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16 septembre 2011 5 16 /09 /septembre /2011 22:59
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Tim Geithner et la Fed pour un renflouement monstre des banques européennes

16 septembre 2011 (Nouvelle Solidarité) – Le secrétaire au Trésor américain Tim Geithner participe aujourd’hui et demain à la rencontre des ministres européens des Finances qui se tient à Wroclaw en Pologne. D’après les annonces qui ont fuité dans la presse via l’agence Reuters hier, et qui ont été confirmées à nos camarades américains du LaRouche PAC par des sources gouvernementales à Washington, Geithner a proposé aux dirigeants européens une technique pour porter le Fonds de renflouement européens (FESF) à 4 000 milliards d’euros ! Ce plan aussi fou que suicidaire doit se coupler à un recours « illimité » de la BCE et de la Banque d’Angleterre à la ligne de crédit en dollars qui leur est ouverte à la Fed.


Évidemment, un tel mécanisme ne vise pas à relancer les économies des pays européens en faillite, mais à prolonger artificiellement la vie du système bancaire du vieux continent, centré à la City de Londres. Geithner a en effet proposé aux Européens de s’inspirer du système qu’il avait lui-même mis en place à la Fed de New York en 2008 avec le plan TALF. Le Term Asset-Backed Securities Loan Facility visait alors à sauver le monstrueux marché des ABS (valeurs mobilières adossées à des actifs), un produit financier dérivé sans valeur intrinsèque dont le seul rôle est de démultiplier artificiellement l’argent. Avec le TALF, la Fed prêta 200 milliards de dollars aux banques pour qu’elles rachètent des ABS, avec pour seule garantie 20 milliards de dollars du Trésor, soit un effet de levier démultiplicateur de 10 pour 1. Transposé au FESF, ce mécanisme créerait un fonds de renflouement potentiel de 4 400 milliards d’euros, sur la base des 440 milliards déjà garantis quasi-exclusivement par les contribuables allemands et français.


Parallèlement, la BCE a annoncé hier qu’elle offrirait trois opérations de refinancement illimité aux banques européennes dès le 12 octobre (échéances à 3 mois au taux de 1,1%), sur la base de la ligne de crédit en dollars que lui offre la Fed depuis décembre 2007. Déjà, le 14 septembre, deux banques européennes ont recouru en urgence à ces prêts de la BCE à hauteur de 575 millions de dollars. D’après les rumeurs, il pourrait s’agir de la Société Générale et du Crédit Agricole.


Cette politique de renflouement ex-nihilo pourra au mieux prolonger pour encore quelques jours ou semaines la survie d’un système déjà mort, mais ne fait qu’empirer la chute de l’économie mondiale sur la tête des peuples. Renflouer l’Europe et ses banques est une illusion suicidaire que nos dirigeants veulent vous faire payer au prix du sang, de la sueur et des larmes, et dans laquelle Geithner, Bernanke et Obama précipitent les Etats-Unis.

Inspirateur et porte-voix des forces rooseveltiennes aux Etats-Unis, l’économiste Lyndon LaRouche a déclaré hier soir :

Au diable les lignes de crédit en dollars de la Fed ; stoppons le chantage au renflouement de l’Empire britannique. Nous devons les mettre en faillite avant qu’ils ne vous tuent. Ce plan aboutira à la mort d’Américains ; il faut l’arrêter maintenant. S’il faut destituer le Président des Etats-Unis pour ce faire, eh bien faisons-le dès maintenant.

C’est pour cela que j’insiste tant pour que les Etats-Unis reviennent immédiatement au critère Glass-Steagall instauré par Franklin Roosevelt avec sa loi de 1933 qui établit clairement : "Cette loi vise à établir un usage plus sûr et plus efficace des actifs bancaires, à réguler le contrôle interbancaire, à empêcher le détournement indu de fonds vers les opérations spéculatives, ainsi qu’à d’autres buts."

Cette intention déclarée a toujours force de loi, constitutionnellement, dans ce pays. Alors rétablissons-la pendant que c’est encore possible.

http://www.solidariteetprogres.org/Tim-Geithner-et-la-Fed-pour-un-renflouement-monstre-des-banques_08094

 

 

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16 septembre 2011 5 16 /09 /septembre /2011 05:47
15 septembre 2011
Le Monde diplomatique
En kiosques et sur notre boutique en ligne

Manière de voir n°119 / Octobre-novembre 2011

Crise bancaire : le casse du siècle

Numéro coordonné par Renaud Lambert et Pierre Rimbert

Avec trois décennies de recul, l'assujettissement des économies au pouvoir des banquiers paraît limpide. Il procède d'une triple automutilation des Etats, qui au final héritent d'une même équation : moins de recettes, plus de besoins, une dépendance accrue vis-à-vis des créanciers.

La suite de l'éditorial : Bâtisseurs de ruines

Lexique

I. Alchimistes du guichet

Derrière les façades centenaires des institutions de Wall Street, de Londres, de Paris ou de Hongkong, un nouvel ordre bancaire s'est mis en place imperceptiblement au milieu des années 1970. Les fondements du commerce de l'argent codifiés après le krach de 1929 pour les besoins du capitalisme industriel se sont effrités, puis ont explosé, sous la poussée d'une force brute nommée finance. En moins d'une décennie, les frontières nationales et les chaînes législatives qui reléguaient les établissements de crédit au troisième rang économique derrière les Etats et les grandes entreprises ont tour à tour été brisées. Le marché planétaire appelait un système bancaire global.

Ce nouvel ordre dispose d'outils, d'agents, d'institutions et de régulations spécifiques. Dans les bureaux haut perchés, le jeune loup au costume clinquant a évincé l'homme gris et son sous-main de cuir ; des instruments d'une sophistication inédite, des tactiques florentines, des profits himalayens ont supplanté le ronron du prêt à intérêt garantissant une marge de 3 % ; l'informatique et les mathématiques ont aboli l'espace et le temps des transactions.

de John Kenneth Galbraith.
Le premier titre de la collection Prendre parti, une coédition du Monde diplomatique et des Liens qui libèrent.

Disponible sur la boutique en ligne
et en librairies

En Europe, la politique monétaire, rouage central du gouvernement économique, fut soustraite au monde politique et placée sous le contrôle d'une Banque centrale « indépendante », c'est-à-dire proche des milieux d'affaires. Après quatre ans de tempête financière, un regard sur les ruines de l'économie mondiale inspire une question qui peut sembler triviale : au fait, à quoi devaient servir les banques ?

Une galerie de voyous respectables
Nicolas Guilhot

D'où viennent les produits dérivés ?
Ibrahim Warde

Néoconquistadors
Pedro Ramiro

HSBC, histoire d'eau et d'opium
Jean-Louis Conne

Les banquiers centraux, pompiers pyromanes
Frédéric Lebaron

Protéger le « mur de l'argent »
Serge Halimi

L'absurde statut de la Banque centrale
John Grahl

Pour quelques milliards de plus
Paul Lagneau-Ymonet et Angelo Riva

Leçons d'histoire financière
P. L.-Y. et A. R.

Infortunes des normes internationales
Dominique Plihon

II. Une emprise tentaculaire

Que la faillite, en septembre 2008, d'une seule entreprise, Lehman Brothers, ait pu conduire le monde au bord du gouffre indique assez la centralité des banques dans la vie économique. Que celles-ci aient ensuite forcé les Etats à échanger leurs dettes « pourries » contre de l'argent frais (c'est-à-dire contre le travail) du contribuable suggère cette fois l'ampleur du problème : le rouage a domestiqué la machine, le moyen s'est métamorphosé en fin.

A cela rien d'étonnant. Au gré de leur expansion, les banques ont projeté dans tous les domaines de l'activité humaine leur logique (celle du crédit et du profit), leurs intérêts (les anciens de Goldman Sachs hantent les coulisses de Washington), leurs pratiques (celles du jeu spéculatif) et leurs produits (ô les dettes douteuses titrisées et dispersées aux quatre vents !). Qui veut remonter aux racines d'une crise immobilière en Espagne, d'une opération de blanchiment en faveur d'un dictateur chilien, de l'endettement de pauvres au Bangladesh tombe à coup sûr sur une banque ; l'enquêteur qui cherche à démêler les pratiques opaques d'une chambre de compensation luxembourgeoise tombe en revanche sur un os...

Les présidents américains passent, Goldman Sachs demeure
I. W.

Un réseau serré d'amitiés haut placées
I. W.

La Riggs, blanchisseuse de dictateurs
Alain Astaud

« Mon cher général Pinochet... »
A. A.

La machine sacrée
Yves Jeanneret et Emmanuël Souchier

Complicités dans le trafic de drogue
Christian de Brie

Pauvres, votre argent les intéresse
Jean-Loup Motchane

A Madrid, des vies « sous hypothèque »
Raúl Guillén

« Ma victoire dans l'affaire Clearstream »
Denis Robert

III. L'ère du parasitisme

Economie de spéculation contre économie de production : c'est l'Annapurna contre les causses du Larzac. D'un côté, la valeur des produits dérivés fabriqués par les banques vole vers les cimes ; de l'autre, la richesse mondiale trace sa courbe débonnaire, plafonnée à un niveau dix fois moindre (voir Production et spéculation). Problème : les titres spéculatifs les plus alambiqués reposent en dernier ressort sur des actifs bien réels, comme la tique sur le dos de sa proie. Quand crève la bulle du capital fictif, ce ne sont pas les parasites mais les peuples qui écopent.

Le tour de passe-passe n'a pas échappé aux Islandais, mis en demeure de rembourser une ardoise vertigineuse laissée par les banquiers. Consultés par référendum, ils ont par deux fois dit « non ». On imagine sans peine le résultat d'un tel scrutin organisé en Grèce, en Irlande, en Espagne, au Portugal, en Italie, bref dans tous les pays où la collectivisation de la dette bancaire privée se traduit par l'austérité publique.

Si les populations ainsi rançonnées se défient des acrobaties financières, le petit milieu des économistes, courtiers et analystes semble n'avoir rien appris. Serait-ce parce qu'il n'a rien encouru ? Après la faillite des caisses d'épargne américaines à la fin des années 1980, des centaines de responsables avaient fini derrière les barreaux. Cette fois, les aigrefins qui pilotent les institutions faillies ont exposé leurs turpitudes devant des commission parlementaires. Puis ils ont repris leurs affaires.

Les Islandais votent contre les banquiers
Silla Sigurgeirsdóttir et Robert Wade

Primes et châtiments des traders
I. W.

Tout travail mérite-t-il salaire ?
P. R.

Lumière dans la salle des coffres
Juliette Renaud et Juliette Rousseau

L'exemplaire faillite des caisses d'épargne américaines.
Jacques Decornoy

Comme si rien ne s'était passé..
I. W.

Les marionnettes politiques et leurs bienfaiteurs
S. H.

Pour un système socialisé du crédit
Frédéric Lordon

Ce numéro est accompagné de photographies tirées de l'ouvrage « Détroit, vestiges du rêve américain », d'Yves Marchand et de Romain Meffre (éditions Steidl, Göttingen, Allemagne).

Cinéma

« Cleveland contre Wall Street ».

De la corbeille à la barre

« Espanistan ». De la brique à la trique

« Inside Job ». De la chaire au tiroir-caisse

Littérature

Charles Dickens, « Temps difficiles »

William Shakespeare, « Le Marchand de Venise »

Woody Guthrie, « The Jolly Banker »

Goethe, « Faust »

Cartographie

Cécile Marin (conseiller scientifique, Dominique Plihon)

Le circuit de la création monétaire

Les banques dans la machinerie financière

Régulation et collusions

Chronologie

Un moteur à explosion

Chaos

Documentation

Olivier Pironet

Essais

Sur la Toile





« Crise bancaire : le casse du siècle », Manière de voir n°119, en kiosques
et sur notre boutique en ligne.

Retrouvez toute la collection de Manière de voir :

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Les anciens numéros sont en vente sur notre boutique en ligne :

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16 septembre 2011 5 16 /09 /septembre /2011 05:37
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La chaîne de Ponzi des banques s'effondre
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En écho à mon article d'hier, le système bancaire fonctionne comme une dangereuse organisation criminelle aux méthodes guerrières. Les dirigeants(parrains) de ce système d'escroquerie en bande organisée internationale utilisent un système frauduleux de vente pyramidale en chaîne de Ponzi réprimé en France depuis 1953 et dans la plupart des pays industrialisés. Il est grand temps de mettre en application l'article L122-6 du Code de la Consommation et d'envoyer en prison pour plusieurs siècles les organisateurs de la faillite des États.

 

Pour vous donner une idée de l’environnement professionnel des salariés d'une agence bancaire, suivez cette vidéo édifiante sur leurs méthodes markéting guerrières qui poussent les employés au résultat à tout prix et au suicide :

 

 

En droite ligne avec ce reportage, la Société Générale a trouvé son Kirviel 2011 au travers d'UBS qui cherche à cacher ses pertes en jetant la faute sur un de leurs traders (à lire ici).



TF1 News nous informe que "la crise est devenue systémique" et nous allons bientôt être à cours de crédit pour les particuliers (rien que çà !).  avec "risque de cercle vicieux (notez le mot "vicieux") entre la dette souveraine, le financement des banques et la croissance négative", qui pourra provoquer un gel du crédit". 
Dans la définition de ce système frauduleux selon Wikipedia, "les escrocs peuvent mettre en place un système à très long terme, qui mettra beaucoup de temps à apparaître vicieux". Oups ! (à lire ici)
 
La machine s'emballe et cela fait plusieurs fois que je vous recommande de retirer vos liquidités !

Les banques SONT A COURS DE CASH et l'actualité ne manque pas d'informations à ce sujet :

- Le Nouvel Observateur "La liquidité, talon d'Achille des banques françaises"

- CBanque : "Les banques européennes vont réduire de manière "extrêmement sévère" leurs activités aux Etats-Unis du fait des nouvelles conditions d'accès aux liquidités en dollars"

- La Tribune : "personne n'est en mesure de résoudre les problèmes de dettes publiques, désormais trop énormes pour être absorbées autrement que par un appauvrissement généralisé"

- ZoneBourse : La BCE signale "un manque de liquidités libellées en dollar dans la région sur fond d'aggravation de la crise des dettes souveraines"

N'attendez-pas de voir votre agence bancaire fermée avec un panneau collé sur l'entrée : "Agence exceptionnellement fermée pour une durée indéterminée".

Heureusement, quelques personnes pleines de bons sens commencent à se réveiller (et vous ??) :

* Un petit porteur gagne un procès contre la Banque Populaire sur 20minutes.fr

* Les Grecs retirent leur cash sur Reuters et se réjouissent de le prochaine aide caritative de l'Europe pour financer une méga-fête arrosée sur LeFigaro !

* Un narbonnais bloque la porte de son agence bancaire BNP avec sa moto pour retirer ses 18000 € sur son compte sur lindependant.fr (Hallucinant !). La banque ne lui a donné que... 1500 €...

* Encore à Narbonne, une cliente escroquée de 135'000 € porte plainte contre Groupama Banque pour détournement de fonds. Résultat : 1 an de prison ferme ! (sur MidiLibre)

Il est grand temps que ce mode de fonctionnement hautement toxique s'autodétruise afin de reconstruire des bases saines et de mettre l'argent au service de l'Homme, et non l'inverse !

Allez, allez, encore un petit effort, nous y sommes presque...

 

 
 
 

Pyramide de Ponzi

 

La Pyramide de Ponzi, est la première arnaque célèbre utilisant le système de la pyramide pour flouer les investisseurs. Elle a été mise en place par Charles Ponzi à Boston en 1920.

 

Le système est simple, Ponzi proposait à ses investisseurs des rendements mirobolants de 50% en 45 jours. Comme il est impossible de réellement produire ces rendements, Ponzi utilisait les fonds des nouveaux investisseurs pour servir le taux d'interêt promis aux anciens investisseurs.

 

Le système fonctionne tant que la pyramide grandit et qu'il y a suffisamment de nouveaux investisseurs pour financer les anciens investisseurs.

 

A défaut la Pyramide s'ecroule, le système explose, et tous les derniers investisseurs perdent la totalité de ce qu'ils ont investi.

 

C'est ce système qui a été utilisé par Bernard Madoff, à l'origine du scandale du fonds Madoff, qui a fait perdre près de 50 milliards de dollars à ses investisseurs quand le système a éxplosé en décembre 2008.

 

http://www.jobintree.com/dictionnaire/definition-pyramide-ponzi-913.html

 

 

 

Pyramide de Ponzi

Chaîne de Ponzi 

La pyramide de Ponzi ou la chaîne de Ponzi est une fraude financière basée sur la promesse de gros profits aux investisseurs. Le principe est de payer les intérêts des premiers investisseurs avec l'argent des nouveaux investisseurs. Le système frauduleux est découvert dès qu'il n'y a plus de nouveaux investisseurs. Les derniers investisseurs perdent tout.

Charles Ponzi (1882-1949) immigre aux États-Unis en 1903. Il passe quelque temps en prison pour de petites fraudes. Installé à Boston en 1921, il devient millionnaire en six mois en imaginant un système de vente pyramidale.

Ponzi fonde la « Securities Exchange Company ». Il attire les investisseurs en leur expliquant que les profits proviennent de l'achat et la vente de coupons-réponse internationaux *. Dans les faits, Ponzi a acheté très peu de coupons.

Les premiers investisseurs sont effectivement bien rémunérés. Cette bonne nouvelle attire, à la chaîne, des milliers d'épargnants. Le recrutement de nouveaux investisseurs s'essouffle après quelques mois. L'escroquerie est finalement découverte et Ponzi est arrêté.

Ce moyen frauduleux a été raffiné depuis. Au lieu d'annoncer un rendement de 50 % en 45 jours, telle la chaîne de Ponzi, on promet un rendement moindre, mais tout de même supérieur au marché (10 % - 20 %). De cette façon, la pyramide réussit à fonctionner beaucoup plus longtemps.

Des pyramides d'une telle envergure ont été reprises un peu partout dans le monde. Plus près de nous, parmi les pays où des pyramides impliquant d'énormes sommes d'argent ont été démasquées, mentionnons la Roumanie (1994), l'Albanie (1997), la Colombie (2008), l'affaire Madoff aux États-Unis (2008) et l'affaire Kazutsugi Nami au Japon (2009).


* Coupon-réponse international

Au début du siècle, une entente internationale permettait d'acheter à peu de frais un coupon-réponse dans son pays pour l'envoyer à un correspondant localisé dans un pays étranger. Le correspondant présentait ce coupon à la poste qui l'échangeait contre un timbre.

Un timbre américain valait trois fois plus cher que le coupon acheté en Italie.

L.D.

21 février 2009

http://www.pause.pquebec.com/sujet/pyramide-de-ponzi.htm

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15 septembre 2011 4 15 /09 /septembre /2011 13:32

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Paris, Jeudi 15 septembre 2011

Les Allemands préparent leur plan B. Nous devrions en faire de même...

 
Isabelle Mouilleseaux


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▪ Nous avons vu hier que la Grèce avait de vraies chances de faire défaut. Et pendant ce temps... les Allemands préparent leur plan B. De quoi s'agit-il ?

C'est le plan qu'il faudra déployer si la Grèce fait effectivement défaut et que le grand jeu de domino se met en branle pour cause d'effet de contagion. (N'oubliez pas : tout est imbriqué, et le coeur du noeud gordien est le système bancaire).

Là, il va falloir sortir le grand jeu. Car toutes les banques auront besoin d'une recapitalisation massive et urgente. Augmentations de capital en cascade qui ne trouveront évidemment pas preneur. Quel investisseur assez fou voudrait s'y risquer...

Les Etats seront obligés d'intervenir
Vu l'état de leurs finances... et l'état des opinions publiques quant aux aides déjà apportées aux banques... la solution relève de la prouesse. A tel point qu'on pourrait bien voir des gouvernements de droite procéder à des nationalisations temporaires ! (Le temps de nous faire payer à nous, citoyens, les pertes ! Profits privatisés, pertes nationalisées ! Basta ! Note d'eva R-sistons)

 


(..)

 

 

Quoi qu'il en soit, pas de doute pour moi : les Allemands prennent les devants et tentent déjà de cerner l'ampleur des dégâts sur leur système bancaire et des solutions envisageables à mettre en oeuvre.

Nous ferions bien d'en faire de même plutôt que de nous battre avec des petits bouts de chandelles pour réunir péniblement 11 milliards d'euros pour notre budget (alors qu'on signait généreusement un chèque de 15 milliards d'euros à la Grèce un mois plus tôt...).

L'Allemagne se prépare à la faillite de la Grèce, nous dit Der Spiegel (équivalent allemand de L'Express). Et le ministre allemand de l'Economie, Philipp Rössler, persistait et signait : "la faillite de la Grèce n'est plus un sujet tabou". Il faut travailler à une "faillite ordonnée".



▪ Et le risque majeur dans tout ça ?

 
Les banques centrales sont exsangues. Et les Etats n'ont plus de moyens. Plus les moyens de soutenir l'économie, plus les moyens de renflouer les banques, plus les moyens d'assurer les transferts sociaux.


Il est vain de ponctionner massivement les populations car cela fera plonger la consommation et plongera les économies en récession. C'est déjà le cas en Grèce. Le Portugal est en bonne voie. Pourquoi vouloir s'engouffrer à tout prix sur cette voie ?

Il va falloir à la tête de chaque Etat (France en tête), une équipe de politiques capables de se faire hara-kiri. Et surtout, capable de concevoir un plan sur 10 ans du redressement progressif des comptes publics. C'est la seule façon de ne pas tomber en récession et de rassurer les marchés. (On s'en fout, des Marchés ! Ce sont les peuples qui doivent être rassurés ! Note d'eva R-sistons)

Un plan de redressement PROGRESSIF sur 10 ans, avec, pour chaque année, les efforts à mettre en oeuvre et les moyens en face. Mais même comme cela, ce ne sera pas facile. L'effort sera intense et soutenu.

L'abandon de l'Etat-providence ne peut se faire du jour au lendemain... (Et voilà ! On sacrifie les citoyens aux banksters ! Note d'eva)

 

 


Retrouvez-nous en ligne sur :
http://www.publications-agora.fr
http://www.la-chronique-agora.com

 

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15 septembre 2011 4 15 /09 /septembre /2011 03:54

14.9.2011

Allemagne : Les pouvoirs exorbitants du MES révélés et dénoncés

  http://economie.trader-finance.fr/images/Europe+/+Eco+la+Zone+Euro+se+dote+d+un+mecanisme+de+stabilite+operationnel+en+2013+426292.png

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14 septembre 2011 (Nouvelle Solidarité) — Le groupe de journalistes Abgeordneten-check, qui s’est donné pour mission de surveiller les votes du Parlement allemand, a publié une vidéo qui fait grand bruit outre-Rhin : elle expose les penchants dictatoriaux du futur Mécanisme européen de stabilité (MES), ou fonds permanent de renflouement de l’euro. Cette vidéo de trois minutes présente quelques citations du traité que doivent signer tous les pays membres de la zone euro, suivies de commentaires.

 

 

 


Le MES doit remplacer le FESF (lui-même totalement illégale - voir notre vidéo Le Coup d’Etat des banques en Europe), après son adoption par les parlements respectifs au 31 décembre 2012 au plus tard, pour entrer en vigueur en juillet 2013. Mais le monde dans lequel nous vivrons alors sera certainement bien différent de celui d’aujourd’hui.

Un fonds de renflouement « irrévocable »

Parmi les citations choc présentées, nous relèverons l’article 9, 3 : « Par la présente, les membres du MES s’engagent de manière irrévocable et inconditionnelle à honorer sur demande tout appel de fonds adressés à eux par le Directeur général en vertu de cet alinéa, et ce dans les sept jours après réception. » De manière irrévocable et inconditionnelle, demande le commentateur ? Est-ce à dire que les parlements futurs ne pourront modifier le texte ?

Une souveraineté supranationale ?

L’article 10 affirme que le Conseil des gouverneurs « peut décider de modifier le capital social autorisé et d’amender l’article 8 en conséquence ». Doit-on en déduire que le capital social de 700 milliards d’euros précisé dans l’article 8 n’est que le début et que d’autres fonds seront nécessaires... à verser, bien sûr, de manière irrévocable et inconditionnelle ?

L’« immunité » juridique du MES

Vient ensuite l’article 27,2 : « Il aura la pleine capacité juridique d’ester en justice » et 3 : « Le MES, ses biens, ses financements et ses avoirs, où qu’ils se trouvent et quel qu’en soit le détenteur, bénéficiera de l’immunité de toute forme d’action en justice. » Ainsi, le MES peut intenter des poursuites judiciaires comme bon lui semble, commente la vidéo, mais ne pourra pas être poursuivi ? Prendra-t-il des actions contre nos gouvernements ou nos parlements ?

L’alinéa 4 du même article 27 précise que « les biens, financements et avoirs du MES, où qu’ils se trouvent et quel qu’en soit le détenteur, seront à l’abri de toute perquisition, réquisition, confiscation, expropriation ou toute autre forme de saisie » suite à une « action exécutive, juridique, administrative ou législative ». Les alinéas 5 et 6 affirment que les archives, documents et locaux du MES sont inviolables. Ainsi, le MES est au-dessus des lois, à l’abri de la justice et de toute action gouvernementale. Des pouvoirs plutôt étendus pour une institution censée assurer la stabilité financière, fait remarquer le commentateur dans un euphémisme.

Enfin, l’article 30 est cité, qui confère aux gouverneurs, aux directeurs et à tout le personnel du MES l’immunité judiciaire à l’égard de « tout acte exécuté dans leur qualité officielle » et « l’inviolabilité pour ce qui est de leurs documents officiels ». Autrement dit, ils n’ont à rendre de comptes à personne, se demande le narrateur ? Que signifie : « documents inviolables », qu’on n’a pas le droit de les voir ?

Nous ajouterions que si les auteurs du traité prennent autant de précautions pour protéger les futurs responsables du MES contre toutes poursuites et tout contrôle, c’est qu’ils s’attendent à ce qu’ils violent la loi...

A la fin de la vidéo, on demande aux citoyens qui ne veulent pas de cette Europe-là d’envoyer une pétition en ligne à leurs élus, pétition qui a déjà recueilli plus de 140 000 signatures.

En réponse à une demande de commentaire envoyée par le quotidien Die Welt aux partis, le SPD a refusé de répondre, la CDU accuse la vidéo de présenter des citations tronquées (mais sans préciser en quoi) et les Verts affirment que le Bundestag maintiendra ses prérogatives budgétaires en dépit de ces dispositions.

Précisions de la rédaction : Les citations présentées ici ne sont que des traductions du Treaty establishing a european stability mecanism (ESM) publié sur le site du Conseil de l’UE, puisque apparemment aucune version en français n’a été publiée jusque là...


À lire aussi...

 

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Décision de la Cour constitutionnelle allemande, un coup dur pour la souveraineté des peuples
   

14 septembre 2011 (Nouvelle Solidarité) – Alors que l’Europe sombre dans la faillite et l’austérité supranationale, il eut été souhaitable que la Cour constitutionnelle allemande déclare illégal le fonds de renflouement européen. Toutefois, un tel arrêté aurait accéléré la chute du système bancaire européen, véritable destinataire de ces « aides », et les juges sont peut être braves mais pas téméraires. A leur décharge, précisons qu’aucun dirigeant ou groupe de dirigeant sur le vieux continent – à l’exception de deux leaders non-élus que sont Helga Zepp-LaRouche en Allemagne et le candidat à la présidentielle française Jacques Cheminade – n’a avancé un quelconque plan permettant d’organiser cette faillite de manière civilisée.

Certes, la décision rendue le 7 septembre par les sages de Karlsruhe stipule qu’à l’avenir, les plans de sauvetage administrés par le FESF puis le MES devront être explicitement autorisés par la Commission budgétaire du Bundestag, mais elle donne cependant son feu vert à tous les renflouements déjà mis en oeuvre. En outre, la Cour a débouté les deux plaintes déposées par les « cinq professeurs anti-euro » (Hankel, Noelling, Schachtschneider, Spethmann, Starbatty) et par un membre CSU du Bundestag, Peter Gauweiler.

Pire encore, les juges ont estimé que toutes les mesures de sauvetage prises étaient conformes à la Constitution et aux Traité de Lisbonne, que les prérogatives du Bundestag n’avaient pas été mises en cause et que même au cas où tous les risques couverts par des garanties devaient se réaliser, il serait encore possible, suivant l’« évaluation de la législature », de « refinancer » de telles pertes par « des hausses d’impôt, des réductions de dépense et des obligations à plus long terme ». Les « risques » en question sont les 170 milliards d’euros pour lesquels l’Allemagne s’est déjà portée garante dans les plans pour la Grèce et d’autres, ce qui représente malgré tout la moitié du budget fiscal annuel outre-Rhin.

La Cour accepte ainsi les arguments du gouvernement contre les plaignants, précisant qu’il n’y a pas lieu de « supposer qu’un processus irréversible aura des conséquences sur l’autonomie budgétaire du Bundestag ». Elle partage aussi l’avis du gouvernement selon lequel il suffira de consulter la seule Commission budgétaire du Bundestag pour toute procédure future concernant le FESF, donc sans discussion plénière.

Toutefois, la disposition selon laquelle toute allocation de fonds future doit être ratifiée, ne serait-ce que par une commission restreinte, laisse la porte ouverte à un refus. Ainsi, lorsqu’un représentant du magazine EIR a demandé à Jean-Claude Trichet, le 8 septembre, si cette disposition était de nature à entraver la mise en oeuvre du Mécanisme européen de stabilité (MES), il a bien pesé ses mots, notant que la BCE devra « examiner exhaustivement » le texte de la décision. Il est indispensable, souligna Trichet, que le MES soit habilité à prendre des décisions « dans un mode exécutif ». [*]

Ce que la plupart des médias traitent de disposition « interdisant les eurobonds » est en fait une zone grise. Certes, toute « mutualisation de la dette » est jugée inacceptable, et il est dit que la Cour « détermine les limites aux garanties destinées aux autres Etats de l’Union monétaire européenne ». Mais ces limites ne sont pas déterminées, puisque la cour en laisse le soin aux politiciens et à des experts non juridiques.

Si les juges se préoccupaient réellement de la mutualisation de la dette aux dépens de l’Etat et des contribuables allemands, ils auraient interdit le FESF, dans le cadre duquel les Etats encore solvables font office de garants pour ceux qui ne le sont plus. Ainsi, la part allemande dans le FESF est passée de 123 milliards d’euros il y a 15 mois, à 211 milliards aujourd’hui. Et si le Fonds est doté de pouvoirs élargis, comme le demande le ministère des Finances, ce chiffre se montera à 253 milliards ! Néanmoins, la Cour l’a estimé conforme à la Constitution.

Plus alarmant encore est le projet du même ministère de ne pas révéler la quantité d’obligations souveraines en difficulté achetée par le FESF, n’en informant qu’un petit comité secret du Bundestag. Aucune session de ce comité ne serait rendue publique et ses membres se verraient même interdire d’informer du contenu leurs collègues députés.

En somme, plus rien ne protège nos constitutions contre le fascisme financier, à moins d’un sursaut populaire en faveur d’une mise en règlement judiciaire « Glass-Steagall » des banques qui ont générées ces dettes folles et qui sont les destinatrices exclusives des « aides » européennes.

 

http://www.solidariteetprogres.org/Decision-de-la-Cour-constitutionnelle-allemande-un-coup-dur-pour-la_08089

 

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Point stratégique sur la faillite des banques françaises

 

Faut-il nationaliser les banques ? Pour quoi faire ? Réponse avec Bertrand Buisson, de la rédaction www.solidariteetprogres.org.


En savoir plus :

 

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15 septembre 2011 4 15 /09 /septembre /2011 03:49
Pourquoi faut-il quitter l’Union Européenne pour abandonner l’euro ?
mardi 13 septembre 2011
par La rédaction

Le dogme européiste est parfaitement connu : le traité de Maastricht n’ayant pas prévu de sortie de l’euro, il ne serait pas possible de quitter la monnaie unique, quand bien même elle provoquerait la ruine, la guerre civile ou la guerre tout court. L’euro serait donc un pacte faustien.

En opposition avec ce dogme, j’ai écrit le 11 septembre que, pour abandonner l’euro, la Grèce allait quitté l’UE en application de l’article 50 du traité de Lisbonne [1]. Vu les réactions, il semble que cela mérite quelques explications.

Quel traité faut-il dénoncer ? Lisbonne ou Maastricht ?

S’il est exact que le traité de Maastricht, en omettant une possibilité de sortie, tendait à rendre irréversible l’abandon des monnaies nationales, ses dispositions concernant la monnaie unique ont été intégralement reprises dans le traité de Lisbonne, article 123 et suivants. C’est donc bien le dernier traité qu’il faut dénoncer, celui qui synthétise l’ensemble des textes précédents. Par chance, celui-ci prévoit une modalité de sortie : l’article 50.

Le second alinéa de l’article 42 de la Convention de Vienne [2] stipule que « L’extinction d’un traité, sa dénonciation ou le retrait d’une partie ne peuvent avoir lieu qu’en application des dispositions du traité ou de la présente Convention. La même règle vaut pour la suspension de l’application d’un traité. »

Le droit des traités indique bien l’article 50 pour dénoncer le traité de Lisbonne.

Doit-on dénoncer intégralement le traité ou seulement ses articles relatifs à l’euro ?

Si on sort en « application des dispositions du traité », on quitte purement et simplement l’Union.


L’article 50 est clair : « 1. Tout État membre peut décider, conformément à ses règles constitutionnelles, de se retirer de l’Union. (...) 3. Les traités cessent d’être applicables à l’État concerné... »


Quand bien même on sortirait en application de la seule convention de Vienne, (ce qui n’est prévu que pour les traités ne comportant aucune dispositions de sortie, ce qui n’est pas le cas du traité de Lisbonne) la divisibilité des dispositions d’un traité est définie en son article 44 en ces termes :

« 1. Le droit pour une partie, prévu dans un traité ou résultant de l’article 56 [3], de dénoncer le traité, de s’en retirer ou d’en suspendre l’application ne peut être exercé qu’à l’égard de l’ensemble du traité, à moins que ce dernier n’en dispose ou que les parties n’en conviennent autrement. 2. Une cause de nullité ou d’extinction d’un traité, de retrait d’une des parties ou de suspension de l’application du traité reconnue aux termes de la présente Convention ne peut être invoquée qu’à l’égard de l’ensemble du traité, sauf dans les conditions prévues aux paragraphes suivants ou à l’article 60. [4] »

Que ce soit en application du traité ou de la Convention de Vienne, le résultat est le même : on doit dénoncer l’ensemble du traité.

(Par ailleurs, au-delà de l’aspect strictement juridique, on imagine mal l’Allemagne continué à payer les fonds structurels à la Grèce après que celle-ci ait mis à mal ses banques en quittant la monnaie unique)

Comment certains états pourraient-ils appartenir à l’UE sans appartenir à la zone euro, alors qu’on ne pourrait pas sortir de la zone euro sans sortir de l’UE ?

Un peu d’Histoire :

Le traité de Maastricht a provoqué l’émergence de facto de deux Europe : la zone euro et l’Union européenne. Conçu alors que l’UE ne comptait que douze membres, le traité de Maastricht n’avait ménagé d’exception à la règle de l’appartenance à la monnaie unique que pour le Royaume-Uni, d’emblée réticent, mais dont le gouvernement a longtemps manifesté, au moins formellement, la volonté de rejoindre l’euro. Puis, en 1992, parce que les Danois avaient rejeté par référendum ce traité, on leur offrit, à leur tour, la possibilité de demeurer hors de la zone euro. Mais dans l’esprit de Maastricht, ces concessions devaient être les seules exceptions : tous les autres pays membres devaient faire les efforts nécessaires pour remplir, au plus vite, les fameux « critères de convergence » et rejoindre sans tarder l’union monétaire.

Quinze ans plus tard, et au terme de huit années de fonctionnement de la zone euro, ses performances économiques sont telles qu’elle ne fait pas rêver ceux qui n’en font pas encore partie, à la différence de l’Union dont le pouvoir d’attraction exercé sur ses voisins du centre de l’Europe et du Caucase reste intact, notamment parce que ses objectifs généraux, énoncés en préambule du traité de Rome, gardent toute leur pertinence.( ndlr : j’ajouterais que la perspective de toucher des milliards d’euros de fonds structurels constitue l’essentiel du « pouvoir d’attraction » de l’UE) [5]

La question de l’entrée dans la zone euro est donc parfaitement distincte de celle de la sortie, principalement parce qu’il n’était initialement pas prévu que certains peuples ne découvrent le piège avant qu’il ne soit refermé.

Pourquoi ne pas envisager un nouveau traité ?

La crise financière appelle des réponses dans l’urgence. Or, négocier un nouveau traité nécessitent de consulter non pas les seuls 17 membres de l’eurozone,(qui seraient déjà bien incapables de s’entendre) mais les 27 membres de l’Union qui, tous devraient reprendre le chemin de croix de la ratification, selon leurs règles constitutionnelles. Autant dire que ce serait 27 suicides politiques pour les gouvernements en place. La preuve en est que ce sont bien les extrêmes-européistes qui préconisent ce genre d’impasse, dans l’espoir de ne pas avoir à répondre devant la justice d’avoir piétiner leurs obligations statutaires et légales. [6] [7]

Dans l’urgence, un nouveau traité n’est pas sérieusement envisageable.

Peut-on imaginer que plusieurs, voire tous les pays de l’eurozone, utilisent l’article 50 en même temps ?

Bien sûr ! Ce serait même la meilleure solution, même si elle est encore peu probable. Au lieu d’étrangler les peuples un par un, au lieu de plonger une à une les économies en récession pour vainement tenter de faire renoncer à quitter la funeste prison-euro, il serait largement préférable à tous points de vue d’agir tous ensemble et de façon ordonnée. Cela permettrait de fixer les cours des nouvelles monnaies autrement que par de seuls rapports de force et d’éviter les conflits résultant des déséquilibres des contrats internationaux.

Comme ce serait la fin de l’Union européenne qui est devenue l’exact contraire de ce qu’en attendaient les peuples, l’occasion serait idéale pour envisager d’écrire une nouvelle page d’Histoire entre des peuples amis, car garantis dans leurs libertés et la souveraineté de leurs nations.

 


Jean-Yves CREVEL - Reproduction autorisée avec ce lien : Source : DECAPACTU - Pourquoi faut-il quitter l’Union Européenne pour abandonner l’euro ?

[1] -La Grèce va se libérer de l’Union européenne

[2] - Convention de Vienne sur le droit des traités - Faite à Vienne le 23 mai 1969. Entrée en vigueur le 27 janvier 1980. Nations Unies, Recueil des Traités, vol. 1155, p. 331

[3] DÉNONCIATION OU RETRAIT DANS LE CAS D’UN TRAITÉ NE CONTENANT PAS DE DISPOSITIONS RELATIVES À L’EXTINCTION, À LA DÉNONCIATION OU AU RETRAIT

[4] C’est l’article qui permettrait de jeter dehors un état-membre, éventuellement contre sa volonté : Article 60 - EXTINCTION D’UN TRAITÉ OU SUSPENSION DE SON APPLICATION COMME CONSÉQUENCE DE SA VIOLATION 1. Une violation substantielle d’un traité bilatéral par l’une des parties autorise l’autre partie à invoquer la violation comme motif pour mettre fin au traité ou suspendre son application en totalité ou en partie. 2. Une violation substantielle d’un traité multilatérale par l’une des parties autorise : a) Les autres parties, agissant par accord unanime, à suspendre l’application du traité en totalité ou en partie ou à mettre fin à celui-ci : i) Soit dans les relations entre elles-mêmes et l’Etat auteur de la violation ; ii) Soit entre toutes les parties ; b) Une partie spécialement atteinte par la violation à invoquer celle-ci comme motif de suspension de l’application du traité en totalité ou en partie dans les relations entre elle-même et l’Etat auteur de la violation ;(...)

[5] [ Source : Lettre de l’OFCE n°283

[6] -Draghi et Trichet veulent un nouveau traité européen (...) Cela porte donc à 129 milliards d’euros les titres qu’elle détient désormais dans son bilan, souligne l’institut d’émission européen. (...)

[7] -Le chef économiste de la BCE démissionne, bourses et euro plongent (...) Jürgen Stark occupait le poste de chef économiste, l’un des plus importants au sein de la BCE, depuis le 1er juin 2006. Son mandat ne devait s’achever que le 31 mai 2014.

A plusieurs reprises au cours des dernières semaines, il avait exprimé ses doutes sur le programme de rachat d’obligations publiques mené par l’institution monétaire de Francfort pour soulager les pays les plus fragiles de la zone euro. (...)


http://www.decapactu.com/spip/article.php3?id_article=624

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15 septembre 2011 4 15 /09 /septembre /2011 00:06

http://s1.e-monsite.com/2009/02/11/12/79141739plan-marshall-gif.gif

http://s1.e-monsite.com/2009/02/11/12/79141739plan-marshall-gif.gif

 

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 Comment Wall-Street et la City
préparent la guerre en Europe ?
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La guerre financière fait rage et tous les coups sont permis pour faire sombrer l'Europe dans le chaos ! L'élite financière américaine accélère son rouleau-compresseur à exterminer les banquiers du Vieux Continent. Votre conseiller-clientèle doit sûrement venir au bureau avec un gilet pare-balles !

Un ancien chef de gang de la City balance une grenade dans les bureaux de la BNP. 

La Tribune nous informe que, "hier matin, Howard Davies, l'ex-gouverneur adjoint de la Bank of England, lançait une petite bombe en affirmant que dans les deux ou trois prochains jours, le gouvernement français devra recapitaliser ses banques".

Quelques heures avant, les services de propagande de la finance américaine ont parfaitement miné le terrain avec leurs complices du « Financial Times » et du « Wall Street Journal » "qui ont, chacun, mis en avant à la une les attaques contre les banques françaises, et diffusé, pour le second, de mauvaises rumeurs sur la situation de liquidité en dollars de BNP Paribas".

Criblée de balles (et de dettes...), "la banque va par ailleurs arrêter certaines activités de crédit hypothécaire dans certains pays comme les Pays-Bas, la Hongrie, l'Espagne, la Suisse et la Norvège". A lire sur le  Figaro et France24.

D'après cet article sur TradingSat, Moody's déclare qu'une Grèce en mort clinique, une Irlande et un Portugal à l'agonie ne suffisent pas à couler BNP. L'agence de notation prépare donc un prochain champ de bataille à la sauce bolognaise aux traders anglo-saxons en déclarant que "la solvabilité de BNP Paribas serait vulnérable à une détérioration de celle de l'Italie".
En bref, la dette souveraine italienne est la cible suivante et suivez bien son CDS qui devrait entrer en fusion nucléaire les prochains jours...

La flamboyante BNP ne tiendra plus longtemps puisqu'elle ne peut déjà plus : 

- faire de prêts immobiliers aux hollandais, hongrois, espagnols, suisses et norvégiens

- faire du courtage hypothécaire en France

- financer l'achat de yachts et avions privés (ben oui, çà coûte cher !)

Son bilan est tellement pourri en dettes souveraines qu'elle doit se séparer d'une partie de ses actifs pour régler ses factures en dollars... 

Sans compter les déclaration d'un employé de Goldman Sachs qui estime que le besoin en liquidités des banques européennes est de 1'000 milliards de dollars (info ici) ! Alan Brazil aurait-il lu mon article d'hier sur les initiales de la mort ?

 
La banqueroute du système bancaire est tellement proche que même les milliardaires émirs se cachent pour investir leur argent dans........ des charcuteries françaises (A lire ici) ! Je trouve çà absolument ÉNORME !!!

 
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15 septembre 2011 4 15 /09 /septembre /2011 00:01

http://www.librairiemonet.com/blogue/wp-content/uploads/assiette-au-beurre-capitalisme.jpg

 

 

Citation sur les banques et l’argent


http://www.bankster.tv/ressource.htm


« Je pense que les institutions bancaires sont plus dangereuses pour nos libertés que des armées entières prêtes au combat. Si le peuple américain permet un jour que des banques privées contrôlent leur monnaie, les banques et toutes les institutions qui fleuriront autour des banques priveront les gens de toute possession, d’abord par l’inflation, ensuite par la récession, jusqu’au jour où leurs enfants se réveilleront, sans maison et sans toit, sur la terre que leurs parents ont conquis »

 

Thomas Jefferson (3ième président des Etats Unis,1802)

 

 

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14 septembre 2011 3 14 /09 /septembre /2011 19:54

développement de la "Une", " 20 minutes" daté du 14/09/11 le gouverneur de la Bce, jean-claude Trichet la directrice générale du Fmi, christine Lagarde le 1 er ministre grec, george Papandréou

La "Une" de " 20 minutes" daté du 14/09/11
La "Une" de " 20 minutes" daté du 14/09/11 

Compte-tenu du niveau sonore un

En ce 14/09/2011,... voici le titre en gros à la Une du quotidien "20 minutes" pour son édition de Strasbourg, je cite : " Si la Grèce était ruinée ". A noter, en arrière plan derrière ce titre, la photo grand format du Parlement européen de  Strasbourg représentant l'oeil d'Horus.


 

Parallèllement à cela, voici un extrait significatif des propos tenus en cette matinée du 14 septembre 2011 depuis l'hémicycle de ce Parlement européen réuni en session pléniaire, par le ministre polonais des Finances (dont la nation assure actuellement la présidence tournante de l'Union européenne), je cite : l'Europe toute entière est en danger du fait de la crise de la dette en zone Euro" et de rajouter, je cite : " Si la zone Euro se fissure, l'Union Européenne ne sera pas capable de survivre, avec toutes les conséquences que l'on peut imaginer".

 


LE MESSAGE AUDIO EXPRESS CORRESPONDANT :  

 

http://www.blog-video.tv/video-1063110bcc-Archive-tele-du-14-09-2011-13-50-27.html

 

 

 

 

http://mouvement-citoyen.hautetfort.com/media/00/00/3985401898.png

http://mouvement-citoyen.hautetfort.com/media/00/00/3985401898.png

 

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Racket planétaire des peuples

L'analyse d'eva R-sistons

 

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Les Elus qui ne nous représentent pas, mais seulement les banksters, ne peuvent rien faire pour nous, évidemment. Ils veulent à tous prix sauver l'euro - car si l'Europe de l'euro s'effondre, c'est le tremplin, une première étape vers le Nouvel Ordre Mondial, qui saute. Et tant pis pour les conséquences pour les peuples, sacrifiés aux folies des banksters, sacrifiés pour permettre à une toute petite minorité - et à leurs laquais au Pouvoir comme dans les Médias ou dans les Industries de mort - de racketter toujours plus la planète. Car c'est de cela qu'il s'agit, n'hésitons pas à le dire : Un Racket sur l'ensemble des ressources et des biens des populations du monde entier. Tandis que les banksters détournent à leur profit les biens, le patrimoine (édifices, terres, entreprises publiques, îles grecques, monuments etc...) des pays désormais privés de leur souveraineté, la Mafia des plus nantis, véritables terroristes de la planète, s'empare de l'ensemble des terres au détriment des autochtones (subsistance, ressources du sous-sol...), soit en achetant à vil prix, soit en pillant comme en Libye, en Irak, en Côte d'Ivoire, après avoir au préalable bombardé les peuples offerts en sacrifice vivant pour qu'une minorité accapare toujours plus ressources, biens, argent (or).

 

Sur Arte, aux Infos, à l'instant, on annonce que la Grèce envisage de supprimer TOUS ses services publics ! Au bénéfice de qui, à votre avis ? 

 

Les Médias parlent de "crise", mais jamais il ne leur vient à l'esprit de dire, clairement, honnêtement, que personne ne pourra rembourser ses dettes, que la spirale de l'endettement est sans fin, que les peuples sont complètement sacrifiés aux appétits d'une oligarchie d'une avidité pathologique, alors qu'ils ne sont pas responsables de la crise (exactement comme les Palestiniens sont sacrifiés pour un holocauste qu'ils n'ont pas commis, eux, mais les Européens), et surtout, que ce qui est en cause, c'est un Système fou, toléré et même accentué par des Elus qui trahissent leur mandat électoral : Celui du Capitalisme financier - disons-le, celui du Capitalisme !

 

Faut-il rappeler une remarque de simple bon sens ? Dans le mot Capitalisme, il y a "Capital", et Capital, c'est le contraire du Travail ! Le Travail, les travailleurs sont sacrifiés à la boulimie spéculative de ceux qui ramassent les fruits de leurs mises simplement en cliquant sur leur souris, spéculations qui elles-mêmes corrompent tout, même les biens vitaux de l'humanité, car on spécule sur chaque aspect de l'existence, même sur les pays les plus faibles (la France est potentiellement ciblée, eh oui !), même sur les denrées alimentaires dont les prix explosent, au détriment des populations de plus en plus privées d'emplois, de terres, de ressources...  Je rappelle en effet que l'Occident, le Nord, a imposé au Sud la monoculture, au profit des multinationales de l'agro-alimentaire, au détriment de l'auto-suffisance locale - et de la santé des consommateurs, à terme.

 

On cherche à "rassurer les Marchés", jamais les peuples ! Quel symbole ! Et on a détruit tous les organes de régulation ! C'est du SUICIDE !

 

En somme, afin d'enrichir les plus nantis, ce qui suppose la ruine des peuples  (en opérant un transfert des poches des citoyens aux coffre-forts de l'Elite mafieuse, car pour payer les dettes reposant sur le vent du papier-monnaie, il faut sacrifier emplois, services publics, protections sociales, patrimoine etc... et souveraineté nationale, au moment même où le prix des denrées de base flambe et où les emplois traditionnels sont supprimés dans l'agriculture, l'industrie, la fonction publique, le petit commerce...), tout est fait pour  s'emparer des richesses de la planète,  tout contrôler, et au final,  faire accepter, comme dit Sarkozy, "de gré ou de force", le Nouvel Ordre Mondial assassin, totalitaire, esclavagiste, génocidaire.

 

Système fou, Elite mafieuse, Elus et Médias corrompus, notre monde va à la dérive. § Et pour colmater les brèches, au lieu de changer de Système, les politiques qui essaient de reprendre la main sur le Marché, osent parler de nationalisations et de mutualisation des risques ! Des nationalisations, pourquoi ? Pour que les pertes pèsent sur les citoyens, donc sur nous tous pourtant exsangues, tandis que les profits sont toujours privatisés. Et la  mutualisation des dettes, au niveau européen (en imposant la Règle d'Or asphyxiant les peuples), afin qu'elle pèse elle aussi sur les SEULS citoyens. Une injustice de plus ! Et les Zélus laissent faire ? Pratiquement tous vendus, corrompus ! Droite et Gauche confondues... assumant pratiquement les mêmes politiques (et ne parlons pas de l'Extrême-Droite, anti-sociale et xénophobe, impuissante).

 

Qu'attendent les peuples du monde entier, tous unis, au même moment - grâce à Internet - pour bloquer la machine infernale enclenchée par la pègre capitaliste et ses laquais ?

 

Eva R-sistons

 

§ A titre d'information, voyez la corruption de l'Occupant de l'Elysée  - ce qu'il déclare au Fisc, ce qu'il possède réellement, et ce qu'il paie comme impôts (rien !), c'est ici :

 

Sarkozy: Son patrimoine réel (sous-évalué), ses revenus, et pas d'impôts !

 

 

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http://a6.idata.over-blog.com/0/44/43/00/mes-peintures-au-salon-de-lyon-et-sud--est/marcher-dans-l--eau-145x102.jpg.

http://a6.idata.over-blog.com/0/44/43/00/mes-peintures-au-salon-de-lyon-et-sud--est/marcher-dans-l--eau-145x102.jpg

 

Droits des riches et devoirs des pauvres  :

 

ON parle d'imposer une journée de travail par semaine

(tout bénéfice pour le MEDEF)

pour les bénéficiaires du RSA,

"droits... et devoirs", évidemment.

Mais Sarkozy remplit ses devoirs,

LUI, quand il ne paie pas d'impôts ?

Il y a des scandales qu'il ne faut pas étouffer...

au moment où les inégalités explosent !

 

Eva R-sistons

 

 Pauvreté et inégalités en hausse: Nous sommes en plein scénario catastrophe

 

Un avenir sombre pour l’Euro et l’Europe

 

Tout pour comprendre la crise (vidéos..). L'endettement. Hyperinflation..

 

 

http://www.librairiemonet.com/blogue/wp-content/uploads/assiette-au-beurre-capitalisme.jpg

 

http://www.librairiemonet.com/blogue/wp-content/uploads/assiette-au-beurre-capitalisme.jpg

 

 

Sur le blog d'eva R-sistons :

 

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14 septembre 2011 3 14 /09 /septembre /2011 01:32
La réunion secrète a fuité :
La Grèce va se libérer de l’Union européenne
... en application de l’article 50 du traité de Lisbonne

dimanche 11 septembre 2011
par La rédaction
Vendredi dernier, (ndlr : 6 mai) le bruit courut qu’une réunion secrète « de crise » sur une éventuelle sortie de la Grèce de la zone euro était prévue, au Château de Senningen, au Luxembourg. Ces informations, ont été vivement dénoncées par Athènes, parlant de manœuvre en ces termes : « De tels articles constituent une provocation, sapent l’effort de la Grèce et de l’euro et font le jeu des spéculateurs », s’est insurgé le ministère des Finances, dans des propos rapportés par l’AFP.

Autre démenti, celui du porte-parole du président de l’Eurogroupe Jean-Claude Juncker : « Cette information est totalement fausse. Il n’y a pas de réunion de l’Eurogroupe en cours ou prévue ce week-end », a dit vendredi soir à l’AFP Guy Schüller.

La chaîne publique allemande ARD, le Wall Street Journal, et le Spiegel maintenaient toutefois qu’une réunion était prévue. Ils avaient raison. La réunion de l’Eurogroupe a bien eu lieu, ce qui a fini par alimenter davantage les rumeurs. « Nous n’avons pas discuté de la sortie de la Grèce de la zone euro, c’est une idée stupide, c’est un chemin qui ne mène nulle part, c’est une possibilité que nous ne prendrons jamais », a déclaré le président de l’Eurogroupe Jean-Claude Juncker en mangeant son chapeau, à la sortie de la réunion qui ne devait pas avoir lieu.

En plus de la sortie de la Grèce de l’union monétaire, la restructuration rapide de la dette du pays figurait également à l’ordre du jour. Étant donné la situation extrêmement tendue, la réunion de Luxembourg a été déclarée hautement confidentielle et seuls les ministres des Finances de la zone euro et les hauts fonctionnaires furent autorisés à y assister. Le ministre des Finances, Wolfgang Schäuble, (CDU) et Jörg Asmussen, un secrétaire d’État influent au sein du ministère des Finances, étaient présents au nom de l’Allemagne.

Selon le SPIEGEL ONLINE, le ministre allemand des Finances Schäuble a encore l’intention de chercher à dissuader la Grèce de quitter la zone euro. A cet effet, il a emmené à la réunion de Luxembourg un document interne préparé par les experts de son ministère visant à avertir des conséquences désastreuses si Athènes abandonnait l’euro.

« Elle conduirait à une dévaluation considérable de la nouvelle monnaie nationale grecque face à l’euro », indique ce document. Selon les estimations du ministère allemand des Finances, la devise pourrait perdre jusqu’à 50 pour cent de sa valeur, conduisant à une augmentation drastique de la dette nationale grecque.

Les experts de Schäuble ont calculé que le déficit national de la Grèce s’élèverait alors à 200% du produit intérieur brut, après une telle dévaluation. « Une restructuration de la dette serait inévitable », avertissent les experts dans le document.

En d’autres termes : la Grèce ferait faillite.

Il reste à savoir si il serait même possible légalement pour la Grèce de s’écarter de la zone euro. Les experts juridiques estiment qu’il serait également nécessaire pour le pays de se séparer complètement de l’Union européenne pour pouvoir abandonner la monnaie unique. Dans le même temps, il est douteux que les autres membres de l’union monétaire puissent s’opposer à une sortie unilatérale de la zone euro par le gouvernement à Athènes.

Ce qui est certain, selon l’évaluation du ministère allemand des Finances, c’est que « la mesure aurait un impact désastreux sur l’économie européenne. »

« La conversion de devises conduirait à la fuite des capitaux », écrivent-ils. Et la Grèce pourrait se voir forcée de mettre en œuvre des contrôles sur les transferts de capitaux pour arrêter la fuite des fonds hors du pays. « Cela ne pouvait pas se concilier avec les libertés fondamentales instillée dans le marché intérieur européen », indique le document. En outre, le pays serait également coupé de marchés de capitaux pour les années à venir.

En outre, le retrait d’un pays de l’union monétaire commune serait sérieusement dommageable à « la crédibilité du fonctionnement de la zone euro », poursuit le document. Les investisseurs internationaux seraient forcés de considérer la possibilité que d’autres membres de la zone euro puissent se retirer à l’avenir. « Cela aboutirait à la contagion dans la zone euro », poursuit le journal.

Conclusion

Contrairement aux thèses fumeuses et volontairement effrayantes des « experts » du ministère allemand des finances, la dette externe de la Grèce ne doublera pas, dès lors que les créanciers n’auront d’autre choix que d’accepter d’en perdre la moitié, par sa conversion dans la nouvelle monnaie nationale (dans l’hypothèse d’une dévaluation de 50%) ou de tout perdre par la cessation totale des paiements de la Grèce. La Grèce a donc tout intérêt à sortir de l’euro, et tous les scénarios catastrophes des "experts" allemands s’effondrent.


Juridiquement, le traité de Maastricht ne prévoyant aucune sortie, contrairement à celui de Lisbonne, la seule solution est bien de passer par le fameux article 50 (dont j’ai été le premier à en découvrir l’extrême intérêt). La Grèce perdra au passage les fonds structurels européens, perte qui sera largement compensée par les retombées de sa nouvelle monnaie en adéquation avec son économie, le rétablissement de la paix sociale et le retour du tourisme.


Ne soyons pas trop optimistes : tout cela ne se fera pas sans heurts. Les difficultés de la Grèce - comme des autres pays encore prisonniers de l’empire - viendront tout d’abord de l’acharnement des dirigeants à privilégier les intérêts des milieux financiers à ceux des nations, des économies réelles et des peuples, de leur enfermement dans le dogme ultra-européiste, deux fautes qui risquent fort de les conduire à faire de la Grèce une victime expiatoire, un épouvantail dérisoire censé dissuader les autres peuples de recouvrer la liberté de leurs nations.


Le ridicule de la réunion « secrète » est symbolique de la schizophrénie des dirigeants européens qui refusent l’évidence : malgré la toute puissance médiatique, malgré la confiscation de la politique par ces pitoyables serviteurs des banquiers faillis, la victoire des peuples d’Europe approche à grand pas, soutenue par un allié implacable : la réalité économique.


http://www.decapactu.com/spip/article.php3?id_article=623

 

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Plan de sauvetage de la Grèce - Sarkozy ShoW
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