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17 septembre 2010 5 17 /09 /septembre /2010 17:29
 combien de tps les porter

ATTENTION REGARDEZ ET TÉLÉCHARGEZ VITE CE FILM

De la servitude moderne
,

AVANT QU'IL SOIT SUPPRIM
É DU NET
 Télécharger le film ici 
http://www.delaservitudemoderne.org/video.html
 LE VOIR ICI http://www.mecanopolis.org/?p=9315 
 LIEN DETRUIT ICI  http://www.megaupload.com/?d=11E0VQ0L 
 De la servitude moderne 
 Chapitre I : Épigraphe 
 « Mon optimisme est basé sur la certitude que cette 
civilisation va s’effondrer.
 Mon pessimisme sur tout ce qu’elle fait pour nous entraîner 
dans sa chute.
»
 Chapitre II : La servitude moderne 
 "Quelle époque terrible que celle où des idiots dirigent 
des aveugles.
"
 William Shakespeare 
 Chapitre III : L’aménagement du territoire et l’habitat 
 « L’urbanisme est cette prise de possession de l’environnement naturel 
et humain par le capitalisme qui, se développant logiquement en
domination absolue, peut et doit maintenant refaire la totalité de l’espace
comme son propre décor
. »
 La Société du Spectacle, Guy Debord. 
 Chapitre IV : La marchandise 
 « Une marchandise paraît au premier coup d'œil quelque 
chose de trivial et qui se comprend de soi-même. Notre analyse
a montré au contraire que c'est une chose
très complexe, pleine de subtilité
métaphysique et d'arguties théologiques. »
 Le Capital, Karl Marx 
 Chapitre V : L’alimentation 
 « Ce qui est une nourriture pour l’un est un poison pour 
l’autre.
»
 Paracelse 
 Chapitre VI : La destruction de l’environnement 
 « C’est une triste chose de songer que la nature parle et que le 
genre humain ne l’écoute pas.
»
 Victor Hugo 
 Chapitre VII : Le travail 
 Travail, du latin Tri Palium trois pieux, instrument 
de torture.
 Chapitre VIII : La colonisation de tous les secteurs 
de la vie
 « C’est l’homme tout entier qui est conditionné au comportement 
productif par l’organisation du travail, et hors de l’usine il garde la même peau et la même tête.
»
 Christophe Dejours 
 Chapitre IX : La médecine marchande 
 « La médecine fait mourir plus longtemps. » 
 Plutarque 
 Chapitre X : L’obéissance comme seconde nature 
 « À force d’obéir, on obtient des réflexes de soumission. » 
 Anonyme 
 Chapitre XI : La répression et la surveillance 
 « Sous un gouvernement qui emprisonne injustement, la place 
de l’homme juste est aussi en prison.
»
 La désobéissance civile, Henry David Thoreau 
 Chapitre XII : L’argent 
 « Et ce que l’on faisait autrefois pour l’amour de Dieu, on le fait maintenant pour l’amour de l’argent, c’est-à-dire pour l’amour de ce qui donne maintenant le sentiment de puissancele plus élevé et la bonne conscience.»Aurore, Nietzsche 
 Chapitre XIII : Pas d’alternative à l’organisation sociale 
dominante
 Acta est fabula 
 La pièce est jouée 
 Chapitre XIV : L’image 
  « Sinon, qu’il te soit fait connaitre, o roi, que tes dieux ne sont pas ceux que nous servons, et l’image d’or que tu as dressé, nous ne l’adorerons pas. » 
 Ancien Testament, Daniel 3 :18 
 Chapitre XV : Les divertissements 
 « [img]La télévision ne rend idiots que ceux  
 qui la regardent, pas ceux qui la font.[/img] » 
 Patrick Poivre d’Arvor 
 Chapitre XVI : Le langage 
 « On croit que l'on maîtrise les mots, mais ce sont les mots qui nous maîtrisent. » 
 Alain Rey 
 Chapitre XVII : L’illusion du vote et de la démocratie parlementaire 
 « Voter, c’est abdiquer. » 
 Élisée Reclus 
 Chapitre XVIII : Le système totalitaire marchand 
  « La nature n’a créé ni maîtres ni esclaves, 
 Je ne veux ni donner ni recevoir de lois. » 
 Denis Diderot 
 Chapitre XIX : Perspectives 
 Chapitre XX : Épilogue 
 « O Gentilshommes, la vie est courte… Si nous vivons, nous 
vivons pour marcher sur la tête des rois. »
 William Shakespeare 


Peter

Un film documentaire de Jean-François Brient sur le système totalitaire marchand dans lequel nous vivons soumisEs. Il démonte les rouages des démocraties libérales qui forment le modèle dominant du monde occidental et comment celles-ci n'ont rien à envier aux systèmes totalitaires qu'elles semblent critiquer.
Plus d'informations et le film à télécharger : http://www.delaservitudemoderne.org.
suite : http://www.dailymotion.com/video/x9v9kl
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16 septembre 2010 4 16 /09 /septembre /2010 23:56

L'article d'eva sur Capitalisme contre communisme, ici :

Capitalisme contre communisme: L'Ouest a gagné. Tragique conquête de l'Est

(cliquer sur le lien)

russie-urss-contre-financiers.jpg

A travers le cas de la Roumanie, Eric Scavennec, du blog « les dessous de Bruxelles » revient sur l'ouverture de la Roumanie aux investisseurs ouest-européens après la chute du régime communiste, et sur ses conséquences sociales et économiques pour la population roumaine.

Roumanie : La conquête de l'Est

« C’est comme si nous avions découvert une nouvelle Asie du Sud-Est à notre porte [1] », explique Keith Richardson, ancien secrétaire de la Table Ronde des Industriels (European Round Table - ERT) [2]. Au début des années 90, les lobbyistes des grands groupes européens ont de solides raisons de se réjouir de la chute des régimes communistes d’Europe de l’Est. Avec la réserve énorme d’une main-d’œuvre hautement qualifiée mais à bas salaire, l’addition de 150 millions de consommateurs au marché représentent des perspectives qui excitent au plus haut point l’intérêt des industriels européens.

L’intérêt de l’ERT pour les pays de l’Est part d’une intention parfaitement philanthropique : en proposant un ticket d’entrée pour le grand marché européen, n’offre-t-on pas aux anciens pays communistes la chance d’entrer de plain-pied dans la modernité ? Pour preuve, le lobby des grands groupes européens publie un rapport en 1999, au titre évocateur : « L’infaillible succès du commerce Est-Ouest ». Sa lecture nous enseigne en détail sur les bienfaits de l’investissement des compagnies occidentales à l’Est, tant pour l’Union Européenne que pour les pays d’accueil.

Depuis sa création dans les années 80 (sous le patronage de l’inévitable Vicomte Davignon), l’ERT a toujours offert un soutien sans faille à la politique d’intégration des anciens pays communistes d’Europe de l’Est. Le mot d’ordre : y faciliter les investissements en faisant « tomber les barrières réglementaires ». L’intégration européenne, n’est-elle pas un vaste processus « gagnant-gagnant » ? Pour en avoir le cœur net, les Dessous de Bruxelles enquêtent en Roumanie, dans les plaines du Far Est du libéralisme européen.

Inégalités

Sur une route accidentée, dans les hauteurs des Carpates, un luxueux 4x4 Porsche Cayenne dépasse à toute allure la charrette d’un bûcheron. Celui-ci regarde passer le bolide d’un air indifférent. Une scène a priori anodine, mais néanmoins symbolique de la société roumaine, à plusieurs égards.

La société roumaine demeure assez largement rurale. Ainsi, le bûcheron pourrait représenter les 45,7% de Roumains qui vivent en milieu rural et pratiquent une activité agricole. Soit 38% des actifs, qui produisent moins de 12% des richesses. Ici, les terres cultivées permettent avant tout à de nombreuses familles d’assurer leur autosuffisance [3]. Et pour cause : malgré un sol très riche, ces petites exploitations aux méthodes artisanales ne peuvent rivaliser sur le marché avec les grandes exploitations mécanisées des plus importants exportateurs agricoles. A la campagne, on vit d’échange, voire d’entraide, en dehors des circuits économiques classiques.

La « modernisation » du pays et l’ouverture à l’Ouest ont par ailleurs vu l’émergence d’une nouvelle bourgeoisie urbaine, dont la richesse n’a d’égal que l’arrogance, à l’image de ses Porsche Cayenne et autres 4x4 de luxe qui peuplent les routes roumaines. Pratiques vu l’état parfois désastreux du réseau, ces grosses cylindrées sont à elles seules les symboles d’une inégalité profonde au sein de la société roumaine. Un rapide calcul permettra d’en donner une idée ; En divisant le prix d’un modèle Porsche Cayenne, V6, injection 3,6 L, acheté en Roumanie : 62 438€ [4] ; par le salaire moyen : 350€ [5] ; on trouve que l’Equivalent-Porsche-Cayenne (EPC) correspond à environ 15 ans de travail pour un salarié roumain.

D’autres chiffres sont évocateurs. Selon une étude réalisée par la société de conseil en management Hay Group en octobre 2007, les managers roumains disposent d’un pouvoir d’achat qui est l’équivalent d’un salaire moyen de 115.280 dollars, plus important qu’aux Etats-Unis, au Japon, au Canada, ainsi que dans une majorité de pays du centre de l’Europe. Ils restent cependant dans ce classement encore loin derrière les managers saoudiens et émiratis [6].

En 2007, en Roumanie, « 300 personnes se partagent plus de 33 milliards de dollars, c’est-à-dire 27 % du produit intérieur brut de la Roumanie » nous apprend une dépêche de l’agence Rompres. « Les personnes qui ont des affaires dans le domaine immobilier ont enregistré des hausses spectaculaires de leurs fortunes. La plupart de ces avoirs sont concentrés à Bucarest [7]. »

Gabegies immobilières

Mais les fortunes « spectaculaires » des nouveaux magnats de l’immobilier ne font pas le bonheur de tous. Adina, étudiante à Iasi (seconde ville du pays), nous fait part de ses inquiétudes : « Les prix ne cessent d’augmenter. Comment faire quand, une fois le loyer payé, il ne reste plus d’argent ? » Et d’ajouter « Je ne sais pas combien de temps les gens pourront supporter ça. »

L’entrée dans l’Union européenne, accueillie avec un certain enthousiasme par les roumains, s’est accompagnée d’une importante vague de spéculation immobilière. En janvier 2007, (mois d’entrée de la Roumanie dans l’Union européenne) les prix de l’immobilier en Roumanie ont augmenté de 20% [8]. Une tendance qui se poursuit au point que la Roumanie enregistre en janvier 2008 la hausse la plus importante, en rythme annuel, dans le secteur de la construction (33,7%) dans l’Europe des 27 [9].

Les investisseurs, eux, viennent d’Europe de l’Ouest ou des Etats-Unis, et ils viennent pour faire fructifier leur argent. « La Roumanie présente actuellement le potentiel européen le plus important pour les affaires avec un profit élevé et rapide, si bien que l’immobilier représente l’un des domaines les plus attirants. [10] » Au plus fort de l’euphorie, le journal Evenimentul Zilei titre « On construit la nouvelle Roumanie [11] ».

Malheureusement, les plus belles histoires ont une fin. Il semble que les architectes de cette « nouvelle Roumanie » aient vraisemblablement oublié un détail : en Roumanie il existe des gens qui vivent, travaillent... et payent un loyer. « L’affaiblissement du pouvoir d’achat, doublé d’une appréciation du leu (NDR : monnaie nationale roumaine) pourrait provoquer une crise du marché immobilier en Roumanie, similaire à celui de l’Occident » s’effraie le quotidien bucarestois Adevarul. De fait, dès mai 2008, le marché immobilier commence à montrer des signes de faiblesses. Dans les mois qui suivent, c’est la décrue. En septembre 2008, les prix reviennent à ceux de 2006 [12], et laissent la place à une forte récession économique dans le domaine de la construction et de l’immobilier, qui se perpétue jusqu’à aujourd’hui [13].

L’éclatement de la bulle immobilière roumaine laisse le parc immobilier dans un piètre état. « Les logements de Bucarest sont 10 fois plus chers qu’en 90 et à la moitié du confort de l’UE », titre en septembre 2008 le magazine Business Standard. « Le prix d’un appartement de deux pièces, situé dans une zone semi-centrale de la capitale, a augmenté 10 fois depuis 1990 jusqu’à présent et le confort offert par ce type d’habitation est resté inchangé voire il s’est dégradé. »

Investissements, chômage et pollution

Avec la crise et le chômage, la vie devient de plus en plus chère, l’inflation étant renforcée par l’augmentation des cours du pétrole et des céréales… « Alors que le salaire minimum est ici de dix fois inférieur au salaire minimum interprofessionnel de croissance (smic), les produits alimentaires affichent souvent les mêmes prix qu’en France [14] » rapporte le Monde Diplomatique. En dehors des campagnes, où les familles vivent encore dans une relative autarcie et autosuffisance, joindre les deux bouts devient de plus en plus difficile. Au point que « dix ans après la chute du communisme, certains citoyens semblent regretter les conditions de vie du temps de la dictature » rapportent les auteurs du Guide du Routard.

Et pourtant, les investissements sont bel et bien là. En Roumanie, les groupes français tirent même tout particulièrement leur épingle du jeu, à l’image de la Société générale qui a racheté la première banque de Roumanie (BRD), Orange, premier opérateur mobile, et Carrefour dont les grandes surfaces fleurissent aux abords des villes roumaines. Ou encore Renault qui a racheté en 1999 le constructeur automobile Dacia.

Alors, quid des retombées délicieuses de l’« infaillible succès du commerce Est-Ouest » ? En fait, déjà bien avant la crise, les investissements ne tenaient pas toujours les promesses annoncées en grande pompe par l’ERT... loin s’en faut.

A ce titre, le Corporate Europe Observatory (CEO) [15] pointe le cas de la Hongrie, où les entreprises transnationales participent jusqu’à 30 % du PNB : « Dans toute cette région, les entreprises locales se débattent – souvent en vain – pour concurrencer les grandes firmes, qui bénéficient d’énormes avantages d’échelle, d’un accès moins onéreux aux capitaux, d’une technologie supérieure et de très gros budgets publicitaires. » Et de conclure : « Rien d’étonnant donc à ce que sur le sillage des multinationales on trouve un lourd contingent de chômeurs. [16] »

Le bonheur et la prospérité attendront la « fin de l’histoire » ; car dans l’immédiat, l’investissement des grands groupes européens apporte surtout son lot de dommages collatéraux, sociaux et environnementaux : « Unilever et Procter & Gamble sont deux exemples de compagnies ayant profité de ce combat inégal. Ces firmes se sont tout simplement partagé le marché des cosmétiques de l’Europe centrale et de l’Est, provoquant la fermeture des compagnies locales » rapporte le CEO. « En outre, alors que ces industries utilisent plutôt des technologies non polluantes en Europe de l’Ouest, elles profitent des normes de production moins sévères de ces régions pour abandonner de telles exigences. »

Pour les multinationales qui investissent en Roumanie, désignée comme « l’atelier de l’Europe » rapport au coût faible de la main d’œuvre, le succès est certes « infaillible » - qu’il s’agisse de profiter des « avantages comparatifs » du pays, ou de spéculer sur la bulle immobilière roumaine. L’espoir d’adhérer à l’Union européenne et de bénéficier des fameux « bienfaits » de l’afflux d’argent européen a en effet poussé la Roumanie à dérouler le tapis rouge devant les investisseurs.

Intégration et restructuration

Le processus d’adhésion suppose que les nouveaux entrants reprennent à leur compte les bonnes recettes du marché commun, et s’y soumettent. Au menu, « restructuration des économies et des infrastructures nationales, adoption en bloc de la législation de l’UE, réduction du rôle de l’État et augmentation de la dépendance vis-à-vis des investissements directs étrangers. »

A ce titre, les lobbyistes des grandes multinationales européennes peuvent se frotter les mains : l’adhésion des anciens pays communistes à l’UE permet d’ouvrir en grand les portes des marchés de l’Est, sans que leurs investissements ne soit entravé de trop de contreparties ou d’obligations. C’est une véritable leçon de démocratie qui est administrée à ces pays, au sortir de leur longue expérience communiste. « Bien que les critères [d’adhésion] et l’inévitable domination économique des multinationales occidentales soient débattus par les pays concernés, les négociations ne laissent de place à aucune alternative » rapporte le CEO, « ce qui est, sans nul doute, une expérience dégrisante pour ceux qui, dans cette zone, imaginaient une démocratisation progressive de l’économie après la chute du rideau de fer. »

Dans le processus d’intégration, les groupes industriels membres de l’ERT n’hésitent pas à mettre eux-mêmes la main à la pâte, en conseillant directement les gouvernements et des entreprises des pays de l’Est : « l’ERT a créé des Conseils en expansion commerciale [BEC] en Hongrie, en Roumanie et en Bulgarie, respectivement sous la direction de Shell, de la Lyonnaise des Eaux et de Solvay. » Il ne s’agit de rien d’autre que de s’assurer que le travail soit bien fait : « La participation du milieu des affaires constitue une garantie que les fonds servent bien les intérêts prioritaires », explique Eberhard von Kœrber. [17] »

Aux officiels, ainsi qu’aux cadres dirigeants des grandes entreprises nationales ou d’ores et déjà privatisées, les Conseils en expansion commerciale délivrent de véritables leçons de libéralisme à la sauce bruxelloise : « La recette préférée de l’ERT offre en particulier comme ingrédients la libéralisation du marché dans les secteurs de l’énergie, des transports et des télécommunications et l’augmentation de l’investissement public dans les infrastructures de transports. »

Une stratégie gagnante qui permet notamment aux compagnies membres de l’ERT d’inonder progressivement les marchés d’Europe centrale et de l’est. Celles-ci jouent en effet un rôle particulièrement actif dans le chiffre des exportations de l’Union vers l’Europe centrale et de l’Est qui a triplé pendant la décennie 90, comme le rapporte le CEO.

Décidemment, la réussite du commerce Est-Ouest est véritablement « infaillible ». En effet, pour prescrire les recettes qui permettront une ouverture des économies des pays de l’Europe de l’Est sur mesure pour les grands investisseurs, l’ERT pourra largement s’appuyer sur les programmes de subvention destinés à financer l’intégration des PECO. « Cette approche reflète aussi bien le schéma prescrit par l’Union pour les pays en attente d’intégration que la façon dont les subventions européennes ont été canalisées dans le très controversé programme « Phare » [18] – qu’on a reproché de tourner plus à l’avantage des grandes firmes et des consultants d’Europe occidentale qu’à celui des pays postulants. »

Hormis l’ERT, de nombreux cabinets de conseil spécialisés dans les pays de l’Est font leurs affaires du processus d’adhésion, en offrant leurs services - conseil à l’investissement dans les pays de l’Est, à l’obtention de subventions européennes... On compte notamment la SISIE, filiale Schneider Electrics dirigée un temps par Edith Cresson qui rejoindra en 1995 la Commission européenne (et dont l’ancien chef de service deviendra directeur des programmes PHARE et TACIS à la Commission) [19]. Ou encore Euractiv, plateforme en-ligne d’information sur l’Union européenne, qui propose notamment des services de conseil pour l’obtention de fonds européens, via ses franchises implantées localement.

Grèves et mouvements sociaux - Dacia

Et pourtant, cette « conquête de l’Est » par les investisseurs européens ne va pas sans heurts. L’ERT reconnait que la restructuration brutale des économies des pays de l’Est engendrera des problèmes, mais relègue ces maux au rang de petites choses du quotidien dans un monde en voie de mondialisation, comme le note le CEO en citant le rapport de la Table Ronde sur le commerce Est-Ouest, : « Des changements structurels signifient inévitablement des changements dans les schémas d’emploi ; des emplois sont détruits dans certains secteurs et protégés ou créés dans d’autres. [20]. » Pour l’ERT, les destructions d’emploi sont un moindre mal ; « Notre travail consiste à dire que les gains probables ont beaucoup plus d’importance [21]… »

Il faut bien dire que la recomposition industrielle de l’Europe présente de substantiels avantages pour les industriels européens. « Non seulement les emplois détruits à l’Ouest se recréent à l’Est délestés de leurs conquêtes sociales, mais ils exercent une pression à la baisse sur les rémunérations de l’Ouest — divisant les travailleurs européens [22] », comme le fait remarquer le Monde Diplomatique. Il arrive cependant que la mécanique du dumping social se grippe ; à ce titre l’exemple de la grève qui s’est déroulée en 2008 dans les usines de Dacia est significatif.

En 2007, Dacia, racheté en 1999 par Renault, avait connu un record de ventes de la nouvelle Logan, une voiture « low-cost » conforme aux standards européens, avec une hausse 17,4% de 2007 à 2008. Avec un salaire brut moyen au sein du groupe ne dépassant pas 1 064 lei, soit environ 285 euros, les « gains probables » du commerce Est-Ouest semblaient décidément échapper aux ouvriers de Dacia. Estimant leur salaire inadapté, par rapport à l’augmentation du coût de la vie en Roumanie d’une part, et aux profits dégagés par Renault de l’autre, ceux-ci décidèrent au printemps 2008 d’entamer une grève illimitée avec pour principale exigence une augmentation des salaires de l’ordre de 40%.

Au terme d’un mois de mobilisation et malgré les pressions (menaces de délocalisation [23]), les ouvriers de Dacia ont finalement obtenu une augmentation substantielle de 34% de leur salaire. Une forme de victoire à la fois pour le mouvement syndical, en Roumanie (où les grévistes ont bénéficié du soutien assez large de la part des partis de gauche et des syndicats) mais aussi en France, comme le montre la solidarité exprimée par la CFDT et CGT Renault et les fonds récoltés en soutien des ouvriers roumains.

Les ouvriers français avaient de fait un intérêt objectif à ce que les conditions de vie de leurs homologues roumains s’améliorent, faisant ainsi retomber la « pression compétitive » que le bas coût des salaires à l’Est exerce sur les salaires à l’Ouest.

Intervention du FMI

Mais l’espoir provoqué par la grève des ouvriers de Dacia de voir se gripper la machine à compresser les salaires sera cependant de courte durée. Dans la tourmente de la crise qui frappe de plein fouet la Roumanie en 2009 suite à l’éclatement de la bulle immobilière, le rouleau compresseur de la « rigueur » s’apprête à sévir.

La hausse brutale des prix de l’immobilier, du pétrole ou des denrées alimentaires est-elle dans une large mesure imputable à des phénomènes spéculatifs qui échappent complètement aux salariés ? Qu’importe, ce sont eux qui sont appelés à jouer le rôle de variable d’ajustement : « Pour freiner la hausse des prix, le patronat et le gouvernement roumains réclament en chœur une baisse de la pression salariale » rapporte le Monde Diplomatique, et de noter que « cette thèse fait écho à celle de la réunion de l’Ecofin — rencontre des ministres des finances des pays membres de l’Union —, le 5 avril 2008, à Ljubljana (Slovénie) [24] »

Au printemps 2009, un an avant la crise grecque, la Roumanie est au bord d’une grave crise de liquidités, et son système financier risque la faillite. Après dix ans de forte croissance, la Roumanie entre en récession en 2009, son produit intérieur brut (PIB) s’étant contracté de 7,1%. Le FMI, l’Union Européenne et la banque mondiale « viennent en aide » au gouvernement roumain en lui accordant un prêt de 20 milliards d’euros en contrepartie d’un plan de rigueur destiné à réduire son déficit public. En octobre 2009, en échange d’un prêt de 20 milliards d’euros du FMI, de l’UE et de la Banque mondiale, Bucarest s’engage à « dégraisser un appareil bureaucratique jugé obèse » pour faire passer son déficit public de 7,1% du PIB en 2009 à 5,9% en 2010.

Mais les experts du FMI estiment que le gouvernement roumain tarde à « dégraisser » la fonction publique, et menace de geler les prochains versements du prêt international. Les experts sont scandalisés : « En faisant le bilan aujourd’hui, nous constatons que la majeure partie des fonds est allée au paiement des salaires et des allocations sociales [25] » déclare à l’AFP l’économiste Doru Lionachescu de Capital Partners. Le secteur privé, lui, n’aura pas manqué de faire les « ajustements » nécessaires : le chômage était de 4% en décembre 2008, il atteint 15% courant 2010.

Devant les menaces du FMI, Bucarest a annoncé en mai 2010 un train de mesures d’austérité draconiennes, incluant une baisse de 25% des salaires de la fonction publique et de 15% des retraites et allocations chômage, ainsi qu’une hausse de la TVA, de 19% à 24%. En réponse à ces annonces, les syndicats roumains ont déclenché, lundi 31 mai, une grève générale illimitée dans la fonction publique, pour protester contre le plan de rigueur que Bucarest vient d’adopter pour contenir le déficit. Une grève très largement suivie, et qui a mobilisé une partie des salariés du secteur privé.

Pourtant, malgré leur mobilisation, il semble que les salariés roumains ne soient pas au bout de leurs peines. En aout 2010, M. Franks, chef de la mission du FMI, a appelé Bucarest à poursuivre le plan d’austérité « particulièrement drastique » adopté en juin, qui prévoit notamment des coupes de 25% des salaires du secteur public. Parmi les mesures encore attendues par le FMI, il a mentionné la réforme des « retraites spéciales », une baisse des arriérés du secteur public et un assouplissement du marché du travail. Avant de conclure qu’après avoir supprimé environ 30.000 emplois dans la fonction publique, le gouvernement devrait réduire le nombre d’enseignants à partir de septembre, dans le cadre d’une restructuration de ce secteur [26].

(NB : Un enseignant gagne moins de 180€ par mois à ses débuts [27]. On laisse au lecteur le soin de calculer l’EPC – l’Equivalent-Porsche-Cayenne)

La mission de la Commission européenne a pour sa part constaté que « les conditions pour le versement d’une tranche d’aide de 1,2 milliard d’euros ont été remplies ». La Commission a effectivement de quoi être satisfaite : le gouvernement roumain a promis, compétitivité oblige, de ne pas toucher à l’impôt sur les sociétés, qui se trouve être parmi les plus bas en Europe, ayant été réduit récemment à 16%. Ni par ailleurs à l’impôt sur le revenu, fixé au même taux de 16% (sans aucune progressivité) [28].

L’essentiel est donc sauf : les intérêts des investisseurs européens en Roumanie ne seront pas menacés. Ce seront bel et bien les salariés qui paieront l’addition. « "Modèle social européen"… Je ne comprends pas bien le sens de cette expression » s’interrogeait Frits Bolkestein [29], grand promoteur du dumping social dans l’Union européenne. On gage que le cas du « modèle roumain » pourrait lui mettre la puce à l’oreille.

Quant aux procédés « gagnant-gagnant », force est de constater qu’ils figurent d’éternels « perdants-perdants ».

 

http://www.michelcollon.info/Roumanie-La-conquete-de-l-Est.html

 

 

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15 septembre 2010 3 15 /09 /septembre /2010 03:43

Le dernier post d'eva sur R-sistons à l'intolérable trouve sa place sur ce blog :

Guerre, ou pas ? Débat - Les Africains et l'Occident - Le vrai Chavez

apocalypse-F--j.jpg

 

Sommaire:

 

Il y aura une guerre,

par eva R-sistons.

 

Il n'y aura pas de guerre,

par Observeur.

 

Le message des Africains au monde,

(haro sur l' Occident,

et ils ont de bonnes raisons pour cela).

 

La guerre des Droites, suite,

par eva R-sistons

 

Mohamed Hassan: Océan indien,

ici se joue la bataille pour la domination mondiale.

 

Peut-on encore sauver la France ?


bushwar_dees.jpg

 

Guerre, ou pas guerre ?

Eva R-sistons répond à Observeur

("Guerre mondiale, guerre nucléaire")

 

Bonjour

 

Sur ce blog, pour informer et pour alerter, je me fais souvent l'écho de nouvelles alarmistes. Ma principale préoccupation est la guerre. Il ne s'agit évidemment pas de faire peur, mais d'inciter à se préparer, au moins psychologiquement, sinon matériellement. Est-elle évitable ? L'un de mes Lecteurs, Observeur (il contribue aussi à ce blog en me recommandant des articles), est catégorique: Il n'y aura pas de guerre, et surtout pas nucléaire. Formidable !

 

D'emblée, je le dis clairement: Je suis d'accord avec la plupart de ses arguments. Oui, il ne devrait pas y avoir de guerre mondiale, encore moins nucléaire. "Ils" ne sont pas fous ! L'économie mondiale friande de pétrole en pâtirait trop, et l'air deviendrait irrespirable. Et puis, Russie et Chine veillent au grain. Ou à la paix ! Nous serions tous plus ou moins condamnés, à terme, si nous faisons la folie de provoquer une guerre mondiale nucléaire.

 

Oui, mais justement, les Maîtres du monde, les Décideurs, sont "fous", ce sont des psychopathes vivant dans une bulle, complètement coupés du réel et surtout insensibles à la souffrance d'autrui. Ils ne les ont jamais expérientées, d'ailleurs, pardi ! Et puis, il est vrai qu'il y a des Sages un peu partout, et ce fût le cas lorsque Bush, englué en Irak, envisageait déjà de s'embourber en Iran: Des généraux américains, plus réalistes, plus pragmatiques, ont dit non. Sage décision ! Sans eux, depuis deux ans le monde serait en voie de dislocation...

 

Oui, mais les Sages sont confrontés à des puissances occultes qui font peu de cas des peuples, du long terme, des générations futures, et qui sont prêtes à tout pour que leurs portefeuilles soient plus épais encore, quitte à sacrifier les citoyens du monde entier, quitte à piétiner les règles les plus élémentaires de prévoyance. A leur façon, enfermées dans un cocon, elles font preuve d'irresponsabilité. 

 

Perversité du capitalisme: Continental

 

Oui, mais le capitalisme a sa logique propre, et il se nourrit du travail et des sacrifices consentis par les citoyens. Nous en avons une illustration terrible aujourd'hui même. Pour être sûrs de conserver leur travail - le chantage à l'emploi marche toujours lorsque le volet du chômage est sciemment important -, les salariés de Continental, entreprise pourtant rentable, ont accepté l'impensable: Une diminution de salaire, des primes revues à la baisse, un intéressement moins intéressant, des heures supplémentaires... bref travailler plus, pour gagner moins, le slogan de campagne de Sarkozy à l'envers. Joyeux lendemains ! Sans parler des suppressions de postes d'intérimaires.

 

La peur est l'alliée des chefs d'entreprise sans scrupules. Et tout ça pour quoi ? Cinq ans d'emplois garantis. Garantis ? Voire... Et après ? Eh bien après, le manège recommencera, nouvelle baisse de salaires, heures supplémentaires, etc, ou délocalisation dans un Etat où l'on travaillera pour cent euros, tandis qu'au pays, la famille abandonnée se disloquera... Elle est pas belle, la vie ? Comme dit régulièrement la télé du bonheur FR2, toujours à la pointe de la désinformaton et de la propagande radieuses.

 

Bref, le capitalisme n'a pas de scrupules. Les gens, saturés d'hochets divers  - renvois de Roms, interdiction de burkas, ou composition d'équipes sportives, liste non exhaustive -, oublient que le capitalisme est leur ennemi. Mais le capitalisme, lui, ne les oublie pas. Et si les "gens d'En-Bas" ne consomment plus assez, s'ils se rebellent, s'ils ne se plient pas à la dégradation constante de leur niveau de vie, s'ils osent revendiquer le maintien de protections sociales ou de services publics, paf ! Une bonne guerre et les affaires redémarrent, les industriels de la Reconstruction font de juteux profits, et tous les industriels de mort, les charognards sont là pour tirer parti du malheur des peuples. Dick Cheney en Irak, par exemple, ça vous dit quelque chose ? Même pas d'appel d'offres. L'ami de Bush a tout raflé... Elle est pas belle, l'Amérique, hein, FR2 ? Encore récemment, ils célébraient les héros revenant d'Irak, la démocratie made in USA... FR2, palme de la désinformation ! Passons...

 

Israël a des démangeaisons...

 

Oui, mais... donc, admettons que les généraux freinent l'ardeur des Décideurs, que le capitalisme ait peur de manquer de jus, ou de pétrole, que les Maîtres du Monde retrouvent la raison, que le sens de la responsabilité devienne la chose la mieux partagée, reste Israël. Et là, ce n'est pas la grande inconnue. Comme son cousin germain, son alter-ego US qui, lui, se nourrit de l'industrie de guerre, Israël a apprivoisé le militaire. Au point, si je ne m'abuse, que ses citoyens masculins fassent trois ans de service militaire, et ses citoyennes féminines, deux ans de service, et tant pis pour la féminité. J'avais publié sur R-sistons un texte, écrit par une citoyenne juive, disant qu'elle en avait assez de voir les Israéliens mettre au monde de futurs militaires (c'est un euphémisme).

 

Israël, donc, soigne sa sécurité en semant l'insécurité, et même un peu partout, pourquoi se limiter, bref l'Etat oublie de traiter les causes en choisissant une politique juste, acceptable par tous, et il se complaît à faire des guerres. C'est presque une raison de vivre, ou de mourir, en tous cas un passe-temps. Il lui en faut  régulièrement. Et quand il n'y a pas de guerre en vue, il en invente une. C'est un don ! Chacun ses dons. Bref, Israël sans guerre n'est plus Israël. Et il se délecte à l'idée de se mesurer à l'Iran ! Tant pis pour les conséquences, on verra après, de toutes façons le peuple "Elu", si bien élu, vaincra. Allez sur les forums de ses citoyens ! Encore récemment, j'ai eu un soldat de Tsahal "aux trousses", dans un forum. Pas du tout d'accord avec moi, le bougre ! La paix, non, non, vraiment non. Et j'ai été aux prises avec les partisans d'Israël qui tous, en France ou ailleurs, vantaient les bienfaits des guerres et surtout de celle contre l'Iran. Allez sur un forum ! Et constatez vous-mêmes comme ils brûlent d'en découdre avec l'Iran, et même avec le monde entier. Ca sera pour vous une expérience mémorable, je vous le garantis.

 

Et alors, vous croyez qu'ils vont rester sans guerre, vous ? S'ils n'en ont pas, ils la trouvent, ou ils la provoquent. Ils la veulent ! Rien ne remplace le plaisir d'une guerre, pour eux, surtout si elle est gagnée. C'est un sport national ! Après tout, ils ont, prétendent-ils, la meilleure armée du monde, quel exploit - la pacifiste que je suis exulte ! -, et ils en sont si fiers, elle est si éthique, hein, puisque Tsahal le proclame partout. Les Palestiniens ne sont pas d'accord, mais tant pis, ou tant mieux. Passons. Vous croyez qu'ils ne vont pas tout faire pour l'avoir, "leur" guerre ? Et l'Iran est le dernier os à ronger pour dominer définitivement la région avec leur clone américain....

 

Est-ce que leurs dirigeants auront, eux, la sagesse d'empêcher l'irréparable ? Ceux qui ne sont pas en prison  - la corruption est l'industrie la plus répandue, là-bas - ou à l'agonie, sont au Pouvoir. Et qui sont-ils ? Diable ! Les plus extrémistes, les plus fascistes, les plus réactionnaires, les plus va-t-en guerre, les plus fanatiques de leur Histoire pourtant bien pourvue sur ce plan-là. Donc, il n'y a rien à attendre de ce côté. Et moi, mais ce n'est que moi, je dis qu'ils ne seront pas heureux tant qu'ils n'auront pas leur guerre contre l'Iran. Le Prix Nobel Obama n'est pas d'accord ? Ils partent tous seuls. Et les bons zamis américains suivront, c'est ça l'amitié. Tôt ou tard, ça arrivera, non ?

 

Y aura-t-il un Chirac pour s'interposer ? Las, on a Sarkozy, tout un programme ! Eh oui, nous avons notre Bush, l'un est parti, l'autre est arrivé. En France. En France, chez nous ! Vous ne rêvez pas ! Et à côté de l'énergumène en question, les Israéliens sont des enfants de choeur ! Et il pousse à la guerre, le bougre, il aime ça, les bastons, comme ses amis Texans... Olé ! On a notre cow-boy ! La diplomatie, non ! On ne cause pas, on dégaine le colt. C'est simple, très simple. On ramassera les cadavres après, et au passage les riches pourront se servir en organes pour leurs propres (propres ?) transplantations...

 

Tiens, à propos de Sarkozy, Fidel Castro se demande ce que va devenir la nucléaire aux mains d'un "fou" comme ça... Ce n'est pas moi qui le dit, je n'oserais pas, surtout pas ! Je respecte les Présidents, moi ! Même celui-là... comment pourrait-il en être autrement ? Au temps de Big Brother, la France frondeuse est reléguée dans les livres de Victor Hugo... Alors, je suis sage comme une image.

 

Bref, il ne faut pas compter sur Sarkozy pour freiner les ardeurs de ses amis ultra-sionistes. Au contraire, il pousse à fond, le bougre ! On va l'avoir, la guerre, hein, un joli feu d'artifice ! On s'amuse comme on peut. La guerre-jeu vidéo. La guerre-drone. On n'arrête pas le progrès ! On ratisse large, maintenant...

 

Bon, tout ça ce sont des élucubrations, bien sûr, je m'amuse, on s'amuse comme on peut. Observeur pense qu'il n'y aura pas de guerre, et surtout pas nucléaire, moi je pense qu'à un moment ou un autre, Israël ne pourra plus freiner ses ardeurs, et que l'oncle Sam enboîtera le pas.

 

Alors, partiront, partiront pas ? Les paris sont ouverts...

 

Eva ne R-sistons pas au plaisir de pourfendre la guerre, hein ?

 

TAGS: Guerre, Iran, Etats-Unis, Bush, Obama, Sarkozy, France, Israël, Tsahal, Victor Hugo, Fidel Castro, Big Brother, Texans, Prix Nobel, FR2, Dick Cheney, pétrole, Continental, Irak, Chirac... 

 

 

Guerre mondiale ou guerre nucléaire

 

Point de vue personnel ,
Observeur
Guerre mondiale ou guerre nucléaire

Depuis plusieurs semaines, de nombreux articles, sur Internet et ailleurs,  
font référence à une troisième guerre mondiale
et même à une guerre nucléaire.  
Tous ces articles alarmistes font partie de l'intox pour manipuler
par la peur l'opinion mondiale, mais aussi et surtout
pour que des Etats proches de l'Iran  
se mobilisent en faveur des USA "protecteurs" des pays arabes "modérés"
afin qu'ils acceptent d'installer des bases USA sur leur territoire.  
Les USA savent qu'il y a antagonisme entre les Sunnites et les Chiites.  
Or l'Iran est islamiste chiite. On devine facilement la suite.  
Pour ce qui est de la troisième guerre mondiale, elle n'aura pas lieu.  
Voici pourquoi :  
Pour qu'il y ait guerre mondiale, il faudrait
que la Russie et la Chine y participent.  
Or, ces deux pays ne participeront à la guerre que s'ils sont attaqués.  
Quel pays est capable d'attaquer ces deux pays ?  
Aucun, pas même les USA car trop dangereux pour eux.  
Qui-plus-est, la Russie et la Chine sachant l'agressivité d'Israël envers
l'Iran,  la Syrie, le Hamas du Liban, le Hezbollah de Gaza,
font le nécessaire pour que des armes, dangereuses pour Israël,
soient mises à leur disposition.  
Ainsi la Russie et la Chine participent à la paralysie d'Israël.  
Or, 40% des importations de pétrole des USA provient
des pays du golfe persique.  
L'Iran peut bloquer le détroit d'Ormuz et donc le pétrole pour les USA.  
Donc, les USA sont paralysés dans leurs tentatives d'attaquer l'Iran.  
Israël et les USA étant paralysés militairement,  
ils ne leur reste que la guerre psychologique,  
l'interdiction dictée aux pays occidentaux de commercer avec l'Iran,  
le blocage des avoirs de l'Iran dans les banques occidentales,  
espérant un soulèvement d'une partie du peuple iranien par des actions  
fomentées par Israël, l'Angleterre, les USA.  
Tout cela a échoué.  
Pour ce qui est de la guerre nucléaire, elle n'aura pas lieu.  
Voici pourquoi :  
Une guerre nucléaire, même régionale,
provoquerait des pollutions radioactives incontrôlables
se propageant selon les altitudes et les vents partout sur la planète.  
Ainsi, même les agresseurs seraient pollués.  
Des personnes haut placées dans le commandement de l'utilisation  
des bombes nuléaires sont capables d'empêcher de les utiliser.  
Cela est déjà arrivé aux USA où l'amiral Fallon a fait détruire un satellite  
qui devait participer au guidage des missiles nucléaires contre l'Iran.  
L'amiral Fallon a été mis à la retraite.  
Mais au Pentagone, il y a des gens qui ne sont pas d'accord  
pour une attaque de l'Iran et qui veille au grain.  

L'avenir nous dira si je me suis trompé.


Dimanche 12 Septembre 2010
http://www.alterinfo.net/Guerre-mondiale-ou-guerre-nucleaire_a49779.html

 

 

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Guerre des Droites, suite.

Par eva R-sistons (encore !) 

 

De Villepin, coucou ! Il est toujours là, et entend l'être de plus en plus. Pas content, Sarkozy !  Il a prévu une Justice sur mesure pour condamner son futur rival avant les élections (Clearstream). Et dans la foulée, il en a prévu aussi une sur mesure pour le blanchir, lui (Affaire Karachi). On grille l'un, on sauve l'autre. Seulement voilà, les nuages s'accumulent, la France de Sarkozy est décriée partout, les journalistes prennent goût à l'investigation, et les scandales n'en finissent pas de rebondir... Ca se corse ! 

 

Suite au prochain numéro... 
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Un parfum d' UMP....
 
http://laplote.blogs.courrierinternational.com/

La Vérité sur Hugo CHAVEZ  

 

La Vérité sur Hugo CHAVEZ

Face à la calomnie médiatique :

Les manipulations et l’acharnement contre le Venezuela qu’on voit tous les jours dans la boîte à caca (la télévision) c’est-à-dire par les Médias-Mensonges-Manipulateurs-Collabos tiennent simplement au fait que ce pays dérange les «forces du mal» c'est-à-dire l'empire impérialiste et capitaliste…

 
Si le gouvernement qu’il dirige fait l’objet de tant d’attaques et d’acharnements c’est uniquement à cause de l’expérience remarquable qui s’y déroule, soutenue par une large majorité des vénézuéliens. Cette expérience dérange tous ceux qui veulent perpétuer la spoliation de l’Amérique du Sud. En d’autres termes, c’est l’engagement et la vison du gouvernement du président Hugo Chavez en vers son peuple et ceux du Sud, pour un autre monde possible qui sont ici ciblés. Les faits suivants en témoignent :


- L’éradication de l’analphabétisme (« Mission Robinson »), au bout de deux ans avec la méthode cubaine « Yo, si puédo ».


- Permettre aux adultes de poursuivre gratuitement leurs études : « Mission Ribas », pour le secondaire. « Mission Sucre », pour l’Université.


- Au plan de la santé-médecine, « l’opération Miracle » a permis à des milliers de vénézuéliens démunis de bénéficier gratuitement d’une opération de la cataracte, avec l’assistance de la coopération médicale cubaine.


- L’octroi d’une pension de retraite à toutes les personnes âgées de 60 ans, anciens salariés ou non, grâce aux ressources tirées du pétrole.

 

suite ici :

 

 http://djamelitoinfo.blogspot.com

 

 

L’entreprise : une zone de non-droit L’insécurité dont on ne parle pas (Deuxième partie)

L’entreprise : une zone de non-droit.

L’insécurité dont on ne parle pas

 http://lmsi.net/L-insecurite-dont-on-ne-parle-pas,310


 

 

La crise n'est pas celle de la Finance,

mais du capitalisme

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Tiré du site de l’Ernesto : http://www.lernesto.it/

 

Domenico Moro

 

http://socio13.wordpress.com/2010/09/12/cette-crise-n%E2%80%99est-pas-une-crise-financiere-mais-une-crise-du-capitalisme-par-domenico-moro/

 

 

Sur mon blog sos-crise,

 

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Wikipedia
Pour Fidel Castro, Sarkozy "devient fou"

Dans une tribune où il critique notamment une nouvelle fois les expulsions de Roms, l'ancien président cubain s'en prend directement au chef de l'Etat et s'inquiète du fait qu'il détienne les codes de la puissance nucléaire de la France.

 

http://lci.tf1.fr/monde/amerique/2010-09/pour-fidel-castro-sarkozy-devient-fou-6066132.html

 

 

L'hypocrisie infinie de l'Occident,

par Fidel Castro
http://www.legrandsoir.info/L-Hypocrisie-infinie-de-l-Occident.html

 

 

 

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Mise au point de danielle Bleitrach

(militante juive engagée contre l'impérialisme, note d'eva)

 
j'ai lu et relu l'article du journaliste Goldberg
et la mise au point de Fidel.
 
Sur la mise au point de Fidel je partage totalement l'ensemble de l'analyse et pour qui a lu mes articles sur ce blog, il comprendra à quel point les alarmes de Fidel sont les miennes, et combien je me réjouis qu'il ait percé le mur de silence, même si la presse bourgeoise s'est employé à déformer et à ignorer y compris le contexte de l'article du journaliste nord-américain. Cet article comme le souligne Fidel n'est pas malhonnête et malveillant, même s'il insiste ou isole ce que dit Fidel, jusqu'à, comme dans le cas du modèle cubain lui faisant dire le contraire de ce qu'il dit.
Mais il me semble que sur deux questions, celle de l'Iran, du danger d'attaque et du fait que ce pays est accusé injustement fidel n'a cessé depuis des mois d'être très clair et ceux qui lui ont fait dire le contraire ou ont feint d'être inquiets étaient de mauvaise foi. Sur le socialisme Fidel a également à de nombreuses reprises dit son opinion et il a précisé à quel point il considérait  le peuple cubain le plus apte à résister y compris en cas d'extension du désastre nucléaire, il a insisté sur le fait que le socialisme était l'avenir.
 
Il était difficile donc de s'alarmer sur ces deux points, le seul qui hélas à réellement posé problème est celui de "la défense des juifs"...
 
il reste en effet un point sur lequel Fidel est en retrait c'est celui duquel je m'étais félicité. Fidel selon le journaliste américain disait au président de l'Iran que l'antisémitisme et la négation de l'holocauste ne menait à rien sinon à agraver la paranoïa non des dirigeants israéliens, ceux-là sont des fascistes et ils savent ce qu'ils font mais du peuple juif que ces dirigeants manipulent c'est mon opinion et il me semble que Fidel se positionnait en ces termes. Il ajoutait des paroles qui personnellement m'avaient émues sur le martyre du peuple juif.
 
Politiquement je suis convaincue effectivement qu'on n'avancera pas par l'antisémitisme ou la négation de l'holocauste et depuis toujours je partage la position du parti communiste israélien qui se bat avec un courage exemplaire pour qu'arabes et juifs ensemble empêchent les implantations, fasse de jérusalem est la capitale de l'Etat palestinien et le droit au retour des palestiniens ainsi que la non discrimination des arabes israéliens.
 
Ce que dit Fidel sur ce point me parait juste mais il est moins offensif sur la question politique, et je le regrette non seulement sentimentalement parce que cela pouvait aider. je ne suis pas d'accord avec la manière dont il a du céder à la pression du "camp anti-impérialiste" sur l'identité entre ce qu'ont subi chrétiens, musulmans et juifs. je ne chercherai pas des poux mais premièrement quand il y a eu massacre des premiers chrétiens sous néron, on ne distinguait pas encore les chrétiens des juifs et c'était en tant que juifs qu'ils étaient massacrés en Egypte.. de même quand jérusalem est pris, le massacre mêle juifs et musulmans.. Et pour le reste il est inexact historiquement de confondre ce que les juifs traqués, non armés ont subi depuis deux mille ans et les combats qui opposaient armées chrétiennes et armées musulmanes... Et de comparer tout ça à la Shoah. Que Fidel ait été contraint à un tel amalgame prouve à quel point il a du lâcher du lest.
 
Je le sais d'autant plus que j'ai subi l'intolérable, non seulement les habituels malades de l'antisémitisme mais j'ai découvert avec stupéfaction où en étaient dans ce domaine des gens avec lesquels j'avais toujours combattu tant pour Cuba et l'Amérique latine que pour d'autres causes... Ils geignaient littéralement: ce n'est pas possible que fidel dise du bien des juifs et rien d'autre ne leur importait.. Le président de l'iran qui peut avoir raison dans cette affaire mais qui réprime les communistes était à leurs yeux une sorte de Che Guevara. j'étais stupéfaite par leur antisémitisme et par le fait qu'ils avaient besoin de sanctifier un individu pour défendre un peuple injustement attaqué. ils allaient jusqu'à émettre l'hypothèse que "le vieux était gâteux", c'était la première fois que je les voyais capables de parler comme ça de fidel. Et c'est pour cela que j'ai publié le texte du journaliste qui lui au moins était respectueux.
 

(..)

 
C'est pour cela que je me réjouissais que la grande voix de fidel Castro ait su dire ce qu'il fallait sans céder un pouce sur le fond.
 
Je dois dire honnêtement que tout cela m'a ébranlé et je me demande jusqu'où je peux aller avec des gens capables de tels errances. la seule chose dont je suis sûre est le double combat auquel nous invite Fidel Castro: combat contre la guerre, combat pour une autre planète, le combat de la vie contre la mort (c'est exactement mon combat, note d'Eva. J'ai mis, en gris, cette phrase en tête de mon blog).
Mais n'oubliez jamais que les fascistes, les racistes sont ceux qui portent la mort quelle que soit leur origine...
 

Danielle Bleitrach
http://socio13.wordpress.com/

 

  • Le blog de mamie sceptix/Charlotte

 

 

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Notre message au monde
(trouvé par hasard sur un blog africain:
Un point de vue africain sur l'Occident,
pas très récent, mais tant pis. Eva).
.
Vers la fin du mois de mai 1969, profondement touché par la misère de la Race Noire mondiale et le désordre dans le monde entier, Ne Muanda Nsemi décide de jeûner tout le mois de juin.
L'objectif est de demander aux Esprits Superieurs de sauver la Race Noire et d'éclairer le Monde entier.
Le 30 juin 1969, au cours d'une vision, une Etre très lumineux et très majestueux se présente.
Il dit qu'il est le Grand Esprit Muanda Kôngo qui a entendu la prière du Juste. Puis, ce Grand Esprit continua en disant:

1) L’occident a massacré des millions d’Africains dans son commerce d’esclaves. Les Dieux le savent, l’occident aussi.

2) L’occident a colonisé l’Afrique sur des bases inhumaines. Les Dieux le savent. L’occident aussi.

3) L’occident est responsable de la misère économique actuelle de l’Afrique noire. Les Dieux le savent, l’occident en est aussi conscient.

4) L’occident soutient le régime minoritaire et injuste des racistes boers qui maltraitent les Noirs en Afrique du sud. Tout le monde le sait, les Dieux aussi.

5°) L’occident a tracé en Afrique des frontières insensées qui continuent à faire couler le sang Africain. Les Dieux le savent, l’occident le sait aussi.

6) Les crimes de l’occident en Afrique sont bien connus en occident et dans le Monde divin.

Ainsi, l’occident a une grosse dette vis à vis de l’Afrique Noire. S’il refuse de la compenser, les lois de la Justice divine finiront un jour par agir impitoyablement. L’économie du monde occidental ne se stabilisera plus jamais, aussi longtemps que le peuple Négro Africain, victime de l’occident, continuera à pleurer sous le joug de la misère cultivée par les hommes de l’occident en Afrique.
La meilleure façon pour l’occident de compenser ses crimes en Afrique c’est de soutenir et de collaborer désormais avec ceux qui, en Afrique, travaillent REELLEMENT au salut et à la RENAISSANCE d’une Afrique authentique (Qu'en pense Patrice Lunumba ? eva). Voilà un grand avertissement, mais il paraît que la Voix de la Douceur n’a pas d’effet sur le cœur endurci de l’impérialisme occidental, qui n’entend que la Voix de la Violence et de la douleur. Alors qui vivra verra.

 

 

L'OBSTINATION DE L'OCCIDENT

Hier l'Occident avait peur du communisme. Et à ce que nous sachions, seul Che Guevara était communiste dans le groupe de Fidel Castro, le Cubain. Fidel Castro n'était au départ qu'un Génie qui voulait seulement sauver son peuple de la misère. Tel était son vouloir, sans pour autant être communiste. Mais l'obstination aveugle de l'occident à l'attaquer avait fini par faire basculer Fidel castro dans le camp communiste.
Et puisqu'un génie est toujours un génie partout où il se trouve, Fidel Castro est devenu l'un des géants de l'histoire de la libération des peuples par la voie du communisme: Karl Marx, Lénine, Mao Tsétung, Fidel Castro...

Nombreux sont actuellement en Afrique les gens modérés que l'obstination de l'occident à cochonner l'Afrique est entrain de faire basculer dans le camp opposé à l'occident.

Car, depuis les années 60 jusqu'à nos jours, poussé par l'égoisme, l'individualisme, et la peur, l'occident s'est montré très obstiné dans l'art de défendre les frontières héritées de la colonisation, dans l'art de renverser les chefs éclairés, dans les empoisonnements, les assassinats, dans l'art soutenir et maintenir de force au pouvoir des hommes vomis par leurs peuples. Et l'occident croit que, agir de la sorte, c'est protéger et assurer ses intérêts en Afrique ! Quelle erreur grossière!

 

L'erreur de l'occident c'est de compter sur des Hommes de paille! Or nous, nous savons que le vrai fondement de l'amitie entre l'Afrique et l'occident ne peut être que l'oeuvre des Africains Eclairés et compétents coopérant avec leurs homologues occidentaux, pour le bien de l'Afrique et de l'occident.

Le fait d'avoir été colonisée par l'occident ne veut pas dire que l'Afrique est condamnée à être l'ennemi éternel de l'occident, non. Car nous sommes pour la Fraternité internationale. Bundu dia Kongo croit au principe de la fraternité et de la coopération entre les peuples, mais alors une coopération réellement avantageuse pour les deux parties concernées.

L'erreur de l'occident c'est de croire que ses intérêts en Afrique ne peuvent être défendus que par quelqu'un qui est traitre à son propre pays.

Et voilà que l'occident est entrain de dégrader l'organisation des Nations Unies!
Les résolutions de l'ONU sont gelées ou exécutées à la lettre selon qu'on a affaire à un ami de l'occident ou quelqu'un dont la tête ne plait pas à l'occident !

 

L'occident a agressé des peuples dans le passé. Aujourd'hui l'occident parle du DROIT DE L'INGERENCE HUMANITAIRE. C'est de l'hypocrisie. Car ce slogan n'a rien d'humanitaire. C'est plutôt ce slogan que l'occident croit désormais utiliser comme prétexte partout où il veut aller destabiliser un pays d'autrui.
Pourquoi a-t-on laissé les Boers, en Afrique du Sud,tuer les Noirs pendant aussi un long temp ?

Par ses frontières coloniales insensées, l'Angleterre avait fabriqué le Koweit de toutes pièces. Le Monde entier a encore frais dans la mémoire les tristes événements qui se sont passés dans cette région du Monde. Aujourd'hui l'occident travaille secrètement pour tenter de détacher le Kabinda du Kongo Angola, et ainsi enfoncer une autre épée dans le coeur du Peuple kôngo; car le Kabinda appartient au Peuple kôngo dans son ensemble. Puisque suivant la loi Sacrée du Royaume du Kongo, Loi Sacrée dictée par un Ange de Dieu, la terre chez les Bakôngo appartient au clan.
Tout membre du clan Nsaku,Mpanzu, Nzinga a droit aux terres de son clan, quelle que soit la région du Royaume où il est né, et quelle que soit la région où se trouve cette terre. Le Kabinda donc appartient au Peuple kôngo dans son ensemble. Le mot d'ordre du Dieu Tout-puissant à son Peuple est REUNIFICATION des terres du Royaume, et non pas des nouvelles balkanisations au pays kôngo.

 

http://www.bundudiakongo.org/Message%20au%20Monde.htm

 

 

Lire aussi:

 

 

http://www.alterinfo.net/La-France-est-un-grave-danger-pour-les-Africains_a49740.html

 

 

 

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                                                              MOHAMED HASSAN

                 Océan indien: Ici se joue la grande bataille

                              pour la domination mondiale

                                                 Interview : Grégoire Lalieu & Michel Collon

Le sort du monde se joue-t-il aujourd'hui dans l'océan Indien ? Surmonté par l'arc de l'Islam (qui va de la Somalie à l'Indonésie en passant par les pays du Golfe et l'Asie centrale), la région est bien devenue le nouveau centre de gravité stratégique de la planète. Ce nouveau chapitre de notre série « Comprendre le monde musulman » nous y emmène en croisière. Mohamed Hassan nous explique comment le développement économique de la Chine bouleverse les rapports de force mondiaux et sort les pays du Sud de leur dépendance à l'Occident. Il nous dévoile aussi les stratégies mises en place par les Etats-Unis pour tenter de garder le leadership. Et pourquoi l'empire US est néanmoins voué à s'éteindre. Enfin, il nous prédit la fin de la mondialisation. Reste à savoir si ce hold-up planétaire se terminera sans heurts, ou si les braqueurs liquideront des otages dans l'aventure.


Lire l'article 

 

Extrait:

Pourquoi tant de pays d’Afrique et d’Amérique Latine se tournent-ils vers la Chine ?
Depuis des siècles, l’Occident s’est livré à un véritable pillage des ressources du Sud, empêchant ces pays de se développer, notamment à travers une dette odieuse. Mais la Chine propose de meilleurs prix pour les matières premières et elle investit dans les pays du Sud pour développer des infrastructures, des programmes sociaux ou des projets d’énergie non polluante. Elle a également supprimé les taxes à l’importation sur de nombreux produits africains, ce qui favorise grandement la production et le commerce de ce continent. Enfin, elle a également annulé la dette des pays africains les plus pauvres.
De plus, contrairement aux puissances occidentales, la Chine n’entend pas s’immiscer dans la politique intérieure de ses partenaires économiques. Lors d’une conférence ministérielle sino-africaine, le Premier ministre chinois Jiabao résumait ainsi la politique de son pays : «  Notre collaboration économique et notre commerce s’appuient sur l’avantage réciproque. (…) Nous n’avons jamais posé de conditions politiques à l’Afrique et nous ne le ferons jamais non plus dans le futur.  » Quelle différence avec les puissances occidentales qui n’ont eu de cesse de faire et défaire les gouvernements en Afrique ! Le Sud a soif d’indépendance : s’allier avec la Chine est une véritable opportunité pour étancher cette soif.
Enfin, les pays capitalistes occidentaux connaissent une grave crise économique, qui a des répercussions sur la Chine, mais ne l’empêche pas de maintenir une bonne croissance. Dans pareille situation, il est normal que les pays africains et latinos se tournent vers le partenaire économique le plus solide.

Peut-on encore sauver la France ?

Peut-on encore sauver la France ?


La France est très malade : crise économique, offensive  pour l’instant réussie contre un acquis social qui semblait intouchable il y a encore quelques années (l’âge de départ à la retraite), déficit qui peut demain nous faire connaitre le même traitement de choc que M. Strauss-Kahn et le FMI ont imposé à la Grèce (appauvrissement forcé de la population pour sauver les banquiers), chômage, bas salaires, etc. Tout cela se déroule dans d’un climat soigneusement entretenu de xénophobie, islamophobie, et lois sécuritaires qui nous conduisent petit à petit à une sécurité sans loi !  Que peut alors faire une gauche reliée par mille liens au système ?  Qui peut croire que M. Strauss-Kahn, l’homme de la grande banque internationale, qui se demande chaque matin ce qu’il peut faire pour Israël (selon ses propres dires), fera quelque chose pour le chômeur français, le petit retraité, le salarié ou le paysan ?  Aucune alternative crédible ne semble se dessiner à l’horizon…

Cette crise française s’inscrit dans un cadre mondial, c’est la crise de tout un système. C’est le système impérialiste dont la puissance vient pour une très large part du colonialisme et du pillage systématique des richesses et de la main d’œuvre des populations d’Afrique, du monde arabe, de l’Asie et de l’Amérique latine. Ce pillage a permis la construction d’empires industriels et financiers qui, aujourd’hui, défendent âprement leur suprématie face aux pays émergents et aux nations qui se sont réveillées et savent désormais faire entendre leur voix. Mais ce pillage gigantesque avait aussi un autre effet : ses surprofits permettaient de distribuer quelques miettes aux pauvres d’Europe et des Etats-Unis, les rendant plus ou moins solidaires de tout le système. Moyennant quelques miettes de pop-corn, on payait la paix sociale aux dépens des populations opprimées du reste du monde, que l’Européen ne voyait pas par éducation reçue, ou ne voulait pas voir par mauvaise conscience ou intérêt égoïste.

Aujourd’hui, le système a et aura de mois en moins de miettes à distribuer. Il est même obligé de « tailler dans la bête » dans ses propres pays. La destruction de tout le système social en France a déjà commencé depuis longtemps. Fini le plein emploi : à sa place le chômage chronique entrecoupé de petits boulots sous-payés. Et finie également la perspective de carrière : à sa place la précarité, la destruction continuelle de la fonction publique (encore un peu préservée) et les privatisations. Quant aux retraites, la durée de cotisation continuera à s’allonger. Les fonds de pension (qu’un coup de bourse organisé peut balayer, comme ce fut déjà le cas aux États-Unis) vont petit à petit se substituer au système actuel. Voilà l’avenir, déjà là pour ceux qui savent voir…  D’ailleurs, qui en France pense que demain sera meilleur qu’aujourd’hui ?

Une crise mondiale d’une telle ampleur est nécessairement porteuse de guerre (..) Nous sommes clairement dans la période de tous les dangers. Il règne un curieux climat d’avant-guerre avec tous ses ingrédients : crise économique, xénophobie, surarmement…
suite ici :  http://www.partiantisioniste.com/communications/peut-on-encore-sauver-la-france-0501.html

 

 

 

Un médiamensonge à l'origine de chaque guerre !!!

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14 septembre 2010 2 14 /09 /septembre /2010 18:36


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L’entreprise : une zone de non-droit L’insécurité dont on ne parle pas (Deuxième partie)

L’entreprise : une zone de non-droit L’insécurité dont on ne parle pas (Deuxième partie)

 

À l’heure où un même gouvernement d’extrême droite plurielle tente de démanteler ce qui reste d’État social (et notamment du système des retraites) et de libertés publiques (et plus encore de droits des étrangers), à l’heure des réformes Woerth, Besson, Hortefeux, à l’heure de LOPPSI 2 et de la loi anti-burqa, et alors que la longue tradition d’impunité policière se perpétue avec – coup sur coup – un non lieu requis pour les policiers impliqués dans la mort de Zyed et Bouna à Clichy-sous-Bois et un non-lieu prononcé pour les policiers impliqués dans la mort d’Abdelhakim Ajimi à Grasse, il n’est pas inutile de revenir sur le sens même de ces trois mots qui « font l’agenda » : délinquance, violence, insécurité – et sur leur usage singulier, pour le moins partiel et partial.

Nombreuses sont les formes de violence illicites qui sont tolérées dans l’entreprise, comme l’imposition d’horaires dépassant les limites légales, le harcèlement moral, le non-respect des conditions d’hygiène et de sécurité, et l’imposition de conditions et de cadences de travail intenables. Cette délinquance patronale se développe d’autant plus que les inspections dans les entreprises sont de plus en plus rares :

- en 1974, 30% des entreprises ont été contrôlées, tandis qu’en 1993, seules 14% l’ont été ;
- seuls 1250 inspecteurs et contrôleurs couvrent l’ensemble des entreprises privées du territoire français (qui emploient quatorze millions de salariés) ;
- ils ne sont assistés que par trente-cinq médecins et treize ingénieurs en hygiène et sécurité [1].
Malgré cela, les flagrants délits sont nombreux. Mais d’autres obstacles se dressent, qui empêchent toute poursuite sérieuse :
- les inspecteurs, conscients des difficultés à faire aboutir une procédure, ne verbalisent que les plus graves des infractions constatées (sur un million d’infractions constatées en 1995, seules trente mille, soit 3%, ont donné lieu à une observation ou une mise en demeure) ;
- après quoi un quart seulement de ces 3% aboutit à une condamnation, puisque les Parquets, surchargés de plaintes, et parfois sensibles au discours dominant sur le risque de « couler les entreprises », classent les plaintes sans suite ;
- pour finir, le peu de procédures qui aboutissent – soit moins d’1% des infractions constatées ! – n’entraînent pour les condamnées que des sanctions ridicules, sans commune mesure avec la gravité des délits, et absolument pas dissuasives  [2].
De ce laxisme-là, il est rarement question dans les grands discours de Jacques Chirac, Jean-Pierre Raffarin ou Nicolas Sarkozy contre « l’impunité » et pour le « rétablissement de l’autorité de l’État ». Et il en a été tout aussi peu question dans les discours de Lionel Jospin, Jean-Pierre Chevènement ou Daniel Vaillant.
Une réelle insécurité
Venons-en aux effets concrets de ce laxisme-là, et plus largement de l’indifférence de nos dirigeants à la brutalité du système capitaliste. Nous l’avons déjà mentionné : même si les médias en parlent beaucoup moins, le nombre annuel des décès par accident du travail est à peu près équivalent à celui des décès par homicide volontaire (il est même légèrement supérieur, et deux fois supérieur si l’on prend en compte les accidents survenus au cours des trajets vers le lieu de travail) :
- en 2000, la Caisse primaire d’assurance maladie des travailleurs salariés dénombrait notamment, dans le seul domaine du bâtiment, 193142 accidents, 9829 mutilés et 267 morts [3] ;
- à titre de comparaison, autour de vingt policiers sont tués chaque année pendant leur service (hors suicide ou accident de la route) [4].
Au-delà de ces morts violentes, la probabilité de mourir prématurément (avant 60 ans) est de :
- 15% chez les policiers, gendarmes et militaires ;
- 20% chez les ouvriers spécialisés ;
- 28% chez les manœuvres ;
- 42% chez les « inactifs » [5].
Or, ce ne sont pas de ces risques qu’on a le plus parlé dans le débat public sur l’insécurité. Côté politique, on a pu entendre Nicolas Sarkozy déclarer :
« Que pèsent les protestations dites "anti-sécuritaires", lorsque la vie ou l’intégrité physique des forces de l’ordre sont en jeu ? »  [6]
Mais ni Sarkozy ni ses prédécesseurs de droite et de gauche n’ont jamais demandé ce que pèsent les exigences dites « libérales » du MEDEF lorsque la vie ou l’intégrité physique des salariés sont en jeu.
Autre exemple : le 17 mars 2003, à l’occasion de la mort accidentelle de trois policiers lors d’une course-poursuite, le président Chirac a exprimé son « émotion » et sa « solidarité », et son ministre de l’Intérieur, un certain Nicolas Sarkozy, s’est déplacé sur les lieux du drame en compagnie des plus hauts responsables de la police nationale, pour y souligner « les difficulté du métier de policier » et « le danger qu’affrontent chaque jour ces gens pour assurer notre sécurité » [7]. Jamais en revanche on n’a vu aucun président ni aucun ministre se fendre d’un communiqué officiel à l’occasion du décès d’un ouvrier du bâtiment. Alors que, chaque semaine, on dénombre en moyenne plus de dix salariés morts par accident de travail, dont quatre ouvriers du bâtiment, aucun ministre des Affaires sociales ne s’est jamais déplacé pour souligner « les difficulté du métier d’ouvrier » et « le danger qu’affrontent chaque jour ces gens pour construire nos logements ». Alors que la construction du tunnel sous la manche a occasionné la mort de neuf ouvriers, et que celle de la ligne de TGV Paris-Marseille a occasionné la mort de dix ouvriers, aucun ministre des Transports, pas même le communiste Jean-Claude Gayssot, ne s’est déplacé pour rendre hommage aux ouvriers et souligner « la difficulté du métier et le danger qu’affrontent chaque jour ces gens pour construire nos lignes de chemin de fer ».
Ce double standard se retrouve à l’identique dans nos grands médias :
- en 2001, dans les journaux de 13 heures et de 20 heures de TF1, seuls deux reportages ont été consacrés aux accidents de travail, soit seulement 0,02% des 10000 sujets traités  [8] ;
- dans le même temps, 1190 reportages (représentant 12% des sujets traités) ont été consacrés à « l’insécurité », soit près de six cent fois plus !
Les choses ne sont guère différentes à la radio :
- en 2001 et 2002, sur 630 émissions du « Téléphone sonne », 136 émissions d’ « Interruptions » et 128 émissions de « Rue des entrepreneurs » (sur France inter), il n’a été question des conditions de travail que deux fois, soit seulement 0,2% des émissions ;
- dans le même temps, parmi ces 894 émissions, 59 ont été consacrées à « la délinquance », « la violence » ou « l’insécurité », soit trente fois plus !
Quant à la presse écrite, elle n’est guère plus sensible à la question de l’insécurité au travail :
- en 2000, les quotidiens Le Monde et Libération n’ont consacré que dix articles chacun aux conditions de travail ;
- Les échos deux articles ;
- Le Figaro trois ;
- Le Nouvel Observateur zéro.
Quant aux « grands journaux populaires » que sont censés être Le Parisien et France soir,, ils n’ont jamais publié en première page le portrait d’un des 267 ouvriers du bâtiment morts sur leur lieu de travail, comme ils l’ont fait à plusieurs reprises pour un policier abattu en service.
Finissons sur un événement précis. En février 2002, un manœuvre employé en « contrat emploi solidarité » par la mairie d’Amiens meurt écrasé sous les briques d’un mur qu’on l’avait obligé à démolir par le bas. L’événement n’est mentionné dans aucun quotidien national. Quant au principal quotidien local, Le Courrier picard, il mentionne tout juste « l’accident », en précisant que « rien ne l’explique », « sinon peut-être les pluies de ces derniers jours »  [9]. Au même moment, le meurtre d’une jeune fille de la région fait la une du Courrier picard, et il la fera au total douze fois – avec plus 23 articles et 60 photos...
Des chiffres peu médiatisés
Pour achever le tableau, voici quelques chiffres bruts – mais éloquents – recueillis parmi une multitude d’autres dans l’indispensable ouvrage d’Alain Bihr et Roland Pfefferkorn, Déchiffrer les inégalités.  :
- des enquêtes menées par l’INSEE sur les hommes en activité montrent que le taux de mortalité prématuré du groupe des ouvriers et employés est près de trois fois plus élevé que celui des cadres supérieurs et des professions libérales, et que cette inégalité devant la mort précoce tend à augmenter  [10] ;
- pour être plus précis, ces statistiques nous apprennent qu’on a trois fois plus de « chances » avant soixante ans lorsqu’on est manœuvre que lorsqu’on est cadre, et quatre fois lorsqu’on est sans emploi ;
- un sans-emploi sur cinq meurt entre 35 et 50 ans, tandis que cela n’arrive qu’à un cadre sur trente ;
- près d’un sans-emploi sur deux, et plus d’un ouvrier sur cinq, meurent avant soixante ans, alors que cela n’arrive qu’à un cadre sur dix  [11].
Au bout du compte, cela fait des millions de chômeurs, ouvriers et employés qui meurent avant soixante ans dans un pays où l’on décède, en moyenne, à près de 80 ans. N’est-ce pas cela, l’insécurité la plus massive et la plus préoccupante ? N’est-ce pas là une violence d’un tout autre ordre que l’occupation des halls d’immeuble par des jeunes parfois fumeurs de cannabis, ou même que des outrages à agents voire des émeutes ?
D’autres enquêtes menées par l’INSEE nous apprennent que l’écart entre l’espérance de vie des cadres moyens et supérieurs et celle des ouvriers et employés s’est accru au cours des dernières décennies, et que l’espérance de vie des cadres moyens et supérieurs dépasse toujours de plusieurs années celles des ouvriers et employés : à 35 ans, par exemple, l’espérance de vie des ingénieurs dépasse celle des ouvriers de neuf ans [12].
On pourrait continuer ainsi longtemps, et on est tenté de le faire, étant donné le peu de place que prend cette violence-là dans l’agenda gouvernemental et médiatique. On pourrait par exemple citer ces enquêtes de l’INSERM, qui établissent que :
- les taux de décès par cancer des voies digestives et de décès par maladie cardio-vasculaire sont trois fois plus élevés chez les ouvriers et employés que chez les cadres supérieurs et professions libérales ;
- le taux de suicide est trois fois plus élevé chez les ouvriers et les employés que chez les cadres supérieurs et les professions libérales, et il est même six fois plus élevé entre 25 et 49 ans (61 pour 100000 contre 10 pour 100000) ;
- les taux de décès par accident de la route et par infarctus sont plus de deux fois plus élevés chez les ouvriers et employés ;
- les décès liés à l’alcoolisme ou aux cancers des voies digestives sont dix fois plus fréquents chez les ouvriers et employés que chez les cadres supérieurs [13].
Tout cela ne relève certes pas de la « délinquance » mais se produit et se reproduit en toute légalité, « en douceur » – ou en tout cas dans la discrétion et dans l’indifférence générale – mais il s’agit bien, si les mots ont un sens, de violence et d’insécurité.
Troisième partie : « Une discrimination systémique »

P.-S.

Ce texte est extrait du livre de Pierre Tevanian, Le ministère de la peur. Réflexions sur le nouvel ordre sécuritaire, paru aux éditions L’esprit frappeur en 2004.

Notes

[1] Cf. Le Monde, 25/06/1998, et G. Filoche, Le travail jetable, Ramsay, 1998, d’où sont tirées les données chiffrées qui suivent.


[2] Par exemple, pour avoir imposé à ses ouvriers des journées de quinze heures et des semaines de cinquante-cinq heures, la société Chantiers modernes n’a dû payer que 8160 francs d’amende. Et pour les mêmes délits, le magasin Tati n’a dû payer que 3600 francs.


[3] Ces chiffres, comme les suivants, sont cités dans PLPL, n°13, février 2003


[4] Entre 20 et 25, avec un pic de 32 en 1990, et 10 en 2001. Chiffres cités par Laurent Bonelli dans No pasaran, Hors-série « Sécuritaire », 2002. Notons qu’il n’y a pas non plus de sur-mortalité par suicide dans la police : le taux de suicide dans cette profession est proche de la moyenne nationale, tandis que celui des ouvriers et employés est nettement plus élevé. Cf. N. Bourgoin, « Le suicide dans la police », Pénombre, La lettre grise, n°3, printemps 1997


[5] Plus précisément, le taux de mortalité prématurée entre 35 et 60 ans est de 15,6% chez les policiers, de 20,7% chez les ouvriers spécialisés, 27,7% chez les manœuvres, et 42,2% chez les « inactifs ». Enquêtes de l’INSEE citées dans A. Bihr et R. Pfefferkorn dans Déchiffrer les inégalités, Syros, 2001


[6] N. Sarkozy, Assemblée nationale, 16/07/2002


[7] Cf. Le Monde, 19/03/2003


[8] Ce comptage, comme les suivants, ont été réalisés par PLPL, n°13, février 2003


[9] Le Courrier picard, cité dans PLPL, n°13, février 2003. Sur cet événement, cf. R. Ruffin, "Enterré sous un mur et par les notables", Le Rire, n°48, janvier 2003


[10] Une enquête portant sur les hommes de 25 à 54 ans décédés entre 1988 et 1992 montre que le taux de mortalité prématurée des ouvriers et employés est 2,7 fois plus élevé que celui des cadres supérieurs et professions libérales. Une autre enquête, menée sur les 25-64 ans, montre que ce rapport passe de 2,5 en 1981-1983 à 3 en 1989-1991. Enfin, quand on compare la mortalité des hommes de 35 à 60 ans les moins exposés (ingénieurs, professeurs...) et celle des manœuvres, le rapport est de 1 à 3,5. Cf. Insee Première, n°429, février 1996, et Prévenir, n°28, 1995 (enquêtes citées dans A. Bihr et R. Pfefferkorn dans Déchiffrer les inégalités).


[11] Ces enquêtes nous apprennent, plus précisément, que la probabilité de décéder entre 35 et 60 ans tourne autour de 9% chez les instituteurs, les professeurs, les ingénieurs ou les cadres supérieurs, autour de 15% pour les policiers, gendarmes et militaires, comme pour l’ensemble des employés, autour de 20% pour les ouvriers qualifiés ou spécialisés, autour de 28% pour les manoeuvres, et enfin autour de 42% pour les « inactifs » non-retraités. Plus précisément encore, sur la période 1980-1989, les proportions de décès entre 35 et 60 ans sont les suivantes. Professeurs : 8% ; ingénieurs : 8,4% ; cadres administratifs et supérieurs : 9,8% ; instituteurs : 9,9% ; employés de commerce : 9,4% ; armée et police : 15,6% ; employés de bureau : 17,6% ; ouvriers qualifiés : 18,5% ; personnels de service : 19,5% ; ouvriers spécialisés : 20,7% ; manœuvres : 27,7% ; inactifs : 42,2%. Et entre 35 et 50 ans, les taux de décès sont les suivants. Professeurs : 2,6% ; ingénieurs : 2,9% ; cadres administratifs et supérieurs : 3,3% ; instituteurs : 3,1% ; employés de commerce : 5,3% ; armée et police : 5,7% ; employés de bureau : 6,0% ; ouvriers qualifiés : 6,7% ; ouvriers spécialisés : 7,9% ; personnels de service : 7,6% ; manœuvres : 11,7% ; inactifs : 20,3%. Enquêtes de l’INSEE citées dans A. Bihr et R. Pfefferkorn dans Déchiffrer les inégalités, Syros, 2001


[12] Plus précisément, durant la décennie 1960-1969, l’espérance de vie à 35 ans était de 41 ans pour les ingénieurs, et seulement de 36 ans pour les ouvriers (soit cinq ans de vie en plus pour les ingénieurs) ; durant la décennie 1980-1989, l’espérance de vie à 35 ans est passée à 45 ans pour les ingénieurs, et seulement à 36 ans pour les ouvriers (soit 9 ans de vie en plus pour les ingénieurs). (Enquêtes de l’INSEE citées dans A. Bihr et R. Pfefferkorn dans Déchiffrer les inégalités).


[13] Enquête de l’INSERM citée par A. Bihr et R. Pfefferkorn dans Déchiffrer les inégalités, Syros, 2001. Les taux de décès, pour 100000 hommes entre 25 et 64 ans, sont les suivants. Par cancer du poumon : 59,8 pour les ouvriers et employés, 16,6 pour les cadres supérieurs et professions libérales. Par cancer des voies aéro-digestives : 56,9 et 5,6. Par alcoolisme : 38,8 et 4,2. Par infarctus : 61,8 et 25,1. Par maladies cardio-vasculaires et hypertensives : 29,8 et 9,1. Par accidents de la circulation : 31 et 12. Par suicide : 38,5 et 13,5. Par suites du sida : 13 et 17,2. Le sida apparaît donc comme la seule maladie moins répandue en milieu ouvrier que chez les cadres, mais il ne faut pas s’y tromper ; ces chiffres couvrent la période 1989-1991, qui correspond aux débuts de l’épidémie ; des données plus récentes (en particulier une enquête de 1998) ont fait apparaître qu’elle se répandait de plus en plus dans les milieux pauvres (en particulier en banlieue parisienne) tandis que sa progression apparaissait mieux endiguée dans Paris.



Mardi 14 Septembre 2010


http://lmsi.net/L-insecurite-dont-on-ne-parle-pas,310 http://lmsi.net/L-insecurite-dont-on-ne-parle-pas,310

 

 

http://www.alterinfo.net/L-entreprise-une-zone-de-non-droit-L-insecurite-dont-on-ne-parle-pas-Deuxieme-partie_a49849.html

 

 

 

 

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9 septembre 2010 4 09 /09 /septembre /2010 06:09
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LA PREUVE ULTIME DE LA GRANDE MANIPULATION DE SES 30 DERNIERES ANNEES (A PARTAGER)


 

Grand article, sans doute l'un des meilleurs de l'année, et cela sur tous ceux que j'aie pu voir: la preuve par A+B+C qu'un système a été mis en place pour capturer l'argent des classes moyennes, et cela dès les années 60. Résultat, si en 1960 1% de la population avait 9% des flux financiers, en 2010, ce même 1% dispose de presque 30% de toutes les richesses créées. C'est clair, net et précis.

 

Et c'est pire que ce que vous pensez... Ainsi, un ouvrier des années 50 gagnait bien plus qu'aujourd'hui, et, en plus, il était le seul à travailler, madame était à la maison. Puis, dans les années 70, sa paye n'a plus suffi, et madame s'est mise à travailler pour gagner/retrouver le même pouvoir d'achat que dans les années 60. Perdant le pouvoir d'achat à nouveau dans les années 90, les ménages se sont alors endettés pour retrouver le même niveau, une sorte d'illusion achetée à crédit. Aujourd'hui pour retrouver le même niveau d'achat, les enfants restent chez les parents et partagent les dépenses... Ce n'est pas moi qui le dis... "30 Statistics That Prove The Elite Are Getting Richer, The Poor Are Getting Poorer And The Middle Class Is Being Destroyed"... Le constat est amer (..)

 

Lire cet article m'a purement et simplement donné l'envie de cesser de faire la revue de presse. En terminant, je me suis dit que cela n'ira qu'en empirant. J'en ai presque oublié la prophétie de Jean énoncée dans mon livre 777. Les "Elites" comme le dit cet article, ont détruit les classes moyennes pour ramener tout l'argent vers elles. Le constat le plus froid qui m'ait jamais été donné de lire sur la situation que nous vivons aujourd'hui. Tout est manipulé...

 

Par exemple, dit l'article,

"Goldman Sachs was Barack Obama's second biggest donor. Microsoft was number 4. Citigroup was number 6. JPMorgan Chase was number 7. Time Warner was number 8... toutes les lois les unes après les autres sont votées pour permettre aux grandes entreprises de devenir encore plus riches... les lois US ne sont plus là pour permettre la compétition mais pour éliminer la compétition". C'est la même chose en France, voyez l'affaire Bettencourt, une parmi d'autres. Et au final, les seuls salaires qui montent sont ceux des très très riches. "As of 2007, the top 1% of all Americans was taking home 24% of the national income. This was a level that had not been seen since the days of the Great Depression".

 

(..)  Cliquez ici. Steal Baby, steal. Revue de Presse par Pierre Jovanovic © www.jovanovic.com 2008-2010

 


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5 septembre 2010 7 05 /09 /septembre /2010 14:21

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Quand la planète entre en déficit

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Empreinte écologique

Par Agnès Rousseaux (31 août 2010)

Depuis le 21 août, l'Humanité vit à crédit. Cette date est celle du « jour du dépassement », calculé tous les ans par l'ONG canadienne Global Footprint Network. C'est le moment où l'Humanité dépasse son « budget écologique » annuel : lorsque la population a consommé toutes les ressources naturelles produites en une année, lorsque les émissions de CO2 dépassent le volume que les forêts et les océans sont capables d'absorber en un an, lorsque nous commençons à utiliser l'eau des nappes souterraines qui ne sont pas alimentées en eau de pluie... Depuis le 22 août, et jusqu'au 31 décembre, la population de la planète est donc symboliquement en « faillite écologique ».

Cette « vie à crédit » pour tous les habitants a débuté en 1987, lorsque la consommation mondiale excède la biocapacité de la planète (sa capacité a générer des ressources naturelles et à absorber les déchets). En 1960 pourtant, l'Humanité grignotait seulement la moitié de la biocapacité. Aujourd'hui, il faut une année et demi pour régénérer les ressources dévorées en une année, notamment les 60 milliards de tonnes de matières premières.

En savoir Empreinte écologique et biocapacité par pays : Footprint Network

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Il n'est point besoin d'espérer pour entreprendre, ni de réussir pour persévérer. Guillaume le Taciturne


Auteur : Agnès Rousseaux - Source : w41k.info

 

http://www.dazibaoueb.fr/article.php?art=15620

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5 septembre 2010 7 05 /09 /septembre /2010 03:17

 

Sarkozy et la RGPP vont mettre le feu à nos forêts !

 

24 août 2010 (Nouvelle Solidarité) – Avec une superficie de près d’un million d’hectares, la forêt des Landes de Gascogne est le plus grand massif forestier de l’Europe occidentale. Alors que son cœur ancien (20%) fait cohabiter chênes, ormes, tilleuls, châtaigniers, aulnes, lauriers, arbousiers, pruniers, pommiers et cerisiers, les 80% restants sont couverts de pins maritimes, parfois mêlés de vignes.


 

Comme de nombreuses autres forêts européennes, celle des Landes fut entièrement créée par et pour l’homme. Après l’échec de nombreuses expérimentations agricoles, on décida, à partir de la deuxième moitié du XIXe siècle, d’assainir la lande en creusant des fossés de drainage. Les sols sablonnés et détrempés ne permettaient pas aux cultures de se développer et le paludisme décimait la population. Le pin était, et reste toujours la meilleure essence capable de supporter de telles conditions. Ces longues transformations du sol ont permis, depuis les années 1970, de rendre certaines parcelles disponibles pour l’agriculture intensive, en particulier les cultures céréalières.

Cependant, à la fin de la deuxième guerre mondiale, la forêt des Landes était dans un état piteux : pas entretenue, avec des coupe-feu embroussaillés et inaccessibles… Après trois étés caniculaires, éclate alors en août 1949 un des plus grand incendies forestiers du siècle, qui ravage 50000 ha et emporte la vie de 82 personnes prises par surprise quand le feu changea de direction.

Les conséquences de ce drame ayant été tirées, des mesures strictes furent prises pour prévenir les incendies de forêt avec des méthodes éprouvées : entretien des massifs boisés, élimination des arbres en surnombre, tours d’observation, bassins de stockage d’eau, plans d’intervention et surtout la création d’un vaste réseau d’allées pare-feu dont la largeur est supérieure à la hauteur de deux pins couchés, de façon à ne pas transmettre les flammes en cas d’incendie. Depuis, bien que les incendies n’aient pas disparu, leur ampleur reste toujours limitée.

Pourtant, cette réalité risque rapidement de devenir de l’histoire ancienne, puisque Sarkozy ne met pas que le Hortefeux à la banlieue ! La Révision générale des politiques publiques (RGPP) décidée par le Président de l’Etat en 2007, risque, en imposant le dégraissage et à terme la privatisation de l’Office nationale des forêts (ONF), de mettre le feu à nos forêts !

En termes de personnel, notez que si l’ONF employait encore 15000 personnes il y a dix ans, il n’en reste que 9700. Cependant, ce qui peut surprendre, c’est que sur le terrain, l’ONF a de plus en plus souvent recours à des entreprises privées pour suppléer le manque de personnel et se voit régulièrement obligé d’imposer des déplacements autoritaires à ses employés.

L’ONF, un établissement public à caractère industriel et commercial (EPIC) créé en 1964, gère toutes les forêts publiques reparties sur 11000 communes. Pour l’entretien des forêts domaniales, l’ONF tire ses recettes de leur exploitation. Pour les forêts communales, les communes reversent environ 10 % de leurs recettes forestières, le reste étant compensé par l’Etat afin d’assurer une même qualité de gestion quelle que soit la commune, sa forêt, ses ressources.

Bien qu’il s’agisse donc bien d’un vrai service public, l’Etat a commencé à se désengager dès les années 80 en rognant sur ce versement compensateur qui s’est trouvé amputé de près de 40 % en vingt cinq ans. L’ONF a également été mis en demeure de supporter financièrement les retraites de ses agents et à terme, c’est sa privatisation qui s’annonce.

En attendant, l’ONF est sommé de trouver de quoi s’autofinancer. Du coup, tous les moyens sont devenus bons pour faire entrer du cash, de l’installation d’antennes de téléphonie mobile à la location de parcelles pour y planter des éoliennes. Or, dans la mesure où l’une de ses sources principales de financement réside dans l’exploitation de la forêt et que le cours du bois ne cesse de diminuer, la logique comptable exige que l’ONF se lance dans l’abattage à la chaîne d’arbres et la récolte des plus rémunérateurs d’entre eux. Où sont les écologistes ?

A l’opposé, les forestiers, jardiniers de la nature et amoureux de la biosphère, entrent eux en résistance et refusent régulièrement de marquer les arbres à abattre : « pas question de tirer sur le bois ou de les couper avant maturité(…) Rendez-vous compte, un chêne qui peut vivre cinq cents ans, jadis on le coupait à 240 ans, maintenant on nous dit : "Coupez-le à 120 ans !" »

Interrogé par l’hebdomadaire La Terre, Pascal Leclerc, secrétaire général de CGT-Forêts, dénonce cette politique suicidaire et à très courte vue : « Si nous poursuivons pendant vingt ans des récoltes au rythme actuel, le stock va s’appauvrir et il faudra bien aller ailleurs pour répondre aux besoins. C’est en outre une politique absurde puisqu’à l’heure actuelle, avec la crise, la demande en bois frais s’effondre - et malgré tout l’ONF continue à mettre du bois sur le marché, alors que les industriels demandent qu’on arrête ! Mais la direction s’obstine dans cette logique commerciale à tout prix, et ce sont les personnels qui s’opposent à cette politique, au nom de l’intérêt général. »

Ce mois-ci, traumatisés par une telle dénaturation de leur travail et la destruction du sens de leur métier, soumis à un type de management centré sur l’individu au détriment du collectif, deux forestiers de l’Office national des forêts (ONF), se sont donnés la mort sur leur lieu de travail, ce qui porte le nombre de leurs suicides à 17 depuis 5 ans.

La sécurité ? Comme le note Pascal Leclerc : « Des missions d’intérêt général, comme la prévention des incendies, la restauration des milieux montagnards ou la fixation des dunes, font l’objet de conventions entre l’Etat donneur d’ordres et l’ONF prestataire. Elles étaient jusqu’à présent entièrement financées par l’Etat. Mais à l’issue des derniers accords, l’Office devra prendre en charge 50 % du coût. Dès lors, il faut craindre pour l’avenir et pour la qualité de missions que l’ONF n’aura jamais les moyens d’assumer seul. »

Sarkozy devrait s’offrir un petit tour en Russie où l’adoption précipitée, par la chambre, d’un nouveau code du droit forestier en 2006, est aujourd’hui pointée du doigt. Cette réforme avait mis fin au système centralisé de la protection des forêts russes qui couvrent 809 millions d’hectares, soit deux fois la taille de l’Union européenne. Entré en vigueur en 2007, ce nouveau code forestier a transféré la responsabilité de la protection des forêts aux autorités régionales qui les ont rapidement livrées à des intérêts privés qui ont cherché à en tirer rapidement des bénéfices. Le nouveau code a entraîné la suppression de 70.000 gardes forestiers qui remplissaient une mission de surveillance et de protection des arbres, ainsi que d’alerte en cas d’incendie…

L’avenir ? « La convergence de toutes les résistances est notre seul espoir », nous disent des forestiers qui aujourd’hui font le lien avec tous les autres « obstinés » qui, en attendant une vraie alternative politique, se livrent à la désobéissance éthique.

 

http://www.solidariteetprogres.org/article6934.html

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5 septembre 2010 7 05 /09 /septembre /2010 02:15

 

 

Le classement des pays: à quoi bon?
Dernièrement, les classements en tout genre sont devenues l’un des passe-temps favoris des médias et un régal raffiné pour les lecteurs. Les classements des meilleurs parmi les tous meilleurs sont aussi intéressants pour "monsieur tout le monde" que pour le spécialiste. Qui est le plus riche au monde? Dans quel pays y a-t-il le plus de milliardaires? Où observe-t-on la plus importante croissance économique et quel est l’État le plus failli?

Seuls les paresseux se dispensent d’établir des classements. En plus des agences de notation spécialisées, les recherches sont également menées par les sociétés commerciales, les organisations à but non lucratif, les structures politiques et, bien sûr, les médias.

À la fin de la semaine dernière, le magazine Newsweek a publié le classement des cent meilleurs pays au monde sur la base de la dynamique de la croissance économique, de la situation politique, de l’éducation, de la santé et de la qualité de vie. La première place revient à la Finlande, suivie par la Suisse, la Suède, l’Autriche et le Luxembourg. Le Cameroun, le Nigeria et Burkina Faso ferment la marche. La Russie est au milieu du tableau à la 51ème place, devant le Honduras et la Chine mais derrière Cuba et Panama. Sur le critère de l’éducation notre pays dépasse l’Italie, la Grèce, le Portugal et l’Espagne, ainsi que la Norvège très réussie (sixième place au classement général) mais en ce qui concerne la santé il est devancé par le Honduras, l’Algérie et le Maroc. La qualité de vie en Russie, à en croire Newsweek, est supérieure à celles de la Thaïlande, du Mexique et de l’Arabie Saoudite mais moindre que celles du Costa Rica, de l’Azerbaïdjan ou de l’Uruguay.

La 51ème place du classement, peu enviable, explique dans une certaine mesure l’attitude de la population envers l’État. Selon un sondage mené par RIA Novosti (http://www.rian.ru/vote/20100819/266812335-results.html), seulement 25% des 12 000 personnes interrogées ont déclaré vouloir vivre en Russie. Près de la moitié des sondés préféreraient un pays européen parmi une dizaine, 4,4% auraient souhaité vivre en dehors de l’Ancien Monde et presque 15% sont prêts à fuir dans l’un des pays proposés.

Tout classement, quel qu’il soit, est une chose très subjective. Le but des recherches visant à établir un classement n’est pas de présenter un tableau parfaitement objectif mais d’aider à faire un choix ou de fournir une évaluation lorsqu’il y a trop peu d’informations accessibles ou, au contraire, tellement d’informations qu’il est difficile de les synthétiser ou de les schématiser. Newsweek a cherché à établir le meilleur pays en se basant sur cinq critères. Chaque année l’organisation sociale The Fund for Peace détermine l’indice des États faillis, en tenant compte de douze critères à la fois. Dans les deux cas, tous les indices sont agrégés, c’est-à-dire que chacun d’eux est déterminé par plusieurs autres critères.

Parfois, les auteurs des classements s’octroient le droit d’influencer le résultat final. Cela se fait avec plus ou moins d’élégance. Parfois, lors de l’établissement des classements, les participants sont évalués selon un ensemble différent de critères et les résultats des recherches sont accompagnés de longues explications du "pourquoi". Cela peut être fait d’une manière plus élégante. La détermination du coefficient de chaque critère constitue la partie la plus créative, et de ce fait la plus subjective, de l’établissement des classements divers. Dans quelle mesure tel ou tel critère doit-il influencer le résultat final? La réponse à cette question détermine souvent le résultat final de la recherche. Supposons qu’il faille mettre en première place des classements une entreprise qui offre des services très coûteux mais de faible qualité. Pas de problème, il suffit seulement de transformer le coût des services en coefficient de majoration, cher signifie prestigieux, et notre protégé se retrouve sur la plus haute marche.

L’attitude révérencieuse envers les classements établis par les principales agences de notation et les médias de renommée est légitime. Avoir une cote de popularité n’est pas seulement prestigieux, ça présente un avantage économique. C’est la façon de fonctionner de l’économie moderne, l’humeur des investisseurs potentiels, des partenaires et des consommateurs peut dépendre directement du classement de la société ou de tout un pays dans la liste des meilleurs.

Toutefois, le cas de la Grèce qui, pendant plusieurs années de suite, avait présenté les indices minimisés de sa dette souveraine et du déficit budgétaire, a montré qu’en ayant envie on pouvait mener par le bout du nez les plus grands experts. En revanche, quand la supercherie a été mise au jour, l’Europe a failli être submergée par une nouvelle vague de la crise financière directement provoquée, notamment, par la chute de la Grèce, du Portugal et de l’Espagne dans le classement établi par l’agence internationale Standard & Poor’s.

Aujourd’hui, les politiques et les économistes de l’Ancien Monde remettent en question la légitimité des classements établis par Standard & Poor’s, Moody’s et Fitch. Leurs prévisions conduisent à des effondrements de marchés. Peut-on alors considérer comme normale cette situation où le sort de pays tout entiers et la stabilité de la monnaie européenne dépendent de l’avis des agences de notation? Cette question reste toujours sans réponse.

Ce texte n’engage que la responsabilité de l’auteur


Vendredi 27 Août 2010


http://fr.rian.ru/ http://fr.rian.ru/

 

 

http://www.alterinfo.net/Le-classement-des-pays-a-quoi-bon_a49413.html

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22 août 2010 7 22 /08 /août /2010 15:03

L'endettement, bombe à retardement
pour imposer le libéralisme


L'endettement est une arme à retardement pour imposer le libéralisme, en obligeant les états à privatiser leurs services publics, tout en transformant les citoyens en esclaves des banques et des multinationales. Lorsque les dégâts de cette arme deviennent perceptibles, il est déjà trop tard.
Il n'y a alors plus de retour en arrière possible, ni d'autre choix que l'anéantissement du pouvoir de l'état, et donc des citoyens...

dette

Evolution de l'endettement de la France par les gouvernements successifs de 1981 à 2005
En bleu les gouvernements de droite (dominés par l'UMP, ex-RPR),
et en rose les gouvernements de gauche (dominés par le Parti Socialiste)

L'endettement est un moyen pour réduire inexorablement les ressources financières des états, et donc leur capacité d'action, conformément au projet "libéral" qui vise à réduire les états à l'impuissance, afin de laisser un champ d'action maximal aux entreprises.

En appauvrissant l'état, l'endettement entraîne une réduction progressive du financement des services publics et des prestations sociales (retraites, assurance-maladie, assurance chômage), dont les déficits ou l'inefficience servent ensuite de prétexte pour présenter les privatisations comme une "solution".

En cas d'hostilité de l'opinion aux privatisations, l'accroissement de l'endettement permet d'amener le pays au bord de la faillite, afin de contraindre l'état à privatiser pour rembourser la dette, quelle que soit la couleur politique du gouvernement choisi par les électeurs. Ce n'est pas un hasard si les premier ministres qui ont le plus endetté la France sont aussi les plus "libéraux": Edouard Balladur et Jean-Pierre Raffarin.

La dette de la France a dépassé en 2005 les 1100 milliards d'euros, soit 67% du PIB. L'endettement de chaque citoyen français (nouveau-nés compris) est donc de 18.300 euros. Le remboursement de la dette absorbe chaque année la totalité de l'impôt sur le revenu.

Depuis 30 ans, la droite libérale et la gauche libérale se sont relayées au pouvoir pour dilapider l'argent public et pour le détourner au bénéfice d'intérêts particuliers: corruption, subventions et allègements de charges accordés aux multinationales, travaux publics inutiles au grand bénéfice des entreprises de bâtiment (et des élus politiques qui perçoivent des commissions occultes sur les marchés publics).

Des groupes de personnes et des entreprises se sont ainsi enrichies, et cet enrichissement a été financé en endettant l'état, c'est à dire la collectivité. Les citoyens vont maintenant devoir rembourser l'argent dont ont bénéficié leurs "maîtres", sans oublier les intérêts de l'emprunt. Concrètement, ce remboursement se traduira par des augmentations d'impôts, une dégradation des prestations de l'état (sauf en matière de répression), la fin de l'état-providence, et la privatisation des dernières entreprises publiques (vendues à un prix très inférieur à leur valeur pour la collectivité et à l'argent des contribuables qui y a été investi pendant des dizaines d'années).

L'endettement est aussi un cadeau offert aux banques, assurées de percevoir une rente à long terme prélevée sur chaque citoyen. Il est important de préciser que les banques prêtent de l'argent qui ne leur appartient pas, puisqu'il s'agit en réalité de l'argent déposé par leurs clients. C'est donc leur propre argent que les citoyens vont devoir rembourser aux banques...

Comme on le voit, l'endettement est une bonne affaire pour tout le monde, sauf pour les citoyens de base qui paieront la facture.


Auteur : syti.net - Source : http://www.syti.net/

 

http://r-sistons.over-blog.com/ext/http://dazibaoueb.fr/article.php?art=15234

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17 août 2010 2 17 /08 /août /2010 04:13

Lutte Ouvrière n°2193 du 13 août 2010 Sommaire du n°2193


Wikipedia

 

Editorial


C'est le système capitaliste qui nous asphyxie

La canicule qui sévit en Russie a des conséquences dramatiques et l'incapacité des autorités à faire face à la catastrophe est patente.

Les habitants de Moscou et de nombreuses régions ne sont pas seulement accablés par la chaleur, ils sont asphyxiés par les fumées des incendies de dizaines de milliers d'hectares de forêts et de tourbières, que les autorités ne parviennent pas à contrôler. Les concentrations de gaz carbonique sont plusieurs fois supérieures aux normes considérées comme acceptables et, pour espérer pouvoir respirer, la population en est réduite à attendre la fin de l'été. Les morts se comptent sans doute par milliers parmi les personnes les plus vulnérables, notamment les personnes âgées, même si tous les chiffres ne sont pas communiqués.

Il ne manque pas de commentateurs pour voir dans l'incapacité du pouvoir russe un héritage de l'époque soviétique. Et de mettre en cause l'opacité du système politique russe, son autoritarisme, l'absence de contrôle démocratique possible de la part de la population, toutes choses évidemment bien réelles, mais qui ne sont pas propres à la Russie.

Et voilà qu'à l'occasion de cette catastrophe, on apprend aussi qu'après la fin de l'Union soviétique les services chargés de la protection de la forêt, nombreux et compétents, ont été démantelés. L'État issu de la révolution ouvrière de 1917 était malheureusement soumis à la dictature de bureaucrates, qui étaient désormais décidés à liquider tout ce qui restait de cette révolution. Ils déclaraient que dorénavant le seul mode de gestion valable était de faire ce qui rapportait le plus d'argent possible, et le plus vite possible, en commençant par ce qui pouvait grossir leur propre compte en banque. La protection des forêts et de l'environnement n'était donc pas sur la liste, sans parler des pompiers.

Ces services ont donc été pratiquement supprimés, le ministère de l'Environnement aussi, et la protection des immenses forêts du pays a été laissée à l'initiative éventuelle des autorités locales. Mais celles-ci, tout comme d'ailleurs les autorités centrales, s'occupaient d'abord de ce qui pouvait rapporter et mettaient à sac l'économie et le pays. En fait d'investissements utiles, les nouveaux riches russes s'empressaient d'aller dépenser l'argent ainsi dérobé en achetant des villas, sur la Côte d'Azur ou ailleurs, ou bien un club de football en Angleterre. Tout cela avec les applaudissements des dirigeants occidentaux devant cette conversion des dirigeants d'un pays se disant communiste aux soi-disant bienfaits du capitalisme.

La catastrophe qui sévit en Russie n'a donc pas seulement des causes naturelles. Ses conséquences sont aggravées, non par l'héritage du communisme, mais bien par la loi du profit capitaliste. L'incapacité du pouvoir russe n'a d'ailleurs d'égale que celle des gouvernements occidentaux. Il suffit de rappeler les 15 000 morts de la canicule de 2003 en France. Et puis, pour toute aide à la Russie, la France a été capable de fournir un bombardier d'eau, et l'Italie deux Canadair. Il n'est pas un été sans que les feux de forêt ne dégénèrent en catastrophe en Grèce ou au Portugal, en France ou en Espagne. Là aussi, la protection de la forêt et des populations et la lutte contre les incendies ne rapportent pas assez pour justifier que l'État y consacre des moyens : il a déjà bien trop à faire pour aider les banquiers à faire des profits.

De même, il n'y a pas une semaine que la société pétrolière BP est finalement parvenue à colmater la fuite de son puits du golfe du Mexique, une fuite qui a duré quatre mois et provoqué la pire des marées noires. Pour cette société, parmi les plus riches et dotée de la meilleure technologie, investir dans la sécurité aurait coûté trop cher, et surtout n'aurait pas rapporté. L'environnement en a payé les conséquences, de même que la population de la région et le personnel lui-même, qui a eu onze morts dans l'accident de la plate-forme.

Si l'on ajoute à tout cela la crise économique qui s'approfondit, c'est bien la gestion capitaliste de la société qui nous apporte chaque jour une démonstration de sa monstrueuse inefficacité. Et en effet la collectivité devrait pouvoir contrôler et décider de ce que font les autorités censées veiller à ses intérêts, mais aussi et surtout de ce que devient l'argent que s'approprient les banquiers et les capitalistes qui dirigent l'économie. Un système qui pourrait s'appeler le communisme, et sans lequel c'est toute la société qui est peu à peu asphyxiée.

Éditorial des bulletins d'entreprise du lundi 9 août

Il n'est point besoin d'espérer pour entreprendre, ni de réussir pour persévérer. Guillaume le Taciturne


Auteur : Lutte Ouvrière Hebdo - Source : Lutte Ouvrière Hebdo

 

 


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