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4 avril 2012 3 04 /04 /avril /2012 16:49

 

Le monde merveilleux du Capitalisme

par Fidel Castro

 1er avril

La recherche de la vérité politique sera toujours une tâche ardue, même à notre époque où la science nous offre beaucoup de connaissances, dont l’une des plus importantes est de déchiffrer et d’étudier le pouvoir fabuleux de l’énergie contenue dans la matière.


Le découvreur de cette énergie et de son utilisation éventuelle était quelqu’un de pacifique et de bonhomme qui, malgré son rejet de la violence et de la guerre, demanda pourtant aux scientifiques de son pays de la développer : Franklin Delano Roosevelt, connu pour ses positions antifascistes, présidait alors des États-Unis en pleine crise qu’il avait réussi à sauver du désastre par de dures mesures qui lui gagnèrent la haine de l’extrême droite de sa classe. Aujourd’hui les États-Unis imposent au monde la tyrannie la plus brutale et la plus dangereuse qu’ait connue notre fragile espèce.

Les informations en provenance des États-Unis et de leurs alliés de l’OTAN, leurs complices, parlent de leurs méfaits. Les villes les plus importantes des États-Unis et d’Europe sont constamment le théâtre de véritables batailles de rue entre des manifestants et des policiers bien entraînés et bien nourris, équipés de véhicules blindés et de scaphandres, matraquant, attaquant à coups de pied et aux gaz des femmes et des hommes, tordant les mains et les cous de jeunes et de vieux, commettant à la face du monde de lâches actions contre les droits et la vie des citoyens de leurs pays.

Jusqu’à quand une pareille barbarie durera-t-elle ?

Pour ne pas m’étendre, étant donné que ces tragédies vont se présenter toujours plus à la télévision et dans les médias en général, et deviendront le pain quotidien, justement celui qu’on refuse aux plus démunis, je citerai la dépêche émise aujourd’hui par une importante agence de presse occidentale :

« Une bonne partie des côtes japonaises du Pacifique pourrait se retrouver inondée par une vague gigantesque de plus de trente-quatre mètres de haut en cas d’un puissant séisme, selon les calculs révisés d’une équipe gouvernementale.

« N’importe quel tsunami déclenché par un séisme de magnitude 9 dans la dépression de Nankai, qui va de la principale île japonaise de Honshu à l’île méridionale de Kyushu, pourrait atteindre trente-quatre mètres de haut, selon ce comité.

« Des calculs antérieurs de 2003 avaient estimé la hauteur maximale de cette vague à moins de vingt mètres.

« La centrale de Fukushima avait été conçue pour résister à un tsunami de six mètres, moins de la moitié de la hauteur de la vague qui l’a frappé le 11 mars 2011. »

Mais á quoi bon s’inquiéter. Une autre dépêche émis il y a deux jours, le 30 mars, par un média généralement bien informé, peut nous rassurer. En voici un bref résumé :

« Si vous étiez joueur de football, scheik arabe ou cadre d’une grande transnationale, quel type de technologie vous ferait rêver ?

« Des boutiques de luxe bien connues de Londres ont inauguré récemment une section entière consacrée aux amateurs de technologies aux portefeuilles bien remplis.

« Des téléviseurs à un million de dollar, des caméras vidéo Ferrari et des sous-marins individuels, voilà quelques-uns des gadgets conçus pour faire les délices du millionnaire.

« Le téléviseur à un million de dollars est le joyau de la couronne.

« Apple s’engage à livrer ses nouveaux produits le jour même de leur lancement sur le marché.

« Supposons que vous soyez sortis de votre riche demeure et que vous soyez fatigués de vous balader dans votre yacht, votre limousine, votre hélicoptère ou votre jet, il vous restera toujours la possibilité de vous offrir un sous-marin monoplace ou biplace.

Ce magasin vous offre aussi des téléphones mobiles en acier inoxydable, à micro-processeur de 1,2 GHz et 8 Go de mémoire et à technologie FNC, qui vous permettront de faire tous vos paiements.

N’est-il pas vrai, chers compatriotes, que le capitalisme est une merveille ! Ne serions-nous pas coupables de ne pouvoir offrir à chaque citoyen un sous-marin particulier garé sur la plage ?

C’est ce magasin, et pas moi, qui met dans le même sac cheiks arabes, cadres des grandes transnationales et footballeurs. Ces derniers, du moins, – faut-il que je le précise ? – distraient des millions de personnes et ne sont pas des ennemis de Cuba.

 

http://www.fidelista.net/reflexions/le-monde-merveilleux-du-capitalisme-3421#more-3421

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31 mars 2012 6 31 /03 /mars /2012 18:50

 

C'est dangereux emprunter
une pieuvre enorme
http://www.phumph.com/finance.french.html


Dépossession des terres, de l'eau,
du droit à vivre dans son pays

L'immense mensonge de la mondialisation

Les guerres à venir

 

Hervé Juvin : "Le temps des assassinats au nom de la colonisation financière ne fait que commencer"
Hervé Juvin est un économiste français et président de la société Eurogroup Consulting spécialisée dans le consulting financier. D'après lui, la puissance financière mondiale, dont la City de Londres et Wall-Street sont les bras armés,  agissent comme des colonisateurs esclavagistes des terres riches en ressources de toutes sortes.
"Nous voyons bien ici la fable du tout commerce qui s'effrite, qui s''effondre, et qui nous révèle l'immense mensonge sur lequel est fondé la mondialisation. Quand le commerce s'apparente au commerce colonial, à la prise de gage, à la réduction en esclavage des populations locales, à la dépossession de leurs terres, de leurs eaux, de leur droit à vivre dans leur pays, des indigènes des territoires colonisés, cela peut conduire à la guerre parce que cela intègre l'exercice de la violence pour le maintien dans le temps des droits financiers acquis."

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31 mars 2012 6 31 /03 /mars /2012 16:04

 

 

http://louisvandeskelde.biz/?p=19846

La misère, honteux


Être salarié en Grèce pourrait bientôt rimer avec misère. Une mission menée par la Troïka : (Commission européenne, Banque Centrale Européenne et Fonds Monétaire International ) exhorte en effet Athènes à abaisser le salaire minimum à 680 euros par mois, au lieu de  751 euros.

 

 

Une amende de 5000€ pour avoir distribué des pommes de terre … gratuitement

Posted: 30 Mar 2012 09:34 AM PDT

Alors que les spéculateurs continuent à spéculer tranquillement, le ministère du Développement a décidé de punir un boulanger pour avoir distribué des pommes de terre gratuitement à ses clients, il y a deux semaines. Selon le quotidien "Eleftheros Typos", le ministère a imposé une amende de 5 000 euros au boulanger. Un communiqué publié par le Secrétariat général du Commerce a déclaré que le commerçant a été puni pour tromperie envers les consommateurs, car les pommes de terre ne sont pas toutes grecques, mais aussi françaises, selon les factures. En outre, il a été accusé pour la occupation illégale du trottoir, car les sacs de pommes de terre «occupaient» l'espace extérieur du magasin et les pommes de terre ont été distribuées sans avoir obtenu une licence. Dans le même style : :

  1. Campagne de solidarité pour soutenir le peuple de la Grèce"Mikis Theodorakis, célèbre compositeur grec de la danse de Zorba,...
  2. La troïka conduit la Grèce vers un Etat policier et finance des camps de rétention pour ses clandestinsLe ministre a reçu le feu vert du conseil des...
  3. La Grèce, prison à ciel ouvert pour des milliers d’immigrés et clandestinsLa Grèce de par sa position géographique stratégique entre l'Orient...

Une amende de 5000€ pour avoir distribué des pommes de terre ... gratuitement - OkeaNews

Une amende de 5000€ pour avoir distribué des pommes de terre ... gratuitement - OkeaNews | OkeaNews, l'actualité de la grèce, depuis Athènes | Scoop.it
Alors que les spéculateurs continuent à spéculer tranquillement, le ministère du Développement a décidé de punir un boulanger pour avoir distribué des pommes de terre gratuitement à ses clients, il y a deux semaines.


greek crisis: Fête nationale exclusive

greek crisis: Fête nationale exclusive | OkeaNews, l'actualité de la grèce, depuis Athènes | Scoop.it

Notre nouveau régime méta-démocratique devient de plus en plus exclusif et pourquoi pas, inventif. On prolonge le mandat inexistant du « gouvernement » actuel comme on prolonge la durée dite de la dette, mais on fait pourtant court, très court, sur une partie d'elle, surtout lorsqu'il s'agit de mettre à bas les avoirs des organismes ex-paritaires d'assurance-maladie et de prévoyance.

 

Un tel organisme, en quelque sorte paritaire, était aussi chaque fête nationale. Car chacun, pouvait lui donner un sens différent, voire variable, mais on arrivait au moins, à faire semblant de commémorer ensemble, et pas que faire semblant, finalement.

Sous la Papadémocratie, le paritarisme commémoratif perd aussi son sens, pour ainsi se muer en une zone exclusive prétorienne (ZEP) ! C'était encore dans l'invention de l'exclusivité et de l'exclusion, que durant le week-end dernier, « tout le pays a commémoré » la fête nationale du 25 mars


L'Europe conduit la Grèce vers un Etat policier et finance des camps de rétention pour ses clandestins - OkeaNews

L'Europe conduit la Grèce vers un Etat policier et finance des camps de rétention pour ses clandestins - OkeaNews | OkeaNews, l'actualité de la grèce, depuis Athènes | Scoop.it
Le ministre a reçu le feu vert du conseil des ministres pour organiser un centre de rétention de 14 hectares à Kozani, qui doit accueillir les mille premiers immigrés arrêtés dans Athènes, dans vingt jours.


“Aujourd’hui les Grecs n’en peuvent plus”, par Dimitri Makrygiannis - OkeaNews

“Aujourd’hui les Grecs n’en peuvent plus”, par Dimitri Makrygiannis - OkeaNews | OkeaNews, l'actualité de la grèce, depuis Athènes | Scoop.it
Même si aujourd’hui le peuple grec semble épuisé par des mois de lutte, le jour viendra où il va se réveiller comme a pu le préciser Anna Vagenas une députée indépendante, il y a quelques jours, à ses collègues au parlement :
« Méfiez-vous!


Le nouveau gouvernement Pasok vu par un Grec

Le nouveau gouvernement Pasok vu par un Grec | OkeaNews, l'actualité de la grèce, depuis Athènes | Scoop.it

Nous allons de surprise en surprise. Le peu d'État fonctionnel que nous avions se vide de sens, et se vide tout court. Nombreux députés des « grands » partis, sachant qu'ils ne seront plus jamais réélus, retirent, d'après les rumeurs de saison, leurs dernières billes du système, se faisant ainsi les initiateurs d'amendements issus du monde des affaires, dépeçant le cadavre de ce qui reste du pays, moyennant finance, un service alors très payant, assez analogue de celui présumé des lobbys à Bruxelles, jeu d'ailleurs assez connu mais rarement évoqué par les grands médias.

 

 

 

 

Grèce: après l'effacement de la dette publique, les ménages attendent leur tour

Grèce: après l'effacement de la dette publique, les ménages attendent leur tour | OkeaNews, l'actualité de la grèce, depuis Athènes | Scoop.it

AFP - Il y a le commerçant qui ne vend plus rien, le retraité à la pension rognée, celui qui s'est endetté pour acheter un appartement, celle qui avait emprunté pour couvrir des frais médicaux: enferrés dans le surendettement, des centaines de Grecs appellent à l'aide.

A Athènes, dans les modestes bureaux du centre de soutien au consommateur Ekpizo, les étagères ploient sous les dossiers. Des juristes bénévoles tentent de trouver des solutions. Dans une salle attenante, une équipe de psychologues essaie d'agir sur le moral des plus désespérés.

"Jusqu'ici, nos permanences juridiques prenaient dix rendez-vous par jour. Depuis le début de l'année, nous sommes passés à vingt. Et vu la détresse des personnes surendettées, nous proposons depuis début février des groupes de soutien psychologique ", explique Lila Linardatou, l'une des employées d'Ekpizo.

L'effacement de plus de 100 milliards de dette publique grecque par les créanciers privés du pays ne résoud pas le problème des emprunts contractés par les ménages et les entreprises.

A la différence du niveau astronomique de la dette publique, l'endettement du secteur privé en Grèce est relativement contenu comparé à d'autres pays européens, comme l'Espagne et le Portugal.

Grèce: Les élections législatives probablement anticipées au 6 mai - 20minutes.fr

Les élections législatives anticipées en Grèce auront lieu vraisemblablement le dimanche 6 mai, a déclaré ce mardi un responsable gouvernemental à Athènes. «Aucune décision n'a été prise pour le moment mais le 6 mai paraît être une date très vraisemblable pour ces élections», a indiqué à Reuters ce responsable, sous le sceau de l'anonymat.

 

Le gouvernement de techniciens du Premier ministre Lucas Papadémos a été formé en novembre dernier avec pour mandat de boucler les négociations sur le plan d'aide financière de l'Union européenne et du FMI, puis d'organiser des législatives.

 

Reuters

 

 

 

Anna Vagena, la colère d'une citoyenne, nouvelle député au parlement - OkeaNews

Anna Vagena, la colère d'une citoyenne, nouvelle député au parlement - OkeaNews | OkeaNews, l'actualité de la grèce, depuis Athènes | Scoop.it
Anna Vagena : " j'invite ceux qui ont encore une sensibilité à être prudent. Parce que quand cette explosion viendra, certains iront se cacher derrière les hauts murs des villas qu'ils ont construits dans les banlieues.


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29 mars 2012 4 29 /03 /mars /2012 11:06

inegalites.jpg

 

http://www.devoir-de-philosophie.com/dissertation-histoire-geographie-inegalites-sociales-economiques-dans-monde-120044.html

 

Du rôle des inégalités dans les crises

 

Posted: 28 Mar 2012 12:49 AM PDT

Le fait que le niveau des inégalités ait battu le record de 1929 en 2007, juste avant une grande crise financière fait réfléchir les économistes. De plus en plus d’entre eux affirment qu’il y a un lien entre les inégalités et les crises financières, comme le rapporte The Economist.


Ce qu’en disent des économistes

L’hebdomadaire britannique rapporte plusieurs travaux qui soutiennent cette thèse. Raghuram Rajan, de l’université de Chicago, affirme que du fait de la baisse du pouvoir d’achat des classes moyennes et populaires par rapport aux classes supérieures, l’Etat a laissé se développer le crédit pour leur permettre de compenser le décalage. Rajan souligne le rôle de Fannie Mae et Freddie Mac dans la bulle des subprimes, même s’il y a débat du fait du rôle des banques privées.

The Economist cite ensuite une étude de deux économistes du Fonds Monétaire International, Michael Kumhof et Romain Rancière. Pour eux, la croissance des inégalités mène systématiquement à une crise financière. En effet, la pression du capitalisme actionnarial sur les entreprises pousse à la compression des salaires, ce qui incite les ménages à emprunter pour maintenir leur pouvoir d’achat, créant une bulle en augmentant l’effet de levier du système financier.

Puis, il cite une autre étude de deux économistes de l’université de Chicago, Marianne Bertrand et Adair Morse. Ils ont étudié l’évolution de la consommation des ménages en fonction de leurs revenus. Ils en ont conclu que celle des ménages modestes est influencée par celle des ménages aisés. Par conséquent, si les revenus n’évoluent pas de la même manière, cela est compensé par un recours plus important à l’emprunt ou aux dépenses publiques.

Une histoire connue

Cette théorie n’est pas nouvelle. Dans son livre sur la crise de 1929, James Kenneth Galbraith soutient la même chose. Pour lui, la croissance des inégalités déforme les marchés. En effet, les ménages aisés consomment une part moins importante de leurs revenus et en placent une plus grande partie. Résultat, une augmentation des inégalités tend à augmenter la demande de placements, ce qui créé un déséquilibre sur les marchés financiers où l’offre ne suit pas.

Du coup, les prix des actifs ont tendance à monter, créant une bulle financière et immobilière. L’effet est encore renforcé par le fait que les classes moyennes et populaires tendent alors à s’endetter  pour compenser la stagnation (relative ou non) de leurs revenus, que ce soit pour leur consommation ou pour l’achat de leur logement. Assez naturellement, l’augmentation de l’endettement créé des déséquilibre qui peuvent alors provoquer une crise financière.

Bref, pour un développement économique préférable, il est largement préférable que la croissance économique soit bien répartie. Bref, la poursuite de l’augmentation des inégalités est un facteur de plus qui devrait provoquer une nouvelle crise dans les années à venir.
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29 mars 2012 4 29 /03 /mars /2012 10:45

angleterre-reine-GB.jpg

La banque de la Reine d’Angleterre condamnée pour blanchiment d’argent de la drogue
 

 

Le 28 mars 2012 (Nouvelle Solidarité) – La première phrase d’un article à la une du Financial Times se lit comme suit : « Coutts & Co., la banque privée utilisée par la Reine Elisabeth II, a été condamnée à la plus grosse amende (8,75 millions de livres) jamais infligée à une institution financière pour violation des règlements contre le blanchiment des revenus de la drogue. La banque avait failli de vérifier l’origine de l’argent déposé par presque trois quarts de ses clients présentant un profil sensible. »


Est-il besoin d’en dire plus ? La plupart des quotidiens anglais présentaient à la une des titres allant dans la même direction. L’Autorité des services financiers (FSA) a revu le dossiers de 103 clients à « haut risque » de la banque (des criminels, des trafiquants de drogue, etc.), et conclu que 73 d’entre eux (soit une proportion de 71%) n’ont pas été l’objet de vérifications cherchant à identifier les clients à « haut risque » et les personnes exposées à la politique, c’est-à-dire des politiciens corrompus ou des responsables gouvernementaux perçus comme « présentant un risque inacceptable ».


On ne sait pas toutefois si la Reine Elisabeth II fait partie des dossiers étudiés par l’Autorité.

La Banque Coutts est aujourd’hui intégrée à la division de la gestion des grandes fortunes de la Royal Bank of Scotland (RBS), détenue en majorité par le gouvernement britannique suite à sa nationalisation en 2009.


« Les défaillances de Coutts sont significatives, nombreuses et inacceptables », a déclaré Tracy McDermott, directeur intérimaire de la FSA : « Sa conduite a été bien en dessous des normes établies, et l’importance de l’amende montre bien à quel point nous estimons que la faute commise est grave. »


La banque avait déjà été condamnée pour ne pas avoir empêché des organisations terroristes d’utiliser ses comptes, dans le cadre d’une amende de 5,6 millions de livres infligée à RBS en 2010. Elle avait été également condamnée à une amende de 6,3 millions de livres en novembre 2011, pour avoir négligé d’expliquer à ses clients les risques associés à des instruments financiers croisés avec l’assureur américain AIG, qui a lui aussi été sauvé de la faillite par le gouvernement américain. Ainsi, Coutts a été condamnée à un total de plus de 25 millions de livre d’amende au cours des dernières années, plus que toute autre banque.


Tout ceci émerge, comme l’a fait remarquer l’agence de presse iranienne PressTV, comme suite à la polémique lancée la semaine dernière par Jacques Cheminade dans le cadre de la campagne présidentielle, en affirmant qu’une partie, mais pas la totalité, de la fortune de la Reine d’Angleterre et surtout de l’Empire britannique provient historiquement de l’argent de la drogue, plus précisément des guerres de l’opium et les trafics associés.


Un rapport du FMI de 2001 affirme également que les sommes provenant de la drogue, réinvesti dans le système financier international, s’élevait pour cette année à 1500 milliards de dollars. L’essentiel de cet argent est blanchi dans les paradis fiscaux dont l’immense majorité est située dans le Commonwealth.


Sans oublier la plus grande lessiveuse de la planète : la City de Londres, comme le dénonçait le 2e rapport d’évaluation mutuelle du Royaume-Uni par les experts du GAFI de septembre 1996 : « Le Royaume-Uni et, en particulier, la ville de Londres, demeurent attrayants pour les blanchisseurs d’argent, en raison de la taille et de la sophistication de leurs marchés financiers. L’étude d’un certain nombre de grosses affaires de blanchiment d’argent non liées au trafic de stupéfiants sur lesquelles il y a toujours enquête dans la ville de Londres a montré que ces affaires étaient toutes importantes (certaines d’entre elles dépassant les 100 millions de dollars des Etats-Unis), qu’elles avaient toutes une dimension internationale reposant souvent sur l’utilisation de techniques classiques de blanchiment d’argent comme les sociétés écrans et qu’elles se greffaient en majorité sur des infractions primaires commises hors du Royaume-Uni. Outre que le nombre d’infractions primaires présumées commises en Europe orientale est important et que nombre de professions libérales telles que les avocats sont utilisées pour blanchir le produit de ces infractions, des objets de valeur, métaux précieux notamment, seraient de plus en plus utilisés pour les transferts de propriété d’un pays à l’autre. »


Bien que cette réalité fut étayée à l’époque par le rapport d’Arnaud Montebourg et Vincent Peillon, elle semble encore faire halluciner certains journalistes.

 

Voir également la vidéo : City de Londres, la finance en eaux troubles.

http://www.solidariteetprogres.org/La-banque-de-la-Reine-condamnee-pour-blanchiment-d-argent-de-la-drogue_08730

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29 mars 2012 4 29 /03 /mars /2012 10:18
Appel aux Lecteurs :
Y-a-t-il parmi vous un contributeur ou une contributrice Wikipedia
pour aider à mettre une photo sur une fiche ?
Trop pointu même pour mes amis informaticiens !
Merci, eva evaresis@yahoo.fr

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Bernard Stiegler :
« Le marketing détruit tous les outils du savoir »

Par Rédaction (20 mars 2012)



Vous êtes fatigués des petites phrases, des analyses politiques et médiatiques incapables de se projeter au-delà du prochain sondage ? Basta !, en partenariat avec Soldes, la revue « pop et intello », vous propose une interview fleuve du philosophe Bernard Stiegler. Disciple de Derrida, il dirige l’Institut de recherche et d’innovation et a cofondé l’association Ars Industrialis. Face à la domination du marketing et à l’hégémonie du capitalisme financier, qui font régresser nos sociétés, il est urgent, pour Stiegler, de changer de modèle : passer d’une société de consommation à une économie de la contribution, qui aurait pour pilier la révolution numérique.


http://www.bastamag.net/local/cache-vignettes/L520xH520/arton2202-fcbd0.jpg

http://www.bastamag.net/local/cache-vignettes/L125xH150/Cover2-aa0bf.jpgTexte publié intégralement dans la revue Soldes [1], que vous pouvez vous procurer dans l’une de ces librairies ou lors de l’événement organisé au Point éphémère à Paris le 24 mars (voir à la fin de l’article).


Peut-on sortir de l’ère industrielle ?


J’ai la conviction profonde que ce qu’on appelle humain, c’est la vie technicisée. La forme de vie qui passe par la technique, qu’elle soit du silex taillé ou du silicium, organisée comme aujourd’hui par un microprocesseur ou par autre chose. Dans tous les cas, nous avons affaire à de la forme technique. L’individuation psychique, c’est-à-dire la manière de devenir ce que je suis, l’individuation collective, la manière dont se transforme la société dans laquelle je vis, et l’individuation technique, la manière dont les objets techniques se transforment, sont inséparables. Un homme qui vit sur une planète où il y a un million d’individus n’est pas le même homme que celui qui vit dans une société où il y a sept milliards d’individus. Sept milliards, cela veut dire sept mille fois plus ! Ce sont des facteurs colossaux.

http://www.bastamag.net/local/cache-vignettes/L250xH167/bernard-stiegler-64177.jpgQuand on appréhende les questions dans leur globalité, il est inconcevable de faire face à cette poussée démographique avec des moyens non industriels. Ce n’est pas possible. La question n’est pas de sortir du monde industriel, parce que ça, c’est du vent. Les gens qui disent cela sont des irresponsables ! La question est d’inventer une autre société industrielle, au service de l’humanité et non pas du capital. Des gens ont rêvé de cela. On les appelait des communistes. Marx est le premier philosophe à avoir dit que l’homme est un être technique. Mais Marx et le marxisme, c’est très différent ! Il faut repenser en profondeur, premièrement, qu’est-ce que la technique pour l’être humain ; deuxièmement, sa socialisation ; et troisièmement, le projet d’économie politique qui doit accompagner une industrialisation. Le problème n’est pas l’industrie, mais la manière dont on la gère. Elle est sous l’hégémonie du capitalisme financier.


D’où vient cette hégémonie du capitalisme financier ?


En 1977, au moment du mouvement punk, c’est l’enclenchement d’une catastrophe annoncée. La droite radicale pense : il faut remplacer l’État par le marketing. En 1979, arrivent Thatcher puis Reagan en Grande-Bretagne et aux États-Unis, les conservateurs tirent les conséquences de ce qu’on appelle la désindustrialisation. L’énorme RCA (Radio Corporation of America, ndlr) est rachetée une bouchée de pain par Thomson, l’électronique part au Japon, Thatcher a compris que la grande puissance du Commonwealth touche à sa fin. Donc, pour pallier à la déroute de la puissance industrielle, ils se lancent tous les deux dans la spéculation financière. Tout ce système qui s’est écroulé en 2008 a été mis en place à cette époque, c’est l’école de Chicago. Ils dérèglent tout, les puissances publiques, le système social, et de manière systématique. Ils vont tout dézinguer. La conséquence de tout cela, c’est la destruction des savoirs et une nouvelle prolétarisation généralisée.


Comment s’opère cette destruction des savoirs ?


Les institutions familiales, l’éducation, l’école, les systèmes de soin, la sécurité sociale, les partis politiques, les corps intermédiaires : tous les outils du savoir sont systématiquement détruits, le savoir-faire (les métiers, les techniques), le savoir-vivre (le comportement social, le sens commun), le savoir-penser (la théorisation de nos expériences). Les lieux où se développaient ce que les Grecs et les Romains nommaient la schola. Tout cela a cédé face au goût vers la satisfaction immédiate, à la pulsion infantile égoïste et antisociale. Alors que le désir est le départ d’un investissement social.


http://www.bastamag.net/local/cache-vignettes/L500xH468/5526604974_0afdd97a52-dad35.jpg

Aujourd’hui, 180 millions de Chinois sont dépressifs et partout ailleurs les gens sont dépressifs. C’est grave, plus personne n’est pilote, l’avion vole de lui-même. Nous ne sommes pas encore dans l’apocalypse, nous sommes dans un « ton apocalyptique » qui est perçu par tout le monde. Dans les rues à Paris, au bistro en face, là, vous discutez avec les gens, il y en a de toutes les nationalités et ils sont tous d’accord sur une chose, c’est que ça va mal et que personne ne voit comment sortir de là. L’organisation de la destruction de tout cela, c’est le marketing. C’est le fer de lance programmé depuis 1979 par les économistes libéraux de l’école de Chicago.


Le marketing triomphant… ?


Ce qui s’est mis en place dans les années 1950 avec le développement des médias de masse, c’est le projet d’Edward Bernays, le neveu de Sigmund Freud. Edward Bernays, concepteur du "public relation", est convaincu que pour faire adopter des idées ou des produits par des individus, il faut s’adresser à leur inconscient et non à leur conscience. Son idée est de faire consommer les Américains de plus en plus en détournant leurs désirs, en court-circuitant leurs pulsions. Sur la base d’une théorie freudienne, Bernays construit une stratégie de développement du capitalisme qui permet de capter, de contrôler, de canaliser chaque individu et de l’orienter vers les objets de l’investissement économique, les objets de consommation.

Le but est de prendre le pouvoir sur le psychisme de l’individu afin de l’amener à un comportement pulsionnel. Cette captation est évidemment destructrice. On canalise le désir vers des moyens industriels et pour ce faire, on est obligé de court-circuiter l’énergie libidinale et tout son dispositif, parce que l’énergie libidinale est produite dans un deuxième rang, ce n’est pas une énergie primaire, les énergies primaires ce sont les pulsions. C’est ce qui nous rapproche des animaux. Nous sommes tous habités par des pulsions et nous pouvons nous comporter comme des bêtes. Nous sommes témoins d’une régression des masses, qui n’est plus une régression des masses politiques mais une régression des masses de consommateurs. Le marketing est une des grandes causes de désaffection du public pour le progrès. Le marketing est responsable de la destruction progressive de tous les appareils de transformation de la pulsion en libido.


Comment enrayer cette régression, ne pas en rester à nos pulsions de consommateurs ?


Herbert Marcuse a fait un discours important en 1953 sur le processus de désublimation. À l’époque, ça fait six ans que la télévision fonctionne, et il voit déjà comment va s’accomplir le processus. En 2011, on observe avec une conscience planétaire ce processus de désublimation prédit par Marcuse il y a plus de cinquante ans. La sublimation, beaucoup sont d’avis de dire que c’est un cas un peu exceptionnel de la libido. Dans un texte précis, Freud dit : « La libido, c’est la sublimation. » C’est-à-dire que de près ou de loin, il n’y a pas de libido sans idéalisation de l’objet de celle-ci. Il n’y a pas d’idéalisation sans sublimation. Si j’aime un artiste ou si je suis prêt à libérer mon pays, c’est le même processus. Derrière cela, il y a le sacré. On en parlait couramment autrefois. Marcuse pose l’hypothèse qu’il n’y a pas de possibilité de lien social sans un processus de ce type-là, sans idéalisation.

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Peut-on retrouver le goût de la sublimation, de l’idéalisation ?


Il faut profiter de cette prise de conscience pour renverser le processus, pour transformer la panique en nouvel investissement. La nouvelle lutte a commencé dans le nord de l’Afrique. Apprenons à faire de la thérapeutique. Il s’agit de reconstruire progressivement les savoirs et les saveurs. C’est le travail de l’artiste, c’est de la création et de la technique. L’artiste doit être un technicien. Ce que vous faites est très important. Même si l’art conceptuel semble avoir effacé toute la technicité de l’art. Le conceptuel est aussi de la technique. En tant que fabricant de concepts, je me considère comme un artisan. Je peux vous dire que mes concepts, je les usine. (Bernard Stiegler place ses deux mains en étau puis mime le façonnage d’une pièce). J’ai un établi, j’ai besoin d’un étau pour bien les serrer, ça se passe dans la matière. C’est une technologie matérielle. Je suis un manuel.


Qui sont ces artisans thérapeutes de nos sociétés en régression ?


Je compte moyennement sur le monde économique et le monde politique. Quand je dis « nous devons », je compte plus sur les scientifiques, les artistes, les philosophes et tous au sens large : les profs, les juristes, les psychologues, les soignants, tous ceux qui prennent soin du monde. Nous avons tous besoin d’ouvrir une discussion avec la vie parce que plus rien ne se fera sans une volonté indépendante des pouvoirs. Aujourd’hui, il est évident que l’utilisation des réseaux numériques est fondamentale parce qu’ils sont de nouveaux systèmes d’écriture et de publication. Nous vivons l’émergence d’une nouvelle politeia planétaire : nouveau temps, nouvel espace, qui se disent en latin respublica, la chose publique ; en grec politeia. Un retour aux origines de la démocratie.


Avec Internet et les nouvelles technologies de l’information comme outils ?


Le web, c’est l’ère industrielle de l’écriture. Le numérique, c’est de l’écriture. Une écriture faite avec l’assistance d’automates, de moteurs de recherches, de serveurs, d’ordinateurs, qui se propage à la vitesse de la lumière, est évidemment technique, et de dimension industrielle, car elle suppose des infrastructures de type Google. Soit trois millions de serveurs, trois pour cent de la consommation électrique de tous les États-Unis. C’est une industrie de dimension mondiale qui permet de développer toutes sortes de choses extrêmement intéressantes. La révolution numérique crée une situation nouvelle sur le plan économique et politique et c’est là que Marx regagne de l’intérêt, il ne pense pas la politique sans l’économie et réciproquement. Nous pensons, à Ars Industrialis [2], que cela rend possible l’émergence d’un nouveau modèle industriel. L’évolution humaine est indissociable de l’évolution technique.


La technique peut-elle aussi provoquer des régressions...


Pensons une pharmacologie générale où la technique est un remède (un facteur de progrès) si elle contribue à intensifier les possibilités d’évolution des individus psychiques et sociaux, et un poison (un facteur de régression) lorsqu’elle conduit à court-circuiter ces mêmes individus. Après le protocapitalisme que décrit Marx, puis le capitalisme consumériste, celui que décrit Marcuse, il y a maintenant un troisième modèle industriel qui émerge depuis la crise de 2008. Et je ne sais pas s’il restera capitaliste longtemps, je vous dirai que je m’en fous.

Microsoft a divulgué ses codes sources parce qu’il a fini par comprendre que la dynamique des logiciels libres est beaucoup plus forte que celle des propriétaires. Un rapport de la Commission européenne prévoit qu’en 2014 le logiciel libre sera majoritaire. Aujourd’hui une multitude de domaines s’établissent sur ce modèle libre (Linux, Wikipedia…). C’est ce que nous appelons l’économie de la contribution. C’est une reconquête du savoir, une déprolétarisation. De grands mouvements fondamentaux se mettent en place, et il est indispensable que nous, thérapeutes, accompagnions, théorisions, critiquions avec joie, courage et modestie !


Qu’est-ce que cette économie de contribution ?


L’économie contributive existe déjà, elle est déjà extrêmement prospère et elle s’imposera parce qu’elle seule est rationnelle. Une politique industrielle contributive est en train de rompre avec le modèle consumériste. Elle s’est développée dans le domaine du logiciel, qui est aujourd’hui tiré par le modèle contributif. Toutes les grandes boîtes comme Google reposent sur cette culture. Et c’est ça qui est en train d’inventer l’avenir. Et nous pensons que ces modèles-là sont expansibles à beaucoup de secteurs. Y compris à la construction du monde énergétique.

Le problème n’est pas de passer du pétrole au nucléaire, ou du nucléaire aux énergies renouvelables. La question fondamentale, c’est de créer des réseaux, des « smart grids » (réseau intelligent, ndlr) contributifs. Là il y a du soleil, on va baisser les rideaux, ça va produire de la chaleur qu’on va canaliser et mettre en commun sur des serveurs d’énergie. Beaucoup de monde travaille là-dessus. Je connais deux architectes de l’école polytechnique de Zurich, une des meilleures écoles scientifiques du monde, qui soutiennent que le photovoltaïque suffit entièrement à satisfaire les besoins énergétiques. Mais cela ne se développe pas parce que c’est contraire aux intérêts des spéculateurs.


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Je pense qu’il faut relancer une critique de l’économie politique qui repose sur la sublimation, et fait que les gens s’investissent dans des projets contributifs. En économie, il y en a de plus en plus. Comme Wikipedia. C’est inouï. Sept personnes font marcher Wikipedia – quatre-vingt treize salariés. Salariés au service de centaine de milliers de contributeurs, dont je fais partie, et des millions d’internautes dans le monde. Ils contribuent par amour de faire quelque chose de bien. Et ce bien qu’ils font produit beaucoup de valeur économique. Wikipedia produit une utilité sociale énorme. Et il faut trouver des moyens de le valoriser économiquement sans le monétariser ! Car sinon, ça devient du business, et les actionnaires rentrent…


Quel rôle pour les nouvelles générations ?


C’est le problème le plus urgent, le plus fondamental, il faut montrer aux jeunes générations ce recyclage possible. Avec eux, on peut devenir beaucoup plus intelligents. L’intelligence n’est pas une compétence mentale ou neurologique, c’est une compétence sociale. Il faut reconstruire une intelligence intergénérationnelle, ça passe par la technique parce que aujourd’hui, ce qui fait les générations, ce sont les mutations technologiques. Après l’analog native, dont je suis (les enfants du cinéma et de la télé), nous avons les enfants du Net, qui inventent des tas de choses. Il est urgent de faire la critique des générations successives, les analog natives, aussi les litterate natives, et les print natives ; Luther était natif de l’imprimerie, Socrate était natif de la lettre. La technique est fondamentale dans la construction de l’intergénérationnel. Autrement dit, de ce qui relie l’inconscient à la conscience.

Quand je parlais tout à l’heure des nouvelles technologies, je le prends au sens kantien. Kant, c’est la critique de la conscience. Je veux que l’on fasse une critique de l’inconscient. Je veux aussi laisser s’exprimer une critique qui vient de l’inconscient. Et ça c’est le problème de 68. N’avoir pas su penser une critique de l’inconscient. Le faire est urgent. Freud disait de lui-même qu’il était un grand rationaliste. Repensons la critique des Lumières à partir de la question de l’inconscient. Les seuls qui l’ont fait ce sont les capitalistes, les gens du marketing, qui sont de plus en plus aguerris sur ces questions. Ils en ont tiré un maximum, en ont fait de véritables instruments de domination.


Cette économie de la contribution passe-t-elle par l’éducation ?


À Ars Industrialis, nous disons que le modèle américain, the American Way of life, est épuisé. Nous considérons qu’une nouvelle industrie est en train de se mettre en place, une industrie de la contribution. Nous pensons que cette industrie de la contribution, il faut la mettre en œuvre en développant une politique de recherche. Une politique éducative d’un genre tout à fait nouveau. Non pas en faisant une dixième réforme de l’Éducation nationale, d’une manière ridicule et administrative, non. En posant les problèmes comme ils doivent être posés. Réunissons des philosophes, des mathématiciens, des physiciens, des historiens, des anthropologues… Cela ne se fait pas du jour au lendemain, mais il faut mettre en place les travaux de ce qu’a fait Jules Ferry à l’époque. Il faut se donner du temps et savoir raisonner à deux temporalités différentes. Le court terme et le long terme. Et là, il faut effectivement développer des pratiques tout à fait nouvelles, de nouveaux médias.


Fini, les universités ?


Comme je vous le disais, l’écriture se produit aujourd’hui à la vitesse de la lumière par l’intermédiaire d’une machine. Mais c’est toujours de l’écriture. Qu’est-ce qu’une université ? En fait, l’Université, qui est apparue au début du XIXe siècle en Europe, vient de l’Académie au sens de Platon. L’Université, appelons-la le monde académique, qu’est-ce que c’est ? C’est ce qui transforme le caractère empoisonnant de l’écriture en quelque chose de bénéfique. « On dit qu’avec l’écriture, les sophistes ont détruit la vie collective, et bien moi, répond Platon, je vais faire une école, que j’appellerai l’Académie, qui produit des livres, des manuels, et je fais en sorte que l’écriture soit mise au service des mathématiques, du droit et de la philosophie. » C’est ce qu’il faut faire aujourd’hui. On nous dit que cela va se faire par le marché, mais le marché, il ne faut pas y compter. Le marché, ce sont les sophistes.

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Les profs ne sont pas armés intellectuellement pour suivre notre vie technicisée, ils n’ont actuellement aucune critique là-dessus. Il faut donc repenser en totalité l’Université. Il faut surtout comprendre que le numérique est en train de faire exploser ce qui est à la base de l’Université du XIXe siècle. Il faut repenser tout cela. En totalité. En fait, l’informatique est absolument partout, et on n’enseigne pas ça à l’école. On ne l’a pas même enseigné aux profs. Alors ils ne sont pas intellectuellement armés pour faire face à une génération bardée de smart phones, de caméras, de transformateurs. Il n’y a aucune réflexion sur ces changements, ni en France ni en Europe.


Et aux États-Unis ?


De par son histoire, l’Amérique a été confrontée au fait de développer une culture de l’adoption. Adoption des émigrants, des nouveautés technologiques. Cette culture de l’adoption a mis le développement de l’industrie et des industries culturelles au cœur des États-Unis, et le cinéma en particulier. L’Amérique a su accueillir les grands cinéastes qui fuyaient l’Allemagne, comme Fritz Lang, la Tchécoslovaquie, comme Milos Forman. Et l’Amérique a su aussi accueillir Derrida. Il faut quand même savoir qu’on lui a refusé un poste en France, à Jacques Derrida, et il s’est retrouvé prof aux USA. Ils ont aussi accueilli Foucault, Lyotard [3]. Aujourd’hui, mes meilleurs étudiants sont aux USA, chez Google.


L’intelligence, c’est ce qui manque à l’Europe ?


On veut supprimer l’enseignement de la philosophie. On avait au moins cela. Je peux vous dire qu’aux États-Unis, les Français ont une cote d’enfer, grâce à Derrida, Deleuze, Barthes, Foucault… Lorsque j’y enseigne, je suis un nabab, parce que je suis un philosophe français. En France, ils veulent flinguer la philosophie. Ils sont en train de rendre la philosophie optionnelle en première, pour pouvoir la supprimer en terminale. C’est absolument hallucinant. L’enseignement du grec et du latin aussi. C’est calamiteux. On a affaire à des benêts…

L’Amérique sait faire venir les intelligences. L’Europe, c’est une calamité. Elle n’a pas de politique industrielle, n’investit pas dans la culture et dans ce que l’on appelle « les nouveaux médias », alors que Google est devenu aujourd’hui la plus importante entreprise du monde. Je ne dis pas que c’est parce qu’elle gagne le plus d’argent, mais parce qu’elle détient les clefs de la nouvelle ère. Peut-être pas pour longtemps d’ailleurs, car cela va très vite. Pendant des années, Google perdait de l’argent, ils ont été soutenus. Essayez ici de monter une entreprise qui perd de l’argent. Vous ne pouvez pas. Parce que vous avez affaire à des crétins qui sont dans la logique « prends l’oseille et tire-toi ! ». Ils ne pensent qu’à se faire du fric comme de pauvres philistins…

Ce qui permettrait de transformer le poison en remède, c’est une politique industrielle publique qui ne consiste pas simplement à donner des réductions de charges sociales aux entreprises. Avoir une politique industrielle, c’est avoir une vision de son développement sur vingt ans. À une époque où la France était un très grand pays industriel, on n’a pas fait le TGV en réfléchissant sur dix-huit mois, il a fallu quarante ans d’anticipation. Cela a été massacré à partir de Giscard d’Estaing, puis par Mitterrand, Chirac et bien sûr Sarkozy. C’est l’effet du néolibéralisme, qui consiste à dire « moins il y a d’État et de politique, mieux on se porte ». C’est le vieux discours de Reagan et de Thatcher.

Recueilli par Thomas Johnson et Marc Borgers pour Soldes


Adaptation pour Basta ! [4] : Ivan du Roy.

Photos : source

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Notes

[1] 172 pages, 19,90 €

[2] Association internationale pour une politique industrielle des technologies de l’esprit, voir leur site.

[3] Le philosophe Jean-François Lyotard.

[4] Le texte a été très légèrement réorganisé ; pour faciliter la lecture sur écran, nous nous sommes permis d’intercaler des questions et des relances qui ne figurent pas dans l’entretien initial, divisé en trois grands chapitres.


Lien http://www.bastamag.net/spip.php?article2202

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27 mars 2012 2 27 /03 /mars /2012 18:36

 

 

Le réseau Gladio : Armées secrètes d'Europe

 

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Créés par les États-Unis pour barrer la route au communisme en Europe, des groupes clandestins en vinrent à soutenir des intérêts fort peu démocratiques 

L'organisation secrète "Stay behind", rebaptisée plus tard Gladio, le "glaive", a vu le jour en 1948 à l'initiative des États-Unis. Ses agents devaient être prêts à effectuer des missions d'espionnage et à commettre des actes de sabotage en cas d'offensive soviétique. Celle-ci n'ayant finalement pas lieu, ce sont les intérêts politiques des gouvernements de droite voire de groupes d'extrême droite que Gladio s'attache à défendre. Des contacts existent avec les différents services secrets nationaux, à l'abri de tout contrôle parlementaire. C'est le Shape (commandement militaire de l'Otan en Europe) qui assure la coordination. 




Source: Dailymotion

Le retour de Gladio et la renaissance de la Terreur sous le règne de Nicolas Sarkozy
Un autre jour, une autre attaque false-flag dans une autre démocratie occidentale évoluée. Cette fois, le peuple de France est la cible d'un terrorisme d'État à l'occidentale et d'une stratégie de la tension. Le pigeon s'appelle Mohamed Merah. Les noms des personnes assassinées par l'État français sont Jonathan (Yonatan) Sandler, deux de ses jeunes enfants - Aryeh et Gabriel - et un autre enfant du nom de Myriam Monsonegro. 

Opération terroriste ordinaire pilotée par l'État dans le but d'accroître les tensions, les peurs et les haines au sein de la société occidentale. C'est ce que fait l'État fasciste quand il est libre d'écrire l'Histoire sur le champ et de poser des bombes. Il tue des enfants innocents pour faire haleter d'horreur le public submergé, pour lui faire haïr le bouc-émissaire, pour le pousser à exiger plus de sécurité et des dirigeants aux nerfs d'acier. 

En 1984, Vincenzo Vinciguerra, un néo-fasciste et terroriste italien, a décrit l'existence en Italie d'un réseau de l'ombre constitué d'officiers militaires et de dirigeants politiques qui organisaient fréquemment des attaques terroristes dans le but de maintenir la droite au pouvoir. Ce réseau faisait partie d'une importante structure connue sous le nom de Gladio et incluait des fascistes au sein des gouvernements européens et US et de l'OTAN. Vinciguerra, un mercenaire au sein de ce réseau secret de terrorisme d'État jusqu'au jour où il alerta sur son existence, a déclaré dans le celèbre documentaire Operation Gladio :
Il fallait attaquer les civils, les gens ; des femmes, des enfants, des innocents, des inconnus totalement à l'écart de tout jeu politique. La raison était très simple : forcer le public à se tourner vers l'État et à lui réclamer plus de sécurité.
Patrick Henningsen donne une meilleure biographie de Gladio dans son article écrit en 2011 intitulé "Is Operation GLADIO on the rebound in Europe?" (L'opération GLADIO est-elle de retour en Europe ?). « Les lecteurs devraient noter », écrit Henningsen, « que GLADIO était officiellement en activité il y a encore 20 ans seulement, ce qui n'est pas vieux à l'échelle politique et militaire. » Il conclut son article sur cette phrase : « GLADIO 2.0 est en marche. » Il est difficile de le contredire, en particulier à la lumière de cette dernière tragédie en France. 

En septembre 2006, le professeur et historien Daniele Ganser, auteur du livre Les Armées secrètes de l'OTAN : Réseaux Stay Behind, Opération Gladio et Terrorisme en Europe de l'Ouest (Ndt : voir aussi cette série d'articles publiée par le Réseau Voltaire), déclarait dans une interview au Monde Diplo (édition norvégienne) :
Avec les données concrètes que nous possédons, par exemple en provenance d'Italie, nous savons que les activités [de] l'armée secrète appelée Gladio [étaient] dirigées par les services secrets militaires [et bénéficiaient de l'entraînement et du soutien de] la CIA. Nous savons également que la CIA voulait que Gladio attaque et affaiblisse le puissant parti communiste italien. Gladio s'est rallié à des catholiques de droite extrémistes fermement opposés au communisme athée, et ils ont posé des bombes en Italie. On a injustement mis ces attentats sur le dos des communistes. On appelle cela le terrorisme sous faux-drapeau. Certains membres des services secrets militaires italiens ont prétendu que la CIA leur avait ordonné de le faire. 

Lorsque plusieurs juges italiens ont découvert que des armées secrètes existaient au sein de l'État, ils ont prévenu les sénateurs, qui, surpris, on dit : « Nous ignorions leur existence. » En 1990, le Premier ministre Giulio Andreotti a pris les devants en déclarant : « Oui, c'est un fait, l'armée secrète a bien existé, mais c'était pour protéger l'État et combattre les Russes au cas où ils attaqueraient l'Italie, il n'y avait rien d'illégal, c'était une bonne chose. » Quand vous avez une organisation armée secrète au sein d'une société démocratique, il est très difficile de garantir qu'elle n'attaquera jamais les citoyens. Bien sûr, il peut y avoir des organisations armées au sein d'une démocratie, mais elles ne devraient pas être secrètes. Le fondement de tout système démocratique repose sur un contrôle du pouvoir via l'obligation de rendre des comptes et la transparence. Et nous pouvons démontrer que dans certains cas - pas seulement en Italie, mais aussi en Grèce, en Turquie, en France, en Espagne, au Portugal, en Allemagne et dans d'autres pays - les armées secrètes ont abusé de leur pouvoir.
En quoi ces informations sont-elles pertinentes ici ? Parce que beaucoup de gens croient que les fascistes secrets de Gladio en Amérique et en Europe de l'Ouest ne sont jamais partis, qu'on a juste remplacé le visage de l'« Ennemi de l'Occident » - le communiste  - par celui de l'islamiste. Pour eux, la Guerre froide n'a jamais pris fin ; elle a été tranformée en Guerre chaude contre l'islam politique. 

L'ex-député européen Richard Cottrell a récemment écrit un article dans End of the Lie intitulé "The Belgian 'Years of Lead' return with a vengeance: Gladio rides again"(les années de plomb belges reviennent de plus belle : Gladio de nouveau opérationnel) :
Je suis certain que le Gladio nouvelle version qui met en avant « l'ennemi intérieur » - la menace des islamistes radicaux - , correspond aux objectifs visant à créer une puissance d'État unifiante. Jadis, lors des années de plomb, c'étaient les subversifs communistes qui remplissaient ce rôle.
Les fascistes d'Israël n'auraient pu être plus enthousiasmés et heureux à la pensée que l'Occident le rejoigne dans sa guerre contre les Palestiniens et contre un milliard de personnes à travers le monde musulman. Grâce au 11 septembre, ils ont eu leur guerre, et depuis, tout n'a été que folie meurtrière gouvernementale. 

La folie meurtrière se poursuit au Moyen-Orient et en Occident. L'auteur du blogaangirfan croit que la fusillade de l'école Ozar Hatorah à Toulouse était un inside job, et affirme que « l'activité terroriste de type Gladio en France pourrait tourner à l'avantage du président Sarkozy ». Il suggère également que Sarkrazy[1] est « l'inside man » du Mossad, et donne des preuve de ses liens avec les attentats à la bombe de Madrid en 2004. Il souligne que, à l'époque des attentats, Sarkrazy était ministre de l'Intérieur. 

Sur Infowars.com, Kurt Nimmo écrit que « Mohamed Merah, le suspect des meurtres de sept [sic] personnes dans une école juive de Toulouse, en France, correspond au profil d'un agent des services secrets, branche Al-Qaïda. » 

Pourquoi le président français Sarkrazy ferait-il une chose aussi horrible ? Pour obtenir les votes aux élections. Nimmo affirme que l'attaque terroriste en France a « fourni un prétexte à Nicholas (sic) Sarkozy pour placer le sud du pays en état d'alerte et suspendre les campagnes des autres candidats à la présidentielle. Sarkozy profitera des attaques terroristes et il est dans son intérêt de jouer le rôle d'un leader fort durant une crise nationale. » 

Pourquoi les services secrets français feraient-ils une chose aussi horrible ? Pour que l'esprit des Français soit tout occupé par la menace islamiste.
Il n'y pas de moralité dans la guerre, et l'Occident est en guerre, pas avec l'islam mais avec sa propre population, son propre mode de vie et son propre système démocratique de gouvernement. L'islam est le bouc-émissaire civilisationnel. 

Je ne défends pas l'islam, j'énonce des faits. Les religions organisées sont suffisamment nocives en soi, nul besoin de diaboliser l'islam davantage et de déposer tous les problèmes internes de l'Occident aux pieds des mollah iraniens et des seigneurs de la guerre afghans. En fait, ceux-là n'existeraient même pas si la CIA, le MI6 et le Mossad n'entraînaient et n'armaient pas des terroristes islamistes comme Al-Qaïda, s'ils ne soutenaient pas des organisations islamistes radicales comme les Frères musulmans. 

Les gens au Moyen-Orient ont assez de problèmes comme ça à cause de la folie de leurs propres dirigeants, et il est d'autant plus cruel et impardonnable qu'ils doivent maintenant vivre dans la peur constante de dirigeants occidentaux déments tels que Nicolas Sarkrazy qui en appellent à leur destruction. Je ne suis pas un expert militaire, mais déclarer la guerre à un milliard de personnes n'est pas une idée franchement brillante. 

Mais les gouvernements occidentaux continueront leur mascarade de guerre contre le terrorisme parce que le public occidental n'est pas encore suffisamment informé ni en colère pour les renverser. Apparemment, l'astuce du terrorisme sous faux-drapeau ne s'use jamais. Alors pourquoi arrêter ? Les gouvernements et les dirigeants continueront à utiliser le terrorisme sous faux-drapeau pendant un millénaire de plus s'ils sont suffisamment certains de s'en tirer à bon compte. 

Les hommes politiques d'aujourd'hui et les agences de renseignement vivent de la peur populaire de l'Étranger. Ce sont des vampires politiques qui savent s'y prendre pour sucer le sang du peuple. De temps en temps, en particulier avant une élection ou une guerre, ils entaillent profondément les veines du corps politique, par exemple en orchestrant une attaque terroriste, et laissent alors le sang s'écouler goutte à goutte. Après une telle tragédie, le pouvoir et l'argent coulent à flot vers l'État, et le public réclame davantage de sécurité et des dirigeants plus forts. 

La seule solution est l'éducation du public et sa prise de conscience. Que la presse occidentale aille au diable. Les journalistes occidentaux resteront en marge de l'Histoire, et regarderont les attentats terroristes étatiques se dérouler l'un après l'autre, générant un long flot de terreur. 

Ce flot de terreur, qui jusque-là a été piloté et dirigé par les gouvernements US, israéliens et occidentaux, finira pas former une mer de sang et de guerre dans laquelle se noiera le monde entier. C'est le sombre avenir qu'ils sont en train de créer. 

Source: The Excavator via Sott
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Toutes les vidéos sur le site ici :
Le réseau Gladio : Armées secrètes d'Europe (vidéo)

 

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19 mars 2012 1 19 /03 /mars /2012 12:04

 

«  Exploiter fraternellement et le plus profitablement possible les ressources pétrolières mondiales », c'est la proposition faite  à ses pairs en 1928 par Henri Deterding, cofondateur de la Royal Dutch Oil.



 

 

 

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Auteur : ARNAUD HAMELIN, FRÉDÉRIC TONOLLI
Durée : 51 minutes 
Realisateur : FRÉDÉRIC TONOLLI
Production : SUNSET PRESSE
Participation : FRANCE TÉLÉVISIONS, PLANÈTE

DIFFUSÉ LE 9 OCTOBRE 2011 SUR FRANCE5 (INÉDIT)

http://www.internationalnews.fr/article-le-secret-des-sept-soeurs-documentaire-sur-les-cartels-petroliers-51-51-101869301.html
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Rappel, l'excellent diaporama :
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15 mars 2012 4 15 /03 /mars /2012 04:27
Le Qatar a pris 2% de Total, devient l’un des principaux actionnaires
14 mars 2012 Posté par benji sous Argent et politique

La France continue à être vendue par petits morceaux, et ce sont maintenant 2% de Total qui appartiennent aux qataris… Achetez français qu’ils disaient…

 


http://www.qrec.gov.qa/CMS/userfiles/image/News_27Mar2011.jpg

PARIS – L’émirat du Qatar a pris discrètement depuis l’été 2% du capital du groupe pétrolier Total, première société française par la valorisation boursière, dont il figure désormais parmi les principaux actionnaires, affirme le quotidien économique les Echos de mercredi.

Au cours actuel, cette participation –qui n’est pas soumise à une obligation de déclaration car inférieure à 5%– vaut plus de deux milliards d’euros, ajoute le journal, qui ne précise pas ses sources. 

Le Qatar figure désormais parmi les principaux actionnaires de Total, derrière les salariés et le milliardaire belge Albert Frère, et à égalité avec le fonds chinois State Administration of Foreign Exchange (Safe), présent au capital du groupe pétrolier depuis 2008. Le cinquième actionnaire est la Compagnie nationale à portefeuille (CNP), une holding de M. Frère.

Cet investissement est une nouvelle preuve de l’intérêt du riche émirat gazier du Qatar pour la France, après son rachat en deux temps de la totalité du club de football Paris Saint-Germain, la reprise des palaces cannois Carlton et parisien Royal Montceau et la razzia sur les droits télévisés de Ligue 1 menée par sa chaîne de télévision Al-Jazira Sports.

Dans l’industrie, il possède déjà 5,6% du constructeur Vinci, 5% du groupe de services aux collectivités Veolia Environnement et 7,5% du constructeur aéronautique EADS (Airbus). Il est aussi devenu récemment le premier actionnaire du groupe de médias Lagardère, avec 10,1% du capital.

 

Source: AFP via Romandie

 

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La crise de la zone euro s’offre un répit

Posted: 14 Mar 2012 12:55 AM PDT


Hier, le CAC 40 a atteint 3550 points, son point le plus depuis le mois d’août, une progression de plus de 25% par rapport au plus bas atteint l’automne dernier, en plein crise financière. La question est de savoir combien de temps ce répit peut-il durer.
Une pause qui pourrait durer
Pourtant, bien des choses devraient déprimer les marchés : la zone euro est en récession, le prix du baril s’envole, la dette de la Grèce s’échange largement sous sa valeur, indiquant un probable nouveau défaut, le déficit de l’Espagne est bien plus élevé que prévu. Bref, théoriquement, il y a suffisamment de mauvaises nouvelles pour provoquer une nouvelle crise. Pourtant, les indices boursiers grimpent et les taux sur la dette italienne et espagnole sont tombés à 5%.
La principale raison qui explique le calme retrouvé des marchés est bien sûr l’intervention de la Banque Centrale Européenne. En effet, mi-décembre, le dernier plan européen semblait avoir échoué et les bourses étaient reparties à la baisse. Le point de départ de la reprise est le premier prêt de 489 milliards de la BCE aux banques privées. Et le second prêt de 529 milliards a permis d’apporter encore un peu plus d’air frais aux banques, prolongeant la reprise boursière.
Ces interventions démontrent que les autorités européennes sont prêtes à tout pour essayer de faire fonctionner cette construction monétaire baroque et artificielle qu’est l’euro, quitte à engager des sommes délirantes au nom des peuples européens. C’est pour cela que je crois depuis longtemps que la fin de l’euro pourrait tarder, même s’il est vrai qu’une crise en Grèce pourrait déclencher à tout moment le jeu de dominos qui mènera à la fin de la monnaie unique.
Une pause illusoire
 
Pourtant, il est bien évident que cette pause dans la crise de la zone euro, aussi longue soit elle (quelques mois ou quelques années), est totalement illusoire. Les fondamentaux de l’union monétaire européenne sont calamiteux. Même si sa vie est prolongée de quelques années par les largesses totalement inconsidérées de la Banque Centrale Européenne, cela ne corrige pas les déséquilibres majeurs provoqués par l’euro, et que la monnaie unique ne fait qu’amplifier.
En outre, les politiques d’austérité menées en Europe ne font qu’accroître le mal. On voit bien en Grèce que la rigueur sauvage ne mène nulle part. Le poids de la dette s’est littéralement envolé, passant de 113% du PIB en 2008 à 198% en 2012. Et le plan de refinancement de la dette d’Athènes est fondamentalement fantaisiste quand on étudie un peu sérieusement les hypothèses de la troïka. Comment l’Europe pourrait-elle croître en réduisant agressivement ses déficits ?
Le pragmatisme des Etats-Unis montre bien qu’il faudrait suivre une autre voie que celle qui consiste à réserver l’immense majorité du bénéfice des politiques monétaires non conventionnelles aux banques, comme en Europe, mais de l’utiliser au bénéfice de l’Etat et donc de la collectivité. Pourtant, ce n’est pas faute d’avoir été avertis par des économistes prestigieux, dont de nombreux prix Nobel comme Krugman et Stiglitz qui expliquent que l’Europe va dans une impasse.
Bref, la crise financière a peut-être pris fin temporairement dans la zone euro. Mais cette fin est doublement illusoire. Tout d’abord, le continent s’enfonce dans la récession (ou, au mieux, une croissance très faible) et surtout, la crise reprendra tôt ou tard…
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10 mars 2012 6 10 /03 /mars /2012 09:10

 

 

 

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Geopolitique en quelques mn
avec eva R-sistons
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Présentation

  • : Le blog d' Eva, R-sistons à la crise
  • : Tout sur la crise financière, économique, sanitaire, sociale, morale etc. Infos et analyses d'actualité. Et conseils, tuyaux, pour s'adapter à la crise, éventuellement au chaos, et même survivre en cas de guerre le cas échéant. Et des pistes, des alternatives au Système, pas forcément utopiques. A défaut de le changer ! Un blog d'utilité publique.
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