Overblog
Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
13 mai 2012 7 13 /05 /mai /2012 01:38

 

Présidentielles françaises
Le bon, la dette et… les truands !
Charlotte GEHIN

Que retenir de cette campagne sinon un silence commun sur la Dette. Chut ! Pas un mot sur les conséquences, en France, de la crise financière européenne. Et pourtant, concernant cette affaire, ce ne sont pas les questions qui manquent.


Quelle voie sera forcée d’emprunter le président et son gouvernement ? The economist, journal quasi officiel de la City, tout au long de la campagne, a martelé la même antienne : « Au lendemain du 6 Mai, le vainqueur, quel qu’il soit, devra s’attaquer brutalement aux déficits », attaque qui débouchera sur un « choc pour les français ».


La soupe à la rigueur


Difficile donc de satisfaire un électorat qui a soif de réformes sociales et qui a voté non à la montée du chômage en considérant comme principal coupable Nicolas Sarkozy.


 C’est pourtant bien d’un programme imposé à tous les pays appartenant à la zone euro dont il s’agit aussi pour la France et la recette est connue : Flexibilité du marché du travail, les « famous CDI », contrats uniques(1), démantèlement de l’assurance maladie, de l’assurance chômage, des retraites, des allocations familiales.


 Vrai ou faux ? Pour ceux qui en douteraient encore, la réponse réside en un mot : la Dette publique. Grande absente des débats électoraux, alors qu’elle était au faîte de l’actualité juste après le « nécessaire » renflouement des banques(2) ou de la réforme des retraites, la dette publique est pourtant le levier qui fera basculer les autorités politiques vers la rigueur ou non. « Pour plusieurs pays, le nœud coulant de la dette publique s’est serré et ils sont pris à la gorge par les marchés financiers » dénoncent Damien Millet et Eric Toussaint.


Les victimes font grise mine


Sous-couverts du remboursement de leurs créances, envers les organismes privés(3) que les citoyens renflouent chaque jour par le biais des hausses d’impôts et des coupes sociales, le FMI et la Banque Centrale Européenne imposent une gouvernance guidée par la rigueur à tous les membres de l’Europe. « Il n’y a pas de compromis possible » arguait Jacques Sapir(4) sur France Inter. Les premières victimes des plans d’austérité l’ont déjà bien compris. Grèce, Portugal, Irlande…. Ou on arrête de payer la dette, ou on enterre le pays sous la vague de la compression libérale. Dimitris Christoulas(5) portait le deuil de cette triste réalité quand il a appuyé sur la gâchette de son arme. Il criait « pas de dette à mes enfants » et laissait la trace des conséquences bien concrètes des plans de rigueur « Le gouvernement d’occupation a littéralement anéanti tous mes moyens de subsistance, qui consistaient en une retraite digne, pour laquelle j’ai cotisé pendant 35 ans. ». La Grèce, ce pays aujourd’hui incapable de gouverner.

 

En Espagne, déjà, le slogan de l’audit pour la dette est clair « No debemos, no pagamos ! ». En France, ce ne sont pas les 27 milliards d’euros d’économie imposés à l’Espagne qui vont retentir dans le quotidien des citoyens, mais les 80 milliards d’euros intégrés dans le plan du TSCG(6) à son égard. Ce n’est pas non plus un protocole concernant la croissance(7) ajoutée au Traité qui libérera François Hollande des recommandations de la Troika(8). Surtout quand le remboursement du service de la dette dévore 65% des ressources de l’Etat.

 

Quelle issue ?

 

La France de François Hollande, « le bon », peut-elle ouvrir ses portes aux émissaires de la Troika « les truands » ? C’est ce que stipulent les forces européennes armées d’un nouveau traité et d’un programme clé en main. Le TSCG porte en lui les germes de la catastrophe : il rend obligatoire le paiement de la dette.

 

L’alternative est donc claire : ou le paiement de la dette est assuré et la protection sociale est disloquée, les besoins sociaux et les services publics sacrifiés(9), ou il y a arrêt du paiement de la dette et droit du travail, droits sociaux et services publics sont préservés. Qui pour porter ces exigences ? Quel front du refus ?


Charlotte Géhin.

Vice -présidente du CADTM France.

http://www.cadtm.org/


(1) Projet de forme unique du contrat du travail qui allégerait notamment les exigences juridiques de licenciement à l’égard de l’entreprise. Projet déjà mis en place en Italie, en Espagne…


(2) La Banque centrale européenne (BCE), financée par les pays membres, accorde des prêts des aux banques, elles-mêmes détentrices des créances des Etats. Rien qu’en Décembre 2011, 523 banques ont emprunté à la BCE près de 500 milliards d’euros pour 3 ans à un taux voisin de 1% lorsqu’elles prêtent aux Etats à des taux variant de 7% pour l’Espagne, jusqu’à 18% pour la Grèce…


(3) Les investisseurs institutionnels : banques, fonds de pension, compagnies d’assurance et autres organismes de placements collectifs.


(4) Economiste à l’école des Hautes Etudes. Il dirige depuis 1996 le Centre d’études des modes d’industrialisation (CEMI-EHESS). Emission Là-Bas si j’y suis, « Les financiers au coin du feu ».


(5) Le 4 Avril 2012, Dimitris Christoulas, pharmacien retraité de 77 ans, s’est suicidé à Syntagma, place principale d’Athènes.


 (6) Traité sur la stabilité, la coordination et la gouvernance. Il inscrit dans la Constitution des pays la « Règles d’Or », donc un déficit proche de 0 qui oblige à l’austérité, il donne le pouvoir aux autorités européennes non démocratiquement élues, il inclut des clauses de sanctions en cas de déficits. Il prévoit des projets de réforme pour chacun des pays membres et l’envoi d’émissaires pour assurer son bon fonctionnement.


(7) François Hollande a annoncé la renégociation du TSCG. Il la fera avaliser auprès du Conseil Européen. Un compromis entre Hollande et Merkel fait part d’une annexe ajoutée au Traité concernant la croissance.


(8) FMI, Banque Centrale Européenne, Commission Européenne.


(9) Le chantier est déjà en œuvre : RGPP, flexibilité du marché du travail, durée légale, retraites… La révision générale des politiques publiques entamée en 2007consiste en une restructuration des missions et actions de l’État, avec de la mise en œuvre de réformes structurelles (non-remplacement de postes de départ à la retraite etc.). Les mesures de défiscalisation des heures supplémentaires prises par le gouvernement de François Fillon en 2007 avantagent le patronat français.


URL de cet article 16668
http://www.legrandsoir.info/le-bon-la-dette-et-les-truands.html


Note d'eva :

Les états européens ne sont plus libres, les budgets sont contrôlés, déterminés par Bruxelles.
Nous avons des modèles, l'Islande et l'Argentine qui s'en sont sortis en refusant les exigences préjudiciables aux intérêts du pays.
Osons refuser, osons sortir de ce cercle vicieux,  ou apprêtons-nous au pire
.
Partager cet article
Repost0
12 mai 2012 6 12 /05 /mai /2012 09:02
.
Italie - vague de suicides

 

 

 

Partager cet article
Repost0
12 mai 2012 6 12 /05 /mai /2012 07:57

 

R-sistons vidéo 5 : Un génocide, ou des génocides ? Introduction à la question 
01:51
.
Video : Introduction de 2 mn au sujet, alors que je devais traiter le thème abordé dans cette publication d'ailleurs promise depuis longtemps, mais la caméra est tombée en panne et le Lecteur qui a réalisé mes vidéos devait reprendre le train pour Nantes (Note d'eva) NB J'y lance une idée : Quelle réparation pour les crimes du capitalisme obscène ? 

 

esclavage-ogres.jpg

 

L'esclavage des Noirs est aussi un génocide,

TOUS sont graves et à dénoncer 

Eva R-sistons

 

L'esclavage est l'une des plus grandes tragédies de l'histoire de l'humanité : 28  millions d'Africains ont été arrachés à leur terre et réduits à l'asservissement. Cette cause a été trop longtemps la grande oubliée, scandaleusement, comme s'il n'existait qu'un seul génocide qui comptait, celui d'une partie des Juifs. On se demande pourquoi, d'ailleurs. Y aurait-il des souffrances supérieures aux autres ? Au nom de quoi ? N'est-ce pas là une forme de racisme intolérable à dénoncer ? Il faudrait peut-être mettre un jour sur la table, ouvertement, franchement, la question de la surmédiatisation d'un seul génocide au détriment de tous les autres ; et à propos de racisme, il faudrait par la même occasion dénoncer l'incroyable arrogance de ceux qui osent estimer qu'il y a deux types d'individus, les Juifs et les Goys à éliminer comme des animaux (voir le Talmud). Voilà un scandale encore plus grave que la surmédiatisation d'un seul holocauste, comme si le reste était méprisable.

 

Tous les génocides sont insupportables, tous les racismes sont intolérables. Cette règle ne doit souffrir aucune exception. Et je tenais à la rappeler avant d'entamer ce dossier sur une page trop longtemps occultée (celle de la mise en esclavage d'une partie de la population noire) car elle dérangeait les Occidentaux persuadés de la supériorité de leur prétendue civilisation, et osant d'ailleurs se proclamer grands défenseurs de la démocratie alors que leurs actes (en Europe ou au sein de l'OTAN) contredisent sans cesse leurs paroles édifiantes.

 

Et en France, les principes de la République ne souffrent eux aussi aucune exception, ils doivent atteindre une dimension universelle et être défendus en tous temps et en toutes circonstances. Je le dis fermement.

 

Quant à l'affirmation de la diversité en France, elle repose sur un fondement historique, sur sa prospérité économique prenant en partie racine sur le travail de ces citoyens, et sur le sacrifice de nombre d'entre eux pendant nos guerres. La France, pour respecter ses valeurs, ses traditions, doit s'engager à extirper toute forme de discrimination. Et à ce propos, on peut saluer la présence, malgré un agenda très chargé, du nouveau Président, François Hollande, à la cérémonie du 10 mai commémorant la reconnaissance de l'esclavage en tant que crime contre l'humanité, en tant que génocide. Il faut voir là le symbole d'une France apaisée, unie, renouant avec ses principes universels de liberté, d'égalité, de fraternité.

 

Personnellement, je souhaiterais que l'on passe de la reconnaissance de ce génocide particulièrement inhumain à la repentance puis à la réparation, à l'indemnisation, d'une façon ou d'une autre, des descendants des victimes. Car la reconnaissance de la souffrance ne suffit pas. Les actes comptent plus que les paroles ! 

 

Donc, on a enfin reconnu, en France, la souffrance infligée à nos frères et soeurs noirs, notamment grâce à l'acharnement de Mme Taubira et à l'intervention de M. Jacques Chirac en personne, et l'Histoire leur en saura gré.  L'homme blanc, occidental, est plus prompt à voir les manquements des autres que les siens. Et à tenter de masquer ses crimes racistes ou économiques, en particulier le commerce de la chair humaine sur lequel se sont édifiées tant de fortunes insolentes. 


esclave-noir.jpg

http://www.cartemartinique.com/la-martinique/histoire-de-la-martinique.php

 

 

Le calvaire des esclaves noirs 

 

Razziés, déportés d'un continent à l'autre, ils ont tout enduré : Enfants arrachés à leur mère, esclaves enchainés à fond de cale (25 % de la cargaison ne survécut d'ailleurs pas au voyage) puis dans les plantations, privés de liberté, battus, humiliés... On leur a tout pris : Leur famille, la liberté, la dignité, leurs rêves, leur vie toute entière !

 

Ils ont été traités comme du bétail, marqués (plus de nom mais un simple code), celui qui volait ou frappait était condamné à mort, les fugitifs étaient poursuivis par des chiens dressés...  Le Maître avait tous les droits, coups, carcan, chaîne, cachot... La civilisation "occidentale", prétendument supérieure, confine trop souvent à la barbarie ! Et là, après avoir dépeuplé l'Afrique pour peupler un continent, elle s'est enrichie sur le dos de millions d'êtres humains.

 

Au final, une vie entière de douleurs pour satisfaire les appétits de l'homme blanc, un destin tragique d'où ont d'ailleurs jailli les admirables negro spirituals, chants de détresse de tout un peuple meurtri, témoignages vivants de l'atrocité subie, endurée pendant si longtemps sans qu'aucune conscience ne soit heurtée.

 

 

esclave_distillerie.jpg

http://www.africamaat.com/Histoire-de-l-esclavage-la

L'esclavage des Noirs est AUSSI un génocide - Distillerie

 

 

Le combat des abolitionnistes

 

Il a commencé à la fin du XVII e siècle, et n'a abouti que 2 siècles plus tard. Le Brésil fut le dernier pays d'Amérique à interdire l'esclavage, en 1888.

 

C'est dans la colonie française de St Domingue que les Noirs s'insurgèrent les premiers en 1791 afin de réclamer l'abolition de l'esclavage. Sous la conduite de Toussaint Louverture, ils l'obtinrent en 1793 sans conditions ;  Cette rébellion marqua le début de la lutte pour l'émancipation. En 1807, l'Angleterre abolit la Traite, mais il fallut attendre 1848 avec Victor Schoelcher (Sous-Secrétaire d'Etat aux Colonies) pour obtenir l'émancipation complète, suivie plus tard d'une autre procédure d'émancipation, cette fois Outre-Atlantique. 

 

La France, depuis la Révolution française, déclare que "tous les hommes naissent libres et égaux en droits", mais alors, par exemple, pourquoi les Roms sont-ils toujours traqués, chassés, persécutés ? Pourquoi 500.000 Tsiganes ont-ils été victimes de la terreur nazie ? Pourquoi hier ostracisait-on les Juifs, et aujourd'hui, pourquoi cette campagne de diabolisation des Musulmans préfigurant les Nuits de Cristal de demain ? A quoi sert-il de commémorer l'horreur, si c'est pour la perpétuer à nouveau ?

 

L'Occident croyait à sa supériorité, notamment en raison de la couleur de sa peau, il croyait que sa civilisation était supérieure aux autres - mais aujourd'hui, certes de manière plus feutrée, l'horreur n'est-elle pas toujours d'actualité ? J'irais plus loin : Notre 21e siècle ne pousse-t-il pas à son paroxysme la barbarie, en favorisant avec la mondialisation ultra-libérale l'accaparement des biens de la planète par une minorité au détriment de tous les peuples, et pire encore, en les sacrifiant ? Sans parler des atrocités du néo-colonialisme un peu partout dans le monde, orchestrées encore et toujours par l'Occident anglo-saxon, français, mais aussi israélien, désormais tous également arrogants et conquérants. Et ne parlons pas de la barbarie du Nouvel Ordre Mondial en gestation, qui dépassera tout en horreur !!!

Crimes contre l'humanité, ici Tsiganes arrêtés avant d'être déportés 

Tsiganes-scene-liberty-j.jpg

Scène du film Liberty - Tony Gatlif - La "Shoah" des Tsiganes

 

Nouvelles formes d'esclavage, de servitudes

 

L'abolition de l'esclavage n'est pas synonyme d'émancipation des peuples, on est très loin de l'égalité réelle entre les individus. Certes, aujourd'hui,  plus de racisme, plus d'idée de race inférieure, plus de ségrégation, mais l'âpre appât du gain, les intérêts économiques entraînant le "travail forcé", le "travail asservi", et surtout la banalisation de la marchandisation des humains assortie de toutes les formes de violence économique et sociale. 

 

L'esclavage moderne revêt aujourd'hui de multiples formes, plus subtiles, plus discrètes, cachées sous le vernis de la démocratie. 

 

Deux exemples de nouvelles formes de servitude :

 

- Industriels et patrons font la valise vers des états esclavagistes, fuyant ainsi les pays de droit social.

 

- Le travail forcé. C'est de l'esclavage ! En particulier de la fin du 19 e siècle à la Seconde Guerre mondiale, le travail forcé a été général sur le continent africain, imposé par tous les colonisateurs (Kenya britannique, mines sud-africaines, Côte d'Ivoire..). D'ailleurs, un système juridique s'est mis en place, finalement d'essence raciste, refusant aux Africains les droits des citoyens. Que dire de l'apartheid sud-africain, par exemple ? 

 

Quelle différence y-a-t-il entre un esclave et celui qui est forcé de travailler ? Le statut est différent. L'esclave appartient à son maître; Le travailleur forcé, lui, reste libre en droit mais dans les faits, il est réquisitionné et contraint de travailler. Les colonisateurs y ont trouvé leur compte, mais aussi les Elites locales, non seulement en tant que collaboratrices mais également pour renforcer cette forme d'esclavage juteuse pour elles.

 

Il convient aussi de dire que tous les aspects de la vie humaine deviennent marchandise, et toujours sous la houlette de l'Occident. Hier, nos frères et soeurs noirs étaient transformés en marchandises exportables, mais la "flexibilité" du travailleur, aujourd'hui, est une forme de domination du puissant sur le faible, ravalé au rang de pion à placer et à déplacer au détriment de sa vie de famille, au détriment de ses projets. Le travailleur devient ainsi la propriété du maître (d'ailleurs de plus en plus anonyme) qui décide de son sort, de sa délocalisation, du lieu de sa vie, de son salaire -  continuellement amputé -, de ses horaires même le dimanche, de son rythme de travail, de son licenciement de moins en moins indemnisé... pour ne citer que ces exemples. Ainsi, la souffrance au travail entraîne de plus en plus de suicides. Vous avez dit "civilisation" ?  

 

www.youtube.com

 

Notons aussi que l'esclavage a réapparu dans les camps de concentration, une entreprise délibérée d'exploitation et d'extermination. Esclavage d'exportation ou de déportation, c'est toujours la barbarie !

 

Pour nous Français, la honte de l'esclavage, quelle que soit sa forme,  renvoie au manquement à nos valeurs républicaines, à la liberté de chacun, à l'égalité de tous, à la fraternité universelle. Elle aura été une abominable entorse à nos beaux principes qui étaient  devenus des références incontournables pour les autres peuples. Et nos manquements, aujourd'hui, sont décriés dans toute l'Europe pourtant frileuse. Souvenez-vous du scandale qu'a provoqué le renvoi des Roms hors de nos frontières... D'ailleurs, pendant le mandat de Nicolas Sarkozy nous avons de plus en plus piétiné les valeurs qui sont pourtant le fondement de notre République ! 

 

Eva R-sistons


24474_112666238761662_100000548598969_17

 

L'homme blanc et l'homme noir

http://kamitewoman.over-blog.com/article-histoire-de-l-esclavage-la-recreation-est-terminee-par-jean-philippe-omotunde-48530360.html

 

Généralités...

Parce que les Noirs négligent leur histoire, ils se laissent berner par des discours pseudo- historiographiques sans fondement scientifique, qui nuisent à la construction de l'image qu'ils se font de leur ancêtres. Ils sont ainsi victimes du double effet " kiss cool" historique : Au pays des aveugles, les borgnes sont rois !

1- Les plantations n'étaient pas des camps de concentration : Ah bon ?

Dans leurs ouvrages, les idéologues occidentaux qui prétendent être des "historiens", affirment que les plantations de cannes à sucre de l'époque esclavagiste, ne peuvent être comparées à des "camps de concentration", tout simplement parce que la politique de natalité y était encouragée contrairement aux camps allemands. On reconnait là, la patte des membres du fan Club d'Eric Zemmour !

2- Les plantations étaient bel et bien des camps de concentration !

Les données relatives à la Guadeloupe révélées par Lasserre, montrent qu’en 1671, il y avait sur 1513 couples possibles, 0, 71 enfants et plus d’un siècle après en 1790, on en était encore à 0,80 enfant par couple possible.

Pour la Martinique, Gabriel Debien montre qu’en 1763, il y avait 0,57 % de femme agées de plus de 17 ans ayant un enfant de moins de 6 ans.

Pour Saint Domingue, le même auteur révèle que de 1741 à 1772, sur une plantation de 120 esclaves, il n’y a eu que 2 enfants par an. Après, même avec 50 esclaves de plus, le nombre était resté le même.

Sur une autre plantation de 150 esclaves, on a noté 6 naissances en 1787, 5 en 1789 et un seul en 1790.

Ainsi, on le voit bien, les colons n’ont jamais encouragé la natalité pour éviter de réduire leur profit et les seules plantations où la natalité a été quelque peu prise en considération sont celles des.... pères Jésuites, dominicains ou autres venus soit-disant évangéliser les Nègres. Ces données sur la natalité ont été encore soulignées le Marquis de Fénelon en Guadeloupe et en Martinique. Il constata aussi que c’était le seul avantage que ces plantations "religieuses" accordaient à leurs esclaves. On est très loin du catéchiste !

Ainsi, le taux de fécondité des femmes a été particulièrement mis à mal, en raison des conditions de vie inhumaine, sur les plantations. Selon l’étude de G. Debien, peu de femmes parvenaient à être fécondes et les colons préféraient acheter en permanence de nouveau captifs plutôt que d’encourager la création de familles.

24474_112666238761662_100000548598969_17


3- L'esclavage des Noirs est aussi un Génocide !

C’est le point le plus discuté du débat car par « Génocide » on entend une "extinction raciale" immédiate et massive.

Mais la véritable question est la suivante : Quelle est légitimement la durée d’extinction en dessous de laquelle on ne reconnaît pas l’aspect génocidaire d’un Crime contre l’humanité ? 5 minutes ? 50 minutes ? 5 ans ? 50 ans ? En réalité, il n'y a aucune durée, seule compte l'issue finale.

Ainsi, si on tient compte des données chiffrées relatives à l'espérance de vie, dévoilées par Gabriel Debien, les plantations françaises de St Domingue (Haïti), on découvre ceci :

o Sur la plantation Cottineau, 58 % des esclaves achetés en 1773 étaient décédés en 1774,

o Sur la plantation Constand, 51 % des esclaves achetés en 1764 étaient mort en 1767,

o Sur la plantation Grandhomme, 5O % des esclaves achetés en 1764 étaient décédés en 1768.

o Sur la caféière Guiton, on a 32 % de morts entre 1767 et 1768.

On constate alors que pour les plantations de :

o Cannes à sucre, en l’espace de 2 à 8 ans, 100 % des esclaves achetés à un moment x, avaient déjà rendu l’âme,

o Café, en l’espace de 3 à 4 ans, 100 % des esclaves achetés à un moment x, avaient rendu l’âme.

N’a-t-on pas ici, la preuve formelle qu’il s’agit bien d’un génocide calculé combinant les aspects suivants :

o Kidnapping d’enfants appartenant à un groupe ethnique,
o Altérations physiques et mentales portés à un groupe ethnique précis,
o Atteinte à la personne humaine,
o Altération de la fécondité féminine naturelle et des naissances,
o Meurtre programmé d’individus utilisés comme « bêtes de somme ».

5- Récréation kamite...

En Mai 2006, le prof. Steven Han proclamait dans le Monde Diplomatique, pour masquer l’aspect génocidaire des plantations sucrières, que « Les plantations de cannes à sucre n’étaient pas des abattoirs : elles fonctionnaient selon un système de travail fondé sur l’exploitation et l’oppression, auquel les esclaves s’adaptaient et contre lequel ils luttaient tout à la fois ».

Mais en disant cela il se contredisait lui-même, car préalablement il avait consigné sur la même page, dans un passage relatif à l'économie sucrière, que « L’économie sucrière réalisait alors des bénéfices considérables et les planteurs estimaient moins coûteux de faire travailler leurs esclaves jusqu’à l’épuisement et d’en racheter pour remplacer ceux qui succombaient que d’encourager leur reproduction naturelle ». (..)

24474_112668508761435_100000548598969_17

http://kamitewoman.over-blog.com/article-histoire-de-l-esclavage-la-recreation-est-terminee-par-jean-philippe-omotunde-48530360.html

 

Entre le 7e et le 19 e siècle,  des millions d'Africains ont été razziés et vendus par des négriers musulmans, une traite passée sous silence comme celle des Juifs. Voici 2 points de vue différents sur les négriers musulmans (eva):


blog%2B-Esclavage%2Ben%2Bterre%2Bislam_M

http://havredesavoir.fr/islametesclavage/
  
Posté par Havre De Savoir 
.   
" L’Islam a clairement et catégoriquement interdit la pratique primitive de la capture d’un homme libre, pour le réduire à l’esclavage ou pour le vendre en tant qu’esclave. Sur ce point, des propos clairs et péremptoires du Prophète disent : « Je serai l’adversaire de trois catégories de personnes le Jour du Jugement. Et parmi ces trois catégories, il cita celui qui asservit un homme libre, puis le vend et récolte cet argent. » (rapporté par Al-Bukhârî et Ibn Mâjah). Les termes de cette tradition prophétique sont généraux : ils n’ont pas été édictés ni restreints à une nation, à une ethnie, à un pays en particulier ou aux adeptes d’une religion précise. "
.
Les Européens tirent une grande fierté en prétendant qu’ils ont aboli l’esclavage dans le monde, bien qu’ils aient eu la décence de le faire au milieu du siècle passé seulement. Avant cela, ces puissances occidentales pillèrent l’Afrique sur un très large plan, capturèrent les hommes libres, les réduisirent à la servitude et les transportèrent vers leurs nouvelles colonies. Le traitement infligé à ces malheureuses personnes a été pire que celui réservé aux animaux. Les livres écrits par les auteurs occidentaux eux-mêmes témoignent de ces faits.

 

Après l’occupation de l’Amérique et des Indes occidentales, et durant trois cent cinquante ans, la traite des esclaves a perduré. Les côtes africaines — où les Africains de peau noire furent capturés et apportés de l’intérieur des terres puis embarqués à bord des bateaux — étaient connues comme les Côtes des Esclaves. Pendant seulement un siècle (de 1680 à 1786), le nombre de gens libres ayant été capturés et asservis seulement pour les colonies britanniques s’élève, selon l’évaluation des auteurs britanniques, à 20 millions d’êtres humains. Sur une durée d’un an seulement (1790), il est dit que 75.000 êtres humains ont été capturés et envoyés pour des travaux forcés dans les colonies. Les bateaux utilisés pour transporter les esclaves étaient exigus et sales. Ces malheureux africains ont été jetés dans les cales des bateaux comme du bétail, empilés les uns sur les autres jusqu’au plafond, et bon nombre d’entre eux ont été enchaînés à des poutres en bois sur lesquelles ils pouvaient à peine se mouvoir tellement ils étaient à l’étroit. Ils ne recevaient pas de nourriture convenable, et s’ils tombaient malades ou étaient blessés, aucun traitement médical ne leur était prodigué. Les auteurs occidentaux eux-mêmes déclarent qu’au moins 20% du nombre total des personnes capturées pour l’esclavage et le travail forcé ont péri durant leur transport de la côte africaine vers l’Amérique. Ils ont également estimé que le nombre de personnes qui ont été capturées pour l’esclavage par les diverses nations européennes pendant l’apogée de l’institution esclavagiste atteint la centaine de millions au bas mot.


Voici l’histoire des personnes qui dénoncent les Musulmans jour et nuit pour leurs considérations sur l’esclavage. C’est comme si un criminel pointait du doigt un homme innocent.


Maintenant examinons rapidement la position et la nature de l’esclavage dans l’Islam ! L’Islam essaya de résoudre le problème des esclaves qui étaient en Arabie en encourageant par différentes manières les propriétaires à libérer leurs esclaves. Les Musulmans furent avisés que pour l’expiation de certains de leurs péchés, ils devaient affranchir leurs esclaves. Libérer un esclave de son propre chef était considéré comme un acte de grand mérite, à tel point que le Prophète déclara que les membres d’un individu qui libérerait un esclave seraient protégés du Feu de l’Enfer, et ce, en contrepartie des membres de l’esclave qu’il avait libéré. Le résultat de cette politique fut tel que lors du Califat orthodoxe [1], tous les anciens esclaves de l’Arabie furent libérés. Le Prophète libéra à lui seul quelque soixante-trois esclaves (..) De même, d’autres compagnons du Prophète libérèrent un grand nombre d’esclaves. Les détails sont donnés dans les traditions et les livres d’histoire sur cette période.


Ainsi, le problème des esclaves en Arabie fut résolu sur une courte période de trente ou quarante ans.

 

Après cela, la seule forme d’esclavage qui fut conservée dans la société islamique était celle des prisonniers de guerre, capturés sur le champ de bataille. Ces prisonniers de guerre étaient maintenus par le gouvernement musulman jusqu’à ce que le gouvernement adverse acceptât de les reprendre en échange des soldats musulmans faits prisonniers, ou par le paiement d’une rançon. Si les soldats capturés n’étaient pas échangés contre les prisonniers de guerre musulmans, ou que personne ne payait leur rançon, le gouvernement musulman les distribuait aux soldats de l’armée qui les avait capturés. C’était une manière plus humaine et plus appropriée de se défaire d’eux au lieu de les détenir comme du bétail dans des camps de concentration, en les contraignant aux travaux forcés et, si leurs femmes étaient également capturées, en les poussant à la prostitution.


Plutôt que se débarrasser des prisonniers de guerre d’une manière si cruelle et indigne, l’Islam préféra les répartir dans la population (..)


Dans les guerres modernes nous constatons également que si un gouvernement est complètement mis en déroute, sans possibilité de négociation pour les prisonniers de guerre, et que l’ennemi vainqueur obtient facilement des prisonniers, l’expérience a prouvé que les prisonniers de guerre de l’armée vaincue étaient maintenus dans des conditions beaucoup plus mauvaises que celles des esclaves (..) "

 

Extrait du livre « Les Droits de l’Homme en Islam »  de Cheikh  Al-Mawdûdî

 

.

esclaves_des_arabes

 

L’anthropologue musulman Malek Chebel révèle les pratiques d’asservissement dans le monde islamique et leur inquiétante persistance

 

Quel que soit l’exploiteur, occidental ou arabo-musulman, l’esclavagisme est un crime contre l’humanité qu’il faut éradiquer du monde entier 

                                                     esclavage

 

« Aujourd’hui encore le constat demeure affligeant. Je regrette que de nombreux musulmans, arabes ou non, ne semblent éprouver de plaisir, hélas, qu’en accomplissant l’inverse de ce que recommande si clairement le Prophète, et s’emploient sans vergogne à répudier leurs femmes et à mettre en servitude leurs domestiques. Au Koweït comme au Qatar, en Arabie Saoudite ou à Dubaï, l’employeur a depuis longtemps remplacé le négrier. «Esclaves économiques», Philippins, Indiens, Malais, Bangladais se sont substitués aux anciens captifs d’Afrique, Habachis et Zandj. Au Maroc se pose aujourd’hui la question des domestiques, ces «petites bonnes» non rémunérées, corvéables à merci, qu’on réquisitionne jour et nuit, et que les autorités elles- mêmes évaluent à plus de 1 million. Que dire aussi des eunuques à La Mecque ! Oui, en 2007, des eunuques gardent toujours les lieux saints de l’islam !
Soyons clairs, je n’attaque ni un pays en particulier, ni l’islam en tant que religion. Mais son dévoiement, qui n’en finit pas de faire des ravages. Il faut que l’Islam retrouve sa vraie nature et rejoigne enfin les grandes civilisations libératrices. »

Anthropologue et spécialiste de l’islam, Malek Chebel est l’auteur d’une vingtaine d’ouvrages, dont le «Dictionnaire amoureux de l’islam» (Plon, 2004).
.
Soudan : Esclavage, les Arabes font leur mea-culpa. Les Arabes ont pratiqué l'esclavage sur une large échelle. Pour Al Hayat (Londres), il est grand temps qu'ils reconnaissent leur responsabilité (Courrier International 693, 12 2 2004), note d'eva
 

 

 

Les Juifs et l’esclavage des Noirs : Acte 1

La Vérité
Posté par Aryen

http://www.afriqueredaction.com/article-35075427.html

Le martyre et l’holocauste des nègres par les juifs trafiquants esclavagistes. Par Roger Dommergue Polacco de Ménasce


Quand la communauté noire internationale va-t-elle demander des réparations à la communauté juive pour l’immense préjudice que lui a causé le commerce juif des esclaves ?


ESCLAVAGE-NOIR-1.jpg Quand dressera-t-on un monument commémoratif de ce crime de lèse-humanité à ne jamais oublier ? Parmi ceux qui accompagnaient Christophe Colomb à son arrivée en Amérique, il y avait cinq juifs : Luis de Torres, Marco, Bernal, Alonzo de la Calle, Gabriel Sanchez. Ils persuadèrent Colomb de capturer 500 Indiens et de les vendre comme esclaves à Séville en Espagne. Les juifs furent chassés d’Espagne en 1492 et du Portugal en 1497.


ESCLAVAGE-NOIR-7.jpg Ils s’installèrent aux Pays-Bas où ils fondèrent « la Compagnie hollandaise des Indes Occidentales » (c’est à dire l’Amérique). En 1654, Jacob Barsimson fut le premier juif à émigrer de Hollande vers New Amsterdam (New York). De nombreux juifs le suivirent, s’établissant sur la côte et commerçant avec les autochtones. Le premier à exercer ainsi ce métier fut Layman Lévi qui échangeait des pacotilles venues de Hollande contre de précieuses fourrures. Les juifs Nicholas Lowe et Joseph Simon prirent alors part à ce fructueux commerce. Lowe eut l’idée de vendre du rhum aux Indiens sans méfiance. En un rien de temps la ville portuaire de Newport comptait 22 distilleries.


ESCLAVAGE-NOIR-2.jpg Toutes appartenaient à des juifs. L’intoxication alcoolique des Indiens et les massacres perpétrés en état d’ivresse sur les premiers colons européens sont dus à cette initiative juive. Newport, qu’on appela longtemps « Newport juif », devint un centre mondial du trafic d’esclaves avec l’Afrique. Les bateaux partaient de Newport vers l’Afrique Occidentale pour y capturer leur cargaison humaine noire. 128 bateaux qui débarquaient des esclaves à charleston appartenaient à des Juifs de Newport et de Charleston. La traite des esclaves était un monopole juif. Le juif Aaron Lopez joua un rôle très important dans ce monstrueux commerce de 1726 à 1774, il contrôla personnellement 50% de la traite de ces êtres humains dans toutes les colonies américaines.


ESCLAVAGE-NOIR-3.jpg En 1717 la première loge maçonnique fut fondée : 90% des membres en étaient juifs. Vingt ans plus tard la loge maçonnique King David fut fondée. Elle était entièrement juive ; Accompagnons le bateau « Abigaïl » du juif Aaron Lopez jusqu’en Afrique Occidentale. En mai 1752, il fut chargé de 34.000 litres de rhum, d’une énorme quantité de fers à mettre aux mains et aux pieds des Noirs qui seraient ramenés comme esclaves. Il y avait aussi pistolets, poudre, sabres, et une abondante camelote, comme fond de « commerce ».


ESCLAVAGE-NOIR-6.jpg Le capitaine Freedman était un juif. Trois mois plus tard ils abordaient la terre d’Afrique où de nombreux agents d’établissements juifs, travaillaient pour le compte des trafiquants d’esclaves, étaient sur place. Les choses se passèrent comme avec les Indiens : les chefs des tribus noirs étaient saoulés au rhum et vendaient or, ivoire et membres de la tribu. Souvent on menait les tribus noires à travers forêts et steppes jusqu’à la côte. Le trajet durait des semaines et beaucoup succombaient. Les cravaches empêchaient les colonnes d’esclaves de s’arrêter.


ESCLAVAGE-NOIR-5.jpg On abandonnait à une mort affreuse ceux qui ne pouvaient suivre. Des ossements jonchaient les pistes. Arrivés à la côte, ils étaient laissés dans leurs fers, inspectés comme du bétail, et gardés par des chiens féroces. On leur rasait le crâne et on les marquait au fer rouge, ce qui permettait de reconnaître les fugitifs. Pères, enfants, femmes étaient séparés et de désespoir certains se noyaient en se jetant à la mer Un voyage sans espace de trois mois était atroce. Manque de place, scènes de folie pour quelques centimètres carrés, matière fécale, fouets pour faire régner le calme.


ESCLAVAGE-NOIR-8.jpg Les femmes étaient violées par l’équipage. Les nombreux morts étaient jetés par-dessus bord. Historiens et statisticiens évaluent à 9 millions le nombre des victimes de cette horreur juive banalisée. Véritable holocauste celui-là. 11 millions ont dû survivre débarqués dans les ports américains où ils furent vendus dans de véritables marchés à bestiaux. Les bénéfices furent considérables : par exemple le voilier « la Fortuna » revint en Amérique avec 217 Noirs payés 4300 dollars et revendus 41.438 dollars.


ESCLAVAGE-NOIR-9-copie-2.jpg Dans le nord des États-Unis le trafic d’esclaves était interdit. Les juifs Sandifortd Lay, Woolman, Solomon et Benezet oeuvrèrent afin qu’il devînt légal. L’institut Carnégie de Washington possède de nombreux documents qui prouvent de façon radicale que le vaste trafic d’esclaves fut un monopole juif, sur lequel les non-juifs n’avaient aucune participation. [...]

 

.

 

 

Conclusion:
La nécessaire reconnaissance
de tous les génocides, équitablement,
et leur commémoration commune
Par eva R-sistons 
.
Loin de contribuer au développement humain, la "civilisation" occidentale, finalement, concourt à la dégénérescence du genre humain. Encore maintenant, les Etats-Unis laissent de nouveaux génocides se perpétrer, délibérément, comme au Rwanda, au Cambodge, en Bosnie-Herzégovine...
.
Et que dire des Palestiniens ? "Des délégués de la Conférence de Durban en 2001 ont accusé Israël de perpétrer un véritable génocide contre les Palestiniens" (Monde Diplomatique avril 2004).
.
Aujourd'hui, de plus en plus de descendants d'esclaves portent plainte pour génocide contre des entreprises américaines ayant bénéficié du travail des esclaves (Courrier International 612, 25 7 2002), bref les colonisés s'en prennent aux colonialistes, c'est nouveau et c'est prometteur. Et des ONG (suisses notamment, 50 dollars par esclave) rachètent des esclaves au Soudan.
.
La reconnaissance de tous les génocides (noir, aborigène, tsigane, harkis, amérindien, karen, arménien - près de la moitié ont été déportés et exterminés -, plus récemment au Rwanda, etc...) et leur commémoration en même temps a toujours été un de mes principaux combats. Je n'accepte pas que l'attention soit polarisées sur le seul holocauste juif d'ailleurs inséparable de celui des Tsiganes, des résistants, des Russes, des Noirs, des handicapés mentaux, des homosexuels, des Témoins de Jéhovah... Ce favoritisme, ce communautarisme sont inacceptables et honteux pour notre démocratie. 
.
La communautarisation de l'antiracisme (avec d'ailleurs un nom spécifique, pourquoi ?), le monopole de la souffrance par les seuls citoyens juifs doivent être dénoncés jusqu'à ce qu'il n'y ait plus aucune injustice historique, aucun accaparement par un seul groupe de la mémoire - surtout à des fins d'instrumentalisation pour des causes honteuses, néo-coloniales et impériales ! Pour que cette injuste mascarade cesse, j'appelle solennellement à commémorer tous les génocides ensemble, sans privilégier l'un par rapport à l'autre ou aux autres... 
.
Il ne s'agit évidemment pas de mettre en concurrence les mémoires, les souffrances, mais d'unir pour que l'horreur ne recommence pas, surtout à l'heure de la montée des intolérances, des racismes, des rejets, des haines, des extrémismes. On ne rappellera jamais assez qu'il n'y a pas une exception juive, qu'aucun holocauste n'est supérieur aux autres et ne justifie  des commémorations à sens unique, sans parler des traitements particuliers dans l'enseignement, ou de la part des Médias.  
.
En d'autres termes, les souffrances juives ne doivent pas être placées à part, encore moins érigées en douleur ultime, mais être reliées à celles des autres, afin d'unir toutes les victimes en veillant à ne pas en privilégier une. Voilà la vraie solidarité entre les peuples, en respectant les différences ! C'est dans la relation avec l'autre qu'on atteint la plénitude, ce qui implique la reconnaissance de toutes les souffrances.. mais aussi comme dit plus haut, la repentance, la commémoration commune et enfin la réparation des atrocités subies, une juste indemnisation. Ainsi, pour revenir à notre point de départ - la traite des Noirs -, quand les descendants d'esclaves seront-ils indemnisés à l'instar des victimes juives ?  
.
J'appelle aussi à ce que le drame humain de l'esclavage soit enseigné dans nos classes § au même titre que la Shoah... ainsi d'ailleurs que les génocides amérindien, tsigane, arménien, aborigène, etc. C'est une question de justice, tout simplement. Et la Justice n'est pas négociable !
.
Eva R-sistons
.
.
§ On enseigne désormais la disparition de l'esclavage, mais pas son Histoire, car elle renvoie à nos propres crimes. Dans les manuels scolaires, il faut expliquer à nos enfants ce qu'a été exactement l'esclavage, afin qu'ils puissent mesurer les souffrances réelles qu'il a engendrées, au même titre que le génocide juif ou amerindien etc...

NB : Depuis 2009,  tous les 10 mai, les descendants d'esclaves et de victimes de la Traite (Antilles, Runion, Guyane, Haïti, Afrique..) et ceux qui les soutiennent, se réunissent Place du Général Catroux PARIS 17e  18 h. Rappelons que c'est la Loi Taubira (rôle majeur de Jacques Chirac) qui a enfin imposé, le 10 mai,  la commémoration de ce crime particulier contre l'humanité. 
 
Quelques articles d'eva parmi d'autres sur le sujet :
.
Article conseillé pour élargir la question : "De la société française clivée et trahie par ses élites" par Christian Delarue

arton10569-29711.jpg

Christian DELARUE

Le néolibéralisme est une arme du guerre. l’Union européenne des 27 est 3 fois plus inégalitaire que les Etats-Unis d’Amérique et 69% plus que la Russie."

img_grey_font_scale_less.gifimg_grey_font_scale_none.gif

De la société française clivée et trahie par ses élites et le néolibéralisme à la construction de la civilisation.


On approche d’une période sensible ou les monstres de la destruction des sociétés peuvent proliférer et agir au détriment des forces de construction du social tant au plan national qu’au plan continental.

 

URL de cet article 10569
http://www.legrandsoir.info/De-la-societe-francaise-clivee-et-trahie-par-ses-elites.html
L'abolition de l'esclavage dans les colonies françaises en 1848

 

http://www.assemblee-nationale.fr/histoire/esclavage/abolition.asp.

Partager cet article
Repost0
2 mai 2012 3 02 /05 /mai /2012 22:35

La solution Ramel ou le rétablissement de l’esclavage

« J’efface les conséquences des erreurs du passé
pour donner à l’État les moyens de son avenir.
»

 

 

 

Dominique Ramel

 

Le 30 septembre 1797, le ministre des finances du Directoire, Dominique Ramel, provoqua un scandale chez la bourgeoisie et autres forces de l’argent, en annulant purement et simplement les deux-tiers de la dette française. Cet évènement, peu connu du grand public, est appelé par les historiens la « Banqueroute des deux tiers ». Précédemment, le gouvernement avait également fait brûler en place publique la planche à assignat, symbole de la spéculation de l’époque.


S’en était trop pour la bourgeoisie : Dominique Ramel ne joua plus aucun rôle sous le Consulat et l’Empire. Pour l’oligarchie, la défense de l’intérêt général est et a toujours été un péché mortel.

Seule une méthode identique permettra à la France de se débarrasser du piège à loup financier sur lequel ses élites politiques l’ont délibérément fait marcher.

Que la chose soit donc dite sans plus attendre : il est hors de question que la France rembourse sa « dette », qui par ailleurs usurpe son nom, puisque comme nous allons le démontrer, celle-ci est le résultat d’un braquage et non d’un engagement contractuel.


La chose paraît difficile à croire mais elle est pourtant réalité : la dette ne vient que d’un simple jeu d’écriture.

La « dette » française est illégitime


 

La « dette » française ne doit pas être remboursée parce qu’elle est illégitime. Elle est illégitime car elle est le produit d’une succession de mesures et de décisions qui d’abord, l’ont créée de toute pièce, puis ensuite, l’ont rendu irremboursable.

Comme l’a révélé André-Jacques Holbecq, puis comme l’a diffusé Etienne Chouard, avec d’autres à sa suite, la dette de la France vient la réforme de la Banque de France de 1973. Cette loi interdit à notre Banque centrale de prêter à l’Etat à taux zéro et, donc, l’oblige à emprunter avec des taux d’intérêts sur les marchés financiers en cas de budget déséquilibré.

Le chiffre commence à être connu : à quelques dizaines de milliards près, la somme des taux d’intérêts payés depuis 1973 est quasi égale au montant de la dette actuelle. Traduction : pas de taux d’intérêt = pas de dette. Grâce au Parti Socialiste, cet acte de haute trahison a été consacré au sommet de la hiérarchie des normes, à l’article 104 du traité de Maastricht, plus précisément, puis à l’article 123 du traité de Lisbonne.

Cette loi a été faite dans le dos du peuple, dans la plus totale opacité. L’immense majorité des citoyens (des quoi ?) ignore proprement son existence, si bien que ses initiateurs, Messieurs Valérie Giscard d’Estaing et Georges Pompidou, n’ont pour le moment aucun compte à rendre face à l’Histoire.

La chose paraît difficile à croire mais elle est pourtant réalité : la dette ne vient que d’un simple jeu d’écriture. Rien de plus. Est-il logique que la France ait vue naître une dette si colossale alors que les dépenses de l’Etat sont restées stables (contrairement aux idées reçues) et que jamais dans l’Histoire elle n’a produit autant de richesse ? Si l’équation ne tient pas, c’est parce que la source de la dette n’est pas prise en compte.

La classe politique française a agi par fraude. De l’extrême gauche à l’extrême droite, le secret a été bien gardé pendant des décennies. Il n’est donc pas sévère de considérer aujourd’hui un homme politique comme une prostituée de l’oligarchie financière. De même, journalistes et économistes ont failli à leur mission en ne divulguant pas le coup fourré  (le contraire nous eut étonné).

Le peuple français est tombé dans un guet-apens mise en place par les prostituées précitées sur ordre de leur maître. Les français l’ignorent, mais chaque année, ils payent un tribut à l’oligarchie financière.

Outre cette fraude inconnue, il existe une autre cause d’illégitimité de la dette, qui pour dire les choses clairement, frôle le délire et la folie : on a prêté à la France de l’argent qui n’existe pas. Le lecteur a bien lu.

Compte tenu de la dématérialisation de la monnaie suite à la dénonciation des accords de Bretton-Woods et de la libéralisation du système de réserve fractionnaire, les banques et autres organismes financiers ont prêté des capitaux qui n’étaient pas couverts par de véritables réserves, soit des capitaux qui n’existent pas et uniquement symbolisés, sans qu’on nous explique d’ailleurs en quel honneur, par une ligne comptable sur un ordinateur. Cet argent n’existait pas. Il était fiction. Pourtant, le peuple français fut bien sommé de rembourser cette fiction avec la sueur de son front et le produit de son travail. En droit, on appelle ce genre de manœuvre dolosive un dol.

Enfin, le poids de cette dette a été maintenu par une politique monétaire du franc fort, puis de l’euro fort, afin d’éviter tout rabotage par l’inflation.

Répétons-le, le peuple français s’est fait piéger par sa classe politique. Il serait temps qu’il s’en rende compte… Mais les derniers résultats électoraux nous laissent penser qu’il en est loin.


Un quart des impôts payés par le peuple français va directement dans les poches de l’oligarchie financière chaque année au titre des intérêts de la dette.

Abroger la loi de 73 n’est pas suffisant : il faut tuer la Bête


 

Quatre candidats à l’élection présidentielle ont fait semblant de proposer l’abrogation de la loi de 73. En effet, pour se faire, il faut dénoncer les traités européens, ce qu’aucun des faux abrogationnistes n’a fait. Comme toujours, nous étions dans le Théâtre de Guignol et non dans la politique sérieuse.

Ceci posé, même si nos faux abrogationnistes, nos faux dissidents, avaient été plus sincères et plus complets sur la question de la loi de 73, ils n’auraient pas pour autant fait trembler Goldman Sachs d’un seul pouce. Pourquoi ? Comprenez cher lecteur : avec ou sans crédit de la Banque de  France, nos candidats se proposaient de rembourser la dette. Dans tous les cas, les banques sont gagnantes, puisqu’on les paye. On ratifie le racket. On valide le braquage. On accepte l’humiliation sans broncher. Croyez-vous qu’il importe à JP Morgan d’être remboursée avec des capitaux venant des marchés ou d’une banque centrale ? Bien sûr que non ! JP Morgan veux notre argent, qu’importe sa forme ou son origine.

Entendons-nous : l’abrogation de la loi de 73 est indispensable et servira à financer nos déficits futurs. Mais il est hors de question d’utiliser ce nouveau levier pour rembourser les déficits passés, et pour cause : on ne rembourse pas un voleur.

Une simple abrogation de la loi de 73 est insuffisante puisqu’à elle seule, elle ne permet pas de détruire le carcan bancaire. Certes, les chaînes ne sont pas alourdies par de nouveaux taux d’intérêts, mais elles resteront intactes.

Le retour aux crédits de la Banque de France serait la perte d’une source de profit pour les banques, mais cette amputation serait parfaitement compensable par un surcroît de spéculation sur le marché des produits dérivés, et croyez bien que les concernés ne se gêneraient pas.

En revanche, il est un spectre qui terrifie les banquiers, un spectre contre lequel ils ne peuvent rien : la banqueroute. La banqueroute est un pistolet braqué sur la tempe des banques. Compte tenu de l’illégitimité absolu de ce montage qu’on nous oblige à appeler dette, aucun égard ne doit nous retenir d’appuyer sur la gâchette.

Tel Nicolas Ramel, il faudra opérer à une banqueroute partielle de la dette.

Martelons-le : le seul et unique moyen de mettre les banques au pas est la banqueroute. L’abrogation de la loi de 73 est insuffisante.


L’oligarchie financière, bien aidée en cela par la clique de prostituées qui nous gouverne depuis quarante ans, ne reculera devant aucun obstacle pour voler son argent au peuple de France.

La banqueroute ou l’esclavage


Un quart des impôts payés par le peuple français va directement dans les poches de l’oligarchie financière chaque année au titre des intérêts de la dette. Demain, à cause de l’augmentation des taux d’intérêts, c’est 30, 40, 50% de nos impôts qu’il nous sera sommé de donner à cette même oligarchie parasite.

En sus de cela, des sacrifices inacceptables tel ceux déjà pratiqués en Grèce seront exigés : blocage voire diminution des salaires des fonctionnaires, baisse des retraites privées et publiques, des allocations chômage, des aides sociales diverses, fermeture d’hôpitaux, de commissariats, augmentation d’impôts et création de taxes. Si tout cela n’aboutit pas à une guerre civile, le choc des civilisations soigneusement orchestré aidant, se sera miracle.

L’oligarchie financière, bien aidée en cela par la clique de prostituées qui nous gouverne depuis quarante ans, ne reculera devant aucun obstacle pour voler son argent au peuple de France.

Nous ne travaillerons plus pour nous même, plus pour nos familles, plus pour notre pays, mais pour des banques, des hedge funds et des fonds de pension. Notre travail ne nous appartiendra plus. L’esclavage, de plus en plus en visible, sera officieusement rétabli. Nos vies nous seront volées. Nos maîtres pourront tout exiger de nous et, assommés, mystifiés, déracinés et abrutis par le totalitarisme de marché, nous plierons.

Ce cercle de servitude ne peut être brisé que par la solution Ramel, la banqueroute.

La France a la chance de disposer en son Histoire d’une jurisprudence en la matière. Qu’on réitère donc la règle. Suite à la banqueroute de 1797, la France, jouissant de la confiance des investisseurs, a pu redécoller économiquement sous le Ier  Empire et continuer sa domination sur tout le continent…

Ecoutons donc ce conseil posthume de Dominique Ramel, cet authentique serviteur de la France (il y en eu peu). Un simple décret présidentiel suffirait à annuler la dette illégitime et éviter le retour à l’esclavage. Parti en si bon chemin, il faudrait ensuite déclarer nul et non avenus les produits dérivés, tel ce qui fut un jour fait aux droits féodaux, car on ne doit pas taxer la spéculation mais l’éradiquer.

Il est vrai que l’homme qui prendrait de telles mesures verrait son espérance de vie chuter aussitôt de plusieurs décennies. Pour un exploit de ce type, courage, patriotisme et volonté de sauver le peuple du péril qui le guette lui seraient nécessaires…Mais de tout cela, la classe politique française actuelle est précisément dépourvue.

Entende qui a des oreilles pour entendre.


Adrien Abauzit, pour Mecanopolis

Adrien Abauzit est l’auteur du livre « Né en 1984 »

http://www.mecanopolis.org/?p=25427

 

Lire également :


Ici gît la France (496-2012)

Bruno Gollnisch et Marine Le Pen ont bien voté en faveur du marché transatlantique

Réponse aux Eunuques

Election présidentielle : appel à l’abstention

De la « théorie du complot » à la « théorie des Bisounours »

Nicolas Sarkozy aime-t-il la France ?

François Hollande, archétype de la médiocrité politique contemporaine

François Bayrou et l’identité nationale

Le Droit européen a permis la mondialisation néolibérale

 


http://www.mecanopolis.org/?p=25427

 

Article placé le 30 avr 2012, par Adrien Abauzit (Paris)

.

Partager cet article
Repost0
20 avril 2012 5 20 /04 /avril /2012 03:40

 

Après le 2e tour, l'ultralibéralisme imposé aux Français !

 

 

Quel que soit le résultat des urnes, le monde de la finance veut imposer l'ultralibéralisme à la France.

 

Je crois le temps venu de revisiter l'article 35 de la déclaration des droits de l'homme et du citoyen, je le cite: "Quand le gouvernement viole les droits du peuple, l'insurrection est, pour le peuple et pour chaque   portion   du    peuple,   le    plus    sacré    des   droits   et    le     plus indispensable    des    devoirs".

Dans   le   reportage  ci-dessous ,    Daniel   Mermet  et  François  Ruffin ,  révèlent ,   dans  un   langage   direct  et  sans  ambage,   le   plan  des  financiers  pour   l'après   deuxième   tour   de  la  présidentielle. Il s'agit  tout  simplement  d'imposer  aux   forceps   l'ultralibéralisme   au   peuple   français  qui    le   vomit   de   tous   ses   pores. Le  reportage  est à  voir  absolument.  Il est  temps  d'appliquer    notre  constitution. 
  
Aux  urnes  citoyens !
  
 
Lucien PONS 
Nicolas Doisy, chief economist à Chevreux (Crédit Agricole), nous fait part du plan de bataille des financiers en cas de victoire de François Hollande aux présidentielles... Et de l’angoisse en cas de montée excessive du Front de Gauche et de Jean-Luc Mélenchon.
Pour les marchés, l'enjeux est de flinguer le contrat CDI et d'imposer à la France plus de plans d'austérité...

Faut Pas Mollir !



(n'hésitez pas à la partager dans vos carnets d'adresse)

Un sujet de François Ruffin, réalisé par Olivier Azam - Les Mutins de Pangée - Avril 2012 - Avec Fakir et la-bas.org

A suivre... ?

La version intégrale radio est sur la-bas.org.

Chaleureusement,

Les Mutins de Pangée
www.lesmutins.org
contact@lesmutins.org

 

.

Jeudi 19 avril 2012

Nigel Farage : "Des effondrements bancaires graves vont avoir lieu" Avec l'escalade des craintes concernant la stabilité de la zone euro, King World News a interviewé l'ancien courtier de laLondon Bullion Market Association et l'actuel député européen Nigel Farage, afin d'obtenir son point de vue sur la situation. Farage a fait quelques commentaires très intéressants concernant des italiens déplaçant de grandes quantités d'or vers la Suisse. Lorsque King World News a posé ses questions sur le chaos en Europe, Nigel  […]
(..) "Par conséquent, ce qui est probable, c'est qu'à un certain point, les marchés submergeront et engloutiront tout et à court terme, ce qui conduira au chaos : l'ensemble des banques centrales internationales, les fonds du système bancaire.
Nous commençons à entrevoir le plus grand schéma de Ponzi que nous n'ayons jamais vu sur terre !"
Il est certain que des effondrements bancaires graves auront lieu et l'impact sur certains États souverains sera grave. Je crains que nous sommes arrivés au point où nous ne pouvons pas vraiment arrêter ce processus maintenant. Nous commençons à atteindre un stade où beaucoup de fausse monnaie a été créé, le problème devient plus grand que la possibilité pour les gens de le résoudre. 
Nous sommes très proches de ce point.
Lorsque je parle des menaces et du risque que cette chose pourrait se retrouver dans une sorte de rébellion, une sorte de cataclysme social terrible, ils (les autres politiciens européens) sont aujourd'hui très inquiets. 
Ils vous en parleront en privé, mais en public, personne n'ose prononcer un mot.
Je pense que la détérioration, des deux ou trois dernières semaines dans la zone euro, est très grave : observez les spreads obligataires en Italie et en Espagne. C'est le fait que le chômage des jeunes est maintenant à plus de 50% dans certains de ces pays méditerranéens.
Farage a également ajouté ceci sur les mouvements d'or des italiens: 
"Le mois dernier, il a été intéressant d'observer des mouvements massifs en lingots, des banques italiennes vers des banques suisses. Donc, les gens qui ont acheté l'or dans un but de protection sont ceux qui ont gardé l'or dans les coffres des banques italiennes. Maintenant leur confiance dans les banques italiennes est si mauvaise qu'ils ont déplacé physiquement les lingots vers la Suisse. Je suis encore convaincu qu'il faut acheter de l'or pendant qu'il baisse."
Source: Gold-Up
Voir aussi la situation de la France ici (fin post):

.

 

Partager cet article
Repost0
20 avril 2012 5 20 /04 /avril /2012 03:00

Le village de Kirène, symbole du cynisme des multinationales

 

Par Dorothée Thiénot (15 mars 2012)
Sources : Bastamag.

Dans le village de Kirène, au Sénégal, plus de 10 000 bouteilles d’eau minérale sont produites chaque heure par l’usine locale. 30 tonnes de haricots verts sont récoltées chaque jour sur les terres maraichères environnantes. Mais les habitants n’en voient pas la couleur : ils ne disposent pas de l’eau courante, les haricots partent pour l’Europe, et les jeunes subissent le chômage. Une étrange vision du « Sénégal qui gagne ». Reportage.

À Kirène, en pays sérère, à une soixantaine de kilomètres de Dakar, l’eau coule à flots. La marque Kirène, qui arrose le Sénégal d’eau en bouteilles, y a bâti son usine en 2001 [1]. 10 800 bouteilles à l’heure sont produites ici. À quelques kilomètres, la multinationale néerlandaise Van Oers cultive plus de 300 hectares de haricots verts destinés à l’exportation. Ses champs verts contrastent avec le sol pelé de la région. Non loin, la Cimenterie du Sahel et le nouvel aéroport en chantier Blaise-Diagne viennent s’ajouter à cette zone ensablée, consacrée « zone d’excellence économique » par le Président Wade.

Mais Kirène, le village, a soif. Les 4 800 habitants qui habitent la zone n’ont aucun accès à l’eau potable, en dépit des promesses des entreprises et de l’État. Ironie du sort, dans une région dont la principale industrie alimente 80 % du marché national de l’eau en bouteilles. Les forages ne manquent pas : ils sont au nombre de cinq, mais destinés aux entreprises. Un sixième, destiné à la population, est en panne depuis plusieurs mois, sans que le gouvernement n’ait encore réagi. Enfin, le forage en construction, supposé alimenter trois des sept hameaux qui composent Kirène, financé par l’usine du même nom et par Von Oers, n’a pas vu un ouvrier depuis plus de trois mois : la part de travaux restante, dont le financement revient à l’État, a bien été votée, mais les travaux ont cessé sans que personne n’obtienne la moindre explication. « L’État nous a abandonnés. Nous sommes dans une zone où le PDS (le Parti démocratique sénégalais, au pouvoir, ndlr) n’a jamais gagné en douze ans. On nous prend pour des moins que rien », soupire Abib Diouf.

Pas d’eau courante mais des camions-citernes

L’attente. C’est ce à quoi se résignent les habitants, qui ont cependant manifesté en décembre dernier pour obtenir eau et électricité, sans résultats. Attente au pied d’un arbre pour ce vieillard, pour le camion-citerne que la Cimenterie du Sahel consent à offrir aux habitants : « Aujourd’hui, les familles n’ont pas assez d’eau pour cuisiner. J’attends le camion. Il peut passer comme il peut ne pas passer… On attend parfois jusque 20 heures », soupire Issa Pouye, installé sur un siège en plastique à l’ombre de son arbre.

Ces camions-citernes sont offerts aux populations dans le cadre de la « Responsabilité sociale des entreprises ». Quand une entreprise s’implante, elle est supposée agir sur les emplois et investir dans les villages voisins. Dans le cas de la Cimenterie du Sahel, ses actions s’inscrivent dans le cadre de mesures de compensation fondées sur l’étude d’impact social et environnemental de l’entreprise. Les pathologies dues à la pollution générée par l’usine justifient, par exemple, la distribution de médicaments, selon le sociologue Djiby Diakhaté, qui considère les mesures prises par les entreprises locales comme « bien timides ».

Pillage des terres maraîchères

Attente devant l’usine Kirène pour cette dizaine d’hommes, dans l’espoir d’obtenir un poste comme journalier : « Nous sommes là depuis 7 heures ce matin. C’est notre routine, explique Omar Sene, 23 ans, qui vient quotidiennement faire le pied de grue. Parfois on arrive à travailler deux, trois jours dans la semaine. C’est toujours mieux qu’à Dakar. » Les journaliers sont payés 3 000 francs CFA (4,50 euros) les 8 heures de travail. Certains sont plus virulents : « On nous avait promis que les gens du coin auraient du travail ! Des accords ont été signés. On n’a rien vu, s’énerve Ousseynou Pouye, bachelier de 22 ans. On ne peut pas travailler, on ne peut pas boire, pas vivre. Mais ça va changer, on y croit. Et si Macky (Sall, candidat opposant du président sortant pour le second tour du 25 mars) ne fait rien pour nous, il dégagera, comme Wade. »

« À défaut de ralentir son débit et de permettre ainsi aux populations de creuser quelques puits, l’usine Kirène devrait revoir sa politique de recrutement en accordant un quota aux jeunes de la zone, qui leur permettrait d’avoir quelques revenus », estime le sociologue Djiby Diakhaté. La localité a en effet totalement changé de visage, sans que les habitants n’en tirent vraiment de bénéfices. Van Oers produit 30 tonnes de haricots verts par jour, ramassés par les femmes des hameaux alentour pour 200 francs CFA (30 centimes d’euro) la caisse de haricots. Des emplois bien modestes au regard de ce que les habitants ont perdu : « Van Oers bénéficie d’un accord qui lui permet d’exploiter des champs autrefois cultivés par les habitants, pour leur propre compte, et cela sans limite de durée », explique Mataw Faye, conseiller rural.

Épuisement des ressources en eau

Mariam Sene ne travaille pas, elle élève ses huit enfants. La veille, avec les plus grands, elle a marché jusqu’au forage de Von Oers, à deux kilomètres de là. Elle montre ce qu’il reste de sa réserve d’eau pour la journée : la jarre est pratiquement vide. Kirène a un vieux puits encore en fonctionnement, à deux pas du forage laissé en friche : « On commence à puiser à 5 heures du matin. Parfois, l’après-midi, il n’y a plus rien. » Enfants, jeunes, femmes se succèdent et remplissent seaux, bassines, boîtes de conserve. « Je pense qu’après les élections, les travaux vont reprendre… », espère l’un d’eux.

« La vérité, c’est que l’usine a pompé pratiquement toute l’eau de la localité. En pays sérère, l’eau est considérée comme une propriété divine. Les populations utilisent des techniques traditionnelles de forage. Les puits n’étaient pas construits n’importe où, n’importe comment », explique Djiby Diakhaté. Pour le sociologue, les compensations mises en œuvre par les différentes usines sont bien maigres en comparaison de ce que la population a perdu. Contactée à plusieurs reprises, l’entreprise Kirène n’a répondu à aucune de nos sollicitations.

« Les ressources utilisées par Von Oers et Kirène créent de véritables déséquilibres sociaux, dans la mesure où leurs politiques de responsabilité sociale s’adresse en priorité à une élite : autorités coutumières, chefs de village, associations… » Les jeunes continuent d’attendre un éventuel job, les femmes marchent des kilomètres pour remplir leurs bassines. Pour Abib, une seule solution : la révolte. « Il y a des grèves qui changent tout. Si tous les travailleurs cessaient le travail dans ces industries pour réclamer de l’eau… », rêve Abib, qui a fait plusieurs séjours en prison après des actions menées pour améliorer les conditions de vie de sa communauté et forcer le gouvernement à tenir ses promesses. Il conclut, résolu : « Il faut que nous prenions notre destin en main. » À bout, les habitants de Kirène devraient bientôt se faire entendre.

Dorothée Thienot

Photo : Oxfam International

 

http://www.oulala.net/Portail/spip.php?article5584


 

Sur ce blog,

 

Le premier tour des présidentielles est dans quelques jours comme chacun sait. C’est le premier temps fort, très important, mais il y aura deux autres temps forts : L’entre deux tours et après l’élection finale. Et (...)

En savoir plus »

 

.

 

Partager cet article
Repost0
19 avril 2012 4 19 /04 /avril /2012 03:14

 

pc.jpg

http://partenia2000.over-blog.com/article-lettre-ouverte-aux-peuples-d-europe-par-mikis-theodorakis-87610004.html

Lettre ouverte aux peuples d'Europe par Mikis Théodorakis

 

 

 

L'Europe, c'est l'austérité et le sacrifice des citoyens ! Sortons de l'Europe, de l'euro, des Institutions internationales assassines (et évidemment aussi de l'OTAN) ! Il faut que Mélenchon soit fort pour qu'Hollande ne capitule pas devant les Marchés meurtriers ! De toutes façons, il faut voter pour ceux qui sortent la France de cette UE tueuse de souveraineté nationale, d'emplois, de pouvoir d'achat, de protection du travail et des salaires, de droit des travailleurs ! Ayons enfin le courage de l'Islande et de l'Argentine, qui retrouvent leur croissance ! Cette audace, c'est le prix de la sortie de crise et de la prospérité retrouvée ! Il n'est plus tolérable de voir les citoyens, les peuples, l'humanité entière, sacrifiés au Marché-Roi abstrait, cupide et criminel ! Citoyens, Citoyennes, libérons-nous des chaînes imposées par la mondialisation financière dès  maintenant, demain il sera trop tard et les générations futures seront condamnées ! eva R-sistons à l'intolérable, à l'imposture d'un Hollande n'ayant rien réellement promis et qui poursuivra ainsi l'oeuvre mortifère d'un Sarkozy aux ordres du grand capital financier !  Il faut choisir entre le Marché fou et  les êtres humains !

 


 

Le plan de bataille des marchés : entretien avec le stratège


http://www.fakirpresse.info/Le-plan-de-bataille-des-marches,359.html

Par Adrien Levrat, François Ruffin, 12/04/2012


Le journal Fakir est un journal papier, en vente dans tous les bons kiosques près de chez vous. Il ne peut réaliser des reportages que parce qu’il est acheté ou parce qu’on y est abonné !


« Les gens de marché s’expriment de façon très directe. » Dans sa note (largement traduite ici), le « chief economist de Cheuvreux » conseille en effet à François Hollande de « tromper le peuple » pour mettre fin au « fameux CDI ». « On ne s’embarrasse pas de finasseries », poursuit-il dans un entretien diffusé dans l’émission Là-bas si j’y suis. Raison de plus, cette franchise, pour aller rencontrer ce « senior advisor », Nicolas Doisy. Car il ne faut pas mépriser l’adversaire : il est prêt à livrer bataille. Il a déjà son plan. Présentation.

 

François Ruffin : On se trouve au siège de la Corporate Investment Bank du Crédit agricole. Premier broker indépendant sur actions européennes, Cheuvreux possède quatorze bureaux à travers le monde, y compris New york, San Francisco, Tokyo, Zurich… Donc Cheuvreux conseille 1200 banques, fonds de pension et ainsi de suite.

Nicolas Doisy : Tout à fait.

F.R. : Mais pourquoi une société de courtage comme Cheuvreux a un département recherche ? Et pourquoi cette recherche s’intéresse à la politique française ?

Nicolas Doisy : Pourquoi la politique ? Parce qu’en fait, ce dont on se rend compte, c’est que dans politique économique, eh bien, il y a « politique », y a pas qu’économique. Depuis finalement le début de cette crise, la crise de Lehman en 2008, le cycle économique, financier, est beaucoup dirigé et conduit par la politique, et du coup, tout ce qui est politique prend énormément d’importance, et détermine beaucoup des événements sur lesquels les investisseurs gardent leurs yeux.

Hollande : le choix

F. R. : Vous avez publié un papier là, dont le titre est, en anglais, « François Hollande and France’s labour-market rigidity : the market will rock both ». François Hollande et la rigidité du marché du travail : le marché va chahuter, bousculer les deux.

N. D. : Tout à fait. Quand on regarde un petit peu la façon dont se déroulent les élections, dont les marchés perçoivent le problème européen, on se rend compte qu’il y a des chances non négligeables que François Hollande se trouve pris entre deux forces contradictoires : les marchés qui attendent de lui un certain nombre de réformes dites structurelles, qui vont porter sur l’assainissement des comptes publics évidemment, mais aussi des réformes qui sont appelées à rendre l’économie française plus performante. Or, c’est le type de réforme dont très vraisemblablement une partie de l’électorat de François Hollande se méfie, et si vous regardez bien, pour l’instant, François Hollande s’est abstenu de clarifier de façon nette sa position sur ce sujet.
Et pour cause : il sait qu’il sera pris à terme, à un moment, entre la pression de ses électeurs et la pression des marchés. Déjà on a des investisseurs qui s’étonnent du faible détail des candidats dans leurs programmes, les anglo-saxons que je rencontre me demandent souvent : « Où est le programme ? » Je leur dis : « Il n y en a pas ! », et pour cause, c’est un jeu tactique pour l’instant, le programme on le saura une fois l’élection finie. Et en fait on le connaît déjà, il sera imposé par l’appartenance à la zone Euro.

La fin du CDI

F.R. : Vous dites non seulement François Hollande ne va pas tenir ses promesses, mais en plus c’est lui qui va devoir flexibiliser le marché du travail, c’est lui qui doit remettre en cause ce que vous appelez « the famous CDI » le fameux CDI, contrat à durée indéterminée.

N.D. : C’est lui qui va devoir le faire dans la mesure où c’est lui qui sera élu. En d’autres termes, de toute façon, qui que soit le prochain président de la république française, c’est un travail qu’il va devoir faire, parce que tout simplement il y aura la pression des pairs dans la zone euro, c’est-à-dire de l’Italie, de l’Allemagne, de tous les autres pays. Quand vous regardez bien l’Allemagne au milieu des années 2000 a fait ce genre de réformes, l’Italie, l’Espagne sont obligés de le faire aujourd’hui, la Grèce aussi. Pourquoi la France pourrait-elle s’en dispenser ?

F.R. : Quel type de réforme ?

N.D. : Quelles réformes ? J’y viens. C’est le package typique de réformes qui a été imposé à la Grèce, qui est demandé aussi à l’Italie, qui est demandé aussi à l’Espagne, et c’est, si vous voulez, si on fait référence aux années 80, c’est ce qu’on appelle l’économie de l’offre, c’est ce qu’avaient fait en leur temps Reagan et Thatcher. L’Europe continentale a estimé qu’elle pouvait ne pas adopter ce modèle, c’est un choix de société, c’est un choix politique. Il se trouve qu’aujourd’hui le modèle traditionnel français, le modèle du CDI que vous mentionnez est en train d’arriver en bout de course. Il est à bout de souffle, quelque part. Et donc ce qu’il faut faire maintenant, c’est tout simplement le genre de réformes qui a été faite en Espagne récemment.

F.R. : Vous avez un encadré pour dire, en gros, le Royaume Uni et l’Irlande ont flexibilisé leur marché du travail, et ça a marché. En revanche, en Europe continentale, et notamment en France on a fait de la résistance, et finalement, on obtient des moins bons résultats.

N.D. : Oui, tout à fait. En Europe continentale, on a voulu s’épargner l’idée de faire un contrat de travail unique qui soit suffisamment flexible, et tout est dans le « suffisamment », c’est une question de bon dosage de la flexibilité, mais l’important c’est un contrat de travail unique, donc le CDI tel que nous l’avons connu, nous ne le connaîtrons plus normalement, ça c’est clair.

F.R. : Alors vous dites, « ça ne s’est pas fait en Europe continentale, alors que ça s’est fait au Royaume-Uni et en Irlande, donc aujourd’hui le moment est venu de flexibiliser le marché du travail en Europe continentale, on le voit en Espagne, on le voit en Italie, on le voit en Grèce… La France ne peut pas être le seul ilot à maintenir une rigidité sur son marché du travail dans une Europe qui flexibilise. »

N.D. : L’idée c’est de permettre aux entreprises d’avoir une plus grande flexibilité dans la gestion de leurs ressources humaines, de façon à ajuster au mieux leur personnel, leur force de travail, de façon a être les plus performantes. En d’autres termes, ça revient finalement à réduire substantiellement un certain nombre de garanties dont bénéficient, dont ont bénéficié jusqu’à présent les titulaires de CDI notamment. Et donc à imposer plus de flexibilité aussi sur les travailleurs. C’est là que ça va coincer, c’est là que ce sera problématique, parce que je ne suis pas certain qu’on pourra maintenir le modèle français tel qu’il est. C’est ça le point important. C’est que le conflit d’objectifs que va avoir François Hollande, c’est rester dans la zone euro et satisfaire les demandes de son électorat naturel. Les deux ne sont plus compatibles maintenant, on le voit depuis la crise grecque, il faudra qu’il fasse un choix. C’est pourquoi il est resté très prudent jusqu’à présent dans son expression publique.

F.R. : Juste une question qui vient comme ça… Vous vous êtes en CDI ou vous êtes pas en CDI M. Doisy ?

N.D. : Je suis en CDI, bien évidemment… Euh voilà… (Rires.)


L’Eurozone

F.R. : Alors dans votre papier vous écrivez : « C’est regrettable pour François Hollande, mais la nécessité d’une libéralisation du marché du travail est le résultat direct d’une appartenance de la France à la zone euro, aussi ne peut-on avoir l’une sans avoir l’autre. » Donc la seule question est de savoir si François Hollande va ne serait-ce qu’essayer de respecter ses promesses, ou s’il va volontairement revenir dessus aussitôt élu.

N.D. : C’est exactement ça, et effectivement je vous remercie de citer ce passage, c’est probablement un des plus importants de la note – en passant la traduction est très bonne – c’est exactement ça, on est au pied du mur, alors beaucoup de français penseraient « c’est la victoire du modèle libéral »… Oui en quelque sorte, mais ensuite effectivement, la France sera au pied du mur, tout au temps que l’Espagne l’est, tout autant que l’Italie, tout autant que la Grèce, tout autant que tous les pays qui n’ont pas fait ce genre de réformes…

F.R. : Ce que vous dites dans votre note, c’est, y aura quelqu’un de déçu.

N.D. : Oui, le marché ou les électeurs seront déçu.
Quelque part c’est un peu une répétition de 81-83. Pour ceux qui n’étaient pas nés à cette époque on va faire un petit point d’Histoire : en 81, alors qu’on venait d’avoir le choc pétrolier de 73- 74 et puis de 79, la France avait besoin précisément d’être plus flexible, mais François Mitterrand est élu sur un programme on va dire vraiment de gauche, très de gauche, très socialiste keynésien, relance par la consommation, etc. etc. Et tout ça pour qu’au bout de deux ans à peine, trois dévaluation du franc, en mars 83, après avoir perdu les élections municipales, François Mitterrand soit obligé de faire un complet demi-tour, et d’adopter les politiques de Madame Thatcher, de Monsieur Reagan à l’époque… Évidemment pas aussi ambitieuse, mais tout de même.

Qu’est-ce qui s’est passé à cette époque ? Le choix avait été très simple pour François Mitterrand, la question c’était : rester dans la construction européenne, dans le projet européen, ou en sortir. Et après avoir hésité, et apparemment failli quitter le SME, et donc le projet européen, la France a décidé d’y rester. Et donc la traduction de ça, ça a été ce qu’on a appelé la politique d’austérité, qui a duré des années, des années, des années, de désinflation compétitive…

Eh bien là la situation est un peu la même, si la France veut rester dans la zone Euro, il faudra très vraisemblablement qu’elle se plie à un certain nombre de programmes de réformes qui sont maintenant imposés, ou sinon l’idée sera que la France devra quitter la zone euro. Autant en 83 il était peut-être moins compliqué de quitter le projet de construction européenne, autant aujourd’hui ça risque d’être beaucoup plus compliqué. On l’a vu : si l’idée même de la sortie d’un petit pays comme la Grèce a causé une crise comme nous l’avons connue l’an dernier, je vous laisse imaginer pour la France…

La confiance

F.R. : Dans un premier temps vous dites, en gros, les marchés peuvent avoir confiance en François Hollande, parce que d’abord c’est quelqu’un de pragmatique, c’est un européen de cœur, donc il ne va pas remettre en cause l’appartenance de la France à la zone Euro et ainsi de suite… Et le troisième point : il était conseiller de François Mitterrand lorsque François Mitterrand a négocié le tournant de la rigueur en mars 1983, donc il en a gardé le souvenir de ça, donc il ne va pas commettre la même erreur aujourd’hui.

N.D. : Il me semblerait inconcevable qu’un homme de la formation et de l’intelligence de François Hollande qui a vécu l’expérience dont on vient de parler, c’est-à-dire 81-83, ne s’en souvienne pas. En gros l’alzheimer peut pas être aussi précoce que ça, et du moment où il s’en souvient, je ne vois pas comment à partir de là il serait capable de ne pas prendre en compte la réalité du marché telle qu’elle s’imposera à lui. Parce qu’il faut pas l’oublier : le marché s’imposera.
Donc je dis « ne vous inquiétez pas : a priori même si je ne suis pas dans le cerveau de François Hollande, ce que je vois ce qu’il y a tous les éléments nécessaires pour qu’il ait une approche tout à fait pragmatique… »
Et en plus, c’est visible pour ceux qui prennent le temps de scruter, François Hollande n’a pas promis le Grand soir. François Hollande n’a rien promis, parce que dans votre phrase y avait, l’hypothèse la plus optimiste, c’est celle où François Hollande prend ses fonctions et « revient sur ses promesses », mais il n’en a pas fait ! C’est ça mon point : il n’en a pas fait, ou il en a fait si peu que, finalement, de toute façon c’est comme si ça comptait pas. Donc il a gardé les mauvaises nouvelles pour plus tard.

Le danger

N.D. : Maintenant il y a un danger qui se présente, c’est la semaine qui vient de s’écouler, en particulier le week-end qui vient de s’écouler : on voit que Mélenchon est vraiment en phase ascendante, on a bien entendu ce week-end, François Hollande qui dit « oui, croyez moi, ça va être du sérieux ma renégociation du traité ». Mais bien sûr, il est bien obligé, parce que avant de gagner le deuxième tour, ceux qui ont connu 2002 savent qu’il faut gagner le premier, donc il est bien obligé de faire quelques concessions verbales à son électorat. Mais là encore je suis pas sûr qu’il ait été très spécifique sur sa renégociation. Et c’est pour ça, j’en reviens à ce point, il n’a pas fait de promesses, parce qu’il sait qu’il va devoir se renier par la suite, donc il essaie d’en promettre le moins possible pour que le retour de bâton soit le moins violent possible.

On voit la montée en puissance de Mélenchon. Ce qu’on se dit tout simplement, c’est que à partir de maintenant, il va bien falloir que Hollande commence à donner quelques gages à sa gauche, et c’est là que ça va devenir un peu plus compliqué pour lui, parce que les marchés vont commencer à comprendre, vous commencer à le sentir, c’est pour ça qu’il est resté très prudent jusqu’à présent dans son expression publique.

Tromper le peuple

F.R. : François Hollande dit « je vais demander la renégociation du dernier traité européen », vous, vous écrivez ça :

« François Hollande va avoir à naviguer à travers des forces dans la gauche, notamment à cause du référendum manqué de 2005, et dans cette perspective, vous écrivez, il serait politiquement intelligent que ses pairs de l’eurozone, ses partenaires allemands, belges italiens et ainsi de suite, permettent à François Hollande de prétendre qu’il leur a arraché quelques concessions, même si c’est faux en réalité. La demande de renégociation du traité serait alors utilisée pour tromper le public français, pour rouler – j’ai lu to ‘trick’ : rouler, tromper – pour tromper le public français, en lui faisant accepter des réformes convenables, dont celle du marché du travail. »

N.D. : Oui, alors, avant d’entrer dans le fond du sujet je voudrais préciser un point : les gens de marché s’expriment de façon très directe, donc le vocabulaire que j’ai pu choisir dans la citation que vous venez de lire, ça paraîtra peut être excessif a beaucoup de vos auditeurs. Maintenant, c’est vrai que voilà, on ne va pas s’embarrasser de finasserie, on va aller directement au point.
De « rouler » les électeurs français, c’est peut être un mot quand même excessif, l’idée c’est de dire : ce sera une concession en quelque sorte de façade qui aura été faite à François Hollande et au peuple français entre guillemets, de façon à ce que tout le monde constate qu’à la fin des fins, il les faut bien les autres réformes, les fameuses réformes structurelles dont personne ne veut entendre parler.
Le mot rouler les électeurs est peut être un peu fort, je regrette qu’il soit traduit comme ça en français, peu importe, c’est pas très grave, mais à défaut de les rouler, ça va leur permettre de peut-être prendre conscience qu’il y a un certain nombre d’idées qu’ils ont en tête, qui ne peuvent pas marcher, même s’ils en sont convaincus. Ce que je suis en train de dire, c’est qu’il y a un petit théâtre, le script est un peu écrit, si on est malin on s’écartera pas trop du script, et de cette façon là on arrivera peut être à faire passer la pilule de façon un peu plus simple que ça n’avait été le cas au début des années 80.

F.R. : Alors je reviens sur cette phrase. Ce que vous dites c’est, admettons, y a un sommet à Bruxelles, François Hollande demande une partie sur la croissance, les autres européens ils vont faire comme si « bon ben d’accord, on t’accorde ça », il rentre ici en France en disant « regardez ce que j’ai obtenu », et du coup il peut dire derrière « eh ben, en échange nous on va libéraliser notre marché du travail ».

N.D. : Vous avez parfaitement compris le sens de mon propos, c’est exactement ça. C’est une petite mise en scène, c’est un petit théâtre, alors faut pas avoir l’impression que je fais de la théorie du complot et qu’on manipule tout le monde, et c’est juste que vous avez un électorat qui a un certain nombre d’idées préconçues. Elles sont fausses peut être, n’empêche que c’est les idées que l’électorat porte, et là y a de la pédagogie à faire.

F.R. : C’est déjà un peu ce qu’il s’est passé en 1997 : en 1997, Lionel Jospin est élu avec la gauche plurielle en disant ce pacte de stabilité je n’en veux pas, donc il va à Amsterdam, on lui fait rajouter Pacte de stabilité et de croissance, et il revient en disant « regardez y a le mot croissance dans le titre ».

N.D. : Vous avez tout compris. C’est pas l’exemple que j’avais en tête quand j’ai écrit la note, mais oui vous avez raison, c’est exactement ça. J’avais pas en tête l’exemple, mais vous avez entièrement raison, c’est exactement ça. C’est… Alors certains pourraient considérer que c’est une manipulation, moi je pense pas que ce soit une manipulation, c’est juste une façon d’arrondir les angles, on va dire, voilà.

La formule

F.R. : Vous concluez sur les deux mesures nécessaires. C’est :
1) couper dans les dépenses publiques
2) libéraliser le marché du travail ; et vous dites le vrai défi pour François Hollande est de trouver la formule politique pour le vendre au public français.

N.D. : Bien entendu, il faut trouver la formule pour vendre ça au peuple français. Je suis pas le conseiller de François Hollande, c’est pas mon rôle de définir le message qu’il doit porter. Mais je voudrais quand même citer un exemple historique, c’est celui de la Pologne qui quitte le communisme et qui fait sa transition vers l’économie de marché au début des années 90. La Pologne est connue pour avoir subie ce qu’on appelait la thérapie choc, c’est-à-dire que eux ils se sont pas embarrassés de beaucoup de précautions, ils y sont allés franco d’un seul coup dès le début. Ils ont fait la totale des réformes quasiment en un an ou deux. Ça a été extrêmement douloureux pour la population polonaise, mais ce qu’il faut savoir c’est que la Pologne est le pays qui s’en est sorti le mieux, le plus vite, quand on le compare à ses pairs.

Le sujet n’est pas là, le sujet c’est comment cela est il possible ? Pas seulement parce qu’il y avait la détestation des communistes, mais parce qu’il y avait aussi un gouvernement où il y avait un ministre des affaires sociales et du travail qui allait régulièrement à la télévision expliquer à la population pourquoi on fait ces réformes, que certes c’est douloureux, certes ça fait mal aujourd’hui, mais les bénéfices viendront plus tard. Que si on ne fait pas ce genre de travail aujourd’hui, demain ce sera encore pire qu’aujourd’hui, et ainsi de suite. C’est un effort de pédagogie.
Regardez maintenant Monti. Mario Monti aux affaires en Italie, c’est quand même assez frappant. C’est un homme qui fait les réformes les plus impopulaires que le peuple italien pouvait imaginer, et qui se trouve être le Premier ministre le plus populaire de l’après guerre ou presque. Donc y a vraiment un sujet sur la communication avec l’électorat, le peuple, et une façon de faire passer les messages. Ça, moi j’ai envie de dire, c’est ce pourquoi les hommes politiques sont payés, c’est leur métier, j’espère juste que François Hollande trouvera la bonne formule.

L’angoisse

F.R. : Si je fais un récapitulatif, je me suis amusé à faire des cas à partir de votre document :
Le cas n°1, c’est François Hollande est conciliant et il revient de lui même sur ses maigres promesses de campagne et il libère le marché du travail et en finit avec le CDI comme norme de travail.
Cas n°2, il lui faut une petite pression de ses partenaires européens, une petite concession qui lui sert de prétexte, et derrière il libéralise le marché du travail.
Cas n°3, il refuse de se plier à ce programme, à cette injonction, et alors les marchés vont le punir, le rappeler sérieusement à l’ordre.

N.D. : Oui.

F.R. : Donc là, jusque-là dans les trois cas, quand vous dites, « soit les électeurs, soit les marchés seront déçus », dans les trois cas c’est toujours les électeurs qui seront déçus et les marchés qui gagnent ?

N.D. : Oui oui. Eh bien regardez la Grèce, regardez l’Espagne, regardez l’Italie, regardez tout ce qui se passe en Europe depuis 2010, on a bien vu que de toute façon, à la fin, c’est le marché qui l’emporte. Je ne vais pas encore dire que le marché a nécessairement raison au sens moral du terme, en tout cas il aura raison factuellement puisqu’il s’imposera, c’est clair. Donc, c’est de ce point de vue-là que je le dis, oui en effet. Vous avez raison, les électeurs risquent d’être plus perdants que les marchés.

F.R. : Je propose un quatrième cas, l’irruption du peuple sur la scène de l’Histoire.

N.D. : La prise de la Bastille numéro 2.

F.R. : Hier, à Paris, y avait, bon, on va pas chipoter, 80 000, 90 000, 100 000, 120 000 manifestants à l’appel du Front de gauche. Si, comme en 1936, on avait une élection qui s’était suivie de mouvements de masse, de manifestations, de grèves…

N.D. : Qu’est-ce qui se passerait en Europe ? Ben là je crois que c’est le gros coup d’angoisse, parce que si, quand les grecs manifestent, on a déjà une Europe qui se sent sur le point d’exploser, je vous laisse imaginer pour la France. C’est bien pour ça que je passe mon temps à répéter dans cette note que j’espère bien que François Hollande se souvenant de ses années de formation en 81-83 auprès de François Mitterrand évitera précisément de laisser se développer ce genre de scénario à nouveau, ou en d’autres termes trouvera la formule politique qui lui permet de vendre les réformes à la population française d’une façon qui soit acceptable…

À la revoyure…

F.R. : Je vous propose quelque chose pour terminer : qu’on se retrouve dans six mois, par exemple, à l’automne, et on fait le point pour voir où on en est dans votre scénario.

N.D. : Lequel des trois...

F.R. : Voilà, lequel des trois advient ?, où est ce qu’on en est ?, est-ce qu’effectivement y a eu des négociations ?, on a rajouté croissance dans le titre à la fin ?, vous voyez, ce genre de choses là.

N.D. : Eh pourquoi pas, avec plaisir, on a une conférence je crois à Paris au mois de septembre, je vous recevrai à ce moment là avec plaisir.

 


 

Europe-contre-les-peuples--ecrit-.jpg

L’Europe contre les peuples

L'Europe contre les peuples - L'Europe du chaos - La dette européenne


http://www.fakirpresse.info/Le-plan-de-bataille-des-marches,359.html

 

.

Partager cet article
Repost0
16 avril 2012 1 16 /04 /avril /2012 20:45
Que reste-t-il à sauver, au juste?

Il faut sauver le pays, le système, sauver la France même, mais on doit se demander également ce qu’il y a vraiment à sauver? Une réflexion intéressante qui nous viens du blog Hashtable.


http://media.urtikan.net/wp-content/gallery/037-jiho/jiho-37-03.jpg

Oui, la France est foutue, complètement corrompue par idéologies étatistes et anti-libérales qui ont de véritables boulevards sur les ondes et dans la presse : regardez, des communistes ont régulièrement les plus belles tribunes, sans la moindre honte pour les catastrophes dont leurs idéologies mortifères sont responsables. Et le peuple, les médias et les gouvernants en redemandent.

Oui, la France est foutue à cause de sa caste politique lamentable, totalement étrangère à ce que subissent ceux qui l’ont élue. Cette caste ne connaît pas le peuple. Elle se gargarise de ce mot dans ses discours, mais elle ne le fréquente pas, n’a jamais eu ses problèmes (ou plus depuis si longtemps qu’elle les a totalement oubliés), vit sur un autre monde. Pire : elle est conseillée par des imbéciles et des larbins (avec cumul possible et fréquent) qui n’ont jamais été du peuple ou renieraient de toute leur âme en avoir jamais fait partie. N’entendant qu’un seul son de cloche (le leur), la caste politicienne dirigeante n’a jamais remis en question ni sa façon de penser, ni sa façon d’agir. 

Oui, la France est foutue. Et elle est foutue parce que lorsque je le dis, clairement, on me répond : « eh bien, tu n’as qu’à partir ». Et lorsque je dis que, précisément, c’est ce que j’ai fait, on enchaîne sur « Eh bien tu n’as qu’à te taire », ajoutant ainsi le dernier des douze clous sur le cercueil français.

Car même silencieux, les analyses continuent de tomber juste (dernier exemple en date : l’immobilier, dont la bulle aurait dû éclater il y a déjà trois ou quatre ans, montre les signes évident d’un effondrement à venir), et la lente décomposition du pays continue de plus belle.

Oui, la France est foutue, confite dans un anti-libéralisme incohérent et assumé.

Car c’est bien joli de cogner comme des sourds sur le libéralisme, sur la liberté d’entreprendre, de créer, mais comme absolument tous les leaders politiques, tous les syndicalistes, tous les artistes, tous les journalistes, tous les chroniqueurs et même une partie des grands patrons eux-mêmes honnissent le libéralisme, on se demande exactement où il est passé. Tout le monde sait que le libéralisme est la pensée dominante, à tel point que tout le monde le fustige. Et dans le même temps, pas un candidat ne s’en réclame. Pas un journaliste. Pas un artiste. Pas un chroniqueur. Pas un syndicaliste. Zut. Pour un truc qui domine, c’est tout de même fort. Alors qu’a contrario, des gens qui se réclament du socialisme, de la sociale-démocratie, du communisme, du trotskisme, du corporatisme, là, on en trouve des pelletées aussi joyeuses que frétillantes.

Oui, la France est foutue, ayant trouvé la cause de tous ses maux.

Car c’est bien joli d’accuser les banquiers, les riches et les producteurs de richesses, les patrons. Mais à force, ils trouvent un peu lassant de constater que créer une entreprise leur attire surtout la jalousie, la convoitise, le mépris. Ils finissent par se lasser et s’en aller, fermer boutique, ou laisser tomber. Un nombre croissant d’individus qui auraient pu créer leur propre emploi avant d’en créer d’autres préfère n’en rien faire. Trop de risques, trop peu de gloire. Et puis, du côté des politiciens, si on ne veut surtout pas cliver lorsqu’il s’agit de syndicalistes qui paralysent le pays (ou empêchent des greffes d’organes, par exemple), si on ne veut surtout pas stigmatiser les uns ou les autres, parce que c’est mal, voyez-vous, en revanche, lorsqu’il s’agit de montrer un bouc-émissaire et que celui-ci s’appelle Banquier ou Riche, alors là, c’est open bar et tournée générale.

Oui la France est foutue. Et bien sûr, la question qui taraude aussi bien les jeunes (qui tremblent à l’idée d’aller voter pour la première fois) que les vieux qui ont déjà bien trop voté sans jamais obtenir le bonheur sur Terre, c’est :

« Y a-t-il un moyen de sauver la France, malgré tout ça ? »

Ce Pays Est FoutuMa réponse : non. Non, non et non, vous ne sauverez pas l’Etat Providence. Vous n’arriverez pas à sauver la sociale-démocrassie franchouille. Il est impossible de réformer ce pays. Mais surtout, pourquoi, pourquoi, pourquoi voulez-vous sauver ça ?

Qu’y a-t-il à sauver ?

Un système d’assurance santé qui vous rembourse de 2€ pour des lunettes ? 100€ sur 1500€ d’implants dentaires ? Qui cherche par tous les moyens à taxer les trop gros, les trop faibles, les trop petits ? Qui vous prend 25% de votre salaire et vous culpabilise pour avoir mangé gras, salé, sucré ? Qui n’est pas foutu de sauver des vieux quand il fait trop chaud en été, des jeunes quand il fait trop froid en hiver ? Qui dégringole dans tous les classements et qui n’offre pas plus d’IRM par habitant que la Turquie ? Qui, tous les ans, crée des trous par dizaines de milliards d’euros, passant ainsi sur les générations futures avec un bulldozer à clous ?

Un système de retraite qui vous prend 10 à 20% de votre salaire sans assurance de pension future ? Qui laisse une pension misérable à des milliers de vieux travailleurs qui ont cotisé toute leur vie et se retrouvent dans la misère ? Qui creuse, lui aussi, le déficit par milliards tous les ans, là aussi au détriment total des générations futures ?

Un système d’assurance chômage qui n’a jamais permis de recaser les millions de laissés pour compte ? Qui n’a jamais réussi à mettre en face les demandeurs d’emplois et les entreprises qui recrutent ? Un système qui dépense maintenant des millions pour … faire faire son travail au privé ? Un système qui, lui aussi, creuse le déficit et danse la polka sur la bouillie de générations futures ?

Un magnifique enseignement normalisé, standardisé, produisant une purée intellectuelle toujours mieux moulinée et toujours plus facilement digérée par une cohorte plus grosse d’illettrés béats et incultes ? Une magnifique démocratie qui permet à des tanches diplômées comme ce fromage à pâte molle de Hollande ou ce chihuahua thermophile de Sarkozy de rempiler dans leurs médiocres ambitions, aux salaires qu’on connaît, sans avoir jamais prouvé qu’ils étaient capables de créer de la richesse (que du contraire, même) ?

Vous voulez sauver ça ? Et avec encore plus de collectivisme ? Plus de socialisme ? Plus de gentille redistribution des richesses qu’on ne crée plus ? Mais, vous voulez sauver quoi, au fait ? Vous voulez sauver un tel merdier ?

Concentrez-vous plutôt sur ce que vous voulez et pouvez vraiment sauver.

Ce pays est foutu, prenez en acte.

Source: Hashtable via leschroniquesderorschach

Et pour rester dans le positif… Un article qui va dans le même sens: « la France va dans le mur » publié par le journal latribune.fr.

Copyright Reuters

Selon Nicolas Bouzou, économiste chez Asteres, les programmes des deux poids lourds des candidats ne sont pas de nature à rassurer les marchés financiers. Il estime que toute augmentation brutale des dépenses sera très rapidement sanctionnée par les investisseurs.

La zone euro va-t-elle à nouveau être victime de la défiance des marchés financiers ?

Cette défiance est déjà perceptible vis-à-vis de certains pays fragiles. C’est le cas de l’Italie mais surtout de l’Espagne, en témoigne la récente et brutale augmentation des spread entre les taux espagnol et allemand à 10 ans.

Toujours placée sous surveillance négative de la part des trois plus grosses agences internationales de notation, la France est-elle également menacée ?

Au regard des programmes économiques et fiscaux des deux principaux candidats, pourquoi ne le serait-elle pas ? Le coût de la remise en cause de la récente réforme des retraites proposée par François Hollande est estimé à 5 milliards d’euros. Certes, c’est une goutte d’eau par rapport à l’endettement global de la France. Mais si l’on ajoute à cette mesure la revalorisation de l’allocation de rentrée scolaire, les créations massive de postes dans l’Education nationale, entre autres dépenses immédiates, la facture est très salée. La France va dans le mur.

Mais ces propositions ne sont-elles pas financées ?
Certes, mais il y aura un important décalage de trésorerie. Entre le moment où les dépenses seront engagées, a priori dès juin, c’est-à-dire hors loi de finances, et l’augmentation attendues des recettes fiscales dues à l’augmentation programmée de certains impôts touchant les plus aisés, la France continuera de vivre à crédit.

Le programme de Nicolas Sarkozy est-il plus à même de rassurer les marchés  ?
Pas vraiment. Compte tenu également de ce décalage de trésorerie, nous n’irons pas dans le mur dans six mois mais dans huit !

Les marchés financiers ne sont-ils pas capables d’intégrer la dimension politique de toutes les propositions récemment annoncées, en clair, qu’elles ne mettent pas en péril le retour programmé de l’équilibre des finances publiques ?

Absolument pas, et ce pour deux raisons. Pour certains acteurs du marché, la problématique française est une poule aux œufs d’or. Le lancement à la Bourse de Francfort d’un contrat à terme sur les obligations d’Etat françaises à dix ans n’est de ce point de vue pas anodin.  Par ailleurs, il faut rappeler que 70% de la dette française est détenue par des non-résidents, des fonds d’investissements anglo-saxons et asiatiques qui n’ont pas du tout la même culture que nous. Pour ces investisseurs, le moindre coup de canif au contrat passé entre la France et les marchés est une aberration.

Résultat ?
Si les marchés financiers se crispent, je crains que le prochain projet de loi de finances soit des plus austères. Avec les conséquences sociales que l’on peut

Quelques lueurs d’espoir ?
La France n’est pas dans la même situation que l’Italie et l’Espagne. Sa consommation reste solide, ses créations d’entreprises sont dynamiques et un très grand nombre de secteurs affichent de jolies performances à l’international. Je pense par exemple à l’aéronautique, la pharmacie, la cosmétique..


Source: Latribune.fr

 

Que reste-t-il à sauver, au juste?

 

.

Partager cet article
Repost0
12 avril 2012 4 12 /04 /avril /2012 17:05

08.04.2012

ADMR 29. "Désespoir"

 

ADMR.jpg

Je publie ci-dessous un témoignage "intitulé "Désespoir". Sûrement pas par voyeurisme. Mais comme son auteure, je me sens démunie pour alerter sur une détresse psychique, qui se tait souvent ou qui m'est confiée. Ces jours derniers - depuis la décision de justice, en fait -, quelques-uns des contributeurs à ce blog,"solides et réguliers" par les informations ou les commentaires fiables qu'ils me transmettent depuis des mois, "craquent" à leur tour.

 

Bonjour Karine,

Je suis désolée de vous ennuyer avec l’ADMR un dimanche, mais je viens de lire un message d’une collègue et amie, qui partageant sur FB votre article sur « les regrets de l’AD29 », écrit ceci en guise de statut :« Il me reste la pendaison ou le taillage de veine;.j'hésite là ... ». Ce ne sont pas de simples expressions de langage. Non, pour cette amie, je sais que, profondément, elle le pense. Comme d’autres.  Je suis bouleversée, je me sens impuissante à l’aider au-delà des simples conseils d’amie, et …j’ai peur ! Peur qu’il arrive un malheur dans les jours à venir, peur de l’avoir pressenti et peur d’avoir été témoin en amont de cette détresse, sans rien pouvoir faire. Je compte sur son instinct de survie !

Jeudi dernier, avec des collègues, nous avons exercé notre droit de retrait. Qu’est-ce qui m’a décidée ? En premier, évidemment, mon usure et ma souffrance dans une situation qui n’a que trop durée. Ensuite, les larmes de ma collègue, au quotidien. Sa détresse, depuis quelques semaines, et ses réactions face aux annonces des derniers jours. Les larmes des secrétaires, avec qui nous travaillons, se prenant cette détresse en pleine figure, alors qu’elles-mêmes ont déjà suffisamment de problèmes à gérer. Jeudi, le « craquage » d’une autre collègue proche, avec qui j’avais rendez-vous, et dont l’état m’inquiétait déjà depuis quelques temps. Vendredi, la détresse des bénévoles, que je suis sensée aider, perdus dans tout ce marasme et répétant  « Comment allons-nous faire ? » « nous ne savons pas faire… ». Et moi…, démunie face à tout cela.

Je ne peux plus supporter de voir mon entourage professionnel se disloquer, s’effondrer, les uns après les autres. Je ne peux plus faire comme si de rien n’était, attendant simplement mon dû. Je ne peux plus laisser penser à certains bénévoles qu’ils ont raison de faire ce qu’ils ont décidé. Je ne veux plus participer à une organisation du travail globale, humainement destructrice.

Nous sommes, malheureusement, peu à avoir exercé notre droit de retrait. Pourtant la souffrance est là ! Simplement, beaucoup sont dépités, démoralisés et dans une telle souffrance, qu’ils sont incapables, aujourd’hui, de prendre les mesures nécessaires à leur protection. Beaucoup sont incapables même de formuler clairement en quoi ils sont en danger. C’est terrible ! Le danger est là, ils le sentent, ils le décrivent, leurs corps leur signalent, mais ils sont paralysés par la peur (pas la même pour tous d’ailleurs) et camouflent leur mal être avec des médicaments.

Elle est là, la vraie souffrance : imperceptible pour l’extérieur, insidieuse au quotidien, irraisonnée et irrationnelle la plupart du temps… Voire incompréhensible pour ceux qui ne le vivent pas ! Elle ne s’efface pas simplement grâce à des marques de gentillesse, d’attention, de compassion, même si elles sont bienvenues dans ce contexte.

Jeudi dernier, nous devions être une quinzaine de personnels décentralisés à alerter notre direction et à nous retirer : seules 6 l’ont fait. Les raisons ? Voici ce qu’on m’a dit : «  Ils vont utiliser ce document contre nous ! », « Ils ont la justice avec eux », « j’ai peur de signer à cause des représailles », « je préfère encore subir, je n’ai plus l’énergie de me défendre », « je suis perdu, je ne sais plus quoi faire ni quoi penser », «  Je ne préfère pas. Je pense postuler aux GCSMS.. »

Il n’y a pas encore eu d’annonce officielle sur ce droit de retrait. Je ne sais pas s’il y en aura. Pour nous, c’est bon. Jusqu’à nouvel ordre, on reste chez nous. Pour l’anecdote, notre Présidente l’a signé sans le lire ! Ce n’est pas le genre de choses dont on fait la publicité dans le contexte, évidemment ! Ca pourrait éviter des malheurs à certains mais la démarche doit être individuelle… C’est le serpent qui se mord la queue.

Je ne sais pas si cela sera bien perçu ou non dans le réseau, par les gens avec qui je travaillais jusque là. Je n’en suis plus à me demander si cela plaira ou non. Ce dont je suis certaine, c’est qu’il ne me restait plus que ça : ce petit article de code, pour me protéger, et éviter que ma fille ne soit orpheline un jour. J’aurais aimé pouvoir aider à protéger les autres, mes ami(e)s, mes compagnons de souffrance.

Je n’ai pas réussi à convaincre à temps cette amie dont je vous parlais plus haut… J’en suis désolée… J’espère que personne n’attentera à ses jours dans les prochaines semaines. Le risque est réel ! Ce n’est pas un fantasme de gens accrochés à leur boulot ! C’est même l’inverse : c’est le boulot qui s’accroche à eux, et ne les lâche plus.

Vous me direz combien je vous dois,  vous écrire m’aura un peu soulagée, aujourd’hui.

Bon dimanche à vous.

 

.

17:22 Écrit par joncqueur dans Aide à domicile, Associations, Bénévolat | Lien permanent | Commentaires (15)

Commentaires

Je viens de lire le commentaire ci-dessus et ne peux m'empêcher de réagir. Je comprends tout à fait le désarroi des salariés de la fédération qui ont tout donnés jusqu'à ce jour et qui sont traités comme des moins que rien aujourd'hui. Je comprends également que les salariés ressentent le besoin d'écrire à Karine à tout moment (dimanche, soir....) on ne peut pas prévoir une crise d'angoisse. Je voulais simplement dire aux salariés qui seraient prêts à faire une CONNERIE, allez voir un proche, un voisin, un Médecin, mettez un mot sur ce blog mais de grâce ne passez pas à l'acte, ils n'en valent pas la peine. Cela mettra le temps mais vous arriverez à vous reconstruire en étant accompagnés de vos collègues, de vos proches. La vie est précieuse, pensez à ceux qui vous aiment. COURAGE.

Écrit par : columbo | 08.04.2012

J aurais voulu trouver les mots mais c est tellement difficile... Nuit et jour, c est un vrai calvaire... Je partage le témoignage de DÉSESPOIR ... Tout est vrai à puissance 10..! Moi aussi je pressens le danger pour moi-même et mes collegues.
Le droit de retrait dont elle parle, je n'en avais pas connaissance ... Encore des vérités cachées... Il faut arrêter cette machine destructrice avant qu il ne soit trop tard. Ce n est pas à Karine de porter toute cette souffrance... Après nous, ce seront les personnels des associations qui seront broyées... Il faut les arrêter.

Écrit par : Détresse | 08.04.2012

COURAGE est la seule chose qui me vient à l'esprit
que dire d'autre, j'ai malheureusement connu, en moins...pire, ce que vous vivez...
la seule chose que je puisse faire est de diffuser ce message
que dire d'autre ?....

Écrit par : laurent | 08.04.2012

Tout ceci est bouleversant.Ce témoignage , ainsi que les autres me donnent l'impression que les salariés et certains bénévoles sincères sont enfermés dans un trust au management sectaire.

Écrit par : vaevictis | 08.04.2012

Aucun travail ni rien d'autre ne vaut de se "foutre en l'air", surtout pour un travail ou on ne vous apprécie pas à votre juste valeur. Les premiers temps seront peut-être durs, la traversé du désert peut-être aussi sera-t-elle longue mais avant d'en venir à l'extrême, pesez le pour contre, pensez à votre famille, vos ami(e)s. si besoin allez voir quelqu'un pour en parlr, le fait d'en parler vous permettra d'aller de l'avant.
Comme me l'a dit un ami un jour on ne vit pas pour le travail mais pour soi ,donc prenez soin de vous, même si je le sais, la pression doit être intense avec ce qu'il se passe là-bas, dans les moments difficiles, pensez à votre famille et vos ami(e)s qui vous aiment et pour qui vous comptez énormément.

Écrit par : Matie | 08.04.2012

S'il vous plaît, arrêtez tout! que ce soit par le droit de retrait ou par un arrêt de travail, partez! ne restez pas un jour de plus!

Je suis comme vous, collègue décentralisée, et je suis en arrêt de travail car j'étais en danger aussi. Bien sûr ça ne résout pas tout, mais c'est l'instinct de survie qui vous parle!

Comme vous j'ai plein de choses à réparer, à reconstruire en moi. Il y a beaucoup de dégâts.

Mais je VIS, je suis à distance de l'admr et c'est ce qui me sauve. SAUVEZ-VOUS!

Écrit par : collègue | 08.04.2012

protégez vous,aucun travail ne mérite ce désespoir.Il faudra du temps mais cette peine immense passera.La vie est parfois si difficile,injuste car les hommes sont des loups entre eux et dans notre société actuelle si indifférents les uns aux autres mais il y aussi de belles choses et des gens sincéres et honnêtes.Accrochez vous et faites vous aider car vous vous en sortirez,j'en suis certaine.Au contraire,partez la tête haute en vous disant que VOUS NE VOULEZ PLUS TRAVAILLER POUR UN SYSTEME QUI OSE REVENDIQUER SON CÔTE SOCIAL et qui détruit des hommes et des femmes qui savent ce que le mot humanité veut dire.Nous sommes là.Communiquez,nous vous répondrons.Soyez fiers de vous car vous le méritez et l'avez demontré.De nombreux bénévoles lisent ce blog.Qu'attendez vous pour arrêter toute cette souffrance?Vous avez cette rsponsabilité!

Écrit par : virage | 08.04.2012

Si j'en crois les intervenants dans ce blog,le fonctionnement de l'ADMR ressemble à celui d'une secte .Sauvez vous si vous pouvez et bon courage à ceux qui restent.

Écrit par : vaevictis | 08.04.2012

On ne peut qu'être ému à la lecture de ces témoignages, et je le suis; mais l'émotion n'empêche pas la colère.
Je serai de ceux qui invalideront leur bulletin de vote en y apposant ADMR en grosses lettres rouges: une bien belle idée que quelqu'un a eu sur le blog de Karine.
Je serai de ceux qui crieront et de préférence aux élus d'ici et d'ailleurs la maltraitance que vous subissez, car:

Qui sont-ils ces ronds de cuir, ces bien-pensant, ces agents de la désespérance qui se congratulent, se cooptent et s'ovationnent à grand tours d'effets de manche et de déclarations creuses avec des sirupeux "et je te fais confiance et je te remercie" ?
D'où leur vient le droit, avec autant d'outrecuidance et sans vergogne à bénévoler au nom de je ne sais quelle charité mal digérée et accessoirement lucrative ?

"Quand on a rien à dire et du mal à se taire, on atteint les sommets de l'imbécilité" disait Bernard Dimey

S'il avait connu la gouvernance, il aurait pu dire:
"Quand on s'écoute parler, et qu'on méprise en même temps qu'on respire, on atteint les sommets de l'inhumanité."

En l'occurrence et à bien y penser, ici,les deux aphorismes s'appliquent.

Écrit par : grain2sable | 09.04.2012

ce témoignage reflète la situation....désespérante...
J'ai vu ma collègue craquer, moi-même je ne sais plus très bien ou j'en suis...
Que faire ? Rester en sachant que ça va devenir encore un peu plus un enfer ou rester en essayant de lutter pour ne pas laisser tomber les aides à domicile?
Aujourd'hui le personnel administratif souffre, mais demain c'est tout le réseau !!!!!
Les salariés d'intervention se rendent bien compte que la situation va devenir infernale, elles me disent sans arrêt "Mais tu ne vas jamais y arriver" , car elles voient le travail administratif accompli aujourd'hui.... Et comme moi se demandent bien comment je vais pouvoir remplacer autant de personnes que l'on jette !

Les personnes aidées téléphonent car elles sont stressées angoissées par les articles dans les journaux, et ça personne n'y prend garde...Pas un courrier de Mme L'HOUR pour expliquer aux personnes la situation....
Nous sommes là pour les aider à aller de l'avant , à aller mieux dans leur quotidien...aujourd'hui nous n'assurons plus notre mission.....il y a danger !

Pour info, les associations n'ont pas été prévenues officiellement de la liquidation , ni de la poursuite de l'activité...

Demain je reprends le travail sans connaitre la situation? dois-je commencer à "subir" le travail supplémentaire? dois- je travailler comme "avant" ?
Le logiciel ELIAD n'est pas le produit miracle qui va tout solutionner .....n'en déplaise aux Présidents de groupements (inexistants à ce jour !)

je m'étais promis de ne pas regarder votre blog Karine ce week end pour me vider un peu la tête....
Mais peine perdue, mon cerveau ne déconnecte plus, le jour, le nuit, l'ADMR tourne en boucle infernale ....

Je suis quelqu'un qui a subit plusieurs traumatismes dans ma vie privée, mais celui ci est plus "pervers" plus dangereux...il affecte ma famille,mes collègues, les personnes pour lesquelles je travaille....Nous sommes pendus au bon vouloir et à l'incompétence de "bénévoles" qui ont largement dépassé l'âge légal de la retraite....
Le problème est là ....seulement là ....et uniquement là ..
Tant que les pouvoirs publics laisseront faire , rien n'ira, et ceci dans tous les départements, pas seulement chez nous !

Que dire , sinon courage à mes collègues FD.... je ne suis pas convaincue que postuler dans les GCSMS soit une bonne chose pour eux ...les "petits" chefs vont devenir "big chef" ....
Mais surtout utilisez votre droit de retrait ne restez pas , fuyez...loin, très loin de ces magouilles politico - financières (j'espère que la vérité éclatera un jour!)

Écrit par : delph29 | 09.04.2012

Courage ,courage, je vous en prie ne faîtes pas de bêtise, ça serait leur rendre service. Et vous punir et punir votre famille à leur place NONNNNNNN ils n'en valent pas la peine. Je comprends votre souffrance et je la ressents aussi, ils n'ont réussi qu'à BRISER le réseau et les gens qui y travaillent.
Pour beaucoup le personnel des associations sont avec le personnel fédéral et on comprend leurs souffrances.
Les groupements sont des coquilles vides, et franchement je ne leur laisse pas 1 an de vie en prenant les mêmes et on recommence, donc à quoi cela servirait-il de repartir dans un système qui va se couler tout seul, en entraînant en plus avec eux les associations et leur personnel aussi (bénévoles, secrétaires, AD).
Mais pourquoi le TGI a-t-il eu cette idée idiote, que d'inhumanité dans ce réseau SOCIAL.
Pitié pas de bêtise et partez la tête haute, en rigolant d'avance du marasme avenir ou vous ne serez plus, c'est dur mais ça fait du bien au moral, et vos familles ont besoin de vous.
Petite pensée à l'encadrante de notre asso (elle se reconnaîtra) ---> ne te laisse pas écraser et laisse ce merdier derrière toi- pense à ta famille et nous on se verra en dehors de tout ça.

Écrit par : nanette29 | 09.04.2012

bonjour, je suis une salariée avs, je pleure en lisant ton article, et je suis très émue par les commentaires des personnes. Courage à toi et à toutes les filles. Et pitié, pas de conneries, pense à ta famille et rigole un bon coup, et courage.

Écrit par : patou | 09.04.2012

NON, ne leur donnez pas raison en pensant à l’inéluctable… NON, ne cautionnez pas leur inhumanité en pensant à vous faire du mal, A VOUS.

NON, vous les salariés, vous êtes des personnes on ne peut plus responsables, respectables, consciencieuses, bosseuses, pleine d’humanité envers ceux auprès de qui vous travaillez depuis longtemps. Et il faudrait que ce soit vous les coupables ?

NON, surtout ne baissez pas la tête, ne cèdez pas à l'indécente irresponsabilité de certains. Ce n’est certainement pas de votre faute. Il faut le dire, le dire, et le redire encore.

Ne vous culpabilisez pas de LEUR mauvaise gestion.

C’est le monde qui ne va pas bien, qui tourne à l’argent, à la rentabilité, au profit, bref, à l’envers de l’humain !! Aucun de nous ne peut cautionner cela.

Vous n’êtes pour rien dans ce gâchis, dans ces incompétences multiples, NON. Ce n’est pas vous.

Avant tout, faites vous aider, voyez votre médecin, parlez-lui, dîtes les mots de ce qui vous détruit, vous hante, vous habite en permanence ; devant ce manque d’humanité qui résonne toujours quoi que vous fassiez. Tenir, rester debout encore, surtout ne pas tomber car "on n’a rien fait de mal".

Oui, mais vous avez aussi le droit de ne plus pouvoir, d’être épuisée, de ne plus vouloir, de vous effondrer tout simplement. Il faut le dire, oui, vous avez ce droit. C’est aussi cela être humain.



Etre restées debout, dignement, depuis si longtemps, avoir tenu, encore et encore, car il n’y a pas à avoir honte d’aimer son travail, de le vouloir bien faire, de le parfaire « en se mettant à la place des gens ». C’est tout à votre honneur, bien au contraire, de vouloir rester « humain » quelles que soient les circonstances, les tracas, les aléas, les mauvais jours et les mots destructeurs distillés au goutte à goutte.

NON, vous n'y êtes pour rien dans la mauvaise gouvernance et dans l’oubli des valeurs de l’ADMR. Encore moins de la course aux profits des uns ou des autres.

NON, ce n’est pas à vous qu’il faut en vouloir ; oh, NON, surtout, ne vous trompez pas de responsable.



Face à tous ces efforts continus, incessants, encore et toujours, que vous avez dû faire durant ces dernières années, vous n’allez quand même pas leur donner raison de LEUR mauvaise conduite !! Vous qui vous battez, qui vous tenez droit(e)s, qui montrez l’exemple à vos enfants ; à vos yeux l’humain n’est pas quantifiable et, heureusement, heureusement... Surtout, ne détruisez jamais celui qui est en vous.

Merci à vous de ne pas oublier de transmettre ces valeurs sans prix. Elles, au moins, ne se marchandent pas, ne s’achètent pas. JAMAIS.

Alors, OUI, soyez plutôt très fières de ce que vous êtes, de votre mission, de ce que vous faites pour les autres. Alors, OUI, redressez la tête et regardez n’importe qui et ce, droit dans les yeux. Oh, oui, vous pouvez, mais surtout, vous devez le faire.



Car, ce ne sont pas "les personnels" qui se sont perdus en route, égarés petit peu par petit peu, qui ont oublié, annulé, détruit leur part d’humanité, leur partie « cœur ».

Et ceux là qui se sont détruits, au fil du temps, comme les voilà pauvres !



Mais, NON, pas vous.



Alors, dîtes-nous, en quoi seriez-vous responsables des immenses faiblesses de certains ? Est-ce à vous de rougir ?



NON, "Désespoir". Pas vous ni aucun(e) des vôtres.



NON, surtout ne leur donnez pas raison.

Écrit par : vimarigo | 09.04.2012

Chers collègues,

( PERSONNEL FD,ENCADRANTS,AD,AVS,SECRETAIRES)

Moi aussi j'a peur de perdre une amie.
Je suis dans la colère,l' incompréhension et je déteste ce sentiment d'impuissance face à autant de désespoir et douleur.

Mais s'il vous plait oubliez l'idée qu'il faudrait des morts pour qu'enfin on parle de "NOUS" au journal télévisé.

Toutes mes pensées vont ver l'encadrante de notre asso...
Elle qui a recadré tant de choses avec justesse et égalité.
La même qui nous donnait des conseils avec sagesse.
Celle qui nous disait dernièrement accrochez vous car ça va être dur.

Je me pose la question suivante:
Allons nous disparaître sans que personne bouge??

Je pense toujours à toi mon amie....
j’espère que tu tiens le coup.
Je t'ai déjà dis MERCI
Merci pour ta gentillesse
Merci de ton écoute
Merci pour tes messages et tes coups
de fils quand ça n'allait pas.
Merci pour nos conversations philo
(et oui on peut être avs et avoir une connaissance philosophique)
Merci de me faire connaitre GOUNELLE
D'ailleurs je vous le recommander, il est à lire
"DIEU VOYAGE TOUJOURS INCOGNITO"
Je pense à toi mon amie...
Prends soins de toi

ET VOUS TOUS..... S"il vous plait gardez espoir
FAITE PAS DE BÊTISE!!!

Écrit par : moi aussi j'ai peur | 10.04.2012

UNE IDEE...
En lisant tous ces messages (souvent découragés), il me vient une idée, il n'est jamais trop tard...
Par secteur géographique, INVITEZ les conseillers généraux, les dirigeants départementaux et les dirigeants des (futurs?) groupements à des journées "PORTES OUVERTES SUR LES REALITES DE L'AIDE A DOMICILE"... Imaginons: un conseiller général "travaille" une matinée avec une aide à domicile et une après-midi avec une secrétaire d'asso...
Réussir à organiser quelques dizaines de journées portes ouvertes" avec des décideurs permettrait peut-être une prise de conscience des options à mettre en oeuvre...
Redisons une réalité: les décideurs qui sont les financeurs (CG...), les administrateurs, les cadres salariés ignorent totalement le quotidien des services... et pensent trop facilement que tout va bien ...
Courage à toutes... et à tous...

Écrit par : Méannic | 10.04.2012

 

 

http://www.lamaisondelautonomie.com/index.php/Dernieres-news/admr-desespoir.html

Infolettre 190 - lamaisondelautonomie.com - 12-04-2012

http://lactudeladmr29.blogs.letelegramme.com/

http://lactudeladmr29.blogs.letelegramme.com/archive/2012/04/08/admr-29-desespoir.html
.
Partager cet article
Repost0
11 avril 2012 3 11 /04 /avril /2012 03:40

 

Les terrorismes d'État, aux USA, en France ou ailleurs


Reopen911 est une association loi 1901 qui récuse les thèses officielles concernant le jour marquant du début de ce siècle : le 11 septembre 2001 (qui occulte ainsi soigneusement le 11 septembre 1973, où Salvador  Allende mourut du coup d'État de Pinochet au Chili). Aujourd'hui il fait appel à des dons pour continuer à enquêter malgré les pressions et les menaces du gouvernement US et de ses satellites européens ou autres (suivez mon regard).
Donner à eux, c'est donner à soi, donner à tous : malgré les énormes pressions des gouvernements pour étouffer ce scandale encore en formation, il faudra bien que la vérité éclate. Oui, elle risque d'en éclabousser beaucoup. C'est dix ans de l'Histoire du monde entier qui ont été influencés par cet évènement pervers. Irak, Libye, ont été rayés de la carte.  Mais des dizaines de faits moins marquants sont des conséquences de ce "fait d'armes", dont la conséquence locale primordiale a tout de même été la mise entre parenthèses de la Constitution US, et de toutes les libertés même fondamentales qu'elle protégeait. Les États-Unis sont tout-à-fait officiellement maintenant une dictature, où n'importe qui (oui, n'importe qui) peut être arrêté, emprisonné à vie au secret, sans jugement, ou même tué.

Rien qu'un tel résultat en dit long. Car il est à craindre que ce résultat ne sont en fait la cause de ce triste jour. Qu'importaient, effectivement, quelques morts, si ceux-ci n'étaient que les premiers d'une longue liste à jamais cachée ? On repense à ces six cents camps de détention de la FEMA qui émaillent tout le territoire US depuis des années, et qui apparemment sont toujours vides. De futurs Guantanamo internes, mis en service à l'occasion d'un nouveau Nine-Eleven encore plus vicelard ? Les lois sont prêtes, pour passer à l'action instantanément. A quoi serviront, désormais, les troupes évacuées de ce nouvel échec (après le Vietnam) de l'hyperpuissance militaire en Afghanistan ? Leur retour au bercail sera-t-il le signal pour une nouvelle escalade contre les pauvres dernières libertés des citoyens ?

Les USA se positionnent, encore maintenant, et avec une arrogance toujours aussi vive, comme le rempart ultime et mondial contre les terrorismes et les menaces. On reconnaît là le système de la propaganda que Bernays sut si intelligemment codifier. Retourner la réalité, annoncer exactement l'inverse, rendre innocent le coupable, et montrer du doigt l'innocent, le citoyen, le probe, le fraternel. Désormais, il y a bien un terrorisme dans notre monde, terrorisme d'État bien entendu. Il est perpétré avec force, impunité et allégresse par les "services spéciaux" US, mais aussi européens, israéliens, saoudiens.

Repensons-y, à l'occasion des évènements récents de Toulouse et Narbonne, qui sentent le coup monté. Le système continue, rejetant sur des coupables fabriqués des actions de propaganda planifiée. Pourtant, la ficelle est un peu grosse, elle est même énorme. Les médias aux ordres ne disent rien, ou si peu.  N'est-ce pas un Nouvel Ordre Mondial, pas forcément formel, mais bien présent, qui s'arrange pour perdurer malgré les interrogations des citoyens, Indignés ou non ?
Partager cet article
Repost0

Présentation

  • : Le blog d' Eva, R-sistons à la crise
  • : Tout sur la crise financière, économique, sanitaire, sociale, morale etc. Infos et analyses d'actualité. Et conseils, tuyaux, pour s'adapter à la crise, éventuellement au chaos, et même survivre en cas de guerre le cas échéant. Et des pistes, des alternatives au Système, pas forcément utopiques. A défaut de le changer ! Un blog d'utilité publique.
  • Contact

Recherche