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29 juin 2012 5 29 /06 /juin /2012 15:59

L’Echec total du sommet de la dernière chance

Par Menthalo – Un accord a été trouvé à Bruxelles, scandent les médias aux ordres. Les banques ayant besoin d’une perfusion, pourront utiliser le MES  (MESS en anglais veut dire foutoir, pour ne pas dire bordel).

Tiens, je m’étonne. Je croyais que l’accord que l’on cherchait à obtenir lors de cette réunion de la dernière chance pour l’Euro, était la mutualisation des dettes par la création des Eurobonds. Je me trompe, peut être ?

Mais Angéla a dit NON, NEIN, NO, NIET … car, Angéla est polyglotte. Cet accord n’a pas été obtenu de l’Allemagne, qui est restée ferme sur ses positions.

Ciao Arrivederci Monti ! Alors Signore Monti ? N’aviez vous pas menacé de quitter le pouvoir, si vous n’obteniez pas satisfaction sur les Eurobonds ? Alors ?

Cette demande était aussi “la demande majeure de la France“, nous dit Juppé…. et de l’Espagne, si ma mémoire est bonne. Ce succès médiatique serait il en réalité un échec flagrant politique et monétaire ?

“L’Union bancaire n’a pas non plus été ratifiée par la France”, qui est également restée en réserve sur le “traité de stabilité, la coordination et la gouvernance” révèle encore Juppé.

Mais où est le succès de ce sommet ? Même l’accord sur la perfusion des banques est soumis à l’agrément du Parlement allemand. Il n’y a donc eu aucun accord sur rien. Une fois encore, les médias vous racontent n’importe quoi et vous prennent pour des niais, des benêts, des crétins. En réalité, le divorce est consommé.

Auf Wiedersehn Angela !

Ce sommet a été une parfaite réussite, la preuve la bourse monte.

En fait, cela évoque un peu pour moi le dernier petit plaisir du pauvre bougre au bout de sa corde.

Cette analyse risque d’être une répétition de la précédente, qui s’appelait “piège mortel”. Rien n’a changé. Depuis 6 semaines, le CAC fluctue dans un canal étroit. Après en avoir testé la limite basse en début de semaine, il vient en tester la limite haute aujourd’hui. Comme précédemment, le CAC a passé les résistances en “gap” à l’ouverture sur des rumeurs totalement fallacieuses. Le Hoax du succès de ce sommet de la dernière chance. Ce n’est ni le premier, ni le dernier, car s’ils veulent faire monter le CAC vers les objectifs théoriques, que nous montrent les graphes ( 3176 – 3196 ou 3261 ), politiques et journalistes auront bientôt un nez, que dis-je, un pic, un cap, une péninsule …

Sur le graphique en quotidien, je vois toujours une E.T.E inversée dont la base est vers 3.200

.

Si on regarde le graphique Hebsomadaire, le mouvement semble encore plus clair.

Il y a une possibilité que l’Épaule aille chercher la résistance horizontale à 3400… mais cette probabilité est faible.

En théorie, et en théorie seulement, le CAC est supposé refléter la santé de l’économie et ses perspectives à MT.

Si la bourse devait anticiper la consommation des ménages en 2013 et 2014 avec la hausse de toutes les taxes attendue, le CAC devrait être vers 1.500 pts. Et sauf erreur de ma part, la consommation tire la production… L’adage boursier de base est “quand l’immobilier va, tout va !”. Ca fait un bail, que les médias ne l’ont pas cité et pour cause ! Il y a eu une surproduction immobilière partout dans le monde et l’immobilier est au plus mal. Donc la bourse devrait être au plus mal.

Les banquiers, qui voulaient tordre le bras à l’Allemagne pour la contraindre à accepter une politique d’hyperinflation, et qui menaçaient de faire s’effondrer les bourses pour arriver à leurs fins, n’ont pas réussi leur petit chantage. Vont-ils mettre leurs menaces à exécution ? Vont-ils appuyer sur le bouton du Sell-Off ? Et si oui, à quel moment ? Le suspense continue …

mais pour moi, très clairement, cette jambe de hausse est un redoutable Bull-Trap.

 

Vers un transfert de la crise financière à l’économie réelle

En Europe, chaque nouvelle crise donne lieu à un déversement de milliards d’euros ! Jusqu’à quand cela peut-il continuer ? Les Etats n’ont pas le droit de soutenir leur croissance mais le Machin européen arrive toujours à créer de l’argent pour soutenir NON PAS LA CROISSANCE mais garantir le paiement des INTERETS DES DETTES des pays en difficulté aux bailleurs de fond.

Depuis des mois, on parle des problèmes des États, mais nous pensons que le sujet des entreprises ne tardera pas à faire la manchettes de la presse européenne. Nous allons très probablement assister à une transformation de la crise financière vers le domaine de l’économie pure… celui des entreprises et donc de l’EMPLOI.

On mettait en avant les problèmes du coût des matières premières, du coût de financement, mais on va constater que les ventes des entreprises déclinent… Cela commence seulement mais ces nouvelles sont mélangées parmi d’autres, comme les réunions de sommets qui se succèdent, affichant les dents bien blanches des dirigeants gouvernementaux ou eurocrates tout sourire ! Même quand tout va mal, ils sont contents. Même quand les sommets et réunions se succèdent sans aucun espoir de satisfaction pour les populations, ils sont contents. M. Hollande est contente parce que l’on a inscrit le mot « croissance » dans des documents officiels au niveau européen. En attendant, les seconds couteaux annoncent des moments difficiles… Des banquiers (cadres de direction) nous confient que personne n’est certain de garder toutes ses économies intactes…

Les entreprises, elles, ont des résultats qui déclinent désormais sérieusement. Récemment, « le géant américain Procter & Gamble a abaissé ses prévisions de croissance et de résultats pour la deuxième fois d’affilée. En Europe, le groupe de distribution britannique Kesa a vu ses comptes tomber dans le rouge au cours de l’exercice clos fin avril. Quant au champion français Danone, pénalisé par la chute de la consommation en Espagne, il a abaissé sa prévision de marge pour l’exercice 2012 », écrit Le Monde.

 

 

Voir aussi :

Euro… Euros… Euréka !

La BCE devient une POUBELLE pour gagner du temps au profit de QUI ?

Le schisme de l’euro

 

Presse-citron, presse-purée et autres joyeusetés

 

Implosion de l’euro ?

Après les déclarations très alarmistes de G. Soros, voici un tableau publié par Spiegel summarizes, dressant, de manière chiffrée, les conséquences d’une implosion de l’euro. Pour les experts allemands, il y aurait trois conséquences exprimées par le tableau ci-dessous :

1) la production économique s’effondre ;

2) la montée en flèche du chômage ;

3) l’explosion des prix des prix à la consommation.

Le grand désordre ‘sous contrôle’ est en marche…

Après lecture et analyse de la presse économique de ces dernières 24h00, quelques infos importantes :

* Georges SOROS donne 3 jours au Vieux Continent pour trouver une solution ; il y a 3 semaines c’était 3 mois…
http://bourse.lefigaro.fr/devises-matieres-premieres/actu-conseils/soros-donne-aux-europeens-trois-jours-pour-reagir-232611

* Et la Grèce s’enfonce et s’enfonce toujours plus avec un ministre des Finances qui jette l’éponge ; info peu reprise…
http://www.lefigaro.fr/conjoncture/2012/06/25/20002-20120625ARTFIG00740-le-nouveau-ministre-des-finances-grec-jette-l-eponge.php

*  Le clan US attaque violemment les monnaies des BRICS qui ont perdu pas loin de 10% à 12% face au dollar US surtout sur juin (suivez mon regard)…
http://www.lefigaro.fr/conjoncture/2012/06/25/20002-20120625ARTFIG00677-les-brics-voient-leurs-monnaies-s-effondrer.php

* Si Moody’s a dégradé hier soir 28 banques espagnoles, S&P s’occupe du secteur des assurances en France avec Groupama :
http://www.lefigaro.fr/conjoncture/2012/06/26/20002-20120626ARTFIG00340-moody-s-degrade-encore-les-banques-espagnoles.php
http://bourse.lefigaro.fr/indices-actions/actu-conseils/standard-poor-s-jette-une-ombre-sur-groupama-232757

* Le piège s’ouvre pour les épargnants français avec le doublement du plafond du Livret A : quand ils auront confié un maximum d’argent, l’Etat pourra le nationaliser quand il le faudra…

http://www.lefigaro.fr/placement/2012/06/25/05006-20120625ARTFIG00684-une-mesure-tres-attendue-par-les-epargnants.php

* Avec le début de la rigueur qui s’annonce en France : risque de la hausse de la TVA pour les services à la personne souhaitée par Bruxelles. Certes cela concerne très peu de gens ; le plus important n’est pas dans le montant que cela rapportera mais dans le principe : Bruxelles commence à imposer ses vues au nouveau Gouvernement. Attendons de voir ce que fera ce dernier. On peut cependant s’attendre, malheureusement, qu’il suive les recommandations bruxelloises.
http://www.lefigaro.fr/impots/2012/06/25/05003-20120625ARTFIG00709-services-a-la-personne-le-risque-d-une-hausse-de-la-tva.php

L’affaire est quasiment entendue au regard de la future mesure qui devrait être adoptée à l’automne (voire avant). Cela obligera le Gouvernement français à présenter en amont à Bruxelles ses choix budgétaires…
http://elections.lefigaro.fr/presidentielle-2012/2012/06/25/01039-20120625ARTFIG00756-bruxelles-va-pouvoir-surveiller-de-tres-pres-le-budget-francais.php

Sympathique tout cela non ?

Chaos ou fédéralisme ?

Contrairement à ce qui apparaît et ce qui se dit sur les ondes, il n’existe pas vraiment d’accord entre les Allemands et les Français. Tandis que l’Allemagne exige un accord préalable sur l’union politique, les socialistes français martèlent l’union économique à tout prix. Or cela sous-entend que l’Allemagne doit payer. Pourtant il n’y a pas eu de guerre ! Pourtant l’Allemagne n’est pas défaite. Pourquoi donc alors : l’Allemagne paiera ?

En réalité, le fait que chacun n’est pas sur la même longueur d’onde n’est que la démonstration que “leur” Europe est construite non pas sur une union mais une désunion, encore plus manifeste en période de crise car les élections contraignent les candidats de partis dominants à faire quelques promesses, souvent dénuées de tout réalisme.

Cette crise imposées par les marchés, comme l’a exprimé VGE récemment, tend à faire comprendre ceci : les frontières nationales doivent voler en éclats car elles empêchent un chômeur grec d’aller trouver du travail dans un pays encore florissant… statistiquement parlant.

Cette crise imposée par les marchés et poussant les banques à la faillite, doit faire entendre aux populations qu’elles doivent accepter l’intronisation d’un autorité supérieure, une union bancaire, nous propulsant vers un fédéralisme. Ce pouvoir fédéral, va-t-on nous expliquer, pourrait « superviser et recapitaliser les banques en difficulté ».

Mais derrière toutes ces explications et espérances, la question importante n’est pas réglée : qui paiera ?

 

Le MES sera reporté…

A ce jour, le MES (mécanisme de sauvetage) devait entrer en vigueur au 1er en juillet 2012. Constitué de  500 milliards d’euros, 80 milliards d’euros de capital et le reste sous forme de garanties, c’est de l’artillerie puissante pour endiguer les problèmes de l’heure présente. Juridiquement, il ne peut être utilisé qu’après ratification des Etats pesant 90% du capital.

Or, coup de théâtre, pour des raisons juridiques, la Cour constitutionnelle allemande a demandé au président allemand J. Gauck de ne pas signer la loi sur le Pacte budgétaire et le mécanisme de sauvetage. Elle avance que les juristes doivent examiner un éventuel recours contre le texte de la gauche radicale Die Linke, lesquels rappellent que les Allemands vont contribuer à hauteur de 25% dans cette affaire !

Le temps que les juristes allemands se penchent sur le sujet, cela devrait demander deux à trois semaines d’attente supplémentaires… Les politiciens espagnols vont passer un sale repos dominical…

 
59 Comments

Publié par le 23 juin 2012 dans Non classé

 

La situation de la Grèce est-elle devenue INEXTRICABLE ?

Le 20 juin 2012, Antonis Samaras a prêté serment en qualité de nouveau Premier ministre grec. Dans une allocution il a  promis de “tout faire pour sortir le pays de la crise” et “donner un espoir tangible au peuple grec”. Si au terme des résultats du 17 juin, son parti est arrivé en tête, il a dû composer et le nouveau gouvernement est le fruit d’une coalition entre ND, le parti socialiste grec, le Pasok, et la Gauche démocratique. A eux trois, ils obtiennent une majorité parlementaire de 179 députés sur 300.  En réalité, cette coalition est très fragile ! C’est ainsi que le Pasok et la Gauche démocratique soutiennent le gouvernement mais ont refusé d’y participer… On ne se compromet pas si les choses tournaient mal !

L’une des premières priorités  de Antonis Samaras est de “convaincre Bruxelles et surtout Berlin de la nécessité d’apporter un peu d’air à l’économie grecque en desserrant le corset de l’austérité”. Le ministre des Finances, Vassilis Rappanos, est le président de la Banque nationale de Grèce qui appartient au Pasok et fut aussi un élément important lors du passage de la Grèce à l’euro.

Les négociations avec les créanciers s’annoncent très difficiles. Pour commencer, il faut renégocier les conditions imposées par les bailleurs de fonds du pays : Banque centrale européenne, Fonds monétaire international, et Commission européenne.

Ensuite, Antonis Samaras doit demander deux années supplémentaires pour imposer le train des mesures d’austérité exigées. Il souhaite également soutenir les chômeurs, diminuer le taux de la TVA sur la restauration de 23 à 9% en période où le tourisme est vital ! Il est également prévu de diminuer l’impôt sur les sociétés et d’abaisser la plus haute tranche d’imposition de 45% à 32%. Réponse déjà connue, car immédiate, du président de l’eurogroupe, Jean-Claude Juncker : “pas de modification substantielle” du programme. Pas question de changer “les paramètres du plan “.

Restent les privatisations, comme l’évoque le nouveau Premier ministre grec. Mais elles n’ont rapporté qu’environ un milliard d’euros quand l’Etat en attendait 50 milliards !…

On apprend encore qu’un délai d’une année supplémentaire coûterait aux bailleurs de fond “une somme entre 20 et 25 milliards d’euros”, dit-on à Bruxelles. Voilà un autre sujet de discorde entre différents pays européens pour la réunion du prochain Conseil européen, les 28 et 29 juin. Et ce n’est pas fini car Angela Merkel rejette tout ce qu’on lui propose.

La question à se poser n’est peut-être pas celle de savoir quand la Grèce, ou l’Espagne ou l’Italie, etc., quitteront la zone euro, mais qu’attend faire l’Allemagne avant la débâcle ?
BRAS DE FER GREC

Où est la norme ? où est la normalité ? sur un des marchés les plus manipulés qui soit, tenu par le Cartel des pétroles et ses banques affidés.

La baisse du prix du pétrole et du gaz permet au Cartel de manipuler la Grèce, qui depuis 2009 a découvert de très importantes réserves de gaz et de pétrole dans la Mer Egée… Ces réserves permettraient à la Grèce de rembourser sa dette publique et de couvrir 50% de ses besoins énergétiques. Mais les 7 soeurs du Cartel et leurs complices veulent avoir ce pactole pour une bouchée de pain. Dans le bras de fer actuel, la TROIKA des cavaliers de l’Apocalypse cherche à forcer la Grèce à vendre les 2/3 de l’entreprise publique d’exploitation du gaz naturel au profit de ses commanditaires anglo-américains.  La Grèce vaut beaucoup plus que la somme de ses dettes, ce que le JT de 20H ne vous révèlera évidemment pas. Le nouveau gouvernement a donc parfaitement raison de vouloir remettre à plat toutes les négociations antérieures.

Ces renégociations vont faire tomber quelques dominos, qui en entraineront d’autres, et d’autres encore…

L’enjeu, une fois de plus est le contrôle de l’énergie.

 

VOL EN BANDE ORGANISEE

Pour mémoire, en 1991, Mario Draghi était le directeur exécutif de la World Bank pour l’Italie avant de devenir responsable du Trésor italien et de privatiser toutes les richesses de l’Etat italien.

Le 2 juin 1992, jour de la Fête de la République, alors que la campagne “Mani pulite” (= “Mains propres”) battait son plein et donnait d’ores et déjà l’impression que la Démocratie Chrétienne (DC) et le PSI, piliers du système politique en place à l’époque, seraient bientôt balayés, une impressionnante brochette de managers des entreprises à participation étatique accepte de s’embarquer sur le yacht royal britannique pour une croisière d’un seul jour. Au cours de cette croisière, organisée par “British Invisible”, une société qui promeut les produits “made in Britain”, on explique aux managers des entreprises d’Etat  italiennes qu’il est nécessaire de privatiser. A bord, nous trouvions Mario Draghi, à l’époque directeur général du Trésor: ce fut lui qui géra par la suite les privatisations; entretemps, il prononça un discours d’introduction et fut le premier à partir. La suite des événements prouva qu’il ne s’est pas agi d’une simple conférence sur les privatisations, qui n’avait d’autre but que d’être prononcée: en automne de la même année, la City spécule contre la lire italienne qui doit être dévaluée de 30%, ce qui permettait de vendre plus aisément diverses entreprises publiques. Par la suite, avec les gouvernements Prodi, D’Alema et Amato, 70% des parts de l’ENI et de l’ENEL sont jetés sur le marché, prévoyant du même coup que 30% de la masse restante, c’est-à-dire 21% du total, seraient offerts aux investisseurs internationaux, c’est-à-dire anglo-américains, ceux-là mêmes qui cherchent aujourd’hui à mettre la main sur les 30% restants de l’ENI. Le gouvernement Monti sera très probablement fort heureux de les vendre, en prétextant de pouvoir ainsi diminuer la dette publique. On peut aussi imaginer que le gouvernement Monti bénéficiera de l’appui de Fini, le postfasciste devenu philo-atlantiste, ainsi que de celui de Casini, qui représente l’héritage de la DC au sein du monde politique italien d’aujourd’hui. Cette démocratie chrétienne s’était toujours opposée à la politique autonome de l’ENI au temps d’Enrico Mattei qui, lui, voulait assurer l’indépendance énergétique et préserver la souveraineté nationale de l’Italie. (source )

Ce bon petit soldat aux mains sales deviendra ensuite vice-président de Goldman Sachs pour l’Europe, avant d’accéder à la présidence de la B.C.E.  Aujourd’hui ce destructeur de la richesse des nations, serviteur de la World Bank et de Goldman Sachs,  s’applique à détruire l’Europe, en détruisant sa monnaie et en cherchant à annihiler l’idée même de Nation. 

UNE MER INTERIEURE DE PETROLE

Les réserves de gaz découvertes en Méditerranée Orientale représentent près d’un Trillon de mètres cube de gaz, contre 1,8 trillon pour le plus grand bassin gazier connu à ce jour, la Sibérie occidentale. Quant au pétrole, il recèlerait 3,4 milliards de mètres cube. Un gigantesque pied de nez aux théories totalement fallacieuses pour ne pas dire mensongères du Peak pétrolier. Pour mémoire, l’an passé, Israël avait découvert un gisement sous-marin pouvant alimenter le pays pendant un siècle.

Etant donné la longueur de côtes de la Syrie en méditerranée orientale, on comprend mieux les raisons de cette guerre menée par l’OTAN au profit des forces du CARTEL.

Les guerres pour ce pétrole ne font que commencer dans cette région du monde. La bataille actuelle en Grèce tuera t’elle l’euro ?

Lire les articles de William Engdahl au sujet du gaz (1) (2)

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28 juin 2012 4 28 /06 /juin /2012 02:29

 

 

Photo : LA CHANCELIÈRE MERKEL CONFIRME SOUS LES ACCLAMATIONS DES DÉPUTÉS ALLEMANDS : « IL N'Y AURA PAS D'EUROBONDS TANT QUE JE VIVRAI ! » ====================================== A 48 heures du Conseil européen de Bruxelles, la chancelière allemande Angela Merkel a vivement réaffirmé mardi son opposition aux euro-obligations (eurobonds) destinés à mutualiser les dettes souveraines européennes. Il n'y en aura pas « aussi longtemps que je vivrai », a-t-elle lancé, selon un député allemand qui rapportait ses propos. Mme Merkel s'exprimait devant les députés du Parti libéral-démocrate (FDP), partenaires de la coalition au pouvoir en Allemagne avec l'Union Chrétienne démocrate (CDU) de la chancelière. Un autre responsable du FDP a confirmé la teneur de ces propos, salués par des applaudissements. ------------------------------------------------------------------ COMMENTAIRES : HEUREUSEMENT QUE LES ALLEMANDS SONT INFLEXIBLES SUR CETTE QUESTION ! ------------------------------------------------------------------- Contrairement à ce que nous assènent les médias euro-atlantistes, Mme Merkel a parfaitement raison de s'opposer à cette dérive fatale. Je renvoie ici à l'explication que j'en donnais le 4 juin dernier : http://www.youtube.com/watch?v=5pIkICwRLcw&feature=youtu.be Du reste, le Premier ministre français a lui-même enterré ce projet dément dans un entretien au magazine Die Zeit voici quelques jours (cf. mon message sur cette "1ère couleuvre"). N'oublions pas non plus que les Néerlandais, les Luxembourgeois et les Finlandais sont également totalement contre. Car, à l'UPR, nous devons nous intéresser à tous les peuples d'Europe et à leurs points de vue, même aux petits. En cela aussi, nous devons nous différencier des européistes français, ces Tartuffes qui donnent des leçons "d'Europe" mais... qui méprisent la quasi-totalité des petits peuples d'Europe. FA ---

 

LA CHANCELIÈRE MERKEL CONFIRME SOUS LES ACCLAMATIONS DES DÉPUTÉS ALLEMANDS : « IL N'Y AURA PAS D'EUROBONDS TANT QUE JE VIVRAI ! »


 

A 48 heures du Conseil européen de Bruxelles, la chancelière allemande Angela Merkel a vivement réaffirmé mardi son opposition aux euro-obligations (eurobonds) destinés à mutualiser les dettes souveraines européennes. Il n'y en aura pas « aussi longtemps que je vivrai », a-t-elle lancé, selon un député allemand qui rapportait ses propos.

Mme Merkel s'exprimait devant les députés du Parti libéral-démocrate (FDP), partenaires de la coalition au pouvoir en Allemagne avec l'Union Chrétienne démocrate (CDU) de la chancelière. Un autre responsable du FDP a confirmé la teneur de ces propos, salués par des applaudissements.


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COMMENTAIRES : HEUREUSEMENT QUE LES ALLEMANDS
SONT INFLEXIBLES SUR CETTE QUESTION !
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Contrairement à ce que nous assènent les médias euro-atlantistes, Mme Merkel a parfaitement raison de s'opposer à cette dérive fatale.

Je renvoie ici à l'explication que j'en donnais le 4 juin dernier : http://www.youtube.com/watch?v=5pIkICwRLcw&feature=youtu.be

Du reste, le Premier ministre français a lui-même enterré ce projet dément dans un entretien au magazine Die Zeit voici quelques jours (cf. mon message sur cette "1ère couleuvre").

N'oublions pas non plus que les Néerlandais, les Luxembourgeois et les Finlandais sont également totalement contre. Car, à l'UPR, nous devons nous intéresser à tous les peuples d'Europe et à leurs points de vue, même aux petits. En cela aussi, nous devons nous différencier des européistes français, ces Tartuffes qui donnent des leçons "d'Europe" mais... qui méprisent la quasi-totalité des petits peuples d'Europe.

 

 

http://www.facebook.com/upr.francoisasselineau

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23 juin 2012 6 23 /06 /juin /2012 02:38

vendredi 22 juin 2012

Pourquoi l'Euro-Titanic sombre à pic en 4 points


 

Le President du Conseil italien met "la pression" sur ses homologues européens. Mario Monti, a évoqué l'issue cataclysmique de l'effondrement de la zone euro.
Il a souligné que :
"des conséquences apocalyptiques d'un échec lors du sommet de la semaine prochaine des dirigeants de l'UE, permettrait une spirale de la mort qui pourrait potentiellement menacer l'avenir politique et économique de l'Europe."

Les banques espagnoles, italiennes et du reste de l'Europe du Sud rencontrent de plus en plus difficultés à exploiter le marché des prêts interbancaires pour trouver des fonds, ce qui les rend plus dépendantes de la BCE. 
Le gouvernement espagnol devrait, dans les prochains jours, faire une demande officielle à l'UE pour mener un plan de sauvetage de ses banques. Ce qui contribuera à charger la dette de l'Espagne en accroissement constant.
Cette décision pourrait coûter aux banques des milliards d'euros en garanties supplémentaires. D'après l'agence de notation américaine, "la structure de financement et la position de liquidité des trois banques françaises nous semblent relativement faibles par rapport aux autres banques mondiales", et "elles se refinancent sur les marchés plus que d'autres".

4- Les banques ne vont pas survivre très longtemps dans leur état actuel
Egon Von Greyerz, de Matterhorn Asset Management, pense qu'un programme conjoint en provenance de la BCE, la Fed et le FMI devra se mettre en oeuvre. Cette solution arrivera quand nous nous trouverons dans une situation de panique comme nous l'avons été en 2008. 
"Lorsque la panique arrivera, et nous n'en sommes plus très loin, les banques centrales vont ignorer les politiciens et accepter d'imprimer. 

Le problème est que les pays eux-mêmes sont en faillite !

De nombreux pays ont un endettement de plus de 100% du PIB. 

Si vous ajoutez l'ensemble des dettes non provisionnées des États-Unis, du Royaume-Uni, du Japon et de la Grèce, de nombreux pays sont à des niveaux d'engagements de 500% à 700% de leur PIB. Ainsi, chaque jour, le risque augmente pour les investisseurs"
La complaisance créerait un risque énorme pour les investisseurs.
http://gold-up.blogspot.fr/2012/06/pourquoi-leuro-titanic-sombre-pic-en-4.html

Tout ce qui se trouve dans une banque est à risque. Les investisseurs seront ruinés par l'impression de l'argent. Ils doivent détenir des actifs tels à l'extérieur du système bancaire tels que de l'or afin de se protéger.

 

http://gold-up.blogspot.fr/2012/06/pourquoi-leuro-titanic-sombre-pic-en-4.html

 

 

 

Voir aussi sur le Liesi, dernières infos :

 

Les banques ont soif !

DES PATRONS DE BANQUES PAYES POUR NE RIEN VOIR… NE RIEN ANTICIPER ?

Que réserve le sommet européen des 29-30 juin 2012 ?

G20… plus de discours optimistes

Les Marchés

G20 …contre la souveraineté des Etats

Stratégie du choc

Le discours de Angela Merkel confirme la probabilité d’une prochaine explosion de la zone euro

 

Qui gouverne réellement la France ?*

 

 

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23 juin 2012 6 23 /06 /juin /2012 02:00

 


Cliquer pour agrandir. Ressources passé et futur en pétroles (y compris non conventionnels) des différentes régions du monde. Ici, on distingue un pic (le pic pétrolier) vers 2012. © Association pour l'Etude du Pic Pétrolier (ASPO), 2004 - http://www.futura-sciences.com/fr/news/t/developpement-durable-1/d/le-debat-sur-le-pic-petrolier-serait-inutile_20803/

 

On découvre, dit on des gisements fabuleux.

Tellement fabuleux, d'ailleurs, que les bonnes années, ils couvrent la moitié de ce qu'on a consommé ladite année.

On consomme 30 milliards de barils par an, et les découvertes étaient de 13 milliards en 2009, 19 en 2010 et 15 en 2011.

Mais ces découvertes sont extrêmes, soit en très profonds, soit en très arctiques, soit en très très lourds.
Simplement, il n'est pas possible de les extraire rapidement, et ne remplacent pas les gisements classiques.

On dit que la baisse de production commencera dès 2013. De l'ordre de - 5 à - 7 % l'an.

 

On voit les ravages sur l'économie mondiale, et on voit le caractère aussi surréaliste qu'irréaliste de certaines choses, comme le plan de "sauvetage" d'Air France...

 

Mais la consommation, dans le cas de crise, est capable de fondre bien plus vite que la production, c'est ce que j'ai toujours dit.

Le transport aérien peut disparaître en un clin d'oeil, le transport maritime fondre à toute allure, et tous les lecteurs assidus de mon blog (tous, une fois qu'on a lu une fois, la magie s'opère) peuvent en raconter les péripéties, au delà du simple quotidien...

 

Bien entendu, les crétins qui vous affirme sans rire, que "la mondialisation est un fait irréversible", font totalement abstraction de la donne "pétrole".

Sans doute pensent ils équiper les porte-containers de pédaliers, mûs par des milliers di piti chinois... (ou hindous, ou remplacer par ce que vous voudrez...), qui transporteront les sacs de riz destinés à nourrir li piti chinois et repartiront d'Amsterdam, de Hambourg ou d'ailleurs (ça c'est pas mal, il faudra que je le ressorte) sans avoir rien apporté, vu le volume que tiendront li piti chinois et leurs sacs de riz...

 

L'avenir se fera surtout, dans ce que l'on ne fera pas, c'est à dire, la consommation, qui devra être revue à la baisse, et par le recours à des ressources tout à fait locales, pour des usages locaux, et sans grandes marges d'excédents, qui permettrait de penser "marché".

 

La technologie devra se reconvertir dans des recherches locales de ressources d'énergies locales.

 

 

 


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17 juin 2012 7 17 /06 /juin /2012 03:09

 

ALERTE ROUGE : CA VA SECOUER DUR

 

Par Menthalo – Nous avons eu une information par un “initié” hier mercredi en début d’après midi,  d’une imminente sortie de l’Espagne de l’Euro. Retour à la péséta avec dévaluation de 20% et Banking holidays espagnoles peut-être dés le vendredi pour empêcher les mouvements de capitaux vers l’étranger. Pour être très exact, cette source n’a pas donné le timing précis. Il n’a pas affirmé si c’était ce week-end ou le suivant ou… Il a dit ‘imminent’.

Cette confidence vient en confirmation de différentes analyses anticipant une sortie de l’Espagne de l’Eurozone avant la Grèce, comme ici sur Marketwatch il y a 15 jours.


Deuxième alerte rouge


Hier, en début de soirée, une nouvelle alerte était donnée par Steve Quayle, informé par une des sources au cœur du système bancaire international annonçant : “Fermeture imminente des banques espagnoles, qui va s’étendre à l’ensemble des PIIGS et même en France.” Son contact annonçant que “Morgan Stanley est le prochain Lehman Brothers” … “Sortez des marchés maintenant. NOW.” Le message de Steve Quayle a été viral sur le net, il a été repris notamment par silverdoctors, si vous voulez le lire in extenso. Je vous en ferai une traduction globale demain.


Troisième alerte rouge ce matin


La société OANDA a annoncé qu’elle bloquerait toutes les négociations de ses clients sur le Forex à partir de 6.00 dimanche 17 juin en raison d’un événement potentiel majeur sur les marchés  en dehors des heures d’ouverture des bourses. (publié cette nuit par Zerohedge )

Dés la première alerte hier, j’avais contacté par mail notre ami Pascal Roussel en poste à la BEI, en lui demandant quelles pourraient être les réactions de l’Euro-Dollar en cas d’une sortie de l’Espagne de la zone Euro. Cette phrase est parfaitement claire. C’est moi qui lui ai demandé les réactions des marchés au cas où cet événement arriverait. Il n’a en aucune manière indiqué que cet événement était possible, ni attendu, loin de là. Voilà ma question et sa réponse, que je cite avec son autorisation.

question de menthalo au financier : Que se passe t’il à ton avis sur l’Euro-Dollar … hausse-baisse  si  l’Espagne sort de l’Euro brutalement ? L’Euro peut-il remonter parce qu’il est soulagé d’un fardeau ? ou au contraire L’Euro chute parce que la sortie d’un seul de ses membres casse le mythe ?
ou bien le cours chute d’abord puis remonte fortement après ?  Pas facile…
Quid si la Grèce sort d’abord et que l’Espagne suit ?  Effondrement ? ou soulagement…

Réponse de Pascal (auteur de Divina Insidia – Le Piège Divin) :

Salut Cyrille


Deux questions faciles ! Je blague car c’est tout le contraire.  Sur le marché monétaire, le cours de change est fonction 
1) de positions spéculatives d’investisseurs qui parient à la baisse et à la hausse ;
2) d’investisseurs qui ont ou vont avoir besoin de changer une devise pour faire un paiement dans une autre devise. Ici je parle carry trade par exemple mais surtout des dérivés (genre cross currency swap)
Si l’Espagne sort de l’euro…
Dans un premier temps cette annonce va provoquer une panique et une incertitude que tu ne peux pas imaginer ; donc les cours vont partir dans tous les sens. Tous les robots vont s’affoler et amplifier les mouvements. Donc pour éviter cela imaginons une fermeture des bourses, congés bancaires, énorme restriction sur les marchés monétaires le temps que le monde digère. Puis la majorité dans le monde financier en dehors de l’Espagne qui attendait des cash-flows espagnols en euro va s’inquiéter de ne pas pouvoir recevoir ces cash-flows espagnols en euros (l’Espagne va se retrouver coupée de la source d’euros). Pour compenser ces cash flows manquants, il est possible que ce monde financier vende d’autres devises pour provisionner de l’euro afin de respecter les engagements en euros. D’autre part ce monde va devoir calculer les pertes probables suites à ces cash flows manquants et pour compenser ces pertes ils vont devoir vendre des actifs en euros.
Dans ce scénario nous avons un énorme crash boursier et une remontée de l’euro suivie d’un rééquilibrage avec un fort mouvement à la baisse. Mais comme le poids du point 2 est énorme et ici il peut donner lieu a des besoins brutaux et inattendus, il est très difficile de prévoir.
Ce qui est quasi certain, c’est que tu vas voir d’énormes fluctuations, amplifiées par les banques centrales qui vont essayer (en vain) de calmer le jeu.

Si la Grèce sort en premier, l’impact sera moindre mais au moins tout le monde de la finance commencera à faire des simulations sur une sortie d’un autre membre afin de mieux anticiper. Donc cela sera sans doute un peu moins fort mais cela ne changera pas grand-chose. Désolé de ne pas pouvoir être plus précis mais il ne faut pas raisonner en termes simples : “l’euro est soulagé d’un fardeau” ou “le mythe… etc”. La question est quels seront les besoins immédiats car les pures spéculateurs ne pèseront pas lourd, ils seront balayés par les oscillations énormes des cours.

——

Dans un article sur LIESI du 20 mai, alors que l’Euro était à 1,28  je citais Ambrose Evans Pritchard qui évoquait dans l’un de ses articles un scénario plus violent pour l’EURO.

L’éventuelle sortie de la Grèce de la zone Euro créerait une première phase de panique, envoyant l’Euro à 1,20  immédiatement suivie d’une phase d’euphorie remontant l’Euro à 1,40. Mais la sortie de l’Espagne de l’Euro est autrement plus importante que la sortie de la Grèce.

Je vous recommande de relire l’article publié par LIESI lundi 11 juin, où tout était dit:  SELL-OFF A VENIR.

Si Trader Noé et moi-même avons levé le pied, c’est que tout a été dit. Vous avez été prévenus à plusieurs reprises. Nous sommes donc dans l’attente de cet événement que j’anticipais pour la semaine du 18 juin.


citation:


SELL-OFF Boursier
En quelques minutes ou en quelques heures, dans quelques jours peut être (semaine du 18 ? avant ou après ?), la bourse pourrait s’effondrer de 25 ou 30%. Cela devrait être très très brutal. On vous racontera des salades comme d’habitude : un incendie dans la salle des ordinateurs comme au Crédit Agricole, un Kerviel ou un Moby Dick en folie, un coup d’état en Grèce ou en Espagne… Tout ça n’est que mensonges pour cacher la réalité, habiller les faits crus et concrets par une nouvelle virtualité. La faillite des banques et de l’ensemble du système fiduciaire EST la réalité.
Concrètement, que va t’il se passer ? Ceux qui vont vouloir jouer cette chute des marchés ont de fortes chances de ne pas en tirer profit. Les marchés resteront ils ouverts ? Les valeurs seront elles toujours cotées ? Les banques rachèteront-elles les warrants et autres turbos aux spéculateurs ? Je ne crois pas. Peu importe.
L’Euro a des chances réelles de s’effondrer brutalement, pour moi, la semaine du 18 juin vers 1,17, peut être même pour arriver à parité. Cela n’a aucune importance, le Dollar est condamné. Il ne terminera pas l’année ..
. (fin de citation)

Si vous n’êtes pas un professionnel, ne jouez pas contre les robots fous qui vont péter les plombs.
Ne croyez pas que vos placements en mines d’or ou d’argent ou vos juniors pétrolières vont être épargnées par ce sell-off. Cela va être 2008 en pire, avec krachs successifs en cascade.
Le seul moyen de passer les 6 ou 7 mois à venir sans trop de dégâts est d’être en métaux précieux et de s’abstenir de regarder les cours pendant 6 mois.

SI l’Espagne sort de l’Euro ce week-end ou le(s) week-end(s) suivant(s), il vaudrait mieux que vous ayez un peu de cash immédiatement disponible, le frigo et le réservoir plein.
La France va t’elle revenir au franc en dévaluant également ? Nous n’en savons rien. A priori, ceux qui nous lisent depuis assez longtemps sont mieux préparés que les autres. Tout le monde va perdre. Nous aussi. Il faut savoir faire la part du feu et rester philosophe. Souvenez-vous de ce qui se passe avec un tsunami : plus la mer se retirera loin, plus la vague sera haute. Faites un parallèle avec les métaux précieux.

 Le G20

Aviez-vous noté que ce week-end, il y a également un G20 ? Il se tiendra le 18 et le 19 juin à Los Cabos au Mexique.

Ce sommet intervient au moment où l’agence de notation S&P qui a donné une note BBB- à l’Inde, menace de passer l’économie indienne et la roupie à Junk. A juste titre le Premier Ministre indien considère que cette prise de position est politique. C’est une réponse de l’oligarchie financière américaine au fait que l’Inde a continué à acheter du gaz et du pétrole à l’Iran.

La Chine a, quant à elle, fermement affirmé sa position cette semaine, en annonçant qu’elle n’allait pas diminuer ses achats vis-à-vis de l’Iran. Alors que Hilary Clinton avait dispensé de sanctions 10 pays européens et qu’elle venait de rajouter à cette liste l’Inde, la Malaisie, la Corée du Sud, le Sri Lanka, la Turquie et Taïwan, Obama vient d’annoncer qu’il ne gracierait pas la Chine. De toute évidence, il y a de très grosses négociations sous la table sur le timing de la Réforme monétaire et sur les dévaluations monétaires. Ce sommet du G20 va encore être un ring de boxe.

Le prochain sommet de la Fed, les 19-20 juin, risque fort de se passer au cœur d’une grosse tourmente.

Le logo de ce sommet, image ci-dessous, est très intéressant. Il est formé non pas d’une pyramide avec un œil, mais de 4 pyramides, qui convergent vers la lumière et ensemble forment un carré, lui-même base d’une pyramide à degré en trois dimensions. Monolithisme des uns contre le monde multipolaire des autres. Tout est dit.

 

...

 

par Éric TOUSSAINT, Damien MILLET
En accord avec les exigences du FMI, les gouvernements des pays européens ont fait le choix d’imposer à leurs peuples des politiques de stricte austérité, avec des coupes claires dans les dépenses publiques : licenciements dans la fonction publique, gel voire baisse des salaires des fonctionnaires, réduction de l’accès à certains services publics vitaux et de la protection sociale, recul de l’âge de l’accès à la retraite… Le coût des prestations des services publics augmente (transports, eau, santé, (...) lire la suite
.
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14 juin 2012 4 14 /06 /juin /2012 04:03

 

 

5 faits qui vous montrent comment l'arnaque de la dette se referme sur l'Espagne
L'arnaque planétaire de la dette continue son bonhomme de chemin. En consultant mes sources ce matin, je n'en croyais pas mes yeux. Notre système financier est bel et bien une chaîne de Ponzi géante qui écrase les peuples à grands coups de cavalerie (son produit phare). L'effondrement s'accélère à une vitesse folle: l'Espagne en ligne de mire et l'Italie dans son sillage



Jugez plutôt :

1- Bloomberg note :

"Les actions américaines ont reculé, l'optimisme sur le plan de sauvetage de l'Espagne a cédé la place au scepticisme qu'elle réussira à enrayer la crise de la dette. Dans une interview téléphonique, Matt McCormick a déclaré que:
"Beaucoup d'investisseurs ont affichés leur scepticisme. Le problème ne va pas être fixé avec ce montant. Ce n'est pas une solution, et les gens savent faire la différence. Attendez-vous à une plus grande volatilité"




 2- CNBC écrit :

"Beaucoup de gens sont préoccupés par la taille du plan de sauvetage. Nous nous attendions à quelque chose d'environ 150-200 milliards d'euros et nous n'avons eu que 100 milliards," a déclaré Phillip Streible, courtier en matières premières."
"Donc, une fois que les traders commencent à digérer les nouvelles, ils tirent profit immédiatement ou vendent massivement parce qu'ils pensent que dans 3 à 6 mois, l'Espagne va devoir revenir et demander de l'argent supplémentaire." 




3- Zéro Hedge écrit
Comme en témoigne la réaction  sur le plan de sauvetage, qui a eu une vie de 2 heures, et fut un échec complet en 6, le marché en apprend beaucoup, beaucoup plus vite que prévu. 
4- Le Prix ​​Nobel d'économie Joe Stiglitz souligne 
Les discussions de renflouements ressemblent à de la chaine de Ponzi !
Le plan européen qui consiste à prêter de l'argent à l'Espagne pour guérir certaines de ses banques ne peut pas fonctionner parce que le gouvernement et les prêteurs du pays sont interconnectés les uns aux autres.
"Le gouvernement espagnol renfloue les banques espagnoles, et les banques espagnoles renflouent le gouvernement espagnol."
Pas étonnant qu'en complément d'information, l'encyclopédie Wikipédia propose "Dette publique" à la définition du terme "Chaine de Ponzi". Si, si regardez tout en bas sur cette page !



5- William Porter du Crédit Suisse écrit
 "Le Portugal ne peut pas sauver la Grèce, l'Espagne ne peut pas sauver le Portugal, l'Italie ne peut pas sauver l'Espagne, La France ne peut pas sauver l'Italie, et l'Allemagne ne peut pas la France." 

Il affirme que la France, le FESF et le MES vont échouer dans les 2 mois.

Ce qui nous mène à la mi-Août... 
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14 juin 2012 4 14 /06 /juin /2012 03:02

 

Pourquoi ne peut-on pas sortir de l’euro sans sortir aussi de l’Union européenne ?

Pourquoi ne peut-on pas sortir de l euroUn certain nombre d’internautes, invoquant le fait que plusieurs États membres de l’Union européenne n’ont pas adopté l’euro, nous demandent si la France ne pourrait pas faire de même. L’idée sous-jacente, qui est notamment développée par le parti Debout la République (DLR), est qu’il serait possible de sortir de l’euro tout en restant dans l’Union européenne.

Rien n’est plus faux et voici pourquoi.


1) Les États qui sont dans l’UE et qui sont dans l’euro

 

Au moment où ces lignes sont écrites (en février 2011), 17 des 27 États membres de l’Union européenne ont adopté l’euro : l’Allemagne, l’Autriche, la Belgique, Chypre, l’Espagne, l’Estonie, la Finlande, la France, la Grèce, l’Irlande, l’Italie, le Luxembourg, Malte, les Pays-Bas, le Portugal, la Slovaquie et la Slovénie.

Ces 17 États ont ratifié le traité de Maastricht sans formuler de réserve sur la monnaie unique et ont donc appliqué les engagements internationaux auxquels ils avaient souscrit.

(On peut noter, à titre de curiosité, que 5 micro-États qui ne sont pas membres de l’Union européenne – Monaco, Saint-Marin, le Vatican, Andorre et le Kosovo – ont néanmoins également officialisé l’utilisation de l’euro sur leur territoire, pour des raisons pratiques.)


2) Les États qui sont dans l’UE et qui ne sont pas dans l’euro

 

Il y a donc 10 des 27 États membres de l’UE qui ne sont pas dans l’euro. Ces dix États se classent en 3 groupes :

 

1er groupe : les États membres qui ont ratifié le traité de Maastricht avec une clause d’exemption de la monnaie unique

Ce groupe ne compte que 2 États sur 27 : le Royaume-Uni et le Danemark.

Ces 2 États ont suivi une procédure différente pour parvenir à ce même résultat :

 

1.1. – Le Royaume-Uni

En 1991, pendant les négociations qui devaient aboutir au traité de Maastricht, le gouvernement britannique imposa à ses partenaires une clause d’exemption capitale : le nouveau traité devrait lui reconnaître le droit de conserver sa monnaie nationale, la livre sterling, et cela sans limitation de durée. Le gouvernement de Londres, prenant appui sur l’hostilité farouche d’une écrasante majorité de Britanniques à l’abandon de la livre sterling, fit savoir que c’était à prendre ou à laisser.

Les autres États membres auraient théoriquement pu refuser cette exigence britannique. Il aurait d’ailleurs suffi d’une seule opposition – celle de la France par exemple – pour que la demande de Londres soit rejetée. Cela aurait alors signifié que le Royaume-Uni aurait quitté le processus de « construction européenne », ou du moins qu’il serait resté en dehors de l’Union européenne. Mais, pour les Américains qui pilotent l’ensemble du processus de la prétendue « construction européenne » en sous-main depuis la fin de la Deuxième Guerre mondiale, une telle éventualité était exclue car elle risquait de remettre en cause l’ensemble de leur stratégie d’asservissement du continent européen à leur profit.

Sous l’effet d’intenses pressions en coulisses, les autres États membres– y compris la France dirigée par François Mitterrand – cédèrent donc en acceptant que le Royaume-Uni entre dans l’UE sans adopter la monnaie unique. Cette exemption est appelée une « réserve » dans le droit des traités. Le Royaume-Uni a donc ratifié ensuite le traité de Maastricht avec cette réserve reconnue par tous les autres États membres. D’un point de vue juridique, le Royaume-Uni peut en conséquence rester dans l’Union européenne sans jamais participer à la monnaie unique.

1.2. – Le Danemark

Le Danemark n’avait pas procédé de la même façon puisque le gouvernement de Copenhague avait accepté, dans un premier temps, l’abandon de la couronne danoise et l’adhésion du royaume à la monnaie unique.

Cependant, la ratification du traité de Maastricht ainsi négocié, qu’il avait soumise par référendum, fut rejetée par le peuple danois le 2 juin 1992. Le Non recueillit 50,7 % et le Oui 49,3 %, avec un taux de participation très élevé de 83,1 % (cf. par exemple http://europa.eu/legislation_summaries/economic_and_monetary_affairs/institutional_and_economic_framework/l25061_fr.htm)

Ce référendum danois, intervenant au début du processus de ratification par les 15 États membres de la CEE de l’époque, sema la consternation dans les cercles dirigeants euro-atlantistes car il risquait de faire tache d’huile. Les Américains et les dirigeants européistes du continent firent donc des pressions considérables sur le gouvernement danois pour qu’il fasse revoter ses concitoyens.

Cependant, les gouvernements scandinaves ont conservé un respect de la démocratie plus important que dans d’autres États d’Europe. À la différence de la forfaiture opérée par le gouvernement français en 2008 (qui a osé faire ratifier par voie parlementaire le même texte, à quelques détails près, que la Constitution européenne rejetée par référendum en 2005), le gouvernement danois se livra, au cours du second semestre 1992, à une étude approfondie de la situation créée par le rejet populaire. Il parvint à la conclusion qu’il ne pourrait décemment proposer aux électeurs de les faire revoter qu’à la condition que le nouveau texte soit substantiellement différent du premier.

Le gouvernement danois estima que, pour satisfaire aux vœux d’une majorité de son peuple, le Danemark ne pourrait ratifier le traité de Maastricht que s’il obtenait, de la part de ses partenaires, quatre dérogations fondamentales :

1)       la non-adoption de la monnaie unique,

2)       le refus de participer à une défense européenne commune,

3)       le refus d’une coopération judiciaire européenne,

4)       et le refus du principe de la « citoyenneté européenne ».

Des négociations sur ces bases s’ouvrirent donc avec les 14 autres partenaires du Danemark (lequel était fortement soutenu, on s’en doute, par le Royaume-Uni). Ces négociations aboutirent à la « Déclaration d’Édimbourg », lors du Conseil européen tenu dans cette ville d’Écosse les 11 et 12 décembre 1992.

Dans cette Déclaration, le Conseil européen décida qu’il avait « arrêté des dispositions pour répondre aux préoccupations danoises qui s’appliqueront uniquement au Danemark et à aucun autre État membre, ni présent, ni futur. En ce qui concerne le passage à la troisième phase de l’UEM, la déclaration arrête la décision suivante :

  • conformément au protocole sur certaines dispositions relatives au Danemark, celui-ci a notifié qu’il ne participerait pas à la troisième phase de l’UEM. En conséquence, le Danemark ne participe pas à la monnaie unique ;
  • le Danemark n’est pas tenu par les règles concernant la politique économique qui s’appliquent aux États membres de l’UEM ;
  • le Danemark conserve ses compétences dans la politique monétaire conformément à ses lois nationales ;
  • le Danemark participe pleinement à la deuxième phase de l’UEM et continue de participer à la coopération en matière de taux de change dans le cadre du système monétaire européen (SME) ;
  • le Danemark conserve sa capacité de mener sa propre politique en matière de répartition des richesses et de prestations sociales. »

cf. http://europa.eu/legislation_summaries/economic_and_monetary_affairs/institutional_and_economic_framework/l25061_fr.htm

Suite à cette « Déclaration » – qui revenait donc d’un point de vue juridique à introduire des « réserves » au bénéfice du Danemark dans le traité de Maastricht -, le gouvernement danois procéda en effet à un deuxième référendum. Celui-ci eut lieu le 18 mai 1993 et se solda par une approbation du traité, avec 56,7 % de Oui contre 43,3 % de Non et une participation très forte de 86,5 %.

On doit souligner ici que cette procédure commit une forfaiture en termes juridiques vis-à-vis des autres États membres de l’Union européenne qui, tels la France, avaient déjà ratifié le traité de Maastricht. En effet, lorsque les Français se prononcèrent, avec une très faible majorité de 51 % des votants en faveur du traité de Maastricht le 20 septembre 1992, ils le firent sur la foi d’un texte qui n’incluait pas les « réserves » qui allaient ensuite être concédées au royaume de Danemark. En droit, il aurait donc fallu faire revoter les Français pour ratifier une nouvelle fois le traité ainsi modifié (de même que tous les autres États auraient dû le ratifier de nouveau en ces nouveaux termes).

On notera au passage que la victoire du Oui à ce deuxième référendum au Danemark suscita une vague d’émeutes très inhabituelles dans le pays, notamment dans les régions de Nørrebro et de Copenhague. Encerclée par la foule des manifestants qui estimaient qu’un deuxième vote était attentatoire au principe même de la démocratie, la police tira dans la foule et 11 personnes furent ensuite hospitalisées pour des blessures graves découlant de ces tirs à balles réelles.

On doit enfin noter que, suite au passage de 11 États membres à la monnaie unique sous forme d’échanges interbancaires 1er janvier 1999, le gouvernement danois, toujours sous la pression de ses pairs, a décidé d’organiser un troisième référendum sur l’entrée du Danemark dans la troisième phase de l’UEM, visant ainsi à mettre fin à la dérogation dont il bénéficie. Ce référendum s’est tenu le 28 septembre 2000 et a vu l’adoption de l’euro rejetée par 53,1 % des votants, avec une participation très forte de 86 % des électeurs.

2ème groupe : les États membres qui ont ratifié le traité de Maastricht sans clause d’exemption de la monnaie unique mais sous la réserve de son adoption par référendum ultérieur

Ce groupe ne compte qu’un seul État sur 27 : la Suède.

Lorsque la Suède est entrée dans l’Union européenne en 1995, le traité de Maastricht était déjà entré en vigueur depuis plus d’un an (le 1er novembre 1993). Dans ces conditions, elle n’était pas en position d’exiger une clause d’exemption de la monnaie unique à son profit, comme l‘avaient obtenue le Royaume-Uni et le Danemark, l’un et l’autre avant l’entrée en vigueur du traité de Maastricht. Du reste, et comme nous venons de le rappeler, la « Déclaration d’Édimbourg » du 12 décembre 1992 avait bien précisé que « les dispositions adoptées pour répondre aux préoccupations danoises s’appliqueront uniquement au Danemark et à aucun autre État membre, ni présent, ni futur ».

La Suède a donc ratifié le traité de Maastricht sans réserve. D’un point de vue strictement juridique, et à la différence du Royaume-Uni et du Danemark, la Suède s’est donc « définitivement » engagée, en 1995, à adopter la monnaie unique, tôt ou tard et quoi qu’il arrive.

Cependant, sachant pertinemment que de très nombreux Suédois, probablement majoritaires, étaient viscéralement hostiles à l’abandon de leur monnaie nationale, la couronne suédoise, le gouvernement de Stockholm fut contraint de faire un geste envers son opinion publique. Afin de calmer les tensions, il décida de ne pas faire partie des premiers États à adopter l’euro en 1999.  Après avoir obtenu l’accord des autres États membres de l’Union européenne sur ce qu’il leur présenta seulement comme une astuce de procédure, le gouvernement suédois annonça qu’il consulterait les électeurs pour cela par référendum plus tard, lorsque la monnaie unique européenne circulerait concrètement sous forme fiduciaire dans les pays l’ayant adoptée.

La formule bancale ainsi retenue était porteuse en germe d’un redoutable problème institutionnel : qu’arriverait-il si les Suédois refusaient ensuite par référendum cet euro que les élites du pays s’étaient imprudemment engagées à adopter, quoi qu’il arrive, au moment de la ratification du traité de Maastricht ?

La classe politique suédoise pro-européenne préféra ne pas regarder ce problème en face. Sous l’effet de la méthode Coué, elle s’était en effet persuadée que l’arrivée de pièces et de billets en euros chez les principaux partenaires de la Suède susciterait un enthousiasme tel dans toute l’Europe que les Suédois souhaiteraient rejoindre sans tarder « l’aventure » de la monnaie unique. Et que cet enthousiasme permettrait alors de remporter le référendum haut la main.

Or ce plan fut déjoué par les électeurs. En dépit d’une campagne d’intimidation psychologique intense que François Asselineau rappelle dans sa conférence « Faut-il avoir peur de sortir de l’euro ? », les Suédois refusèrent d’adopter la monnaie unique européenne lors du référendum du 14 septembre 2003 (par 57,3 % de Non et 81,2 % de participation).

Depuis lors, la Suède se trouve dans une situation contradictoire : d’une part elle est juridiquement tenue d’adopter la monnaie unique du fait de sa ratification du traité de Maastricht sans réserve ; mais d’autre part, le peuple souverain s’est exprimé et a rejeté cette adoption avec un score ne prêtant pas à discussion.

L’idée des responsables européistes, d’ailleurs explicitement annoncée en Suède et ailleurs, est de faire revoter les Suédois ultérieurement. Cependant, les résultats catastrophiques de la zone euro et l’amoncellement des problèmes posés par l’euro à partir de la crise grecque du printemps 2010 ont repoussé pour l’instant sine die une seconde consultation référendaire des Suédois. Dans les circonstances actuelles, le rejet de la monnaie unique serait plus cinglant encore qu’en 2003.

3ème groupe : les États membres qui ont ratifié le traité de Maastricht sans clause d’exemption de la monnaie unique mais qui ne remplissent pas encore les « critères de convergence » pour adopter l’euro

Les 7 États, non encore mentionnés précédemment parmi les 27 États, sont dans ce cas : la Bulgarie, la Hongrie, la Lettonie, la Lituanie, la Pologne, la République tchèque et la Roumanie. Ils se sont engagés à adopter l’euro quoi qu’il arrive en ratifiant le traité de Maastricht en 2004, mais ils ne remplissent en théorie pas encore les contraintes techniques dites « critères de convergence » qui leur permettraient d’adopter l’euro.

Ce retard technique a parfois bon dos. Il semble en effet que quelques États – tout spécialement la République tchèque – remplissent d’ores et déjà les « critères de convergence » mais qu’ils tardent à adopter l’euro. Certains traînent les pieds pour des raisons économiques – au vu de la catastrophe ambiante dans la zone euro – et pour des raisons politiques : comme le prévoyaient ses détracteurs, la monnaie unique a bien pour effet de retirer de façon accélérée aux peuples tout leur pouvoir de choix en matière budgétaire, sociale, fiscale, etc.

Ainsi, la République tchèque, qui avait annoncé à l’origine qu’elle entrerait dans la zone euro en 2012, a suspendu cette perspective en 2007 et fait désormais savoir que cette adoption n’aura pas lieu avant 2015 au plus tôt… En fait, il existe une opposition écrasante de la population tchèque à l’adoption de l’euro et l’on peut se demander si, comme la Suède, la République tchèque n’a pas vocation à rester dans un imbroglio juridique.


Conclusion

Le cas de la France ne peut se comparer à aucun des États qui ne sont pas dans l’euro tout en étant dans l’UE :

- en droit international, les « réserves » à un traité doivent se faire AVANT la ratification. Une fois qu’un traité est ratifié, on ne peut plus revenir en arrière, sauf à dénoncer le traité. La France ne peut donc en aucun cas annoncer juridiquement qu’elle adopte, par exemple, la même position que le Royaume-Uni vis-à-vis de l’euro.

- en effet, à la différence du Royaume-Uni et du Danemark, la France n’a fait aucune réserve AVANT la ratification du traité de Maastricht en 1992. Elle a donc ratifié ce traité AVEC le principe de la monnaie unique et elle est donc tenue d’en respecter juridiquement les engagements internationaux, tout comme l’Allemagne, l’Espagne, l’Italie, le Portugal, les Pays-Bas, l’Autriche, la Grèce, la Belgique, etc. Du reste, la Déclaration d’Édimbourg du 12 décembre 1992 a bien précisé que les dérogations obtenues par le Danemark AVANT sa ratification « s’appliqueront uniquement au Danemark et à aucun autre État membre, ni présent, ni futur ». A fortiori ne peuvent-elles pas s’appliquer APRÈS.

- à la différence de la Suède et des 7 États de l’Est qui n’ont pas encore adopté l’euro, la France l’a bel et bien adopté, sous forme d’échanges interbancaires à partir de 1999 et sous forme fiduciaire à partir de 2002.

En conclusion, il importe de souligner que le traité de Maastricht ne prévoit aucune clause de sortie de l’euro. L’adoption de la monnaie unique y est même présentée comme « irrévocable » (l’article G du Titre II du traité de Maastricht mentionne en effet expressément « la fixation irrévocable des taux de change conduisant à l’instauration d’une monnaie unique »).

Dès lors, la seule voie de sortie juridique de l’euro pour la France réside dans la dénonciation de l’ensemble des traités européens, en vertu de l’article 50 du traité sur l’Union européenne (TUE), suite aux modifications introduites par le traité de Lisbonne.

 

C’est la seule position correcte du point de vue économique, monétaire et juridique.

Et c’est pour cela que c’est la position de l’Union Populaire Républicaine.

—-

POST SCRIPTUM

À titre de curiosité finale, on remarquera à quel point la position du parti politique Debout La République (DLR) est absurde sur cette question puisque ses responsables affirment vouloir faire sortir la France de l’euro, transformer celui-ci en une « monnaie commune » (c’est-à-dire un étalon de change entre monnaies nationales), le tout en restant dans l’Union européenne.

Une telle proposition est :

- impossible juridiquement puisque le TUE ne dispose d’aucune clause de sortie de l’euro ou de sa transformation en un simple étalon de change qualifié de « monnaie commune » : une telle proposition ne pourrait être viable juridiquement que si l’UNANIMITÉ des 27 États membres de l’UE convenaient de modifier de fond en comble les traités, puis de les ratifier à l’unanimité, le tout sous le regard bienveillant des États-Unis d’Amérique qui supervisent toute l’opération en sous-main. Autant dire que cette proposition est totalement inapplicable dans le cadre juridique existant.

- très dangereuse éthiquement et politiquement puisque cette proposition ne pourrait donc voir le jour que par un coup de force juridique, la France décidant de violer les traités européens qu’elle a ratifiés. Notre pays peut certes violer le droit international. Mais, outre l’image désastreuse qui en résulterait pour l’image mondiale de la France, cette option serait beaucoup plus hasardeuse et violente que la proposition de l’UPR qui entend, pour sa part, rester strictement dans le cadre de la légalité internationale, en faisant simplement jouer la clause de sortie de l’UE en vertu de l’article 50 du TUE. Qui est l’extrémiste : celui qui, comme DLR, compte violer le droit international ? ou l’UPR qui entend le respecter ?

- absurde logiquement : à supposer que la France décide de violer le traité de Maastricht en sortant unilatéralement de l’euro sans dénoncer auparavant les traités européens dans les formes juridiques, qui peut croire qu’elle pourrait continuer à rester membre de l’UE comme si de rien n’était ? Que vaudrait sa présence et comment nos partenaires la tolèreraient-ils au sein de l’UE alors même qu’elle viendrait d’en violer une disposition capitale tout en violant sa propre parole ? Qui peut imaginer que les 16 autres États qui ont adopté l’euro accepteraient de transformer celui-ci en un simple étalon de change et de recréer leur monnaie nationale pour complaire à la France qui viendrait de leur faire un bras d’honneur ?

Les propositions de Debout la République ne tiennent tout bonnement pas debout.

à lire également

 

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12 juin 2012 2 12 /06 /juin /2012 10:29

 

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Le FMI parle de la rigueur et de la nécessité de presser les peuples comme du citron afin de rembourser les intérêts des dettes contractées par des gouvernements viles au MARCHE, c’est-à-dire aux familles oligarchiques à l’origine de la création du FMI, comme de bien d’autres organisations supranationales. Toutes ces entités servent à une seule chose : entériner des décisions prises, discrètement, par des puissantes familles. Ces entités supranationales, œuvrant à l’édification du Nouvel Ordre Mondial, emploient des fonctionnaires dont les plus importants ont pour mission de faire avancer le programme. Ces employés sont bien évidemment grassement rémunérés, ce qui permet d’exiger d’eux les pires décisions d’un point de vue humain.


http://liesidotorg.wordpress.com/2012/06/09/les-remunerations-des-fonctionnaires-du-cartel-bancaire-en-temps-de-crise-sont-elles-indecentes/

 

http://vivresansogm.org/archivesartemisi/index.html  

 

Sur le Liesi,

Trader Noé – Analyse du 12 juin 2012

Hier matin nous avions écrit : pour que l’indice E-mini SP 500 poursuive sa hausse, il fallait absolument casser la première résistance à 1345 points. Ce fut un échec et ceci nous rappelle les points écrits la semaine dernière disant que la rupture des 1285-1280 points fragilisera davantage la tendance avec une forte accélération baissière à la clé.
De même l’indice CAC 40 (pas le Future CAC 40) pourrait glisser vers 2950 points pour regagner très rapidement son plus bas à 2918 points environ.
La rupture de ce seuil déclencherait alors une nouvelle accélération vers 2750 points voir 2460-2350 points rapidement.

Ce qui est inquiétant c’est de voir les bancaires comme Bankia et Bankinter perdre 15 % par rapport au cours d’ouverture de la séance d’hier.
Un feu de paille…

La lance à incendie n’est plus assez grosse, un organisme supranational devra sortir de sa caserne pour jouer le temporisateur d’explosion.

L’agence de notation Fitch a encore dégradé les banques Espagnoles (Santander et BBVA).

Mais le plus inquiétant c’est peut être la situation Italienne. (Imotus l’avait bien mentionné d’ailleurs).  Les agences pourraient s’exprimer, tendons l’oreille.

Banco Popolare abandonnait pratiquement 6 % à 0.91 euro. Il faut dire que la rupture du support phare des 0.85 euro déclencherait une nouvelle phase d’accélération vers 0.7-0.2 euro.

De même le titre Unicredit se rapproche du pivot phare à 2.3 euros. Sa rupture pourrait déclencher une accélération vers les 2 et 0.5 euros.

Pour Generali, l’analyse de fond reste semblable à ce que nous écrivions dernièrement. Cela suit les deux banques précédentes.

Le fait que l’indice E-mini SP 500 ait calé sur la zone forte de résistance 1345-1350 n’est pas un bon signe.

 
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Publié par le 12 juin 2012 dans Non classé

 

Une confidence oubliée…

Le 9 mai 2012, dans un message adressé au peuple et au parlement du pays, le président biélorusse Alexandre Loukachenko a évoqué le contenu d’un entretien avec Mouammar Kadhafi :

“D’après ce que M.Kadhafi m’a dit lui-même lors de sa visite (à Minsk), M.Sarkozy a bénéficié d’un financement à hauteur de 100 millions de dollars, et non de 50 millions de dollars, pour sa campagne électorale de 2007″.

N. Sarkozy a démenti ces allégations.

 
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Publié par le 12 juin 2012 dans Non classé



 

Trader Noé – Point sur le SP 500

L’indice E-mini SP 500 a franchi la première zone de résistance des 1327 points. Désormais, pour poursuivre la hausse, il faudra que celui-ci franchisse la résistance des 1345 points. Au-dessus de ce seuil, l’indice pourrait se rapprocher des 1410 points. De toutes les façons, pour une vraie poursuite de la hausse il est impératif que l’indice franchisse la résistance des 1600 points.

Pour des raisons personnelles il m’est très difficile de poursuivre le flux d’analyse habituelle. Je ne vous abandonne pas pour autant. Afin de maintenir une collaboration que j’estime précieuse avec la rédaction de LIESI, je tacherai de faire régulièrement un point sur un indice ou valeur par jour PLUS une ou plusieurs alertes si je vois quelques chose d’intéressant dans la journée. Je tiens à féliciter Menthalo pour son travail, même si nos méthodes sont totalement différentes. Bon courage aux lecteurs du blog.

 
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Publié par le 11 juin 2012 dans Non classé

 

Menthalo – SELL-OFF A VENIR

SELL-OFF

Imaginez que les bourses s’effondrent de 35% en 14 minutes partout dans le monde la semaine prochaine.

Impossible ? Détrompez-vous ! Le 6 mai 2010, un flash krach a fait perdre 700 pts au DJ entre 14H42 et 14H52, entrainant toutes les bourses dans sa chute.

La semaine dernière, Menthalo révélait que les Majors n’arrivaient plus à manipuler les cours de l’or comme elles le faisaient auparavant. Un acheteur plus rapide réussissait à s’interposer entre les grandes banques habituées à se vendre l’une l’autre de grandes quantités d’or pour faire baisser les cours. De ce fait, le nouvel acheteur avait réussi à déposséder ces grandes banques de 20.000 tonnes d’or, les mettant inévitablement en faillite, car personne, absolument personne n’est capable de livrer 20.000 tonnes d’or. Depuis lors, le Président des Etats-Unis et le gouverneur de la Fed ont cherché les moyens de couvrir le CME et le LME en les classant “systémiques”. C’est comme maquiller un cadavre, pour qu’il ait l’air moins mort.

Cette émission sur le “trading algorythmique” est passée sur  ”France 2″ vendredi 8 juin 2012. Comme toujours, “ils” nous préviennent de l’événement à venir. A vous de décoder.

Le premier point, c’est que cette émission démontre que mon analyse était juste pour l’or. Il suffit d’une puce plus rapide, d’un câble plus conducteur en argent par exemple, d’un PC plus performant pour gagner des pico-secondes (millionième de millionième) et jouer gagnant sur les marchés dominés par les robots-traders.

Le deuxième point, c’est que le système bancaire et monétaire est MORT. Son dernier souffle a été rendu probablement en avril. Le corps est actuellement sous monitoring, respirateur artificiel, pompe sanguine extérieure, dialyse, etc… Electro-encéphalogramme plat depuis deux mois, plus la moindre lueur d’intelligence, pas plus que de lueur d’humanité dans le regard de Von Rompuy.

Dans les jours qui viennent, cette mort clinique pourrait vous être révélée au grand jour de différentes façons.

SELL-OFF Boursier

En quelques minutes ou en quelques heures, dans quelques jours peut être (semaine du 18 ? avant ou après ?), la bourse pourrait s’effondrer de 25 ou 30%. Cela devrait être très très brutal. On vous racontera des salades comme d’habitude : un incendie dans la salle des ordinateurs comme au Crédit Agricole, un Kerviel ou un Moby Dick en folie, un coup d’état en Grèce ou en Espagne… Tout ça n’est que mensonges pour cacher la réalité, habiller les faits crus et concrets par une nouvelle virtualité. La faillite des banques et de l’ensemble du système fiduciaire EST la réalité.

Concrètement, que va t’il se passer ? Ceux qui vont vouloir jouer cette chute des marchés ont de fortes chances de ne pas en tirer profit. Les marchés resteront ils ouverts ? Les valeurs seront elles toujours cotées ? Les banques rachèteront-elles les warants et autres turbos aux spéculateurs ? Je ne crois pas. Peu importe.

L’Euro a des chances réelles de s’effondrer brutalement, pour moi, la semaine du 18 juin vers 1,17, peut être même pour arriver à parité. Cela n’a aucune importance, le Dollar est condamné. Il ne terminera pas l’année, disait Lindsey Williams… Terminera t’il l’été ?

FIN DE VOS LIBERTES

L’Or s’effondrera t’il ? Nul ne sait, mais ceux qui auront attendu pour investir, en espérant acheter plus bas, pourraient avoir fait un très mauvais calcul.

Les Banques, qui n’auront pas été fermées, ne devraient plus laisser les investisseurs sortir leur trésorerie en cash pour acheter des Napoléons ou des Hercules. Vous pourrez, peut être, acheter de l’or-papier (ETF ou comptes métal), sous la haute autorité de la Banque Solidaire et Fraternelle, mais vous ne verrez plus la couleur de vos pièces ou de vos lingots. Quant à vos plus values sur cet investissement, elles seront sérieusement imposées. D’une manière générale, votre trésorerie sera contrôlée. Le jour où vous souhaiterez profiter de vos économies placées en assurance-vie ou autres produits d’épargne, vous allez avoir des surprises désagréables, mais après tout, il faut bien vous montrer “solidaire et fraternel” avec l’Etat qui vous dirige et qui connait des difficultés financières.

Cet or, que vous ne pourrez plus acheter, est amené à s’envoler, au fur et à mesure que les banques centrales dévalueront la monnaie pour payer leurs dettes. Mais qu’en faire puisque personne n’aura plus de cash et que l’Etat vous le rachète à un  prix fixe dérisoire ?

Pour Bix Weir, l’effondrement du système et le changement de paradigme se situe entre la fin du printemps et le début de l’été. Le passage de l’un à l’autre est le 21 juin.

Simone Wapler écrivait à ses abonnés vendredi soir, “l’appel du 22 juin” chute des actions, des obligations, de l’or… menace d’éclatement de la zone euro… nouvelle donne politique et fiscale en France.

Menthalo préfère “la Pelle du 18 juin”. Lendemain des élections grecques et françaises. Veille de la réunion de deux jours de la Fed, le pompier pyromane. Une date fétiche, par ailleurs, pour les amateurs de numérologie.

CAC

Dans le courant de la semaine dernière, voyant qu’ « ils » avaient forcé la hausse en passant chaque résistance à l’ouverture par un « gap », en ouvrant au-dessus, j’avais émis l’hypothèse que si on cassait le canal baissier hebdomadaire, « ils » nous préparaient peut être une E.T.E. (voir LIESI en ligne) Mais une bougie hebdomadaire n’a de sens que lorsqu’elle est terminée… Que dit-elle aujourd’hui ?

La semaine s’est terminée avec un recul du CAC, qui vient clôturer pile poil à l’intérieur du canal baissier. Echec de la hausse ! Le CAC n’a réussi qu’à consolider la grande baisse depuis mi-mars de 23,6% de Fibonacci, bloqué par la résistance à 3100, il réintègre le canal. Ces 4 bougies hebdomadaires bloquant sur la même résistance, sont inquiétantes : quadruple top ? Nous verrons lundi si on franchit le cap à la hausse pour un nouveau gap.

Les Bulls pourraient dire que la journée de vendredi n’était qu’une consolidation de 50% de la hausse de la semaine, et que le CAC après cette respiration pourrait s’envoler vers ses objectifs. Comme les cours sont totalement forcés, ils peuvent toujours pousser la hausse à 3180 ou 3400 ou laisser chuter, voire aider à chuter. Je vous recommande de rester à l’écart. Ne jouez pas.

Cette analyse ne reflète que le point de vue de son auteur sur un des scénarios possibles dans la crise actuelle… et ne doit pas être interprété comme une incitation à jouer en bourse, ou avoir des comportements inciviques, vis-à-vis de la Banque Solidaire et Fraternelle ou de nos frères des loges, les Gentils Organisateurs de ce nouveau paradigme… et dans paradigme, il y a “gme”.

…bla-bla-bla…

Je vous recommande aussi cette vidéo, qui explique le “deleveraging”, excellente malgré quelques imperfections secondaires.

 
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Publié par le 11 juin 2012 dans Non classé

 

Menthalo – HSBC

Publicité pour HSBC en Grande Bretagne (envoyée par Olivier)

L’enfant joue avec une pyramide illuminati, une pagode qui représente la Chine, un éléphant (l’Inde), une poupée russe (Moscou), un taxi jaune (New York), qui cache une cabine téléphonique rouge (Grande Bretagne), un chat peut être précolombien ou égyptien ? , et met son argent dans une tirelire étrange qui ressemble à un observatoire astronomique(?) ou à une folie architecturale genre Brazilia.

Ils sont universels ces gens-là.

 
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Publié par le 11 juin 2012 dans Non classé

 

L’été espagnol promet…

Comme annoncé, les interventions massives de la BCE, de décembre 2011 et février 2012, ont essentiellement permis de gagner du temps. Elles ont du même coup fragilisé la qualité de ses actifs ! Suite aux deux plans d’injections monétaires de Mario Draghi dans le circuit bancaire européen, la Bundesbank (banque centrale allemande) a contre-attaqué en rendant impossible de nouvelles mesures de ce genre. Un initié de Francfort a confié que les banquiers centraux allemands étaient paniqués à la lecture du bilan de la BCE. Les Allemands encourent de très lourdes pertes si jamais l’euro venait à éclater et s’opposent donc à la poursuite de cette politique afin de se protéger.

Finalement, de l’avis des économistes fabiens pro-mondialistes, la décision des banquiers centraux européens (sous la présidence de Mario Draghi, ancien employé de Goldman Sachs) d’injecter MILLE MILLIARDS d’euros dans le circuit bancaire, a assuré le sauvetage des banques de l’Ouest. Quelques-unes sont cependant dans de sales draps, mais la chute de la Grèce n’est plus un risque systémique pour les banques européennes. Désormais, la Grèce peut techniquement faire faillite et sortir de la zone euro sans provoquer un désastre.

 En attendant, les conditions de remboursement imposées à la Grèce par ses créanciers sont absolument INTENABLES. Les politiques meurtrières d’austérité rappellent celles que les vainqueurs imposent aux vaincus à la fin d’une guerre. Aujourd’hui cette politique décidée par les instances supranationales prend la forme d’une politique de TRIAGE SOCIAL. Depuis quelques semaines, on voit même apparaître en Grèce les premiers camps de détention destinés à parquer les gens errants !

Logiquement, ce type de politique mène soit à une dictature, soit à une révolution, à moins que l’Etat ne se réapproprie le droit de battre une nouvelle monnaie, créée sans dette. Mais, de cette solution de bons sens, celle du seul Prix Nobel français d’économie, Maurice Allais, l’idée même semble avoir disparu : nulle voix autorisée ne l’évoque.

TOUT SE MET EN PLACE

Et les choses ne semblent pas s’arranger puisque les agences de notation s’en prennent ouvertement à l’Espagne. GRECE + ESPAGNE, cela devient du « lourd ».

L’Espagne est la quatrième économie de la zone euro, dont elle représente 12% du PIB total, contre seulement 6% pour l’Irlande, le Portugal et la Grèce réunis. Les plans de sauvetage de ces trois pays ont coûté respectivement 85 milliards, 78 milliards et 292 milliards d’euros… ce qui laisse augurer d’un coût encore plus élevé pour Madrid.

Madrid milite pour que le fonds de secours européen, le futur MES, soit autorisé à recapitaliser directement les banques espagnoles : cette aide ponctuelle serait ainsi bien éloignée d’un plan de sauvetage, qui place lui le pays sous tutelle d’institutions internationales. Comme par hasard, le MES entrera en fonction en JUILLET 2012… au bon moment.

Pour aller dans le sens de cette solution, on apprend que l’Espagne est même prête à céder plus de sa “souveraineté, particulièrement dans le domaine budgétaire”, a indiqué le chef du gouvernement Mariano Rajoy, plaidant pour une “autorité budgétaire européenne” qui mènerait “un contrôle centralisé des finances”. TOUT SE MET EN PLACE…

Dans le numéro 256 de LIESI, nous nous concentrerons sur une énorme arnaque, peaufinée depuis 2008 par les cercles éminents de Bruxelles… à une époque où PERSONNE ne parlait de problème de dettes souveraines en Europe… Nous verrons que les politiciens espagnols, comme les autres, ont permis ce qui arrive aujourd’hui et nous arrivons à l’heure des grandes REFORMES.

PAS DE GRANDES REFORMES… SANS CHUTE DES BANQUES… ET DES ÉTATS

S’agissant de l’Espagne et de ses banques, on nous assomme avec des chiffres incroyables : les analystes chiffrent entre 60 et 200 milliards d’euros les besoins de l’Espagne pour redresser ses banques. En réalité, les chiffres dont on parlera bientôt seront ceux issus du résultat de l’examen actuellement mené par les agences externes et dites objectives, et aussi du FMI, que nous aurons bientôt.

Le FMI rendra son rapport le 11 juin. Environ une semaine plus tard les cabinets de consultants Roland Berger et Oliver Wyman dévoileront leur propre audit. Tout cela avant les élections du 17 juin. Attendez-vous donc, pour l’Espagne, à une avalanche de  résultats dans la seconde quinzaine de juin. Même les cabinets étrangers participeront à cette saga de résultats. Citons quatre cabinets : Deloitte, KPMG, PwC et Ernst&Young. Ils peaufinent les besoins du secteur bancaire espagnol, affaibli par son exposition au secteur immobilier…

Là, en Espagne, comme aux Etats-Unis, les grosses têtes ignoraient que toutes les grosses bulles finissent par IMPLOSER… Voilà l’utilité des grandes réunions des grosses têtes destinées à “anticiper”… Et après cela, on veut faire croire que ces crises suivent le cours du hasard.

 
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Publié par le 10 juin 2012 dans Non classé

 

Les rémunérations des fonctionnaires du cartel bancaire en temps de crise sont-elles indécentes ?

Après avoir exprimé son incompétence au grand jour lorsqu’elle était ministre des Finances de la France, Mme Christine Lagarde, annonçant une reprise qui ne pointera JAMAIS le bout du nez, devient LA présidente du FMI. Elle s’est récemment exprimée au sujet de la Grèce et ses propos ont soulevé une tempête de protestation.

Le FMI parle de la rigueur et de la nécessité de presser les peuples comme du citron afin de rembourser les intérêts des dettes contractées par des gouvernements viles au MARCHE, c’est-à-dire aux familles oligarchiques à l’origine de la création du FMI, comme de bien d’autres organisations supranationales. Toutes ces entités servent à une seule chose : entériner des décisions prises, discrètement, par des puissantes familles.

Ces entités supranationales, œuvrant à l’édification du Nouvel Ordre Mondial babélien, emploient des fonctionnaires dont les plus importants ont pour mission de faire avancer le programme des sociétés secrètes mondialistes. Ces employés de Mammon sont bien évidemment grassement rémunérés, ce qui permet d’exiger d’eux les pires décisions d’un point de vue humain.

En pleine période de crise, Mme Lagarde a donc remplacé DSK. On jugeait déjà indécent le salaire de DSK, mais le salaire de Mme Lagarde fut AUGMENTE  !

Cette politicienne, bien sûr guidée par le bien commun, n’a rien trouvé à redire. Comme bien d’autres de ses amis de la gauche caviar, elle a compris que la crise c’était pour les autres. Lors de sa prise de fonction, l’institution avait indiqué qu’elle toucherait un salaire de 551 700 dollars annuels (380.000 euros)… Soit environ 30 000 dollars de plus que le dernier salaire de DSK !

En outre, elle bénéficie d’une allocation pour frais de représentation (sans justificatifs) de 83 760 dollars par an. Jean-Luc Mélenchon, l’homme de la Haute finance au service des pauvres, s’en prend à l’Eglise orthodoxe grecque mais comme souvent, il se trompe de cible, aveuglé par sa haine de son Créateur. Qui osera remettre cette ‘grosse gueule’ à sa place, un peu comme le Vert-Rouge de Bruxelles, Cohn bendit, dont aucun journaliste n’a creusé sur des liens existant entre certains ‘services’ étrangers et le leader révolutionnaire de Mai 68. C’est comme ça, il y a des gens qui peuvent tout se permettre car ils jouissent de “protections” évidentes.

A l’heure où la présidence du FMI reproche aux Grecs de ne pas payer leurs impôts et exige d’eux qu’ils fassent encore plus d’effort pour satisfaire leurs créanciers, c’est-à-dire in fine les patrons des institutions supranationales, on rappelle que la directrice générale du Fonds monétaire international (FMI), Christine Lagarde, ne paie pas d’impôt… grâce au statut de fonctionnaire international des salariés du FMI.

« Le diable, de nouveau, le transporta sur une montagne très élevée, et lui montrant tous les royaumes du monde, avec leur gloire, il lui dit: “Je vous donnerai tout cela, si, tombant à mes pieds, vous m’adorez”. Alors Jésus lui dit : “Retire-toi, Satan ; car il est écrit : Tu adoreras le Seigneur, ton Dieu, et tu ne serviras que lui seul.” » (St Mat. IV, 8-10)

Rien n’a changé… Les hommes de l’ombre sont toujours prêts à payer des fortunes pour les fonctionnaires du chaos… prêts à adorer le Prince de ce monde pour des intérêts purement matériels.

 
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Publié par le 9 juin 2012 dans Non classé

 

Menthalo – FITCHRE !

Hier, Bernanke s’exprimait publiquement au Sénat.

“La situation en Europe pose des risques significatifs au système financier et économique américain et doit être suivi de près. La Fédérale Réserve se tient prête à mettre en œuvre les actions appropriées pour protéger le système économique et financier américain en cas d’escalade des stress financiers.”

Que Bernanke évoque de manière itérative le risque que l’Europe fait courir au système américain révèle deux choses. La première, c’est que le risque systémique est à un niveau très élevé. Est-il nécessaire de reproduire le graphe du niveau de risque systémique publié il y a 3 jours ?

La seconde, c’est que l’Europe s’effondrera avant les Etats-Unis. La Fed se dégageant d’ores et déjà de toute responsabilité sur le krach américain à venir… C’est pas moi, c’est eux !

Ce discours tient de la préparation psychologique des élites, puisqu’il n’était pas en l’état compréhensible aux masses.

Quelques heures après cette allocution du gouverneur de la Fed, FITCH a dégradé brutalement la note de l’Espagne. Non pas de un cran, comme il est d’usage, mais de TROIS !

Soit l’agence Fitch est un ramassis d’imbéciles incompétents et corrompus, qui jusqu’alors, ne faisant pas leur travail d’analyse, s’étaient tous fourvoyés sur la solidité du réseau bancaire espagnol et sur la qualité de la gestion de l’Etat et des régions de la péninsule ibérique, soit il s’agit de la phase de mise-à-mort dans la chorégraphie tauromachique de l’arène économico-monétaire entre l’Europe et les Etats-Unis. Ce qui n’empêche nullement Fitch d’être une agence foncièrement corrompue, comme la plupart de ses semblables, dont le but premier n’est autre que de racketter Etats et entreprises en échange de leurs Bonpoints sur un carnet de notation. Cette escroquerie patente et latente faisant partie intégrante du système mafieux de la ploutocratie américaine ou occidentale, au même titre que la DTCC, la SEC, le CFTC, le FOMC, la WB, le FMI, les médias, etc., etc. Une immense pyramide de Ponzi, symbole même de la franc-maçonnerie.

Cette dramaturgie téléphonée, puisque  attendue dans les milieux bien informés et parfaitement lisible dans les graphes de l’Eurodol, outre son côté grand-guignolesque, révèle surtout l’état de santé de l’Amérique, de ses banques et du système dans son ensemble.

Il révèle un DEGRE D’EXTREME URGENCE.

L’Euro a fait son Pull-Back à 1,26 comme prévu et annoncé. Il va pouvoir retomber à 1,23 avant d’aller à 1,17  Si ce n’est à 0,9 dans la phase critique imminente à venir. Notez que nous revenons à parité, ce qui doit s’avérer nécessaire pour la réforme monétaire, sans que je comprenne ni pourquoi, ni quand elle interviendra en 2012 ou au début 2013 ?

Le 17 juin, élections législatives en France et élections en Grèce. Il y a eu temporisation jusqu’à cette date.

Le 19 et 20 juin, nous savons qu’il y aura une réunion de la Fed. Avant, pendant ou après le Krach ?

Les réunions secrètes aux plus hauts niveaux de la finance internationale se multiplient. Ne vous y trompez pas. Si pour le commun des mortels et les masses travailleuses, rien n’est apparu encore, la guerre est finie. Elle a été gagnée et perdue probablement fin-avril ou début mai. La fusion Rocky-Rothschoum n’est elle pas en réalité une fusion-acquisition, ou une forme de dommages de guerre ? Les négociations actuelles de l’oligarchie portent sur l’après-guerre.

Pour nous, pauvres mortels, il nous reste à subir l’effondrement des marchés. Un Krach façon 1987, où les valeurs vont perdre 20% de manière spectaculaire, ruinant les petits épargnants pour que quelques immenses fortunes ramassent nos sociétés de service pour rien, avant peut être une fermeture des marchés.

Dans les semaines qui viennent, votre monde va muter, sans qu’on sache encore les termes du nouveau paradigme. Cela a très certainement un rapport avec la Banque Solidaire et Fraternelle de l’Union des Républiques Socialistes Soviétiques Européennes. Il nous reste donc à subir un nouvel effondrement de notre champ de libertés.

Le compte à rebours est enclenché…

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9 juin 2012 6 09 /06 /juin /2012 06:56

 

COUP DE COEUR Capitalism A Love Story, banqueroute nationale 2

http://www.mainstreamclub.org/cinema/coup-de-coeur-capitalism-a-love-story-banqueroute-nationale/

 

ATTENTION : ce rapport peut heurter les lecteurs trop sensibles.
A lire avec prudence

Bonjour,

 

 

(..) Je ne prétends à aucune révélation. Je me réfère ici uniquement à des données et informations publiques, officielles, gratuites et accessibles à tous. Inutile d'être un génie de la finance pour comprendre le sérieux de la situation. Nul ne devrait ignorer ce qui menace le plus gravement la France aujourd'hui : elle-même… et l'état de ses finances publiques.
Je crois à 100% que nous, les Français, nous ne sommes qu'au premier stade d'une crise qui ébranlera les fondations mêmes de l'Europe, de notre nation… et de votre patrimoine.

A l'heure où je vous écris, le compte à rebours a commencé. Le 13 janvier 2012, Standard & Poor's a abaissé d'un cran la note des obligations françaises. La France devient ainsi le nouveau grand pays, après les Etats-Unis, à perdre son précieux AAA. Eh oui, nous y sommes.

Regardez ce qui se passe autour de nous. La catastrophe n'est pas imminente, elle a déjà commencé.

Les émeutes de la faim qui ont engendré les révolutions arabes depuis février 2011 se propagent à leur manière dans notre monde occidental. Après le printemps arabe, voici "l'automne occidental"…

A leur tour, ce sont la Grèce, l'Italie, le Portugal, l'Espagne, le Royaume-Uni et même Israël qui sont frappés par des grandes manifestations de la jeunesse en colère. Ces révoltes entraînent dans leur sillage morts et destruction. Le 15 août dernier par exemple, le premier ministre britannique David Cameron s'engageait à ramener l'ordre dans une "société brisée" après cinq jours de révoltes et à s'attaquer à "l'effondrement moral" de la société.

Que dire de la France ? Avant même l'irruption de la première crise financière de 2008, le bilan des émeutes de 2005 dans nos banlieues s'élevait à plus de 10 000 véhicules incendiés, des centaines de bâtiments publics de première nécessité calcinés, vanalisés ou pillés, soit au total un coût de plus de 200 millions d'euros.

Rappelons qu'à la même époque, en novembre 2005, Standard & Poor's mettait la France "en bas de la catégorie AAA", déplorant déjà le poids des déficits et de la dette. Ceci n'est rien en proportion de ce qui arrive.

A l'heure où je vous écris, le compte à rebours a commencé. Moody's a menacé d'abaisser notre note à moyen terme (c'est-à-dire dans une échéance de trois à 12 mois). La France deviendrait ainsi le nouveau grand pays, après les Etats-Unis, à perdre son précieux AAA.

Eh oui, nous y sommes.

 

TOUTES LES CONDITIONS SONT REUNIES POUR UNE BANQUEROUTE GENERALE


Et alors ? Il y a belle lurette que l'annonce de la future faillite nationale fait la Une des plus grands journaux français, me direz-vous. Oui, mais ce que les médias grand public ne comprennent précisément pas, c'est qu'il ne s'agit pas que d'une faillite financière. Ce que nous allons affronter est bien pire. Le problème financier n'est qu'une partie de l'iceberg. Derrière se cache un Titanic en plein naufrage : les fondements mêmes de notre société, aussi bien politiques que sociaux.

 

(..) En dépit de ce que l'on essaie de nous faire croire, les problèmes actuels que nous rencontrons au niveau européen et à l'échelle nationale ne peuvent être résolus sans une réduction radicale de notre niveau de vie. Les mesures d'austérité annoncées par le gouvernement ne sont qu'un arbre qui cache la forêt -- ou plutôt le précipice -- qui nous attend.

A vrai dire, la plupart des gens n'ont AUCUNE IDEE de ce qui se passe actuellement.

 

CA N'ARRIVE PAS QU'AUX AUTRES


Voyez-vous, je ne crains pas d'être à contre-courant. J'ai vu passer les krachs de 1987... 2001... 2008... et tous les désastres -- mais aussi les opportunités -- qui les accompagnaient.

Or, aujourd'hui, nous vivons une situation exceptionnelle, que j'ai appelée la Crise 2.

La Crise 2 est la crise du crédit souverain subprime, tandis que la Crise 1 était la crise du crédit subprime. Lors de la Crise 1, les Etats sont venus au secours des banques et du système financier en perdition. Autrement dit, la dette privée a été transformée en dette publique.

"Le monde est au bord du gouffre par la faute d'un système irresponsable", déclarait le premier ministre François Fillon en 2008. Trois ans après, nous basculons dans ce même gouffre par la faute de la politique de ces gouvernants.

Qui viendra au secours des Etats en perdition dans la Crise 2 ?

Pas les banques : elles n'ont pas réussi à se refaire une santé.

Alors qui paiera ?

Il n'y a plus possibilité de repêchage. Autrement dit, les politiques économiques menées depuis trois ans aux Etats-Unis et en Europe vont entraîner la faillite complète des Etats.

Dans une tribune publiée en août dernier dans Les Echos, l'économiste Kenneth Rogoff est le premier à le reconnaître : "le vrai problème n'est autre que l'endettement catastrophique qui touche l'économie à l'échelle mondiale".

Si seulement c'était si simple ! Personnellement, j'aimerais qu'il en soit ainsi. L'endettement est catastrophique, les défauts de paiement se généralisent et les Etats font faillite. Et alors, qu'est-ce que cela change?

Le hic, c'est que tout est étroitement lié. La faillite de l'Etat. Nos épargnes. Nos retraites. Nos économies. Notre niveau de vie. Tout cela sera profondément affecté par la débâcle qui ne cesse de s'étendre. Et pour beaucoup de gens, les conséquences seront dramatiques.

Des milliards d'euros d'épargne privée disparaîtront. Les personnes âgées verront leurs retraites si diminuées qu'ils devront s'en remettre à la bonne volonté -- et surtout au porte-monnaie -- de leurs enfants pour ne pas finir à la soupe populaire. Et que dire de leurs propres enfants ? Ils n'auront même plus, pour la plupart, de travail ou de source de revenu fixe.

Ne comptez plus sur les autorités pour utiliser les leviers traditionnels pour maîtriser l'inflation dans les années à venir : les commandes ne répondront plus.

Très peu de solutions resteront alors sur la table : la ruine, la guerre... ou bien encore réquisitionner votre épargne, celle qui est gentiment blottie dans vos contrats d'assurance-vie.

Les défauts de paiement ont déjà commencé en Islande, en Irlande, au Portugal, en Grèce, en Espagne... A quand le tour de la France ?

Les lendemains ne chantent plus. Les populations des pays occidentaux peinent encore à comprendre que les promesses qu'on leur a faites en termes de retraite ou de protection sociale perdent toute valeur si leur propre gouvernement fait banqueroute.

Ce n'est pas tout.

En fait, l'état actuel de la France rend notre pays particulièrement vulnérable au pire des scénarios. Attention, il ne s'agit pas d'une aimable fiction à prendre à la légère mais bel et bien de la situation actuelle à haut risque.

 

(..) Au vu de l'accélération de l'effondrement économique, je vais vous montrer comment les événements pourraient s'enchaîner rapidement. Puis je vous indiquerai comment vous pouvez encore vous protéger, vous et votre famille.

Plus que jamais, il y a urgence pour votre argent. Nous sommes en eaux troubles, et vous devez prendre les mesures nécessaires pour vous protéger, si ce n'est déjà fait.

Encore une fois, je vous le répète, il n'est PAS (encore) trop tard.

Il n'y a aucun doute : nous assistons aux premières secousses qui vont ébranler tous les acquis sociaux et politiques en France. Je vais vous révéler ici comment cela va se dérouler, étape par étape. (..)


Les finances catastrophique des Etats-Unis... la faillite sans cesse repoussée de la Grèce... l'épidémie des crises financières du Portugal à l'Espagne, de l'Irlande à l'Italie, et les plans de sauvetage à répétition mis en place par l'Europe, portés par le couple franco-allemand... l'hégémonie grandissante de la Chine, non, tout ceci n'est pas le plus menaçant.

Le plus grand danger aujourd'hui pour la France, c'est la France elle-même.

 

AH, CA IRA, CA IRA... A LA BANQUEROUTE !


Comme en 1789, notre organisation économique et sociale va connaître un séisme provoqué par des années et des années d'inconscience. C'est le même scénario d'un Etat au bout du rouleau qui est en train de se mettre en place. Car, nous aussi, nous vivons depuis bien trop longtemps à crédit.


Les chiffres parlent d'eux-mêmes :

  • La dette publique de la France est de 1 692,7 milliards d'euros.

  • Le remboursement de la dette publique, en son état actuel, ne correspond pas moins à six années de travail des Français, soit 20 000 euros par tête.

  • Si l'on compare la dette de l'Etat aux recettes budgétaires, il ne faudrait pas moins de cinq années de recettes pour la rembourser à 100%.

  • On est loin du compte quand on sait que les impôts sur le revenu que nous payons tous servent à hauteur de plus de 80% au seul remboursement des intérêts de la dette. (Merci Pompidou, merci Giscard, à bas le capitalisme ! Note d'eva)

  • Pire, dans les deux ans qui viennent, la France doit trouver sur les marchés environ 600 milliards d'euros, dont 429 milliards d'euros de refinancement de vieilles dettes. 

Autrement dit, nous sommes en train d'approcher du moment où l'Etat français ne parviendra même plus à payer les intérêts de la dette. Ceci entraînera inévitablement une dégradation de notre note souveraine et une disparition des emprunteurs... soit l'équation suivante :

Fin du remboursement des intérêts = impossibilité de nouveaux emprunts = les caisses sont vides = banqueroute !

Pour faire court, c'est le même processus de fuite en avant que j'ai traqué de banque en banque, de société en société, qui est en train d'arriver à l'Etat français... et ce en raison d'un pourrissement de ses comptes publics depuis plus de 30 ans.

Le directeur de la banque de France, Christian Noyer, le confirme dans Le Figaro : "en 30 ans et de nombreuses dévaluations, nous n'avons jamais affiché un budget en excédent et donc nous n'avons jamais pu réduire notre stock de dette !"

Quant à la très sérieuse Cour des Comptes, elle déplore tout simplement dans son dernier rapport de juin 2011 ces "30 ans d'incapacité à maîtriser les finances publiques".


 

PRIS AU PIEGE DU CREDIT REVOLVING


Ce n'est pas moi qui le dis, mais Jean Arthuis, actuel Président de la Commission des finances du Sénat. Dans son dernier livre paru en mars 2011, Finances publiques, Sept mesures d'urgence pour éviter la faillite, il écrit :

"La France emprunte plus de 800 millions d'euros par jour pour payer ses dépenses courantes et rembourser notre dette, comme un ménage surendetté pris au piège du crédit revolving. [...] La charge des intérêts de la dette atteint 45 milliards d'euros : c'est le premier poste de dépense du budget de l'Etat [...] Et elle s'alourdira encore dans les années à venir, à cause de l'effet boule de neige".

Hervé Gaymard, ancien ministre des Finances, le confiait lui-même au journaliste Thomas Bronnec le 7 janvier 2011 dans L'Express : "jusqu'au milieu des années 1980, un emprunt d'Etat, c'était un événement, qui était médiatisé comme si l'ennemi était à la frontière". On en est loin aujourd'hui...

Pourquoi cet emballement ?

Tout simplement parce qu'il est toujours plus simple de vivre à crédit que d'augmenter les impôts... surtout quand ceux-ci sont déjà au maximum de ce qui peut être prélevé !

Rappelons en effet que "la France a ce triste privilège d'être en haut du podium pour le taux de dépense publique par rapport à notre richesse nationale (on est à plus de 56%) mais également d'être sur le haut du podium par le taux des impôts et des prélèvements obligatoires, des impôts et des cotisations sociales". Dixit notre ministre de l'Economie, François Baroin, le 1er août dernier sur France Inter. Autrement dit, la pression fiscale est déjà à son maximum.

Dans de telles conditions, les impôts ne peuvent être relevés sans provoquer des fuites de capitaux et des diplômés vers l'étranger. Cela découragerait encore plus l'activité économique, déjà loin d'être compétitive. Taxer davantage risquerait de bloquer plus encore la croissance (et donc d'abaisser les recettes).

Depuis 1975, les divers gouvernements ont donc pioché dans le panier dépenses sans se soucier de remplir celui des recettes.

Le problème, c'est que nous ne pouvons plus avoir recours à la planche à billets comme autrefois. Avec l'introduction de l'euro, nous avons transféré ce pouvoir à la Banque centrale européenne (BCE) et à Jean-Claude Trichet/Mario Draghi. Il ne reste plus qu'à emprunter... sans limite.

Mais que faire lorsque vous ne pouvez plus taxer davantage et que plus personne ne veut vous prêter ? C'est simple : l'Etat s'effondre et c'est la Révolution.

La situation actuelle rappelle en effet de près l'enchaînement des circonstances qui ont conduit à 1789. A défaut de BCE, la monnaie était alors indexée sur l'or. Impossible donc pour le roi d'imprimer de la monnaie... et lorsque les caisses de l'Etat se sont retrouvées vides, il n'a pas pu sauver sa tête.

Selon mes calculs, basés sur les données publiques du ministère des Finances et de la Cour des Compte, nous sommes aujourd'hui à la veille d'une telle rupture.

 

LA FUITE EN AVANT


"Personne ne s'attend à ce que la France chute dans un mois", a déclaré l'économiste français Bertrand Lemennicier, professeur à l'Université Panthéon-Assas-Paris sur la chaîne de télévision américaine CBN News le 26 novembre 2010. "Mais nous sommes au bord du gouffre. Nous ne savons pas la date. Je veux dire que cela peut arriver du jour au lendemain, comme en Grèce".

Cette date, moi, j'ose vous la donner. Certes, nous ne savons pas encore quand la France sera en cessation exacte de paiement. Mais ce que nous pouvons surveiller, c'est le taux auquel nos créditeurs acceptent de nous prêter de l'argent -- c'est-à-dire l'évolution des rendements de nos obligations souveraines. Dès qu'ils dépassent les 6%, un pays bascule dans l'insolvabilité. C'est ce qui s'est produit en Irlande, en Grèce, au Portugal, en Italie... et qui risque de se passer en France.

A l'heure où j'écris ces lignes, ce taux est à 3,51%. Autrement dit, nous n'avons pas une grande marge de sécurité avant les 6%... Et je pense que tout pourrait aller très vite : sans croissance et sans accroissement des recettes fiscales, nous n'avons aucune solution pour combler nos déficits et rassurer nos créanciers. Et à quelques mois de l'échéance électorale de 2012, quel politicien aura assez de tripes pour regarder la situation en face ? Prédire la crise, annoncer des mesures d'austérité, inciter la population à se serrer la ceinture... comment se faire élire sur un tel programme ?

Il faudrait une volonté politique considérable pour renverser la situation ; au lieu de cela, l'élection présidentielle de 2012 ne servira sans doute qu'à révéler nos faiblesses.

Nous sommes piégés.

Il n'y a pas de solution. C'est ce que j'essayais d'expliquer encore dans une récente interview sur BFM : il n'y a pas d'issue à cette crise. Mais qui écoute ? Je parie que seul un auditeur sur 100 reconnaît réellement la gravité de la situation.

Il est certain que "faire l'autruche" est une solution plus confortable... mais pas forcément plus sûre.

Il est crucial pour vous de comprendre les risques énormes auxquels vous êtes désormais exposé. Parce que la faillite imminente de l'Etat français signifie tout simplement votre propre faillite. Des millions d'euros d'épargne vont disparaître. Ce désastre bouleversera votre activité et pourrait même vous mettre au chômage. Il touchera de manière drastique votre épargne, vos investissements et votre retraite.

Je vais vous expliquer comment ces événements vont se dérouler et quelle tournure, je crois, ils vont prendre. Vous pourrez vous faire votre propre opinion.

Quant à moi, je suis certaine plus que jamais que la faillite à venir est inévitable. Je sais que les dettes ne disparaissent pas ainsi. Je sais que les faillites ont de graves conséquences. Et, contrairement à la plupart des experts qu'on voit à la télé, j'en sais beaucoup sur les finances, l'économie réelle et la bonne gestion d'une entreprise.

Incontestablement, ma double formation ingénieur / finance me donne un avantage sur les financiers purs et durs. (..)

En d'autres termes : serez-vous préparé ?

Ne vous inquiétez pas, je ne suis pas en train d'organiser une grève ou une manifestation. La politique m'intéresse fort peu.

Je préfère vous montrer exactement ce que vous pouvez faire pour protéger et faire fructifier votre propre argent.

Voyez-vous, je peux vous dire avec presque 100% de certitude que la plupart des Français ne sauront pas quoi faire lorsque les prix des biens de première nécessité comme le lait, le pain ou l'essence atteindront des pics records jamais vus... Ils ne sauront pas quoi faire lorsque les banques fermeront... et que leurs cartes bancaires ne fonctionneront plus... Quand ils ne seront plus autorisés à acheter de l'or ou des monnaies étrangères... Quand la Sécurité sociale, les allocations, le salaire des fonctionnaires, etc. s'effondreront totalement.

Ne vous leurrez pas : chacune de ces hypothèses pourrait tout à fait se réaliser si la crise se déclenche comme je le pressens.

En bref, notre manière de vivre en France va changer -- en fait, pour la plupart d'entre nous, c'est déjà le cas. C'est seulement le commencement. Il y a déjà plus de huit millions de pauvres en France. Entre sept et 20 millions de Français vivent dans la précarité. Un sondage TNS-Sofrès révélait déjà en 2008 que plus de 60% des Français ont déjà peur de devenir SDF : ils n'ont peut-être pas tort...


Etrangement, c'est du côté de la presse étrangère qu'on trouve les données plus précises. En juillet 2011, le Financial Times analysait ainsi le désarroi des classes moyennes en France dont le niveau de vie n'a pas augmenté depuis plus de trente ans.


Regardez précisément ce qui se passe depuis 1970. C'est simple, depuis 40 ans, les courbes de croissance se sont arrêtées, pire aujourd'hui la principale tendance est au déclin. 

Graphique : "La fin d'un âge d'or"

"En 1960, il fallait en moyenne 11 ans aux classes moyennes pour améliorer leurs conditions ou progresser dans l'échelle sociale. Aujourd'hui, il faudrait 35 ans selon les statistiques nationales. Actuellement, le revenu des ménages est principalement consommé par les dépenses d'électricité, de gaz, d'eau et de carburant qui représentent 38% des dépenses, contre 21% en 1979".

 

(..) Nos idées et prédictions étaient autrefois considérées comme excentriques ; aujourd'hui, elles sont en première page de tous les journaux..

En fait, si vous pensez que je suis alarmiste, regardez ceci...

Dès 2007 (il y a plus de quatre ans !), voici ce que disait François Fillon, notre Premier ministre :

"Je suis à la tête d'un Etat qui est depuis 15 ans en déficit chronique, je suis à la tête d'un Etat qui n'a jamais voté un budget en équilibre depuis 25 ans. Ca ne peut pas durer".

Pour être plus précis, depuis 37 ans, la dette en France n'a jamais diminué.

 

DERNIER BUDGET FRANCAIS A L'EQUILIBRE : 1973

(1973. Pompidou et sa banque Rothschild sont passés par là, ruinant les Français, note d'eva)


C'est en 1973 que le dernier budget à l'équilibre a été voté en France. Ensuite, quelle que soit leur couleur politique, les divers gouvernements ont contribué à tour de rôle à élargir le trou de la dette. De 1974 (élection de Valéry Giscard d'Estaing) à aujourd'hui, la dette française est passée de 21,2% du PIB à 84,7%. Il est toujours plus simple d'endetter un pays que d'augmenter les impôts...

Pendant les années Mitterrand, la dette publique est passée de 110,1 milliards d'euros en 1981 à 662,8 milliards d'euros en 1995. Elle a été tout simplement multipliée par six.

Pendant les années Chirac, la surenchère a continué -- elle s'est même accélérée. En moins de 10 ans, la dette a doublé. En 2007, elle était à 1 208,9 milliards d'euros.

Pendant les années Sarkozy, la crise a éclaté, entraînant dans son sillage baisse des recettes fiscales. Qu'importe, l'Etat renfloue les banques, les dépenses flambent et le déficit public atteint les 106,2 milliards d'euros pour la seule année 2008.

Mais que les marchés et les épargnants se rassurent, nous ne nous arrêterons pas en si bon chemin. L'heure du Grand emprunt a sonné. En 2009, l'Etat lève ainsi sur le marché pas moins de 173,9 milliards d'euros. Pour exemple, cela correspond aux postes actuels de dépenses de l'enseignement, de l'armée, de la police, de la justice, de Bercy et du ministère de l'emploi.

A vrai dire, la crise de 2008 n'a été qu'un prétexte pour accélérer la mauvaise gestion financière du gouvernement français et notre déficit public. Le gouvernement a ainsi poursuivi selon Thomas Piketty, professeur à l'Ecole d'économie de Paris s'exprimant dans Le Monde du 24 juin 2009, sa "fuite en avant vers l'endettement".

Aujourd'hui, la dette publique de la France est de 1 535,5 milliards d'euros. Selon Gilles Carrez, député du Val-de-Marne et rapporteur du budget, l'Etat va devoir lever 220 milliards d'euros, dont 100 milliards rien que pour rembourser le capital de la dette qui arrive à échéance !

A vrai dire, si l'on voulait réellement endiguer l'hémorragie de la dette, il faudrait réduire sérieusement toutes les dépenses et couper les budgets de tout le service public, c'est-à-dire :

- fermer tous les écoles, hôpitaux, commissariats et tribunaux ;
- licencier tous les professeurs, le personnel hospitalier, les policiers, les magistrats ;
- ne plus collecter les impôts et couper toutes les subventions ;
- vendre aux enchères les routes et les hôpitaux...

On aperçoit vite l'absurdité d'une telle logique -- d'autant qu'elle ne permettrait même pas de maintenir le budget en équilibre et encore moins de rembourser les dettes.

 

EN 2011, LA SECURITE SOCIALE FRANCAISE A BESOIN D'EMPRUNTER LA MEME SOMME QUE LE PORTUGAL ET L'AUTRICHE REUNIS


C'est en tout cas ce que révèle La Tribune du 11 janvier 2011. La Sécurité sociale empruntera sur l'ensemble de 2011 entre 30 à 35 milliards d'euros, soit la somme des émissions souveraines de l'Autriche (16 milliards d'euros) et du Portugal (19 milliards d'euros) prévues pour la même année.

Pire, elle devra contracter une dette d'un montant similaire en 2012, puis à nouveau en 2013, pour être capable de faire face à nos dépenses de santé. Ces dettes accumulées n'arrangeront en rien l'état de notre "Sécu".

C'est simple, selon la Cour des Comptes, sa "situation financière deviendra rapidement intenable". Son rapport public annuel 2010 tirait déjà la sonnette d'alarme : "à un tel niveau de déficit, l'équilibre ne pourra être rétabli sans une remise en cause du niveau de protection sociale".


Autrement dit, les remboursements de médicaments baisseront de plus en plus jusqu'à disparaître... La prise en charge des personnes dépendantes ou âgées diminuera de jour en jour jusqu'à devenir nulle... Nous nous approcherons d'un système à l'américaine où seuls ceux qui auront mis de l'argent de côté pour leurs frais médicaux seront protégés et survivront en bonne santé. (Note d'eva : Jacques Attali, l'ambassadeur du Nouvel Ordre Mondial, nous annonce sur ses Conversations d'Avenir - Chaînes parlementaires - la future euthanasie des vieux inutiles, coûteux, piètres consommateurs. Vous avez dit civilisation ? Tout ça pour engraisser les banksters ?)

 

Les autres essaieront d'éviter comme ils le peuvent maladies, accidents et vieillesse. La différence entre les Américains et nous, c'est que nous aurons été taxés pour un service que nous n'aurons jamais. C'est cela la faillite de l'Etat-Providence !


N'attendez pas d'être à la charge de votre famille, vos enfants ou de vos petits-enfants. Dès aujourd'hui, vous pouvez agir pour protéger votre capital, et même l'augmenter potentiellement. Si vous suivez les conseils que je vais bientôt vous donner en détails, c'est vous qui pourrez agir pour assurer un avenir confortable à vous et à vos proches. A condition de lire attentivement ce qui suit...

 

LA DETTE EST DEUX FOIS PLUS GRANDE QUE VOUS NE LE PENSEZ


Même les medias grand public sont maintenant sensibilisés aux problèmes de la dette souveraine -- ce que nous avons appelé la crise du crédit souverain subprime.

Avec la crise qui secoue l'Europe, on trouve chaque jour une avalanche d'articles qui traitent des questions de dette / PIB (ou richesse nationale) et des déficits. Cependant, il reste aux medias beaucoup de chemin à parcourir pour bien prendre la dimension du problème et conclure à la faillite publique.

La dette publique de la France selon les critères de Masstricht est aujourd'hui de 1 692,7 milliards d'euros. Selon mes estimations, basées sur des données publiques accessibles, elle a déjà atteint quasiment le DOUBLE de ce montant.

En effet, ils sont peu à comprendre -- et admirer -- la créativité comptable de l'Etat, qui lui permet de cacher la taille réelle de la dette officielle. C'est ce que l'économiste Bernard Marois de HEC a surnommé "l'économie Shadok" : on bouche des trous pour en recreuser d'autres ailleurs.

Encore une fois, j'ai fait des recherches fouillées pour comprendre ce qui est enfoui. Malgré tout, je ne prétends pas à l'exhaustivité. Dieu sait ce que l'on nous cache encore !

De nombreux organismes ont été créés pour dégonfler les chiffres de la dette française. Autrement dit, au vu et yeux de tous, le gouvernement fait ce que les virtuoses de la finance appellent du hors bilan.

Quelques exemples : selon un rapport d'information du Sénat sur la gestion de la dette de l'Etat dans le contexte européen, nos dirigeants oublient d'ajouter au bilan les dettes de 8,7 milliards d'euros de la SAAD (Service annexe d'amortissement de la dette, une structure fantôme créée pour la SNCF) ou bien encore les 27,8 milliards d'euros de la RFF (Réseau ferré de France, le gestionnaire des voies de la SNCF).

On pourrait aussi mentionner le passif de 77 milliards de dollars de la SFEF -- Société de financement de l'économie française, créée en 2008 pour financer le plan d'aide aux banques.

Ajoutons à cela les quelque 21 milliards d'euros de dettes de la CADES (Caisse d'amortissement de la dette sociale), créée en 1996 pour la Sécu, en contrepartie d'un impôt spécifique, le CRDS. L'organisme était censé disparaître à l'écoulement de la dette de la Sécu -- en janvier 2009, selon les prévisions. A l'heure où je vous écris, l'échéance est repoussée en 2021.

(..) 

N'oublions pas non plus l'endettement des hôpitaux à hauteur de 20 milliards d'euros selon la banque Dexia... l'emprunt de quatre milliards d'euros de 2010 pour financer les allocations chômage... ou l'annulation de la dette du Cameroun en 2009 de 1,2 milliard d'euros.

On peut aussi se demander pourquoi la retraite des fonctionnaires n'est pas provisionnée. Certes "il ne s'agit pas d'une dette stricto sensu (il n'y a pas de bons du Trésor émis sur cette dépense) mais d'un engagement que l'Etat a envers ses agents et qu'il doit (comme toute entreprise) évaluer et provisionner", déclare Philippe Herlin dans son ouvrage France, la faillite ?"[Or], dans ses 'Résultats et gestion budgétaire de l'Etat, exercice 2009', la Cour des Comptes estime en mai 2010 les 'engagements de retraite des fonctionnaires et des militaires' à 60% du PIB, soit 1 200 milliards d'euros. Pour l'instant, Bruxelles n'a pas demandé à la France des les intégrer dans sa dette publique"...

Maintenant que nous avons toutes ces données, refaisons les comptes... ou plutôt, voyons ce qui n'y figure PAS :

8,7 milliards d'euros (SAAD)
+          27,8 milliards d'euros (RFF)
+          55 milliards d'euros (conversion des 77 milliards de dollars SFEF)
+          93 milliards d'euros (CADES)
+          91 milliards d'euros (ACOSS)
+          20 milliards d'euros (hôpitaux)
+          4 milliards d'euros (allocations chômage)
+          1,2 milliard d'euros (dette du Cameroun)
+          1 200 milliards d'euros (retraites fonctionnaires)

=          1 500,7 milliards d'euros

A cela s'ajoutent les montants des taux d'intérêts, l'accumulation de la dette et tout ce qui nous est encore dissimulé. On nous dit que la dette publique de la France est de 1 692,7 milliards d'euros. Selon les calculs ci-dessus, elle est quasiment double, soit plus de 3 193,4 milliards d'euros !

 

(..)

Autrement dit, l'Etat est le premier à nous dissimuler les chiffres. A partir de là, on peut commencer à douter de sa crédibilité lorsqu'il annonce ne jamais pouvoir faire faillite.

 

DEMENTI N°1 : LES ETATS FONT BEL ET BIEN FAILLITE...
LA PREUVE ? 240 RUINES ETATIQUES RECENTES


Le plus gros mensonge utilisé par nos dirigeants serait qu'un Etat ne peut pas faire faillite. Jacques Attali, l'actuel président de Commission pour la libération de la croissance française, prouve tout le contraire dans l'un de ses essais intitulé Tous ruinés dans 10 ans.

Il y recense pas moins de 240 défaillances d'Etats dans l'histoire économique récente : l'Allemagne en 1923, l'Angleterre dans les années 70, la Yougoslavie en 1995, la Russie en 1998 ou bien encore l'Argentine en 2002.

Vous pensez peut-être que cela ne pourrait pas se produire chez nous ? Pourtant cela s'est inévitablement produit chaque fois qu'un pays est allé trop loin dans l'endettement -- qu'il soit développé ou émergent, grand ou petit.

 

(..) Imaginez... l'Angleterre avait dominé le monde pendant 150 ans. Mais la mauvaise gestion de ses fonds publics et de sa monnaie l'a conduite au fond du gouffre en quelques années.

Vous pensez que cela ne peut arriver en France ? Vous n'êtes pas le seul et c'est peut-être là le principal problème : l'indifférence généralisée. C'est ce que souligne l'économiste Philippe Herlin : "les gens s'imaginent que si l'Etat ne peut plus payer sa dette, ce n'est pas grave". En psychologie, une telle attitude a un nom : le déni.

Il poursuit : "en fait, si l'Etat fait défaut sur sa dette, cela aura des répercussions sur l'ensemble de l'économie. [...] Les banques seront obligées de fermer et l'Etat sera obligé de contingenter les retraits puisqu'il n'y aura plus assez d'argent dans le circuit. C'est ce qui arrivera. Ce n'est pas de la science-fiction, puisque c'est ce qui s'est passé en Argentine".

Pour rappel, plusieurs mois de crises, de manifestation et d'émeutes de la faim avaient conduit le président de l'Argentine à déclarer la faillite du pays le 24 décembre 2001. 10 ans plus tard, l'Argentine n'a toujours pas directement accès aux marchés. Et les trois quarts des créanciers ont dû accepter à terme une réduction de créance d'environ 70%...

Le même processus est actuellement en marche en France. En clair, cela signifie tout simplement que votre épargne n'est plus en sécurité.

 

DEMENTI N°2 : LE POURCENTAGE PIB/ENDETTEMENT EST BON - FAUX : LES CHIFFRES SONT PIPES


Il est absurde de raisonner seulement en ratio de dette rapportée à la production nationale de richesse. Tout simplement parce que le PIB n'est pas le revenu de l'Etat ! Faut-il en rappeler les trois raisons simples et évidentes ?

La notion même de PIB, ou Produit intérieur brut, est trompeuse. En effet, le PIB tel qu'il est statistiquement mesuré reste majoritairement une somme de dépenses. Pour établir le PIB, on additionne :

- Les dépenses de consommation des ménages et des entreprises ;
- Les dépenses d'investissement ;
- Les dépenses publiques (redistribution et investissements) ;
- Les exportations nettes.

Dans cette addition, la seule chose qui ne soit pas une dépense est le poste exportation nette (montant des exportations diminué du montant des importations).

Bien sûr au PIB doit correspondre un Revenu intérieur brut : il en constitue un miroir fidèle -- comme un actif et un passif, un débit et un crédit. Mais cela c'est la théorie. Dans la pratique, les choses sont différentes.

Le PIB est artificiellement gonflé par les dépenses publiques non financées ou financées par l'emprunt. Ces dépenses publiques ne sont pas des investissements puisque, finalement et globalement, elles ne rapportent rien.

Je vous entends vous rebiffer en lisant cette phrase car vous croyez aux vertus de l'Etat et des ses dévoués serviteurs. Vous avez cru aux jolis panneaux (payés par vos impôts) qui, à côté d'un échangeur routier en travaux, proclament : "ici l'Etat et la Région investissent pour votre avenir". Mais compter des investissements publics financés par l'emprunt dans le PIB, c'est comme si on vous disait que votre patrimoine se compose de tous vos biens... sans en retrancher les emprunts.

Qu'est-ce qui me permet d'écrire que les dépenses publiques n'apportent aucune richesse et ne rapporteront rien ? C'est très simple : si ces dépenses étaient de vrais investissements, il viendrait un moment où ils devraient rapporter, un moment où le retour sur investissement se verrait. Donc la dette devrait diminuer.

Sauf que les véritables recettes d'un Etat sont uniquement ses recettes fiscales. Or en France, année après année, les dépenses de l'Etat excèdent ses recettes fiscales de 20%. Le vrai déficit, c'est 20%, comme le démontre très bien Philippe Herlin :


Structure moyenne du budget de l'Etat depuis 1975 

Recettes 80%

Dépenses 100%

Déficit 20%

 

Pour avoir une idée claire de la situation de la France, il faut donc comparer sa dette à ses recettes fiscales. En 2010, les recettes fiscales s'élevaient à 271,8 milliards d'euros. Notre dette aujourd'hui est de 1 692,7 milliards d'euros. Notre ratio dette sur recette fiscale est donc supérieur à six.

Vous voyez que lorsque vous raisonnez de cette façon, vous êtes très loin de la limite dite "vertueuse" institutionnalisée par le traité de Maastricht. Je rappelle qu'elle fixe le ratio dette sur PIB à hauteur de 3%. C'est une escroquerie intellectuelle que de présenter les comptes publics de cette façon car on minimise le problème.

Qu'importe, me direz-vous, l'Etat est riche de ses actifs publics, autrement dit de son patrimoine immobilier, ses universités, ses hôpitaux, etc. Si l'on va au bout du raisonnement, il faudrait donc vendre ces actifs pour encaisser leur véritable valeur.

Encore une fois, Philippe Herlin démontre le danger et l'irresponsabilité d'un tel scénario.

Imaginons...

"L'Etat pour payer tout ou partie de sa dette revend les terrains, les écoles, les routes à des investisseurs et à des fonds de placement qui s'empressent alors logiquement de les louer à leurs occupants... Les Français deviendraient locataires de leur propre pays ! Des locataires floués puisqu'ils auraient, par leurs impôts, contribué à la construction et à l'entretien de ces équipements".

Pour Philippe Herlin, les seuls actifs que nous puissions comptabiliser sont les 847 milliards d'euros d'actifs financiers de l'Etat... dont plus de la moitié est constitué des actions des entreprises publiques.

 

TOUT DOIT DISPARAITRE (MAIS A QUEL PRIX ?!)


En dépit de cette logique insensée, l'Etat ne s'est pas gêné pour vendre ce qui ne lui appartenait pas. Les privatisations sont appelées à la rescousse pour renflouer les caisses dans l'urgence... L'effet est certes immédiat pour rééquilibrer le budget... mais à long terme cela réduit les revenus perçus par l'Etat et creuse le déficit.

Le début de la grande liquidation ? 1986. Cette année-là, le gouvernement Chirac vend Saint-Gobain, TF1, la Société Générale, Havas, Matra ou bien encore le groupe Suez.

Le mouvement s'accélère peu à peu. Avec Balladur, les Français peuvent dire au revoir à des entreprises aussi importantes que Rhône-Poulenc, Elf-Aquitaine, Renault ou Total.

Puis, les gouvernements se suivent au même rythme que s'enchaînent les privatisations : Péchiney, Crédit lyonnais, France Telecom, Thomson, Bull, etc.

Et quand les entreprises publiques commencent à manquer, l'Etat n'hésite pas à vendre aux plus offrants les voies terrestres, aériennes et spatiales avec l'ouverture des capitaux des Autoroutes du Sud, du Nord et de l'Est, de Paris-Rhin-Rhône, d'Air France, des aéroports de Paris et de l'Aérospatiale. C'est tout simplement le scénario des "Français locataires floués" qui est en marche.


C'est ce que nous explique un lauréat du Conseil supérieur de l'Ordre national des experts-comptables. "La vente des sociétés concessionnaires d'autoroutes en 2004-2006 répond à cette même logique de dilapidation du patrimoine, et à l'assurance pour le Français de payer éternellement des péages élevés, alors qu'en restant dans le domaine public, une fois les emprunts liés à leur construction remboursés, seuls les frais de maintenance auraient pesé sur les usagers", explique Philippe Herlin dans son livre.

Ce n'est pas tout. Selon le même expert, Jean Roux, les privatisations opérées depuis 1987 auraient été faites à la moitié de la valeur des entreprises. Elles ont rapporté de 1984 à 2002 au total 90 milliards d'euros... elles auraient dû rapporter deux fois plus !

Il ne faut pas être un gestionnaire de patrimoine avisé pour conclure : "vendre les 'bijoux de famille' pour maintenir son train de vie, c'est dilapider son capital sans aucunement réduire ses dettes".

Malheureusement, le bon sens n'est pas ce qu'il y a de plus partagé parmi les gouvernements. Pour preuve, quand les caisses sont vides, l'Etat français n'hésite pas non plus à vendre son or. En 2004, le stock d'or de la France s'élevait à 3 024,6 tonnes. Le ministre des Finances d'alors, Nicolas Sarkozy, décide de se débarrasser de 19% de nos stocks -- qui représentaient encore à cette époque la troisième réserve mondiale (après les Etats-Unis et l'Allemagne) et surtout une garantie sûre pour l'ensemble de nos créanciers.


Résultat des courses ? En 2011, il nous reste 2 435,4 tonnes. Sur sept ans, la Banque de France a donc vendu 589,2 tonnes d'or. Vendues contre des devises que les Etats émetteurs impriment à volonté par des opérations dites de quantitative easing : dollars, yens, livres sterling et même francs suisses. Des devises qui se dévaluent au fur et à mesure qu'on les multiplie. Entre 2004 et 2011, le prix de l'once d'or en euro est passé de 330 euros à 1 200 euros.

Au final, ces ventes auront coûté à la France près de 16,5 milliards d'euros, si l'on prend en compte ce que nous avons vendu (589,2 tonnes soit 18,943 millions d'onces) et la différence de cours (1 200 - 330 = 870 euros).

Puis vient le tour de la....

 

... GRANDE BRADERIE DU PATRIMOINE FRANÇAIS


"Il ne reste que les bijoux de famille : les immeubles où sont installés les ministères et leurs service",nous rappelle Jean Roux. Que fait l'Etat ? Il vend donc ses biens immeubles.

L'hebdomadaire Marianne, le 10 juin 2010, ajoute :

"La France va vendre aux enchères, avant 2013, 1 700 propriétés immobilières. Une grande braderie destinée à faire entrer de l'argent frais... pour rassurer les marchés. Ce qui ne suffira évidemment pas". (Les Marchés sont un vampire insatiable ! Note d'eva)


Après l'immobilier, vient le patrimoine culturel et artistique que le monde nous envie, ce que l'on appelle les biens meubles. Mais comme l'Etat ne peut pas, officiellement, vendre le contenu des musées, nos dirigeants inventent d'ingénieuses combines en favorisant des "prêts payants". Le Louvre a commencé à Atlanta, où des grands tableaux de Poussin, de Raphaël ou de Murillo, ont été déposés dans la riche cité de Coca-Cola en échange de 13 millions d'euros.

Autrement dit, nos oeuvres d'art sont désormais utilisées comme monnaie d'échange. Sous prétexte d'un "partenariat culturel" avec les Emirats Arabes, le Louvre s'est engagé à prêter 300 tableaux dans les premières années à l'antenne Louvre Abou Dabi puis 250 et 200 chefs-d'oeuvre de son patrimoine.

La France est ainsi parvenue à récupérer un milliard d'euros sur 30 ans. Officiellement, c'est un simple prêt. Sans la moindre garantie, en cas de nouveaux conflits dans cette zone, que ces oeuvres soient rendues aux Français. Et si vous désirez un jour les revoir, vous devrez payer, en plus de vos droits d'entrée, votre billet d'avion aller-retour...

Pourtant liquider notre précieux patrimoine que nous envie le monde entier ne suffira pas à renflouer les caisses de l'Etat. C'est ce qu'affirme l'économiste Pascal Gobry, ancien administrateur de l'INSEE : "même s'il vendait à des Japonais au prix fort le château de Versailles, la tour Eiffel, le musée du Louvre, tout son patrimoine, l'Etat français ne pourrait honorer ses engagements de retraite et de salaires".

En vérité, l'Etat ne veut pas le dire mais l'Etat s'en va, comme un jeune adolescent irresponsable, les poings dans ses poches crevées... Et quand il ne peut plus racler les fonds de tiroir, il appelle en toute urgence les vieux sages du Sénat.


NOEL DERNIER, L'ETAT A DU EMPRUNTER D'URGENCE POUR PAYER LES FONCTIONNAIRES

930 millions d'euros, telle est la somme que l'Etat a dû emprunter de toute urgence en décembre 2010 pour assurer les salaires de milliers de fonctionnaires de huit ministères, dont l'Education nationale, la Défense, l'Intérieur et le Budget.

Selon son président Jean Arthuis, c'était "la première fois" que la Commission des Finances du Sénat se voit soumettre "un décret d'avance pour les salaires". Selon lui, elle n'a pas eu le choix. Il fallait "absolument les 930 millions supplémentaires pour assurer la paie".

En d'autres termes, c'est le début de la fin.

 

L'EFFET DOMINO DE L'EUROPE


Vous persistez à croire que les Etats ne font pas faillite et, en l'occurrence, sûrement pas en Europe. Un plan de sauvetage viendra toujours nous sauver, me direz-vous. Cela n'a-t-il pas été le cas pour l'Irlande? Aujourd'hui encore, pour la Grèce. Bref, nous en avons la preuve tous les jours sous nos yeux. Dormons tranquilles, le Fonds européen de stabilité financière (CQFD : l'Allemagne) nous protègera.


Sauf que...

"Le mécanisme de soutien mis en place pour sauver la Grèce est calibré pour venir en aide à d'autres 'petits pays' en difficulté, éventuellement pour l'Espagne mais sûrement pas pour l'Italie et a fortiori pour la France", expliquait François-Xavier Chauchat, expert-Europe chez Gavekal, dans un article du Nouvel Economiste du 6 juillet 2010. Selon lui, cela sera alors "le saut total dans l'inconnu".

Autrement dit, il n'y aura plus personne pour venir nous sauver. Car personne n'en aura plus les moyens. La débâcle du dernier G20, en novembre 2011, en est l'exemple parfait.

D'autant que...

A votre avis, qui finance la dette grecque ? Ce sont les plus grandes banques françaises, à savoir BNP Paribas, la Société Générale et le Crédit Agricole. Elles sont donc les plus exposées à manquer de liquidités et à faire défaut (avec les économies que vous leur avez confiées...).

Ce n'est pas tout. Selon Arnold Chassagnon, professeur d'économie à l'Ecole d'économie de Paris et à l'université de Tours, dans un entretien publié par Le Monde en septembre dernier, "les banques aujourd'hui exposées à une dégradation de leur note ont été particulièrement actives en Europe, investissant en Grèce, mais aussi en Italie, au Portugal, en Espagne... A l'époque, elles pariaient sur le développement européen et on les louait pour cette initiative".Autrement dit, elles possèdent aussi une partie de la dette des autres pays méditerranéens.

Certes, elles n'ont pas tout placé là : mais elles demeurent impliquées dans des montages financiers complexes avec des effets de levier parfois énormes (ce qui veut dire qu'elles prêtent huit à 10 fois les fonds qu'elles possèdent). Autrement dit, une perte de quelques milliards d'euros suffirait à provoquer des faillites en chaîne.

Si la Grèce fait défaut, ce serait l'effet domino à travers tout notre système financier européen, et donc la fin de l'euro.

Nous serons alors au cinquième épisode des 10 étapes de la future apocalypse financière prédits par le conseiller d'Etat honoraire Jacques Attali dans L'Express le 11 septembre 2011 :

"La crise s'étend à la France, quand on réalise que sa situation financière n'est même pas aussi bonne que celle de l'Italie (dont le budget, hors service de la dette, est en excédent, à la différence de celui de la France), et quand on mesure que ses banques et compagnies d'assurances portent une large part de la dette publique des pays périphériques et détiennent encore massivement des actifs toxiques, sans valeur aujourd'hui. On arrive ensuite à la sixième étape :

"Pour éviter l'effondrement de ces banques, on cherche des actionnaires, privés ou publics. En vain : il faut trouver, pour les seules banques françaises, l'équivalent de 7% du PIB".


Nous arriverons sans tarder à l'épisode final : l'effondrement du système financier occidental, une grande dépression, un chômage généralisé, et à terme, la remise en cause, même, de la démocratie.

Encore une fois, je ne cesserai de le répéter : votre épargne n'est plus en sécurité !

 

ET MAINTENANT L'EFFET BOULE DE NEIGE AVEC LE MAUVAIS ETAT DE L'ECONOMIE REELLE


Les banques françaises sont en déroute et leur capitalisation boursière a fondu. La Poste a vu son bénéfice net plonger de 21,2% au premier semestre 2011 (en raison de la perte de valeur de ses titres grecs). La Société Générale est en chute de 60% depuis le début de l'année et la valorisation actuelle de la BNP intègre une recapitalisation de 30 milliards d'euros. Dexia a été recapitalisée dans l'urgence.

Les prévisions économiques et budgétaires sont sombres pour le reste de l'économie française.

 

(..) La part de l'Etat dans l'économie française est déjà très lourde. Plus de dépenses publiques ne seraient pas efficaces. Autrement dit, la faillite devient inévitable.

 

L'AUSTERITE PRECIPITERA LA CRISE


En 2008, à Toulon, Nicolas Sarkozy jurait nous devoir "la vérité : dans la situation où se trouve l'économie, je ne conduirai pas une politique d'austérité parce que l'austérité aggraverait la récession".

Puis en août dernier : l'annonce de mesures d'austérité, présentées comme inévitables... avant d'en rajouter une couche début novembre 2011.

"Le seuil de tolérance à l'endettement est dépassé", a justifié le Premier ministre François Fillon C'est vrai, on ne peut que le lui accorder, mais faut-il rappeler l'objectif dérisoire mis en place pour contrôler la dette ? 11 milliards d'euros...Comparé aux 1 692,7 milliards de dettes, cela ne pèse pas bien lourd. Pire, cela risque de précipiter encore et davantage la banqueroute imminente.

Car c'est là tout le paradoxe : si vous diminuez les dépenses de l'Etat, l'économie souffre. Le budget des ménages est réduit. L'économie souffre encore davantage. L'Etat a moins de revenus. Il réduit davantage ses dépenses étatiques... et la faillite arrive encore plus vite! Le point de non retour est atteint.

Vers qui se tourner alors ? Les riches ? Sauf qu'il y a un tout petit problème...

 

LA FRANCE S'EST VENDUE AUX ETRANGERS


Même notre dette publique ne nous appartient plus... puisqu'elle est détenue à 65% par des investisseurs étrangers. L'Agence France Trésor vante cette diversification des acheteurs. Cela doit nous inquiéter. "Qui sont ces étrangers ?" me demandez-vous... Impossible d'en savoir davantage en raison de la loi interdisant la divulgation de cette information. Les SVT (spécialistes en valeur du Trésor, sorte de grossistes en dette) gardent secret le nom de leurs acquéreurs.

Parce que sa dette est placée sur des marchés internationaux, la France est d'autant plus vulnérable. La Grèce ou le Portugal, qui avaient également une dette majoritairement située à l'étranger, en ont déjà payé les conséquences. Encore une fois, nous sommes les premiers à être sur la liste d'attente.

Et pour l'avenir se profile...

 

LE CHAOS


"Une faillite entraîne un appauvrissement instantané du pays. Un Etat qui fait défaut, ce n'est pas seulement un fait économique, c'est aussi un drame social", souligne Marc-Albert Chaigneau.

Tels sont les propos inquiétants relevés par Philippe Plassart pour Le Nouvel Economiste, dans son article du 6 juillet 2010. Ce n'est pas tout. Il poursuit :

"La France n'est pas capable d'opérer un ajustement à froid. Ce sera le chaos", prévient l'économiste Christian Saint-Etienne. "En France, on n'est pas dans le domaine rationnel. [...] Je préfèrerais évidemment une sortie démocratique et rationnelle par le haut. Mais je ne la crois pas possible. Tant le déni de réalité est fort et bloquant".

C'est pourquoi je vous écris cet avertissement. Si l'Etat n'est plus capable de payer ses factures, cela signifie concrètement la mise à la porte de sept millions de fonctionnaires. Un Français sur cinq sera au chômage ! Et cela entraînera inévitablement la fin de toute croissance mais aussi de votre protection sociale et même civile.

Notre démocratie, votre santé et votre sécurité sont sérieusement en danger.

 

 

CHOISISSEZ ENTRE L'EXODE URBAIN OU LES EMEUTES DE LA FAIM


Si vous parlez aux témoins de la Grande dépression encore vivants, leurs récits ont une chose en commun : ceux qui étaient à la campagne s'en tiraient mieux que les autres.

Ma propre mère (née en 1923 et élevée en province) me racontait que les retours à la ferme se sont multipliés lors de la crise de 1929. L'artisan ou ouvrier en ville retrouvait le chemin de la ferme familiale. Le frère resté rural voyait revenir celui qui, il y a peu, le traitait de haut comme un bouseux ou péquenaud. Pas rancunier pour autant, il mettait une bêche ou une fourche dans les mains du citadin qui réapprenait vite comment gagner son vivre et son couvert. "On a vu réapparaître la vraie solidarité, pas celle du Secours populaire, celle de la solidarité rurale", se souviennent mes oncles et tantes.

Bien sûr, de nos jours c'est impossible. L'agriculture est bien trop mécanisée. Aujourd'hui, il n'y a plus qu'un million d'exploitants agricoles en France, représentant à peine 4% de la population active. Ils étaient 10 millions d'actifs agricoles en 1945...

De plus, l'agriculture de subsistance a été remplacée par une agriculture modernisée, liée à l'industrie agroalimentaire, et dépendante d'un approvisionnement permanent en pétrole pour les machines, et en engrais chimiques et pesticides.

Cela va dire que si notre système social venait à disparaître, des millions de citadins se retrouveraient sans aucune solution de repli. Et le monde agricole serait aussi profondément ébranlé.

De graves troubles sociaux éclateraient immédiatement, avec, à la clé, des émeutes, des pillages, le retour au couvre-feu et l'intervention de l'armée -- si elle existe encore...

La guerre civile serait à nos

portes.

Nous serions piégés.

A ce moment-là, j'espère que vous aurez pris vos précautions.

Même si nous n'en arrivons pas à des situations aussi extrêmes, il est aujourd'hui évident que l'augmentation de la population mondiale va provoquer dans les années à venir une hausse considérable des prix des denrées alimentaires.

C'est ce qu'annonce déjà la FAO (l'Organisation des Nations unies pour l'alimentation et l'agriculture). Se nourrir coûtera encore plus cher au cours des prochaines années en raison des prix élevés des produits alimentaires de base, de la forte diminution des stocks et de la faible production de la plupart des cultures.

Ajoutez à cela la volatilité et la hausse des matières premières qui vous obligeront à abandonner voiture et autres conforts modernes... et vous aurez une idée de la chute du niveau de vie en France dans les années à venir. L'appauvrissement sera généralisé. La classe moyenne, pilier de la démocratie, se diluera au profit d'une classe pauvre. C'est alors l'ordre social qui sera profondément bouleversé et la démocratie menacée.

 

LE LIVRET A OU LA DESTRUCTION LENTE ET INSIDIEUSE DE VOTRE POUVOIR D'ACHAT


Tel est le paradoxe actuel. Si le gouvernement est une cigale, les Français sont des fourmis. Avec 17% de leurs revenus épargnés, les Français font figure d'exception. A titre d'exemple, le taux d'épargne est de 5% au Royaume-Uni, suite à la crise financière. C'est simple, l'épargne des Français représente aujourd'hui environ 5 000 milliards d'euros, pour un PIB d'un peu moins de 2 000 milliards d'euros et une dette publique de quasiment 1 700 milliards.

Le placement le plus plébiscité est le Livret A.

Le problème, c'est que notre vénérable Livret n'est de loin pas aussi sûr que se l'imaginent les millions de Français qui en possèdent un.

C'est ce que nous prouve Valentin Petkantchin, de l'Institut Molinari, dans un article pour le site 24h Gold. Son propos est direct et clair : cessons de croire que le Livret A est une valeur refuge.

En fait, c'est même tout le contraire -- il détruit votre pouvoir d'achat au lieu de le préserver. (..)

 

"En matière de Livret A", déclare encore Valentin Petkantchin, "ne faudrait-il pas plutôt parler de 'prélèvement' opéré par l'Etat grâce à l'inflation que de rendement ? Et les Français accepteraient-il de perdre ainsi du pouvoir d'achat s'ils découvraient que la garantie des dépôts offerte par l'Etat lui-même n'est peut-être qu'un leurre ?"

Au vu de toutes ces données, vous comprendrez aisément pourquoi la note de la France est sérieusement menacée aujourd'hui. D'ailleurs, peut-être, à l'heure où vous lisez ce message, a-t-elle déjà chuté, entraînant dans son sillage ces conséquences terribles que les Français ne veulent pas voir aujourd'hui.

Agissez avant qu'il ne soit trop tard.

 

PERTE DU TRIPLE AAA = HAUSSE DES TAUX D'INTERET = L'ETAT METTRA LA CLEF SOUS LA PORTE


De votre côté, vous pourrez dire au revoir aux taux d'emprunt de 3,5 ou 4% pour acheter de l'immobilier. Seuls seront qui auront des liquidités pourront encore se doter d'un patrimoine. Quant à l'Etat français, il sera tout simplement pris au piège.

Ce n'est pas moi qui l'affirme mais notre ministre du Budget, Valérie Pécresse, qui déclarait à la fin de l'été dernier : "si on le perdait (le triple A), immédiatement on emprunterait plus cher, nos taux d'intérêt augmenteraient et ça nous coûterait à peu près cinq milliards d'euros par an. C'est le budget du ministère de la Justice"... 

On ferme un premier ministère puis encore un autre jusqu'à mettre la clef sous la porte de l'Elysée...

Selon Les Echos du 18 octobre, "une hausse des taux d'intérêt de un point coûterait immédiatement deux milliards et près de 15 milliards à long terme. Le budget 2012 a déjà anticipé des taux plus élevés".

Il suffirait que les taux remontent à 4 ou 5%, comme c'était encore le cas en 1998, pour que la charge de la dette soit multipliée par deux, asphyxiant instantanément notre gouvernement. Et je ne vous parle même pas de hausses comme celle que nous avons connue en 1980 où nous sommes passés de 5,8 à 12%. Dans de tels cas, ce serait l'intégralité du budget de l'Etat français qui s'effondrerait tel un château de cartes.

Cette hausse peut se produire à tout instant. Peut-être a-t-elle déjà eu lieu à l'heure où vous lisez ces lignes.

Les effets d'une telle hausse seraient dévastateurs. Les robinets seraient immédiatement coupés pour les écoles, les hôpitaux, les forces de l'ordre, etc. Tous les fonctionnaires seraient à la rue. Tout comme la Grèce, nous serions mis sous tutelle des autorités européennes et du FMI... voire forcés de sortir de la Zone euro.

Cela sera pire que ce qu'a connu l'Argentine. Car nous ne sommes pas seuls : regardez ce qui se passe avec la Grèce et l'Italie, multipliez-le par trois ou quatre... et vous aurez une petite idée de ce qui pourrait arriver en France.

 

MAIS VOUS POUVEZ PROTEGER DES MAINTENANT GRACE AUX TROIS SECRETS QUE JE VOUDRAIS VOUS REVELER

 

(..)

 

http://doc.publications-agora.fr/

 

http://la-chronique-agora.com/

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7 juin 2012 4 07 /06 /juin /2012 00:38

 

L’Europe a trois mois pour sauver l’euro, selon George Soros ….


Bon, encore une annonce qui va dans le même sens…

L’Europe a trois mois pour sauver l’euro, affirme le milliardaire philanthrope américain George Soros dans le texte d’un discours prononcé samedi et publié dimanche sur son site internet.

“A mon avis les autorités disposent d’une fenêtre de trois mois pendant laquelle elles peuvent encore corriger leurs erreurs et inverser les tendances actuelles. Par autorités, je veux dire principalement le gouvernement allemand et la Bundesbank parce que dans une crise les créanciers ont le pouvoir et rien ne peut être fait sans le soutien de l’Allemagne”, affirme le milliardaire et ex-spécialiste des raids financiers contre les devises.

“Je m’attends à ce que les Grecs soient suffisamment effrayés par la perspective d’une expulsion de l’Union européenne pour donner une faible majorité de sièges à la coalition qui est prête à appliquer l’accord actuel avec l’UE, le FMI et les créanciers bancaires”, a-t-il ajouté.

Mais d’ici trois mois “l’économie allemande va également s’affaiblir et il sera encore plus difficile pour la chancelière (allemande Angela) Merkel de persuader l’opinion allemande d’accepter des responsabilités supplémentaires envers l’Europe. C’est ce qui crée cette fenêtre de trois mois”, a-t-il conclu.

Mme Merkel a appelé samedi l’opposition gouvernementale allemande à soutenir le futur fonds permanent de soutien à la zone euro (ESM) et le pacte budgétaire européen, affirmant que la “situation dans la zone euro est actuellement de nouveau très fragile”. 

Afp

 

On peut ajouter à cette annonce maintes rumeurs en provenance des US qui disent que Pimco,JP Morgan et plusieurs autres sociétés financières annuleraient les vacances de leurs employés afin de se préparer à un crash type Lehman prévu dans les tout prochains mois….

http://www.examiner.com/article/market-rumor-pimco-and-jp-morgan-halt-vacations-to-prepare-for-economic-crash

 

On peut aussi indiquer les paroles de Robert Zoellick: “Méfiez-vous d’ une répétition de la Grande Panique de 2008″

http://www.dailymail.co.uk/news/article-2153324/Markets-facing-rerun-Great-Panic-2008-Head-World-Bank-warns-Europe-heading-danger-zone-bleakest-day-global-economy-year.html

 

Source: Realinfos

 

 

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Mardi 5 juin 2012
Quelques nouvelles de l’Eurodélire

LA RÉCESSION S’INSTALLE DANS TOUTE LA ZONE EURO

On vient d’apprendre, ce 5 juin 2012, que selon le cabinet d’analyse privé Markit :

1)- L’activité du secteur privé a subi en mai 2012 sa plus forte contraction en mai dans la zone euro depuis près de trois ans.

2)- Ce résultat laisse augurer une BAISSE TRIMESTRIELLE du PIB de la zone euro de l’ordre de 0,5 % au deuxième trimestre.

3)- Cette récession pourrait être encore plus sévère en cas de résultats décevants en juin.

4)- Le malaise économique se généralise à tous les grands pays de la zone euro.

5)- La conjoncture se détériore à « un rythme alarmant en Espagne, en Italie et désormais également en France ».

LA CONSOMMATION S’EFFONDRE EN ZONE EURO

On a également appris ce matin que les ventes de détail dans toute la zone euro ont plongé de -1% en avril par rapport à mars, enregistrant leur plus fort repli depuis décembre et attestant de la morosité des consommateurs.

Et encore s’agit-il des données officielles de l’office européen de statistiques Eurostat.

En un an, l’indice des ventes a spectaculairement baissé de -2,5% dans la zone euro.

UN FINANCIER ÉTHIOPIEN FAIT LA FINE BOUCHE
SUR LA SITUATION FINANCIÈRE PORTUGAISE

Signe des temps, que l’on jugera attristant ou cocasse selon son humeur, c’est désormais le ressortissant de l’un des pays les plus pauvres de la planète – l’Éthiopie – qui vient donner des conseils de bonne gestion aux autorités portugaises.

Dans un entretien au quotidien Diario economico publié aujourd’hui, l’Éthiopien Abebe Selassié, qui représente le FMI sous la tutelle duquel a été placé le Portugal, a en effet déclaré : « Il n’y a pas encore suffisamment de confiance. Mais au fur et à mesure que le programme (d’ajustement) produira des résultats, le Portugal sera en mesure de revenir sur les marchés. Cela va être difficile. »

L’ESPAGNE, AU BORD DU GOUFFRE, RÉCLAME « DAVANTAGE D’EUROPE »…

Les « bonnes nouvelles » n’arrivant jamais seules, le ministre espagnol du Budget, M. Cristobal Montoro, vient d’affirmer que l’Espagne « ne peut techniquement pas faire l’objet d’un sauvetage », en faisant allusion à la taille du pays, quatrième économie de la zone euro.

Il a également dressé ce constat sans appel, qui résonne comme un appel au secours d’un navire en perdition : « Le niveau record actuel des taux d’emprunt de l’Espagne lui ferme l’accès aux marchés financiers »

La seule solution à cette catastrophe que voit M. Montoro réside donc, comme à chaque fois, dans la fuite en avant : il faut « davantage d’Europe ».

Mais « davantage d’Europe », qu’est-ce que cela signifie concrètement ?

Le ministre espagnol du Budget a eu la gentillesse de le préciser : il faut un « mécanisme européen qui permettrait aux banques espagnoles d’être recapitalisées ».

Comme c’est joliment dit ! Le « mécanisme européen » signifie qu’au bout du compte ce sont les contribuables allemands, français, néerlandais, qui devraient sortir des dizaines de milliards d’euros pour renflouer les banques espagnoles.

Bon prince, M. Cristobal Montoro a annoncé que l’Espagne serait prête en contrepartie à « renoncer en partie à sa souveraineté budgétaire ». Ce qui revient, non seulement à saboter son propre poste ministériel, ce qui est assez comique, mais surtout à supprimer le principe même de la démocratie, ce qui est beaucoup moins drôle.

Car le B-A-BA de la démocratie, c’est que c’est un système où le peuple choisit des représentants qui décident des recettes fiscales et des dépenses. Si le Budget est décidé par des instances non élues, ce n’est plus une démocratie ; et si ces instances sont de surcroît étrangères, ce n’est plus un pays souverain mais une colonie.

L’ALLEMAGNE NE BOUGE PAS SA POSITION D’UN IOTA

C’est cette dernière et charmante perspective que les autorités allemandes font aussi semblant de privilégier.

Le ministre allemand des Finances, M. Wolfgang Schäuble, l’a dit et redit, et il vient encore de le répéter dans un entretien publié ce 5 juin dans le quotidien économique Handelsblatt : l’Allemagne estime qu’avant de parler d’euro-obligations ou d’union bancaire, ce qu’il faut c’est une véritable union budgétaire dans toute la zone euro :

Les autorités allemandes privilégient d’autant plus cette « union budgétaire » que la logique ultime de l’euro revient, en définitive, à confier justement aux autorités de Berlin le pouvoir de décider des budgets nationaux de tous les pays de la zone euro. Ce qui est assez logique puisque c’est l’Allemagne qui supporte de plus en plus le risque monétaire explosif de la monnaie commune.

Fort heureusement, les Allemands, qui ont les pieds sur terre, se rendent bien compte qu’un tel projet est profondément irréaliste : seuls les dirigeants des pays latins (France, Espagne, Italie,…), qui ont le réflexe culturel de se gargariser hâtivement de formules ronflantes sans réfléchir à leurs effets réels, peuvent entonner cette ritournelle de « l’union budgétaire » sur l’air des lampions.

C’est pourquoi le ministre allemand des Finances a encore répété que « de telles mesures ne peuvent être que l’aboutissement d’un long processus d’intégration et non son prélude », ce qui est une remarque ô combien sensée.

Comme l’avait précisé son porte-parole la semaine dernière : « Nous ne voyons pas comment de telles réflexions pourraient aider à surmonter la crise à court terme ».

Dans son entretien au Handelsblatt, M. Schäuble a répété cette position, en montrant pour la énième fois que le gouvernement allemand n’en changera pas : la seule solution passe par la rigueur : « il n’y a pas de chemin facile pour la Grèce ou l’Espagne et les pays touchés ne peuvent pas éviter les réformes pour redevenir compétitifs ».

Façon de renvoyer le ministre du Budget espagnol dans les cordes.

CONCLUSION : UBU-EURO

Ces scènes ubuesques de l’euro-délire ne seraient pas complète sans l’habituelle cerise sur le gâteau : les agences de presse nous annoncent qu’il va se tenir aujourd’hui « une conférence téléphonique des ministres des Finances du G7 » et que, comme de juste, « les investisseurs en espèrent des mesures aptes à rassurer les marchés ».

Bigre ! Les « investisseurs » auraient-ils déjà oublié que les patrons respectifs des ministres des finances du G7 en question se sont déjà rassemblés voici quinze jours au G8 de Camp David, et qu’il n’en est strictement rien ressorti de neuf et de concret ? Comment pourrait-il en être autrement puisque leurs positions antagonistes sont déjà publiques, connues et archi-connues ?

En bref, le sketch de l’euro continue.

Il finirait par être presque drôle s’il n’avait pas pour conséquence l’appauvrissement rapide des peuples d’Europe et la destruction concomitante de tout leur appareil économique et industriel.

 

http://www.u-p-r.fr/actualite/europe/quelques-nouvelles-de-l-eurodelire

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  • : Le blog d' Eva, R-sistons à la crise
  • : Tout sur la crise financière, économique, sanitaire, sociale, morale etc. Infos et analyses d'actualité. Et conseils, tuyaux, pour s'adapter à la crise, éventuellement au chaos, et même survivre en cas de guerre le cas échéant. Et des pistes, des alternatives au Système, pas forcément utopiques. A défaut de le changer ! Un blog d'utilité publique.
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