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11 mars 2009 3 11 /03 /mars /2009 04:31


Depuis Février 2006, LEAP/E2020 avait estimé que la crise systémique globale se déroulerait selon 4 grandes phases structurantes, à savoir les phases de déclenchement, d'accélération, d'impact et de décantation. Ce processus a bien décrit les évènements jusqu'à aujourd'hui. Mais notre équipe estime dorénavant que l'incapacité des dirigeants mondiaux à prendre la mesure de la crise, caractérisée notamment par leur acharnement depuis plus d'un an à en traiter les conséquences au lieu de s'attaquer radicalement à ses causes, va faire entrer la crise systémique globale dans une cinquième phase à partir du 4° trimestre 2009 : la phase dite de dislocation géopolitique mondiale..."
Lire la suite.

Site du LEAP (à prendre avec des pincettes). Etudes Laboratoire Anticipation

2 vidéos à écouter
Le débat de France  24



http://illusions-de-mouvements.over-blog.com/article-28866410.html
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11 mars 2009 3 11 /03 /mars /2009 04:03
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11 mars 2009 3 11 /03 /mars /2009 03:48



Sommes-nous entrés dans une période comparable à celle qui a précédé les deux guerres mondiales? Un premier coup d'oeil sur les images de foules abruties par la propagande, en 1914, 1939 ou aujourd'hui, n'est guère flatteur. Et, à nouveau, ce sont les Balkans qui mettent le feu aux poudres. Les habitants du Danube se le disent de génération en génération, leur malheur est d'être situés sur une voie de passage stratégique entre l'Ouest et l'Est.

L'historienne Annie Lacroix-Riz le confirme : à chaque fois qu'il y a remise en cause du statu quo issu de la précédente guerre, en particulier dans la zone très disputée d'Europe de l'Est, une autre déflagration mondiale est à nouveau possible. Certes, des données fondamentales ont changé, comme le projet d'hégémonie planétaire des États-Unis, demeurés seule super-puissance après l'effondrement de l'Union soviétique, nous rappelle le journaliste Stanko Cerovic, qui s'inquiète de la démesure inscrite dans la politique occidentale depuis la fin de la Guerre Froide.

Tous les empires se sont effondrés par les méfaits de leurs guerres, renchérit le Général Gallois, et les États-Unis qui se sont récemment lancés dans des expéditions coloniales telles l'Afghanistan ou l'Irak, dressent contre eux la majorité des populations.

Toute la difficulté des chancelleries, à l'heure actuelle, est de constituer des alliances pour que les Etats-Unis déclinent avant d'avoir pu passer à l'acte, nous détaille le journaliste écrivain Thierry Meyssan, en nous citant par exemple le projet des pays pétroliers de retourner à l'étalon-or ou de convertir une partie des marchés en Euros.

Mais sommes-nous impuissants face à ce risque de troisième guerre mondiale? Gaspar Miklos Tamas, ancien député du Parlement hongrois, lit les évolutions de notre époque avec la lucidité de celui qui fut un dissident du bloc de l'Est et qui s'oppose aujourd'hui à la marche forcée libérale. Oscar Negrin nous montre un exemple au Vénézuéla de comment la résistance populaire s'organise.

L'humoriste Dieudonné, après avoir consulté son ancêtre, nous renvoie à nos responsabilités dans le développement actuel de haines raciales et de replis communautaires face auxquels nous devons nous insurger


Vidéo :  http://panier-de-crabes.over-blog.com/article-28872767.html


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11 mars 2009 3 11 /03 /mars /2009 03:37


Nous avons trouvé sur un site américain le texte ci-dessous, qui nous a fait froid dans le dos : si la crise qu'il annonce dans le domaine alimentaire vient se conjuguer avec la crise monétaro-économico-sociale - qui elle est par contre largement médiatisée - l'année 2009 sera vraiment l' "annus horribilis".
Nous avons décidé de traduire cet article, avec l'aimable autorisation de l'auteur, de manière à partager une information qui malheureusement n'est qu'effleurée dans les media (dans le spectaculaire comme pour les récents incendies en Australie).


Le texte original peut être trouvé à l'adresse http://informationclearinghouse.info/article21955.htm ou à partir du site de l'auteur http://www.marketskeptics.com/

Info et traduction : JC.B, LDH Martel/Souillac

***

© Exclusivité Citoyens en Liberté

Chute catastrophique de la production
alimentaire mondiale en 2009


par Eric deCarbonnel
10 février 2009

 A la suite de la lecture d’articles sur la sécheresse sévissant dans deux pays agricoles majeurs, la Chine et l’Argentine, j’ai décidé d’analyser les conséquences que celle-là pouvait avoir pour d’autres pays à production agricole importante. Après une analyse plus longue que prévue, il apparaît que 2009 se présente comme une année de désastre humanitaire affectant la majeure partie de la planète.
Pour comprendre la gravité de la catastrophe alimentaire qui menace le monde cette année, examinez la carte ci-dessous, qui indique en dollars US la valeur de la production agricole des différents pays  pour l’année 2006.

cliquez sur l'image pour l'agrandir

Examinez à présent la carte sur laquelle est représentée la gravité de la sécheresse affectant certains pays.
NdT : les couleurs sont associées aux Etats et non aux régions touchées. Du marron pour une sécheresse (drought) « normale » au rouge vif pour une sécheresse « historique ».

cliquez sur l'image pour l'agrandir

Ceux qui assuraient les deux tiers de la production agricole mondiale connaissent la sécheresse. Que vous regardiez des vidéos sur ses conséquences en Chine, Australie, Afrique, Amérique du Sud ou aux USA, la scène sera toujours la même : misère, récoltes dévastées et bétail en train de crever.

Chine

La sécheresse qui sévit en Chine du Nord, la pire depuis 50 ans, ne fait que s’aggraver et les récoltes d’été sont maintenant menacées. La superficie des zones affectées est de 107 000 km2 (contre 94 000 la semaine dernière), 4.37 millions de personnes et 2.1 millions de têtes de bétail connaissent des restrictions d’eau potable. La pénurie de pluie dans certaines parties des provinces du Nord et du Centre est la pire jamais enregistrée.
La sécheresse, qui a commencé en novembre, menace plus de la moitié de la récolte de blé de 8 provinces - Hebei, Shanxi, Anhui, Jiangsu, Henan, Shandong, Shaanxi et Gansu.

Henan
Cette province, la plus productive de Chine en matière agricole, a émis l’avis d’alerte sécheresse de niveau le plus élevé. Elle a reçu en moyenne 10,5 mm d’eau depuis novembre 2008, soit presque 80 % de moins que sur la même période au cours des années précédentes. Cette sécheresse, qui a commencé  en novembre, est la plus grave depuis 1951.

Anhui
Cette province a émis une alerte rouge pour une sécheresse majeure qui affecte plus de 60 % des cultures au nord de la rivière Huaihe.

Shanxi
Cette province a été mise en alerte orange le 21 janvier. Un million de personnes et 160 000 têtes de bétail sont confrontées à une pénurie d’eau.

Jiangsu
Cette province a déjà perdu plus du cinquième de sa récolte de blé du fait de la sécheresse. Les autorités locales dérivent l’eau de rivières voisines pour tenter de sauver ce qui reste.

Hebei
Plus de 100 millions de m3 d’eau ont été importés dans la province pour réduire les effets  de la sécheresse.

Shaanxi
5 400 km2 de culture sont affectés par une sécheresse qui ne fait qu’empirer.

Shandong
Depuis novembre dernier, la province du Shandong a reçu 73 % de pluie de moins que sur la même période les années précédentes, avec peu d’espoir d’amélioration dans un futur immédiat.

Des aides importantes ont été mises en places. Le gouvernement chinois a alloué 86.7 milliards de yuan (12.7 milliards de dollars) aux zones touchées par la sécheresse. Les autorités ont également procédé à des ensemencements de nuages. Les tirs de 2392 fusées et de 409 obus chargés de produits chimiques ont pu provoquer des averses locales. Il y a cependant une limite à ce qui peut être fait face à une pénurie d’eau d’une telle ampleur.

Comme je l’ai écrit précédemment, la Chine subit actuellement une hyper-inflation et cette sécheresse record aggrave ses problèmes. La Chine produit chaque année 18 % de la production mondiale de céréales.

Australie

Depuis 2004, l’Australie manque d’eau de manière récurrente et 41 % de l’agriculture australienne subissent la pire sécheresse depuis 117 ans que ces données sont enregistrées. La sécheresse a même été si sévère que des rivières ont cessé de couler, que des lacs sont devenus toxiques, et que des exploitants désespérés ont abandonné leurs terres.

A) Le fleuve Murray a cessé de s’écouler dans l’océan et son embouchure s’est ensablée.
B) Les lacs d’Australie du Sud sont en train de s’évaporer et leur niveau est descendu à un mètre au-dessous de celui de la mer. S’ils continuent ainsi à baisser, les sédiments de fond des lacs seront exposés à l’air et s’acidifieront en relâchant de l’acide sulfurique et un cocktail de métaux lourds. Si cela devait se produire, ces lacs deviendraient de manière irréversible des marécages toxiques qui ne pourront jamais être réhabilités. Les seuls moyens pour le gouvernement australien d’éviter une telle catastrophe consisteraient à les approvisionner en eau de mer, de façon à créer une sorte de mer morte, ou ... de prier pour qu’il pleuve.

Dans ces circonstances, on peut ainsi comprendre que le débat sur la réalité du changement du climat soit clos en Australie.

Les Etats-Unis

Californie
La Californie est confrontée à la pire sécheresse jamais enregistrée. Elle s’annonce comme la plus grave de l’époque moderne, pire que celles de 1977 et 1991. Des milliers d’hectares de cultures sont maintenant en friche, et ce n’est pas fini. La couverture neigeuse de la Northern Sierra, zone où se situent certains des lacs de barrage les plus importants de l’Etat, est à 49 % de sa valeur moyenne. Dans tout l’Etat, les agences de l’eau tentent désespérément d’obtenir que l’administration impose des restrictions.



Texas
La sécheresse au Texas atteint un niveau historique. Près d’Austin et de San-Antonio, elle est à un degré qui n’a été dépassé que dans les années 1917-1918. 88 % du territoire du Texas connaissent des conditions anormales et 18 % de l’Etat se trouvent dans des conditions de sécheresse extrême ou exceptionnelle. Les zones concernées ne cessent de s’étendre. Les conditions au Texas sont telles que le bétail dépérit sur des pâturages trop secs et meurt. L’absence de pluie a desséché les pâtures et les éleveurs doivent nourrir leur bétail avec du foin. Les récoltes de blé d’hiver ont subi des dommages irréversibles. Il n’y a pas de précipitations significatives envisagées dans les prévisions à court et long terme, ce qui veut dire que la sécheresse au Texas ne peut qu’empirer.

Région d’Augusta (Géorgie, Caroline du Nord et du Sud)
Cette région connaît depuis deux ans une sécheresse qui ne fait que s’aggraver. Le déficit d’eau de pluie sur 2009 est déjà de 5 cm, ce qui fait de ce mois de janvier le plus sec depuis 1989.

Floride
La Floride a été durement atteinte cet hiver par la sécheresse qui a déjà endommagé les cultures. La moitié de l’Etat est atteinte à des degrés divers par le manque d’eau.

« La Niña » va vraisemblablement aggraver les choses.
De l’eau d’une température de quelques degrés au dessous de la normale s’est accumulée dans le Pacifique Est, ce qui déclenche « la Niña », un phénomène météorologique qui devrait durer au moins jusqu’au printemps. Et qui se traduit généralement par un climat sec pour les Etats de Sud, ce qui n’est vraiment pas ce dont les USA ont besoin actuellement.


Amérique du Sud

Argentine
La pire sécheresse depuis un demi-siècle a changé en poussière le sol autrefois fertile de ce pays, qui est maintenant dans un état extrêmement critique. Des carcasses de bovins jonchent les prairies, les champs de soja sont grillés par le soleil de l’été austral. La production agricole devrait à peine atteindre 50 % de la normale, peut-être moins. La production de blé devrait chuter à 8.7 millions de tonnes, contre 16.3 en 2008. Compte tenu des besoins locaux (de l’ordre de 6.7 millions de tonnes), l’Argentine a bloqué ses exportations depuis la mi-janvier.

Brésil
Le Brésil a révisé ses prévisions de production agricole à la baisse et devra les réévaluer de nouveau lorsque les dommages dus à la sécheresse dans certaines régions seront mieux connus. Le Brésil est le second producteur mondial de soja, et le troisième pour le maïs.
Quelques chiffres pour le maïs :
    récolte en 2008 : 58.7 millions de tonnes
    prévision de récolte au 8 janvier : 52.3 millions de tonnes
    prévision (optimiste) de récolte au 6 février : 50.3 millions de tonnes
    récolte effective en 2009 : ?

Paraguay
La sécheresse sévère qui affecte l’économie paraguayenne a amené le gouvernement à déclarer l’état d’urgence pour l’agriculture. Les cultures qui entrent directement dans l’alimentation du bétail sont dévastées et, dans certaines régions, la récolte de soja est quasiment perdue.

Uruguay
Le mois dernier, l’Uruguay a déclaré l’état d’urgence agricole en raison de la pire sécheresse depuis des décennies : elle menace les récoltes, le bétail et l’approvisionnement en produits frais. Cette sécheresse a provoqué une augmentation des prix de la nourriture et des boissons, la plus forte pour un mois de janvier depuis plus de 4 ans.

Bolivie
Il n’est pas tombé une goutte d’eau en Bolivie depuis presque un an. Le bétail meurt, les cultures sont dévastées, etc.

Chili
La sécheresse sévère qui affecte le Chili a entraîné la mise en état d’urgence de 50 districts ruraux, et de larges secteurs de l’économie vont peut-être subir en mars un rationnement de l’énergie électrique. Ces problèmes sont dus à « la Niña », phénomène climatique qui affecte plus de la moitié du Chili : l’eau du Pacifique qui reste froide, et de hautes pressions atmosphériques, empêchent les entrées nuageuses sur le centre et le sud du pays. Il en résulte un niveau d’eau historiquement bas dans les barrages hydroélectriques et autres retenues  d’eau. 

Corne de l ’Afrique

Conséquence du manque de pluie, l’Afrique subit pénurie de nourriture et famine. De plus, la moitié des terres agricoles ont perdu les substances nutritives nécessaires à la croissance des plantes et un tel déclin de la fertilité des sols ne fait qu’amplifier les effets de la sécheresse.

Kenya
Le Kenya, où aucune pluie n’est tombée depuis 18 mois, est le pays le plus touché de la région. Il lui faut importer de la nourriture pour pallier cette pénurie et éviter la famine à 10 millions d’habitants. Les pays voisins subissent eux-mêmes la sécheresse et ne peuvent contribuer à ces importations

Tanzanie
Une récolte insuffisante due à la sécheresse a amené la Tanzanie à interdire les exportations et à renforcer la sécurité à ses frontières pour les empêcher. 240000 personnes y ont besoin d’un approvisionnement immédiat en produits alimentaires de secours.

Burundi
La production agricole du nord du Burundi a fortement décliné et ce petit pays d’Afrique de l’Est est affecté par une grave pénurie de produits alimentaires.

Ouganda
La sécheresse sévère affectant la région de Karamoja (NE du pays) a amené le pays au bord d’une catastrophe humanitaire. Les conditions de sécheresse et la pénurie de nourriture qui ont réduit le Karamoja à la famine ne pourront vraisemblablement pas s’améliorer avant le mois d’octobre et les prochaine récoltes.

Afrique du Sud
On envisage une pénurie de produits agricoles, car, selon les producteurs de blé de la partie orientale de l’Etat Libre d’Orange, grenier à céréales du pays, la production y sera la plus faible de ces trente dernières années. Les Africains du Sud seraient « très en colère » en raison du renchérissement continuel du prix des denrées alimentaires.

D’autres pays d’Afrique ont également à pâtir de la sécheresse en ce début de 2009 : le Malawi, la Zambie, le Swaziland, la Somalie, le Zimbabwe, le Mozambique, la Tunisie, l’Angola, et l’Ethiopie.

Moyen Orient et Asie Centrale


Le Moyen Orient et l’Asie Centrale subissent la pire sécheresse connue de l’histoire récente. La production de céréales est à son plus bas niveau depuis des décennies. On estime que la production totale de blé dans cette zone est en baisse d’au moins 22 % en 2009. Du fait de la sécheresse généralisée, les capacités des lacs de barrage, des rivières et des nappes pour l’irrigation sont au plus bas. Les principales retenues d’eau en Turquie, Iran, Iraq et Syrie sont toutes à leur niveau le plus bas, ce qui nécessite des restrictions pour l’utilisation de ces réserves. En conséquence des pertes importantes affectant les récoltes, on s’attend à une pénurie significative de semences pour la saison 2010.

Irak
En Irak, pendant la période de croissance des céréales d’hiver, il n’y a pas eu de précipitations mesurables et des surfaces agricoles considérables n’ont tout simplement pas été ensemencées. La région du nord de l’Irak, où la pluie est la seule source d’arrosage, connaît cette année un véritable désastre agricole, avec une production de blé réduite de 80 à 98% par rapports aux chiffres habituels. Le USDA (US Department of Agriculture) estime que la production de blé totale de l’Irak en 2009 sera de 1,3 millions de tonnes soit une réduction de 45% par rapport à l’année précédente.

Syrie
La Syrie doit faire face à la pire période de sécheresse de ces 18 dernières années et l’USDA estime que la production totale de blé en Syrie en 2009 sera de 2 millions de tonnes, soit la moitié de celle de l’année passée. Au cours de l’été dernier, l’approvisionnement en eau  a été interrompu autour de Damas et les habitants de la capitale ont dus s’approvisionner au marché noir. Ce problème est exacerbé par le manque de précipitations au cours de l’hiver.

Afghanistan
L’absence de précipitations a plongé l’Afghanistan dans la pire période de sécheresse de ces dix dernières années. Le USDA estime la production de blé du pays à 1,5 millions de tonnes pour 2008/09, en baisse de 60% ou de 2,3 millions de tonnes par rapport à l’année précédente. La production annuelle normale de blé du pays est de 3,5 à 4 millions de tonnes.

Jordanie
La sécheresse chronique de la Jordanie a empiré, sans aucune précipitation cette année. Le gouvernement a suspendu l’approvisionnement en eau des exploitations agricoles et réserve l’eau à l’alimentation humaine.

Les autres pays du Moyen-Orient et d’Asie Centrale affectés par la sécheresse sont les Territoires Palestiniens, le Liban, Israël, le Bangladesh, le Myanmar, l’Inde, le Tadjikistan, le Turkménistan, la Thaïlande, le Népal, le Pakistan, la Turquie, le Kirghizstan, l’Ouzbékistan, Chypre, et l’Iran.

La crise de crédit va accentuer la pénurie alimentaire

Le manque de crédit a restreint en 2008/09 la possibilité pour les agriculteurs d’acheter des semences et des engrais, ce qui aura pour effet de limiter la production mondiale et viendra s’ajouter aux effets de la sécheresse.

Les bas prix des denrées alimentaires vont aggraver la pénurie de nourriture
Les prix bas de la fin de 2008 n’ont pas encouragé la mise en culture de nouvelles surfaces en 2009. Au Kansas, par exemple, seulement 36 000 km2 ont mis en culture, chiffre le plus bas depuis un demi-siècle. Cette année, les surfaces consacrées au blé ont été réduites de 16 000 km2 aux Etats-Unis et de 4 500 au Canada, ce qui fait que, même sans tenir compte des effets attendus de la sécheresse, les E-U, le Canada et d’autres pays agricoles verront leur production baisser en 2009

L’Europe ne pourra pas compenser les manques

L’Europe, seule zone de forte production agricole qui soit relativement peu affectée par la sécheresse, va sans doute connaître une chute de production marquée, du fait de la combinaison de semailles tardives, de conditions de sol dégradées, de la diminution des entrants (semences et engrais) et de pluies relativement peu abondantes. On peut en attendre une baisse de la production de l’ordre de 10 à 15 %.

Les réserves de produits alimentaires sont dangereusement basses.

Le bas niveau des réserves alimentaires rend particulièrement inquiétante la perspective d’un déclin de la production agricole. Si l’on considère les principaux pays impliqués dans le commerce des produits agricoles (Australie, Canada, Etats-Unis et Union Européenne), la moyenne combinée de leurs surplus annuels a régulièrement décru au cours de ces dernières années :

2002-2005 : 47.4 millions de tonnes
2007 : 37.6 millions de tonnes
2008 : 27.4 millions de tonnes

Ces chiffres sont extrêmement bas, en particulier si l’on retient la possibilité, effrayante, que les 60 millions de tonnes de réserves en céréales de la Chine puissent en fait ne pas exister.

Une catastrophe alimentaire mondiale

Le monde est engagé dans une baisse de la production agricole, qui sera de l’ordre de 20 à 40% en fonction de l’intensité et de la durée de la période actuelle de sécheresse mondiale. Les pays producteurs vont imposer des restrictions aux exportations. Les prix des denrées vont s’envoler et dans les pays pauvres à production agricole insuffisante, des millions de gens seront menacés par la famine.

Le débat sur la déflation devrait cesser dès maintenant

La sécheresse qui affecte les principaux pays producteurs agricoles devrait mettre fin au débat sur la déflation en 2009. La demande en produits agricoles est relativement peu affectée par les incertitudes du monde financier (du moins quand on la compare à l'énergie et aux métaux de base) et, avec 20 à 40 % de chute de la production mondiale, les prix des denrées alimentaires, qui sont déjà en hausse marquée, devraient continuer d’augmenter de façon significative.

En fait, IL FAUT que les prix des produits agricoles augmentent, et très rapidement, de manière à prévenir une aggravation du manque de nourriture, voire de la famine. Les prix du blé, du maïs, du soja, etc. doivent atteindre des niveaux tels qu’ils encouragent la mise en valeur de toutes les terres agricoles disponibles et l’utilisation des engrais les plus performants. Sinon, si le prix des produits agricoles demeure à son niveau actuel, la production continuera à décliner, ce qui condamnera des millions de gens supplémentaires à la famine.

Réévaluation compétitive des monnaies

Certains observateurs s’attendent pour 2009 à une « dévaluation compétitive des monnaies » (les pays dévaluent leur monnaie pour soutenir leurs exportations) s’ajoutant au phénomène de déflation. La pénurie annoncée des produits alimentaires rend cette hypothèse très improbable. Dans l’environnement économique actuel, une dévaluation aurait pour conséquence indésirable de favoriser les exportations ... des denrées alimentaires. Et même si, comme en Chine, des restrictions étaient imposées à l’exportation, la dévaluation entraînerait l’évasion de quantités importantes de céréales par le canal du marché noir.
Bien loin d’une « dévaluation compétitive », la vive montée des prix des denrées alimentaires devrait entraîner une revalorisation des monnaies en 2009. Les réserves de change ont été créées par les Etats précisément en vue de ce genre d’urgences. Dans le monde entier, les banques centrales chercheront à diminuer le coût des produits alimentaires pour leur population soit directement, en liquidant leurs réserves de devise pour réévaluer leur monnaie, soit en utilisant ces devises pour acheter des céréales sur le marché mondial.
Réévaluer la monnaie est  la méthode la plus rapide pour contrôler le prix de la nourriture. Une monnaie plus forte permet à un Etat d’accaparer davantage de ressources sur le marché mondial (par exemple, un dollar surévalué permet aux Etats-Unis de consommer 25 % de la production mondiale de pétrole alors que sa population ne représente que 4 % de la population du globe). Si la Chine mettait sur le marché ses dollars en réserve, la totalité de sa population pourrait avoir accès à une partie importante des réserves alimentaires mondiales, à l’instar de ce que font les Etats-Unis avec le pétrole.
Mais la médaille a un revers : lorsqu’un pays revalorise sa monnaie et se met à consommer une plus grande part des ressources mondiales, il en reste moins pour les autres. De sorte que si la Chine réévalue le yuan, la pénurie mondiale de denrées va s’aggraver et les prix vont s’envoler. Et, comme il n’y a rien de plus efficace pour déclencher de l’agitation sociale qu’une augmentation du prix de l’alimentation, d’autres pays comme la Russie, l’Europe, l’Arabie Saoudite, l’Inde, réagiront en mettant leurs réserves de change sur le marché, de façon à réévaluer eux aussi leur propre monnaie et ainsi réduire l’impact économique de leurs importations alimentaires. En réponse à une telle situation, on peut penser qu’alors la Chine mettra encore davantage de ses réserves monétaires sur le marché, ce qui relancerait le cycle : c’est la réévaluation compétitive des monnaies.

Face à un cycle de revalorisation concurrentielle des monnaies, il ne fait pas bon détenir la monnaie internationale de réserve. Il est probable que le dollar serait en mauvaise posture si les banques centrales décidaient de liquider des milliers de milliards de dollars d’avoirs américains pour acheter des produits alimentaires avec leur monnaie réévaluée.


© 2009 Copyright Eric deCarbonnel - All Rights Reserved
Vous pouvez trouver d’autres articles de l’auteur à l’adresse
 http://www.marketskeptics.com

ICH = Information Clearing House, site sur lequel vous trouverez des “News you won’t find on CNN or FoxNews”, inutile de traduire !
 Adresse :
http://www.informationclearinghouse.info

http://ldh19.over-blog.com/article-28303166.html

http://lapromo.neufblog.com/leveilleur/

http://lapromo.neufblog.com/leveilleur/2009/03/2009-la-crise-a.html
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7 mars 2009 6 07 /03 /mars /2009 20:17
http://french-revolution-2.blog.fr/tags/structure/  (une structure énigmatique)


Jeudi 5 mars 2009



 LE MESSAGE DE NORVEGE (octobre 2008)
http://mondexplor.blogspot.com/2008/10/le-message-de-norvge.html


Ce qui va suivre est la traduction d'un texte qui a été publié un peu partout sur le web.


L'auteur n'est pas anonyme : Son identité a été vérifiée. Il a fait parvenir des photos où il est en compagnie du Premier Ministre de Norvège et (séparément) avec Benazir Bhutto. Si le contenu de ce message est vrai, ça me semble vraiment très important.

"Je suis un homme politique norvégien. Ce que j'ai à dire, c'est que nous allons connaître de grandes difficultés entre 2008 et 2012.

Le gouvernement norvégien construit de plus en plus de bases et de bunkers souterrains. Quand on leur demande ce qu'ils font, la réponse est que c'est destiné à la protection du peuple de Norvège. Lorsque je leur ai demandé quelle était la date d'achèvement des travaux, on m'a répondu : "avant 2011".
Israël et plusieurs autres pays font de même.

Pour preuve de ce que j'avance, je vous adresse des photos où je me trouve en compagnie de tous les Premiers Ministres et les autres ministres que j'ai rencontrés et avec lesquels je suis en relation. Ils sont tous au courant de ce qui se passe, mais ils ne veulent pas créer un mouvement de panique en alertant l'opinion.

La Planète X se rapproche, et la Norvège a commencé à stocker de la nourriture et des graines dans la région de Svalbard, (http://en.wikipedia.org/wiki/Svalbard_Global_Seed_Vault) ainsi que dans la zone arctique, avec l'aide des Etats-Unis et de l'Europe, et d'un peu partout en Norvège.

Il n'est question que de sauver les élites au pouvoir et ceux qui pourront aider à reconstruire : les médecins, les scientifiques, etc...


En ce qui me concerne, je sais déjà que je devrai d'ici 2012 rejoindre la région de Mosjøen, où se trouve une installation militaire enterrée. L'endroit est divisé en secteurs, rouge, bleu et vert. L'armée norvégienne a déjà établi ses marquages, et il y a longtemps que les camps ont été établis.

Ceux qui seront abandonnés en surface périront sans assistance. Le plan consiste à sécuriser 2 millions de Norvégiens, le reste mourra. Ce qui signifie que 2 millions 600.000 personnes seront laissées pour compte.

Tous les secteurs sont interconnectés par des tunnels et des véhicules sur rails permettent de relier les zones de survie. D'immenses portes ont été installées pour les compartimenter, ce qui fait que les secteurs peuvent être indépendants.

Je suis très affecté. Il m'arrive de pleurer avec d'autres qui savent que nombre de personnes apprendront la nouvelle trop tard, et qu'on ne pourra plus rien pour eux. Le gouvernement a menti à la population depuis 1983. Les principaux politiciens de Norvège sont au courant, mais peu seront prêts à en parler publiquement - parce qu'ils craignent qu'on leur refuse d'embarquer dans les véhicules sur rails de NOAH 12, qui les conduiraient en lieu sûr.

Le fait d'en parler autour d'eux les condamnerait à une mort certaine. Personnellement, je n'attends plus rien de la vie. L'humanité doit survivre et les espèces doivent perdurer. Les gens doivent être informés.

Tous les gouvernements du monde sont au courant, et ils se comportent en fatalistes.

A ceux qui sont prêts à faire quelque chose, je recommanderais de se trouver un endroit sur un terrain élevé et de chercher des grottes pour y stocker de la nourriture en boîtes, suffisamment pour cinq ans, et de l'eau en quantité pour les premiers temps. Des pilulles contre les effets des radiations et des combinaisons de survie seraient également utiles, si leur budget le permet.

Pour la dernière fois, je prie Dieu pour qu'il nous assiste... mais Dieu ne sera d'aucun secours. Seuls les individus pourront faire la différence. Réveillez-vous, d'urgence...!

J'aurais pu vous écrire sous une autre identité, mais je n'ai plus peur de rien. Lorsqu'on sait certaines choses, on devient invincible et plus rien ne peut vous atteindre, parce qu'on sait que la fin est proche. 

Je vous affirme à 100% qu'il va se passer quelque chose. Il nous reste quatre ans pour nous préparer à la sortie de route. Procurez-vous des armes, et constituez des groupes de survie, trouvez-vous un endroit où vous serez en sécurité, avec des réserves de nourriture.
 
Vous pouvez me poser des questions, je vous répondrai selon ce que je sais en rapport avec la situation Norvégienne. Regardez autour de vous : partout il se construit des bases souterraines et des bunkers. Ouvrez les yeux. Demandez à vos gouvernements ce qu'ils sont en train de construire, et ils vous répondront : "Oh, ce ne sont que des réserves de nourriture". Ils vous rassureront par des mensonges..

On peut aussi constater des traces de la présence aliène, et je vois souvent que l'élite des politiciens Norvégiens ne se comportent pas comme ils le prétendent. Ils sont sous contrôle dans leurs moindres pensées, et tout ce qu'ils racontent leur est dicté. C'est facile pour moi de voir clair dans leurs jeux. Ca se lit dans leurs yeux et dans leurs têtes.

Souvenez-vous que les premiers touchés en 2012 seront les citadins.

Après quoi, l'armée lancera des purges à l'encontre des survivants, et il leur sera permis de tirer sur ceux qui résisteront aux internements dans des camps, où tout le monde se verra attribuer un numéro et une marque.

Je constate que vous parlez de Benazir Bhutto sur votre site. Sa mort a été tragique. Je l'ai rencontrée, comme vous pouvez le constater sur les photos. Vous verrez également que je me suis entretenu avec une quantité d'autres personnalités politiques et de responsables au niveau international.

Le public ignorera ce qui se passe jusqu'à la fin, parce que le gouvernement veut éviter une panique généralisée. Tout doit se passer sans heurts, et soudain le gouvernement aura disparu.

Mon conseil est le suivant : soyez sur vos gardes. Prenez des précautions pour préserver votre famille. Soyez solidaires. Travaillez ensemble afin de trouver des solutions à tous les problèmes auxquels vous aurez à faire face.
Sincèrement,

[Le Nom et les preuves de son identité ont été fournies.]" - http://projectcamelot.org/norway.html

Voir aussi:

BILL GATES, MONSANTO ET ROCKEFELLER ONT PEUR DE L’AVENIR

http://bridge.over-blog.org/article-28684167.html





Cette structure pourrait ressembler à un navire couché sur le flanc, le problème est sa taille car elle fait plus de....80 km de long !
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5 mars 2009 4 05 /03 /mars /2009 02:58


Alerte ! Par Eva

Chers lecteurs,

Reçu ces deux commentaires sur mon blog
http://r-sistons.over-blog.com

Lisez-les. Ils sont éloquents. Les temps sont comptés. Organisons-nous.

Heureux ceux qui ne vivent pas en ville ! Heureux ceux qui ont fait des réserves ! Heureux ceux qui se seront organisés avec leurs voisins, qui auront recensé besoins, moyens, talents, etc !

Mes amis, "Ils" ont décidé que pour préserver leurs intérêts, il fallait une grave crise financière et économique, le transfert des ressources des citoyens vers les banques, le chaos social, une dictature mondiale, l'élimination des habitants en surnombre - vieux, pauvres, handicapés, etc - , et pour finir, une belle guerre mondiale destinée à conforter définitivement l'hégémonie de l'Empire au détriment de tous.

Ils se fichent de nos intérêts.

A nous de nous organiser, de nous préparer, l'instinct de survie est plus fort que tout.

A chacun d'inventer ses réponses. Mon blog http://sos-crise.over-blog.com est là pour vous aider. Lisez en présentation de ce site, la rubrique "catégories", vous y trouverez les articles classés en fonction des thèmes qui peuvent vous intéresser.

Cordialement à tous,

Relayez auprès de tous ce blog, faites-le connaître, il est d'intérêt public.

Votre Eva




____________________________________________________________________________________



Textes reçus :


Il va falloir que les gens soient informés clairement et rapidement.

La prochaine étape de la déroute va tourner autour du G20.
Rien de constructif n'en sortira. Les marchés vont plonger et les mesures d'exception vont commencer à s'installer.

Les réservistes des services policiers et militaires font actuelllement l'objet d'un recenssement et d'une mise à disposition pour le 20 juin.

Les choses vont s'accélérer très vite à présent. Inutile d'inciter les gens à la révolte : c'est bien trop tard.

Mieux vaut les inciter à la prudence et à la préservation. Les dés sont jetés et aucun blogeur du monde ne peut plus arrêter le cours des événements.

Ca va chier. Préparez vous.
Désolé de ne connaître ni le jour, ni l'heure mais je crois que chacun sentira les choses. Il convient toutefois de les sentir avant qu'il ne soit trop tard pour eux.

Leveilleur.
Commentaire n° 7 posté par Leveilleur hier à 22h58




La guerre contre l'Iran de plus en plus probable ?
http://www.bakchich.info/Iran-Etats-Unis-Israel-il-n-y-a.html

Pourquoi une base militaire française en face de l'Iran ? Pourquoi cette adhésion subite de la France au commandement militaire de l'OTAN ? Que nous prépare-t-il comme mauvaise surprise Sarkozy et sa bande ?
Commentaire n° 2 posté par GM hier à 11h32



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3 mars 2009 2 03 /03 /mars /2009 01:24

L'AGRICULTURE INDUSTRIELLE A VECU
Ce fut une agriculture destructrice
(Voir article du 2 février 2008 Semences et pesticides)
Place à une agriculture respectant, plantes, bêtes et gens.
Pour lire l'article cliquer dans ce cadre.



LA FERTILITE EN DANGER
Semences et pesticides.
Les semences "améliorées" par les Lobbys de l'Agriculture




 

La fertilité en danger



La reproduction à l'identique d'un même individu et l'éradication de l'hors type en est le principe de base. Les OGM en sont la partie visible. Comprenons que cette façon de faire transformera la terre entière en désert. Sachons comment fonctionnent les plantes nous saurons, alors, pourquoi nous irions vers une catastrophe certaine.

Phénomène naturel : la photosynthèse

Elle permet à la plante de capturer le carbone et l'hydrogène pour les fixer dans ses racines, qui à leur tour les transmettent à une foule de champignons (les mycorhizes) qui, en échange lui cèdent les minéraux indispensables à sa constitution. Elle fixe ces minéraux dans sa végétation aérienne sous formes de fibres et de sucres et les dispense aux milliards de microbes du sol. Ceux-ci lui offrent, sous forme assimilable, l'azote de l'air indispensable à sa croissance.

L'azote permet à la plante de fabriquer les protéines. Elle seule permet le développement de la vie par l'air qu'elle assainit, l'énergie et les protéines alimentaires qu'elle dispense. La vie étant faite d'échanges harmonieux.

Plus la plante a d'azote à sa disposition, plus sa croissance est rapide. Un sol travaillé stimule les bactéries fixatrices d'azote. Ces bactéries consomment ainsi plus de carbone que la plante ne peut en libérer. Les sols alors s'épuisent en humus. Le paysan doit alors laisser le sol se reposer : c'est la jachère. Il peut aussi pratiquer des transferts de fertilité en apportant des fumiers, composts, broyat de rameaux. L'équilibre entre le carbone fixé par les plantes et celui restitué par les animaux et les hommes est resté constant depuis le commencement de la vie jusqu'à ce que, à la fin du siècle dernier, une rupture se produise contribuant, en partie, au réchauffement climatique.

La reproduction à l'identique

Avec la société industrielle, l'arme du conquérant est la reproduction à l'identique et au "moindre coût", de l'espèce autant de fois que le marché l'exige. Cette normalisation est contraire à la vie qui ne se reproduit jamais à l'identique. Le maintien des équilibres régulant les échanges nécessite une relative évolution. Les plantes diversifiées, suivant les terroirs et les climats, sont douées d'une grande variabilité. Pour combattre cette faculté d'adaptation, insupportable pour le marché, l'industriel de la semence a développé des techniques destinées à multiplier à l'identique une même plante. Certaines s'y prêtent : multiplication végétative des arbres, de la vigne, des fraises, pommes de terre … donnant des clones issus de boutures d'une même plante ou de sa descendance. Avec l'autofécondation naturelle des plantes autogames (blé, soja …) la sélection de la descendance d'un même épi ou d'une seule graine donne des lignées pures.

Tout excès de « consanguinité» provoque plus ou moins vite la dégénérescence des organismes qui y sont soumis. Une plante, particulièrement vivace, suppose qu'elle est bien adaptée. Reproduite à l'identique, elle ne sera pas nécessairement adaptée aux autres environnements dans lesquels elle devra pousser. Elle perdra alors de sa vigueur et augmentera sa sensibilité à la maladie. Les sélections paysannes ont pendant des siècles adapté les plantes à leurs environnements. Le sélectionneur moderne exige la standardisation et l'adaptation des environnements aux besoins de sa plante.

On intensifie le travail du sol et on multiplie les apports en fumure sur la même surface; à moindre coût (les intrants de synthèse ne sont pourtant pas donnés). La stimulation de l'activité des bactéries fixatrices d'azote et ses fumures font remonter les racines en surface et le labour détruit les mycorhizes. Celles-ci ne stockent plus les substances de réserve dont la plante à besoin dans les périodes difficiles.

Chassés du sol où est leur place, les champignons vont se nourrir dans la partie aérienne de la plante, suivis d'insectes, de bactéries ou de virus. Ceci d'autant que les sols auront été déséquilibrés par des apports plus abondants de potasse que de magnésie. Contrairement aux mycorhizes, ces organismes sont des parasites : ils se contentent de prendre à la plante ce qu'elle a en trop mais ne lui restituent rien. La plante en bonne santé se défend en durcissant ses cellules et en produisant des substances antioxydantes qu'elle synthétise grâce aux minéraux que les mycorhizes prélèvent, pour elle, dans le sol. Mais l'excès d'azote l'empêche de durcir ses cellules et la disparition des mycorhizes de produire des antioxydants. La plante succombe.

Si les pesticides (tueurs de la maladie) fournis par la chimie permettent de combattre le parasitisme ils ne suppriment pas le déséquilibre qui le nourrit. D'autres parasites prennent la place, générant l'apparition de nouveaux pesticides sur le marché, puis de nouvelles maladies sur les plantes. C'est ainsi qu'est né, en agriculture, le cercle vicieux semences améliorées/maladies/pesticides. Commerce lucratif de l'industrie semencière et phytosanitaires.

2 ème Partie : Les Hybrides

La reproduction à l'identique est plus difficile pour les plantes allogames qui ont besoin de se croiser à chaque génération. Toute autofécondation provoque chez elles une dépression immédiate, dépression qui s'accentue à chaque génération et rend la semence qui en est issue sans intérêt pour les cultures suivantes.

Pour corriger cette dépression, les sélectionneurs font appel à un phénomène naturel qui veut que, à l'inverse, un organisme né de parents trop éloignés ne soit pas viable.

C'est ce qui permet la différenciation des espèces. L'organisme né de parents à la limite de l'éloignement lui permettant encore de survivre doit compenser ce déséquilibre génétique par une grande vigueur de croissance juvénile, au détriment de sa maturité et de sa fertilité : cas du mulet dans le règne animal.

C'est cette compensation morbide qui augmente la vigueur de croissance et la masse végétale des hybrides F1, qui sont le produit du croisement de deux lignées consanguines dégénérées les plus éloignées possibles.

Le bénéfice est double pour le semencier car la descendance de ces plantes non stabilisée et peu fertile est trop hétéroclite pour avoir un quelconque intérêt agronomique : le paysan est alors obligé de racheter, chaque année, la semence.

Ces hybrides ont toutefois dû attendre la première moitié du siècle dernier pour se développer, leur grande vigueur végétative nécessitant une disponibilité en azote que peu de sols offrent naturellement.

Cette disponibilité sera fabriquée par l'industrie agrochimique, née de la transformation de l'industrie de l'armement ! Les explosifs sont recyclés sur les sols agricoles sous forme d'engrais azotés. Ils sont constitués d'azote atmosphérique fixé par l'utilisation d'énergie fossile. Leur fabrication restitue à l'atmosphère une quantité de carbone supérieure à celle que les plantes peuvent fixer, elles-mêmes, lorsqu'elles sont nourries de ces engrais. Le carbone autrefois fixé par les plantes se retrouve en quantité excessive dans l'atmosphère. L'apport de ces engrais provoque l'explosion des rendements mais aussi des maladies issues de cette nouvelle rupture de l'équilibre des échanges de carbone et d'azote entre l'air et le sol.

L'industrie militaire recycle ses gaz de combat en insecticides, puis en défoliant (herbicides). Les premiers antioxydants issus de réactions chimiques simples (sulfate de cuivre) ou de l'industrie du pétrole (soufre) sont remplacés par des pesticides plus performants, capables de pénétrer durablement dans la plante.

Au-delà de la toxicité directe des pesticides, la généralisation des semences " améliorées " a bien d'autres effets sur la santé. L'usage intensif des engrais diminue la qualité nutritionnelle des plantes par un appauvrissement de leur teneur en oligo-éléments et antioxydants, lesquels sont nécessaires au système immunitaire du vivant qui ne peut les fabriquer ni les trouver ailleurs sous une forme assimilable.

Est-ce pour garantir ainsi ses ventes que l'industrie pharmaceutique a récemment acheté l'ensemble des entreprises semencières et phytosanitaires (terme impropre) de la planète ?

Malgré les rendements élevés, dans les premiers temps, le coût de ses produits devrait inviter les paysans à sélectionner leurs semences à partir de leurs récoltes !

Le premier verrou est technique : les hybrides FI, ancêtres de l'OGM Terminator ne sont pas resemables; les lignées pures dégénèrent en quelques générations. Le deuxième verrou est législatif. Les paysans ne peuvent conserver leurs variétés traditionnelles. L'échange ou la vente ne sont autorisés que pour les semences des variétés inscrites au catalogue officiel. Pour cela elles doivent être stables et homogènes; pour les céréales leur rendement doit atteindre au moins celui des dernières variétés inscrites. Ces critères nécessitent une sélection reposant sur des engrais chimiques et des pesticides dont elles ne peuvent plus se passer par la suite. Les variétés paysannes, ni stables, ni homogènes ne peuvent être inscrites et disparaissent. Pour couronner le tout, le brevet et le Certificat d'Obtention Végétal interdisent au paysan de ressemer une partie du grain qu'il a récolté ou l'obligent à payer des royalties au semencier. La loi n'autorise que les semences industrielles qui imposent l'usage des pesticides et interdit les semences paysannes capables de s'en passer.

Multiplication cellulaire

Après 1950, la chimie de synthèse ou la radioactivité vont permettre de faire muter les plantes, puis les cellules, pour faire apparaître des caractères nouveaux. La chimie permet de "sauver" les embryons invivables issus de croisements de parents trop éloignés ou de mutagenèse, de provoquer des fusions cellulaires entre espèces différentes, d'obtenir des plantes entières à partir de la multiplication «in vitro» d'une seule cellule. La multiplication cellulaire et les marqueurs moléculaires permettent ensuite le développement de la transgénèse, de la mutagénèse dirigé et maintenant des nanotechnologies.

La complexité de la sexualité rebelle aux désirs du sélectionneur est contournée par les manipulateurs du génome, de la cellule ou de nano particules. Les plantes deviennent, elles-mêmes, productrices d'insecticides ou résistantes aux épandages d'herbicides.

Ces méthodes donnent des plantes dépendantes des pesticides et à la descendance de moins en moins stable. Les contrôles scientifiques révèlent leurs effets néfastes sur la santé. Pourtant elles fournissent déjà l'essentiel de ce que nous mangeons. Hormis les OGM, elles sont considérées comme traditionnelles et n'imposent aucune évaluation ni étiquetages spécifiques. La loi, vivement que les citoyens puissent être en mesure d'initier des lois par l'intermédiaire du Référendum d'Initiative Populaire, s'en prend à l'usage de la semence par le paysan. La protection de la propriété intellectuelle, la «sécurité sanitaire», la traçabilité et la «coexistence» se mettent en place pour interdire la renaissance des semences paysannes. Elles sont considérées pour le législateur comme des contrefaçons, alors que depuis des temps immémoriaux elles assurèrent la vie des citoyens, et la liberté paysanne.

Ce document s'est largement inspiré d'un texte de Guy Kastler, chargé de mission à Nature & Progrès.

http://daudon.free.fr/page319.html


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2 mars 2009 1 02 /03 /mars /2009 05:00

David Brin : « Sous surveillance, et alors ? »

 

lundi 23 février 2009 par zef


(Source : 20 minutes)


INTERVIEW - Technologie, vie privée et liberté sont-elle incompatibles ? « Pas du tout », selon le célèbre auteur de science-fiction David Brin. Pour 20minutes.fr, il livre ses réflexions sur le futur de notre société...
 

De notre correspondant à Los Angeles
Sous surveillance, et alors ?


Facebook cette semaine
, Google quotidiennement : le débat autour du respect de la vie privée et d’Internet s’enflamme un peu plus chaque jour. Liberté fondamentale à défendre pour certains, concept archaïque à redéfinir pour d’autres, cette vie privée est bousculée par les nouvelles technologies. Internet, caméras de surveillance, puces RFID, biométrie... Nous sommes (et seront de plus en plus) scannés, mesurés, traqués.
Avec, rampant dans le coin le plus noir de notre inconscient collectif, le cauchemar orwellien de
Big Brother.


20minutes.fr a voulu prendre un peu de hauteur sur le sujet et s’est longuement entretenu avec
David Brin. Scientifique de haut vol, auteur majeur de la science-fiction américaine moderne, il a également écrit le très sérieux « Transparent Society » dans lequel il se penche sur notre société et son avenir. Selon lui, une société sous surveillance peut paradoxalement offrir davantage de libertés. A condition que les citoyens puissent « sousveiller » celui qui les surveillent. Entretien en apesanteur.

 

Le réseau social Facebook a modifié discrètement ses conditions d’utilisation (avant de faire marche arrière), expliquant en substance avoir un droit absolu, total et sans limite de temps sur les données des utilisateurs. Beaucoup crient au viol de leur vie privée. D’autres estiment que cette dernière n’existe plus. Qui a raison ?

 

Un peu tout le monde et un peu personne. Facebook propose un service, et même s’il est gratuit, ses utilisateurs sont en droit d’attendre une communication claire sur qui contrôle quoi. En attendant qu’un concurrent offre une alternative plus transparente mais tout aussi attractive, la réaction la plus humaine est l’indignation. Mais le concept de vie privée tel que nous le connaissons a sérieusement besoin d’être redéfini pour s’adapter à notre environnement, dans lequel la quantité des donnés personnelles stockées double chaque année, et les caméras de surveillance dans les lieux publics se multiplient et se miniaturisent.


Surveillance vs liberté/vie privée : l’un doit-il être au détriment de l’autre ?


Ça semble paradoxal, mais pas forcément. D’abord, il faut se mettre d’accord sur deux principes. Le réflexe naturel de l’être humain est dire « moi et ceux que je connais, ceux qui me ressemblent, nous devrions avoir un contrôle sur nos données et le droit à la vie privée ; l’autre, celui dont j’ai peur, devrait être surveillé par mesure de sécurité ». Ensuite, la plupart des gens redoutent « Big Brother », que ce soit un gouvernement, des grandes entreprises, des élites secrètes. Mais la chose la plus terrifiante dans le roman « 
1984 » n’est pas le pouvoir du gouvernement d’espionner les citoyens. C’est que la surveillance se fasse à sens unique. Les gens n’ont pas la capacité/désir de regarder du côté de Big Brother, de « sousveiller » le gouvernement qui les surveille. Si au contraire, on va vers une transparence totale, à double sens, si la plupart des gens savent la plupart des choses, la plupart du temps, alors nous aurons le cadre adéquat pour être libre et protéger notre droit à la vie privée.


De quelle manière le concept de vie privée doit-il être redéfini ?


Le plus important est de définir des sanctuaires clairement identifiés, comme notre maison, ou certains endroits sur Internet. Mais surtout, les citoyens doivent disposer, en s’organisant, de la capacité de toujours savoir à quel moment ils sont sous surveillance. Pour le reste, il faut embrasser pleinement une circulation totale des données, accepter que plus nous en savons sur les autres, plus nous pouvons prendre une décision informée et libre. Si le réflexe est d’agiter l’épouvantail Big Brother à chaque fois, nous n’avancerons pas. Il y a une différence culturelle profonde entre l’Europe et les Etats-Unis. L’Europe veut des règles, des régulations défendant farouchement cette vie privée. Mais les règles deviennent instantanément archaïques face à l’évolution des technologies.
Robert Heinlein l’a ainsi résumé : « Le seul effet des régulations est d’avoir rendu les mouchards plus petits. » Réguler sur du très court terme peut-être nécessaire. Mais sur le long terme, il faut un vrai changement des mentalités et une action à l’échelle planétaire.


Une pensée répandue consiste cependant à dire, « soit, cette technologie de surveillance est acceptable tant que nous vivons en démocratie ». Mais qu’arrive-t-il si elle est utilisée avec de mauvaises intentions, si un Hilter dispose tout à coup d’un gigantesque fichier d’empreintes génétiques ?


Une transparence totale, à double sens, est la meilleure protection contre la montée d’un régime fasciste. Dans une telle situation, la seule solution pour un leader mal intentionné serait de laver le cerveau des citoyens et de réussir à les persuader qu’il veut leur bien. C’est plus compliqué à réaliser qu’il n’y parait. Le problème, c’est qu’actuellement nous sommes dans un état intermédiaire. Il y a encore beaucoup d’opacité. Obama essaie d’apporter du changement du côté du gouvernement avec davantage de rapports rendus publics. Mais on vit globalement avec le sentiment « on nous cache tout, on nous dit rien ». Commencer par rendre public « qui possède quoi » dans le monde de la finance serait un bon premier pas. Quant à la technologie, son accès à tous sera la meilleure protection contre les abus. Assez rapidement, nous disposerons par exemple de petits mécanismes capables de nous avertir « attention, ici il y a des caméras ».


Vous êtes régulièrement invité à des conférences pour parler du futur. Quels changements majeurs voyez-vous à un horizon d’une dizaine d’années ?


Le cerveau humain a la capacité de reconnaître/mémoriser de 2.000 à 10.000 visages. C’est assez limitant dans le monde d’aujourd’hui. Mais assez rapidement, nous pourrons disposer par exemple de lunettes avec une caméra intégrée. On se promènera et elles pourront reconnaître n’importe quelle personne ou n’importe quel lieu. D’un clic ou d’un ordre subvocal, vous afficherez des informations sur le musée devant lequel vous êtes ou le businessman auquel vous allez serrer la main. Nous vivrons dans une réalité augmentée et connectée où l’information circulera librement. Paradoxalement, la conséquence de tout ça sera « un retour au village ». Si nous faisons les bons choix, pas un village communiste où la rumeur nous terrorise et nous asservit, mais ce petit village dans lequel on connaît ses voisins, au moins de réputation et où l’on s’entraide. Mais rien de pourra se faire si l’on cède à la panique et interdit par exemple tout mécanisme de reconnaissance faciale. Il faut faire preuve de courage et accepter de prendre des risques. Notre liberté est à ce prix.


Partagez-vous la vision de David Brin ou tout cela vous effraie-t-il un peu et vous préférez davantage de régulations et moins de surveillance ?

Zef : de mon côté je me suis fait installer sur la tête un girophare et j’ai aussi un scanner intégré dans le nez qui scanne tout et n’importe quoi tout le temps ; j’ai aussi un drone invisible au dessus de moi qui espionne perpétuellement les faits et gestes des gens, j’ai aussi la possibilité d’appeler un service d’urgence qui me fait bénéficier de l’intervention de l’armée n’importe où avec tanks, hélicos, sous marin nucléaire et tout.... j’ai installé sous mes ongles des nanos canons qui tirent des nano puces pour tenir les gens à l’oeil ; un nouveau mécanisme me permet de tourner ma tête à 360 degrés pour mieux espionner, j’ai aussi un accès direct a tous les satellites autour du globe grâce a un emetteur et un recepteur dans chaque oreille avec video projecteur intégré dans mon gros orteil gauche, bientot j’aurai aussi le cable......

http://www.newsoftomorrow.org/spip.php?article5152
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27 février 2009 5 27 /02 /février /2009 05:30
Mercredi 25 février 2009

Alors qu'en ce moment, on tente de terroriser le peuple en lui faisant avaler que le premier verre de vin est un poison mortel, les chiffres du nombre de morts annuels grâce aux bienfaits du travail passent inaperçus.

Et pourtant ! 



Travailler tue en toute impunité :
pour combien de temps encore ?




Signer la pétition   -   Voir les signataires

Voir les premiers signataires




Le constat est sans appel : le travail rend malade et tue tous secteurs et toutes catégories professionnelles confondues. Le nombre officiel des maladies professionnelles reconnues a explosé : 13 658 en 1996, 52979 en 2005. Le nombre d’accidents du travail graves et mortels reste très élevé : 537 décès en 2006, soit 13% de plus en un an. Ces chiffres officiels sont – on le sait – grandement sous-estimés en raison notamment d’une importante sous-déclaration. Les suicides directement liés au travail sont estimés à 400 par an, pour la plupart non reconnus comme accidents du travail. Plusieurs millions de salariés sont exposés, sans aucune protection, à des produits connus pour être cancérogènes, mutagènes ou toxiques pour la reproduction, contribuant ainsi grandement aux inégalités sociales face au cancer : un ouvrier a dix fois plus de risque de mourir du cancer avant 65 ans qu’un cadre supérieur.

Cette situation ne tombe pas du ciel : elle est le résultat de politiques d’entreprises, tant privées que publiques, pour lesquelles les coûts sociaux doivent être toujours plus compressés. Ces politiques ont privilégié et généralisé la sous-traitance, et intensifié le travail comme jamais depuis de nombreuses décennies. Et l’inspection du travail comme la médecine du travail n’ont toujours pas les moyens d’assurer leurs missions.

La lutte opiniâtre des victimes, de leurs associations et syndicats a permis des avancées, mais la course au profit sans entrave sème toujours la maladie et la mort.

Alors que le simple voleur de sac à main est condamné à 6 mois de prison ferme devant le moindre tribunal correctionnel en comparution immédiate, l’employeur coupable d’homicide dit involontaire à l’égard de son salarié, après des années d’instruction, est condamné - quand il est déclaré coupable - à quelques mois de prison avec sursis.

La mise en danger délibéré d’autrui par des choix de politique économique bénéficie dans ce pays d’une incroyable mansuétude. Les employeurs ne sont pas considérés comme de véritables délinquants. Trop souvent les procédures relatives à des accidents mortels du travail sont classées sans suite. Trop souvent les condamnations – lorsqu’elles interviennent - ne touchent que les employeurs en bout de chaîne de sous-traitance et sont symboliques. Les grands donneurs d’ordre y compris l’Etat, dont la responsabilité dans l’organisation du travail est pourtant essentielle, ne sont qu’exceptionnellement concernés et les indemnisations largement insuffisantes.

L’amiante est emblématique de ce que nous dénonçons : alors que le risque est connu depuis des décennies, que des milliers de personnes ont perdu leur vie et vont la perdre dans les prochaines années du fait de l’incurie manifeste des entreprises concernées, voire de leurs choix délibérés, Justice n’est toujours pas faite.

L’inégalité des armes entre le salarié et son employeur est patente et scandaleusement disproportionnée : l’égalité devant la loi est devenue une pure fiction.

Cette injustice se nourrit du silence collectif.

Les soussigné-e-s entendent dénoncer ici et maintenant cette situation inadmissible et intolérable.

Ils et elles exigent que la délinquance patronale soit enfin sanctionnée : la loi pénale doit être pleinement appliquée aux employeurs.

Ils et elles exigent que des moyens humains et financiers soient dégagés pour que la justice puisse réellement faire son travail.

Aucune amélioration de la santé et de la sécurité au travail n’est possible tant que la justice fonctionne à deux vitesses.

Aucune avancée n’est possible tant que les donneurs d’ordre pourront s’abriter derrière les règles du droit commercial pour s’exonérer de leurs responsabilités.

Tous et toutes ensemble nous disons : ça suffit ! Et nous agirons pour que cela cesse.




Signer la pétition - Voir les signataires 


Finalement, c'est bien l'ami Henri qui avait raison !

Le travail c'est la santé,
Rien faire c'est la conserver,
Les prisonniers du boulot
N'font pas de vieux os ! 





Un livre à lire pendant votre farniente :






http://lemodemdefrancois.over-blog.com/article-28354486.html
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27 février 2009 5 27 /02 /février /2009 05:09


Paru sur le site du journal LE MONDE, ce jour

http://www.lemonde.fr/la-crise-financiere/article/2009/02/26/apres-la-crise-financiere-la-guerre-civile-preparez-vous-a-quitter-votre-region_1160698_1101386.html?xtref=



La crise économique et financière va-t-elle dégénérer en violentes explosions sociales ? En Europe, aux Etats-Unis ou au Japon, la guerre civile est-elle pour demain ? C'est le pronostic quelque peu affolant que dressent les experts du LEAP/Europe 2020, un groupe de réflexion européen, dans leur dernier bulletin daté de mi-février.

Dans cette édition où il est question que la crise entre, au quatrième trimestre 2009, dans une phase de "dislocation géopolitique mondiale", les experts prévoient un "sauve-qui-peut généralisé" dans les pays frappés par la crise. Cette débandade se conclurait ensuite par des logiques d'affrontements, autrement dit, par des semi-guerres civiles. "Si votre pays ou région est une zone où circulent massivement des armes à feu (parmi les grands pays, seuls les Etats-Unis sont dans ce cas), indique le LEAP, alors le meilleur moyen de faire face à la dislocation est de quitter votre région, si cela est possible."

Selon cette association, formée de contributeurs indépendants issus des milieux politiques et économiques et de professionnels européens de différents secteurs, les zones les plus dangereuses sont celles où le système de protection sociale est le plus faible.

La crise serait ainsi à même de susciter de violentes révoltes populaires dont l'intensité serait aggravée par une libre circulation des armes à feu. L'Amérique latine, mais aussi les Etats-Unis sont les zones les plus à risques. "Il y a 200 millions d'armes à feu en circulation aux Etats-Unis, et la violence sociale s'est déjà manifestée via les gangs", rappelle Franck Biancheri, à la tête de l'association. Les experts du LEAP décèlent d'ailleurs déjà des fuites de populations des Etats-Unis vers l'Europe, "où la dangerosité physique directe restera marginale", selon eux.



FAIRE DES RÉSERVES



Au-delà de ces conflits armés, le LEAP alerte sur les risques de pénuries possibles d'énergie, de nourriture, d'eau, dans les régions dépendantes de l'extérieur pour leur approvisionnement et conseille de faire des réserves. Cette perspective apocalyptique pourrait faire sourire si ce groupe de réflexion n'avait, dès février 2006, prédit avec une exactitude troublante le déclenchement et l'enchaînement de la crise. Il y a trois ans, l'association décrivait ainsi la venue d'une "crise systémique mondiale", initiée par une infection financière globale liée au surendettement américain, suivie de l'effondrement boursier, en particulier en Asie et aux Etats-Unis (de - 50 % à - 20 % en un an), puis de l'éclatement de l'ensemble des bulles immobilières mondiales au Royaume-Uni, en Espagne, en France et dans les pays émergents. Tout cela provoquant une récession en Europe et une "très Grande Dépression" aux Etats-Unis.

Doit-on en conclure que la crise mondiale peut se transformer en guerre mondiale ? "Les pronostics de LEAP sont extrêmes, mais la violence sociale pointe", admet Laurence Boone, économiste chez Barclays.

Reste un espoir, une "dernière chance" selon le LEAP, qui résiderait dans la capacité du G20, qui se réunira le 2 avril à Londres, à arrêter un plan d'action "convaincant et audacieux". Dans ce cas, le monde ne serait toutefois pas tiré d'affaire, puisque les experts ne manquent de rappeler que se profile aussi une sévère crise climatique...

Claire Gatinois


Merci à Leveilleur pour cet article,
sur son blog : (et le commentaire joint)
http://lapromo.neufblog.com/leveilleur/2009/02/aprs-la-crise-f.html?cid=149842367#comment-149842367


Effectivement la guerre civile est pour bientot...2009 prépare 2011 (l'année la plus noire a mon sens ).
La
France sera touchée beaucoup plus durement que d'autres nations. Son echec de politique d'integration ( ou le refus de ces derniers a etre integrés, c'est valable ) va faire de notre pays un brasier. Nous sommes depuis des années sur de la poudre qui ne demande qu'à exploser. La flamme viendra peut etre de cette crise financiere, qui sait ?
Préparez vous braves gens, fuyez les grandes villes ou préparez vos munitions, c'est à voir. Nous entrons dans une ere difficile où seuls les plus autonomes voire les plus debrouillards survivront.
Je vous l'aurais dit : préparez 2011, car c'est demain.

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  • : Le blog d' Eva, R-sistons à la crise
  • : Tout sur la crise financière, économique, sanitaire, sociale, morale etc. Infos et analyses d'actualité. Et conseils, tuyaux, pour s'adapter à la crise, éventuellement au chaos, et même survivre en cas de guerre le cas échéant. Et des pistes, des alternatives au Système, pas forcément utopiques. A défaut de le changer ! Un blog d'utilité publique.
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