Overblog
Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
25 octobre 2011 2 25 /10 /octobre /2011 17:50
http://www.tendanceouest.com/afp/images/photo_1318684728344-14-0.jpghttp://www.tendanceouest.com/afp/images/photo_1318684728344-14-0.jpg
    Pourquoi les "indignés" ont raison

Le grand débat | LEMONDE | 24.10.11 | 13h15   •  Mis à jour le 24.10.11 | 19h30

par Pierre Larrouturou, membre du conseil politique d'Europe-Ecologie (Le grand débat)

 
 

En quelques semaines, le climat a changé. Début 2010, quand nous expliquions que la crise n'était pas finie et qu'une réplique plus grave encore était en préparation, nous étions à contre-courant du discours dominant : tout était sous contrôle ! Il y a cinq mois encore, nous étions "trop pessimistes" : le G8 de Deauville, fin mai, n'a pas consacré une minute à la crise financière !

Mais aujourd'hui, nul ne conteste la gravité de la situation : le président de l'Autorité des marchés financiers (AMF) affirme que nous risquons "un effondrement de l'ensemble du système économique mondial". Quant à Nicolas Sarkozy, il expliquait récemment devant quelques députés qu'un tsunami menace nos économies : "Non pas une récession, comme en 2008-2009 mais un vrai tsunami."

Il faudrait être aveugle pour ne pas voir les dangers : la dette totale des Etats-Unis atteint 250 % du PIB. Au premier trimestre, alors que la dette publique augmentait de 380 milliards de dollars (274,8 milliards d'euros) en trois mois, le PIB n'a augmenté que de 50 milliards. De plus en plus de dette pour de moins en moins de croissance ! La première économie mondiale est comme une voiture qui a besoin d'un litre d'huile tous les 300 mètres. A tout moment, elle peut casser une bielle et le moteur va exploser.

En Chine, la bulle immobilière a atteint deux fois la taille du maximum atteint par la bulle aux Etats-Unis avant la crise des subprimes. En 2009, pour éviter la récession, le gouvernement a ordonné aux banques d'accepter toutes les demandes de crédit qui leur parvenaient. En un an, on a injecté dans l'économie 44 % du PIB (30 % par le crédit privé, 14 % par la dette publique). Partout, on a construit... Partout, il y a pléthore d'immeubles vides. En avril, les prix de l'immobilier ont baissé de 5 %. C'est la première baisse en vingt ans. On a vu en Espagne ce que donne l'éclatement d'une telle bulle : le chômage a triplé en trois ans. Que va-t-il se passer en Chine, où il y a déjà 20 % de chômage et où les émeutes sociales sont de plus en plus violentes ?

La prochaine crise risque d'être plus grave que celle de 2008 car les Etats n'ont plus la capacité de venir au secours du système financier s'il subit un choc violent. Quand la banque Lehman Brothers est tombée, la panique n'a duré que quelques jours car le président George Bush et le secrétaire au Trésor Henry Paulson ont dit qu'ils mettaient 700 milliards de dollars sur la table. Le calme est revenu très vite parce que nul n'avait de doute sur leur capacité à payer ces 700 milliards, mais le choc a quand même provoqué une récession mondiale et des dizaines de millions de nouveaux chômeurs à travers la planète... Trois ans plus tard, personne ne sait comment le président Obama pourrait trouver 700 milliards de dollars si c'était nécessaire. Il faut donc éviter à tout prix d'en arriver là.

Nos politiques sont paralysés aujourd'hui car ils veulent "rassurer les marchés financiers", qui ont des demandes contradictoires : face à une croissance qui diminue dans les pays du G7 (0,1 % de croissance seulement au second trimestre, avant les crises de l'été !), faut-il entreprendre de nouveaux plans de relance jusqu'à être écrasés par la dette, ou faut-il voter des plans d'austérité et retomber en récession ?

 

Croissance moyenne des pays du G7 depuis 2010.

Croissance moyenne des pays du G7 depuis 2010.OCDE

Dans un contexte de chômage de masse, quel salarié peut négocier une augmentation de salaire ? Qui peut donner sa démission en espérant trouver assez vite un autre emploi ? La peur du chômage est dans toutes les têtes, et ce qui va aux salaires est tombé à un plus bas historique.

 

Part des salaires dans la valeur ajoutée des entreprises.

Part des salaires dans la valeur ajoutée des entreprises.OCDE

 

Part des salaires dans la valeur ajoutée des entreprises (Allemagne, Suède, Etats-Unis, Japon, Royaume Unis, Danemark, Italie, Espagne, France, Pays-Bas, Autriche, Belgique, Finlande, Grèce et Irlande).

Part des salaires dans la valeur ajoutée des entreprises (Allemagne, Suède, Etats-Unis, Japon, Royaume Unis, Danemark, Italie, Espagne, France, Pays-Bas, Autriche, Belgique, Finlande, Grèce et Irlande).OCDE


La question de la dette des Etats est très importante (entre 80 % et 90 % du PIB en France et en Allemagne), mais au lieu de bloquer les retraites et de couper dans le financement de la santé ou de l'éducation, ne faut-il pas utiliser tous les leviers fiscaux possibles pour récupérer une bonne part de la "dette des marchés", ces 150 % du PIB que les 0,2 % les plus riches doivent aux peuples de nos pays, si on considère que le partage entre salariés et actionnaires était juste et efficace dans les années 1970 ?

Les "indignés" ont raison : "Ceci n'est pas une crise, c'est une arnaque !" Il ne s'agit pas ici de minimiser la responsabilité (ou l'irresponsabilité) des gouvernements et des citoyens, mais seulement d'apporter le diagnostic le plus complet possible de la situation. Car si le diagnostic est faux, il n'y a aucune chance qu'on parvienne à vaincre le mal.

Le 19 octobre à Francfort, la chancelière Angela Merkel affirmait qu'il fallait "attaquer la crise à la racine" au lieu de s'attaquer seulement aux symptômes. Elle a parfaitement raison ! Et les racines de la crise, c'est trente ans de chômage et de précarité. C'est à cause du chômage de masse que la part des salaires a tant diminué. C'est à cause du chômage, des petits boulots et des petits salaires que nos économies ont besoin de toujours plus de dette. Le chômage n'est pas seulement une des conséquences de la crise. Il en est l'une des causes premières.

Pour sortir de notre dépendance à la dette, il faut réguler les marchés et taxer les plus hauts revenus mais il faut surtout s'attaquer au chômage : c'est seulement en donnant au plus grand nombre un vrai emploi et une vraie capacité de négociation sur les salaires qu'on sortira durablement de la crise.

En 1944, avant de convoquer le sommet de Bretton-Woods qui allait reconstruire le système financier, Franklin Roosevelt organisait le sommet de Philadelphie, qui adoptait comme priorité absolue le respect d'un certain nombre de règles sociales : "Il n'y aura pas de paix durable sans justice sociale", affirmaient Franklin Roosevelt et les autres chefs d'Etat avant de définir des règles sur les salaires, le temps de travail et le partage entre salaires et dividendes... Des règles très concrètes, à respecter dans chaque pays comme dans le commerce mondial. Avant que les néolibéraux ne les démantèlent, ces règles ont permis trente ans de prospérité sans dette.

Bonne nouvelle ! Si ce sont des décisions politiques qui nous ont amenés à la crise, d'autres décisions politiques peuvent nous en sortir. La justice sociale n'est pas un luxe auquel il faudrait renoncer à cause de la crise. Au contraire ! Reconstruire la justice sociale est la priorité absolue, le seul moyen de sortir de notre dépendance à la dette. Allons-nous attendre qu'il soit trop tard pour agir ? Quand Franklin Roosevelt arrive au pouvoir, en 1933, il succède à Herbert Hoover, dont le surnom était "Do Nothing" ("ne fait rien"). Le but de Roosevelt n'est pas de "rassurer les marchés financiers" mais de les dompter ! Il lui suffit de trois mois pour mettre en oeuvre quinze réformes majeures.

Les actionnaires sont furieux et s'opposent de toutes leurs forces à la loi qui sépare les banques de dépôt et les banques d'affaires, comme ils s'opposent aux taxes sur les plus hauts revenus, mais le président Roosevelt tient bon. Les catastrophes annoncées par les financiers ne se sont pas produites. Et l'économie américaine a vécu avec ces règles pendant un demi-siècle. "We must act !" répétait Roosevelt. Nous devons agir ! Hélas, depuis 2008, nos dirigeants font preuve d'une inertie aux conséquences dramatiques. Si l'Europe avait créé une taxe Tobin fin 2008, au plus fort de la première crise financière, elle aurait déjà rapporté entre 200 et 600 milliards d'euros, selon les différents scénarios en débat à Bruxelles.

Avec une telle cagnotte, le Parlement européen aurait réglé la crise grecque en quelques semaines sans demander le moindre effort aux citoyens et sans attendre le feu vert de seize Parlements nationaux. Et ce qui n'était qu'un problème modeste à l'origine (coût estimé à 50 milliards d'euros en 2009 et 110 milliards aujourd'hui) n'aurait jamais pris les proportions que la crise grecque a prises depuis quelques semaines. Le principe d'une taxe Tobin a été adopté par le Parlement européen, droite et gauche confondues, mais il est toujours "en discussion" dans les méandres du Conseil européen, et les lobbies financiers font tout pour ralentir son adoption définitive... Nos dirigeants discutent encore quand les spéculateurs agissent avec toujours plus de rapidité et d'efficacité. Qu'attendons-nous pour créer enfin cette taxe et rassurer le peuple allemand et les autres peuples d'Europe ?

C'est la dernière fois qu'on leur a demandé un effort ! Dorénavant, ce sont ceux qui ont accaparé des sommes considérables depuis trente ans qui seront mis à contribution pour abonder le Fonds européen de stabilité. Il faut dire la vérité : vu l'énormité des déséquilibres accumulés aux quatre coins de la planète, nous n'éviterons pas une nouvelle crise. La seule question qui se pose (mais elle est fondamentale !) est de savoir si cette crise se traduit seulement par quelques grosses turbulences, qui sont l'occasion de renforcer notre cohésion nationale, de construire enfin une Europe politique et d'humaniser la mondialisation, ou si elle est semblable au tsunami dont parle Nicolas Sarkozy. Un tsunami qui provoque l'effondrement de pans entiers de nos sociétés.

Vu l'interdépendance de nos économies et vu la mobilité des capitaux, il est évident que les décisions qui seront prises - ou ne seront pas prises - par le G20 de Cannes, début novembre, sont d'une importance cruciale. Il reste bien des leviers disponibles au niveau national et au niveau européen, mais une action concertée au niveau international aurait une tout autre efficacité.

Le G20 va-t-il enfin déclarer la guerre à la spéculation et à l'injustice sociale ? Ce G20 va-t-il retrouver l'esprit de Philadelphie et être à l'origine d'un sursaut de coopération et de justice sociale, ou restera-t-il dans l'histoire comme un sommet de mensonges et de lâcheté, comme les accords de Munich à l'automne 1938 ? Le G20 va-t-il vouloir encore "rassurer les marchés financiers" ou va-t-il enfin décider de les remettre à leur place ?

En France, toute la gauche a les yeux rivés sur l'élection de 2012. Cette élection est fondamentale, mais si le système économique s'effondre d'ici là, si l'analyse néolibérale s'impose dans le débat public et si les populismes se nourrissent du désespoir, rendant inaudible tout discours rationnel, la gauche aura la tâche encore plus difficile pour sortir de la crise.

L'économie mondiale n'est pas calée sur mai 2012. Vu la vitesse à laquelle la situation peut se dégrader, la présidentielle française est encore loin. Le devoir de la gauche est donc de dire toute la vérité et de peser avec force dans chaque débat, sur chaque décision. Tel est le sens de l'appel que nous venons de lancer (www.poureviterleffondrement.fr). Dès le G20 de Cannes et dans les prochains mois, les citoyens peuvent montrer qu'ils ne relâcheront pas la pression sur leurs dirigeants. Il n'est plus l'heure de parler mais d'agir. Pour que le G20 se donne les moyens de reconstruire la justice sociale, pour éviter l'effondrement de nos sociétés, soyons le plus nombreux possible à le signer et à le diffuser autour de nous.

 

http://www.lemonde.fr/idees/article/2011/10/24/dette-les-raisons-d-une-addiction_1593001_3232.html

Partager cet article
Repost0
25 octobre 2011 2 25 /10 /octobre /2011 01:37

 

 


Comme je vous l'ai toujours dit,
le coeur du Mal est là, dans la City de Londres
. 
Il nous faut d’abord féliciter France télévisions qui multiplie les reportages intelligents en ce moment! Après celui sur la Palestine qui a, enfin, montré l’incroyable puissance du lobby sioniste aux USA, et donc en occident,voilà donc un reportage remarquable sur la City of London, le cœur du mal, là où le capitalisme financier a commencé, s’est développé, et menace aujourd’hui de tout détruire dans un gigantesque chaos planétaire.

Ce reportage vous explique comment est née la City et comment s’est construite sa puissance. Comment elle s’est forgée contre le pouvoir politique en tant que financier officiel depuis plus de 1000 ans. Comment elle a exigé de plus en plus d’avantages fiscaux, comment elle a créé nombre de paradis fiscaux dont la moitié dans le monde ont à voir avec l’empire britannique. Comment la dérégulation financière a augmenté considérablement ses profits et donc son pouvoir. La City, c’est la capacité financière de Wall street, Paris et Francfort réunis! Rien que ça…Pour vous montrer sa puissance considérable.

Mais je ne veux pas tout vous dévoiler parce qu’il vous faut absolument visionner ce reportage, il en va de votre vie. Pour que vous compreniez pourquoi vos gouvernants votent des politiques libérales, pourquoi ils poussent à la mondialisation, pourquoi ils haïssent les nationalismes qui font obstacle à leur projet de globalisation. Si l’argent c’est le pouvoir alors la City est LE pouvoir dans le monde. L’axe du mal des citoyens du monde est situé ici, dans le paradis des hedge funds et des business men du monde entier quelle que soit l’origine de leur argent…L’argent n’a pas d’odeur ou alors celle de votre lente décomposition jusqu’à votre mort.

Un documentaire à voir absolument donc si vous voulez comprendre encore mieux la réalité de notre monde.

.

 

http://lesouffledivin.fr/2011/10/23/magnifiqu
voir aussi :
.

.http://www.laprocure.com/cache/couvertures/9782918597056.jpg
http://www.laprocure.com/cache/couvertures/9782918597056.jpg
.
.

La Fin de l'Economie (Gilles Bonafi)

.

Crise systémique : le mythe des banques (La fin de l'économie)
Cliquez sur l'image pour l'agrandir
Le Federal Institute of Technology de Zurich (Suisse) a étudié le fonctionnement de l'économie mondiale à travers 43 060 multinationales et en particulier «un groupe relativement réduit d'entreprises, principalement des banques, qui détiennent un pouvoir disproportionné sur l'économie mondiale».
33 sociétés transnationales (essentiellement des organismes financiers) contrôlent donc plus de 33 % de l'économie de la planète.
Source : http://www.newscientist.com/article/mg21228354.500-revealed--the-capitalist-network-that-runs-the-world.html
 
Nous assistons en direct à la reféodalisation du monde, la finalité du capitalisme.
 
Cependant, l'analyse doit être poussée plus en profondeur, car il est grand temps de faire la lumière sur le mythe des banques.
La BiS ou BRI, Bank for International Settlements , la banque des banques centrales [qui a joué un rôle particulier dans le placement de l'or volé par l'Allemagne nazie(http://www.bis.org/about/1930s.htm)]a publié récemment un graphique concernant les CDS (Credit default swap) qui font partie des produits dérivés dans la catégorie des dérivés de crédits, les métastases du système.
 
http://www.bis.org/statistics/otcder/dt21.pdf
 
Ce graphique nous prouve que le pire est à venir puisque sur un marché des CDS représentant 29 897 milliards de dollars (45% du PIB de la planète), 21 480 milliards atteindront leur maturité entre 1 et 5 ans. Le problème des banques et de la dette des états ne fait que commencer !
La règle d'or de l'austérité finira donc par plomber les économies car le chômage explosera, et cela quels que soient les milliards injectés dans le tonneau des Danaïdes de la finance.
 
Comme je l'ai déjà écrit, les CDS sont des contrats d'assurance côtés sur le marché et surtout hors bilan, c'est-à-dire qu'ils n'apparaissent pas dans les livres de compte de la société, des actifs fantômes !
En effet, en plaçant ces produits hors bilan, les organismes financiers évitent de constituer des réserves garantissant ces polices d'assurance. L'essentiel de ces produits dérivés sont de plus adossés à des dettes et surtout à l'assurance contre le non remboursement de ces dernières, c'est là que le problème se pose! Lors de la défaillance d'un des acteurs, tous ces produits doivent ainsi apparaître sur les comptes des établissement financiers.

La plupart de ces CDS sont liés à des crédits immobiliers qui ne sont plus remboursés aux USA (14 000 procédures de saisies immobilières/jour). Pire que tout, ils assurent un acheteur d'obligation d'état contre la faillite de ce dernier, ce qui alimente d'énormes spéculations (le coût des CDS ne cesse de s'envoler !) http://www.businessinsider.com/chart-of-the-day-french-cds-2011-8

 
L'effet domino entraînant dans le gouffre les banques françaises, la France perdra bientôt son triple A et devra bientôt rejoindre la Grèce, l'Irlande, l'Espagne, etc, etc, dans le vaste club européen des pays qu'il faudra assister. Le FESF qui gonflera bientôt (à l'exemple de la grenouille voulant devenir aussi grosse que le boeuf) ne pourra suffire et nous nous retrouverons dans l'obligation de créer un FME. La solution sera alors d'émettre des euro-obligations, car, pour résoudre la crise de la dette, il faut... d'autres dettes (le problème du prêteur en dernier ressort). Nous devrons donc modifier le traité européen afin de créer ce fameux Fonds monétaire européen.
http://gillesbonafi.skyrock.com/2856856466-Crise-systemique-vers-une-dette-europeenne.html
 
En effet, il faut savoir que contrairement à l'idée reçue, les banques dans leur ensemble ne s'enrichissent pas, mais plutôt, à l'exemple des éléphants, se cachent pour mourir.
Nous assistons à la formidable concentration du secteur bancaire!
Aux USA, le nombre de banques est ainsi passé de 13400 le premier janvier 1988 à 6402 le premier janvier 2011 soit 6998 disparitions.
Un peu moins de 48% des banques survivent aujourd'hui péniblement aux USA, et le pire est à venir.
 
http://research.stlouisfed.org/fred2/series/FREQ?cid=93
 
Notre système économique, le capitalisme, basé sur la consommation (et donc le travail) à partir de dettes, a placé la banque au coeur de son fonctionnement. Face aux montagnes de dettes, une véritable pyramide de Ponzi, les banquiers ont fait leur travail, c'est à dire qu' ils se sont assurés contre les risques.
Ils ont donc mis en place un processus de titrisation basé sur une logique assurantielle en transformant par ce biais les dettes (créances) en titres financiers, permettant ainsi d'alimenter le système en liquidités..
 
Ce qui est à remettre en cause ici est donc le fonctionnement de notre système économique. Parler uniquement des banques revient à occulter le problème. La censure actuelle ne passe pas par la limitation de l'information, mais par l'explosion exponentielle d'informations qui permet de noyer le poisson. Elle nous empêche ainsi de nous poser les bonnes questions, notamment celle du vrai rôle de l'argent.
 
Lorsque l'on est enfant on nous raconte l'histoire du grand méchant loup, du Père Fouettard et de l'ogre. Puis, en grandissant, les petits contes continuent et on nous fait croire que « le méchant » perd toujours à la fin.
Il en va de même aujourd'hui, et, pour ne pas plonger à l'intérieur de nos âmes (qui ont besoin de mythes), certains ont inventé le conte du méchant banquier.
L'argent, le coeur du problème, n'est pas seulement comme le pensait Byron une lampe d'Aladin, mais aussi un substitut à notre violence. L'économie de marché reflète le seul désir qui anime vraiment l'être humain, celui de posséder l'autre. L'histoire humaine est ainsi déterminée par la canalisation de cette violence et pour cela, l'autre a été remplacé par des objets.
L'argent, n'est donc, dans le rapport social qu'un moyen de s'approprier des humains, de les voler légalement.
Le philosophe Friedrich Wilhelm Nietzsche résumait parfaitement cette idée(« Par-delà le bien et le mal » pages 152-153) :
« Comme le père, aujourd'hui encore l'éducateur, la classe sociale, le prêtre, le prince voient dans chaque nouvel être humain l'occasion de s'approprier sans scrupule un nouvel objet. »
 
Avec la surpopulation, la crise et la raréfaction d'argent, l'homme et son désir de s'approprier l'autre au travers des objets sera frustré. A moins d'un profond réveil des consciences, il retournera à l'état primitif, c'est à dire au vol et au meurtre. En effet, posséder totalement l'autre, c'est le tuer.
 
Le grand problème des économistes réside dans ce refus d'intégrer le rôle de l'inconscient au sein de leurs analyses car assurément, ils signeraient ainsi la fin de l'économie.

.

http://s4.e-monsite.com/2011/04/04/07/resize_550_550//europe-dictature003.jpghttp://s4.e-monsite.com/2011/04/04/07/resize_550_550//europe-dictature003.jpg

.

Renflouement des banques de la zone euro

Vers un fascisme européen ?

.

(et en ce moment, on nous prépare

à la mise en place d'un gouvernement européen, note d'eva)

 

 

24 octobre 2011 (Nouvelle Solidarité) – C’est la question posée par le site internet HaOui.net, qui vient de réaliser la première traduction française du projet de traité établissant le Mécanisme européen de stabilité, ce nouveau fonds de renflouement qui doit succéder à l’actuel FESF. Déjà, sous pression des banques, avec la City de Londres à la manœuvre, le FESF doit être quintuplé pour atteindre 2000 milliards. Mais pour le MES, comme nous l’avions dénoncé après les fuites dans la presse allemande début septembre, il s’agit d’établir un fonds de renflouement permanent grâce à l’engagement « irrévocable et inconditionnel » des Etats-membres, et qui jouira d’une immunité juridique totale !

Extraits (..) 1. Le capital social s’élève à 700 milliards d’euros (EUR 700 000 000 000). (...)

Les Membres du MES, irrévocablement et inconditionnellement, s’engagent à payer sur demande l’appel de capital effectué par le Directeur Général conformément au présent paragraphe, cet appel devant être payé dans les sept (7) jours suivant la réception de ladite demande. (…)

[Le Conseil des Gouverneurs] peut décider du changement du capital social et de la modification de l’article 8 et l’annexe 2 en conséquence. (…)

Le statut juridique du MES, les immunités et privilèges

(...)

2. Le MES a la pleine personnalité juridique, il doit avoir la pleine capacité juridique :

(A) pour acquérir et aliéner des biens immobiliers et mobiliers ;

(B) pour contracter ;

(C) pour ester en justice et

(D) pour entrer dans un accord cadre et / ou des protocoles nécessaires pour s’assurer que ses statuts, privilèges et immunités sont reconnus et mis en vigueur.

3. Le MES, ses biens, fonds et avoirs, où qu’ils se trouvent et quel qu’en soit le détenteur, jouissent de l’immunité de toute forme de procédure judiciaire, sauf dans la mesure où le MES renonce expressément à son immunité dans le but de toute procédure ou par les conditions de tout contrat, y compris la documentation sur les instruments financiers.

4. La propriété, le financement et les actifs du MES, où qu’ils se trouvent et quel qu’en soit le lieu, sont exempts de perquisition, réquisition, confiscation, expropriation ou de toute autre forme de saisie, de prise ou forclusion par action de l’exécutif, judiciaire, administrative ou législative.

5. Les archives du MES et en général, tous les documents lui appartenant ou détenus par elle, sont inviolables.

6. Les locaux du MES sont inviolables.

7. Les communications officielles du MES accorderont à chaque Membres du MES et à chaque Etat qui a

reconnu le statut, les privilèges et immunités du MES, le même traitement qu’il accorde aux communications officielles d’un Etat qui est un Membre du MES.

8. Pour mener à bien les activités prévues dans ce traité l’ensemble des biens, fonds et avoirs du MES devront nécessairement être exempt de restrictions, réglementations, contrôles et moratoires de toute nature.

9. Le MES est exempté de toute obligation d’être autorisé ou agréé en tant qu’établissement de crédit, de

services d’investissement ou toute autre entité autorisée sous licence ou réglementée en vertu de la législation de chaque Membres du MES.

(...)

Immunités des personnes

1. Gouverneurs, Gouverneurs suppléants, Directeurs, Directeurs suppléants, le Directeur Général et Membres du personnel doivent être à l’abri de poursuites à l’égard des actes accomplis par eux dans leur qualité officielle et jouissent de l’inviolabilité à l’égard de leurs papiers officiels et documents, sauf lorsque le Conseil des Gouverneurs renonce expressément à cette immunité.

Traduction réalisée par HaOui. Traduction originale disponible sur http://www.haoui.net/newsletter/2011/octobre18/exclusivite/index.html

Un tel statut à l’abri des droits nationaux montrent que tout le monde à Bruxelles sait bien que le renflouement des banques avec l’argent des Etats, et sans contrôle des représentants du peuple, est une violation totale des Constitutions.

Face à ce coup d’Etat, organisons le sursaut :

 

http://www.solidariteetprogres.org/Renflouement-des-banques-de-la-zone-euro-Vers-un-fascisme-europeen_08178

 

 

 

 

Leçon d’économie

Ça se passe dans un village qui vit du tourisme, mais à cause de la crise il n’y a plus de touristes. Tout le monde emprunte à tout le monde pour survivre. Plusieurs mois passent, misérables. Arrive…

Pour lire la suite cliquez ici

 

.

"Les dirigeants européens travaillent en aveugles"

Entretien de Jean-Pierre Chevènement au site internet de Public Sénat, lundi 24 octobre 2011.

.

G20 les priorités stratégiques

le 20 mars 2009, Franck Biancheri signait dans l'édition mondiale du "Financial Times" une lettre ouverte de LEAP/2020 aux dirigeants du G20 qui allaient se réunir à Londres la semaine suivante. Ce…

Pour lire la suite cliquez ici

e-reportage-sur-linfame-pouvoir-occulte-de-la-city/

.

 

 

Étienne Chouard - Création monétaire et impôt sur le revenu

 

 

 

 

.

Partager cet article
Repost0
13 octobre 2011 4 13 /10 /octobre /2011 02:28

 

La démondialisation pour les nuls

http://lexpansion.lexpress.fr/economie/la-demondialisation-pour-les-nuls_258440.html#xtor=AL-241

 

 

 Par Laura Raim - publié le 11/10/2011

Le mot est sur toutes les lèvres. Arnaud Montebourg l'a popularisé lors de la primaire socialiste. Ce qui ne manque pas de provoquer des crises d'urticaire chez les tenants du libre échange. L'Expansion.com vous livre les clés du débat.

Le député PS Arnaud Montebourg
Le député PS Arnaud Montebourg
Reuters / Jacky Naegelen

Gérard Longuet trouve le concept "ringard et irresponsable", Pascal Lamy "réactionnaire" et Attac "superficiel et simpliste". Quel est donc ce concept qui fâche aussi bien les altermondialistes que les chantres du néolibéralisme? La démondialisation bien sûr. Et ils n'ont pas fini d'être fâchés. Le mot a été propulsé sur le devant la scène médiatique et politique: Arnaud Montebourg récemment, mais aussi Jean-Luc Mélenchon ou Marine Le Pen, les partisans de la relocalisation de l'économie sont dispersés sur l'ensemble du paysage politique. Les clés d'un débat qui promet de marquer l'élection présidentielle de 2012.

La mondialisation a-t-elle échoué ?

Pour ses adversaires, la mondialisation a trouvé sa limite avec la crise financière de 2008: la déréglementation généralisée des échanges est en effet responsable, selon eux, de la délocalisation, de la désindustrialisation et donc de la précarisation des salariés des pays développés mis en concurrence avec ceux des pays en développement. Précarisation qui a conduit à l'endettement dans les pays développés, ce qui a débouché sur le cataclysme des subprimes aux Etats-Unis et le déclenchement d'une crise financière mondiale.

Si les adeptes du libre échange ne nient pas que les inégalités aient augmenté ces dernières décennies, ils affirment que la mondialisation a sorti des centaines de millions de personnes de la pauvreté. Jean-Marc Vittori rappelle dans les Echos que "tous les pays qui ont émergé ces dernières décennies ont fait jouer le levier de la mondialisation, de la Corée du Sud au Brésil en passant par la Chine. (...) Et dans les pays émergents, même si les inégalités explosent, le pouvoir d'achat d'une large partie de la population augmente."

Un argument que réfute le candidat aux primaires PS Arnaud Montebourg, auteur de "Votez pour la démondialisation". Il estime dans un entretien à Libération que "la lutte contre la pauvreté par rapport aux milliards d'euros accumulés par la puissance chinoise n'est pas à la hauteur des espérances".

Certains économistes libéraux reconnaissent les failles de l'ouverture des marchés, mais jurent que ce n'est vraiment pas le moment d'interrompre le mouvement. "Nous avons payé le coût de cette mondialisation. Maintenant, nous allons en tirer les bénéfices, prévoit dans le quotidien La Croix Patrick Artus, économiste en chef de la banque Natixis. Les consommateurs émergents seront nos vrais clients de demain. L'avantage compétitif des usines chinoises sera nul dans six ans, car, chaque année, le coût salarial augmente de 8% et la monnaie chinoise s'apprécie de 5%."

Que signifie "démondialiser" ?

Démondialiser c'est d'abord limiter le libre échange, à travers la relocalisation de la production et des emplois et le retour à un protectionnisme ciblé via des droits de douanes. L'objectif est aussi écologique: "produire à 20 000 kilomètres n'a aucun sens à un moment où l'atteinte à l'environnement est devenue un problème pour chacun des habitants de la planète", ajoute Arnaud Montebourg.

Démondialiser implique ensuite de définanciariser l'économie mondiale via la re-régulation de la sphère financière et la réintroduction de contrôles de capitaux.

Contrairement à ce que ses détracteurs prétendent, démondialiser ne signifie donc pas mettre fin au commerce mondial et vivre en autarcie. Ni limiter la libre circulation des idées, des artistes, des étudiants et des chercheurs...

A quel niveau démondialiser ?

C'est la question centrale qui oppose les démondialisateurs. Pour Montebourg, "le niveau pertinent pour combattre cette mondialisation, c'est clairement celui de l'Europe". Le Parti de Gauche propose quant à lui une "nouvelle zone monétaire limitée aux seuls pays disposés à engager la refondation d'une union monétaire démocratique et progressiste". Mais d'autres, plus radicaux, ne croient pas qu'il soit possible d'appliquer des règles à l'échelle européenne. Pour Jacques Sapir, auteur de "La démondialisation", "il n'y aura pas de coopération entre les 27 pays de l'Union européenne, si ce n'est autour du plus petit dénominateur commun qu'est la déréglementation dans le domaine des marchandises, des capitaux et des lois sociales, écrit-il sur Médiapart. Un processus de coordination, fondé sur des politiques nationales, apparaît comme une perspective bien plus réaliste." C'est pourquoi il est prêt à envisager une sortie de la zone euro. Redonner du pouvoir à l'Etat, c'est lui donner la possibilité de lancer un plan de relance ou de réguler la sphère financière, sans avoir à attendre que le reste du monde s'accorde pour le faire. Une thèse reprise par le Front National qui, outre la sortie de la zone euro, défend un protectionnisme aux frontières de la France afin de réindustrialiser le pays.

 

1 sur 2 page suivante

 

Voir aussi :

 

La lettre d'Arnaud Montebourg à Martine Aubry et à François Hollande

 

 

Partager cet article
Repost0
11 octobre 2011 2 11 /10 /octobre /2011 05:34

Programme commun des politiques droite/gauche… la tonte de la classe moyenne

Les dirigeants franco-allemand se sont engagés hier soir à révéler une réponse « durable et globale » à la crise la zone euro pour le prochain sommet du G-VAIN à Cannes, début novembre 2011. Pour le moment, il n’existe aucun détail de ces solutions extraordinaires. Depuis la crise des subprimes, les marionnettes des deux principaux Etats assurent que les solutions qu’ils promettent vont tout changer. Aujourd’hui ne déroge pas à ce qui se faisait hier… Il faut y croire !

Cela sent l’Arlésienne : on l’attend toujours et on ne la voit jamais. Enfin, tandis que les optimistes chercheront à se rassurer, les réalistes constatent l’impuissance des politiques face au scénario que déroule le cartel bancaire avec la destruction de l’économie réelle au moyen de la manipulation de la bourse des actions et des devises. Autre «bonne nouvelle», les dirigeants de France et d’Allemagne se seraient entendus sur une recapitalisation des banques européennes. Superbe. Comment ? Il faut leur faire confiance. Nicolas Sarkozy a renvoyé « à une réunion (qui se tiendra) à une date à fixer pour le détail de ce que nous ferons ». Pour sa part, le FMI a évoqué 100 à 200 milliards d’euros… une paille.

Nicolas Sarkozy a exploité les inquiétudes des Américains sur la crise de la dette des principaux Etats européens en expliquant : « Tout le monde le sait, l’Europe a choisi la monnaie unique sans même réfléchir à ce que serait son gouvernement économique, sans même réfléchir aux questions d’harmonisation des politiques fiscales et économiques et il nous faut maintenant, en pleine crise, répondre à ces problèmes. Et bien, nous sommes décidés à le faire !«  On sait bien que certains «néo-con» européens à la solde des «néo-con» américains poursuivent l’objectif d’une Europe ROUGE sur le plan fiscal (nous aborderons ce point dans le prochain numéro de LIESI). Leur nonchalance à résoudre la crise bancaire européenne, pilotée par Wall Street, explique ce que nous verrons très probablement en 2012 sur le plan fiscal, en France par exemple.

Le rêve américain

Aux Etats-Unis, les militants « anti-Wall Street » entament leur 4e semaine d’occupation d’une place au coeur du quartier financier de New York au moment où ce mouvement de protestation hétéroclite s’enracine également dans d’autres villes américaines. Selon le site « Occupons ensemble » (www.occupytogether.org), qui se présente comme un site « informel » recensant aux Etats-Unis les actions similaires à celle lancée à New York, des occupations avaient lieu dans quelque 68 villes du pays samedi, dont Washington, Los Angeles, Chicago, Miami ou Dallas


« Après trois semaines de protestation à New York, les manifestants ont étonné les sceptiques et réussi à attirer l’attention du président américain Barack Obama et de ses opposants républicains grâce à leur sens de l’organisation, leur persévérance et leur capacité à étendre le mouvement. Branchés sur les nouveaux réseaux sociaux sur internet, ils se sont avérés capables de lever des milliers de dollars pour approvisionner leur campement et d’éviter d’importants débordements lors de leurs manifestations régulières. (…) » Certains prédisent à ce mouvement « un destin similaire à celui du mouvement ultra-conservateur du « Tea Party », devenu une des composantes informelles du parti républicain ». « Les machines politiques épuisées et leurs conseillers de presse cherchent déjà à faire émerger des meneurs, des messages (…). Plus que tout autre, ils vont tenter de se saisir de ce mouvement et de le modeler à leur convenance », écrit la dernière édition du bulletin du camp new-yorkais, le Occupied Wall Street Journal (Journal de Wall Street occupé). (Source)

 
51 Comments

Publié par le 10 octobre 2011 in Non classé

 

Trader Noé – Analyse du 10 octobre 2011

Les marchés des indices restent extrêmement dangereux et les mauvaises nouvelles annoncées en fin de semaine dernière risquent de peser prochainement.
Il faut vraiment travailler en très court terme pour des rebonds techniques dans un tendance de fond qui reste malheureusement très baissière.

Nous constatons que plusieurs pays sont désormais touchés par les dettes, nous ne parlons plus uniquement de la Grèce.
D’ailleurs, en 2008, la bourse d’Athènes était à 5200 points environ. Dernièrement proche des 750 points….soit une baisse de 80 % environ.
Les autres pays européens subiront probablement le même sort!

L’indice E-mini SP 500 évolue légèrement au-dessus des 1160 points et des résistances se présentent à 1180 – 1200 et 1230 points. (La résistance des 1230 points est désormais à 5 % environ des cours actuels).

Il s’agit simplement de gagner un peu de temps car il y a de l’huile sur le feu qui ne vient plus uniquement des olives grecques…

Concernant l’indice Future CAC 40, les résistances se situent à 3170-3250 points.
Surveillez également bien le Bund. Sous les 135, le cours peut se rapprocher des 132.5-132.

Le rebond technique que nous avions annoncé en début de semaine dernière a bien fonctionné. L’indice CAC 40 a atteint les 3095 points à la clôture de vendredi.
En attendant, il faudra surveiller les résistances du E-mini SP 500 pour déterminer le sens à venir.
Nous referons un point dès que nous aurons des signaux plus clairs.

 
6 Comments

Publié par le 10 octobre 2011 in Non classé

 

En Grèce, les délégués de la troïka ne sortent plus sans gardes du corps

Les représentants en Grèce de l’Union européenne, de la Banque centrale européenne et du Fonds monétaire international (troïka) ne s’aventurent plus dans les rues d’Athènes sans gardes du corps, rapporte Die Welt am Sonntag. Par sécurité également, ils ne se déplacent qu’en voiture, même pour de courtes distances. « Les gens expriment parfois leur frustration de façon fort peu agréable », justifie Poul Mathias Thomsen, le chef de la délégation du FMI à Athènes, interrogé par le journal. Dès leur retour, le 29 septembre à Athènes, les délégués des créanciers internationaux de la Grèce avaient été fraîchement accueillis par des manifestations et des occupations de ministères.
La troïka doit publier un rapport d’ici la fin du mois sur les progrès de la Grèce à prendre le chemin des réformes pour améliorer sa compétitivité économique et réduire son endettement colossal. L’avis de la troïka doit permettre de débloquer le versement d’une nouvelle tranche d’aide de 8 milliards d’euros à la Grèce, sur un prêt total de 110 milliards d’euros mis en place en mai 2010. (Source)

 
10 Comments

Publié par le 9 octobre 2011 in Non classé

 

Un week-end sous forte tension pour l’Europe

Angela Merkel et Nicolas Sarkozy cherchent aujourd’hui à s’accorder sur une aide aux banques européennes, étape jugée cruciale pour résoudre la crise de la zone euro. L’objectif est de « recapitaliser » les banques avant de les forcer à renoncer à une bonne partie de leurs créances auprès de la Grèce. La crise de la dette a déjà creusé dans les caisses des établissements européens des trous béants, atteignant jusqu’à 200 milliards d’euros.

La banque franco-belge Dexia est l’une des premières victimes et son conseil d’administration cherche aujourd’hui même une solution pour éviter la faillite. La situation actuelle inquiète dans la mesure où les banques, manquant de capitaux, accordent moins de crédits, ce qui asphyxie les entreprises et les ménages. Pour le moment, « la Banque centrale européenne (BCE) prend en charge l’aide d’urgence aux banques en leur rachetant des titres de dettes « pourris » et en fournissant des « liquidités ». Cela signifie qu’elle leur fait des prêts, certes illimités mais d’une durée qui ne peut dépasser douze mois ». « Jusqu’à présent, les Européens ont tenté de régler leurs problèmes avec des aides de liquidités. (…) Cela ne règle pas le problème. Cela ne fait que gagner du temps », commente le président de la Banque mondiale, Robert Zoellick, dans une interview à paraître demain en Allemagne.

En vue de la rencontre à Berlin entre Angela Merkel et Nicolas Sarkozy, le ministre allemand des Finances Wolfgang Schäuble a expliqué dans un entretien au Frankfurter Allgemeine Sonntagzeitung : « Nous devons faire en sorte que les banques disposent de suffisamment de capitaux pour faire face à un défaut de paiement partiel de la Grèce ».

Tout cela est bien beau, mais qui va payer ? Est-ce que les banques vont épargner sur leurs bénéfices, plutôt que de les redistribuer en dividendes et salaires, ou lancer des augmentations de capital, ce qui déplaira à leurs actionnaires puisque ces opérations rendent leurs titres moins rentables? Est-ce que les banques vont encore exiger de l’argent public ? En tout cas, sur ce point, les propositions entre l’Allemagne et la France divergent : la France veut pouvoir puiser dans les caisses du mécanisme de secours européen FESF pour préserver sa note de solvabilité « AAA ». L’Allemagne souhaite que les gouvernements déboursent eux-mêmes les sommes nécessaires.

Selon le Welt am Sonntag de ce dimanche, un « compromis se dessine ». « Paris soutiendrait Berlin dans sa volonté d’augmenter la décote des titres de dette grecque. Et l’Allemagne consentirait à permettre au FESF d’emprunter de l’argent à la BCE comme n’importe quelle banque privée pour démultiplier sa force de frappe, selon la volonté de la France. Cette stratégie se heurte jusqu’ici au veto de la BCE, qui estime en faire déjà assez et qui ne veut pas se voir transformée en « super créancier » de la zone euro ». (Source: extraits AFP)

 
17 Comments

Publié par le 9 octobre 2011 in Non classé

 

Les grandes manoeuvres automnales.. au-dessus du vide

La BCE a annoncé jeudi des mesures en faveur des banques européennes, que les gouvernements se tiennent prêts à renflouer, sans rassurer pour autant les Etats-Unis sur la gestion de la crise de la zone euro. Les Bourses ont elles choisi l’optimisme, la plupart des grandes places européennes finissant en hausse jeudi, rassurées par la perspective de nouveaux milliards pour le secteur bancaire.
Les gouverneurs de la BCE, qui se réunissent habituellement à Francfort mais avaient fait cette fois le déplacement à Berlin, ont maintenu sans grande surprise à 1,5% leur taux directeur, étalon du crédit en zone euro. Ils ont déçu le FMI, qui espère une baisse de taux, mais le président de la BCE Jean-Claude Trichet a reconnu que les dirigeants de l’institution avaient évoqué une telle possibilité.

Le Français, qui a pour la dernière fois présidé cette réunion mensuelle avant de céder la place à Mario Draghi, a toutefois annoncé une série de mesures pour permettre aux banques européennes menacées par la déconfiture de la Grèce de continuer à fonctionner. Le président sortant de la BCE a ouvert aux banques deux nouvelles lignes de crédit à volume illimité sur un an, une durée exceptionnellement longue, et leur a promis 40 milliards d’euros d’argent frais.
Hors zone euro, la Banque d’Angleterre (BoE) a aussi frappé un grand coup en annonçant l’injection de 75 milliards de livres, l’équivalent de 87 milliards d’euros, pour tenter de relancer l’économie.
Jean-Claude Trichet a aussi « enjoint » les banques à « faire tout ce qui est nécessaire pour renforcer leurs bilans ». Lui faisant écho, la chancelière Angela Merkel a déclaré jeudi qu’il ne « fallait pas hésiter » à consolider les instituts fragiles, au besoin en passant par les mécanismes d’aide européens. Plus tôt, le président de la Commission européenne José Manuel Barroso avait proposé « une action coordonnée » en Europe pour débarasser les banques de leurs actifs toxiques.

Comme si les Etats-Unis s’attendaient à quelque chose

Ces déclarations n’ont pas empêché le président américain de revenir à la charge jeudi sur la résolution trop lente à son goût de la crise en zone euro. Les dirigeants européens doivent « agir vite », a plaidé Barack Obama, réclamant un « plan d’action très concret » lors du sommet du G20 prévu en novembre. M. Obama a averti que la crise en Europe pourrait avoir un impact « très réel » sur les Etats-Unis.
La grande crainte, aux Etats-Unis comme en Europe, est que la crise de la dette se transforme en crise du secteur bancaire, comme en 2008 après la faillite de Lehman Brothers aux Etats-Unis.
Les banques seraient alors incapables d’irriguer l’économie réelle. Cette menace est d’autant plus sérieuse que les signes d’un ralentissement économique se multiplient dans la zone euro, dont le champion, l’Allemagne, a fait état jeudi de chiffres décevants pour ses commandes industrielles.
La banque franco-belge Dexia, au bord de la faillite, illustrait à merveille jeudi les risques liés au secteur bancaire. Le démantèlement de l’établissement, voie choisie pour son sauvetage, est compliqué par son omniprésence dans le financement des collectivités locales françaises.

Le gouvernement espagnol a lui choisi de renvoyer la balle dans le camp des banques, en les sommant d’assumer elles-même les pertes éventuelles d’argent public liées à leur restructuration, afin de ne pas compromettre les objectifs de déficit de Madrid.

Le débat sur une recapitalisation des banques européennes est intimement lié à la situation en Grèce, où les établissements risquent de perdre plus d’argent que prévu, à en croire les réflexions en cours sur une décote radicale des obligations du pays. La Grèce, au lendemain d’une journée de mobilisation sociale, vit dans l’attente du verdict des envoyés spéciaux de ses créanciers, BCE, UE et FMI, sur ses réformes.
Le chef de file des ministres des Finances européens, Jean-Claude Juncker, a dit jeudi que cette troïka rendrait son rapport « vraisemblablement » le 24 octobre, répétant qu’il espérait un feu vert à un nouveau versement d’aide à ce pays. (Source)

 

 

 

Lire aussi :

 

Partager cet article
Repost0
9 octobre 2011 7 09 /10 /octobre /2011 03:38
Moody's abaisse les notes de douze banques britanniques PDF Imprimer Envoyer
Vendredi, 07 Octobre 2011 11:32

Moody's abaisse les notes de douze banques britanniquesL'agence d'évaluation financière Moody's Investors Service a abaissé vendredi les notes de douze banques britanniques. Cinq grandes banques font partie du lot. Moody's estime que le gouvernement était moins enclin à leur apporter son soutien financier en cas de problème.

 

Parmi les grands établissements concernés figurent les deux mastodontes Lloyds Banking Group (LBG), qui descend d'un cran de "Aa3" à "A1", et Royal Bank of Scotland (RBS), qui descend de deux crans de "Aa3" à "A2".

Ces deux banques avaient été renflouées par l'Etat à hauteur de plusieurs dizaines de milliards de livres durant la crise financière de 2008/2009. Trois autres établissements importants sont concernés: Santander UK (abaissé de "Aa3" à "A1"), Co-operative Bank ("A3" à "A2") et Nationwide Building Society ("Aa3" à "A2").

Trois banques majeures sont épargnées: Barclays, HSBC et Standard Chartered. En revanche, les notes de sept établissements de moindre importance, notamment des sociétés spécialisées dans le crédit immobilier, ont été abaissées dans la foulée, de un à cinq crans.

"Moody's a pris en compte une diminution de la probabilité d'un soutien financier du gouvernement britannique en cas de besoin", a expliqué l'agence dans un communiqué. Elle assure toutefois que sa décision "ne reflète pas une détérioration de la solidité financière du système bancaire" britannique.

Moody's avait fait savoir en mai qu'elle envisageait d'abaisser les notes des banques britanniques pour prendre en compte la nouvelle donne politique, le plan de rigueur budgétaire adopté par le gouvernement rendant moins acceptable un nouveau soutien des contribuables au secteur financier.


http://www.medias-france-libre.fr/component/content/article/16-divers/1752-moodys-abaisse-les-notes-de-douze-banques-britanniques

Partager cet article
Repost0
8 octobre 2011 6 08 /10 /octobre /2011 07:16
BankRun777 : les 3 dates
qui vont faire trembler la Banque


Vincent Vauclin
Vendredi 7 Octobre 2011


BankRun777 : les 3 dates qui vont faire trembler la Banque
C’est une tradition au théâtre : juste avant la représentation, 3 coups sont frappés pour attirer l’attention du public, et faire ainsi débuter solennellement la pièce.

Dans la tragédie de notre monde contemporain, celle qui se joue devant nos yeux et dont l’intensité dramatique n’a d’égale que son caractère factice, nous avons décidé de rajouter un nouvel acte de notre composition. Nous faisons le choix d’organiser l’effondrement bancaire en privant la Banque des maigres liquidités dont elle dispose encore.

Dans la lignée du BankRun du 7 Décembre 2010, puis du dernier BankRun du 15 Septembre, nous allons frapper trois grands coups, consolidant ainsi la riposte populaire contre la domination bancaire, celle devant laquelle les politiques de tout bords s’agenouillent au mépris de l’intérêt général et des souverainetés populaires.

Ainsi, le 7 Octobre, le 7 Novembre, et le 7 Décembre,
nous invitons tous les citoyens Français
à se rendre à leurs agences
pour clôturer leurs comptes et livrets bancaires,
et retirer en liquide leur argent,
tant que cela leur est encore possible.
Par ce geste individuel, chacun pourra participer
à une action collective d’émancipation populaire.

L’enjeu est d’importance : à l’heure où l’ensemble des Peuples d’Europe se font dépouiller au nom de la politique de rigueur, à l’heure où la monnaie n’est qu’un instrument d’asservissement et d’exploitation au service d’une oligarchie apatride, à l’heure où les organisations politiques et syndicales s’avèrent totalement corrompues et incapables de servir l’intérêt général, à l’heure où, enfin, se révèle le vrai visage d’une mondialisation financière intrinsèquement pervertie, il est absolument fondamental d’organiser une stratégie efficace de résistance populaire.

Cette dissidence économique demeure l’un des seuls leviers à notre disposition pour résister à l’Empire. Et il ne fait aucun doute que si des milliers de personnes y participent, la peur changera de camp. Car soyons bien clairs : nous ne cherchons pas à rassurer les marchés, nous voulons les affoler, les précipiter dans le mur des paradoxes qu’ils ont généré. Le système financier est d’ores et déjà condamné.
Dans une fuite en avant d’un cynisme incroyable, le cartel bancaire est déterminé à organiser la faillite des Etats pour mieux s’accaparer les patrimoines publics et conforter ainsi une domination féodale contraire à tous les principes démocratiques de souveraineté populaire.

Nous décrétons la mobilisation générale de tous les citoyens Français, salariés, chômeurs, fonctionnaires, commerçants, artisans, étudiants, retraités, agriculteurs, blogueurs et internautes, qui pourront, dans cet élan commun, s’ériger comme le dernier contre-pouvoir légitime face à la domination capitaliste…

- L’évènement Facebook « BankRun777″ : https://www.facebook.com/event.php?eid=202473603148704

- Débat sur le Forum Convergences : http://www.forum-convergences.com/t512-suite-du-bankrun-du-15-bankrun-777


Vincent Vauclin
http://la-dissidence.org
.
http://www.alterinfo.net/BankRun777-les-3-dates-qui-vont-faire-trembler-la-Banque_a64663.html
.
Partager cet article
Repost0
8 octobre 2011 6 08 /10 /octobre /2011 06:38
Bientôt 150 milliards d’euros français dilapidés dans l’UE...
Comme les Anglais, exigeons un CHÈQUE FRANÇAIS !
Remboursez, y compris les arriérés !

vendredi 7 octobre 2011
par La rédaction
David Cameron a tout compris : il emmerde l’Union européenne et lui crache ouvertement à la figure à chaque discours (ce qui ne l’a pas empêché d’imposer le système financier toxique anglo-saxon comme dogme de l’Union, ni de préserver le pire paradis fiscal, la City, ni même de procéder à un OPA sur l’armée française [1]). Résultat : tous les ans, l’Union rembourse au Royaume-Uni sa contribution nette, pendant que la France déverse des milliards pour mieux creuser sa tombe.
Discours de la Conférence annuelle du Parti Conservateur du 5 octobre 2011

Extraits :

« Alors laissez-moi vous dire ceci : tant que je serais Premier ministre, nous n’adhérerons JAMAIS à l’euro. Et je ne nous laisserai pas être aspiré dans les interminables renflouements des pays de la zone euro. » (...)

« Notre politique, celle du Parti conservateur, est de protéger la NHS (Services Nationaux de Santé) et dépenser plus pour lui cette année, l’année prochaine et l’année d’après, parce que nous sommes le parti de la NHS, et tant que je serais ici, ce sera toujours ainsi. » (...)

« J’ai vu cette directive européenne. Savez-vous de quoi il s’agissait ? Les gens atteints de diabète devaient-ils être autorisés à conduire ? Qu’est-ce que cela a à voir avec le marché unique ? Croyez-vous que quiconque en Chine se serait posé cette question : je sais comment nous allons faire croître notre économie, virons donc ces diabétiques de nos routes ! »

 


Pendant que David Cameron défend son pays, le gouvernement français licencie les enseignants, casse la protection sociale, restreint tous les budgets de l’Éducation nationale... Tous les budgets ? Non ! Dès qu’il s’agit de se soumettre à la disparition nationale dans l’Europe anglo-saxonne, rien n’est trop beau. Un exemple dans l’éducation, les « classes européennes » qui ne sont européennes que de nom : il s’agit simplement d’isoler une pseudo élite pré-formatée, soumise à recevoir un enseignement exclusivement anglais, pour tenter d’en faire de parfaits kapos anglo-saxons.

Pour que cessent ces trahisons nationales, il faudra bien, qu’enfin, le pays cesse d’être gouverné par des traîtres patentés. On fera alors les comptes, on récupérera au maximum l’argent des contribuables français que personne n’avait le droit de dilapider dans l’Union européenne qui n’avait d’autre finalité que de détruire la France, on organisera alors un grand procès, où seront jugés, très sereinement, ceux qui auront agi contre les intérêts de leurs pays, au seul motif de prétendre être des « européens convaincus ». Comme ils se sont remplis les poches pendant des années, ils se paieront les meilleurs avocats. Ceux-ci feront valoir l’aveuglement collectif comme circonstance atténuante. Elle leur sera souvent accordée, dans l’esprit de la réconciliation nationale de la Libération. « The sooner, the better » (le plus tôt sera le mieux) selon l’expression favorite du dirigeant du UKIP, Nigel Farage.


http://www.decapactu.com/spip/article.php3?id_article=634

Post-scriptum :

[1] Il existe même des « souverainistes » capables d’applaudir à cette soumission française, au seul motif qu’elle serait étrangère à l’UE, cela donne la mesure des ravages dans les esprits !

 

http://www.decapactu.com/spip/auteur.php3?id_auteur=8

Partager cet article
Repost0
8 octobre 2011 6 08 /10 /octobre /2011 05:53

Trader Noé – Analyse du 7 octobre 2011

Après avoir franchi la première des résistances à 2950 points, le Future CAC 40 a atteint hier soir son second objectif donné avant hier (la zone des 3090-3095 points).
Désormais, si l’indice a assez de force pour franchir les 3110 points, alors il pourrait se rapprocher des 3240-3250 points.

Un tel rebond technique ne remet rien en cause, la tendance de fond reste et restera baissière quoi qu’il arrive.

Sur le court terme, nous serons fixés rapidement car l’indice E-mini SP 500 pourrait donner le sens. Actuellement, l’indice est proche de la résistance pivot des 1160 points. Si celui-ci parvenait à franchir ce niveau en restant au-dessus, alors il pourrait regagner notre fameuse zone de résistance à 1210-1230 points.

Restons aussi sur terre, dans une tendance de fond très baissière, seuls les day traders peuvent agir.  Des mauvais résultats et les effets d’annonce peuvent pleuvoir…

Surveillez donc très attentivement l’indice E-mini SP 500, particulièrement les 1160 points.

Dernièrement, nous avions parlé du Bund. Celui-ci n’est pas parvenu à franchir les 139.5 pour poursuivre sa tendance haussière. Celui ci s’essoufflait et les premiers supports sont touchés. Désormais il faudra surveiller les 135. Si l’indice se replie sous ce palier, alors il faudra surveiller la zone support des 132-131.

Concernant, l’EURUSD la tendance est toujours baissière malgré le rebond à court terme. Une résistance court terme importante se situe à 1.355. Sous les 1.32 le mouvement baissier pourrait s’amplifier et le spot pourrait se rapprocher des 1.28 – 1.23. Pour invalider ce scénario, il faudrait que la paire franchisse les 1.36. Dans ce cas, un frein se présenterait vers 1.3870.

 
68 Comments

Publié par le 7 octobre 2011 in Non classé

 

L’Union européenne, étage régional du pouvoir mondial

 

NB Eva : J'avais écrit, voici au moins un an, un post publié notamment sur le site le Grand soir, sur le sujet, intitulé : L'UE tremplin vers le Nouvel Ordre Mondial

 


Economiste et historien, consultant auprès de divers organismes internationaux, professeur d’université, Georges Corm fut ministre des finances du Liban (1998-2000) et a publié de nombreux essais sur le développement du monde arabe, l’Europe et l’économie mondiale. Il a publié en octobre dernier (éditions La découverte) un remarquable ouvrage intitulé Le nouveau gouvernement du monde, idéologies, structures, contre-pouvoirs dans lequel il plonge aux sources de la dogmatique « simpliste » néolibérale qui entend transformer scientifiquement l’humanité et explore le paysage complexe du pouvoir mondialisé actuel.

Voici quelques extraits de son ouvrage.

Un réseau complexe d’institutions publiques et privées, ONG, sociétés et banques multinationales composant la « gouvernance », impose peu à peu sa souveraineté au monde et donc aux Etats. Cette bureaucratie, productrice régulière de documents qui polarisent l’attention des milieux politiques, économiques, académiques et médiatiques, multiplie ses publications en fonction des agendas des grands Etats lors de leurs multiples sommets mondiaux. C’est une toile d’araignée institutionnelle, instrument majeur du pouvoir mondialisé, qui ne cesse de se développer. Elle tisse et retisse sans cesse des écrits, dissémine des statistiques dont on ne sait jamais si elles sont élaborées avec sérieux et quel crédit leur accorder. Elle développe également des sites web pour les rendre accessibles à tous. Chaque organisme dispose d’un service de communication toujours bien équipé en journalistes compétents. Cette bureaucratie centralisée inspire les travaux et les actions des bureaucraties des organismes économiques et financiers privés qui se targuent tous d’être partisans de la « soutenabilité », de la protection de l’environnement, de la transparence, etc. Mais elle inspire de même les institutions régionales de développement, ainsi que les administrations nationales de coopération et d’aide avec les pays en développement, de même que le monde de la recherche académique, à qui elle impose son agenda et ses vocabulaires. On pense d’abord, dans ce domaine, à l’énorme bureaucratie de l’Union européenne, modèle parfait d’un unanimisme néolibéral sans faille que ne pratiquent dans la réalité ni les Etats-Unis, ni le Royaume-Uni, les deux parrains de la libéralisation intégrale des marchés. Plusieurs dizaines de milliers de fonctionnaires siègent à Bruxelles, mais aussi dans les délégations de la Commission européenne dans nombre de pays, comme auprès des grands organismes des Nations unies. Toutes les relations de l’Union européenne avec les autres Etats ont un but unique, les convertir au libre-échange et conditionner ses aides et assistance à l’adoption de mesures concrètes de libéralisation et, suivant le vocabulaire abstrait de la Commission européenne, de « mise à niveau institutionnel » des économies qu’elle assiste ou avec lesquelles elle entretient des relations commerciales, d’investissement ou de financement.

 
61 Comments

Publié par le 6 octobre 2011 in Non classé

 

Les députés européens et la crise

Les députés européens ont ignoré les appels à l’austérité imposée par la crise et se sont alloués, il y a quelques semaines, une augmentation de 1 500 euros par mois de leurs budgets de frais d’assistants. Les députés européens ont une rémunération mensuelle de 7.956,87 euros avant impôts et bénéficient d’une enveloppe mensuelle de 19.709 euros pour rémunérer leurs assistants. C’est cette enveloppe qu’ils viennent d’augmenter à 21.209 euros. Avec ce vote, les dépenses du Parlement européen augmenteront de 13,2 millions par an.  

Ce vote va à l’encontre de l’appel lancé par la Commission européenne, invitant les institutions à réduire leurs dépenses de fonctionnement

 
23 Comments

Publié par le 6 octobre 2011 in Non classé

 

Trader Noé – Analyse du 7 octobre 2011

Le rebond technique sur le CAC 40 a eu lieu et le cours a franchi le premier objectif correspondant à la résistance des 2950 points.
Les prochaines résistances sont 3060-3095 et 3245 points.

Cette remontée sert probablement à faire diversion. Les problèmes ne sont pas réglés, il s’agit de gagner du temps.
La dégradation de la note Italienne pourrait ajouter de l’huile sur le feu car une bonne partie des spéculateurs feront monter probablement les CDS.

L’étau se resserre et nous constatons que chaque pays de la zone euro est mis tôt ou tard sous pression.

C’est une bataille à très grande échelle avec une répartition des bâtons de dynamite CDS. Le minuteur correspond au % du CDS.

Et si tous les minuteurs s’activaient en même temps. Qui serait capable d’éteindre un tel feu ?

Restez très vigilants, la tendance de fond reste baissière.
(Pour faire une pause sur le mouvement baissier il faudrait que l’indice E-mini SP 500 franchisse les 1200-1230 et que le CAC dépasse les 3250 points).

Ouf Lafarge a bien rebondi sur le support phare des 23 euros. Pour que le titre puisse souffler davantage, il faut désormais franchir les 27.5 euros.

La valeur Meetic évolue sous le support des 13.5 euros. Tant que le cours évolue sous ce niveau la tendance reste baissière et le cours pourrait se rapprocher des 11.6. Sous ce niveau surveillez attentivement le support des 8.5 euros.
Pour que le titre se reprenne un peu il faudrait dans un premier temps franchir les 14.5 euros

 
6 Comments

Publié par le 6 octobre 2011 in Non classé

 

Le FMI propose une nouvelle aide aux côtés du FESF

Le Fonds monétaire international pourrait racheter du papier espagnol ou italien, aux côtés du Fonds européen de stabilité financière, sur le marché primaire ou secondaire, a déclaré hier Antonio Borges, directeur du département Europe du FMI. Il faudrait, pour cela, que le FMI crée un fonds commun de créance (FCC), tout en soulignant que cela n’avait jamais été fait auparavant. Une telle opération, a-t-il expliqué, pourrait permettre de redonner confiance aux marchés à l’égard des obligations souveraines de ces deux pays. «Nous tablons toujours sur une croissance en 2012 même très modeste mais l’activité pourrait se retourner. Un risque de récession n’est donc pas à exclure», a par ailleurs admis Antonio Borges. (Source)

 

 

Glass Steagall Act

Michel Rocard, dans une tribune publiée le 4 octobre dans le journal "Le Monde" met en garde "les orthodoxes financiers, défenseurs du paiement intégral de la dette, et surtout de la dette publique"…

 

Pour lire la suite cliquez ici

 

.

 

 

Debout La RépubliqueDLR 13

 

 

Les traités de Maastricht et de Lisbonne interdisent à la BCE de prêter directement (et donc à des taux très faibles) aux Etats ou aux collectivités publiques qui s’endettent auprès du secteur public. Par contre La BCE n'achète pas seulement des obligations d'Etats en faillite mais annonce également deux généreux programmes d'aide pour les banques. 

 

Quelle différence y a-t-il vis-à-vis de l’inflation que ce soit aux Etats ou aux banques que la BCE prête sans contrepartie de garanties physiques réelles ? Aucune.

 

Sauf qu’obliger les Etats de passer par le secteur bancaire privé les endette encore plus par les intérêts.

 

Ensuite, on se sert de cet argument pour nous imposer des restrictions (suppression des postes dans la Police, la Justice, l’Ecole, les administrations,  taxe sur les Mutuelles, baisse des remboursements de sécurité sociale après augmentation du forfait hospitalier, taxes sur les soda, etc, etc… l’imagination est fertile pour réduire les prestations et augmenter les participations sans augmenter les  revenus en conséquence)

http://news-26.com/econmie/1170-la-bce-sauvent-les-banques.html

 

 

La dette est une affaire rentable pour les financiers et les banquiers.


 Lire L'euro, les banquiers et la mondialisation : L'arnaque du siècle. 
Auteur : Nicolas Dupont-Aignan  

http://www.amazon.fr/Leuro-banquiers-mondialisation-Larnaque-si%C3%A8cle/dp/2268071162 

 

Nicolas DUPONT-AIGNAN sera samedi 8 octobre 2011 l'invité politique de...."On n'est pas couché"  émission de Laurent Ruquier sur France2 à partir de 22 h 30.


Je tiens à signaler qu'il s'agit d'un véritable évènement médiatico-politique car depuis des années, il n'était invité que par des médias offrant nettement moins d'audience. Qu'ils en soient néanmoins chaleureusement remerciés.

L'invité apparaît à l'écran généralement pas avant 23 h 30 et plus. Il vaut mieux prévoir l'enregistrement sauf, peut-être, si l'invité est particulièrement passionnant...

 

 Merci de diffuser largement

 

 

 

 

Lire aussi :

 

 

 

 

 

 

Partager cet article
Repost0
6 octobre 2011 4 06 /10 /octobre /2011 07:43

http://2.bp.blogspot.com/_BGAo9KII0HQ/R3Zy3xwyt9I/AAAAAAAAAIo/yRkc8Cvj-NI/s1600/votre%2Bargent%2B....jpg

http://2.bp.blogspot.com/_BGAo9KII0HQ/R3Zy3xwyt9I/AAAAAAAAAIo/yRkc8Cvj-NI/s1600/votre%2Bargent%2B....jpg

 

 

Pourquoi votre banque a besoin de VOTRE argent
 

 

Mory Doré

▪ Comment une banque trouve-t-elle sont argent -- le financement qui va lui permettre justement d'exercer son activité de banque ?

L'argent que vous déposez sur vos comptes est crucial pour une banque. Ce qu'elle redoute le plus, c'est que ses clients retirent massivement leur argent. Pour comprendre pourquoi, voyons auparavant où les banques trouvent l'argent qui va leur permettre de financer leur activité tout en respectant les nouvelles règlementations.

▪ Une banque a plusieurs moyens pour trouver de l'argent
- Les capitaux apportés par les actionnaires (actions cotées) ou par les sociétaires (parts sociales pour les banques mutualistes), ainsi que l'accumulation de bénéfices non distribués qui constituent les réserves et donc des fonds propres "durs". Ce capital peut financer certaines activités comme l'entrée au capital d'organismes du logement social pour des banques mutualistes régionales ; une participation minoritaire dans une banque étrangère ; ou tout simplement l'investissement dans des fonds communs de placement à risque (les FCPR, ou ce que l'on appelle aussi le private equity).


- Les emprunts sur le marché interbancaire. Lorsqu'une banque a besoin d'argent, elle peut l'emprunter sur les marchés financiers ou auprès d'autres institutions en émettant des obligations. Dans ce cas les acheteurs des obligations sont les prêteurs et c'est à eux que la banque paiera des intérêts. Elle peut emprunter au jour le jour jusqu'à un an sur la courbe monétaire, et sur du moyen/long terme en se basant sur les courbes des swaps.

Par exemple : admettons que le taux de swap 10 ans est de 3%. Si l'Etat français émet à 10 ans à 3,50%, le spread de liquidité = 0,50%. Si la BNP émet à 10 ans à 4,80%, le spread de liquidité = 1,80%. Si l'Italie émet à 10 ans à 6%, le spread de liquidité = 3% etc.). La banque va prêter à des taux d'intérêt plus élevés que les taux auxquels elle emprunte et c'est comme cela qu'elle gagne de l'argent.

 

- Les ressources émises sur le marché :
1/ à moins de un an sous forme de certificats de dépôt ;


2/ à moyen et long termes sous forme de ressources dites "seniors" (elles ne sont adossées à rien si ce n'est à la confiance que l'on a dans l'émetteur bancaire -- autant dire que ce type d'émissions n'est pas ce qui se fait de plus fréquent aujourd'hui) ;

3/ à moyen et long termes sous forme de ressources dites "sécurisées" : obligations foncières adossées à des créances que la banque détient sur le secteur public territorial ; obligations à l'habitat adossées à des crédits immobiliers qui sont garantis. Vous le savez si vous avez pris un crédit pour acheter votre logement : lorsqu'une banque fait un crédit immobilier, elle prend une garantie (que vous avez payé dans le crédit) auprès d'un organisme spécialisé, par exemple le Crédit Logement. Donc la banque a un risque très faible.

A partir de là, les banques peuvent émettre une obligation sur le marché, dite "obligation sécurisée" (en anglais covered bonds)... Sécurisée pour l'investisseur car garantie par des crédits hypothécaires de la banque émettrice. Comme c'est sécurisé, le rendement offert à l'investisseur est plus faible qu'une obligation bancaire classique adossée à rien ("en blanc", dit-on aussi) si ce n'est à la confiance que l'on a dans la banque qui émet.


Enfin, dernière source de financement pour les établissements bancaires, les ressources clientèle allant des dépôts à vue aux PEL en passant par les livrets d'épargne et les compte à terme.

Une banque doit veiller à ce que ses sources de financement (le carburant indispensable à la poursuite de ses activités de crédit et d'investissement sous toutes ses formes) soient aussi diversifiées et stables que possible.

▪ Une banque a besoin de la confiance des investisseurs et de ses clients
Vous voyez combien la confiance a de l'importance dans le maintien de cette stabilité. Les banques ont besoin de la confiance des investisseurs pour qu'elles puissent émettre de la dette obligataire -- et qu'elle soit souscrite. Elles ont besoin de la confiance des actionnaires pour éviter une trop forte volatilité des fonds propres, et surtout, elles ont besoin de la confiance des clients pour disposer de ressources longues et stables. Par exemple, plus les clients auront confiance dans la banque plus ils lui confieront des fonds à long terme (plan épargne logement, compte à terme, emprunts obligataires à moyen et long termes -- ce qui est vital pour les banques et elles se battent littéralement pour récupérer de la ressource clientèle.


N'avez-vous jamais été approché par votre banque sur des solutions de placement ? Les banques vont chouchouter le client sur ce type d'épargne longue car c'est pour elles moins cher que de devoir lever du cash sur le marché auprès de gros institutionnels.

Dans le même temps, la banque réduit son risque de liquidité, gagne un temps précieux et se prépare aux nouvelles exigences réglementaires de type Bâle III (qui demande que les crédits à long terme soient de plus en plus adossés à des ressources longues -- qu'elles viennent du marché ou des clients).

Donc la confiance du "grand public", de vous et moi, est indispensable pour une banque ; elle fera donc tout pour éviter que ses clients ne viennent retirer massivement leur argent -- d'où la catastrophe systémique que vous imaginez si tout le monde se ruait au guichet pour retirer son épargne

 

Retrouvez-nous en ligne sur :
http://www.publications-agora.fr
http://www.la-chronique-agora.com
.

 

 

.

Partager cet article
Repost0
6 octobre 2011 4 06 /10 /octobre /2011 07:04
Les origines d'une crise bancaire

La banque Dexia est actuellement dans la tourmente mais comment peut-on en arriver là ?

 

 

Comment arrive-t-on à une crise bancaire ? |  

La confiance des investisseurs dans le secteur financier a encore fortement diminué ces derniers jours. La banque Dexia vit par exemple des moments difficiles. Christine Lagarde, la patronne du FMI, avait déjà appelé les banques à renforcer leur capital il y a quelques semaines pour éviter de nouvelles mauvaises surprises. Mais comment une crise bancaire survient-elle ?

 

 

Les dettes souveraines menacent |  

La crise de la dette grecque continue de secouer les marchés financiers. Comme les obligations d’État des banques ont moins de valeur, elles connaissent de nouvelles pertes. Si le secteur financier devait contribuer à la mise en lumière de la dette des poids lourds de la zone euro, nous pourrions courir au fiasco. Dexia possède par exemple pour plusieurs milliards de bons d’État italiens.

 

Des problèmes de liquidités |  

La confiance en les banques est une nouvelle fois fragilisée. Lors de la crise de 2008, les banques étaient au bord du gouffre car elles ne voulaient plus prêter d’argent à d’autres banques, par crainte de ne jamais être remboursées. Le même scénario pourrait se reproduire aujourd’hui car le taux d’intérêt qu’elles s’appliquent monte en flèche. Dexia est donc actuellement dans l’œil du cyclone en raison de ses problèmes de liquidités.

 

Les gouvernements moins combattifs

En 2008, plusieurs banques avaient été sauvées de la faillite par les gouvernements qui étaient entrés dans leur capital et leur avaient apporté des garanties. Le Holding Communal, l’un des actionnaires les plus importants de Dexia, n’est cette fois pas en mesure d’injecter de nouveaux capitaux dans la banque. Les États belges et français sont prêts à venir en aide à Dexia pour protéger les épargnants. Mais la dette des États étant elle aussi problématique, leur marge de manœuvre est réduite. La Banque Centrale Européenne a également vu sa puissance financière se réduire.

 

 

Rétablissement difficile en raison d'un ralentissement de la croissance

Une économie en bonne santé pourrait aider les banques à soigner leurs bilans en lambeaux. Mais après la croissance prometteuse du début d’année, la chute est proche. Même en Allemagne, le moteur de l’économie européenne, la croissance a fortement diminué au deuxième trimestre. Une nouvelle récession avec faillites et des défauts de paiement est possible.

 

 

Une rupture de la volonté politique

Une solidarité entre les pays de la zone euro, avec les plus grands qui reprendraient les dettes des plus petits, pourrait alléger les problèmes de beaucoup de banques. Mais rien n’indique que ce scénario se produira. L’introduction d’obligations européennes fait face à un refus catégorique de la part de l’Allemagne. Leur argument est le suivant : les taux d’intérêt appliqués aux différents États pour leurs obligations d’État les incitent à se discipliner au moment de l’élaboration de leur budget.

 

 

Voici mon commentaire :


La "solidarité", c'est la mort des Etats souverains et des Etats protecteurs, la mort du politique, tout sera decidé à Bruxelles - au profit du cartel bancaire. C'est le Nouvel Ordre Mondial, dictature planétaire des grandes banques sur le monde ! eva R-sistons, http://sos-crise.over-blog.com

Partager cet article
Repost0

Présentation

  • : Le blog d' Eva, R-sistons à la crise
  • : Tout sur la crise financière, économique, sanitaire, sociale, morale etc. Infos et analyses d'actualité. Et conseils, tuyaux, pour s'adapter à la crise, éventuellement au chaos, et même survivre en cas de guerre le cas échéant. Et des pistes, des alternatives au Système, pas forcément utopiques. A défaut de le changer ! Un blog d'utilité publique.
  • Contact

Recherche