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25 août 2011 4 25 /08 /août /2011 09:32
http://www.merkur-online.de/bilder/2009/07/21/417845/1429722375-deutsche-bundesbank.9.jpg
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Pour la Bundesbank, le renflouement de l’euro est illégal !

24 août 2011 (Nouvelle Solidarité) – Dans son dernier rapport mensuel, la banque centrale allemande déclare de fait que la politique de renflouement de l’euro est illégale et appelle explicitement à renforcer la fameuse « clause de non-renflouement » contenue dans les traités européens. Bien que le langage de la Bundesbank soit très policé et monétariste, il intervient alors que la Cour constitutionnelle allemande examine une série de plainte contestant la légalité des renflouements.

Publié le 22 août, le rapport de la Bundesbank se montre très critique des décisions prises lors du sommet européen du 21 juillet, dont, rappelons-le, le script fut rédigé par les dirigeants de BNP et de Deutschebank. Ces décisions pourraient « affaiblir le cadre institutionnel de l’Union monétaire européenne », ce qui revient à dire que la zone euro a perdu tout fondement.

Le rapport explique que les pays faisant l’objet d’un plan de sauvetage seront poussés à s’endetter encore plus, ce qui « crée le danger d’un accroissement de l’endettement des Etats-membres et que la politique monétaire commune soit exposée à de grandes pressions pour avoir conclu des arrangements lâches ». Il met ensuite en garde : « Les derniers accords signifient que des risques supplémentaires considérables vont être transférés aux pays fournissant l’aide et à leurs contribuables, et franchissent un cap vers la collectivisation des risques venant d’Etats aux finances publiques incertaines. »

« Si aucun changement fondamental de régime impliquant un abandon considérable de souveraineté fiscale nationale n’intervient, il est impératif que la clause de ’non-renflouement’ – toujours en vigueur dans les traités – et la relative discipline des marchés, ne soient pas totalement éliminées ; et au contraire, soient de nouveau renforcées. » En d’autres termes, la Bundesbank affirme elle aussi que les renflouements violent les traités européens.

Mais soyons clairs : ces renflouements ne servent pas à sauver des pays en difficulté, mais à renflouer les banques européennes en faillite avec la sueur, le sang et les larmes des peuples, et en piétinant nos Constitutions. Il n’y a plus qu’un remède : mettre en banqueroute organisée ces spéculateurs.

 
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24 août 2011 3 24 /08 /août /2011 12:19

Trader Noé – Commentaire et analyse

Comme nous l’avions mentionné hier, l’indice Future E-mini SP 500 a parfaitement évolué en 1120 et 1160 points.
La zone 1160-1165 représente probablement le point haut de la hausse du rebond.

Bien sûr, tout dépendra du discours de vendredi.
Ce rebond technique est-il un grand piège comme mercredi dernier ?
C’est-à-dire: faire croire aux gestionnaires que les actions sont à des prix bas !

Cette fois-ci la main anonyme a peut être besoin d’une contre partie gigantesque avant d’intervenir.

Quelque chose d’énorme se prépare, certains courtiers autorisent désormais uniquement l’utilisation des produits dérivés en guise de couverture. Bien étrange tout cela.

Le 17 août, nous avions parlé du titre Accor. Malheureusement, celui-ci n’est pas parvenu à rester au-dessus des 26 euros. Le titre a corrigé de 13 % en se rapprochant du support des 22.5 euros. La rupture de ce niveau amplifierait probablement la baisse avec des prochains supports à 20.5 et 15 euros.

De même, Vallourec n’est pas parvenu à se maintenir au-dessus des 66 euros. Le titre a corrigé de 17 %. Le premier support important se situe à 51 euros. Une clôture sous ce niveau amplifierait peut-être la tendance baissière. Dans ce cas, le titre des 36 euros serait très important.

Tant que les cours de TF1 évolue sous les 11, la tendance de fond est baissière et les prochains supports sont à 10 – 6.4 euros. Espérons que le cours pourra dépasser les 11 euros. Sous les 10 euros, une accélération pourrait se mettre en place.

 
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Publié par le 24 août 2011 in Non classé

 

L’ancien président de la banque centrale US annonce : l’euro est « en train de se décomposer »

Lors d’un d’un forum à Washington, l’ancien président de la banque centrale américaine (Fed) Alan Greenspan a estimé que l’euro était « en train de se décomposer » et que cela expliquait les difficultés de l’économie américaine à retrouver du rythme. Dans son discours, l’ancien patron de la Fed (de 1987 à 2006), qui en 2004, a confié à une source de LIESI qu’il fallait dégager tout le papier pour l’investir dans l’or, a commenté que « les banques européennes sont en difficulté car elles détiennent des titres de dette de pays comme la Grèce ». « La raison pour laquelle nous sommes si lents [à croître aux Etats-Unis] est le niveau d’incertitude » provoqué par cette situation, a-t-il estimé.

La responsabilité des maux économiques actuels des Etats-Unis revient donc à l’Europe. On appréciera lorsqu’on sait qu’Alan Greenspan fut l’un des principaux instigateurs de la déréglementation financière aux Etats-Unis. En outre, n’importe quelle personne qui réfléchit a vite compris que les agences de notation sont aux ordres du cartel bancaire.

« L’agence, c’est comme un gouvernement international qui n’en a pas le nom mais qui en a les moyens, qui peut choisir de laisser aller une dette nationale sans intervenir parce que ça sert des intérêts particuliers qu’il favorise ou parce que ça lui permet de modeler un gouvernement comme il le souhaite. C’est surtout comme un gouvernement international qui n’aurait de comptes à rendre à personne. Assez inquiétant » (Source: Le Devoir). Cela ne rappelle t-il pas ce que disait un certain Papus…?

François Mitterrand avait compris bien tard que les Américains sont des ennemis de la France et de l’Europe. De Gaulle, lui aussi, l’avait appris à ses dépens, lorsque la CIA lui balança Mai 68 pour avoir contesté la suprématie du roi dollar. Et que dire de DSK aujourd’hui qui, lui aussi, voulait au nom du FMI, s’entendre avec Kadhafi pour mettre en place un dinar-or? Le « hasard » (comme s’il y en avait un) a voulu que DSK fut libéré le jour même où Tripoli tombait. Ce même jour, l’Amérique fut secouée par deux violents tremblements de terre…
Que dire encore de ces attaques financières menées contre les fleurons de l’industrie française par les fonds d’investissement américains qui rêvent de faire flamber le baromètre du chômage en Europe ? Les traders qui agissent pour des comptes numérotés ont des consignes bien précises aujourd’hui. Point commun entre ces traders et Greenspan : ce sont de simples employés d’un même boss.

En 2004, Alan Greenspan nous confie que le système bancaire qu’il gère est condamné à la banqueroute. Il conseille même à notre source de vendre son patrimoine immobilier et de quitter les Etats-Unis « dans quelques années », quand cela chauffera. Pendant ce temps, de 2003 à 2005, le même Alan Greenspan va pratiquer une politique de taux d’intérêt très bas… afin de créer les conditions de la crise des subprime. Cette bonne crise majeure annoncée par D. Rockefeller en 1994.
Alan Greenspan quitte des fonctions juste AVANT l’implosion de la bulle immobilière pour être remplacé par un drôle de personnage : Ben Bernanke. L’un et l’autre prêteront serment, non pas sur la Bible mais sur le Talmud.

 
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Publié par le 24 août 2011 in Non classé

 

Quand un occultiste de renommée mondiale évoque la « main anonyme et vagabonde »…

« Tout groupe social, comme tout être humain a des organes visibles et invisibles. Pendant que les lois actuelles sont appliquées, d’autres lois s’élaborent en secret quelque part…

A côté de la politique nationale de chaque Etat, il existe des organismes peu connus de politique internationale… […] [Les grands enjeux mondiaux] se posent dans ces conseils internationaux auxquels prennent part, non pas des politiciens de carrière ou des ambassadeurs galonnés, mais quelques hommes modestes, inconnus, quelques grands financiers supérieurs, par leur conception large des actions sociales, aux politiciens orgueilleux qui se figurent, une fois ministres éphémères, gouverner le monde ». (Papus – Revue Mysteria – avril 1914.)

Papus, est plus connu sous le nom de Dr Encausse. Le site Wikipedia en dit très peu mais suffisamment pour comprendre que Papus était une très haute pointure des sciences occultes.

Faut-il s’étonner de l’impuissance apparente des pantins politiques dans la crise actuelle, dirigée avec maestro par ces personnages peu connus du grand public et qui décident dans « ces conseils internationaux auxquels prennent part, non pas des politiciens de carrière ou des ambassadeurs galonnés, mais quelques hommes modestes, inconnus, quelques grands financiers supérieurs ». La force de ce groupe d’individus, c’est l’aveuglement, malheureusement coupable de la grande majorité de nos contemporains qui peinent à croire ce qui, pourtant, est aveuglant.

 
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Publié par le 24 août 2011 in Non classé

 

Trader Noé – Flash avec des points importants

Cette semaine sera très décisive avec la mise en place ou non d’un QE 3.
M Bernanke s’exprimera vendredi en fin de journée.
De toutes les façons, tant que l’indice SP 500 évolue sous les 1400 points, la tendance de fond reste très baissière et devrait le rester pour 2011 et 2012.

Nous constatons que le marché est hésitant dans l’attente de ce fameux discours.
Si l’indice SP 500 parvient à franchir les 1160 (avec validation du QE 3), le marché pourrait temporairement remonter avant la grande correction.

En revanche, dans le cas contraire (avec non validation du QE 3), le marché pourrait amplifier sa correction vers les points énoncés lors des articles précédents.
Regardez bien dans un premier temps les points 1120 et 1106.

Ce qui est regrettable, c’est cette spéculation parfois abusive qui pénalise de très belles valeurs représentatives de la France comme Air France, Lafarge, EDF.
Ces valeurs ont perdu entre 35 et 50 % depuis mai.

Pour Société Générale, il faudra surveiller de très près les 20.3 euros. En effet, nous supposons que sous ce niveau, le point support des 17.7 euros présente un seuil majeur.
Nous pensons toujours que l’arrêt de la vente à découvert reste un grand piège qui accentue la volatilité et la baisse en cas de panique.

 
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Publié par le 23 août 2011 in Non classé

 

Chavez anticipe la déconfiture de l’Occident et l’importance de l’or sur les cendres des monnaies

La semaine dernière, le président vénézuélien Hugo Chavez a annoncé le rapatriement prochain de 211,35 tonnes d’or stockées à l’étranger pour un montant de 11 milliards de dollars. Environ 80% de ces stocks se trouvent au Royaume Uni, principalement dans les coffres de la Bank of England. Hugo Chavez a également indiqué qu’il allait récupérer quelque 6,2 milliards de dollars -en liquide ou en bons échangeables- conservés dans des établissements bancaires suisse, britannique, français et américains ou de les transférer vers des institutions de pays « amis » (Chine, Russie, Brésil). Chavez a-t-il eu des tuyaux de Moscou sur l’état de délitement accéléré du système bancaire européen ?

En tout cas, Nelson Merentes, président de la Banque centrale du Venezuela (BCV), a confirmé que cela n’allait pas traîner et que l’acheminement s’effectuerait par voie aérienne.

 
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Publié par le 23 août 2011 in Non classé

 

La BCE tire ses munitions et les agences de notation attendent patiemment pour tirer à leur tour

Ces dernières semaines, la BCE a dépensé des milliards d’euros en obligations d’Etats espagnoles et italiennes pour protéger ces deux pays d’une extension de la crise de la dette, qui frappe déjà la Grèce et menace la zone euro. Les Etats européens ont convenu le 21 juillet d’un nouveau plan d’aide de 160 milliards d’euros à Athènes et d’une extension de la marge de manœuvre du Fonds européen de stabilité financière (FESF) qui doit lui permettre de racheter des obligations des Etats en difficulté sur le marché secondaire. Mais ce dernier point doit être ratifié par les parlements des Etats européens.

Pendant tout ce temps, les agences de notation sont silencieuses. Elles tournent comme des hyènes auprès de leur proie – la zone euro -. A quel moment vont-elles frapper à nouveau ? Si cela intervient dans un schéma de fébrilité des marchés financiers internationaux, les dégâts collatéraux seront non négligeables.

 
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Publié par le 23 août 2011 in Non classé

 

Trader Noé – Analyse générale

Depuis notre premier flash alerte hier soir, l’indice Future E-mini S&P 500 a perdu 1 % mais n’est pas parvenu à clôturer sous le seuil des 1120 points.
Malgré le rebond de cette nuit, la tendance de fond reste très baissière: il s’agit d’un rebond technique et le scénario se met en place. Si l’indice repasse sous les 1120 et finit sous 1106, alors une correction brutale devrait commencer avec les points énumérés précédemment. Les supports principaux étant à 1075 et 1000 points.
En attendant, la zone des 1150 – 1140 est à surveiller de très près, il faut se méfier de ce rebond fictif.

L‘or a encore battu un nouveau record à 1912 dollars l’once.

Crédit Agricole reste dans une tendance baissière et les prochains supports sont à 5.6 – 5.3 – 4.6 euros. Pour éviter un tel scénario, il faudrait que le cours repasse dans un premier temps au-dessus des 6.7 euros.

Le titre Lafarge reste également dans une tendance baissière et les prochains supports sont à 23.4 et 15 euros. Si le titre parvenait à dépasser les 30 euros, cela limiterait la correction.

Air France est également dans une tendance baissière avec 5.5 et 3.5 euros comme supports.

 
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Publié par le 23 août 2011 in Non classé

 

Trader Noé – Flash

22h00 Juste pour préciser que le scénario se met en place sur le SP 500.

 
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Publié par le 22 août 2011 in Non classé

 

Trader Noé – FLASH ALERTE

Suite à notre article de ce matin.

Nous passons notre état de vigilance jaune à rouge sur l’indice SP 500 !
Ce scénario est similaire à celui de mercredi dernier. Il fallait redonner un peu d’enthousiasme au marché ce matin de façon à trouver des contre-parties.

« La main anonyme pourrait remercier très prochainement tous les gérants cupides et naïfs ».

Sous les 1106, l’indice SP 500 risque de nous préparer un grand spectacle avec les répercutions habituelles sur l’indice CAC 40 et autres….

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23 août 2011 2 23 /08 /août /2011 06:56

Trader Noé – Flash

 

 

22h00 Juste pour préciser que le scénario se met en place sur le SP 500.

 
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Publié par le 22 août 2011 in Non classé

 

Trader Noé – FLASH ALERTE

Suite à notre article de ce matin.

Nous passons notre état de vigilance jaune à rouge sur l’indice SP 500 !
Ce scénario est similaire à celui de mercredi dernier. Il fallait redonner un peu d’enthousiasme au marché ce matin de façon à trouver des contre-parties.

« La main anonyme pourrait remercier très prochainement tous les gérants cupides et naïfs ».

Sous les 1106, l’indice SP 500 risque de nous préparer un grand spectacle avec les répercutions habituelles sur l’indice CAC 40 et autres….

 
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Publié par le 22 août 2011 in Non classé

 

Trader Noé – Vers la fin des bourses de valeurs

Bien sûr, il peut y avoir des interventions pour essayer de ralentir l’écroulement, mais cela ne changera pas car il n’y a pas que les bancaires qui sont attaquées. C’est aussi le cas des groupes industriels.  Regardez bien le niveau des 30 euros pour Total. Sous ce niveau, une accélération baissière pourrait avoir lieu.

En 2009, l’Etat avait pu aider certains d’entre eux. Que pourrait-il faire si plusieurs sont en difficulté ?

Au journal de 20H00, le terme « nationalisation » des banques n’a pas été utilisé sans raison.

La tendance de fond reste très baissière et c’est à se demander si la bourse existera encore dans les mois à venir.

A quoi bon avoir une bourse ?

L’indice Future CAC 40 reste orienté à la baisse et les prochains supports sont à 2940 – 2904 – 2807 avant d’accélérer vers 2400 points.
Si l’indice Future E-mini SP 500 enfonce les 1106, alors une accélération baissière pourrait avoir lieu vers 1070 et 1000 points.

L‘or vient de battre un nouveau record et ce n’est qu’un début.

 
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Publié par le 22 août 2011 in Non classé

 

Les langues se délient… un acteur caché dénonce les turpitudes du Système

Par Menthalo – Tout est lié.
Tout est orchestré.
Standard and Poor’s dégrade la note des Etats-Unis pour le plus grand profit d’un insider.
Et les langues se délient.

Un senior de Moodies révèle la corruption quasiment systémique de cette agence de notation. Il décrit en détail comment sociétés et états corrompent activement toute la hiérarchie pour obtenir la meilleure note possible. Il décrit comment les analystes honnêtes sont soit brimés, soit virés.
Tout le système est pourri à la base puisque l’agence est payée par les sociétés et les états qu’elle doit noter.

Un senior de la SEC,13 ans de maison, répond à la demande du président de la SEC qui encourageait la délation aux autorites d’activités financières suspectes ou litigieuses. Cet attorney dénonce devant le Congrès en juillet, le fait que la SEC bloque depuis toujours la plupart des dossiers d’enquête préliminaire concernant les
grands noms de Wall Street, moyennant quelques subsides. Il dénonce le fait que la SEC détruit aussi vite que possible en ce moment toutes les archives, blanchissant simultanément toute la hiérarchie de cet organisme supposé être le gendarme de la bourse et blanchissant simultanement tous les banksters du gang de Wall Street: Goldman sachs, Lehman, Deutsche Bank, AIG, Bank of Amerika …
Les sénateurs font des yeux ronds. Comme s’ils ne savaient pas. Mais le dossier a opportunément fuité dans la presse (rolling Stones) et ne peut pas être étouffé.

Markopolo, celui qui a fait tomber Maddoff, dénonce les escroqueries gigantesques de la banque Mellon rançonnant les fonds de pension à chaque transaction, antidatant ou postdatant les ordres pour maximiser
ses profits et minimiser ceux de ses clients.
Quelque chose est en train de changer. La presse qui s’est tue pendant des décennies semble avoir l’aval d’un acteur caché pour dénoncer les turpitudes du système. Les délateurs vont se multiplier et toute cette gigantesque pyramide d’escroquerie institutionnelle va finir par être mise à nu. Le système se lézarde mais quelques-uns travaillent activement à sa démolition.
Applaudissons les.

 
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Publié par le 22 août 2011 in Non classé

 

OR : où est le temps de la « relique barbare » ?

A Londres, les commentaires sont de plus en plus favorables à l’or pour les prochains mois. Ce qui était appelé la relique barbare durant le moment où l’or est passé de 257 à 1880 dollars l’once, devient « un bouclier face à des marchés financiers en déroute ». On constate également que la demande asiatique est très robuste.

« Cela a toujours été la grande force de l’or de représenter une réserve de valeur idéale dans les moments difficiles, et en ce moment il y a un parfait cocktail pour le soutenir« , a commenté Austin Kiddle, analyste du courtier spécialisé britannique Sharps Pixley. On ne le contredira pas ! D’aucuns ajoutent : « Si la possibilité d’un retour en récession de l’économie aux Etats-Unis comme en zone euro effraie les opérateurs, les inquiétudes sur les dettes souveraines européennes continuent également de hanter les marchés ». « Il y a un sentiment d’incapacité des dirigeants politiques européens à agir face à la crise, sinon en adoptant des expédients à court terme », a indiqué à l’AFP M. Kiddle. « On pourrait faire face à un automne agité sur le front de la zone euro, alors que certaines nouvelles mesures des plans de sauvetage (aux pays en difficulté, ndlr) doivent être discutées par les Parlements nationaux », renchérissait Jochen Hitzfeld, expert de la banque UniCredit.

La hausse est très loin d’être achevée et il n’existe aucun « bulle »

Dans ce contexte, « la rapide accélération de la demande d’investissement » dans l’or, et un regain d’achats par les banques centrales devraient « pousser les cours à des niveaux inédits », a avancé Suki Cooper, analyste de Barclays Capital. Les acquisitions d’or des banques centrales, principalement dans les pays émergents (qui cherchent à diversifier leurs réserves), ont été multipliées par quatre sur un an au deuxième trimestre, selon le Conseil mondial de l’or (CMO), qui fédère l’industrie aurifère. Autre grand soutien pour le métal jaune : la politique monétaire accommodante menée par la banque centrale américaine face à une reprise économique vacillante, au risque d’alimenter les tensions inflationnistes contre lesquelles l’or est réputé être un bouclier efficace. Rappelons que la Réserve fédérale américaine (Fed) a annoncé qu’elle maintiendrait un taux zéro au moins jusqu’en 2013.

L’Inde et la Chine sont de plus en plus gourmands de métaux précieux

L’Inde et la Chine sont les deux principaux pays consommateurs d’or de la planète. Leur demande a progressé respectivement de 38% et 25% sur un an au deuxième trimestre, selon le CMO. Ces deux pays, où l’or est très recherché comme placement anti-inflation, ont représenté entre avril et juin 52% de la demande mondiale de lingots et 55% de la demande de joaillerie: la tendance devrait encore se conforter à l’approche de fêtes traditionnelles à l’automne.

La prédiction très pessimiste de JP Morgan…

L’once d’or, qui s’échangeait autour de 260 dollars en l’an 2000, pourrait atteindre « 2500 dollars ou plus » d’ici à fin 2011 selon JPMorgan, et enregistrer un prix moyen de 2000 dollars en 2012 selon Barclays Capital.

En 2004, Alan Greenspan confiait à l’une de nos sources que les Etats-Unis allaient s’effondrer avec l’Europe et que la prudence consistait à placer ses économies en métaux précieux. A l’époque, il parlait de 6.000 dollars l’once pour l’or. Depuis, les imprimantes des banques centrales américaine et européenne ont craché des millions de papier avec de moins en moins de croissance en contre-partie… Soit dit en passant, l’ancien patron de la Banque centrale américaine faisait le contraire de ce que ses patrons du cartel bancaire lui intimait de préparer: la future crise des subprimes… Aujourd’hui, nous avons Ben Bernanke : c’est lui qui a mission de couler la FED.

 
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Publié par le 22 août 2011 in Non classé

 

La négociation entre Athènes et Helsinki sur la dette grecque pourrait faire tâche d’huile

La Grèce inquiète de nouveau sérieusement les marchés. D’abord à cause de ses nouvelles prévisions économiques alarmantes: le ministre des Finances, Evangelos Venizélos (à droite sur la photo), a admis que le plan de rigueur allait provoquer une récession plus importante que prévu, avec un recul du PIB désormais estimé à 4,5 % «au moins» en 2011 contre 3,8 % avant. Comme si les mesures d’austérité pouvaient relancer la consommation intérieure d’un pays. (Cliquer pour lire la suite.) Read the rest of this entry »

 
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Publié par le 21 août 2011 in Non classé

 

Les Chinois utilisent leurs devises selon le modèle capitaliste

Cela fait pas mal d’années que les Chinois veulent accaparer quelques fleurons de l’immobilier parisien. Il y a avait jusque là un blocage : ils n’ont pas le droit de sortir plus de 50.000 dollars de Chine. Qu’à cela ne tienne ! Ces derniers ont bridé les modalités d’interdiction…

Les investisseurs chinois ont créé des sociétés ou des trusts à Hong Kong et Singapour, voire aussi dans les îles Vierges. Par ce biais, ils ont ainsi pu faire transférer les fonds nécessaires pour réaliser leurs rêves. On assure que 88% des investissements chinois passent par des sociétés offshore. « Pour éviter la pression fiscale, ils installent leur holding foncière aux Pays-Bas, en Belgique ou au Luxembourg ».

 

 

Lire aussi :

 

Pareilles aux images aériennes du front de tsunami avançant inexorablement vers une côte japonaise dont le sort est scellé, le déploiement de la crise financière depuis trois ans donne une impression d’irrésistible fatalité, avec en prime cette sorte d’incrédulité un peu stupide de dirigeants qui croient encore pouvoir tout sauver quand tout est déjà compromis. 
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Jacques Sapir: Livre, vidéos, analyses et prévisions

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Alors que Nicolas Sarkozy plie devant Angela Merkel et que les socialistes s’agitent sans cohérence, la bourse de Paris a à nouveau dévissé jeudi, puis vendredi. A trop attendre, juge Jacques Sapir, directeur d’études à l’EHESS, l’austérité va casser la croissance et faire plonger l’Europe dans une récession profonde. Pourtant, une solution existe : la sortie de l’euro…

LIRE LA SUITE...

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La guerre contre le Libye déclenchée à cause du Dinar Or (et du reste) ?

Posted: 22nd août 2011 by voltigeur De la même façon que les accidents ont souvent une cause double ou multiple, la guerre contre la Libye visait sans doute à la préparation de la guerre contre l’Iran, certes, mais aussi avait peut-être un lien avec la volonté de Kadhafi d’imposer le Dinar Or : Cette monnaie [...]


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http://www.cartoonstock.com/newscartoons/cartoonists/ktu/lowres/ktun3l.jpg

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 Citations sur les banques et l’argent

http://www.bankster.tv/ressource.htm

« Je pense que les institutions bancaires sont plus dangereuses pour nos libertés que des armées entières prêtes au combat. Si le peuple américain permet un jour que des banques privées contrôlent leur monnaie, les banques et toutes les institutions qui fleuriront autour des banques priveront les gens de toute possession, d’abord par l’inflation, ensuite par la récession, jusqu’au jour où leurs enfants se réveilleront, sans maison et sans toit, sur la terre que leurs parents ont conquis »


Thomas Jefferson (3ième président des Etats Unis,1802)

 

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21 août 2011 7 21 /08 /août /2011 20:19

http://www.rue89.com/files/20071206Merkelsarkozy.jpg

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Sarkozy-Merkel, un sinistre bégaiement

dimanche 21 août


Déclaration de Jacques Cheminade


Paris, le 20 août 2011 — La lettre adressée par Nicolas Sarkozy et Angela Merkel au président du Conseil européen, Herman Van Rompuy, pourrait être qualifiée de testament de fin de vie. En effet, face à la crise la plus grave du monde contemporain, le Président de la République française et la Chancelière allemande se sont non seulement comportés en nains politiques, incapables de juger la nature de l’ouragan financier qui vient, mais ils ont répété les erreurs du Chancelier allemand Brüning en 1930-1932 et du Président du Conseil Pierre Laval en 1935, en promouvant une austérité suicidaire.


Leurs « solutions » ne sont au mieux que des sparadraps sur une blessure qui devient mortelle pour nos Etats-nations et leurs peuples. Alors que la priorité absolue est de faire redémarrer les économies et de rétablir une justice sociale, ils ont repris la rengaine de l’équilibre budgétaire à tout va. Ce n’est pas en baptisant « règle d’or » ce qui est en réalité une euthanasie économique que l’on change quoi que ce soit au sujet. Ce n’est pas en « étendant les prérogatives du FESF/MES » que l’on change quoi que ce soit au fond des choses : les gouvernements européens prétendent sauver l’euro et les pays endettés, mais en fait, la Banque centrale européenne aujourd’hui, et demain le Fonds européen de stabilité financière et le Mécanisme européen de stabilité, tout comme la Réserve fédérale américaine, émettent de la monnaie de singe pour sauver les mégabanques qui ne sont ni françaises, ni allemandes, ni américaines, mais constituent les forces armées de la City et de Wall Street. L’aveu est inscrit dans le texte de Mme Merkel et de M. Sarkozy : « Leur efficacité (du FESF/MES, Ndt) sera améliorée et leur flexibilité accrue, en lien avec des conditionnalités appropriées » . C’est le langage, la manière d’être et de faire, comme l’illustre le cas de la Grèce, du Fonds monétaire international. Mme Merkel a d’ailleurs bien parlé d’un « Fonds monétaire européen ».


Agissant comme Gribouille, qui pour ne pas se faire mouiller par la pluie sautait au fond de la mare, Mme Merkel et M. Sarkozy entendent sauver l’euro en redoublant les erreurs qui ont présidé à sa création. « Nous encourageons vivement les gouvernements et les parlements de l’ensemble des Etats membres de la zone euro à s’engager à revoir leurs projets de budget en cas de recommandations faites dans le cadre du semestre européen ». En clair, suivant les « analyses et recommandations fournies par la Commission européenne, la Banque centrale européenne et le Fonds monétaire international » , les Etats devront continuer à renflouer les établissements financiers et imposer l’austérité à leurs peuples et la privatisation à leurs économies. Tout cela au nom d’une dette et d’un déficit qui ont été créés avec de la fausse monnaie et qu’on demande maintenant de rembourser avec de la vraie sueur, du vrai sang et de vraies larmes. C’est l’austérité supranationale pour servir les joueurs, les spéculateurs et les escrocs, en détruisant les fondements constitutionnels de notre société, une économie de la mort.


Car tout ce système est mort, et les croupiers des banques d’affaires et les croque-morts des gouvernements ne peuvent que ralentir l’échéance de la constatation du décès en créant des circonstances plus pénibles lors de la cérémonie funèbre à venir.


Le problème est qu’ils sont en train de nous entraîner avec eux et que l’opposition socialiste ne conçoit pas d’autre système. Même un économiste modéré et quelque peu monétariste à ses heures comme Jean-Paul Fitoussi, directeur de l’Observatoire français des conjonctures économiques, le souligne amèrement : « Cette idéologie simpliste, appelant à une réduction des dépenses, demeure majoritaire. Y compris au PS. Ce n’est pas nouveau. Lors du débat sur la Constitution européenne, certains socialistes se sentaient déjà obligés de courber l’échine pour entrer dans le club des’gens sérieux’. Leur alignement d’aujourd’hui sur la réduction du déficit budgétaire à 3 % en 2013 relève du même besoin. Et ce n’est pas de la manipulation ; ils se sont vraiment autoconvaincus de leur impuissance à conduire une autre politique ! »

 

Dans ces conditions, s’écrier « eurobonds, eurobonds, eurobonds ! » comme autant de nouveaux cabris, en prétendant mutualiser la dette totale européenne au profit des plus faibles, ne revient qu’à masquer la pompe à finances en faveur des grandes banques d’affaires, déguisant le père et sans doute aussi la mère Ubu en dames patronnesses.


Certes, il y a bien une dette et un déficit. La vraie dette est celle que nous avons contractée vis-à-vis des générations passées et que nous devons acquitter envers les générations futures, pour créer les conditions d’un vouloir vivre en commun. Et le vrai déficit est le déficit d’emploi envers les jeunes, qui sont notre chance d’avenir. Par rapport à celles-là, la dette et le déficit dont on nous rebat les oreilles ne sont au mieux que des reflets sur les murs de la caverne, au pire le résultat des tribulations de joueurs invétérés et d’escrocs ayant agi et continuant à agir en bande internationale organisée.


Notre proposition de Glass-Steagall, revenant à refuser de renflouer les spéculations des banques d’affaires en les séparant des opérations légitimes des banques de dépôt et de crédit, qui en principe servent les déposants et nourrissent l’économie, est une mesure simple et urgente qui vise à tarir le mal à sa source. Le reste ne revient qu’à disposer autrement les chaises-longues sur le pont du Titanic, en se bandant les yeux pour rendre l’exercice plus excitant.


En fait, ce sont les capitaines qui ont perdu leur longue-vue et même leurs lunettes, et qui refusent de sentir autre chose que les sensations du marché et le vol douteux des triple A distribués par des agences de notation aussi corrompues que leurs clients.


Une loi de type Glass-Steagall permettra une restructuration saine des dettes, condition nécessaire pour organiser une reprise. Cela ne se joue ni sur le terrain d’un fédéralisme supranational qui dégénère en fascisme financier, ni sur celui d’un repli sur soi qui dégénère en national-monétarisme. Cela se joue sur le terrain de la création humaine, d’un accroissement de la production par être humain et par unité de surface et de grands projets de développement mutuel qui rétabliront la confiance dans le futur de leurs participants.


Nous vivons une crise de civilisation. Dans ces cas-là, soit on reste dans un système incapable d’assurer son propre avenir, soit on en sort. Le moment est venu d’en sortir. Le Glass-Steagall en est la clef, de grands projets rétablissant les objectifs communs de l’humanité, ce vers quoi il permettra d’ouvrir. Mme Merkel, M. Sarkozy ou M. Obama ont prouvé leur incompétence, leur manque de caractère et leur complaisance pour la loi du plus fort, les conduisant à une politique qu’on ne peut qualifier autrement, compte tenu de ses conséquences, que de criminelle. L’euro et le dollar se sont faits hara-kiri. A chacun d’en tirer les conséquences dans son engagement politique.

 

http://www.cheminade2012.fr/Sarkozy-Merkel-un-sinistre-begaiement

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21 août 2011 7 21 /08 /août /2011 17:18

La négociation entre Athènes et Helsinki sur la dette grecque pourrait faire tâche d’huile

La Grèce inquiète de nouveau sérieusement les marchés. D’abord à cause de ses nouvelles prévisions économiques alarmantes: le ministre des Finances, Evangelos Venizélos (à droite sur la photo), a admis que le plan de rigueur allait provoquer une récession plus importante que prévu, avec un recul du PIB désormais estimé à 4,5 % «au moins» en 2011 contre 3,8 % avant. Comme si les mesures d’austérité pouvaient relancer la consommation intérieure d’un pays. (Cliquer pour lire la suite.) Read the rest of this entry »

 
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Publié par le 21 août 2011 in Non classé

 

Les Chinois utilisent leurs devises selon le modèle capitaliste

Cela fait pas mal d’années que les Chinois veulent accaparer quelques fleurons de l’immobilier parisien. Il y a avait jusque là un blocage : ils n’ont pas le droit de sortir plus de 50.000 dollars de Chine. Qu’à cela ne tienne ! Ces derniers ont bridé les modalités d’interdiction…

Les investisseurs chinois ont créé des sociétés ou des trusts à Hong Kong et Singapour, voire aussi dans les îles Vierges. Par ce biais, ils ont ainsi pu faire transférer les fonds nécessaires pour réaliser leurs rêves. On assure que 88% des investissements chinois passent par des sociétés offshore. « Pour éviter la pression fiscale, ils installent leur holding foncière aux Pays-Bas, en Belgique ou au Luxembourg ».

 
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Publié par le 21 août 2011 in Non classé

 

Trichet a envoyé un « message » : il ne faut pas lire 1945 mais très probablement « pire que 1929″

Le 08 août 2011 à 11HO0 , le président de la Banque centrale européenne Jean-Claude Trichet a dit être très inquiet de la situation. Il a déclaré : « C’est la crise la plus grave depuis la Seconde Guerre mondiale ». Mais y a t-il eu une crise financière en 1945 ? Pas à notre connaissance. Alors, de quoi voulait-il parler? Quel message donne t-il ? 1929 ? Et que 1929-2011/12 pourrait nous mener à un nouveau 1939 ?

Puis il a jouté que sans l’intervention de la communauté internationale, «cela aurait pu être la crise la plus grave depuis la Première Guerre». Ce commentaire est là uniquement pour rassurer les aveugles.
Interrogé depuis Francfort sur Europe 1, le président de la BCE a appelé les gouvernements européens, notamment italien et espagnol, à «faire leur travail» pour réduire leurs déficits : « Nous avons demandé de manière extrêmement claire dans les derniers jours au gouvernement italien de prendre un certain nombre de décisions qui ont été prises, et d’accélérer en particulier le retour à une situation budgétaire normale ».

« Nous avons demandé la même chose au gouvernement espagnol. Nous avons demandé à l’ensemble des gouvernements européens, les 17, d’accélérer les décisions qu’ils ont prises le 21 juillet », lors d’un sommet de la zone euro. Bien sûr, le président de la Banque centrale européenne Jean-Claude Trichet a défendu la décision de la BCE de racheter davantage de dette publique de pays de la zone euro.

On assure qu’il aurait dit à Nicolas Sarkozy : «Nous devons assurer pour 332 millions de citoyens la stabilité des prix». Preuve que le scénario de LIESI d’une hyper inflation à relativement brève échéance est très crédible. Cela surviendra dès que vous verrez les gens faire la queue dans les banques pour réclamer leur argent… si on leur en laisse le temps!

 

Commentaire des Echos.
« Jean-Christophe Dourret, responsable de l’analyse technique chez Oddo Securities abonde : Mais qui parle de krach parle de panique à la baisse, et donc de paroxysme baissier. Or un marché paniqué à la baisse est plus proche du rebond que d’un accroissement supplémentaire du repli, même si nos instincts nous pousseraient à penser le contraire.  Lionel Duverger, son alter ego chez B*Capital, s’attend également à ce rebond sur les marchés. A court terme, il y a survente de tous les indices actions et de façon marquée pour le S&P 500, car l’indicateur RSI [« relative strength index »] à 14 jours est au plus bas depuis octobre 2008, au lendemain de la faillite de Lehman Brothers. Quant au CAC 40, il faut remonter à janvier 2008 pour retrouver un pareil niveau. Tout laisse croire qu’un rebond significatif est quasi imminent, explique-t-il. Les gros supports se situent à 1.125-1.150 points pour le S&P 500 et à 2.950 points pour le CAC 40, signale Valérie Gastaldy. »

On verra qui aura raison : les analystes parisiens ou Trader Noé / LIESI.

 

 
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Publié par le 20 août 2011 in Non classé

 

Menthalo -Mise à jour du précédent article OR SILVER

MISE A JOUR DE L’ARTICLE  Mon impression sur l’OR et l’ARGENT

Les analyses sur la hausse ou la baisse des métaux précieux 0 très court terme ne concernent que ceux qui jouent avec des warrants ou autres produits financiers.
La sagesse est d’être totalement déconnecté de la bourse, de la monnaie fiduciaire et du système actuel en étant en métaux précieux, en terres agricoles et en biens ayant une valeur d’échange quel que soit l’état de déconfiture du système dans son ensemble. Le pire, à envisager très sérieusement, serait une panne électromgnétique géante, j’y reviendrai en septembre.
Il est évident pour moi qu’on ne doit en aucun cas vendre son métal en espérant le racheter moins cher demain. L’or est appelé a valoir 3000 ou 5000 dollars début 2013, puis dans un deuxième temps, après consolidation, dix fois plus. Ne vendez pas.

Mon article précédent datait de vendredi matin, rédigé au petit déjeuner.
La journée au Comex a fortement changé la donne. Toutes les résistances, qui bloquent les cours depuis mai, ont été enfoncées.

Un trader. De Londres dans un interview sur kwn

Ce trader disait que de très nombreux fonds voulant monter dans le TGV du Silver, attendaient que les résistances proches de 42,5 soient passées pour s’investir massivement. « Cet afflux de capitaux risque d’être tellement énorme sur le petit marché du silver, que les cours pourraient être propulsés à CINQUANTE
DOLLARS dans la nuit ».
Le Silver est très en retard sur l’or. Nous allons voir en début de semaine quelles seront les réactions du marche, d’une part, des autorités de marché, d’ autre part.

 
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Publié par le 20 août 2011 in Non classé

 

Trader Noé – Manque de confiance entre banques : une situation inquiétante

Journal de 20h00 sur France 2:

Le titre du reportage: « Nos banques sont-elles solides ? »

Hier soir au journal de 20h00, c’était incroyable, le chroniqueur montrait la chute des bancaires sur un mois.
Il expliquait que les banques (Société Générale, BNP, Crédit Agricole) viennent de perdre environ 40 % sur un mois.
Il ajoute que ces banques détiennent énormément de dette des pays européens.

Avec:
9.4 milliards d’euros en Grèce
9.2 miiliards d’euros en Espagne
40.9 milliards d’euros en Italie.

Si ces pays n’arrivent pas à rembourser, les banques en seraient les premières victimes.

Les banques sont « officiellement » solides, mais la machine se grippe et les banques hésitent à se prêter de l’argent entre elles ! (Comme lors de la crise des Subprime).
Le journaliste précise qu’en cas de faillite, les comptes courants et livrets bancaires sont garantis jusqu’à 100 .000 euros par client. Il ajoute que l’état ne laissera pas tomber un établissement financier pour éviter l’effet domino. Si besoin il lui prêtera de l’argent comme en 2009.

Au pire:

Il le nationalisera.

Ce reportage est très intéressant et annonce la couleur aux vacanciers et à d’autres qui découvrent la situation.

D’autre part:

On parle désormais d’un risque de récession et d’une crise mondiale.
Les banques ne se font plus confiance.
JP Morgan et Wells Fargo abaissent leurs prévisions pour les Etats-Unis.

Tout est dit !

Comme nous l’avions annoncé, mercredi le retour a été violent et désormais les mauvaises nouvelles sortent après la clôture de vendredi.

Il ne manque plus que les agences de notation abaissent la notation des banques européennes et des pays de la zone Euro !
Les ennemis des banques vont donc spéculer sur les CDS et probablement sur l’Italie et la France.

Imaginez un peu l’Italie avec 40.9 milliards de dette détenues par les banques françaises.

Dans un tel scénario, nous pouvons imaginer le pire:

1) Le fond de garantie de 1.5 milliard n’est pas assez important pour garantir les comptes bancaires à hauteur de 100 000 euros
2) Joseph Stiglitz estime que l’euro survivrait mieux à l’abandon de la monnaie unique par l’Allemagne que par des pays lourdement endettés comme la Grèce, le Portugal ou l’Irlande.
Dans ce cas le scénario de dévaluation est probable avec une réforme monétaire.
3) Les retraits massifs accentuent par conséquent cette dévaluation. (scénario similaire à Weimar).

Pour le E-mini SP 500 (très proche de l’indice SP 500) le supports se situent à 1090-1080 et 1000 points.

Le Future CAC 40 termine sous les 3000 points, à 2981.5 points. Les prochains supports sont à 2920 – 2830 et 2370 points.

Le Dow Jones a pour supports 10750 et 10550 points.

Pour l’argent métal, nous restons haussier. Si le cours passe au-dessus des 43, il pourrait se rapprocher des 45.4. Faites tout de même attention à JP Morgan qui doit encore avoir des positions vendeuses.

 
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Publié par le 20 août 2011 in Non classé

 

Menthalo – Mon impression sur l’OR et l’ARGENT

Par MENTHALO – Quitte à paraître excessivement pessimiste, je ne m’enthousiasme pas de ce que le silver ait touché 42,14. Je maintiens mon analyse précédente. Je crains un relèvement des marges à très court terme.
L’expiration des options gold et silver est prévu pour le 26 AOUT.

Tout sera fait pour empêcher les cours de rester à ces niveaux. L’or a plusieurs mois d’avance sur les objectifs. S’ils ne font rien aujourd’hui, nous dépasserons 2000 dollars lundi 29 août après le discours de Bernanke sur le. QE3. Je pense qu’ils ont encore les moyens de calmer le jeu pour quelques jours encore. Le physique se trade partout dans le monde avec d’énormes primes par rapport au comex: on parle de 2300 pour l’or et plus de 50 pour l’argent. Je dois enquêter pour vérifier des informations, mais il est possible que la troisième semaine de
septembre voit un très violent envol du silver.

Pour l’heure, soyez très prudent. Si vous avez du physique à acheter, attendez le 26 …
Mais je peux me tromper
Menthalo

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20 août 2011 6 20 /08 /août /2011 20:06
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20 août 2011 6 20 /08 /août /2011 19:56
Crise boursière : la face cachée des agences de notation

Publié le 20-08-11 à 12:54    Modifié à 15:00     par Henri Rouillier     6 réactions

D'anciens salariés d'agences de notations sortent du silence pour critiquer les pratiques internes de ces organismes, aujourd'hui au coeur de toutes les préoccupations économiques.

Les locaux de l'agence de notation Moody's à New York (STAN HONDA/AFP) Les locaux de l'agence de notation Moody's à New York (STAN HONDA/AFP)
 

Un ancien analyste de l'agence de notation Moody's est sorti du silence le 8 août dernier en publiant un carnet de commentaires en marge du manifeste diffusé par le régulateur américain des marchés, le Security Exchange Committee (SEC). Ce manifeste est censé proposer des mesures pour la prochaine réformes des processus de notations que les agences seront sommées de respecter.

William Harrington, qui a travaillé pendant onze ans en tant qu'analyste chez Moody's, dresse une liste de critiques à l'égard des pratiques de l'agence de notation, rapporte le site Business Insider.

Ainsi, il explique que les agences de notations tirent leurs revenus de banques qui les payent pour les noter, ce qui pose indiscutablement un problème de crédibilité des notations qu'elles produisent. William Harrington parle même de conflit d'intérêts.


D'autre part, selon lui, les analystes financiers d'agence qui ne se plient pas aux désirs de leurs clients sont mis à l'écart, rappelés à l'ordre voire dans certains cas, harcelés. Son document de 78 pages raconte que les recommandations des analystes en interne sont étouffées, et que les notes établies par les agences ne reflètent que rarement leur point de vue.


L'omnipotence des agences


De son côté, "Le Monde" a interrogé des anciens salariés des agences de notation qui font tous état de comportements plus que troubles à l'intérieur de ces organismes. Les agences ont pris une importance considérable depuis que les régulateurs ont fait des notations de véritables références pour bon nombre de processus de contrôle.


Elles ont acquis un pouvoir et une influence de plus en plus importante, à mesure que les conditions de travail se dégradaient, selon les anciens salariés.


Du jeu d'influence des seniors sur les juniors en comité de notation, en passant par les pressions sur l'application strictes des ratios en dépit de la réflexion et de la prévision, il est clair que les agences apparaissent comme faillibles et peu crédibles, selon eux.


Business Insider conclut que les nouvelles règles établies par le SEC ne changeront rien à ce système qui veut que les notations fournies par les agences soient des références incontestables en terme de sanctions sur les marchés.

 

Henri Rouillier - Le Nouvel Observateur

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20 août 2011 6 20 /08 /août /2011 15:02

http://medias.68mai08.org/affiches/Speculation_alimentaire_A4nb.jpg

http://medias.68mai08.org/affiches/Speculation_alimentaire_A4nb.jpg

Oligarchie financière: comment la spéculation et les marchés dérivés créés artificiellement et pour le profit famines et misère…

Article essentiel du CADTM pour bien comprendre ce qu’est la spéculation, ses mécanismes, et ce que sont également les fameux marchés dérivés, créés de manière évidente afin de pouvoir spéculer en toute quiétude !…


Dire qu’on en a guillotiné pour bien moins que cela est un euphémisme…


Il faut que les peuples mettent fin à ce système criminel et génocidaire, qui sert plusieurs objectifs en un pour l’oligarchie parasitaire du monde:

  • Augmenter les profits
  • Contrôler les produits alimentaires et ainsi décider qui mange et qui ne mange pas
  • De fait, contrôler les populations avec l’arme de la faim
  • Créer donc un environnement propice à l’élimination de grandes parties de la population mondiale dans leur délire néo-malthusien
  • Utiliser famines et guerres que la misère génère pour empêcher les pays en voie de développement de se développer tout en les maintenant sous le joug de la dépendance
La doctrine Kissinger depuis 1973, est appliquée au monde par le département d’état américain: utiliser les produits agricoles et alimentaires ainsi que le pétrole (énergie) et leur contrôle spéculatif pour contrôler le monde et maintenir l’hégémonie américaine (anglo-américaine devrait-on dire, car les Etats-Unis et le Royaume-Uni sont la main dans la main sur ce coup là et depuis des lustres…)
Moyen simple d’arrêter tout cela: bannissement du système étatique et financier par les peuples qui reprennent le pouvoir sans délégation et autogèrent la production, la consommation et la société dans son ensemble, sans avoir recours au capitalisme et à la monétarisation de l’échange.
Il est grand temps d’y penser le plus sérieusement du monde…
– Résistance 71 –

Plus de spéculation : les plans de la Banque mondiale et du G20 pour faire face à la volatilité des prix agricoles et aux crises alimentaires

 

 

par Olivier Chantry

18 août 2011

Url de l’article original:

http://www.cadtm.org/Plus-de-speculation-les-plans-de

 

Il est désormais difficile de dissimuler que les différentes flambées des prix agricoles de ces dernières années sont principalement dues à la spéculation. Ainsi, M. Sarkozy -en écho à son discours d’investiture à la présidence du G20 en janvier- déclarait le 15 juin 2011 à Bruxelles |1|, «  Il s’échange chaque année à la bourse de Chicago en produits dérivés 46 fois la production américaine annuelle de blé. 35 fois pour le pétrole, 46 fois la production américaine annuelle de blé. 24 fois la production américaine de maïs. Mais qu’est-ce qui peut justifier cela ? » « L’objectif de la France est que les pays du G20 adoptent des principes communs de régulation et de supervision applicables à l’ensemble des marchés dérivés de matières premières.  » 
Que le G20 -au moins dans la rhétorique- défende la mise en place des régulations des marchés de dérivés financiers sur les matières premières peut en surprendre plus d’un… En effet le discours prononcé par M. Sarkozy ne diffère pas beaucoup des demandes émises par un certain nombre d’ONG qui depuis plus de 3 ans dénoncent la spéculation et ses effets sur l’alimentation mondiale. Une partie de leurs arguments aurait enfin été entendue par certains dirigeants de ce monde qui vont remettre en bon état de fonctionnement les marchés ?

Le 21 juin, la Banque mondiale annonçait la mise en place d’un nouvel instrument financier de couverture des risques « pour aider les producteurs et les consommateurs de denrées alimentaires dans les pays en développement à faire face à la volatilité des prix  ». Ces « instruments de couverture des risques » sont en réalité les « dérivés financiers » dont parle tant M. Sarkozy.

Pour comprendre ces deux phénomènes, de régulation et d’ampliation des marchés de dérivés sur les matières premières agricoles, il convient de rappeler de quoi on parle. En regardant de plus près les régulations des marchés de dérivés financiers, proposées par le G20, qui consistent en un retour à la politique de Roosevelt durant le New Deal (1936), plusieurs conclusions peuvent être tirées. Tout comme celles du Président américain, les propositions de régulations actuelles assurent principalement la légitimation des marchés spéculatifs sur les matières premières agricoles |2|. Ceci paraît s’avérer nécessaire aujourd’hui à la stratégie de la Banque mondiale afin d’imposer ces dérivés financiers à toute la planète. Comme nous le verrons, ces régulations servent de plus à renforcer le contrôle par les multinationales de l’agroalimentaire de ces outils spéculatifs que sont les marchés de dérivés financiers.

Souvenons-nous que depuis le début des années 80, avec la libéralisation des marchés agricoles, l’ensemble des mécanismes de contrôle des prix alimentaires de la planète ont été progressivement supprimés, augmentant parallèlement la volatilité des prix mondiaux. Le marché agricole mondial est donc devenu un terrain de jeux spéculatif idéal…. Nous examinerons ici comment fonctionnent les marchés de futurs en illustrant pourquoi les mesures de régulation préconisées ne sont pas destinées à arrêter la spéculation et ses graves impacts. Nous pointerons le rôle de l’agro-industrie qui est rarement montrée du doigt lorsque l’on parle de spéculation. En effet, au-delà d’une simple opportunité de réaliser plus de profits, les transnationales de l’agriculture et de l’alimentation des pays du G8/G20 sont lancées dans une course visant le contrôle mondial des ressources agricoles et des aliments.

Il était une fois… les marchés de dérivés financiers

L’histoire des dérivés financiers commence aux États-Unis à la bourse de Chicago (“Chicago Board of Trade” – CBOT) qui est fondée en 1848. C’est une sorte de club privé où les membres doivent payer une cote-part et démontrer leur solvabilité. C’est ici que se créent les premiers dérivés financiers, les contrats de futurs. Ce sont des contrats qui obligent à vendre ou acheter un nombre déterminé d’actifs (de biens ou de valeurs financières) à une date future déterminée. Dans ce marché de futurs ce qui s’échange ce sont les contrats et non pas les produits. Les prix des contrats varient selon leur offre et leur demande. Cependant, ils se réfèrent aux prix des produits sous-jacents. Avec ce type de dérivés financiers, il est désormais possible de spéculer sur un marché financier à la hausse ou à la baisse des prix de produits réels. Par exemple, il est possible de faire des bénéfices sur les fluctuations du prix du blé, sans jamais en avoir acheté un seul grain.

Qu’est-ce que la spéculation ?

La spéculation consiste en un ensemble d’opérations commerciales ou/et financières qui ont pour objectif d’obtenir un bénéfice économique à partir de la fluctuation des prix. C’est une maximisation des bénéfices en pariant sur la hausse ou la baisse du prix d’un produit. |3| Au sens large, toutes les formes d’investissement sont spéculatives, mais en acceptant les théories libérales du fonctionnement du marché, une définition plus restreinte est adoptée. Ainsi, en assumant que les consommateurs et les vendeurs peuvent être “rationnels”, et que par la recherche de leur bénéfice dans un marché libre ils « découvrent » le prix “juste” ou “réel”, on ne considère en tant que spéculation que les actions qui “manipulent” ou “distorsionnent” le marché. Dit autrement, ne sont considérées comme spéculatives que les actions dont l’unique but est de manipuler les prix. Par exemple les achats spéculatifs qui ont pour but de faire monter le prix en faisant augmenter artificiellement la demande d’un produit. De manière analogue, la vente spéculative provoque une baisse artificielle du prix.

Jusqu’à la création des dérivés financiers, la spéculation ne pouvait s’effectuer que sur les marchés réels. Par exemple, à travers l’accaparement direct, en achetant ou en stockant les biens. Avec la création de ces nouveaux instruments financiers, les spéculateurs ont été définis comme étant uniquement les acteurs qui n’ont aucune relation avec le produits réels et ne sont présents que sur le marché des dérivés financiers. L’on considère comme acquis que ceux qui vendent, achètent, produisent ou utilisent les actifs, sont présents sur le marché de dérivés pour se couvrir des risques de fluctuation des prix des produits réels. Ceci amène aujourd’hui à utiliser le terme « d’outils de couverture de risque » comme synonyme de « dérivés financiers ». Cependant, tel que nous le verrons plus tard, cette classification néglige la présence d’un nombre important d’acteurs qui spéculent en toute liberté.

La spéculation aujourd’hui :

La financiarisation croissante de l’économie a entraîné la création de dérivés financiers sur : les hypothèques, les titres de dettes, les taux d’intérêts et les actions, se rajoutant aux marchés de futurs et d’options sur les matières premières (« commodities »). Tous ces dérivés financiers se négocient dans deux espaces : les bourses de futurs (comme le CBOT) également appelées « marchés régulés » ou « marchés organisés » |4|, et dans l’espace “des transactions entre particuliers” (OTC, “Over-the-Counter”). Rappelons que les gouvernements n’ont aucune autorité sur ce dernier et même pas d’informations fiables (Suppan 2008) . Le Graphique suivant montre les types de produits échangés dans l’OTC et leur proportion respective.

Des sommes colossales sont échangées dans ce marché OTC. Elle représente aujourd’hui plus de 10 fois les marchés régulés (voir Graphique 2). À titre de comparaison, le marché OTC représente 10 fois le PIB mondial.

Dans l’OTC, le dérivé financier le plus utilisé est le “swap”. |5| Il s’agit d’un accord entre deux parties où le vendeur se compromet à rémunérer son client selon les variations des prix d’un ou de plusieurs actifs. Dans le secteur des matières premières, les investissements se réalisent à travers des “commodity index SWAP”. Ce sont des swap dont la rémunération est basée sur l’évolution d’un index qu’il est possible d’imaginer comme une sorte de “lasagne” ou “panier” où chaque “couche” ou “ingrédient” se réfère à un contrat de futur d’une matière première. Le Tableau 1 ci-dessous illustre la répartition des produits présents dans les Index les plus importants.

Le vendeur du swap n’a aucune obligation quant à l’utilisation des fonds reçus. Il s’est uniquement engagé à rémunérer son client en fonction de l’évolution du prix des “ingrédients” de l’Index. Dans leur majorité, les commodity index swap sont des contrats où le vendeur s’engage à rémunérer si les prix des “ingrédients” montent. Or, la majorité des gens et des investisseurs ne savent pas comment fonctionnent les marchés de dérivés. Comme nous le rappelle Dizard (2007), en plus des banques, les grands gagnants dans ce cas sont les géants de l’Agrobusiness qui peuvent spéculer à la hausse ou à la baisse sur les marchés de dérivés tout en optimisant leurs gains au travers de leurs activités de commerce des matières premières agricoles.

La spéculation contrôlée par l’Agrobusiness

Même si aux États-Unis, quelques grandes banques ont forcé les régulations des marchés organisés comme la Deutch Bank ou Goldman Sachs, leurs possibilités d’action sont restées encadrées. A l’inverse, les grandes multinationales de l’Agrobusiness n’ont jamais eu aucune limitation sur les marchés de dérivés financiers.

En 1999, il était estimé que Cargill contrôlait déjà 45% du commerce international des grains et ADM 30% (Uk Food Group 2003, 39). Les autres acteurs dominants du secteur sont : Louis Dreyfus, Bunge et Glencore. Leur pouvoir est tel, qu’en augmentant ou en diminuant la demande de ses propres filiales de transformation (agrocarburants, tourteaux…) ou en modifiant l’état de ses stocks, une seule de ces multinationales génère des impacts considérables sur le marché. De plus, elles n’ont même pas besoin de se concerter ou de “conspirer” pour manipuler les marchés. Il leur suffit d’interpréter les actions de leurs concurrentes pour que commence la “danse des éléphants” (Schubert 2002). Alors qu’elles contrôlent le commerce des grains, ce sont les seules entreprises considérées “opérateurs de couverture de bonne foi” qui peuvent parier sans limites à la hausse ou à la baisse sur les plus importants marchés de dérivés financiers où se décident les prix de l’alimention mondiale.

A l’exemple de Cargill, elles ont tout naturellement facilité l’entrée du capital financier dans les marchés de produits alimentaires. Cette multinationale du commerce de matières premières agricoles propose sur son site web aux « fonds de pensions » et aux «  hedge fund » de leur ouvrir les portes des marchés financiers du secteur alimentaire au travers d’une série d’instruments financiers de couverture de risque. Cargill annonce à ce sujet qu’il compte plus de 10 ans d’expérience dans les “commodity index swap” destinés à l’OTC. |6| L’entreprise offre également des produits financiers de spéculation “passive” ou “active” |7|, notamment des swap basés sur les indices suivant : S&P Goldman Sachs Commodity Index, Dow Jones – USB Commodity Index, Custom Index Swaps, Enhanced Beta Index Swaps y Beta + Alpha Index Swaps |8|.

Les multinationales de l’alimentation ont une marge de manœuvre déterminante sur la variation des prix. Elles sont de loin les mieux placées pour maximiser leurs bénéfices, aussi bien sur les marchés financiers que sur les marchés de l’économie réelle. Ceci explique que l’extrême amplitude de la volatilité des prix de l’alimentation ces 5 dernières années ait été synonyme de bénéfices records pour ces entreprises, tel que nous pouvons le voir sur le Graphique 3.

Le marché des dérivés financiers sur les matières premières agricoles ont été pensés et développés pendant la deuxième moitié du 19eme siècle par et pour les quelques intermédiaires monopolistiques de ce contexte d’expansion agricole particulier des États-Unis. A cette époque, les agriculteurs ont été obligé de s’endetter pour acheter les terres qui avait été accaparées durant la première moitié du 19eme siècle par des spéculateurs soutenus par les banques et appuyés par les lois. La majorité des agriculteurs ont du négliger les productions pour les marchés locaux, et développé les productions destinées aux marchés éloignés qui pouvait leur fournir les dollars pour rembourser leurs dettes |9|. Les intermédiaires organisant ce commerce de longue distance ont imaginé ce système de dérivé financiers, où ils sont les mieux placés pour maximiser leurs bénéfices. Même à l’heure actuelle, a peine 10% de agriculteurs des États-Unis participent directement à ces marchés, la majorité se retrouve prisonniers des contrats d’achats avec des intermédiaires comme Cargill, où globalement ils paient pour avoir la sécurité de vendre leurs grains en dessous du prix du marché. (Chantry et Vargas, 2011, 8).

Une critique des marchés de dérivés financiers qui ne date pas d’aujourd’hui 

Depuis le début du 20ème siècle les marchés de futurs ont été source de conflits et de critiques aux États-Unis. Les consommateurs des villes aussi bien que les producteurs des campagnes ont dénoncé ce système de marchés à terme pour leur responsabilité dans l’augmentation ou la chute des prix alimentaires. Les années 20 marquent une période où les coopératives (de consommateurs et de producteurs) tentent de s’organiser pour définir les prix par le contrôle de la production et de la commercialisation. Durant la Grande Dépression, alors que les campagnes sont au bord de la révolte |10| et endurent depuis plus d’une décennie des prix agricoles trop bas, le gouvernement de Roosevelt met en place la première grande politique agricole, considérée comme la première Farm Bill. L’objectif principal de stabilisation des prix est atteint par la mise en place d’actions de contrôle de l’offre (stockage public et quota de production) et de gestion de la demande (aide alimentaire pour les plus pauvres, aide à l’exportation, etc.). C’est aussi durant son mandat que se créent les premières assurances publiques protégeant les producteurs face aux variations des prix.

1936 : une régulation qui légitime les marchés de dérivés

Toujours aux État-Unis, 1936 est l’année de la mise en place de la première loi de régulation réelle des marchés de dérivés financiers : le Commodity Exchange Act. Celle-ci régule les marchés de futurs, et les déclare par la même occasion d’intérêt public. Il est présumé que les marchés de futurs permettent aux “commerçants” (c’est-à-dire les “producteurs, acheteurs, revendeurs et transformateurs” de matières premières agricoles) de « se couvrir » des risques des variations des prix. C’est à partir de cet argument que les limitations du nombre de contrats de futurs qu’il est possible de détenir ne seront appliquées qu’à ceux qui ne commercialisent aucune matière première. Ils seront alors les seuls à «  bénéficier » de l’appellation “spéculateurs”(PSIUSS 2009, 105).

C’est également toute une idéologie qui a été gravée dans le marbre par cette loi de régulation des marchés de futurs. Ainsi, les marchés de dérivés financiers permettraient d’améliorer le fonctionnement des marchés. Ceci parce qu’ils attirent plus de “liquidités” et qu’ils aident à découvrir les prix avec plus de certitude, encourageant en définitive les investissements dans les secteurs qui en ont besoin (meilleure allocation des capitaux pour le bien être général de la société). Au lieu de constituer une réponse politique vis-à-vis de la spéculation, la régulation ne contribue que à sa légitimation.

Trois décennies de dérégulation des marchés agricoles 

Depuis 30 ans, à l’échelle mondiale, toutes les politiques de contrôle des prix des marchés agricoles nationaux ont été supprimées. La Banque mondiale affirmait que la libéralisation de ces marchés allait stabiliser les prix internationaux de l’alimentation (théorie des grands numéros). Chose prévisible, c’est tout le contraire qui s’est produit. Les marchés sont entrés en résonance et sont de plus en plus volatiles |11|. Or, la fluctuation augmente les possibilités de spéculer. Suite à l’éclatement des bulles spéculatives (d’internet en 2000 et surtout des subprimes en 2007) beaucoup de capitaux ont trouvé refuge dans les marchés des matières premières lesquels, par leur présence, amplifient les variations de prix.

«  Il ne s’agit pas de fixer le prix des matières premières. (…) Je suis favorable au marché financier des produits dérivés qui permettent de se couvrir, mais il faut réguler ce marché, (…) » 
M. Sarkozy dans son discours comme responsable du G20 en janvier 2011 |12|.

Actuellement, aucun organisme international ne demande de rétablir des politiques de contrôle des prix pour re-stabiliser les prix de l’alimentation. Pourtant, l’efficacité de ce type de mesures a été prouvée. A l’inverse il n’existe aucune preuve que la régulation des marchés financiers puissent être une réponse efficace vis-à-vis de la spéculation. Bien au contraire, elles ne font qu’accroître la capacité de spéculer des intermédiaires monopolistiques. Cela leurs permet d’augmenter leur contrôle et leur accaparement des profits de l’alimentation et les laisse agir en toute impunité.

Tentative d’imposer les marchés de futurs à toute la planète : le New Deal de M. Sarkozy, du G20 et de la Banque mondiale

C’est d’un véritable New Deal dont le monde a besoin.” 
25 septembre 2007 – M. Sarkozy aux Nations Unies |13|

Ces deux dernières décennies quelques banques d’investissements ont obtenus des “lettres d’exceptions” du CFTC (organisme régulateur des marchés de dérivés financiers aux États-Unis) ce qui leur a permis d’augmenter leur présence sur ces marchés. Dans le cas du marché de blé de la CBOT jusqu’en 2006, six entités financières ont reçu des exonérations de limites. Ces dernières sont passées d’une limitation de 39.000 contrats (équivalant a 5.3 millions de tonnes) à 130.000 (17.5 millions de tonnes) (PSIUSS 2010, 105) |14|.. Ainsi, face aux récentes flambées spéculatives des prix de l’alimentation, beaucoup d’analyses proposent de revenir strictement aux régulations originelles de Roosevelt.

« Ce que les États-Unis ont fait en 1936, l’Europe peut peut-être s’en inspirer en 2011(…) » 
M. Sarkozy le 15 juin 2011 à Bruxelles |15|

Et aujourd’hui il est proposé de développer des marchés de dérivés financiers bien qu’il n’y ait aucune preuve que ceux-ci apportent une solution à la volatilité des prix par la prétendue “couverture” des risques des prix.

Face à la volatilité des prix : plus de spéculation dans les marchés de dérivés financiers

La Banque Mondiale (BM) annonçait le 11 juin 2011, la mise en place d’un nouveau produit de gestion de risques « pour aider les producteurs et les consommateurs de denrées alimentaires dans les pays en développement à faire face à la volatilité des prix ». Et elle nous rappelait, que cela faisait partie des projets du G20 à quelques jours de la réunion de ce dernier. La BM précise également que « ce produit, le mécanisme de gestion des risques associés aux prix des produits agricoles (APRM), sera lancé dans un premier temps par l’IFC, l’institution du Groupe de la Banque mondiale qui s’occupe du secteur privé, et par la banque d’investissement J.P. Morgan. » |16|

L’IFC dont le Vice-président actuel Peter Woicke a travaillé 30 ans chez J.P. Morgan |17|, décrit un peu plus en détail les objectifs de ce projet dans son document Le Secteur Privé et la Sécurité Alimentaire Mondiale. Créer des opportunités où elles sont les plus nécessaires |18|. Basé sur le constat que les instruments de couverture des risques des prix , les futurs, les options, les swap et autres contrats ne sont pas toujours accessibles dans les pays émergent, l’IFC se propose d’encourager les institutions financières (c’est-à-dire en grande partie l’ agrobusiness) en partageant leurs risques pour que ces dernières développent ce genre de produits pour les producteurs et les consommateurs de ces marchés.

Comme l’IFC le résume, c’est « un programme qui fait partie de la stratégie générale d’augmenter les investissements de l’agribusiness dans les marchés émergents. » |19|.

Les marchés de dérivés financiers : Outils de couverture des risques ou de spéculation ? Comme l’explique l’économiste libérale Hieronymous (PSIUSS 2009), les futurs (ou dérivés financiers) ne sont pas une assurance, mais permettent uniquement de spéculer sur la variation des prix dans les marchés financiers et les marchés de l’économie réelle. Il n’y a pas de différence de stratégie entre ceux qui prétendent “se couvrir” et ceux habituellement appelés « spéculateurs ». Tous essayent de maximiser leurs bénéfices. Formulé autrement : c’est en spéculant sur les changements relatifs des prix des deux marchés que l’on se « couvre des risques ».

Les marchés de dérivés financiers permettent-ils un meilleur fonctionnement des marchés ? En 1941, le Ministère de l’Agriculture des États-Unis (USDA) publiait les résultats d’une étude de M. Hoffman sur le prix des céréales et les marchés de futurs entre 1923 et 1938. Les conclusions : les plus importants acteurs du marché de dérivés décident des prix des marchés |20|.

Hildyard (2011) affirme que le bon fonctionnement du marché est en réalité le fonctionnement d’un système au service des intérêts privés, qui légalise et légitime le fait que quelqu’un puisse accumuler de la richesse au détriment d’autres personnes. A partir de cela, nous ratifions : oui, les dérivés financiers améliorent le fonctionnement du marché. Cependant, il conviendrait plutôt de conclure que les dérivés financiers renforcent le caractère non démocratique de l’économie de marché. Ces mécanismes d’« outils financiers de couverture des risques » renforcent non seulement les possibilités de l’agro-industrie de s’enrichir mais également de déterminer les prix de l’alimentation et par conséquent leur donne toujours plus de pouvoir de décision sur l’utilisation même des ressources et des matières premières agricoles de la planète. Ces outils spéculatifs permettent actuellement à l’agro-industrie avec l’appui du capital financier de destiner toujours plus de récoltes vers la production d’agrocarburants. On peut être sûrs : boire, manger, ou conduire les marchés ne nous laisse pas choisir.

Les projets de la Banque mondiale et du G20 ne visent pas à donner des outils aux agriculteurs des pays émergents face à la volatilité des prix. Les possibles régulations dont parle M. Sarkozy cherchent encore moins à en finir avec la spéculation. Bien au contraire, nous assistons à une ampliation à l’echelle de la planète d’un modèle où la spéculation dans un marché sans contrôle des prix se trouve légitimée. C’est une spéculation organisée pour les multinationales de l’agriculture et de l’alimentation dont la forme la plus avancée de contrôle de l’alimentation s’étend à l’accaparement des terres. En effet, dès 2008, une armée de fonds d’investissement, de fonds de capitaux privés, fonds de couverture et d’autres, ont commencé un achat avide de terres agricoles dans plusieurs pays (GRAIN 2008b). L’agrobusiness participe activement dans cette nouvelle tendance du capital financier visant à spéculer sur la terre. La création par Cargill de Black Rivers l’illustre |21| mais l’appui de la Banque Mondiale aussi |22|.

En reprenant le concept de Samir Amin de « l’impérialisme collectif » |23| on comprend que le G8 / G20, avec l’appui de la Banque Mondiale veulent mettre en place un ordre commercial agricole sur l’ensemble de la planète. L’importance géostratégique des aliments, justifie bien quelques « régulations » pour assurer une « expansion par accaparement » de leurs monopoles capitalistes de l’agrobusiness.

Dans le cadre des luttes globales actuelles, notament dans la perspective de la souveraineté alimentaire, il est crucial de se battre pour des politiques agricoles et alimentaires où la population puisse définir démocratiquement ce dont elle a besoin, déterminer qui se charge de la production, comment et à quel coût. Cela passe notamment par un contrôle démocratique des prix alimentaires à l’inverse des mécanismes de marché et de ces artéfacts spéculatifs que sont les marchés de dérivés financiers.

 

Références bibliographiques

BIS – Bank of International Settlements. Quarterly Review. Décembre 2010. Disponible sur : http://www.bis.org/publ/qtrpdf/r_qt…

Boussard J.-M, Gérard F, Piketty M.-G. Libéraliser l’agriculture mondiale ? Théories, modèles et réalités. Montpellier : CIRAD, 2005

Chantry, O. et Vargas, M. Navegando por los meandros de la Especulación Alimentaria, Informe ODG para Mundubat y GRAIN. Février 2011. Disponible à : http://www.odg.cat/documents/public…

Dizard, J. “Goldman Sachs and its magic commodities box” [En línea]. Financial Times, 5 de febrero de 2007 [Consulta : 10 de marzo de 2011]. Disponible en : http://www.gata.org/node/4787

GRAIN. “Crise alimentaire : le commerce de la faim”. Avril 2008a Disponible sur : http://www.grain.org/articles/?id=40

— -“¡Se adueñan de la tierra ! El proceso de acaparamiento agrario por seguridad alimentaria y de negocios en 2008”. Octobre 2008b. Disponible sur : http://www.grain.org/briefings/?id=214

— - “Las corporaciones siguen especulando con el hambre”. Avril 2009. Disponible en : http://www.grain.org/seedling/index…

Hildyard, N. “Presentation to Food Speculation Workshop”. The Corner House. Documento mecanografiado. Bruselas : 20 de septiembre de 2010.

Lines, T. Speculation in food commodity markets [En línea]. Abril de 2010 [Consulta : 2 de marzo de 2011]. Disponible en : http://www.tomlines.org.uk/Speculat…

PSIUSS – Permanent Subcommittee on Investigations of the Unided States Senate. The role of Market Speculation in Rising Oil and Gas Prices : A need to put the cop back on the beat. Staff Report. Juin 2006. Disponible sur : http://levin.senate.gov/newsroom/su…

— - Excessive Speculation in the Wheat Market. Majority and Minority. Staff Report. Juin 2009 . Disponible sur : http://levin.senate.gov/newsroom/su…

Schubert, R. “Bunge seeks bigness”. CropChoice, 3 septembre 2002. Disponible sur : http://www.cropchoice.com/leadstry8…

UK Food Group. Food Inc. Corporate Concentration from Farm to Consumer. Octobre 2003. Disponible à : http://www.ukfg.org.uk/docs/UKFG-Fo…

notes articles:

|1| Allocution du Président de la République à l’occasion de la Conférence de la Commission européenne sur les matières premières Bruxelles — Mardi 14 juin 2011 http://www.elysee.fr/president/les-…

|2| Les transactions auxquelles cette loi (sur la Bourse des matières premières de 1936) fait référence, sont de portée nationale et internationale et sont d’intérêt public en apportant des moyens pour une gestion et une appréhension des risques adéquates (…),ou en apportant une information plus approfondie sur l’évolution future des prix via le commerce sur un marché qui comporte plus de liquidité, de justice et de sécurité financière. » Source : loi de la Bourse sur les matières premières [Commodity Exchange Act, 1936], Cette loi peut être comprise comme un arbitrage entre les pressions populaires dans une période de fortes luttes sociales et celles du capital.

|3| Sources : wikipedia, http://es.wikipedia.org/wiki/Especu… consulté le 9 juillet 2011

|4| Par exemple pour les matières premières agricoles, entre les principales bourses organisées se trouvent actuellement : Chicago Mercantile Exchange – CME, NYSE Euronext (Londres y París), RMX (Hannover), Tokyo Commodity Exchange, Dalian Commodity Exchange (China), ROFEX (Rosario, Argentine), Multi Commodity Exchange (Mumbai), South African Futures Exchange – SAFEX.

|5| Il est intéressant de noter que le “Swap” est une création de 1981 issue d’une collaboration entre IBM et la Banque mondiale.

|6| Voir : http://www.cargill.com/company/busi…

|7| Les investissements “passifs » suivent l’évolution des index, alors que les “actifs” permettent à l’investisseur de définir et changer continuellement sa “stratégie”.

|8| En général, tout peut aussi être transparent, le Groupe Louis Dreyfus annonce en effet sur son site web qu’il joue sur ces marchés (voir : http://www.ldcommodities.com/-Finan…).

|9| http://www.sparknotes.com/history/a…

|10| En janvier 1933, le président de l’organisation d’agriculteurs -traditionnellement la plus conservatrice- prévenait le Sénat que si rien n’était fait pour les agriculteurs américains, il y aurait une révolution dans les campagnes dans moins de 12 mois (Agricultural Adjustment Relief Plan : Hearings on H.R. 13991 before the Senate Committee on Agriculture and Forestry, 72nd Cong., 2nd Session p. 15, 1933) cité dans S. Doc. 105-24 The United States Senate Committee on Agriculture, Nutrition, and Forestry : 1825-1998 Members, Jurisdiction, and History, Chapter 4 : Crisis and Activism : 1929-1940 http://www.access.gpo.gov/congress/…

|11| Boussard, Gérard et Piketty (2005) nous rappellent comment en supprimant les barrières douanières entre les marchés, les différentes fluctuations des prix entrent en « résonance », contrairement à ce que la théorie classique des « grands numéros » affirmait.

|12| « G20 : Sarkozy s’en prend aux spéculateurs » 25/01/2011. Le Figaro http://www.lefigaro.fr/conjoncture/…

|13| « Nicolas Sarkozy appelle à la fondation d’un nouvel ordre mondial pour le XXIème siècle » http://www.un.org/apps/newsFr/story…

|14| Une proportion non négligeable dans un marché de dérivés qui représente 60 millions de tonnes (voir : http://www.cftc.gov/dea/futures/ag_…, et Chantry et Vargas (2011, 12)

|15| Allocution du Président de la République à l’occasion de la Conférence de la Commission européenne sur les matières premières Bruxelles — Mardi 14 juin 2011 http://www.elysee.fr/president/les-…

|16| http://web.worldbank.org/WBSITE/EXT…

|17| http://www.ifc.org/ifcext/french.ns…

|18| The Private Sector and Global Food Security, Creating Opportunity Where It’s Needed Most

|19| Voir également : La Banque mondiale doit arrêter de prêter de l’argent aux accapareurs de terres,

|20| USDA, Grain Prices and the Futures Market : A 15-year Survey, 1923-1938, Technical Bulletin No. 747, January 1941 (G. Wright Hoffman, consulting economist). (PSIUSS, 2009 p.153)

|21| Voir ; http://farmlandgrab.org/post/view/12941 et http://farmlandgrab.org/post/view/18486 et http://www.grain.org/fr/article/ent…

|22| Voir : La Banque mondiale doit arrêter de prêter de l’argent aux accapareurs de terres

|23| Voir par exemple : « Capitalisme transnational ou impérialisme collectif ? », Samir Amin dans Recherches Internationales, janvier-mars 2011

Cet article a été publié le août 20, 2011

 

http://resistance71.wordpress.com/2011/08/20/oligarchie-financiere-comment-la-speculation-et-les-marches-derives-crees-artificiellement-et-pour-le-profit-famines-et-misere/

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20 août 2011 6 20 /08 /août /2011 14:38

Accord sur la dette américaine : Les peuples du monde en sursis

 

« Le communisme c’était l’exploitation de l’homme par l’homme. Le capitalisme c’est exactement le contraire »
Henri Jeanson realisateur

 

Il y a une semaine, le sort peu enviable du peuple grec – qui subit un nième plan d’austérité- tenait en haleine l’Europe. Ce qui a fait dire au ministre des Finances italien Giulio Tremonti, le 15 juillet 2011 : « En Europe, nous avons un rendez-vous avec le destin. C’est la politique et non plus la finance dont nous pouvons attendre le salut. Les politiciens ne peuvent plus commettre d’erreurs. Comme sur le Titanic, même les passagers de première classe ne sont pas à l’abri. » . In extrémis une solution bancale ou plutôt un sursis fut trouvé. On renfloue le gouvernement grec qui fera face à ses obligations en payant sa dette et en augmentant l’endettement de l’Etat . On le voit la situation des pays européens est comparable au Titanic dont les constructeurs avaient assuré qu’il était insubmersible !!!!

En France, l’annonce par François Fillon d’un budget pour 2010 avec le déficit record de 81,5% du PIB a provoqué de nombreuses réactions. Ce qui a fait dire à Benoît Hamon le 27 septembre la France « est ruinée » Cependant en terme d’endettement, la France est dans la moyenne des pays industrialisés. (Etats-Unis, 91,5%, Grèce 108 % Italie 116%) (1)

Un autre « Titanic » est en train de prendre eau ; Il s’agit des Etats-Unis dont on découvre le déficit abyssal : 14000 milliards de $. On nous dit que s’il n’ya pas d’accord entre les Républicains et les Démocrates Le monopole économique mondial des Etats-Unis touche à sa fin, croit savoir le directeur de l’Association des banques russes Garaguin Tossounian. Les Etats-Unis sont sur le seuil du défaut de payement. Selon la directrice du FMI, toute économie mondiale sentira les conséquences. Le système financier global est pris en otage par des querelles politiques du congrès américain.(2)

L’origine des malheurs du monde

L’origine de tous les problèmes remonte au 15 aout 1971. Sortant exsangue du Vietnam Les Etats-Unis on fait fonctionné la planche à billets pour financer la guerre, de plus c’était l’époque des trente, l’économie européenne mais aussi japonaise concurrençait sérieusement les Etats-Unis. Seule solution briser la relation or –dollar. Le Président Nixon décidait de ce fait, unilatéralement de suspendre la convertibilité du dollar en or à un prix fixe. Il abandonne l’étalon or, il n’y a plus de contrepartie métallique à la monnaie émise. L’argent n’aura dorénavant que la valeur de la confiance qu’on lui accorde ! Entériné par "les accords de la Jamaïque" en 1976, qui marque la mort de Bretton Woods, et la capitulation des états devant le dieu-dollar, sans étalon, sans surveillance, aux mains des mafias bancaires et financières. La suppression de "l’étalon or" permettant alors aux banques privées de la première puissance mondiale, de faire tourner la planche à billets (image, puisque l’argent n’est plus qu’un jeu d’écritures, et une création ex nihilo), plus que jamais dans l’histoire.

À partir de cette date, la Réserve Fédérale des États-Unis ne garantit plus la conversion de ses crédits contre une quantité certaine de métal. Si les Etats avaient le droit de battre monnaie (ce qui me parait être la moindre des choses), en fixant la valeur de cette monnaie papier à un actif bien réel (l’or, oui), alors les Etats et les peuples seraient indépendants et pourraient créer de l’argent pour financer l’économie réelle, celle qui nous fait vivre : agriculture, industrie manufacturière etc... La création abusive serait naturellement limitée par les risques d’inflation et de dévaluation monétaire

Observant que quand l’économie tourne au ralentit les Etats ont du mal à se financer via les moyens internes classiques (taxes), et qu’ils ont donc du mal à rembourser lesdits établissements privés, ces derniers, dans leur grande mansuétude, décident de leur accorder des découverts, la désormais célèbre Dette. Bien entendu un découvert n’est jamais gratuit, donc il s’agit de racler quelques intérêts de plus qui seront calculés sur la base d’une note attribuée par une agence de notation auto-proclamée…

L’origine de la dette américaine et la fuite en avant des Républicains

Pour l’économiste Georges Hugeux La manière dont les Républicains ont géré leur majorité a la Chambre des Représentants fait du Congrès celui de la honte pour les Etats-Unis. Le plan Boehner est passé à la Chambre, malgré le fait que 22 Républicains ont suivi les Démocrates dans un vote négatif. Le rejet par le Senat était prévisible. Entre les deux plans, deux différences essentielles : Les Républicains ne veulent pas réduire les dépenses militaires liées aux guerres d’Irak et Afghanistan (1.200 milliards de dollars dans le plan démocrate) et ils ne sont pas disposés à donner une autorisation qui aille au-delà de l’élection présidentielle. Ils veulent a tout prix faire de cette question un enjeu électoral.(3)

« Le déficit budgétaire est trop élevé, mais le refus d’augmenter les impôts des plus fortunés, de toucher au budget exorbitant de la défense, et de maintenir les privilèges de certaines entreprises -alors que les Démocrates avaient commencé à toucher à certains avantages sociaux- est irresponsable.(...) Le seul abandon des privilèges de l’ère Bush, diminuerait à terme la dette publique américaine de 2.000 milliards de dollars, selon une étude publiée par JP Morgan ce vendredi 29 juillet . Il s’agit ici de donner au Gouvernement la possibilité de « payer ses factures » comme le disait le Président Obama hier. L’hypocrisie est totale : on vote un budget et on bloque les autorisations d’emprunt de ce budget. Ce double langage est proprement scandaleux.

Faut-il rappeler que dans les 14.000 milliards de dollars de dette publique la seule guerre en Irak atteint un montant de 3.000 milliards de dollars ? Que la guerre en Afghanistan représente plus de 1.000 milliards ? Ce faisant les Etats-Unis risquent de s’empaler sur leur propre sabre, et la réaction de Wall Street a enfin commencé a faire savoir au Congres que plus personne n’accepte cette attitude ». « Je suis convaincu conclut l’économiste Georges Hugeux que, tant en Europe qu’aux Etats-Unis, nos dirigeants politiques et les élus du peuple ont perdu leur compas. Rivés plus que jamais sur leurs échéances électorales et maladives des sondages, Ils sont devenus incapables de prendre des décisions cohérentes. (…) Plus que jamais, des deux côtés de l’Atlantique, c’est le fonctionnement des institutions démocratiques qui est menacé par une politisation à outrance qui ignore le bien-être général et ne cherche que sa propre satisfaction narcissique et électorale. Même si, en fin de compte, le problème se résout, une partie du dommage est irréversible ».

Pour rappel, chaque année les deux chambres et la Maison Blanche doivent décider du relèvement du plafond de la dette. L’enjeu est double : 1) un enjeu électoraliste. 2) un enjeu politique décisif Le plan Obama vise la fin des avantages fiscaux au profit d’un développement moins « brouillon » des infrastructures publiques du pays, ce qui nécessite un assainissement drastique des finances publiques (les avantages fiscaux coûtent moins cher qu’un tel changement structurel de l’investissement public). L’enjeu est donc de taille : Il s’agit d’un changement en profondeur de la société nord-américaine.

14 000 milliards en effet… mais ce nombre est à rapprocher des 4000 milliards de $ échangés quotidiennement sur les marchés des changes…Environ 10 fois la création de richesses réelle C’est peut-être le début du « déclin de l’empire américain » : lourd endettement, difficulté à s’entendre sur la répartition du financement, budget militaire insoutenable, ces difficultés structurelles réclament des révisions déchirantes. Il ne fait aucun doute que les États-Unis et l’économie mondiale s’acheminent vers des jours bien sombres, si un accord n’est pas trouvé rapidement pour relever le plafond de la dette. Mais il est possible qu’un tel accord ne soit pas suffisant pour leur permettre d’éviter le pire.

S’il n’y avait plus d’accord, le scenario le plus vraisemblable est d’abord une chute des Bons du Trésor a des niveaux difficiles a évaluer. Ceux-ci vont provoquer une hausse massive et littéralement en panique des taux d’intérêt, l’effondrement de Wall Street, et un effet de contagion. Paradoxalement, la hausse des taux soutiendra la valeur du dollar qui n’a plus grand chose a perdre. Les Américains voteront peut être une augmentation du plafond de la dette, mais la question se reposera l’an prochain, vu que leur note AAA est déjà perdue. Qui aura le courage de se tirer une balle dans le pied pour le bien commun ? Le monde aujourd’hui a besoin de martyrs politiques.

Alors que le monde entier a les yeux rivés, écrit J. Chetrit du Nouvel Obs. sur l’échec des parlementaires américains à parvenir à un accord sur le relèvement du plafond de la dette à quatre jours de l’échéance fixée au 2 août, démocrates et républicains sont englués dans des batailles politiques. "Il est temps de rendre le compromis prioritaire sur les intérêts des partis", avait sommé le président démocrate Obama. "Le plan choisi doit obtenir le soutien des deux partis qui ont été envoyés ici par les électeurs américains, pas seulement celui d’une faction "a t-il ajouté. Ce rappel à l’ordre survient après le report du vote d’un plan de relèvement du plafond de la dette, dépassé en mai, proposé par le porte-parole républicain de la Chambre des représentants John Boehner, symbole du blocage politique autour de cette question ».(4)

Ce plan, fruit de nombreuses concessions d’Obama sur la question de la hausse de la fiscalité ou la réduction du déficit public, n’a pas réussi à convaincre la frange conservatrice des élus républicains issus du Tea Party, ces "congressional freshmen" comme les médias les appellent, qui ont intégré le Capitole après les élections de mi-mandat en novembre 2010. (…) Derrière le relèvement du plafond de la dette se profilent des restrictions du budget fédéral et une réflexion sur le rôle de l’Etat en matière d’action sociale notamment ».(4)

Pour compliquer encore plus la situation, l’agence de notation Moody’s a précisé qu’elle donnait aux Etats-Unis plus d’une chance sur deux de conserver la note "Aaa" attachée à leur dette publique, en cas de désaccord persistant sur le relèvement du plafond. Vendredi, Barack Obama avait exhorté le Congrès à sceller un compromis pour éviter un défaut de paiement des Etats-Unis, alors que le Sénat a rejeté un texte des républicains de la Chambre pour relever le niveau d’endettement autorisé et pris des mesures pour pousser son propre plan. (5)

Les fondements de la crise financière des pays occidentaux.

Si l’Europe et les Etats-Unis ont toujours été à l’abri d’une banqueroute, cela est du à plusieurs facteurs. La force de leur industrie, le contrôle des institutions internationales et la possibilité pour les Etats-Unis de jouer sur la valeur du dollar ne faisant fonctionner la planche à billets pour répondre à ses obligations. Nous sommes loin de la parité de Bretton Woods : 1dollar égal 1 gramme d’or soit 33dolalrs pour une once d’or. Depuis que Nixon en juillet 1974 a décidé de changer la parité au gré des intérêts américains, nous sommes actuellement à 1620 dollars pour la même once d’or qui devient de plus en plus une valeur refuge

« Depuis des mois, écrit l’économiste Georges Hugeux les Etats-Unis et l’Europe tentent de gérer une crise budgétaire et de l’endettement. Jamais dans l’histoire de l’après-guerre économique et financière les risques d’explosion systémique de l’économie mondiale n’ont été aussi élevés. C’est une véritable conflagration que nous risquons, si un sursaut de dernière minute des dirigeants politiques du monde occidental ne permet pas d’éviter une collision frontale entre un risque de défaut des Etats-Unis et un risque de défauts en cascade en Europe. La gestion lamentable des deux cotés de l’Atlantique a une caractéristique commune : nous tentons désespérément de croire que nous allons résoudre des décennies de laxisme budgétaire sans peine. L’enjeu est bien plus grave. Il s’agit d’ajuster notre train de vie à nos moyens. Il suffit de passer une semaine en Chine, comme je viens de le faire, pour se rendre compte de ce qui est devenu un Occident qui a perdu son dynamisme et sa confiance ».

« Le Président venait à la table avec une proposition de réduction de la dette publique d’un montant de 4.000 milliards de dollars. Il envisageait les réductions les plus draconiennes dans la couverture des soins de sante et l’éducation jamais envisagées par un Président démocrate. Mais il ne peut accepter une telle reculade que si une partie des réductions ne provient pas des « nantis ». Il ne s’agit pas seulement des fortunes colossales amassées par les milliardaires américains. Ce qui est également visée est la fin de subsides colossaux payés par l’Etat américain à l’industrie pétrolière, de la défense et de la finance. (…) »

La dissuasion des créanciers notamment de la Chine

Dans la plus pure tradition chauvine, des scénarii catastrophiques ont été élaborés en cas de non accord. Le principal créancier des Etats-Unis est, on l’aura compris, La Chine possède a elle seule 900 Mds $, soit environ 20% des bons du trésor américains détenus par des pays étrangers (environ 4300 Mds $). En 2011, la Chine, à deux reprises, cédé une partie de ses bons du trésor US. Dans le même temps, elle tente d’installer le yuan comme monnaie d’échange de référence sur l’Asie, remplaçant ainsi le dollar. Ces deux faits démontrent que la Chine a une confiance très limitée dans la capacité des américains à honorer leurs engagements. De plus, la Chine semble anticiper une grave crise monétaire mondiale ayant pour origine une dévaluation du dollar qui serait une des voie possibles (au mieux) de sortie de crise pour les américains. comme on dit « Et pendant ce temps là les Chinois travaillent ».

On dit souvent « Si tu dois cent mille euros à ta banque, tu es fichu – Si tu lui dois dix millions, c’est elle qui est fichue ». Pour les vat-en guerre , il y a moyen de démolir la Chine A qui profite l’énormité de la dette US entre les mains des chinois ? Un défaut de paiement des US mettrait les Bons du Trésor à une valeur nulle, créant ainsi un « tsunami financier » sur la Chine. Ce serait un acte de guerre « soft », mais pas forcément plus tordu que ceux initiés par les US pour ruiner l’URSS. Détruire le moteur économique du PC chinois se solderait sans doute par une guerre civile qui redonnerait de la prospérité au monde occidental. Les Chinois ont tout compris . Mao disait à juste titre que la Chine est le seul pays au monde capable de perdre 300 millions d’hommes au combat… Avis aux amateurs.

S’agissant du scénario élégant de « destruction » de la Chine, rien n’est moins vrai ! D’abord, la dette occidentale pèse peu sur l’économie chinoise : si leurs bons du Trésor américains valaient demain 0 (hypothèse extrême), c’est comme s’ils avaient 1000 milliards de dollars d’impayés sur d’anciennes factures. C’est l’équivalent de 2 mois de production de la Chine (de PIB), mais ça n’empêchera pas les usines de tourner. Les exportations de la Chine ne représentent « que 25% » de sa production. Renoncer au marché européen et américain serait absorbé en 2 ans de croissance de la demande intérieure, au rythme actuel.

Par contre un pays comme l’Algérie qui a placé une grande partie de ses avoirs en bons du trésor – qui voit d’une façon inexorable s’effriter leur pouvoir d’achat-malgré les satisfécits des argentiers- risque de connaître de sérieux ennuis si les bons venaient à être dévalorisés. N’aurait il pas été plus sage de moins pomper de pétrole en limitant l’extraction à nos stricts besoins, et de convertir une partie de ces dollars actuels en or ? Il faut savoir qu’en une année l’or a gagné 20 % passant de 1450 $ à 1620 $ l’once !

L’Amérique sauvée de la cessation de paiement

Aux dernières nouvelles le chef de la majorité démocrate du Sénat américain, Harry Reid, a annoncé samedi soir des avancées dans les négociations avec la Maison Blanche Une des propositions serait que le plafond de la dette, actuellement de 14.294 milliards de dollars, soit augmenté de 2.800 milliards de dollars. Cependant les républicains réclament des baisses d’impôts et des réductions budgétaires drastiques. De l’autre, les démocrates veulent accompagner la rigueur budgétaire d’efforts fiscaux de la part des plus riches.

Cerise sur le gâteau on apprend que Apple a plus de liquidités que les Etats-Unis. La puissance financière semble clairement du côté des entreprises plutôt que des États. Illustration de l’état désastreux des finances américaines, le nouveau numéro un des smartphones, Apple, dispose de près de 76 milliards de dollars de liquidités et les États-Unis, de 73 milliards. Cette somme représente ce que la première puissance économique mondiale peut encore dépenser avant d’atteindre la limite de la dette fixée par les parlementaires américains (14.294 milliards de dollars).

Apple vient de réaliser un trimestre record avec des hausses de 125% de son bénéfice et de 82% de ses revenus. Avec une capitalisation boursière de 362 milliards de dollars, le groupe « à la pomme » s’affiche comme la deuxième plus riche entreprise du monde en Bourse derrière le pétrolier Exxon Mobil et ses 395 milliards de capitalisation boursière. « L’une des raisons pour lesquelles les entreprises mettent autant d’argent de côté est qu’elles veulent se mettre à l’abri financièrement face aux incertitudes entourant les finances américaines », affirme Laurie Simon Hodrick, professeur à l’université de Columbia. Le trésor de guerre des entreprises américaines serait estimé à 1200 milliards de dollars.(6)

C’est dire si la première puissance au monde en tant qu’Etat est vulnérable comparativement aux multinationales. Cette logique de l’abîme veut que tout, absolument tout devrait être privé. Un état ne devrait rien faire d’autre que s’occuper de s’assurer que « l’ordre » (police, et armée ) puisse perpétuer l’ordre établi par les puissants qui ne veulent pas de l’Etat comme le martelait Reagan : « le problème c’est l’Etat ». La gestion des départements ou des régions, l’éducation, les hôpitaux, les transports en commun... Tout devrait être privé pour le plus grand bonheur des puissants. Il n’est pas étonnant de ce fait, que l’éducation des enfants soit payée par les gains du loto à défaut de moyens de l’Etat fédéral !

Est-ce une victoire ou une défaite pour Obama ?

Pour Paul Krugman le prix Nobel d’économie 2008, c’est une défaite Alors que les investisseurs célèbrent l’accord entre Démocrates et Républicains sur le relèvement du plafond de la dette par une reprise sur les marchés, le célèbre chroniqueur économique du New York Times, Paul Krugman, fustige ce lundi 1er août ,lit-on sur le site Challeng.fr une "capitulation" du président Barack Obama et prédit des conséquences désastreuses sur l’économie américaine. "L’accord, compte tenu des informations disponibles jusqu’à présent, est un désastre, et pas seulement pour le président Obama et son parti. Il causera des dommages à une économie déjà en crise. Cela va probablement aggraver, et non améliorer, le problème de déficit des Etats-Unis sur le long terme", s’inquiète le Prix Nobel d’économie 2008. Et de prédire plusieurs années de déclin pour l’activité américaine. Très dure avec le président, il y voit une capitulation :"Les termes de l’accord s’apparentent à une abjecte capitulation de la part du président. D’abord il va y avoir de grosses coupes dans les dépenses mais aucune augmentation des recettes. Ensuite, une commission spéciale du Congrès rendra un avis sur les réductions budgétaires supplémentaires à envisager. Et si ces recommandations ne sont pas acceptées, il y aura automatiquement des coupes supplémentaires", s’insurge celui qui vilipende souvent la politique du président américain depuis son élection.(7)

Paul Krugman, pense que ce scénario n’était pas inéluctable. Le président américain n’a pas su anticiper les problèmes de la dette américaine, selon l’économiste. Le président des Etats-Unis "aurait dû dès décembre demander un relèvement du plafond de la dette". Au final, c’est bel et bien le président Obama qui s’est retrouvé pris en otage, forcé de négocier et d’abdiquer au profit des "extrémistes de l’aile droite politique" Alors que l’accord prévoit une réduction des dépenses de 2.500 milliards de dollars, l’économiste tance la rigueur budgétaire. "La pire chose que vous puissiez faire dans ces circonstances est de réduire les dépenses du gouvernement, car cela aggravera encore plus la dépression économique. "Ceux qui demandent aujourd’hui des coupes dans les dépenses sont comme les docteurs du Moyen-âge qui traitait les malades en les saignant, les rendant au final encore plus malades. "Ne vous y trompez pas, nous assistons ici à une catastrophe sur plusieurs niveaux". (7)

Nous voilà avertis ! Nous sommes en sursis ! Le déficit abyssal américain de 14 0000 milliards de dollars est à comparer avec le milliard de dollars que la communauté internationale n’a pas ou est incapable de mobiliser pour sauver les 12 millions de « damnés de la terre » Somaliens et Erythréens. Non ce monde n’est pas juste, il doit moralement changer.

Professeur Chems eddine Chitour
Ecole Polytechnique enp-edu.dz

 

 
P.S.
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19 août 2011 5 19 /08 /août /2011 19:50

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Rumeurs faillites font le tour du monde. Banques de l'Europe du Sud. Krach boursier sur les titres se progage dans le monde entier

 

 

Krach bancaire: Vers une nationalisation des banques


Jeudi, 18 Août 2011 15:20


De nouvelles rumeurs de faillites bancaires en cascade font le tour du  monde. Dans le viseur, les banques de l'Europe du Sud. Un krach boursier sur les titres bancaires se progage dans le monde entier. L'or est à son record. - Sommes-nous à la veille de la nationalisation des  banques?

 

Michaela Heine pour news 26

La guerre psychologique conduite par les américains contre la zone Euro continue. La Fed a aujourd'hui délibérément propagé des rumeurs selon lesquelles d'importantes banques européennes seraient en grand danger. C'est en particulier le marché interbancaire qui serait - comme en 2008 - menacé  d'effondrement,  rapporte le Wall Street Journal.

Que les banques de l'Europe du Sud soient face au précipice n'est pas nouveau. Ce qui est nouveau en revanche est la prétendue préoccupation  de la Fed concenant un risque de contagiion mondiale avec une préoccupation particulière pour leurs propres institutions financières. Celles-ci seraient elles-mêmes menacées de l'abîme du fait du déséquilibre des banques de l'UE du sud.

L'élite financière américaine verse à nouveau de l'huile sur le feu de la crise de l'euro. Ceci n'est bien évidemment rien d'autre qu'un acte de pure distraction - c'est en effet aux Etats-Unis que la crise du système monétaire a conduit jusqu'à présent plus de 400 banques à la faillite -  parmi lesquelles peuvent être citées les plus grandes institutions du pays.

Il n'est certainement pas faux de supposer que les institutions financières américaines ont de l'eau jusqu'au cou. On ne peut plus à présent cacher l'extrème gravité de la situation.

En Europe aujourd'hui, les suspects habituels sont sur le gril. Les cours des banques s'effondrent, particulièrement les italiennes et les françaises. On se rappelle des rumeurs concernant le domaine bancaire de la semaine dernière, qui ont été démenties ausstôt.

Malheureusement, l'expérience des dernières années montre que toutes les rumeurs se sont finalement réalisées, particulièrement celles concernant les faillites bancaires. Le pire est  donc à craindre.

Finalement la nationalisation des banques risque d'être la seule issue pour tenter de remettre, dans un acte final, le système monétaire à flot. On peut facilement imaginer ce qu'il adviendrait alors des finances d'Etat: la faillite risque d'être inévitable et s'ensuivrait alors une réforme monétaire.

Ce sont les véritables raisons pour lesquelles l'or se précipite vers des sommets. Les initiés du système monétaire et bancaire savent  depuis longtemps qu'il n'y a pas d'autre issue, ils sont d'ailleurs eux-mêmes la véritable  force motrice de la hausse du prix de l'or.

La situation va empirer puisque l'année 2012 est menacée d'une récession mondiale. Alors les banques seront assises sur leurs montagnes de dettes pendant que la solvabilité des emprunteurs s'éffondrera de façon spectaculaire. Un clou supplémentaire dans le cercueil des banques: l'accérération à l'avenir de la vente des valeurs financières.

 

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http://www.news-26.net/econmie/944-krach-bancairevers-une-nationalisation-des-banques.html

 

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Chuttt !!! Ne dites rien à personne…

Hier sur TF1, black-out total sur la rechute du CAC et sur l’envolée de l’or…

On nous a plutôt servi l’ ALERTE !!! A LA CANICULE (35° attendu alors que certaines valeurs approchent les -35% en 15 jours de mauvais temps)…et…10 MILLIARDS de terriens d’ici à la fin du siècle (sans nous dire au passage si tout le monde pourra manger sur cette planète).

Ce défaut d’information sent la consigne téléphonée……de qui ?……suivez mon regard…

Signé, Le Fantôme de Brongniart

 
27 Comments

Publié par le 19 août 2011 in Non classé

 

Trader Noé – Flash BNP

BNP reste malheureusement orienté dans une tendance très baissière. Les prochains supports sont à 28 – 22 – 17 euros. Sous les 17 euros, restez extrêmement vigilant.

 

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