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4 février 2010 4 04 /02 /février /2010 01:20
publié par roland (webmaster) Hier 13H01 


faberL’endettement massif devient un problème crucial dans plusieurs Etats européens, comme la Grèce ou l’Espagne, contraints d’adopter des plans d’austérités. Pour Marc Faber, le gourou de la finance, surnommé Dr Doom, la faillite du système ne fait plus aucun doute.

 

Les mesures de réduction des déficits publics s’orientent autour de quatre axes principaux: la baisse des dépenses budgétaires générales, la révision des statuts de la fonction publique et donc de ses coûts, la hausse de l’âge de la retraite et la hausse de la charge fiscale.

Baisse des dépenses générales

L’Espagne se montre la plus déterminée dans sa volonté d’abaisser le montant des dépenses publiques. Sa planification budgétaire prévoit de réduire d’ici à 2013 les dépenses du gouvernement central de 40 milliards d’euros et de 10 milliards celles des collectivités locales, afin de ramener le déficit de 11,3% du PIB actuellement à 3% en 2012.

L’Irlande taillera dans plusieurs de ses programmes sociaux afin de ramener son déficit, actuellement à 11,6% du PIB, à 2,9% en 2014, Ainsi, les allocations familiales seront réduites de 16 euros par enfant et par mois pour s’échelonner entre 150 et 187 euros selon les situations. Elle coupera aussi dans ses programmes généraux et dans les investissements.


Bien que ses intentions ne soient pas encore détaillées, la France prévoit de réduire de 1% ses dépenses publiques dès 2011. Le Royaume-Uni et le Portugal prennent la même direction, quoique leurs efforts ne soient pas chiffrés. Pour réduire leurs dettes, les deux pays s’engagent dans de nouvelles privatisations. Le gouvernement Brown veut céder les participations massives dans trois grandes banques prises au pic de la crise pour les sauver de la faillite. Il veut aussi vendre d’autres actifs, comme des participations dans des sociétés publiques internationales. Il envisage aussi l’introduction d’une forme de frein à l’endettement nommée «Fiscal Responsibility Act».

Les Etats-Unis programment un gel de leurs dépenses dans tous les domaines à l’exception de la défense, de l’éducation et de la recherche, pendant une année, avant de les aligner sur le niveau d’inflation jusqu’à la fin de la décennie, selon le programme budgétaire présenté lundi par la Maison-Blanche. Le déficit devrait ainsi être ramené de 1600 milliards de dollars à une moyenne située entre 700 milliards et 1000 milliards de dollars à la fin de la décennie.

Au Japon, le gouvernement Hatoyama va couper dans ses investissements dans les travaux publics afin d’allouer davantage de moyens aux dépenses sociales, ceci afin de stimuler la consommation intérieure.


Révision des statuts des fonctionnaires


Plusieurs gouvernements veulent réduire le nombre de leurs fonctionnaires. Le plus déterminé est l’Espagne. Seul un départ sur dix sera remplacé. La France et le Portugal n’en remplaceront qu’un sur deux, la Grèce réduira l’effectif de 10%. La république hellénique gèlera aussi les salaires supérieurs à 2000 euros mensuels. L’Irlande ira plus loin: tous les employés de l’Etat subiront une coupe, allant de 5% pour les personnes gagnant moins de 30 000 euros par an à 15% pour ceux qui en touchent plus de 200 000. Symboliquement, le premier ministre Brian Cowen abaisse sa rémunération de 20%.

Marc Faber : « Je suis convaincu de la faillite du système » logo_gbd_main_ex1 « L’excès de crédits qui a provoqué la crise a été plus ou moins nettoyé et caché sous le tapis. A entendre les discours récents de Bernanke (ndlr: président de la Réserve fédérale américaine et de Krugman (ndlr: Prix Nobel d’Economie en 2008), aucune mention n’est faite par rapport à la croissance démesurée de l’endettement. (…) Aujourd’hui comme lors de la faillite du fonds LTCM, le message qui est envoyé par les Etats est: continuez de spéculer, nous sommes là pour vous sauver.

(…) On n’a pas résolu une crise, on l’a simplement repoussée pour en créer une autre. Dans cinq à dix ans, la prochaine crise sera la faillite de certains Etats. Les emprunteurs auront de la peine à rembourser leurs dettes. Cela vaut autant pour les gouvernements que pour les entreprises. Dans mon scénario le plus pessimiste, on assistera à un éclatement de la bulle de l’endettement des Etats. Je reste totalement convaincu de la faillite du système dans cinq à dix ans. Elle commencera par les Etats-Unis. Ils sont déjà théoriquement en faillite. Leurs caisses de pension ont massivement investi dans les obligations d’Etat, Fanny Mae et Freddie Mac. Les institutions de prévoyance américaines sont les pires investisseurs du monde: elles achètent au plus haut et revendent au plus bas.

(…) Dès le début, je me suis opposé au sauvetage des banques. Il fallait protéger l’argent des épargnants et le séparer des activités de trading, sur les dérivés. Ainsi, les banques auraient été saines. Aujourd’hui, la transparence est pire qu’avant. La Réserve fédérale américaine ne veut pas se faire contrôler. Elle a certainement des choses à cacher.

Le Temps (Genève)

Elévation de l’âge de la retraite

Recommandée par l’OCDE afin d’aligner les charges futures sur l’allongement de l’espérance de vie, l’élévation de l’âge de la retraite est ouvertement évoquée dans deux pays: l’Espagne et la France. Tous deux cherchent à le porter à 67 ans.

Hausse des impôts

De nombreux gouvernements veulent élever leurs revenus fiscaux, à commencer par ceux qui sont payés par les personnes physiques. La mesure la plus spectaculaire est l’imposition des bonus prévue par le Royaume-Uni (50% des rémunérations variables ­supérieures à 27 500 livres) et par la France (au même taux) notamment.


Aux Etats-Unis, les baisses ­d’impôts accordées aux contribuables jouissant d’un revenu ­annuel supérieur à 250 000 dollars par l’administration Bush ne seront pas renouvelées. Les rabais d’impôts de 400 dollars accordés aux particuliers sont néanmoins maintenus dans le projet de ­budget 2011. La France veut ­mettre fin à certains régimes ­fiscaux spéciaux. L’Irlande va ­simplifier la déclaration de revenu.

La Grèce se joint au groupe des Etats qui classent désormais la lutte contre l’évasion fiscale parmi leurs priorités, comme les Etats-Unis, la France ou l’Allemagne.

Les banques devront assumer une part du fardeau, du moins aux Etats-Unis. Celles qui ont recouru aux fonds gouvernementaux au plus fort de la crise devront honorer une «taxe de recouvrement» établie sur leurs engagements. L’introduction de taxes carbone pèsera aussi sur les industries gazières, carbonifères et pétrolières aux Etats-Unis et sur les consommateurs d’énergies fossiles en Irlande.

Spencer Delane, pour Mecanopolis

 

Spencer Delane

Lire également l’excellent dossier sur la dette publique du quotidien Le Temps


Auteur : Spencer Delane - Source : Mecanopolis


http://www.dazibaoueb.fr/article.php?art=10629



Lire aussi :

La gouvernance mondiale s’avance masquée … sous couvert de l’économie-carbone

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3 février 2010 3 03 /02 /février /2010 01:10
Les banquiers européens exigent des mesures d’austérité sans précédent

Les banquiers européens exigent
des mesures d’austérité sans précédent

Les banquiers européens exigent que les pays qui se trouvent au bord de la faillite nationale imposent des mesures d’austérité brutales aux dépens de leur population.
En réaction à l’effondrement financier mondial de septembre 2008, les gouvernements capitalistes de par le monde ont assumé les dettes de leurs élites bancaires respectives et liées à une spéculation à haut risque à une échelle monumentale.
Le mot d’ordre était que les grandes banques étaient « trop grandes pour connaître un échec. » Le résultat de ce pillage des caisses de l’Etat a été d’un côté la résurgence des valeurs boursières, des profits massifs pour les principales banques et un gonflement des bonus des banquiers et une attaque impitoyable contre les emplois, les salaires et les niveaux de vie de la classe ouvrière de l’autre.
Commentant l’augmentation de l’état d’endettement suite aux plans de sauvetage des gouvernements en faveur des banques, un récent article paru dans le Financial Times britannique remarquait : « Jamais en temps de paix la dette publique ne s’était accumulée aussi rapidement et n’avait atteint une telle ampleur… il est difficile d’évaluer la tolérance sociale aux hauts niveaux d’endettement et… pour de douloureuses contraintes financières durables. Dans plusieurs Etats membres de l’UE, le seuil a déjà été atteint. Le spectre des faillites d’Etat a donc resurgi dans le monde riche. »
Dans le cas des économies plus faibles avec de hauts niveaux d’endettement, les banquiers européens et les dirigeants politiques ont clairement fait savoir qu’ils étaient opposés à tout sauvetage. Au lieu de cela, ces pays sont censés imposer des mesures « douloureuses » qui pousseront les niveaux de « tolérance sociale » à leurs limites.
La semaine passée, Jean-Claude Trichet, le président de la Banque centrale européenne (BCE) a déclaré que l’économie grecque mal en point ne pourrait pas s’attendre à « un traitement spécial » pour l’aider à venir à bout de son écrasant niveau d’endettement. Trichet a poursuivi en menaçant d’autres pays de la zone Euro fortement endettés du « risque d’une volatilité sur les marchés, » ce qui signifierait le déclassement de la note attribuée à leur dette souveraine et un coût du crédit plus élevé sur les marchés de capitaux.
L’intransigeance de la BCE à l’égard de la Grèce est appuyée par l’Allemagne, la plus grande puissance industrielle d’Europe, et la force motrice derrière le critère de déficit public limité à 3 pour cent du PIB comme condition fixée pour l’adhésion à la zone Euro.
Aux remarques de Trichet se sont ajoutées quelques jours plus tard celles du président de l’Eurogroupe, Jean-Claude Juncker, qui a déclaré dans une lettre envoyée aux ministres européens des Finances, « La Commission européenne ne devrait pas hésiter… à adresser un avertissement au pays membre qui ne respecterait pas les critères et les engagements. »
La Grèce est actuellement à égalité avec l’Irlande en terme du plus important déficit budgétaire de la zone Euro, environ 12,5 pour cent du PIB (c’est-à-dire quatre fois plus que la limite fixée par les critères pour l’adhésion à la zone Euro). Dans le passé, les données économiques grecques s’étaient souvent révélées être peu fiables et certaines sources indiquent que le véritable pourcentage de la dette du pays est proche de 14,5 pour cent pour l’année 2009. L’Espagne arrive en troisième position en s’acheminant vers un déficit budgétaire de 11,2 pour cent, suivi par la France (8,3 pour cent) et le Portugal (8,0 pour cent).
En Europe, le « cas désespéré » est l’Islande avec un taux d’endettement dépassant de loin ceux mentionnés ci-dessus. L’Islande ne fait pas partie de la zone Euro mais son économie avait pratiquement été transformée en un énorme fonds spéculatif (hedge fund) au service des marchés financiers de l’espace économique européen. Après que la bulle islandaise eut éclaté l’année dernière, deux pays créditeurs, la Grande-Bretagne et la Hollande, demandent à présent le remboursement de près de 4 milliards d’Euros de pertes d’investissement. Cette somme représente 50 pour cent de l’actuel PIB de la petite économie islandaise.
En Grèce, le gouvernement social-démocrate PASOK a déjà annoncé un projet pour ramener d’ici 2012 le déficit budgétaire du pays dans la limite autorisée par l’UE (à savoir, sous les 3 pour cent du PIB). Le projet implique des coupes sombres dans le système de santé et une réforme de son système fiscal, y compris des hausses d’impôts sur des biens de consommation tel le tabac et l’alcool. Tels sont les modèles de mesures « douloureuses » promises par le premier ministre George Papandreou peu de temps après son entrée en fonction et qui auront de graves conséquences pour les niveaux de vie des citoyens grecs.
Exposant le programme gouvernemental lors d’une conférence de presse le 14 janvier, le ministre des Finances, George Papaconstantinou, a déclaré, « Nous atteindrons nos objectifs par tous les moyens possibles. » Suite à une réaction négative à la fin de la semaine passée de la part de la BCE et des marchés financiers aux propositions avancées par la Grèce, Papaconstantinou a dit qu’il était disposé à « introduire un budget annexe et à prendre des mesures additionnelles si nécessaire. »
Mais, même une telle servilité devant les dictats de la Commission européenne et des banques internationales sera insuffisante. Les banques et les politiciens européens exigent bien plus de mesures contraignantes de la part des pays endettés, au risque même de menacer la stabilité sociale des pays concernés. Quant à savoir si les gouvernements recevront une aide financière des banques internationales et européennes cela dépendra de leur volonté d’appliquer les mesures d’austérité et de venir à bout des conséquences politiques qui s’ensuivent.
Les mêmes critères sont appliqués à tous les gouvernements occidentaux et pas seulement à ceux affichant le plus haut niveau d’endettement.
C’est ce qu’a clairement montré un article récemment paru dans le Financial Times sous le titre « Le financement et le test du patriotisme ». La journaliste du Financial Times, Gillian Tett, a écrit que le véritable défi pour les pays individuels est l’application des coupes budgétaires exigées par les banques et « aussi de réécrire le contrat social » sans provoquer une révolution.
Tett déclare : « Ce qui sera tout aussi crucial dans les années à venir ce n’est pas la simple ampleur de la dette mais de savoir si les gouvernements sont en mesure de trouver un moyen efficace de la réduire à nouveau, en répartissant les souffrances potentielles, et sans provoquer (dans le meilleur des cas) une instabilité politique ou (dans le pire des cas) une véritable révolution. »
Tett remarque que les électeurs islandais avaient voté pour déjouer les projets de leur gouvernement de rembourser les dettes aux dépens des contribuables. La journaliste se demande si le gouvernement britannique a les nerfs suffisamment solides pour imposer des coupes budgétaires considérables durant une année électorale. Elle met en garde que « la cohésion sociale et le patriotisme sont en train de s’effriter au Royaume Uni, » ce qui signifie que « la réponse n’est pas connue. » Elle conclut en disant : « Mais la question clé est : si les deux dernières années ont été un test crucial pour les marchés financiers mondiaux, les deux prochaines années seront un test tout aussi crucial pour les systèmes gouvernementaux occidentaux. »
Les attaques sociales exigées par Trichet, Juncker & Cie exacerberont inévitablement les tensions de classe en entraînant une instabilité politique extrême sur l’ensemble du continent. Comme le montrent clairement les commentaires ci-dessus, ces attaques s'accompagneront d'une intensification des attaques sur les droits démocratiques et de la répression d’Etat.
Dans le même temps, elles attiseront les pressions centrifuges qui menacent de faire éclater l’Union européenne. Au cas où un pays ne serait pas en mesure d’effectuer les mesures budgétaires exigées par les banques et deviendrait insolvable, ceci déclencherait une réaction en chaîne auprès des autres économies affligées de dettes et mettrait en danger l’euro.
La classe ouvrière européenne entre dans une nouvelle période de luttes révolutionnaires. Au programme de guerre des classes des banques elle doit opposer son propre programme fondé sur la perspective de la construction des Etats unis socialistes d’Europe.


http://www.alterinfo.net/Les-banquiers-europeens-exigent-des-mesures-d-austerite-sans-precedent_a41942.html




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1 octobre 2009 4 01 /10 /octobre /2009 00:21
La Bourse de Bruxelles, terminée en 1873. Wikipedia



Vendredi 25 septembre 2009
- Communauté : les anti-capitalistes


Non, la bourse ce n'est pas la vie!


C
eux-là mêmes qui ne l'avaient pas vu venir voient dès maintenant se terminer la crise. Normal puisqu'ils en attribuent la cause dans la « crise de confiance » de la Bourse envers les capitaux à la recherche d'un rendement immédiat et massif (ou l'inverse!) quelques points gagnés par « le CAC 40 » ou le « stock-exchange » ou encore le « Tokyo S.E ».


M
ais au moment où certains économistes fantasment sur une prétendue « sortie de crise », des dizaines, voire des centaines de milliers d'emplois sont déjà supprimés; on en attend encore autant d'ici fin 2010: c'est la réalisation de l'opération restructuration des entreprises en vue d'une baisse notoire des coûts du travail.


R
emarquons ce que cette « hymne à la reprise » recèle de cynisme ou d'inconscience: voilà des gens qui reconnaissent la crise seulement dans ce qu'elle les touche sans même se soucier des terribles dégâts sociaux qu'elle provoque. La voilà l'immoralité du capital! Son fonctionnement est intrinsèquement immoral.


M
ais s'en tenir à la condamnation « personnalisée » de quelques « patrons voyous » ou des « traders ivres de spéculation », c'est finalement « faire semblant de changer pour ne rien changer du tout ».


C
e qui frappe dans cette affaire c'est que personne ne pose la question: avons-nous besoin de la bourse pour vivre et travailler? La crise, qui n'a pas encore atteint son pic nous révèle qu'un divorce grandissant entre ce que les spécialistes appellent économie réelle et économie virtuelle. On arrive ainsi à des situations de plus haut comique. Le Luxembourg avec 500.000 habitants a une valeur ajoutée par salarié de 69.500 euros alors que l'Allemagne comme la France n'atteignent pas 29.000 euros! Autre exemple, en 1980 en France, 17% du profit total venait du système financier contre 40% aujourd'hui. Le maniement de l'argent devient une activité de plus importante dans l'économie nationale
.


Alors supprimons la Bourse
!


On nous dit « les entreprises ont besoin de fonds énormes pour se moderniser »: c'est oublier que les plus grandes réalisations économiques tels que Airbus, EDF, TGV ou les centrales nucléaires ont été financé par « emprunt public », donc sans passer par la bourse.

Tout l'accuse de la plupart des méfaits, oui on peut se passer de la Bourse.

 

Le travail au cœur du politique


Une partie grandissant de l'opinion publique accuse le capital financier de la crise globale, il faut s'en réjouir, mais peu remarquent qu'en cette affaire, les victimes sont toujours et partout des salariés atteint collectivement dans leur travail. Or là où il y a résistance des salariés de l'entreprise, elle est animée, éclairée par des militants qui ont généralement des analyses et propositions pertinentes. Problème: il n'y a nulle part, de structures politiques élues où ils peuvent en débattre et surtout les faire valoir juridiquement. Il n'y a pas de tels garde-fous parce que le droit de l'entrepreneur prime sur le droit du salarié dont le « contrat de travail implique subordination contre rémunération » (définition donné par le très officiel "Larousse" en 3 volumes). 


U
n tel garde-fou serait élu par les actifs
(dont 90% sont des salariés) dans les circonscriptions où se situent leurs lieux de travail, l'élection serait soumise au scrutin de liste proportionnel à un tour en deux collèges ouvriers, employés et techniciens d'une part, cadres d'autre part; elle formerait avec l'Assemblée Nationale, le Parlement ce qui signifie: abolition du Sénat.


O
n peut même imaginer qu'une telle représentation du monde du travail pourrait décréter la distinction juridique entre « domicile familial » et domicile de l'entreprise. Véritable « nuit du 4 Août 1789 », cette loi ouvrirait la porte à quelques mesures qui peu à peu, sans précipitation, ni « centralisme étatique » verrait accéder des millions de salariés ouvriers et ingénieurs, employés et cadres aux responsabilités économiques. Ce serait aussi un pas vers la déprofessionnalisation de la politique, mettant un terme à cette perversion qui fait traiter les lois par 40% des médecins, un gouvernement qui compte un quart de « ministres-avocats d'affaires ».


D
e fait, les résultats d'une loi électorale qui exclut le travail et l'entreprise des lieux où s'exerce le pouvoir. Insidieusement la « compétence politique » est exigée. Mais ce n'est pas là le seul moyen de faire évoluer la société vers la démocratie avancée. Il faut que cette démarche s'appuie sur des bases de plus en plus solides par un encouragement à l'autogestion des entreprises.


Alors on en discute?

Elie Dayan

 

source: "forum rouges vifs"




http://eldiablo.over-blog.org/article-36492372.html





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28 septembre 2009 1 28 /09 /septembre /2009 03:22
L'argent dette


« Si tout le monde comprenait notre système monétaire, il n'y aurait plus de guerres, de famines, de crimes. Ce serait la paix sur terre. Soit nous comprenons notre système monétaire, soit nous avons une troisième guerre mondiale. Que choisissez-vous? ».




-- Ce groupe n'a comme seul but d'INFORMER un maximum de personnes sur le fonctionnement du système monétaire et bancaire mondial, système qui nous asservi aux "Banksters" (les plus grands banquiers de notre planète) --

"Il est une chance que les gens de la nation ne comprennent pas notre système bancaire et monétaire, parce que si tel était le cas, je crois qu'il y aurait une révolution avant demain matin." Henry Ford, fondateur de la Ford Motor Company.

La dette des gouvernements, des entreprises et des ménages a atteint des proportions astronomiques et enfle de plus en plus démesurément de jour en jour.

D’où vient tout cet argent ?

Comment peut-il y avoir TANT d’argent à prêter ? La réponse est qu’il n’y en a pas.

De nos jours, L’ARGENT S’EST FAIT DETTE.

S’il n’y avait PAS DE DETTE il n’y aurait PAS D’ARGENT.

Si tout ceci vous laisse perplexe, rassurez-vous, vous n’êtes pas le seul ou la seule. Très peu de gens comprennent ce système, même si nous sommes tous touchés.

Ces deux longs métrages d’animation, dynamique et divertissant expliquent très bien les mécanismes pervers du système monétaire mondial actuel d’argent dette, dans des termes compréhensibles par tous.




ZEITGEIST II ADDENDUM "L'esprit du moment". Excellent reportage de 2h en vostfr expliquant très bien le mécanisme (je le trouve même mieux que l'autre ci-dessous). Ce reportage ne traite pas uniquement du système monétaire et bancaire, mais aussi d'autres sujets qui sont en rapport avec le fonctionnement de notre monde. Il propose également une alternative à la société dans laquelle nous vivons actuellement. A VOIR ABSOLUMENT


Part 1
http://www.dailymotion.com/relevance/search/zeitgeist+II+indubitable/video/x8p0j8_zeitgeist-ii-addendum-2008-lesprit_news
Part 2 http://www.dailymotion.com/relevance/search/zeitgeist+II+indubitable/video/x8p19j_zeitgeist-ii-addendum-2008-lesprit_news
Part 3 http://www.dailymotion.com/relevance/search/zeitgeist+II+indubitable/video/x8p1u2_zeitgeist-ii-addendum-2008-lesprit_news
Part 4 http://www.dailymotion.com/relevance/search/zeitgeist+II+indubitable/video/x8p20h_zeitgeist-ii-addendum-2008-lesprit_news
Part 5 http://www.dailymotion.com/relevance/search/zeitgeist+II+indubitable/video/x8p27f_zeitgeist-ii-addendum-2008-lesprit_news
Part 6 http://www.dailymotion.com/relevance/search/zeitgeist+II+indubitable/video/x8p2d2_zeitgeist-ii-addendum-2008-lesprit_tech
Part 7 http://www.dailymotion.com/relevance/search/zeitgeist+II+indubitable/video/x8p2it_zeitgeist-ii-addendum-2008-lesprit_news
Part 8 http://www.dailymotion.com/relevance/search/zeitgeist+II+indubitable/video/x8p2kg_zeitgeist-ii-addendum-2008-lesprit_news





L'ARGENT DETTE de Paul Grignon : Long métrage de 50 min en français qui traite UNIQUEMENT des mécanismes pervers du système monétaire mondial actuel d’argent dette (contrairement au long métrage ci-dessus) ---> http://www.dailymotion.com/video/x75e0k_largent-dette-de-paul-grignon-fr-in_news






Documentaire Canadien - Le contrôle et la création du dollar américain est effectué, non pas par le gouvernement, mais par une banque privée "la réserve fédérale" (FED) qui détient le monopole. - 46min - Le jeu de l'argent : http://www.dailymotion.com/relevance/search/le+jeu+de+l%27argent/video/xryjf_le-jeu-de-largent-archives-oubliees_business



Pourquoi personne ne réagit contre ce système inégalitaire, injuste et qui ne profite qu'à une poignée de gens ? A mon avis les principales raisons sont l'ignorance généralisée et l'aliénation des masses au capitalisme. Pour mieux comprendre à quel point notre despotisme envers ce système manipulateur qu'est le capitalisme ne fait que s'accentuer, je vous propose de voir ce reportage très bien fait :


part 1
http://www.dailymotion.com/video/xa2c34_de-la-servitude-moderne1ere-partie_shortfilms
part 2 http://www.dailymotion.com/video/x9v9kl_de-la-servitude-moderne-2eme-partie_shortfilms
part 3 http://www.dailymotion.com/related/xa2c34/video/x9tlj5_de-la-servitude-moderne-3eme-partie_shortfilms


-- « Il faut bien souligner que les banquiers créent uniquement le montant du principal ; ils ne créent pas l'argent qui sert à payer les intérêts. Alors, d'où vient cet argent ? Le seul endroit où les emprunteurs peuvent obtenir de l'argent pour payer les intérêts est l'ensemble des fonds de l'économie générale. Mais presque tous ces fonds ont été créés de la même façon, à partir de crédits bancaires. Donc partout, il y a des emprunteurs qui se trouvent dans la même situation : ils cherchent désespérément l'argent pour rembourser le principal et les intérêts dans une réserve globale d'argent qui ne contient que le principal. Il est tout à fait impossible pour tout le monde de payer le principal plus les intérêts car l'argent des intérêts n'existe pas. [...] Le grand problème, c'est que pour les emprunts à court [sic] terme, comme les hypothèques et les emprunts gouvernementaux, où les intérêts dépassent de loin le principal, les risques de saisies, et donc les dangers pour l'économie, sont très grands. À moins de créer beaucoup d'argent pour payer les intérêts. Pour que la société continue de fonctionner, le taux des saisies doit rester bas. De plus en plus de nouvelles dettes doivent être créées pour trouver l'argent qui servira à payer les dettes précédentes. Alors bien sûr, la dette totale augmente, et les intérêts aussi, ce qui cause une escalade exponentielle de l'endettement. Seul le temps qui sépare la création des nouveaux emprunts et leur remboursement empêche le manque d'argent global de mettre le système en faillite. »

-- Tout argent « naît que dès lorsqu’il est emprunté ». L’argent n’existe pas jusqu’à ce que quelqu’un l’emprunte. C’est de « l’argent basé sur une dette », par conséquent ce n’est pas vraiment de l’argent puisque le véritable argent est basé sur une substance - l’or, l’argent, etc. Si l’« argent » naît que dès lors qu’il est emprunté, alors cela signifie qu’il n’existe pas. Ainsi, où est l’« intérêt » ? Il n’existe pas. Comment peut-il être payé ? Il ne peut pas être payé parce qu’il ne fait pas partie de ce qui est créé. Il n’existe simplement pas. La monnaie que nous employons est basée sur notre futur travail que les gouvernements (politiciens) ont promis aux banquiers. De futures générations sont déjà contraintes à payer une dette qui n’existe pas.

-- 99% de la population ignore encore le processus de création monétaire. Ainsi lorsque vous l’aurez assimilé à votre tour, soyez certain de bien faire la distinction entre les répercussions privées et publiques de ce système. Utiliser un système d’argent dette pour nos investissements privés, nous le faisions à notre insu jusqu’a maintenant. Le fait que les états européens aient décidé d’abandonner récemment le droit régalien des peuples de battre leur monnaie et ceci sans leur consentement est autrement plus inquiétant.

-- Tant que le contrôle de l’émission de devises et de crédit n’est pas restauré au gouvernement et reconnu comme sa responsabilité la plus flagrante et la plus sacrée, tout discours sur la souveraineté du Parlement et de la démocratie est vain et futile... Une fois qu’une nation abandonne le contrôle de ses crédits, il n’importe plus qui fait ses lois... L’usure, une fois aux commandes, coule n’importe quelle nation. - William Lyon Mackenzie King, ex-premier ministre du Canada (qui nationalisa la Banque du Canada).

-- Depuis un siècle de nombreuses voix se sont élevées pour dénoncer cette escroquerie, parmi elles des grands noms de la science économique comme Milton Friedman, Irvin Fisher et Maurice Allais.

-- « On croit souvent que les banques prêtent l'argent que les déposants leur ont confié. Mais pas du tout. En fait, les banques créent l'argent qu'elles prêtent. Pas à partir de leurs bénéfices, ni à partir de l'argent déposé, mais directement à partir des promesses de remboursement faites par les emprunteurs. »

-- « le crédit créé par une banque privée est légalement convertible en devises fiduciaires émises par le gouvernement comme les dollars, les euros, Les devises fiduciaires sont des devises créées par un décret gouvernemental. »

-- « Le montant total d'argent qu'il est possible de créer n'a qu'une seule limite réelle : le montant total de la dette. »

-- « Les gouvernements placent une limite légale sur la création d'argent fictif en imposant des règles sur les obligations de réserves fractionnelles, mais ces obligations sont fondamentalement arbitraires. Elles varient d'un pays à un autre, d'une époque à une autre. Longtemps, il a été commun d'exiger que les banques aient au moins un dollar en or en réserve pour garantir dix dollars d'argent-dette. Aujourd'hui, les ratio de réserves minimales ne s'appliquent plus du tout au rapport entre argent nouvellement créé et or en dépôt, elles [sic] s'appliquent uniquement au rapport entre argent nouvellement créé et argent existant. Aujourd'hui, les réserves d'une banque sont faites de deux choses : le montant en devises bien réelles qu'elle a déposé à la banque centrale et le montant total de son argent-dette. »

-- « En résumé, la réserve initiale d'un peu plus de mille cent onze dollars [1111,12] à la banque centrale permet de récolter des intérêts sur des sommes allant jusqu'à 100 000 dollars, que la banque [le système bancaire] n'a jamais eus. »

-- « En quelques décennies, à cause du lobbying féroces des banques, les obligations de réserves ont quasiment disparu dans plusieurs pays »

-- « l'argent créé par le gouvernement représente en général moins de 5 % de l'argent en circulation »

-- « dans le monde artificiel de l'argent, la simple promesse faite par une banque de vous prêter de l'argent est considérée comme de l'argent véritable »

-- « Est-ce que vous vous êtes déjà demandé comment tout le monde -- les gouvernements, les entreprises, les familles – peut être endetté en même temps et pour des sommes aussi colossales ? Est-ce que vous vous êtes demandé comment il peut y avoir tant d'argent à emprunter ? »

-- « Sans dettes, il n'y aurait pas d'argent du tout. »

-- « Il faut bien souligner que les banquiers créent uniquement le montant du principal ; ils ne créent pas l'argent qui sert à payer les intérêts. Alors, d'où vient cet argent ? Le seul endroit où les emprunteurs peuvent obtenir de l'argent pour payer les intérêts est l'ensemble des fonds de l'économie générale. Mais presque tous ces fonds ont été créés de la même façon, à partir de crédits bancaires. Donc partout, il y a des emprunteurs qui se trouvent dans la même situation : ils cherchent désespérément l'argent pour rembourser le principal et les intérêts dans une réserve globale d'argent qui ne contient que le principal. Il est tout à fait impossible pour tout le monde de payer le principal plus les intérêts car l'argent des intérêts n'existe pas. [...] Le grand problème, c'est que pour les emprunts à court [sic] terme, comme les hypothèques et les emprunts gouvernementaux, où les intérêts dépassent de loin le principal, les risques de saisies, et donc les dangers pour l'économie, sont très grands. À moins de créer beaucoup d'argent pour payer les intérêts. Pour que la société continue de fonctionner, le taux des saisies doit rester bas. De plus en plus de nouvelles dettes doivent être créées pour trouver l'argent qui servira à payer les dettes précédentes. Alors bien sûr, la dette totale augmente, et les intérêts aussi, ce qui cause une escalade exponentielle de l'endettement. Seul le temps qui sépare la création des nouveaux emprunts et leur remboursement empêche le manque d'argent global de mettre le système en faillite. »

-- « Comment un système monétaire fondé sur l'accélération perpétuelle de la croissance peut-il servir à construire une économie durable ? »





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27 septembre 2009 7 27 /09 /septembre /2009 04:50

                        


C’est le montant des économies ou des recettes nouvelles que l’Etat doit accumuler avant 2017 pour ramener sa dette à un niveau supportable. Croissance, hausse des impôts, saine gestion, inflation : les solutions sont connues. Aux politiques de les doser…

Le 18 juin dernier, la France lançait un appel historique… aux marchés financiers. En l’espace d’une journée seulement, la République s’est endettée pour un montant record de 10,16 milliards d’euros. 20 millions par minute à ajouter au compteur de la dette publique : environ 1 500 milliards d’euros au total, soit 77 % de la richesse produite cette année par le pays. “Cette ardoise, on la doit à la double maladie qui frappe la droite et la gauche depuis trente ans : l’addiction à la dépense publique et l’allergie à l’impôt”, diagnostique Pierre-Mathieu Duhamel, ancien directeur du budget. En bonne logique, débourser sans cesse plus d’argent et renoncer concomitamment à des recettes provoque… la faillite. Si rien n’est fait, l’ardoise pourrait monter à 100 % de la richesse en 2017 et à… 200 % en 2040.

Le seul remboursement des intérêts absorbe déjà 43 milliards d’euros par an. Une paille par rapport aux traites futures : les intérêts pourraient atteindre 150 milliards d’euros par an dans une vingtaine d’années, selon la Cour des comptes. De quoi amputer d’un tiers les caisses du budget général avant même de distribuer la moindre enveloppe aux ministères, alors que les besoins vont aller croissant. “Les charges liées au vieillissement de la population, notamment, vont augmenter de 2 milliards chaque année”, s’inquiète Jean Arthuis, président de la commission des Finances au Sénat. Une thérapie budgétaire s’impose donc d’urgence. Car les leçons de l’histoire économique sont implacables : les pays qui ont accumulé le plus de dettes sont aussi ceux qui ont la croissance la plus faible.

Mais quelles formes de traitement choisir ? Tout dépend de l’ampleur de la tâche. Autrement dit de la somme nécessaire pour ramener l’endettement à 60 % du PIB, comme l’impose le traité de Maastricht, d’ici à l’élection présidentielle de 2017, un horizon assez éloigné pour conduire des réformes, mais assez proche pour commencer dès maintenant à agir. Pour les économistes d’Aurel-BCG, dont les calculs sont corroborés par ceux du Centre de prévision de L’Expansion, il faudrait récupérer 500 milliards d’euros en huit ans, dans l’hypothèse de taux de croissance et d’inflation observés sur longue période. Vertigineux ? “Sans doute, mais les possibilités de thérapie ne manquent pas”, rassure Jean-Louis Mourier, l’auteur de ces calculs.

Déjà, le grand emprunt en préparation peut doper l’activité et résoudre en partie le casse-tête. C’est le scénario de la “nouvelle croissance”. Il faut aussi étudier le budget sous ses deux faces : celle des dépenses à maîtriser et celle des impôts à faire rentrer. Les pouvoirs publics peuvent aussi actionner la planche à billets, dans l’espoir de fabriquer un peu d’inflation, ce qui allégera mécaniquement le fardeau de la dette… au détriment des épargnants. “Mais au vu des sommes en question, conclut Jean-Louis Mourier, il faudra jouer sur l’ensemble des solutions possibles.” A chacun de trouver la bonne proportion. La droite comme la gauche peuvent relever ce défi budgétaire, avec des outils plutôt redistributifs pour les socialistes, plutôt incitatifs pour l’UMP. A condition toutefois de faire preuve de courage politique.

Source: L’Expansion


http://www.spreadthetruth.fr/wordpress27/?p=3679

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26 septembre 2009 6 26 /09 /septembre /2009 04:34


Reçu
:

L'avenir est ailleurs qu'en occident, il est grand temps d'accumuler des connaissances et des économies, afin d'avoir des moyens pour répondre au cataclysme à venir.

Je confirme à 100% les propos de Mr Faber, il faut être réaliste !


LA PROCHAINE CRISE, SERA LA CRISE FINALE DE L'OCCIDENT, LE "COMPTE A REBOURS" A COMMENCE........


(VIDEO)


L’homme d’affaire Marc Faber, réputé pour ses prises de positions iconoclastes, ne croit pas à la solidité de la reprise, car le problème de la bulle d’endettement n’est pas réglé, dit-il, bien au contraire. L’apparente prospérité économique de ces dernières années était bâtie sur un empilement de dettes toujours plus haut et de plus en plus instable, augmentant sans rapport avec la croissance de l’activité économique. Pourtant, cette évidence a continué d’être superbement ignorée par les banquiers centraux - et la grande majorité des économistes - dont la seule préoccupation en matière de politique monétaire restait l’inflation « classique », attribuée aux augmentations de salaires en période de surchauffe. Le modèle économique en vigueur, tout en affirmant que l’excès de monnaie produit de l’inflation, se désintéresse des effets de la création monétaire résultant du crédit. Pourtant, ces dernières années, c’est l’afflux d’argent dans les circuits financiers qui a tiré l’économie américaine. Avec pour résultat une autre forme d’inflation, celle-là non seulement parfaitement tolérée, mais saluée comme une preuve de la bonne santé du système : celle des actifs. Ce sont les revenus tirés de la spéculation boursière et de la hausse de l’immobilier, associés à un endettement croissant, qui ont soutenu la consommation, pas l’activité de l’économie réelle, de plus en plus délocalisée. « Les profits des entreprises ne peuvent croitre indéfiniment plus rapidement que le PIB, pas plus qu’on ne peut avoir indéfiniment une croissance du crédit plus rapide que celle du PIB nominal. » rappelle Marc Faber. Et selon lui, le déclenchement de la prochaine crise n’est qu’une question de temps.


Marc Faber répond aux questions de Bloomberg TV, 22 septembre 2009

(...)

Si vous étiez le gouverneur de la Fed, vous préoccuperiez-vous uniquement de l’inflation pour déterminer votre politique monétaire et vous désintéresseriez - vous complètement de la croissance du crédit, sans jamais la mentionner dans vos discours et publications, même si cette croissance du crédit et de l’effet de levier est supérieure à la croissance économique ?

...

La raison pour laquelle ils ne s’en sont pas préoccupés c’est qu’à l’exception de quelques rares économistes, comme John Taylor, [ ce n’est jamais mentionné ]

Si vous lisez l’article récemment publié par Krugman - 6000 mots - où il accuse les autres économistes : « comment ont-ils pu se tromper autant ? » (il aurait du titrer « comment ai-je pu me tromper autant »...) en fait, dans tout l’article il ne mentionne jamais la croissance excessive du crédit, ou l’augmentation excessive de l’effet de levier. Pas une seule fois.

Les économistes américains, à la Fed, au Trésor, y compris M. Greenspan, et dans l’université, négligent complètement cette croissance excessive du crédit, à l’exception de gens comme Robert Schiller, John Taylor...

Question : que faudrait-il faire aujourd’hui ? (...)

Je veux faire les observations suivantes : (...) si vous avez un problème du à une croissance excessive du crédit, d’un niveau excessif de l’endettement dans le système, vous ne pouvez pas résoudre ce problème en empilant encore plus de dettes, c’est-à-dire en monétisant la dette ou en créant de nouveaux déficits budgétaires. Vous retardez le problème. Le problème que j’ai avec cette reprise [économique] ... si on monétise, le cours des actions peut encore monter jusqu’à des sommets, comme au Zimbabwe ou dans la République de Weimar, mais on ne fait que retarder le problème, jusqu’à ce que la crise ultime survienne. Et cela arrivera un jour.

Question : (...) que sera la prochaine crise, et quand devrons nous nous préoccuper des niveaux extrêmes [d’endettement des USA] (...) ?

C’est la difficulté. Nous avons une dette supérieure à 375% du PIB.... nous pouvons aller à 400%, 500%... si on monétise.

Les profits des entreprises ne peuvent croitre indéfiniment plus rapidement que le PIB, pas plus qu’on ne peut avoir indéfiniment une croissance du crédit plus rapide que celle du PIB nominal.


L’heure de vérité arrivera un jour. Je ne sais pas si c’est demain ou dans 3, 5 ou 10 ans, mais la prochaine crise abattra le système capitaliste dans son ensemble.

Question : vous en êtes sûr ?

Oui, [elle abattra] Bloomberg, moi-même et tout le monde....

(...)



On ne peut pas réduire le déficit budgétaire car cela provoquerait une contraction de l’activité économique.

Avec la réduction du déficit de la balance des paiements, la monétisation devra se poursuivre aux USA, car il y aura moins d’achats des bons du trésor par l’étranger.

Les achats par l’étranger ont ralenti, sinon le dollar monterait et ne baisserait pas. La faiblesse du dollar est un symptôme de l’inflation [existant] dans le système. (...)

Lorsqu’il y a de l’inflation, définie en terme de croissance de l’offre de monnaie et de croissance du crédit, les monnaies s’affaiblissent.

Les autres pays font la même chose. Les USA ne sont pas les seuls [dans cette situation]. Les banquiers centraux sont tous dans le même bateau. Ils n’ont qu’une seule recette qui est d’imprimer de l’argent.

(...)


http://www.dailymotion.com/video/xalkzr_marc-faber-us-govt-may-fail-in-5-to_news

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24 septembre 2009 4 24 /09 /septembre /2009 14:26


Jean Montaldo dézingue les bandits de la finance
« Chez moi quand on tue le cochon, tout le monde est content ! Sauf le cochon ! ». Cette citation, l’écrivain et journaliste d’investigation Jean Montaldo, la place en exergue de son tout dernier livre (le 16ème depuis 1971) : Lettre ouverte aux bandits de la finance (Albin Michel). Bretteur hors norme, Jean Montaldo, 68 ans, est toujours un combattant actif dont la capacité d’indignation est intacte.

Dans ce nouvel ouvrage documenté, luxuriant, touffu, voire baroque, il tente de démêler pour nous les arcanes de la finance et de comprendre comment la crise annoncée notamment par le FBI en 2004 n’a pas été enrayée par le gouvernement Bush, trop occupé sur d’autres fronts.
 
Il explique comment un homme de l’ombre, Angelo Mozilo, l’inventeur des subprimes il y a quarante ans, aidé de ses amis, les dirigeants de Fannie Mae et de Freddie Mac, entre autres, ont plongé le monde dans le marasme. Il dévoile enfin pourquoi les banquiers français, dans un bel ensemble, se sont engouffrés dans le piège des subprimes pour aboutir notamment à l’affaire Kerviel.

« Je suis sûr, que s’ils continuent comme avant, nous a-t-il confié en marge de l’interview qui figure ci-dessous, s’ils n’ont pas tiré les leçons de la crise, c’est sûr, il y aura une deuxième vague, une autre crise qui risque de faire exploser totalement le système financier international. Je le crains vraiment. J’ai les chiffres. Il y a aujourd’hui plus de 365, voire 400 000 milliards de produits titrisés en circulation. On ne peut pas les maîtriser. Ils ne sont même pas localisables. C’est ça le problème. Et ils en inventent tous les jours ».
 
On comprend dès lors pourquoi l’auteur cite Enver Hodja à la fin de son livre : « Malheureusement, l’année qui commence sera pire que la précédente… mais meilleure que la prochaine ». Le dictateur albanais n’est sans doute pas la référence suprême du libéral Montaldo. Gageons qu’il conjure le sort en le citant.

Chevalier blanc ? Populiste ? Prophète ? Jean Montaldo, souvent attaqué par la "bien pensance", n’est rien de tout ça. C’est d’abord un journaliste d’investigation comme on n’en fait plus, qui porte la plume là où ça fait mal et qui ne craint pas d’appeler un chat un chat. Son livre n’est pas un pamphlet. Il attaque les coupables avec impartialité et sans manichéisme.

Jean Montaldo, invité des
RDV de l’Agora, répond aux questions d’Olivier Bailly

Olivier Bailly. En quoi ce nouveau livre est-il une suite logique au Marché aux voleurs ?
Jean Montaldo : J’avais prévenu les PDG des grandes banques, lors de la publication d’un de mes précédents livre, le Marché aux voleurs en janvier 2003, que je les maintenais sous haute surveillance. J’ai tenu ma promesse. Quand j’ai vu que loin de renoncer aux méthodes relevant du capitalisme le plus sauvage que je fustigeais dans mon livre tout continuait comme avant, en pire, j’ai compris qu’il fallait reprendre la plume. Pendant l’été 2008, j’ai pris la décision d’écrire cette lettre ouverte. Le Marché aux voleurs était déjà une adresse directe aux PDG faillis et aux banquiers. Cette fois, je m’adresse à eux nommément, en les visant leurs responsabilités respectives dans la crise mondiale. Avec des méthodes effroyables et des chiffres dantesques. Le lecteur peut enfin comprendre ce qui s’était réellement passé. J’ai à peu près tout lu de ce qui a paru, du moins en France, et, sauf à être vraiment un spécialiste émérite, on n’y comprend rien. Moi-même, en expert des milieux financiers, avais du mal à m’y retrouver. J’ai donc voulu vraiment comprendre, disséquer le monstre.

J’aborde, après avoir expliqué en quoi consistaient les subprimes (le principal, mais non pas le seul moteur du désastre), les sandwichs avariés adossés aux subprimes, avec les différents étages : la basse couche venimeuse, puis la couche mezzanine (avariée) et enfin la couche senior ou super senior (qui enjolive l’ensemble). Pour tour dire la titrisation des créances des banques mises hors-bilan. Après avoir expliqué ces arcanes il me fallait bien aborder le chapitre crucial, la bombe atomique qui a tout fait sauter, les mathématiques financières. 

Sur toute la planète, vous ne trouverez aucun PDG de banque qui comprend ces formules mathématiques illisibles. Pourtant, ils les utilisent en permanence pour farder leurs bilans, faire de la fausse monnaie. Les extraits des cours des mathématiques financières que je reproduis sont édifiants : on n’y comprend rien ! C’est totalement abscons, déconnecté de la réalité. Appliquées à la finance ces formules mathématiques, notamment la méthode de Monte-Carlo qui a été créée pour la bombe atomique de Nagasaki, ne pouvaient déboucher que sur l’explosion générale de l’économie mondiale. Ce n’est pas à la légère que dans cette Lettre ouverte aux bandits de la Finance je défie les banquiers responsable du cataclysme dont nous sommes tous victimes de venir sur un plateau de télévision m’opposer le plus petit démenti.

OB : Diriez-vous que cette crise est absurde ?
JM : Nous sommes dans l’irréel ! Les méthodes utilisées sont effroyables, malgré les avertissements répétés des meilleurs spécialistes et gendarmes américains. Je donne des preuves absolument formelles, qu’il se soit agit du FBI avec Robert Mueller qui parle de réseaux criminels. Il y a aussi d’autres organismes comme le Fincen. D’autres initiatives sont venues de deux sénateurs, Obama et McCain, dès l’été 2005. On ne sait pas à l’époque, eux-mêmes l’ignorent, qu’ils seront candidats à la présidence des Etats-Unis d’Amérique. Tous deux s’accordent, alors qu’ils appartiennent à des familles de pensée différentes pour diagnostiquer le même mal et proposer les mêmes remèdes. Obama est encore plus franc que McCain quand il demande que les bandits qui vicient la titrisation des subprimes qu’ils soient punis de trente-cinq années de prison, dès lors qu’il serait prouvé qu’ils appartiennent à des réseaux criminels. Toutes ces propositions de loi, du républicain McCain ou du démocrate Obama ont été jetées au panier.

Même chose en France, où j’observe que l’on n’a pas écouté la Banque de France et la Banque des règlements internationaux qui ont toutes deux fait correctement leur travail. Face à ces organismes de surveillance suprême, vous avez des gendarmes, tels que l’AMF, en France, qui leur savonnent la planche. Un exemple : alors que la crise des subprimes a commencé, l’AMF recommande l’utilisation des hedge funds, les véhicules diaboliques de la spéculation, logés pour la plupart dans des paradis fiscaux. ! Je rêve ! Moins d’une année plus tard deux tiers de ces hedge funds sont en faillites. Nous sommes encore une fois dans l’irréel, mais un irréel sous-tendu par la volonté de banquiers criminels de faire toujours plus d’argent, de l’argent capable de tuer, en pervertissant à l’extrême le système capitaliste et libéral dont je demeure un ardent défenseur. C’est pourquoi je demande des châtiments exemplaires. En revanche, si ce que j’écris est considéré comme faux, je demande au grands PDG que je mets en cause de me poursuivre en justice. Ce serait plus élégant que d’user de leurs dérisoires moyens de pressions pour inviter des journaleux à leur botte d’ignorer mes constats référencés. Avec ou sans eux, je parviendrai à me faire entendre. Je n’ai peur de rien, ni de personne !

OB : On voit en lisant votre enquête que les politiques n’ont pas la main sur ce dossier. Au contraire, à chaque fois qu’ils votent des lois sociales comme Jimmy Carter en 1977 ou plus tard Bill Clinton, les financiers les détournent
JM : Jimmy Carter qui hérite de Lyndon Johnson qui lui-même hérite des dispositions prises par Roosevelt au lendemain de la grande crise de 1929. Toutes ces dispositions financières à caractère social partaient de bons sentiments. Mais, effectivement, elles ont été perverties notamment après l’affaire des Junk bonds, obligations pourries de Michael Milken, dans les années 90 avec le gigantesque scandale des prédateurs qui avait ébranlé Wall street. C’est ce qui est impardonnable. Ce sont ces mêmes obligations pourries qui ont été sophistiquées à l’extrême pour titriser les subprimes sous forme de CDO et sous CDO, avec aussi les CDS, en forme de police d’assurances sans en être réellement, pour couvrir les risques liés aux CDO ou autres créances toxiques titrisées. Le jeu consiste à sortir du bilan des banques leurs créances, après avoir distribué à tout va des crédits à n’importe qui…
 
Là, je parle des Etats-Unis. Car en France, dans le secteur immobilier, vous ne trouverez pas un défaut de règlement sur les crédits qui ont été octroyés par les banques françaises à leurs clients. Curieusement, alors que les banques françaises sont tatillonnes à l’extrême, ne permettant pas le moindre découvert à leurs clients, les signalant en rouge à la Banque de France pour un découvert de 50 euros, les mêmes banques, disais-je, spéculent secrètement sur les subprimes américains qui ne sont rien d’autres que des crédits accordés à des pauvres insolvables. Elles le font parce que ces produits sont à effet de levier avec une possibilité de réaliser des plus-values considérables. Et les banques françaises – comme leurs homologues européennes - ne voient pas que derrière les modèles mathématiques sur lesquels s’appuient les fameux CDO, et tous les produits titrisés permettant de revendre les créances de banques américaines partout dans le monde, reposent sur une hausse continue du marché de l’immobilier, sans qu’ait été intégré dans ces modèles miracles un possible retournement du marché à la baisse. C’est insensé ! Comment des financiers et les agences de notation ont-ils pu valider des produits spéculatifs pour de tels montants, tous reposant sur des modèles mathématiques foireux ? Nous entrons là dans l’univers de la corruption. Ne me cachant pas derrière mon doigt, je donne le noms. Et les preuves.

OB : Pourquoi les banquiers français dans un bel ensemble, alors qu’ils étaient informés de ce qui se passait, sont-ils entrés dans la danse ?
JM : Tous ont perdu la raison. Il leur fallait justifier et maintenir, vaille que vaille, leurs salaires de Maharadjah, bonus de satrape et parachute doré d’émir ! Il leur fallait à tout prix monter en gamme dans leur enrichissement personnel qui, in fine, sera inversement proportionnel à leurs résultats. Tous se foutent éperdument des conséquences de leur incompétence crasse. Ce qui compte pour eux c’est le total annuel de leurs revenus en salaire, en bonus, en stock-options, qu’ils aient réussi ou qu’ils aient fait faillite.
Bref, dans cette Lettre ouverte aux bandits de la Finance, je débobine le fil infernal de la crise. Vous voyez qu’au début les chiffres sont, somme toute considérables, mais absorbables. Au fur et à mesure du temps qui passe, cela devient astronomique, phénoménal. On est projeté dans la ionosphère.

OB : Que pensez-vous de l’emprunt d’état que le gouvernement s’apprête à lancer ?
JM : Que faire d’autre ? Le Premier ministre François Fillon a cette vertu de dire la vérité depuis le départ. Peu de mois après son arrivée à Matignon, ayant fait les comptes, il est le premier Premier ministre de la cinquième république à dire enfin la vérité. Fillon a dit, dès septembre 2007, que la France est en faillite. Depuis septembre 2008 la note ne fait que grossir avec toutes les bêtises additionnées des financiers, notamment celles des PDG des plus grandes institutions financières françaises. Celles-ci ont bénéficié des aides de l’état et de l’heureux volontarisme de Nicolas Sarkozy. S’il n’avait pas été non seulement à la tête de la France mais aussi à celle de l’Europe, tout serait parti en éclat. Sans doute les plus hautes autorités de l’état en France ne le savent pas, mais moi c’est mon rôle de l’établir et de le dire : dans les banques qui ont appelé le gouvernement français au secours, les spéculations continuent comme avant. Soit à Paris, soit par l’utilisation des paradis fiscaux, quoi qu’aient décidé les chefs d’état lors du sommet du G20, le 1er avril dernier.

OB : Selon vous, y a-t-il une solution, un remède ?
JM : J’ai voulu dresser un bilan sérieux et incontestable. Maintenant c’est sur la place publique et il faut ouvrir le débat. On peut demander aux grands banquiers des comptes en justice. Je donne les noms, les chiffres, je parle d’une organisation criminelle et je maintiens le terme. Il s’agit de l’argent de leurs clients, des contribuables européens dilapidé par des financiers irresponsables et inconscients. Il faut impérativement les arrêter, leur demander des comptes et, s’il le faut, les mettre à la porte, voire à l’ombre.

OB : Vous citez au début de votre le livre le cas d’Angelo Mozilo qui a finalement inventé les subprimes il y a quarante ans. Mozilo, comme vous le dites avait des amis, des complices.
JM : En plus de son organisation financière hyper-sophistiquée avec les liens qu’il entretient avec Fannie Mae et Freddie Mac, banques qui le financent en réalité, Angelo Mozilo possède un club, les amis d’Angelo Mozilo, qui n’est rien d’autre qu’un outil de corruption.

OB : Des amis parmi lesquels on remarque notamment Kurt Conrad, président de la commission du budget, et Christopher Dodd, président de la commission des affaires bancaires au Sénat…
JM : Un démocrate et un républicain. C’est un garçon œcuménique !

OB : C’est donc un système, une mafia. Comment voulez-vous arrêter les métastases ?
JM : Vous pouvez faire confiance aux Américains car ils vont aller jusqu’au bout. Grâce à Dieu, on a enfin un président américain courageux. Tout à l’heure je vous disais qu’alors qu’il était simple sénateur il demandait déjà des sanctions exemplaires pour les financiers convaincus de participer à des entreprises à caractère criminel. Laissons la justice américaine agir. Elle le fait correctement et diligemment. C’est toute la différence avec la France où je vous signale que nous n’avons que des enquêtes préliminaires et aucune procédure ouverte. Rien !

OB : En effet, il y a l’affaire Kerviel, mais pas l’affaire Bouton…
JM : Oui, mais il y aussi l’affaire Madoff. Ce dernier a volé 65 milliards à des riches. Il a des complices. Qu’est-ce que c’est que ces salades qui consistent à nous dire que Madoff était un escroc solitaire. Certes, il avait tout imaginé avec l’assistance de son frère, mais en 2005 il avait, en France, des partenaires comme Ixis, filiale de la Caisse d’épargne et de la Caisse des dépôts et consignation, bras armé financier de l’Etat. Je livre un document incontestable. Puisque la justice ne possède pas ce document je le tiens à sa disposition. Dans ce document on voit qu’Ixis est le dépositaire en France du principal produit Madoff vendu en Europe qui est la Sicav Lux-Alpha. C’est ni plus ni moins une caution morale et financière accordée à un escroc, sans que ces gens soient allés vérifier quoique ce soit. Quand vous voyez derrière qu’il y a un cabinet d’audit international, Ernst & Young qui déclare sincère et conforme les écritures comptables de la Sicav Lux-Alpha de Bernard Madoff - j’ai la preuve que cette Sicav est bien à lui, ayant retrouvé les pièces originales à Londres -, vous avez la preuve qu’il s’agit bien d’un réseau criminel qui monte haut.

Mais il faut raison gardée : tout cela ne porte que sur 65 milliards volés aux têtes couronnées, aux grandes fortunes et aux banques qui se sont fait piéger parce qu’elles n’ont rien vérifié. De l’autre côté vous avez ceux qui volent les pauvres. Ça c’est le réseau des subprimes dont Angelo Mozilo est le parrain. Il y a aussi Lehman brothers, AIG, etc. , ainsi que les banques européennes qui ont plongé dans le gouffre des subprimes, alors qu’elles font, comme je le disais plus haut, la fine bouche avec leurs propres clients, particuliers ou entreprises. Ces banques utilisent les fonds de leurs déposants pour aller spéculer secrètement dans des opérations honteuses, pour des montants délirants, qui dépassent de loin leurs fonds propres…

OB : On en arrive à l’affaire Kerviel
JM : Il y a combien de traders à la Société Générale ? A Paris, ils sont au moins 350. Vous avez un trader Kerviel qui a cinquante milliards de position à l’achat, somme qu’il faut ajouter à celles des autres traders. Et quand vous savez que les fonds propres de la Société Générale sont de trente milliards, vous voyez l’étendu du scandale… Un seul trader se lance dans des spéculations connues de la banque, évidemment, puisque ce sont des opérations à l’achat, reconnues, donc comptabilisées. Donc on autorise un seul trader à prendre des positions à l’achat supérieures de vingt milliards d’euros aux fonds propres de la Société Générale. On est encore une fois dans le délire. Le reste, encore plus inquiétant, est dans mon livre. Je prends mes responsabilités. Qu’ils assument les leurs !

OB : Vous expliquez qu’indirectement c’est à cause de la lutte contre Al Qaida que l’autre lutte, celle contre les subprimes, a été retardée…
JM : Dès 2004, le FBI fait remarquablement son travail. Les rapports qu’ils remettent au gouvernement américain sont terribles. Ils parlent de corruption, de trahison de la démocratie. Mais le gouvernement Bush s’entête en ne voyant pas le sérieux de l’alerte donnée par le FBI et ensuite par les autres autorités de contrôle des marchés financiers. Ils ne le voient pas parce qu’ils considèrent que la priorité des priorités c’est Al Qaida. Mais si le FBI convient qu’Al Qaida est une organisation criminelle éminemment dangereuse, signalant toutefois qu’il y a encore plus dangereux, visant les réseaux financiers qui mettent en péril l’économie mondiale.

OB : Dans votre livre vous vous en prenez à Jean-Marie Messier
JM : C’est l’imposteur numéro un ! Voilà un homme qui en 2002 a mis l’un des fleurons du CAC 40 en quasi-faillite, puis qui a été remercié par son conseil d’administration, Messier dont on découvre qu’il avait fardé ses bilans comme une cantatrice chauve - c’est le mot que j’emploie dans mon livre (et que je maintiens, avec des preuves) – Messier qui fut un innovateur dans le dévoiement du système capitaliste et qui vient nous dire dans un livre, début 2009, que le ciel lui était tombé sur la tête. C’est peut-être son cas, mais ce n’est pas le mien. Dans Le Marché aux voleurs, je visais Monsieur Messier nommément pour ce qu’il avait fait.
 
Et ce n’est pas ma faute si la justice française a décidé de passer l’éponge sur
ses méfaits alors que la justice américaine, elle, l’a poursuivi et que Messier a reconnu ses fautes et a payé. Et ce type là qui vient nous donner des leçons de sorties de crise, prenant le président Sarkozy en otage pour essayer de se refaire une santé ! Quand je découvre en outre que Jean-Marie Messier est le conseil secret, parce que tout cela n’était pas rendu public, de Charles Milhaud, lors de l’entrée en bourse de Natixis qui va se révéler une véritable spoliation des deux millions et demi de porteurs qui ont souscrit à cette introduction et vont se retrouver nettoyés au Karcher, je m’enfamme. Le cours de bourse, lors de l’introduction est à 19,50 euros et il va tomber en peu de mois à 0,76 euros.
 
Quand on découvre que Monsieur Messier a touché pour l’introduction en bourse de Natixis, pour quelques mois de travail la somme de six millions d’euros, je m’indigne. Avec un contrat où il est dit que même si l’opération ne se fait pas, ces millions d’euros lui sont garantis. Tout cela va se terminer dans une déconfiture épouvantable, Natixis étant engagée de la manière la plus scandaleuse dans des opérations de spéculations qui l’ont conduit à la ruine, de même que les caisses d’épargne d’ailleurs.

OB : Vous êtes un vieux routier du journalisme d’investigation. Ce qui ne vous empêche pas de vous informer sur le web, et notamment sur Agoravox
JM : Je le lis tous les jours. J’y trouve des pistes qui me permettent d’avancer et de nourrir mes réflexions. Il y a sur le web un espace de liberté qu’on ne trouve pas dans la presse écrite, terriblement dépendante des annonceurs, donc des groupes de pression politiques et économiques. Vous n’avez pas d’auto-censure. Sur Agoravox, de temps en temps vous vous lâchez. Vous avez raison !



VIDEO


http://www.agoravox.fr/rdv-de-l-agora/article/jean-montaldo-dezingue-les-bandits-58423?debut_forums=100#forum2243525
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22 septembre 2009 2 22 /09 /septembre /2009 19:29



Reçu ce courriel et cette info :
La Hollande est le premier pays
à avoir compris que l'Occident
entre en période de guerre générale.
Cibles ?

Moins allocations, plus d'impôts et surtout éradication de l'islam......
A quand notre tour ?

Le gouvernement néerlandais veut réduire de 20 % les dépenses publiques

La tempête va souffler sur les polders. L'image est du premier ministre néerlandais lui-même : défendant un vaste plan d'austérité devant les députés, Jan Peter Balkenende a admis, il y a quelques jours, que jamais depuis l'après-guerre les Pays-Bas n'avaient été soumis à un effort aussi considérable.

   Les trois partis au pouvoir aux Pays-Bas (chrétien-démocrate, travailliste et protestant conservateur) veulent réduire de 20 % au total les dépenses publiques.

Quarante milliards d'euros devraient être épargnés annuellement, y compris dans les domaines de la Sécurité sociale, du logement ou des allocations familiales.

   L'âge de la retraite serait porté à 67 ans. La fiscalité devrait être revue, l'augmentation des salaires limitée et le secteur financier "remis en ordre". Le gouvernement y a investi, au total, 50 milliards d'euros. M. Balkenende veut aussi limiter l'immigration, en durcissant notamment les règles du regroupement familial.

Le député populiste Geert Wilders a proposé de frapper d'une taxe de 1 000 euros les femmes qui porteraient le foulard islamique dans la rue...

Le projet gouvernemental est "une mission exceptionnelle" mais qui n'est en rien impossible si le pays fait preuve de "conviction" et d'"ouverture au changement", a indiqué la reine Beatrix dans son discours du trône, le 15 septembre. M. Balkenende et son ministre des finances, Wouter Bos (travailliste), ont ensuite défendu l'idée qu'il fallait réagir avec une vigueur inhabituelle pour contrer les effets de la crise économique.

   La crise frappe brutalement un pays très exportateur, qui était revenu à l'équilibre budgétaire et connaissait, avant 2008, une situation de quasi-plein-emploi.

   Cette année, l'économie néerlandaise devrait reculer de près de 5 %, le taux de chômage grimperait à 8 % et la dette publique atteindrait 66 % du produit intérieur brut (elle a crû de 50 % en un an).


http://www.lemonde.fr/europe/article/2009/09/22/le-gouvernement-neerlandais-veut-reduire-de-20-les-depenses-publiques_1243566_3214.html#xtor=AL-32280184
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22 septembre 2009 2 22 /09 /septembre /2009 13:21
Dimanche 20 septembre 2009

Populations Indiennes et capitalisme sauvage et forcené Un village guarani incendié après l'expulsion de ses habitants



130 Indiens d’une communauté guarani-kaiowá au Brésil ont été expulsés de leur territoire cette semaine. Ils se sont réfugiés au bord d’une route très fréquentée où ils vivent sous des bâches, privés de leurs moyens de subsistance.

Après avoir été expulsés, des individus non identifiés ont incendié leur village, détruisant leurs maisons ainsi que tous leurs biens et animaux. Survival a dénoncé cet acte auprès des autorités brésiliennes.

La communauté, connue sous le nom de Laranjeira Ñanderu, avait été expulsée de son territoire ancestral dans les années 1960 par des éleveurs de bétail qui l’occupent encore aujourd'hui. Ils avaient réussi à obtenir une ordonnance du tribunal pour que la police expulse les Guarani. Ces derniers se sont finalement réinstallés sur une petite partie de leurs terres en décembre 2007. L’un deux avait alors déclaré : ‘Je suis né ici. C'est notre terre. Nous n'avons nulle autre part où aller’.

Cette dernière expulsion a eu lieu la semaine même du lancement au Royaume-Uni du film ‘La terre des hommes rouges’ (sorti en France en décembre 2008), qui pour la première fois met en scène des Guarani incarnant leur propre rôle et dénonce la situation désespérée dans laquelle ils se trouvent aujourd'hui.

Eliane Juca da Silva, l’une des actrices guarani, avait déclaré lors du lancement du film au Festival de Venise en septembre 2008 : ‘Je suis bouleversée de savoir que tant de nos enfants sont en train de mourir… Nous voulons juste une chance de continuer à vivre…Tout ce que nous voulons c’est de la terre pour la cultiver et y chasser’.

Plus de 500 Guarani se sont suicidés ces deux dernières décennies (le plus jeune n'avait que neuf ans) parce qu’ils n’imaginaient pas leur avenir sans terre. La plupart d'entre eux vivent dans des réserves surpeuplées où règnent la violence, l'alcoolisme et la malnutrition.

En 2007, le bureau du procureur général avait ordonné au gouvernement d’identifier et de démarquer tous les territoires traditionnels guarani, mais ce projet a été suspendu devant la farouche opposition des fermiers et des éleveurs de bétail soutenus par les autorités locales.

La plus haute instance des Nations unies sur les questions autochtones a publié le mois dernier un rapport accablant sur le Brésil, dans lequel elle dénonce le conflit territorial chronique chez les Guarani qui ‘souffrent d'un grave manque d'accès à leurs terres traditionnelles’.

En collaboration avec Marco Bechis (le réalisateur du film), Survival International a mis en place un
fonds spécial de soutien aux Guarani-Kaiowá. Les fonds collectés aideront directement les Indiens à défendre leurs droits, reconquérir leurs terres et maîtriser leur propre avenir.

Stephen Corry, directeur de Survival International, a déclaré aujourd'hui : ‘Cette situation relève d’une tragique ironie : au moment même où ce film, qui dépeint le combat des Guarani pour récupérer leurs terres, sort au Royaume Uni, une de leur communautés est expulsée de sa terre ancestrale et reléguée au bord d’une route où elle est supposée survivre’.

Source : Survival France

Pour plus d’informations
Sophie Baillon  00 33 (0)1 42 41 44 10
sb@survivalfrance.org

Act now to help les Guarani Kaiowá

Votre lettre peut faire la différence pour les Guarani Kaiowá. Écrivez une lettre brève et courtoise (en français ou en portugais) en vous inspirant du modèle ou écrivez librement

Un appel à l'extermination des 'sauvages' au napalm remporte le prix Survival de l'article le plus raciste de l'année

26 Août 2009


Un article prônant l'usage du napalm à l'encontre des Indiens péruviens a été désigné par l'organisation des droits de l'homme Survival International comme l'article le plus raciste de l'année publié dans la presse institutionnelle.

Cet article, paru dans le quotidien national péruvien El Correo, traite les indiens de 'sauvages', de 'paléolithiques' et de 'primitifs', prétend que leur langue ne compte pas plus de quatre-vingts mots et soutient que, lors des récentes manifestations en Amazonie péruvienne, ils étaient manipulés par 'l'excrément communiste'.

«A ceux d'entre vous qui croient encore que ces 'groupes ethniques' sont 'bons', 'innocents' et 'purs', je rappelle que ce sont les mêmes peuples qui excellaient dans l'art de réduire les têtes de leurs ennemis et qui les portaient ensuite à la ceinture de leur pagne. Si les 'natifs' n'ont pas réduit les têtes des policiers qu'ils ont tués (lors des récentes manifestations) et dévoré leurs dépouilles, c'est simplement parce qu'ils n'en ont pas eu le temps.»

L'auteur de cet article infamant s'en prend également à trois députées indigènes, ridiculisant leurs patronymes et les décrivant comme les 'trois starlettes des égoûts parlementaires'. Sa réponse aux manifestations indigènes contre l'exploitation des ressources naturelles sur leurs terres est : «Allez vous faire f…..., les porteurs de pagne et autres». Avant de conclure, il lance: «Je ne sais pas ce qui retient le président de fournir à l'armée de l'air tout le napalm nécessaire…»

Le prix de l’"article le plus raciste de l’année" est décerné dans le cadre de la campagne "
Racisme dans les médias" que mène Survival contre les propos racistes tenus par les principaux médias du monde à l’égard des peuples indigènes. Le lauréat est gratifié d'un certificat portant la citation du chef sioux lakota Luther Standing Bear : «Toutes ces années à traiter l’Indien de sauvage n’en ont jamais fait un.»

Cette campagne de Survival contre le racisme dans les médias est soutenue par d’éminents journalistes britanniques tels que John Simpson, George Monbiot, John Vidal de la BBC et les auteurs de best-sellers Tim Butcher et Simon Garfield.

Stephen Corry, directeur de Survival International, a déclaré aujourd'hui : «Ce navrant tissu d'insanités n'a pas sa place dans une presse libre et indépendante dont le rôle est d'éduquer et d'informer. Il est à espérer que la publicité qui sera faite autour de ce prix contraindra ce journal à s'y reprendre à deux fois avant de publier à nouveau de tels propos orduriers et injurieux.»

Lire l'article : en anglais ou en espagnol

Pour plus d'informations ou toute demande de visuels:
Miriam Ross (à Londres) (+44) (0)20 7687 8734
mr@survival-international.org
http://panier-de-crabes.over-blog.com/article-36287860.html

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22 septembre 2009 2 22 /09 /septembre /2009 12:53


Un système économique structurellement irrécupérable


Le 20 septembre 2009

La récession est terminée, c’est vrai. La dépression commence juste et le chômage de masse en est le révélateur. Nous ne sommes pas en 1929, c’est bien plus grave. Je ne reviendrai pas sur mes différentes analyses car bientôt les évènements vont s’enchaîner (guerres, faillites, krach boursier, etc).

 

Pour comprendre pourquoi la bourse fonctionne encore il suffit de lire ce que Pierre Jovanovic écrit sur son blog (http://www.jovanovic.com/blog.htm).

 

Il explique ainsi que « 40% du volume du NYSE est généré par 5 titres » ce qui a été confirmé par l’analyste financier Olivier Crottaz qui a même publié le graphique idoine. Source : http://blog.crottaz-finance.ch/wp-content/uploads/2009/09/volume-journalier-contre-nyse1.jpg.

 

Pour résumer, ils se refilent des paquets d’actions en faisant monter la mayonnaise et tout ceci déconnecté de toute réalité économique. Ubuesque!

 

J’ai donc décidé d’écrire une série d’articles afin de démontrer que ce que certains nomment le capitalisme est non seulement une monstruosité mais de plus est totalement irrécupérable.

 

J’ai souvent employé le terme crise systémique pour analyser le crack actuel, il faudrait plutôt parler de crise structurelle.

 

En effet, on a énormément commenté l’échec du communisme et ses dérives dictatoriales (Staline, Mao), mais il existe très peu d’analyses de fond concernant notre système économique actuel qui, lui aussi, ne peut que nous conduire au désastre et à la dictature.

 

Tout d’abord, il convient de noter que Karl Marx a commis 2 erreurs fondamentales.

 

Premièrement, son analyse repose sur l’idée que c’est « la baisse tendancielle du taux de profit qui est à l’origine des crises qui ponctuent l’histoire du capitalisme. »

 

Or, l’économiste Philippe Simmonnot a réfuté formellement cette théorie. Pour ceux qui veulent approfondir, l’explication de L'erreur de Marx est sur mon blog.

 

Deuxièmement, Marx a « oublié » Freud (il est arrivé plus tard) et ses travaux sur l’inconscient, ce que Bernard Stiegler résume en affirmant que « le capitalisme du XXe siècle a capté notre libido et l'a détournée des investissements sociaux. » Je peux ajouter qu’il a fini par nous formater au travers du fétichisme de l’objet.

 

L’ensemble des médias appartenant au petit groupe dominant, la réalité a fini par nous échapper et nous ne voyons plus le monde tel qu’il est. Ce « psycho-pouvoir » qui permet de fabriquer notre conscience collective est le seul qui soit véritablement à détruire car « la vérité seule est révolutionnaire. »

 

D’ailleurs, pour Hannah Arendt, le totalitarisme est avant tout une dynamique de destruction de la réalité et des structures sociales.

 

Pour mieux comprendre, il faut relire « Le Meilleur des mondes », d’Aldous Huxley qui n’est pas un roman, mais un programme politique résumé dans la préface de 1946 :

« Un Etat totalitaire vraiment « efficient » serait celui dans lequel le tout-puissant comité exécutif des chefs politiques et leur armée de directeurs auraient la haute main sur une population d'esclaves qu'il serait inutile de contraindre, parce qu'ils auraient l'amour de leur servitude. »

 

Il fait d’ailleurs la synthèse de notre époque : «À mesure que diminue la liberté économique et politique, la liberté sexuelle a tendance à s'accroître en compensation. »

Claude Lévi-Strauss  avait lui aussi donné le ton : « La fonction primaire de la communication écrite est de faciliter l'asservissement. »

 

Nous sommes donc une population d’esclaves, une idée que met en avant le film de Jean-François Brient « De la servitude moderne ». Source : De la servitude moderne n°1, De la servitude moderne n°2, De la servitude moderne n° 3 (sur mon blog).

 

Pourtant, il convient d’analyser pourquoi le capitalisme nous conduit in fine à la dictature.

En effet, les économistes qui sont devenus des mathématiciens ont oublié que ce qui caractérise notre système économique est son caractère mafieux régit par une seule loi, celle du plus fort.

 

Pots de vin, menaces, assassinats font partie intégrante du processus de conquête des marchés. Le livre «  Gomorra » de Roberto Saviano est l’exact reflet de notre société.

 

Sur le plan mathématique (car le monde est écrit en langage mathématique) ceci est illustré par la loi de Pareto (que l’on nomme aussi loi de puissance) qui démontre que  les revenus se répartissent toujours selon une loi mathématique décroissante d’allure exponentielle. L’économiste Moshe Levy explique que  « la loi de Pareto, loin d’être universelle et inéluctable, ne serait que le mode de fonctionnement particulier d’une société égocentrique » et que «ce sont les effets stochastiques (et non l’intelligence et le travail) de la concurrence qui enrichissent certains au détriment de la majorité, menant à la répartition de Pareto. » Source :http://bschool.huji.ac.il/segel/moshe-l/SF.pdf.

 

Or, pour rester dans le cadre des mathématiques, il est important de comprendre ce que l’on nomme les fractales. Les objets fractals s’apparentent à des structures gigognes ce qui s’applique à la loi de puissance. Pour faire simple, 20% des plus riches détiennent 80 % du capital mais au sein de ces 20 % la loi de Pareto s’applique aussi, etc, etc.

D’ailleurs, les 20 personnes les plus riches du monde ont une fortune personnelle estimée en 2009 à 415 milliards de dollars soit un peu moins que le PIB de la Suisse (500 milliards de dollars)! Source : Liste des milliardaires du monde en 2009.

 

Les 1% les plus riches représentaient 10% du PIB en 1979 et 23% aujourd’hui. 53 % en 2039 ?

 

Il faut donc comprendre que la tare fondamentale de notre système économique réside dans l’accumulation du capital. En effet, le capitalisme conduit structurellement à la dictature par une accumulation colossale de richesses par un petit nombre.

 

Il est donc par essence non redistributif. En effet de par sa structure basée sur la dette il favorise le capital et place la banque et la finance au coeur du système. Or, l'essentiel des intérêts sont perçus in fine par un petit nombre de personnes qui finissent par s'emparer du système. Je nomme cela l'effet Monopoly (célèbre jeu dans lequel ne subsiste qu'un seul vainqueur ayant ruiné les autres).

 

Ceux qui croient encore dans les bienfaits de la main invisible du marché, devraient se rendre compte qu’elle est en train de fouiller dans nos poches au profit de quelques-uns. L’actualité nous le prouve tous les jours.

 

De plus, un placement d’argent est sur le plan mathématique une exponentielle. Vous pouvez d’ailleurs le constater en cliquant sur Exponentielle et capital ».

 

Cette accumulation de capital a une contrepartie : l’accumulation de dettes, car au final l’argent n’est pas créé ex nihilo contrairement à ce que l’on essaie de vous faire croire (seules les banques centrales peuvent faire cela). Notre système économique est donc devenu une vaste pyramide de Ponzi, ce que confirme Nouriel Roubini lui-même : « Américains, regardons-nous dans le miroir : Madoff, c’est nous, et Monsieur Ponzi, c’est nous ! Source : http://contreinfo.info/article.php3?id_article=2583

 

J’avais déjà montré du doigt ce problème dans mon article Crise systémique – Les solutions (n°5 : une constitution pour l'économie) et affirmé que ce système qui fonctionne sur la dette et la captation par quelques-uns de l’essentiel des intérêts impose au fil des ans d’élargir la base de crédit. Et, lorsque l’on commence à prêter à des gens qui ne peuvent rembourser (les pauvres), le système s’écroule.

 

Pourtant, toutes les religions ont condamné (avec des nuances parfois) le prêt à intérêt car elles le considéraient comme amoral ce que l’on retrouve dans le verset 275 de la 2ème sourate du Coran : « Dieu a rendu licite le commerce et illicite l’intérêt. »

 

N’oublions pas que tout le système actuel repose sur la formule : dette = consommation = travail. Et donc sans dette, pas de travail ! C’est d’ailleurs pour cette raison que les états soutiennent à fonds perdus les banques.

 

Robert H. Hemphill, gestionnaire de crédits à la Fed d’Atlanta avait déclaré : « Si les banques créent assez d’argent synthétique, nous prospérons ; sinon, nous sombrons dans la misère. »

 

Face à une exponentielle du capital accumulé nous nous retrouvons avec une exponentielle de dette. Par exemple, pour les Etats-unis, nous avons une dette totale (publique et privée) de 52 859 milliards de dollars soit 375 % du PIB US et plus que le PIB mondial. Source: http://www.federalreserve.gov/releases/z1/Current/z1r-2.pdf.

 

La dette, il faut le rappeler conduit à l’esclavage, ce qu’à résumé Jean Baudrillard : « on revient avec le crédit à une situation proprement féodale, celle d'une fraction de travail due d'avance au seigneur, au travail asservi. »

 

Le sociologue Immanuel Wallerstein a raison lorsqu’il affirme que » nous sommes entrés depuis trente ans dans la phase terminale du système capitaliste ».

 

Ivan Illich un des premiers penseur de l'écologie politique a développé la notion (appelée illichienne) de contre-productivité qui démontre que lorsque les entreprises atteignent une taille critique en instaurant une situation de monopole, elles finissent par nuire au fonctionnement normal de l’économie. On peut même ajouter qu’elles finissent par s’emparer du pouvoir. Le 4 juin 1943, le sénateur Homer T. Bone déclarait au comité du sénat américain pour les affaires militaires : « Farben était Hitler et Hitler était Farben. »

 

Albert Einstein, en mai 1949, dans un article paru dans la Monthly Review reprenait la même idée : « Le capital privé tend à se concentrer entre quelques mains, en partie à cause de la compétition entre capitalistes et en partie parce que le développement technologique et la division croissante du travail encouragent la formation d’unités de production plus grandes au détriment des plus petites. Le résultat de ces développements est une oligarchie de capital privé dont le pouvoir exorbitant ne peut effectivement pas être contrôlé même par une société dont le système politique est démocratique. » 

 

Aujourd’hui, 500 entreprises transnationales contrôlent 52 % du PIB mondial ce qui fait dire à Jean Ziegler ((membre du Comité consultatif du Conseil des droits de l'homme des Nations Unies) que nous allons vers « une reféodalisation du monde. »

 

 J. K. Galbraith économiste et conseiller des présidents Roosevelt et Kennedy nous avait pourtant mis en garde :

« L’économie de marché est volontiers décrite comme un héritage ancien. En l’occurrence, c’est une escroquerie , ou plus exactement une erreur communément admise. Trop de gens apprennent l’économie dans des manuels qui entretiennent encore les dogmes de la production concurrentielle des biens et des services et de la capacité d’acheter sans entraves. En fait, il peut n'y avoir qu'un ou quelques vendeurs assez puissants et persuasifs pour déterminer ce que les gens achètent, mangent et boivent ». Source : « Les nouveaux mensonges du capitalisme » Publié dans le Nouvel Observateur (4/11/05) Interview de John Kenneth Galbraith par François Armanet.

 

Quelles sont les solutions ? Ne vous inquiétez pas, nos maîtres ont tout prévu. Pour comprendre, il faut savoir que la dialectique Hégélienne est maîtrisée sur le bout des doigts avec maestria. Ainsi, la thèse étant le capitalisme, l’antithèse, le communisme, nous finirons par avoir la synthèse : un socialisme corporatif ou social fascisme (mondial).

 

Je le rappelle ici, Benito Mussolini avait donné sa définition du fascisme : «Le fascisme devrait plutôt être appelé corporatisme, puisqu'il s'agit en fait de l'intégration des pouvoirs de l'état et des pouvoirs du marché. » Or, le corporatisme peut être assimilé à une entreprise criminelle car, comme l'affirme l'économiste Howard Scott : «Un criminel est une personne avec des instincts prédateurs qui n'a pas suffisamment de capital pour former une corporation. » Source : Une constitution pour l'économie, pourquoi ?

 

Associer socialisme et fascisme, deux principes opposés peut sembler étonnant mais Edgar Morin nous explique ce qu’il nomme le principe dialogique :

« il unit deux principes ou notions antagonistes, qui apparemment devraient se repousser l'un l'autre, mais qui sont indissociables et indispensables pour comprendre une même réalité ».

Vous pensez que cela est impossible ? Voici mon analyse.

 

Il convient tout d’abord de remarquer que tout le monde tire à boulet rouge sur les méchants banquiers (la thèse) et met en avant la nationalisation des banques (l’antithèse). Nous aurons donc un FMI, une BRI et une banque mondiale (la synthèse) qui contrôleront la future monnaie mondiale {les DTS qui remplaceront le dollar : Crise systémique – Les solutions (n°5 : une constitution pour l'économie)} et réguleront le système. Or, ces organismes sont contrôlés par une petite poignée de personnes.

 

En effet, la crise actuelle aura pour conséquence directe la destruction des nations car les sommes perdues dépassent les capacités des états et les taux d’endettement s’envolent. Des pôles continentaux avec des structures régionales se développeront partout : le glocal. J’ai d’ailleurs réalisé une étude précise à ce sujet : Crise systémique – Les solutions (n°4 : régions et monnaies complémentaires).

 

L’avenir est au « socialisme » a dit Schumpeter, un socialisme sans servitude, mais avec une liberté limitée. Il faudrait plutôt employer le terme exact : social fascisme et préciser que la liberté disparaîtra si nous ne faisons rien. Quoi qu’il en soit, une dictature échouera.

N’oublions pas le principe « hologrammatique » d’ Edgar Morin : la partie est dans le tout, mais le tout est dans la partie, car toutes les formes d'existence sont liées les unes aux autres, ce qui est la définition exacte de ce que Bouddha, Rabbi Jeschuth-notzerith (le vrai nom de Jésus, encore un mensonge !) et Mahomet ont défini par le mot amour.

 

Fascisme et socialisme n’étant au final que les reflets de notre dualité qui nous pousse soit vers les autres, soit vers le repliement sur soi, l’égoïsme et la violence. Nous devons donc changer nous-mêmes si nous voulons changer le monde, ce que l’Islam nomme le djihad, la kabbale juive le combat par le zaïn (le combat intérieur) et que Bakounine résume en quelques mots : « Pour se révolter contre cette influence que la société exerce sur lui, l'homme doit au moins en partie se révolter contre lui-même. »

Gilles Bonafi est professeur et analyste économique.


http://www.mondialisation.ca/index.php?context=va&aid=15299

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