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11 mai 2009 1 11 /05 /mai /2009 00:01
 

Jusqu’aux années 2000, des millions de tonnes on été utilisées dans :

- Les bâtiments à usage industriel,

- les immeubles « à appartements »,

- les immeubles à bureaux

- les habitations privées,

- l’industrie
- la construction navale.

 

A retenir :

 

- Toitures : plaques ondulées, ardoises en amiante-ciment.

- Bardages muraux extérieurs

- Installations techniques : chaufferies, cages d’ascenseur.

(plâtre de calorifugeage)

(clapet coupe-feu)


(Dalles en amiante)



(toit en fibro-ciment)

- Bateaux anciens.

http://www.basagana-ramon.com/article-31244100.html
 

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10 mai 2009 7 10 /05 /mai /2009 00:47

Banksters....

D
es plages de défiscalisation, des cocotiers d'avantages financiers, les paradis fiscaux hébergent votre argent. Tout au long de l'année, l'économie mondialisée organise le transfert de vos liquidités vers 72 destinations de rêve réparties sur tous les continents. Nos centres de services financiers ont déjà attirés plus de 11.000 milliards de dollars depuis 25 ans appartenant à des particuliers sans compter les milliards d'autres dollars des entreprises. C'est comme si chaque Français était endetté de 18.000 euros. Chaque année, 50 milliards d'euros s'évadent vers les paradis fiscaux privant les États d'une manne fiscale indispensable à leur équilibre financier. La clientèle, sociétés multinationales, stars du show-business, fraudeurs du fisc et trafiquants en tous genres...

La Cause du Peuple -
Vidéo 49mn08


Un film de Frédéric Brunnquell (Production CAPA)

Les paradis fiscaux, agents de la crise financière

article publié le 11/02/2009 par Attac France

La crise financière mondiale est née aux États-Unis en 2006-2007. Assez rapidement, elle s’est complétée d’une crise bancaire et d’une crise de disponibilité des liquidités ; elle a percuté les budgets publics de nombreux États et a accru une crise économique et une crise sociale déjà bien installées. Face aux milliards de dollars, de livres sterling et d’euros ouverts soudainement aux banques pour « sauver les économies des épargnants » (sic), des responsables politiques ont utilisé le discours qu’ils tiennent après chaque catastrophe : « Plus jamais ça ! » Parmi celles et ceux qui, pendant des années, ont participé aux dérégulations et à la libéralisation totale de la finance, on a entendu des rodomontades contre les patrons voyous et aussi contre le « scandale des paradis fiscaux ». Mais aucune mesure concrète sérieuse n’a encore été prise pour venir crédibiliser ces discours.

Pour celles et ceux qui veulent essayer de comprendre pour agir, il est plus particulièrement utile de mesurer la place réellement tenue par les paradis fiscaux dans la naissance et l’extension de la crise financière comme dans le développement et l’approfondissement des crises économiques et sociales.

La crise financière, ses causes directes et ses causes profondes

Le départ de la crise financière mondiale, dont les premiers éléments de déstabilisation sont apparus au milieu de l’année 2007, se situe aux États-Unis avec des crédits immobiliers consentis en grand nombre par les banques à des personnes rapidement incapables de rembourser. Les banques, qui avaient accordé ces prêts à risques, ont eu la possibilité de diffuser le risque vers d’autres acteurs financiers en « titrisant » ces prêts, devenus des obligations négociables sur les marchés. Cette pratique était présentée comme une invention géniale par tous les libéraux dès lors qu’elle permettait de diluer les risques sur un grand nombre de banques, et donc de rendre ce risque très réduit pour chacune, ce qui, affirmaient-ils, ne pouvait que consolider les marchés. Nombre de fonds spéculatifs à la recherche de rendements élevés ont acheté ces titres qui ont finalement circulé un peu partout dans les principaux réseaux financiers et bancaires de la planète.

Tout cela ne pouvait fonctionner que si le marché immobilier américain, qui était le point de départ de ces jeux financiers, était en croissance continue ; cette situation ne pouvait donc durer éternellement, et tout s’est inversé quand les défauts de paiement ont été tels que le marché immobilier a fortement chuté. Les difficultés des organismes prêteurs se sont répercutées sur d’autres banques, puis sur toutes celles qui avaient dans leurs actifs des titres fragilisés ; la dilution « géniale » du risque devenait une source d’incertitude sur l’ensemble du système bancaire provoquant une quasi-paralysie due aux doutes qui se généralisaient entre les banques.

Une des causes directes de la crise financière et bancaire est à trouver dans la création et la circulation sur toute la planète de produits financiers complexes et pratiquement inconnaissables. Les causes plus profondes de cette crise financière et bancaire, qui vient renforcer la crise économique, sociale et écologique, tiennent au décalage grandissant entre des productions et des offres de biens et de services et l’existence de demandes solvables. Aux États-Unis, la « croissance », tant vantée par les économistes qui ont donné le « modèle américain » en exemple pendant des années, a fonctionné par un endettement très fort de l’État fédéral et des États fédérés, des collectivités locales, des entreprises et des particuliers : tout le monde ou presque vivait, et vit encore, à crédit. Sur la planète, la concurrence « libre et non faussée » organise la compétition entre les mains-d’œuvre, ce qui facilite le partage inégalitaire des richesses : toujours plus pour la rémunération du capital et ses propriétaires, et toujours moins pour la rémunération du travail et pour le plus grand nombre de la population, au Nord comme au Sud. Dans la plupart des pays, les productions sont fortement dirigées vers les exportations, dès lors que les marchés intérieurs sont réduits.

Bien entendu, l’argent qui manque pour les investissements des entreprises et pour la consommation des familles se retrouve accumulé dans les patrimoines d’une minorité de particuliers, et souvent confié à des organismes financiers très divers chargés de les faire encore fructifier par tous les moyens. En contrepartie de besoins économiques et sociaux non satisfaits, nous avons donc des masses financières énormes qui peuvent circuler totalement librement sur la planète à la recherche des conditions législatives et réglementaires les plus favorables pour maximiser leur rentabilité.

Les causes profondes de la crise financière et bancaire sont à trouver dans un partage de plus en plus inégalitaire des richesses qui, d’une part, accroît l’écart entre la production des biens et des services et leur consommation possible, et de l’autre génère des masses financières très mobiles avides de rendements maxima.

Le rôle des paradis fiscaux et judiciaires dans la crise financière

La crise financière commencée aux États-Unis résulte tout à la fois d’un manque de transparence dans les produits financiers mis sur le marché, de l’absence d’une quelconque régulation efficace de la finance internationale, et de l’existence de masses financières énormes qui ont pu jouer de cette situation au travers d’instruments financiers complexes.

Les paradis fiscaux facilitent l’opacité dans les relations financières

Les paradis fiscaux et judiciaires (PFJ) sont un instrument déterminant dans l’opacité des systèmes financiers internationaux, laquelle opacité a joué, et continue de jouer, un rôle déterminant dans l’extension des doutes et des incertitudes des acteurs bancaires et financiers et de nombre d’investisseurs ou de détenteurs de capitaux. Leur législation commerciale permet très souvent la création de sociétés dont les donneurs d’ordre véritables comme les bénéficiaires resteront dissimulés (trusts, fiducies, etc). Par ce système, il sera tout autant très difficile de connaître les « responsables » contre lesquels des victimes pourraient agir en justice : les accidents des navires poubelles à l’origine de marées noires aux conséquences économiques, sociales et environnementales énormes ont, à chaque fois, dévoilé au public le recours par des multinationales à l’empilage de structures juridiques opaques localisées dans toute une gamme de PFJ. Ces sociétés écrans, sous toutes leurs formes, peuvent être utilisées par des particuliers ou par des entreprises qui vont être conseillés pour ce faire par des avocats d’affaires ou des cabinets d’expertise spécialisés, localisés dans les PFJ, avec éventuellement des « correspondants » dans les réseaux bancaires des différents pays. Ce n’est pas un hasard si 80 % des fonds d’investissements spéculatifs (Hedge funds) sont localisés dans les PFJ, dont un grand nombre aux îles Caïmans ; ils ont été très souvent acheteurs des titres émis par les organismes de crédits hypothécaires américains.

Le secret bancaire pratiqué par les paradis fiscaux de façon plus ou moins absolue, en rendant très difficile, voire impossible, une enquête judiciaire, se surajoute pour mettre de l’opacité dans les transactions faisant intervenir des contractants localisés dans des paradis fiscaux.

Les paradis fiscaux facilitent toutes les déréglementations

Les paradis fiscaux, pour être « attractifs » à l’égard des capitaux mobiles, leur offrent également une réglementation particulièrement laxiste et non contraignante. L’existence de tels territoires « sans lois » vient peser sur l’ensemble des réglementations qui pourraient être prises par les autres États. Dès lors que les PFJ voient transiter plus de 50 % des transactions financières internationales, il est évident que la moindre réglementation ou régulation qui pourrait être prise par un État ou par un groupe d’États à l’égard des secteurs bancaires et financiers serait de fait rapidement rendue en grande partie caduque : la réglementation s’appliquerait bien aux entreprises localisées, par exemple en France ou dans l’Union européenne, mais les PFJ pourraient accueillir les sièges de sociétés bancaires et financières dispensées de ces réglementations et ces entreprises offshore pourraient intervenir partout. Ainsi, par exemple, depuis les accords de Bâle (1996, puis Bâle II, 2004), les banques sont soumises à une réglementation prudentielle qui les contraint à réserver un volume minimal de capitaux propres égal à 8 % du total de leurs actifs risqués (portefeuilles de titres et encours de crédits). Avec ce ratio de solvabilité, les banques soumises à cette réglementation sont donc limitées dans leurs possibilités de faire des crédits : elles doivent disposer des capitaux propres suffisants pour rester au-dessus du seuil des 8 %. Pour contourner ces dispositions des banques ont sorti de leur bilan certains de leurs crédits en les « titrisant » et en les mettant au nom d’entités juridiques nouvelles localisées dans des paradis fiscaux, ce qui leur permettait d’échapper ainsi à cette réglementation.

Par ailleurs, avec la primauté de la totale liberté de circulation des capitaux par-delà les frontières étatiques, les PFJ provoquent une concurrence à la baisse entre les différents systèmes de régulation nationaux. En effet, en voulant attirer sur leur territoire une partie des capitaux mobiles, les États sont amenés à réduire eux-mêmes certaines de leurs réglementations prudentielles. La dérégulation de certains secteurs plus particuliers est engagée par certains gouvernements qui arguent de l’existence des territoires qui échappent à toute réglementation.

Les paradis fiscaux facilitent la création et la concentration de masses financières énormes

Le partage inégalitaire des richesses est largement antérieur à l’existence des paradis fiscaux, mais la prolifération, depuis une trentaine d’années, de tels territoires « sans lois », a bien un lien avec l’accroissement énorme des inégalités constaté à l’intérieur des États, au Nord comme au Sud, et entre les États.

L’existence des PFJ rend encore plus facile la fraude fiscale de grande ampleur pour les multinationales et les particuliers riches qui vont pouvoir échapper à tout ou partie des impôts établis par les États dont ils sont originaires ou dont ils ont la nationalité. Cette fraude va accroître les profits nets de celles et ceux qui la pratiquent, pendant que les autres entreprises et la grande masse des autres particuliers vont devoir payer plus d’impôts (ce qui est fraudé par les uns est toujours, plus ou moins, payé par les autres, en impôts supplémentaires ou en redistributions et en services publics en moins). En facilitant le développement de la fraude fiscale de haut niveau, en étant des havres de tranquillité pour les profits qui résultent des trafics en tous genres et de la corruption de haut vol, les PFJ sont bien un outil qui favorise l’accentuation des inégalités et la concentration de masses financières énormes, de toutes origines (légales parfois, très souvent illégales et criminelles).

Les paradis fiscaux facilitent la spéculation et l’instabilité financières

Des profits énormes sont ainsi concentrés dans ces territoires sans lois que sont les paradis fiscaux. Échappant, plus que d’autres, aux réglementations et aux taxations, bénéficiant de l’anonymat et du secret, ces capitaux vont pouvoir profiter du principe, mis progressivement en place par tous les États depuis le début des années 1980, de totale liberté de circulation. Ces masses financières vont pouvoir se déplacer sur la planète à la vitesse de l’électronique, et vont pouvoir, plus que d’autres, participer aux spéculations sur de multiples marchés (pétrole, minerais, céréales, matières premières, produits dérivés, etc.). Il apparaît souvent plus rentable à ces capitaux de spéculer « dans la finance » que de s’investir dans l’économie réelle, où les rendements sont moindres, de plus long terme, et où ils risqueraient plus de perdre une partie de leur anonymat et de leur discrétion.

L’existence de masses financières énormes provenant des profits accumulés par une toute petite frange de la population, et conséquence d’un partage toujours plus inégalitaire des richesses, devient une véritable machine à fabriquer « des bulles », d’autant plus que ces capitaux « sans lois », grâce aux PFJ, peuvent prendre plus de risques : le trop-plein de disponibilités financières ne se fixe pas dans les investissements directement productifs mais peut aller vers des marchés très divers (œuvres d’art, immobilier, activités de l’internet, etc.), en y faisant naître pendant un certain temps une forte demande qui tire ces marchés à la hausse, invitant d’autres capitaux à venir participer à la spéculation en s’engouffrant dans le « filon », jusqu’au moment où tout ceci éclate.

En ajoutant beaucoup d’opacité dans les relations financières, en offrant aux capitaux des réglementations a minima, en concourant à une baisse générale des législations et des réglementations, en participant à la création et à la concentration de masses financières énormes et de toutes origines, en donnant à ces capitaux un environnement ouvert vers la spéculation, les paradis fiscaux et judiciaires sont certainement le cœur de ce qui conduit à l’instabilité financière.

L’attitude de la « communauté internationale » : au mieux, des menaces, mais rien d’effectif

Face à l’ampleur de la crise financière et bancaire, face à son déferlement progressif sur la plupart des systèmes financiers dans de nombreux États, et surtout après les décisions prises par les gouvernements de mettre des sommes énormes à la disposition des banques, les dirigeants politiques ont bien dû adapter leur discours pour essayer de faire passer ces décisions dans leurs opinions publiques.

Hier, ils allaient clamant que « les caisses sont vides » pour les salariés, pour les chômeurs et les précaires, pour les retraités, pour les services publics, pour les écoles et les hôpitaux ; et soudain des milliards de dollars, de livres sterling, d’euros sont ouverts aux banques ! Quelques patrons ont été dénoncés comme « voyous », quelques opérateurs financiers ont été qualifiés de « fous », quelques parachutistes dorés ont été sermonnés. Les représentants des « grands » patronats et des secteurs bancaires ont tenu des propos moralisateurs, du genre « plus jamais ça », comme après les inondations et les tempêtes, en attendant les prochaines. Les appels à la vertu et à l’éthique ont été multipliés et il a été demandé aux « acteurs financiers » de réexaminer leurs pratiques. Les principaux d’entre eux ont juré leurs grands dieux qu’ils allaient mieux s’autoréguler, ce qui signifiait bien clairement qu’il n’était pas question pour eux d’accepter que la loi se mêle de leurs affaires ! Le « code de bonne conduite » a été resservi par des professionnels de la finance, avec le plus grand sérieux, et a été reçu par des « responsables » politiques avec le même sérieux ! L’épisode des « bonus » que s’allouent les dirigeants des banques illustre tout à fait cela : aucune loi pour réglementer, pour plafonner, pour interdire, pour taxer (alors que les mêmes gouvernants ne se gênent pas pour sanctionner de leurs maigres indemnités des chômeurs qui n’acceptent pas une « offre raisonnable d’emploi »). On se borne à faire passer le message que, dans la période, il serait mal vu de maintenir ces « bonus » en face des fonds publics alloués. Mais on ne touche pas au salaire lui-même, qui est déjà inadmissible, et on ne limite en rien la rémunération des actionnaires.

Les gros yeux ont été aussi faits à l’égard des paradis fiscaux : le président de la République affirme en octobre 2008 que ce sont des « zones d’ombre qu’il convient d’éliminer », pendant que le Premier ministre déclare que « des trous noirs comme les centres offshore ne doivent plus exister ». Très rapidement, on a pu constater qu’il ne s’agissait que de mots, que de rodomontades : le jour où le Premier ministre réaffirmait sa volonté de combattre les paradis fiscaux, la majorité présidentielle au Sénat repoussait un amendement présenté par les sénateurs Verts fixant une conditionnalité à l’assistance de l’État au système bancaire et financier, à savoir que les établissements ayant passé une convention avec l’État s’engagent à fermer leurs comptes, filiales et holdings situés dans l’un des trente-sept centres financiers extraterritoriaux recensés par le Fonds monétaire international. Malgré tout, et toujours avec le plus grand sérieux, et sans que le moindre journaliste ne le questionne, le 9 janvier 2009 le même Premier ministre Fillon demande que le sommet du G20 qui se tiendra à Londres le 2 avril lance « un combat sans merci contre les paradis fiscaux ».

En ce qui concerne le G20, c’était plutôt mal parti le 15 novembre 2008, lors de la réunion des chefs de vingt États à Washington pour traiter « des graves difficultés que connaissent les marchés financiers et l’économie mondiale ». Le terme même de paradis fiscaux n’apparaît jamais dans le document final du G20, et seules sont retenues quelques « actions à moyen terme » : « Les autorités nationales et régionales doivent mettre en œuvre des mesures nationales et internationales pour protéger le système financier mondial des juridictions non coopératives et non transparentes qui présentent un risque d’activité financière illégale. » On aurait pu espérer que le sommet du G20 arrête quelques décisions concrètes et communes à l’égard des PFJ pour limiter immédiatement leur impact sur la finance mondiale, sur l’opacité qu’ils confortent et sur l’instabilité qu’ils accentuent. Le G20 ne fait que renvoyer vers les États qui, dans le passé récent de la crise, ont encore montré que, dans un système de concurrence globale entre les territoires, pour être toujours attractifs, ils se refusaient toujours à mettre en place toute mesure qui pourrait être perçue comme contraignante par rapport au principe de liberté totale de circulation des capitaux sur la planète. Très concrètement donc, on continue comme avant !

Agir contre les paradis fiscaux, c’est indispensable et possible

Pour ne pas se retrouver dans quelques années face à une nouvelle bulle spéculative et à une nouvelle crise financière, et pour freiner rapidement et très concrètement la prolifération de la crise actuelle vers de multiples secteurs de l’économie et vers de larges couches de la population dans la plupart des continents, Attac développe une série de propositions. Plus particulièrement en ce qui concerne les paradis fiscaux, la « crise » a déjà montré aux opinions publiques les effets dévastateurs des zones de non-droit sur le fonctionnement de la finance et sur son instabilité comme sur le partage inégalitaire des richesses. Les exigences d’Attac retrouvent donc toute leur pertinence.

Pour faire disparaître progressivement les PFJ de la planète, il faut certainement agir dans deux directions : d’une part, fixer des normes internationales, qui devraient être admises par les États qui déclarent vouloir agir contre la crise financière, et qui seraient soumises à la signature des actuels PFJ, réglementant la circulation financière, permettant de supprimer l’anonymat et le secret, obligeant à une coopération administrative et judiciaire, etc. D’autre part, ces mêmes États devraient déclarer nulles les transactions financières réalisées par des opérateurs domiciliés sur leurs territoires avec des organismes domiciliés dans des territoires qui refuseraient ces nouvelles normes. Bien entendu, un organisme international serait mis en place pour s’assurer sur place de la bonne application des normes et des réglementations.

Pour devenir effectif et efficace, un tel accord ne nécessite pas la signature de tous les États représentés à l’ONU : un accord des seuls vingt chefs autoproclamés du G20 serait suffisant pour entraîner une application planétaire ; et serait suffisant un accord régional des États membres de l’Union européenne s’appliquant entre ces États, et fixant le cadre des relations de l’Union européenne avec le reste du monde. Et chaque pays peut aussi, à son niveau, prendre des mesures concrètes. Ainsi la France devrait déjà interdire aux banques et aux entreprises qui reçoivent des fonds publics d’avoir des relations avec les PFJ, et elle pourrait peser sur « ses » paradis fiscaux « proches » (Monaco, Andorre, îles des Caraïbes ou du Pacifique).

Source : ATTAC France
Pour en savoir plus sur les Paradis fiscaux :
Paradis Fiscaux et Judiciaires

http://www.lacausedupeuple.com/documentaires/2009/02/24/paradis-fiscaux-outils-crise-financiere

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10 mai 2009 7 10 /05 /mai /2009 00:37



Pourquoi abondance ne rime-t-elle plus avec jouissance ? S’appuyant sur les propos de l’écrivain anarcho-primitiviste John Zerzan, le film met en évidence les dérives et les dangers du développement effréné de nos sociétés de consommation et s’amuse habilement des propos irresponsables de nos dirigeants politiques et industriels. Ironique et sans concessions, cet essai en forme de collage virtuose dénonce les dérives du libéralisme, la coercition médiatique et publicitaire, la course insensée au profit et le gâchis produit par la société de consommation. Ses paroles croisent ici celles de Berlusconi, Bush, Chirac, Poutine, Bill Gates et Fidel Castro, sur des images des manifestations de Gênes ou des dérives consuméristes (détritus, management, publicité...). Collage, manipulation des sons et des synchronisations, répétitions suggestives, montage incisif, musique dub et électro, slogans martelés, le film utilise les mêmes techniques que la publicité et les shows télévisés...

La Cause du Peuple -
Vidéo 51mn12

La Consommation par la Terreur - Surplus

Le reportage commence sur un constat : le tout au profit, toujours plus grand, toujours plus haut a des conséquences désastreuses sur l'environnement, et sur l'ensemble des populations, en particulier celles des pays pauvres. Mais quel pays est pauvre par hasard ? Où sont donc les grosses ficelles de la manipulation. Mondialiste contre altermondialiste, est-ce le goût de la violence qui fait se déplacer des millions de personnes qui luttent pour un monde meilleur et plus équitable ? A moins que la violence ne soit en fait pas là où « on » nous le dit.

Question manipulation, voilà qui nous amène sur les dérives de langage de certains de nos politiciens, à tous les niveaux de pouvoir. Selon le principe que pour qu'un mensonge devienne vérité, il suffit de le répéter inlassablement un nombre suffisant de fois ; la pensée unique néo-libérale s'est trouvée là son coupe-coupe favori qui, couplé au dénigrement systématique, rase les contestations jusqu'à l'os. Ces excès dialectiques sont la forme médiatique de la communication du haut vers le bas de la hiérarchie sociale, c'est dire, en utilisant des langages qui ne sont pas les leurs, les hommes de pouvoir prennent le peuple pour une sorte d'idiot du village mondial à qui il faut dire les choses simplement, parfois agressivement, mais toujours accompagné de références propres à faire surgir de simples émotions.

Il n'y a qu'à regarder les discours populistes contemporains, pratiqués par une frange de plus en plus importante de la droite politique pour s'en rendre compte : l'émotion est le moteur de leur discours vide. Ce qui compte n'est pas le contenu mais l'effet. Si des gens normaux se mettent à gueuler comme des bœufs et foncent acheter le dernier tee-shirt pro-Sarko, c'est que le discours a fait mouche. Ce principe du mensonge transformé en vérité par la répétition et cette méthode qui consiste à galvaniser par l'émotion ceux qui prêtent l'oreille aux discours populistes, nous sont directement légués par ceux-là même qui les ont instrumentalisés à grande échelle : les idéologues ultra-nationalistes du 3eme Reich, Goebbels en tête : "l'idéal, c'est que la presse soit organisée avec une telle finesse qu'elle soit en quelque sorte un piano sur lequel puisse jouer le gouvernement".

Grâce à ce piano médiatique, nous sommes passés de « la sainte croisade du XXe siècle contre le bolchévisme » à « la sainte croisade de XXIe siècle contre l'islamisme ». La manipulation, l'instrumentalisation de l'actualité sont partout, et leur lucarne favorite est la télévision, la plus apte à diffuser rapidement au plus grand nombre les effets de propagande. Ici non plus ce n'est pas un hasard, la propagande est quelque chose de bien connu de nos jours, et elle n'a d'autre but que de communiquer un message simple et bien défini à une masse de personnes afin d'orienter leurs réactions dans la direction voulue, la masse qui représente la fameuse « opinion publique »(quelqu'un se souvient des dernières caricatures ?). C'est ainsi que ça fonctionne. Le pouvoir, depuis la disparition des monarchies de droit divin, a bien du se trouver de nouveaux vecteurs de contrôles, de nouvelles manières de conserver ce pouvoir durement acquis, à la sueur du front des autres.

« Dès qu'on est plus de deux, on est une bande de cons »... simpliste, certes, mais ce léger épigramme pourrait être l'illustration même de ce qu'est la « masse molle », composante invariable des sociétés humaines. Si chaque individu pris séparément peut se révéler être une personne sensée et douée de raison (d'esprit critique), lorsque la foule remplace l'individu, cette première impression s'envole. Ajoutez-y un discours bien populiste, qui va brosser l'auditoire dans le sens du poil et faire vibrer les cordes sensibles avec des valeurs les plus dangereuses, saupoudrez d'un peu de nationalisme, un soupçon d'éloge tantôt consumériste, tantôt travailliste, finissez enfin par une cuisson rapide en désignant l'un ou l'autre bouc émissaire, et vous voilà à la tête d'une foule rendue hystérique, prête à se jeter à vos pieds de sauveur-qui-sait-tout-et-qui-nous-guide. L'alchimie de la transformation de la conscience collective en inconscience collective, l'incroyable capacité à transformer tous les signes d'oppressions en valeurs positives... La liberté, c'est l'esclavage.

C'est sur la masse-molle que le pouvoir agit, c'est pour elle et par elle que le pouvoir communique, et son discours peut se résumer ainsi : "bonjour mes amis endoctrinés, nous sommes semblables et fiers d'être endoctrinés, et nous rejetons tous ceux qui ne partagent pas notre doctrine". Les médias télévisés n'attendrissent pas les cerveaux seulement pour vendre du soda, ils préparent le terrain pour que la masse soit toujours prête, réactive aux appels lorsqu'on a besoin d'elle, sage et rangée entre deux élections... N'est-ce pas ça être civilisé ?

Le talon d'Achille de cette gigantesque manipulation médiatique c'est que, malgré tous leurs efforts, il y aura toujours des irréductibles pour nager à contre courant, et d'autant plus que ces nageurs possèdent leur propre média, dont le nom est d'ailleurs la définition même de ce qu'est la contestation globale de la globalisation : Internet, une interconnexion de réseau. Voilà qui éclaire d'une drôle de lueur les dernières attaques massives contre le « monde virtuel ». Mais s'il se sont rendus compte, à leur grand dam, que le capitalisme était soluble dans l'Internet, il sont aussi en train de prendre la mesure du contre-poids énorme que le réseau des réseaux représente face à leurs propres manipulations médiatiques. La question est de savoir si leur centralisme idéologique va aussi se dissoudre, ou si au contraire il va leur permettre de museler définitivement ce média trop libre. On peut contrôler des milliers d'éditorialistes et de rédacteurs, mais des dizaines de millions, c'est beaucoup plus difficile, alors ils préfèreront essayer de contrôler d'avantage la masse, en l'orientant toujours vers les mêmes sources. « Ne vous occupez de rien, nous pensons pour vous ».

Restons toutefois optimiste, essayons au-moins. L'occident n'est pas la planète, loin de là, et si 70 millions d'américains commencent à se poser de très sérieuses questions sur le 11 septembre 2001, il existe bien une petite lueur, quelque part.

Source : La Fille du Père Noël


http://www.lacausedupeuple.com/documentaires/2009/02/27/surplus-consommation-terreur

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8 mai 2009 5 08 /05 /mai /2009 22:36



Le sénateur Rockfeller
part en guerre contre internet

Le sénateur Rockfeller part en guerre contre internet

L'idée n'est ni plus ni moins de décréter une loi d'urgence pour museler internet qui constitue, selon lui,  une menace pour la sécurité américaine. La vidéo en anglais EST ICI.


Encore une fois, ce n'est pas un hasard si un média comme internet est en pleine émergence et que cette technologie s'est aujourd'hui largement démocratisée et popularisée. Internet favorise la liberté d'expression et permet l'accès à un savoir collectif qui grandi exponentiellement. (Avec évidemment certaines dérives mais bon ici bas rien n'est parfait). Rappelons-nous aussi que c'est une prophétie de Daniel.


Internet est une menace contre le pouvoir global et mondial car il permet d'élever le niveau de compréhension et de conscience des peuples du monde entier. Mais ils ne pourront plus s'opposer à cette marche en avant. On ne peut pas s'assoir sur le couvercle de la casserole du progrès et de l'évolution sans se brûler le cul.


Message reçu de Jani :


Bonjour Jean,
En ce qui concerne le Web, la menace se précise :

"Le Web c'est bientôt terminé"a déclaré Rupert Murdoch, milliardaire et magnat de la Presse.

Petite phrase à double sens. Compte tenu du contexte général, je la prends comme une menace sur les sites alternatifs en vue de sauvegarder la propagande des Etats. Voyez l'article.

http://www.spreadthetruth.fr/wordpress27/?p=418
Source: Journal Anglais The Guardian

---

Je vous l'ai déjà dit :


Pensez dès à présent à sauvegarder et/ou imprimer les informations pratiques et importantes !!!
Les gouvernants vont couper l'accès aux savoirs partagés et à la l'expression des pensées critiques.

http://lapromo.neufblog.com/leveilleur/2009/05/le-s%C3%A9nateur-rockfeller-part-en-guerre-contre-internet.html


http://bridge.over-blog.org/article-31166961.html
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8 mai 2009 5 08 /05 /mai /2009 01:35


Le visage de notre société "libérale" La barbarie pure ! Criminelle ! Eva

Les porcs sont notre miroir,
par Eva



Mes amis,

Cette photo pour vous interpeller.

Qui que vous soyez, cher lecteur ou Lectrice,

peut-être même êtes-vous un Libéral,

un opposant à tout ce que le blog R-sistons véhicule,

le rejet de la guerre, de la mondialisation financière,

du capitalisme deshumanisé, prédateur, impérialiste,

des communautarismes qui dressent

les individus les uns contre les autres,

de la désinformation honteuse, anti-démocratique,

des totalitarismes, du choc de civilisations....

et j'en passe.



Alors, qui que vous soyez,

même si vous êtes un ultra-libéral,

je vous demande de marquer une pause

et de réfléchir.

Quel type de société voulez-vous ?

Pour moi, une image comme celle-ci est révélatrice.

Sarkozy a beau parler de civlisation,

il est clair que nous mettons le pied dans une barbarie sans nom,

telle que l'humanité n'en a jamais connue.





Une barbarie à nulle autre pareille,

une barbarie qui signe la mort de la civilisation,

mais aussi du devenir de l'humanité.

Soleil vert !!!! Je cite toujours ce film...

Voyez-le tous, il existe en vidéo.

Alors, vous comprendrez vers quoi nous nous précipitons,

à cause de quelques fous, ennemis de l'humanité. 

Et de leurs laquais. Essentiellement dans les Médias.





Je vous invite à lire mes derniers articles

sur mon blog R-sistons à la désinformation.

Télévision au service des industriels de mort,

demain 8 mai Marie Drucker nous servira un hymne à la guerre,

comme à l'accoutumée. J'en frémis d'avance ! 

Chaîne parlementaire, FR2 avec Pujadas,

lisez. Voyez-vous, si je dénonce avec force les Médias,

ce n'est pas par un étroit réflexe communautariste. 

Ce n'est pas parce que je m'intéresse particulièrement aux Médias.



C'est parce que j'ai compris que les Médias étaient nos pires ennemis,

car ils servent complaisamment des monstres à visage humain. 

Ils sont au service d'un Système qui fait le malheur de l'humanité. 

Avec ou sans état d'âme. 





Nos cerveaux sont QUOTIDIENNEMENT façonnés pour que

nous nous soumettions à un Ordre inique,

pour que nous acceptions, aussi,

de mourir fièrement pour "notre pays". 



Oui, les Médias sont notre pire ennemi, concrètement,

tous les jours. Je vais écrire quelques lignes

sur ce que Marie Drucker nous prépare le 8 mai. 

Sur mon blog R-sistons à la désinformation.

Marie Drucker,

soubrette des marchands d'armes qui ont pris possession

de nos Médias, pour tuer l'information

et en faire de la propagande.



Cher Lecteur, qui que vous soyez, 

regardez cette photo : Voilà le monde

dit "civilisé" qu'on nous bâtit jour après jour.





Cette photo de porcs captifs est tout un symbole.

Celui de notre conditionnement quotidien,

celui de notre enfermement dans un Système

de plus en plus pernicieux, de plus en plus oppressant,

qui finira par détruire l'humain en nous

et les humains aussi. 



Ces porcs sont condamnés à une vie atroce,

à une mort atroce.  



Le Capitalisme transmet un virus assassin.

Parce que sa cupidité ne connaît  pas de limites. 

Parce qu'il a oublié le Bien commun,

le sens du collectif, le sens de l'intérêt général.

TOUT, absolument tout, est sacrifié au Dieu profit,

au Dieu Argent, si vous préférez.



Nous osons appeler les Indiens des sauvages ? 

Mais ils sont plus civilisés que nous !

Ils respectent la nature, ils respectent la vie,

ils respectent les liens sacrés du mariage,

la famille, les anciens, les animaux,

le groupe, la collectivité, ... Dieu !





Nous ne respectons rien.

Et lorsqu'on traite les animaux comme ces porcs,

il est naturel qu'il y ait des effets boomerang.

Qui nous reviennent à la figure. 

Qui nous explosent à la figure !



Mes amis, qui que vous soyez, pensez à cette photo.

Elle témoigne contre nous.

Elle témoigne de notre barbarie. 

Elle témoigne de la souffrance que nous infligeons

aux animaux, comme ici aux civils Afghans

ou là aux innocents Palestiniens de la Shoah,

mais aussi, sans que nous nous en rendions compte,

à nous tous, oui nous tous, d'ailleurs

complices de l'horreur par notre inertie.




Stop ! Il est temps de faire marche arrière.

Pour que les porcs ne souffrent plus.

Pour qu'ils ne nous transmettent pas NOS virus. 

Pour que la barbarie ne germe plus en Irak

ou en Palestine. Pour que la barbarie ne 

corrompe plus nos coeurs et nos âmes. 



Il est de temps de mettre au pilori ce Libéralisme monstrueux,

ce capitalisme inique et mortifère. 

Il est temps de refuser l'intolérable que les Médias

nous servent quotidiennement.



Il est temps, tout simplement, 

de refuser la barbarie,

avant qu'elle ne nous engloutisse.

Pour nous, pour nos enfants,

pour le devenir de l'humain, tout simplement.

Eva



 


TAGS : Barbarie, civilisations, porcs, Sarkozy, Libéralisme, Soleil Vert, Capitalisme, impérialisme, Etats-Unis, Palestiniens, Shoah, Irak, Afghanistan, Médias, Indiens, Marie Drucker, guerre, désinformation, FR2, Chaîne Parlementaire, Pujadas



Superbe commentaire :



Sauvage est un mot qui me parle de beauté. Là-haut dans la montagne, ils m’appelaient la « salvaje », la sauvage et j’aimais bien car je savais ce que civilisé à l’occidental peut contenir de mesquinerie, de dévitalisation, de déshumanisation, d’apologie de la haine. J’en avais fini avec le mythe du progrès. Je n’avais pas encore compris ce que les horreurs du 20ème siècle avait de concerté, de programmé, de volontaire, mais je savais par contre que si l’humanité survivait aux conséquences des désastres produits par l’occident universaliste triomphant, ce siècle apparaîtrait comme la genèse de l’horreur absolue : celle de « l’ Homme » détruisant l’humanité en gestation.
Aujourd’hui j’en sais trop, je ne crois pas que je pourrais jamais retrouver cette vie de plénitude sereine de fille des bois sans que se rappelle à moi la destruction organisée de notre monde. Mais ce qui motive avant tout mon combat, c’est la survie de la vie sauvage. Une vie où même les mots proie et prédateur participent de la survie et non pas le sens comme c’est le cas avec les Hommes, de la destruction de toute vie, de toute tendresse, de toute compassion sur la planète. Mais je ne suis pas un Homme, je suis une humaine,…
Anne
Commentaire n° 1 posté par Anne+Wolff aujourd'hui à 10h28



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7 mai 2009 4 07 /05 /mai /2009 22:32




EUROPE ÉCOLOGIE
Les Verts passent au ni droite ni gauche !

 


Avec des listes dirigées par Daniel COHN-BENDIT, libéral décomplexé, et José BOVE, antilibéral farouche, mais aussi Eva JOLY, dont les prises de position écologistes ne sont guères connues, et Yannick JADOT, ancien dirigeant de Greenpeace peu porté sur les questions sociales, on peut légitimement se demander ce qui unit Europe écologie.

En les écoutant, on comprend que les Verts en reviennent à leurs vieux démons d'une alliance transparti qui aurait pour fondement de préserver l'environnement. Leurs récentes prises de position sur les mobilisations sociales des mois de janvier et mars, sur le rapport Balladur et sur le G20 montrent que la direction des Verts assume ce dépassement du clivage gauche droite, et l'affirme comme marque de fabrique.

Le programme d'Europe écologie s'en ressent, qui mêle propositions libérales visant au développement d'un nouveau capitalisme vert, et propositions plus à gauche, mais impossibles à mettre en œuvre dans le cadre du Traité de Lisbonne que les Verts continuent de soutenir et promouvoir.

Bien sûr, beaucoup de militants verts sont aujourd'hui dans une totale incompréhension de ce que fait leur direction. Notre tâche dans cette campagne sera donc de montrer que l'écologie n'est pas soluble dans l'Europe de Lisbonne et qu'une planification écologique en Europe sera plus sûrement le moyen de régler les désastres en cours. Donc qu'il vaut mieux voter pour le Front de gauche si l'on veut sauver la planète...


1- Extraits choisis du livre de Daniel COHN BENDIT, «Une envie de politique», publié en 1998 pour les Européennes de 1999.


Extraits publiés par le journal
La Décroissance de février 2009.

Publié en 1998, ce livre d'entretiens servira de profession de foi pour Daniel Cohn Bendit lors de sa campagne pour les élections européennes de 1999. C'est en fait son cri de ralliement à l'économie capitaliste. « Je suis pour le capitalisme et l'économie de marché », confesse-t-il. La société est à ses yeux « inévitablement de marché ». Il ajoutera dans une interview dans Libération le 6 janvier 1999 : « Je suis persuadé que si on dit non à l'économie planifiée socialiste, on dit oui à l'économie de marché. Il n'y a rien entre les deux ».

Ce crédo économique se décline dans tous les domaines. Daniel Cohn Bendit défend la course au moins-disant social : « si Renault peut produire moins cher en Espagne, ce n'est pas scandaleux que Renault choisisse de créer des emplois plutôt en Espagne, où, ne l'oublions pas, il y a plus de 20% de chômage ». Sur la culture, il défend la vision selon laquelle « l'artiste doit trouver lui-même son propre marché », sans subvention. Face au SMIC jeunes, il avoue qu'il n'est pas contre « si en échange d'un salaire réduit pendant 3 ou 4 ans, on leur donne la garantie d'accéder ensuite à un emploi ordinaire ». Il se déclare également pour l'autonomie des établissements scolaires, pour qu'ils fassent sans l'Etat leurs propres choix de professeurs et d'enseignements. Il n'est d'ailleurs pas opposé à l'appel aux fonds privés pour ces établissements afin de créer de « véritables joint-ventures avec les entreprises », en ajoutant que « naturellement, l'industrie participerait aussi à la définition des contenus de l'enseignement contrairement à ce que nous disions en 1968 ».

Dans cette logique, il reprend évidemment à son compte la litanie libérale sur la dépense publique : « Je suis très ferme sur le déficit public. Par principe, tout écologiste conséquent doit être pour une limitation des dépenses publiques ». Quant aux services publics, il affirme dès 1998 qu'ils doivent être ouverts à la concurrence : « des services comme le téléphone, la Poste, l'électricité n'ont pas de raison de rester dans les mains de l'Etat ». Et il insiste : « il n'y a pas de raison qu'il existe un service public de la télévision ».

Enfin, il se déclare pour le travail le dimanche. « Il faut admettre que les machines travaillent sept jours sur sept, donc admettre le travail du week-end », et il ajoute : « j'ai toujours été hostile aux horaires obligatoires d'ouverture des magasins (...). Tout le monde est scandalisé par le travail le dimanche, mais un Français serait aussi scandalisé de ne pouvoir faire son marché ou acheter son pain le dimanche. » Pour se donner bonne conscience, il justifie ainsi cette proposition : « Les parents ont besoin d'être avec leurs enfants (...). Mais bien des jeunes, qui n'ont pas de contraintes ou besoins familiaux, sont prêts à travailler les vendredi-samedi-dimanche pour être libres à un autre moment, voire à travailler sept jours d'affilée s'ils ont ensuite une semaine de congés pour aller faire de la marche, de l'escalade ou toute autre chose dont ils ont envie. »

 

2- Récentes prises de position de la direction des Verts

 

On pourrait penser que les Verts auraient du mal à assumer un leader aussi libéral. Il n'en est rien. La direction des Verts se désolidarise toujours plus avec le camp de la gauche, au nom d'un « réformisme assumé ». Dès lors, c'est plutôt José Bové qui fait figure de singularité dans ce rassemblement. Trois prises de position récentes en témoignent.


- A/ refus de signer l'appel commun aux mobilisations des 29 janvier et 19 mars

La direction des Verts a refusé de signer avec l'ensemble des partis de gauche, du PS à l'extrême-gauche, les deux communiqués de soutien à la mobilisation sociale organisée par le front syndical aux mois de janvier et mars.


- B/ soutien officiel au rapport Balladur

Edouard Balladur a été reçu au siège des Verts par Cécile DUFLOT, porte parole nationale, qui s'est fait dédicacer le rapport. La rencontre s'est conclue par un communiqué de soutien des Verts, rappelant qu'ils soutiennent la plupart des propositions de la commission et sont prêts à engager le vote de leurs 9 parlementaires pour le faire passer. Cécile Duflot a ainsi déclaré : « On lui a rappelé qu'on avait neuf parlementaires, il était content car il sait que, dans ces réformes, chaque voix compte ». Les Verts sont même prêts à rencontrer le président et le Premier ministre sur la question. « On peut, comme pour Balladur, inviter Nicolas Sarkozy à notre siège », ont-ils ainsi proposé. « Cela ne veut pas dire évidemment qu'on est dans le camp de l'UMP et de Nicolas Sarkozy », a précisé François de Rugy, député de Loire-Atlantique, « cela veut juste dire qu'on est du côté des réformateurs ».


- C/ Félicitations après le G20

 « Le G20 a pris des engagements importants visant à renforcer la régulation financière, à la fois dans chacun des Etats et au plan mondial, allant jusqu'à la surveillance des fonds spéculatifs et l'appel à en finir avec le secret bancaire ». Tel était le communiqué de presse des Verts. Même Corinne Lepage (Cap 21) dans l'émission « Parlons net » sur France Info, a été plus radicale dans sa critique.

 

Ces trois positionnements sont dictés par la volonté d'être "constructifs" et de sortir du clivage gauche-droite. A ce rythme, JL Benhamias, passé des Verts au Modem (et tête de liste Modem dans le Sud-Est) va pouvoir réintégrer son ancien parti et aurait légitimement pu être tête de liste pour Europe écologie !

 

3- Analyse du programme d'Europe écologie - entre libéralisme vert et contradictions insurmontables

 

Ce positionnement ni droite ni gauche se retrouve dans le programme d'Europe écologie, qui ne rejette pas l'Europe actuelle de Lisbonne, et propose un libéralisme peint en vert.

 

A/ Europe écologie n'est pas une liste pour le changement d'Europe.

 

Europe écologie ne remet pas en question le processus de validation forcée du Traité de Lisbonne (Traité sur le fonctionnement de l'Union européenne - TFUE). Selon eux, la promesse d'un changement plus radical des orientations de l'Union européenne serait un renoncement à la construction démocratique du droit ! Ainsi, ils proposent une Assemblée Constituante Européenne uniquement pour régler le fonctionnement institutionnel de l'Union européenne, sans remettre en cause les orientations des traités existants.

 

B/ Un libéralisme « vert »

 

Europe écologie se garde bien de dénoncer le libéralisme de l'Union européenne. Ainsi, il propose un moratoire sur les libéralisations, en demandant un bilan de celles passées, mais il ne propose pas de les remettre en cause. Et lorsqu'il parle, parfois, des « services publics », l'expression est utilisée comme un simple synonyme de la notion de « services d'intérêt général », qui signifie un service minimum pour les plus pauvres, et non un service public à la française.

De même, il propose certaines mesures qui ne déplairaient pas aux libéraux européens... mais s'avèreront totalement inefficaces d'un point de vue écologique et social.

Ainsi par exemple, Europe Ecologie propose un « Bruxelles de l'emploi » pour reconvertir l'industrie européenne, en particulier automobile, en envisageant sa conversion écologique et l'accompagnement social de la contraction du secteur. Problème, il propose pour cela la forme contractuelle avec un « contrat européen de conversion écologique de l'industrie automobile », qui fait donc reposer complètement l'objectif sur le bon vouloir des entreprises du secteur ! On peut donc faire confiance aux constructeurs automobiles européens pour refuser une telle proposition... qui fera partie des innombrables vœux pieux de cette campagne européenne.

De même, Europe écologie veut nous faire croire qu'on pourrait « aller vers un futur 100% énergies renouvelables », sans remettre en cause la libéralisation du marché de l'énergie ni le marché des droits d'émission de gaz à effet de serre, qui a pourtant largement démontré son inefficacité depuis sa mise en œuvre en 2005 ! Leur seule mesure volontariste réside dans la mise en œuvre d'une taxe européenne climat/énergie visant à renchérir uniformément le prix de l'énergie d'origine fossile ou non renouvelable. Une telle taxe aurait non seulement des conséquences sociales fortes en renchérissant le prix de l'énergie, mais son efficacité sur la baisse des consommations n'est absolument pas démontrée aujourd'hui.

Pour atteindre l'objectif proposé, il faudrait sortir du nucléaire, arrêter la course à l'exploitation pétrolière, investir massivement dans les énergies renouvelables et réduire massivement les consommations d'énergie... Ce n'est pas en faisant confiance au libre marché et à ses opérateurs, Total, AREVA et EDF, qu'on y arrivera ! La seule manière de viser cet objectif, c'est de le planifier en constituant un pôle public européen de l'énergie, comme le propose le Front de gauche, et pour cela, de remettre en cause la ratification du Traité de Lisbonne qui l'interdit.

 

C/ Et des contradictions insurmontables

 

Fruit d'un compromis avec la gauche des Verts ( ?), certaines mesures d'Europe écologie sont en revanche très intéressantes. Problème : elles ne pourront pas se faire dans le cadre du Traité de Lisbonne qu'Europe écologie défend !

 
Ainsi :


- La proposition de taxe sur les transactions financières de type Tobin est interdite par l'article 63-1 du TFUE : « Dans le cadre des dispositions du présent chapitre, toutes les restrictions aux mouvements de capitaux entre les États membres et entre les États membres et les pays tiers sont interdites. »
- La défense du droit à la souveraineté alimentaire avec, si nécessaire, des barrières douanières, ainsi que leur proposition de relocalisation de l'activité agricole entrent en contradiction avec l'article 188 B du TFUE : « L'Union contribue à la suppression progressive des restrictions aux échanges internationaux et aux investissements étrangers directs, ainsi qu'à la réduction des barrières douanières et autres. »
- La proposition de réorienter la PAC dans un sens non productiviste nécessiterait d'abroger ou modifier l'article 39 duTFUE : « La politique agricole commune a pour but d'accroître la productivité de l'agriculture en développant le progrès technique, en assurant le développement rationnel de la production agricole ainsi qu'un emploi optimal des facteurs de production, notamment de la main-d'œuvre ; »
- La proposition d'un revenu minimum d'existence et d'un revenu maximum, dont les montants seraient calculés dans chaque Etat membre en fonction du revenu médian ou moyen, se heurte au principe posé par l'article 153 du TFUE qui exclut « toute harmonisation des dispositions législatives et réglementaires des États membres » en la matière.
- La possibilité de donner des instructions à la BCE pour favoriser le financement de politiques est exclue par l'article 130 du TFUE : « ni la Banque centrale européenne, ni une banque centrale nationale, ni un membre quelconque de leurs organes de décision ne peuvent solliciter ni accepter des instructions des institutions, organes ou organismes de l'Union, des gouvernements des États membres ou de tout autre organisme. »

http://frontdegauche.eu/index.php?option=com_content&view=article&id=352:europe-ecologie-les-verts-passent-au-ni-droite-ni-gauche-&catid=83:notes-de-campagne&Itemid=120

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7 mai 2009 4 07 /05 /mai /2009 05:13
Les US sont à l'origine de la crise, qu'ils ont inoculée au monde, et ils doivent eux-mêmes juguler les effets chez eux; mais ils doivent aussi combattre sur différents fronts, créés par leur voracité bien peu chrétienne... et même lutter contre leurs peurs. L'une d'entre elles concerne le Pakistan, détenteur de la bombe nucléaire ....Explications !
Eva


Pakistan : Talibans dans la mire
.

Si l'on se fie à l'article de George Jahn, paru ce matin dans la Presse, la menace des talibans au Pakistan inquièterait l’administration américaine d'Obama.

L'arsenal nucléaire pakistanais à l'abri des talibans?
George Jahn
Associated Press
Vienne

Les talibans se renforcent au Pakistan, conduisant les observateurs à s'interroger sur les risques de voir tomber les armes nucléaires du pays entre les mains des extrémistes musulmans. Les autorités d'Islamabad se veulent rassurantes, mais peinent à apaiser les inquiétudes de Washington.

Le président pakistanais Asif Ali Zardari rencontrera Barack Obama mercredi à Washington, et le dossier de la sécurité nucléaire pakistanaise devrait être évoqué dans le cadre de discussions sur l'insurrection talibane au Pakistan. M. Zardari a récemment affirmé que «les capacités nucléaires du Pakistan sont entre des mains sûres».

Les autorités américaines restent malgré tout préoccupées. «Nous voulons respecter (la) souveraineté» du Pakistan, a déclaré récemment M. Obama. «Mais nous reconnaissons également que nous avons d'énormes intérêts stratégiques, de sécurité nationale, dans le fait de s'assurer que le Pakistan est stable et que l'on ne va pas se retrouver avec un État militant doté de l'arme nucléaire.»

Avant d'être assassinée en 2007, l'ancien premier ministre pakistanais Benazir Bhutto avait évoqué ses inquiétudes, jugeant que des éléments proches d'Al-Qaeda pourraient détourner les armes nucléaires pakistanaises si les talibans n'étaient pas neutralisés.

Des systèmes de sécurité ont été mis en place pour empêcher une catastrophe, assurent des responsables pakistanais. La soixantaine de têtes nucléaires du pays seraient stockés dans des lieux séparés des systèmes de lancement, et les détonateurs gardés à l'écart des charges. Les armes sont dispersées sur plusieurs sites, la plupart au sud d'Islamabad, et «protégées» par des codes. Au moins deux personnes doivent authentifier les codes avant que les ogives ne puissent être sorties de leur dépôt.

Des soldats spécialement formés patrouillent les sites sensibles, dont certains sont interdits de survol aérien. Et le profil du personnel de ces installations fait l'objet de contrôles réguliers des services de renseignement.

Les autorités pakistanaises «tiennent à leur arsenal nucléaire pour des raisons stratégiques, ce qui veut dire qu'elles sont très motivées pour le protéger», note William Tobey, ancien administrateur-adjoint du Bureau de non-prolifération nucléaire (ODNN), une agence américaine. «Ceux qui sont responsables de ces armes sont dévoués et professionnels.»

Toutefois, certains observateurs évoquent une menace liée à d'éventuelles sympathies pour la cause islamiste au sein de l'appareil de sécurité pakistanais. L'ancien responsable du renseignement américain Rolf Mowatt-Larssen cite l'assassinat fin 2007 de Benazir Bhutto comme un exemple de connivences possibles entre les autorités en charge de la sécurité et les extrémistes. Il craint que de tels liens puissent également exister entre les autorités nucléaires du pays et les islamistes.

L'Iran, la Libye et la Corée du Nord ont acheté leur savoir-faire nucléaire au scientifique pakistanais A.Q. Khan, considéré dans son pays comme un héros pour son rôle clé dans la mise au point de la bombe pakistanaise. Et selon des agences de renseignement occidentales, deux physiciens à la retraite de la Commission pakistanaise à l'énergie atomique, Chaudiri Abdul Majeed et Sultan Bashiruddin Mahmood, auraient rencontré Oussama ben Laden avant les attentats du 11 septembre 2001 pour lui proposer des armes nucléaires.

L'armée pakistanaise est également une source potentielle de préoccupation. C'est une armée «sérieuse» et «très disciplinée», note Robert Grenier, ancien membre de la CIA qui a été en poste à Islamabad. Mais certains en son sein pourraient «avoir un certain niveau de sympathie pour les objectifs, voire pour les méthodes» des extrémistes musulmans, ajoute-t-il.


De leur côté, les talibans veulent imposer leurs vues religieuses à l'ensemble du pays, explique Hassan Abbas, un ancien chef de la police pakistanaise aujourd'hui membre du Centre Belfer pour la science et les affaires internationales à l'université de Harvard. Mais, ajoute-t-il, ils n'ont pas les moyens de pénétrer le système de sécurité nucléaire pakistanais, du moins pour l'instant.

«A ce stade, ils cherchent de l'artillerie lourde.» Ils sont une menace pour le système constitutionnel, les partis libéraux et les droits de l'Homme au Pakistan, «mais pas pour les autorités nucléaires», conclut-il.

Source:
La Presse
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5 mai 2009 2 05 /05 /mai /2009 00:42

dimanche, 19 avril 2009




Signes pré-insurectionnels : En cas de besoin urgent, la Préfecture de police serait capable de déployer jusqu'à 1 000 policiers supplémentaires dans les banlieues.


En cas de besoin urgent, la Préfecture de police serait capable de déployer jusqu'à 1 000 policiers supplémentaires dans les banlieues.

La sanglante bagarre en gare de Lyon à Paris, opposant lundi dernier au petit matin plusieurs dizaines de jeunes descendus de Seine-Saint-Denis, de l'Essonne ou encore des Hauts-de-Seine et se soldant par un mort et deux blessés, est la dernière illustration d'un phénomène dorénavant connu : plus de la moitié des personnes mises en cause dans la capitale n'en sont pas originaires. Des années durant, une succession de stratèges policiers a caressé l'idée de donner corps à une police d'une nouvelle dimension, s'émancipant de ses carcans territoriaux pour mieux s'attaquer aux racines de cette délinquance mouvante, ignorant les frontières.


Les bouffées de violence qu'a connues la région parisienne lors d'expéditions punitives le mois dernier dans des écoles ou de guets-apens tendus à la police ont achevé de convaincre Nicolas Sarkozy, partisan de cette nouvelle donne policière. Lorsqu'il dévoile un ambitieux plan de lutte contre les bandes violentes le 18 mars dernier à Gagny (Seine-Saint-Denis), le chef de l'État a souligné que «ces phénomènes se développent aujourd'hui à l'échelle des agglomérations». Soucieux d'«accélérer la modernisation de nos outils policiers», l'hôte de l'Élysée a donc demandé au ministre de l'Intérieur de lui «proposer une réforme du commandement de la fonction de sécurité qui tienne compte de cette logique d'agglomération». Prévue à terme «pour l'ensemble de la France», Nicolas Sarkozy la souhaite «d'abord pour la région parisienne où le préfet de police doit avoir la responsabilité de la sécurité non seulement sur Paris mais aussi la petite couronne». Ce vœu avait été évoqué lors de son discours fondateur à la Grande Arche de la Défense, le 29 novembre 2007, où il avait exhorté les chefs de police à «travailler ensemble».

Sans attendre, la Préfecture de police de Paris a pris en compte le profil de cette nouvelle délinquance, violente et très mobile, en mettant sur pied des structures policières plus transversales. Ainsi, depuis 2003, le Service régional de la police des transports (SRPT) peut suivre à l'échelle de toute l'Ile-de-France les déplacements de bandes en temps réel : un «comité» d'accueil en civil et en tenue, coordonné à distance, permet d'intercepter les voyous avant leur passage à l'acte. Dans le même esprit, un plan régional antibraquage, imaginé en 2002, est déclenché à chaque attaque pour diffuser des signalements de suspects à l'ensemble des services répressifs régionaux.

Évoquant une «police intégrée sur le territoire de Paris et des trois départements de la petite couronne», soit 6,5% de la superficie de l'Ile-de-France, la Préfecture de police réfléchit à dégager des économies d'échelle par la création d'un seul et unique «état-major d'agglomération » pour mutualiser les forces sur le terrain.


Faciliter le renseignement

En respectant bien sûr les zones de compétences de la gendarmerie, un «directeur interdépartemental» de la police pourrait envoyer en urgence et en temps réel à travers l'agglomération parisienne des compagnies de sécurisation et d'intervention ou encore les brigades anticriminalité et cynophiles en banlieue en cas de besoin urgent. Outre la pacification d'une cité en ébullition ou en proie aux bandes, ces dispositifs concertés pourraient mieux réprimer certaines filières régionales de drogues. Au total, un vivier pouvant aller jusqu'à mille policiers parisiens franchirait le périphérique pour prêter main-forte à leurs collègues de banlieue, qui souffrent d'un manque chronique d'effectifs. Dans cette logique, la Préfecture de police participe déjà à la sécurisation de la Foire du Trône ou encore des puces de Saint-Ouen en Seine-Saint-Denis. Ou qu'elle prend en charge la régulation de la circulation à certains nœuds routiers comme ceux de pont de Nogent-sur-Marne ou de Villeneuve-Saint-Georges. «Cette logique d'agglomération prendrait aussi tout son sens en matière de renseignement, note un haut fonctionnaire. Il est estimé en moyenne que sur 100 manifestants à Paris d'origine francilienne, 40% résident en petite couronne et 20% en grande couronne.» À la demande de Nicolas Sarkozy, Michèle Alliot-Marie est appelée à formuler des propositions à l'Élysée «avant l'été».



Source du texte :
FIGARO.FR


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5 mai 2009 2 05 /05 /mai /2009 00:40

La loi « Hôpital,Patients, Santé, Territoires, dite loi « Bachelot », aura eu le mérite de faire réfléchir sur l'organisation de notre politique de santé publique.

Il faut bien connaître le texte avant que de « jeter le bébé avec l'eau du bain ». La territorialisation est-elle, en soit, une mauvaise chose ? A voir. La mutualisation de l'activité pour les services de chirurgie est-elle préjudiciable aux patients ? On peut en douter.

Ici, nous ne nous attarderons, ce jour, que sur une partie importante de la loi. Celle qui crée, dès 2010, les Agence régionales de santé (ARS) : voici ce que prévoient les textes soumis aux élus nationaux.


Les ARS rassembleront tous les acteurs, agents de l'Etat comme de l'assurance maladie, impliqués au niveau régional dans le pilotage du système de santé. Les ARS auront également en charge le pilotage du secteur médico-social (personnes âgées, personnes handicapées) et des compétences en matière de santé publique. Le principe est de réserver aux grands hôpitaux d'un territoire donné les interventions les plus pointues, et d'inciter dans le même temps les petits établissements du même territoire à se « convertir » dans la prise en charge des personnes âgées ou encore dans les soins de rééducation.

Il nous faut nous attarder, après avoir consulté les textes et les commentaires y afférent de la part des syndicats et associations, sur le titre IV du projet, qui crée les très critiquées Agences régionales de Santé (ARS). Le secteur social et médico-social va être bouleversé. Un véritable « tsunami » pour celui-ci

Dans le droit fil des rapports Ritter et Bur (lire), le projet de loi Bachelot intègre le médico-social financé par l'assurance maladie et les ESAT et les centres de rééducation professionnelles, financés par l'État, dans le champ de compétence des futures agences.

      
* Ainsi les agences auront compétence sur :
  - les établissements de l'enfance inadaptée (CMPP, IME, SESSAD, IMPRO, ITEP, IEM,etc.) ;
  - les Centres d'Actions Médico-Sociale précoce ;
  - les établissements et services pour personnes âgées médicalisées (EPHAD, services de soins infirmiers à domicile) ;
  - les établissements et services pour adultes handicapés médicalisés (foyers d'accueil médicalisé, maisons d'accueil spécialisées, SSIAD,etc.) ;
  - les centres de ressources, centres d'information et de coordination ou centres prestataires de proximité et établissements expérimentaux qui accueillent des personnes âgées dépendantes ou des personnes handicapées ;
  - les établissements ou services à caractère expérimental ;
  - les CSAPA (prévention en addictologie), CAARUD (prévention drogues), les lits haltes soins santé et les appartements de coordination thérapeutique ;
  - TOUS les établissements de Médecine, Chirurgie, Obstétrique.


Elles auront pour mission de définir et de mettre en œuvre la politique régionale de santé qui comprendra l'organisation de l'offre des services de santé et médico-sociaux.

Elle devra prendre en compte les dispositions financières fixées par les lois de financement de la sécurité sociale auxquelles est rattaché l'ONDAM médico-social (objectif national de dépenses d'assurances maladie des établissements médico-sociaux).

Le projet régional possédera une composante médico-sociale qui aura pour objet de susciter les évolutions nécessaires et l'articulation au niveau régional de l'offre sanitaire et sociale.


Le directeur régional arrêtera le schéma d'organisation médico-social déclinant le projet régional de santé.


Un directeur ayant tous les pouvoirs

Le programme interdépartemental d'accompagnement des handicaps et de la perte d'autonomie (PRIAC) sera adapté à la nouvelle architecture de l'ARS.

Il dressera les priorités de financement des créations, extensions ou transformations d'établissements ou de services au niveau régional.

Le régime des autorisations sera profondément remodelé, avec la suppression des CROSMS et l'instauration d'une procédure d'appel à projet qui s'appliquera à partir du 1er janvier 2010.

 
Pour être autorisé, le projet devra répondre :
  - à des critères de qualité et d'efficience financière,
  - aux besoins du schéma d'organisation social et médico-social,
  - satisfaire aux règles d'organisation et de fonctionnement,
  - et à un cahier des charges non encore fixé.


Le bénéfice de l'aide sociale ne pourra être accordé ou maintenu pour les usagers que si un Contrat Pluriannuel d'Objectifs et de Moyens est signé entre le gestionnaire et l'autorité tarifaire.

La tarification sera soumise à un seuil fixé par arrêté.

 
Ce projet rénove le mode de régulation de l'ensemble du champ social et médico-social.


 Les dispositions de la loi 2002-2 en matière de planification et d'autorisation seront remises à plat.

Il incite aux regroupements des structures.

Il va de pair avec la mise en place des nouvelles directions régionales et départementales de la cohésion sociale ainsi qu'avec le chantier du 5ème risque dépendance.

 Dans un contexte de déficit financier des établissements publics au titre de 2008 d'un montant minimum de 800 millions d'euros, le ministre du budget, a réaffirmé l'objectif du gouvernement de rétablir l'équilibre financier dans les trois années à venir.

La création des ARS aux mains desquelles seront concentrés tous les pouvoirs, mais également la mise en concurrence du secteur avec le secteur lucratif, par la procédure d'appel à projet et son corollaire, les CPOM, représente un danger véritable sur laquelle pèseront lourdement des objectifs liés à l'économie et au rationnement.

 
Alors que la loi n'est pas encore votée, nous entrons dans une phase active : le recrutement des directeurs d'ARS avance inexorablement.

 
Le gouvernement a déclaré l'urgence sur ce projet de loi, car il veut imposer sa réforme contre vents et marées, et ainsi remettre en cause les fondements républicains de la santé publique du secteur social et médico-social et de son organisation, ainsi que les fondements de sa couverture par l'assurance maladie devant le pays.


 Mais, d'ores et déjà, la résistance s'organise contre ce projet de loi : 
 
 - à l'APHP, l'intersyndicale F-O, CGT, SUD, CGC, CTFC, UNSA, exige le retrait du projet et s'oppose au démantèlement de l'APHP ;
  - le conseil supérieur de la fonction publique, l'ensemble des fédérations syndicales de la santé, la Caisse Nationale d'assurance Maladie, la Confédération syndicale des médecins français ont rejeté le projet de loi ;
  - les 39 présidents des Comités Consultatifs Médicaux et des 38 hôpitaux de l'APHP, dénoncent « l'étranglement financier pur et simple ».

Ils sont formels : « la qualité des soins va en pâtir, de même que l'accès aux soins pour tous ».


Il permet au gouvernement pour trouver les 360 milliards d'euros nécessaires, de s'emparer de la gestion de nos cotisations sociales


Les Agences Régionales de Santé seront le pivot de la maîtrise des dépenses de santé, et cela aura pour conséquences : 
 
 - la mise en concurrence, du secteur social, médico-social, sanitaire médical, avec le secteur lucratif, entre autre, par l'intermédiaire de la procédure d'appel à projet, et le non-lucratif ne pourra pas l'emporter.... 
 
 - l'étranglement financier des établissements, par la mise en place des CPOM, dans le cadre d'enveloppes financières nationales bloquées avec comme conséquence la fermeture de services entiers de santé ou médico-sociaux, 
 
 - la poursuite du démantèlement de la sécurité sociale de 1945, et de sa gestion paritaire, pourtant seule garante de l'égalité d'accès aux soins et aux services sociaux et médico-sociaux sur tout le territoire.

 
Ce projet de loi est un véritable outil de démantèlement du secteur social, médico-social, sanitaire et médical.

Le Président de la République s'est fait élire sur « la rupture » : nous assistons à celle d'avec une tradition républicaine de solidarité nationale.

Prochainement soumis aux sénateurs, ceux-ci, réputés pour leur « Sagesse », sauront-ils  apporter à ce projet de loi les amendements et modifications indispensables  pour préserver l'essentiel ?

http://www.tessolidaire.com/PAR_TPL_IDENTIFIANT/611/TPL_CODE/TPL_EDITO_FICHE/1530-handicap-solidarite-insertion-sociale.htm 

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3 mai 2009 7 03 /05 /mai /2009 08:08



Le délit d’être ensemble...
Thierry LODE
sur Le Grand Soir


Combien de philosophes et autres penseurs ont prétendu regretter le soi-disant « individualisme » de l’homme moderne ? La vie sociale pourrait cependant être encore amputée dans sa récréation. Car maintenant surgit un délit tout neuf, le délit d’être ensemble...

Voilà qu’une récente annonce du Président Sarkozy propose la création d’un nouveau délit : le délit d’appartenance à un groupe, une « bande ». On croit renouer avec le délit d’association et ces lois scélérates du XIXème qui interdisaient les rassemblements de chômeurs et d’ouvriers. Car il existe déjà un délit « d’association de malfaiteurs ».


Or, si la bande n’a pas pour objet de commettre des méfaits, en quoi serait-elle condamnable ? Le fait d’être un groupe de jeunes constitue-t-il une atteinte à des biens ou des personnes, selon les termes habituels de la législation ? D’ailleurs où commence la « bande » et comment définir la clôture de ce concept ? Le frère, l’ami, la petite amie d’un participant à la bande fait-il/elle aussi délit de bande ? Après avoir interdit d’apporter son aide aux sans papiers, pouvait-on encore empirer le délit de solidarité ? Dans ce projet devient condamnable le simple fait de se grouper, de se reconnaître ensemble. Autrement dit, le pouvoir est en train d’inventer le délit d’être ensemble.


Comment voir dans ce projet de loi autre chose qu’une loi contre les jeunes quand la réunion, le désir d’être ensemble, de se reconnaître dans un groupe, est souvent la seule chose qui reste dans ce terrain vague de la vie sociale confisquée. Comment ne pas y voir une loi contre les pauvres quand la groupe s’avère la seule solidarité, quand l’alliance constitue la seule force pour s’opposer à l’exploitation du travail ? N’est ce pas ce même pouvoir qui a décrété l’état d’urgence contre des enfants de banlieues en 2005 ? Quelle est-donc ce pouvoir qui multiplie les lois vengeresses et les décrets répressifs ?


Car il existe une autre anomalie de ces projets-là : ce sont des délits sans victimes, écrits au nom de potentielles intentions délictueuses. Voilà que la loi n’est plus justifiée par la protection des victimes réelles. Comme bien des règles actuelles, la liberté est ici entravée sans qu’il n’y ait aucune victime. La loi n’est plus ici qu’une répression contre la liberté des individus, l’application d’un nouveau règlement de la vie sociale ou quotidienne, tout comme le non-usage de la ceinture de sécurité, l’ivresse « publique », le délit d’aide au sans papiers, le délit d’usage récréatif de cannabis, le port d’un masque en manifestation ou la non possession de papiers. Voilà encore des délits sans victimes. La multiplication des lois actuelles prétend accroître la pression sur les délinquants et criminels, mais ne dit pas qu’elle aggrave sans cesse les contraintes sur la vie sociale. Comme toujours, ce n’est plus le projet social qui est interrogé, non ce sont les faits divers qui deviennent des justifications de la loi.


Le délit d’appartenance à un groupe, une « bande » ne se construit que comme l’obligation d’obéir à des ordres comme dans ces structures d’exception que sont les écoles, l’armée, le club sportif, l’entreprise ou la prison. Il y a pourtant une différence. Si la loi n’est pas faite pour protéger des victimes, elle n’est qu’un règlement arbitraire. Déjà Jean-Jacques Rousseau montrait que le respect des règlements ne pouvait pas se confondre avec la loi. Il me semble, que partout dans le monde depuis la charte des droits de l’homme, on appelle dictatures ces pouvoirs qui peuvent impunément exiger toujours plus de répression en construisant des délits sans victimes. Il y a désormais assez de projets liberticides pour se poser la question.


Le monde de la marchandise exige la séparation des êtres, l’isolement des exploités. Pourtant sans nous connaître, nous nous reconnaissons ensemble, dans nos différences ou même nos divergences. Lutter contre la séparation reste le fondement de notre humanité. "Ces gens-là ne se connaissent pas," disait un préfet, non ils se reconnaissent...


L’état révèle de plus en plus sa destination répressive. D’ailleurs comment identifier une "bande", à partir de quand un groupe devient-il une "bande" et qui le décidera...Pour le moment, le projet prétend toucher les jeunes des cités, c’est à dire continuer le karcher promis, mais rein ne dit que cela s’arrêtera là. pourquoi pas définir une association de défense en tant que bande, ou encore un syndicat, ou même un club de protection de la nature du moment qu’il n’aura pas l’heur de plaire au pouvoir.


Le délit d’être ensemble ne fait que commencer...


http://goudouly.over-blog.com/article-30710478.html

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