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24 décembre 2012 1 24 /12 /décembre /2012 00:04

 

Flanby n'a aucune consistance, il ne tient pas ses promesses,

il ment, et il est un sayanim au seul service de sa tribu !

Quelle trahison de ses Electeurs !

Pas étonnant qu'il ait aujourd'hui 21 % de satisfaits, un record !

Et sa liaison avec l'ambitieuse Valérie Trierweiler n'arrange rien.... s

surtout qu'elle est très liée à l'épouse de Manuel Valls

lui-même "éternellement lié à israël" selon ses dires :

La boucle est bouclée ! (eva R-sistons)

 

 Conjoncture : Les propositions économiques faites par François Hollande



Appel pour une vraie

séparation 
des banques d’affaires et de dépôt

http://www.politis.fr/Appel-pour-une-vraie-separation,20520.htm

 

 


Appel du collectif Roosevelt2012.fr, « pour une réponse globale à la crise ».

 

 

« Mon véritable adversaire n’a pas de nom, pas de visage, pas de parti. Il ne présentera jamais sa candidature, il ne sera donc pas élu, et pourtant il gouverne. Cet adversaire, c’est le monde de la finance » affirmait François Hollande dans son Discours du Bourget, le 22 janvier 2012.


« La première décision à prendre, c’est de séparer ce qui relève du crédit, du dépôt, bref du service à l’économie, de ce qui appartient aux opérations de spéculation, pour que les dépôts des épargnants ne soient pas utilisés à d’autres fins que le prêt à l’économie, précisait-il à Toulon deux jours plus tard. Ce sera terminé ! Cette séparation sera faite. »

Une loi sur les banques est aujourd’hui en discussion. Hélas, tout laisse craindre une réforme au rabais, une ’retouche cosmétique’, une loi qui ne règlerait aucun problème :


• 1. L’économie réelle ne serait toujours pas protégée d’un possible Tsunami sur les marchés financiers (faut-il rappeler que, en Grande-Bretagne, la dette du secteur financier atteint 600% du PIB ?).

• 2. Les PME auront toujours autant de difficultés à se financer, alors qu’une vraie séparation obligerait les banques de dépôt à consacrer la totalité de leurs fonds au financement des PME et de l’artisanat.

• 3. L’argent des contribuables continuera à servir d’assurance tout-risque pour quelques milliers de traders et autres cadres dirigeants.


La loi en cours de discussion prévoit seulement de filialiser les activités les plus dangereuses. On sait hélas qu’une telle filialisation ne règle rien : en 2008, le premier assureur mondial, AIG (116.000 salariés et 110 milliards de chiffre d’affaires) a été coulé par sa micro-filiale de trading à Londres qui, malgré sa petite taille (0,3 % des effectifs de l’assureur), a accumulé suffisamment de risques pour faire chuter l’ensemble du groupe !

 

En quelques semaines, le gouvernement américain a du apporter plus de 180 milliards pour éviter l’effondrement de l’ensemble du secteur. La chute d’AIG montre de façon indiscutable que la filialisation n’est pas une solution efficace.

Séparation complète

La solution permettant de construire le système bancaire le plus solide, tourné vers l’économie réelle et ne mettant pas en danger l’épargne des contribuables est simple et éprouvée : c’est la séparation complète des activités de dépôts et de crédit d’une part et des activités d’investissement spéculatives d’autre part. C’est comme cela qu’a fonctionné le système bancaire de tous nos pays entre 1945 et 1984. Ce qui prouve la faisabilité de cette solution.

Réforme édulcorée

Pour toutes ces raisons, venant de tous les horizons politiques, nous demandons solennellement aux élus de la Nation de refuser une réforme édulcorée et d’agir avec force pour une vraie séparation des banques de dépôt et des banques d’affaires. 

Pour protéger les comptes bancaires des citoyens, pour protéger les finances publiques, pour lutter contre la spéculation, il est temps de remettre la finance à sa place. 


Une pétition est ouverte sur le site < www.monadversairecestlafinance.fr >

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23 décembre 2012 7 23 /12 /décembre /2012 00:51

 

Quand les gouvernements volent l’or (1ère partie)

Adrian AshPar Adrian Ash pour BullionVault, 12 décembre 2012

Trois affreux exemples de vols d’or au cours de l’histoire moderne…

Les rumeurs actuelles chez les traders ont pour objet les inquiétudes des détenteurs d’or concernant une augmentation punitive des impôts aux Etats-Unis en 2013, avec l’administration Obama qui tient les investisseurs en métaux précieux dans sa ligne de mire.

D’où les liquidations de ce mois (si on se fie aux rumeurs). C’est un phénomène similaire aux ventes d’or par les ménages japonais fin 2011 avant l’entrée en vigueur de nouvelles régulations pour les négociants de métaux précieux.

En vérité, une telle mesure aux Etats-Unis reste très improbable. Du moins, une telle mesure avant un accord entre partis nécessaire pour solutionner la falaise fiscale et le désastre du plafond de la dette serait clairement tendancieux. Tous les investisseurs en or américains ne sont pas républicains, mais peu d’entre eux sont démocrates, selon moi. En outre, l’or attire déjà le plus haut taux d’imposition sur les plus-values à 28% aux Etats-Unis, puisqu’il est considéré comme un « objet de collection ». Il est plus facile d’augmenter les taux d’imposition sur les plus-values sur tout et de se débarrasser de quiconque tenterait de faire fructifier ses économies. Cela engendrerait plus de revenus aussi.

Toujours est-il, que ce bavardage souligne un point clé concernant l’or : le fait que de mémoire d’homme il ait reçu des mauvais traitements spéciaux des gouvernements et ce de partout. Les ménages occidentaux furent interdits d’or pendant 30 ans et plus après la Seconde Guerre mondiale. Au cours des vingt années précédentes, leur or a été en vrac nationalisé, acheté de façon obligatoire et volé.

Et il ne s’agit pas seulement du métal d’investissement. Et pas seulement de l’or appartenant à des citoyens privés…


1er exemple : 1935, Mussolini s’empare de 35 tonnes d’or, en alliances…


La « confiscation » aux Etats-Unis en 1933 est bien connue (en fait un achat systématique, fait au cours d’alors à 28 dollars l’once avant que le cours ne soit poussé à la hausse à 35 dollars). Mais avec l’or, encore un instrument clé du système monétaire, beaucoup de gouvernements ont cherché à en acquérir plus.

En décembre 1935 le dictateur fasciste populaire italien Benito Mussolini en a appelé au patriotisme des femmes italiennes, leur exhortant à échanger leur anneau de mariage en or pour des bagues d’acier. Oui, vraiment. Le mercredi 18 décembre de cette année, La Stampa en faisait sa première page :

-« Le rite le plus noble de la « fede » [ou foi] amène toutes les femmes d’Italie ensemble dans une seule volonté héroïque » (fede en italien veut dire foi et alliance, intelligent quand même).

-« La Reine a placé son alliance sur l’autel de la patrie. »

-« L’offrande fière et touchante des femmes à Turin. »

Les femmes italiennes étaient tellement « encouragées » par cette démonstration populaire de patriotisme que cinquante ans plus tard, elles étaient toujours honteuses d’avoir été forcées de se séparer de leurs alliances. Mussolini a obtenu 35 tonnes d’or en tout. Pour la petite histoire, il a fini la tête en bas, pendu par un crochet de boucherie du haut du toit d’une station d’essence.

Nous verrons dans la seconde partie l’or tchèque volé par les Nazis et les détenteurs de pièces poursuivis en justice au Royaume-Uni dans les années 1960.

 

 

 

Quand les gouvernements volent l’or (2ème partie)

Adrian AshPar Adrian Ash pour BullionVault, 12 décembre 2012

L’or tchèque et les pièces d’or britanniques…


Dans la première partie nous évoquions les rumeurs concernant les métaux précieux aux Etats-Unis et comment Mussolini avait accumulé 35 tonnes d’or. Nous examinerons ici l’or tchèque volé par les Nazis en passant par la Banque des règlements internationaux et comment le gouvernement britannique a tenté d’endiguer l’investissement en pièces d’or dans les années 1960 pour protéger la balance commerciale et la devise du pays.


2er exemple : 1939, l’Allemagne nazie vole l’or tchèque à Londres


Vous n’aviez pas besoin d’être un particulier, ni de garder votre or à la maison, pour perdre des métaux précieux dans les années 1930. L’on s’en souvient peu aujourd’hui, mais les Nazis ont volé les réserves d’or tchécoslovaque et ceci a créé un tel scandale dans la presse britannique au milieu de l’année 1939 que le public était tout à fait prêt pour la guerre au moment où l’Allemagne a envahi la Pologne le mois de septembre de la même année.

La Banque des règlements internationaux (BRI) a été fondée en 1930 pour essayer de gérer l’étalon or international en plein déclin. Basé sur le territoire neutre de la Suisse, elle était supposée être au-dessus de la politique, et bien que ses officiels supérieurs fussent tous des banquiers centraux dans leur pays d’origine, ils agissaient en suivant un code de courtoisie de soutien mutuel et de respect. Non élus alors, et c’est encore vrai aujourd’hui, les banquiers centraux se considèrent comme nobles et indépendants de ces entreprises sales que sont la démocratie ou la dictature.

Donc, quand le 20 mars 1939, juste après que les Nazis soient entrés dans Prague, un message a été envoyé à la BRI apparemment par la Banque nationale Tchèque, la BRI a passé le message comme il se devait. Il était demandé à la Banque d’Angleterre (alors, tout comme aujourd’hui, le premier centre d’échange au monde de l’or physique) de transférer les métaux détenus sur le compte numéro 2 de la BRI à un nouveau compte BRI, numéro 17.

Oublions le fait que les Tchèques avaient déjà envoyé un message indiquant que toutes instructions viendraient « sous la contrainte » et devraient être ignorées. Oublions aussi que le parlement britannique avait gelé tous les avoirs tchèques, pour les défendre contre le vol nazi. Et oublions aussi que la Banque d’Angleterre savait que le compte BRI numéro 2 contenait de l’or tchèque, et que le numéro 17 était détenu par la Reichsbank allemande. Car le gouverneur de la Banque d’Angleterre, Montagu Norman, était aussi le directeur de la BRI non politique. Et il ferait tout pour protéger la noble indépendance des banquiers centraux, appliquant leurs règles de courtoisie et apaisant les Nazis une dernière fois, en feignant l’ignorance des vrais détenteurs de l’or qui dormait dans ces deux comptes anonymes de la BRI.

Le transfert fut fait avant que quiconque en dehors des banques centrales ne le sache, et l’or était ainsi vendu en seulement dix jours. Au moment où l’histoire fut révélée en mai, les six millions de livres sterling de recette avaient disparu depuis longtemps (nous ne pouvons trouver aucune référence du transfert, ni du scandale national commençant en mai, dans le journal personnel de Norman).


3er exemple, 1966 : La Grande-Bretagne commence à poursuivre les investisseurs en pièces d’or


Deux décennies après la fin de la guerre, et 35 ans après que la Grande-Bretagne ait quitté l’étalon or, ses politiciens sont occupés à s’immiscer dans les investissements en or. Car la livre sterling a baissé sur le marché des devises. Alors les gens ont acheté de l’or, en envoyant de l’argent à l’étranger pour l’acheter et nuisant ainsi à la balance commerciale britannique déjà pas terrible. Et nuisant donc à la livre sterling à nouveau.

Pour essayer d’endiguer la situation, le gouvernement travailliste a mis un frein aux importations de pièces d’or, et a interdit à ses citoyens de posséder plus de quatre pièces d’or. Quiconque aurait une collection plus importante devait le signaler à la Banque d’Angleterre, les officiels jugeant alors si le détenteur est un vrai collectionneur ou un spéculateur.

S’adressant le 13 juin lors d’un débat (très tendu) entre parlementaires, le député conservateur de Worthing, Terence Higgins, a demandé pourquoi le gouvernement s’attaquait à l’or. « Les gens possèdent de l’or car ils n’ont pas foi en la politique du gouvernement relative à la stabilisation de coût de la vie et à la réduction du taux d’inflation… Prendra-t-il des mesures contre d’autres actifs spécifiques qui sont des protections contre l’inflation ? » (Les ménages indiens pourraient se demander la même chose aujourd’hui).

C’est bien dommage. La « règle de quatre » est passée (comme elle a été appelée par les détaillants). En juin 1967, quelques 4 847 personnes se sont soumis aux vérifications de la Banque d’Angleterre, et les procès ont commencé. Les contrôles des changes sur l’or ont finalement été annulés par le premier budget de la première administration Thatcher en 1979


La morale de ces histoires ?


Puisque l’or n’est plus un instrument clé des systèmes monétaires mondiaux, la soi-disant « confiscation » semble être aujourd’hui un phénomène propre au XXème siècle. Mais cela pourrait bien changé. Les contrôles des changes comme ceux qu’a subi le Royaume-Uni dans les années 1970 (et que l’Italie n’a abandonné qu’en 1999) sont plus probables. Car les gens, comme les gouvernements, veulent détenir de l’or quand ils craignent l’inflation, les conflits financiers ou les crises politiques. Le détenir à la maison pourrait exposer les particuliers au vol ou à la contrainte. S’ils détiennent l’or de façon sûre à l’étranger, en « offshore » comme on dit, même une juridiction démocratique sûre nécessite que les droits de propriétés clairs soient avérés si les investisseurs veulent garder le contrôle sur leurs avoirs en or. Soyez sûr de l’obtenir si vous pensez acheter de l’or dans le futur.

 

 

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22 décembre 2012 6 22 /12 /décembre /2012 06:23

 

La guerre contre la finance, il faut scinder les banques !

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Depuis la crise de 2007, une grande partie de la population a commencé à prendre conscience des effets catastrophiques issus des politiques de dérégulation mises en œuvre depuis environ 30 ans.


Le sujet de la finance reste cependant obscur pour la plupart des citoyens et - plus grave - pour la majorité de la classe politique.
Cette ignorance a créé un terrain favorable à l'oligarchie qui s'est créée autour de la doxa ultra-libérale, elle a permis aux spéculateurs véreux de faire sauter un à un tous les gardes fous qui protégeaient tant bien que mal le système financier. Ce dernier avait été conçu à l'origine pour être au service de l'économie et par voie de conséquence de la société.
Le coup de grâce fut porté en 1999 aux USA sous l'administration Démocrate de Bill Clinton avec l'abrogation du Glass Steagal Act.
Il n'a ensuite pas fallu 10 ans pour que le système soit mis à terre pour des raisons purement endogènes [1].


Le Glass Steagal Act : séparation des activités bancaires
Le Glass-Steagall Act (ou Banking Act) est une mesure anti-libérale votée le 16 juillet 1933 sous l'administration de Franklin Roosevelt qui avait pour but d'ériger des barrières de protection légales pour éviter qu'une crise telle que celle de 1929 se reproduise.
La mesure phare instaurait une incompatibilité entre les métiers de banque de dépôt et de banque d'investissement.
Il y eu donc séparation des métiers bancaires entre les activités utiles à l'économie telles que le financement des entreprises et celles qui sont inutiles et surtout très dangereuses comme la spéculation.

Dans ce mode de régulation, si une grande banque d'affaire fait faillite suite à la concrétisation d'un risque, il n'y a pas d'impact sur les activités utiles à l'économie.


Sans séparation, le risque est maximum
Dans le cas contraire (situation actuelle) les banques sont dites universelles.
Puisque ces dernières pratiquent les 2 activités, si le risque spéculatif provoque une chute dans ce secteur alors c'est toute la banque qui plonge.
Ajouter à cela la taille démesurée des plus grandes banques et l'on obtient le fameux "Too Big To Fail" qui oblige les états à venir au secours des banques en difficultés sous peine de laisser se détruire tout le système par effet domino.


Une promesse de campagne de François Hollande
Le 22 janvier, lors de son discours au Bourget, le candidat François Hollande avait désigné comme son adversaire principal une finance "sans visage" dont l’emprise était "devenu un Empire". Maîtriser la finance, affirmait-il alors, commencera ici par le vote d’une loi sur les banques qui les obligera à séparer leurs activités de crédit de leurs opérations spéculatives.

Les cyniques feront valoir qu'une promesse n'engage que ceux qui l'écoutent, en effet un an plus tard après un excellent travail de sape du lobby bancaire et à la lâcheté traditionnelle de l'état [2], la loi de séparation a été vidée de sa substance.
Grâce à notre ministre des finances Moscovici dont l'impéritie n'a d'égale que sa soumission, la loi présentée le 19 décembre 2012 se traduit par une simple filialisation de l'activité purement financière.
Cette proposition de loi qui sera discutée à l'assemblée en février 2013 est un coup d'épée dans l'eau, elle ne changera rien aux risques systémiques car une filiale peut bien entendu entrainer sa maison mère dans sa chute.


Le modèle Français de banques "Universelles" n'est pas plus robuste
Le lobby bancaire fait valoir que les banques françaises ont mieux supporté la crise que leurs homologues étrangères.
C'est faux !
Il suffit de regarder Dexia, Natixis ou même la Société Générale avec l'affaire Kerviel.
De plus, si les banques françaises sont en si bon état, alors pourquoi sont elles allées très discrètement se refinancer en masse à la BCE lors des 2 premiers plans de LTRO ? [3]


C'est la guerre, la séparation n'est que la première bataille
Depuis longtemps déjà la finance est devenue l'ennemi des peuples depuis qu'elle roule pour elle seule. Cependant aujourd'hui grâce à Internet, ces derniers possèdent les armes de de la contre-attaque leur permettant de réagir en donnant de la voix afin de faire plier les gouvernements.

Ce n'est pas aux banquiers de décider des règles du jeu, c'est aux peuples à travers leurs élus qui n'en sont que les représentants.

Après cette bataille, le prochain combat consistera à exiger la limitation de la taille des 29 établissements bancaires mondiaux classés comme systémiques afin de résoudre la problématique du "Too Big To Fail" (TBTF).
Aux États Unis il existe une loi anti-trust qui permet à l'état de démanteler une entreprise privé afin de l'empêcher d'atteindre une position de monopole.
Cette loi est maintenant insuffisante et il sera nécessaire de légiférer dans le même esprit y compris en Europe pour diviser en entités plus petites ces fameuses banques dites TBTF.


Cette bataille peut et doit être gagnée
De nombreuses voix s'élèvent pour demander une véritable séparation bancaire, cela avait d'ailleurs été évoqué ici même en 2009 [1].
L'excellent Olivier BERRUYER a tiré le premier à travers son blog les-crises.fr et son association Diacrisis [4] qui a regroupé environ 130 signatures de personnalités du monde politique et de la finance (*), y compris des (ex?)ultra-libéraux qui exigent une véritable séparation des activités bancaires.
Cette séparation doit être complète avec la création d'établissements distincts n'ayant aucun lien entres eux.
En aucun cas, une simple filialisation des activités financières ne permettra de protéger efficacement le système.

(*) Ex : Warren Buffet, Bill Clinton (!), Christine Lagarde, Michel Rocard, Jacques Attali, Joseph Stiglitz, les ex PDG de Merrill Lynch et Citigroup, etc...


L'immobilisme des états
Il y a toujours de bonnes raisons de ne rien faire, on nous dit qu'un seul pays ne peut pas prendre ce type de mesures car elle aurait pour conséquence d'affaiblir ses banques par rapport à la concurrence.
C'est ce type de raisonnement qui conduit à l'immobilisme des états auquel on assiste depuis 5 ans [2].
Ce dernier laisse perdurer un contexte qui a mis le système dans le mur en 2007 car non seulement les responsables de la crise n'ont pas été inquiétés mais ils occupent toujours les mêmes postes avec la même capacité de nuisance.

Le débat sur ce sujet est tabou en France avec une situation comparable au nucléaire, les gouvernements de gauche comme de droite prennent des décisions sans consultation, les seules entités qui interviennent sont...les lobbies !

Paradoxalement, dans les pays anglo-saxons, temples de ce que l'on appelle l'industrie financière - terme qui s'apparente à un oxymore - le débat a eu lieu.
Les réformes Vickers en Angleterre et Volker aux États-Unis sont allées beaucoup plus loin que la timorée proposition Moscovici.

Lors du conseil des ministres du 19 décembre, le ministre Moscovici s'est cru obligé de déclarer lors de la présentation du projet de loi que « Ce n’est pas une réforme qui est faite pour le lobby bancaire ».
C'est en effet plutôt une réforme qui est faite PAR le lobby bancaire !

Que faire concrètement ?

Chacun peut adhérer gratuitement à l'association Diacrisis [4] qui milite pour cette bataille, lorsque le nombre d'adhérent se comptera en dizaines de milliers, la voix du peuple commencera à se faire entendre par dessus celle des lobbies.

Cette association peut s'apparenter à un lobby citoyen en mesure de faire contre poids au lobby bancaire.


Références
[1] Crisis ? What Crisis ? (Sur ce blog)
[2] L'esprit de Munich (Sur ce blog)
[3] Où sont passés les 1000 Milliards injectés par la BCE ? (Sur ce blog)
[4] Association Diacrisis : http://www.les-crises.fr/l-association-diacrisis/
[5] Site Scinder les banques

 

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A lire aussi :

 

Oligarchie financière et crime international: HSBC, grosses banques et blanchiment d’argent… Quand les banquiers sont des auxiliaires du crime international en toute impunité !

 

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19 décembre 2012 3 19 /12 /décembre /2012 04:57

 

«Il doit y avoir un équilibre entre garantie mutuelle et contrôle», a insisté Angela Merkel, lundi à Berlin.
. Crédits photo : Markus Schreiber/AP - http://www.lefigaro.fr/conjoncture/2012/06/26/20002-20120626ARTFIG00713-merkel-rejette-sans-appel-les-idees-francaises.php

 

Mme Merkel pousse la zone euro vers le moins-disant social 


 

La réalité des peuples au sud de l’Europe ne fait pas partie des préoccupations de la chancelière allemande, Mme Merkel. Elle l’a encore prouvé par ses déclarations récentes. Selon elle, le niveau des prestations sociales versées dans la zone euro est beaucoup trop élevé, comparé à celui des pays émergents. La moitié des prestations sociales mondiales sont distribuées dans cette zone, dans laquelle vit seulement 8 % de la population. Ce n’est tenable, selon elle, qu’en consentant des efforts (des sacrifices) extraordinaires.

 

Sachant la position dominante qu’occupent la chancelière et son pays dans la zone euro, et que la perspective est à la récession dans cette zone où le premier objectif est de sauver l’euro, on peut en déduire que le modèle social européen est d’ores et déjà en fin de vie, avec de gros risques pour la survie du modèle social républicain français.

 

Ces constats sont faits ce 18 décembre 2012 par Philippe Béchade*, dans ses notes de marché de La Chronique Agora.

 

Une réalité qu’on ne veut pas voir

(…) Cette réalité, c’est Chypre au bord du défaut de paiement… c’est la Grèce qui s’apprête à fêter le Noël le plus austère depuis l’époque des colonels… c’est l’Espagne avec un taux de suicide historique chez les jeunes et une désespérance de la population jamais vue depuis l’après-guerre. La réalité de cette fin 2012, c’est aussi une Irlande incapable de respecter le calendrier de sa dette et qui fait tout pour repousser les échéances… une Italie où la population ne consomme plus et où la chasse à la fraude fiscale se transforme en harcèlement pour ceux qui n’ont guère les moyens de se protéger de la curiosité du fisc (…).

 

Deux événements qui ont marqué l’actualité hier

Si nous devions retenir deux faits marquants survenus ce lundi, il y a d’abord la proclamation des résultats des législatives au Japon. Il y a eu une large victoire du Parti libéral démocrate qui offre une confortable majorité au futur Premier ministre Shinzo Abe - lequel s’est juré de faire dégringoler le yen jusqu’à ce que la croissance nippone reparte (…).

Le second fait marquant est une petite phrase d’Angela Merkel que les Européens n’ont pas fini de méditer. La chancelière a prononcé en quelques mots l’oraison funèbre du modèle social européen en expliquant que 50% des prestations sociales distribuées de par le monde l’étaient dans la Zone euro, laquelle ne représente que 25% du PIB mondial et seulement 8% de la population. Et de conclure : “ce n’est pas tenable, à moins de consentir des efforts (comprenez dans sa bouche des sacrifices) extraordinaires”.

 

Un retour en arrière pour la Zone euro ?

 

Elle pourrait également s’alarmer que 98% de la population européenne soit vaccinée contre la tuberculose et le tétanos, que 99,8% des enfants des pays du G8 soient alphabétisés (contre 26% seulement au Mali et 28% en Afghanistan). Ce qui n’est évidemment pas tenable (pour les pays du Tiers-Monde de notre point de vue).

 

A croire que c’est désormais l’Europe qui doit tendre vers le moins-disant social et que les pays en voie de développement ont raison de maintenir une partie de la population en semi-esclavage, la voie royale qui mène vers la compétitivité et le plein-emploi.

 

Beaucoup de gérants et stratèges que nous entendons se disent pleins d’espoir pour le sud de l’Europe en 2013 et 2014. Leurs arguments font froid dans le dos. Le redressement de ces pays est en marche car les gens acceptent des salaires de 30% à 40% inférieurs à ce qu’ils étaient il y a cinq ans. Ils ne prennent plus de vacances (ils n’en ont de toute façon plus les moyens), ils travaillent en fonction des besoins des entreprises, non plus en fonction de normes d’heures légales travaillées compatibles avec une vie familiale.

 

Prenez la Grèce et l’Espagne : les déficits se réduisent car les frais médicaux supportés par l’Etat ont considérablement reculé. Bon, c’est vrai, les gens meurent un peu plus qu’avant (enfin vraiment beaucoup plus dans les campagnes grecques ou andalouses). Magnifique, l’Europe du sud montre la voie à suivre avec les encouragements des médias allemands.

Vous vous souvenez de ce livre de Viviane Forester qui avait “fait débat” il y a une quinzaine d’année et qui s’intitulait L’horreur économique ? Ce qu’elle dépeignait comme un scénario catastrophe dans un avenir improbable, c’est exactement ce à quoi les populations des PIIGS sont confrontées depuis 2009 sous la houlette des programmes “d’assainissement” du FMI et des pays “vertueux” du Nord.

 

Mais réjouissons-nous : comme le martèle maintenant notre président et quelques mois auparavant son prédécesseur, l’Eurozone est sauvée, à commencer par notre bien le plus précieux, c’est-à-dire l’euro. Le problème c’est que, s’il est effectivement sauvé, cela ne fait pas une grosse différence pour ceux qu’il était censé protéger des périls de la mondialisation - puisque ni les chômeurs, ni les entreprises en difficulté, ni les futurs retraités n’en voient plus la couleur !

 

* Philippe Béchade rédige depuis dix ans des chroniques macroéconomiques quotidiennes ainsi que de nombreux essais financiers. Intervenant quotidien sur BFM depuis mai 1995, il est aussi la 'voix' de l'actualité boursière internationale sur RFI depuis juin 2002. Analyste technique et arbitragiste de formation, il fut en France l'un des tout premiers 'traders' mais également formateur de spécialistes des marchés à terme. 

 

Par ailleurs, selon un autre rédacteur des publications Agora, Eberhardt Unger*, ce 18 décembre, on n’observe aucun signe d’amélioration de l’économie mondiale en 2013. La BCE prévoit une récession dans la zone euro en 2012 et 2013.

 

Lire L’économie mondiale boite !

Conclusion : La crise économique mondiale est loin d'être terminée. Les problèmes qui ont conduit à la crise actuelle continuent de proliférer et, d'une façon générale, ouvrent la voie au protectionnisme. Le surendettement américain et la crise de l'euro zone sont les plus grands risques. Il y a aussi celui du marché mondial des dérivés de 700 000 milliards de dollars à rapprocher du PIB mondial estimé à 70 000 milliards de dollars. Les banques centrales poursuivront leur politique monétaire ultra-expansive jusqu'à ce qu'une trop forte inflation les en empêche. Pour 2013, il faudra tenir compte de nouvelles turbulences sur les marchés de devises.

* Dr. Eberhardt Unger est un économiste indépendant, fort de plus de 30 ans d'expérience des marchés et de l'économie.

 

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9 décembre 2012 7 09 /12 /décembre /2012 16:50

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Les dangers du capitalisme actionnarial

Posted: 08 Dec 2012 10:55 PM PST

 

La critique des excès du capitalisme actionnarial, et de son court-termisme destructeur se développe depuis la crise de 2008. Mais si cette critique est fréquente dans les milieux plus alternatifs, comme Alternatives économiques, elle s’exprime également dans les colonnes du très libéral The Economist.
Pourquoi il faut lire The Economist
Bien sûr, la plupart du temps, je suis en désaccord complet avec la bible néolibérale des élites mondialisées, dogmatiquement favorable au libre-échange et à la libéralisation des marchés financiers… etc. Mais il ne faut pas résumer l’hebdomadaire britannique aux positions caricaturales et volontiers francophobes de Sophie Pedder, sa correspondante à Paris. Sur d’innombrables sujets, The Economist apporte de l’eau au moulin des alternatifs, comme récemment sur les universités étasuniennes.
Dans un papier très intéressant de la rubrique Schumpeter, même s’il affirme que « la valeur à long terme est l’addition de résultats à court terme » ou que « les résultats trimestriels disent quelque chose sur la santé d’une entreprise », il propose de « réparer (le système) » en en soulignant toutes les carences. Il cite Paul Poleman, président d’Unilever, qui ne publie plus l’ensemble des résultats financiers chaque trimestre ou de donner des prévisions de résultats. Ce dernier avait affirmé à Davos que « les managers de hedge funds vendraient leur grand-mère pour faire du profit ».
The Economist reconnaît que « le culte du court terme a produit des résultats pervers », poussant les managers à prendre de gros risques pour atteindre les résultats annoncés (et ainsi toucher leurs stocks options). Il souligne que le temps de possession d’une action est passé de 8 ans dans les années 1960 à 4 mois aujourd’hui et rappelle que Peter Drucker disait que « les résultats à long terme ne peuvent pas être atteints en additionnant les résultats à court terme » et souligne que les entreprises cotés investissent 4% de leurs actifs contre 10% pour celles qui ne le sont pas.
Le capitalisme actionnarial accroit la crise

Si on va plus loin, pour reprendre l’expression de Frédéric Lordon on peut souligner que nous sommes dans un système de capitalisme à basse pression salariale. Ce papier signalé par Olaf montre que jamais la part des profits n’a été si élevée aux Etats-Unis : plus de 11% du PIB au 3ème trimestre 2012. C’est l’immense paradoxe de cette crise d’avoir été à la fois si violente, mais où les profits des entreprises se sont reconstitués tellement rapidement après.

Bref, aux Etats-Unis, les entreprises sont clairement gagnantes dans les rapports de force instaurés par cette mondialisation néolibérale, et les salaires sont la variable d’ajustement, qui a perdu 10 points de PIB en 45 ans (43,5%). En France, la situation est un peu différente car si les multinationales dont de gros profits, cela n’est pas le cas des petites entreprises, le plus souvent pressurées par les grands groupes, une conjoncture mauvaise et une incapacité à échapper à l’impôt.
C’est ce que montre Jean Gadrey dans son blog pour Alternatives Economiques, où il montre l’envolée du poids des dividendes dans la valeur ajoutée, passé de moins de 3% à la fin des années 1970 à près de 9% aujourd’hui pour les sociétés non financières. Il faut noter là-aussi que la crise n’a eu qu’un impact court et limité sur leur distribution, au moment même où le chômage s’envole, le pouvoir d’achat baisse et où on déconstruit les systèmes de protection sociale.
La réalité, c’est que l’addition du capitalisme actionnarial avec la mondialisation néolibérale a produit un système extrêmement injuste où une minorité parvient à tirer son épingle du jeu au détriment d’une grande majorité, dans les pays dits développés. Ces papiers en font la démonstration éclatante.
.http://www.gaullistelibre.com/2012/12/les-dangers-du-capitalisme-actionnarial.html?utm_source=feedburner&utm_medium=email&utm_campaign=Feed%3A+gaullistelibre+%28Blog+gaulliste+libre%29utm_content=Yahoo!+Mail
Mercredi 17 octobre 2007
capitaliste.gif Régulièrement - dans notre belle démocratie de marché - les établissements bancaires envoyent des pubs à leurs clients pour les inciter à investir leur argent en Bourse. Tenez pas plus tard que lundi, j'ai reçu un courrier......"L'engouement pour la Bourse ainsi que l'évolution des marchés financiers ces dernières années, exigent que nous soyons toujours plus proches de vous qui nous faites confiance pour vos placements financiers" et blablablablabbla........

  Voila qui incite donc une part grandissante de français à investir leur argent en Bourse, comme si devenir un actionnaire était quelque chose de naturel, normal et moral.

Pourtant, l'Eglise catholique considérait deja à l'époque que l'introduction du taux d'intérêt était un péché mortel qui condamnait à la damnation éternelle sans espoir de rémission car il confère à la monnaie le pouvoir de se reproduire et attribue ainsi à l'argent un pouvoir sur le temps qui n'appartient qu'à Dieu.

Mais tout ceci n'était rien ou pas grand chose......Aujourd'hui, le capitalisme moderne pousse le péché plus loin par l'intermédiaire de l'actionnariat.

Sans tomber dans les délires de l'idiot gauchiste et chouchou des médias Olivier Besancenot qui du haut de sa crasse inculture pense que les patrons sont tous des salauds qui maltraitent leurs salariés en rognant sur leurs droits et leurs congés - alors qu'il y a certainement la même proportion d'ordures chez les ouvriers ou employés que chez les patrons et que les patrons de PME loin d'être des "exploiteurs" sont souvent des gens qui bossent beaucoup - analysons simplement les choses.

Dans le système économique capitaliste, fondé sur le droit de propriété privée des actifs financiers et industriels, la monnaie peut jouer un role d'enrichissement privé : elle peut permettre à son propriétaire de percevoir un revenu par le seul fait de sa richesse mais également de capter une part de la richesse produite par le travail d'autrui. La monnaie peut jouer donc par l'intermédiaire du profit le role de captation et de transfert de richesse.

Ceci signifie - en langage clair et pour se recentrer sur le sujet - que les propriétaires d'une entreprise cotée en Bourse (les actionnaires) perçoivent un revenu de propriété (les dividendes) qui n'est pas un revenu du travail mais qui est pris au dépens du revenu que l'entreprise gagne sur le travail des salariés.

A mon avis, c'est inacceptable pour plusieurs raisons.

D'abord parce que c'est considéré comme un péché par la religion catholique, je pense donc qu'il serait opportun que la "Fille ainée de l'Eglise" (la France pour ceux qui n'auraient pas suivi) mette fin à une telle pratique.

Ensuite - pour les laicards pur sucre qui ne seraient pas convaincus par mon argument religieux - je ferai remarquer que le travail est seul créateur de richesses et que donc seul le travail doit être récompensé et valorisé. Surtout que certains gros actionnaires ne bossent même pas et sont donc des parasites sociaux complets qui s'enrichissent sur le boulot des autres. Ils ne se retiennent cependant pas pour traiter tout le monde de feignasses, comme leur représentant Monsieur Sarkozy qui prétend vouloir valoriser le travail sans évidemment s'occuper de l'actionnariat ce qui est pour le moins paradoxal.

En France, les dividendes représentent 5 à 6% de la valeur ajoutée des entreprises c'est à dire par exemple 350 milliards de francs pour l'année 2002. Pour lutter contre l'injustice du capitalisme actionnarial qui conduit à valoriser la fainéantise de ceux qui s'enrichissent en dormant plutot que le courage de ceux qui se lèvent tot pour bosser, nul besoin comme le pense le brave neuneu Besancenot de fusiller, couper des têtes ou d'ouvrir des goulags pour y envoyer des patrons, il suffit de changer la propriété du capital pour que ces 350 milliards annuels soient utilisés par exemple pour financer l'emploi ou les retraites de tous les français.

Quand le grand capital sera maté, quand une marge de manoeuvre plus importante sera laissée aux PME (notamment par la baisse des charges), il sera enfin possible d'envisager une République de petits propriétaires, vraiment démocratique et élevant l'intéret général au dessus des combines particulières.

Tout ceci semble bien utopiste et impossible. Pourtant, tous ceux qui comprendront que la logique du profit, du "produire plus pour consommer plus" ne peut que mettre en danger la survie de notre planète sauront qu'il est nécessaire d'en finir avec la dictature de l'actionnariat.
http://www.socialisme-et-souverainete.com/categorie-11945105.html
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25 novembre 2012 7 25 /11 /novembre /2012 20:38

 

Crise et licenciementsL’usure internationale ne désarme pas, et c’est désormais au tour de la France, deuxième économie européenne, d’en faire les frais. L'agence privée étasunienne Standard & Poor's a ainsi confirmé la dégradation des notes à long terme AA+ et à court terme A-1+ de la France. Cette décision intervient quatre jours à peine après le déclassement opéré par Moddy’s, une autre agence de notation. « Après la stagnation de 2012, a déclaré Standard & Poor's, nous nous attendons à ce que la croissance de l'économie française ne dépasse pas 0,4% en 2013 ».
 
Après avoir durement frappé les économies de la Grèce, de l’Espagne, de l’Italie, de l’Irlande et du Portugal, les financiers britanniques et étasuniens s’en prennent aujourd’hui à la France. Et ce, dans la continuité de la une de l’hebdomadaire The Economist du samedi 17 novembre (sept baguettes de pain entourées d’un ruban tricolore, reliées à une mèche allumée telles des bâtons de dynamite), pour lequel « la France pourrait devenir le plus grand danger pour la monnaie unique européenne »… La « perfide Albion » aura pour le coup été parfaite dans son rôle de soutien à l’Oncle Sam, toujours ravi de voir les ennemis du dollar se prendre les pieds dans le tapis.
 
La première des conséquences de la parte du triple A, c’est l’augmentation du taux d’intérêt exigé par les créanciers. Dans le contexte actuel, la France sera ainsi obligée d’emprunter moyennant des taux d’intérêt encore plus élevés. Quand on sait qu’environ 70 % des créances sur les dettes publiques sont possédés par les 10 % les plus riches de la population (qui touchent de facto 70 % des intérêts), on comprend aisément que le système de la dette publique enrichit les plus riches au détriment des plus pauvres.
 
Par effet domino, la note des entreprises nationales, des banques et surtout des collectivités territoriales sera remise en cause. Les collectivités dépendant en grande partie des transferts financiers de l'État, elles ne peuvent pas bénéficier d'une meilleure note que lui. Or, une fois leur note dégradée, elles devraient faire face à des créanciers plus méfiants, qui leur réclameraient des taux d'intérêt plus élevés. Cela alourdirait le coût de leur dette et apporterait  fort opportunément de l’eau au moulin des thuriféraires du démantèlement des  politiques publiques.
 
Enfin, si les marchés continuent à imposer à la France des taux d'intérêt toujours plus élevés, alors des répercussions en chaîne sont à redouter, des finances de l'État jusqu'au porte-monnaie du consommateur.
 
Au moment où notre ministre de l’économie et des finances se transforme en VRP du pacte de compétitivité devant des chefs d’entreprises, il est probable qu’un nouveau tour de vis fiscal, voire une baisse sensible des dépenses de l’État, soit nécessaire afin de rassurer les marchés et les emprunteurs. 
 
Vous l’aurez compris, nous ne sommes pas prêts de voir le bout du tunnel. La crise semble totale et s’accompagne d’une exigence de destruction de tout ce qui entrave la concentration des richesses par les grands possédants. Ils appellent cela « déréglementation », « privatisation » ou « libéralisation ».
 
L’idée selon laquelle il pourrait y avoir sortie de crise sans sortie du système qui l’engendre est une hérésie. Autant vouloir soigner une grippe sans tuer son virus. Cette chimère ne vise, une nouvelle fois, qu’à berner le peuple en lui faisant croire que l’avenir sera meilleur s’il accepte de nouvelles mesures antisociales. Souvenons-nous toutefois que l’histoire a montré que les révolutions ne sont pas prévues dans les calendriers électoraux de la bourgeoisie.

 

Pas de sortie de crise sans sortie du Système, c'est clair. note d'eva

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Capitaine Martin
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18 novembre 2012 7 18 /11 /novembre /2012 01:46

 

dette-grece-endettement.jpg

 

 

(...) Faillite des Etats, délitement de la Zone euro, chute du dollar... nous faisons de notre mieux pour envisager toutes les possibilités -- sans en laisser une seule de côté, aussi farfelue puisse-t-elle sembler.

Ou peut-être devrais-je dire que nous envisageons toutes les possibilités que les médias grand public laissent de côté -- celles que la pensée unique ignore, voire réprouve...

En tout cas, nous avons comme objectif de vous aider à vous préparer à toutes les éventualités. (..) explosion de la bulle des dot.com, effondrement des subprime, crise de la dette souveraine ou envolée de l'or (...)

 

extrait de


http://www.publications-agora.fr
http://www.la-chronique-agora.com

 


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13 novembre 2012 2 13 /11 /novembre /2012 23:04

 

http://www.notre-ecole.net/olivier-delamarche-origine-de-la-crise-et-crack-boursier-cet-ete/

 

olivier delamarche

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O. Delamarche :

« Le Japon c’est cuit,

la France bientôt dégradée »,

l’Allemagne vers la sortie de l’Euro...


http://revelation-sacraal.over-blog.com/article-o-delamarche-le-japon-c-est-cuit-la-france-bientot-degradee-l-allemagne-vers-la-sortie-de-l-112418873.html

 

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11 novembre 2012 7 11 /11 /novembre /2012 05:06

 

La dépression du sud remonte vers le nord de la zone euro

Depuis quelques semaines, les mauvaises statistiques macro-économiques de la zone euro ne concernent pas seulement le sud. Il semble que le ralentissement touche aussi l’Allemagne. Commentaire d’Evelyn Herrmann, économiste spécialiste de l’Europe chez BNP Paribas : « La répartition par pays révèle une plus grande détérioration des conditions dans le cœur de la zone euro qu’en périphérie, où les indicateurs restent tout de même à de faibles niveaux ».

Le chômage grimpe désormais en Allemagne avec un taux de 6,8% (qui contraste avec les niveaux atteints en France et en Espagne notamment) et les prêts se contractent. Les chiffres des prêts aux ménages et aux entreprises traduisent aussi une dégradation de la conjoncture plus importante qu’attendu en août. Selon une enquête Reuters réalisée auprès d’une centaine d’économistes, la Banque centrale européenne devrait à nouveau baisser son taux directeur en novembre ou décembre, pour soutenir une économie flageolante.

Les météorologistes du FMI sont en dépression

C’est donc sans surprise que le FMI redoute désormais que l’austérité en cours dans certains pays européens ne devienne politiquement et socialement intenable à l’heure où la protestation contre les plans d’économies continue en Grèce ou au Portugal. LIESI a d’ailleurs reçu plusieurs témoignages de fonctionnaires parisiens exprimant leur inquiétude pour la France dans l’hypothèse d’une détérioration plus violente à court terme sur le front de l’emploi.

Point positif, lors de son assemblée générale début octobre à Tokyo, le FMI a reconnu avoir sous-estimé l’impact des plans d’austérité sur la croissance dans les pays européens sous assistance financière internationale, notamment la Grèce. Mais le mal est déjà fait ! Et sans croissance, il sera difficile de changer quoi que ce soit. C’est pourquoi des interrogations pointent sur la volonté des politiques, directement et de plus en plus confrontés à la violence de la rue. Face à cette violence, comment les gouvernements pourraient-ils accélérer encore leur ajustement budgétaire, avec la possibilité de pertes pour la croissance encore plus importantes ?

En conclusion, le FMI fait désormais le pari d’une  croissance mondiale sous les 2% ce qui pourrait impliquer une récession des économies avancées et un ralentissement important des puissances émergentes.

 
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Publié par le 10 novembre 2012 dans Non classé

 

France : les petits spéculateurs vont souffrir

En prenant connaissance de l’imposition au barème des plus-values, on peut constater que les actionnaires habitués à faire des allers-retours avec des titres sont dans la lunette de tir du gouvernement Ayrault. « Ainsi, pour les foyers déclarant au moins 150 000 euros de revenus par part, la taxation atteindra le taux maximum, c’est-à-dire 60,5% (45% d’impôt, plus 15,5% de prélèvements sociaux), contre 34,5% aujourd’hui (19% d’impôt, 15,5% de prélèvements sociaux) ».

Comment ne pas être dissuadé de poursuivre ce type de transactions ? Ne vaut-il pas mieux investir dans du concret et du long terme AUTRE que les actions qui demeurent du papier ?

Les pouvoirs publics affirment favoriser une épargne de long terme, comme la possession de titres sur 6 ans et non plus quelques semaines, mois, voire même deux années. Mais quid dans six ans ? Le monde bouge maintenant très vite et, malheureusement, les spéculateurs internationaux agissent avec d’autres moyens que ceux des particuliers.

En tout cas, il ne faut pas s’étonner de la délocalisation des salles de marché vers Londres. L’avenir de la profession liée à ce genre d’opérations court terme risque d’être très compromise en France.

 
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Publié par le 10 novembre 2012 dans Non classé


 

Que cache la communication de la BCE sur l’arrivée de nouveaux billets « plus sécurisés » ?

La présidence de la BCE vient d’innover dans sa communication. Plus question de politique monétaire, mais l’annonce d’un changement de billets d’euros destinés à remplacer nos euros actuels. Bien sûr, cette opération va être réalisée au motif que les nouveaux billets signés Mario Draghi seront plus SECURISES.

La communication des banquiers centraux européens revient à la sémantique de la période de l’effondrement des tours jumelles de New York. Que ne doit-on pas justifier au nom de la SECURITE ? Et Mario Draghi peut-être heureux. Tel un gamin, il va voir sa signature sur les nouveaux billets !

Le nouveau bébé de Mario Draghi doit normalement voir le jour en mai 2013. Nul besoin de piétiner d’impatience… c’est demain. Nous verrons si son collègue Mario Monti a décidé de faire ses valises à cette période ou s’il se décide à rester.

Cette décision de la BCE intervient tandis que la course à la liquidité est difficile. Beaucoup ont vidé leurs comptes et préféré placer dans de la trésorerie à domicile, doutant encore des vertus monétaires des métaux précieux.

On appréciera le cynisme de nos banquiers. Tout en pillant la Grèce, berceau de la démocratie qui s’éteint progressivement avec Bruxelles ; tout en provoquant une véritable génocide social en Grèce au nom de la nécessité de rembourses les intérêts des dettes au MARCHE.. le lancement de la deuxième série de billets en euros sera baptisée « Europe » et sera illustrée avec une visage de femme grecque, celui de la déesse Europe !

Le visage de la déesse provient d’un vase datant de plus de 2000 ans, découvert dans le sud de l’Italie, et conservé au Louvre, à Paris. « Cette figure a été choisie car est clairement associée au continent européen, et apporte une touche d’humanité aux billets », explique la BCE.

Dans sa communication, la BCE précise que toute la gamme des billets en euros (5,10,20, 50, 100, 200, 500) sera changée progressivement sur plusieurs années. Les billets existants seront progressivement retirés de la circulation.

Quelles sont les motivations des forces financières à l’origine de cette décision ?

A la Libération, ceux qui avaient engrangé des lessiveuses de billets gagnés avec le marché noir, se sont fait repérer par le changement des billets… ou ont dû les garder.

Plusieurs sites annoncent depuis plusieurs mois certaines restrictions de retraits en Europe. Y a-t-il une volonté de restreindre le nombre de billets physiques en circulation ? Est-ce alors un pas vers une monnaie électronique qui assurerait un meilleur contrôle pour plus de sécurité ?

Nous laissons débattre les lecteurs. Mais une chose est certaine : quand on connaît quelques loustiques de la finance européenne et le lien de M. Draghi avec les pieuvres de Wall Street, il y a gros à parier que cette affaire tombe à point nommé… juste après l’élection d’Obama. Hasard ou pas ? Tout s’éclaircira probablement dans quelques mois.

 
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Publié par le 9 novembre 2012 dans Non classé

 

CAC: Mégalodon Bearish

Par Menthalo -  Le Mégalodon est un monstre des profondeurs de l’époque préhistorique. Ce squale géant était le plus terrible prédateur des mers. Les dents, découvertes fossilisées, mesuraient 20 cm de long. Menthalo a posé pour vous à l’intérieur de la mâchoire du monstre des abysses.

Le cac nous fait une figure très bearish en Megalodon, qui comme on le voit sur ce graphe va de l’oligocène au Pléistocène. Ca va saigner.

Nos recommandations:

Sortez d’urgence les enfants du petit bain. Dites à Maman de sortir de la piscine et éloignez-vous du quai.

é pericoloso sporgesi, comme disaient les cheminots polyglottes du P.L.M. et du Venise Simplon Express.

Menthalo vous charrie. Si la figure du Shark Bearish existe, le mégalodon lui n’existe plus qu’en pièces détachées, patinées par le temps, dans les tiroirs poussiéreux des arrières salles de la Grande Galerie de l’Evolution du Museum d’Histoire Naturelle, à deux pas du Jardin des Plantes.

Le CAC évolue toujours à l’intérieur du « Diamant » que je vous ai dessiné et mis en couleur avec talent (si! si! pas de fausse modestie entre nous… ) il y a quelques jours. Comme vous le savez, tous les grands diamants ont un nom. Il y a eu le « Régent », le « Koh-I-Nor », le « Hope » et le « Orloff », pour n’en citer que quelques-uns. Désormais, il y a aussi le « Megalodon », diamant qui scintille de mille feux dans les eaux calmes du Palais Brongniart. Hier, la subite dépression causée par le battement d’ailes d’un sphinx noir au-delà des plaines océanes, a entrainé un courant soudain qui à troublé l’eau pure de notre diamant. Les cours qui étaient venus au contact de la facette supérieure de ce gemme parfait, ont terminé la journée sur son arête la plus basse. Un mouvement parfait à l’intérieur de la pierre.

Peut-on sortir du diamant par le haut ? Théoriquement non.

C’est comme si vous jetiez un pavé de granit en l’air… va t’il monter à l’infini ? Dans ce cas, si vous êtes sûr de vos théories, vous ne bougez pas de là où vous êtes…

Si vous pensez qu’une fois son énergie initiale épuisée, ce joli caillou puisse subir à son tour la théorie de la gravité et vous retomber sur la tronche, vous garez vos abatis. C’est ce que nos analystes chevronnés font.

La belle bougie rouge d’hier a déjà retracé 23,6% de la baisse et pourrait même rebondir plus haut, comme ces balles magiques qui semblent rebondir sans fin. Mais la pointe du diamant est de plus en plus fine, et le moment viendra où la dalle de verre s’ouvrira sous ses pieds, pour une chute sponsorisée par les boissons énergisantes « Taureau Rouge ».

Attention au départ !

Nota Bene:

Pour se lancer notre expérimentateur qui souhaite battre le record de vol libre, attend les vents d’altitude les plus favorables. Le lancement peut donc être retardé de quelques heures voir de quelques jours, mais s’il ne saute pas de lui-même, nos videurs l’aideront à prendre une décision.

Cette opinion très affirmée n’engage que son auteur. Qui vous déconseille fortement de jouer avec quelque produit financier que ce soit dans ce casino mal fréquenté.

 
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Publié par le 8 novembre 2012 dans Non classé

 

L’interminable épisode de DEXIA

Depuis plusieurs mois, les autorités belges cherchent à diminuer leur exposition sur DEXIA. Finalement, les Belges ont obtenu d’abaisser leur part de 60,5% à 51,4%, tandis que la France a consenti à voir la sienne remonter de 36,5% à 45,5%. Celle du Luxembourg reste inchangée à 3%.

Comment la banque DEXIA peut-elle continuer de fonctionner ? Parce que Bruxelles lui autorise d’emprunter jusqu’à 55 milliards d’euros sur les marchés pour se financer. Les eurocrates vont cependant devoir se positionner sur un vaste plan de restructuration.

Pertes annoncées pour le troisième trimestre ? 1,2 milliard d’euros.

Comme de nombreuses banques, DEXIA a été contraint de solder beaucoup d’actifs. Tout ce qui pouvait être vendu l’a été, même s’il reste quelques actifs à finaliser. Les soldes seraient donc terminées et les pertes sont toujours là. De fait, c’est la solvabilité de la banque qui est en question. D’où des discussions entre les Etats France et Belgique pour rajouter de l’argent. Rappelons que les contribuables ont déjà donné via les Etats (ils servent encore à sauver les banques) 6 milliards en septembre 2008 (en incluant l’apport des collectivités belges et de la Caisse des dépôts française). Cette fois, on nous annonce que le nouveau renflouement s’effectuera à hauteur de 5,5 milliards d’euros.

 
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Publié par le 8 novembre 2012 dans Non classé

 

Une semaine bien agitée

Les images se suivent et se ressemblent en Grèce, avec des scènes de violence et de désespoir, tandis que les gouvernements se succèdent sans changer la politique d’austérité. Le gouvernement vient de rajouter encore plus de 18 milliards d’économies… une exigence de ses « partenaires » européens… et du FMI.

Cela n’empêchera nullement les banquiers centraux européens de se réunir dans un climat très morose. Il s’agit de la réunion mensuelle du conseil des gouverneurs de la Banque centrale européenne. Tandis que les Grecs subissent un génocide social les banquiers européens fêteront les 1 AN de l’homme des banques d’affaires américaines, Mario Draghi, à la tête de la BCE pour la détruire. Une réunion que l’on annonce sans intérêt. Ce sont des déclarations de Mario Draghi qui ont plombé l’euro, hier. Mario Draghi a rappelé que la mauvaise situation économique dans la zone euro devrait encore durer. Il a en outre souligné que cette situation devrait rattraper l’Allemagne, qui avait pourtant jusqu’à présent bien résisté. Enverra-t-il aujourd’hui de nouveaux signaux pour amplifier la chute de l’euro ? Nous verrons dans l’après-midi.

Les marchés se sont retournés comme une crêpe hier après les résultats de la victoire du président candidat démocrate B. Obama. Le coupable était encore l’Europe dont les prévisions de croissance économique sont désormais jugées « très inquiétantes pour la zone euro ». Même la Commission européenne a exprimé son « inquiétude »… c’est dire ! Et pourtant, tout ce qui arrive ne devrait nullement surprendre les responsables de la situation actuelle, comme celle de demain d’ailleurs.

Les seuils importants d’annonce de glissade amplifiée du SP500 n’ont cependant pas été cassés.

L’Espagne va encore taper à la porte de M. LE MARCHE pour quémander un nouvel emprunt de 4,5 milliards d’euros à trois, cinq et vingt ans. Hier, la Commission européenne a revu ses prévisions à la baisse pour l’Espagne : Madrid va rester en récession jusqu’en 2014 et rater ses objectifs de réduction du déficit cette année et les deux prochaines. Un message sympathique juste avant la demande d’emprunt du gouvernement espagnol. C’est la fraternité européenne.

Aux inquiétudes européennes, les médias américains mettent en lumière le problème du budget américain que va devoir affronter le président. «Si l’on devait arriver au mur budgétaire c’est-à-dire à une réduction des dépenses publiques et à une hausse des impôts simultanées à partir du 1er janvier aux Etats-Unis, « il n’y aura pas que la croissance américaine qui en pâtira mais les effets se feront sentir sur l’ensemble de l’économie mondiale », souligne Chris Weston, analyste chez IG».

Commentaire de l’Agefi : «Il n’y aura pas de lune de miel fiscale pour le président Obama», a réagi hier Fitch Ratings qui menace depuis plusieurs mois de retirer le AAA américain. L’agence estime que le «fiscal cliff», s’il n’était pas résolu, plongerait le pays dans la récession et porterait le taux de chômage au-delà des 10% en 2013 contre 7,9% actuellement. Moody’s, de son côté, prendra une décision sur la note américaine (Aaa) après la fin des négociations sur le budget 2013.

Que de changement en si peu de temps ! Même la Chine est sous les feux de la rampe avec l’ouverture du 18è congrès du PC. Xi Jinping, un homme d’appareil largement inconnu du grand public, doit succéder au président actuel Hu Jintao.

 
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Publié par le 8 novembre 2012 dans Non classé

 

La falaise fiscale aux Etats-Unis

Par Stefan Grobe, Euronews – Réponse du conservateur Grover Norquist, président de Americans for tax reforms : “Il n’y a pas de compromis possible. Les Démocrates veulent un gouvernement plus grand et veulent plus de taxe pour le financer. Les Républicains veulent un gouvernement plus restreint et ils ne veulent pas augmenter les impôts pour le financer. A quoi ressemblerait un compromis ? Non il n’y a pas de compromis. Les Républicains veulent aller d’un côté et les Démocrates de l’autre”.

Les échanges houleux sur les politiques fiscales pendant la campagne rappellent la difficulté de la tâche à venir. A Washington, lobbyistes, experts des think-tank et officiels à tous niveaux du gouvernement se préparent pour la bataille à la fin de l’année. (Source)

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7 novembre 2012 3 07 /11 /novembre /2012 05:17

 

Pourquoi l’immobilier français menace de s’effondrer de 63%

leadimg

Par Lionel Ségaut, auteur du blog Gold-up

L’immobilier influe directement sur la santé économique d’un pays : si les prix s’effondrent, l’ensemble du système bancaire est emporté par l’insolvabilité des emprunteurs lors de la revente. Ce constat a été fait aux Etats-Unis avec la crise des subprime et plus récemment en Espagne…

En France, les prêts à l’habitat représentent 51% des encours bancaires.

La moitié est donc directement exposée au risque de dépréciation.

Quand les prix sont poussés vers le bas, la valeur des biens ne couvre plus les montants empruntés et les entreprises de construction (fondement de l’économie) tombent les unes après les autres. Le chômage vient augmenter le risque d’insolvabilité des emprunteurs, etc.

La spirale déflationniste s’amorce.

La destruction de l’économie espagnole est la conséquence de l’éclatement de sa bulle immobilière et le même scénario se profile silencieusement en France.

Si l’Etat sauve les institutions bancaires en faillite — ce qui est déjà le cas pour le Crédit Immobilier de France — la nation se porte garante de la banqueroute des banques et la BCE imprime des billets pour camoufler l’insolvabilité de la nation.

Les banques françaises s’apprêtent-elle à vivre le cauchemar immobilier espagnol ?

Depuis plus de 20 ans, la pierre en Espagne comme en France n’a cessé d’être gonflée de papier :

Graphique des encors de crédits immobiliers en Esapgne et en France, 1980-2012

Mais si l’on fait un zoom arrière à l’aide du graphique suivant, nous constatons une chose frappante : de 1970 à 1997, les prix de l’immobilier (courbe rouge), le CAC 40 (courbe bleue), le PIB par ménage (courbe verte) et le prix des loyers (courbe violette) évoluent à la même vitesse en ordre serré.

Graphique de la comparaison bourse et immobilier

Puis, deux fortes surévaluations (bulles spéculatives) surviennent :

  1. Sur le CAC 40 en 2000
  2. Sur le CAC 40 ET l’immobilier en 2007

Pour l’instant, seul l’indice parisien s’est dégonflé, même s’il reste surévalué par rapport à la richesse détenue par citoyen français.

Il est plus ou moins admis par les économistes que la tendance de la bourse suit celle de l’immobilier. Nous constatons donc une aberration historique : le niveau des prix de la pierre est équivalent à son niveau de 2007 alors que le CAC 40 était à 6 000 points !

Le prix des logements a toujours progressé au même rythme que le PIB par ménage et l’indice parisien depuis 1970 ; une baisse de 63% remettrait l’immobilier au niveau des revenus et des actions.

Pour contrer cette correction et maintenir le marché immobilier en lévitation, la magie économique devrait intervenir sur deux secteurs :

  1. Faire exploser rapidement le taux de richesse détenue par citoyen de 70%
  2. Tout en propulsant une hausse des loyers d’environ 100%

Comme indiqué dans le guide de self-défense financière (en savoir plus), l’immobilier français n’a pas encore souffert grâce aux manoeuvres concertées de la Banque centrale européenne et du système bancaire, les capacités d’action se sont émoussées depuis 2008.

Ce graphique confirme une nouvelle fois ma certitude que l’immobilier s’apprête à subir une double contraction (rattrapage de 2000 et de 2008) en une seule fois !

Le pire est donc devant nous… et 2013 pourrait être l’année de la débâcle.

Conseil : si actuellement vous avez du mal à vendre votre logement, ne fixez pas votre prix en fonction de votre capital restant dû et/ou de votre nouvel achat, mais en fonction de ce qui s’est déjà vendu dans votre quartier à caractéristiques égales.

Un prix légèrement en dessous de la moyenne vous garantit une vente rapide et vous évitera d’être pris dans la tempête qui s’annonce.

Si toutefois vous persévérez à croire que nous sommes dans une situation de “retour à la normale” et que vous ne modifiez pas votre prix de vente, je vous invite à comparer les bulles spéculatives du CAC 40 et de l’immobilier du graphique précédent avec celui-ci (vous y verrez d’étranges similitudes) :

Graphique des principales phases d'une bulle spéculative

 

Pourquoi l'immobilier français menace de s'effondrer de 63%

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