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8 avril 2009 3 08 /04 /avril /2009 01:53




L'APPEL MONDIAL

Appel Mondial contre des brevets sur des semences et des animaux conventionnels

Lettre conjointe adressée

 à la Grande chambre des recours de l'Office européen des brevets
 à des représentants gouvernementaux
aux Conseils d'administration d'entreprises de l'agroalimentaire

Empêcher la délivrance
de brevets sur des semences
et des animaux conventionnels

Depuis plusieurs années, de nombreux brevets portant sur des semences et des animaux génétiquement modifiés ont été accordés de par le monde. Les conséquences néfastes de ce phénomène sur les agriculteurs, privés du droit de conserver leurs semences ; et sur les sélectionneurs, qui ne peuvent plus utiliser librement les semences brevetées à d'autres fins de reproduction, sont bien connues.


Monsanto, une multinationale spécialisée dans le commerce des semences, a par exemple poursuivi en justice de nombreux agriculteurs au Canada et aux Etats-Unis pour atteinte présumée à ses brevets.1 Cette entreprise a également entamé des poursuites judiciaires contre des importateurs de soja argentin en Europe, alors même qu'elle ne détient pas de brevet concernant ces produits en Argentine.2 De plus, la possibilité donnée aux entreprises de breveter des semences a conduit à une très forte concentration du marché : à peine 10 grandes multinationales contrôlent près de la moitié du marché international des semences.
 

De nombreuses fédérations d'agriculteurs et ONG de par le monde luttent contre la délivrance de ces brevets. Dans une vaste majorité de pays, les organismes génétiquement modifiés (OGM) ne sont pas encore cultivés, ou ne sont utilisés que pour un petit nombre de cultures, si bien que les conséquences adverses de ces brevets ne se font pas sentir partout.


Aujourd'hui, cependant, une nouvelle tendance inquiétante se dessine : des demandes de brevets sont déposées non seulement pour des OGM, comme les semences de soja « Round-up ready », mais aussi pour des variétés végétales conventionnelles. Ainsi, des brevets ont été demandés pour des variétés de soja à composition huileuse améliorée3. Ces demandes de brevets portent sur des pans entiers du génome végétal, utilisés dans le cadre des technologies conventionnelles pour améliorer les résultats de la sélection conventionnelle (comme avec la sélection assistée par marqueurs).


Les exemples les plus préoccupants à cet égard sont les demandes de brevets déposées par Syngenta sur une très large portion du génome du riz4 et son utilisation dans la sélection de toutes les cultures alimentaires contenant une information génomique semblable à celle du riz (comme le maïs et le blé).

L'Office européen des brevets a d'ores et déjà délivré un brevet sur des plantes composites résistantes aux pucerons issues de la sélection assistée par marqueurs5. D'autres demandes de brevets, portant sur des porcs eux aussi produits à l'aide de méthodes normales de reproduction, ont été récemment déposées par Monsanto6, ce qui met en lumière le risque croissant de concentration des ressources agro-génétiques mondiales entre les mains de quelques multinationales, qui seraient alors en situation de monopole.

La Grande chambre des recours de l'Office européen des brevets devra bientôt se prononcer sur un autre brevet du même type (concernant une méthode permettant d'augmenter un composé spécifique chez les espèces de Brassica7).

Cette décision sera déterminante pour la brevetabilité des semences conventionnelles en Europe.


Alors qu'aux Etats-Unis il est tout à fait courant d'accorder des brevets sur des variétés végétales conventionnelles, de nombreux autres pays, notamment des pays en développement, ne permettent pas de breveter des plantes ou des animaux. Toutefois l'histoire récente nous montre que les normes définies et utilisées par les offices des brevets européen, japonais ou américain influencent le cadre réglementaire international (accord de l'OMC sur les Aspects des droits de la propriété intellectuelle liés au commerce (ADPIC) et Organisation mondiale de la propriété intellectuelle, OMPI). Dans le monde entier, les offices des brevets sont soumis à de fortes pressions afin d'adapter leurs réglementations et pratiques, soit par le biais de la réglementation internationale, soit en signant des accords bilatéraux. L'Inde vient par exemple d'adopter un troisième amendement sur les brevets de façon à mettre sa législation en conformité avec l'Accord sur les ADPIC.


Cette évolution alarmante des politiques en matière de brevets frappera beaucoup plus d'agriculteurs et de sélectionneurs que les brevets sur les OGM. Dans quelque pays que ce soit, ce qu'il reste des droits des agriculteurs disparaîtra et les obtenteurs ne jouiront plus d'un accès libre aux variétés végétales et aux races animales à des fins de sélection et de reproduction. Ces brevets anéantiront des droits des agriculteurs et privilèges des sélectionneurs indispensables à leur survie, à la souveraineté alimentaire et à la préservation de la biodiversité dans l'agriculture. La grande majorité des agriculteurs dans les pays en développement sont de petits paysans qui dépendent entièrement de la conservation et de l'échange de leurs semences.


Pour garantir la survie des agriculteurs, des sélectionneurs et des éleveurs indépendants et par là même la sécurité alimentaire des générations futures, nous, agriculteurs, chercheurs, obtenteurs et organisations de la société civile du monde entier, signataires de cette pétition, réaffirmons notre opposition aux brevets sur le vivant quels qu'ils soient et exhortons les décideurs politiques et les offices des brevets à prendre des mesures d'urgence pour empêcher toute délivrance de brevet sur des séquences génétiques ou des végétaux et des animaux issus de croisements conventionnels utilisés dans le cadre des techniques conventionnelles de reproduction. Nous demandons également aux entreprises de ne pas déposer de telles demandes de brevet.


Si votre organisation souhaite signer l'Appel mondial,
cliquez ici!

Signez la pétition contre les brevets sur le vivant: f116.60 Kb


L'Appel mondial a déjà été signé par les suivantes organisations paysannes (..) :

Pour voir les outres signataires, cliquez ici!

1: http://www.centerforfoodsafety.org/Monsantovsusfarmersreport.cfm
2: Depuis janvier 2006, plusieurs exportations de soja argentin ont été bloquées dans des ports européens à la suite des procès intentés par Monsanto contre des producteurs de soja qui n'avaient pas versé de redevances à l'entreprise, faisant valoir que Monsanto détient un brevet sur le soja « Round-up Ready » en Europe.
3: WO 2004/006659 ; Monsanto revendique la propriété d'une variété de soja à composition huileuse améliorée obtenue par des méthodes d'hybridation conventionnelles.
4: WO 03/027249 , resp. EP 1576163
5: EP 921720 ; pour l'entreprise Rijk Zwaan
6: WO 2005/017204 , WO 2005/015989 et WO 2005/078133
7: EP 1069819 , accordé en 2002



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7 avril 2009 2 07 /04 /avril /2009 04:02
Extraits de http://r-sistons.over-blog.com/article-29948253.html, sur mon blog R-sistons à l'intolérable :

Dossier Evénéments du controversé  3 avril

 
Un rapport d'Amnesty International épingle la Police française -
http://laplote.over-blog.fr/article-29800875.html

Cette publication est partie
d'un courriel reçu :

Bonjour Eva,

Je vous suis depuis quelques mois seulement mais j'apprécie grandement
votre travail de collecte d'informations alternatives, qui me donnent
enfin de véritables clés de compréhension de la géopolitique et des
méthodes de contrôle des masses. J'écoute en ce moment même l'émission
C dans l'air, qui s'avère être sur ce sujet tout au moins un monument
de désinformation (cf. intervention du syndicaliste policier). Je
viens de leur envoyer ce message (130 caractères uniquement...) : "La
désinformation règne. Présent samedi, je vous certifie que la police,
omniprésente, n'a pas filtré les black blocks à l'entrée." Sans
illusion de la voir passer à l'écran !

Ci-dessous le message que j'ai envoyé à mes amis ce matin, avant de
constater avec soulagement qu'un emballement médiatique (sauf à la
télévision) prend naissance pour tirer les choses au clair sur ces
événements du port du Rhin, notamment dans le journal Le Monde daté de
demain. Je vous autorise bien entendu à publier ces propos.

Un Strasbourgeois de 27 ans, professeur, proche du MoDem

(Eva) Voici la suite :

______________________________________________________________





La vérité,

je vous la livre toute crue : la police a délibérément
laissé les Black Blocks (les fameux casseurs cagoulés et tout habillés
de noir, organisés, ultra-violents, dits anarchistes , armés de barres
de fer et dont les sacs à dos étaient remplis de grosses pierres)
entrer sur les lieux de la manif, infiltrer les manifestants
pacifistes, causer de lourds dégâts matériels, monter sur les voies
ferrées pour caillasser sans restriction. Les incendies allumés
(notamment de l'hôtel Ibis) dès le début d'après-midi (13h) n'étaient
toujours pas éteints en fin d'après-midi (17h), fournissant un motif
officiel pour ne pas laisser la manifestation se poursuivre. C'est là
que le piège s'est refermé : tous les côtés étaient cernés, l'étau se
resserrait,

- nous étions casseurs (5%)
- et pacifistes (95%) mélangés,

et lorsque plus aucune dispersion n'était possible, les CRS en ont profité pour nous canarder au flashball et lancer des bombes lacrymogènes en quantités industrielles (dont le but normal est de disperser les manifestants, cherchez
l'erreur...). Des mouvements de foule étaient sur le point de
démarrer, mais la majorité a su conserver son sang-froid et convaincre
tout le monde de rester immobile, en chaîne, en prenant son mal en
patience, yeux fermés et mouchoirs ou foulards sur le nez. C'est un
miracle qu'il n'y ait eu aucun mort tant j'ai pu voir de gens paniquer
(et il y avait de quoi, dans cette souricière) ; mais 50 blessés au
total cependant. Il faut bien noter qu'il y avait environ 10.000
policiers uniquement pour entourer le cortège... Mais ils n'ont su ni
empêcher les actes violents, ni isoler les casseurs, ni intervenir
autrement qu'en gazant tout le monde de façon indifférenciée.
Bizarre non ?

Jamais je n'ai connu un climat aussi oppressant, avec une dizaine d'hélicos volant au-dessus de nos têtes dans un bourdonnement permanent, la sensation d'être pris au piège, mis en danger par des ultra-violents, excités qui plus est par un camion émettant de la musique hardcore à pleins tubes (qui l'a
autorisé à passer, celui-là ?), l'inexistence d'un service d'ordre, la
désorganisation la plus totale. J'arrête là mes lithanies.

Les questions soulevées par les Jeunes Verts sont légitimes.

Il n'y a plus qu'à souhaiter, et ce ne serait que justice, qu'une commission
d'enquête soit ouverte et un procès intenté. Mais je crois qu'il
s'agit là de raison d'Etat, les consignes venaient de très haut pour
que la situation dégénère, afin de décrédibiliser les pacifistes et de
créer l'amalgame aux yeux de la population avec l'aide de médias
vassaux (ahh les belles images de saccage au JT : y faut plus de flics
ma bonne dame). Un scandale de plus dans cette République décidément
de plus en plus bananière, où manifester son opposition à la politique
gouvernementale sera bientôt assimilé à un acte délictueux.

En ces temps obscurs, il faut surtout ne pas lâcher. Résister, rester
solidaires et savoir à quel camp l'on appartient : à l'oligarchie
résidente de la République, ou bien au peuple. Et ce n'est pas une
question de droite ou de gauche : il n'y a qu'à écouter Dominique de
Villepin, François Bayrou ou Nicolas Dupont-Aignan.

Non, l'acte de Résistance n'est pas cantonné à la période de la
Seconde Guerre Mondiale. Il doit être de tous les instants et exige
courage et clairvoyance.

___________________________________________________________



La protection des citoyens,
version UMP.

Un formidable dessin du grand caricaturiste Laplote,
en exclusivité pour ce blog,
- les banquiers criminels impunis,
- et les jeunes délinquants en prison.

Http://laplote.over-blog.fr,

Sur son blog, les moyens de vous procurer
ses ouvrages.

Le Nouvel Ordre Mondial version UMP,

la "démocratie irréprochable" version Sarkozy.

Eva


Manif anti-OTAN
du 4 avril 2009


Les Jeunes Verts Alsace tiennent à dénoncer le très mauvais déroulement de la manifestation anti-OTAN à Strasbourg ce 4 avril...

12h : nous arrivons au lieu de rassemblement, un grand parking, tout se passe bien pour ceux qui sont passés par le pont d'Anvers mais d'ores et déjà des affrontements ont lieu dans le coin de l'avenue Aristide Briand entre des Black Blocks et les CRS mais nos camarades PACIFISTES sont aussi enfermés entre deux barrières de CRS qui déjà utilisent des bombes lacrymogènes.


14h30 : après avoir incendié l'ancien poste de douane, une pharmacie et un hotel, les black blocks se replient vers le parking où des élus font des discours sur la paix, accompagnés de musique. Les CRS lancent des bombes lacrymogènes par-dessus les murs entourant le parking et les manifestants se regroupent pour faire démarrer pacifiquement la manifestation. Au bout du parking : deux chemins - le pont ferroviaire où les "casseurs" s'agglutinent et la route qui passe en-dessous. Lorsque nous nous trouvons sous le pont, la situation dégénère : des camionettes de CRS se frayent un chemin à travers les manifestants, les Blacks Blocks leur lancent des pierres, viennent de tous les cotés et lancent des pierres sur tout ce qui bouge (dont les manifestants collés contre les cotés du pont pour laisser passer les CRS). Les cris de colère des pacifistes permettent de faire redescendre la tension. (pour quelques temps)


La manif se dirige à peu près tranquillement vers le port du Rhin, toutes les rues qui partent sont barrées par des barrages en fer d'au moins 2 mètres. C'est lorsque nous approchons de la fin que la manif est stoppée par un barrage de CRS. Il y a des affrontements en fin de manif au barrage du pont d'Anvers. Les pacifistes sont énervés mais on s'asseoit tranquillement en attendant la suite. Pique nique improvisé, c'est bête on a oublié les cartes à jouer !


Les policiers annoncent l'ouverture du barrage devant dans 5 minutes, déjà des dizaines de cagoulés noirs rejoignent le devant de la manif. Certains lancent des pierres en cassant des vitres d'une usine. Les manifestants les huent. Ils arrivent à s'installer sur le pont ferroviaire au niveau du barrage de policiers. La tension remonte. D'un coup je me prends une douille de flashball sur le bras (aïe). Et ça y est c'est reparti.


On se fait bombarder par des bombes lacrymogèn es (yen a partout!!!), c'est la panique. J'ouvre les yeux, devant moi c'est vide et ça fume, des gens cagoulés noirs se dirigent vers nous en courant. On court, on cherche une issue mais il y a des barrages de policiers des deux cotés, on entend les tirs de flashballs. c'est le BORDEL, on trouve une petite porte, on entre dans la cour d'une usine.

Quand ça semble à nouveau plus calme on ressort : un barrage de policiers, on peut passer en levant les mains. Ensuite, REBELOTE, les casseurs ont mis des wagons sur les rails, la route est barrée. On arrive quand même à passer et encore un barrage de CRS, pareil, on passe les mains levées.


Ensuite, c'est le grand voyage jusqu'à trouver un point pour retourner au centre-ville. Des CRS barrent le passage à chaque issue. On se dépêche : aucune envie de se retrouver à nouveau au milieu d'affrontements. Au Neuhof, ça y est on peut passer, mais ATTENTION ! il faut enlever nos autocollants Verts et Europe Ecologie et enlever tous nos drapeaux Verts, Jeunes Verts et Peace et finalement aussi laisser les batons pour les drapeaux ici. (c'est malin...)


Deux d'entre nous se sont fait refuser l'entrée dans la ville car ils avaient un vélo. Ils ont du marcher 8 km jusqu'à arriver à un poste de contrôle les laissant passer.


Les questions qui restent : - Pourquoi les CRS ont du passer au milieu de la manif au début alors que grace aux hélicos ils savaient très bien qu'on était là ?


- Pourquoi lacrymogéner les pacifistes alors qu'on voyait très bien où étaient les casseurs? (on était à coté de la camionette : mouvement pour la paix...)

- Qu'est-ce qui justifie l'attitude suivante : une dame agée s'est retrouvée au milieu des bombes lacrymogènes et n'en pouvait plus. elle a demandé au policiers de la laisser sortir et ils ont refusé alors qu'ils voyaient très bien qu'elle n'était pas dangereuse?

- Pourquoi les CRS ont-ils barrés toutes les issues, cloitrant ainsi pacifistes et Black Blocks dans un même endroit?

- Comment se fait-il que les Black Blocks aient pu arriver jusque la et ne soient pas dérangés lorsqu'ils incendiaient les batiments?

- Pourquoi avons-nous du enlever tous ces autocollants, qui ne faisaient rien de mal?

- Pourquoi les gens à vélo n'avaient pas le droit de passer?


Les Jeunes Verts Alsace remercient tous les pacifistes présents et expriment leur soutien à tous les éventuels blessés pacifistes ! Nous restons bouche bée face à une telle violence et espérons que les responsables subiront des conséquences !

http://jeunesverts.org/alsace/index.php/post/2009/04/05/Manif-anti-OTAN-du-4-avril-2009


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Port du Rhin :
Le scénario du pire…


 

Alors que des milliers de pacifistes européens  voulaient  manifester dans le calme pour exprimer leur volonté de construire la paix en Europe et exiger la  dissolution de l’OTAN, le scénario du pire s’est produit au Port du Rhin à Strasbourg.

Le PCF du Bas-Rhin apporte son soutien à la population du quartier du Port du Rhin qui depuis trois jours a vécu en état de siège et n’a vraiment pas mérité les dégradations de ce jour.

Le PCF du Bas-Rhin condamne avec la plus grande fermeté les violences gratuites des groupes venus au nom de prétextes fallacieux  pour  casser. Ces gens là n’ont rien à voir avec les mouvements démocratiques qui organisaient le Contre-sommet de l’OTAN. Ces groupes font le jeu des  Sarkozy, Merkel, Berlusconi,  Brown etc…  qui dominent l’Europe et qui l’ont conduite dans l’ornière de la crise économique et sociale d’aujourd’hui…

Le PCF déplore l’attitude du Préfet du Bas-Rhin aux ordres de Sarkozy qui depuis des mois a créé les conditions d’une criminalisation du mouvement pacifiste et qui a installé dans notre ville un climat d’insécurité jamais connu.  Contrairement à sa promesse faite aux organisateurs le Pont de l’Europe a été fermé, empêchant ainsi l’accès des pacifistes allemands au Jardin des Deux-Rives.

Le PCF condamne la position du Maire de Strasbourg qui a tout fait pour reléguer la manifestation pacifiste dans  la périphérie de la Ville en organisant un véritable piège à manifestants. La suspension des transports en commun a aggravé la situation en retardant considérablement l’accès des manifestants. La multiplication des barrages et des contrôles créant une atmosphère insupportable !

Quelle image de la Ville de Strasbourg au lendemain du sommet de l’Otan ? Une nouvelle fois le tapis rouge est déroulé  pour les puissants et les citoyens sont méprisés et humiliés. Strasbourg méritait mieux que cela ! Elle reste à nos yeux une capitale de la Paix et de la Démocratie et les peuples continueront à s’y faire entendre !

 

A Strasbourg, le samedi 4 avril 2009. (18h20)

 

Jean-Baptiste Metz   

http://www.pcf-bas-rhin.com/article-29879990.html 



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Une vidéo des DNA qui illustre bien
la réalité que l'on a vécue "inside" :


http://www.dailymotion.com/search/otan+dna/video/x8vnfb_la-recit-de-la-manifestation_news



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Le Monde


Strasbourg,
lendemain d'émeutes


5 avril 2009
21 h 08

Découvrez les réactions des abonnés du Monde.fr à la lecture de cette information.


Kouliteu

L'Elysée souffle sur les braises et ramessara les cendres au moment venu. Les français crieront bêtement : merci Nicolas, tu nous a sauvé.


araignee_du_soir

Que la police intervienne ou pas, elle a tort. Cette attitude porte un nom : le harcèlement moral. A bon entendeur ...


Lecteur X

Quand la police intervient on crie à la répression, quand la police n'intervient pas on crie au laxisme !


CHRISTIAN B.

Le prefet du Bas-Rhin va changer d'affectation (promotion prevue le mois dernier ...) cette semaine ! Lorsque la prochaine campagne presidentielle sera abordee, n'oublions pas les questions securitaires : l'etat protege les puissants et delaisse les quartiers


Samuel T.

Comme malgré ces destructions le discours de Sarkozy n'a pas été sifflé, le préfet ne sera pas sanctionné.


D. B.

Le devenir des batiments incendiés faisait débat avant ce samedi. Les "casseurs" ont étrangement rendu service aux urbanisateurs. Mais où donc étaient les 9 à 15 000 (selon les sources)forces de l'ordre.


Emmanuel

Il semble que les "violences et dégradations" soient à la police ce "qu'échec scolaire" est à l'éducation nationale. En suivant votre raisonnement monsieur le Président, selon lequel plus de profs n’ont pas amené de meilleurs résultats, je vous invite à commencer à dégraisser le poulailler ...


Nicolas

Mais que fait le préfet ?! Il faut destituer au plus vite ce bon à rien !


alexandra r.

Bah, avec un peu d'humour noir, on peut dire que les casseurs auront "avancé" la démolition du bâtiment désaffecté de la douane... et on sait qu'une démolition coûte très cher... quant à avoir peur... Tous ces flics, armés et bardés de défenses, où donc étaient ils quand on y mettait le feu? A garder les ponts de l'Ill qui ne risquaient rien. Et dieu sait s'il y en avait... On nous prend pour des gogos, juste bons à payer...


provocation.

La ministre de l'intérieur a concentré toutes les forces de police autour des dirigeants, empêché les manifestants pacifiques de défiler contre l'OTAN et laissé le champ libre pendant une heure et demie aux manifestants violents. Maintenant on ne s'étonne pas que le pouvoir cherche à criminaliser toute opposition à sa politique. D'où filmage et fichage comme de vulgaires délinquants de ceux qui étaient venus là pour dire non à la politique de l'OTAN et à l'adhésion de Sarkozy à cette politique.

  1|2|suivant 

http://www.lemonde.fr/societe/reactions/2009/04/05/strasbourg-lendemain-d-emeutes_1176971_3224.html


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Ça y est, la machine médiatique se met enfin en quête de vérité. A
quelques nuances près bien sûr... L'émission C dans l'air de ce soir a
été un monument de contre-vérités et de désinformation, la seule
personne ayant quelque chose à dire sur le sujet étant un leader
syndicaliste policier : propagande pro-gouvernementale à l'état pur,
arguments similaires à ceux de Guéant, de MAM et du préfet de région.
C'est dire...

Alors voici une petite revue de presse du soir, et rassurez-vous je
m'arrêterai là.

http://www.lemonde.fr/societe/article/2009/04/06/manifestation-anti-otan-a-strasbourg-les-crs-ont-laisse-faire-les-casseurs_1177415_3224.html#ens_id=1177002

http://www.agoravox.fr/article.php3?id_article=54164

http://www.agoravox.fr/article.php3?id_article=54168


Bref, la mayonnaise prend forme. Le puzzle continue de se mettre en place sans protestation. Que personne ne soit étonné le jour où les libertés individuelles seront supprimées !




Fin du courriel.
Merci à l'expéditeur de ce courriel pour tous les renseignements communiqués, eva

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Très beau commentaire
reçu sur mon blog R-sistons à la désinformation :
Nous sommes les  GOUTTES  D'EAU  d'un  LONG  FLEUVE
http://anti-fr2-cdsl-air-etc.over-blog.com/article-29845118-6.html#anchorComment


« Une goutte d’eau dans la mer », me disaient-ils et je répondais : « Bien sûr, et la mer est faite de gouttes d’eau » Aujourd’hui, nous sommes les gouttes d’eau, les ruisseaux, les rivières de courants qui vont dans le même sens, sans parvenir (encore ?) à nous rejoindre pour former le fleuve « d’un autre monde possible » qui balaiera les miasmes et marasmes du « Nouvel Ordre Mondial », entropie en action. Une guerre dont l’issue reste incertaine.

Cuvée 57, en deuil d’un futur antérieur illusoire, bercée de fausses promesses, de mensonges et de leurres : nous serions les bâtisseurs de ce monde meilleur de paix et d’harmonie :la Terre un grand jardin apprivoisé par ses habitants. Utopie quand tu nous tiens ! Mon enfance aussi fut bercée des échos des résistances qui nous avait ouvert ce chemin de liberté que les prédateurs, les guetteurs de l’ombre veulent confisquer et j’ai moi aussi des nausées de désespoir qui menacent de me jeter au fond du gouffre du renoncement. Il est trop tard, « ils » sont trop fort, tant d’irréversibles destructions déjà…Mais renoncer c’est mourir et l’heure n’est pas venue.

Ce qui me fait mal aujourd’hui : des médias qui relaient le bruit des bottes de la répression en action, les débordements des « provocateurs » et font l’impasse sur toute cette belle jeunesse, consciente, lucide et désemparée qui prend le risque de relever le flambeau de la résistance en toute connaissance des périls qui guettent ceux qui ne sont pas des moutons dans le monde de la peste brune. Qui peut se prétendre journaliste et ne pas se faire l’écho des légitimes questions de ces jeunes qui nous interpellent. Car ce sont eux qui auront à solutionner les problèmes de cet héritage hypothéqué que nous laissons derrière nous.

Perdue dans les ténèbres, Bruxelles, ventre de l’hydre, ville fantôme depuis qu’elle est colonisée par les valets des prédateurs psychopathes, je cherche mes propres chemins de résistance à travers le rhizome et je te remercie Eva, toi et quelques autres chercheurs de « vérité » et d’issues vers cet autre possible que le silence des médias officiels assassine. C’est grâce à votre précieux travail que la flamme de l’espoir s’entretient dans nos cœurs : peut-être un jour adviendra un monde plus doux. Un monde de lumière et d’intelligence construit par et pour les tendres, les gentils, les généreux, les solidaires, les créateurs de beauté.

Anne
Commentaire n° 1 posté par Anne hier à 06h43


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On termine avec Laplote,
en humour ?



http://laplote.over-blog.fr
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4 avril 2009 6 04 /04 /avril /2009 09:20
Les États-Unis se préparent
pour l'implosion sociale


Mondialisation.ca, Le 30 mars 2009




La crise économique et sociale

 

La débâcle financière a déclenché l’émergence d’une crise sociale latente à travers les États-Unis.

 

La confiscation frauduleuse d’épargnes de toute une vie et de fonds de pension, ainsi que l’appropriation des recettes fiscales pour financer les « sauvetages bancaires » de billions de dollars sont en jeu, et servent ultimement à remplir les poches des plus riches des États-Unis.

 

Cette crise économique est en grande partie le résultat de manipulation financière et de fraude délibérée au détriment de populations entières, ce qui mène à une nouvelle vague de faillites corporatives, de chômage et de pauvreté généralisés.

 

La criminalisation du système financier mondial, caractérisé par un « réseau bancaire fantôme », a entraîné la centralisation du pouvoir bancaire et une concentration sans précédent de richesses personnelles.

 

Le stimulus économique et la proposition budgétaire du président Obama favorisent ce processus de concentration et de centralisation du pouvoir bancaire, dont les effets cumulés provoqueront tôt ou tard des faillites d’entreprises à grande échelle, une nouvelle vague de saisies, sans parler de l’effondrement des finances publiques et de la ruine des programmes sociaux. (Pour plus de détails voir Michel Chossudovsky, La débâcle fiscale des États-Unis, 2 mars 2009).

 

Le déclin progressif de l’activité économique réelle a des répercussions sur l’emploi et les salaires, ce qui entraîne la dégringolade du pouvoir d’achat. Pour sa part, la « solution » proposée par l’administration Obama contribue à exacerber les inégalités et la concentration de la richesse plutôt qu’à les réduire.

 

Le mouvement de protestation

 

Lorsque les Étasuniens, dont les vies ont été démolies, réaliseront ce qu’est vraiment le système mondial de « libre marché », la légitimité de Wall Street, de la Réserve fédérale et du gouvernement des États-Unis seront contestées.

 

Un mouvement de contestation latent visant le siège du pouvoir économique et politique se met en branle.


Il est cependant difficile de prédire comment ce processus va se dérouler. Tous les secteurs de la société étasunienne sont potentiellement touchés : les salariés, les petites, moyennes et même les grandes entreprises, les fermiers, les professionnels, les employés fédéraux, municipaux ainsi que ceux des États. À ce stade-ci, il n’existe toutefois pas de mouvement de résistance national organisé dirigé contre l’agenda économique et financier du gouvernement.

 

 

La rhétorique populiste de Barack Obama dissimule la vraie nature de la politique macroéconomique. Combiné à des mesures d’austérité, le plan économique, qui agit au nom de Wall Street et inclut près d’un billion de dollars d’« aide » pour l’industrie des services financiers, favorise l’enlisement des États-Unis dans une crise sans fin.

 

La « solution orwellienne » à la Grande Dépression ? Réprimer les troubles civils.

 

À l’heure actuelle, il n’existe aucun programme de relance économique en vue. Le consensus Washington-Wall Street prévaut et le système économique et politique ne propose aucune politique ni aucune alternative.

 

Quelle est l’issue ? Comment le gouvernement des États-Unis va-t-il affronter une catastrophe sociale imminente ?

 

La solution consiste à réprimer l’agitation sociale. La méthode choisie, héritée de l’administration Bush sortante, comprend le renforcement de l’appareil de sécurité intérieure (Homeland Security) et la militarisation des institutions civiles.

 

L’administration sortante en a jeté les bases. Diverse législations « antiterroristes » (dont le Patriot Act) ainsi que des directives présidentielles ont été mises en place depuis 2001, en invoquant la plupart du temps le prétexte de la « guerre mondiale au terrorisme ».

 

Les camps d’internement du Homeland Security

 

Relativement à la question des troubles civils, on envisage également un système cohésif de camps de détention sous la juridiction du Pentagone et du Homeland Security.

 

Un projet de loi intitulée National Emergency Centers Establishment Act (HR 645) (Acte de constitution de centres nationaux de secours d’urgence) a été présenté au Congrès en janvier. Celui-ci exige la mise en place de six centres d’urgence nationale dans des installations militaires existantes dans des régions importantes du pays.  

 

Le but officiel des « centres d’urgence nationale » est de fournir « de l’assistance médicale et humanitaire ainsi qu’un hébergement temporaire aux individus et aux familles délocalisés en raison d’une urgence ou d’un désastre important ». HR 645 stipule que les camps peuvent être utilisés pour « satisfaire d’autres besoins appropriés, selon ce qu’en juge le secrétaire du Homeland Security ».

 

Il n’y a pratiquement pas eu de couverture médiatique du HR 645.

 

Ces « installations civiles » sur des bases militaires étasuniennes seraient établies en coopération avec l’Armée étatsunienne. Nous assistons en fait à la militarisation des installations d’internement de FEMA, ayant Guantanamo comme modèle.

 

En vertu de l’urgence nationale, toute personne arrêtée et internée dans un camp FEMA situé sur une base militaire serait, selon toute probabilité, de facto sous juridiction militaire : la justice civile et la loi, y compris l’habeas corpus, ne s’appliqueraient plus.

 

HR 645 est directement lié à la crise économique et à d’éventuelles manifestations d’envergure à travers le pays. Ce projet de loi constitue un pas de plus vers la militarisation du maintien de l’ordre et l’abrogation du Posse Comitatus Act.

 
 

Selon les termes du député Ron Paul :

 

« […] les centres de fusion, la militarisation policière, les caméras de surveillance et le commandement militaire national ne suffisent pas […]. Même si nous savons que les installations de détention sont déjà en place, ils veulent maintenant légaliser la construction de camps FEMA sur des bases militaires en invoquant l’éternelle excuse populaire voulant que ces installations puissent servir en cas d’urgence nationale. La fausse économie fondée sur la dette se détériorant jour après jour, l’éventualité de troubles civils menace de plus en plus l’establishment. L’on a qu’à penser à l’Islande, à la Grèce et à d’autres pays pour savoir ce qui pourrait se produire aux États-Unis. (Daily Paul, septembre 2008, souligné par l’auteur)

 

Les camps d’internement proposés devraient être vus comme étant liés au processus élargi de militarisation des institutions civiles. La construction de ces camps a précédé la présentation de HR 645 (Constitution de centres de secours d’urgence) en janvier 2009. Selon divers reportages (non confirmés), il existe quelque 800 camps de prisonniers FEMA dans différentes régions des États-Unis. De plus, depuis les années 1980, l’Armée étasunienne a développé des « tactiques, des techniques et des procédures » pour réprimer la dissidence civile, lesquels seraient utilisés advenant des protestations massives (le manuel de campagne de l’Armée étasunienne 19-15 sous Operation Garden Plot, intitulé « Civil Disturbances » ou « Troubles publics », a été émis en 1985)

 

Au début de 2006, des recettes fiscales étaient allouées à la construction de camps  d’internement modernes. En janvier 2006, Kellogg Brown and Roots, une filiale de Halliburton à l’époque, a décroché un contrat de 385 millions de dollars du Département de l’immigration et des douanes (ICE) du Homeland Security :

 

« Le contrat, effectif immédiatement [janvier 2006], prévoit l’établissement d’installations de détention et de traitement temporaires afin d’augmenter le nombre d’installations servant aux opérations de mise sous garde et de renvoi de l’ICE (Detention and Removal Operations (DRO)), advenant l’arrivée massive d’immigrants aux États-Unis en cas d’urgence ou de soutenir le développement rapide de nouveaux programmes.

 

Le contrat prévoit également le soutien à la détention d’immigrants dédié à d’autres organisations gouvernementales en cas d’immigration d’urgence, ainsi que la conception d’un plan en réponse à une urgence nationale, comme un désastre naturel. (KBR, 24 janvier 2006 souligné par l’auteur) »

 

Les objectifs officiels de l’Immigration et de la douane des États-Unis (U.S. Immigration and Customs Enforcement (ICE)) sont :

 

« […] protéger la sécurité nationale et maintenir la sécurité publique en ciblant des réseaux criminels et des organisations terroristes cherchant à exploiter les faiblesses de notre système d’immigration, de nos réseaux financiers, de nos frontières, de nos installations gouvernementales et autres afin de nuire aux États-Unis. Les États-Unis seront alors davantage en sécurité. (Page d’accueil de l’ICE)

 

Les médias étasuniens restent muets sur le sujet des camps d’internement en sol américain. Alors qu’ils reconnaissent simplement le contrat de plusieurs millions de dollars à la filiale de Halliburton, les reportages se sont concentrés sur le possible « dépassement des coûts » (semblables à ceux de KBR en Iraq ).

 

Quels sont l’intention politique et le but de ces camps? L’utilisation potentielle de ces camps d’internement pour la détention de citoyens étasuniens advenant la déclaration de la loi martiale ne font pas l’objet de débat ou de discussion dans les médias.

 

Des unités de combat assignées au pays.

 

Durant les derniers mois de l’administration Bush, avant les élections présidentielles de novembre 2008, le Département de la Défense a ordonné le rappel de l’Irak de la 3rd Infantry’s 1st Brigade Combat Team (BCT). La relocalisation d’une unité de combat d’un théâtre de guerre à l’ensemble du pays fait partie intégrante de l’agenda du Homeland Security. Le BCT a été assigné au soutien des activités de maintien de l’ordre aux États-Unis.

 

L’unité de combat BCT était attachée au US Army North, la composante de l’Armée du US Northern Command (USNORTHCOM). La 1st BCT et d’autres unités de combat pourraient être appelées à exercer des fonctions militaires spécifiques en cas de troubles civils.

 

Les soldats de la 1st BCT apprendront à utiliser « les premières mesures inoffensives développées par l’Armée », affirmait le commandant de la 1st BTC, le colonel Roger Cloutier, en faisant référence à l’équipement de contrôle des foules et de la circulation et aux armes inoffensives conçues pour maîtriser des individus désobéissants ou dangereux sans les tuer. (Voir Gina Cavallaro, Brigade homeland tours start Oct. 1, Army Times, 8 septembre 2008).

 

On peut s’attendre à ce que d’autres unités de combat soient rapatriées du théâtre de guerre et réassignées aux États-Unis en vertu du retrait des forces étasuniennes d’Irak proposé par l’administration Obama. 

 

L’évolution du scénario de la sécurité nationale se caractérise par le croisement des instituions civiles et militaires.

 

- des unités de combat de l’Armée travaillant de concert avec les autorités chargées de l’application de loi et ayant pour mission de réprimer « les troubles civils ».

 

- la constitution de nouveaux camps d’internement sous juridiction civile situés dans des installations militaires étasuniennes.

 

Les camps d’internement FEMA font partie du plan Continuity of Government (Continuité du gouvernement, COG), lequel serait mis en place si l’on déclarait la loi martiale.

 

Ces camps sont conçus pour « protéger le gouvernement » contre les citoyens, en enfermant les manifestants ainsi que les activistes qui pourraient contester la légitimité de l’agenda économique, militaire ou de sécurité nationale du gouvernement.

 

Espionner les Étasuniens : la banque de données de Big Brother

 

Relativement à la question de l’internement et de protestations massives, on peut se demander comment se fera la collecte d’informations sur les citoyens étasuniens.

 

Comment les individus à travers les États-Unis seront-ils catégorisés ?

 

Quels sont les critères du Departement of Homeland Security ?

 

Dans un rapport de 2004 du Homeland Security Council initulé Planning Scenarios, pertaining to the defense of the Homeland (Planification de scénarios relatifs à la défense du pays), on identifiait les catégories suivantes de « conspirateurs » potentiels :

 

« les terroristes [islamiques] étrangers »;

 

« les groupes nationaux radicaux » [groupes antiguerres et des droits de la personne];

 

« les adversaires soutenus par des États » [« les États voyous » et les « pays instables »];

 

« les individus mécontents » [les travailleurs activistes et les syndicats].

 

En juin l’an dernier, l’administration Bush a émis une Directive présidentielle de Sécurité nationale (NSPD 59- HSPD 24) intitulée Biometrics for Identification and Screening to Enhance National Security (La biométrie pour l’identification et la surveillance afin d’améliorer la Sécurité nationale). (Pour plus de détails voir Michel Chossudovsky, "Big Brother" Presidential Directive: "Biometrics for Identification and Screening to Enhance National Security", Mondialisation.ca, juin 2008)

 

Les procédures correspondant à cette directive, adoptée sans débat public ni l’approbation du Congrès, ont une portée considérable. Elles sont liées à la question des troubles civils et font également partie de la logique derrière l’établissement des camps d’internement FEMA sous HR 645.

 

NSPD 59 (Biometrics for Identification and Screening to Enhance National Security) va bien au-delà de la question précise de l’identification biométrique. Elle recommande la collecte et le stockage d’informations « liées à la biométrie », c’est-à-dire, d’informations sur la vie privée des citoyens étasuniens, dans les détails, le tout étant effectué « selon la loi ».

 

« Les données contextuelles complétant les données biométriques incluent des informations sur le lieu et la date de naissance, la citoyenneté, l’adresse actuelle et les précédentes, l’emploi actuel et les antécédents de travail, le numéro de téléphone actuel et les précédents, l’utilisation des services gouvernementaux et les rapports d’impôts. D’autres données contextuelles peuvent comprendre les historiques bancaires et de cartes de crédit, et les casiers judiciaires aux niveaux local, fédéral et des États, ainsi que des décisions judiciaires et autres dossiers publics faisant état de conflits juridiques, des dossiers relatifs à la garde d’enfant, au mariage ou au divorce. » (Voir Jerome Corsi, juin 2008)

 

Cette directive utilise le 11 septembre et la « guerre mondiale au terrorisme » comme justification totale pour mener une chasse aux sorcières contre les citoyens dissidents, créant simultanément un climat de peur et d’intimidation à travers le pays.

 

Elle réclame également l’intégration de diverses banques de données, ainsi qu’une coopération entre les agences concernant le partage d’informations, dans le but de centraliser tôt ou tard les informations sur les citoyens étasuniens.

 

En des termes prudents, NSDP 59 « établit un cadre » afin de permettre au gouvernement fédéral et ses différents services de police et de renseignement ce qui suit :

 

« l’utilisation de méthodes et de procédures mutuelles compatibles dans la collecte, le stockage, l’utilisation, l’analyse et le partage d’informations biométriques et d’informations biographiques et contextuelles correspondantes de manière appropriée et légales, en respectant la confidentialité des renseignements des individus et leurs garanties juridiques selon la loi des États-Unis »

 

La directive NSPD 59 recommande « des actions et un calendrier afférent dans le but d’améliorer le processus actuel d’identification et de surveillance axé sur les terroristes en élargissant l’utilisation de la biométrie ».

 

Les procédures incluses dans la NSDP 59 correspondent à une décision prise en juin 2005, laquelle consistait à créer un « service d’espionnage national », sous les auspices du FBI. (Pour plus de détails voir Michel Chossudovsky, Bush Administration creates "Secret State Police, 30 juin 2005)

 

En travaillant main dans la main avec le Homeland Security (DHS), le projet de « Département de renseignement national » combinerait le contre-terrorisme et les opérations d’espionnage et de renseignement du FBI dans un seul service.

 

Sous les auspices du FBI, le nouveau département aurait l’autorité de « saisir les biens de personnes suspectées d’aider à la prolifération des armes de destruction massives ». Il pourrait « espionner aux États-Unis les terroristes présumés ou les personnes possédant des renseignements cruciaux, même si l’on ne soupçonne pas qu’elles pourraient commettre un crime ». (NBC Tonight, 29 juin 2005).

 

 


Lire l’annexe

«

 


Article original en anglais, Preparing for Civil Unrest in America, Legislation to Establish Internment Camps on US Military Bases, publié le 18 mars 2009.

Traduction : Julie Lévesque pour Mondialisation.ca.

Michel Chossudovsky est directeur du Centre de recherche sur la mondialisation et professeur d'économie à l'Université d'Ottawa. Il est l'auteur de Guerre et mondialisation, La vérité derrière le 11 septembre et de la Mondialisation de la pauvreté et nouvel ordre mondial (best-seller international publié en 12 langues).    

 

 

 


National Emergency Centers Establishment Act » dans l’article en anglais.


http://www.mondialisation.ca/index.php?context=va&aid=12956
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4 avril 2009 6 04 /04 /avril /2009 09:13
Une guerre mondiale au secours
de l'Empire américain


Mondialisation.ca, Le 3 mars 2009




De nombreux analystes et observateurs avertis de la conjoncture géopolitique mondiale actuelle s’accordent pour penser que la crise financière qui secoue les économies des pays riches risque de dégénérer en violentes explosions sociales. C’est du moins le résultat des travaux d’un groupe d’experts européens du LEAP/Europe 2020. Ceux-ci pensent que «la crise entrera, au quatrième trimestre 2009, dans une phase de "dislocation géopolitique mondiale" et prévoient un "sauve-qui-peut généralisé" dans les pays frappés par la crise. Cette débandade se conclurait ensuite par des logiques d'affrontements, autrement dit, par des semi-guerres civiles». Selon ces chercheurs les pays dans lesquels circulent librement de grandes quantités d’armes à feu tels que les États-Unis et les pays latino-américains se présenteraient comme étant les plus vulnérables.

 

D’autres estiment que la récession va affaiblir considérablement les États-Unis et les rendre encore plus dépendants des économies émergentes et en transition comme celles de la Chine, de l’Inde et du Brésil.

           

Compte tenu de ce contexte difficile il est vraisemblable de penser que la seule façon pour l’Empire américain de maintenir sa puissance hégémonique planétaire est de préparer un plan de guerre propre à mobiliser toute l’économie mondiale. Les guerres «irrégulières» de l’Afghanistan et de l’Irak n’ont pas apporté tous les dividendes espérés. L’unanimité qui a entouré leur déclenchement en Occident commence à se fracturer et des dates butoirs pour la mise en opération de plans de retrait des troupes sont déjà fixées. Il faut maintenant envisager sérieusement un conflit de grande ampleur et une guerre conventionnelle opposant le monde occidental et le monde musulman semble, pour les stratèges aguerris, une option prometteuse dans la mesure où elle est bien justifiée et préparée selon les règles de l’art. C’est ce qui explique peut-être le fait que les USA n’aient pas encore décidé de lancer la guerre atomique contre l’Iran qu’ils ont soigneusement préparée au cours des dernières années.

 

 

I. Des plans de guerre peu connus

 

Les plans de guerre des États-Unis contre l’Iran n’ont pas été diffusés dans le grand public. Tout au plus, des nouvelles ont été publiées, notamment, sur les exercices navals orchestrés en 2006 par le Pentagone dans le Golfe persique avec la participation de l’Australie, de la France, de l’Italie, de la Grande-Bretagne et de Bahreïn  et les manœuvres qu’a conduites Israël au-dessus de la Méditerranée orientale et de la Grèce en juin 2008.

 

Cependant, il est permis de penser que les préparatifs d’une attaque nucléaire contre l’Iran sont entrés dans leur phase finale depuis plusieurs mois. La table est mise. Il ne reste plus que de décider du moment de son déclenchement.

 

 

II. Le scénario le plus probable

 

Quelques scénarios d’intervention ont été exposés allant de la destruction des installations nucléaires iraniennes jusqu’à l’éradication totale de l’Iran. Il est certain que si une attaque est enclenchée elle provoquera de la part de l’Iran une riposte qualifiée de «terrible» par les autorités religieuses iraniennes, une riposte qui pourrait provoquer une vive réaction des autres puissances nucléaires qui pourraient, à leur tour, entrer en scène..

 

Selon Loyd Rudmin, «les États-Unis auraient retenu quelque 10 000 cibles en Iran. Les principales sont l'ensemble des installations nucléaires, y compris la centrale nucléaire de Bushehr sur la côte du Golfe Persique, près du Koweït, et les installations d'enrichissement de Natanz près d'Ispahan. Bushehr est une ville industrielle comptant près de 1 million d'habitants. Pas moins de 70 000 ingénieurs étrangers travaillent dans cette région qui comprend un grand gisement d'hydrocarbures. Natanz est le principal site d'enrichissement d'uranium de l'Iran, au nord d'Ispahan, qui comptent aussi des installations de recherches nucléaires. Ispahan est une ville du patrimoine mondial avec une population de 2 millions d'habitants».

 

Selon les propos de Peter Symonds analysant les résultats d’une.étude publiée par des scientifiques britanniques les États-Unis préparent une attaque terrible contre l’Iran. Dans un article publié en août 2008 ces chercheurs «font une estimation à glacer le sang de la violence destructrice que les États-Unis emploieraient lors d’une attaque contre l’Iran. Ils concluent que « Les États-Unis ont fait des préparatifs dans le but de détruire les armes de destruction massive de l’Iran, son énergie nucléaire, son régime, ses forces armées, son appareil d’État et son infrastructure économique dans les quelques jours, sinon les quelques heures qui suivraient un ordre donné par le président George W. Bush». Poursuivant son analyse de l’étude Symonds croit que «la réelle motivation d’une nouvelle guerre irresponsable des États-Unis contre l’Iran réside dans la tentative de l’administration Bush d’établir une domination sans partage des États-Unis sur les régions riches en ressources minérales du Moyen-Orient et d’Asie centrale. Tout ce qui aurait pour conséquence de permettre à des rivaux européens et asiatiques de renforcer leur influence dans ces régions clés est tout simplement intolérable pour l’élite dirigeante américaine». Il termine son examen de ces travaux en faisant le constat qui fait consensus: «L’optique plutôt limitée de l’étude ne fait que rendre sa conclusion plus troublante : les préparatifs militaires qui permettraient à l’administration Bush de faire, en peu de temps, d’une grande partie de l’Iran un champ de ruines, sont déjà terminés» .

 

 

Conclusion

 

Depuis le début du siècle, les États-Unis, avec le concours de leurs alliés les plus fidèles,  mettent en place tous les éléments et les ingrédients d’une guerre mondiale, une guerre qui soit de nature à sauvegarder les fondements de leur hégémonie planétaire. Ces principaux éléments sont le grand réarmement planétaire exacerbé par la guerre contre la terreur, des interventions permettant de maintenir les tensions entre plusieurs états, l’effondrement provoqué des économies des pays riches créant ainsi une turbulence majeure et une déstabilisation des activités économiques dans l’ensemble de tous les continents, une campagne de propagande contre les pays de l’axe du mal dont plusieurs pays du monde musulman, l’affaiblissement du pouvoir d’intervention de l’ONU et les difficultés d’application des règles du droit international et, enfin, la mise au point d’une stratégie d’intervention militaire massive contre l’Iran, le tout pouvant avoir un puissant effet d’entraînement dont les retombées peuvent s’avérer un atout de taille pour assurer le devenir de l’Empire et même une reprise des territoires stratégiques perdus au cours des dernières décennies.

 

Dans un tel contexte, une guerre nucléaire mondiale est possible et même probable. Ce scénario catastrophe semble de plus en plus celui que l’on prépare et la nouvelle administration à la Maison-Blanche pourrait difficilement le contrecarrer car ce sera vraisemblablement l’objet principal de son mandat au cours des prochaines années.   Références

 

Après la crise financière, la guerre civile ? Préparez-vous à "quitter votre région"… LE MONDE. Le 26 février 2009.

En ligne:
http://www.lemonde.fr/la-crise-financiere/article/2009/02/26/apres-la-crise-financiere-la-guerre-civile-preparez-vous-a-quitter-votre-region_1160698_1101386.html

 

BEGALSKI, L. 2009. Israël prêt pour une offensive militaire contre l’Iran. Après Gaza, le monde peut-il se permettre de vivre avec un Israël nucléaire? Montréal, Centre de recherché sur la mondialisation, Le 19 février 2009. En ligne: http://www.mondialisation.ca/index.php?context=va&aid=12361

 

CHOSSUDOVSKY, M. 2006. Nom de code TIRANNT : les plans de guerre US contre l’Iran

En ligne: http://www.tlaxcala.es/pp.asp?lg=fr&reference=2091

 

DUFOUR, Jules. 2006. Le désarmement nucléaire, hypocrisie et utopie. Montréal, Centre de recherché sur la mondialisation.  Le 13 novembre 2006. En ligne: http://www.mondialisation.ca/index.php?context=va&aid=3795

 

HOCINE, T. 2008. Afghanistan. La nouvelle guerre des USA. EL Watan. Le 6 décembre 2008.

En ligne: http://www.elwatan.com/La-nouvelle-guerre-des-USA

 

MANISCO, L. 2008. La guerre contre l’Iran peut être plus proche que ce qu’on pense. Montréal, Centre de recherché sur la mondialisation. Le 14 mars 2008. En ligne:

http://www.mondialisation.ca/index.php?context=va&aid=8964

 

QUILLERIER, P. 2006. Des manœuvres militaires accroissent la tension. rfiradiofranceinternationale. Actualité. Le 2 novembre 2006. En ligne: http://www.rfi.fr/actufr/articles/083/article_47219.asp

 

RADIO-CANADA. 2009. Nucléaire iranien. Les Américains partagés. Le 1er mars 2009. En ligne: http://www.radio-canada.ca/nouvelles/International/2009/03/01/006-usa-iran-nucleaire.shtml

 

RUDMIN, F. 2008. Les conséquences des bombardements sur les installations nucléaires de l'Iran. Montréal, le 30 avril 2008. En ligne: http://www.mondialisation.ca/index.php?context=va&aid=8851

 

SYMONDS, P. 2007. Des scientifiques britanniques avertissent que les États-Unis préparent une attaque terrifiante contre l’Iran. Le 24 septembre 2007. En ligne: http://www.alterinfo.net/Des-scientifiques-britanniques-avertissent-que-les-Etats-Unis-preparent-une-attaque-terrifiante-contre-l-Iran_a11549.html

 

SYMONDS, P. 2008. Iran : Bush réitère que «toutes les options sont sur la table». Montréal, Centre de recherché sur la mondialisation, Le 9 juillet 2008. En ligne: http://www.mondialisation.ca/index.php?context=va&aid=9546




http://www.mondialisation.ca/index.php?context=va&aid=12533
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4 avril 2009 6 04 /04 /avril /2009 02:11



Mensonges ! L'OTAN ne prépare pas la paix, mais la guerre ! Et le capitalisme en crise a besoin de guerres pour prospérer et se perpétuer ! Eva

L' OTAN se présente comme un organisme destiné à défendre la paix, à protéger contre le terrorisme, etc. Et c'est  ce que les Médias veulent nous faire croire.  En réalité, l'OTAN est une machine de guerre prête à tout pour étendre la domination de l'Occident sur le monde, comme en Yougoslavie, attaquée par cet "Organisme de Défense" (seulement, d'après les statuts). Dans ce cas, il s'agissait d'affaiblir la Russie (Yougoslavie, Etat fort, proche de la Russie) et d'étendre l'influence américaine aux portes de la Russie (plus grande base américaine au Kosovo...). Et cette guerre a commencé par une immense provocation de l'Occident... Qui l'aurait imaginé, alors ? La propagande des médias a fonctionné à fond...

Les médias sont par excellence l'instrument de manipulation des masses. Le journaliste n'a pas le choix : Se soumettre à la Pensée Unique, ou se démettre.

L'OTAN, célébré comme un Organisme au service des citoyens, mène en réalité, dans le monde, une politique de guerre éhontée, pour assurer définitivement l'hégémonie de l'Occident sur la planète. 

Et le pangermanisme renaît en Allemagne. Alerte !

Mais qui, dans la presse, nous avertit des dangers encourus ?  Silence ! Mensonges ! Manipulations ! Désinformation ! Propagande !

Les Médias sont le pire ennemi de l'humanité. C'est à travers eux que l'Elite au pouvoir étend son emprise diabolique sur le monde.

Le Nouvel Ordre Mondial se met en place, la crise s'étend, les conflits se multiplient, nos protections sociales et nos libertés se réduisent sans cesse, et une guerre mondiale se profile à l'horizon...

Chut !  " Tout va très bien, Madame la  Marquise " ...

Bonne nuit, les petits, la vie est belle...

Eva

___________________________________________________________________________




Il est grand temps de relever le front
devant l’arrogance de l’Occident

10 ans après la guerre en Yougoslavie



 

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3 avril 2009 5 03 /04 /avril /2009 00:03
Message de Stephan, 
de
http://crodoff.canalblog.com/

Un monde horrible prend forme.
(Le salut est à la campagne...)
Lire : http://www.bastamag.net/spip.php?article513


Les usagers du métro parisien
bientôt espionnés par la publicité

Par Marc Endeweld (31 mars 2009)

La RATP et sa régie publicitaire Metrobus prévoient le déploiement dans les couloirs du métro parisien de 1200 écrans publicitaires interactifs, qui seront capables d’espionner les réactions et comportements des passants… Cinq associations assignent le "service public" au tribunal.


 

Jour après jour, la réalité dépasse toujours un peu plus la fiction. Concernant l’accès au « temps de cerveau humain disponible » si cher à Patrick Le Lay, l’ancien PDG de TF1, les publicitaires et les industriels de la surveillance, disposent désormais de trouvailles technologiques proches de celles exposées dans les films d’anticipation comme Blade Runner ou Minority Report… Car l’urgence est là : l’attention portée aux programmes de télévision « de masse » ne fait que diminuer d’années en années, notamment chez les jeunes générations. D’après les chiffres de Médiamétrie, la chaîne TF1 a enregistré sur la semaine du 16 au 22 mars 2009, une part d’audience de 25,6% contre 26,8% une semaine avant. Rappelons également que la part d’audience sur la semaine du 2 au 8 mars 2009 était de 27,5%.


Des écrans partout…


Dans notre environnement, les écrans se multiplient : en France, on compte désormais 31 millions de télés, 55 millions de mobiles, 30 millions d’ordinateurs. Sans parler des consoles, webcams, GPS, appareils photo numériques... Dix écrans rayonnent en moyenne dans chaque foyer, selon la Sofres. Au Japon, on peut déjà lire son journal ou un roman sur un écran tactile.


Mais devant la baisse d’audience de la télévision traditionnelle, les annonceurs cherchent néanmoins à continuer d’abreuver d’images de pub ce réservoir de jeunes et moins jeunes (potentiels) consommateurs. C’est là qu’interviennent les nouvelles technologies, et l’invasion dans l’espace public d’écrans à vocation publicitaire. Ainsi, la RATP et sa régie publicitaire Metrobus (filiale de Publicis et de JCDecaux) a décidé l’installation de 1 200 dispositifs publicitaires animés avec des écrans LCD haute définition, hauts de 1,60 mètre (écrans à cristaux liquides). Quatre écrans sont déjà actifs à la station Étoile, et 400 autres sont prévus d’ici à fin juin 2009. Par ailleurs, 800 écrans doivent être installés dans les gares SNCF d’ici à la fin de l’année 2009.


…truffés de capteurs !


Écrans équipés de capteurs qui permettront
d’analyser le comportement des passants et de recueillir des informations sur eux… Dans un premier temps, ils pourront mesurer le nombre de personnes qui passent et analyser leurs réactions afin de détecter quel élément de l’image a retenu leur attention. Selon l’AFP, ces capteurs pourront également calculer le temps d’arrêt de chaque usager devant le mobilier. Et, à terme, ces capteurs pourraient aussi donner des informations sur l’âge et le sexe des passants réceptifs à chaque campagne ! Enfin, à la fin du premier semestre 2009, les panneaux pourront communiquer en Bluetooth (technologie de communication sans fil) avec les téléphones mobiles compatibles des usagers de la RATP et leur envoyer des publicités ou des coupons de réduction, même si Maurice Levy, PDG de Publicis, a déclaré dans 20 minutes que, en ce qui concerne l’acceptation des publicités sur les téléphones portables, « la démarche resterait volontaire de la part du consommateur ».


Pas d’autorisation de la préfecture


Et bien sûr, ce dispositif n’a pas fait l’objet d’une demande d’autorisation en préfecture puisque, selon Métrobus, il ne s’agit pas d’un système apparenté à de la vidéosurveillance… Cinq associations (
Résistance à l’agression publicitaire, Souriez vous êtes filmés, Big brother awards, Robin des toits et Le Publiphobe) viennent d’assigner la RATP et sa régie publicitaire Métrobus (filiale de Publicis et JCDecaux) devant le juge des référés du Tribunal de grande instance de Paris, pour leur projet d’installation massive d’écrans publicitaires « espions » dans les couloirs du métro parisien.


Quand JC Decaux se lance dans le numérique…


Mais cette expérience avec la RATP risque de se généraliser. Depuis deux ans, JC Decaux, le numéro un mondial du mobilier urbain s’est lancé dans le numérique, en partenariat avec l’INRIA (Institut national de recherche en informatique et en automatique). Conséquence : panneaux d’affichages, colonnes Maurice, abris bus… seront bientôt remplacés à Paris par une nouvelle génération de mobiliers « communicants ».


« Le futur de la Ville est de devenir à terme un vaste espace communicant constitué de nouvelles formes de boîtes de dialogue, s’enthousiasme ainsi Albert Asseraf, directeur Stratégies, Etudes et Marketing de JC Decaux. La multitude de services en ville (orientation, localisation de points remarquables, transports…) trouvera ainsi un relais au sein du réseau physique JCDecaux ». Comme pour le Velib, on présente le projet comme une opportunité de rendre de nouveaux services à ces chers citadins de plus en plus pressés et perdus dans la grand ville : « L’information diffuse a pour objectif d’assister implicitement les individus dans leur vie quotidienne », nous explique-t-on sur la plaquette de partenariat entre JCDecaux et l’INRIA.


… et rêve d’une ville 2.0


Mais derrière ce souci « d’assistance », l’objectif de l’entreprise est clair : devenir incontournable dans la diffusion de la publicité « mobile » en faisant valoir auprès de ses clients la densité de son réseau de mobiliers urbains dans les plus grandes mégalopoles. Bref, bientôt ces mobiliers seront autant de mouchards publicitaires pour le paisible citoyen.


Car l’idée est bien de profiter des nouvelles technologies pour étendre les éléments du monde virtuel au monde physique. Passer du Web 2.0 à la ville 2.0. Autrement dit, rendre les promeneurs équipés de portables totalement transparents, en leur envoyant des messages publicitaires « ciblés » en fonction des informations récupérées via leur portable. Comme lorsque les internautes surfent sur Google, et laissent des traces sur leurs goûts, leurs habitudes… Ouvrez les yeux, c’est la réalité.


Marc Endeweld

http://www.bastamag.net/spip.php?article513

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2 avril 2009 4 02 /04 /avril /2009 09:37
s

énat américain s'apprête à voter une loi visant à interdire l'agriculture biologique
De ma correspondante aux US :

On m’en avait parlé il y a quelques mois mais je me suis dit qu’ils n’iraient pas jusque-là et bien si.

Le Sénat américain s’apprête à voter (dans une semaine maintenant) une loi visant à interdire l’agriculture biologique dans tout le pays (bill HR 875).

Cette loi obligera les fermes bio à utiliser des engrais spécifiques (ceux de Monsanto and quelques autres 35 corporations de l’agro-business dont Cargill, ADM and so forth pour ne pas les nommer) ainsi que de puissants insecticides recommandés par la toute nouvelle agence dont le but est de s’assurer que la nourriture ne représente aucun danger pour le public.
Yes right. Cette interdiction touchera aussi nos jardins:  oui, exactement: ceux qui se trouve devant ou derrière nos maisons: donc interdiction de cultiver du bio chez nous.

2 vidéos en anglais (Quelqu’un peut-il traduire? Please?)

Criminalize Organic Farming? EXCUSE ME?! BILLS: HR 875 and S 425
http://www.youtube.com/watch?v=epXNJNjYBvw&feature=related


Follow up HR875 S425 Criminalize Organic Farming
http://www.youtube.com/watch?v=eeWVkTU1s1E

Ce nouveau plan s’appelle:

Food Safety Modernization Act of 2009 (bill HR 875).

Et si vous avez des amis aux US, envoyez-leur ce qui suit:

THIS IS REAL! PASS THIS ALONG TO ALL CONCERNED ON YOUR
MAILING LISTS & CALL YOUR SENATE REPRESENTATIVES TODAY! Get on that phone and burn up the wires.Get anyone else you can to do the same thing. The House and Senate WILL pass this if they are not massively threatened with loss of their position....They only fear your voice and your vote.

The best thing to do is go to www.house.gov/writerep all you have to do is put in your zip and it will give you your congressperson and how to get in touch with him/her.  When you call their office someone will answer the phone, just tell them (politely) that you are calling to express your views on HR 875.  Tell them your views, they'll take your name and address and pass your comments along to the congressperson.

The following link
http://www.senate.gov/general/contact_information/senators_cfm.cfm is a list of the U.S. senators and their contact info.

A voir ou revoir :

codex alimentarius, crime contre l'humanité

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2 avril 2009 4 02 /04 /avril /2009 09:23


Voici ce que j'ai trouvé sur un forum dont le sujet était :
rappel réservistes policiers confirmé par le ministère !!!

http://www.denissto.eu/forum/viewtopic.php?t=989&start=0


Je voulais simplement dire que les gouvernements des pays "démocratiques"
sont tous en train d'anticiper une aggravation de la situation.

Pour info on a eu droit à Conflans ( 78 ) à un gros coup de flip en pleine nuit :
hélicos en rase motte avec projecteurs surpuissants, Zodiacs sur la Seine, les enfants étaient terrifiés.


Après renseignements auprès d'une élue locale, il s'agissait d'un exercice anti-émeutes.

Du jamais vu dans cette banlieue d'habitude bien tranquille !

Une réponse à cette info :

Exact fredmartin, c'est dans tous les pays que se met en marche ce genre de manoeuvre.

J'ai un papier indiquant le même phénomène aux US depuis le 01/10/08

http://panier-de-crabes.over-blog.com/article-29740998.html
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31 mars 2009 2 31 /03 /mars /2009 22:33

publié par
roland (Dazibaouebmaster) le 29/03/2009 17H13


Capitalisme destructeurpar 
Jean-Paul Foscarvel

La crise actuelle n’est pas une crise du capitalisme au sens originel du mot. Ce n’est pas une crise de surproduction, de stocks invendables, mais au contraire c’est une crise du système qui s’est mis en place après la crise de 2001, le système capitaliste de la destruction, ou plutôt le capitalisme de la destruction.


Les crises précédentes


La crise que nous connaissons n’est pas la première que le système affronte. Nous pouvons dire que trois grandes crises ont eu lieu depuis les années soixante-dix :

La crise du capitalisme dans le milieu des années soixante-dix,

La crise du néocapitalisme dans les années deux mille,

La crise du capitalisme de la destruction que nous connaissons actuellement.


Reprenons les choses dans l’ordre.


Dans les années soixante-dix, une crise structurelle grave a été catalysée (mais pas déclenchée) par la première crise du pétrole. A l’époque, nous sommes au cœur de ce que nous appelons aujourd’hui « les trente glorieuses ». Production massive de biens de consommation dans des unités fordiennes de grande concentration ouvrière, développement de la consommation à des catégories alors relativement pauvres, explosion de l’automobile. En terme de structure, ce sont des grandes entités qui dominent, le capitalisme industriel est florissant, les grandes entreprises créent du taux de profit à travers la production, et la vente, de biens matériels à grande échelle.

Survient alors la crise du pétrole, avec de fait augmentation des stocks, diminution des profits, création d’un niveau de chômage jamais envisagé auparavant. C’est de fait la crise du capitalisme classique qui ouvre une ère jamais refermée depuis.

La réponse à cette crise a été le développement, à partir des années quatre-vingt, d’un nouveau capitalisme, que l’on peut appeler « néocapitalisme », ou « turbocapitalisme », qui consistait à modifier structurellement le type de production en remplaçant la plus-value créée à partir des biens matériels par une plus-value créée à partir de la conception, ou de la qualité d’information transmise dans le bien (exemple un logiciel vendu par Bill Gates). Le produit vendu pouvait être virtuel, reproductible à l’infini, ou un ben matériel réel contenant des produits sophistiqués. Parallèlement, la structure même des entreprises éclatait en organismes plus petits établissant un réseau contracto-industriel complexe.

La crise de la bulle Internet de 2001 correspond à une crise de ce néo-capitalisme, dans la mesure où la création de plus-value sur des produits virtuels pouvait être problématique (comment créer de la valeur à partir d’un service gratuit, par exemple). Des mécanismes, soit par système payant, soit par la publicité, ont été mis en place, mais l’espoir de gains considérables s’est éloigné malgré tout.


Une modification insidieuse


La solution trouvée a été la financiarisation capitaliste destructive. Il ne s’agit bien évidemment pas de révolutionnaires che guevaristes, ou besancenotiens, à Wall Street, mais de financiers qui font de la plus-value par la destruction du système industriel. C’est du capitalisme où la plus-value est créée par la décroissance industrielle.

A partir des années 2000, les taux de profits des industries capitalistes, et même néocapitalistes, étaient devenus insuffisants. Un nouveau mécanisme a été mis en place qui consistait, tant que cela fonctionnait, à de créer de l’argent à partir de démantèlement des industries traditionnelles ou non. Un fonds d’investissement trouve une cible, une entreprise en difficulté, fait un emprunt, achète l’entreprise, restructure la dite entreprise en « rationalisant », c’est-à-dire en virant une part du personnel et la revend avec une plus-value confortable. C’est du capitalisme de la destruction dans la mesure où le profit industriel ou néo-industriel se fait avec du personnel réel, et celui-ci diminue par la restructuration. La prise de valeur de l’entreprise n’est due qu’à un effet de diminution des déficits immédiats, en surexploitant le personnel restant, en réduisant les coûts jusqu’à la limite où la productivité s’effondre. Il s’agit bien entendu de vendre avant cet effondrement. C’est le dernier acheteur qui paye les pots cassés, en général en fermant l’entreprise en question.

La crise actuelle


La crise des « subprimes » joue dans la même sphère, celle au final des constructions destructives, où il s’agit de ne pas être le dernier. Et en l’occurrence, le dernier c’est l’état, donc l’ensemble des citoyens bernés !

La crise des subprimes n’est donc en réalité qu’une conséquence d’un mouvement bien plus ancien. La croissance des taux de profits via la part des profits dus à la sphère de la conception, a augmenté à partir des années quatre-vingt. Les taux de profits générés étant bien plus importants, l’attraction due aux nouvelles technologie qui intègrent ce genre de mécanisme a cru de façon très forte. Il s’en est suivi, afin de survivre à la concurrence, une quête aux taux de profit pour les industries plus classiques, ou moins technologique. D’où le recours à la Chine et aux délocalisations. La conséquence de ce mouvement a été la perte d’emplois, et la stagnation du pourvoir d’achat des salariés. Ceci conduit à la diminution de la demande, compensée, et là interviennent les subprimes, par le crédit.

Dans le même temps, on détruisait les emplois, on augmentait la plus-value, on accumulait les richesse d’un côté et la pauvreté de l’autre, en accentuant le phénomène par le recours au crédit pour faire financer par les pauvres la croissance des riches. Il est évident que cela ne pouvait pas durer longtemps (malgré la croyance au « développement durable »)

Pour compenser cet effet, il faut en contrer non les symptômes, mais la cause. Et celle-ci est l’excès de taux de profits générés.

Il est donc impératif, si la société ne veut pas être détruite, de limiter ces taux, donc de diminuer la productivité du travail en augmentant la quantité monétaire liée aux salaires, et diminuer la part liée aux profits, qu’ils soient distribués sous forme d’action, de produits financier ou d’argent destinés aux haut management et aux grands actionnaires.

La part du politique est prépondérante pour remettre un équilibre que les acteurs ne peuvent d’eux-mêmes établir, tant une sorte de concurrence aux hauts revenus existe dans les hautes directions.

L’augmentation de la part du salariat ne signifie pas forcément l’augmentation des salaires quantitatifs. Les politiques sociales, de santé, de scolarisation, de transports publics, de loisirs publics, participent aussi de cette redistribution.

L’étape que nous vivons actuellement doit nous préparer à des modifications importantes. Les décideurs sont dans une situation où ils devraient renoncer à leurs anciens privilèges pour que le système perdure. Mais ils ne le font pas car comme individus, leur idéologie les pousse vers une accumulation constante et croissance, et c’est cette accumulation qui mène où nous en sommes.

La lucidité de la population sur les capacités des dirigeants, et une ténacité à vouloir survivre peuvent être des ferments d’un changement radical. Le capitalisme du profit sans limite est arrivé en fin de courses, même si des branches sont encore vivantes.


Solutions et impasses


Les réponses actuelles, de la relance de la consommation au rachat des actifs pourris des banques par les États ne sont que des palliatifs sur le symptôme, qui en réalité enfoncent les États dans des dettes sans fin, sans rien changer au problème.

S’il faut nationaliser les banques, cela n’est pas pour refaire les mêmes erreurs. Les entreprises doivent cesser de devoir produire du profit pour des actionnaires qui n’investissent pas, ou dans la destruction. Pour cela, il faudrait cesser les liens existants entre les bourses et les entreprises, et le remplacer par des investissements par prêts bancaires garantis. Ce qui évite les dettes infinies des dividendes. Au fond, ce serait une économie de marché sans capitalistes, sans des sortes de parasites financiers qui font trimer la planète pour leur bien personnel.

La réponse est dans la limite, l’équilibre. Le développement durable est un oxymore. Seul l’équilibre est durable. Il signifie, ou peut signifier rééquilibre, notamment entre les pays pauvres et riches, ou à l’intérieur des pays, entre les ruinés et les bénéficiaires.

Remettre en cause le capitalisme signifie aussi cela, c’est-à-dire se poser la question de sa légitimité, de sa dangerosité, de la façon des gérer, pour qui, par qui, de la relation capital-travail, de la liberté d’œuvrer en-dehors du système des entreprises, de déconnecter celles-ci de la bourse, du retour du droit au service public, de la juste répartition, et de la limitation, de la plus-value créée, de la structure fondamentalement non démocratique, archao-hiérarchique, voire totalitaire, des entreprises, de la nécessité de croissance dans un univers aux ressources limitées. Si les mots ont un sens, ce serait, notamment, cela. S’ils n’en ont pas, ce peut être n’importe quoi.

 


Source: Agoravox

http://www.dazibaoueb.fr/article.php?art=2899

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31 mars 2009 2 31 /03 /mars /2009 22:22
Les États-Unis se préparent
pour l'implosion sociale

publié par
liliM Aujourd'hui 18H01

Les États-Unis se préparent pour l'implosion sociale

par Michel Chossudovsky


Les États-Unis se préparent pour l'implosion sociale La crise économique et sociale


La débâcle financière a déclenché l'émergence d'une crise sociale latente à travers les États-Unis.


La confiscation frauduleuse d'épargnes de toute une vie et de fonds de pension, ainsi que l'appropriation des recettes fiscales pour financer les « sauvetages bancaires » de billions de dollars sont en jeu, et servent ultimement à remplir les poches des plus riches des États-Unis.


Cette crise économique est en grande partie le résultat de manipulation financière et de fraude délibérée au détriment de populations entières, ce qui mène à une nouvelle vague de faillites corporatives, de chômage et de pauvreté généralisés.

La criminalisation du système financier mondial, caractérisé par un « réseau bancaire fantôme », a entraîné la centralisation du pouvoir bancaire et une concentration sans précédent de richesses personnelles.


Le stimulus économique et la proposition budgétaire du président Obama favorisent ce processus de concentration et de centralisation du pouvoir bancaire, dont les effets cumulés provoqueront tôt ou tard des faillites d'entreprises à grande échelle, une nouvelle vague de saisies, sans parler de l'effondrement des finances publiques et de la ruine des programmes sociaux. (Pour plus de détails voir Michel Chossudovsky,
La débâcle fiscale des États-Unis, 2 mars 2009).


Le déclin progressif de l'activité économique réelle a des répercussions sur l'emploi et les salaires, ce qui entraîne la dégringolade du pouvoir d'achat. Pour sa part, la « solution » proposée par l'administration Obama contribue à exacerber les inégalités et la concentration de la richesse plutôt qu'à les réduire.


Le mouvement de protestation


Lorsque les Étasuniens, dont les vies ont été démolies, réaliseront ce qu'est vraiment le système mondial de « libre marché », la légitimité de Wall Street, de la Réserve fédérale et du gouvernement des États-Unis seront contestées.

Un mouvement de contestation latent visant le siège du pouvoir économique et politique se met en branle.


Il est cependant difficile de prédire comment ce processus va se dérouler. Tous les secteurs de la société étasunienne sont potentiellement touchés : les salariés, les petites, moyennes et même les grandes entreprises, les fermiers, les professionnels, les employés fédéraux, municipaux ainsi que ceux des États. À ce stade-ci, il n'existe toutefois pas de mouvement de résistance national organisé dirigé contre l'agenda économique et financier du gouvernement.


La rhétorique populiste de Barack Obama dissimule la vraie nature de la politique macroéconomique. Combiné à des mesures d'austérité, le plan économique, qui agit au nom de Wall Street et inclut près d'un billion de dollars d'« aide » pour l'industrie des services financiers, favorise l'enlisement des États-Unis dans une crise sans fin.


La « solution orwellienne » à la Grande Dépression ?
Réprimer les troubles civils.


À l'heure actuelle, il n'existe aucun programme de relance économique en vue. Le consensus Washington-Wall Street prévaut et le système économique et politique ne propose aucune politique ni aucune alternative.


Quelle est l'issue ? Comment le gouvernement des États-Unis va-t-il affronter une catastrophe sociale imminente ?


La solution consiste à réprimer l'agitation sociale. La méthode choisie, héritée de l'administration Bush sortante, comprend le renforcement de l'appareil de sécurité intérieure (Homeland Security) et la militarisation des institutions civiles.


L'administration sortante en a jeté les bases. Diverse législations « antiterroristes » (dont le Patriot Act) ainsi que des directives présidentielles ont été mises en place depuis 2001, en invoquant la plupart du temps le prétexte de la « guerre mondiale au terrorisme ».


Les camps d'internement
du Homeland Security


Relativement à la question des troubles civils, on envisage également un système cohésif de camps de détention sous la juridiction du Pentagone et du Homeland Security.


Un projet de loi intitulée National Emergency Centers Establishment Act (HR 645) (Acte de constitution de centres nationaux de secours d'urgence) a été présenté au Congrès en janvier.
Celui-ci exige la mise en place de six centres d'urgence nationale dans des installations militaires existantes dans des régions importantes du pays.
 
 

Le but officiel des « centres d'urgence nationale » est de fournir « de l'assistance médicale et humanitaire ainsi qu'un hébergement temporaire aux individus et aux familles délocalisés en raison d'une urgence ou d'un désastre important ». HR 645 stipule que les camps peuvent être utilisés pour « satisfaire d'autres besoins appropriés, selon ce qu'en juge le secrétaire du Homeland Security ».


Il n'y a pratiquement pas eu de couverture médiatique du HR 645.


Ces « installations civiles » sur des bases militaires étasuniennes seraient établies en coopération avec l'Armée étatsunienne. Nous assistons en fait à la militarisation des installations d'internement de FEMA, ayant Guantanamo comme modèle.


En vertu de l'urgence nationale, toute personne arrêtée et internée dans un camp FEMA situé sur une base militaire serait, selon toute probabilité, de facto sous juridiction militaire : la justice civile et la loi, y compris l'habeas corpus, ne s'appliqueraient plus.


HR 645 est directement lié à la crise économique et à d'éventuelles manifestations d'envergure à travers le pays. Ce projet de loi constitue un pas de plus vers la militarisation du maintien de l'ordre et l'abrogation du Posse Comitatus Act.


Selon les termes du député Ron Paul :


« [...] les centres de fusion, la militarisation policière, les caméras de surveillance et le commandement militaire national ne suffisent pas [...]. Même si nous savons que les installations de détention sont déjà en place, ils veulent maintenant légaliser la construction de camps FEMA sur des bases militaires en invoquant l'éternelle excuse populaire voulant que ces installations puissent servir en cas d'urgence nationale. La fausse économie fondée sur la dette se détériorant jour après jour, l'éventualité de troubles civils menace de plus en plus l'establishment. L'on a qu'à penser à l'Islande, à la Grèce et à d'autres pays pour savoir ce qui pourrait se produire aux États-Unis. (
Daily Paul, septembre 2008, souligné par l'auteur)


Les camps d'internement proposés devraient être vus comme étant liés au processus élargi de militarisation des institutions civiles. La construction de ces camps a précédé la présentation de HR 645 (Constitution de centres de secours d'urgence) en janvier 2009. Selon divers reportages (non confirmés), il existe quelque 800 camps de prisonniers FEMA dans différentes régions des États-Unis. De plus, depuis les années 1980, l'Armée étasunienne a développé des « tactiques, des techniques et des procédures » pour réprimer la dissidence civile, lesquels seraient utilisés advenant des protestations massives (le manuel de campagne de l'Armée étasunienne 19-15 sous Operation Garden Plot, intitulé « Civil Disturbances » ou « Troubles publics », a été émis en 1985)


Au début de 2006, des recettes fiscales étaient allouées à la construction de camps  d'internement modernes. En janvier 2006, Kellogg Brown and Roots, une filiale de Halliburton à l'époque, a décroché un contrat de 385 millions de dollars du Département de l'immigration et des douanes (ICE) du Homeland Security :


« Le contrat, effectif immédiatement [janvier 2006], prévoit l'établissement d'installations de détention et de traitement temporaires afin d'augmenter le nombre d'installations servant aux opérations de mise sous garde et de renvoi de l'ICE (Detention and Removal Operations (DRO)), advenant l'arrivée massive d'immigrants aux États-Unis en cas d'urgence ou de soutenir le développement rapide de nouveaux programmes.


Le contrat prévoit également le soutien à la détention d'immigrants dédié à d'autres organisations gouvernementales en cas d'immigration d'urgence, ainsi que la conception d'un plan en réponse à une urgence nationale, comme un désastre naturel. (KBR, 24 janvier 2006 souligné par l'auteur) »


Les objectifs officiels

de l'Immigration et de la douane des États-Unis (
U.S. Immigration and Customs Enforcement (ICE)) sont :


« [...] protéger la sécurité nationale et maintenir la sécurité publique en ciblant des réseaux criminels et des organisations terroristes cherchant à exploiter les faiblesses de notre système d'immigration, de nos réseaux financiers, de nos frontières, de nos installations gouvernementales et autres afin de nuire aux États-Unis. Les États-Unis seront alors davantage en sécurité. (
Page d'accueil de l'ICE)


Les médias étasuniens restent muets sur le sujet des camps d'internement en sol américain. Alors qu'ils reconnaissent simplement le contrat de plusieurs millions de dollars à la filiale de Halliburton, les reportages se sont concentrés sur le possible « dépassement des coûts » (semblables à ceux de KBR en Iraq ).


Quels sont l'intention politique et le but de ces camps? L'utilisation potentielle de ces camps d'internement pour la détention de citoyens étasuniens advenant la déclaration de la loi martiale ne font pas l'objet de débat ou de discussion dans les médias.


Des unités de combat
assignées au pays.


Durant les derniers mois de l'administration Bush, avant les élections présidentielles de novembre 2008, le Département de la Défense a ordonné le rappel de l'Irak de la 3rd Infantry's 1st Brigade Combat Team (BCT). La relocalisation d'une unité de combat d'un théâtre de guerre à l'ensemble du pays fait partie intégrante de l'agenda du Homeland Security. Le BCT a été assigné au soutien des activités de maintien de l'ordre aux États-Unis.


L'unité de combat BCT était attachée au US Army North, la composante de l'Armée du US Northern Command (USNORTHCOM). La 1st BCT et d'autres unités de combat pourraient être appelées à exercer des fonctions militaires spécifiques en cas de troubles civils.


Les soldats de la 1st BCT apprendront à utiliser « les premières mesures inoffensives développées par l'Armée », affirmait le commandant de la 1st BTC, le colonel Roger Cloutier, en faisant référence à l'équipement de contrôle des foules et de la circulation et aux armes inoffensives conçues pour maîtriser des individus désobéissants ou dangereux sans les tuer. (Voir Gina Cavallaro, Brigade homeland tours start Oct. 1, Army Times, 8 septembre 2008).


On peut s'attendre à ce que d'autres unités de combat soient rapatriées du théâtre de guerre et réassignées aux États-Unis en vertu du retrait des forces étasuniennes d'Irak proposé par l'administration Obama.
 

L'évolution du scénario de la sécurité nationale se caractérise par le croisement des institutions civiles et militaires.


- des unités de combat de l'Armée travaillant de concert avec les autorités chargées de l'application de loi et ayant pour mission de réprimer « les troubles civils ».

- la constitution de nouveaux camps d'internement sous juridiction civile situés dans des installations militaires étasuniennes.


Les camps d'internement FEMA font partie du plan Continuity of Government (Continuité du gouvernement, COG), lequel serait mis en place si l'on déclarait la loi martiale.


Ces camps sont conçus pour « protéger le gouvernement » contre les citoyens, en enfermant les manifestants ainsi que les activistes qui pourraient contester la légitimité de l'agenda économique, militaire ou de sécurité nationale du gouvernement.

Espionner les Étasuniens :
la banque de données de Big Brother


Relativement à la question de l'internement et de protestations massives, on peut se demander comment se fera la collecte d'informations sur les citoyens étasuniens.


Comment les individus à travers les États-Unis seront-ils catégorisés ?


Quels sont les critères du Departement of Homeland Security ?


Dans un rapport de 2004 du Homeland Security Council initulé Planning Scenarios, pertaining to the defense of the Homeland (Planification de scénarios relatifs à la défense du pays), on identifiait les catégories suivantes de « conspirateurs » potentiels :


« les terroristes [islamiques] étrangers »;

« les groupes nationaux radicaux » [groupes antiguerres et des droits de la personne];

« les adversaires soutenus par des États » [« les États voyous » et les « pays instables »];

« les individus mécontents » [les travailleurs activistes et les syndicats].


En juin l'an dernier, l'administration Bush a émis une Directive présidentielle de Sécurité nationale (NSPD 59- HSPD 24) intitulée Biometrics for Identification and Screening to Enhance National Security (La biométrie pour l'identification et la surveillance afin d'améliorer la Sécurité nationale). (Pour plus de détails voir Michel Chossudovsky, "Big Brother" Presidential Directive: "Biometrics for Identification and Screening to Enhance National Security", Mondialisation.ca, juin 2008)


Les procédures correspondant à cette directive, adoptée sans débat public ni l'approbation du Congrès, ont une portée considérable. Elles sont liées à la question des troubles civils et font également partie de la logique derrière l'établissement des camps d'internement FEMA sous HR 645.


NSPD 59 (Biometrics for Identification and Screening to Enhance National Security) va bien au-delà de la question précise de l'identification biométrique. Elle recommande la collecte et le stockage d'informations « liées à la biométrie », c'est-à-dire, d'informations sur la vie privée des citoyens étasuniens, dans les détails, le tout étant effectué « selon la loi ».


« Les données contextuelles complétant les données biométriques incluent des informations sur le lieu et la date de naissance, la citoyenneté, l'adresse actuelle et les précédentes, l'emploi actuel et les antécédents de travail, le numéro de téléphone actuel et les précédents, l'utilisation des services gouvernementaux et les rapports d'impôts. D'autres données contextuelles peuvent comprendre les historiques bancaires et de cartes de crédit, et les casiers judiciaires aux niveaux local, fédéral et des États, ainsi que des décisions judiciaires et autres dossiers publics faisant état de conflits juridiques, des dossiers relatifs à la garde d'enfant, au mariage ou au divorce. » (Voir
Jerome Corsi, juin 2008)


Cette directive utilise le 11 septembre et la « guerre mondiale au terrorisme » comme justification totale pour mener une chasse aux sorcières contre les citoyens dissidents, créant simultanément un climat de peur et d'intimidation à travers le pays.


Elle réclame également l'intégration de diverses banques de données, ainsi qu'une coopération entre les agences concernant le partage d'informations, dans le but de centraliser tôt ou tard les informations sur les citoyens étasuniens.


En des termes prudents, NSDP 59 « établit un cadre » afin de permettre au gouvernement fédéral et ses différents services de police et de renseignement ce qui suit :


« l'utilisation de méthodes et de procédures mutuelles compatibles dans la collecte, le stockage, l'utilisation, l'analyse et le partage d'informations biométriques et d'informations biographiques et contextuelles correspondantes de manière appropriée et légales, en respectant la confidentialité des renseignements des individus et leurs garanties juridiques selon la loi des États-Unis »


La directive NSPD 59 recommande « des actions et un calendrier afférent dans le but d'améliorer le processus actuel d'identification et de surveillance axé sur les terroristes en élargissant l'utilisation de la biométrie ».


Les procédures incluses dans la NSDP 59 correspondent à une décision prise en juin 2005, laquelle consistait à créer un « service d'espionnage national », sous les auspices du FBI. (Pour plus de détails voir Michel Chossudovsky, Bush Administration creates "Secret State Police, 30 juin 2005)


En travaillant main dans la main avec le Homeland Security (DHS), le projet de « Département de renseignement national » combinerait le contre-terrorisme et les opérations d'espionnage et de renseignement du FBI dans un seul service.


Sous les auspices du FBI, le nouveau département aurait l'autorité de « saisir les biens de personnes suspectées d'aider à la prolifération des armes de destruction massives ». Il pourrait « espionner aux États-Unis les terroristes présumés ou les personnes possédant des renseignements cruciaux, même si l'on ne soupçonne pas qu'elles pourraient commettre un crime ». (NBC Tonight, 29 juin 2005).


Lire l'annexe «

National Emergency Centers Establishment Act » dans l'article en anglais.

http://www.dazibaoueb.fr/article.php?art=2945

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