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29 juin 2012 5 29 /06 /juin /2012 01:05
http://rayonbleu.blogspot.fr/2012/02/cest-la-faute-des-chomeurs.html
Samedi 16 juin 2012

La guerre aux chômeurs, ils doivent la perdre !

   

Par Gérard Deneux (A contre-courants ) 

Le 7.06.2012 -

 

  

                                                                                                                      

Alors même que le nouveau Président, et les sociaux-libéraux qui le soutiennent, affirment s’opposer à la remise en cause du droit du travail précarisé par Merkel et la Troïka, il semble utile de leur rappeler que c’est d’abord eux qui doivent changer pour, qu’éventuellement, l’on puisse croire au contenu de leurs envolées lyriques. En matière de déréglementation du droit des chômeurs, ils firent en effet œuvre de pionniers. Et Hollande, dans le cabinet Bérégovoy, n’y trouva rien à redire.

 

Les chômeurs, ces oubliés de la campagne électorale et tous ceux qui ont subi les charrettes de licenciements ne doivent pas oublier ce qui fut inauguré en 1984 : la négation progressive de leurs droits. Pour tous les salariés ce droit d’inventaire sur un peu moins de 30 ans, au cours desquels une partie du salariat fut dressée contre l’autre, est une nécessité. Mais le constat de la dégradation des droits des sans-emploi serait insuffisant si l’on continuait à se laisser abuser par les pseudo-théories du chômage, élaborées par des experts, colportées par des idéologues et diffusées dans les médias, imprégnant désormais tout le corps social[1]. Qui peut contester que le sarkozysme qui vient d’être rejeté n’a pas modelé nombre de comportements et perverti nombre de consciences ? Il y aurait «ceux qui se lèvent tôt» qui méritent considération et «ceux qui paressent au lit » et méritent la réprobation générale. Et si ces derniers sont des étrangers et des «bronzés», la réprobation devient marque d’infamie.

 

Le démantèlement des droits des sans-emploi

 

Comme pour l’assurance maladie ou pour les retraites, le principe de cotisations ouvrières et patronales était censé couvrir les risques du chômage et s’accorder avec le droit au travail inscrit dans le préambule de la Constitution de 1946, repris dans celle de 1958. Tel fut pratiquement le cas jusqu’en 1979. Mais il fallut attendre (!) l’arrivée au pouvoir des socialistes et le tournant de la rigueur de 1983 pour que la nature de l’ASSEDIC soit remise en cause. Elle ne devait plus assurer la totalité des chômeurs, les inactifs à «réactiver» devaient n’avoir droit qu’à de maigres moyens de subsistance. La rigueur prenait sens pour les «subalternes» alors même que le «haut du pavé» et les aventuriers du type Tapie s’enrichissaient au-delà de toute mesure.

 

Le régime d’assurance chômage, géré paritairement (!), allait connaître de grandes ruptures qui l’ont progressivement dénaturé.

 

1 – En 1984, donc, par la création d’une nouvelle filière dite de la «solidarité» et au prétexte d’un financement insuffisant (des patrons !), les socialistes dans leur bonté d’âme, en toute rigueur, instaurèrent les «fins de droits» et firent bénéficier ceux qui n’en avaient plus d’une allocation de subsistance financée par l’impôt. Ainsi fut créée en parallèle de l’allocation chômage, l’allocation spécifique de solidarité et d’insertion (ASS). La charité bien ordonnée de l’Etat se devait de se couvrir du manteau hypocrite de la fraternité d’assistance.

 

2 – En 1992, ce sont les durées d’affiliation à l’UNEDIC qui sont augmentées pour pouvoir bénéficier des indemnités chômage. Cette mesure consiste de fait à imposer aux salariés la contrainte suivante : si vous ne cotisez  pas assez longtemps, vous cotisez pour rien. Ainsi, la solidarité entre salariés joue de moins en moins pour les plus fragiles. En outre ces accords de 1992, signés par la seule CFDT avec le patronat, instituent l’allocation unique dégressive (AUD) : par paliers, de 6 mois en 6 mois, un coefficient de minoration variant de 8 à 25% réduit les indemnités. Si une telle règle était appliquée pour la maladie et la retraite, elle conduirait pour les longues maladies à moins les rembourser et à minorer les retraites pour ceux qui vivent trop longtemps ! Pour un sans emploi, l’effet de ces mesures ne s’est pas fait attendre : les jeunes en furent les premières victimes, faute de durées de cotisations suffisantes, et nombre de chômeurs âgés dits de longue durée basculèrent dans la 2ème filière. Tout cela n’était appliqué que pour leur bien afin qu’ils ne se complaisent pas dans un «chômage de confort»  et Nicole Notat de prétendre  qu’il faut les inciter à retourner au travail afin «d’éviter que ces gens s’enlisent dans le chômage». Ce qui revenait à dire que ces gens-là, comme de grands enfants, sont paresseux par nature ! Les conséquences de ce démantèlement des droits furent draconiennes. En 1992, l’UNEDIC n’indemnisait plus que 52.4 % des chômeurs, en 1996 ils n’étaient plus que 43.2% à bénéficier de l’assurance-chômage. Les trappes à pauvreté étaient largement ouvertes mais, malgré les discours moralisateurs, cela ne suffisait pas.

 

3 – Il fallait introduire la gestion pénale des «oisifs», ce qui fut entamé en 2001, avec la création du PARE. Ce Plan de Retour à l’Emploi, mis en place avec l’assentiment de Martine Aubry, reçut l’accord des «partenaires sociaux». Il allait dans le sens initié par la ministre qui, dans le code du travail, avait introduit des sanctions contre les «fainéants» de chômeurs, «profiteurs» d’un «loisir contraint». Cette «exclusion temporaire ou définitive du revenu de remplacement» n’était pas suffisamment appliquée et il fallait par de lourdes sanctions inciter «ceux dont la recherche d’emploi était jugée insuffisamment active». Alors qu’à cette époque, 40% des chômeurs perçoivent des indemnités ASSEDIC, la chasse à ceux qui en bénéficieraient outre mesure est ouverte. De fait, les arrogants qui dénoncent la «pauvreté assistée» l’instituent. Le RMI, prévu à l’origine pour endiguer la pauvreté, devient la 3ème filière de l’indemnisation des sans-emploi. Cette forme légale de restriction des droits se conjugue désormais avec la chasse aux «faux chômeurs».

 

4 – Lorsque Sarko fut venu, l’on nous fit croire que ce tournant répressif était mal négocié. En 2008, la chasse aux fraudeurs se devait d’être activée. Dans la foulée de la Réforme Générale des Politiques Publiques (RGPP) qui n’avait pour objectif que la suppression des fonctionnaires, fut créé Pôle Emploi par fusion de l’ANPE et des ASSEDIC et, dans la foulée, ces institutions vouées au placement et à l’indemnisation des chômeurs, devinrent également des flics sanctionnant les prétendus fraudeurs dont le nombre était, somme toute, très marginal[2]. Cette pratique régalienne assumée jusqu’ici par les préfets leur fut confiée pour plus d’efficacité… et de proximité. Cette délégation de pouvoir survint au moment même où les agents de Pôle Emploi, empêtrés dans les arcanes d’une fusion imposée, devaient faire face à un afflux massif de demandeurs d’emploi et au non remplacement de départs en retraite. Cette nouvelle institution dut, dans la précipitation, embaucher des CDD de 6 mois en 6 mois (1 800 en avril 2009) pour faire face au surcroît de travail. La boucle fut bouclée : des précaires sans formation préalable géraient des chômeurs voués à accepter la précarité.    

 

Cette politique de restriction des droits s’est traduite dans les chiffres : en 2011, sur 4 482 200 chômeurs, toutes catégories confondues, seuls 2 049 600 étaient indemnisés par les ASSEDIC. Selon l’INSEE, en 2009, on dénombrait 8,2 millions de pauvres disposant de moins de 950€ par mois et, parmi eux, 1 million qui, avec le RSA ou l’allocation de solidarité, survivait avec 400 ou 460€ par mois. Au-delà des chiffres, il y a la réalité des rapports sociaux déchirés, les salariés divisés, les exclus relégués que les discours creux diffusés pendant la campagne électorale ignorent pour mieux stigmatiser ceux qui ne s’adaptent pas à la vulnérabilité de la « rigueur » qui leur est promise. Quant à la solution proposée comme remède offert à tous,  «la formation tout au long de la vie», là aussi les chiffres et la réalité de la division sociale qu’ils suggèrent sont éloquents : 13,2 % des chômeurs accèdent à une formation et la plupart n’ont droit qu’à des stages bidon. Et si 27,7 % des salariés en activité en bénéficient, ce pourcentage est trompeur ; ce sont en effet les cadres et les professions intermédiaires qui y sont surreprésentés : seuls 10% des travailleurs non qualifiés accèdent à une formation. Les possibilités de reconversion, d’acquérir des connaissances pour mieux se vendre sur le marché du travail renforcent, de fait, l’inégalité et la hiérarchie sociales.

 

Ce désastre social qui exacerbe la concurrence entre salariés à statut, CDI et CDD, intérimaires et sans-emplois, inclus, exclus, que viennent redoubler les rivalités ethniques et xénophobes, est certes la conséquence de la «mondialisation» capitaliste sur laquelle se sont greffées les politiques qui la confortent tout en tentant d’en limiter les effets ravageurs. Toutefois, elles n’ont pu advenir sans préparation du terrain idéologique. Pour être admises, il fallait l’emprise d’une formidable entreprise de conditionnement des esprits. Les «théoriciens» néolibéraux et leurs affidés s’y sont employés sans véritablement avoir affaire à un contre-discours syndical clair.  

 

Les discours néolibéraux : les pauvres responsables de leur pauvreté

 

Il a fallu toute la morgue des classes dominantes pour que ses représentants puissent en toute bonne conscience, comme les dames patronnesses du 19ème siècle, affirmer que «le chômage est le produit de la paresse des travailleurs» et que par capillarité cette vision de la société découpée en compétents et incompétents, employables et non employables, se diffuse dans tout le corps social pour rencontrer sa vérité, celle des éclopés de la société capitaliste qu’il fallait stigmatiser. Ainsi le dénommé Christian St Etienne[3] put prétendre que tous comptes faits, avec 400€ par mois «l’assistance engendre la paresse», «les Rmistes sont des maximisateurs de profits». Cette fatuité plastronante jusqu’au mépris comparatif (en Afrique il y a des plus pauvres que vous), Christine Lagarde l’a illustrée jusqu’à la caricature. Elle qui ne paie pas d’impôt en sa qualité ( !) de fonctionnaire du FMI, tance les Grecs qui ne paient pas leurs impôts et qui seraient responsables de la crise de la dette de leur pays ! Si de telles admonestations sont possibles c’est que de fait s’est imposé un discours inversant la réalité des rapports de classes.

 

C’est devenu une lapalissade idéologique : le travail coûte trop cher, les salariés sont trop exigeants et en définitive, ce sont les patrons éreintés, qui subissant le poids des charges sociales, seraient exploités. Et, s’il y a du chômage, c’est bien sûr la faute de l’assistanat, les salariés qui en demandent «toujours plus», leurs prétentions salariales sont donc incompatibles avec le plein emploi. Du haut de leur chaire, les experts de l’OCDE, dans une étude de 1994 préconisaient, sans détour, les remèdes à administrer. «Il faut réformer (c’est mieux que réduire, ça fait moins peur) les systèmes d’indemnisation du chômage et les prestations connexes…, durcir les contrôles de la recherche d’emploi et les sanctions». En fait, comme les politiciens qui exécuteront ces directives, ces penseurs n’inventaient rien. S’attaquer à la richesse des pauvres avait été, avant eux, «théorisé» par des économistes libéraux. Laurent Cordonnier[4] démonte ces argumentations construites sur des apparences de bon sens, et ce, de manière ironique, en les renvoyant aux intérêts dominants qu’elles confortent : très sérieusement les fables qu’il faudrait prendre pour argent comptant consistent à nous faire croire que tout le mal du système provient du fait que les salariés sont naturellement poltrons, roublards, paresseux, voire primesautiers ou méchants.

 

Poltrons, mais oui, ils ne prennent pas de risques, ils préfèrent un salaire mensuel régulier plutôt que de devenir patron ; le contrat de travail, c’est un contrat d’assurance. Quant aux patrons, face à la rigidité des salaires, ils font face à la mauvaise conjoncture. Il faut donc partager les risques, rendre les salariés et les salaires flexibles – CQFD.

 

Le travailleur est par ailleurs roublard, en termes euphémisés, il «tire parti d’une imperfection du marché du travail», il tente toujours au moment de l’embauche de se faire recruter à un niveau supérieur à celui qu’il possède, soit son «salaire d’efficience». Bref, des petits malins occupent des postes et touchent des rémunérations qu’ils ne méritent pas. Ce sont des tricheurs malhonnêtes qui jouent sur le fait que les employeurs ne connaissent pas leurs qualités réelles. Pour éliminer la triche, il faut leur proposer ce dont on est sûr qu’ils ne trouveront pas mieux sur le marché du travail. La solution : un volant de chômage suffisant pour faire pression sur leurs exigences car il va de soi, en toute morale capitaliste, que les patrons ne doivent pas se faire rouler sur la marchandise travail. CQFD.  

 

Ensuite, il y a les paresseux : là encore, le plein emploi est incompatible avec les bonnes mœurs à inculquer au salariat car il va de soi que les travailleurs comme tout calculateur rationnel, choisissent de tirer au flanc. Pour éviter qu’ils retrouvent du travail après avoir été licenciés et sabotent la productivité, pour les discipliner, leur donner le goût de l’effort, rien de mieux qu’un taux de chômage suffisant. CQFD.

 

Quant au primesautier, c’est un incurable opportuniste, qui papillonne. Il est toujours tenté d’aller voir ailleurs pour gagner plus, pour obtenir des avantages forcément indus. Ces gens-là deviennent une charge insupportable pour les patrons : ils multiplient les coûts de recrutement et de formation, les fidéliser en période de plein emploi coûte trop cher, d’ailleurs, comme ils ne sont pas attachés à l’entreprise, cela ne sert à rien. La seule façon de les dissuader d’aller voir ailleurs, c’est la peur du chômage. CQFD.

 

Et puis, les salariés sont méchants, c’est dans leurs gènes. Vis-à-vis des salariés embauchés à moindre coût, de ceux qui font du zèle, accélèrent les cadences, ils leur pourrissent la vie en les harcelant, en refusant de collaborer avec eux. Ils provoquent par conséquent un turnover insupportable obligeant le patron à augmenter et harmoniser les salaires vers le haut. Autrement dit, avec le plein emploi, les salaires sont toujours supérieurs au «taux concurrentiel». En quelque sorte, ce sont les patrons qui sont rançonnés. Il faut donc attendrir les méchants par la peur du chômage pour favoriser la concurrence sur le marché du travail. CQFD. 

 

<<<>>> 

 

Reconquérir les droits au travail et à l’assurance chômage passe également par la lutte contre les contorsions idéologiques de la pensée dominante visant à faire admettre et pérenniser des dispositifs de régression sociale. Alors même que la gouvernance d’entreprise impose des taux de rentabilité financière ahurissants, alors même que les rentiers du capital exigent des rendements de 10 à 15% pour leurs dividendes provoquant des charrettes de licenciements, faisant supporter aux salariés les risques de leurs comportements prédateurs, les laissés-pour-compte de leur affairisme sont considérés comme la cause de leur propre malheur. Toutes ces fadaises (quelles qu’en soient les formes plus ou moins sophistiquées) élaborées, colportées et diffusées dans le corps social, visent à conforter l’ordre social existant et à venir, à faire admettre en définitive de nouvelles normes sociales et morales, à faire consentir à la nécessité d’une baisse du prix de la force de travail dans son sens le plus général : réduction des salaires direct et indirect (prestations sociales, droits à la retraite décente) mais également réduction des droits d’accès aux services publics participant à la reproduction de la force de travail tels qu’ils étaient antérieurement admis.

 

La reconquête sur les plans revendicatifs et idéologiques n’est autre qu’une lutte de la classe pour son unité qui se doit de contrecarrer les divisions structurelles et normatives imposées par le système dans des conditions déterminées par son évolution historique.

 

A l’heure où la «mondialisation» capitaliste se constitue une immense armée de réserve, imposant ainsi la concurrence entre salariés de formations sociales différentes et au sein de chacune d’elles, la riposte et la solidarité entre les classes exploitées s’imposent. Il s’agit à la fois d’unir ici les travailleurs précaires intérimaires toujours disponibles et jetables avec ceux assurés (provisoirement) de leur emploi, avec les salariés paupérisés stigmatisés, les immigrés et les sans-papiers et avec ceux dits inemployables mis au ban de la société, la concurrence ethnique venant redoubler les divisions énumérées ci-dessus. Cette lutte pour l’unité se doit par ailleurs d’éviter tout repli xénophobe ou nationaliste en faisant prévaloir la solidarité avec les autres travailleurs des pays de la plus proche périphérie (Grecs, Espagnols…) et avec les pays dits du Sud (Maghreb, Egypte…). La reconnaissance d’une solidarité de classe et de l’internationalisme sont deux armes nécessaires à une sortie de crise bénéfique aux exploités et dominés. Si, comme tout le laisse prévoir, les sociaux-libéraux et les bureaucraties syndicales tentaient d’en émousser le tranchant, les travailleurs devront les réduire à la portion congrue comme les Grecs l’ont fait pour le PASOK.   

  

 

Notes :
   [1] Cet article s’inspire des essais d’Emmanuel Pierru «Guerre au chômage ou guerre aux chômeurs» édition le Croquant et de Laurent Cordonnier «Pas de pitié pour les gueux» édition Raison d’agir

Voir également l’article d’Emmanuel Pierru «Un chômage contre les chômeurs» dans «Les sociologues s’invitent dans le débat» – édition le Croquant

[2] Plus de 90 000 médiations par trimestre en 2010. «Plus tu convoques un mec souvent, plus t’as de chance qu’à un moment il ait un problème et qu’il ne vienne pas et il est radié» (un médiateur de Pôle Emploi cité par Emmanuel Pierru) à cause des retards de courriers, des problèmes de santé ou de mobilité qui n’ont rien à voir avec la fraude.

[3] Un proche de Sarkozy auteur d’une tribune dans le Monde du 12.02.2000

[4] Se reporter à son livre «Pas de pitié pour les gueux» pour des démonstrations plus amples (je ne fais ici que les  résumer ou les illustrer) et se références aux économistes du travail qui développent ces «théories» de justification du chômage.

  

  

  

 


  • [Yanninfo] "La guerre aux chômeurs, ils doiven t la perdre !", par Gérard Deneux, Yann Fiévet, 12/06/2012
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24 juin 2012 7 24 /06 /juin /2012 05:36

JOHN  PILGER

http://www.reopen911.info/News/2012/06/16/john-pilger-noubliez-jamais-que-lenjeu-cest-bradley-manning-pas-le-mariage-gay/

Résistance à l’hypocrisie généralisée: Quand l’histoire est l’ennemi… (John Pilger)

le juin 22, 2012 par Résistance 71


Nous avons traduit le dernier article de John Pilger, un des tous derniers grands journalistes d’enquête, qui s’est fait la voix de la vérité et le pourfendeur de l’hypocrisie généralisée de l’occident depuis plusieurs décennies.


L’hypocrisie criminelle occidentale atteint aujourd’hui des sommets jamais atteints dans l’histoire et nous assistons à une manipulation quotidienne de l’information et des faits historiques, qui si perpétrée plus longtemps effacera la mémoire collective au profit d’une propagande ne servant que les intérêts particuliers.


Pilger pose la question de manière pertinente: pourquoi acceptons-nous tout cela ?


– Résistance 71 –

L’histoire est l’ennemi alors que de “brillantes” opérations de guerre psychologique deviennent l’information


Par John Pilger

  

Le 21 Juin 2012,

  

url de l’article original:

http://www.johnpilger.com/articles/history-is-the-enemy-as-brilliant-psy-ops-become-the-news

et

http://www.globalresearch.ca/index.php?context=va&aid=31528

  

~ Traduit de l’anglais par Résistance 71 ~

 

En arrivant dans un village du sud-Vietnam, je remarquais deux enfants qui étaient des témoignages vivants de la plus longue guerre du XXème siècle. Leurs terribles déformités étaient familières. Tout le long du fleuve Mékhong, là où les forêts étaient pétrifiées, de petites mutations humaines vivaient du mieux qu’elles le pouvaient.

Aujourd’hui, à l’hôpital pédiatrique Tu Du de Saïgon, un ancien bloc opératoire est connu sous le nom de “musée” et de manière non-officielle comme le “musée des horreurs”. Cette pièce a des étagères où se tiennent de grands bocaux en verre contenant des fœtus grostesques. Pendant l’invasion du Vietnam, les Etats-Unis ont pulvérisé un puissant herbicide sur la végétation et les villages afin de “retirer sa planque à l’ennemi”. Ceci était l’agent orange, qui contient de la dioxine, un poison si puissant qu’il cause mort fœtale, fausses-couches, dégàts chromosomiques et cancers.

En 1970, un raport du sénat américain révéla que “les Etats-Unis avaient déversé (sur le sud-vietnam) une quantité du produit toxique équivalent en volume à 3kg de la substance par personne de la population, ceci incluant femmes et enfants”. Le nom de code de cette opération à coup d’arme de destruction massive, l’opération Hades, fut changé en un nom plus amical: Operation Ranch Hand. Il est estimé aujourd’hui que 4,8 millions des victimes de cet agent orange sont des enfants.

Len Aldis, secrétaire de la société de l’amitié anglo-vietnamienne, est revenu récemment du Vietnam en possession d’une lettre à délivrer au Comité Olympique International de la part de l’Union des Femmes Vietnamiennes. Le président de l’union, Nguyen Thi Thanh Hoa, y décrit “les sévères déformités congénitales (causées par l’agent orange) de génération en génération”. Elle demande au COI de reconsidérer sa décision d’accepter comme sponsor officiel la compagnie Dow Chemical, qui fut une des compagnies responsables de la production du poison et qui a refusée de compenser les victimes.

Aldis a délivré la lettre personnellement au bureau de Lord Coe, le président du comité organisateur des JO de Londres. Il n’a eu aucune réponse. Quand Amnesty International mit en lumière le fait qu’en 2001 Dow Chemical acheta “la compagnie responsable de la terrible fuite de gaz de Bhopal en Inde en 1984, qui tua de 7 000 à 10 000 personnes immédiatement et environ 15 000 les vingt années qui suivirent”, David Cameron décrivit Dow comme “étant une entreprise réputée”. Santé à tous donc, lorsque les caméras balaieront les décors valant 7 millions de Livres britanniques qui habillent le stade olympique: le produit d’un “contrat” de 10 ans entre le COI et un tel destructeur réputé.

L’histoire est enterrée avec les morts et les déformés du Vietnam et de Bhopal. Et l’histoire est l’ennemi. Le 28 Mai, le président Obama a lancé une campagne de falsification de l’histoire de la guerre du Vietnam. Pour Obama, il n’y a pas eu d’agent orange, pas de zones de tirs libres, pas de tirs au lapin, pas de couverture des massacres, pas de racisme rampant, pas de suicides (alors que plus d’Américains se sont suicidés que ne sont morts durant la guerre), pas de défaite au main d’une armée de résistance levée d’une société apauvrie. Ce fut, a dit Mr Prometteur de beaux jours, “une des histoires les plus extraordinaires de bravoure et d’intégrité de l’histoire de l’armée américaine”.


Le lendemain, le New York Times publiait un long article documentant comment Obama sélectionne personnellement les victimes de ses attaques de drones de par le monde. Il fait cela les “Mardis de la terreur” quand il parcourt les noms d’une “kill list”, certains étant des adolescents, incluant une “fille qui fait bien plus jeune que ses 17 ans”. Beaucoup sont inconnus ou simplement d’âge militaire. Guidés par des “pilotes” assis devant un écran ordinateur à Las Vegas, les drones tirent des missiles Hellfire (NdT: qu’on peut traduire par “feu de l’enfer”), qui pompent l’air des poumons et pulvérisent leurs victimes. En Septembre dernier, Obama a tué un citoyen américain, Anouar El-Alaki, sur la simple rumeur qu’il incitait au terrorisme. “Celui-là est facile”, a t’il été dit de sa déclaration par ses aides alors qu’il signait l’arrêt de mort de l’intéressé. Le 6 Juin, un drone a tué 18 personnes dans un village d’Afghanistan incluant des femmes et des enfants ainsi que des personnes âgées qui célébraient un mariage.


L’article du New York Times n’était pas une fuite ou un exposé. C’était une pièce de relation publique, de propagande, créée par le gouvernement Obama pour montrer à quel point le “commandant en chef” peut-être un dur à cuire dans une année électorale. S’il est réélu, la marque Obama va continuer à servir docilement les riches et puissants, à poursuivre ceux qui disent la vérité, à menacer les nations, à disséminer des virus informatiques et à assassiner des gens tous les Mardis.


Les menaces contre la Syrie, coordonnées depuis Washington et Londres, marquent un nouveau sommet de l’hypocrisie. Contrairement à la propagande brute présentée sous forme d’information, le journalisme d’enquête du quotidien allemand Frankfurter Allgemeine Zeitung identifie ceux responsables du massacre de Houla comme étant les “rebelles” soutenus par Obama et Cameron. Les sources du quotidien incluent les rebelles eux-mêmes. Ceci n’a pas été complètememt ignoré en Grande-Bretagne. Ecrivant dans son blog personnel, toujours si discrètement, Jon Williams, l’éditeur en chef de l’information de la BBC, sert de manière effective sa “couverture” de l’évènement, citant des officiels occidentaux qui décrivent l’opération de guerre psychologique contre la Syrie comme étant “brillante”. Aussi brillante que la destruction de la Libye, de l’Irak et de l’Afghanistan.


Tout aussi brillante que la dernière promotion de propagande du Guardian d’Alistair Campbell, le collaborateur en chef de Tony Blair pour l’invasion criminelle de l’Irak. Dans ses “carnets”, Campbell essaie d’éclabousser le sang irakien sur le diable Murdoch. Il est vrai qu’il y en a suffisamment pour les tremper tous. Mais la reconnaissance du fait que les médias respectables, libéraux, et flatteurs de Blair, furent un accessoire vital pour que soit perpétrer une telle épidémie de crimes, est bien sûr omise et demeure un singulier test d’honnêteté intellectuelle et morale en Grande-Bretagne.


Pendant encore combien de temps devrons-nous nous soumettre à un tel “gouvernement invisible” ? Ce terme pour une propagande insidieuse, a été utilisé pour la première fois par Edward Bernays, le neveu de Sigmund Freud et inventeur de la relation publique moderne, n’a jamais été plus à propos. “La fausse réalité” demande une amnésie historique, le mensonge par omission et le transfert du signifiant vers l’insignifiant. De cette façon, les systèmes politiques promettant sécurité et justice sociale ont été remplacés par la piraterie, l’austérité et la “guerre perpétuelle”: un extrémisme dédié à renversé la démocratie. En appliquant ceci à un individu, nous identifierions un psychopathe.

 

Pourquoi l’acceptons-nous ?


http://resistance71.wordpress.com/

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24 juin 2012 7 24 /06 /juin /2012 00:15

 

 

Le nouveau gouvernement Grec somatise-t-il ?

Chose étonnante, on a appris coup sur coup cet après-midi que
les deux principaux responsables de la question économique et financière du nouveau gouvernement grec devaient être opérés en urgence.


LE PREMIER MINISTRE GREC, BRUTALEMENT HOSPITALISÉ, NE PEUT PAS « VOIR » ANGELA MERKEL.

 
Une dépêche AFP de 15H20 informait que le nouveau Premier ministre grec, Antonis Samaras, souffrait d’un brutal décollement de la rétine. Les services du Premier ministre grec ont annoncé dans la foulée qu’il devait être opéré samedi matin d’urgence.

Chose piquante, cette soudaine intervention chirurgicale va l’empêcher d’assister au quart de finale de football de l’Euro 2012 qui se tient ce soir en Pologne (à Gdansk) et qui oppose la Grèce à… l’Allemagne.

Du coup, le nouveau Premier ministre grec n’y rencontrera pas la chancelière allemande Angela Merkel, qui faisait le déplacement en partie pour cela.

En d’autres termes, le décollement de la rétine va, sans mauvais jeu de mot, empêcher le Premier ministre Samaras de « voir » celle qui est dépeinte sous les traits d’Adolf Hitler dans toutes les pancartes des manifestants hellènes.

Que faut-il en conclure ? Maladie « diplomatique » ? Heureux hasard ? ou mauvais présage ?

LE MINISTRE GREC DES FINANCES, BRUTALEMENT HOSPITALISÉ AUSSI !

A peine avait-on pris connaissance de l’hospitalisation en urgence du Premier ministre grec qu’une nouvelle dépêche AFP de 16H34 informait que le nouveau ministre grec des Finances, Vassilis Rapanos, 65 ans, venait d’être hospitalisé en urgence. On ne sait pas encore pour quelle raison.

Selon des médias grecs, M. Rapanos s’est évanoui vendredi après-midi avant d’être transféré à l’hôpital. Président de la première banque du pays, la Banque Nationale de Grèce (BNG), depuis décembre 2009, M. Rapanos a été nommé hier 21 juin à ce portefeuille crucial et devait justement prêter serment… ce vendredi soir !

Que faut-il en conclure ? Malheureux hasard ? Mauvais présage ? ou sinistre pressentiment ?

LE PRÉCÉDENT MINISTRE GREC DES FINANCES AVAIT LUI-MÊME ÉTÉ BRUTALEMENT HOSPITALISÉ…

 
Ces hospitalisations brutales et concomitantes sont saisissantes car elles concernent – au même moment – les deux nouveaux principaux responsables de la politique de rigueur démente infligée aux Grec, et cela alors que les racketteurs en col blanc de la Troïka FMI-UE-BCE doivent arriver à Athènes lundi pour dicter la liste de leurs rackets.

Ces deux hospitalisations sont rendues encore plus saisissantes par le fait que la même mésaventure était déjà arrivée, le 1er novembre 2011, au ministre grec des Finances de l’époque, le socialiste Evangélos Vénizélos.

Le prédécesseur de M. Rapanos, aujourd’hui hospitalisé en urgence pour une cause encore non révélée, avait en effet été lui-même brutalement hospitalisé le jour de la Toussaint 2011 pour des douleurs cardiaques [cf. par exemple : http://www.lepoint.fr/monde/le-ministre-des-finances-grec-hospitalise-pour-des-douleurs-abdominales-01-11-2011-1391305_24.php
la Grèce ]

CONCLUSION : HUBRIS ET NEMESIS

Que faut-il conclure de toutes ces hospitalisations ?

Sans verser dans la superstition, il faut probablement y voir la conséquence psychosomatique du remords qui doit ronger intérieurement tous ces responsables européistes grecs.

Lorsqu’ils se rasent le matin devant leur glace, ils y voient le visage de traîtres. Car, quelles que soient les promesses de « lendemains qui chantent » qu’ils lancent en public, et quels que soient les bobards de la propagande européiste que les médias assènent aux électeurs, ils savent, eux, ce qu’est la vérité.

En leur for intérieur, ils savent qu’ils n’ont accédé aux plus hautes fonctions de l’État grec que pour en être les fossoyeurs.

Le pacte faustien qu’ils ont accepté leur donne certes la richesse et la notoriété. Mais la contrepartie ignoble en est qu’ils doivent détruire la liberté de leur propre pays, le vendre à des gangsters en col blanc, et tout cela pour maintenir de force la Grèce dans l’euro qui, de toute façon éclatera tôt ou tard.

Que ces messieurs, qui prostituent ainsi la grandeur du pays de Périclès, de Platon et de Praxitèle, en aient des sueurs froides et se réveillent la nuit au milieu d’un terrifiant cauchemar, ce n’est que conséquence logique. Que leur trahison les stresse au point de les envoyer en urgence à l’hôpital, ce n’est que dans l’ordre des choses.

Et ils le savent mieux que quiconque car les Anciens Grecs enseignaient qu’Hubris est toujours suivie de Nemesis. Les hommes qui cèdent à la folie des grandeurs et de la toute puissance (la « Démesure » personnifiée par la divinité allégorique Hubris ») finissent toujours par être châtiés (c’est « la Vengeance », personnifiée par la divinité allégorique « Nemesis »).

Avant d’accepter leurs postes, le nouveau Premier ministre Samaras et le nouveau ministre des finances Rapanos auraient été bien avisés de relire Eschyle.

François ASSELINEAU

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9 juin 2012 6 09 /06 /juin /2012 06:25

 

Le Monde Anglo-Saxon du XXI° siècle : retour au féodalisme PDF
 
Vendredi, 08 Juin 2012 06:19

  

Lorsqu’il s’agit de comprendre le Monde Contemporain en vue d’en analyser ses possibles futures évolutions, force est de constater que le principe apparent de synergie regroupant les différents éléments le composant n’était qu’une apparence trompeuse. Les principaux acteurs de la Modernité, Europe, Russie-Union Soviétique, et Japon du XIXème et XXème siècle en compétition, se soumettront progressivement à l’impérialisme des USA dont le fondement théorique est basé sur une association à son modèle de libéralisme économique, principalement à son profit, accentué par son hégémonie technologique et militaire.

 

par Frédéric Beaugeard

 

 

Lorsqu’il s’agit de comprendre le Monde Contemporain en vue d’en analyser ses possibles futures évolutions, force est de constater que le principe apparent de synergie regroupant les différents éléments le composant n’était qu’une apparence trompeuse. Les principaux acteurs de la Modernité, Europe, Russie-Union Soviétique, et Japon du XIXème et XXème siècle en compétition, se soumettront progressivement à l’impérialisme des USA dont le fondement théorique est basé sur une association à son modèle de libéralisme économique, principalement à son profit, accentué par son hégémonie technologique et militaire.

 

Maintenant que la propagande anglo-saxonne sous sa forme néolibérale, en pleine hubris, usant de la notion d’une mondialisation heureuse, suivant naturellement celle occidentale de progrès (CF : utopies, colonisation), craque de toutes parts, suite à une réduction progressive, mais forte, des redistributions sociales depuis les années 70, aggravée dans les années 80 par une financiarisation hasardeuse de son économie et la délocalisation de ses moyens de production, nous assistons à l’essor économique de nouveaux acteurs géopolitiques et à leurs revendications culturelles. Les différentes zones civilisationnelles se différencient en retrouvant de nouveau leur patrimoine historique. Les divergences d’intérêts même de leurs alliés inégaux, s’accentuent, comme ils ne sont plus pressés de se joindre de leur coté à une éventuelle nouvelle Guerre Froide.

 

Il est opportun de retracer le parcours de création historique d’un Monde Anglo-Saxon en processus d’isolement, se redéfinissant certainement dans un premier temps sur ses propres bases ethnocentristes (aux valeurs essentiellement conservatrices), se repliant ou choisissant la fuite en avant, pour en présager son évolution. Évolution qui prendra peut être la forme d’une “révolution morale” chrétienne et néolibérale (CF : Républicains, Évangélistes, Tea Party, Libertarians, extrême-droites, corporations, et complexe militaro-industriel).

 

La base des rapports entre individus dans la société anglo-saxonne est le principe d’inégalité, consécutif d’une sortie inachevée du modèle monarchique en Angleterre. A la chute de Cromwell, le rétablissement d’une royauté précédemment en banqueroute qui avait créé un parlement (CF : Charte de Couronnement en 1100, la Grande Chartre et Habeas Corpus constitutifs d’une fronde de la noblesse en 1215), en espérant ainsi en contrepartie pouvoir lever de nouveaux impôts, poursuit l’embourgeoisement de l’aristocratie, tout en aidant la bourgeoisie à accéder à l’aristocratie (CF : Bill of Rights 1689). L’expulsion des iles britanniques des paysans pauvres écossais et irlandais vers les possessions d’outre-mer, couplée à la reproduction physique de son clergé protestant, batards et domestiques de l’aristocratie, créeront une société particulière au fil du temps, axée sur la propriété privée et l’affairisme, l’autorité et l’exclusivité des classes dirigeantes.

 

La convergence de pensée de l’Empirisme anglais d’avec l’expérience de l’Europe Continentale du Siècle des Lumières (CF : universalisme des Droits de l’Homme et contrat social français, l’idéalisme allemand), déclinera à mesure de son accession à une hégémonie mondiale. Le pragmatisme économique et social, centré sur les implications pratiques, l’action, l’immédiateté et le relativisme, prenant alors le pas, surtout aux USA, sur les questions morales (CF : R. Rorty « Ironisme »).

 

L’autonomie territoriale et fiscale, déjà au XIVème siècle, de la City de Londres, des banques, des bourses, et des compagnies maritimes seront propices au développement du libéralisme en Angleterre, selon le modèle financier semi-démocratique hollandais, puis aux USA (CF : création de New-York). Les cités marchandes de la Baltique ayant pu promouvoir un modèle différent de commerce international seront détruites avec la création de la Russie moderne, celles de l’Italie déclineront inexorablement depuis la découverte des nouvelles Routes vers les Indes et la rapacité douanière du Moyen-Orient après les croisades et la chute de Byzance.

 

L’industrialisation naissante sera consécutive de l’établissement de larges fiefs de production agricole dans les terres conquises écossaises et irlandaises capables de financer la spéculation, de nouveaux moyens de productions, et l’exploitation de richesses en Angleterre et dans l’Empire. Les classes pauvres anglaises fourniront les soldats à l’armée qui sera financée par les banques pour ouvrir de nouveaux marchés et ressources aux industriels. Aux USA de même, au détriment des amérindiens, s’établiront de larges fermes exportatrices rapidement mécanisées, qui draineront les populations paysannes européennes ne pouvant produire autant sur leurs surfaces agricoles réduites. Une partie de ces immigrés fournira la main d’œuvre des usines principalement aux mains de riches anglais partis aux Amériques pour accroitre leurs richesses (CF : WASPs) : metallurgie ; textiles (laines R-U et Australie, coton USA) ; mines : charbon, métaux, potasse (Amérique du Sud début du néo-colonialisme - Canal de Suez et du Panama).

 

L’esclavage sera aboli dans l’Empire Britannique grâce à la mécanisation le rendant trop cher (celui moderne, dit du XIXème siècle, rétabli actuellement en Chine). La domesticité demandant plus d’éducation, et de coopération, perdurera en Angleterre et dans les colonies. Elle sera même remise au goût du jour par Margaret Thatcher mettant au pas la masse ouvrière, et ainsi clôturant une période socialisante au milieu du XXème siècle, après l’épuisement des ressources en charbon et la délocalisation des usines métallurgiques.

 

Les emplois (surtout à mi-temps et aux droits syndicaux réduits, à domicile sur ordinateur, ou payés à la tache), seront alors transvasés dans la catégorie des services, et dans la gestion du patrimoine spéculatif auprès de la classe dirigeante, grâce aux revenus du pétrole de la Mer du Nord et au développement de la City dans le secteur du blanchiment d’argent effectué dans les succursales-paradis fiscaux de ses îles du Royaume-Uni et du Commonwealth. La finance étant en Angleterre maintenant l’État, aux mains de son élite aristocratique, industrielle, commerçante, financière, et internationale (Bush-Père citoyen honorifique de la City peut y voter et ainsi avoir ses entrées prioritaires au Parlement de Londres).

 

De même, les acquis sociaux et syndicaux du New Deal aux USA sont actuellement fortement remis en question. Les multinationales y ont récemment gagné le statut d’individus, bénéficiant du droit de liberté d’expression, et peuvent financer anonymement les partis politiques.

 

Il n’est pas étonnant que le néo-libéralisme épouse parfaitement ce modèle communautariste hollandais de tolérance, mais non de mixité (la Hollande étant a la charnière entre l’Empire Romain "métissé", et le Monde Anglo-germanique "uni-racial"). Les USA auront la Ségrégation, l’Angleterre le culte de la hiérarchie sociale et son mépris des populations celtiques, l’Allemagne le nazisme. Cela ressemblant aux classes/castes indo-européennes. Le clergé proche du pouvoir et caution morale du système, les nobles-guerriers dans une armée de métiers et de mercenaires, et les travailleurs-artisans-paysans-esclaves. Les aristocrates s’appropriant les attributs d’un groupe étranger à cette civilisation : les marchands, tout en lui donnant un aspect impérialiste conquérant. Des comportements de sociopathe, et une prise de risque inconsidérée sont encouragés (CF : prédilection pour la cocaïne). Ainsi, la parenthèse tentation collectiviste s’écroulant avec le communisme, et l’avènement maintenant des technologies supportant l’individualisme, nous sommes de retour dans le Monde Anglo-saxon à une fragmentation de la société selon ce clivage.

 

Les empires espagnol et portugais privilégieront un système moyenâgeux agraire, l’exportation des richesses naturelles, et la thésaurisation des métaux précieux (CF : bullionisme). L’aristocratie capitaliste en Allemagne ne survivra pas à ses aventures militaro-industrielles lors de ses différents régimes autoritaires de la fin du XIXème jusqu’au milieu du XXème. La France centralisatrice, périodiquement décimée lors de ses guerres européennes, réglera la question avec ses deux révolutions et la perte de ses colonies. L’état nation et la république, suite à deux Guerres Mondiales en partie déclenchées par ses élites industrielles, donnera naissance au modèle, dans ces deux pays, de la démocratie sociale "collectiviste", de l’égalité des droits et de la justice, et d’une certaine mise en commun des richesses, à organiser démocratiquement selon le principe de la fraternité sociale.

 

Dans le Monde Anglo-saxon, la richesse est toujours en relation avec le pouvoir suivant des rapports de dominance. Il est un enjeu de lutte entre groupes et classes sociales (CF : l’anoblissement y est toujours en cours !), et la démocratie est toujours extérieure à ce système. Elle sert, selon le contexte économique-historique, à pacifier la caste des serviteurs-travailleurs, à organiser son exploitation et productivité, à aider la caste aristocratique guerrière-industrielle à conquérir de nouvelles richesses, et dans ses relations avec différents pays-systèmes-économies ou castes diverses étrangères, alliées ou ennemies à manipuler (ouvertures de marchés, attirer les investissements [durant 30 ans, avant l’Euro, 50% des profits réalisés en France iront s’investir aux USA], attirer les cerveaux et technologies extérieurs, attiser des conflits larvés internationaux, favoriser des coups d’états, etc.). Ainsi qu’à sauvegarder le système, à protéger un clergé, protestant (CF : création église anglicane/possibilité entre autre de pratiquer l’usure), décentralisé et organisé en chapelles, qui préfère mettre en avant la charité plutôt que l’équité (soumission à l’autorité, culpabilisation morale des pauvres, glorification via le libre arbitre de l’individualisme américain, manichéisme, dédouanement moral de l’enrichissement capitaliste en faisant de la réussite professionnelle un signe d’élection divine, pression sociale, etc.). Et aussi à démêler les possibles différents dans la caste dirigeante. La recherche du profit et du pouvoir sont le moteur de l’élite pour elle-même, et donc de la société qui l’imite ; détruisant ainsi, sauf pour une petite minorité de chanceux ou sociopathes agressifs selon le modèle social « winners/ loosers », ses espoirs d’accéder à un meilleur sort commun.

 

Il faut bien différencier le libéralisme des siècles précédents, du néolibéralisme du milieu du XXème siècle. A son origine le libéralisme avait encore besoin de l’état pour promouvoir le commerce, développer la colonisation, mettre en place des infrastructures, établir la paix sociale et protéger les routes commerciales, et de même, comme au XIXème avec Napoléon III et Bismarck, s’occuper d’ingénierie sociale pour augmenter la productivité des travailleurs (les banques privées frapperont la monnaie en Angleterre, et la Réserve Fédérale américaine sera une banque centrale privée).

 

Ce n’est plus le cas maintenant : les infrastructures sont en place, le néo-colonialisme bat son plein, les masses sont pacifiées par une société de consommation accessible à la plupart, la robotique, les Latinos aux USA, et les ouvriers chinois augmentent la productivité, et la Pax Americana est établie (CF : Empire Britannique). Le dirigisme à la Colbert, celui socialiste, ou autoritaire du capitalisme d’état des dictatures, voire même les planifications de l’Union-Européenne ne l’entrave pas. La classe des affaires n’a plus besoin de l’état, ou du moins seulement pour orienter les réglementations en sa faveur (voire, par exemple, en favorisant la prédation des banques par une usure éhontée et les subprimes, en couvrant les manipulations durant des années de compagnies comme Enron, ou la création tous azimuts de casinos), ou en minant des services publics en leur coupant progressivement leur financement (poste, système de santé et de retraite pour les personnes âgées démunies).

 

Les anglo-saxons ont opérés plus qu’ailleurs, via nombre de niches fiscales, des baisses d’impôts aux plus riches et aux multinationales. Pour éviter le naufrage, et être de nouveau compétitives les compagnies américaines, comme les collectivités, se mettent en faillite en réduisant les retraites (privées aux USA), qu’elles auraient dû avoir à payer. L’élite des affaires organise la corruption des politiques, des syndicats, des fonctionnaires, des médias, et des experts académiques et scientifiques. Le néo-libéralisme par essence égoïste est maintenant prédateur, les nouvelles marges de profit devant être prises des revenus de l’état (privatisations), des collectivités (baisse des impôts), et des individus en déniant au besoin leurs droits sociaux (et même individuels sur une base morale : anti-contraception et avortement, droits des homosexuels), contre le bien commun, la démocratie, l’état, et même la notion d’état nation.

 

Seule la concurrence nouvelle de pays émergeants, ou l’épuisement des ressources, rendra en partie l’état de nouveau nécessaire, mais comme en 1918, par la guerre. Les USA et l’Angleterre continuent le rapport de vassalité-seigneurie dans leurs relations internationales, à comparer d’avec le principe de coopération de l’Union-Européenne. Le colonialisme anglais, et le néo-colonialisme US via le très britannique pouvoir économique donné aux élites locales (CF : Empire romain déjà), est bien loin de la tentative (souvent hypocrite malheureusement), d’éducation citoyenne des peuples coloniaux à la française (CF : différences des colonisations : anglaise, américaine, allemande, hollandaise, belge/ le « Congo du Roi des Belges », portugaise-espagnole, arabe, turque, chinoise, japonaise, et maintenant indonésienne en Irian-Jaya). L’établissement d’une élite aristocratique transnationale néolibérale gouvernant de blocs à blocs culturels, ou à l’échelle mondiale est aussi à envisager.

 

Suivant ce système individualiste et multiculturel (de populations immigrées du Tiers-Monde qui l’acceptent avec un certain sectarisme pour préserver leur identité), où le séparatisme est fortement encouragé au sein de la société, il est à noter que le point de départ de la fragmentation du Royaume-Uni avec la création des parlements régionaux, a été lancé par les "politiques" (CF : courant Troisième Voie de Tony Blair, un travailliste vaincu idéologiquement), durant le triomphe du néo-libéralisme, non par les écossais eux-mêmes. La population anglaise elle-même est favorable à la création de son propre parlement régional sans les écossais. Cameron enchainera rapidement ce processus de désengagement de l’état, avec son projet de Grande Société sabordant l’organisation collective et démocratique du pays (après les privatisations de Thatcher), en y substituant les liens entre communautés autonomes aux intérêts particuliers sans outils communs de transformation ou de protection (comme les services sociaux, la solidarité générationnelle facilitant l’ascension sociale, les droits du travail, l’accès à la justice, la progressivité de l’impôt [dans la constitution française], l’éducation (CF : marchandisation de l’éducation, No Child Left Behind), application du modèle d’entreprise, [pas de curriculum national dans l’enseignement aux USA], la déconcentration des médias, les régulations financières, les transports publics, l’environnement, la protection des consommateurs, etc..), pour les livrer aux « Lois du Marché » selon une très accommodante « dictature des minorités ».

 

Le pouvoir en place profitant largement de la désintégration de possibles fortes oppositions au système dont il profite et qu’il organise. En bref : "Diviser pour régner". La ségrégation positive dans l’éducation, mise en place après le Mouvement des Droits Civiques mené par Martin Luther King, ne favorise qu’une minorité raciale au détriment de la vaste majorité de pauvres, quelles que soient leurs origines ethniques, qui auraient dû bénéficier de ses mêmes droits (financiers du moins pour l’éducation).

 

Au Canada un gouvernement conservateur anglophone réduira le Québec à une "nation" parmi d’autres (CF : réserves amérindiennes crées par les anglais après la conquête de la Province). Le Québec fait culturel particulier a un "projet de société différent pour l’Amérique du Nord". Aux USA les attaques contre le "Big Government" fédéral et le retour aux États de pouvoirs fédéraux, ou la suppression annoncée de départements à vocation d’aides et de cohésion nationale est l’œuvre des Républicains, mais aussi des Démocrates qui ont soutenu une politique néolibérale depuis les années 60 dans un but d’enrichissement d’avec les milieux des affaires. La transformation démographique récente de la capitale Washington (passée de ville historiquement noire à blanche), pour cause de transfert très lucratif au secteur privé de services précédemment effectués par l’état en est l’illustration.

 

L’Angleterre privatise ses rues (beaucoup de parcs l’étaient déjà), ses routes, et partiellement sa police. L’armée américaine utilise l’agence de sécurité privée Black-Water, sous-traite ses services de renseignements, et fait opérer ses drones dans des universités. L’ONU utilise des mercenaires en Somalie. Cette prise du pouvoir, au USA, est favorisée par une survivance du XVIIIème siècle, le président n’y est pas élu au suffrage universel, et il n’y a qu’un tour aux élections éjectant tous petits partis, sans coalitions possible, ne jouant pas le jeu du système. La « poursuite du bonheur » inscrite dans la constitution (qui est sacrée aux USA), est purement individuelle, et correspond maintenant seulement à la notion de libre entreprise. Les USA, de culture anglaise, sont anti-révolution et anti-socialisme à la française. Ils sont communautariste à la hollandaise. La tolérance n’est pas la convivialité : l’individualisme, le racisme, et le classisme sont partagés par tous les groupes.

 

Le féodalisme y trouve sa principale expression dans un système de corporations de métiers (retraite, droits syndicaux), et de guildes marchandes ou industrielles, organisés en lobbies auprès d’un gouvernement de milliardaires comme en Angleterre. Les retraites (financiarisées à la bourse), et le système de santé (même celui d’Obama), resteront privés.

 

Un système officiel de lettres de recommandations, de déclaration de salaires, de situation bancaire, et judiciaire, y est souvent toujours en cours pour trouver un emploi. S’y ajoute une prolifération de contrats de confidentialité et d’exclusivité, d’assurances excessives, nuisible à l’exercice des droits individuels des salariés. Généralement un problème de société, qui serait pris en charge par le politique en Europe, dans le Monde Anglo-Saxon est résolu par une décision de justice faisant jurisprudence. C’est l’armée qui actuellement s’attaque à l’épidémie d’obésité ! A termes, le risque est que l’état ne garde que ses pouvoirs répressifs envers la population (état policier), l’armée, et un semblant de diplomatie, dans le style de pays méditerranéens et du Moyen-Orient en décadence, dont l’apogée s’est située au XIIème siècle (CF : destruction de Bagdad par les mongols, disparition progressif de l’héritage Grec et Perse).

 

Les multinationales formées en clans de mercenaires politiques (positions de pouvoirs en leur sein de plus en plus héréditaires et interfamiliales), sont plus qu’ailleurs désolidarisées de leur substrat national (CF : paradis fiscaux + délocalisation). La citoyenneté anglo-saxonne y est particulièrement atomisée (et armée), et circonscrite à son groupe racial, ethnique ou religieux. Copinage et népotisme sont la règle. La survivance de vrais ghettos comme au Moyen-âge y est toujours d’actualité (et toujours en formation).

 

Le retour officiel d’un droit légal coutumier juif et musulman en Angleterre est observé. Le Monde Anglo-saxon n’est pas complètement postmoderne comme celui de l’Europe Continentale, vis a vis de la religion qui y continue de croître (CF : droit nouvellement acquis à la discrimination des employés selon leur religion pour les employeurs d’organisations-entreprises religieuses), ou dans son rapport aux sciences (CF : anti-évolution, sciences molles et pseudosciences, ésotérisme. Genre : « la main invisible du marché », « Free Market », ou « destruction créatrice »). Cela peut être dû aussi à la langue anglaise elle-même souple et créatrice, mais peu articulée (précision aléatoire des relations mots/concept). Fait particulier, et malgré la présence d’une éducation publique (celle privée est favorisée), différentes formes de la langue anglaise, selon la classe sociale ou l’origine ethnique, sont transmises de génération en génération. L’horizon sociétal indépassable de la culture anglo-saxonne du XXIème siècle, sans apports culturels extérieurs, pourrait être le retour au féodalisme qu’elle n’a jamais vraiment complètement quitté.

 

Il est intéressant de constater que les anticipations intuitives de la science-fiction anglo-saxonne, à part celles résultant de l’après-guerre et de l’inconscient collectif européen suite à l’expérience du fascisme et du communisme (CF : dystopia : 1984, Le Meilleur des Monde, Fahrenheit 451, et la théorisation politique du néolibéralisme : Société du Mont-Pèlerin, 1947), ou celles antérieurs, du XVIIIème siècle, sont sans projet utopiste. L’univers représenté est forcément une société moyenâgeuse, genre Far West où règne la loi du plus fort (CF : Darwinisme Social), non égalitaire et sans notion de méritocratie. L’état est de tendance fasciste conquérante, et fortement capitaliste. Sa société est industrieuse et très élitiste, comme l’était le fascisme en définitive. Elle est généralement le fait de grandes corporations exerçant un pouvoir absolu sur leurs sujets technologiquement transformés physiquement ou pseudo-spirituellement, accessoirement par des drogues ou l’influence du virtuel, sans plus de semblant de démocratie, en usant de leurs pouvoirs de coercition ou de perversion, basés sur l’appropriation des structures socio-économiques (CF : Philip K. Dick). Des ligues d’intérêts privés, parfois avec leurs propres forces de répression, assujettissent une société en décomposition, abêtie, et ramenée au rang d’objet, dans le genre, en somme, très anglo-saxon de l’Héroïque-Fantaisie. Seules d’improbables rencontres extra-terrestres apportent une lecture critique de la société humaine la composant.

 

Ces considérations ne porteraient pas à conséquences si n’était pas déjà engagée une course primordiale pour l’humanité à de nouvelles ressources et technologies, comme l’hélium-3 lunaire, entre les futurs blocs et différentes incarnations du capitalisme (le projet de coopération internationale ITER en France de fusion nucléaire est une alternative). De même, les percées spectaculaires dans les sciences de l’allongement de l’espérance de vie, et l’arrivée prochaine de leurs thérapies, poseront la question des liens unissant les différentes composantes de la société et la légitimité de nos systèmes. L’Europe et le Monde Anglo-Saxon s’opposeront diamétralement sur leur mode de répartition aux populations, sur fond de tensions Nord-Sud fortement ravivées.


http://www.news26.tv/cosmopolite/2004-le-monde-anglo-saxon-du-xxid-siecle-retour-au-feodalisme.html

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9 juin 2012 6 09 /06 /juin /2012 06:02

 

 

Par Menthalo – La Grande Braderie

A VENDRE

Nantes. Hôtel particulier construit en 1783 au cœur du quartier XVIIIe de la ville. Bâtiment de 5 niveaux de 2075 m2 comprenant 5 appartements et un studio avec cave en sous-sol. Garage de 192 m2. 3 dépendances à usage de garages et d’hébergement pour les domestiques d’environ 96m2, 62m2 et 215 M2.

Paris. 80 rue de Lille, au cœur du 7ieme arrondissement. Palais XVII-XVIIIe dit Hôtel de Seignelay. Large parc privatif.

Paris. 43-47 Bd des Invalides.  7ieme arrondissement. Hôtel particulier Montesquiou de Fézensac, isolé au cœur de son parc privé. Arboretum et roseraies.

Vous cherchez un hôtel particulier de 3 à 5.000 m2 à Paris, avec parc et jardins à la françaises, boiseries, fresques, sculptures ?  Pas de problème. En ce moment même, les franmacs de l’UMPS soldent notre patrimoine national. Tout est à vendre. Les villas à Arcachon ou sur l’Ile d’Yeu, les châteaux forts ou Renaissance, XVIIIe ou XIXeme, les “maisons forestières” et les fermettes au cœur du marais poitevin, les propriétés de chasse en Sologne ou les casernes des frontières de l’Est.

Si vous voulez créer une BAD, il n’y a qu’à se cotiser. Maître Eric nous fera une fiducie, Maître Mumu une SCI et si nécessaire, Alex ira aux renseignements, …

Les Quataris, les Dubayottes plantent leurs tentes dans les parcs du 7ième comme Khadafi l’avait fait à l’Elysée. Les prophéties de Marie Julie Jahenny se sont donc bien réalisées. Celles de David Vincent aussi “les envahisseurs sont déjà là”.

A se demander si, en catimini, les franmacs de la culture et du fisc n’ont pas déjà cédé aux arabes la couronne de Charlemagne, l’hermaphrodite endormi et la psyché de Canova, ce qui expliquerait la création d’un Musée du Louvre bis à Abou Dhabi. Si vous suivez le lien, regardez la petite icone en forme de pyramide au niveau de l’adresse http. L’année prochaine, le Front National devra peut être faire son défilé traditionnel dans les sables du désert pour retrouver la statue de sainte Jeanne d’Arc, hypothéquée par nos vénérables des loges et finalement saisie par les enturbannés du Golfe.

Nous offriront-ils le goudron et les plumes, quand nous nous occuperons de nos hommes politiques ?

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26 mai 2012 6 26 /05 /mai /2012 04:07

 

 

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A voir aussi :

http://www.communisme-bolchevisme.net/images/Bush_nato.jpg
 
  La City de Londres appelle à une dictature mondiale

 

Dimanche 23 janvier 2011
article ici :
Le coeur de la bête financière

Soumis par denissto le mer, 23/05/2012 - 23:00

Le cœur de la bête financière

Qui est semblable à la bête ? Et qui pourra combattre contre elle ?

Et il lui fut donné une bouche qui se glorifiait insolemment

Et elle fut adorée de tous ceux qui habitent la terre………………dont les noms ne sont point écrits depuis la création du monde, dans le livre de vie. Apo XIII/4 ,8

 

Le pacte maudit avec les banquiers, ou la malédiction de la rose noire…

Quand les orangistes défileront le 1er juillet pour fêter la bataille de la Boynes, qu’ils se souviennent que cette victoire fut le fruit d’un pacte maudit signé par guillaume III d’orange avec les banquiers anonymes, l’acte de naissance de la banque d’Angleterre, de la city, de la mise en coupe réglé du monde par la finance anonyme.

http://denissto.eu/forumv3/viewtopic.php?f=5&t=3631&p=22591&hilit=la+m%C...

 

La banque de France fut offerte par Napoléon aux banquiers, selon le même processus.............


La fortune des WASP depuis ce temps est écrite dans un livre de sang, nulme guerre, nul révolution qui ne soit sorties de leurs têtes, financés de leurs deniers, a leur seul profit ! L’occident se meurt dans l’opulence des plans de sauvetage bancaire, généreusement accordés par ceux là même qui se prétendent au service du peuple……..normal, ils sont tous fils de guillaume le maudit. Jadis ce dernier vendit l’Angleterre aux banquiers, aujourd’hui c’est le monde qu’ils réclament……ou plutôt sa dépouille, vu l’état dans lequel le consumérisme et le mythe de la croissance sans fin l’a laissé !


Les fils des ténèbres

Il n’est pas de fortunes politiques qui ne se gagnent dans de noires officines…Fabian society, round table, CFR, bilderberger, trilatéral, le siècle, le forum de Davos, sans oublier la franc-maçonnerie, tous ces clubs privés, réservés, occultes, ont été le passage obligé de quiconque recherche un strapontin politique. Tous créés, financés par les plus grosses fortunes mondiales ; Comment s’étonner du déroulement de la grande crise du XXIème siècle. La France ne déroge pas à la règle, il suffit de regarder de plus près le curriculum vitae de notre dernier gouvernement pour comprendre :

http://la-dissidence.org/2012/05/17/les-allegeances-du-nouveau-gouvernem...

 

Les financiers vous ont choisi les hommes politiques que vous croyez choisir……Ils vous presseront tous comme des citrons a leur profit……Votez braves gens.

Heureusement l’été sera beau,

Jeux olympiques, Euro 2012, tour de France, Rolland Garros………Ils avaient des yeux pour voir, mais ils ne voyaient plus rien, des oreilles pour entendre, mais ils n’entendaient plus rien, un cerveau pour comprendre, mais ils l’ont loué au plus offrant……………

Denissto

 

http://sos-crise.over-blog.com/article-qu-attend-on-pour-traduire-en-justice-les-apprentis-sorciers-de-la-planete-65573016.html

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22 mai 2012 2 22 /05 /mai /2012 04:51

 

Lundi 21 mai 2012

On savait que l'ONU était le bras armé du terrorisme international. L'intervention militaire en Irak l'avait récemment démontré par l'arrogance des " pays civilisés" qui ont déclenché une guerre pour dépecer l'Irak et tuer son raïs Saddam Hussein.( Vidéos n°1 & 2)


On savait que l'ONU était un instrument politique au service des intérêts des puissances occidentales, d'où l'incapacité de la réformer et de rebattre les cartes en fonction des nouvelles réalités géopolitiques et de l'émergence de puissances non occidentales. En revanche, ce dont on ne pouvait pas se douter en raison de l'histoire de la diplomatie française, c'est que la France a pris le leadership de terrorisme mondial, passant du Gaullisme au Sarkozysme, idéologie théorisant du bien fondé de l'impérialisme occidental au nom des "valeurs civilisatrices"


Si la France s'était brillamment illustré par son refus de l'invasion irakienne de 2003, ce qui avait contribué à renforcer son prestige à travers le monde, force est de constater qu'elle s'est désormais convertie à la doctrine néoconservatrice sous la baguette de l'ancien chef d'orchestre de l'Elysée. Si l'Amérique de George W Bush présentait dans son bilan la fin du régime de Saddam Hussein, la France de Nicolas Sarkozy pourra revendiquer la chute du guide de la révolution libyenne.On savait que l'ancien " président" s'était dépensé sans compter pour déclencher une guerre en Libye au nom de la " protection des civils de Benghazi".( Vidéo n°3)


Sauf que derrière l'intervention " humanitaire" se cachait le projet criminel ayant conduit à l'assassinat de Mouammar Kadhafi en violation de la résolution de 1973. Pis, on découvre désormais que la France est devenue un Etat terroriste, qui piétine le droit international pour imposer sa LOI par les armes, la force, le sang et les menaces.( Vidéo n°4)

C'est ce que démontre le témoignage explosif de Kofi Yamgnane, ancien député-Maire en Bretagne dans le Finistère, qui a révélé sur le plateau de France24 que le président de la Guinée Équatoriale avait une solution négociée à propos de la Libye, mais Nicolas Sarkozy a menacé de flinguer l'avion de la délégation Africaine dès qu'il franchirait l'espace aérien, vidéo n°5. Ce qui rend cette révélation encore plus inquiétante, c'est que Nicolas Sarkozy parlait au nom du peuple français, sans que ça ne provoque un rejet en France. "Qui ne dit mot consent", dit l'adage populaire.


La France qui terrorise des " présidents" Africains sur leur sol, alors qu'ils tentaient par tous les moyens d'empêcher une guerre coloniale dont les conséquences sont désastreuses pour l'Afrique, voilà le pays du Général de Gaulle devenu le leader du terrorisme d'Etat ! Comment a t-on pu en arriver là ? ( Vidéos n°6 &7)

 

 

TOUTES LES VIDEOS ici :

LA FRANCE, LEADER DU TERRORISME INTERNATIONAL

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21 mai 2012 1 21 /05 /mai /2012 14:38

 

Villes françaises en faillite

 

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Communes, crèches, gymnases, piscines, salariés du public, sont en danger : plus de 3000 communes françaises sont au bord de la faillite avec la hausse vertigineuse de leurs intérêts d'emprunt. Trompées et intoxiquées par le marchand de dettes Dexia au cours des 10 dernières années, les municipalités s'organisent pour attaquer ce dangereux prédateur en justice afin d'éviter la banqueroute. 

La prédation bancaire poursuit sa lente destruction du service public français.

Avant de continuer votre lecture, je vous conseille de voir cette vidéo : Gold-up pose 5 questions vitales au nouveau Président

  
Je pense que les juristes et les avocats en charge des poursuites judiciaires vont s'appuyer sur ce texte  :http://www.decformations.com/droit_penal/escroquerie.php

 

 

 



A la vision de cette vidéo de 32 minutes, comment êtes-vous préparé à l'effondrement de vos services publics ?

 

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20 mai 2012 7 20 /05 /mai /2012 04:17

 

Certains établissements seront bientôt en cessation de paiement

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Malgré la crise, le chantier du BMT de la Timone à Marseille se poursuit. Ce n’est pas le cas pour le génopole, dont les travaux ont été gelés.

En Grèce, les malades cancéreux achètent eux-mêmes leurs médicaments en pharmacie et les payent de leur poche. Las d’accumuler les factures impayées, le laboratoire pharmaceutique Roche ne fournit plus les hôpitaux. Le groupe envisage de prendre des mesures similaires contre d’autres pays, dont l’Espagne.

En France, on n’en est pas encore là. Mais pour combien de temps ? À en croire la Fédération hospitalière de France (FHF) , qui regroupe plus d’un millier d’hôpitaux publics, les deux tiers des établissements de santé vont sous peu se retrouver en cessation de paiement. « Pas assez de recettes pour honorer ses dépenses, techniquement cela s’appelle une faillite », simplifie Thierry Acquier, délégué régional de la FHF en Paca. Et si, statutairement, un hôpital ne peut pas être mis en faillite, les conséquences de cette crise financière se font déjà sentir : partout en France, des chantiers hospitaliers prévus en 2012 sont à l’arrêt. L’achat d’équipements médicaux a été différé.

Plus inquiétant encore : « Certains directeurs ont du mal à assurer les dépenses courantes, à payer les fournisseurs et parfois même à verser les salaires des personnels », indique la FHP.


Sous perfusion bancaire


À l’origine de ce « krach » hospitalier, la fermeture du robinet de financement que représentait la banque publique Dexia, le prêteur historique des hôpitaux démantelé à l’automne dernier pour cause d’empoisonnement aux emprunts toxiques. Depuis, les banques de détail ne se bousculent pas pour prendre le relais. Laissant sur la paille des hôpitaux publics déjà étranglés par les contraintes budgétaires. Faute de crédit bancaire, il leur manquerait plus de 2 milliards d’euros cette année, soit 50 % de leurs besoins. Non seulement pour financer les investissements à moyen et long terme, mais aussi pour boucler le fonctionnement courant. « De nombreux établissements, en déficit structurel depuis des années, avaient recours à l’emprunt pour boucler leur trésorerie », explique Thierry Acquier. Une perfusion bancaire brutalement retirée avec l’explosion de Dexia.

Stoppé net dans cette fuite en avant, l’hôpital de Briançon, dont le taux d’endettement est voisin de 20 %, est menacé de banqueroute. Celui d’Aubagne sait déjà que pour être en capacité de verser ses salaires, il ne paiera pas ses charges sociales (lire ci-dessous). Et quand l’hôpital va mal, rien ne va plus : BTP, fournisseurs, administration fiscale, toute l’économie est ralentie.


Cercle vicieux


Très inquiète de cette situation, la FHF réclame la création rapide d’une banque publique d’investissement, qui prendrait le relais de Dexia auprès des hôpitaux et des collectivités territoriales. Un dossier qui n’a pas encore reçu le feu vert de Bruxelles. En attendant, la FHF demande à ses adhérents de ne plus lancer des projets d’investissement qui ne sont pas complètement financés. « Mais cela n’est pas viable dans la durée. Car un hôpital qui n’investit pas, qui ne rénove pas ses bâtiments, qui n’achète pas de nouveaux équipements court à sa perte », souligne Thierry Acquier.

Si les grosses structures, comme l’AP-HM parviennent à sauver les meubles, grâce notamment à l’émission d’emprunts obligataires lancés avec d’autres CHU, les petits hôpitaux s’engouffrent dans un cercle vicieux: moins d’investissements, moins de recettes, plus de dette… : cette spirale pernicieuse qui menace aujourdhui toute l’économie européenne.


A Aubagne, salaires ou charge : il faut choisir


Huit mois. C’est le délai moyen de paiement des fournisseurs du centre hospitalier d’Aubagne. De quoi plomber les trésoreries de ces entreprises, souvent des PME. « La réglementation nous impose de régler nos factures dans les 50 jours. Mais nous ne pouvons pas faire autrement. Et cela va s’aggraver », explique Alain Teissier, le directeur de l’établissement, qui ne parvient plus à joindre les deux bouts. Faute de crédits bancaires, l’hôpital a renoncé à des investissements : travaux d’entretien des bâtiments, remplacement d’ascenseurs vieux de 40 ans, renouvellement de certains équipements médicaux. « Cela représente 1,5 million d’euros, ce qui n’est pas une somme faramineuse. Nous avons fait la tournée des banques. Aucune n’a accepté de nous prêter le moindre centime« , fulmine le directeur.

Mais l’urgence à Aubagne, c’est d’assurer la paye du personnel et d’honorer les factures des fournisseurs. L’hôpital va devoir différer le versement de ses charges sociales et fiscales. Avec, à la clé, des pénalités de retard qui vont alourdir ses dépenses. Endetté à plus de 8 % de son budget, l’établissement qui ne dispose plus de capacité d’autofinancement, vivait jusqu’à présent sous perfusion bancaire. En 2011, l’hôpital d’Aubagne a néanmoins gagné 4,5 % d’activité. Mais sans investissement pourra-t-il continuer à faire face à la concurrence féroce de la clinique privée voisine (La Casamance), et à la proximité de l’offre médicale marseillaise ?


Source: Laprovence.com lu sur lesmoutons enragés 

 

 

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19 mai 2012 6 19 /05 /mai /2012 17:21

 

Rudyard Kipling : La première victime de la guerre est la vérité

 

La vérité sur Israel et le 11 septembre
à la télé française

 

 

..;;
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Lire également: Al qaida est la piece maitresse des sionistes pour contrôler le monde (article)

 

Note d'eva : Le lien ne fonctionne pas. Article supprimé par.... ?

Trop dérangeant ? Trop vrai ?

Je fais des recherches...

 

D'ores et déjà, on me conseille :

http://www.lepetitmondecozillon.fr/que-savons-nous-du-11-septembre-et-al-qaida/

 

 

Reveillez-vous

 

 

.Sur ce formidable blog,


http://www.lepetitmondecozillon.fr/2012/05/guerre-nucleaire-medvedev-met-en-garde/
http://www.lepetitmondecozillon.fr/2012/05/ce-quon-ne-vous-dit-pas-sur-le-don-dorganes-scandale-made-in-usa/
http://www.lepetitmondecozillon.fr/2012/05/convoi-pour-gaza/
http://www.lepetitmondecozillon.fr/2012/05/petit-rappel-des-massacres-perpetres-par-israel/

 

 

.http://hellaheaven-ana.blogspot.fr/2012/02/ari-folmans-sabra-and-shatila-movie.html

 

Petit rappel des massacres perpetrés par Israel

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Opération Plomb durci :
video Partie1
video Partie2
video Partie3


Le massacre de Jenin:
video


Le massacre de Sabra et Shatila :
video Partie1
video Partie2

 

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  Dernières infos Israël-Palestine : Bonne nouvelle :

 

 

Victoire !


http://www.france-palestine.org/VICTOIRE

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La commission centrale de la direction de la grève de la faim des prisonniers palestiniens, réunie à la prison d’Ashkelon, a validé l’accord transmis par le médiateur égyptien et qui prenait en compte l’essentiel de leurs revendications : fin du dossier de la détention administrative (les détenus concernés seront jugés ou libérés), fin des mesures de mise à l’isolement, fin de la privation de visite pour les familles de Gaza

 

C’est là une très grande victoire.

 

Le gouvernement israélien et l’administration pénitentiaire ont été contraints de faire droit aux revendications des prisonniers palestiniens après des semaines de lutte et une longue journée de négociations ce 14 mai. Cette victoire est celle des prisonniers qui, en entamant avec une totale détermination une grève de la faim préparée de longue date, ont fait la preuve de leur haut niveau d’organisation et de conscience politique.

 

Elle n’a pu être menée que par l’union de toutes les forces politiques et a apporté la preuve que l’unité nationale est déterminante pour faire reculer les autorités israéliennes. Elle est, par là même, la victoire de tous les Palestiniens qui ne lui ont pas ménagé leur soutien. Elle est intervenue malgré le mutisme des pays européens et des Etats-Unis, et a rencontré le soutien de l’opinion internationale en dépit d’un incompréhensible et injustifiable black-out médiatique.

 

Elle constitue un puissant encouragement à la résistance civile et populaire du peuple palestinien tout entier et un appel à renforcer le mouvement international de solidarité pour que justice lui soit rendue.

 

Le Bureau national de l’AFPS, le 14 mai 2012

 

 

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Par ailleurs, on me signale ce post du JSSNews :

 

Le gouvernement « Ayrault 1 » a de quoi satisfaire les Français d’Israël !

Le gouvernement « Ayrault 1 » a de quoi satisfaire les Français d’Israël !
IRIB-Ils étaient 92% au soir du second tour à voter en faveur de Nicolas Sarkozy.

Les analystes ont montré que les raisons de ce score digne d'une république bananière représentaient davantage un rejet des amis de François Hollande plutôt que d'un soutien à Nicolas Sarkozy. Ce soir, après la publication officielle des noms des nouveaux gouvernants de la France, les français d'Israël se doivent de faire un mea-culpa.

Bien entendu, tout n'est pas parfait et la politique de la France vis-à-vis du Proche-Orient ne changera pas : la France a ses intérêts dans la vente d'armes aux pays arabes et dans le pétrole ; mais une chose est certaine, le premier gouvernement Hollande-Ayrault n'aurait pu être plus amical envers les français d'Israël, les juifs de France et ceux qui partagent les valeurs humanistes d'auto-détermination du sionisme.

Depuis sa nomination en tant que Premier Ministre, Jean-Marc Ayrault est déjà insulté sur un certain nombre de forum arabophones : la raison est simple, Ayrault est membre du Cercle Léon Blum. Ce cercle est un regroupement de socialistes se reconnaissants dans les valeurs du leader historique socialiste Léon Blum. C'est aussi, écrivent les forum arabophones « la pierre angulaire du travail de prise de pouvoir des sionistes au sein du Parti Socialiste. » S'il est encore difficile de savoir ce que pense réellement Jean-Marc Ayrault d'Israël, cette information n'en demeure pas moins intéressante : au moins, ce n'est pas Martine Aubry qui a été placée ici.

D'ailleurs le fait que Martine Aubry ne soit pas dans le gouvernement est le meilleur gage de qualité que François Hollande a donné à ses électeurs juifs, franco-israéliens et sionistes. Ni Aubry, ni Glavany, ni Guigou ne font parti du gouvernement, ce qui signifie que les condamnations systématiques et aveugles d'Israël ne seront peut-être pas au goût du jour avec Hollande.

Autre poste important, celui des Affaires Etrangères. Mais là, ne nous voilons pas la face : le ministre de cette fonction n'a que très peu de pouvoir. C'est le Président qui décide des grandes lignes internationales et ce sont les diplomates du Quai d'Orsay qui acceptent de jouer le jeu ou non. Le seul rôle de Laurent Fabius sera donc de représenter l'image officielle de la France à l'étranger et de donner des interviews. C'est dans ce deuxième cas que les choses pourraient se compliquer : Laurent Fabius, juif converti au christianisme, s'est dit être un « ami d'Israël » à plusieurs reprises... Mais dans  les faits, les choses semblent de temps en temps moins cordiales (on se souvient du : « Nous romprons avec l'indulgence excessive du gouvernement français envers le pouvoir israélien à qui nous dirons qu'il devra quitter rapidement les territoires colonisés... »).

Reste que Laurent  Fabius à ce poste est une bien meilleure nouvelle qu'un Hubert Védrine ou qu'un Alain Juppé. Enfin, le fait qu'il ait voté non au Référundum européen et qui soit nommé à ce poste est un choix judicieux malgré ce que pensent les commentateurs : les français n'étaient-ils pas majoritairement contre le traité (voté en catimini et en force par le gouvernement Sarkozy).

A l'intérieur, Ayrault a placé la personnalité socialiste préférée des juifs et des sionistes, Manuel Valls. Homme de courage, qui n'a pas sa langue dans la poche, Valls est l'un de seuls représentants du Parti Socialiste qui s'est battu contre la création unilatérale d'un Etat Palestinien en 2011 à l'ONU. Téméraire, il avait prit tribune officielle dans Le Monde pour donner sa vision des choses, une vision équitable et intelligente qui veut qu'un « Etat Palestinien ne doit voit le jour qu'après des négociations de paix avec Israël. »

Sur le plan « intérieur », Valls est considéré comme un « dur » du PS. Il est fort à parier qu'il saura lutter contre l'antisémitisme, les discriminations et autres problèmes du quotidien.

Autre excellente nouvelle pour les juifs de France, la nomination de Vincent Peillon à l'éducation Nationale. Peillon, lui-même non juif (une de ses grand-mère était juive), marié avec Nathalie Bensahel (journaliste au Nouvel Obs), a célébré la bar-mitzva d'un de ses enfants il y a peu. Avec un pareil héritage, on peut être certain que l'apprentissage de la Shoah demeurera important pour ce gouvernement.

Pierre Moscovici a été nommé aux Finances. On l'aurait préféré aux Affaires Etrangères mais on s'en contentera. Moscovici est une personnalité appréciée de ses interlocuteurs israéliens et du monde de l'économie. Imaginons un instant qu'Arnaud Montebourg ait eu ce poste, il en aurait été autrement... Avec ce méticuleux aux affaires, la France se dote d'un « pinailleur », ces personnalités qui calculent absolument tout au sou prêt, pour ne pas mettre plus en péril l'avenir économique de la Nation. Moscovici a dit une fois:

« Si j'ai adhéré au Parti socialiste, en tant que Juif, Français et socialiste, c'est aussi en pensant à Léon Blum. Il faut réfléchir et essayer de savoir pourquoi il se serait battu aujourd'hui. Or, cet homme s'est battu pour la République, pour la gauche et le socialisme, ainsi que, sur la fin de sa vie, pour le sionisme, porteur à son sens d'une paix pour le Proche-Orient. »

Rien que pour avoir eu le courage de dire cela, il mérite la légion d'honneur !

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Michel Sapin est lui au Travail. Peu connu (bien qu'ancien ministre), les israéliens le connaissent un peu et l'apprécient beaucoup. Michel Sapin a visité plusieurs fois l'Etat Juif est et devenu son plus bel ambassadeur. Dans sa région, il aurait démontré à plusieurs de ses collègues que la politique anti-terroriste d'Israël est justifiée. Par ailleurs Michel Sapin a souvent redit, en privé, son admiration pour « le miracle économique israélien ». Le fait que l'Etat Juif soit en situation de plein-emploi où l'innovation est constante ne peut-être qu'un facteur de plus qui lui donne raison. Espérons pour la France qu'il puisse tirer les leçons de l'économie et de l'emploi israélien pour les appliquer aux français.

Et puis, bien que « verte », il faut reconnaître à Aurélie Filippetti, nouvelle ministre de la culture, une vision qui lui a valu quelques problèmes au sein de son parti :

Aurélie Filippetti a dénoncé les dérives anti-sionistes et antisémites qui gangrènent les mouvements de gauche et d'extrême gauche. Se déclarant ouvertement «sioniste et pro-palestinienne» pour signifier son attachement à une résolution pacifiste et équitable du conflit et marquer son aversion pour l'anti-sionisme, elle soutient une position nuancée et soucieuse de la légitimité de l'existence d'Israël qui lui a valu les foudres de la direction des Verts.

Pour le reste, il y a forcément des personnalités non-aimées des juifs de France. Cécile Duflot en est l'exemple même. Son point de vue sur Israël est complètement déraisonné, surtout du fait que Duflot est une écologiste et que l'Etat Juif est à la pointe du combat écologique ! Israël n'est-il pas le seul pays au monde a avoir chaque année plus d'arbres que l'année précédente ? L'Etat Juif n'est-il pas le créateur à grande échelle de la voiture électrique ? L'Etat Juif n'est-il pas un leader incontesté des technologies de goutte-à-goutte (agriculture) et de panneaux photo-voltaïques ? Peu importe pour elle et son mouvement : l'écologie d'Israël ne mérite même pas que l'on s'y arrête puisque seuls les palestiniens souffrent au Proche-Orient. Pathétique. Mais vrai. A ses yeux en tout cas.

Le poste donné à Montebourg est lui ridicule ! « Redressement productif » disent-ils ! Seul Montebourg pouvait trouver un nom aussi « ronflant. » Est-ce que « Ministère de l'Industrie » ne suffisait pas ? Avec ce changement de nom, reste à savoir combien coûtera tous les changements (papiers à en-tête, carte de visite des fonctionnaires, changements de plaques, etc...). Autre interrogation : donner l'industrie à un anti-capitaliste, ce ne serait pas comme faire manger Jean-Pierre Coffe au Mc Donalds ? Les amoureux du Drucker du dimanche se souviendront peut-être que Coffe avait un jour mangé Mc Do et qu'il avait trouvé ça « moins dégueulasse » qu'il ne l'avait imaginé. Peut-être Montebourg prendra t-il goût au capitalisme raisonné, allez-savoir !

Pour ce qui est de Christiane Taubira, celle qui a permis (entre autre), de faire accéder Jean-Marie Le Pen au second tour face à Chirac, n'est pas franchement l'ami des israéliens. Mais peu importe. La justice est un poste essentiel et je doute qu'elle n'ait les connaissances pour mener de main de maitre ce ministère si important et compliqué. Mais ça, seul l'avenir nous le dira.

Quant à la porte-parole du gouvernement, Najat Vallaud Belkacem, reconnaissons qu'elle est agréable à regarder et assez compétente en la matière. Le ministère du Droit des Femmes est inutile (le droit des femmes est essentiel mais de là à créer un ministère !) et l'on se demande pourquoi ne pas avoir plutôt créé un ministère pour le Handicap. Voilà qui aurait été une vraie révolution pour une minorité de français discriminés au quotidien et dont les gouvernements ignorent souvent les dures réalités de la vie (malgré toutes les belles paroles données aux associations). Une seule question demeure : va t-elle démissionner de son poste du Conseil Consultatif des Marocains de l'Etranger où elle a été nommée personnellement par le Roi du Maroc en 2007 ?

Pour ce qui est du reste des ministre et de leurs délégués, il est encore trop tôt pour en parler. Mais objectivement, sur le papier, je doute que Sarkozy ait pu faire mieux. D'ailleurs, les juifs de France, les français d'Israël et les sionistes ne regretteront pas le moins du monde le départ de Guano et de Juppé qui eux, étaient à des postes clefs ! Par ailleurs, il me semble que ce soir, les juifs de France réalisent que le gouvernement aurait pu être bien pire... Mais difficilement meilleur.

En conclusion, c'est un beau gouvernement que vient de créer Jean-Marc Ayrault. Il ne reste plus qu'a espérer une seule chose : qu'après les législatives aucune retouche importante ne soit effectuée. Pour cela il faut que le PS écrase ses ennemis de la gauche extrême. Mais de là à inciter les français d'Israël à voter pour le PS, il y a un monde !

Source:  JSSNews

 

 

http://french.irib.ir/analyses/item/188912-le-gouvernement-%C2%AB-ayrault-1-%C2%BB-a-de-quoi-satisfaire-les-fran%C3%A7ais-d%E2%80%99isra%C3%ABl

 

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