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6 mars 2012 2 06 /03 /mars /2012 05:15

 

Le capitalisme financier. Après le stalinisme et le nazisme, le "financiarisme"



La finance dominatrice et totalitaire

"Le capitalisme financier a fait sauter les obstacles. Il a optimisé un processus chaotique. Non seulement il a transformé le travail en marchandises abstraites, mais il a fait circuler le capitalisme à un rythme effréné sur la Terre entière.Les échanges sont furtifs voire instantanés, les décisions importantes ne s'entravent d'aucun scrupule. L'efficacité règne. Et pourtant quelque chose d'une magie de la richesse s'est évaporée. Les placements ne durent guère, les contrats à durée déterminée font florès, la flexibilité et la mobilité sont la règle. L'argent a sa sphère autonome, derritorialisée, il est toujours ailleurs, les peuples peinent à percevoir les retombées ou les fastes. Nous vivons dans une société d'abondance, mais paradoxalement la richesse y est devenue irréelle. Au coeur de ces turbulences, il nous arrive de regretter la lenteur et la monotonie du passé, qui donnaient une continuité à nos vies et calmaient nos angoisses, au lieu de les aggraver." Extrait  de l'édito, "Le fric c'est mythique", par Alexandre Lacroix, Journaliste et écrivain, directeur de la rédaction de Philosophie Magazine, février 2012.

 

2011 a été une année faste pour la finance


Je recommande la lecture sans modération de Philosophie Magazine, un mensuel qui, outre les articles de s ses journalistes, présente des contributions de qualité, de philosophes, d'économistes,  de sociologues, pour ne citer que ceux-là, de grande renommée. Ainsi, le numéro de février 2012 accueille Daryush Shayevan, philosophe iranien, Valérie Charolles, philosophes et économiste, membre de la Cour des Comptes et enseignantes à Sciences Po, Jon Elster, philosophe et sociologue norvégien, enseignant à l'Université de Columbia à NY...Je ne peux pas tous les citer. Ce magazine est d'une grande qualité.

Commentaire du passage


Le capitalisme financier s'est affranchi des lois et en particulier, il n'est pas imposable ou si peu, ou, il trouve les moyens de part sa fluidité géographique et organisationnelle de ne pas l'être.

Voici quelques chiffres:

-800 000 milliards d'euros ont circulé dans le monde en ce qui concerne le marché des devises (achat ou vente des devises) en 2010, (Bank for international Settlements);

-545 000 milliard d'euros, c'est le montant du marché des dérivés qui présentent des variations très rapides et qui sont des outils de spéculation idéaux, (BIS);

- 50 000 milliards, c'est le montant des actions, parts de capital émises par les entreprises, (World Federation of Exchange);

- 18 000 milliards d'euros est le montant du marché des obligations, les dettes émises par certaines entreprises, les états ou les collectivités locales (les échanges de parts de dettes! plus le risque est élevé pour l'investisseur, plus le taux d'intérêt est élevé: c'est le citoyen qui paye...), World Federation of Exchange;

Par contre, le marché du travail représente 38 000 milliards d'euros, le salaire annuel moyen par être humain est estimé à 5 400 euros. Traduit en diagramme, comme le fait Philosophie Magazine de février 2012, la part mondiale des salaires représente un espace15 fois plus petit que ce volume des transactions financières diverses. Les financiers gagnent beaucoup, les salariés gagnent des poignées de figues, lire à ce sujet l'article précédent dans lequel est cité le montant de  la paye d'une ouvrière du textile au Bangladesh: 27 euros environ, pour 100 ou 80 heures de travail par mois. Selon la World Federation of Exchange.

Un dernier chiffre pour la route: les institutions financières aux Etats Unis s'apprêtaient à verser un bonus de 144 milliard d'euros à ses dirigeants et traders, fin 2010, après avoir mis sur la paille un bon nombre d'américains

Devinez la réponse

 Cet article cite ses sources, de ce pont de vie il est quasiment inattaquable. Tout peut être retrouvé. On pourrait lui reprocher la subjectivité de son auteur, prof et fonctionnaire. Le classer parmi les écrits militants et donc excessifs. C'est du moins la doxa qui court aujourd'hui: les militants  sont regardés de façon un peu soupçonneuse, comme le dit Brassens à propos "des amoureux qui se bécottent sur les bancs publics, sous le regard oblique des passants honnêtes". Tiens à ce sujet, les amoureux des bancs publics ont disparu, ils sont remplacés par les SDF, d'ailleurs ces bancs ont souvent été coupés en deux par une sorte d'accoudoir afin d'éviter que ceux-ci servent de plumards aux sans abri. Quant aux amoureux, il y a pour eux des soirées de défonce alcoolique et médicamenteuses. Je reviens aux militants. Le militantisme est mal vu. Il est vu en diagonale donc. Il est préférable d'ânonner ce qui a été vu au JT et de suivre le mouvement pour un bon nombre de personnes. Mais ce nombre est en diminution constante. Il reste encore quelques quiétistes, quelques stoïques à oeillères, quelques Munichois, et des intéressés évidemment.

Subjectif cet article sur le capitalisme financier? Voyons ce qu'a dénoncé Nicolas Sarkozy au Forum économique Mondial de Davos en janvier 2010.

Extrait du discours prononcé devant 2500 banquiers, hommes d'affaire et experts, qui ont paraît-il applaudi. Ils ont dû applaudir mollement.

"Sans l'intervention des Etats, tout se serait effondré. Ce n'est pas une question de libéralisme, d'étatisme, de socialisme, de gauche ou de droite, c'est une réalité. Et, de ne pas tirer des événements que nous avons connus, il y a un an, la conclusion que nous devons changer profondément, alors si nous ne changions pas, nous serions irresponsables.
Cette crise n'est pas seulement une crise mondiale, cette crise n'est pas une crise dans la mondialisation, cette crise est une crise de la mondialisation.
Tout ceci a engendré un capitalisme, un capitalisme dans lequel il était devenu normal de jouer, de préférence, avec l'argent des autres, de gagner facilement, extrêmement rapidement, sans effort et souvent sans création de richesses ou d'emplois, des masses d'argent absolument considérables.
Nous avons à réfléchir, tous ensemble. Ce ne sont pas que des problèmes techniques. Et nous devons le faire, car, si nous ne le faisons pas, nous prenons des risques considérables avec l'avenir. Si nous ne changeons pas la règlementation bancaire,si nous ne changeons pas les règles prudentielles, si nous ne changeons pas les règles comptables - mais ce n'est pas qu'une affaire de technique, ce n'est pas qu'une affaire d'experts- où voulons nous conduire le capitalisme qu'est le nôtre?"

Notes:
-Le discours est retranscrit tel qu'il a été prononcé, avec les reprises et la syntaxe propre à un discours( un discours présente toujours un certain écart avec l'écrit), ce qui fait que certaines phrases pourraient paraître contestables; j'ai organisé le passage en paragraphes, cela donne des sortes de versets. En écrivant, j'imagine Nicolas Sarkozy en auteur des "Versets Altermondialistes", avec une meute de banquiers, de traders et d'actionnaires à ses trousses...
-Le Président français parle de règles prudentielles, il s'agit des différentes mesures de prévention des risques et de leur limitation dans le cadre des activités bancaires.
-Un discours présente aussi des écarts avec la réalité, des grands écarts avec les décisions présentées ou proposées, une sorte d'écartèlement avec les applications.

Nicolas Sarkozy, au forum de Davos
Sur ce blog passionnant,

dimanche 4 mars 2012

Industriels et patrons font la valise vers les pays esclavagistes


Ces courtes analyses et informations diverses et forcément fragmentaires sur le désastre européen, sur les politiques industrielles délirantes, sur le dogme ultralibéral de la Commission Européenne, non élue, seront suivies de citations de Jaurès. Il faut bien se remonter le moral comme on  peut.
Je fouille, je lis, uniquement des sources, articles, essais, sites, qui sont en principe fiables, des sources reconnues disons et souvent, je pense à Léo Ferré qui disait:

"Si tu voyais ce que je vois tu t'arracherais les oreilles."
Les pays de droit social n'intéressent plus les chefs d'entreprise
En France, 990 usines et 100 000 emplois ont été détruits depuis 2009, selon une étude de l'observatoire Trondeo pour le quotidien Les Echos. 880 industriels ont fermé leurs sites et 100 000 emplois on été détruits au-cours des trois dernières années. Seulement 494 créations de site on été enregistrées dans la même période. Bilan, la France compte environ 385 usines de moins aujourd'hui qu'au début 2009.
Par ailleurs, 870 décisions d'extension de sites industriels  ont vu le jour mais avec 1170 protocoles de restructuration.

De 1980 à 2002, l'industrie française a perdu 1 450 000 emplois. L'élargissement de L'Europe aux pays d' Europe centrale et orientale, la scandaleuse suppression des quotas à l'importation des textiles de Chine intervenue en 2005, pèsent fortement sur la destruction industrielle du pays avec sa cohorte de chômeurs, de drame sociaux, d'appauvrissement et de perte de savoir-faire.

L'argent n'a pas d'odeur.

C'est bien connu: l'argent n'a pas l'odeur du chômage; l'argent n'a pas l'odeur de la rigueur, ni l'odeur de la pauvreté, ni des drames sociaux et humains. En revanche, les nantis qui ont le nez fin, sont sensibles aux phéromones des coffres suisses et des paradis fiscaux mafieux. Aussi se contrefoutant de l'intérêt général, ils font la malle (de billets) vers ces directions.

                                    
Les riches partent en voyage, les chômeurs partent à Pôle Emploi.


Voyage de pauvres


Voyage de riches. Espèce protégée que l'on ne peut photographier
 Des lois européennes insensées

La Poste a délaissé Peugeot pour acheter au Taïwanais Kymco, les engins sur lesquels les facteurs feront leurs tournées. L'armée fait fabriquer ses uniformes dans des pays comme le Maroc, la Chine ou le Sri Lanka: "Les achats du Ministère de la Défense se conforment aux procédures du Code des marchés publics" qui interdit toute préférence nationale.
Cependant, la préférence nationale est parfaitement autorisée pour le chômage, et ce sont les Français qui le financent.

Les munitions du fusil d'assaut Famas de L'Armée Française, après la fermeture du site Giat au Mans, sont fabriquées au Royaume Uni, en Allemagne, en Israël et aux Emirats Arabes Unis. C'est ce dernier pays qui enverrait, en plus grand nombre les munitions qui pètent au visage des militaires. L'essentiel est que la Commission Européenne soit en sécurité. Un militaire, c'est bien connu aussi, a signé pour en baver; il ferait beau voir que son fusil ne lui explose pas de temps en temps dans les mains. Non mais... Source Libé

Soldat français à l'heure du repas

Salon pour un petit repas à l'Elysée


 Le résultat de la politique européenne

Le libre échange, la concurrence non faussée (avec la Chine par ex), la main invisible du marché qui se régule tout seul par enchantement, les traités européens (quels sont les élus qui les ont lus in extenso?) donnent l'Europe du chômage. Source, Toute l'Europe en un clic, premier portail francophone sur les question européennes-un copié-collé, une fois n'est pas coutume.

        
Le chômage frappe durement l'Union européenne
            
Avec plus de 23 millions de personnes sans emploi, le taux de chômage dans la zone euro a atteint 10,4 % en décembre 2011 selon des chiffres publiés fin janvier 2012 par l'office européen de statistiques Eurostat.

Ce taux est en augmentation par rapport à il y a un an : il était de 9,5 % en décembre 2010. 16 469 millions d'européens sont au chômage au sein de la zone euro, ce qui correspond à une augmentation de 20 000 personnes par rapport à novembre 2011. Comparé à décembre 2010, le chômage s'est accru de 751 000 personnes dans la zone euro.

Dans l'ensemble de l'Union européenne, le taux de chômage s'est élevé à 9,9 % en décembre 2011, soit 23,816 millions d’hommes et de femmes au chômage. Ce taux était de 9,5 % en décembre 2010.

La carte européenne du chômage est marquée par les contrastes. Parmi les États membres, les taux de chômage les plus bas ont été enregistrés en Autriche (4,1 %), aux Pays-Bas (4,9 %) et au Luxembourg (5,2 %), tandis qu'ils ont explosés en Espagne (22,9 %), en Grèce (19,2 % en octobre 2011) et en Lituanie (15,3 % au troisième trimestre 2011).
Comparaison internationale

En décembre 2011, le taux de chômage était de 8,5 % aux Etats-Unis (taux le plus bas depuis trois ans) et de 4,5% au Japon (novembre 2011).

En France, le taux de chômage est passé à 9,9 %, contre 9,8 % en novembre 2011, en Allemagne, il est resté stable à 5,5 %.

Derrière la dure réalité statistique de ces chiffres, les gouvernements s'inquiètent de la violence du chômage touchant les jeunes. 22,1 % des moins de 25 ans sont ainsi à la recherche d'un emploi dans l'Union européenne, soit 5,493 millions de personnes. Ce qui laisse présager une génération perdue. Là encore, l’Espagne est l’exemple le plus frappant, enregistrant un taux catastrophique de 48,7 %, suivi de la Grèce (47,2 %) et en Slovaquie (35,6 %). Alors que l'Allemagne n'enregistre un taux de chômage chez les moins de 25 ans "que" de 7,8 %.

Usine au Bangladesh, salaire 25 euros par mois, moins d'un euro par jour
                                                        

 

Les flics contre les esclaves à moins d'un euro par jour


 Bon, je vais me refaire la cerise, car cela me donne les "crispinettes" de parler de tout ça . Donc, j'ai choisi une citation de Jean Jaurès, extraite de Socialisme et Liberté, paru dans une revu d'orientation républicaine, La revue de Paris, en 1898.

Jean Jaurès
                                                       

"Si l'homme, tel que le socialisme le veut, ne relève pas d'un  individu supra-humain, il ne relève pas d'avantage des autres individus humains. Aucun homme n'est l'instrument de Dieu, aucun homme n'est l'instrument d'un autre homme. Il n'y a pas de maître au-dessus de l'humanité; il n'y a pas de maître dans l'humanité. Ni roi ni capitaliste. Les hommes ne veulent plus travailler et souffrir pour une dynastie. Ils ne veulent plus travailler et souffrir pour une classe. Mais pour qu'aucun individu ne soit à la merci d'une force extérieure, pour que chaque homme soit autonome pleinement, il faut assurer à tous, les moyens de la liberté d'action. Il faut donner à tous le plus de science possible et le plus de pensée, afin qu'affranchis des superstitions héréditaires et des passivités traditionnelles, ils marchent fièrement sous le soleil. Il faut donner à tous une égale part de droit politique, de puissance politique, afin que dans la Cité,aucun homme ne soit l'ombre d'un autre homme, afin que la volonté de chacun concoure à la direction de l'ensemble et que, dans les mouvements les plus vastes des sociétés, l'individu humain retrouve sa liberté." 


Des extraits du livre de Sétphane Hessel," Indignez-vous!"

                                                               

"L'intérêt général doit primer sur l'intérêt particulier, le juste partage des richesses créées par le monde du travail doit primer sur le pouvoir de l'argent.... On ose dire que l'Etat ne peut plus assurer le coûts des mesures citoyennes (la protection sociale, la santé, l'éducation pour tous...). Mais comment peut-il manquer d'argent alors que la production de richesses a considérablement augmenté depuis la Libération, période où l'Europe était ruinée?Sinon parce que le pouvoir de l'argent, réellement combattu par la Résistance, n'a jamais été aussi grand, insolent, égoïste, avec ses propres serviteurs jusque dans les plus hautes sphères de l'Etat. Les banques désormais privatisées se montrent d'abord soucieuses de leurs dividendes, et des très hauts salaires de leur dirigeants, pas de l'intérêt général. L'écart entre les plus pauvres et les plus riches n'a jamais été aussi important; el la course à l'argent, la compétition autant encouragée.
Le motif de base de la Résistance était l'indignation. Nous vétérans des mouvements de résistance et des combattants de la France Libre, nous appelons les jeunes générations à faire vivre, transmettre, l'héritage de la Résistance et ses idéaux. Nous leur disons : prenez le relais, indignez-vous! Les responsables politiques, économiques, intellectuels et l'ensemble de la société ne doivent pas démissionner, ni se laisser impressionner par l'actuelle dictature internationale des marchés financiers qui menacent la paix et la démocratie."   


 Le Boss est en colère

                                                                                              
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Dans son nouvel album, "Wrecking Ball", qui sort le 5 mars en Europe et le 6 aux Etats-Unis, la rock star américaine Bruce Springsteen pique une grosse colère contre les banquiers, apprentis-sorciers de la finance et dérégulateurs de tout poil.
Lors de la présentation à Paris de ce nouvel opus qui dresse un état des lieux sans concessions d'un "rêve américain" devenu cauchemar, le "Boss" a admis bouillir de l'intérieur. Colère contre la cupidité, empathie avec les pauvres et les chômeurs et appels quasi religieux à l'espoir sont le fil conducteur de ce nouvel album en studio, le 17e en 38 ans de carrière.Pour Bruce Springsteen, l'Amérique est devenue "une société dans laquelle les gens sont condamnés à rester prisonniers de la classe où ils sont nés".
"C'est une grande promesse qui a été brisée. Il y a un point critique au-delà duquel une société s'effondre et on ne peut pas avoir une civilisation avec une société qui s'est autant fractionnée", a-t-il poursuivi.
Ce nouvel album de onze titres démarre avec "We Take Care of Our Own," qui alterne des slogans patriotiques et la dure réalité vécue par de nombreux Américains pour garder leur emploi ou leur maison menacée de saisie.
Dans d'autres, il s'en prend aux "requins" (robber barons) du monde de la finance et aux multinationales sans visage capables de détruire une ville sans qu'un coup de feu ne soit tiré.
"Les banquiers grossissent, les travailleurs maigrissent, ça a toujours été comme cela et ça arrivera encore", raconte la chanson "Jack of All Trades", qui ajoute : "si j'avais une arme, je trouverais ces salauds et les tuerais à bout portant".
La rockstar a expliqué que "Wrecking Ball" (boule de démolition d'immeubles) avait été inspiré par la crise financière de 2008, qu'il considère comme le résultat de trois décennies de dérégulation et de profits débridés.
"Un vol grandeur nature est intervenu qui a touché le coeur de ce qu'était l'idée-même de l'Amérique", a-t-il dit. "C'était une énorme ligne de fracture qui a fait exploser le système américain et ses répercussions commencent à peine à se faire sentir". Source, site le Nouvel Obs
   

Music, We take care of our own, le Boss, de l'album "Wrecking Ball"

Vidéo  

Une photo pour terminer: répression contre les travailleurs du textile à Dakha au Bangladesh


Un haut lieu de délocalisation de nos industriels
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4 mars 2012 7 04 /03 /mars /2012 08:17

 

Suicide d'un cadre de La Poste: La lettre qui accuse la hiérarchie

La compagne du jeune cadre de La Poste de 28 ans qui s'était défenestré mercredi midi dans le centre-ville de Rennes (Ille-et-Vilaine) a dévoilé vendredi après-midi une lettre laissée par le jeune homme à son domicile dans laquelle il explique son geste et accuse clairement sa hiérarchie.


«Cette vie m'est devenue trop insupportable. Le travail que j'effectue chaque jour ne semble pas apprécié. Je suis remis en cause en permanence sur toutes mes actions. Depuis que je suis passé cadre à La Poste, j'ai cherché en vain à réussir, me former, écouter mais rien se semble y faire. Je n'ai pas eu de retour positif de ces actions volontaires. Du coup, cela a engendré un manque de confiance terrible au fond de moi avec une anxiété permanente. Je ne préfère vraiment pas vivre dans un tel contexte opprimant où les reproches sont soutenus ensuite par toute la hiérarchie. On fait ce que l'on peut avec les compétences que l'on a. Toute cette anxiété professionnelle a réussi à prendre le pas sur ma vie privée.»

Une autre lettre sur les lieux du drame


Une autre lettre laissée sur les lieux du drame est quant à elle entre les mains de la police. A la suite à ce drame qualifié «d'incompréhensible» par la direction de La Poste, trois enquêtes ont été ouvertes: l'une policière, une autre de l'inspection du travail et enfin l'une du du comité d'hygiène, de sécurité et des conditions de travail. Un rassemblement silencieux aura lieu lundi midi place de la République, à Rennes, à l'endroit où le jeune homme s'est donné la mort. 

Retrouvez cet article sur 20minutes.fr

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1 mars 2012 4 01 /03 /mars /2012 19:21

Quand l’Union européenne subventionne les délocaliseurs

by Patrick Le Hyaric

J’ai récemment posé une question écrite à la Commission européenne sur un sujet qui à mon sens démontre l’inanité du fonctionnement de l’Union européenne. Il s’agissait d’industrie automobile, plus précisément du constructeur français PSA qui venait d’annoncer un grand plan prévoyant la suppression de plus de 5 000 emplois en France, au sein de l’entreprise et parmi ses sous-traitants et intérimaires.

Une grande entreprise qui détruit massivement de l’emploi, c’est toujours un drame. Quand, comme c’est le cas pour PSA Peugeot-Citroën, elle annonce un résultat net en augmentation de 18,5% en un an, c’est immoral. Mais quand en plus elle a bénéficié de subventions publiques, on est en plein scandale !

La Commission a en effet autorisé en 2008 une aide à la recherche et au développement de 3,5 millions d’euros à PSA en 2008, et un prêt de 3 milliards d’euros de la part de l’État français dans le cadre de son plan automobile.

La réponse de la Commission confirme malheureusement que rien ne conditionne l’octroi de ces sommes prises sur l’argent public au maintien de l’emploi. C’est l’esprit de l’Europe de la " concurrence libre et non faussée".

Le plus cynique dans cette histoire, est que M. Almunia, vice-président de la Commission européenne et Commissaire chargé de la concurrence, prend soin de préciser que la France a déposé une demande d’aide au Fonds d’ajustement à la mondialisation, fonds prévu pour aider à payer les formations, les reclassements, les indemnités aux salariés victimes de plans sociaux dus à la mondialisation. Cette demande déposée en mai 2010 n’a pas encore été traitée nous explique le commissaire européen. Deux poids, deux mesures : le capital est aidé, les salariés méprisés.

En permettant de financer sur fonds publics des grandes entreprises sans en exiger aucune contrepartie, l’Union européenne ne fait que subventionner des intérêts privés, sans réelle attache européenne et qui n’hésitent jamais à fermer des usines ici pour en ouvrir dans les pays à faible coût de main d’œuvre et faible droit social. En fin de compte, l’Union européenne subventionne « malgré elle » des délocalisations.

Ci-dessous ma question à la Commission ainsi que la réponse que je viens de recevoir.

Question avec demande de réponse écrite E-012540/2011

à la Commission

Article 117 du règlement

Patrick Le Hyaric (GUE/NGL)

Objet: Aides d'État pour PSA Peugeot-Citroën

L'entreprise PSA Peugeot-Citroën a annoncé la suppression de 1 900 postes en 2012 ainsi que la non-reconduction de contrat ou le licenciement de nombreux intérimaires et prestataires de services. Tous les sites de l'entreprise sont touchés en France. Le constructeur automobile se séparera de 2 400 prestataires extérieurs (recherche ou informatique) aujourd'hui basés sur ses sites alors que 800 intérimaires ne verront pas leur contrat reconduit après la fin décembre. L'effectif permanent sera touché à hauteur de 1 900 postes. Ce sont les sites de production qui sont les plus touchés à Sochaux, Mulhouse, Rennes et Aulnay-Sous-Bois. Dans le secteur "recherche et développement", 500 postes sont visés, auxquels s'ajoutent 400 emplois au siège dans des fonctions marketing ou ressources humaines.

Ces suppressions de postes et non-reconductions de contrats d'intérimaires et de prestataires de services se font malgré les bons résultats de l'entreprise qui sont en partie dus au soutien dont a bénéficié l'entreprise de la part de l'État français. Celle-ci a en effet bénéficié d'un soutien de 6,5 milliards d'euros sous la forme de prêts à taux préférentiel.

Quel est le montant exact des aides attribuées par l'Union européenne ou validées par les services de la concurrence à l'égard de PSA Peugeot-Citroën depuis le début de la crise ?

Quelles sont les garanties en termes de maintien de l'emploi et de l'activité demandées par la Commission dans ces évaluations sur les aides d'État aux grandes entreprises ?

Dans ses évaluations d'aides d'État, la Commission songe-t-elle à intégrer un mécanisme de réversibilité en cas de non respect par l'entreprise de certaines obligations sociales ou territoriales ? Quelle est son opinion sur la mise en place d'un tel mécanisme ?

.

Réponse donnée par M. Almunia - au nom de la Commission

FR - E-012540/2011

(29.2.2012)

En ce qui concerne les aides approuvées par la Commission, le groupe PSA a bénéficié d’une aide à la recherche, au développement et à l'innovation de 3.5 millions EUR le 17 juillet 2008[1]. Par ailleurs, le 4 février 2009, la Commission a autorisé la France à mettre en œuvre un régime d’aides sous forme de taux d’intérêt bonifiés[2], sur la base duquel un prêt de 3 milliards EUR sur une durée de cinq ans a été accordé.

Ces deux aides ont été autorisées en application des disciplines pertinentes (Encadrement des aides R&D&I, Cadre communautaire dans le contexte de la crise) qui n’imposent pas de conditions en termes de maintient de l’emploi et de l’activité (bien entendu, l’activité de R&D&I doit avoir lieu au sein de l’entreprise concernée).

La France a, par ailleurs, déposé en mai 2010 une demande de contribution du Fonds européen d'ajustement à la mondialisation (FEM) afin d'aider des travailleurs ayant quitté le groupe PSA en 2009. Cette demande, qui doit encore être avalisée, porte sur un montant de 11,9 millions EUR. Enfin, le groupe PSA a bénéficié de cinq prêts de la BEI à des conditions de marché.

Quant à la question sur l’opportunité un mécanisme de réversibilité, la Commission rappelle que dans le cas d’une aide visant au développement régional et lorsque l’aide est calculée en référence aux coûts salariaux des emplois créés grâce à un projet d'investissement, elle exige que les emplois créés soient maintenus pour une période de trois années pour les PME ou de cinq années pour les grandes entreprises. Si cette condition était violée, une récupération de l’aide pourrait être ordonnée.


[1] Aide d’Etat N 597/2007 – France – Soutien de l’Agence de l’innovation industrielle en faveur du programme LOwCO2MOTION. – décision disponible sous http://ec.europa.eu/eu_law/state_aids/industrie_2007.htm

[2] Aide d’Etat N 15/2009 – France – Régime temporaire relatif aux aides sous forme de taux d’intérêt bonifié – décision disponible sous http://ec.europa.eu/eu_law/state_aids/industrie_2009.htm

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29 février 2012 3 29 /02 /février /2012 10:38

 

http://www.bastamag.net/local/cache-vignettes/L250xH333/inde_3-90023.jpg

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Une des principales "usines" du monde se met en grève. L'Inde réputée pour ses salaires de misère et son absence de couverture sociale qui faisaient les beaux jours des industriels et investisseurs de tout poil est en train de changer. Les répercussions de ce séisme ne se feront pas attendre longtemps sur le mode de vie occidental.


Un appel à la grève générale en Inde lancé à l'unanimité des syndicats, dont ceux affiliés au gouvernement, devait faire descendre mardi dans la rue des millions de manifestants réclamant un renforcement du droit du travail et l'instauration d'un minimum salarial.

Onze organisations syndicales ont signé l'appel à la grève pour faire pression sur le gouvernement de centre-gauche du Premier ministre, Manmohan Singh. Ce dernier, accusé d'immobilisme par l'opposition, leur a demandé cette semaine, en vain, d'annuler cette démonstration de force.

Leurs revendications portent sur la mise en place d'un minimum salarial sur le plan national, sur des contrats à durée indéterminée pour quelque 50 millions de travailleurs temporaires et sur des mesures efficaces pour freiner la hausse du coût de la vie.

Le pouvoir, déjà ébranlé par une série de scandales de corruption, tente depuis des mois de lutter contre un fort taux d'inflation en pratiquant une politique monétaire agressive. Mais les effets ont tardé et l'envolée des étiquettes a encore durci les conditions de vie de millions de foyers modestes.

L'inflation annuelle de l'Inde a toutefois connu son rythme le plus bas depuis 26 mois en janvier, à 6,55%, ouvrant la voie à un éventuel assouplissement monétaire pour contrer le ralentissement de l'économie et renforçant l'espoir que la baisse des prix se poursuive à longue échéance.

A Calcutta (est), traditionnel bastion syndical, la plupart des banques, commerces et bureaux sont restés fermés .

Selon le chef de la police de Calcutta, R.K. Pachnanda, 10.000 policiers ont été déployés, notamment dans les dépôts de bus et les stations de métro pour empêcher les syndicats de forcer les non-grévistes à rejoindre leur mouvement


Mise à jour le Mardi, 28 Février 2012 08:53

 

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21 février 2012 2 21 /02 /février /2012 04:13
Société
A-t-on atteint un pic des objets ?

REPORTERRE
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inshttp://www.lescommunistes.org/local/cache-vignettes/L200xH183/arton1199-af48c.jpg de biens, plus de liens

 

Audrey Garric (lemonde.fr) - 19 février 2012

 


 

Si l’on devait la caractériser en des termes mathématiques, la trajectoire de notre civilisation serait une courbe exponentielle. Tout au long du XXe siècle, la consommation d’énergie et de ressources naturelles — et donc logiquement les émissions de gaz à effet de serre — s’est accrue de concert avec la démographie.

Mais aujourd’hui, serions-nous arrivés à un plateau ? Aurions-nous commencé à réduire notre consommation, ou du moins à la stabiliser ? La parcimonie serait-elle en voie de devenir le nouveau luxe ? C’est ce que pressent une récente étude, qui estime que la Grande-Bretagne, pays à l’origine de la révolution industrielle et l’une des nations les plus riches au monde, aurait atteint un seuil maximum d’objets possédés par chaque habitant, avant de voir cette quantité décliner. C’est le peak stuff ("pic des objets"), dans la veine du peak oil (pic pétrolier) ou du peak gas (pic gazier).

Au cours de la dernière décennie, et notamment avant la crise économique, la Grande-Bretagne a ainsi moins consommé, tous secteurs confondus : moins de matériaux de construction (- 4 % entre 2000 et 2007), moins d’eau, de papier (- 18 %), de nourriture (surtout de viande), moins de voitures et de trajets, moins de textiles ou encore d’engrais. La production d’énergie primaire a aussi suivi la même tendance à la baisse (- 3 %). Et le pays a aussi produit moins de déchets. Tout cela, alors que le PIB a continué de progresser, de même que la croissance de la population.

Au total, et alors que le volume de l’économie a triplé, le quantité totale de choses que chaque Britannique utilise chaque année — environ 30 tonnes — aurait retrouvé son niveau de 1989, après un "pic des objets" atteint entre 2001 et 2003, livre le site américain Fastcoexist, déniché par le mensuel Terra Eco.

Des tendances similaires auraient commencé à émerger à travers l’Europe, où la consommation d’énergie des ménages en 2009 était de 9 % inférieure au niveau de 2000. En France, en Suède et aux Pays-Bas, la baisse a même atteint 15 %.

 

Croissance et consommation découplées

A l’origine de ces données ? Chris Goodall, à la fois écologiste convaincu, expert des questions énergétiques et climatiques, candidat aux élections législatives de Grande-Bretagne pour le Parti vert, mais aussi ancien consultant de McKinsey, habitué à manier les statistiques.

"Mon propos n’est pas de nier que la planète va être confrontée à des défis environnementaux massifs. Mais les données que j’ai recueillies suggèrent que la croissance économique n’est pas nécessairement incompatible avec ces défis", déclarait-il au Guardian. Cela pourrait même être l’inverse. Pour l’auteur, l’exemple de l’Angleterre démontre même qu’à un certain niveau de PIB, plus la croissance économique s’accélère, plus elle entraîne une utilisation des ressources efficace, et moins le pays consomme de choses matérielles. Les deux notions pourraient donc s’avérer compatibles ou, du moins, découplées.

Naturellement, la thèse de Goodall a suscité un débat aussi animé, parmi les écologistes et économistes, qu’elle est décalée. D’un côté, les optimistes comme Jesse Ausubel, directeur du Programme pour l’environnement à l’université Rockefeller de New York, voit dans ces chiffres une tendance à long terme, irrépressible, qui est l’aboutissement logique de ce que les économistes appellent la courbe environnementale de Kuznets, du nom de son inventeur Kuznets Simon. Cette courbe suggère qu’à mesure que les pays s’industrialisent, ils passent par une phase précoce lors de laquelle ils gaspillent des ressources et génèrent une pollution massive avant d’atteindre un point de basculement au-delà duquel ils commencent à investir dans des ressources plus efficaces. Vient alors une diminution progressive de la quantité de matériaux et d’énergie nécessaire pour générer chaque dollar de produit intérieur brut. Ausubel appelle ce processus la "dématérialisation".

 

Délocalisation des industries consommatrices

"L’idée que la transition vers une économie durable émergera spontanément en donnant libre cours au marché est fausse", rétorque dans le Guardian l’économiste anglais Tim Jackson, auteur du célèbre ouvrage Prospérité sans croissance. "Il est réconfortant de croire que nous nous sommes sevrés de notre dépendance aux choses matérielles. Mais l’analyse historique montre que toutes les baisses de la consommation au Royaume-Uni sont pour la majorité assez faibles : quelques pour cent sur une décennie. Dans de nombreux cas, ces chiffres sont inférieurs aux marges d’erreur statistiques des mesures", poursuit l’expert.

Sans compter que l’étude de Goodall ne tient pas compte de la délocalisation des industries consommatrices de ressources vers les pays en développement. Ainsi, si la consommation de pétrole, charbon ou gaz est en baisse en Grande-Bretagne, les émissions totales de carbone, une fois réaffectés les rejets des usines étrangères produisant les ordinateurs portables, jouets ou vêtements britanniques, continuent d’augmenter régulièrement dans le pays.

Malgré tout, l’idée d’un "peak stuff" soulève des questions intéressantes : comment s’assurer que la consommation ne va pas augmenter de nouveau, et même plus fortement que par le passé ? Et si la Grande-Bretagne a réellement atteint un sommet, comment y est-elle parvenue ? S’agissait-il seulement du passage d’une économie basée sur l’industrie à une économie axée sur les services, et du poids croissant d’Internet ? Ou du fait que les îles britanniques sont à court d’espace pour les entreprises, logements et transports ? Ou encore d’une population plus interconnectée car vivant davantage dans les villes ?

Les chercheurs n’ont pas encore de réponses à ces questions. Mais nul ne doute que les raisons finiront pas être trouvées et aideront d’autres pays à atteindre leur "pic des objets". Pour faire passer un message primordial, dans un monde qui atteindra bientôt 9 milliards d’individus : moins peut être mieux.

 


 

Source : lemonde.fr

Lire aussi : Nous consommons 9 tonnes de matière par habitant et par an

 

http://www.reporterre.net/spip.php?article2619

REPORTERRE
Moins de biens, plus de lienshttp://www.reporterre.net/spip.php?article2619

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21 février 2012 2 21 /02 /février /2012 01:54
Contre l'invasion publicitaire
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 A l'invite de notre ami Gauche de Combat, je relaie ici un combat qui ne m'est pas étranger, bien au contraire, puisque les pubards sont aussi utiles que les traders, les présentateurs du Vain t'Heur, les comités Théodule (ils se reconnaîtront), les boîtes de conserve vides dans le caniveau, et les soupes populaires avenue Foch.
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 Antonin, un résistant à l’agression publicitaire du collectif des deboulonneurs, m’a contacté récemment pour me demander de les aider à se faire connaître davantage car ils sont – je le cite – « très déçus par la couverture médiatique des médias traditionnels nationaux ». je ne sais pas si je peux faire mieux à moi tout seul avec ce blog, mais si mes collègues du front des blogs veulent relayer le message, je les y invite d’autant plus volontiers que je suis moi-même sensibilisé et acquis à la cause du collectif.
Comme il ne s’agit pas cependant de soutenir  tout et n’importe quoi, je me suis renseigné sur ces gens là. Voilà ce qu’en dit par exemple leur fiche wikipédia :
« Les Déboulonneurs est un collectif français de lutte contre la publicité, notamment l’affichage publicitaire considéré comme une dégradation du paysage et un envahissement de l’espace public. Le collectif a plusieurs antennes locales (Paris, Lyon, Lille, Montpellier, Rouen, Évreux, Amiens, etc.), et organise périodiquement des actions non-violentes de dégradations légères d’affiches publicitaires (sur lesquelles sont inscrits des slogans exprimant les revendications du collectif). Ces actes sont effectués à visage découvert et assumés devant les tribunaux. L’objectif politique principal du collectif est d’obtenir le vote d’une loi réglementant de façon beaucoup plus stricte l’affichage publicitaire en France
Ceci me convient parfaitement. Voilà des gens qui prennent leurs responsabilités et assument ce qu’ils font.  Aussi, je m’empresse de vous livrer un extrait de la réflexion d’Antonin sur laquelle il a travaillé pour les besoins de ce billet. Elle tente de définir et préciser le rapport du collectif des déboulonneurs aux médias :
« Le collectif des déboulonneurs s’est formé en 2005 pour contester un système publicitaire de plus en plus envahissant et totalisant. Dès sa fondation, le collectif a été pensé comme une machine médiatique et politique capable de braquer les projecteurs sur l’industrie publicitaire dans l’espace public. Le mode d’action adopté a été d’emblée celui de la désobéissance civile. L’impossibilité de porter le débat par des voies traditionnelles a mené la cause anti-publicitaire à sortir de la légalité et à passer à l’action directe non violente. L’objectif de celle-ci est la mise en scène, à chaque action, de la désacralisation de la publicité par son barbouillage (=inscription à la peinture d’une réponse légitime). Cette mise en scène “spectaculaire” voire “transgressive” nous sert de fenêtre de tir pour poser un débat sur la place de la publicité autrement inaudible sans cet électrochoc. L’action est très rigoureusement préparée et un travail de médiatisation est réalisé en amont de façon à donner un impacte maximum lors du passage à l’acte. »
je ne peux pas vous livrer ici la totalité du texte que m’a fourni Antonin sur le sujet car il risquerait de dépasser le format imparti à un billet de blog, mais s’il en est d’accord je peux le fournir à tous les blogueurs qui le souhaitent, pour base de débat, de réflexion, et de diffusion de leurs idées et moyens d’action.
Concrètement, voilà ce que ça donne en quelques photos, comme ici à Lille, à Tour, ou à Rouen.
Antonin nous propose de nous informer sur l’actualité de l’action antipub, et de nous tenir au courant des rendez-vous d’actions, des procès, des projets de lois sur la publicité, ainsi que des ressources médias en avant première. Ceux qui sont volontaires savent où me trouver…   je transmettrai.
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ACTA : nouvelle mobilisation générale le 25 février

by werdna01

Numérama - 20 février 2012 - julien L. - Les opposants à l'accord commercial anti-contrefaçon (ACTA) ont arrêté une autre date pour une nouvelle journée de manifestation. Il s'agit du samedi 25 février. Des actions sont d'ores et déjà prévues dans sept pays européens. En France, des cortèges sont organisés dans pas moins de 36 [...]

 

 

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19 février 2012 7 19 /02 /février /2012 06:10

 

USA : Une Entreprise Privée Veut 90% de Taux de Remplissage des Prisons
17 février 2012 Posté par benji sous Argent et politique

Aux USA tout n’est que capitalisme, tout est rattaché à l’argent dont les prisons puisqu’il y a depuis pas mal de temps déjà des prisons privées, avec les dérives que cela implique. Et profitant de la décrépitude de certains états américains qui frisent le dépôt de bilan, une entreprise de prisons privées propose aux états de racheter leurs prisons, et pourra donc ainsi bénéficier des largesses du gouvernement!

Prison

 

C’est dans la série incroyable mais vrai. Le genre d’article où on vérifie trois fois ses sources pour être sur qu’on ne rêve pas.

La CCA, qui est la plus grande compagnie de gestion des prisons, vient de proposer un deal de 250 millions de dollars à 48 Etats américains [source]. Elle pose des montagnes de cash devant des autorités locales ruinées pour racheter leurs prisons. En échange, elle exige que les Etats s’engagent par contrat à garantir un taux de remplissage d’au moins 90% pendant 20 ans. [source] 

La CCA est cotée à Wall Street (NYSE: CXW) et possède déjà une capacité de 90’000 lits. Avec cette offre, elle fait une OPA sur tout le système pénitentiaire du pays. [source]

 

Un juge qui travaille à la Commission


A un moment donné, la police va ramasser des gens dans la rue pour assurer le remplissage. A titre d’exemple, en été 2011, un juge a été reconnu coupable d’avoir envoyé plus de 6000 jeunes américains dans des centres de détention pour se faire de l’argent [source]. Il avait un accord secret que la presse a qualifié de « Kids for Cash » [source], c’est-à-dire des Enfants Contre de l’Argent, avec des prisons privées. Plus il leur envoyait de « clients », plus il recevait ds commissions. Le séjour est entièrement à la charge du contribuable.

Sa plus jeune victime avait 10 ans. Une adolescente de 15 ans à été condamnée à 3 mois de prison pour s’être moquée sur mySpace d’une assistante de son école ! Des jeunes se sont même suicidés suite à leur emprisonnement injuste. Le deal lui a rapporté plus de 1.2 millions de dollars.

Un autre juge, complice, avait utilisé sa position pour fermer la prison gérée par l’Etat afin de renvoyer les gens vers des prisons privées.

Maintenant que les Etats doivent assurer le remplissage par contrats, les abus de cette sorte seront la norme.

 

Source: operationteafortwo.com

http://lesmoutonsenrages.fr/2012/02/17/usa-une-entreprise-privee-veut-90-de-taux-de-remplissage-des-prisons/#more-21291

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17 février 2012 5 17 /02 /février /2012 21:14

Face au chômage… des plans d’austérité : la solution des technocrates

Conséquences des politiques d’austérité : le chômage ne cesse de progresser dans la zone euro, ce qui fragilise d’autant plus la moindre perspective de croissance. Plan d’austérité, dégradation des notes de la dette des Etats par les agences de notation, la mécanique suicidaire des architectes de la mondialisation sans repères moraux, produit les conséquences attendues. Officiellement, le chômage concerne désormais plus de 10 % de la population active de l’union monétaire. Selon les statistiques officielles, plus de 16 millions de personnes sont désormais sans emploi en zone euro, c’est-à-dire l’équivalent de l’ensemble de la population des Pays-Bas. C’est un record depuis juin 1998, date de l’introduction de l’euro. Depuis cette époque, l’écart entre les pays de la zone nord et ceux appartenant à la zone sud n’a cessé de se creuser. Aujourd’hui, la Grèce, l’Espagne, le Portugal, l’Italie, subissent de plein fouet les conséquences d’une monnaie unique et d’une politique monétaire commune.

Avant-hier, dans l’émission C dans l’air, l’économiste de l’école Fabienne Christian de Saint-Étienne, a très bien exprimé ce que nous écrivons dans le cadre de la lettre confidentielle depuis plusieurs mois. À savoir que la Grèce est un « laboratoire » où les plans d’austérité se succèdent afin de tester la résistance de la population. Des eurocrates continuent à frapper le peuple grec tandis que les plus grosses fortunes grecques sont déjà en Suisse. Nous arrivons incontestablement à une situation de non-retour. Il ne faut donc pas abuser du bâton, recommande Christian de Saint-Étienne. On ignore ce que l’avenir réserve à la France, et les événements grecs pourraient fort bien se répéter chez nous. Intéressant comme propos, de la part d’un économiste du « Système ».

Il y a beaucoup de malheurs chez nos voisins, et les économistes sont de plus en plus nombreux à pronostiquer que la chute de l’activité en 2012 pénalisera tout le monde. Hier, les plans d’austérité étaient chaudement recommandés pour réduire les déficits budgétaires. Aujourd’hui, comme en témoigne le sommet européen du 30 janvier, les dirigeants politiques de la zone euro évoquent la nécessité de soutenir l’activité. Mais, autant le dire tout de suite, la marge de manoeuvre est très faible car l’ombre des marchés financiers (les fameuses agences de notation) est plus que jamais là. Depuis quelques jours, ces agences de notation dégradent à tout-va banques et États, dans l’indifférence apparente puisque les indices boursiers remontent… grâce aux injections. Remarquez pour certaines valeurs (surtout bancaires) qu’à chaque fois que l’on approche des points pivots donnés par Trader Noé, un petit coup de rein est donné pour éviter de les franchir ! Comme quoi, le scénario est bien huilé et ils savent parfaitement ce qu’ils font. Cela dit, on sait tous ici qu’un jour (re)viendra où les dégradations successives des agences de notation pour les banques, valeurs industrielles et Etats, expliqueront le prochain plongeon. A ce moment, il y aura inéluctablement une forte hausse des coûts de financement de toutes les « structures » dégradées. L’impression dominante est tout simplement que les dirigeants politiques comme les experts choisis pour être leurs conseillers, n’ont pas la moindre solution. Cela durera tant que l’on assistera à une soumission des politiciens au monde financier et à un refus de se soumettre au Système.

Quel que soit le candidat prochainement élu, il ne sera que le sous-fifre de cette finance apatride nauséabonde, dont l’objectif a été clairement exprimé depuis de nombreuses décennies : « Le verrou qui doit sauter c’est la nation ». ll semble bien que nous vivons l’époque de la fin du temps des nations

 
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Publié par le 17 février 2012 dans Non classé

 

Trader Noé – Analyse du 17 février 2012

L’indice E-mini SP 500 reste toujours dans son canal ascendant de début d’année. Désormais, nous surveillerons les résistances 1364-1375 et 1400 points, mais aussi le support phare des 1333 points correspondant à 3350 points sur le Future CAC 40.

Espérons que le titre Peugeot pourra se redresser et repasser au-dessus des 16.4 puis 18 euros dans un premier temps. En revanche, la rupture du support des 13.4 déclencherait probablement un retour sur la zone support 11.5-11 euros. La rupture des 10.7 euros déclencherait ensuite une nouvelle accélération dans la tourmente des indices. Dans ce cas, le siège serait prié d’intervenir pour éviter que le cours ne chute davantage suite à une spéculation abusive. (Sortez de la bourse pour éviter toutes les manipulations et investissez la trésorerie dans des valeurs refuges).

De même, pour Air France, nous surveillerons attentivement le support des 4.5 euros. Sous ce seuil, une accélération pourrait se déclencher vers les supports des 3.4-2.9 euros.

Le 30 mai 2011, nous étions très positif sur le titre Hermes, nous avions précisé que le cours pourrait se rapprocher des 250 euros alors qu’il était à 170 euros environ. Actuellement, le cours évolue à proximité des 290 euros et le cours a progressé de 60 %. C’est un arc inversé. Désormais, les résistances des 295-310 euros sont importantes. Tant que le cours évolue au-dessus des 280 euros, la tendance reste haussière. Cependant, si le cours cassait ce support, allégez les positions et attendons de nouveaux supports pour se placer.

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17 février 2012 5 17 /02 /février /2012 03:24

  http://a21.idata.over-blog.com/500x367/1/18/64/00/europe/nafta-cartoon.jpg

http://a21.idata.over-blog.com/500x367/1/18/64/00/europe/nafta-cartoon.jpg

 

Jeudi 16 février 2012

 

 

Trois chercheurs suisses de l’Ecole polytechnique fédérale de Zurich  (Suisse), spécialistes des réseaux complexes, viennent de déterminer (dans une passionnante étude publiée par la revue scientifique en ligne PlosOne) qui contrôle l’économie mondiale, en travaillant, avec trois modèles spécifiques (notamment en fonction de la détention de participations minoritaires ou indirectes) sur une base informatisée de 37 millions d’entreprises, commençant par déterminer 66 508 sociétés pouvant être considérées comme internationales, puis les 43 060 sociétés dites « transnationales » en analysant ensuite les 1 006 987 liens, en particulier dans l’actionnariat qui existaient entre elles.



Apparaît alors un premier « nuage » de 737 sociétés qui contrôlent 80% du PIB mondial. Puis à l’intérieur de ce « nuage », un noyau dur de seulement 147 firmes qui contrôlent 40% du PIB mondial (et trois quarts des échanges commerciaux). Mais les participations croisées entre ces 147 firmes, font qu’il s’agit, selon les auteurs, d’une « super entité économique dans le réseau global des grandes sociétés », où l’on ne peut déterminer en dernier ressort qui contrôle l’autre.


Le plus inquiétant est que sur ces 147 firmes, les trois quarts appartiennent au secteur financier  

 

Il existe donc un véritable « syndicat caché », un « État profond » de la finance apatride et cosmopolite, qui contrôle l’essentiel de l’économie alors même que les activités bancaires et financières sont des activités BARCLAYS-FAIT-MIEUX-QUE-PREVU-EN-2010 purement parasitaires (elles ne produisent rien par elles-mêmes).

 

Les liens entre ces dirigeants, ces « traders » vedettes et les gouvernements font qu’il s’agit d’un petit milieu très étroit, où les modes, les erreurs, les alliances font qu’une seule décision (en particulier une mésestimatio n ou une erreur) peut savoir des conséquences colossales sur l’ensemble du système.

 

Bref,  cette concentration est par elle-même à l’origine d’un risque systématique.

 

Pour l’essentiel anglo-saxon, les vingt plus importantes sociétés financières ( fonds de pension, assurances, banques, etc.), qui contrôlent ou sont actionnaires d’autres sociétés, sont bien souvent connues des seuls financiers.

 

Il s’agit (dans l’ordre de leur degré de contrôle du capital des multinationales) de Barclays, Capital Group, EMR Corporation, AXA, State Street Corporation, JP Morgan Chase & Co, Legal & General Group, Vanguard Group, UBS, Merill Lynch, Wellington Management, Deutsche Bank, Franklin Ressources, Crédit suisse, Walton Entreprise, Bank of New York Mellon Corp, Natixis, Goldman Sachs, T Rowe Price et Legg Mason.

 

 

- Article extrait de la revue Faits & Documents – du 15 décembre 2011 au 15 janvier 2012.

 

http://www.chaos-mondial-organise-resistance-infos.com/


 

« Si la population comprenait le système bancaire,
je crois qu’il y aurait une révolution avant demain matin ».
Henry Ford

 

Par ailleurs, je vous conseille la lecture de ces 2 articles :

 

Le Gladio ou comment la CIA a contrôlé les pays européens. La guerre secrète en Italie par Danièle Ganser. (2° partie).

Comme après la mort de Kennedy, durant la présidence de Lyndon Johnson, les communistes et les socialistes italiens continuaient de jouir d’une grande popularité et d’obtenir de bons résultats aux…

Pour lire la suite cliquez ici

 

Le Gladio ou comment la CIA a contrôlé les pays européens. La guerre secrète en Italie par Danièle Ganser. (1° partie).

La guerre secrète en Italie Posted by Équipe Signes des Temps on February 11, 2010 Réseau Voltaire, 6 février 2010 Les armées secrètes de l’OTAN (VI) La guerre secrète en Italie par Daniele Ganser…

Pour lire la suite cliquez ici

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16 février 2012 4 16 /02 /février /2012 11:16

 

 

 

 

Marie-Monique Robin,
reconnue d'utilité publique

 

 

Après avoir pris connaissance du Codex Alimentarius puis du documentaire de Marie-Monique Robin "Le Monde selon Monsanto", je vous propose de nous arrêter sur la dernière réalisation de la célèbre journaliste d'investigation, intitulé "Notre poison quotidien" coproduit en 2010 avec Arte et l'INA.

 

La journaliste d'investigation pointe son objectif sur la généralisation des produits chimiques dans  la chaîne alimentaire et les dégâts qu'ils produisent dans notre environnement depuis des décennies. Marie-Monique Robin n'a pas hésité à faire le tour du monde afin de nous informer sur les réels dangers causés par les oligopoles de l'industrie chimique qui s'évertuent à nous cacher bien des réalités catastrophiques pour l'avenir de l'humanité. Les témoignages sont saisissants, dès les premières minutes de ce documentaire, vous retrouverez Paul François, cet agriculteur charentais qui vient d'obtenir une première victoire historique en France sur le géant américain Monsanto, il y a seulement deux jours. En remontant la "filière" jusqu'à sa source Marie-Monique Robin nous démontre comment nos agriculteurs se sont fait endoctriner pendant l'après-guerre et aussi comment ces produits toxiques arrivent jusque dans notre alimentation quotidienne.



«La littérature scientifique est polluée par des études faites sur mesure pour l’industrie» 


La réalisatrice de ce documentaire enfonce des portes blindées par le "droit à la propriété" derrière lesquelles se réfugient les multinationales de l'industrie chimique pour planquer les secrets de leurs formules diaboliques.
Marie-Monique Robin n'hésite pas à employer les termes justes en qualifiant de poison tous les multiples conservateurs, colorants, anti-oxydants, résidus de pesticides et autres produits chimiques que nous retrouvons dans nos assiettes. 

De la Mutualité Sociale Agricole (MSA) à l’OMS (Organisation mondiale de la santé), Marie-Monique Robin a recueilli les témoignages de tous les experts impliqués dans le système de règlementation, la recherche ou l’utilisation des produits chimiques. La réalisatrice engagée les a mis face à leurs contradictions : les décisions de l’OMS basées sur des études confidentielles fournies par les industriels, l’EFSA (Autorité Européenne de Sécurité des Aliments) qui emploie des experts également salariés dans des entreprises utilisant des produits chimiques,  les listes de produits cancérigènes du CIRC (Centre International de Recherche sur le Cancer) qui ne correspondent pas aux conclusions de certains de leurs rapports…

Quand lorsque les autorités, EFSA ou OMS, tentent de fixer des limites de consommation des produits chimiques, les fameuses DJA (Doses Journalières Admissibles) la masse de la tâche les transforme en "acrobates des limites" : « Nous sommes dans une société du risque où nous acceptons des effets collatéraux au nom du progrès ».

 

La dose ne fait plus le poison

Si "la dose fait le poison", il semble qu’aujourd’hui nous soyons incapables de déterminer quelle dose nous ingérons réellement. Les réglementateurs prétendent "faire de leur mieux", mais les controverses autour du Bisphénol A ou de l’aspartame prouvent que leurs effets sur la santé humaine sont encore mal connus ou minimisés.  "L’effet cocktail" des centaines de substances mélangées dans l’alimentation est encore plus flou.

Le travail remarquable de Marie-Monique Robin démontre aussi qu’il n’est plus possible aujourd’hui de dire que les produits chimiques présents dans l’alimentation ne sont pas liés à l'augmentation de nombre de cancers et troubles neurologiques développés dans tous les pays depuis une trentaine d'années. La journaliste d'investigation prend pour preuve le cas des agriculteurs qui sont en première ligne, donc les "victimes à la source" des produits phytosanitaires, et sont de plus en plus nombreux à avouer que les cancers ou les maladies neuro-dégénératives dont ils sont victimes sont causées par les pesticides. Suivent immédiatement dans la chaîne alimentaire les industriels qui transforment et conditionnent les aliments qu'au final nous ingérons tous.

Si les autorités ne réagissent pas pour des raisons qui restent encore obscures il nous appartient de changer le cours de notre alimentation en commençant déjà par nous tourner rapidement vers les aliments bio.

 

Sans plus attendre je vous laisse découvrir le meilleur documentaire jamais réalisé sur les conséquences des empoisonnements d'envergure mondiale liées à ces fabricants de la mort.

 

 

Notre 

 poison

quotidien 


Vidéo, voir plus haut -  un film de Marie-Monique Robin

avec l'aimable autorisation de Marie-Monique Robin

 

 

Voila, j'espère que cette trilogie sur les industries chimiques aura permis de vous en apprendre un peu plus sur l'origine de nos maladies face au grand paradoxe qui voit la longévité de la vie humaine s'allonger un peu plus chaque décennie et le nombre de décès par cancer augmenter sans cesse.

 

 

Marie-Monique Robin dans son environnement naturel

 

Poursuivons un peu plus loin avec le portrait de cette journaliste engagée, Marie-Monique Robin, que j'ai découvert il y a une dizaine d'années en "tombant" littéralement sur un autre de ses documentaires cinglants diffusé sur une célèbre chaîne cryptée : Escadrons de la mort, l'école française, que je vous recommande chaleureusement.

 

Marie-Monique Robin est diplômée du centre universitaire d’enseignement du journalisme de l'université de Strasbourg. Elle a débuté sa carrière avec France 3 Région puis après une incursion d'une dizaine d'années au sein de l’agence CAPA elle s'est établie en tant que journaliste indépendante. Indépendante... C'est exactement le terme qui qualifie cette célèbre journaliste d'investigation engagée, militante pour l'humanité. Une vingtaine années plus tard Marie-Monique Robin a quasiment réalisé une quarantaine de documentaires sans cesse plus captivants. Ses films sont le résultat d’une longue enquête de terrain et nous offrent un regard critique sur la situation des droits de l’homme dans différentes régions du monde notamment en Amérique Latine où elle s’est rendue plus de 80 fois.

 

En outre la journaliste-réalisatrice a rédigé une dizaine d'ouvrages tirés de ses enquêtes. C'est ce qui fait la particularité de son travail d'investigation : chacun de ses livres raconte en détail l’enquête menée à l’occasion d’un de ses films et approfondit son propos par un complément très documenté.

 

Les travaux impressionnants de Marie-Monique Robin sont réalisés pour éveiller nos consciences sur le devenir de notre santé et contrairement aux documentaires de son confrère Michaël Moore, la réalisatrice ne nous endoctrine pas dans un maccarthisme ni même dans un discours politique. La journaliste prend soin de nous laisser notre libre arbitre tout en allant très loin dans ses investigations. Seule compte la vérité appuyée par des témoignages authentiques et des faits malheureusement bien réels.




Filmographie de Marie-Monique Robin

• Notre poison quotidien, 113 mn, 2010, coproduction d’Arte France et INA France 2010, diffusé en première mondiale au FIPA de Biarritz en janvier 2011. 

Torture made in USA, 85 mn, 2009, Galaxie Presse, CFRT, diffusé exclusivement du 19 octobre au 19 décembre 2009 et du 30 mars au 4 avril 2010 sur Internet par Mediapart, le film a obtenu au FIGRA, Festival International du Grand Reportage d'Actualité du Touquet Paris-Plages, le prix Olivier Quemener-Reporters sans frontières, 2010. 

Le Monde selon Monsanto, 108 mn, 2008, ARTE, ONF, Festival international du film francophone en Acadie, Prix Rachel Carson (Norvège), Trophée des sciences du danger (Cannes), Umwelt-Medienpreis (prix des médias allemands, Berlin 2009), l'Ekofilm Festival de Cesky Kumlov (République Tchèque, 2009). 

L’École du soupçon, 52 mn, 2007. 

On les appelait les dames du planning, 52 mn, 2006. 

Argentine, le soja de la faim, 26 mn, 2005.

Les pirates du vivant, 57 mn, 2005, ARTE, Prix au FIGRA, Prix Buffon, Festival international du film scientifique de Paris, Prix Ushuaïa TV. 

Blé : chronique d’une mort annoncée ?, 52 mn, 2005.

Chasse au pédophile : quand la rumeur tue, 40 mn, 2004. 

La science face au paranormal, 52 mn, 2004, Canal +

Escadrons de la mort, l'école française, 60 mn, 2003, CANAL +/ ARTE, Prix du meilleur documentaire politique (Sénat), Award of Merit (Latin American Studies Association, USA). 

L’ère du soupçon, 52 mn, 2002. 

Escale à Cuba, 75 mn, 2002. 

Cuba : l'île aux trésors, 52 mn, 2001.

Paroles d’agents, 52 mn, 2001. 

Paroles de profs, 52 mn, 2001. 

La révolte des femmes battues, 75 mn, 2000. 

Paroles de flics, 52 mn, 2000. 

Les cent photos du siècle, de février 1998 à février 2000 sur ARTE. 

Petites et grande histoire du stade de France, 90 mn, 1998. 

Mon père, le Che, 62 mn, 1997. 

Le guérillero des laboratoires, 52 mn, 1995. 

La faillite des paysans, 26 mn, 1997. 

Voleurs d'yeux, 40 mn, M6, Prix Albert Londres 1995. 

Le théâtre des mules, 52 mn, 1995.

Cuba, l'histoire d'un mythe, 2 x 52 mn, 1994.

Le plus bel endroit du monde, 26 mn, 1994.

Voleurs d'organes, 52 mn, Planète Câble/Canal+ Espagne/ARD, 1993, Prix du Grand documentaire au Festival d'Angers, Prix du meilleur documentaire étranger au Festival de la Havane, Prix du jury catholique au festival de Monte Carlo, Prix Médiaville.

Ça n'arrive qu'ailleurs, 26 mn, 1992.

Apartheid dans le sud Tyrol, 26 mn, 1990.

Les jacqueries du bocage, 26 mn, 1990.

Mama coca, 26 mn, 1990.

La vallée des centenaires, 26 mn, 1990.

Cuba si, Cuba no, 52 mn, 1990. 

Sida et révolution, 26 mn, 1989

 

Excusez du peu et découvrez aussi les récits de ses enquêtes...

 


Bibliographie

• Notre poison quotidien, Édition La Découverte, 2011

100 photos du XXIe siècle, Édition La Martinière, 2010, avec David Charrasse

Le Monde selon Monsanto, Édition La Découverte, 2008

L’École du soupçon : les dérives de la lutte contre la pédophilie, Édition La Découverte, 2005

Escadrons de la mort, l'école française, Édition La Découverte, 2004

Le sixième sens, en collaboration avec Mario Varvoglis, Éditions du Chêne, 2002

Grand reportage. Les Héritiers d'Albert Londres, Œuvre collective, Éditions Florent Massot, 2001

Les 100 photos du siècle, Éditions du Chêne, (Éditions Tachen et France Loisirs), 1999

Voleurs d’organes. Enquête sur un trafic, Éditions Bayard, 1996


 

 

Le site de Marie-Monique Robin

 

 

Depuis peu Marie-Monique Robin a décidé d'être propriétaire des images et interviews qu'elle réalise soucieuse de développer une relation différente avec son public.

 

• être désormais propriétaire des images et interviews qu'elle réalise pour pouvoir les utiliser le plus largement possible, en les mettant, par exemple, à disposition sur son site web.

• contrôler les budgets des films et utiliser au mieux l’argent disponible dans le seul but de garantir la qualité des œuvres, ce que n’autorise pas une logique purement commerciale.

• développer une relation différente avec le public en l’associant à la genèse et au développement de ses films pour que ceux-ci jouent pleinement leur rôle d’outil d’information et d’éveilleur de conscience.

• créer une équipe qui partage sa conception du journalisme et l’assiste dans la réalisation de mon travail.

 

Soutenez Marie-Monique Robin en devenant souscripteur de ses futures réalisations.  

Le débat est "tout vert"

 

Livrez vos impressions, vos témoignages ou vos craintes sur l'avenir de l'humanité et de votre santé livrée entre les mains des géants de l'industrie chimique.

 

Pour ouvrir le bal, l'auteure elle-même s'explique au cours d'un entretien qu'elle a accordé à Susanna Lotz (Arte).

 

« Existe-t-il un lien entre l'exposition à des pesticides et l'épidémie de cancer ? »

 

« J’ai pu constater que le système de règlementation est totalement inopérant. »

 

« Toutes les compagnies chimiques ont menti sur la toxicité de leurs produits. »


« Les pesticides, 200 000 morts par intoxication aigüe par an dans le monde. »


« J'ai complètement changé ma manière de manger ! »

 

 

 

Cet article est dédié à toutes les victimes disparues ou à venir par la faute d'industriels sans scrupule et sans considération pour la vie humaine.

 

 

 

Sources : Arte, mariemoniquerobin.com, Wikipédia

Je veux être désormais propriétaire des

 

 images et interviews que je réalise, et

 

 développer une relation différente avec le

 

 public

 

Marie-Monique Robin

 

Ce que nous proposons très précisément :

- Le DVD : il s’agit d’une "édition spéciale" exclusivement distribuée en souscription, distincte du DVD qui sera vendu dans le commerce. Au prix de 30 € TTC, port inclus, le DVD que vous pré-achetez sera expédié au nom et à l’adresse que vous communiquez en vous inscrivant.
  
- Le lien : votre inscription en ligne vous permet l’accès au site du reportage. Grâce à ce lien, suivez la production et la réalisation, et cultivez vos relations avec les personnages du film (les personnes qui souscrivent par courrier reçoivent ce lien par mail)
  
- Les conditions d’effectifs : pour que l’opération soit menée à bien, il faut un minimum de 500 souscriptions.
Au cas où nous n’y parviendrions pas, vos paiements vous seront restitués. L’opération de souscription est réservée au maximum à 2500 personnes, dans l’ordre d’arrivée de leurs inscriptions.
  
- Les délais : le DVD en édition spéciale sera distribué aux seuls souscripteurs, entre octobre et décembre 2012. Le lien sera accessible sur le site à partir du 15 avril 2011, et sera alimenté jusqu’à la sortie du film.

 

 SOUSCRIRE 

 

Je soussignée Marie-Monique Robin, prends personnellement l’engagement de rembourser intégralement les souscripteurs dans tous les cas où la production du film n’aboutirait pas, quelle qu’en soit la cause.

 

 Notre poison quotidien (livre)
Disponible sur ArteBoutique - 22,00 €
Notre poison quotidien (DVD)
Disponible sur ArteBoutique - 14,99 €

 

 

http://lucien-pons.over-blog.com/article-saigneurs-accordez-nous-notre-poison-quotidien-99422095.html

 

 

 

§§§§§

 

Lemonde.fr - La condamnation, lundi 13 février, du géant américain de l'agroalimentaire Monsanto, poursuivi par un petit agriculteur charentais intoxiqué par un herbicide, est une première en France.

 

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Ladepeche.fr - Désormais, rien ne sera plus pareil. Pour les agriculteurs comme pour les victimes, innombrables, de l'amiante.

 

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