Overblog
Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
21 septembre 2010 2 21 /09 /septembre /2010 01:22

 

EXPÉRIENCE SCIENTIFIQUE

Quand la télé vous manipule

 

Le Point - 24 février 2010 - Par Emmanuel Berretta

 

En 1963, le professeur de psychosociologie Stanley Milgram inventait une expérience démontrant à quel point un individu peut obéir à un ordre contraire à ses valeurs, à savoir en l'occurrence infliger des décharges électriques de plus en plus fortes à un prétendu cobaye. Une expérience popularisée par le film I comme Icare, d'Henri Verneuil. Le cobaye était, en fait, de mèche avec le professeur et ne recevait nullement ladite électrocution. Il était situé dans une pièce voisine et se contentait de gémir en fonction des voltages de plus en plus puissants... Tout cela n'était qu'un subterfuge de manière à examiner le comportement de celui qui, obéissant aux injonctions du professeur Milgram, était capable d'infliger la charge électrique maximale. À l'époque, 62 % des personnes avaient obéi jusqu'au bout en se mettant dans "un état agentique", selon l'expression du professeur... 47 ans plus tard, combien d'entre nous, placés dans des conditions identiques, sont capables d'infliger jusqu'à 460 volts ? C'est ce que France 2 a voulu tester, en s'appuyant sur l'équipe du professeur Jean-Léon Beauvois, chercheur en psychologie sociale, dans un documentaire passionnant, Le Jeu de la mort , réalisé par Christophe Nick, diffusé le 17 mars prochain en prime time.

France 2 a légèrement modifié les paramètres de Milgram. Ici, il s'agit de vérifier l'impact de l'autorité quand celle-ci, au lieu d'être incarnée par un scientifique en blouse blanche, repose entre les mains d'une simple animatrice télé, en l'espèce, Tania Young. L'équipe du professeur Beauvois a donc reproduit l'expérience de Milgram, mais en la transposant dans un faux jeu télévisé. Une petite annonce passée dans la presse a permis de sélectionner 80 candidats. Chacun d'entre eux pensait participer au pilote (non diffusé) d'un nouveau jeu télé pour le compte de France Télévisions. Leur participation est bénévole. Un public est présent, qui applaudit comme dans les vraies émissions de jeu...

Le supplice de la chaise électrique

Le jour du tournage, les personnes sélectionnées se voient expliquer la règle : elles devront questionner un autre candidat (en fait, un acteur de mèche avec les scientifiques), lequel devra retenir 27 associations de mots. À chaque mauvaise réponse, le questionneur devra, en guise de "punition", pousser un levier et ainsi soumettre le candidat fautif à une décharge électrique de plus en plus importante. Le spectre du voltage part de 20 volts pour aller jusqu'à... 460 volts, en grimpant par tranche de 20 volts... Première surprise : aucun des 80 postulants ne conteste, à ce stade, le principe même du jeu. Comme chez Milgram, l'acteur n'est pas visible du questionneur. Il entre dans une capsule où on l'attache à une chaise électrique, puis on referme la capsule. Si bien que le questionneur est entretenu dans l'illusion que les décharges sont réelles, car il entendra les réactions à la douleur du faux candidat, mais ne le verra pas gigoter sur sa chaise. Et pour cause : l'acteur sort de la capsule par un petit passage secret, dissimulé à l'arrière. Ce qui va se passer à partir de là nous plonge dans une certaine horreur...

À 80 volts, devant la douleur (feinte) de l'électrocuté, le rire du questionneur est la première réaction de décompression. "Le rire relaxe et permet au cobaye de poursuivre vers de plus hauts voltages", explique Jean-Léon Beauvois. À 180 volts, les cris de l'acteur sont plus vifs : un premier groupe de questionneurs se rebelle. "À ce moment-là, 17 % des questionneurs décident de tricher en appuyant de la voix les bonnes réponses au QCM", observe le professeur Beauvois. À 320 volts, l'acteur supplie d'arrêter le jeu, mais l'animatrice Tania Young presse le questionneur : "Ne vous laissez pas impressionner, continuez..." Comment poursuivre la torture ? 70 % de ceux qui persistent nient la victime en parlant pendant qu'elle crie. À 380 volts, l'acteur ne réagit plus. Le silence fait croire que la décharge l'a fait s'évanouir. Et malgré cela, 80 % des questionneurs vont au bout de l'horreur... C'est plus qu'en 1963 ! Sur les 80 personnes testées, trois n'ont pas souhaité que leur passage figure dans le documentaire. Sur ces trois personnes, deux font partie des désobéissants. Plus intrigant, le "champion des rebelles" a refusé de se montrer. Il s'agit d'un individu qui, non seulement, a désobéi, mais a réussi à retourner en sa faveur le public de l'émission afin que cesse le tournage.

Désobéir ? Un exploit

Désobéir ? Visiblement, c'est difficile pour un individu isolé, soumis à la pression, même d'une simple animatrice. Ils ne sont donc que 17 sur 80 à avoir osé se rebeller contre l'autorité. La situation de l'expérience est, bien entendu, artificielle et mérite d'être relativisée. "Ceci ne se produirait pas dans le cadre d'une entreprise où un individu, soumis à un ordre contraire à ses principes, pourrait toujours s'appuyer sur, par exemple, ses collègues pour refuser d'obéir." Ici, l'individu n'a aucun recours. Il passe pour la première fois à la télé. Les caméras, les lumières, le public, tout l'impressionne. Et puis, il a confiance dans la production qui, pour l'inciter à aller plus loin, lui fait savoir, par l'intermédiaire de l'animatrice, qu'elle le décharge de toutes ses responsabilités... Le cobaye subit cinq degrés d'injonction. Si, à la cinquième, il continue à résister, le jeu s'arrête. L'expérience le considère comme un désobéissant.

L'équipe de Jean-Léon Beauvois a introduit des variantes sur un petit échantillon des cobayes. Dans la première d'entre elles, l'animatrice se retire et confie la maîtrise du jeu au seul questionneur. Dès lors, sans la pression de l'autorité, le taux de désobéissance monte à 75 %. Deuxième variante : introduire un conflit entre deux autorités légitimes. Le scénario est le suivant : à 180 volts, une personne de la production fait irruption sur le plateau sur le mode "On arrête tout, ça dérape, c'est une catastrophe !" Tania Young, au contraire, insiste pour poursuivre le tournage. Le questionneur observe donc que quelque chose cloche. Il doit choisir son camp : l'animatrice ou la chargée de production...

"La télévision est mûre pour tuer"

C'est ici l'une des différences majeures avec l'expérience de Milgram, lequel avait lui aussi introduit ce conflit entre autorités : en 1963, la désobéissance était massive. Aujourd'hui, les questionneurs ont continué à pousser les décharges en se rangeant aux ordres de l'animatrice Tania Young ! "Des situations qui produisaient le désordre n'en produisent plus", constate le professeur Beauvois, tandis que Christophe Nick, l'auteur du documentaire, en déduit que "la télévision est mûre pour accueillir un jeu où le but consiste à tuer son prochain".

Conclusion sans doute un peu exagérée, non ? "Cette expérience est terrifiante parce qu'elle montre que nous obéissons davantage à la télévision qu'à n'importe quel pouvoir, conclut-il dans L'Expérience extrême , un ouvrage (aux éditions Don Quichotte) qui relate les détails de cette aventure humaine aux confins de l'horreur. C'est la dérive de la télévision commerciale vers des programmes de plus en plus violents qui a banalisé la torture sur un plateau." Un réquisitoire qui sera débattu juste après la diffusion du documentaire le 17 mars prochain, autour de Christophe Hondelatte.

 

http://www.desobeir.net/

 

 

Partager cet article
Repost0
20 septembre 2010 1 20 /09 /septembre /2010 05:38
Dimanche 19 septembre 2010 7 19 /09 /2010 19:15

 

 

bombe--rouge-j.jpg

 

L' horreur nucléaire en cas d'attaque de l'Iran,

rappel de la catastrophe de Tchernobyl.

Lettre ouverte aux citoyens israéliens

par Eva R-sistons

 

 

L'horreur nucléaire ! Je viens de la voir dans un documentaire sur le drame de Tchernobyl (Chaîne Parlementaire, LCP, "Scénario catastrophe, la bataille de Tchernobyl"). Impressionnant ! Avec ce reportage, nous avons un avant-goût de l'apocalypse qui attend l'humanité en cas de guerre nucléaire, et en premier lieu l'Iran et les pays riverains, dont bien sûr Israël, si proche, surtout à l'heure de la technologie triomphante. 

 

Pour avoir participé à des forums sur vos sites, je sais combien vous souhaitez ardemment que votre Etat attaque l'Iran. Pourtant, ce pays n'a jamais agressé personne, et il veut, légitimement, bénéficier lui aussi de la dissuasion nucléaire, qui serait sa meilleure protection pour, justement, éviter la guerre. Il ne constitue pas une menace, pourtant vous, vous craignez qu'il ait l'arme nucléaire et qu'il la retourne contre vous.

 

http://www.ameinfo.com/static/images/countryguides/gallery/iran-1.jpg/

L'Iran,pays millénaire, www.ameinfo.com/iran

 

 

Allez-vous attaquer l' Iran ? L'avenir le dira. Permettez-moi de vous dire que ce serait pure folie; La vision du document sur la catastrophe de Tchernobyl me conforte dans cette idée. Le plus difficile n'est pas de déclarer une guerre, mais d'en gérer, ensuite, les conséquences. Et celles-ci seront effroyables. Le film sur Tchernobyl est là pour le rappeler. L'avez-vous vu ? Sinon, voici le compte-rendu que je fais pour vous. 

 

Quelques faits, d'abord. Une explosion, dans une centrale nucléaire d'Ukraine, à une centaine de kms de Kiev, un nuage radioactif qui contrairement à ce que les Autorités de certains pays ont prétendu, franchit les frontières (les Suédois ont été les premiers à se poser des questions sur l'augmentation subite du taux de radio-activité), une grave contamination de régions entières, car les poussières radioactives parcourent des milliers de kms. C'est la plus grande catastrophe nucléaire de notre époque; Elle a marqué à jamais l'Histoire de l'humanité. Devrait-il y en avoir d'autres, à son image ? Les futures guerres devraient-elles être nucléaires ? 

 

La centrale nucléaire de Tchernobyl après l'explosion de l'un des 4 réacteurs en 1986. Document Chernobyl.com.

Aspect alarmant des installations du réacteur N°.4 de la centrale nucléaire de Tchernobyl quelques semaines après l'explosion du 26 avril 1986. La photographie a été prise durant les interventions des liquidateurs. Document AP.

http://www.astrosurf.com/luxorion/tchernobyl.htm

 

Voici ce que je lis sur Wikipedia, à Tchernobyl : " Depuis la catastrophe, de vastes périmètres ont été définis autour du site. Un premier périmètre dont les limites s'étendent à une centaine de kilomètres serait interdit aux habitations mais un nombre non négligeable de personnes y vivent encore. La zone interdite, qui s'étend à 30 kilomètres autour de l'ancienne centrale, est gardée par la police placée à chaque ancien axe routier ou chemin, armée et accompagnée de chiens. À travers la campagne, un chemin longe le périmètre. Depuis l'extérieur, c'est d'abord une clôture barbelée sur des poteaux en béton d'environ 2,2 m de haut. Ensuite vient le chemin, suivi d'un fossé puis d'une autre clôture, plus entretenue celle-ci, puis d'un glacis d'une vingtaine de mètres de large" (http://fr.wikipedia.org/wiki/Tchernobyl).

 

   

Ukraine location map.svg

http://fr.wikipedia.org/wiki/Tchernobyl


Traquer un ennemi invisible.

 

La contamination commence par les régions alentour. Mais Gorbatchev comprend aussitôt que l'ensemble de l'Union européenne peut être gravement affecté par la catastrophe, bref que la vie des citoyens européens serait rendue insupportable; Il va donc prendre une série de mesures sans précédent pour neutraliser les radiations. Une grosse préoccupation: Le second réacteur peut exploser à son tour, risquant de provoquer des réactions en chaîne, une catastrophe aux conséquences incalculables même sur l'ensemble de l'Europe. La course contre la montre commence, au prix de très nombreuses vies... En particulier, soixante  pilotes sont mortellement irradiés pour avoir tenté, en vain, d'éteindre le brasier. Gorbatchev mobilise cent mille militaires, et quatre cent mille civils pour enrayer l'horreur nucléaire en marche: "Les troupes de Tchernobyl sont plus importantes que celles de Napoléon. Mais notre armée a été contaminée". Le chantier est colossal ! 

 

http://www.astrosurf.com/luxorion/tchernobyl.ht

 

Des liquidateurs doivent s'approcher du cratère en effervescence, brûlant, afin de tenter de le recouvrir de béton. Au péril de leur vie. Leur mission ? "Liquider la radiactivité avant qu'elle vous liquide". Le combat est acharné, au plus près du désastre: Le taux de radioactivité est tel, qu'il ne permet pas de rester plus de quarante-cinq secondes sur les lieux, "le temps de jeter deux pelletées. Il fallait affronter de tels taux de radioactivité ! On a bossé comme des fourmis, tous ensemble, chacun prenant la relève de l'autre. Les soldats, qui travaillaient dans des conditions extrêmes, devaient être protégés des radiations. Nous n'avions pas le droit à l'erreur, la moindre imprécision était impossible". Mais ce n'est pas suffisant, il faut passer à la vitesse supérieure: Des robots complèteront les hommes. Pas longtemps ! Eux aussi seront affectés, dans l'impossibilité d'agir. Combat de Titans pour enrayer l'horreur nucléaire !

 

A gauche, coupe schématique de la centrale de Tchernobyl et du réacteur RBMK-1000. A droite, coupe schématique d'un tube de force sous pression. Le réacteur de Tchernobyl en contenait 211. Documents OCDE et Der Spiegel adaptés par l'auteur.

http://www.astrosurf.com/luxorion/tchernobyl.htm

 

Malgré un travail continu, 24h/24, par tous les temps, malgré le sacrifice de tant d'hommes, "le taux de radioactivité du toit est réduit de 35% seulement", apprend-on dans le documentaire. Mais la zone est nettoyée au bout de plusieurs mois. Commence alors le temps des mensonges, sur le nombre de victimes réel, sur l'ampleur du désastre, et les Autorités se permettent même de modifier arbitrairement les normes d'acceptabilité du taux de radioactivité par l'organisme.

 

Quant à la France, elle déclare que le vent a, fort opportunément, détourné le nuage radioactif pernicieux. A l'époque, j'étais moi-même journaliste à Strasbourg sur une grande chaîne de télévision française, des chercheurs du CNRS m'ont contactée pour m'annoncer le résultat de leurs enquêtes personnelles, rien n'y a fait: Le nuage ne devait pas atteindre notre pays, sans doute opportunément retenu par des douaniers zélés ! Silence total des médias, répondant au mutisme absolu des Autorités ou à leurs déclarations lénifiantes.

 

 

Vue générale des installations de Tchernobyl en bordure de la Pripyat. Document Pravda.

http://www.astrosurf.com/luxorion/tchernobyl.htm

 

Les conséquences de l' explosion nucléaire.

Suite à la terrible augmentation du taux de radioactivité, des zones entières ont été évacuées. Les habitants ont eu deux heures pour emporter quelques affaires, les animaux ont été abandonnés, et par la suite des brigades spéciales les ont abattus pour qu'ils ne risquent pas d'être facteurs de contamination. Les personnes déplacées ont elles-mêmes été contaminées; On évalue à plusieurs centaines de milliers le nombre de réfugiés. Vestiges de la folie nucléaire, des villes fantômes, des tours désertes, rappelant la vie soudain interrompue, les existences brisées, les visites interdites... La zone est inhabitée, "la radioactivité s'enfonce dans la terre et les plantes sont contaminées". Bien sûr, les aliments irradiés sont impropres à la consommation. Jusqu'à quand le désert nucléaire ?

 

http://www.retouratchernobyl.com/2010/06/deuxieme-jour-le-sable.html

http://www.retouratchernobyl.com/2010/06/dixieme-jour-fin-du-blog.html

 

Les cultures sont anéanties, sur un vaste territoire :"La radiactivité est partout, les effets se font sentir plus tard, parfois longtemps après". Même en France,  les pâturages étaient gravement contaminés, et le lait de vache n'aurait pas dû être consommé ! Quant aux nappes phréatiques, alimentant le pays en eau, elles ont été à leur tour atteintes. La Mer Noire a été polluée ! Sans parler du potentiel économique et militaire, qui lui aussi a subi les conséquences de l'explosion, comme d'ailleurs le coût du pétrole... L'armée a été contaminée. Imaginez-vous les soldats de Tsahal malades, privés d'énergie ?

 

Etat du réacteur No.4 de la centrale de Tchernobyl quelques semaines après l'explosion; un chaos dantesque et mortel. Documents Pravda et Igor Kostin.

http://www.astrosurf.com/luxorion/tchernobyl.htm


 

 

Mourir à petits feux...

L'ennemi invisible nous ronge comme un ver ! 

 

Et sur le plan de la santé, justement, les conséquences sont terrifiantes, les victimes des radiations sont innombrables : " Les maladies sont liées à la forte exposition à la radioactivité. Les premiers symptômes arrivent: Vomissements, nausées, diarrhées... puis les autres, comme la dégénérescence de la moëlle osseuse, les malades souffrent de brûlures incompatibles avec une existence normale, ceux qui sont encore en vie pâtissent toujours de la radioactivité, les hôpitaux de toute l'URSS sont remplis, les personnes peu irradiées sont hospitalisées plus de deux mois par an, par ailleurs coeur, estomac, foie, reins, symptômes nerveux, tout l'organisme est perturbé par la contamination radioactive, la fatigue est chronique, l'épuisement est permanent, ceux qui ont moins de cinquante ans s'accrochent à la vie comme des vieillards, la plupart des liquidateurs rescapés sont invalides, les doses absorbées altèrent la composition du sang - provoquant à terme des cancers -, les yeux font mal, on a un goût de métal dans la bouche, des maladies se déclarent plusieurs années après, on ne sait pas si on pourra avoir des enfants, et si on en a, quelles seront les conséquences sur eux, seront-ils malformés ? Il y a déjà beaucoup de fausses couches, et en effet, un nombre anormal de malformations a été constaté. L'ennemi invisible nous ronge comme un ver, nous partons tous peu à peu dans l'autre monde..." (Document LCP sur la catastrophe de Tchernobyl, "Scénario catastrophe, la bataille de Tchernobyl").  Bien sûr, pas moyen d'obtenir un chiffre réel, les Autorités ne veulent pas effrayer la population...

 

 

 

Positions respectives du nuage de Tchernobyl le 30 avril 1986 lorsqu'il survola la France (gauche), le 1 mai lorsqu'il atteignit la Belgique (centre) et le 3 mai 1986 lorsqu'il atteignit la Corse tout en diminuant d'intensité (droite). Documents IRSN. - http://www.astrosurf.com/luxorion/tchernobyl.htm

 

 

Le nuage radioactif, n'en déplaise aux Autorités de différents pays, a circulé, et... bien circulé, abondamment circulé : "Entraîné dans une circulation atmosphérique complexe dominée par des vents de N-NO et S-SE, le nuage se propagea à travers l'Europe. Le nuage radioactif qui ressemblait à un nuage bas ou un sorte de brouillard épais survola tout d'abord le Bélarus puis la Scandinavie pour se diriger ensuite vers l'Europe de l'Ouest mais paraît-il, il s'arrêta juste à la frontière française... selon son Gouvernement. Nous allons y revenir. Le nuage traversa en fait la France puis remonta vers le Luxembourg et la Belgique. Une partie du nuage se déplaça ensuite vers les Pays-Bas et l'Ecosse tandis qu'une autre partie s'étendit vers la Corse, la Tunisie, la Grèce et la Turquie.En quelques semaines le nuage radioactif recouvrit une superficie évaluée à 3.9 millions de km2 soit environ 40% de la superficie de l'Europe avec du césium-137 d'une activité supérieure à 4000 Bq/m2 et localement 10 à 25 fois plus importante ! Finalement le nuage enveloppa toute l'hémisphère Nord et on retrouva même des poussières radioactives au-dessus d'Hiroshima, située à 7000 km de distance !  ll va sans dire que des centaines de milliers de personnes d'Europe occidentale ont été exposées à des doses supérieures au seuil d'inocuité et que certaines contracteront des cancers dans les années ou décennies à venir. On peut supposer que le cancérologue de service indiquera dans son rapport de diagnostic à la rubrique "Origine de la tumeur maligne : inconnue"...(http://www.astrosurf.com/luxorion/tchernobyl.htm). 

 

 

Hôpital des enfants cancéreux, Minsk, Biélorussie 2000.
Vova sait qu'il est gravement malade. Malgré l'amputation, son état ne s'est pas amélioré.

http://www.dissident-media.org/stop_nogent/106_apres_tcherno.html

 

Voilà donc un avant-goût de l'apocalypse nucléaire qui s'abattra sur votre pays,  citoyen d'Israël, au moins par ricochet. Y avez-vous pensé, en désirant ardemment une guerre contre l' Iran ? Etes-vous sûr de pourvoir prévenir et maîtriser tous les risques ? Permettez-moi de vous rappeler cette déclaration solennelle du Président Gorbatchev: "L'énergie nucléaire échappe au contrôle de l'homme. Notre pays ne se relèvera jamais de cette catastrophe". Effectivement, cet événement précipita la chute de l'URSS...

 

Avez-vous songé, citoyen d'israël, à tous les scénarios possibles avant de prôner cette guerre insensée ?  Je vais vous citer ce qu'a dit un Ukrainien, dans le film en question: "Je ne souhaite à personne de vivre une telle tragédie. Nous sommes tous des humains, personne ne mérite cela. Utiliser une arme est une chose terrible, et une arme nucléaire, c'est pire encore. Les conséquences durent toujours, voyez à Hiroshima." Une déclaration qui fait écho aux préoccupations de Gorbatchev: "Avec la catastrophe de Tchernobyl, la véritable nature de l'énergie nucléaire aux mains de l'homme est démontrée. UN SEUL MISSILE est aussi puissant qu'un Tchernobyl. Or, nous en avions 2700 qu'on destinait aux Américains; Imaginez les dégâts !". Le Suédois Hans Blix renchérit: "Ca a montré qu'on devait tous renoncer au nucléaire".

 

http://fr.images.search.yahoo.com/images/view?back=http%3A%2F%2Ffr.search.yahoo.com%2Fsearch%3Fei%3DUTF-8%26p%3Dtchernobyl%2Bphotos&w=540&h=360&imgurl=www.linternaute.com%2Factualite%2Fmagazine%2Fphoto%2Fvos-plus-belles-photos-d-actu-d-avril-2009%2Fimage%2Ftchernobyl-419314.jpg&size=204.4kB&name=tchernobyl+419314+jpg%0A++++&rcurl=http%3A%2F%2Fwww.linternaute.com%2Factualite%2Fmagazine%2Fphoto%2Fvos-plus-belles-photos-d-actu-d-avril-2009%2F23e-anniversaire-de-la-catastrophe-de-tchernobyl.shtml&rurl=http%3A%2F%2Fwww.linternaute.com%2Factualite%2Fmagazine%2Fphoto%2Fvos-plus-belles-photos-d-actu-d-avril-2009%2F23e-anniversaire-de-la-catastrophe-de-tchernobyl.shtml&p=tchernobyl&type=jpeg&no=1&tt=16%2C453&oid=38eaf5d542dfa74e&tit=tchernobyl&sigr=14lec1088&sigi=13jq3lunp&sigb=11ui7oq0a&fr=ush1-mail

 

"Nous sommes assis sur un volcan atomique"

 

Tchernobyl a entraîné une prise de conscience en faveur du désarmement. Mais, bien que le poison, sous le couvercle du sarcophage, soit intact, la mémoire de la  catastrophe s'estompe peu à peu, l'héritage nucléaire pèse toujours sur les générations futures, et la course aux armements reprend. Et le document de conclure: "Nous devons épargner aux générations futures tout risque d'apocalypse  nucléaire". Paroles de sagesse ! 

 

apocalypse-bleue-ruines.jpg

 

Citoyen israélien, la paix est le bien le plus précieux. La sécurité, comme la paix, reposent sur la justice. A l'heure du nucléaire, la guerre devient un pari apocalyptique sur l'avenir. Et à l'heure de tous les dangers, de toutes les tentations, il est bon de garder présent à l'esprit le drame de Tchernobyl, appelé à devenir le nôtre, planétaire, si nous ne maîtrisons pas nos pulsions guerrières...

 

Eva R-sistons

 

TAGS : Nucléaire, Tchernobyl, Israël, Iran, LCP, Kiew, Wikipedia, Hiroshima, Gorbatchev, URSS, missile, guerre, Hans Blix, Europe, Strasbourg, Luxembourg, Belgique, Pays-Bas, Ecosse, Corse, Tunisie, Grèce, Turquie, Mer Noire, cancers, malformations

 

http://r-sistons.over-blog.com/article-lettre-aux-israeliens-l-horreur-nucleaire-qui-vous-attend-en-cas-d-attaque-de-l-iran-57349074.html

  


Foyer pour enfants, Minsk, Biélorussie 2000.
Alla tient dans les bras
un enfant de 2 ans dont le cerveau se trouve dans l'excroissance.

 


Asile Novinski, Minsk, Biélorussie 1997. Cet asile est le principal centre d'accueil pour enfants contaminés en Biélorussie.

 


Foyer pour enfants, Minsk, Biélorussie 2000. Cet enfant de 3 ans est là depuis sa naissance. Il est inopérable: l'excroissance contient ses reins

 


Orphelinat pour enfants abandonnés, Gomel, Biélorussie 1999.
Sasha, 5 ans, souffre d'une quasi absence de système lymphatique. Son organisme produit des toxines que son corps ne peut donc plus éliminer.

 

 

Des éléments de réponse dans le reportage du photographe Paul Fusco sur les habitants de la région de Tchernobyl, avec notamment de terribles images d'enfants malades.
Photos présentées dans un livre grand format "L'héritage de Tchernobyl" édité aux Etats-unis en 2001, disponible auprès du Réseau "Sortir du nucléaire" avec un livret des textes en français. 228 pages, 57,50 euros

Réseau "Sortir du nucléaire"
9, rue Dumenge, 69317 Lyon cédex 04
Email: contact@sortirdunucleaire.fr
Tél : 04 78 28 29 22
Fax : 04 72 07 70 04

http://www.dissident-media.org/stop_nogent/106_apres_tcherno.html

 

 

_____________________________________________________________________________________

 

 

 

dimanche 12 septembre 2010

Le Haarp russe et la vérité sur Tschernobyl
...
Je ne fais que reprendre brièvement les recherches d'un monsieur - ancien activiste de Greenpeace, jeté dehors parce qu'il posait trop de questions - qui a rassemblé les preuves de ce qu'il avance sur son site chemtrail.de (en allemand). Elles ne sont pas encore toutes en ligne, mais j'ai eu la chance d'assister "live" hier samedi à son exposé. Très très interessant toutes ces technologies dont nous ignorons tout ... Je traduis comme je peux un tout petit extrait. Il y a de quoi s'occuper des jours et des jours ...

La Russie donc possède l'équivalent de Haarp, un ensemble gigantesque (35 km de diamètre) d'antennes de 150 mètres de haut. 16 (!) centrales nucléaires étaient prévues pour l'alimenter en energie. Les images de ce site sont censurées.
UN reportage de NDR/Arte de 1998 évoque un tremblement de terre et d'étranges éclairs bleus 20 secondes avant l'"accident" de Tschernobyl.

Les réacteurs de Tscernobyl servaient donc entre autres à alimenter ce monstre d'arme scalaire.

En avril 1986, un groupe d'action US s'interessait à un tremblement de terre dans les environs de Los Angeles et San Francisco (n.d.t. la fameuse faille) dont ils identifièrent l'oroigine: L'arme scalaire US. A l'aide d'un bouclier electronique, ils réussirent à endommager à distance l'emetteur, ce qui provoqua une décharge eletromagnétique brutale, à l'origine du desastre deTschernobyl.

En juillet 1986, deux mois après la catastrophe, le KGB distribua aux pliticiens et fonctionnaires de haut-rang une liste ultra-secrète d'actions visant à cacher au public ce qui s'était vraiment passé et l'existence même de cette arme. Le physicien nucléaire Konstantin Tschetscherow voulait savoir la vérité et il mena sa propre enquête sur place, allant jusqu'à escalader les ruines du réacteur n°4 (si j'ai bien compris, le réacteur lui-même n'était pratiquement plus radioactif après l'accident, sous l'effet de ces ondes electromagnétiques). Tschetschrerow et son équipe constatèrent assez rapidement que l'explication officielle ne collait absolument pas avec la vérité.

Il tenta de rencontrer le géophycisicien Michael Tschatajew, quqi possedait des preuvess seimographiques. Celui ci disparut en 1995 sans laisser de traces. les preuves ont entre temps quand même atteri à Moscou, dans un institut de géophysique. Les scientifiques russes qui en ont pris connaissance sonnent l'alarme depuis. Vladimir Strachow: "Nous devons avertir la communauté scientifique de plusieurs pays - en particulier en Europe. Si cela se passe encore une fois, ce sera terrible"

Crutschow avait dès 1960 prevenu du danger représenté par ces armes scalaires. En 1975, Brejniev avait essayé de les faire interdire. Lors d'un séance au sénat, le sénateur US Pell déclara: "Nous avons besoin d'une interdiction, avant que les dirigeants militaires du onde commencent à diriger des tempêtes, manipuler le climat et provoquer des tremblements de terre".

Comme quoi il n'y pas une petite bande de théoreticiens du complot, mais bien une vérité effarante, accompagnée de preuves irréfutables, et une grosse bande d'abrutis au cerveau bien lessivé.

Voilà, ça suffit pour aujourd'hui. Il serait interessant de retrouver ce reportage Arte de 1998, il en dit déjà beaucoup.

N'attendez pas WW3, nous sommes en plein dedans!

...

 

Partager cet article
Repost0
20 septembre 2010 1 20 /09 /septembre /2010 05:29

Stratégie du blasphème politique : légitimer un discours de haine, occuper le terrain et prendre la critique « bien pensante » en tenaille

Mediapart publie le texte de l’intervention prononcée par le sociologue Luc Boltanski, directeur d’études à l’École des hautes études en sciences sociales, le 11 septembre dernier, à l’occasion du rassemblement Les Roms, et qui d’autre ? Sous le titre de Nous ne débattrons pas de la question Rom, il livre une analyse intéressante autant que déprimante du piège dans lequel nous fait tomber le pouvoir, à travers sa surenchère d’extrême droite  : « Durant l’été, a été déclenchée, à l’encontre de personnes étiquetées et désignées à la vindicte publique sous le nom de Roms, l’offensive de propagande politique et d’action policière sans doute la plus cynique et la plus abjecte que ce pays ait connu depuis la fin de la Guerre d’Algérie, il y a cinquante ans. (…) Qui, a priori, va se sentir vraiment concerné par le sort des Roms, si ce n’est cette autre « minorité », identifiée par la clique au pouvoir comme étant les « intellectuels de gauche », considérés de haut et dénigrés avec mépris, de façon de plus en plus arrogante ? C’est précisément parce que le sort des Roms n’importe pas ; parce que les Roms ne constituent en rien un enjeu réel des luttes politiques (à la différence, par exemple, du bouclier fiscal) qu’ils ont paru constituer des victimes de choix. Mais il existe encore au fondement de cette offensive une autre logique, plus inquiétante encore, qui est celle du blasphème. Le blasphème politique consiste à braver des interdits moraux en tenant haut et fort un discours de haine qui est généralement censuré et non dit. Cette stratégie discursive a toujours été celle de l’extrême droite. Adoptée par le pouvoir, elle a un double objectif. Le premier est de lever la censure en légitimant ce discours de haine. Le second est précisément de provoquer la conscience morale de ceux qu’indignent ces discours de haine, de les choquer, de les révolter, de les obliger à réagir, de façon à durcir la frontière entre les « idéalistes » présentés comme irresponsables, et les vrais responsables, « réalistes et courageux », censés parler et agir au bénéfice de la majorité silencieuse. Il n’était pas nécessaire de faire preuve d’une lucidité exceptionnelle pour saisir l’objectif politique immédiat de cette manœuvre : faire passer au second plan, et si possible effacer des médias, des discussions et surtout des esprits, l’impression, d’autant plus ravageuse qu’elle comporte des aspects carrément comiques, suscitée par l’affaire Woerth – Bettencourt. (…) Pour dire vite, les anciennes formes de propagande étaient destinés aux « masses » et avaient pour objectif d’empêcher tout débat, en martelant toujours  les mêmes mots et les mêmes thèmes. Ces formes anciennes de propagande n’ont certes pas disparu. Mais une perspective nouvelle s’est aussi dégagée. Elle part du principe que, dans la mesure où il est très difficile aujourd’hui d’empêcher tout débat et de traiter une société d’individus comme une masse uniforme, l’essentiel est de s’emparer du débat et de saturer l’espace de débats. L’objectif n’est donc pas de supprimer la discussion, comme dans les vieilles formes de totalitarisme, mais de substituer un thème de discussion à un autre, étant entendu que l’espace de discussion est limité. (…) Que nous soyons satisfaits ou indignés, au fond, pour cette forme de propagande, peu importe, du moment que notre attention se trouve occupée par une certaine question, au détriment d’autres, qu’il s’agit de tenter d’occulter. Et peu importe également, bien sûr, les ravages humains impliqués par la question mise au premier plan – aujourd’hui la « question Rom », demain d’autres « questions » similaires dont je vous laisse imaginer la teneur. Ce sont les dommages collatéraux d’une propagande efficace. Cette nouvelle forme de propagande, qui a assimilé les techniques de provocation, vise aussi à prendre la critique en tenaille. Qu’elle se taise, et alors il est facile de dire que les mesures adoptées ne rencontrent pas d’opposition. Qu’elle s’exprime, et alors elle contribue, sans le vouloir, à étendre la place prise par la question écran dans l’espace médiatique. Desserrer cette tenaille exige sans doute l’invention de nouvelles formes critiques tenant compte des conditions de la lutte politique dans une société du spectacle. »

suite ici :

http://www.plumedepresse.net/?p=519#more-519

Partager cet article
Repost0
20 septembre 2010 1 20 /09 /septembre /2010 05:22

 

 

Diffusé sur France 5 le 31 juillet 2010

 

Réalisation: Ségolène Hanoteaux

 

Les véritables corrélations entre pollution et santé.


Quels sont les effets de la pollution sur notre santé ? La question inquiète, passionne et balance entre psychose et raison. La chimie est omniprésente et les substances cancérigènes se retrouvent en pagaille dans notre quotidien. Dans le même temps, le taux de cancers ainsi que l'infertilité et les maladies respiratoires explosent. En 25 ans, l'incidence des cas de cancers a quasi doublé, la fertilité a chuté de près de 40% en 20 ans et l'on dénombre entre 6 et 9 000 décès par an liés à la pollution atmosphérique. Ce documentaire va à la rencontre des chercheurs, des médecins et des épidémiologistes pour tenter de comprendre quelles sont les véritables corrélations entre pollution et santé. Il semble qu'il y ait un décalage entre les alertes lancées par les scientifiques et la mise en place de mesures de protection, comme ce fut le cas pour l'amiante. Même chose pour les pesticides et les perturbateurs endocriniens. A travers ces trois exemples, ce documentaire souligne l'importance du "principe de précaution", souvent mal perçu par le public...

 

Des chercheurs évoquent l'incidence de la pollution sur la santé humaine, une question qui suscite peurs et interrogations au sein de la population.

 

http://www.internationalnews.fr/article-pollution-l-homme-contamine-documentaire-52-56606323.html

 

 

 

http://www.healingdaily.com/detoxification-diet/aspartame-poison.jpg
Les substituts du sucre à base d'aspartame causent des symptômes inquiétants allant de la perte de mémoire jusqu'à des tumeurs au cerveau. Mais en dépit de l'approbation par la FDA (Food & Drug Administration - organisme de certification et de contrôle des aliments et médicaments aux États-Unis) le plaçant au tableau des additifs alimentaires "sans danger", l'aspartame est l'une des substances les plus dangereuses jamais imposées à un public sans méfiance. Extrait du Nexus Magazine, Volume 2, 28 (Oct-Nov 95) et Volume 3, Lire aussi: […]
NB: La plupart des maladies graves sont provoquées par une série de co-facteurs (IN).
Depuis les craintes exprimées par Que Choisir sur la question en 2000, lorsque la directive Euratom était en cours de transposition (QC n° 371), on croyait pourtant le risque d'introduction de déchets nucléaires dans les produits grand public écarté. En 2002, en effet, le code de la santé publique a réaffirmé l'interdiction d'ajouter des substances radioactives ou des déchets provenant d'une activité nucléaire dans les aliments, biens de consommation et produits de construction. Mais l'arrêté de mai 2009 autorise des dérogations pouvant […]

 

 

.

Alimentation: Les emballages qui tuent (documentaire)

http://www.bloob.fr/wp-content/uploads/2009/06/courses-c2a9-edyta-pawlowska-fotoliacom-fotolia_584979_xs.jpg

A l'heure où les produits "longue conservation" sont de plus en plus prisés, les consommateurs ne soupçonnent pas l'existence de substances dangereuses dans les emballages hermétiques et dans les aliments avec lesquels ils sont en contact. C'est le cas du Bisphénol A, que l'on trouve dans les contenants en plastique rigide et qui peut provoquer des maladies cardiaques ou affaiblir le système immunitaire. Même risque avec les phtalates utilisés pour plastifier les matériaux servant au conditionnement. Agissant comme des hormones, ils peuvent entraîner […]

 

 

 

.

Du poison dans nos vêtements (documentaire Arte, 52')



Internationalnews Arte, 27 juillet 2010 Témoignages à l’appui, le documentaire (2010) lève le voile sur les produits dangereux présents dans les vêtements, accusés d’être à l’origine de multiples maladies. Il met en garde contre les produits importés de Chine et des pays limitrophes transportant parfois du diméthylfumarate, interdit en Europe. La toxicité sur nos vêtements existe, et ce malgré la loi de 2009 interdisant l'utilisation dans l'Union Européenne du diméthylfumarate, un fongicide qui peut provoquer des réactions cutanées allant jusqu'à la paralysie […]

 

 

Partager cet article
Repost0
20 septembre 2010 1 20 /09 /septembre /2010 05:12

 

Manque eau

 

L'eau : Bien commun de l'humanité, je me souviens d'un écrit de Riccardo Petrella dans lequel il cherchait la meilleure formulation pour ce qui nous appartient tous : l'Eau.

 La formule de Bien commun est restée semblant la plus significative pour définir l'un des patrimoines de l'homme, ce dont nous sommes tous propriétaires, locataires ou usagers, peu importe, l'eau étant à personne et à tous en même temps.

 Sans doute que la définition ne doit pas être bonne puisque S2C Global système Inc., société étasunienne vient de mettre en place un système de convoyage d'eau douce provenant d'un lac d'Alaska en direction de l'Inde. Pas une bagatelle, puisque le premier voyage par super tanker devrait être de 156 000m3. Ceci étant lié à de nouvelles infrastructures portuaires situées sur la côte ouest de l'Inde permettant d'alimenter et distribuer l'eau dans les régions proches ou pays demandeurs.

 De prime abord tout laisserait à penser qu'il s'agit d'une opération humanitaire, d'ailleurs la communication est suffisamment insidieuse pour le suggérer, que nenni, il s'agit bel et bien d'une opération commerciale, du vulgaire business, en somme.

 Donc, une société privée de San Antonio au Texas va pomper de l'eau des montagnes d'Alaska pour la vendre aux Irakiens puisque les installations portuaires destinées de la côte ouest de l'Inde pourront desservir les pays du Golfe. Déjà cette opération s'appelle du vol étant donné que ladite société commercialise quelque chose qui ne lui appartient pas. Alors pour se donner bonne conscience, un des arguments utilisés est que l'on facture surtout le conditionnement, le transport, les frais d'exploitation, du pompage qui se fait à Sitka en Alaska. Il n'empêche, et quoi qu'on dise, que l'on met sur le marché un produit à l'origine gratuit.

 La seconde constatation est qu'à l'époque où l'on parle de plus en plus de relocalisation on utilise un transport lointain et super polluant pour véhiculer de l'eau. Coûts importants, pollutions qui pourraient être évités en subventionnant des recherches en eau locale. Mais dans ce cas là on n'entre plus dans un système commercial, mais dans un service rendu aux populations, ce qui est en réalité le cadet des soucis des capitalistes.

 D'autant qu'on oublie aussi souvent que dans les pays développés un gaspillage monstre de l'eau se fait au jour le jour. Lave-vaisselles, W-C mal utilisés, baignoires, lavages répétés des véhicules, piscines personnelles, arrosages de pelouse, golfs, etc. la suite est longue sur laquelle nous avons à réfléchir. Il existe d'ailleurs une solution qui serait imparfaite dans la mesure où il n'y a pas de plafonnement  des revenus, mais qui néanmoins mériterait d'être essayer, c'est, à travers la reprise en main de la gestion de l'eau par la collectivité, aller vers la gratuité de la partie usage de l'eau (alimentations, ablutions) et surtaxer le mésusage comme l'arrosage des pelouses.

 Nous devons donc faire barrage à la marchandisation de l'eau, à l'hégémonie de la mondialisation capitaliste, c'est donc au moindre échelon que l'on doit gérer l'eau potable ainsi que les eaux résiduelles ou usées. La commune est le lieu idéal et l'avenir sera probablement dans des régies municipales qui remplaceront la SAUR, Véolia, la Lyonnaise des eaux et consorts. Lors des prochaines municipales c'est un combat à mener, que l'on peut aussi déjà commencer.

 Il a commencé d'ailleurs puisqu'en sud Vendée, Charente-Maritime et Deux-Sèvres des actions sont menées -entre autre contre les bassines* dont deux vont de nouveau être mis en chantier en sud Vendée. Il s'agit de deux réserves d'eau importantes avec bâches plastiques posées en milieu de plaine et remplies par l'eau du Marais Poitevin ou forages. Mais la perversion du système veut que soient une grande partie les subventions publiques qui permettent qu'elles existent, qui plus est, pour seulement les besoins d'une petite poignée d'agriculteurs (cinq pour une des futures fausses réserves) cultivant du maïs destiné à l'exportation. Avec, en plus, une aide à l'arrosage à travers la PAC, plus des tas de facilité, et ceci afin d'alimenter le port de la Rochelle -la Rochelle pouvant devenir essentiellement un port céréalier avec la baisse des importations de bois exotique- en céréales qui iront en Mauritanie (par exemple) dérégler le commerce local par des prix trop bas, ayant pour conséquence de l'immigration puisqu'il n'y à plus de travail sur place.

 La reprise en main de l'eau à l'échelon humain permettra aussi des coûts moins élevés et sans doute que les économies ainsi faites permettraient la recherche en eau locale et le traitement des eaux usés dans des pays moins évolués ; le tout, naturellement, avec une attention soutenue sur la consommation et l'économie de ce bien si précieux qui appartient à tous.

 


 Ref : http://www.s2cglobal.com

 Voir le film : « Pour quelques Grains d'or » de David Briffaud et fabien Mozzocco.

 


Auteur : Michel Mengneau - Source : Le ragondin furieux

 

http://www.dazibaoueb.fr/article.php?art=15947

Partager cet article
Repost0
19 septembre 2010 7 19 /09 /septembre /2010 02:40

 

 

276801.jpg

Je sais que ce blog n'est qu'une petite lumière dans les ténèbres qui nous enserrent chaque jour un peu plus.

 

C'est une Majorette roulant sur l'autoroute des médias.

 

Mais ça n'empêche pas de dire ce qu'il faut.

 

Il y a 9 ans, le 11 septembre 2001, a eu lieu la plus formidable manipulation des esprits depuis l'incendie du Reichstag.

 

Ce n'était plus les communistes, défaits 10 ans auparavant, qui étaient visés, mais tous les opposants à la marche forcée du Mondialisme anglo-saxon, de l'invasion totale et contraignante des multinationales à travers la planète.

 

Tous ces opposants seraient désormais regroupés sous l'appellation "Al Qaïda", création sémantique pour l'occasion et le larron.

 

Le but n'est pas un choc des civilisations, ni une guerre religieuse, le but est clairement l'instauration d'une dictature mondiale régie par la finance internationale.

 

Il est ainsi très facile de déduire qui se cache derrière les évènements du 11 septembre, dont la version officielle des faits ne convainc encore que les mononeuronaux et collabos frileux d'un système nazillant...

 

Hors, c'est encore une majorité de nos contemporains qui se réfugie derrière la haine raciale, confortés par les journalistes aux ordres, des présentateurs de télé fidèles à l'esprit de Goebbles.

 

Une masse rampante derrière les cloportes de la médiocrité intellectuelle.

 

Les maîtres peuvent donc perpétuer les massacres et les génocides dont ils se sont fait une spécialité historique. La masse donne son assentiment en payant ses impôts, en allant travailler, en se levant chaque matin.

Le leitmotiv commun est : " c'est comme ça, on y peut rien", et l'esprit de résistance devient une page de l'Histoire, un passéisme qui met d'office, celui qui le prône, au rang de débile mental.

 

Nous sommes donc arrivé dans un système entièrement collabo, de la base jusqu'au sommet. Tout le monde ment, se ment, vit dans le mensonge perpétuel. Chaque jour, des train à bestiaux partent, emplis d'illégaux, de parasites, de sauvages, et les SS veillent au bord des rails...

 

L'étoile jaune a disparue, la couleur de peau suffit, ou bien le statut social.

 

Des millions d'enfants sont tués, aspirés dans le ventre de leurs mères devenue stériles de l'esprit. D'autres sont enlevés, chassés et exécutés par des hommes si puissants qu'ils en deviennent inhumains.

 

Des bombes tombent toutes les heures sur les peuples résistants...

 

L'aiguille de temps fait tic...

 

Fait tac...

 

La main de Dieu approche.

 

En vérité, je vous le dis, elle sera violente, très violente.

 

Inversement proportionnelle à notre passivité.

 

http://changementclimatique.over-blog.com/article-ne-plus-tolerer-l-intolerance-56897931.html

 

Dictature mondiale avec des hommes comme celui, arrogant entre tous (je l'ai rencontré, c'est pire que tout ce que l'on peut imaginer), qui est à la tête du FMI, c'est à dire DSK, et ruse suprême, pour mieux nous berner, on lui fait porter une casquette de gauche ! Qui sera dupe ? Eva R-sistons

 

 

 

 

VIDEO : Cynthia McKinney et Niels Harrit, interviewés par

la Télé Libre en 2009, lors de l’événement Vers La Vérité à Paris

 

 

 

 

Enquête impartiale sur le 11/9 encore et toujours demandée

Neuf ans après l’une des plus grandes tragédies du 21e siècle naissant : rien, pas l’once d’un début d’intention d’ouverture d’enquête dans les hautes sphères de l’administration étatsunienne. Ben Laden et Al Qaïda sont toujours dans la ligne de mire… des grands medias seulement; car les crédules ne sont plus légion. La fable s’étiole sous les incohérences débusquées par les chercheurs de la Vérité sur le 11/9. Pourtant, ces neuf années d’assourdissant silence de la part des autorités évoqueraient presque "la Peur Rouge" instiguée par MacCarthy dans les années 50. Aujourd’hui, si nous n’en sommes pas là, les sceptiques sur les événements du 11/9 sont tout de même priés de circuler car il n’y a rien à dire, rien à voir, rien à chercher, rien à comprendre : la Commission d’enquête officielle a déjà statué. Quant à ceux qui persistent à demander l’ouverture d’une réelle enquête, il ne s’agirait que de doux dingues ou de conspirationnistes à éviter soigneusement. A quand une liste noire des "complotistes" ?

Petite consolation pour toutes les personnes déterminées à connaitre les  arcanes qui ont mené au jour fatidique du 11 Septembre : elles doivent se rappeler qu’en matière de droit pénal international, il faut user de patience et de persévérance : le procès des Khmer rouges a débuté en 2009, soit trente ans après la chute du régime en 1979. L’enquête judiciaire sur M. Papon, accusé de crimes contre l’humanité, a démarré en 1981, pour des actes commis 37 ans plus tôt.  En 2009, le Tribunal International d’Opinion siégeant à Paris a condamné les Etats-Unis pour avoir dispersé l’agent orange sur le territoire vietnamien durant plus de 10 ans jusqu’en 1971…  Ces procès ont eu lieu car les victimes n’ont rien lâché durant de longues années. N’oublions pas toutefois qu’en 2001, G.W. Bush a annulé la signature pourtant apposée par B. Clinton cinq mois plus tôt  au bas du Statut de Rome, désengageant ainsi les Etats-Unis de toute poursuite pouvant émaner de la Cour Pénale Internationale envers leurs ressortissants.*

En attendant le Jour "J", l’ouverture d’une enquête impartiale inlassablement réclamée par les Truthers, Veteranstoday.com publie un article de Linda S. Heard, spécialiste des affaires au Moyen-Orient. Faisant le point sur ces neuf années écoulées, relevant certaines incohérences dans la version officielle, l’auteur s’étonne à peine de voir les américains porter encore des lunettes roses par crainte de représailles ou de voir la vérité toute crue s’ils osaient sortir de l’illusion dans laquelle ils sont tacitement priés de rester plongés. Nous joignons à cet article la vidéo d’une interview de Cynthia McKinney et Niels Harris lors de leur venue à Paris en 2009. L’ex-congressiste américaine et le scientifique danois participent au Mouvement pour la Vérité. Chacun dans son domaine possède les compétences requises pour soulever  objectivement les incohérences figurant dans la version officielle.

  
http://profile.ak.fbcdn.net/profile-ak-snc1/object2/1766/49/n320075711659_7655.jpg

La vie en rose… sur fond noir

 


Linda Heard : les Etats-Unis devraient autoriser une enquête impartiale sur le 11/9

Les Américains enlèveront-ils leurs lunettes roses suffisamment longtemps pour exiger la vérité sur le 11/9 ? Rien de moins sûr !

Par Linda Heard via My Catbird Seat

paru sur veterans today, le 14 septembre 2010

 

Lire la suite sur ReOpen911

 

http://panier-de-crabes.over-blog.com/article-enquete-impartiale-sur-le-11-9-encore-et-toujours-demandee-57234565.html

Partager cet article
Repost0
19 septembre 2010 7 19 /09 /septembre /2010 02:07

 

Mérida Ciolos 20100601-124914.jpg
PAC : vers la fin des références historiques pour le calcul des aides

Elena Espinosa, ministre espagnole de l'Agriculture et
Diacian Ciolos, Commissaire européen à l'Agriculture.
  
  
"Injustifiées aujourd'hui". C'est en ces termes que le commissaire européen à l'Agriculture, Dacian Ciolos, qualifie le recours aux références historiques pour calculer la répartition des aides agricoles. Des propos tenus lors du sommet informel des ministres de l'Agriculture à Mérida, ce mardi 1er juin, dans le sud ouest de l'Espagne. Pour rappel ce pays détient la présidence européenne jusqu'au 30 juin prochain.
 
En 2010 encore, on se base sur les productions des trois années du début des années 2000, pour calculer les droits à prime unique (DPU) d'une exploitation. Même si aujourd'hui cette ferme n'a pas plus de vaches laitières ou de bovins, ces productions sont toujours comprises dans les DPU qu'elle perçoit dans le cadre de la PAC (Politique agricole commune).
 
 
 
Mérida Le Maire et Espinosa 20100601-093626.jpgBruno Le Maire, ministre français de l'Agriculture, en compagnie d'Elena Espinosa. 
  
Dix ans après donc, cela sonne comme un non sens pour bon nombre de politiques. "Nous sommes prêts à revoir les références historiques, c'est déjà une vraie ouverture" réplique Bruno Le Maire. Un geste notamment vis à vis de Varsovie qui réclame un rééquilibrage des aides en faveur des nouveaux entrants qui s'estiment moins bien traités. Et qui pourrait rallier le couple franco-allemand pour faire barrage au clan britannique, suédois et danois. 
 
Dans ces conditions reste à savoir, selon Bruno Le Maire, jusqu'où il faut aller et à quel rythme, deux points "essentiels" de la négociation.
 
La Commission européenne entend présenter courant novembre les grandes orientations de sa réforme, en vue d'une entrée en vigueur au premier janvier 2014. En attendant les agriculteurs espagnols ont profité de cette rencontre européenne pour manifester leur colère face à la baisse de leurs revenus (-12,9% en moyenne dans toute l'Europe en 2009).
 
Manif Mérida 20100601-121928.jpg
En marge du sommet européen les agriculteurs manifestent contre la baisse de leurs revenus
  
 
crédits photos Afp Cristina Quicler
http://blog.lefigaro.fr/agriculture/2010/06/pac-vers-la-fin-des-references.html
Partager cet article
Repost0
19 septembre 2010 7 19 /09 /septembre /2010 01:34

NS-et-lepen-j-copie-1.jpg

 

 

"Les Français n'en peuvent plus du sarkozysme. Une très large majorité, on le sent dans tous les contacts, veut se débarrasser de ce président qui donne une image indigne de la France", "brutalise" et "divise" alors qu'il devrait "rassurer et rassembler", a déclaré Pierre Moscovici lors d'un point-presse. Appelant le chef de l'État et son ministre de l'Intérieur Brice Hortefeux, pris dans un "engrenage" sécuritaire, à "se ressaisir", le député du Doubs a critiqué une "dérive volontaire" et un "électoralisme assez foireux" qui ne "marchera pas".

DSK à la rescousse ?

"Je n'ai pas honte de mon pays mais je dis que Nicolas Sarkozy est honteux, je dis que ce pouvoir est honteux, je dis que ce pouvoir fait honte", a dit le député du Doubs, en déplacement ce week-end en Aquitaine, jugeant que la France avait vécu "un été de la honte, un été de la stigmatisation".

"Fragilisé" par les élections régionales et une réforme des retraites "injuste et impopulaire", "ébranlé par les affaires", Sarkozy a "organisé une diversion gigantesque", "faisant comme si c'était tous ceux qui étaient étrangers ou d'origine étrangère qui étaient les responsables de l'insécurité".

Dès avant le clash de cette semaine sur les Roms à Bruxelles, "la France s'est retrouvée au ban des nations", a estimé l'ancien ministre des Affaires européennes de Lionel Jospin, évoquant les attaques de la presse étrangère et les remontrances de l'ONU et du Vatican. Proche de Dominique Strauss-Kahn, Pierre Moscovici a encore estimé que l'actuel directeur général du FMI était "l'anti-Sarkozy": "C'est le président qui peut rassurer, qui peut rassembler" et qui "par sa stature, peut tirer la France de l'ornière."


Retrouvez cet article sur LePoint.fr

 

http://fr.news.yahoo.com/73/20100918/tpl-moscovici-nicolas-sarkozy-donne-une-1198b37.html

 

Eva : DSK est pire encore ! Le Président du FMI, austérité pour tous, est comme Sarkozy, l'hypocrisie en plus:  Car il se prétend de gauche !

 

 

La presse étrangère et Sarkozy

 

 

Roms : la presse européenne condamne le "petit enfant" Sarkozy.

Pour 71 % des Français, l'image de la France se dégrade

inv
La presse européenne se montrait vendredi 17 septembre sévère à l'égard du "président" français Nicolas Sarkozy, les journaux allemands notamment s'inquiétant des retombées sur "l'unité européenne" de la tempête politique déclenchée par la polémique sur l'évacuation de camps de Roms en France.


"Populiste", selon le Financial Times Deutschland


Pour le Financial Times Deutschland, le coup d'éclat de Nicolas Sarkozy jeudi au Conseil européen où il a défendu bec et ongles sa politique d'expulsion des Roms provoque une escalade de la crise au niveau européen.


Nicolas Sarkozy s'est comporté au sommet "comme en petit enfant, pris en faute de mensonge, et qui s'entête à insister qu'il dit la vérité", selon le journal pour qui son comportement rappelle le dicton "l'Etat c'est moi".


Mais, ajoute le journal, sa sortie force l'UE à prendre la discussion sur les Roms au sérieux et à réfléchir à la façon dont elle doit réagir vis-à-vis "d'un populiste qui ne se préoccupe pas du droit européen".


"L'UE a le droit de s'immiscer dans ce débat" et les "autres dirigeants européens devraient soutenir la Commission en ce sens", estime le quotidien.


"Isolé", selon le Tagesspiegel


Pour le Süddeutsche Zeitung, "la Commission européenne doit réagir vis-à-vis du gouvernement français lorsque les Roms sont utilisés comme des boucs-émissaires".


Mais, ajoute ce journal, l'UE ne doit pas non plus "faire enrager Sarkozy" car elle "ne doit pas se fourvoyer dans des combats venimeux touchant aux susceptibilités nationales" alors qu'elle doit s'affirmer face aux autres super-puissances du monde.


Avis partagé par le Tagesspiegel pour qui "Sarkozy semble bien isolé".


"La méthode Sarkozy"


Quant au conservateur Frankfurter Allgemeine Zeitung, il estime que "la crise des Roms est, et ce n'est pas le moindre, une leçon (inachevée) sur la faiblesse de la "méthode Sarkozy"", et que le président français cherche à "regagner des forces grâce aux électeurs d'extrême-droite".


La Repubblica (gauche), dans un éditorial intitulé "la marche arrière de l'histoire", affirme que "ce sont des heures sombres celles dans lesquelles les classes dirigeantes se retrouvent victimes des décisions irrationnelles qu'elles ont prises pour contrôler le mécontentement populaire".


"C'est une ironie de l'histoire que le protagoniste de cette marche arrière soit un président français originaire de Hongrie, c'est-à-dire d'une nation aujourd'hui encore affligée de pulsions xénophobes envers une minorité déjà victime de persécutions atroces sur son territoire", ajoute l'éditorialiste.


En Espagne, le clash de jeudi fait la Une de tous les quotidiens.


"La France s'est à juste titre retrouvée dans les cordes en raison d'une politique qui va à l'encontre des principes européens de la liberté de mouvement et contre les discriminations raciales", estime El Pais.


Pour El Mundo, "l'UE a vécu une de ses journées les plus tendues, mais la question simple à laquelle Bruxelles devra répondre est la France a-t-elle violé la loi communautaire sur la libre circulation. Et si oui, appliquer la sanction hors de toute pression politique".
________________

Pour 71 % des Français, l'image de la France se dégrade


Plus des deux tiers des Français (71 %) jugent que l'image de leur pays à l'étranger s'est dégradée au cours des dernières semaines, et seuls 2 % estimant le contraire, selon un sondage Ifop à paraître dans Sud Ouest Dimanche.


Les personnes interrogées devaient répondre à la question suivante: "Au cours des dernières semaines, diriez-vous que l'image de la France à l'étranger s'est améliorée, s'est dégradée ou n'a pas changé ?" Si 27 % jugent que l'image de leur pays "n'a pas changé", seuls 2% des répondants estiment que la représentation de la France à l'extérieur s'est améliorée, note l'Ifop.


Le sentiment général de dégradation "se vérifie pleinement auprès de l'ensemble des catégories de population interrogées", analyse l'institut, qui souligne qu'il est toutefois "sensiblement plus intense auprès des sympathisants de gauche (78 %) que parmi ceux de la droite (61 %)".
 
Sarko56.jpg
http://laplote.blogs.courrierinternational.com/
inv
Notes :

 

La haine anti-Sarkozy
Par Alain Duhamel (toujours très drôle le faux cul)


Nicolas Sarkozy n’est certes pas le premier président de la Ve République à être violemment attaqué. Le général de Gaulle a fait l’objet de plusieurs tentatives d’assassinat. Valéry Giscard d’Estaing a terminé son septennat sous les feux croisés d’une presse déchaînée et d’une opposition virulente. François Mitterrand a été agressé, calomnié (où est l’immense fortune qu’on lui attribuait sans l’ombre d’un indice ?). Jacques Chirac n’a pas été ménagé lors des «affaires» sulfureuses qui se sont succédé sous son double mandat.


Avec Nicolas Sarkozy, il s’agit cependant d’autre chose : le chef de l’Etat cristallise contre lui une véritable haine personnelle qui submerge Internet, inonde la presse quasi tout entière, s’épanouit dans les débats à la radio et à la télévision, inspire livre après livre, imprègne ses adversaires transformés en ennemis inexpiables, émerge largement dans les sondages où les pourcentages de ceux qui lui sont farouchement hostiles battent tous les records. Nicolas Sarkozy est devenu l’homme le plus détesté de France, le président le plus honni de la Ve République.


La question qui se pose est évidemment de savoir quels sont les facteurs qui ont déclenché cet ostracisme spécifique. Ils n’ont pas existé de toute éternité, puisqu’il fut un temps, encore proche - trois années - durant lequel Nicolas Sarkozy fut très populaire dans l’opinion et adulé par une grande partie de la presse et des médias. Quand il était ministre de l’Intérieur ou de l’Economie, de 2004 à 2007, le futur président était même l’homme à la mode. Télévisions et radios s’arrachaient cet invité qui faisait l’événement et drainait des audiences records. Ses conférences de presse tournaient aux shows hollywoodiens.


Durant la campagne présidentielle, si Ségolène Royal bénéficia de nombreux appuis, lui-même ne manqua pas de soutiens, c’est une litote. Lorsqu’il fut élu, il y eut même entre la presse et lui une lune de miel surréaliste. Les hebdomadaires de toutes sensibilités multipliaient les couvertures triomphales qui se vendaient comme des petits pains. Le nouveau président était l’intime des principaux propriétaires ou des dirigeants des médias, le familier de dizaines de journalistes qui n’avaient jamais rêvé un accès aussi facile et des relations aussi familières avec un président de l’altière Ve République. Trois ans plus tard, le même chef de l’Etat se trouve dans la ligne de mire générale, métamorphosé en cible obsessionnelle. L’adulation a tourné à l’exécration.


Il porte naturellement lui-même une grande part des responsabilités de cette mutation d’une brutalité sans précédent. Il a voulu l’extrême présidentialisation, il a tenu à tout incarner, à tout assumer. Il en paie le prix. On s’étonne souvent que François Fillon soit plus populaire que lui. C’est l’inverse qui serait étrange, puisque Nicolas Sarkozy revendique et porte toutes les décisions significatives. Or, devant une crise dont on a sous-estimé la violence, les risques et la part personnelle qu’il a pris dans son traitement, il a personnifié un chapelet sans fin de mauvaises nouvelles : il est le messager en deuil, symboliquement exécuté pour avoir annoncé des sacrifices quand il promettait monts et merveilles.


Bien entendu, ce n’est pas le seul motif de l’acharnement qu’il suscite. Nombre des réformes qu’il a imposées, judicieuses ou pas, lui ont aliéné des catégories entières de la population. Plusieurs de ses choix politiques - en matière sécuritaire, tout particulièrement - ont soulevé l’indignation de ses opposants et parfois de ses alliés. En rapprochant l’immigration de la délinquance, il a choqué neuf intellectuels sur dix. Et puis, son goût de la transgression, voire de la provocation a dérangé, parfois exaspéré : sa façon de s’exprimer quelquefois comme s’il jouait dans une cour de récréation a rompu avec tous les codes de la Ve République ; l’exhibition de sa vie privée tumultueuse a déplu, même à ceux qui en pistent les moindres détails ; sa brutalité, ses maladresses inédites avec les journalistes, voire avec leurs directeurs, n’a rien arrangé.


Chez ce virtuose de la communication, la forme a irrésistiblement éclipsé et défiguré le fond. L’un des handicaps de Nicolas Sarkozy est que ses dérapages, ses dérives ont lieu sous le feu permanent des projecteurs, alors que ses bons choix ou ses initiatives positives - s'il y en a - passent inaperçus. En hystérisant la vie politique, en clivant toujours davantage la société, en déchaînant la foudre et les orages, il s’ampute lui-même du prestige présidentiel. L’hyperprésident se déprésidentialise, contradiction burlesque. Du coup, il souligne ses erreurs et il escamote ses succès au détriment de son image, de son pouvoir et de son rôle. Même si les médias, la presse et ses adversaires ne sont pas eux-mêmes en retard ni d’une croisade, ni d’une attaque ad hominem.

 

 

http://www.toutsaufsarkozy.com/cc/article02/EkluZVAZAygFJvkREd.shtml

 

 

gouvt-sarkozy-NS-slt.jpg

 

 

 
  Sergeant Pepper*
17/09/10 :: 16:59
 
 
inv
« Le ton qu’elle a pris sur le thème, ça suffit, ma patience a des limites. Ça n’est pas comme cela que l’on s’adresse à un grand État. »


Ces propos sont de Pierre Lellouche, secrétaire d’état chargé des affaires européennes, et Usraélien de choc, un type dont vous ne serez pas surpris d’apprendre qu’il est aussi douteux que le laisse entendre son patronyme. De toute façon, s’il était clair et fréquentable, il n’appartiendrait pas au régime sarkozyste, il ne serait pas devenu une tête de neuilliste mais aurait cherché un vrai boulot pour nourrir sa famille.


« Elle », c’est Vivianne Reding, la commissaire européenne à la justice et aux droits de l’homme. Une position bien payée certes mais qui, reconnaissons-le, n’a également rien à voir avec un vrai boulot. La Vivianne en question a déclaré, à propos de la manière dont sont traités les Roms, que c’était là « une situation que j’espérais que l’Europe n’aurait pas à vivre à nouveau après la Deuxième Guerre mondiale ».


Quant au « grand état » que mentionne bruyamment Pierrot, je n’ai pas la moindre idée de son identité mais il me semble peu probable qu’il s’agisse de la France. L’adjectif épithète « grand » ne va pas du tout dans ce sens. Quoi qu’il en soit, et aussi dément que cela puisse paraitre, nous allons tout de même partir du principe que notre Pierre national faisait, par « grand état », référence à l’ex-Gaule.


Et là, force nous est de constater que la Luxembourgeoise, qu’elle soit sympa ou bête à bouffer de la paille, a raison. Depuis la deuxième guerre mondiale, aucun état européen ne s’en était pris à une ethnie précise, hormis l’Italie de l’infréquentable Berlusconi, aucun pays n’avait poussé la méchanceté assez loin pour mentionner explicitement une communauté dans ses circulaires aux préfets. Surtout une communauté qui n’a absolument rien à voir avec les deux incidents qui, cet été, ont mis le feu aux poudres : les émeutes de Grenoble et les saccages de Saint Aignan.


Les Roms ont été ciblés car ils constituent une proie facile. Ils n’ont aucune influence, aucun ami, aucun lobby pour les défendre. Personne ne veut d’eux, nulle part. Dans les pays dont ils sont originaires, Roumanie, Bulgarie et Hongrie, ils sont surnuméraires. Et, partout ailleurs, ils sont ce qui s’apparente le plus à des individus de seconde zone. Les Roms ont été ciblés car, en France, ils ne sont que 10 ou 15 000, ne sont soutenus par aucune puissance, n’ont rien à vendre et pas de sous pour acheter. A l’inverse, même si leur communauté devait subitement poser les pires problèmes, les Chinois de France, par exemple, sont à l’abri de tous les cris gutturaux de nos néo-pétainistes de service.


La chasse aux Roms, tout le monde en est bien conscient, les responsables de la chasse en premier lieu, n’est ni plus ni moins qu’une opération de relations publiques destinée à l’électorat français et, surtout, à cette part de l’électorat qui pense plus avec ses tripes qu’avec son intellect, à ce pourcentage dont les bas instincts sont ce qui se rapprochent le plus de la réflexion et de l’intelligence. Une opération de relations publiques, qui plus est, totalement inutile et qui le restera tant que nous n’aurons pas aboli la liberté de circulation des citoyens européens ou, tout au moins, la libre circulation des Roms.


La chasse aux Roms est un cache-misère. Tout le monde le sait. Je le sais, vous le savez, Woerth et son amie Bettencourt le savent aussi. Sarkozy est au plus bas et ses ministres, les presque honnêtes comme les carrément pourris, sont dans le trou, bien au fond, là où le sol est sacrément boueux et malodorant. Ils ont voulu le pouvoir, l’ont appelé de toutes leurs forces pour découvrir que, finalement, ils n’étaient pas à la hauteur de la tâche. Dans le monde réel, il y a belle lurette qu’ils auraient été lourdés Sans indemnités. Ils ont vraiment de la chance d’habiter dans la stratosphère, loin de la logique et du bon sens. Tout ce que ces types touchent, hormis leurs gras salaires, se transforment inévitablement en merde. Donnez-leur un ciel bleu, ils se dépêcheront de le peindre en gris foncé et de vous le faire tomber sur la tête.


La Luxembourgeoise a raison. On peut regretter qu’elle ne soit pas plutôt une Luxemprolétaire mais elle a tout de même mille fois raison et ses propos ne sont pas de l’ingérence. La France fait partie de l’Europe. Elle en est même un des états fondateurs. Elle en a signé les conventions. Elle en approuve les décisions, dont celle qui a consisté à faire de 2010, une année de lutte contre la pauvreté et l’exclusion sociale et celle qui prévoit que la décennie actuelle est consacrée à l’intégration sociale des Roms, et se doit donc de rester fidèle aux principes qu’elle s’est imposée et qu’elle impose à ses voisins.


La Luxembourgeoise a raison car la France, le pays qui se veut l’inventeur, le féroce gardien des droits de l’homme et du citoyen et qui ne cesse de hurler sa grandeur et son humanité aux quatre points cardinaux, devrait être la dernière à jouer au flipper avec la vie de petites gens.


La Luxembourgeoise a raison car la France a menti à la commission européenne en prétendant respecter la loi et ne pas s’en prendre à un groupe ethnique. L’immonde circulaire du ministre franchouillard des entrailles et des tréfonds franchouillards est la preuve incontestable de ce mensonge minable. Quand on se retrouve cul nu, mein herr, il ne faut pas s’étonner si des gens remarquent la noirceur de votre anus.


Contrairement à ce que raconte aujourd’hui nos Besson, nos Herr Hortefeux ou bien Sarkozy, leur maître à tous, les propos de Madame Reding ne sont pas un « dérapage » et encore moins des « amalgames ». Les pneus lisses, c’est sur la voiture France qu’ils sont montés tandis que les amalgames, c’est ce gouvernement qui ne cesse de nous les servir encore et encore depuis qu’il a fini de manger son pain blanc et que, face aux difficultés économiques, il ressemble de plus en plus à une poule qui a trouvé un couteau.


Au final, la seule erreur de Madame Reding, ce sont les excuses qu’elle vient de présenter à notre cher pays. Faut-il qu’elle soit bête pour demander pardon à la poubelle qu’elle vient de heurter.
____________
*
http://www.sergeantpepper.net/
.

Automne difficile pour Nicolas Sarkozy


 
Andreï Fediachine
 
Vendredi 17 Septembre 2010

 
Automne difficile pour Nicolas Sarkozy
.
Il aura été prévenu : les actions contre les Roms n'ont jamais rien apporté de bon. La chasse du président français Nicolas Sarkozy engagée au milieu de l’été contre les Roms pourrait conduire à des sanctions de l'Union Européenne, à des exigences de corriger la législation nationale, voire même à la convocation par la Cour européenne. En été et en automne, les vagues de déportation de près d'un millier de Roms en Roumaine et Bulgarie, et la suppression de près de 300 campements se retournent contre l'Élysée à travers une menace réelle de poursuites judiciaires, le mécontentement non dissimulé et l'irritation de la Commission européenne de l'UE et les échanges hargneux entre les autorités françaises et les responsables siégeant à Bruxelles. Tout cela à la veille du sommet de la politique extérieure de l'UE à Bruxelles le 16 septembre.
Mais ce n'est pas tout. Sarkozy est également attendu par des problèmes juridiques en France. Et ils sont bien plus graves. Ils pourraient lui coûter son second mandat aux élections de 2012.
Le Monde, le premier journal libéral du pays, a déposé une plainte contre l'administration auprès du parquet. Le journal, fondé, d’ailleurs sur l’ordre de Charles de Gaulle, accuse l'administration (en fait, Sarkozy personnellement) de “ chasse aux sorcières “, de harcèlement et d'intimidation des sources d'information, d'espionnage des journalistes et de violation des lois républicaines pour la protection des sources journalistiques d'information.
Le public russe semble être au courant de “ la campagne contre les Roms “ du président. Mais d'autres choses devront être révélées quant à l'affaire Le Monde contre Sarkozy. Cela pourrait conduire à des conséquences bien plus graves pour Sarkozy que toute “ la saga rom “. Le journal n'a pas l'intention de se désister et, pas plus tard que le 14 septembre, a rendu publics des matériaux compromettants concernant “ le petit Bonaparte “.
Il est question de l'affaire qui a éclaté en juillet, concernant l'héritière de l'empire cosmétique L'Oréal, Liliane Bettencourt. En été, Le Monde a publié des informations sur le fait qu'en 2007, l'entourage de Sarkozy avait réussi à soutirer à cette vieille femme sénile âgée de 87 ans une grande somme d'argent pour financer la campagne électorale du “ chef “ (Sarkozy a été élu en mai 2007). Il s'est avéré qu'auparavant, tandis que Sarkozy était encore ministre de l'Intérieur, il recevait également de L'Oréal des “ dons personnels “.
Ces révélations peu flatteuses ont fait surface en raison de la compassion du majordome de Liliane, qui avait enregistré les conversations de la maîtresse avec “ les solliciteurs “, y compris avec Sarkozy, et a transmis les enregistrements à sa fille. La vieille femme “ s'était faite avoir “ de plus d'un milliard de dollars(!). On ne plaisante pas avec une telle somme d'argent, et sa fille, indignée, a transmis tous les enregistrements à la police, qui les a envoyés au ministère de la Justice, d'où ils ont “ effectué une fuite “ au Monde. Le palais de l'Élysée (et apparemment Sarkozy personnellement) était si furieux que toutes les forces de la Direction Centrale du Renseignement Intérieur (DCRI) ont été lancées à la recherche de “ la taupe “. David Senat, le fonctionnaire responsable, dans les meilleures traditions de “ la bonne vieille France “, n'a pas été démis de ses fonctions mais a été “ muté sur un autre poste “ en Guyane française. Après Paris, si ce n'est pas l'enfer, cela y ressemble fortement. Il s'est avéré également que personne n'avait donné l'autorisation de mettre sur écoute l'exilé guyanien. Or c'est une violation directe de la loi pour la protection des sources journalistiques, datant de plus de cent ans et qui a été renforcée pas plus tard qu'en janvier 2010.
En France, on compare déjà ce scandale au Watergate américain de 1971-1972 (la pose de micros dans les locaux du Parti démocrate sur l’ordre du président Nixon) et certains l'appellent Sarkogate, Le Mondegate ou encore L'Oréalgate.
Maintenant l'opposition est convaincue que l'expulsion des Roms n’a été trouvée par Sarkozy que pour détourner l'attention des Français des affaires Bettencourt ou Le Monde, au choix. La proximité de “ l'explosion “ de l'affaire des mises sur écoute illégales avec celle de l'action contre les Roms est plus que suspecte : la première mi-juillet et la seconde vers la fin du mois.
Et les deux retentissent maintenant. Et comment.
La chef de l'opposition, la présidente du parti socialiste, Martine Aubry, a déclaré que l'administration de Sarkozy avait fait “ du mensonge le principe dominant de l'État “. Ce n'est pas plaisant à entendre mais l'opposition est capable de bien pire. Ce n'est pas l'opposition pour rien.
Pire encore, ce sont les commissaires de l'UE qui se permettent désormais les attaques contre la France. Viviane Reding, la commissaire européenne à la Justice, aux droits fondamentaux et à la citoyenneté, a déclaré le 14 septembre qu’elle ne laisserait pas passer l'affaire des Roms, que c'était “ une honte “ pour toute l'Union Européenne, que la France transgressait “ les principes fondamentaux “ et les valeurs fondamentales de l'UE, qu’il n’y aurait d’exception pour personne au sein de l’UE, et que les ministres français avaient menti à Bruxelles quant à l'absence de discrimination ethnique. Elle a déclaré qu’en deux semaines elle ferait prendre une décision concernant “ l’affaire de la France “ par l’UE et qu’elle ne laisserait pas bafouer les lois (les traités sur l’UE) qu’elle et l’UE protègent.
Mais en Union Européenne, on n'emploie pas ce langage et ces expressions en s'adressant à la deuxième puissance (avec l'Allemagne) de l'UE. Et entendre une telle réflexion de la part d'une Luxembourgeoise pour un Français reviendrait pour un lycéen à recevoir une gifle d'un collégien. Pierre Lelouche, le ministre français des Affaires Européennes, en réponse à cette hystérie antifrançaise, a déclaré que l'UE (et à plus forte raison Mme Reding) n'avait rien à voir avec les protecteurs des traités. C'est ‘’ le peuple français ‘’, représenté par le parlement, qui les a approuvés.
En fait, tout cela montre que la réputation de Sarkozy en UE n'est plus ce qu'elle était il y a à peine deux ans. Et il en est lui-même responsable. Il a voulu détourner l'attention de la France par les Roms pour étouffer un scandale, mais, en retour, en a reçu deux à la fois. Et si les Français avaient pu ignorer “ l’attaque européenne “, en disant que ce n'est que de la politique, c'est la Bruxelles mal aimée etc. Or, l'affaire de mise sur écoute illégale et des pots de vins s'élevant à des millions d'euros relève du domaine pénal et de la corruption morale et politique.
Selon le dernier sondage d'opinion publique du journal Le Parisien, si les élections avaient lieu demain, seulement 25% voteraient pour Sarkozy. 65% des électeurs voteraient pour le candidat socialiste Dominique Strauss Kahn.
L'automne sera difficile pour Sarkozy.
Ce texte n'engage que la responsabilité de l'auteur

Vendredi 17 Septembre 2010

http://fr.rian.ru/ http://fr.rian.ru/

http://www.alterinfo.net/Automne-difficile-pour-Nicolas-Sarkozy_a49943.html

Partager cet article
Repost0
17 septembre 2010 5 17 /09 /septembre /2010 07:21

City

wikipedia

 

15 septembre 2010 (Nouvelle Solidarité) – La menace existentielle posée par la politique de renflouement dans l’Union européenne est ouvertement remise en cause en Irlande. En réponse à la rumeur selon laquelle l’Anglo Irish Bank aurait besoin de 25 milliards de dollars de plus, Finton O’Toole, du Irish Times, écrivait dans l’édition du 7 septembre : « Le choix est désormais brutal : allons-nous continuer à être de bons Européens, au prix de la destruction de notre propre société, ou allons-nous devenir de ’mauvais Européens’, perdant la confiance de nos partenaires européens, mais en nous sauvant ? On en arrive à un point de crise existentielle où même le plus docile des pays doit donner la priorité à ses intérêts nationaux vitaux. Nous sommes arrivés à ce point. »


Il faut savoir que le fameux « miracle économique irlandais » reposait sur le dessein de faire de Dublin le centre bancaire offshore pour les banques et hedge funds de la City de Londres. Suite au krach, ce miracle a montré son véritable visage de fléau. 46 milliards d’euros des contribuables irlandais ont déjà été déversés dans des banques insolvables, mais il y a pire encore : en 2008, le gouvernement s’est engagé à garantir l’ensemble des dépôts et passifs du système bancaire, à hauteur de 440 milliards d’euros. Un sauvetage des intérêts de la City et du système euro au prix d’une austérité sauvage : près d’un milliard de coupes dans les programme sociaux, baisse de 10 à 20% des salaires de la fonction publique, impôt spéciaux sur tous les salaires, gel des investissement, etc. dans un pays que l’on a forcé à adopter le Traité de Lisbonne à grand renfort de promesses.

Selon différents articles, le plan de sauvetage irlandais s’appuyait sur les conseils de David McWilliams, un ancien directeur de UBS AG.. Officiellement d’appartenance suisse, UBS est néanmoins en train de construire ce qui sera le plus grand immeuble de la City de Londres, afin d’y installer ses bureaux londoniens. Si l’on peut se réjouir du fait que l’Office of the Director of Corporate Enforcement et le Garda Fraud Bureau, qui enquêtent sur d’éventuelles fraudes criminelles dans l’affaire de l’Anglo Irish Bank, aient étendu leur enquête au Royaume-Uni, pour y interroger un conseiller financier, les sommes en question sont dérisoires par rapport aux milliards que les banques et fonds de placement restés anonymes de la City ont prêtés aux banques irlandaises, et que les contribuables sont invités à rembourser.

La dette extérieure totale de l’Irlande, pays de 6 millions d’habitants, s’élève à 843,8 milliards de dollars. Sur ce, la dette publique n’en représente que 29,7 milliards, alors que les banques privées irlandaises y sont pour 168,6 milliards et les entreprises privées non bancaires pour la somme astronomique de 421,7 milliards. Le reste, 222,7 milliards, s’inscrit dans la rubrique « autres expositions », à savoir la valeur de marché des produits dérivés, obligations sur crédit et garanties.

Sans l’austérité, c’est cette pyramide financière anglo-européenne qui s’effondrerait.

 

 

Vue aérienne de la Cité wikipedia
http://www.solidariteetprogres.org/article6984.html
Partager cet article
Repost0
16 septembre 2010 4 16 /09 /septembre /2010 18:43

 

UE-dictature.jpg

 

 

L’UE veut se rapprocher de l’OTAN
 
The Irish Times,
 

"Les dirigeants européens vont demander des liens plus étroits avec l’OTAN", révèle l’Irish Times.

Un document préparatoire au Conseil européen du 16 septembre "présente les relations avec l’OTAN comme une manière d’exploiter davantage les liens de l’Europe avec Washington", en particulier dans les domaines économique et stratégique, explique le quotidien de Dublin.

C’est la chef de la diplomatie européenne, Catherine Ashton, qui sera chargée de mettre en oeuvre la recommandation des 27 Etats membres. Un sujet sensible pour l’Irlande, qui a réaffirmé sa neutralité lors du second référendum sur le traité de Lisbonne

 

 

 

 

http://canempechepasnicolas.over-blog.com/article-l-union-europeenne-renforce-ses-liens-avec-washington-dans-l-otan-57152514.html

 

 

Partager cet article
Repost0

Présentation

  • : Le blog d' Eva, R-sistons à la crise
  • : Tout sur la crise financière, économique, sanitaire, sociale, morale etc. Infos et analyses d'actualité. Et conseils, tuyaux, pour s'adapter à la crise, éventuellement au chaos, et même survivre en cas de guerre le cas échéant. Et des pistes, des alternatives au Système, pas forcément utopiques. A défaut de le changer ! Un blog d'utilité publique.
  • Contact

Recherche