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16 septembre 2010 4 16 /09 /septembre /2010 02:45

 

 

Une vidéo qui fait état d'une pathologie mentale peu connue non recensée par l'OMS : le syndrome du larbin

 

 

 

 

 

Le syndrome du larbin
envoyé par juliendusud. - Regardez plus de courts métrages.

 



Auteur : Julien Arlandis - Source : http://www.dailymotion.com/video/xeslab_le-syndrom...

 

http://www.dazibaoueb.fr/article.php?art=15802

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15 septembre 2010 3 15 /09 /septembre /2010 02:59

Peut-on encore sauver la France ?

Peut-on encore sauver la France ?


La France est très malade : crise économique, offensive  pour l’instant réussie contre un acquis social qui semblait intouchable il y a encore quelques années (l’âge de départ à la retraite), déficit qui peut demain nous faire connaitre le même traitement de choc que M. Strauss-Kahn et le FMI ont imposé à la Grèce (appauvrissement forcé de la population pour sauver les banquiers), chômage, bas salaires, etc. Tout cela se déroule dans d’un climat soigneusement entretenu de xénophobie, islamophobie, et lois sécuritaires qui nous conduisent petit à petit à une sécurité sans loi !  Que peut alors faire une gauche reliée par mille liens au système ?  Qui peut croire que M. Strauss-Kahn, l’homme de la grande banque internationale, qui se demande chaque matin ce qu’il peut faire pour Israël (selon ses propres dires), fera quelque chose pour le chômeur français, le petit retraité, le salarié ou le paysan ?  Aucune alternative crédible ne semble se dessiner à l’horizon…

Cette crise française s’inscrit dans un cadre mondial, c’est la crise de tout un système. C’est le système impérialiste dont la puissance vient pour une très large part du colonialisme et du pillage systématique des richesses et de la main d’œuvre des populations d’Afrique, du monde arabe, de l’Asie et de l’Amérique latine. Ce pillage a permis la construction d’empires industriels et financiers qui, aujourd’hui, défendent âprement leur suprématie face aux pays émergents et aux nations qui se sont réveillées et savent désormais faire entendre leur voix. Mais ce pillage gigantesque avait aussi un autre effet : ses surprofits permettaient de distribuer quelques miettes aux pauvres d’Europe et des Etats-Unis, les rendant plus ou moins solidaires de tout le système. Moyennant quelques miettes de pop-corn, on payait la paix sociale aux dépens des populations opprimées du reste du monde, que l’Européen ne voyait pas par éducation reçue, ou ne voulait pas voir par mauvaise conscience ou intérêt égoïste.

Aujourd’hui, le système a et aura de mois en moins de miettes à distribuer. Il est même obligé de « tailler dans la bête » dans ses propres pays. La destruction de tout le système social en France a déjà commencé depuis longtemps. Fini le plein emploi : à sa place le chômage chronique entrecoupé de petits boulots sous-payés. Et finie également la perspective de carrière : à sa place la précarité, la destruction continuelle de la fonction publique (encore un peu préservée) et les privatisations. Quant aux retraites, la durée de cotisation continuera à s’allonger. Les fonds de pension (qu’un coup de bourse organisé peut balayer, comme ce fut déjà le cas aux États-Unis) vont petit à petit se substituer au système actuel. Voilà l’avenir, déjà là pour ceux qui savent voir…  D’ailleurs, qui en France pense que demain sera meilleur qu’aujourd’hui ?

Une crise mondiale d’une telle ampleur est nécessairement porteuse de guerre. Ce risque est aggravé quand on sait qu’une idéologie de domination – le sionisme et son appendice en Palestine – domine tous les gouvernements européens, en particulier le gouvernement français. Qui donc pousse à la guerre, y compris nucléaire, contre l’Iran ?  Qui poursuit une politique permanente d’agression en toute impunité ?  Pourquoi les puissances financières soutiennent-elles systématiquement Israël et sa politique ?  Voilà des questions qui nous concernent tous, parce qu’une nouvelle guerre au Proche-Orient ou contre l’Iran déborderait immédiatement le cadre régional et aurait des conséquences incalculables, notamment en France. Il est étrange que tous ces dangers bien réels qui nous menacent ne soient jamais évoqués par les politiques, tant de droite que de gauche. Qui les fait taire ?  Sont-ils complices ou aveugles ?
 
Comme souvent, en ces périodes de crise, une certaine diplomatie prend le pas sur la diplomatie officielle. On a alors un double langage. Ainsi récemment, le gouvernement français a demandé à rencontrer des dirigeants du Hezbollah, que Tel-Aviv et Paris qualifient de « terroristes » !  Que cache cette demande ?  L’avenir nous dira le rôle que Nicolas Sarkozy veut jouer au Liban, mais nous connaissons tous l’expérience acquise par le Hezbollah et le peuple libanais pour déjouer toute manœuvre !  Nous sommes clairement dans la période de tous les dangers. Il règne un curieux climat d’avant-guerre avec tous ses ingrédients : crise économique, xénophobie, surarmement…

Il faut que les Français le comprennent et en tirent toutes les conséquences, afin de rendre à notre pays son indépendance, confisquée par le lobby sioniste. Le Parti Anti Sioniste a justement été créé pour dénoncer ce lobby et mettre fin à son pouvoir. C’est l’affaire de tous les citoyens qui cherchent à éviter le pire. Pour notre part, nous continuerons à expliquer inlassablement les périls qui nous guettent. Le pire n’est jamais certain si le peuple a le sursaut de reprendre en main sa destinée. Le temps presse !


Yahia Gouasmi,

 

http://www.partiantisioniste.com/communications/peut-on-encore-sauver-la-france-0501.html

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14 septembre 2010 2 14 /09 /septembre /2010 01:02
Pour Fidel Castro, «Sarkozy devient fou» ...

 

 

L'ancien président cubain Fidel Castro affirme dans un article publié lundi que les expulsions de Roms de France montrent que le président français Nicolas Sarkozy est en train de devenir «fou», et s'inquiète de sa puissance nucléaire.

 

«Supposons que Sarkozy devienne soudain fou, comme il semble que cela est en train de se passer. Que ferait dans ce cas le Conseil de sécurité des Nations unies, avec Sarkozy et sa mallette?» se demande le leader de la révolution cubaine dans l'île communiste.

 

Lire l'article ici :

 

http://www.liberation.fr/monde/01012289913-pour-castro-sarkozy-devient-fou

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13 septembre 2010 1 13 /09 /septembre /2010 05:28

Rafle de Juifs à Paris

Rafle de Juifs à Paris. Source : DR

 

FRANCE : Le temps des rafles est revenu…

par Daniel Vanhove

Le 11 septembre 2010

Non, les décisions du gouvernement français en matière de renvoi des Roms hors des frontières de l’hexagone ne tiennent pas du fait divers, ni ne sont un épiphénomène. Mais, elles sont l’illustration supplémentaire d’une politique gouvernementale discriminatoire, venant s’ajouter à la longue liste de décisions déjà plus que suspectes en matière d’identité nationale, initiées par un descendant d’immigré hongrois : Nicolas Sarközy de Nagy-Bocsa …

De la création de ce nouveau ministère de « l'Immigration, de l'Intégration, de l'Identité nationale et du Développement solidaire » jusqu’à l’expulsion manu militari de certains Roms après avoir saccagé leurs pathétiques et misérables campements à coups de pelleteuse mécanique, cette lente dérive sous de faux prétextes sécuritaires s’inscrit dans une même logique d’exclusion qui exsude les relents d’une xénophobie de plus en plus difficile à camoufler. En d’autres temps, cela s’appelait des rafles !

Des déclarations franchement racistes du ministre Brice Hortefeux quant au problème causés par les Arabes dès qu’il y en a plus d’un, à celles qui se banalisent sur les ondes à travers les interventions populistes d’un Eric Zemmour qui s’affranchit à mesure d’un applaudimètre en hausse, il faut être autiste pour ne pas voir la discrimination qui s’installe dès lors que du sommet de l’Etat jusqu’aux égouts des médias de tels discours odieux se multiplient… impunément.

Il y a peu, si de tels propos émanant de personnalités de l’extrême-droite n’avaient rien de surprenant, il ne fallait pas attendre bien longtemps pour qu’ils soient fermement condamnés par l’ensemble des partis démocratiques et des citoyens qui s’en réclament. Ces haïssables attaques venaient d’ailleurs nous rappeler  que la bête immonde veille et qu’il convient de rester vigilent, car elle est et restera toujours à combattre. Et la leçon à tirer de ces derniers évènements désastreux nous indique qu’il ne faut pas grand-chose pour qu’elle se réveille. Comme par exemple et de manière presque anodine, une crise socio-économique un peu longue, dont l’absence de mesures adéquates et équitables pour la juguler, facilite le détournement de l’attention du peuple en stigmatisant ceux qui « profiteraient » du système social avantageux dans quelque pays européen, et libère alors toutes les frustrations rentrées dont souffrent nombre de citoyens souvent eux-mêmes précarisés. L’autre, l’étranger devenant ainsi une menace fantasmée pour son propre confort. D’ailleurs, ceux-là ne nous volent-ils pas notre travail, notre pain, nos femmes, nos pensions ?…

C’est oublier bien vite que l’on est toujours, quelque part, un étranger… pour l’autre ! Et qu’ainsi, après les « immigrés » supposés profiter de « notre » système, viendra le tour des chômeurs de longue durée ; puis, certains n’hésiteront pas à se pencher sur le cas des grands malades ou des handicapés, déclarant qu’ils coûtent trop cher à la collectivité. Puis viendront les trop vieux dont il sera établi qu’ils sont condamnés à brève échéance ; puis les sidéens dont la trithérapie sera déclarée impayable ; et ainsi de suite dans un fichier classé « secret d’Etat » que gèrera une cellule discrète d’un ministère obscur, et qui n’est pas sans rappeler les pires dérives dont l’Europe s’est montrée redoutablement capable…

Il semble décidément bien loin le temps où l’idéal de la France était résumé par les trois mots de sa devise nationale qui ont franchi les océans : Liberté, Egalité, Fraternité… et symbolisé la lutte de populations pour se libérer de leur oppression. Comme semble loin aussi le courageux discours à l’ONU du Ministre des Affaires étrangères de l’époque Dominique de Villepin, se dressant face à l’empire américain contre l’illégale invasion de l’Irak début 2003. Entre ce discours magnifiant les qualités humaines de loyauté, de solidarité, de courage, et du respect de sa part d’humanité en chaque individu, et ceux discriminant, dégradant et excluant de l’actuel roitelet de l’Elysée, il y a autant de différence qu’entre la dignité humaine et sa vulgarité la plus tragique.

Face à de telles dérives, j’invite tout un chacun à se questionner vraiment sur le sens de l’exaltation d’une identité nationale à tout crin, en posant cette question simple : faut-il se sentir fier d’être Français, Marocain, Russe, Américain ou Chinois, alors que chacun naît au hasard d’un lieu, d’une époque, d’une culture, d’une famille qu’il n’a pas choisi et qu’il n’y a donc là aucun mérite ? Et dans la foulée, faut-il se sentir fier d’être chrétien, juif, musulman ou bouddhiste, quand ce n’est pas homosexuel, ou blanc, métisse ou noir, et quand là non plus, il ne s’agit ni de choix, ni de mérite, mais d’occurrence ?

Devant tant d’arrogance et à vrai dire de bêtise, je voudrais rappeler la note suivante : « J’estime tous les hommes mes compatriotes, et embrasse un Polonais comme un Français, postposant cette liaison nationale à l’universelle et commune ». Propos tenus il y a plus de… 400 ans, par Montaigne (1533-1592), écrivain, philosophe, auteur français mondialement reconnu pour ses Essais, et accessoirement homme politique, dont Voltaire (1694-1778) dira qu’il était un savant dans un siècle d’ignorance, et dont nombre d’élus actuels devraient dès lors méditer les propos… d’urgence !

 

Daniel Vanhove : Observateur civil, auteur.
Son dernier livre : La Démocratie Mensonge, Ed. Marco Pietteur – coll. Oser Dire, 2008.

http://www.mondialisation.ca/index.php?context=va&aid=21002

 

 

 

Les rafles de Juifs avant celles de Roms,

de biens tristes souvenirs:

 

Il y a 60 ans : les grandes rafles de Juifs en France

Les arrestations de Juifs, en 1940, sont individuelles et concernent surtout des hommes, étrangers ou apatrides. Elles ne suscitent donc ni réprobation ni dénonciations unanimes. Quand les arrestations deviennent collectives et n'épargnent plus les Juifs français, les femmes et les enfants, l'opinion évolue.

L'évolution est d'abord lente mais s'accélère avec la rafle du Vél d'Hiv et les grandes rafles de l'été 1942 en "zone libre". On peut même dire que ces rafles provoquent un retournement de l'opinion publique en faveur des proscrits. Elles marquent aussi un début de désaffection à l'égard du régime de Vichy.

Une radicalisation de la politique anti-juive

En effet, à la suite de ces rafles, Vichy est perçu comme totalement inféodé aux occupants, même parmi les antisémites et les partisans d'une collaboration politique très poussée. Outre l'alignement de la France sur l'Allemagne nazie, les grandes rafles de l'été 1942 mettent en évidence une radicalisation de la politique anti-juive. C'est en effet la première fois que des rafles prennent une telle ampleur en France et qu'elles visent indifféremment des hommes et des femmes, des vieillards et de jeunes enfants. À partir de l'été 1942, ce sont désormais tous les Juifs de France, sans distinction de sexe, d'âge ou de nationalité, qui sont menacés. Et la menace est très sérieuse puisque les arrestations débouchent, dans la plupart des cas, sur des déportations vers une destination inconnue, hors du territoire national.
L'opinion publique apparaît troublée par cette radicalisation et exprime aussi sa réprobation. Comment accepter en effet la succession de scènes d'horreur qui accompagnent les rafles, en particulier les cris et les pleurs des jeunes enfants lorsqu'ils sont arrachés à leurs parents ? Davantage que les arrestations, ce sont ces scènes qui provoquent traumatisme et réprobation dans l'opinion, tant d'ailleurs en France qu'à l'étranger. Les réactions sont si nombreuses et si négatives que l'assise même du régime de Vichy en est ébranlée. Une année auparavant les rafles de Juifs n'avaient pas provoqué une telle émotion.
Rafle de Juifs à Paris
Rafle de Juifs à Paris. Source : DR

Les rafles de 1941

La première, organisée à Paris au printemps 1941, a été menée il est vrai sans publicité, presque clandestinement. Elle concerne 6 494 hommes âgés de 18 à 60 ans, exclusivement des Juifs étrangers qui, plusieurs mois après le recensement de la fin 1940, ont reçu un simple "billet vert" à leur domicile. Ce billet les invite en termes laconiques à se présenter, le 14 mai 1941, pour "examen de situation", accompagnés d'un parent ou d'un ami dans quelques centres parisiens. Cette convocation s'avère être un piège et "l'examen" se transforme en arrestation pour 3 747 hommes. Internés, ces derniers sont acheminés vers les camps de Pithiviers et de Beaune-la-Rolande, dans le Loiret, où ils restent pour la plupart plusieurs mois, jusqu'aux premières déportations.
Une seconde arrestation collective de Juifs étrangers et français intervient les 20-21 août 1941 à Paris. Elle a lieu peu de temps après le début de l'offensive allemande en URSS et elle est donc présentée par la propagande comme "une opération menée en représailles à l'agitation communiste". Le prétexte est mince mais il vise surtout à justifier l'intervention de la police française, encadrée à cette occasion par des militaires allemands. Au cours de la rafle, 4 232 hommes sont arrêtés, pour la plupart dans les rues du XIe arrondissement. Ils se retrouvent peu de temps après en banlieue parisienne, à Drancy, dans un camp qui vient d'ouvrir ses portes mais qui ne sert pas encore de plaque tournante aux déportations de Juifs hors de France.
Rafle de Juifs à Paris
Rafle de Juifs à Paris. Source : DR
Le 12 décembre 1941 débute une troisième opération visant les Juifs de Paris et de la région. Menée directement par les forces occupantes (avec des hommes issus des services de sécurité - SD - et de la Feldgendarmerie), elle bénéficie de l'assistance de policiers français. C'est une action plus limitée que les deux précédentes dans la mesure où, ce jour-là, on arrête uniquement 743 Juifs. Mais l'opération n'en est pas moins importante car, pour la première fois, il s'agit de " notables " ayant pratiquement tous la nationalité française. Arrêtés en " représailles à une série d'attentats anti-allemands ", ces hommes sont transférés au camp de Compiègne (au nord de Paris). Quelques-uns, chefs d'entreprises, commerçants, ingénieurs, médecins, avocats ou universitaires, sont libérés dans les semaines qui suivent, mais la plupart restent emprisonnés et intègrent ensuite les convois de déportés. Le premier de ces convois réunit 1 112 hommes et quitte la France le 27 mars 1942. En juin 1942, quatre convois de la même importance quittent Compiègne, Drancy, Pithiviers et Beaune-la-Rolande, à destination d'Auschwitz.

La rafle du Vél' d'Hiv

La rafle des 16-17 juillet 1942 se situe donc après les premières déportations de Juifs en France, au moment où les nazis vident les ghettos polonais et entament aussi les déportations en Belgique, aux Pays-Bas et au Danemark. Cette grande rafle est d'une autre nature que les rafles précédentes en France : en moins de quarante-huit heures en effet (de quatre heures du matin, le 16 juillet, jusqu'au lendemain, le 17 juillet à treize heures), la police a arrêté 12 884 Juifs à Paris et en banlieue. C'est une première même si, en raison des « fuites », le nombre des arrestations est inférieur aux prévisions.
Pendant la rafle du Vél d'Hiv, les autorités policières n'ont pas arrêté uniquement des hommes dans la force de l'âge. Elles ont également appréhendé cette fois-là des hommes de plus de 60 ans, des malades, des femmes (5 802) et même des enfants de moins de 16 ans (4 051). La fiction d'un « transfert de population à l'Est pour du travail » vole donc en éclats.
Une opération d'une telle ampleur a été nécessairement longuement et soigneusement préparée. Certains chiffres sont d'ailleurs éloquents. Il faut souligner en particulier que 9 000 fonctionnaires français (et parmi eux 4 000 policiers) ont été mobilisés pour cette rafle baptisée non sans ironie « opération vent printanier ». À cette occasion, on a retiré rien moins que 27 000 fiches de Juifs (recensés en application des lois de Vichy) d'un fichier de la préfecture de police (le fichier « Tulard »), de manière à pouvoir les distribuer, sur le terrain, aux équipes policières chargées des arrestations. L'opération, sans précédent dans les annales policières françaises, a été conçue à l'initiative des occupants. Elle est menée toutefois, de bout en bout, sous les ordres de Pétain, Laval, Bousquet, Leguay et de la hiérarchie administrative et policière de l'État français.
Au-delà du nombre de fonctionnaires français impliqués dans cette rafle, il faut rappeler aussi la mobilisation d'une soixantaine de cars de la police et de la TCRP (l'ancêtre de la RATP) pour l'acheminement des Juifs arrêtés vers Drancy et le Vélodrome d'Hiver (situé dans le XVe arrondissement). Il faut souligner d'autre part que ce complexe parisien, destiné avant tout aux grandes manifestations sportives, n'était pas approprié pour l'accueil d'une population hétérogène parmi laquelle, nous l'avons souligné, figuraient un grand nombre de jeunes enfants. De plus, pratiquement rien n'avait été prévu pour un enfermement durable d'une telle population. Les 8 000 personnes parquées dans l'enceinte du complexe sportif entre le 16 et le 22 juillet ont donc dû faire face au manque d'eau, à des conditions d'hygiène lamentables et à un bruit continuel. Dans cette confusion, on enregistre d'ailleurs de graves problèmes sanitaires et une multiplication de suicides et de tentatives de suicides. La situation ne se normalise que lentement, lorsque le Vél d'Hiv se vide progressivement, à la suite du transfert des internés vers Drancy, Pithiviers et Beaune-la-Rolande. Dans ces camps, le chaos et l'improvisation étaient certes moins poussés. Le répit n'a été qu'une illusion de courte durée pour les internés du Vél d'Hiv car la plupart d'entre eux ont été ensuite déportés. Leurs noms figurent dans les 38 convois à destination d'Auschwitz qui quittent la France entre le 17 juillet et le 11 novembre 1942.
Rassemblement après une rafle
Rassemblement après une rafle. Source : DR

Les rafles en province et la "livraison" des Juifs étrangers aux Allemands

En juillet 1942, des rafles visent également des Juifs réfugiés dans des villes de la zone occupée, notamment à Bordeaux, Tours et Dijon. De plus, en application d'accords franco-allemands, l'État français livre aux occupants plus de 10 000 Juifs étrangers internés dans des camps de la zone sud. Pour compléter cette « livraison », il multiplie par ailleurs les rafles de Juifs étrangers, notamment les 26, 27 et 28 août 1942, dans les régions de Limoges, Clermont-Ferrand, Lyon, Grenoble, Toulouse, Montpellier, Marseille et Nice. Hommes, femmes et enfants arrêtés ces jours-là sont à leur tour acheminés à Drancy et déportés vers Auschwitz. En 1943 et1944 arrestations, rafles et déportations se poursuivent, tant à Paris qu'en zone occupée ou en zone sud. Au total, de mars 1942 à août 1944, 75 000 Juifs sont déportés hors de France. La majorité sont des Juifs étrangers mais un tiers environ de ces hommes, de ces femmes et de ces enfants sont des Juifs français. Il faut dire que les autorités allemandes ne faisaient aucune différence entre Juifs français et Juifs étrangers. Pour l'Allemagne nazie, tous les Juifs, sans distinction d'âge et de nationalité, étaient voués aux déportations et à l'extermination. Certes le régime de Vichy ne poursuivait pas les mêmes objectifs. Il cherchait surtout à « évacuer » les Juifs étrangers du territoire national. Nolens Volens, son implication dans les rafles et les déportations a joué un rôle déterminant dans la mise en application de la solution finale en France.
Source : Claude Singer, Historien, enseigne à l'université de Paris I (DUEJ). Revue "Les Chemins de la Mémoire n° 119 - Juillet-Août 2002 pour Mindef/SGA/DMPA

 

 

http://www.cheminsdememoire.gouv.fr/page/affichepage.php?idLang=fr&idPage=2556

 

 

 

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13 septembre 2010 1 13 /09 /septembre /2010 05:25
Dimanche 12 septembre 2010 7 12 /09 /2010 08:50
DSK et le FMI veulent s’attaquer à la France…

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Pourtant friande d’articles sur DSK, la grande presse a passé largement sous silence le rapport que le FMI a publié le 15 juin dernier sur la France.

Ce rapport résume les constats préliminaires effectués par les représentants du FMI à l’issue de missions qui s’inscrivent dans le cadre des consultations périodiques de suivi de la situation économique.

A la lecture de ce document, si par malheur la France devait être réduite à réclamer l’aide du FMI, le calvaire libéral imposé par Nicolas Sarkozy ne serait qu’un avant-goût de la thérapie de choc imaginée par DSK…

 


Dans son rapport pour la France, le FMI vante la rigueur budgétaire tout en pointant les risques de contraction de la demande et donc de déficits qui vont en découler ! Il se réjouit des coupes sombres envisagées par Nicolas Sarkozy : «La maîtrise des dépenses sociales est cruciale. Les mesures de rigueur, notamment la poursuite de la réduction des effectifs des fonctionnaires (avec le non-remplacement d’un départ à la retraite sur deux)… permettront de maîtriser la hausse des dépenses des administrations publiques».

Le FMI indique aussi que «la réforme des retraites et du système de santé doivent constituer la pierre angulaire de la stratégie budgétaire de moyen terme». Et il donne même des leçons de rigueur à Nicolas Sarkozy en mettant en garde la France contre la tentation redistributive : «il convient toutefois de résister aux pressions qui conduiraient à ne pas corriger les déséquilibres fondamentaux et à s’appuyer démesurément sur des mesures d’accroissement des recettes».

Un comble quand on sait que les recettes n’ont cessé de diminuer depuis 10 ans, notamment avec les exonérations de cotisations patronales accordées indistinctement sans conditions à toutes les entreprises : celles dont la santé est florissante et qui délocalisent souvent comme celles qui ont des difficultés sérieuses (plus de 30 milliards d’euros par an, soit environ 20% des cotisations patronales) Sans oublier les 506 niches fiscales «officielles» qui représentent 70,7 milliards €, la cour des comptes estimant, quant à elle, le vrai montant de toutes les niches fiscales réelles à 146 milliards € !

Beaucoup plus que le déficit record du système de retraites estimé à 40 milliards € en 2018 !

Mais le FMI va encore plus loin. Il pointe qu’«en France, le marché du travail et le marché des produits se caractérisent par d’importantes restrictions ». Et il appelle carrément à de nouvelles régressions sociales : «réduire la dualité entre les CDD et les CDI» et poursuite de «la modération du salaire minimum (SMIC)».

Un plaidoyer particulièrement indécent quand on sait que le Directeur général du FMI gagne 500 000 dollars nets par an, soit plus de 30 fois le SMIC chaque mois !

Les jeux d’esquive de DSK

Outre la Grèce, le FMI est intervenu dans trois pays de l'Europe de l'Est membres de l'UE : la Hongrie en octobre 2008, la Lettonie en décembre 2008, la Roumanie en mars 2009. Il est également intervenu dans deux pays de l’Est non membres de l’UE : l’Ukraine en 2008 et la Serbie en 2009

Partout, les conséquences sont les mêmes : libéralisation du marché, baisse des dépenses du secteur public, baisse du pouvoir d’achat pour des millions de salariés.

Le plan de rigueur draconien concocté par le FMI et l’UE pour la Grèce est particulièrement édifiant :

- Salaires gelés jusqu’en 2014.

- Primes du 13e et 14e mois (Noël et Pâques) supprimées pour les salaires supérieurs à 3.000 € par mois et plafonnées à 1.000 € pour les salaires inférieurs à 3.000 € par mois, alors que ces primes avaient déjà été réduites de 30% dans le cadre des précédentes mesures annoncées en mars dernier.

- Baisse des investissements publics de 1,5 milliard €.

- Taux de TVA, passé en mars de 19 à 21, relevé à 23%.

- Mise en place d’un nouveau salaire minimum applicable aux jeunes et aux chômeurs de longue durée.

- Réduction du nombre de départs anticipés à la retraite, avec comme objectif d’interdire ces départs avant 60 ans.

- Libéralisation des marchés des transports et de l’énergie.

Cette liste n’étant évidemment pas exhaustive.

Aujourd’hui, DSK se dit «admiratif de l’extrême rigueur choisie par le gouvernement Papandréou» (Le Monde du 4 mai 2010) dont il est en grande partie, en réalité, l’instigateur.

Mais, comble de l’hypocrisie, DSK prétend que les mesures d’austérité sont toujours prises par les gouvernements eux-mêmes. Ainsi, dans l'émission « A vous de juger » de France 2 le 20 mai 2010, il affirmait ne pas avoir imposé au gouvernement roumain la baisse de 25 % des salaires des fonctionnaires.

Selon lui, il aurait dit aux dirigeants roumains : «Si vous avez besoin de faire des économies, vous augmentez les impôts, notamment pour les plus riches.». «Le gouvernement roumain nous a répondu : "Non, c'est nous qui décidons"»

Mais selon Libération du 8 juin 2010 le gouvernement roumain conteste vivement cette version : «La Roumanie ne dispose pas de suffisamment de riches pour partager avec tous les pauvres», selon le ministre des Finances, Sebastian Vladescu qui y voit un calcul politique : «Il veut se présenter à l'élection présidentielle française, il a fait une déclaration proche de la gauche.»

Le Président Traian Basescu a ajouté avec colère : «Si M. Strauss-Kahn a des doutes, je vais lui transmettre personnellement le papier que le FMI voulait faire appliquer par la Roumanie : une hausse de la TVA de 19 à 24%, une augmentation du taux unique d'imposition de 16 à 20% ainsi qu'une réduction des salaires dans le secteur public de 20%» 

Demain, si DSK confirme son départ à la course présidentielle en 2012, il faudra qu’il s’explique un peu mieux sur son idéologie et son action au sein du FMI.

Car hier déjà, sous le gouvernement Jospin, il préconisait une baisse du taux supérieur de l’impôt sur le revenu au profit des très hauts revenus. Il défendait également une défiscalisation sans limite des stocks options et voulait accélérer la privatisation du service public.

La gauche est ainsi clairement prévenue contre l’erreur que constituerait le choix d’un tel candidat face à Nicolas Sarkozy en 2012. Car le PS aura du mal à apparaître crédible comme parti du changement d’autant plus qu’outre le Directeur du FMI, un autre «socialiste», Pascal Lamy, œuvre à l’OMC en ne cessant de prôner un libéralisme qui fait de plus en plus de ravages dans le monde…


Photo Flick-cc : DSK par Christian : http://www.flickr.com/photos/38131656@N00/174566053/


sOURCE :  Réformer aujourd'hui


http://panier-de-crabes.over-blog.com/article-demain-si-dsk-confirme-son-depart-a-la-course-presidentielle-en-2012-il-faudra-qu-il-s-explique-un-peu-mieux-sur-son-ideologie-et-son-action-au-sein-du-fmi-56915855.html 

 

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11 septembre 2010 6 11 /09 /septembre /2010 20:28

homme-20preoccupe.jpg

Appel contre les soins sécuritaires

Signez l’appel en ligne !

Les politiques sociales et sanitaires, les lois récentes et à venir transforment nos représentations: les soins y deviennent un marché concurrentiel et la « folie » y est représentée comme un état forcément dangereux.
Il est douloureux pour nous, et pourtant fondamental dans la période que nous vivons, d’avoir à rappeler que ce qu’on appelle un « fou », est d’abord un homme !

Après la loi « HPST » qui organise la concurrence entre public et privé lucratif pour les missions de service public, vient le « Projet de loi relatif aux droits et à la protection des personnes faisant l’objet de soins psychiatriques et à leurs modalités de prise en charge », qui est l’application attendue du discours du président de la République du 2 décembre 2008.
Ce projet fait du « soin sans consentement » le modèle du soin psychique. Il maintient l’exception française en Europe d’une loi spécifique pour le traitement sous contrainte en psychiatrie, sans qu’un juge intervienne dans l’autorisation de cette privation de liberté. En posant le principe d’un soin sous contrainte imposable tant à l’hôpital qu’au domicile du patient, il y ajoute l’atteinte à la vie privée. Ainsi, les patients, fichés et contraints, se verraient enfermés dans une véritable trappe psychiatrique : considérés à vie comme des malades mentaux potentiellement dangereux.

L’entrée dans le soin est annoncée de fait comme une garde à vue psychiatrique de 72 heures, durant laquelle toute action de traitement contraint serait autorisée. C’est plus encore qu’un régime de liberté surveillée, puisque pouvant autoriser toute intrusion dans l’intimité et le corps du patient.

Nous sommes également opposés à des soins sans consentement en « ambulatoire ». Ce serait la partie immergée d’une psychiatrie sécuritaire, autoritaire et paternaliste. Pour les professionnels comme pour les usagers ce serait accepter que l’obligation de moyens pour l’Etat en vue d’une psychiatrie d’accueil et de soin, soit au contraire celle de l’organisation d’un nouveau « grand renfermement » actualisé. Depuis décembre 2008, l’État a trouvé l’argent pour construire 4 unités pour malades difficiles, pour installer ou rénover des chambres d’isolement et installer la vidéosurveillance ! N’oublions pas qu’une telle disposition entre aussi dans le cadre de la nouvelle gouvernance : cela coûterait moins cher et cela pourrait donner lieu au développement de services à but lucratif.

Au vu de l’application de fichiers dans d’autres domaines (que nous dénonçons), ce projet contient la perspective d’un fichage national généralisé de toute personne bénéficiant de soins spécialisés. Cette disposition adhère à l’amalgame entre « folie » et « dangerosité », amalgame que nous condamnons. Toutes les études sur le sujet en démontrent la fausseté. En insistant sur la figure de l’aliéné, le pouvoir justifie sa politique de la peur et la société de surveillance qu’il met en place. Tel est le véritable sens du « soin sans consentement » prévu dans ce texte

 

Citoyens, élus, usagers, professionnels, nous devons tenir bon.

Le soin psychique ne concerne pas que des « états aigus », des « troubles du comportement », auxquels la réponse unique serait simplement médicale, médicamenteuse et normalisatrice. Le soin psychique demande des approches complexes, des disponibilités d’accueil, d’écoute, d’accompagnement, d’hospitalité, des pratiques de négociation avec le patient et son entourage, avec des intervenants souvent nombreux, en difficulté, et aux intérêts différents. Cela implique que la « personne présentant des troubles psychiques » soit pensée et vécue comme un corps, une subjectivité singulière, une personne, un individu social, et un sujet de droit. Une telle fondation éthique a pu et peut toujours s’illustrer dans des pratiques concrètes. L’État se doit de les favoriser.

On comprendra alors notre appel pour une mobilisation publique contre un tel projet de « condamnation au soin », et contre le projet politique qu’il promeut. Si une obligation de soin peut s’imposer, elle doit être cadrée de manière à assurer l’articulation du droit à des soins garantissant la préservation de l’intégrité de la personne et de ses droits, et de droits de recours effectifs. La mise en œuvre d’une telle obligation ne peut se dérouler que pour une durée limitée sous le contrôle de la justice dans un lieu de soins spécialisé agréé et assurant des soins 24h / 24. Nous soutenons qu’il est possible pour l’essentiel d’aménager des espaces et des temps d’accueil, de traitement actif de la demande des tiers, de négociation et d’élaboration avec une personne présentant un état psychique pouvant éventuellement conduire à un traitement contraint.

Il faut en finir avec l’exception psychiatrique ; le droit commun doit s’appliquer. Il faut en finir avec le pouvoir du Préfet, qui a toujours signifié loi de police et mesure de sûreté. Il faut une mesure de protection de la personne, qui relève alors de recommandations médicales et d’une obligation de prendre soin pour les services psychiatriques dans le respect de la dignité de la personne et de sa parole, autant que d’une autorisation et d’un contrôle par l’instance d’un juge judiciaire.

Ce projet de loi est un leurre démagogique à l’égard des familles, des voisins, de l’ordre public. Voté, il aurait des conséquences lourdes pour les libertés individuelles, les droits collectifs et le soin psychique. Nous demandons instamment aux parlementaires de repousser un tel projet. Nous invitons professionnels, élus, usagers, citoyens à débattre partout et à faire valoir l’alternative esquissée ici pour répondre à la situation.

Voir la liste des premiers signataires

Il n'est point besoin d'espérer pour entreprendre, ni de réussir pour persévérer. Guillaume le Taciturne


Source : Mais c'est un Homme...

 

http://www.dazibaoueb.fr/article.php?art=15691&rech=27642#27642

 

 

 

Société sécuritaire:

LOPPSI/filtrage : Le populisme sécuritaire éclabousse le Net

Publié le 07 Septembre 2010 in

Paris, le 7 septembre 2010 - La loi LOPPSI sera examinée cet après-midi au Sénat. Elle contient dans son article 4 la mise en œuvre du filtrage du Net, mesure inefficace, dangereuse pour les libertés individuelles, et ouvrant inévitablement la porte à la censure. Après avoir fait sauter le verrou du respect des droits humains élémentaires avec la stigmatisation des roms, l'instrumentalisation de la protection de l'enfance pour censurer le Net apparaît sous son vrai jour.

Alors que personne n'a aujourd'hui démontré l'efficacité du filtrage du Net pour combattre la pédopornographie et son commerce ; que tous les dispositifs de filtrage sont facilement contournables ; que le risque de bloquer l'accès à des sites parfaitement légitimes est inévitable, de l'aveu même du gouvernementhttp://www.assemblee-nationale.fr/13/pdf/projets/pl1697.pdf (pages 108 et 109 de ce document)">1 ; que le filtrage détournerait les enquêteurs de modes d'action efficaces; le gouvernement s'entête avec la LOPPSI. Les sénateurs UMP ont même durci le texte en Commission en supprimant le contrôle du juge, bien maigre barrière démocratique pourtant imposée par l'Assemblée.

Le filtrage donne l'illusion qu'une solution clés en main est apportée au problème des violences sur mineurs. Si le problème n'est officiellement plus visible depuis la France, alors il devient politiquement opportun de clamer l'avoir réglé. Le filtrage permet donc d'éviter de poser la question épineuse de la mise en œuvre de mesures efficaces de sanctions et de dissuasion : attaquer les flux financiers (ce qui impliquerait la levée de divers secrets bancaires), mettre en œuvre une coopération internationale entre services de police et de justice dotés de moyens d'action pour appréhender les auteurs d'un site, le mettre hors ligne, etc.

Outre-Rhin l'abandon du filtrage a laissé la place à une politique volontariste visant à mettre les sites hors-ligne plutôt que de les filtrer. Cette politique, la seule à même de regler le problème de façon définitive, est aujourd'hui couronnée de succès : 98% des contenus signalés ont été mis hors-lignehttp:// www.eco.de/verband/202_8168.htm">2.

« Filtrer le Net au nom de la protection de l'enfance s'inscrit dans une stratégie sécuritaire tous azimuts : on stigmatise des populations entières, on installe des surveillances généralisées, on confie des actions de police à des acteurs privés et tout est bon pour surveiller, contrôler et brider l'internet. C'est malhonnête, inefficace et dangereux. Les sénateurs ont encore une chance de se ressaisir et de rejeter l'article 4 de la LOPPSI. » conclut Jérémie Zimmermann, porte-parole de l'initiative citoyenne La Quadrature du Net.

  1. 1. pages 14 et 15 de l'étude d'impact du gouvernement accompagnant le projet de loi: http:// www.assemblee-nationale.fr/13/pdf/projets/pl1697.pdf (pages 108 et 109 de ce document)
  2. 2. Voir à ce sujet l'étude de l'ECO (DE) : http://www.eco.de/verband/202_8168.htm

π (CC)BySa - La Quadrature du Net - 2009

Il n'est point besoin d'espérer pour entreprendre, ni de réussir pour persévérer. Guillaume le Taciturne


Source : La Quadrature du Net

 

http://www.dazibaoueb.fr/article.php?art=15692


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11 septembre 2010 6 11 /09 /septembre /2010 13:53
La classe d’une école de village en Suisse, en 1848 (peinture d’Albert Anker, 1896) - Wikipedia
Posted by Équipe Signes des Temps on September 9, 2010

À lire en complément de l’excellent discours de la lycéenne Erica Goldson lors de la cérémonie de remise des diplômes de son lycée.

Le Nouvel Obs, 02 septembre 2010


C’est le livre choc de la rentrée. “On achève bien nos écoliers” (Grasset), risque de faire du bruit dans les salles de profs et les réunions de parents. Pour le journaliste anglais Peter Gumbel, notre système d’éducation, élitiste et passéiste, n’est qu’une machine à broyer les élèves et à produire, en masse, de l’échec scolaire. Extraits.


 De piètres résultats


« Entre toutes les nécessités du temps, entre tous les problèmes, j’en choisirai un auquel je consacrerai tout ce que j’ai d’âme, de cœur, de puissance physique et morale, c’est le problème de l’éducation du peuple », disait Jules Ferry, grand réformateur de l’éducation. Ses mots continuent de résonner aujourd’hui, 130 ans plus tard. […]

Comme il est étonnant alors, de constater à quel point la réalité des écoles françaises aujourd’hui est éloignée de ces nobles idéaux. Bien sûr, la vie n’a pas toujours l’élan positif qui traverse les Choristes ou Le Cercle des poètes disparus. Toujours est-il que le système actuel d’éducation non seulement ne correspond pas à son image idéale, mais n’atteint pas non plus le même niveau de résultats que dans une grande partie de l’Europe et du monde développé.

Comment est-il possible que 15% des élèves entrant en classe de sixième ne sachent pas correctement lire et écrire ? Que 130 000 jeunes quittent l’école chaque année sans diplôme ni qualification. Que, dans un pays obsédé par la notion d’égalité, les jeunes dont les parents sont travailleurs indépendants, cadres, enseignants ou issus des professions intermédiaires, aient deux fois plus de chance d’accéder à l’enseignement supérieur que les enfants d’ouvriers et d’employés ? Que, malgré toutes les discussions sur la nécessité d’excellence et l’accent mis sur la formation des élites, la moyenne des jeunes Français n’obtienne que des scores médiocres lors de tests comparatifs internationaux. […] Prenez l’étude PISA 2003 qui se focalise sur les mathématiques. La France, pays de matheux, compte seulement 3,5% d’élèves qui atteignent le niveau 6, le plus haut niveau, autrement dit celui des excellents élèves. En Finlande, en Suisse, aux Pays-Bas et en Nouvelle-Zélande, ce pourcentage et deux fois plus élevé.

 

Championne du stress

 

Dans les enquêtes internationales, les enfants français sont dans l’ensemble plus anxieux et intimidés dans une salle de classe et davantage angoissés par le peur de l’échec. Ils manquent de confiance en eux, même lorsqu’ils connaissent leurs leçons, et éprouvent le sentiment que leurs professeurs ne les aident pas.

Les élèves français préfèrent aussi ne pas répondre que de prendre le risque de faire une erreur. […] Je trouve le taux de non-réponse fort intéressant. Car la France est le seul pays où le « hors sujet » soit perçu comme un péché capital, un acte d’extrême nullité automatiquement sanctionné –et même sévèrement- par des générations de profs. Ceci est grotesque. La rigueur et la discipline intellectuelles sont bien sûr importantes, mais l’imagination et l’expérience également. La réticence des jeunes Français ne serait-ce qu’à tenter de répondre à une question est symptomatique d’un système où les enfants ont été conditionnés à « la fermer » plutôt qu’à exprimer ce qu’ils pensent, par peur de se tromper. Ce système promeut l’effacement de soi, le conformisme et l’obéissance aveugle au détriment du sens de l’initiative et de la curiosité intellectuelle.

Commentaire de Philippe Meirieu, professeur en sciences de l’Education

« L’éducation en France a toujours insisté sur le développement de la raison –donc la mise sous le boisseau de la subjectivité-  en visant une sorte d’idéal unique de culture. Nous en gardons les traces.  L’école continue d’imposer sa norme. Nos manières de contrôler et d’évaluer découragent la créativité, l’engagement personnel de l’élève. D’où cette relative passivité que déplore Peter Gumbel. Si les élèves ne posent guère de questions en cours, c’est qu’ils ne se sentent pas vraiment concernés par ce qu’on leur dit. Ou bien ils craignent d’être stigmatisés par leurs camarades, peur qu’on se moque d’eux s’ils tâtonnent ou, simplement, s’ils sortent du rang. Le professeur a du mal à faire de sa classe un espace hors-menaces où l’on peut se tromper sans risque. »

 

Des méthodes rétrogrades

 

A partir des années 50,dans toute l’Europe,  le nombre de jeunes qui poursuivaient leurs études jusqu’à la fin du second cycle a commencé à croître.

L’augmentation massive du nombre d’élèves […] ne crée pas seulement un problème matériel concernant les salles de classes et les professeurs ; cela requiert aussi un changement dans les mentalités et les méthodes d’enseignement. L’éducation n’étant plus réservée à une élite restreinte, les anciens critères de sélection doivent donc être révisés. En classe également, de nouvelles techniques sont désormais requises afin d’aider une population beaucoup plus large et plus hétérogène à atteindre un niveau acceptable. […]De nombreux pays ont revu leurs méthodes d’enseignement dans la perspective de porter une bien plus large proportion de jeunes à un niveau d’études élevé. [...]

Mais la France, elle, n’a pas fait sa révolution culturelle […] p 49 nombre d’enseignants réutilisent les mêmes méthodes que celles qu’ils ont connues enfants. C’est-à-dire une approche frontale, où l’enseignant est à la tête de la classe, transmettant les connaissances aux enfants qui les reçoivent et les mémorisent de manière passive. Même pour ceux qui refusent de telles méthodes, qui réorganisent la salle de classe et font de leur mieux pour encourager et motiver les enfants, les tests et les notes tiennent une place si prépondérante que leur marge de manœuvre est fortement limitée. Il semble inévitable que les enfants soient classés, rivalisant, ainsi,  les uns avec les autres ».

Commentaire de Patrick Gonthier, secrétaire général de l’UNSA Education, deuxième organisation syndicale enseignante.

« Peter Gumbel met le doigt là où ça blesse. Il ouvre la boîte noire de la salle de classe. Nos collègues enseignants peuvent prendre ça pour une agression. Pourtant, ils ne sont pas en cause. C’est toute l’école française qui est rétive aux changements. Elle reste profondément élitiste, vouée au classement et à la sélection des meilleurs. Pour que ça change, et que d’autres méthodes d’enseignement soient introduites dans les classes, il faudrait qu’il y ait un consensus fort, un accord partagé par tous, les professeurs, les parents, les politiques, pour remettre en cause cet élitisme et mettre en œuvre la réussite pour tous à l’école. Nous en sommes loin. »

 

Trop de redoublements

 

Au collège John Adams de Santa Monica, en Californie, presque aucun jeune ne redouble de classe, aussi mauvais que soient ses résultats scolaires. Ce collège public est à moins de 2 km de la plage et certains des 950 élèves vivent juste à côté, dans des maisons valant 1 million de dollars ou plus. Ils se rendent à l’école dans de grosses berlines allemandes. Mais une partie importante d’entre eux vit dans des HLM, plus au sud ou à l’est. Ce sont pour beaucoup des immigrants mexicains de la première ou de la deuxième génération. Ils arrivent, eux, dans des bus jaunes gérés par la municipalité. Martha Shaw, la directrice de John Adams, affirme que cette diversité est son plus gros défi. Tout comme le milieu socio-économique, le niveau d’éducation de ces jeunes varie radicalement. Certains visent déjà Harvard ; d’autres ont des difficultés à lire à l’âge de 12 ans.

Durant les cinq années où elle a été la principale de John Adams, Martha Shaw n’a fait redoubler que deux enfants, et à chaque fois, « cela fut une horrible décision » à prendre, explique-t-elle. « Cela ne marche vraiment pas à cet âge-là. Ils sont tellement en colère qu’ils échouent partout l’année suivante. […] »

Comme la plupart des écoles américaines, John Adams se démène pour récompenser la réussite des élèves et motiver chacun d’entre eux. Elle honore les succès de tous types […].

En France, à l’inverse, 57% des élèves redoublent au cours de leur scolarité, en dépit des nombreuses études qui montrent que cela n’est pas utile.

Commentaire de Claude Rebaud, président d’Education et Devenir.

« De 1998 à 2007, j’ai été proviseur à la cité scolaire d’Andrézieux-Bouthéon, près de St Etienne, qui accueille 1800 élèves. 25% d’entre eux redoublaient à la fin de la seconde. J’ai décidé de faire baisser ce taux, alors j’ai d’abord fait campagne auprès des enseignants. Puis j’ai choisi avec soin les professeurs principaux, leur avis étant déterminant pour le passage ou non dans la classe supérieure. Nous avons adopté une charte du conseil de classe, pour qu’on y parle de l’élève, sans le juger. Cela incitait à réfléchir autrement à ses difficultés, à essayer de lui trouver des solutions mieux ajustées. Les enseignants n’étaient pas seuls responsables du taux élevé de redoublement, souvent, les parents eux-mêmes le demandaient pour que leur enfant puisse passer en première S l’année suivante. On leur a montré, statistiques à l’appui, que la filière S n’est pas le sésame pour l’enseignement supérieur. Mieux vaut avoir réussi en série technologique que galéré en série scientifique. Le taux de redoublement a fini par tomber à 13% ».

 

Les ravages de la notation

 

Si le redoublement est une maladie, le système français de notation, lui, peut tuer. C’est une véritable plaie qui exerce des effets nuisibles sur le moral, la confiance en soi et les performances des élèves. […]

En effet, le trait principal du système français ressemble à une distribution de type Gaussien. Les notes sont censées former une très jolie courbe en cloche, avec une majorité d’élèves groupés au centre. Certains approchent du haut de la courbe mais plus leur nombre diminue plus les notes augmentent. Par ailleurs, on trouve des élèves dispersés en bas ou près du bas de la courbe. La seule question est de savoir où est le point limite, mais une fois que cela est décidé –voilà : les élèves sont classés entre les bons, les moyens et les faibles. […]

Le problème avec ce système, c’est qu’il requiert des notes faibles pour fonctionner. Ce que André Antibi, professeur à l’université Paul-Sabatier de Toulouse décrit comme une « constante macabre ». […]

La recherche sur les méthodes d’évaluation ouvre des voies radicalement opposées aux pratiques françaises.

Les chercheurs britanniques Black et William […] montrent que les remarques constructives sont plus utiles que de distribuer des notes. L’idée de comparer continuellement les élèves les uns avec les autres ne les aide pas à s’améliorer, mais au contraire renforce le sentiment d’échec parmi les moins bons, les persuadant qu’ils sont incapables d’apprendre. Les remarques doivent se concentrer sur ce que l’élève a bien fait et sur ce qu’il a besoin de travailler pour s’améliorer. En d’autres termes, l’élève est évalué par rapport à lui-même et non par rapport aux autres.

Réponse d’André Antibi, professeur de mathématiques à l’Université Paul Sabatier de Toulouse (1)

« Je ne défends pas la suppression des notes, ce ne serait pas réaliste. Mais je défends une autre notation, basée sur la confiance. 30 000 professeurs, de maths, de français, d’histoire…de l’école primaire à la terminale, l’appliquent déjà.  Ils offrent à tous la possibilité de réussir. Le principe est simple : le professeur distribue à l’avance la liste des exercices que les élèves doivent pouvoir refaire. Le jour du contrôle, il en choisit quelques uns. Pas de mauvaise surprise pour les élèves, donc. Seul un petit nombre de points est réservé (4 sur 20 par exemple) à une question qui fait appel à plus de créativité. Résultat : les élèves ont de bonnes notes, ils reprennent confiance en eux, et ils travaillent mieux ».

(1)    André Antibi, « Les notes : la fin du cauchemar », Editions Math’Adore, 2007

 

Des profs déresponsabilisés

 

Citant Andreas Schleicher, à la tête de la direction de l’Education de l’OCDE, Pierre Gumbel critique « le mode industriel d’enseignement du XIXe siècle » en France.

Il s’agit d’un modèle extrêmement directif dans lequel le gouvernement décide du programme dans les moindres détails, depuis le nombre exact d’heures consacrées à chaque matière jusqu’à l’ordre précis dans lequel les connaissances doivent être acquises. Quels que soient leur formation et leur professionnalisme, les enseignants sont traités comme des ouvriers d’usine dont la fonction est d’appliquer le programme tel qu’il leur a été ordonné de le faire. Ils le font souvent de manière isolée, sans aucune aide ou presque, avec une formation quasi inexistante aux méthodes vraiment employées sur le terrain.

Sans parler de la surveillance de l’inspecteur de l’éducation nationale, sorte de p 92 deux ex machina qui détermine toutes les actions, regarde par-dessus l’épaule des professeurs et fond ensuite sur eux, en intervenant quand bon lui semble.

Réponse de Daniel Robin, co-secrétaire national du SNES, principal syndicat enseignant du secondaire.

« Oui, nous avons des programmes nationaux, mais c’est une nécessité, pour maintenir des examens nationaux qui assurent l’égalité entre les élèves. Quant au manque de liberté des professeurs…le propos est très exagéré. Dans sa classe, le professeur organise la progression de son cours comme il veut. Il se sent personnellement responsable des progrès de ses élèves. Et cela ne me semble pas scandaleux qu’il soit évalué, -connaissez-vous en France une seule profession où l’on ne l’est pas ? Cela dit, on souhaiterait évidemment que les inspecteurs s’occupent davantage d’aider et de conseiller les enseignants que de les sanctionner ».

 

L’élite française : le syndrome de Stockholm

 

La première scène du chef-d’œuvre de Stanley Kubrick sur la guerre du Vietnam, Full Metal Jacket, montre un groupe de nouvelles recrues du corps des Marines dont on passe le crâne à la tondeuse électrique. La scène se déroule à Parris Island, base des Marines en Caroline du Sud, où les jeunes incorporés se préparent à la guerre. Pendant les quarante minutes qui suivent, l’action porte sur celui dont le métier est de briser ces hommes, le brutal sergent Hartman, interprété par R. Lee Ermey. Celui-ci ne parle pas, il hurle. Il insulte les recrues, les traite de bons à rien et les ridiculise en les qualifiant de « tapettes ». Au moindre signe de rébellion, il les frappe. Il crie « Vous n’êtes pas ici pour vous amuser, bande de larves ! Vous allez me détester parce que je suis sévère, mais plus vous me haïrez, plus vous progresserez ».

Il n’y a pas grand-chose de commun entre Parris Island en 1967 et Les Editeurs, café huppé du sixième arrondissement de Paris où je suis assis en compagnie de trois étudiantes en Master à Sciences Po, par une chaude soirée de juin 2009. Je les ai invitées à prendre un verre, car elles ont étudié au sein des meilleures Classes Préparatoires aux Grandes Ecoles. […]

Pendant que nous sirotons notre Perrier, les jeunes femmes commencent à raconter leur expérience. Au premier abord, elles semblent enthousiastes. Ca a été dur, mais ça en valait la peine, insistent-elles, les yeux étincelants à l’évocation de leurs souvenirs. Mais alors que, continuant à discuter, elles commencent à analyser plus profondément par quoi elles sont passées, j’ai soudain un flash –et quelques-unes de ces scènes de Full Metal Jacket que j’ai évoquées plus haut jaillissent dans ma tête. […]

Le fonctionnement de la prépa s’est avéré encore plus austère et éprouvant que je l’avais imaginé. On prend un groupe de jeunes gens particulièrement brillants, on les enferme ensemble à l’écart du monde pendant deux ou trois ans et on les pousse au bout de leurs limites. Si vous survivez, vous en sortez  renforcé et vous vous identifiez avec les systèmes en dépit des épreuves subies. Si l’on était cynique, on pourrait décrire ce processus comme une forme du syndrome de Stockholm, au cours duquel les otages en viennent à s’identifier à leurs ravisseurs.

[…] Dans les pays anglo-saxons, les facultés intellectuelles sont importantes, mais ne sont pas tout. La personnalité, la coopération, les centres d’intérêt et les expériences personnelles qui contribuent à former le caractère sont tout aussi importants. Alors que les étudiants français les plus brillants sont coupés du monde, beaucoup de leurs contemporains britanniques ou américains partent découvrir le monde en prenant une année sabbatique à l’étranger, entre le lycée et l’Université. Cela leur permet de gagner en maturité dans d’autres domaines que la connaissance purement intellectuelle –et de prendre du bon temps.

 

La quête du Graal

 

A travers le monde, de nombreux pays ont envisagé de combiner une culture scolaire moins rébarbative que celle qui existe en France avec une rigueur intellectuelle plus importante qu’aux Etats-Unis. L’idée de trouver le juste équilibre entre l’excellence académique et le développement personnel des élèves, est devenu le Saint-Graal de la pédagogie mondiale. […]

Il y a un pays en Europe qui a fondamentalement transformé son système éducatif, à l’origine assez proche de celui de la France d’aujourd’hui. Il a utilisé des méthodes intelligentes se concentrant sur le bien-être individuel des élèves, en mettant l’accent sur le professionnalisme des enseignants, fortement encouragé, et en changeant radicalement la relation entre les écoles et les responsables des politiques éducatives. Les résultats sont spectaculaires : il est devenu la star du test PISA, le chouchou de l’éducation mondiale, le modèle que tout le monde veut comprendre. Ce pays, c’est la Finlande.

 

Le bonheur à l’école ?

 

L’une des questions les plus importantes est de savoir si les écoles ne devraient pas accorder moins d’importance aux performances académiques et laisser plus de place à d’autres éléments comme l’épanouissement individuel, le développement de la créativité ou le renforcement de la confiance en soi. Ceci risque de provoquer chez les traditionalistes français une crise d’apoplexie, mais dans de nombreux autres pays, les réussites non académiques représentent des objectifs éducatifs légitimes.

[…] l’une des grandes découvertes de la psychologie moderne est que le bonheur est un ingrédient clef d’un apprentissage réussi. Si vous appréciez ce que vous apprenez, cela vous stimule, et déclenche un cercle vertueux. […]

En 2008, Nicolas Sarkozy a demandé à Joseph Stiglitz, le prix Nobel d’Economie, de proposer de nouvelles statistiques qui prendraient en compte le bien-être, plutôt que seulement les chiffres usuels de production et de consommation.[…]

Il est temps pour le Président de commander un nouveau rapport, cette fois-ci sur la manière d’introduire le bonheur dans les écoles françaises.

 

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9 septembre 2010 4 09 /09 /septembre /2010 17:22
carte
Wikipedia

Le Pt du Pérou, Alan Garcia, demande aux USA qu'ils installent des bases militaires dans son pays. En avant la militarisation de l'espace au profit des guerres planétaires impériales !
Encore une mauvaise nouvelle pour l'Amérique du sud. Après la Colombie, le Pérou. Qu'est-ce que ce pays va recevoir en contrepartie ? Une honte ! 
.
ALAN GARCÍA SOLICITA A EE. UU. QUE INSTALE BASES EN TERRITORIO PERUANO

 

Las recientes declaraciones del presidente de Perú, Alan García, en favor de una eventual instalación de bases militares estadounidenses en territorio peruano, ante todo están relacionadas con la reducción de la ayuda prestada por EE. UU. a los países latinoamericanos para combatir el narcotráfico, según la opinión del investigador y periodista, Miguel Gutiérrez.

"El presidente García ha declarado que está dispuesto a recibir una ayuda militar anti drogas de Estados Unidos. Esta ayuda no es nueva, ya es hace bastante tiempo que viene. El problema es que se ha reducido en los últimos seis años", dijo.

Según Gutiérrez, el apoyo sostenido "normalmente estaba basado en el entrenamiento, asesoramiento, tecnología y era canalizado habitualmente por la policía antidrogas". Sin embargo, actualmente "es mínimo y tiende a la reducción".

Mientras tanto, la situación con el tráfico de drogas en Perú sigue empeorando. "En el país hay 17 valles cocaleros, hay centros de producción de coca. Según las cifras oficiales, se está produciendo alrededor de 300 toneladas de cocaína y las encautaciones de la policía son del 10% o menos", precisó.

De acuerdo con el experto, las autoridades locales todavía no son capaces de vencer al narcotráfico. "Pese a los anuncios, pese a la presencia de las Fuerzas Armadas en uno de los principales centros cocaleros, no han tenido resultados positivos en narcotráfico. Sigue tan pujante como años atrás y probablemente ha crecido en nuestro país", concluyó.

Cabe destacar que Perú es uno de los estados que encabezan la lista de los principales productores de drogas. De acuerdo con los datos de la ONU, ya se ha convertido en el líder en producción de hoja de coca. En 2009 produjo 119.000 toneladas que corresponden al 45% de toda la producción en la región Andina.

El jefe del Estado, Alan García, de hecho propuso en una reciente entrevista que EE. UU. instalara sus bases en Perú para luchar contra los narcotraficantes, afirmando que "si los estadounidenses quisieran poner tropas de entrenamiento, como tienen helicópteros y receptores de satélite y de comunicaciones en Perú, en buena hora". También se lamentó de que algunos estados de América Latina, en particular Colombia, posean más ayuda militar que los demás, aunque reconoció el envío de 37 millones de dólares anuales que se realizan por parte de la administración norteamericana.

Las palabras del mandatario provocaron fuertes críticas en el interior del país. Por ejemplo, el experto en narcotráfico y ex ministro del Interior del Gobierno de Alejandro Toledo (2001-2006) Fernando Rospigliosi las caracterizó como declaraciones "sin importancia". "El 90% de la cocaína que se consume en Estados Unidos es de procedencia colombiana, por eso nunca va a ocurrir eso de que vengan acá a entrenar y a ayudar; al contrario, la ayuda norteamericana está disminuyendo cada año que pasa", explicó a EFE.

Por su parte, el ex jefe del Ejército peruano, Edwin Donayre, indicó que las declaraciones de García provocaron resquemor entre los peruanos porque "minan la moral y el espíritu combativo de los soldados". "El entrenamiento (por parte de EE. UU.) no es necesario" ya que "la Policía y las Fuerzas Armadas tienen experiencia y han combatido con éxito en la guerra contrasubversiva y contra el narcotráfico en las dos últimas décadas", según Donayre.

 

http://actualidad.rt.com/actualidad/america_latina/issue_13610.html

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9 septembre 2010 4 09 /09 /septembre /2010 05:43

Le Canada : un plan national pour la militarisation de l'Arctique
et de ses ressources stratégiques

 

 

 

L’année 2010 a été marquée par une série de décisions du gouvernement du Canada concernant le réarmement. On pouvait s’y attendre, car le plan de défense « Le Canada d’abord » avait été lancé solennellement en 2008 engageant le pays dans un processus sans précédent d’acquisition et de modernisation d’équipements de combat tels que l’achat de blindés, de chasseurs bombardiers F-35 , de la construction de navires et de la commande de mise à niveau des chasseurs F-18 annoncée au début de septembre. C’est en juillet que la plus grande partie des projets a été divulguée au moment des vacances estivales et pendant que  les nouvelles de ce genre sont éloignées des préoccupations des Canadiens. Des dizaines de milliards sont ainsi engagés pour une guerre ou sa préparation sans qu’il soit possible de tenir un débat parlementaire ou public à ce sujet. Tout au plus, on a assisté à quelques protestations sur l’ampleur des sommes annoncées et des inquiétudes exprimées ici et là sur les retombées économiques régionales (Castonguay, A., 2010). Un scénario bien connu.

Figure 1. L’Arctique et les ressources naturelles convoitées

 

 

Source: http://www.globalresearch.ca/articlePictures/arctic_ice_and_deposits.jpg


Ces projets ne peuvent plus être dorénavant justifiés par la participation du Canada à la guerre d’occupation de l’Afghanistan. Les troupes de l’armée canadienne devraient être rapatriées en 2011. Ils ne peuvent s’inscrire que dans l’arène de l’entreprise de domination et de contrôle de l’OTAN sur l’ensemble des ressources stratégiques planétaires y compris maintenant, et surtout, de celles de l’Arctique dont le sous-sol est devenu de plus en plus accessible (figure 1).

Les rencontres au Sommet tenues dans l’Arctique comme celle de Iqaluit en février dernier et les visites répétées des autorités canadiennes dans cette région n’ont pour objectif que de confirmer l’obédience aveugle du Canada aux desiderata de Washington pour lequel l’Arctique est de facto une «terra américaina» ou le prolongement de la présence des États-Unis jusqu’au pôle et même au-delà.

Figure 2 : Géopolitique de l’Arctique

map_arctique
Pour agrandir la carte : cliquez ici
source : Planète vivante, Carte réalisée par Philippe Rekacewicz en octobre 2007.


Une politique de défense basée sur la force

Pour se conformer à cette logique le Canada vient de réaffirmer son engagement à faire de l’Arctique un territoire dont il assurera un contrôle plus efficace. Dans son énoncé de politique étrangère du Canada pour l’Arctique, rendu public en août dernier, le gouvernement canadien donne priorité au renforcement de la présence militaire du pays dans cette région du monde, mais il le fait cette fois-ci en ayant soin de l’enrober d’un ensemble de bonnes intentions pour les domaines du développement économique régional et social ainsi que pour la gouvernance.

Son objectif premier est de soi-disant « sauvegarder », par une présence militaire accrue, sa souveraineté sur une portion importante du plateau continental arctique. En effet, « la stratégie de défense, « Le Canada d’abord », donnera aux Forces canadiennes les outils nécessaires pour augmenter leur présence dans l’Arctique. Dans le cadre de cette stratégie, le Canada se dote de nouveaux navires de patrouille capables d’opérations durables dans la glace pour assurer une surveillance étroite de nos eaux alors qu’elles s’ouvrent graduellement et que l’activité maritime y augmente. Pour soutenir ces navires et les autres bateaux du gouvernement canadien qui sont actifs dans le Nord, le Canada construit à Nanisivik, des installations où les bateaux pourront accoster et se réapprovisionner».… En outre, le Canada et les États-Unis travaillent ensemble pour mieux surveiller et contrôler l’espace aérien nordique dans le cadre du NORAD (lire Michel Chossudovsky, « La souveraineté du Canada menacée: la militarisation de l'Amérique du Nord », Mondialisation.ca, le 10 septembre 2007), le commandement de la défense aérospatiale de l’Amérique du Nord. De plus, les Forces canadiennes bénéficieront de nouvelles technologies pour accroître leur capacité de surveillance de notre territoire et de ses approches.

Des manoeuvres «anti-russes»?

Les manoeuvres tenues chaque année ou plus souvent par l’OTAN sur le plateau continental de la Norvège sont orchestrées de manière à simuler la chasse aux forces navales russes cherchant à prendre le contrôle des ressources en hydrocarbures de cette portion du plateau. Le même objectif est au coeur des manoeuvres de l’Opération Nanook qui a été conduite en 2010 par les Forces canadiennes avec celles des États-Unis et du Danemark.

Selon plusieurs analystes dont Michael Byers le gouvernement canadien ne cesse d’utiliser cette menace potentielle pour justifier les dépenses militaires annoncées et, en particulier, celles de 16 milliards de dollars pour l’acquisition des bombardiers F-35. Ainsi, de temps à autre il est de bonne guerre, pour maintenir vivante dans l’esprit cette menace de la Russie, d’annoncer dans les media que des chasseurs bombardiers russes dans l’espace aérien contrôlé par l’OTAN ont été interceptés avec succès comme ce fut le cas en août de l’interception d’un Tupolev TU-95 à quelques trente milles nautiques du littoral arctique canadien (Byers, M., 2010). Dans les faits, il est permis de croire qu’il ne s’agisse nullement de la part de la Russie d’actes de provocation ou d’agression.

Conclusion

Il importe de dire la vérité sur les enjeux réels entourant la mise en valeur des ressources de l’Arctique. La confrontation entre l’Amérique et la Russie est en place là-haut depuis de nombreuses années, une sorte de «guerre froide» latente qui dessert bien les deux protagonistes. La surveillance de l’Arctique est en fait définie comme étant la veille sur les opérations conduites par la Russie dans cet océan. La quête du maintien de la souveraineté du Canada sur une partie du plateau continental n’est qu’un prétexte pour sa militarisation. Il ne faut pas être dupe. Les intentions profondes de l’OTAN sont d’avoir un contrôle absolu sur l’ensemble des ressources en hydrocarbures de cette région du monde à l’instar de sa recherche de contrôle par la force et la violence armée de celles du Moyen-Orient et de l’Asie centrale.



Références

BYERS, Michael. 2010. Russian bombers a make-believe threat. THE STAR. Le 30 août 2010.

CASTONGUAY, Alec. 2010. Ottawa achètera le F-35. Le Conseil des ministres a approuvé l’acquisition d’un nouvel avion de chasse pour le Canada. Journal Le Devoir, les 10 et 11 juillet 2010, p. A3.

CASTONGUAY, Alec. 2010. Armée: la modernisation des VBL s’amorce. Journal le Devoir, les 10 et 11 juillet 2010, p. A2.

CASTONGUAY, Alec. 2010. Avions de chasse. La bagarre politique commence. Ottawa confirme l’achat d’au moins 60 F-35 sans appel d’offres. Un futur gouvernement libéral suspendra le contrat. Journal Le Devoir, les 16 juillet 2010, p. A1.

CASTONGUAY, Alec. 2010. Achat de 65 avions de chasse F-35. Les entreprises canadiennes se réjouissent. Près de 100 entreprises pourraient profiter des retombées économiques. Journal Le Devoir, les 17 et 18 juillet 2010, p. A3.

CASTONGUAY, Alec. 2010. Arctique, la nouvelle guerre froide. Journal Le Devoir, 21 et 22 août 2010, p. A1.

CASTONGUAY, Alec. 2010. Ottawa dévoile au monde ses ambitions pour l’Arctique. Journal Le Devoir, les 21 et 22 août 2010, p. A4.

CASTONGUAY, Alec. 2010. La ruée vers le Nord. La croissance des activités humaines dans l’Arctique pose des défis pour le Canada.. Journal Le Devoir, 21 et 22 août 2010, p. A7.

CASTONGUAY, Alec. 2010. Des ressources naturelles alléchantes. Journal Le Devoir, les 21 et 22 août 2010, p. A7.

CHOSSUDOVSKY, Michel, La souveraineté du Canada menacée: la militarisation de l'Amérique du Nord », Mondialisation.ca, le 10 septembre 2007.

DUFOUR, Jules. 2007. L'Arctique, un espace convoité : la militarisation du Nord canadien. Géopolitique et militarisation du grand Nord canadien (Première partie). Montréal, Centre de recherche sur la mondialisation. Le 26 juillet 2007.
En ligne : : http://www.mondialisation.ca/index.php?context=va&aid=6404

DUFOUR, Jules. 2007. L'Arctique, militarisation ou coopération pour le développement. Géopolitique et militarisation du grand Nord canadien (Deuxième partie). Montréal, Centre de recherche sur la mondialisation. Le 31 juillet 2007.
En ligne:: http://www.mondialisation.ca/index.php?ciontext=va&aid=6417

FEDIACHINE, Andrei. 2010. L’or noir de la blanche Arctique : le pétrole est arrivé plus tôt que prévu. Ria Novosti. Montréal, Centre de recherche sur la mondialisation. Le 4 septembre 2010.
En ligne : http://www.mondialisation.ca/index.php?context=va&aid=20898  

HUEBERT, Rob. 2010. Welcome to a new era of Arctic security. Globe and Mail. Le 24 août 2010.

LA PRESSE CANADIENNE. 2010. Navires : Ottawa relance un projet d’achat de 2,6 milliards. Journal le Devoir, le 15 juillet 2010, p. A3.

ROZOFF, Rick. 2010. Canada Opens Arctic To NATO, Plans Massive Weapons Buildup. Montréal, Centre de recherche sur la mondialisation (CRM). Le 29 août 2010.
En ligne: http://www.globalresearch.ca/index.php?context=va&aid=20808  

Sites Internet 

Énoncé de politique étrangère du Canada pour l’Arctique.
En ligne: http://www.international.gc.ca/polar-polaire/canada_arctic_foreign_policy-la_politique_etrangere_du_canada_pour_arctique.aspx?lang=fra

Défense nationale et les Forces canadiennes. Salle de presse.
En ligne: http://www.forces.gc.ca/site/news-nouvelles/news-nouvelles-fra.asp?cat=00

Le gouvernement du Canada renforce sa souveraineté tout en générant d’importantes retombées économiques. En ligne: http://www.forces.gc.ca/site/news-nouvelles/news-nouvelles-fra.asp?cat=00&id=3472

Un gigantesque réservoir potentiel d'hydrocarbures
En ligne:  http://www.journaldunet.com/economie/magazine/dossier/l-arctique-le-nouveau-paradis-des-investisseurs/un-gigantesque-reservoir-potentiel-d-hydrocarbures.shtml

 

http://www.mondialisation.ca/index.php?context=va&aid=20943

 

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5 septembre 2010 7 05 /09 /septembre /2010 03:10

Télérama

 

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Echangeurs, lotissements, zones commerciales, alignements de ronds-points… Depuis les années 60, la ville s’est mise à dévorer la campagne. Une fatalité ? Non : le résultat de choix politiques et économiques. Historique illustré de ces métastases périurbaines.

 

Un gros bourg et des fermes perdues dans le bocage, des murs de granit, des toits d'ardoise, des tas de foin, des vaches... Et pour rejoindre Brest, à quelques kilomètres au sud, une bonne route départementale goudronnée. C'était ça, Gouesnou, pendant des décennies, un paysage quasi immuable. Jean-Marc voit le jour dans la ferme de ses parents en 1963. Il a 5 ans lorsqu'un gars de Brest, Jean Cam, a l'idée bizarre d'installer en plein champ un drôle de magasin en parpaing et en tôle qu'il appelle Rallye.

 

Quatre ans plus tard, les élus créent un peu plus au nord, à Kergaradec, un prototype, une ZAC, « zone d'aménagement concerté » : les hangars y poussent un par un. Un hypermarché Leclerc s'installe au bout de la nouvelle voie express qui se construit par tronçons entre Brest et Rennes. Puis viennent La Hutte, Conforama et les meubles Jean Richou... 300 hectares de terre fertile disparaissent sous le bitume des parkings et des rocades. Quelques maisons se retrouvent enclavées çà et là. La départementale devient une belle quatre-voies sur laquelle filent à vive allure R16, 504 et Ami 8. Un quartier chic voit le jour, toujours en pleine nature, qui porte un nom de rêve : la Vallée verte...

 

C'est à ce moment-là que ça s'est compliqué pour les parents de Jean-Marc. Avec l'élargissement de la départementale, ils sont expropriés d'un bon bout de terrain et ne peuvent plus emmener leurs vaches de l'autre côté de la quatre-voies. Ils s'adaptent tant bien que mal, confectionnent des produits laitiers pour le centre Leclerc, avant de se reconvertir : la jolie ferme Quentel est aujourd'hui une des salles de réception les plus courues de Bretagne. Les fermes voisines deviennent gîte rural ou centre équestre.

 

http://www.ruedelachouette.org/wp-content/uploads/files/2010/05/logorama.jpg

 

La Vallée verte, elle, se retrouve cernée de rangées de pavillons moins chics : « Nous, on a eu de la chance, grâce à la proximité de l'aéroport, les terres tout autour de la ferme sont restées inconstructibles. » Aujourd'hui, quand il quitte son bout de verdure préservé pour aller à Brest, Jean-Marc contourne juste la zone de Kergaradec, tellement il trouve ça moche : « C'est à qui fera le plus grand panneau, rajoutera le plus de fanions. Comme si tout le monde hurlait en même temps ses messages publicitaires. »

 

 

Ça s'est passé près de chez Jean-Marc, à Brest, mais aussi près de chez nous, près de chez vous, à Marseille, Toulouse, Lyon, Metz ou Lille, puis aux abords des villes moyennes, et désormais des plus petites.

 

Avec un formidable coup d'accélérateur depuis les années 1982-1983 et les lois de décentralisation Defferre. Partout, la même trilogie – infrastructures routières, zones commerciales, lotissements – concourt à l'étalement urbain le plus spectaculaire d'Europe : tous les dix ans, l'équivalent d'un département français disparaît sous le béton, le bitume, les panneaux, la tôle.

 

Il n'y a rien à comprendre, a-t-on jugé pendant des années, juste à prendre acte de la modernité à l'œuvre, une sorte de chaos naturel et spontané, prix à payer pour la « croissance » de notre bien-être matériel. Les élites intellectuelles de ce pays oscillent entre répulsion (« c'est moche, les entrées de ville »), fascination (« vive le chaos, ça fait Wim Wenders ! ») et indifférence : elles habitent en centre-ville...

 

Rien à comprendre, vraiment ? En 2003, l'architecte urbaniste David Mangin prend le temps d'y réfléchir quelques mois et sort un an plus tard son formidable bouquin, La Ville franchisée, qui reste l'analyse la plus pertinente des métastases périurbaines. Il faut en finir, dit Mangin, avec l'idée que ce « chaos sort de terre tout seul ». Il résulte au contraire « de rapports de forces politiques, de visions idéologiques, de cultures techniques ».

 

Lorsque apparaissent les premiers supermarchés, au début des années 60, la France ne compte que 200 kilomètres d'autoroutes, un morceau de périphérique parisien, aucune autre rocade, pas le moindre rond-point... et un architecte-urbaniste visionnaire, Le Corbusier ! Celui-ci a compris très tôt l'hégémonie à venir de la voiture, à laquelle il est favorable. Dès 1933, avec des confrères qu'il a réunis à Athènes, il a imaginé de découper les villes de façon rationnelle, en quatre zones correspondant à quatre « fonctions » : la vie, le travail, les loisirs et les infrastructures routières. L'Etat s'empare de l'idée, on entre dans l'ère des « zones », ZUP, ZAC, etc. (1) Et puis il faut « rattraper » l'Allemagne et son insolent réseau d'autoroutes ! Du pain bénit pour notre illustre corps d'ingénieurs des Ponts et Chaussées. La France inscrit dans la loi (loi Pasqua, 1998) que tout citoyen doit se trouver à moins de quarante-cinq minutes d'une entrée ou d'une sortie d'autoroute ! Des itinéraires de contournement des villes sont construits, le territoire se couvre d'échangeurs, de bretelles et de rocades. Vingt ans plus tard, les enfilades de ronds-points à l'anglaise, trop nombreux et trop grands, parachèvent le travail : ils jouent, constate Mangin, « le rôle de diffuseurs de l'étalement dans le nouveau Meccano urbain qui se met en place ».

 

L'empire du hangar


Ceux qui ont vite compris le potentiel que leur offrait ce quadrillage de bitume – foncier pas cher et abondant, accessibilité et visibilité formidables –, ce sont les nouveaux opérateurs du commerce. Ils s'appellent Leclerc en Bretagne, Auchan dans le Nord, Casino dans la région stéphanoise. Leur stratégie : se faire connaître sur leur terroir d'origine, saturer un territoire pour étouffer la concurrence, puis s'étendre à d'autres régions. « Localisations et accès sont repérés et négociés en amont, explique Mangin, auprès des propriétaires privés, des élus, des aménageurs de ZAC et des directions départementales de l'Equipement. » Conçus à l'américaine – « no parking, no business » –, les hypermarchés raisonnent en termes de « flux » de voitures et de « zones de chalandise » : ils commencent par aspirer les consommateurs des centres-villes en attendant que les lotissements viennent boucher les trous du maillage routier... Aujourd'hui, la France, championne mondiale de la grande distribution – elle exporte son glorieux modèle jusqu'en Chine – compte 1 400 hypermarchés (de plus de 2 500 mètres carrés) et 8 000 supermarchés... Et pour quel bilan !

 

 

« En cassant les prix sur quelques rares mais symboliques produits, les grandes surfaces se sont enrichies en ruinant les pompes à essence, les commerces de bouche, les drogueries, les quincailleries, des milliers de commerces indépendants spécialisés ou de proximité, des milliers d'artisans, et même des milliers de producteurs et fournisseurs. Les résultats sont objectivement inacceptables. Avec, en plus, des prix supérieurs à ceux de nos voisins européens ! » Ce n'est pas un dangereux contestataire qui dresse ce constat, mais Jean-Paul Charié, député UMP du Loiret (hélas décédé en novembre dernier), dans un rapport sur l'urbanisme commercial rédigé en mars 2009. La logique des grandes surfaces a vidé les centres-villes de leurs commerces, a favorisé la malbouffe, contraint de nombreuses entreprises à délocaliser. Elle a fabriqué des emplois précaires et des chômeurs. C'est une spécificité très française – 70 % du chiffre d'affaires commercial est réalisé en périphérie des villes, contre 30 % en Allemagne.

 

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Le Centre Commercial dit "Carré Sénart" (Seine et Marne), et les zones pavillonnaires environnantes, ont bétonné des zones agricoles fertiles de la Brie (IN)

 

L'homme le plus riche de France ? Gérard Mulliez, fondateur du groupe familial Auchan. Une nébuleuse d'entreprises dont le poids estimé en fait le premier annonceur publicitaire et le troisième employeur du pays. Difficile de résister à son influence, ou à celle des Leclerc, Carrefour, Intermarché, aménageurs en chef de l'Hexagone. Jusqu'à la loi de modernisation de l'économie votée en 2008, l'implantation des grandes surfaces n'était d'ailleurs pas soumise au droit de l'urbanisme, mais au seul droit commercial. Aucune règle n'était édictée quant à la forme ou à l'aspect des bâtiments, seule la surface comptait, donnant lieu à des marchandages peu reluisants avec les élus : laisse-moi construire mon supermarché, je financerai ton club sportif...

 

« L'aménagement du territoire soumis aux puissances financières débouche toujours sur des effets pervers, poursuit le rapport Charié. Comment un élu peut-il facilement refuser un projet parasite si c'est par ailleurs une source de financement pour le budget communal ? » A fortiori s'il est maire d'une petite ville, désormais en première ligne. Car l'hypermarché de première génération s'est « fractionné ». Decathlon, Norauto, Leroy-Merlin, Kiabi, Cultura... c'est aussi le groupe Auchan ! Autant de MSS (moyennes surfaces spécialisées) qui investissent de nouvelles petites ZAC, où McDonald's côtoie désormais Biocoop... Pas un bourg qui n'accueille le visiteur par un bazar bariolé : « C'est partout le même alignement de cubes et de parallélépipèdes en tôle ondulée, le même pullulement de pancartes et d'enseignes », se désole Jean-Pierre Sueur, sénateur socialiste du même Loiret, qui a déposé une proposition de loi à l'automne dernier. Son objectif : que « tous les documents d'urbanisme assurent la qualité urbaine, architecturale et paysagère des entrées de ville ». Plein de bonnes idées, le texte a été adopté il y a deux mois par la majorité sénatoriale UMP, qui l'a vidé de sa substance – plus aucune mesure contraignante.

 

Le rêve pavillonnaire

 

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Saint-Pierre du Perray  (Essonne) - Les zones pavillonnaires grignotent peu à peu les terres agricoles résiduelles


Tandis que nos compatriotes s'accoutumaient à naviguer le week-end d'un parking à l'autre, les quartiers pavillonnaires ont fleuri. Il faut dire qu'ils n'ont pas vraiment eu d'autre choix, les Français, face à une crise du logement qui sévit depuis la Seconde Guerre mondiale. Alors que la population du pays était stable depuis le milieu du XIXe siècle – 40 millions d'habitants –, le baby-boom, l'accélération de l'exode rural, le recours à l'immigration puis l'arrivée des rapatriés d'Algérie changent la donne : il faut construire, vite, pour éradiquer les taudis urbains. Ce sera, pendant vingt ans, la politique des grands ensembles, à laquelle la circulaire Guichard de 1973 met brutalement fin. Place au rêve pavillonnaire ! Certes, dans les années 20, les débuts de l'exode rural avaient donné naissance aux premiers lotissements – les fameux pavillons Loucheur des faubourgs parisiens. Mais cette fois, on change d'échelle. Rêve de tous les Français, le pavillon ? C'est ce que serinent, depuis Valéry Giscard d'Estaing, tous les gouvernements, qui appuient leur politique sur le rejet des grands ensembles et sur « notre mémoire rurale » – souvenons-nous de l'affiche bucolique de François Mitterrand en 1981, la force tranquille du clocher.

 

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« Pourtant, le pavillon, c'est avant tout un choix contraint », constate David Mangin. Les centres-villes étant devenus inabordables, les familles pas très riches – elles sont la grande majorité – sont condamnées à l'exil périurbain. Et elles le resteront tant que manquera une bonne offre résidentielle collective. Alors, comme l'a observé l'urbaniste Bruno Fortier, « on tartine du lotissement au kilomètre », c'est facile et pas cher. Conçue par un promoteur-constructeur, la maison est un « produit », à commander sur catalogue. Où que l'on aille, le marché ne sait fournir que des lotissements avec des rues « en raquette », des parcelles de même taille, des maisons posées sur leur sous-sol de béton ; tant pis pour le raccord visuel avec la ville ancienne. Les plantes des jardins sont achetées en promotion à la jardinerie du coin ; tant pis pour la flore locale et le paysage.

 

Saône Park - Lyon - Photo maxisciences.com

 

La puissance publique y met du sien : incapable d'assurer la continuité urbaine, elle croit compenser en imposant les règles draconiennes des Plans locaux d'urbanisme (PLU). Les Directions départementales de l'Equipement (DDE) imposent leurs normes, et les architectes des Bâtiments de France (ABF) homogénéisent à coups de pastiches régionalistes. Allez essayer de construire une maison en bois ou un peu personnalisée dans un lotissement ! « Les gens qui essaient se font flinguer, dit David Mangin. Ils doivent s'expliquer avec le maire, déposer trois permis, il y a des recours... Ils sont découragés. »

 

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Les dégâts de la décentralisation


« Pendant très longtemps l'urbanisme a été une affaire d'Etat en France », rappelle Thierry Paquot, philosophe de l'urbain et éditeur de la revue Urbanisme. Mais, à partir des années 80, les gouvernements, de droite ou de gauche, ont délégué à d'autres la fabrication de la ville. L'Etat s'est mis au service du privé : « Le meilleur exemple, c'est Laurent Fabius, qui "offre" à Eurodisney une ligne de RER que les habitants de Marne-la-Vallée réclamaient sans succès depuis des années ! »

 

En 1983, les lois de décentralisation donnent tout pouvoir aux maires en matière de permis de construire « et la catastrophe commence, estime Thierry Paquot. La plupart des élus sont totalement incompétents en matière d'urbanisme, et de plus ont un goût exécrable ». Ils se reposent sur les promoteurs pour produire du clés en main. « L'habitat se banalise et conduit à cette France moche qui nie totalement l'esprit des lieux. »

 

Frédéric Bonnet, architecte-conseil de l'Etat en Haute-Vienne, confirme : « Dans un rayon de 40 kilomètres autour de Limoges, tous les villages ont construit dix, quinze, vingt maisons pour des habitants qui ne se rendent jamais dans le centre-bourg, puisqu'ils travaillent tous... à Limoges. »

 

Le mécanisme est simple : pour lutter contre l'exode rural, pour éviter la fermeture de l'école, la commune fait construire un lotissement, qui amène de nouveaux arrivants. Mais les enfants scolarisés grandissent et s'en vont. Il faut créer un second lotissement pour attirer de nouvelles familles. C'est la fuite en avant. Le mitage du paysage est renforcé par la spéculation foncière. Difficile pour le maire d'une petite commune de refuser à des voisins agriculteurs la constructibilité sachant que le prix du terrain à lotir est alors multiplié par dix ou vingt. Et voilà comment la France consomme pour son « urbanisation » deux fois plus de terres agricoles que l'Allemagne : « Il faut en finir avec la politique urbaine coordonnée au niveau de la commune, ce n'est pas la bonne échelle », conclut Frédéric Bonnet.

 

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Un développement pas durable


L'urbanisme raconte ce que nous sommes. Le Moyen Age a eu ses villes fortifiées et ses cathédrales, le XIXe siècle ses boulevards et ses lycées. Nous avons nos hangars commerciaux et nos lotissements. Les pare-brise de nos voitures sont des écrans de télévision, et nos villes ressemblent à une soirée sur TF1 : un long tunnel de publicité (la zone commerciale et ses pancartes) suivi d'une émission guimauve (le centre muséifié). Cette périurbanisation vorace s'opère en silence – les revues d'architecture l'ignorent. Elle a été peu visitée par le roman, le documentaire ou la fiction. Aux Etats-Unis, des films comme American Beauty, la série Desperate Housewives ont raconté l'ennui qui suinte des quartiers pavillonnaires.


 

En France, il manque un Balzac contemporain pour décrire la comédie urbaine. « La ville n'est pas objet de débat, analyse Annie Fourcaut, historienne de la vie citadine. On débat de l'école, pas de la ville, sans voir que la seconde conditionne la première. Peut-être parce que les Français ne sont pas un peuple urbain. Il a fallu attendre 1931 pour que la population des villes égale celle des campagnes, des décennies après les Anglais et les Allemands. » Alors, il n'y aurait pas d'autre modèle de vie que celui qui consiste à prendre sa voiture tous les matins pour faire des kilomètres jusqu'à son travail, par des routes saturées et des ronds-points engorgés, pour revenir le soir dans sa maison après être allé faire le plein chez Carrefour ? « L'inflexion, sur le plan des idées, a commencé, se réjouit Bruno Fortier. Depuis trois ou quatre ans, tout le monde dit : on arrête les conneries, on se calme, on redensifie, on réurbanise intelligemment, on cesse de dévorer les terrains agricoles... Mais fabriquer un urbanisme plus évolué, avec un rapport à la nature plus riche, comme ce que l'on voit aux Pays-Bas, au Danemark ou en Allemagne, ça va coûter un peu plus cher ! »

 

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L'impératif écologique supplantera-t-il l'impéritie politique ? Durant l'été 2008, quand le prix de l'essence s'est envolé, le chiffre d'affaires de certaines zones commerciales s'est effondré. Affolés, les habitants des lotissements ont réclamé des lignes de bus à leur maire. « Depuis la fin des grands ensembles, la France n'avait plus de projet urbain collectif, rappelle Annie Fourcaut. Le développement durable pourrait en constituer un. » Alors rêvons un instant à ce que pourrait être une « ville passante », comme l'appelle David Mangin, une ville désintoxiquée de la voiture, désenclavée, oublieuse des artères qui segmentent et des zones privatisées et sécurisées, une ville de faubourgs dont les fonctions – habitat, travail, commerce, loisirs – seraient à nouveau mélangées, une ville hybride, métissée, où chacun mettrait un peu du sien... Trop tard ?


Le pavillon, un choix ?

 

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Sur la carte du Comité du tourisme de la Haute-Vienne, les villages dessinés ressemblent tous à celui de l'affiche du candidat Mitterrand en 1981. Et en vrai ? Au sud-ouest de Limoges, au-delà de la zone commerciale, Boisseuil s'est couvert de lotissements. L'un d'eux se termine. Des dizaines de pavillons bas, parfois pas loin du cabanon amélioré. Il est loin « l'éco-quartier », dernière marotte de nos élus. C'est la France qui se lève tôt, qui fait des heures sup, mais n'a pas de quoi s'offrir plus.

 

A 5 kilomètres de là, à Pierre-Buffière, vieux bourg de 1 200 habitants, on tombe sur 21 parcelles, au bord des champs. Anne, « nounou », et son mari, fonctionnaire, sont venus « pour la qualité de vie ». De toute façon, « Limoges, c'était bien trop cher ». Bien sûr, « 80 % des gens qui habitent ici travaillent à Limoges. Il faut tout faire en voiture ». Même son de cloche à Eybouleuf, 400 habitants à peine, à 16 kilomètres au nord. Le manque d'argent, toujours... « Avec la crise, les gens sont mutés et obligés de revendre », dit Louis, ancien routier. « Construire, c'est meilleur marché que de louer », explique quand même Fernand, retraité des abattoirs, qui a eu sa maison dès 1982. Depuis, combien ont poussé autour ? « Une, deux... neuf ! » Et d'autres plus loin. Tous les commerces ont coulé. « Les campagnes, maintenant, c'est des dortoirs. Mais les gens y sont plus heureux qu'en ville.» X.J.

 
Xavier de Jarcy et Vincent Remy Photos Patrick Messina Télérama n°3135 - février 2010.

 

(1) La ZUP (zone à urbaniser en priorité), procédure d'urbanisme créée en 1959 , a permis la construction des grands ensembles. La ZAC (zone d'aménagement concerté) s'est substituée à la ZUP en 1967, pour faciliter la concertation entre collectivités publiques et promoteurs privés.

(2) Reprenant les attributions des Ponts et Chaussées (réseaux routiers, règlements d'urbanisme, etc.), les Directions départementales de l'Equipement (DDE) ont été créées en 1967. Depuis les lois de décentralisation, elles relèvent des conseils généraux. Le 1er janvier, elles ont fusionné avec les Directions départementales de l'Agriculture et de la Forêt, devenant DDT (Directions départementale des territoires). Elles sont donc désormais censées se préoccuper de développement durable...

 

http://a34.idata.over-blog.com/208x300/2/21/81/77/M2773.jpg

 

Diaporama: http://wizzz.telerama.fr/lafrancemoche

 

Lire aussi:

 

Le paysage français de plus en plus artificiel ?

 

Affichage publicitaire : le Grenelle du paysage au bord du gouffre ?

 

La Ville franchisée, Formes et structures de la ville contemporaine, de David Mangin, 2004, éd. de la Villette, 480 p., 35€.

 

http://www.internationalnews.fr/article-urbanisme-a-la-fran-aise-comment-la-france-est-devenue-moche-55923755.html

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