi les cinq premiers exportateurs avec le Canada, l’Australie, le Kazakhstan et sa production est au même niveau que celle de la Russie. La ville d’Arlit, à elle seule, fournit largement les anciens seigneurs coloniaux, la France, en uranium. Un approvisionnement requis pour le programme nucléaire de l’Hexagone et ses centrales nucléaires estimées au nombre de 59.

L’uranium avait initialement été découvert au Niger en 1957 par le Bureau Minier de la France d’Outre Mer, une année avant la création de la République du Niger. Ceci à la suite d’une étude extensive menée par la Commission à l’Energie Atomique (CEA) de la France, qui a commencé en 1956 et a conduit à plusieurs découvertes à la veille de l’indépendance en 1960. La décolonisation réussie de l’Afrique par la France a été réalisée grâce à des accords militaires secrets et des accords concernant les ressources, ainsi que des zones monétaires spéciales. Ces accords imbriquaient les intérêts de la France avec ceux des gouverneurs autochtones soigneusement choisis comme au Gabon et au Togo - Omar Bongo et Gnassingbé Eyadéma - tous deux dirigeants à vie, de la libération sélective à la mort, et Félix Houphouët-Boigny en Côte d’Ivoire. Ainsi, non seulement la France a eu un accès préférentiel aux ressources stratégiques, la présence de bases militaires françaises dans des anciennes colonies étaient légitimées, servant à la fois à soutenir le règne des dictateurs tout en les gardant sous contrôle. A partir de 1969, 27 accords ont été signés par d’anciennes colonies, y compris le Niger.

 

Les intérêts français ont été servis par le biais de la politique africaine postcoloniale de la France, connue sous le nom de Françafrique, qui a impliqué les échelons politiques et diplomatiques de l’Elysée depuis l’époque du général de Gaulle. Cette politique impliquait les lobby du renseignement et des multinationales intimement connectée avec l’Etat, comme Elf et Areva, des dictateurs de fabrication française et des réseaux de l’ombre désignés sous le nom de personnalité qu’on souhaitait honorer, comme Jacques Foccart, le principal conseiller pour l’Afrique de de Gaulle qui a été rappelé, après avoir pris sa retraite à l’âge de 81 ans, par le président Jacques Chirac, afin qu’il reprenne des activités. Chirac lui-même a déclaré, au début des années 1990, que le continent ‘’ n’était pas prêt pour la démocratie’’. Lorsqu’il lui a été demandé de décrire le rôle de Foccart dans Françafrique, le vice Premier ministre du général de Gaulle, Louis Joxe, a déclaré ‘’ être la nounou des présidents et s’assurer que les fonctionnaires africains seront payés à la fin du mois’’.

Les mines d’uranium découvertes au Congo, au Gabon et au Niger ont permis à la France de contourner les terrains minés menant à l’uranium en Ouzbékistan, au Canada et en Australie, des régions perçues comme ayant des tendances proaméricaines ou étant gérées par les Etats-Unis, rival de la France en Afrique et ailleurs. La Chine, assoiffée de ressources, avec une présence en expansion rapide en Afrique avec plus de 24 milliards de dollars de prêts depuis 2003, principalement garantis par des ressources, est aussi considérée comme une menace aux intérêts français.

Actuellement la France maintient 10 000 soldats spécialisés sur le continent, principalement basés à Libreville au Gabon, aussi connue sous le nom de ‘’Foccartland’’. De 1997 à 2002, la France est intervenue militairement 36 fois. Sur ces incidents, 24 ont eu lieu sans référence aux Nations Unies. La politique de Françafrique se poursuit sous Sarkosy, avec des soldats français intervenant dans des disputes internes.

Depuis le jour de l’indépendance du Niger, Diori Hamani du Niger et son parti politique, le Parti Progressiste nigérien (PPP), indirectement choisi par la France, ont régné sur le pays, aidé dès 1963 ouvertement par diverses interventions ou par des actions clandestines. Grâce à des accords militaires secrets, les soldats français basés à Niamey ont collaboré avec celui-ci afin d’éliminer et d’exiler l’opposition, tel que l’Union Nigérienne Démocratique. Hamani Diori s’est présenté aux élections, sans opposition, en 1965 et en 1970 mais a commis l’erreur fatale de demander le retrait des troupes françaises au début des années 1970. La France l’a fait, puis sans surprise un coup d’Etat militaire a porté au pouvoir le colonel Seyni Kountche au pouvoir. Kountche a été tué en 1987 et le colonel Ali Saibou lui a succédé.

Une avancée rapide de l’autoritarisme électoral du Niger sous la dictature de Tandja Mamadou

Actuellement, les forces armées du Niger, qui comptent 12 000 hommes, sont guidées par 15 conseillers militaires français. Et les Nigériens sont principalement instruits, entraînés et financés par la France. Ils protégent cinq zones cruciales, à savoir les routes géostratégiques et les mines. Les deux plus importantes mines du Niger sont contrôlées par Areva, l’entité dominante en matière de nucléaire, sous l’égide de l’Elysée, au travers de l’actionnaire principal, le CEA, propriété de la France.

Présent dans 43 pays, impliqué dans tous les aspects de la chaîne des matières premières, de l’extraction à l’enrichissement, de la propulsion, au recyclage et au démantèlement, avec un chiffre d’affaire de 16,16 milliards d’euros, la puissante économie mobile d’Areva éclipse celle de nombreux pays en voie de développement. Les mines du Niger, souterraines et à ciel ouvert, sont exploitées par les firmes subsidiaires d’Areva (..)


COMINAK et SOMAIR produisent au jour d’aujourd’hui presque 5000 tonnes par an. ‘’ Le thème de l’uranium et des accords qui y sont liés sont de nature hautement stratégiques et se situent au niveau des Etats’’ déclare Idriss Ali, coordinateur national au Niger de Publish what you pay (Publiez ce que vous payez). ‘’Ces accords reproduisent un cadre néocolonial qui ont conduit à la signature des accords miniers et déterminent le fonctionnement de SOMAIR (1968) et de COMINAK (1975), qui ne sont rien d’autres que des contrats préférentiels qui mettent l’uranium du Niger à la disposition de la France. Dans ces conditions, le choix se porte sur l’acheteur du produit ; fixer le prix sur le marché international est la prérogative de l’ancienne puissance coloniale’’, déclare-t-il.

Depuis 2007, le gouvernement du Niger, dans une effort de diversification de l’industrie de l’uranium, a octroyé 122 licences d’exploitation à des multinationales françaises en plus des compagnies américaines, sud africaines, chinoises, canadiennes et australiennes. La compagnie étatique chinoise pour l’uranium, SINO-U, investira 300 millions de dollars  (..) Mais la France reste la source principale d’investissement et l’élément dominant de contrôle géostratégique et d’exploitation des ressources en uranium du Niger.

 

 (..)Areva reste le principal employeur du pays, suivi par le gouvernement, avec 1850 personnes directement employées et plus de 4000 emplois indirects auprès de sous contractants et des pourvoyeurs de services divers.’’ Nos investissements durables dans l’eau et la santé représentent une contribution de plus de 3 millions de CFA annuellement’’, déclare la compagnie.

Et ce sont précisément les prétentions à un investissement environnemental qui ont mené le pays à s’insurger, en particulier sur la question de l’usage par COMINAK, pour sa mine souterraine, de l’eau provenant de sources non renouvelables, mais aussi pour les fuites de matières radioactives qui ont contaminé l’eau, l’air et le sol, pour la vente de ferraille mortellement radioactives au marché, ainsi que des minerais radioactive utilisés pour construire des routes et des déchets radioactifs (de la roche d’uranium pulvérisée). ‘’Lorsque nous avons visité le Niger, des fonctionnaires nous ont dit’’ ici au Niger vous êtes en France’’ Si il y a un problème au Niger, celui-ci remonte en France, chez Areva’’, disait Bruno Chareyon, un physicien et gérant du laboratoire d’une ONG française, CRIIRAD (Commission de Recherche Indépendante et d’Information sur la Radioactivité) qui a établi un rapport accablant.

Le rapport de la CRIIRAD a documenté plusieurs trouvailles, y compris les 20 millions de tonnes de roche d’uranium pulvérisé, carcinogène et radioactive, stockées en plein air, du matériel radioactif dont la compagnie s’est débarrassé et qu’elle a vendu sur le marché par le biais de ferrailleur, des émissions de gaz toxiques à partir des mines de COMINAK ainsi que l’exploitation d’eau souterraine provenant de sources non renouvelées, sans parler de la contamination des sources d’eau, de la violation des standards internationaux de protection contre les radiations, parmi d’autres. ‘’ (..)


Néanmoins, le gouvernement du Niger semble manifester le même manque de préoccupation que la multinationale. Lors de son inspection, le CRIIAD a jugé indolent le Centre National de Protection contre les Radiations (CNPR), l’institution nationale officielle qui doit surveiller les radiations ionisantes. ‘’ Le CNPR ne peut avoir procédé à des analyses en raison du fait que leur seul spectromètre gamma était cassé. Un fil électrique était délogé depuis le jour où la machine leur a été livrée’’, explique Chareyon.

 

Mais les citoyens du Niger ne sont pas restés les bras croisés. Le Mouvement du Niger pour la Justice, actif depuis 2007 mené par un ancien fonctionnaire des Forces armées du Niger, a demandé une plus grande part des revenus de l’uranium, la protection contre la dégradation de l’environnement et l’accès à des biens comme l’eau, des installations sanitaires, l’instruction et l’électricité qui sont des droits constitutionnels. Le gouvernement a rejeté le mouvement de la société civile comme étant des trafiquant de drogues anti-démocratiques.

Il va sans dire qu’‘au jour d’aujourd’hui, le Niger n’a pas accès au moindre uranium extrait à l’intérieur de ses frontières : les 100% de l’électricité (225 million de kWh) proviennent d’énergie fossile et est largement importé du Nigeria voisin. Toutefois la France a bien conscience de la situation.’’ Jusque à maintenant, il est impossible aux citoyens français et à la société civile d’obtenir le contenu de ‘’ces accords secrets’’ concernant l’accès et le contrôle des ressources. C’est confidentiel’’, déclare Sebastein Alzerreca de l’ONG française Survie. Mais il met en garde : ‘’Si la diplomatie échoue, ils peuvent toujours envoyer l’armée’’ Pas de doute que l’autoroute de l’uranium s’avérera bien utile.

Khadija Sharife

La puissance nucléaire française et l’uranium du Niger

Khadija Sharife est une journaliste indépendante et un écrivain.(..)


http://www.legrandsoir.info/La-puissance-nucleaire-francaise-et-l-uranium-du-Niger.html
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Selon l’Observatoire du nucléaire, l’enlèvement des sept français par AQMI serait une manœuvre de l’armée française

Article placé le 25 sept 2010, par Mecanopolis

Selon l’Observatoire du nucléaire, l’enlèvement des sept salariés d’Areva et de Vinci au Niger, le 16 septembre dernier, serait une manoeuvre tactique de l’armée française destinée à conserver la mainmise de la France sur les mines d’uranium nigériennes.

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C’est une dépêche du Journal du Dimanche, publiée mardi dernier, qui rapporte le communiqué de l’Observatoire du nucléaire. Le document développe l’hypothèse selon laquelle l’Etat-major français aurait volontairement facilité l’enlèvement des employés en abaissant son seuil de vigilance, pour ensuite donner l’impression de sévir, et ainsi conserver le monopole de mines convoitées par la Chine. « Cet enlèvement permet à la France d’intervenir militairement dans cette zone et de protéger ainsi son accès aux mines d’uranium. Il faut rappeler que la majorité des réacteurs nucléaires français sont alimentés par l’uranium du Niger. Or la Chine, elle aussi avide d’uranium, a intensifié sa présence au Niger et concurrence la France pour l’accès aux réserves d’uranium » expose l’observatoire. Il est en effet utile de rappeler que le projet d’Areva de mine géante à Imouraren est d’une importance majeure pour l’avenir de l’industrie nucléaire française. Qui plus est, un putsch a eu lieu début 2010 au Niger et les nouveaux dirigeants du pays semblent moins soumis à l’ancien pays colonisateur qu’est la France.

 

Contacté par la rédaction de Mecanopolis, Stéphane Lhomme, directeur de l’Oservatoire du nucléaire, précise que si on « ne peut penser que les autorités françaises soient elles-mêmes à l’origine de la prise d’otage, par contre, le déroulement des faits poussent à se demander si tout n’a pas été préparé pour que cette prise d’otage si prévisible puisse se dérouler sans encombre ». « L’intervention de l’armée française au Niger a été organisée avec une étonnante rapidité. Il apparait d’ailleurs que les hommes et le matériel étaient prêts à l’avance à N’djamena (Tchad) ».

« Areva et les autorités françaises ont en effet été averties par différents biais que des menaces pesaient sur les salariés des mines d’uranium au Niger. Or, non seulement les mesures nécessaires de protection n’ont pas été mises en oeuvre mais, au contraire, Areva semble avoir refusé l’aide des autorités du Niger», indique encore M. Lhomme, avant de conclure : « Toutes proportions gardées, cette Guerre du Niger pour l’uranium est le pendant de la Guerre du Golfe menée par les USA pour le pétrole. Il est une nouvelle fois démontré que, outre les risques d’accident et la production de déchets radioactifs, le nucléaire a aussi des conséquences très néfastes sur la démocratie. »

Réda B., pour Mecanopolis

http://www.mecanopolis.org/?p=19787

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ABANDONNÉS DANS LA POUSSIÈRE
L’héritage radioactif légué par AREVA au Niger

GREENPEACE
Mai 2010

 

LE REPORTAGE :

http://www.dailymotion.com/video/xd7diw_abandonnes-dans-la-poussiere_news?start=108#from=embed



La version intégrale du rapport (en français)

http://www.greenpeace.org/raw/content/france/presse/dossiers-documents/abandonnes-dans-la-poussiere.pdf



Le résumé du rapport « Abandonnés dans la poussière » (en français)
( ci-dessous)

Niger: la dépendance énergétique française, la prise de risque

Greenpeace, le 17 septembre 2010

http://energie-climat.greenpeace.fr/niger-la-dependance-energetique-francaise

Suite à l’enlèvement de sept personnes, dont cinq Français travaillant pour Areva et Satom (groupe Vinci),

survenu aujourd’hui au Niger, Greenpeace met en lumière la dépendance énergétique de la France liée

aux importations d’uranium.

 

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© Greenpeace / Philip Reynaers

 

 

 Le nucléaire met en danger la sécurité et l’indépendance énergétique française

Le gouvernement français et l’industrie nucléaire vantent l’indépendance et la sécurité énergétique

que l’atome est supposé apporter à la France, qui afficherait un taux d’indépendance énergétique de 50%.
Ce chiffre ne correspond à aucune réalité puisqu’il ne prend pas en compte les importations d’uranium.

Le gouvernement utilise ce chiffre comme si l’uranium était produit sur le sol français !

Et pourtant la dernière mine française a fermé en 2001. En 2007, plus d’un tiers de l’uranium acheté

par Areva provenait du Niger, pays très instable et dangereux, comme le montre le terrible enlèvement

de sept personnes survenu aujourd’hui.
 
Areva fait grandir ses projets d’extraction au Niger

Depuis plus de quarante ans, au Niger, Areva exploite l’uranium sur deux gisements

situés dans la région d’Arlit et d’Akokan (Nord). Ces deux mines produisent chaque année 3 000 tonnes

d’uranium. D’ici à 2012, Areva devrait ouvrir une troisième mine au Niger, qui produira 5 000 tonnes

de minerai par an.
 
A cette date, Areva compte donc tirer l’essentiel de sa production d’uranium de ses mines nigériennes.

Aujourd’hui, l’uranium nigérien permet de fabriquer le combustible nécessaire pour faire carburer

une vingtaine des 58 réacteurs nucléaires français. Un chiffre qui devra donc être revu à la hausse,

augmentant considérablement la dépendance de la France vis-à-vis de ce pays très instable qu’est le Niger.
 
Au Niger, au Kazakhstan : l’approvisionnement en uranium est plus qu’incertain, la prise de risque énorme…

La situation d’Areva au Niger est tendue depuis plusieurs années : en 2007, un conflit avait opposé

l’industriel et le gouvernement nigérien sur l’exploitation des mines d’uranium, conflit qui avait

finalement abouti sur un accord qui avait multiplié par deux le prix de la livre d’oxyde d’uranium.

Le second gros fournisseur d’Areva et de la France en uranium est le Kazakhstan (objectif de

production de 4 000 tonnes par an), un pays au régime présidentiel autoritaire qu’on peut difficilement

considérer comme un modèle de démocratie.
 
Une exploitation au mépris des populations et de l’environnement

Malgré la richesse de son sous-sol minier, le Niger se classe au dernier rang de l’indice de

développement humain. Plus de 40 % des enfants nigériens présentent une insuffisance pondérale,

le pays souffre de pénuries d’eau et près des trois-quarts de la population sont analphabètes.

L’exploitation des mines d’uranium ne rapporte rien à la population.
 
En novembre 2009, Greenpeace s’est rendue au Niger pour effectuer des prélèvements des sols,

de l’air, de l’eau dans les villes minières d’Arlit et d’Akokan, qui abritent 80 000 Nigériens.

Dans son rapport Abandonnés dans la poussière paru en mai dernier, Greenpeace a révélé des

concentrations anormales d’uranium dans le sol et de radon, un gaz naturel radioactif, dans l’air,

ou encore la présence sur un marché d’objets radioactifs recyclés, provenant des mines. Par exemple,

quatre échantillons d’eau recueillis dans la région d’Arlit sur cinq présentaient une concentration

d’uranium supérieure à la limite recommandée par l’Organisation mondiale de la santé pour l’eau potable…

Au Kazakhstan, la situation écologique, environnementale et sanitaire est elle aussi critique,

comme on peut le lire, sur le site du ministère des Affaires étrangères français : « Un récent rapport

scientifique indique que les régions orientales et occidentales du Kazakhstan sont considérées

comme en état de désastre écologique, notamment du fait de la pollution radioactive et chimique.

En outre, la radioactivité présente à Almaty et sa région est largement supérieure à la normale

et expliquerait principalement les nombreux cas de cancer recensés. »



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ABANDONNÉS DANS

LA POUSSIÈRE

L’héritage radioactif

légué par AREVA au Niger

Résumé Mai 2010

GREENPEACE

http://www.greenpeace.org/raw/content/france/presse/dossiers-documents/

rapport-niger-areva-resume-fr.pdf

Le Niger est l’un des pays les plus pauvres du monde. Il se classe au dernier rang

de l’Indice de développement humain, établi par le Programme des Nations Unies

pour le développement (PNUD). Plus de 40 % des enfants nigériens présentent

une insuffisance pondérale, le pays souffre de pénuries d’eau et près des

trois-quarts de la population sont analphabètes1. Pourtant, les ressources

naturelles du Niger permettent au géant français du nucléaire, AREVA,

d’engranger des milliards de dollars de profits. La société classée au Fortune  

5002 extrait de l’uranium – minerai dont la grande valeur n’a d’égal que la

dangerosité – tout en laissant derrière elle une pollution environnementale

qui perdurera pendant des siècles, non sans risques pour la santé des Nigériens.

Résumé

Le géant de l’énergie nucléaire AREVA tente de lancer une nouvelle révolution

nucléaire. Déjà implanté dans plus de 100 pays à travers le monde, le groupe

français a adopté une stratégie agressive pour partir à la conquête de

nouveaux marchés. Ses experts en communication redoublent d’efforts

pour convaincre les gouvernements, les investisseurs et le grand public –

désireux de disposer d’une énergie propre – que l’énergie nucléaire est

désormais une technologie sûre, propre et « écologique ». Les effets

dévastateurs engendrés par cette conception erronée et inquiétante

se font d’ores et déjà sentir.

Pour produire de l’énergie, les centrales nucléaires doivent être alimentées

en uranium. Or l’extraction de ce minerai fait appel à des procédés

particulièrement polluants et destructeurs, dont les effets catastrophiques

sur les communautés vivant à proximité des mines et sur l’environnement

peuvent perdurer pendant des milliers d’années. Le Niger est l’un des pays

où ces effets néfastes sont les plus prégnants.

Pays d’Afrique de l’Ouest enclavé par le Sahara, le Niger affiche l’Indice

de développement humain le plus bas de toute la planète. Un désert aride,

des terres cultivables rares et une grande pauvreté sont des facteurs

extrêmement problématiques. Mais si le pays pâtit d’un taux de chômage

élevé, d’un faible niveau d’éducation, de l’analphabétisme, d’infrastructures

médiocres et d’une instabilité politique, il possède en revanche un sous-sol

riche en ressources minérales, notamment en uranium.

Les activités d’extraction minière, lancées par AREVA dans le Nord du Niger

il y a 40 ans, auraient dû augurer le sauvetage économique d’une nation qui

figure parmi les plus démunies. Cependant, les activités menées par AREVA

se sont avérées en grande partie destructrices. Les détonations et le forage

dans les mines ont entraîné la formation de grands nuages de poussière, des

déchets industriels et de la boue se sont entassés à ciel ouvert et le

déplacement de millions de tonnes de terre et de roches pourrait contaminer

les réserves d’eau souterraines, qui sont en train de s’épuiser rapidement

en raison d’une exploitation industrielle abusive.

Au vu de la négligence dont fait preuve AREVA dans sa gestion du processus

d’extraction, des substances radioactives peuvent être rejetées dans l’air,

puis s’infiltrer dans la nappe phréatique et contaminer les sols avoisinant

les villes minières d’Arlit et d’Akokan. Cette pollution endommage l’écosystème

de façon permanente, tout en engendrant de multiples problèmes sanitaires

pour la population locale.

En effet, l’exposition à la radioactivité peut causer, entre autres, des problèmes

respiratoires, des malformations à la naissance, des leucémies et des cancers.

Les maladies et les problèmes de santé sont nombreux dans cette région, et le

taux de mortalité lié aux pathologies respiratoires y est deux fois plus élevé

que dans le reste du pays3.

Cependant, pour aucun de ces impacts AREVA n’assume ses responsabilités.

En réalité, les hôpitaux sous le contrôle de cette entreprise ont été accusés

d’avoir commis des erreurs de diagnostic, attribuant au sida des pathologies

cancéreuses4.

AREVA prétend qu’il n’y a jamais eu de cas de cancers imputables aux activités

minières en quarante ans d’activité5, passant sous silence le fait que les hôpitaux

locaux n’emploient pas de médecins du travail, empêchant ainsi d’établir tout

diagnostic d’une maladie liée au travail.

L’agence gouvernementale chargée de surveiller ou de contrôler les actions d’AREVA

manque d’effectifs et de ressources6.

Depuis des années, des ONG et des organismes internationaux tentent de tester et

d’évaluer les niveaux de radiation anormalement élevés auxquels est exposé le Niger.

Mais les impacts de l’extraction d’uranium n’ont encore jamais fait l’objet d’une

évaluation exhaustive et indépendante.

Toutefois, au mois de novembre 2009, Greenpeace, en collaboration avec le

laboratoire français indépendant de la CRIIRAD7 et le réseau nigérien d’ONG

ROTAB8, a pu effectuer une étude scientifique succincte de la zone, mesurant

la radioactivité de l’eau, de l’air et des sols à proximité des villes minières où

opère AREVA.

Si les résultats de cette étude ne sont pas exhaustifs, ils n’en demeurent pas

moins alarmants :

• Après quarante ans d’activités, un total de 270 milliards de litres d’eau ont été

utilisés, contaminant ainsi les réserves d’eau et asséchant l’aquifère, qui prendra

des millions d’années à se reconstituer.

• Sur quatre des cinq échantillons d’eau prélevés par Greenpeace dans la région

d’Arlit, la concentration en uranium était supérieure à la limite recommandée par

l’Organisation mondiale de la santé (OMS) pour l’eau potable. Les données historiques

indiquent une augmentation progressive de la concentration en uranium au cours

des 20 dernières années, ce qui peut être révélateur de l’impact des opérations

minières. Certains échantillons d’eau contenaient même du gaz radioactif

dissous, le radon.


 
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http://www.greenpeace.org/international/ReSizes/OriginalWatermarked/Global/international/photos/nuclear/2010/leftinthedust.jpg

• Une mesure effectuée au poste de police d’Akokan a révélé une concentration

en radon dans l’air de trois à sept fois supérieure aux niveaux habituellement

relevés dans cette zone.

• Des particules de poussière fines ont révélé une augmentation de la concentration

de la radioactivité deux à trois fois supérieure aux particules à gros grains. Les

niveaux supérieurs d’uranium et de produits de décomposition décelés dans les

petites particules qui se diffusent facilement sous forme de poussière sembleraient

indiquer des risques supérieurs d’inhalation ou d’ingestion.

• La concentration en uranium et autres matériaux radioactifs relevés dans un

échantillon du sol, prélevé à proximité de la mine souterraine, était environ 100

fois supérieure aux niveaux normalement mesurés dans la région, dépassant

les limites d’exemption fixées au niveau international.

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• Dans les rues d’Akokan, le niveau des taux de radiation était environ 500 fois supérieur

aux niveaux normaux de fond. Une personne passant moins d’une heure par jour dans

cet endroit serait donc exposée à une radiation supérieure au taux maximal annuel

autorisé.


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• Même si AREVA prétend que, désormais, aucun matériau contaminé ne sort des

mines, Greenpeace a trouvé plusieurs morceaux de ferraille radioactive sur le marché

local d’Arlit, présentant des taux de radiation supérieurs à 50 fois les niveaux de fond

habituels. Les populations locales se servent notamment de ces matériaux pour

construire leurs habitations.

À la fin du mois de novembre 2009, suite à la publication par Greenpeace d’une partie

des premiers résultats de l’étude, AREVA a dû agir. Certains endroits radioactifs

indiqués par Greenpeace dans un des villages miniers ont été nettoyés. Cependant,

ce « nettoyage limité » n’atténue en rien le besoin d’effectuer une étude exhaustive

afin que toutes les zones soient sécurisées pour la population locale.


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Greenpeace demande à ce qu’une étude indépendante soit réalisée autour des mines

et des villes d’Arlit et d’Akokan, suivie d’un nettoyage et d’une décontamination

complète. Il est indispensable de mettre en place des contrôles permettant de

garantir que les activités d’AREVA respectent les normes internationales en

matière de sécurité et l’environnement, et tiennent compte du bien-être des

employés et des populations vivant à proximité des sites miniers. AREVA doit

joindre le geste à la parole et agir comme l’entreprise responsable qu’elle

prétend être. Elle doit informer ses employés ainsi que la population locale

des risques liés à l’exploitation d’uranium, car bon nombre de personnes

au Niger n’ont encore jamais entendu parler de radioactivité et ne comprennent

pas que les mines d’uranium représentent un danger.


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Les habitants d’Arlit et d’Akokan continuent à vivre entourés d’air empoisonné, de t

erres contaminées et d’eau polluée. Jour après jour, les Nigériens sont exposés

aux radiations, à la maladie et à la pauvreté, pendant que leurs ressources naturelles

permettent à AREVA de réaliser des profits gigantesques. La population nigérienne

mérite de vivre dans un environnement sûr, propre et sain et de partager les

bénéfices provenant de l’exploitation de ses terres.

Les efforts accomplis par AREVA pour impulser une « renaissance du nucléaire »

empoisonnent et risquent de faire disparaître les éléments essentiels à la vie-même

des populations locales : leur air, leur eau et leur terre.

Ce rapport montre que l’énergie nucléaire joue avec nos vies, notre santé et

notre environnement, et ce dès le début du cycle nucléaire, à savoir l’extraction

minière d’uranium.

Le nucléaire est une source d’énergie dangereuse et sale qui n’a pas sa place dans

un avenir énergétique durable. Greenpeace appelle à la mise en marche d’une

révolution énergétique, fondée sur l’efficacité énergétique et des énergies

renouvelables, abordables et sûres.

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26 septembre 2010 7 26 /09 /septembre /2010 02:37

Le Sud se bat toujours pour arrêter

la biopiraterie du Nord

Les Nations Unies ont déclaré 2010 l'Année de la biodiversité. Mais 17 ans après l’adoption de la Convention sur la diversité biologique au cours du Sommet de la terre à Rio de Janeiro, au Brésil, la question de la biopiraterie dresse toujours le Nord contre le Sud.

 

Des chercheurs et militants ont inventé le terme biopiraterie, "le vol de ressources génétiques", pour décrire la pratique des sociétés consistant à assurer "des monopoles privés rentables en surveillant les revendications de brevet sur les gènes, les plantes et les connaissances traditionnelles connexes de l'Afrique", selon le Centre d'Afrique du Sud pour la biosécurité (ACB).

Le nouveau régime international sur l'accès aux ressources génétiques et le partage des avantages, proposé au départ en 2002, sera à l'ordre du jour à la 10ème réunion prochaine de la Convention sur la diversité biologique qui aura lieu à Nagoya, au Japon, du 18 au 29 octobre 2010.

La controverse n'est pas nouvelle. Le géant pharmaceutique allemand, Bayer, a déposé un brevet en 1995 pour la fabrication de Glucobay, un médicament qui traite les diabètes de type II et qui est basé sur une souche de bactérie provenant du lac Ruiru au Kenya.

Merck, un concurrent, a pris un brevet (..)  La liste est longue.

Selon Krystyna Swiderska, qui fait des recherches sur la biopiraterie pour l'Institut international pour l'environnement et le développement (IIED), basé à Londres, "le problème est qu'il n'existe pas de système pour surveiller la biopiraterie". L'IIED, une organisation à but non lucratif, fait la promotion du développement durable.

"De temps en temps, les ONG (organisations non gouvernementales) lancent des campagnes sur des exemples particuliers de la biopiraterie, mais il est difficile de savoir combien de fois elle se produit ou la façon dont elle affecte des industries [...] les produits pharmaceutiques, les médicaments à base de plantes, les agro-semences, les aliments, ou les procédés industriels", explique-t-elle.

Le problème n'est pas limité à l'Afrique, mais "les communautés autochtones telles que celles de l'Afrique sont les détentrices des connaissances traditionnelles, que ce soit des variétés de médicaments ou de cultures", affirme Swiderska.

Dans des cas de la biopiraterie, des remèdes longtemps identifiés et développés par les guérisseurs traditionnels, sont accaparés par des entreprises basées au Nord qui revendiquent des droits exclusifs sur leur utilisation à travers des éléments de droit d’auteur ou des procédures.

Les peuples indigènes d'Afrique ont peu de recours institutionnel et réglementaire pour protéger leurs connaissances dans ces cas.

En tout, 192 Etats et l'Union européenne ont maintenant signé la Convention sur la diversité biologique, qui vise entre autres à assurer un partage juste et équitable des avantages qui découlent des ressources génétiques. La plupart des Etats l’ont également ratifiée.

"Mais le problème est que beaucoup de ces ressources ont été déjà collectées et sont maintenant dans des banques de gènes ou dans des jardins botaniques au Nord. Tant que le brevet commercial n’est pas lancé, il est difficile de savoir ce qui se passe", souligne Swiderska.

Dans son rapport de 2009 intitulé "Le piratage du patrimoine africain", l’ACB a enquêté sur sept nouveaux cas de biopiraterie présumée, y compris dans des pays africains comme l'Ethiopie et le Madagascar. (..)


Ce n'est que dans des cas très rares que des accords sur le partage des avantages sont conclus entre les communautés traditionnelles et les sociétés. La plupart des autochtones qui ont créé ou utilisé ces ressources génétiques pendant des siècles n'ont jamais partagé les bénéfices.

"Les pays africains ratent donc potentiellement des avantages énormes", selon Swiderska.

Le cas du cactus Hoodia, que le peuple San utilise comme coupe-faim dans le désert du Kalahari en Afrique du Sud depuis des générations, est notoire.

Les droits de commercialisation à des extraits de la plante ont été vendus à Pfizer, une société de fabrication de médicaments, afin qu’elle développe un produit facilitant la perte de poids. Après des années de campagne, un accord a été conclu selon lequel les San recevraient des royalties estimées à seulement 0,003 pour cent des ventes au détail, selon l’ACB.

(..)

"La deuxième partie de l'histoire devrait consister à amener les gens à reconnaître les connaissances traditionnelles de la communauté, à la faire accepter comme actrice", déclare Mariam Mayet, directrice de l'ACB.

"Il faut que les gouvernements obligent les entreprises à signer des accords de partage des avantages afin que les communautés gagnent des revenus", ajoute-t-elle.

Mais Swiderska souligne que "le problème est que la Convention [sur la diversité biologique] n’exige que le partage des avantages issus de la collecte de nouvelles ressources génétiques après son entrée en vigueur. Avant, elle ne s'applique à rien, et la plupart de ces collectes ont été effectuées au cours des 200 dernières années.

"Le système vise à protéger l'innovation industrielle, à travers des traités et conventions, mais il n'y a rien de mutuellement contraignant sur les connaissances traditionnelles", ajoute-t-elle.

Avec la 10ème réunion sur la Convention sur la diversité biologique, qui n’est pas loin, Swiderska estime que les négociations en cours, pour un régime international sur l'accès aux ressources génétiques, et le partage des avantages devraient inclure les connaissances traditionnelles.

Mais les pays industrialisés sont "fortement opposés" à l'inclusion des connaissances traditionnelles dans le régime, ce qui annonce une autre bataille difficile pour le Sud sur l’échiquier mondial.

 

Hilaire Avril

 

Source : IPS 

 

http://www.michelcollon.info/Le-Sud-se-bat-toujours-pour.html

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26 septembre 2010 7 26 /09 /septembre /2010 02:05

 

Un secret bien enterré ?

C’est un journaliste d’investigation, Jean Moira, qui a peut-être levé un gros lièvre : en plein cœur de Paris, dans le quartier des Halles, un mini réacteur nucléaire pourrait être bientôt enterré.


La rumeur court, et il est difficile de savoir si c’est un hoax, ou pas ?

Pourtant plusieurs éléments convergent.

Pierre Duffaut, (ex EDF) s’est orienté vers l’étude du sous sol, et a depuis longtemps une idée fixe :

« Pour être sure, une centrale nucléaire devrait être enterré  ».

Cette conviction, il la martèle chaque fois que l’occasion se présente. lien

Or le sous sol de Paris pourrait être le meilleur choix pour y enterrer un « mini-réacteur ».

Cette hypothèse, autant surprenant soit-elle, mérite de s’y attarder.

Rappelons que le grand chantier du quartier des Halles a été arrêté quelques temps, (lien) et qu’il vient de redémarrer après que le tribunal administratif ait décidé, le 17 aout 2010, de le valider. lien

Ce chantier de près de 800 millions d’euros entrainera l’abattage de 343 arbres, la modernisation des voiries souterraines, et la création d’une nouvelle gare, de commerces, d’aire de jeux... lien

Le Forum des Halles, conçu il y a 30 ans, englobe déjà 3000 travailleurs animant 175 magasins sur 126 000 mètre carrés, ce qui en fait l’un des plus grands centres commerciaux du monde.

Mais le projet actuel va beaucoup plus loin.

Pour y parvenir, la loi française a été contournée : elle ne permet pas d’ouvrir des lieux publics à plus de 6 mètres de profondeur, et limite le nombre de niveaux à 2. (Les Halles en comptent 3) et à Paris, ils sont 50 000 environ à travailler et vivre dans les sous-sols sans jamais ne voir le jour. lien

Ce projet continue pourtant d’inquiéter de nombreux parisiens. lien

Mais revenons à notre centrale nucléaire enterrée.

Dans le passé, Edward Teller, père de la bombe H et du projet « guerre des étoiles », avait déjà imaginé charger un réacteur, (de type surgénérateur) enterré à 100 mètres de profondeur, qui aurait pu fonctionner près d’un siècle. Une fois la charge nucléaire épuisée, on bouche le puits, laissant enterré à vie le réacteur, et ses déchets radioactifs.

Charmant programme.

Plus près de nous, Bill Gates, associé à Toshiba, a décidé, il y a peu de se lancer dans le nucléaire. lien

Ce projet « pour aider les pauvres » consiste à réaliser un réacteur « miniature » capable de fournir de l’électricité pendant 60 ans, sans qu’il soit besoin de le recharger. lien

Il serait d’une puissance de 10 MW.

Aux Etats Unis, HPM (Hyperion Power Génération) à mis au point des réacteurs nucléaires « miniatures » de 25 MW, destinés à la vente. lien

HPM a la volonté de commercialiser, des 2013, des mini-centrales, de la taille d’un abri de jardin. Capables de fournir de l’énergie à près de 20 000 foyers. lien

Tous les 5 à 10 ans, il faudrait en retirer les déchets radioactifs.

Ils fonctionneraient un peu comme le « défunt » Superphénix : refroidis par un premier circuit de sodium liquide, lequel est refroidi par un circuit d’eau.

Or chacun sait que l’échec du « Superphénix » est justement du aux problèmes de fuites de sodium liquide, qui rappelons le, s’enflamme spontanément au contact de l’air, et explose au contact de l’eau. Lien

Cette installation nucléaire arrêtée en 1997 est en cours de démantèlement et ne sera achevé qu’en 2025. Lien

Rappelons aussi que suite aux pannes régulières, « Superphénix » n’aura fonctionné que dix mois en neuf ans.

En attendant, «  Superphénix  » continue de consommer de l’électricité, puisqu’il faut maintenir le sodium à l’état liquide, avant la « purge » des circuits de refroidissement, et la facture des 38 ans de démantèlement va être salée.

Mais revenons à notre « nébuleuse » centrale nucléaire parisienne.

Le réacteur enterré serait du type de ceux que l’on trouve dans les sous-marins nucléaires. lien

Jean Moira a pu interviewer un ingénieur, lequel a tenu à garder l’anonymat mais on peut l’entendre témoigner dans cette vidéo.

Le document est en trois parties qui sont proposées à la fin de chaque épisode.

Moira a eu l’information grâce à un employé du ministère de l’Ecologie et de l’Energie, ce qui l’a décidé à enquêter plus profondément.

Par la suite, il a rencontré un ingénieur spécialiste des sous-marins nucléaires (qui a tenu à garder l’anonymat) et qui lui a ouvert les yeux.

Ils sont allés dans la région Nantaise (DCN-Indret) où sont fabriqués les réacteurs de propulsion nucléaire de ces sous–marins. lien

Ces réacteurs sont des mini-centrales.

L’ingénieur lui a montré des documents établissant qu’on l’avait chargé d’étudier la faisabilité d’une mini-centrale nucléaire en milieu urbain avec possibilités de refroidissement et système d’évacuation des rejets radioactifs.

L’hypothèse de cette étude était l’implantation d’un réacteur à Paris et plus précisément sous le quartier des Halles.

Le journaliste a rencontré ensuite Alain Vallée, ancien directeur de recherche au CEA (commissariat à l’énergie atomique) spécialiste des mini-centrales, et selon lui, implanter un mini-réacteur au sein d’une grande ville, n’est pas de la science fiction.

Alain Vallée est aussi l’un des promoteurs de l’EPR, nouvelle génération de centrales nucléaires, dont on constate l’accumulation des problèmes : l’explosion pharaonique des prix, (passant de 3 à quasi 6 milliards) l’allongement catastrophique de la durée des chantiers, et le risque d’accident nucléaire majeur lié à la technologie utilisée.

Le groupe GDF-Suez vient d’ailleurs se retirer du projet d’EPRà Penly. lien

Pourtant Areva affirme ne pas avoir de pistes de développement de mini-centrales, mais cette réponse semble bien être sujette à caution.

La chargée de communication contactée a affirmé que le groupe n’en était qu’au stade de la réflexion.

Pourtant Areva travaille déjà à la fabrication des mini-réacteurs destinés à la propulsion des sous-marins nucléaires. lien

Mieux, Areva teste au centre de Cadarache un prototype appelé R.E.S. (réacteur d’essai)

Or le RES a été conçu pour fournir de l’énergie, comme une mini-centrale nucléaire civile. lien

Pour l’ingénieur nucléaire rencontré par notre journaliste, il n’y a pas meilleure vitrine que Paris pour mettre en place un premier prototype de mini-centrale nucléaire.

Et puis, à l’emplacement des Halles, on pompe déjà l’eau du fleuve qui a pour objectif de refroidir la centrale qui produit de la chaleur pour le Forum des Halles.

Comme par hasard, on retrouve Areva sous les Halles, puisque c’est elle qui y a installé un groupe électrogène à démarrage automatique, en cas de panne de courant.

Elle a donc « un pied dans la place ».

Dans le milieu nucléaire, on affirme que tout cela n’est qu’une rumeur infondée, et que ce chantier étant en zone inondable, il serait impensable d’y installer un réacteur nucléaire, si petit soit-il. lien

Si l’on se souvient que les réacteurs nucléaires destinés aux sous marins sont justement destinés à pouvoir fonctionner sous l’eau, cet argument ne tient pas.

Dans ce même milieu nucléaire on évoque aussi les lourdes contraintes administratives qui doivent précéder un pareil chantier.

Mais on connait aussi la politique du secret que mènent régulièrement EDF et AREVA.

Les concordances mises en évidence par Jean Moira semblent prouver le contraire.

Sur le ton de l’humour, un certain Gaspard Delanoë a même mis ce projet dans son programme électoral.

C’est dans le point 31 de son programme :

« Destruction du Forum des Halles, vieux, désuet et ringard ; et construction à sa place d’une centrale nucléaire qui permettra à Paris de se doter d’une capacité énergétique à vocation mondiale ». lien

Point que l’on ne peut prendre au sérieux, évidemment, si l’on considère la liste longue et provocatrice que proposait le candidat dans laquelle on trouvait entre autres :

« Accès libre toute la nuit aux cimetières de Paris afin de rétablir un dialogue gagnant-gagnant entre les morts et les vivants ».

Car comme dit souvent mon vieil ami africain :

« Tout a une fin, sauf la banane qui en a deux »

Image illustrant l’article provenant de picasweb.google.com

bibliographie à consulter : lien

 

 

http://www.agoravox.fr/culture-loisirs/etonnant/article/un-secret-bien-enterre-81804

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24 septembre 2010 5 24 /09 /septembre /2010 04:35

http://www.leparisien.fr/faits-divers/nouvelles-expulsions-de-roms-27-08-2010-1044481.php

 

La peste ou le choléra.

La réaction du commissaire européen à l’encontre de la politique du gouvernement de Nicolas Sarkozy, concernant les Roms

 

Vous trouverez ci-dessous un article écrit par Jean Lévy du Comité Valmy, concernant la polémique sur les directives concernant l'expulsion des roms. Ce texte officiel écrit par le chef de cabinet de Brice Hortefeux, approuvé par les ministres de l'intérieur et de l'immigration, donc par Nicolas Sarkozy, met en avant des critères ethniques pour la reconduite dans les pays d'origine.

 

Ce texte est contraire à notre socle commun républicain, il est instrumentalisé par l'Elysée pour retrouver un meilleur socle sondagier. Dans ces moments de crise économique et sociale, mettre en avant ces bas instincts qui ont déjà permis l'installation de la peste brune dans notre pays, me parait extrêmement dangereux et condamnable.


Pour autant, se réfugier dans la bien-pensance en ignorant la réalité des problèmes qui ont permis cette proximité avec la droite extrême, me semble tout autant dangereux. Les média complaisants ne cessent d'évoquer la remontée dans les sondages du locataire actuel de l'Elysée. Ils vont même jusqu'à développer l'idée que Sarkozy retrouve une légitimité auprès des nonistes de 2005. Pour la énième fois, ces faiseurs d'opinion discréditent le vote du peuple français dans sa volonté de dénoncer l'ultralibéralisme, incarné dans la construction européenne actuelle. Selon ces serviteurs du grand capital, la souveraineté populaire est synonyme de nationalisme belliqueux. Pour eux, le bien, la justice, les droits de l'homme, la liberté, la démocratie, et tous les principes généraux et généreux qui fondent notre vivre ensemble sont heureusement protégés par le pouvoir supranational européen. L'indignation de Viviane Reding, marquerait au fer rouge la volonté du peuple de se réapproprier son destin. Le manichéisme réducteur est en marche, le camp du bien est forcément celui de l'Europe libérale qui garantit les libertés fondamentales et en particulier la libre circulation des capitaux et des biens.


On est en droit de se poser la question du pourquoi. Dans une période où l'austérité voulue par les oligarques bruxellois provoque des ravages sociaux importants avec son cortège funèbre de chômage et de pauvreté, la meilleure façon de désamorcer et de discréditer la contestation sociale grandissante devant la casse de tous les acquis sociaux, pourrait être d'habiller le peuple des oripeaux du nationalisme haineux.

 

Le choix binaire entre, la nation forcément repliée sur elle-même et xénophobe, et la construction européenne ultralibérale et fer de lance de la mondialisation, semble être le créneau choisi par le grand capital pour enrayer la colère qui vient. Il lui est alors facile d'assimiler la soif de justice et d'égalité réclamée par le mouvement social, à la boue nauséabonde remuée par le pouvoir en place. Pour eux le discours basique est bien en place. Le bien est associé à la mondialisation ultralibérale et le mal assimilé à l'indépendance nationale, à la souveraineté populaire, en bref à la République française.

Pour éviter de tomber dans le piège, il faut déconstruire les deux approches, celle de l'Elysée et celle de la commission européenne.

  

  

http://www.comite-valmy.org/spip.php?article846

  

Dans le lien ci-dessous, vous trouverez le point de vue de Luc Boltansky.

  

Merci Lucien pour cet envoi

 

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22 septembre 2010 3 22 /09 /septembre /2010 19:50
Monsanto et les autres grosses compagnies supportent pleinement le nouveau projet de loi dans lequel le gouvernement américain veut empêcher les cultures locales, les fermes bio, les potagers. Ils veulent même interdire aux petits producteurs de cultiver et sécher ses propres graines. Ça deviendrait illégal de faire pousser des carottes dans son jardin.

 


«Partout dans ce pays, elle est devenue courant pour les gouvernements provinciaux et fédéraux  d’acheter des club de nourriture,  des coopératives alimentaires privées, des exploitations familiales et même des micro fermes. La raison pourquoi ces « raids » ont lieu, c’est que la FDA a déterminé que nous ne sommes pas assez intelligents pour décider de ce que nous voulons manger, ils sont assurer que nous avons de la difficulté à choisir de la nourriture qui est réellement bonne pour nous et c’est ainsi qu’ils remplissent leur mission de santé publique. Ceci est le premier d’une série de trois article de deux cas de profilage dans l’État du Missouri pour illustrer ce qui sera rendu terriblement banal une fois le projet de loi du Sénat 510, (Article de loi de la modernisation de la sécurité des aliments ) sera en place. « 
5000 $ d’amende pour avoir fait pousser des légumes bio sur son propre terrain !!!

 


« Pendant que le monde était « braqué » sur BP, Obama signe une loi mettant en route le Codex Alimentarius…Vitamines et compléments à base de plantes ILLEGAUX… »
La suite ICI (anglais)
Ce monde est devenu complètement ridicule!!! Une amende de $5000 pour avoir cultivé ses propres légumes bio…Je ne peux pas croire qu’on en est rendu là, et surtout qu’on ne fait rien pour arrêter cette folie de tout interdire. Là il est plus que temps qu’on se réveille les amis!!!
Jo ^^

http://noxmail.us/Syl20Jonathan/?p=10767

 

 


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22 septembre 2010 3 22 /09 /septembre /2010 02:52

 

Les dessins animés d'aujourd'hui et la destruction de la future génération

la bande dessinée est l'une des plus attirantes productions cinématographiques avec des fans et interlocuteurs parmi les enfants, mais aussi chez les adultes. Pourtant c'est vrai que les enfants sont les passionnés des BD, d'où le grand rôle qu'on attribue aux dessins animés dans la formation de la personnalité des enfants. Dès l'enfance, l'homme se blottit, dans l'amour protecteur de ses parents. La concept de la famille dans les sociétés orientales et surtout islamiques est de sorte que la responsabilité d'élever les enfants devient le souci prioritaire de toutes les familles. Il revient donc aux parents de mettre, à la disposition des enfants, des outils d'éducation et de divertissements qui leur sont convenables et s'ils veulent être sûr des résultats, ils vont devoir y ajouter leur talent de gestion.Jouets, livres d'enfants, vidéos et programmes télévisés ont de nos jours leur place privilégiée dans l'éducation de la future génération. Les outils éducatifs exercent, aussi, des influences directes sur les familles. Partant de ce point de vue, les experts de l'éducation estiment que la croissance et l'essor culturel de la société dépendent largement de la manière dont les familles emploient ces outils. On voit souvent les parents abandonner leur enfant devant le petit écran, lors de l’émission d’un dessin animé, lui faire cadeau d’un cd de bande dessinée ou l’emmener au cinéma, comme un simple geste d’appréciation pour son bon comportement. Bien évidemment, ces programmes, loin d’être un simple divertissement pour l’enfant, influent directement sur son esprit et sa mentalité. Les experts estiment qu’entre 3 à 5 ans, l’enfant est un simple spectateur incapable de distinguer le bien du mal. Tout ce qu’il voit, il l’accepte comme pure réalité et cette acceptabilité devient naturellement beaucoup sensible face aux outils et médias qui, techniquement parlant, sont plus puissants. Les animations imprègnent ainsi l'univers de l'enfant et modifient graduellement les fondements de son éducation. De nos jours, les concepts comme la violence, la peur, le stress, et la délinquance sont, devenus, malheureusement, les thèmes très courants des animations pour enfant qui traitent, parfois même, des façons les plus osées, les questions propres au monde des adultes comme les relations sexuelles. Et puisque l’esprit de critique et la capacité d’analyser les différentes questions se trouvent rarement chez l’enfant, ces dessins animés pourraient métamorphoser voire détruire son avenir.
Dans son livre « La République », le grand philosophe grec Platon écrit : « Il nous faut d’abord, ce me semble, veiller sur les faiseurs de fables, choisir leurs bonnes compositions et rejeter les mauvaises. Nous engagerons ensuite les nourrices et les mères à conter aux enfants celles que nous aurons adoptées et à leur façonner l'âme avec leurs fables beaucoup plus soigneusement que le corps avec les mains."
Vu l’importance de l'influence des BD sur la vie des enfants et adolescents, nous évoquons ainsi quelques exemples de dessins animés sortis ces tout dernières années et nous étudierons ensemble ce processus d’influence.
 
L’année 2009 est considérée une année fulgurante dans l’histoire des bandes dessinées. Différents genres d’animations ont été réalisés et même les artistes renommés d'autres genres cinématographiques ont testé leur chance dans la production de dessins animés, en 2009. Plusieurs films sont alors sortis qui racontaient des histoires anciennes ou innovantes et qui utilisaient largement les effets spéciaux électroniques, des films comme « Chanson de Noël », « Ponyo », « Mary et Max », « Up », et beaucoup d’autres…
Ce rythme a tenu aussi en 2010 qui a apporté aux écrans « Toy Story 3 » et Shrek for ever after ». Beaucoup de ces productions, à titre d’exemple, « Toy Story 3 » sont même entrées dans la liste de Box Office, preuve pour croire qu’un dessin animé aurait toute les capacités d’attirer les fans et spectateurs, d’où la nécessité de veiller à l’histoire qu’ils racontent…
 
Le grand succès des animations ne se limite pas en fait à cette décennie. Mais jusqu’aux années 80 même 90, certaines limitations s’appliquaient, non seulement, sur les films, mais aussi, sur toutes les animations télédiffusées ou sortis à l’écran des cinémas. Il s’agissait de limitations d’âge et d'interdictions de l’emploi des termes suggérant une connotation négative. A titre d’exemple, on ne montrait pas l’image d’une vraie arme et la vie d’aucun enfant n'était pas exposé au danger dans les films destinés à un jeune public. Ces mesures de contrôle engendraient une confiance relative sur le fait que les films ne sèment pas la panique dans le cœur des enfants et ne le conduisent pas à la violence. Le meilleur exemple serait « Les Tortues Ninja ». Le cheminement des tortues y étaient de sorte à ne pas inciter à la violence chez les interlocuteurs et les héros du film n’employaient leurs armes que pour combattre les robots.
 
Mais les animations d’aujourd’hui ont pris visiblement distance de cet univers, à tel point que trouver des films qui interprètent la pureté et la simplicité du monde enfantin devient de plus en plus difficile. Des œuvres comme « Harry Potter » et « Narnia » mêlent le monde des adolescents à la superstition et au charme fourvoyant des magiciens et les dessins animés visent la mémoire de la future génération.
S’agissant de « Toy Story 3 » dont le premier épisode a été réalisé en 1995, on a affaire à Andy, un gamin qui nous fait découvrir avec ses jouets beaucoup d’événements. Barbie, une poupée, fait la connaissance d’une autre nommée Ken et tombe amoureux de lui. Ken a une personnalité instable et dépasse les clichés habituels des personnages enfantins. Il se comporte comme un adulte dans la plus part des séquences. Le réalisateur de « Toy Story 3 » estime cependant que le personnage de Ken augmente les potentialités comiques du film, mais lorsque vous le regardez, vous constatez que le personnage de Ken est plutôt romantique que comique, ce qui, d’ailleurs, fait de « Toy Story 3 » un film attirant pour les adultes.
Vu les aventures romantiques qui se produisent entre les poupées, le récit semble parfois ne pas être convenable pour les enfants. Nombreux sont les experts à croire que l’allusion à certains concepts dans « Toy Story 3 » arrive prématurément pour l’interlocuteur de jeune âge et de ce point de vue, le film serait porteur des effets négatifs sur sa vie.
 
" Shrek for ever after" est une autre animation sortie en 2010 et qui serait, apparemment, le dernier épisode d’une série d’animation sur cet ogre vert. Marié, père de 3 enfants, Shrek est atteint d’une crise psychique et semble un petit peu affligé. Il rêve de retrouver, comme le passé, son sentiment d’être un monstre et sa capacité d’effrayer les gens. Mais en contrepartie, disparaissent beaucoup de points positifs de sa vie. Bien qu'il ait fait box office, le film « Shrek for ever after » n’a pas tellement réussi à soulever une impression positive chez les spectateurs. Les questions du monde des adultes, les relations affectives des couples n’y sont pas traitées avec un langage compréhensible pour les enfants. Les sondages effectués dans différentes régions du monde montrent que les spectateurs adultes n’y apprécient pas beaucoup l’allusion trop osée aux questions de la vie de couple. En outre, les faces noires du personnage de Shrek sont, psychologiquement parlant, très saillantes dans le film. Au début, l’histoire se passe dans un univers joyeux, attirant et multicolore. Mais plus les personnages s’enfoncent dans la crise, plus l’univers dans lequel vivent ces personnages s'obscurcit et les couleurs prennent une ombre grise. Ces points faibles ont mené beaucoup de critiques d’art à considérer le dernier épisode, la fin de Shrek, dans le monde des animations


Samedi 18 Septembre 2010


http://french.irib.ir http://french.irib.ir

 

 

http://www.alterinfo.net/Les-dessins-animes-d-aujourd-hui-et-la-destruction-de-la-future-generation_a49968.html

 

 

 

Sur ce blog, aussi: 

64 millions de pauvres supplémentaires en 2010

 

Cette année, le nombre de personnes vivant avec moins d'un dollar par jour augmentera de 64 millions, leur nombre ayant déjà subi une hausse de 40 millions l'année passée, a déclaré mardi à New York le président de la Banque mondiale (BM) Robert Zoellick lors du sommet de l'Onu consacré aux Objectifs du Millénaire pour le Développement (OMD).
"Le triple coup porté en 2008 par les crises énergétique, alimentaire et financière, a ralenti voire même inversé dans plusieurs pays la progression vers les OMD. Selon les estimations de la Banque mondiale, l'année 2010 verra 64 millions d'hommes et de femmes de plus tomber dans l'extrême pauvreté. 1,5 million d'enfants risquent de mourir avant d'atteindre l'âge de cinq ans d'ici 2015", a indiqué le président de la BM.
Selon les estimations de l'ONU le nombre de personnes vivant dans la pauvreté extrême s'est réduit de 400 millions entre 1990 et 2005 pour atteindre le chiffre de 1,4 milliard. Toutefois, ce chiffre est en augmentation constante depuis 2008. Les experts américains chiffrent à 1,7 milliard les personnes vivant dans une pauvreté extrême en 2009.
D'après l'ONU, toute personne gagnant par jour un dollar ou moins est considérée comme vivant dans la pauvreté extrême ou la misère.

 

Mardi 21 Septembre 2010

http://fr.rian.ru/

http://www.alterinfo.net/64-millions-de-pauvres-supplementaires-en-2010_a50060.html

 

 

La péninsule Coréenne au seuil d'un conflit

(diplomatie russe)

 

La péninsule Coréenne est au seuil d'un conflit, les tensions entre Séoul et Pyongyang ont atteint leur apogée, a déclaré mardi le vice-ministre russe des Affaires étrangères Alexeï Borodavkine.
"La situation dans la péninsule est tendue au maximum, et dans l'état actuel des choses, elle ne peut déboucher que sur un conflit", a indiqué le responsable russe.
Le vice-ministre a en outre souligné que la situation dans la région s'est nettement détériorée suite au naufrage de la corvette sud-coréenne Cheonan.
Le Cheonan a sombré en mer Jaune le 26 mars dernier. L'accident a fait 46 morts, 58 marins ont été sauvés. Une commission d'enquête internationale composée d'experts américains et japonais a établi que le navire avait été détruit par une torpille nord-coréenne.  Pyongyang a catégoriquement nié toute responsabilité dans cette tragédie.
Le Conseil de sécurité de l'ONU a qualifié l'incident d'"attaque" sans pour autant accuser directement Pyongyang.

 

Mardi 21 Septembre 2010

http://fr.rian.ru/

http://www.alterinfo.net/La-peninsule-Coreenne-au-seuil-d-un-conflit-diplomatie-russe_a50062.html

 

 

 

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22 septembre 2010 3 22 /09 /septembre /2010 02:35

 

justice des mineursLa jeunesse, comme d’autres catégories de la population a été également la cible des annonces sécuritaires de ces dernières semaines. Certaines, comme le fait de rendre pénalement responsables les parents de jeunes, auteurs de délits, restent pour l’instant, au stade de proclamations délirantes. D’autres se traduisent par des projets de loi, votés en catimini. Ainsi en est-il d’une énième modification de l’ordonnance de 45, adoptée la semaine dernière au Sénat instaurant la comparution immédiate des mineurs.

Dorénavant, le procureur de la République pourra traduire un mineur devant le Tribunal pour Enfants s’il a déjà été jugé dans les six mois précédents pour des infractions similaires. Ainsi, un vol de portable, par exemple, répété à six mois d’intervalle pourra entraîner la comparution immédiate d’un mineur. Avec cette modification législative, le rôle prépondérant du Parquet se confirme au détriment de la place du juge des enfants dont la fonction est d’inscrire chaque acte délinquant dans le contexte et le parcours de vie du mineur afin d’adapter au mieux la sanction pénale à sa personnalité. La spécialisation de la justice des mineurs est une nouvelle fois attaquée pour ressembler toujours plus à celle des majeurs. C’est l’automaticité des décisions judiciaires qui tend à s’imposer chaque jour davantage et qui n’est en aucun cas adaptée à des adolescents en construction. Cette modification législative, va systématiser une accumulation de peines, inefficace pour des adolescents qui se réfugient dans la répétition de passages à l’acte délinquants.

Cette modification de l’ordonnance de 45, ajoutée dans la LOPPSI 2, fourre tout de mesures sécuritaires, est intervenue sans aucun débat démocratique alors que le futur Code de Justice Pénale des Mineurs n’a pas encore été soumis au parlement et que la mission sur la délinquance juvénile confiée à Jean Marie Bockel vient à peine de commencer. Cette hâte compulsive à légiférer, dont la jeunesse en difficulté fait une nouvelle fois les frais, discrédite d’ores et déjà les consultations à venir sur cet important sujet.

Le SNPES-PJJ/FSU dénonce cette nouvelle disposition répressive et appelle les professionnels de l’enfance et de l’adolescence ainsi que tous les citoyens à rester mobilisés pour combattre le démantèlement de la justice des mineurs et à exiger un véritable débat démocratique, en lieu et place de la déconstruction à bas bruit d’un dispositif spécialisé à laquelle se livre le gouvernement.

Syndicat National des Personnels de l’Education et du Social Protection Judiciaire de la Jeunesse Fédération Syndicale Unitaire Secrétariat National : 54, Rue de l’Arbre Sec – 75001 Paris Tél : 01 42 60 11 49 - Fax : 01 40 20 91 62 site : www.snpespjj-fsu.org Mél : Snpes.pjj.fsu@wanadoo.fr


Auteur : Sophie - Source : Appel des appels

 

http://www.dazibaoueb.fr/article.php?art=16000

 
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21 septembre 2010 2 21 /09 /septembre /2010 04:03

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Chapitre 49 — L'histoire  du contrôle
bancaire aux Etats-Unis

 

 

Cadeaux-banques-rien-pr-citoyens.jpg

 


 

 

 

 

 

 

 

(Article d'Alain Pilote, paru dans Vers Demain de juillet-août 1985.)

La dictature des banquiers et leur système d'argent-dette ne se limite pas seulement au Canada, mais s'étend dans tous les pays du monde. En effet, il suffirait qu'un seul pays se libère de cette dictature et donne l'exemple de ce que pourrait être un système d'argent honnête, émis sans intérêt et sans dette par le gouvernement souverain de la nation, pour que le système d'argent-dette des banquiers s'écroule dans le monde entier.

Cette lutte des Financiers internationaux pour installer leur système frauduleux d'argent-dette a été particulièrement virulente aux Etats-Unis depuis le tout début de leur existence, où les faits montrent que plusieurs hommes d'Etat américains étaient bien au courant du système d'argent malhonnête que les Financiers voulaient imposer et de tous les malheurs qu'il entraînerait pour l'Amérique. Ces hommes d'Etat étaient de véritables patriotes, qui ont fait tout ce qui était en leur pouvoir pour conserver aux Etats-Unis un système d'argent honnête, libre du contrôle des Financiers. Les Financiers font tout pour tenir cachée cette facette de l'histoire des Etats-Unis, de peur que l'exemple de ces patriotes ne soit suivi encore aujourd'hui. Voici ces faits que les Financiers voudraient que la population ignore:

 

La population la plus heureuse

Benjamin Franklin

Nous sommes en 1750. Les Etats-Unis d'Amérique n'existent pas encore; ce sont les 13 colonies sur le continent américain qui forment la «Nouvelle-Angleterre», possession de la mère-patrie, l'Angleterre. Benjamin Franklin écrivait de la population de ce temps: «Impossible de trouver de population plus heureuse et plus prospère sur toute la surface du globe.» Faisant rapport en Angleterre, on lui demanda le secret de cette prospérité dans les colonies, alors que la misère régnait dans la mère-patrie:

«C'est bien simple, répondit Franklin. Dans les colonies, nous émettons notre propre papier-monnaie, nous l'appelons Colonial Script, et nous en émettons assez pour faire passer facilement tous les produits des producteurs aux consommateurs. Créant ainsi notre propre papier-monnaie, nous contrôlons notre pouvoir d'achat et nous n'avons au- cun intérêt à payer à personne.»

Les banquiers anglais, mis au courant, firent adopter par le Parlement anglais une loi défendant aux colonies de se servir de leur monnaie script et leur ordonnant de se servir uniquement de la monnaie-dette d'or et d'argent des banquiers qui était fournie en quantité insuffisante. La circulation monétaire dans les colonies se trouva ainsi diminuée de moitié.

«En un an, dit Franklin, les conditions changèrent tellement que l'ère de prospérité se termina, et une dépression s'installa, à tel point que les rues des colonies étaient remplies de chômeurs.»

Alors advint la guerre contre l'Angleterre et la déclaration d'indépendance des Etats-Unis, en 1776. Les manuels d'histoire enseignent faussement que la Révolution Américaine était due à la taxe sur le thé. Mais Franklin déclara: «Les colonies auraient volontiers supporté l'insignifiante taxe sur le thé et autres articles, sans la pauvreté causée par la mauvaise influence des banquiers anglais sur le Parlement: ce qui a créé dans les colonies la haine de l'Angleterre et causé la guerre de la Révolution.»

Les Pères Fondateurs des Etats-Unis, ayant tous ces faits en mémoire, et pour se protéger de l'exploitation des banquiers internationaux, prirent bien soin de stipuler clairement dans la Constitution américai-ne, signée à Philadelphie en 1787, dans l'article 1, section 8, paragraphe 5: «C'est au Congrès qu'appartiendra le droit de frapper l'argent et d'en régler la valeur.»

 

La banque des banquiers

Mais les banquiers ne lâchèrent pas le morceau. Leur représentant, Alexander Hamilton, fut nommé Secrétaire du Trésor (l'équivalent de notre ministre des Finan- ces) dans le cabinet de George Washington, et se fit l'avocat d'une banque nationale privée et de la création d'un argent-dette avec de faux arguments, tels que: «Une dette nationale, pourvu qu'elle ne soit pas excessive, est une bénédiction nationale... Le gouvernement se montrera sage en renonçant à l'usage d'un expédient aussi séduisant et dangereux, soit d'émettre son propre papier-monnaie.» Hamilton leur fit aussi accroire que seul l'argent-dette des banques privées était valable pour les transactions avec les pays étrangers.

Thomas Jefferson, le Secrétaire d'Etat, était fortement opposé à ce projet, mais le président Washington se laissa finalement convaincre par les arguments d'Hamilton. Une banque nationale fut donc créée en 1791, la «Bank of the United States», avec une charte d'une durée de 20 ans. Quoique nommée «Banque des Etats-Unis», elle était plus véritablement la «banque des banquiers», puisqu'elle n'appartenait pas du tout à la nation, au gouvernement américain, mais aux individus détenteurs des actions de la banque, les banquiers privés. Le nom de «banque des Etats-Unis» fut délibérément choisi dans le but de laisser croire à la population américaine qu'elle était propriétaire de la banque, ce qui n'était pas du tout le cas. La charte expira en 1811 et le Congrès vota contre son renouvellement, grâce à l'influence de Jefferson et d'Andrew Jackson:

«Si le Congrès, dit Jackson, a le droit d'après la Constitution d'émettre du papier-monnaie, ce droit leur a été donné pour être utilisé par eux seuls, non pas pour être délégué à des individus ou des compagnies privées.»

Ainsi se terminait l'histoire de la première Banque des Etats-Unis, mais les banquiers n'avaient pas dit leur dernier mot.

 

Les banquiers déclenchent la guerre

Nathan Rothschild, de la Banque d'Angleterre, lança un ultimatum: «Ou bien le renouvellement de la charte est accordé, ou bien les Etats-Unis sont impliqués dans une guerre très désastreuse.» Jackson et les patriotes américains ne se doutaient pas que le pouvoir des banquiers pouvait s'étendre jusque-là. «Vous êtes un repaire de voleurs, de vipères, leur dit le président Jackson. J'ai l'intention de vous déloger, et par le Dieu Eternel, je le ferai!» Nathan Rothschild émit des ordres: «Donnez une leçon à ces impudents Américains. Ramenez-les au statut de colonie.»

Le gouvernement anglais déclencha la guerre de 1812 contre les Etats-Unis. Le plan de Rothschild était d'appauvrir les Américains par la guerre à un tel point qu'ils seraient obligés de demander de l'aide financière... qui bien sûr ne serait accordée qu'en retour du renouvellement de la charte de la «Bank of the United States». Il y eut des milliers de morts, mais qu'importe à Rothschild? Il avait atteint son but: la charte fut renouvelée en 1816.

 

On assassine Abraham Lincoln

Abraham Lincoln

Abraham Lincoln fut élu Président des Etats-Unis en 1860 avec la promesse d'abolir l'esclavage des Noirs. 11 Etats du Sud, favorables à l'esclavage des Noirs, décidèrent donc de quitter l'Union, de se séparer des Etats-Unis: ce fut le début de la Guerre de Sécession, ou Guerre Civile Américaine (1861-65). Lincoln, étant à court d'argent pour financer les armées du Nord, partit voir les banquiers de new-York, qui lui offrirent de l'argent à des taux allant de 24 à 36%. Lincoln refusa, sachant parfaitement que c'était de l'usure et que cela mènerait les Etats-Unis à la ruine. Mais son problème d'argent n'était pas réglé pour autant.

Son ami de Chicago, le Colonel Dick Taylor, vint à la rescousse et lui suggéra la solution: «Que le Congrès passe une loi autorisant l'émission de billets du Trésor ayant plein cours légal, payez vos soldats avec ces billets, allez de l'avant et gagnez votre guerrre.»

C'est ce que Lincoln fit, et il gagna la guerre: de 1862 à 1863, Lincoln fit émettre 450 millions $ de «greenbacks» (appelés ainsi par la population parce qu'ils étaient imprimés avec de l'encre verte au verso).

Lincoln appela ces greenbacks «la plus grande bénédiction que le peuple américain ait jamais eue.» Bénédiction pour tous, sauf pour les banquiers, puisque cela mettait fin à leur «racket» du vol du crédit de la nation et de création d'argent avec intérêt. Ils mirent donc tout en oeuvre pour saboter l'oeuvre de Lincoln. Lord Goschen, porte-parole des Financiers, écrivit dans le London Times (citation tirée de Who Rules America, par C. K. Howe, et reproduite dans Lincoln Money Martyred, par R. E. Search):

«Si cette malveillante politique financière provenant de la République nord-américaine devait s'installer pour de bon, alors, ce gouvernement fournira sa propre monnaie sans frais. Il s'acquittera de ses dettes et sera sans aucune dette. Il aura tout l'argent néces saire pour mener son commerce. Il deviendra prospère à un niveau sans précédent dans toute l'histoire de la civilisation. Ce gouvernement doit être détruit, ou il détruira toute monarchie sur ce globe.» (La monarchie des contrôleurs du crédit.)

Tout d'abord, dans le but de discréditer les greenbacks, les banquiers persuadèrent le Congrès de voter , en février 1862, la «Clause d'Exception», qui stipulait que les greenbacks ne pouvaient être utilisés pour payer l'intérêt sur la dette nationale. Ensuite, ayant financé l'élection d'assez de sénateurs et de députés, les banquiers firent voter par le Congrès en 1863 le retrait de la loi des Greenbacks et son remplacement par le National Banking Act (Loi des Banques Nationales, où l'argent serait créé avec intérêt par des compagnies privées).

Cette loi stipulait aussi que les greenbacks seraient immédiatement retirés de la circulation aussitôt leur retour au Trésor pour paiement des taxes. Lincoln protesta énergiquement, mais son objectif le plus pressant était de gagner la guerre et de sauver l'Union, ce qui l'obligea à remettre après la guerre le veto qu'il projetait contre cette loi et l'action qu'il entendait prendre contre les banquiers. Lincoln déclara tout de même:

«J'ai deux grands ennemis: l'armée du Sud en face et les banquiers en arrière. Et des deux, ce sont les banquiers qui sont mes pires ennemis.»

Lincoln fut réélu Président en 1864 et fit clairement savoir qu'il s'attaquerait au pouvoir des banquiers une fois la guerre terminée. La guerre se termina le 9 avril 1865, mais Lincoln fut assassiné cinq jours plus tard, le 14 avril. Une formidable restriction du crédit s'ensuivit, organisée par les banques. L'argent en circulation dans le pays, qui était de 1907 millions $ en 1866, soit 50,46 $ pour chaque Américain, tomba à 605 millions $ en 1876, soit 14,60 $ par Américain. Résultat: en dix ans, 54 446 faillites, pertes de 2 milliards $. Cela ne suffisant pas, on alla jusqu'à réduire la circulation d'argent à 6,67 $ par tête en 1867!

 

William Jennings Bryan: «Les banques doivent se retirer»

William Jennings Bryan

L'exemple de Lincoln demeurait néanmoins dans plusieurs esprits, même jusqu'en 1896. Cette année-là, le candidat démocrate à la présidence était William Jennings Bryan, et encore une fois, les livres d'histoire nous disent que ce fut une bonne chose qu'il ne fut pas élu président, car il était contre la monnaie «saine» des banquiers, l'argent créé sous forme de dette, et contre l'étalon-or:

«Nous disons dans notre programme que nous croyons que le droit de frapper et d'émettre la monnaie est une fonction du gouvernement. Nous le croyons. Et ceux qui y sont opposés nous disent que l'émission de papier-monnaie est une fonction de la banque, et que le gouvernement doit se retirer des affaires de la banque. Eh bien! moi je leur dis que l'émission de l'argent est une fonction du gouvernement, et que les banques doivent se retirer des affaires du gouvernement... Lorsque nous aurons rétabli la monnaie de la Constitution, toutes les autres réformes nécessaires seront possibles, mais avant que cela ne soit fait, aucune autre réforme ne peut être accomplie.»

 

Le plus gigantesque trust

Charles A. Lindbergh

Et finalement, le 23 décembre 1913, le Congrès américain votait la loi de la Réserve Fédérale, qui enlevait au Congrès lui-même le pouvoir de créer l'argent, et remettait ce pouvoir à la «Federal Reserve Corporation». Un des rares membres du Congrès qui avait compris tout l'enjeu de cette loi, Charles A. Lindbergh (le père du célèbre aviateur), déclara:

«Cette loi établit le plus gigantesque trust sur terre. Lorsque le Président (Wilson) signera ce projet de loi, le gouvernement invisible du Pouvoir Monétaire sera légalisé... le pire crime législatif de tous les temps est perpétré par cette loi sur la banque et le numéraire.»

 

L'éducation du peuple

Qu'est-ce qui a permis aux banquiers d'obtenir finalement le monopole complet du contrôle du crédit aux Etats-Unis? L'ignorance de la population sur la question monétaire. John Adams écrivait à Thomas Jefferson, en 1787:

«Toutes les perplexités, désordres et misères ne proviennent pas tant de défauts de la Constitution, du manque d'honneur ou de vertu, que d'une ignorance complète de la nature de la monnaie, du crédit et de la circulation.»

Salmon P. Chase, Secrétaire du Trésor sous Lincoln, déclara publiquement, peu après le passage de la loi des Banques Nationales:

«Ma contribution au passage de la loi des Banques Nationales fut la plus grande erreur financière de ma vie. Cette loi a établi un monopole qui affecte chaque intérêt du pays. Cette loi doit être révoquée, mais avant que cela puisse être accompli, le peuple devra se ranger d'un côté, et les banques de l'autre, dans une lutte telle que nous n'avons jamais vue dans ce pays.»

Et l'industriel Henry Ford a dit:

«Si la population comprenait le système bancaire, je crois qu'il y aurait une révolution avant demain matin.»

L'éducation du peuple, voilà la solution. Et c'est justement la formule de Vers Demain. Ah! si tous les créditistes comprenaient leur responsabilité de répandre Vers Demain! Le Crédit Social, qui établirait une économie où tout est ordonné au service de la personne humaine, a justement pour but de développer la responsabilité personnelle, de créer des hommes responsables. Chaque conquête d'un esprit au Crédit Social est une avance. Chaque personne formée par le Crédit Social est une force, et chaque acquisition de force est un pas de plus vers la victoire. Et depuis 69 ans, que de forces acquises!... Et si elles étaient toutes actives, le Crédit Social, c'est réellement avant demain matin qu'on l'aurait!

Comme l'écrivait Louis Even en 1960: «L'obstacle n'est ni le financier, ni le politicien, ni aucun adversaire déclaré. L'obstacle est seulement dans la passivité d'un trop grand nombre de créditistes qui souhaitent bien voir venir le triomphe de la cause, mais qui laissent à d'autres le soin de la promouvoir.»

En somme, c'est le refus d'endosser notre responsabilité. «A ceux qui ont beaucoup reçu, il sera beaucoup demandé.» (Luc 12, 48.) Examen de conscience, chers créditistes, con- version personnelle, un petit coup de coeur et endossons nos responsabilités. Nous n'avons jamais été aussi près de la victoire! Notre responsabilité, c'est de faire connaître le Crédit Social aux autres, en les faisant s'abonner à Vers Demain, le seul journal qui fait connaître cette brillante solution.

 

 

http://www.michaeljournal.org/sign49.htm

 


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21 septembre 2010 2 21 /09 /septembre /2010 03:50
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Allégeance de la droite européenne à Israël et diabolisation des antisionistes

L’actualité de ces dernières semaines nous a interpellés à la fois sur le plan convulsions climatiques et sur la politique moyen-orientale dominée encore une fois par l’arrogance d’Israël dans sa politique de destruction de la société palestinienne et, pire encore, par une judaïsation rampante d’El Quods sous les yeux complices d’un Occident tétanisé et qui, a des degrés divers, continue d’expier les massacres de masse opérés par l’un des leurs sur la terre européenne. Et pour reprendre une expression de Sophie Bessis, l’idéologie nazie du troisième Reich n’est pas une rupture d’avec les politiques ambiantes en Europe d’alors, mais une continuité. Il faut savoir que c’est le XVIIIe avec le siècle des Lumières et surtout le XIXe siècle qui ont créé le mythe des races supérieures avec les chantres connus Renan, Gobineau, Jules Ferry; Chamberlain, Kipling et Rhodes. Leurs formatages des sociétés par des idées franchement racistes ont amené inexorablement le fascisme et le nazisme. Les victimes furent nombreuses! Il y eut 20 millions de Russes morts, des centaines de milliers de Juifs mais aussi de Tziganes. 

 

Cependant, par une curieuse amnésie sélective, la doxa occidentale, notamment française et américaine, n’a retenu que les massacres des Juifs. Déjà au tribunal de Nuremberg, le calvaire des Tziganes ne fait pas partie de la repentance européenne. La «faute» occidentale vis-à-vis d’Israël n’en finit pas d’être expiée continuellement et tous les pays européens sont passés à la caisse. Comme l’écrit si bien Normal Finkielstein dont les parents sont morts à Auschwitz, scandalisé par ce racket sans fin, il le dénonce dans son fameux ouvrage: L’industrie de l’holocauste. Plus encore, les Occidentaux n’osent pas critiquer Israël. De fait, on ne peut critiquer Israël en toute impunité sans s’exposer aux sanctions. Quelle est la «technique utilisée» pour diaboliser celles et ceux qui trouvent qu’Israël ne respecte pas le droit international qu’aucune des 40 résolutions de l’ONU n’a eu de suite? Quelques exemples nous permettront de mesurer la dimension de cette épée de Damoclès.  
   
 

 Cela tient en un mot aux réseaux d’influence souterrains aux bons endroits qui traquent la moindre critique d’Israël ayant réussi à créer un amalgame entre le peuple juif, la politique israélienne, l’antisémitisme et le sionisme. Le racisme? En clair, tout jugement défavorable à la politique israélienne vis-à-vis des Palestiniens est assimilé à de l’antisémitisme amenant ainsi tous les pays occidentaux à édicter des lois contre l’antisémitisme et, au passage, condamner lourdement ceux qui osent remettre en cause la singularité «indiscutable» du massacre des Juifs pendant la Seconde Guerre mondiale. Souvenons-nous de Roger Garaudy, l’Abbé Pierre et Dieudonné qui ont été effacés des médias pour avoir seulement pensé comme l’écrit l’ancien président américain, Jimmy Carter, que «ce que fait  Israël aux Palestiniens est une abomination» Les intellectuels communautaristes veillent, les médias veillent, les organismes représentatifs des communautés juives veillent. (Aipac, Crif...)
   
 

 Un exemple récent nous est encore donné par un chantre invétéré du sionisme et de la politique d’Israël, Bernard Henry Levy. Alors qu’il s’en prenait dans son bloc-notes hebdomadaire du Point à Frédéric Taddeï, coupable, selon lui, d’avoir invité à plusieurs reprises la «bête  immonde» Dieudonné, le 1er juillet 2010. Pourtant il se trouve et pour l’honneur des Juifs, des intellectuels israéliens qui remettent en cause la politique israélienne bravant ainsi les foudres du pouvoir. On trouve aussi des personnalités juives qui se démarquent totalement d’Israël. L’exemple de Bruno Kreisky en Autriche montre qu’on peut être juif et «antisioniste» à la  fois et celui de Marx qu’on peut être juif et antisémite à la fois.   
L’autre technique, c’est l’attaque: Israël culpabilise les pays occidentaux qui osent discuter sa politique. Dernier exemple en date, le président Shimon Peres a suscité la fureur des membres du Parlement de Grande-Bretagne en déclarant dans une interview que l’Angleterre est «profondément pro-arabe et  anti-Israël», ajoutant qu’«ils ont toujours travaillé contre nous».  «Il y a en Angleterre un proverbe qui dit qu’un antisémite est quelqu’un qui  hait les Juifs plus qu’il n’en a besoin», affirme Peres...Avant de  reprendre, «l’attitude de l’Angleterre envers les juifs et Israël est un grand problème. Il y a plusieurs millions d’électeurs musulmans ici, et de nombreux parlementaires qui se font élire sur la haine des juifs.(...)»(1)   

      

Dans l’impunité          

 

 Il faut cependant témoigner du courage intellectuel de personnalités qui ont dénoncé les exactions multiples et impunies d’Israël. Ainsi, les massacres demeurés impunis de 1400 Palestiniens dont 400 enfants en janvier 2009, ont permis de prendre la dimension de la force des lobbys militant sans relâche pour Israël d’un côté, le courage de personnalités insensibles aux pressions. C’est le cas, à titre d’exemple, du professeur André Noushi, juif natif de Constantine, qui écrit une lettre à l’adresse de l’ambassadeur d’Israël à Paris. «Monsieur l’ambassadeur. Pour moi, depuis plusieurs années, la colonisation et le vol israélien des terres palestiniennes m’exaspère. (...) Il n’est plus possible de se taire devant la politique d’assassinats et d’expansion impérialiste d’Israël. Vous vous conduisez exactement comme Hitler s’est conduit en Europe avec l’Autriche, la Tchécoslovaquie. Vous méprisez les résolutions de l’ONU comme lui celles de la SDN et vous assassinez impunément des femmes, des enfants; n’invoquez pas les attentats, l’Intifada. Tout cela résulte de la colonisation illégitime, illégale et qui est un vol. Vous vous conduisez comme des voleurs de terres et vous tournez le dos aux règles de la morale juive. Honte à vous! Honte à Israël! (...) J’ai honte comme Juif, ancien combattant de la Seconde Guerre mondiale, pour vous. Que votre Dieu vous maudisse jusqu’à la fin des siècles! J’espère que vous serez punis.».(2) 

 

 Pascal Boniface, directeur de l’Institut  français des Relations internationales écrit: «Je trouve inadmissible le terrorisme intellectuel consistant à accuser d’antisémitisme toute personne qui critique le gouvernement israélien, accusation d’ailleurs qui devrait s’appliquer aux pacifistes israéliens et aux juifs français qui partagent ce point de vue.» Dans une contribution qui lui vaudra d’être limogé 10 jours plus tard de son poste de sous-préfet de Saintes par le gouvernement français...Bruno Guigue serait «violemment» hostile à Israël. Bruno  Guigue aurait écrit qu’Israël est «le seul Etat au monde dont les snipers  abattent des fillettes à la sortie des écoles». De plus, il a osé critiquer des sommités médiatiques comme Pascal Bruckner, Alain Finkielkraut, Claude Lanzmann, Elie Wiesel, Pierre-André Taguieff ou encore Frédéric Encel, des gens qui n’ont qu’à claquer des doigts pour que toute la presse publie leurs plaidoyers pro-Israël.

 

 

Une autre résistante qui a bravé l’interdit cette fois aux Etats-Unis est la grande journaliste Helène Thomas qui a parlé d’Israël en termes forts. Gilad Atzmon, universitaire israélien connu pour ses positions antisionistes en parle: «Ceux qui sont engagés dans le discours de la solidarité avec les Palestiniens sont accoutumés à deux visions de la résolution du conflit: la "solution à deux Etats" et la "solution à un seul Etat". Cette semaine, nous avons pris connaissance d’une troisième solution possible, qui me semble personnellement la plus raisonnable et la plus morale, les circonstances étant ce qu’elles sont. Cette solution, Helen Thomas, 89 ans, doyenne des journalistes accrédités à la Maison-Blanche, l’a résumée en une seule phrase. Un rabbin armé d’une caméra lui ayant demandé "où les Israéliens devraient-ils aller?", elle a répondu que les juifs devraient "aller se faire cuire un oeuf en dehors de la Palestine, Ils doivent rentrer chez eux en Pologne, en Allemagne, en Amérique et où que ce soit ailleurs"». Mme Thomas s’est vu rappeler très rapidement par celui qui gouverne sur Capitol Hill. Une guerre mondiale a été déclenchée contre elle. Elle a été contrainte de démissionner et de s’excuser. (..) Mme Thomas suggère, par exemple, que les juifs aillent vivre en Allemagne: (..) Nous ne devons pas oublier non plus que les sous-marins nucléaires israéliens qui sont en route depuis quelque temps vers le Golfe arabo-persique (nous informe The Times) ont été donnés à Israël par l’Allemagne en «cadeau», juste au moment où Israël réduisait le Liban en tas de ruines (2006). (...) Comme tout le reste de l’humanité, la dame âgée qu’est Helen Thomas est fatiguée du pouvoir juif et de la barbarie israélienne. Elle a touché le nerf exactement là où cela fait mal en disant la vérité toute pure. La vérité, semble-t-il, est l’écho de l’éthique et de la raison.(3)   

      

La droite européenne s’aligne sans discuter sur Israël    
 

 Dans le même ordre, dans un interview au  journal Le Times, José-Maria Aznar  déclare: «Si Israël tombe, nous tomberons tous!» José-Maria Aznar  appelle l’Europe «à refuser les appels à la destruction d’Israël, car le lien qui lie l’Etat juif à l’Occident est indispensable tout comme la collaboration entre Juifs et Chrétiens». L’ancien Premier ministre  n’utilise pas la langue de bois: «La colère contre Israël à propos de Ghaza est une immense erreur. (...) C’est un pays aux racines démocratiques profondes, un pays dynamique, avec une société ouverte qui se distingue sur le plan culturel, scientifique et technologique. Israël est notre première ligne de front dans un Proche-Orient menacé de chaos. Et si Israël tombait, nous tomberions alors tous.» «Abandonner Israël à son sort aujourd’hui serait la plus belle preuve de la profondeur de notre vide, et nous devons à tout prix empêcher que cela arrive. Nous devrions nous inquiéter de notre attitude agressive envers Israël car elle reflète la perte de nos valeurs occidentales. La force d’Israël est la nôtre, sa faiblesse sera la nôtre....»(5) 


 Il y a de plus en plus un basculement net de la droite européenne pour qui Israël est le dernier rempart contre la barbarie arabe et musulmane De nombreuses forces politiques européennes, de la droite populiste à la droite traditionnelle, écrit Alain Gresh, envisagent désormais le conflit israélo-palestinien comme l’une des composantes de la guerre de civilisation contre l’Islam. Geert Wilders, le chef du parti populiste néerlandais, vient d’affirmer ses vues sur le conflit: «Si Jérusalem tombe aux mains des musulmans, Athènes et Rome suivront. Ainsi, Jérusalem est la principale ligne de défense de l’Occident. Ce n’est pas un conflit sur le territoire, mais une bataille idéologique entre la mentalité de l’Occident libéré et l’idéologie de la barbarie islamique.» (..) La droite dure suisse  n’est pas en reste. Oscar Freysinger, l’homme à l’origine de la «votation»  sur l’interdiction de la construction de minarets en novembre 2009, explique: «Notre parti a toujours défendu Israël parce que nous sommes bien conscients que si Israël disparaissait, nous perdrions notre avant-garde. (...) Aussi longtemps que les musulmans sont concentrés sur Israël, le combat n’est pas dur pour nous. Mais aussitôt qu’Israël aura disparu, ils viendront s’emparer de l’Occident.»(4) 


 Ce discours [de l’invasion musulmane ndt] est désormais relayé par certains partis de la droite populiste ou extrême; abandonnant l’antisémitisme pour l’islamophobie (un tournant que d’autres formations comme le Front national n’ont pas encore assumé, le vieil antisémitisme y restant puissant), ils proclament qu’Israël serait le bastion avancé de la civilisation dans sa lutte contre la barbarie.(4) 
   
 

 Parmi les laudateurs attitrés d’Israël, on ne peut pas s’empêcher de citer Christian Barbier de L’Express. Dans son éditorial lors de la boucherie de 2009, il écrit: «Une guerre juste, juste  une guerre» - il félicite Israël pour son courage. «Israël agit pour  nous». Même Christine Boutin dont l’engagement personnel religieux est profondément catholique, mais aussi sur le plan culturel, déclare depuis toujours son réel attachement envers Israël et son peuple.  

 Le 22 juin 2010, lors d’un rassemblement  organisé par le Crif en soutien à Israël, Claude Goasguen, député UMP, déclare:  «Nous serons les alliés indéfectibles d’Israël, notre ami, notre frère. Et nous défendrons Israël jusqu’au bout. C’est notre destinée, à nous, de la République de France». Dans le même meeting, Eric Raoult, député-maire UMP, a fait sensation en révélant accorder plus d’importance au soutien d’Israël qu’à la réforme des retraites. «Ce n’est pas, dit-il, un combat politique  mais un combat du coeur! Guilad Shalit, c’est notre Betancourt à nous!».   
L’allégeance de la classe politique française à la politique israélienne est notamment affirmée sur le ton de la disculpation au tribunal dinatoire du Crif selon le juste mot - pour une fois - d’Alain Finkielkraut. 

 Nous citons à titre d’exemple quelques extraits du discours de Michèle Alliot-Marie garde des Sceaux: La lutte contre l’antisémitisme demeure plus que jamais une priorité du gouvernement. Elle s’inscrit dans le cadre de relations fortes entre l’Etat et la communauté juive. (...) Nous partageons le constat: des actes, trop d’actes antisémites ont défrayé la chronique ces derniers mois. Je demande que tout auteur d’actes antisémites soit poursuivi et fasse l’objet de réponses pénales systématiques et adaptées. En amont, il faut renforcer le dialogue entre l’institution judiciaire et la communauté juive. J’ai demandé aux procureurs généraux et aux procureurs de la République de mieux communiquer au plan local, avec les institutions représentatives de la communauté juive. Les procureurs vous tiendront informés des actions menées. Les instances représentatives pourront faire remonter leurs préoccupations et leur analyse des situations locales. En aval, je souhaite que les procès puissent jouer un rôle pédagogique.(6)   

Que peut-on dire en définitive? En France nous sommes loin de la phrase de De Gaulle - le peuple juif est un peuple sûr de lui et dominateur - suite au constat de la réalité de la guerre de 1967 à l’occasion de laquelle Israël a trompé tout le monde: «David  contre Goliath». La droite européenne a basculé définitivement pour trois raisons: la première est la dette toujours recommencée pour les massacres hitlériens, la deuxième est à la fois bassement électoraliste mais aussi une crainte du courroux des lobbys qui font et défont les pouvoirs. La dernière est plus profonde, c’est le fond rocheux du racisme et de l’islamophobie enfoui dans l’inconscient de l’Européen qui règle ses comptes par procuration, avec l’Islam et les Arabes.


 

 

   
 

1.http://jssnews.com/2010/08/01/shimon-peres-langleterre-est-prodonfement-pro-arabe  
   

2.André Noushi: Lettre à  l’ambassadeur d’Israël en France. Janvier 2009    4.Alain Gresh: La droite  dure au secours d’Israël. Le Monde Diplomatique 5-07-2010 
 

 

3.Gilad Atzmon - La solution d’Helen Thomas 14 juin 2010 http: // www.gilad.co.uk/writings/...Traduit de l’anglais par Marcel Charbonnier 

 

5.http://www.boursorama.com/forum-politique-jose-maria-azna...   

6.Michèle Alliot-Marie: www.crif.org/?page=articles_display/detail&aid=18926&returnto= accueil/main&artyd=56. 19/02/10    


 

 

 

 

Pr Chems  Eddine Chitour   
sur   
 

http://www.alterinfo.net/

 

http://alainindependant.canalblog.com/archives/2010/09/20/19110527.html

 

 

 

http://fr.wikipedia.org/wiki/%C3%89toile_jaune

 

Lire aussi l'article d'eva R-sistons:

 

http://r-sistons-actu.skynetblogs.be/archive/2010/05/13/apres-l-etoile-jaune-l-etoile-verte.html

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21 septembre 2010 2 21 /09 /septembre /2010 01:50
Superbe réponse du futur ministre brésilien de l'Education interrogé par des étudiants aux USA...

 

Vue aérienne de la forêt amazonienne. -Wikipedia

 

 

La presse nord-américaine a refusé de publier ce texte. Pendant un débat dans une université aux États-unis, le futur ministre de l'Éducation Cristovam Buarque fut interrogé sur ce qu'il pensait au sujet de l'internationalisation de l'Amazonie. Le jeune étudiant américain commença sa question en affirmant qu'il espérait une réponse d'un humaniste et non d'un Brésilien.

 

Réponse de M. Cristovam Buarque :
En effet, en tant que Brésilien je m'élèverais tout simplement contre l'internationalisation de l'Amazonie. Quelle que soit l'insuffisance de l'attention de nos gouvernements pour ce patrimoine, il est nôtre.
En tant qu'humaniste, conscient du risque de dégradation du milieu ambiant dont souffre l'Amazonie, je peux imaginer que l'Amazonie soit internationalisée, comme du reste tout ce qui a de l'importance pour toute l'humanité.
Si, au nom d'une éthique humaniste, nous devions internationaliser l'Amazonie, alors nous devrions internationaliser les réserves de pétrole du monde entier. Le pétrole est aussi important pour le bien-être de l'humanité que l'Amazonie l'est pour notre avenir. Et malgré cela, les maîtres des réserves de pétrole se sentent le droit d'augmenter ou de diminuer l'extraction de pétrole, comme d'augmenter ou non son prix.
De la même manière, on devrait internationaliser le capital financier des pays riches. Si l'Amazonie est une réserve pour tous les hommes, elle ne peut être brûlée par la volonté de son propriétaire, ou d'un pays. Brûler l'Amazonie, c'est aussi grave que le chômage provoqué par les décisions arbitraires des spéculateurs de l'économie globale. Nous ne pouvons pas laisser les réserves financières brûler des pays entiers pour le bon plaisir de la spéculation.
Avant l'Amazonie, j'aimerai assister à l'internationalisation de tous les grands musées du monde. Le Louvre ne doit pas appartenir à la seule France. Chaque musée du monde est le gardien des plus belles oeuvres produites par le génie humain. On ne peut pas laisser ce patrimoine culturel, au même titre que le patrimoine naturel de l'Amazonie, être manipulé et détruit selon la fantaisie d'un seul propriétaire ou d'un seul pays. Il y a quelque temps, un millionnaire japonais a décidé d'enterrer avec lui le tableau d'un grand maître. Avant que cela n'arrive, il faudrait internationaliser ce tableau.
Pendant que cette rencontre se déroule, les Nations unies organisent le Forum du Millénaire, mais certains Présidents de pays ont eu des difficultés pour y assister, à cause de difficultés aux frontières des États-unis. Je crois donc qu'il faudrait que New York, lieu du siège des Nations unies, soit internationalisé. Au moins Manhattan devrait appartenir à toute l'humanité. Comme du reste Paris, Venise, Rome, Londres, Rio de Janeiro, Brasília, Recife, chaque ville avec sa beauté particulière, et son histoire du monde devraient appartenir au monde entier.

 

Si les États-Unis veulent internationaliser l'Amazonie à cause du risque que fait courir le fait de la laisser entre les mains des Brésiliens, alors internationalisons aussi tout l'arsenal nucléaire des États-unis. Ne serait-ce que par ce qu'ils sont capables d'utiliser de telles armes, ce qui provoquerait une destruction mille fois plus vaste que les déplorables incendies des forêts brésiliennes. Au cours de leurs débats, les actuels candidats à la Présidence des Etats-Unis ont soutenu l'idée d'une internationalisation des réserves forestières du monde en échange d'un effacement de la dette. Commençons donc par utiliser cette dette pour s'assurer que tous les enfants du monde aient la possibilité de manger et d'aller à l'école. Internationalisons les enfants, en les traitant, où qu'ils naissent, comme un patrimoine qui mérite l'attention du monde entier. Davantage encore que l'Amazonie.
Quand les dirigeants du monde traiteront les enfants pauvres du monde comme un Patrimoine de l'Humanité, ils ne les laisseront pas travailler alors qu'ils devraient aller à l'école, ils ne les laisseront pas mourir alors qu'ils devraient vivre.
En tant qu'humaniste, j'accepte de défendre l'idée d'une internationalisation du monde. Mais tant que le monde me traitera comme un Brésilien, je lutterai pour que l'Amazonie soit à nous. Et seulement à nous !
Débat en 2000 avec Cristovam Buarque, qui a été depuis nommé Ministre de l'éducation du Brésil en janvier 2003

The Take L'excellent docu de Naomi Klein sur les réappropriations d'usine par les travailleurs en Argentine
Désobéir

Article de Thierry Paquot - Le Monde diplomatique

 

 

 

 

Un texte inédit de Jean-Marie Muller, novembre 2004

De la désobéissance civile

 

http://www.desobeir.net/

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