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19 août 2011 5 19 /08 /août /2011 19:21

http://www.lavoixeco.com/stories/image250x00/mediastore/VDN/A2010/M05/une-bataille-est-gagnee-la-crise-demeu-425284.jpg

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Vers une crise de liquidité en Europe ?
Extraits (voir le post complet sur le site)

Publié le 19-08-11 Le Nouvel Observateur avec AFP     

 

Les banques européennes déposent leurs surplus de liquidité dans les coffres de la Banque centrale européenne et limitent les prêts entre elles.

Les banques européennes préfèrent déposer leurs liquidités dans les coffres de la BCE et diminuent les prêts inter-banques. 

 

La BCE assure que les banques européennes ne sont pas aussi mal en point qu'après la faillite de Lehman Brothers, mais ses récentes opérations alimentent les inquiétudes sur la solidité du secteur.

 

(..)


Des dépôts élevés sont le signe que les banques sont réticentes à se prêter entre elles et qu'elles préfèrent confier leurs surplus de liquidités à la BCE, qui les rémunère pourtant chichement à 0,75%.


"Nous prenons ces signaux au sérieux", a déclaré l'économiste en chef de la BCE, Jürgen Stark, dans une interview au Handelsblatt publiée vendredi.

 

(..)

 

"Les banques ont un discours ambigu en affirmant qu'il n'y a aucune raison de s'inquiéter alors qu'elles vont se refinancer auprès de la BCE et sont de moins en moins enclines à se prêter entre elles", déplorait un analyste sous couvert d'anonymat.


Resserrement des prêts interbancaires


Mercredi, un mystérieux prêt de 500 millions de dollars sur sept jours de la BCE à une banque de la zone euro, la plus grosse opération du genre cette année, a enflammé les marchés financiers, faisant redouter un resserrement des prêts interbancaires en billet vert.


Par ailleurs, la Réserve fédérale américaine (Fed) s'inquiète de la capacité des filiales de banques européennes aux Etats-Unis à maintenir un niveau adéquat de liquidités, au cas où leurs maisons mère seraient contraintes à rapatrier brutalement des capitaux, a affirmé jeudi le Wall Street Journal.

 

(..)


" Je pense que pour l'instant les banques de la zone euro augmentent leurs dépôts auprès de la zone euro par mesure de précaution" suggérait Marco Valli, économiste chez UniCredit.


Déséquilibre structurel


Le déficit de liquidités des banques européennes par rapport aux crédits qu'elles accordent est un autre facteur d'inquiétude qui plombe les valeurs bancaires européennes, et en particulier les françaises.


"Structurellement les banques européennes sont en déséquilibre, en déficit de liquidité" avertit Christophe Nijdam, analyste bancaire pour AlphaValue.


Le ratio de prêts sur dépôts des banques européennes, c'est-à-dire le rapport entre l'argent qu'elles prêtent et celui qu'elles ont en dépôt, est de 130% en moyenne, contre 90% pour les consoeurs américaines et 80% chez les asiatiques, selon lui.


Et les banques françaises seraient "les plus mauvaises élèves au niveau européen" sur ce point, selon M. Nijdam.


Emportées par les valeurs bancaires, les Bourses européennes ont violemment replongé jeudi, après avoir déjà connu plusieurs séances noires ce mois-ci. (..)

 

Le Nouvel Observateur - AFP

 

http://tempsreel.nouvelobs.com//actualite/economie/20110819.OBS8808/vers-une-crise-de-liquidite-en-europe.html

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19 août 2011 5 19 /08 /août /2011 12:33

Crise : Les dernières nouvelles 

 

Trader Noé – LIESI Agency va probablement DEGRADER l’agence de notation MOODY’S

Concernant les analyses d’hier soir sur les indices (SP 500, CAC 40, DAX et Dow Jones), cela reste inchangé (malheureusement) par rapport à l’évolution des contrats à terme cette nuit.

Depuis notre dernier commentaire de lundi sur l’or qui était sur son support des 1730 points, il reste très bien orienté à la hausse et vient de battre un nouveau record à 1854 dollars l’once.

Goldman Sachs évolue également malheureusement dans une tendance baissière. Tant que le cours évolue sous les 118, les prochains supports sont à 107 et 92.

LIESI Agency pourrait abaisser la notation de Moody’s !
Tant que le titre évolue sous les 29, le tendance de fond reste baissière et sous les 28 une accélération baissière pourrait avoir lieu. Dans ce cas, les prochains supports sont à 24 – 22 et 18.

Pour Air France, la tendance reste orientée à la baisse. C’est une très belle compagnie, cependant les prochains supports sont à 5.8 et 3.3 euros.

 
 

La déconfiture de la Société Générale et les « incapables majeurs » qui croient mener le pays

Hier, en pleine séance boursière de débâcle sur le secteur bancaire, on a assisté à une glissade panique du cours de la Société Générale, puis à un rebond de court instant. Cela n’a bien évidemment pas empêché le cours de plonger fortement en clôture. Peu de temps après, le journal Le Point révélait que, pour la première fois depuis février, la Banque centrale européenne (BCE) avait accordé un prêt en dollars, d’un montant important et destiné à une seule banque. L’information fut publiée à l’origine sur le site internet de la BCE. Pas besoin de chercher très loin pour comprendre que la Société Générale glisse vers la faillite et que ce prêt lui fut destiné. Un indice supplémentaire de la fébrilité des banques européennes. Dans l’article précédent, nous disions que les politiques n’avaient plus de pouvoir sur les événements.

Le 4 juillet 2010, la ministre de l’Economie C. Lagarde estimait que les tests bancaires prouveront que « les banques en Europe sont solides et en bonne santé ». On en a la preuve sous les yeux ! Mme Lagarde a été placée à la direction de l’institution supranationale (FMI) au service du cartel bancaire pour imposer un nouvel ordre sur le chaos actuellement généré par les « force de marché » au service de la cause mondialiste.

Communiqué du 11 juillet 2011 : « En France, quatre banques, BNP Paribas, Groupe BPCE, Groupe Crédit Agricole et Société Générale, qui représentent plus de 80 % de l’ensemble des actifs du secteur, ont participé au test de résistance. François BAROIN se félicite du fait que les résultats du test montrent que toutes ces banques sont adéquatement capitalisées et maintiennent, même dans un scénario de stress, un niveau de fonds propres de la meilleure qualité (c’est-à-dire un ratio Core tier 1 significativement supérieur à 5 %). Ces résultats démontrent la solidité du système bancaire français ». C’était pratiquement l’époque où, sur ce blog, nous annoncions l’effondrement de ces mêmes sociétés bancaires… Malgré toutes ces évidences, nous trouvons encore des braves gens qui ne croient pas au complot d’Etat.

Quelles leçons doit-on tirer à la lumière de ce que nous voyons et avions anticipé, quitte à passer pour des pessimistes alors qu’il n’y avait que réalisme dans nos commentaires de l’époque ? Ces gens sont des incapables, des beaux-parleurs et, malheureusement, ils nous mènent à la guerre civile.

Retour sur la Société Générale

La BCE lui a prêté 500 millions de dollars pour 7 jours.
« C’est la première fois depuis février 2011 que cet instrument de politique monétaire, que la banque avait réactivé en mai 2010 en pleine crise sur la dette grecque, est utilisé. En février, la BCE n’avait prêté que 70 millions de dollars et les mois précédents, sporadiquement des sommes équivalentes. Il faut remonter à octobre 2010, et surtout au printemps 2010, pour retrouver des traces de prêts en dollars de grande ampleur, par exemple 5 milliards de dollars le 27 mai 2010, ou 9,2 milliards le 12 mai 2010. Ce prêt important en dollars s’ajoute à une série d’annonces de la BCE révélant la fébrilité des banques, comme le montant toujours élevé des liquidités que ces dernières confient à l’institution de Francfort, quitte à être faiblement rémunérées, plutôt que de les prêter à leurs consœurs ». (Source: Le Point)

 
 
 

Le couple franco-allemand n’a plus aucune crédibilité pour les marchés

Selon les commentaires lus depuis trois jours dans la presse européenne, les résultats du sommet franco-allemand n’ont rien apporté de concret pour résoudre la crise. « En voyant Angela Merkel et Nicolas Sarkozy, lors de leur conférence de presse mardi dernier, il est apparu clairement qu’ils sont tous les deux à des années-lumière de saisir le champ immense des possibilités décisionnelles dont disposent leurs deux nations. Il faudra que la crise se dégrade davantage pour qu’ils envisagent seulement les solutions nécessaires ».


L’idée que l’Europe pourrait facilement résoudre ses problèmes en confiant la coordination budgétaire à Herman Van Rompuy, le pantin du Groupe Bilderberg (au même titre que Barack Obama), et en taxant les transactions financières, est presque risible. « Un projet qui a été conçu en principe pour dompter l’Allemagne et l’intégrer au cœur de l’Europe vient de connaître un échec retentissant ».


En parcourant la presse européenne, nous avons l’impression de lires nos analyses d’il y a quelques mois. Les journalistes des grands médias disent clairement que l’économie européenne glisse vers un naufrage dramatique. Les statistiques macro-économiques de l’Allemagne ne sont pas bonnes du tout et l’on s’attend maintenant, pour l’ensemble de l’Europe, à une stagnation de l’économie. Pas vraiment encourageant pour le baromètre de l’emploi. Ce problème s’ajoute donc maintenant à celui de la monnaie unique. Autre mauvaise nouvelle : les politiciens ne sont plus du tout pris au sérieux et il n’y a donc plus personne pour impressionner les « forces de marché » qui s’en donnent à cœur joie en précipitant les plus grosses banques françaises vers la faillite. C’est le moment de rappeler ce qu’une source du cartel bancaire avait dit à LIESI dans le numéro qui a annoncé la crise des SUBPRIME, au début de juillet 2007, juste avant que cela ne soit inscrit sur les graphiques boursiers : « Ce système et ses banques vont aller à la cave ! » Quatre ans après, on en comprend bien mieux le sens et sans doute que cela sera encore plus limpide prochainement.

 

Cette même source avait annoncé à notre rédaction un mois d’août calamiteux et Trader Noé avait la même conclusion. C’est malheureusement ce qui arrive, pendant que les gens sont, pour une bonne partie, en vacances. C’est un carnage ! A cela s’ajoute le racket des automobilistes. Le prix de l’essence à la pompe est toujours affiché pour un cours pétrole/euro proche de 140 dollars le baril alors que nous sommes bien en dessous des 100 dollars. C’est un exemple d’austérité voulu par les banquiers internationaux. Les gens ne s’en rendent même pas compte…


Comme le disait l’économiste américain Paul Krugman, on a l’impression que les politiciens rivalisent entre eux pour trouver le meilleur moyen d’agir le plus maladroitement possible que son voisin dans la sphère économique…  Bien souvent, les conseillers choisis sont bardés de diplômes, formatés dans des écoles où l’on tue l’intelligence et ils n’ont aucun sens de la réalité et du concret. Nous pensons à ce mot que nous confiait un ancien agent de la CIA qui l’avait entendu de De Gaulle : « TOUT EST LIQUEFACTION ».

 

Le résultat ?

 

Vendredi 19 août. 09:54

Les places européennes s'effondrent : Paris cède plus de 4%, Londres et Francfort chutent de plus de 3%.

 

 

Delors 01.jpg
 
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Rafraichissons la mémoire, cela peut se reproduire prochainement.
 
Grande Dépression 1929
 
http://fr.wikipedia.org/wiki/Grande_D%C3%A9pression

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Grande Dépression en France
 
http://fr.wikipedia.org/wiki/Grande_D%C3%A9pression_en_France#La_situation_avant_la_crise

 

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19 août 2011 5 19 /08 /août /2011 12:30

http://s4.e-monsite.com/2011/04/04/07/resize_550_550//europe-dictature003.jpg

http://s4.e-monsite.com/2011/04/04/07/resize_550_550//europe-dictature003.jpg

 

Pourquoi cet entêtement fou

à défendre coûte que coûte l'euro ?

Par eva R-sistons

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Quelques mots pour introduire cette parution, improvisée (en plein préparatifs de déménagement d'une partie de mes affaires, dans quelques jours) afin de relayer un Appel EUROPEEN contre la dictature financière qui va nous ruiner tous bientôt si nous restons les bras croisés. Je reviendrai plus longuement, prochainement, sur toute l'actualité, en donnant des avis très personnels sur les événements, comme celui-ci : Certes, les politiciens sont incompétents, mais ils sont surtout PARALYSES. En effet, s'ils sont tolérés là aux postes de commande par les vrais décideurs des politiques, c'est parce qu'ils ont accepté de se couler dans le moule des plans du Nouvel Ordre Mondial qui, selon N. Sarkozy entre autres, sera imposé de gré ou de force. 

 

Or donc, pour moi les dirigeants européens ne sont pas assez sots au point de croire que l'euro PEUT être sauvé (et qu'il est nécessaire, juste, etc), mais ils se disent qu'il DOIT être sauvé. Et ils font tout pour le sauver, quitte à sacrifier tous les citoyens (sauf ceux des plus hautes sphères, surtout financières). Pourquoi ? C'est là que j'ose cette interprétation qui, à mon avis, doit être la bonne. J'avais écrit sur R-sistons un post (repris sur le site Legrandsoir, entre autres), "L'Europe, le tremplin du Nouvel Ordre Mondial". L'Europe a été conçue par les Américains en tant qu'instrument de leur puissance (pour imposer leurs vues : Austérité pour les peuples, soumission au Cartel bancaire, intégration dans l'OTAN afin, ensuite, d'être le supplétif de leurs guerres sur le continent, etc..) et premier échelon vers le Nouvel Ordre Mondial. Les Nations souveraines et les Etats-Providence sont en train de disparaître, et à travers l'Europe, ce sont les politiques mortifères, destructrices, qui sont imposées partout, ainsi le budget - favorable au Cartel de la finance - sera décidé pour tous, et Von Rumpuy le chapeautera. Lorsqu'on sait que ce sinistre individu est un membre du Groupe Bilderberg qui détermine les politiques mondiales, dévastant populations, environnement, animaux etc.. on voit où cela mènera.

 

Bref, si l'euro tombe, l'édifice européen (conçu par les promoteurs anglo-saxons du Nouvel Ordre Mondial) s'écroulera. Sachant que l'Europe est le tremplin, ou si vous préférez, une ETAPE vers la dictature planétaire du NOM, l'enjeu est de taille pour les apprentis sorciers qui, sans mandat, décident du sort de toute l'humanité.

 

Donc, au prix de tous les désordres, de toutes les crises, de toutes les faillites, de toutes les misères, de toutes les guerres civiles ou planétaires.. l'euro doit être défendu, coûte que coûte ! Et les énergumènes qui, à la tête de ce qui reste des Nations, sont chargés d'exécuter les basses besognes, feront tout pour sauver l'euro, quel que soit le coût pour tous ! C'est de la démence ! De l'irresponsabilité ! 

 

Vous avez une autre explication ? Moi je ne vois que celle-là pour justifier les politiques folles mises en oeuvre en dépit du bon sens, de la réalité, des faits, du présent, de l'avenir...

 

Et l'offensive du NOM est sur tous les fronts ! Economique (démantèlement des industries, délocalisations juteuses..), financier (crise provoquée pour transférer les ressources des poches des citoyens, des peuples, des pays, aux coffre-forts des Grands financiers), social (démantèlement de toutes les protections sociales ou du Travail, et des Services publics), politique (lois répressives, sécuritaires, etc), géo-politique (déstabilisation des Etats non inféodés au NOM comme la Syrie ou la Libye, attentats sous faux drapeau pour susciter des changements, incitations aux conflits religieux, ethniques, politiques, Révolutions de couleurs, guerres, bombardements..)... Plus les citoyens sont conscientisés et mobilisés, plus les exécutants des politiques décidées par les Bilderberg se dépêchent de réaliser leurs plans mortifères, totalitaires, esclavagistes, génocidaires... 

 

Alerte, citoyens ! Notre sort à tous est entre les mains au mieux des valets irresponsables du NOM, au pire entre les mains de criminels et de fous !

 

eva R-sistons

http://r-sistons.over-blog.com

 

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19 août 2011 5 19 /08 /août /2011 08:34
Nouriel Roubini: Livre, analyses et prévisions

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16/08/2011 - Le capitalisme est-il condamné ?
 
Ainsi que le montrent la volatilité massive de la Bourse et la correction des valeurs boursières qui frappent les marchés financiers mondiaux, les économies avancées sont au bord d'une récession à double creux. 
 
Une crise financière et économique due à un endettement trop important du secteur privé a conduit à un réendettement massif du secteur public afin d'éviter une deuxième Grande dépression. Mais de ce fait, le redémarrage qui a suivi a été anémique dans la plupart des pays avancés.
 
La concomitance d'un prix élevé du pétrole et des matières premières, des troubles au Moyen-Orient, du tremblement de terre et du tsunami au Japon, de la crise de la dette dans la zone euro et des problèmes budgétaires américains (avec maintenant la baisse de sa notation par les agences spécialisées) ont provoqué une brusque hausse de l'aversion aux risques. Sur le plan économique, les USA, la zone euro et le Royaume-Uni tournent au ralenti. Même les pays émergents à croissance rapide (la Chine, certains autres pays d'Asie et d'Amérique latine) et les pays dont l'économie est basée sur l'exportation (l'Allemagne et l'Australie, pays riche en ressources naturelles) vers les marchés émergents connaissent eux aussi un fort ralentissement.

Jusqu'à l'année dernière, les responsables politiques parvenaient toujours à proposer une solution pour regonfler le prix des actifs et relancer l'économie. Des plans de stimulation budgétaire, des taux d'intérêt proches de zéro, deux périodes de relâchement monétaire, le confinement de la dette, des milliers de dollars dépensés dans des plans de sauvetage et des provisions de liquidité pour les banques et les institutions financières, les gouvernements ont tout essayé et les voici maintenant démunis.

Dans la zone euro et au Royaume-Uni la politique budgétaire freine la croissance. Même aux USA, les autorités locales et le gouvernement fédéral réduisent les dépenses et les transferts budgétaires. Et très prochainement ils augmenteront les impôts.

Une deuxième vague de sauvetage des banques est politiquement inacceptable et économiquement irréalisable : la plupart des pays, notamment européens, connaissent déjà de telles difficultés qu'ils ne peuvent se permettre de financer des plans de secours supplémentaires : leur risque souverain alimente les inquiétudes quant à la santé des banques européennes qui détiennent la plus grande partie des titres d'Etat dont la valeur n'est pas assurée.

De même, la politique monétaire ne peut être d'un grand secours. Le recours au relâchement monétaire est limité par une inflation qui dépasse les prévisions dans la zone euro et au Royaume-Uni. La Réserve fédérale américaine va probablement entamer une troisième période de relâchement monétaire (QE3), mais ce sera trop peu et trop tard. L'année dernière les 600 milliards de dollars de la deuxième période de relâchement monétaire (QE2) et les 1000 milliards de baisse d'impôt et de transferts budgétaires n'ont permis d'atteindre qu'une croissance de 3% pendant un trimestre. Elle s'est ensuite effondrée, passant sous la barre des 1% au cours du premier semestre de cette année. La troisième période de relâchement monétaire sera bien plus timide et bien moins performante pour regonfler le prix des actifs et restaurer la croissance.

Project-syndicate

19/07/2011 - Le dernier combat de la zone euro

La crise de la zone euro arrive à son paroxysme. La Grèce est insolvable. Les obligations du Portugal et de l’Irlande ont récemment été dégradées au niveau de junk bonds (« obligations poubelles », présentant le niveau de risque le plus élevé, ndt). 

L’Espagne est toujours susceptible de perdre son accès au marché, à cause des incertitudes politiques qui s’ajoutent à ses difficultés fiscales et financières. Enfin, la pression financière sur l’Italie monte de plus en plus.

D’ici à 2012, la dette publique grecque sera supérieure à 160% et toujours en augmentation. Les alternatives à une restructuration de dette sont de plus en plus improbables. Un sauvetage généralisé du secteur public de la Grèce (par le Fonds Monétaire International, la Banque Centrale Européenne et le Fonds Européen de Stabilité Financière) génèrerait tous les problèmes de hasard moral imaginables : extrêmement coûteux et pratiquement impossible politiquement, à cause de la résistance des électeurs au cour de la zone euro – à commencer par les Allemands.

En attendant, la proposition française actuelle concernant une reconduction de dette volontaire par les banques est un bide, étant donné qu’elle imposerait des taux d’intérêt prohibitifs aux Grecs. De même, des rachats de dette représenteraient un gâchis massif de ressources officielles, car l’augmentation de la valeur résiduelle de la dette qui en résulte est bien plus bénéfique aux créanciers qu’aux débiteurs souverains.

Dès lors, la seule solution réaliste et sensée est une restructuration ordonnée et par le marché – mais coercitive – de l’ensemble de la dette publique grecque. Mais comment peut-on alléger la dette souveraine sans imposer de pertes massives aux banques grecques ainsi qu’aux banques étrangères qui détiennent des obligations grecques ?

La réponse consiste à imiter la réponse aux crises de dette souveraine en Uruguay, au Pakistan, en Ukraine et dans beaucoup d’autres économies émergentes, où les échanges ordonnés de dette ancienne contre nouvelle ont eu trois particularités : une valeur faciale identique (obligations dites « au pair ») ; une maturité longue (20-30 ans) et une intérêt bien plus bas que les taux de marché alors insoutenables – et proche du (ou sous le) coupon originel.

Même si la valeur faciale de la dette grecque n’était pas réduite, une extension de la maturité provoquerait néanmoins un allègement considérable de la dette – en valeur actualisée – pour la Grèce car un euro de dette détenu dans 30 ans vaut bien moins aujourd’hui que le même euro détenu dans un an. De plus, une extension de maturité résout le risque de reconduction (« rollover ») pour les prochaines décennies.

L’avantage d’une obligation au pair est qu’elle permet aux créanciers de la Grèce – les banques, compagnies d’assurance et fonds de pension – de continuer à valoriser leurs obligations grecques à 100 cents par euro, évitant ainsi des pertes massives dans leur bilan. Ce faisant, le risque de contagion est largement contenu.

Les agences de notation considèreraient cet échange de dette comme un « événement de crédit », mais seulement durant une très courte période – l’histoire de quelques semaines. Par exemple, en Uruguay, la note de crédit fut dégradée vers « défaut sélectif » pendant deux semaines lors de l’échange, pour être ensuite revalorisée (quoique pas jusqu’au niveau « investment grade ») lorsque la dette publique devint plus soutenable grâce au succès de l’échange. La BCE et les banques créancières peuvent vivre pendant deux ou trois semaines avec une dette grecque dégradée.

En outre, peu de créanciers refuseraient de participer à cet échange. Les expériences antérieures suggèrent que la plupart des investisseurs qui ont une stratégie de détention jusqu’à maturité accepteraient une obligation au pair, alors que la plupart des investisseurs qui ont une stratégie de réaction au marché accepteraient une obligation sous le pair proposant un coupon plus élevé (c’est à dire une obligation présentant une valeur faciale inférieure) – une alternative qui pourrait être offerte à ces investisseurs (tel que cela s’est déjà fait par le passé).

Ceci dit, la meilleure manière de contenir une contagion financière serait de mettre sur pied un plan paneuropéen destiné à recapitaliser les banques de la zone euro. Cela demande de mobiliser des ressources officielles comme le FESF, non pas pour sauver une Grèce insolvable, mais pour recapitaliser ses banques – et celles de l’Irlande, l’Espagne, le Portugal, l’Italie et même de l’Allemagne et de la Belgique qui ont besoin de plus de capital. En attendant, la BCE doit continuer à fournir des ressources illimitées aux banques qui présentent des problèmes de liquidité.

Afin de réduire le risque de pressions financières sur l’Italie et l’Espagne, ces deux pays doivent poursuivre l’austérité fiscale et les réformes structurelles. De plus, leur dette pourrait être limitée grâce à une augmentation des ressources du FESF et/ou l’émission d’Eurobonds – un pas de plus vers une intégration fiscale européenne.

Enfin, la zone euro a besoin de politiques pour relancer la croissance dans sa périphérie. Sans croissance, toute austérité ou réforme ne génèrera que de l’agitation sociale et une menace constante de réaction politique brutale, sans restaurer la soutenabilité de la dette. Pour ressusciter la croissance, la BCE doit arrêter d’augmenter les taux d’intérêt et inverser la tendance. La zone euro doit également poursuivre une politique – en partie grâce à une politique monétaire plus accommodante – destinée à diminuer significativement la valeur de l’euro et restaurer la compétitivité de la périphérie. Et l’Allemagne devrait retarder son plan d’austérité, parce qu’un freinage fiscal massif est la dernière chose dont a besoin la zone euro.

L’approche actuelle de la zone euro consistant à « s’en sortir tant bien que mal » est un déséquilibre instable : remettre à plus tard et dilapider de l’argent à une cause perdue ne servira à rien. Soit la zone euro se dirige vers un équilibre différent : une plus grande intégration économique, fiscale et politique, soutenue par des politiques qui restaurent la croissance et la compétitivité, en ce compris des restructurations de dette ordonnées et un euro plus faible. Soit elle connaîtra des défauts en pagaille, des crises bancaires et en fin de compte un éclatement de l’union monétaire.

Le status quo n’est plus soutenable. Seule une stratégie globale peut sauver la zone euro à présent.

Project-syndicate



15/06/2011 - L'apocalypse économique est pour bientôt

Un éclatement de la zone Euro, un "hard landing" en Chine, un risque accru de nouvelle récession mondiale... L'économiste américain Nouriel Roubini a fait un retour remarqué dans les médias ces derniers jours, administrant une série de piqûres de rappel sur les risques qui menacent l'économie mondiale à horizon 2013 !
Interviewé par 'Bloomberg', le 'Financial Times' et lors d'une conférence à Singapour, "Dr Doom" ("Docteur catastrophe") estime notamment que la zone Euro court le risque d'éclater dans les 5 ans à venir. "Dans 5 ans", l'idée que des pays quittent l'Euro "ne semblera peut-être pas si tirée par les cheveux que ça, surtout si les économies des pays périphériques stagnent d'ici là", écrit ainsi Roubini dans un commentaire publié par le 'Financial Times'.
A ses yeux, les pays membres de la périphérie de l'Europe trouveraient ainsi un moyen efficace de restaurer leur compétitivité à travers une dévaluation massive de leurs devises : "La zone Euro a été collée ensemble par la convergence des taux d'intérêt réels vers un niveau bas, ainsi que par l'espoir que les réformes permettraient de maintenir cette convergence et aboutiraient en fin de compte à une union politique et fiscale". Mais désormais, "la convergence a disparu, la réforme est en panne et l'union politique et fiscale est un rêve lointain", commente-t-il...
La Chine ferait pour sa part face à une "probabilité significative" d'atterrissage brutal de son économie, après 2013, en raison du surinvestissement massif observé dans le pays ces dernières années... L'histoire économique enseigne que les cycles de surinvestissement se finissent toujours par des crises, souligne encore l'économiste, comme en Union Soviétique dans les années 1960 et 1970 et en Asie du Sud-Est dans les années précédant la crise de 1997.
En Chine, le spécialiste estime que les dépenses d'infrastructure sont excessives, en citant l'exemple de la liaison Shanghai-Hangzhou, sur laquelle le voyageur a désormais le choix entre le nouveau train Maglev, une autoroute flambant neuve et l'avion ! Or, ces trois moyens de transports ne fonctionnent au mieux qu'à un quart de leur capacité, rendant leur rentabilité lointaine...
Quant au sujet de l'économie mondiale dans son ensemble, Nouriel Roubini voit s'accumuler les risques d'une "tempête du siècle" ("perfect storm") pour 2013, orchestrée par les problèmes du déficit aux Etats-Unis, un ralentissement en Chine, la restructuration des dettes européennes et la stagnation de l'économie japonaise. Selon lui, le facteur risque de "double dip" de l'économie atteint 1 sur 3 à partir de 2013 !.... Boursier.com



07/03/2011 - Nouriel Roubini s'explique sur les risques de stagflation


Compte tenu de la faible croissance et de l'inflation en hausse en Europe, y compris en Grande-Bretagne, voyez-vous un risque de déflation pour le continent ?

Bien sûr avec l'augmentation des prix du pétrole, semaine après semaine et les troubles au Moyen-Orient, il y a un risque de stagflation. Cela dépendra si les prix du pétrole se stabilisent au niveau actuel ou augmentent encore plus. S'ils restent à ce niveau et reculent même un peu à la faveur d'un plus grand calme au Moyen-Orient, il y aura un ralentissement de la croissance pas seulement en Europe mais aussi dans les pays industrialisés et les économies émergentes.


Il y aura certes une hausse modeste du taux d'inflation général mais l'inflation sous-jacente (excluant les prix alimentaires et ceux du pétrole) est toujours assez basse aux Etats-Unis et en Europe, environ 1%, soit bien en dessous des 2% d'inflation plafond.
Par conséquent il y aura un peu de hausse de l'inflation et un ralentissement de la croissance mais il n'y aura pas de stagflation dans le traditionnel sens du terme c'est-à-dire une récession et une inflation assez élevée et croissante. Il y aura des pressions stagflationnistes mais pas une vraie stagflation.
Un avertissement toutefois : en 2008 nous avons déjà eu un choc avec un prix du baril WTI atteignant 140 dollars, Cela a contribué à faire basculer la conjoncture mondiale vers la récession, cette dernière ne provenant pas seulement de la faillite de Lehman Brothers et de la contagion financière. Et une fois dans cette grave récession, nous avons eu au lieu de l'inflation une déflation. Si le choc pétrolier actuel était suffisamment grand pour replonger des pays en récession, il n'est pas sûr que le résultat sera de l'inflation mais plutôt un chômage croissant limitant la poussée inflationniste. Le plus grand risque dérivant d'un choc pétrolier est plus un risque sur la croissance que d'inflation dans les pays industrialisés. Dans les pays émergents c'est différent car ils ont déjà en surchauffe avec une inflation moyenne autour de 5% à 7%.
Faut-il restructurer la dette publique des pays européens en difficulté comme la Grèce ?
Une restructuration de la dette, qu'elle soit publique ou privée, est inévitable. Dans le cas spécifique de la Grèce, même si elle remplissait la feuille de route imposée par le FMI et l'UE, soit un ajustement budgétaire de près de 10% de son PIB, la dette publique grecque se stabilisera à 150% du PIB d'ici deux ans. C'est un niveau très instable car le moindre choc pourrait creuser cette dette. C'est un problème de solvabilité. Des pays comme l'Argentine et la Russie ont fait défaut avec une dette s'élevant à 50% de leur PIB... La question n'est pas s'il y aura une restructuration de la dette grecque mais plutôt quand elle aura lieu et à quelles conditions. Le plus tôt sera le mieux : cela serait plus favorable aux marchés et plus ordonné, attendre pour le faire signifie de plus grandes pertes pour les investisseurs.
Que doit faire la zone euro pour sortir de sa croissance faible et sa crise de la dette ?
Pour les pays de la périphérie de la zone euro (Grèce, Irlande, Portugal, Espagne...), il est important qu'ils retrouvent le chemin de la croissance. Beaucoup de leurs réformes structurelles actuelles sont nécessaires mais à court terme elles empirent leur récession, en augmentant les impôts, réduisant les dépenses, en supprimant des postes dans la fonction publique. Restaurer sa compétitivité prend du temps, il suffit de se rappeler que l'Allemagne a mis dix ans pour le faire. Pour retrouver rapidement de la croissance il faut une politique monétaire accommodante, un euro plus faible et que l'Allemagne retarde sa propre austérité budgétaire pour stimuler sa croissance, sinon cela ne soutiendra pas l'activité dans les pays "périphériques".
Qu'attendez-vous du plan quinquennal chinois qui sera présenté dans les prochains jours ?
En acceptant un objectif de croissance légèrement plus bas - 7% au lieu de 7,5% - les Chinois commencent à réaliser que ce n'est pas tant la quantité que la qualité de la croissance qui importe. Or beaucoup de la croissance chinoise de ces dix dernières années, à un rythme de 10% par an, s'est faite au prix d'une dégradation de l'environnement, notamment de la qualité de l'air, de l'eau mais aussi d'une plus grande inégalité entre les revenus et les régions.
Par ailleurs ils ont toujours dit ces dix-quinze dernières années qu'ils veulent que la consommation représente une plus grande part de leur Produit Intérieur Brut (PIB). Mais ces dix dernières années, ils ont échoué dans cette entreprise.
Déjà dans son dernier plan quinquennal la Chine annonçait que la consommation devrait croître par rapport à son PIB.
Or elle est au contraire passée de 42% du PIB à 37% aujourd'hui. Mais leur modèle économique de croissance est trop basé sur l'augmentation des exportations, des investissements et une épargne élevée. La consommation représente seulement un tiers du PIB chinois alors que la proportion est de 70% aux États-Unis et de deux tiers dans la plupart des pays.
Le plus grand défi de la Chine n'est pas d'atteindre tel ou tel taux de croissance, mais plutôt de privilégier la consommation sur l'export, les investissements et l'épargne. Nous verrons s'ils atteignent cet objectif.
La sous-évaluation du yuan est vilipendée par les partenaires de la Chine, des Etats-Unis au Brésil. Pensez vous que la monnaie chinoise est réellement manipulée par Pékin ?
Techniquement parlant, les Chinois laissent leur monnaie s'apprécier. Mais cette appréciation est ridiculement faible, de l'ordre de 2 à 3% sur un an [face au dollar, NDLR] alors que de 2005 à 2008 elle s'appréciait de 6 à 7% en moyenne par an. Maintenant c'est moins... La Chine s'oppose à une appréciation à un rythme plus rapide de sa monnaie en partie en raison de la délicate transition politique prévue l'an prochain, soit le remplacement tant du Premier Ministre que du président. Ils craignent qu'en laissant le yuan s'apprécier fortement, leurs exportations et leur croissance seront durement touchées, bien qu'une appréciation serait en fait un mode pour réduire les tensions inflationnistes actuelles en Chine. Malheureusement je ne crois pas qu'à ce jour les Chinois veuillent accélérer le rythme d'appréciation de leur monnaie. Le changement du taux de change avec le renminbi est si lent que l'on devrait plutôt parler d'une parité semi-fixe ("semi peg") avec le dollar.
Que pensez vous des priorités de la présidence française du G20 ? Vous semblez douter de l'intérêt d'un tel forum ?
Dans mon récent article pour Foreign Affairs écrit avec Ian Bremmer, nous ne sommes pas opposés au G20 comme idéal (http://www.foreignaffairs.com/articles/67339/ian-bremmer-and-nouriel-roubini/a-g-zero-world). Mais, si on regarde la réalité, il n'y a pas de leadership économique mondial, ni de la part des Etats-Unis, no d'autres pays.
En fait il y a plus de conflits et de désaccords que de la coopération sur de très nombreux domaines : la politique monétaire, la politique budgétaire, les taux de change, la libéralisation commerciale, sur la réforme du système monétaire international, la sécurité alimentaire, le réchauffement climatique...
Cela ressemble à un monde G-zéro et non au G20.
Il n'est pas certain que quelque chose en ressortira. Sur la réforme du système monétaire international, il y a a eu beaucoup de débats. Mais, bien que beaucoup de gens sont mécontents du rôle du dollar comme principale monnaie de réserve, il n'y a pas encore d'alternative, même les droits de tirage spéciaux (DTS) du FMI ne joueront guère un grand rôle, pas plus que l'idée de revenir à des taux de change fixe. Il n'y aura pas de changement radical du système monétaire international


Propos recueillis par Frank Paul Weber - La tribune


11/01/2011 - Guerre monétaire et conflits commerciaux marqueront 2011


Nouriel Roubini s'attend à une croissance affaiblie des pays industriels. Il pronostique une grande instabilité de la zone euro, qui pourrait déboucher sur l'abandon de la monnaie unique par certains pays.

L'année 2011 sera placée sous le signe de la poursuite de la reprise à deux vitesses. Les économies avancées vont continuer à suivre une courbe en U, avec une croissance inférieure à sa tendance de long terme. Elle devrait ainsi être limitée à 2,1 %, après un rebond de 2,5 % cette année. L'inflation restera sous l'objectif implicite de 2 % des grandes banques centrales. Dans les pays émergents en revanche, la croissance sera bien plus rapide, voire supérieure au potentiel de croissance. Elle atteindra selon nos estimations 6,3 % et même 7,8 % pour les Bric. Cette surchauffe se traduira par une inflation élevée, de l'ordre de 6 %.
Au-delà de ce scénario de base, de nombreux risques subsistent. Aux États-Unis, l'hypothèse d'une récession à double creux s'est fortement réduite. Principalement pour deux raisons : le nouveau programme d'assouplissement quantitatif de la Réserve fédérale (QE2) et le stimulus fiscal de 900 milliards de dollars. Mais nous ne sommes pas à l'abri d'une mauvaise surprise car les difficultés restent grandes. Les prix de l'immobilier rechutent, la raréfaction du crédit se poursuit, le chômage va rester à un niveau élevé - nettement au-delà des 9 % -, les collectivités locales rencontrent des problèmes de financement et le processus de réduction de la dette fédérale est sans cesse retardé, ce qui pourrait entraîner, comme en Europe, une augmentation des taux des bons du Trésor et ainsi handicaper la reprise de l'économie.

 

La zone euro justement va devoir résoudre le problème des dettes souveraines. Dans le cas contraire, la contagion menace. De la Grèce et l'Irlande à l'Espagne et au Portugal. Le processus d'ajustements douloureux, d'austérité fiscale et de réformes structurelles va donc devoir se poursuivre, dans un contexte de faible croissance, voire de récession, dans certains pays. Le risque de désordre demeure significatif. Car l'approche actuelle des dirigeants européens, qui consiste à prêter et à espérer qu'il ne s'agit que d'un problème de liquidité et non de solvabilité, ne va pas fonctionner. Cette instabilité pourrait éventuellement déboucher sur la sortie de la zone euro de ses membres les plus faibles.
À l'opposé, les pays émergents doivent maintenant faire face à une surchauffe de leurs économies, qui se traduit par une inflation galopante, une croissance excessive du crédit et de potentielles bulles spéculatives. Il existe un risque qu'ils poussent trop loin le curseur en termes de contraction de leur politique monétaire et fiscale, notamment si la hausse des prix devient hors de contrôle, avec le risque que l'atterrissage en douceur de leurs économies, ne se transforme en atterrissage plus douloureux. Une manière efficace de limiter la hausse des prix serait de laisser leur monnaie s'apprécier plus rapidement mais la Chine s'y refuse. Et la plupart des pays émergents, qui ne souhaitent pas perdre de parts de marchés, en font de même. Les tensions actuelles sur les changes vont d'ailleurs rester fortes, alors que chaque pays souhaite bénéficier d'une devise faible pour favoriser ses exportations. Dans un monde où le taux de chômage américain atteint 10 % et où la croissance chinoise s'élève également à 10 %, tous les ingrédients sont réunis pour une guerre des monnaies, des conflits commerciaux et un renforcement du protectionnisme.
D'autres risques pèseront au cours du premier semestre. Les prix du pétrole, de l'énergie et des produits alimentaires pourraient augmenter plus fortement que ne le justifieraient les fondamentaux économiques en raison d'un surplus de liquidités. Cela pénaliserait les pays importateurs de matières premières, tout en renforçant les pressions inflationnistes en Chine ou en Inde. Dans les économies avancées, c'est la monétisation croissante des déficits publics qui pourrait relancer les prix à la hausse. Enfin, il ne faut pas négliger les risques géopolitiques, entre les deux Corées, au Moyen-Orient ou avec l'Iran. Mais si l'économie mondiale parvient à surmonter ces difficultés, elle aura alors les moyens d'entrer au deuxième semestre dans un cercle vertueux de croissance.
La tribune


15/12/2010 - La faillite en Grèce est désormais officielle?

Nouriel Roubini persiste et signe. Après avoir mis en garde la France sur le dérapage de ses finances publiques le mois dernier, le célèbre économiste a récidivé dans une interview accordée au Monde : « Un jour, les marchés se réveillent et il est trop tard. » Un constat valable pour toute l’Europe ?

 

Il y a d’abord eu l’Islande, puis la Grèce et la Hongrie. Et enfin l’Irlande. Malheureusement, le rouleau compresseur n’est pas près de s’arrêter en Europe et l’Espagne est dans la ligne de mire des investisseurs. Ainsi, l’agence Moody’s vient de publier un rapport annonçant que les banques espagnoles sont confrontées à des besoins de recapitalisation de l’ordre de 17 milliards d’euros.
Que se passera-t-il ? Le gouvernement espagnol, dont les comptes sont déjà plombés, empruntera pour refinancer ses banques. Trop cher sur les marchés, cet emprunt se fera auprès de la Banque centrale européenne, dont les rachats de dettes souveraines atteignent des records depuis le mois de juille
Mais confrontée elle aussi à des besoins de financement, la BCE « envisagerait de doubler son capital [...], des pertes potentielles liées aux achats d’obligations depuis mai suscitant des inquiétudes », observe L’Agefi.



Deux points à ce sujet : d’une part, cette augmentation de capital serait apportée par les Etats européens, ce qui ne fera qu’accroître leur déficit ; d’autre part, les craintes autour des pertes potentielles sont plus que légitimes.
En effet, la date butoir du remboursement du prêt grec, fixée initialement en 2015, devrait être repoussée, au mieux, en… 2024 ! Idem en Islande, où l’accord concernant le remboursement des créanciers de la banque Icesave, qui a fait faillite, vient d’être décidé : finalement, le pays ne remboursera pas tout !
« On aurait dû rééchelonner au moment de la Grèce », déplore Philippe Herlin, chercheur en finance. Et de poursuivre : « Il y aurait eu des pertes pour les banques mais, ensuite, elles auraient été plus prudentes. »
Aujourd’hui, il ne reste plus qu’une seule solution : la rigueur budgétaire. La Hongrie a opté pour un choix radical, en autorisant le gouvernement à prélever jusqu’à 10,5 milliards d’euros dans les caisses des fonds de pension !

Moneyweek


01/12/2010 - Nouriel Roubini : l'Europe n'a pas le choix !


Après avoir renfloué la Grèce et l'Irlande, elle va devoir faire de même avec le Portugal, a estimé hier Nouriel Roubini. Le célèbre économiste américain, qui avait prévu la crise des crédits "subprimes" dès 2006, estime que le Portugal devra sans doute accepter une aide européenne, et que l'Espagne pourrait être la prochaine victime, son gouvernement ayant sous-estimé le coût de la restructuration de son système financier. 

"Le gros éléphant dans la pièce, ce n'est pas le Portugal, bien sûr, c'est l'Espagne... Et il n'y a pas assez de capitaux (l'enveloppe globale prévue par l'Europe et le FMI s'élève à 750 MdsE) pour renflouer l'Espagne si elle se retrouve en difficulté !".
La situation budgétaire et le niveau d'endettement de l'Espagne sont certes meilleurs que ceux des autres pays de l'Europe "périphérique", a souligné Roubini lors d'une conférence à Prague, mais le haut niveau de chômage et l'implosion de la bulle immobilière pourraient, comme en Irlande, mettent en danger le système bancaire espagnol et risque de l'amener à demander une aide d'urgence.
Roubini, professeur d'économie à l'Université de New York, a aussi estimé que la Grèce sera amenée à terme à restructurer sa dette, comme l'avaient fait avant elle la Russie et l'Argentine, sous la pression de leurs créanciers...



Sur le plan macro-économique, le spécialiste est toujours aussi peu encourageant : il prévoit un ralentissement général de la croissance mondiale en 2011, sous l'effet de plusieurs facteurs : fin du restockage après la première phase de la crise, expiration des grands plans de relance, restrictions budgétaires dans de nombreux pays et effet de base plus défavorable après un rebond observé depuis 2009.
Nouriel Roubini n'exclut pas non plus une nouvelle récession aux Etats-Unis, malgré l'injection de 600 Mds$ par la Fed, ainsi qu'au Japon et dans les pays européens "périphériques". Le seul pays épargné par le ralentissement pourrait être l'Allemagne, a-t-il encore estimé... Dans ce contexte de faible croissance, les banques centrales, y compris la BCE, seront amenées à assouplir encore leur politique monétaire pour assurer la liquidité sur les marchés financiers, a-t-il conclu. Boursier.com

 

31/10/2010 - Roubini: l'économie américaine est une épave


Le prochain programme d'assouplissement quantitatif concocté par la Réserve fédérale (Fed) aura très peu d'impact sur l'économie américaine, soutient l'économiste Nouriel Roubini dans un commentaire publié dans le Financial Times.

C'est à travers des mesures fiscales que le gouvernement américain devrait essayer de relever son économie, explique le Dr Doom. Il s'attend d'ailleurs à ce que le programme d'assouplissement quantitatif, qui doit être annoncé mercredi prochain, n'ait qu'un léger effet sur la croissance en 2011.
Selon Roubini, les États-Unis sont sur une « trajectoire fiscale insoutenable » et il craint que, avec les gains attendus des Républicains au Congrès, les hausses d'impôts risquent d'être repoussée dans l'agenda politique. Or, sans ces hausses, les États-Unis courent un grand risque budgétaire.



« Le programme d'assouplissement de la Fed préviendra le pire, mais il y a un risque que le président Obama ait à régner sur une période de stagnation économique où la croissance sera anémique et où le chômage demeurera élevé », s'inquiète-t-il.
Dans un monde idéal, le président Obama pourrait mener, jusqu'en 2012, des réformes visant à réduire les dépenses fédérales tout en relevant peu à peu certaines taxes. Il pourrait ainsi réduire le déficit public tout en assurant un environnement économique viable pour les entreprises.
« Malheureusement, ce scénario ne se réalisera pas », conclut Nouriel Roubini.
Professeur d'économie à la Stern School of Business de l'Université de New York, Nouriel Roubini est célèbre pour avoir été un des rares économistes à prédire la crise financière de 2008.
Source finance-investissement Avec le Financial Post

 

09/10/2010 - Et si on écoutait les « docteurs Doom » ?

 

Depuis le début de la crise, on a tout entendu ou presque sur les économistes : qu'ils ont échoué à voir venir l'éclatement de la bulle des subprimes, que leurs prévisions sont à côté de la plaque, qu'il ne servent plus à rien…
De tout cela, beaucoup d'inexactitudes : grand nombre d'experts tiraient en effet la sonnette d'alarme depuis longtemps, en particulier à propos de l'endettement excessif des ménages américains.
L'exemple le plus incontestable est celui de Nouriel Roubini, de l'université de New York. Depuis le début des années 2000, il est surnommé « Dr Doom », « Monsieur Catastrophe », à cause de ses prédictions à la Cassandre. A l 'époque, personne ne le prenait au sérieux… jusqu'en 2008, où ses craintes se sont réalisées.

 

Des docteurs Doom, il y a encore, aujourd'hui. Et beaucoup. Pour s'assurer que cette fois, on les écoute, certains d'entre eux viennent de lancer, en France, le «Manifeste des économistes atterrés». Menée par Philippe Askenazy (CNRS), Thomas Coutrot (co-président d'Attac), André Orléan (Ehess), Henri Sterdyniak (OFCE) et une dizaine d'autres, cette pétition dresse un constat sans appel des politiques actuelles des gouvernements et des illusions qui président leurs décisions :
1) Les marchés financiers sont régulièrement à côté de la plaque et ne servent plus l'économie
Preuve pas les faits : si leur choix étaient rationnels, efficaces et au service de l'économie, les financiers (fonds d'investissement, hedge funds, prop traders des banques…) n'auraient pas foncé tête baissée dans la bulle des valeurs internet en 2001 ni dans celle des subprimes en 2007. Et ils n'auraient probablement pas rempli jusqu'à craquer leurs portefeuilles de produits financiers complexes qu'ils savaient pertinemment explosifs.
Dès lors, deux hypothèses : soit ils sont stupides, soit ils cherchaient à maximiser leurs profits à court terme en espérant retirer leurs billes avant que tout explose –et tant pis pour l'économie. En caricaturant à peine, la deuxième option est malheureusement la bonne.
2) Réduire les dettes des Etats tout de suite maintenant en coupant dans les dépenses publiques n'est pas une bonne idée
Bien sûr, on ne peut pas laisser filer les dettes publiques jusqu'à l'infini, il faut bien rétablir un jour l'équilibre des finances. Mais le faire au moment où ménages et entreprises se désendettent et réduisent leurs dépenses, où le chômage continue de grimper et où l'économie est encore farcie d'éléments récessifs, et ce, dans la plupart des pays européens en simultané, c'est se concocter une belle petite stagnation à la japonaise pour les cinq à dix ans à venir.
Pire, en coupant les dépenses publiques et augmentant les impôts alors que l'activité ne s'est pas redressée, nous reproduisons précisément les mêmes erreurs qu'en 1929. Celles qui ont menées à la grande dépression de 1933.
Le manifeste avance également vingt-deux propositions pour refonder la politique économique : suppression des exonérations consenties aux entreprises sans effets suffisants sur l'emploi, maintien d'un fort niveau de protection sociale, interdiction de la spéculation sur compte propre dans les banques pour limiter les prises de risques inconsidérées…
Le détail du texte, qui a déjà recueilli plus de 1100 signatures, est ici.
Voilà pour la France. Mais on retrouve le même genre d'initiatives dans plusieurs autres pays européens, sans parler des Stiglitz et Roubini, qui écrivent à longueur de tribunes que la rigueur risque d'envoyer l'Europe droit dans le mur. Tous ne sont pas d'accord sur tout, mais ils visent la même chose : faire comprendre aux gouvernements qu'obéir aux exigences des marchés qui, on l'a vu, sont souvent dans l'erreur, n'a aucun sens. Mais qu'attendre que l'économie soit véritablement rétablie avant de lui administrer une cure d'austérité bin calibrée relèverait, à l'inverse, du bon sens.
Nos dirigeants entendront-ils leur appel ?
On peut l'espérer. Dans le cas contraire, ils ne pourront pas reprocher aux docteurs Doom de ne pas avoir sonné le tocsin à temps. 

Source macrotrottoir - capital.fr

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18 août 2011 4 18 /08 /août /2011 19:52

http://catherinesoullie.files.wordpress.com/2010/05/bce_img2.jpg

http://catherinesoullie.files.wordpress.com/2010/05/bce_img2.jpg

« Plus chère la vie » ?
Merci la BCE !

17 août 2011 (Nouvelle Solidarité) – Au début de l’été, L’Expansion publiait une étude sur l’inflation de plus en plus rapide du coût de la (sur)vie. Santé, logement, alimentation, transport, énergie... tout s’accélère... Ce n’est pas un phénomène particulier mais un révélateur de la crise systémique qui est en train d’emporter l’économie mondiale.

Entre 2007 et 2010 (c’est-à-dire depuis qu’on a commencé à renflouer les spéculateurs des deux côtés de l’Atlantique), les dépenses de santé restant à charge après remboursement se sont accrues de 25% et le coût des mutuelles de 22%. Un quart des Français ont renoncé à des soins l’an dernier, soit deux fois plus qu’en 2009. Depuis 2011, les dépenses de soins ont explosés de 65% pour les jeunes et les seniors, qui forment forme la majorité des 4 millions de français dépourvus de complémentaire santé.

Pour les transports, la facture en carburant auto s’est accrue de 21% sur la même période, l’assurance et l’entretien de 6% et 15,5% respectivement. Prendre les transports en commun ? Le Pass Navigo (Ile-de-France) a pris 12,9% ! Le transport est désormais le deuxième poste de dépense des ménages, représentant 14% du budget total. Et la désorganisation totale de l’économie amène les Français vivant en région à passer en moyenne 64 minutes par jour dans les transports, 85 minutes pour les habitants de l’Ile-de-France et jusqu’à 150 minutes pour les habitants les plus éloignés et les plus modestes de la grande couronne.

Le coût du logement explose, et on ne parle pas des prix pour acquérir une maison ou un appartement, dont la « valeur » (menée par la spéculation et la bancarisation) a doublé ou triplé en 20 ans. Loyer +3,4%, charges de copropriété +7,6%, assurance habitation + 9,5%, eau + 13,8%, électricité (hors chauffage) +11,5%, Gaz (chauffage) + 26,6% et fioul domestique (chauffage) +35%. Pour 30% des Français les plus modestes, ces dépenses représentent la moitié de leurs revenus, et 3,3 millions de ménages brûlent plus de 10% de leur budget pour se chauffer !

Quant aux dépenses d’alimentation, elles ont augmenté de 9% sur 2007-2010, avec déjà 7% d’inflation entre 2010 et 2011, menée par la spéculation sur les matières premières, les marges monstrueuses du cartel de la distribution et l’explosion du coût du transport.

Avec l’effondrement inéluctable du système monétaire et financier, ce rythme ne peut que s’accélérer. La semaine dernière, la Banque centrale européenne a créé ex-nihilo 22 milliards d’euros pour racheter les obligations pourries détenues par les banques et les compagnies d’assurances vis-à-vis de l’Italie et de l’Espagne. A ce rythme c’est l’hyperinflation assurée.

L’austérité draconienne imposée en retour par les prédateurs financiers (« marchés ») équivaut à une mise en coupe réglée des Etats par les banques. C’en est-il fini des républiques et de la souveraineté des peuples ? C’est à vous de décider, souverainement : il s’agit de mettre en faillite organisée les spéculateurs en rétablissant la séparation bancaire Glass-Steagall, à l’image de ce que fit le Conseil national de la Résistance en 1945 pour « évincer les grandes féodalités économiques et financières ».


 

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18 août 2011 4 18 /08 /août /2011 19:40
Suspicions sur la Société générale

Publié le 18-08-11 à 15:24    Modifié à 16:28     par Le Nouvel Observateur     Réagir

Fragilisée par sa communication, la banque rouge et noire est plus vulnérable aux rumeurs.

http://www.capital.fr/var/cap/storage/images/media/images/photo-v2-457x222/rea/oudea-frederic-societe-generale/2684818-1-fre-FR/oudea-frederic-societe-generale_large.jpg

http://www.capital.fr/var/cap/storage/images/media/images/photo-v2-457x222/rea/oudea-frederic-societe-generale/2684818-1-fre-FR/oudea-frederic-societe-generale_large.jpg

 

 

Le ver est dans le fruit. Malgré les démentis virulents et les déclarations rassurantes des trois grandes agences de notation sur le Triple A de la France, les investisseurs ont commencé à douter de la solidité des banques françaises.


La semaine dernière, la Société générale a servi de paratonnerre, allant jusqu’à perdre 22,5% en séance. Pourquoi ? Parce qu’elle est la plus perméable aux rumeurs.


Rumeurs du "Daily Mail"

L’affaire Kerviel et la découverte que l’établissement était plus touchée par les subprimes que ce qu’il avait annoncé au départ, ont rendu les marchés méfiants. Il a donc suffi que le quotidien britannique, "Daily Mail" fasse état de rumeurs - démenties depuis - sur une possible faillite de la deuxième banque française pour mettre le feu aux poudres.

Les investisseurs avaient toutefois déjà sanctionné le titre Société Générale le 3 août, après l’annonce de résultats en forte baisse au second trimestre, notamment à cause des dépréciations de titres grecs. Le même jour le Crédit Agricole, très exposé en Grèce avec sa filiale Emporiki qu’il compte d’ailleurs retirer de la cote au 1er septembre, a atteint son plus bas niveau en bourse. BNP Paribas, qui a dû faire des provisions importantes pour le plan d’aide à Athènes, a également écopé.

 

BNP assaillie, mais à l'abri

Mais la différence entre la Société générale et les autres, c’est que les analystes jugent que l’état de ses fonds propres n’est pas suffisant. Ce qui entretient le doute sur sa solidité. Depuis son mariage avec Fortis, BNP Paribas est plus à l’abri. Elle règne sur un montant de dépôts colossal de 540 milliards d’euros, la base la plus importante en Europe.

Cela n’empêche pourtant pas les attaques en Bourse. Car après les inquiétudes sur la Grèce, celles sur les dettes souveraines italiennes sont redoutables. BNP Paribas dispose d’une filiale très importante en Italie avec BNL. Selon la Banque des règlements internationaux (BRI, la banque centrale des banques centrales), les banques françaises sont exposées à hauteur de 97,6 milliards de dollars (68 milliards d’euros) au secteur public italien !

 

Le jeu solo des banques allemandes

Les banques françaises pâtissent aussi de la mauvaise camaraderie de leurs consœurs allemandes. Romano Prodi, ancien président de la commission européenne, et ancien premier ministre italien a accusé la Deutsche Bank d’avoir été l’un des éléments déclencheurs de la panique, la semaine dernière, en se délestant d’une bonne partie de son portefeuille d’obligations d’Etat italiennes pour un montant évalué à 8 milliards d’euros.

En 2010, contrairement à leurs promesses, les banques allemandes avaient déjà fourgué en catimini leurs engagements envers la Grèce. La Deutsche Bank n’a sans doute pas envie de subir le sort de la Commerzbank, la deuxième banque allemande, partiellement nationalisée. Dans la tourmente, c’est la règle du chacun pour soi.


Odile Benyahia-Kouider – Le Nouvel Observateur


Article publié dans "Le Nouvel Observateur" du 18 août 2011

 

http://tempsreel.nouvelobs.com//actualite/economie/20110818.OBS8744/suspicions-sur-la-societe-generale.html

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18 août 2011 4 18 /08 /août /2011 18:13
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Hugo Chavez imagine l’avenir tout doré, d’un côté il compte nationaliser l’or, de l’autre il compte transférer les stocks pour les mettre à l’abri, c’est à dire les retirer des banques suisses ou anglaises pour les confier à des banques russes, chinoises et brésiliennes. L’impact de ces déclaration risque de s’en ressentir non seulement sur les marchés boursiers mais également sur le cour de l’or!


Hugo Chavez a annoncé mercredi son intention de nationaliser le secteur de l’or, extraction et traitement compris, pour accroître les réserves internationales du Venezuela.


Le chef de l’Etat entend signer un décret en ce sens dans les jours qui viennent et a sollicité le concours de l’armée pour prendre le contrôle de l’activité.

« J’ai ici les lois autorisant l’Etat à exploiter l’or et toutes les activités qui y sont liées. Cela signifie que nous allons nationaliser l’or et le convertir, entre autres choses, en réserves internationales parce que la valeur de l’or continue à augmenter« , a-t-il déclaré à la télévision publique.

 La veille, un membre de l’opposition avait révélé l’existence d’un rapport dans lequel les responsables des finances vénézuéliennes recommandent le rapatriement de 90% des réserves d’or qui se trouvent à l’étranger.

Source: lexpress.fr

Les tensions entre les pays devient presque palpable, d’un côté les auto-proclamés justiciers de la planète j’ai cité les États-Unis avec dans son sillage quelques pays bien obéissants, en face, la Russie et la Chine entre autres grandes nations, et c’est justement avec ces deux pays qu’Hugo Chavez est en train de traiter!

CARACAS- Le Venezuela envisage de transférer des milliards de dollars de réserves de trésorerie provenant de l’étranger vers des banques en Russie, en Chine et au Brésil ainsi que des tonnes d’or provenant de banques européennes clés de voute de la banque centrale, selon les documents examinés mardi par le Wall Street Journal.Les mouvements prévus concernent 6,3 milliards de dollars de réserves de trésorerie, dont la plupart sont conservés maintenant dans les banques comme la Banque des règlements internationaux à Bâle, en Suisse, et la Barclays Bank à Londres et qui vont être transférés vers des banques anonymes russes, des banques chinoises et brésiliennes suivant un document.

VENEZUELA

Le Venezuela projette également de déplacer 211 tonnes d’or qu’elle conserve à l’étranger et les valeurs à 11 milliards de dollars dans les coffres de la Banque centrale du Venezuela, à Caracas, où le gouvernement conserve 154 tonnes de lingots, dit le document.

Les fonctionnaires vénézuéliens ont été peu loquace. Les représentants du ministère des Finances et la banque centrale ont dit qu’il n’y avait aucun commentaire officiel, et personne n’a été autorisé à aborder la question.

Dernièrement, les hauts fonctionnaires vénézuéliens ont critiqué la dépendance du Venezuela sur le dollar. Samedi dernier, le ministre des Affaires étrangères vénézuélien, Nicolas Maduro, a déclaré que le système financier mondial, basé sur le dollar « , était entré dans une crise d’incertitude et nous prévoyons de construire un nouveau système monétaire international, et particulièrement en Amérique du Sud, pour nous protéger de cette situation », at-il dit.

Source et suite de l’article en anglais: The wallstreet journal

 

http://lesmoutonsenrages.fr/2011/08/18/hugo-chavez-voit-lavenir-tout-dore/

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18 août 2011 4 18 /08 /août /2011 16:51
27

Voici une lettre ouverte, à partager et à diffuser partout! Je remercie Dominique Melay. Désolée pour le bug à l’affichage, dites moi si ça fonctionne à présent..

Image/ibuzzyou.fr

 

Lettre ouverte aux inconnus actionnaires de la FED, de la BCE, des banques en
général, et de tous autres organismes financiers parasites.


Chers inconnus,
Votre système financier mis en place, non sans arrière pensées manichéennes, s’écroule.
Oh, je sais que cela ne vous effraie pas car c’est le but occulte que certains de vous, visez depuis fort longtemps, pour arriver à une domination et une soumission totale des êtres humains de la planète.
En créant d’abord le chaos par les guerres et les divisons et en venant ensuite, par le truchement de nos hommes politiques, proposer vos solutions d’un nouvel ordre mondial régit par on ne saurait qui, c’est-à-dire vous chers inconnus, vous cherchez à rassurer les peuples de tous les états du monde pour mieux les manipuler.

Ce que je n’ai pas encore complètement saisi, et je ne dois pas être le seul, c’est la finalité de cet objectif, mais j’ai bien peur qu’il ne soit joli, joli !
Le maintien des peuples dans l’oisiveté, l’ignorance et l’inculture vous ont permis depuis des lustres de faire croire aux gens que la finance et la gestion des démocraties étaient des sciences si compliquées qu’il fallait vous les laisser.
Vous avez même réussi, avec la complicité d’homme politique à vos bottes, à ôter aux états leurs indépendances financières et aujourd’hui, tel des dieux, vous seuls, chers inconnus, avez le pouvoir de créer l’argent !
Mais qu’est ce que l’argent ? Est ce que l’argent fait pousser les légumes ? Est ce que l’argent construit des logements pour tous, des routes ? Est ce que l’argent met à la disposition de tous de l’eau, de l’électricité ? Est ce que l’argent peut nous élever
spirituellement et nous faire comprendre le monde et l’univers qui nous entourent. NON, Je dis non, tout ce que nous faisons tout ce que nous créons, tout ce que nous apprenons nous vient de cette terre qui est la mienne, la notre, autant que la votre chers inconnus.

Nous avons seulement besoin de bras humains, de volonté et d’intelligence pour le faire. Pour satisfaire chaque être humain, il nous faut simplement trouver le mécanisme qui fera que chacun selon ses compétences participera à l’effort commun.
Travailler toute une vie n’est pas une fin en soi. Participer un temps donné à l’effort commun est un devoir.
Trimer toute une vie pour vous, chers inconnus, qui nous faites croire que nous accéderons par le travail au nirvana d’avoir de l’argent et, exclusivement grâce a cela, une vie plus décente, est un leurre.
Il y a fort longtemps les humains et plus récemment nos parents, que vous exploitiez déjà, vivaient aussi dans des maisons construites sur des terrains de cette planète. Ils
plantaient, ils cultivaient, ils fabriquaient de tout et de rien, eux aussi. Et pourtant ils n’ont pas eu besoin de cette masse d’argent qu’aujourd’hui, plus encore qu’hier, vous voulez nous faire vénérer en pensant que nous ne pourrions vivre voir survivre sans.

Les évolutions techniques et pratiques dont nous profitons aujourd’hui sont dues a l’avancée et aux développements des connaissances et de l’intelligence humaine pas a la multiplication de vos billets.
D’ailleurs les scientifiques, les chercheurs et tous les travailleurs hommes et femmes qui, de tout temps, ont fait avancer l’humanité n’ont jamais été les plus riches et les mieux payés. Non, les plus nantis sont les improductifs : financiers, sportifs, artistes, traders,
etc. Preuve s’il en est que ce ne sont pas vos billets qui font évoluer le monde mais la sueur et l’abnégation de millions d’anonymes. Votre système monétaire n’est la que pour avilir les populations.

CELA DOIT CESSER.

Aujourd’hui, ou nous continuons de croire que seuls vous, chers inconnus, êtes capables, avec nos hommes politiques à vos ordres, de régler l’insoluble problème des dettes mondiales que vous avez sciemment engendrées et nous restons les pantins de votre théâtre apocalyptique.
Ou, NOUS peuples de tous les pays de notre planète commune, décidons que la manipulation par votre système esclavagiste n’a que trop durée et qu’il y a assez d’hommes sains, compétents et altruistes sur cette planète pour réfléchir et changer notre futur et le futur de nos enfants avec ou sans vous.

La conscience humaine évolue. Personne à ce jour ne peut accepter de continuer à être géré par une poignée d’aigrefins qui avance à visage couvert.
Chers inconnus, actionnaires de la FED de la BCE et autres qui voulez régenter le monde, et qui vous cachez derrière des marionnettes politiques, nous voulons voir vos visages et entendre vos paroles. Montrer vous et venez expliquer aux peuples du monde pourquoi vous seriez les dirigeants inamovibles du présent et du futur de la planète.
L’avenir est sombre mais rien n’est figé dans le marbre, l’espoir demeure.
De tous temps, Il y a eu des hommes pour contrer vos desseins morbides, aujourd’hui des millions d’hommes à travers internet veillent et veulent savoir.
©Dominique Melay
Un homme en colère de plus.

 

http://lesmoutonsenrages.fr/2011/08/17/lettre-ouverte-aux-inconnus-actionnaires-de-la-fed-de-la-bce-des-banques-et-de-tout-autres-organismes-financiers-parasites/

 

 

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4

Ont ils vraiment peur les riches de France, qu’ils seraient prêts à payer « provisoirement » de vrais impôts?

Monique Pinçon-Charlot. MPC

 

Certains riches veulent être plus taxés pour éponger les déficits publics. Une vaste hypocrisie, dénonce la sociologue Monique Pinçon-Charlot, spécialiste de la bourgeoisie…

Le patron de Publicis, Maurice Lévy estime que les Français les plus riches doivent participer à la réduction du déficit sous la forme d’une contribution fiscale exceptionnelle. Pierre Bergé y est également favorable. Mais pour Monique Pinçon-Charlot, co-auteur du Président des riches*, ce n’est rien d’autre que de la poudre aux yeux. Elle décrypte les vraies motivations des riches. 

 

Comment analysez-vous l’appel de Maurice Lévy au paiement par les plus riches d’une contribution exceptionnelle pour éponger les déficits?

Cette idée est dans l’air du temps. Elle circule dans les cercles privés et les résidences huppées. Avec les révolutions arabes, les émeutes en Angleterre, la classe dominante sent les dangers explosifs de la situation actuelle.

A la suite de la sortie de notre livre Le Président des riches, nous avons passé 8 mois à sillonner la France.  Nous avons pu mesurer à quel point il y a un sentiment de révolte dans le pays de Nicolas Sarkozy parmi les classes moyennes et populaires.

Compte tenu des affaires Servier, Tapie, Bettencourt et Wildenstein qui touchent de près le président de la République, ses amis se devaient de faire un geste pour apaiser la tension. C’est dans ce contexte qu’il faut comprendre la tribune de Maurice Lévy.

 

L’idée que les riches paient une contribution exceptionnelle est quand même une bonne nouvelle?

Payer une contribution exceptionnelle est le moyen pour les riches de se légitimer. Surtout qu’elle ne serait pas très contraignante. Maurice Lévy parle bien d’une taxe exceptionnelle. Cela sous-entend qu’elle sera provisoire.

Pour réellement bien faire, les riches devraient payer enfin leurs impôts en mettant fin à l’optimisation fiscale. Il faudrait une réelle réforme fiscale progressive où tous les revenus du travail et du capital seraient prélevés à la source pour éviter les niches et l’évasion.

La Déclaration des droits de l’homme et du citoyen de 1789 ne dit-elle pas que l’impôt «doit être également réparti entre tous les citoyens, en raison de leurs facultés?»

Mais quand bien même, une contribution exceptionnelle serait appliquée, le montant resterait très symbolique au regard de leur richesse.

 

Pensez-vous qu’avec cette crise, en France, les riches vont devenir plus solidaires?

Rien ne va changer. Souvenez-vous en 2008, l’Etat français a volé au secours des banques à coup de milliards. Tout est rentré dans l’ordre très vite pour ces institutions. La preuve, elles se sont remises à verser des bonus à leurs dirigeants et à leurs traders. Regardez cette année, le plan de sauvetage de la Grèce. Il va alourdir l’endettement de la France de 15 milliards d’euros. Mais c’est un cadeau inouï aux grandes fortunes grecques qui sont les principales créancières du pays. Conclusion: on fait toujours des cadeaux aux plus riches.

 

A partir de quand est-on considéré comme très riche en France?

La grande richesse est multidimensionnelle. Bernard Arnault est l’homme le plus riche de France avec 21 milliards d’euros. Jean-Paul Gaultier, qui est la 500e fortune hexagonale selon Challenges est à la tête de 60 millions d’euros.  L’écart entre les deux est très important.

Mais la richesse est de plusieurs ordres. Au-delà de la richesse matérielle, il y a la richesse culturelle (tableaux et autres œuvres d’art…), sociale (cercles, réseaux…) et la richesse symbolique. Le riche est plutôt mince et redressé alors que le pauvre a tendance à souffrir d’obésité. Jamais les individus n’ont autant porté l’origine de leur classe sur leur corps.

La grande richesse, c’est comme un iceberg. Quand on en voit une partie, il faut se dire qu’il y en a 100 fois plus en-dessous.

*Une nouvelle version enrichie du Président des riches sortira en librairie le 15 septembre aux éditions La Découverte.

Propos recueillis par Mathieu Bruckmüller

SOURCE

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18 août 2011 4 18 /08 /août /2011 16:21

http://finance.blog.lemonde.fr/files/2011/07/greece-euro.jpg

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Comment les banques cherchent à faire du FESF une pompe à finances
18 août 2011 - 10:21

18 août 2011 (Nouvelle Solidarité) — Cinq mois après le début de la crise grecque, les dirigeants de la zone euro ont créé le Fonds européen de stabilité financière (FESF). Crée pour ne durer que trois ans, son utilisation fut qualifiée « d’hypothétique » par le gouvernement Sarkozy au mois de mai. Pourtant, le FESF, dirigé par l’Allemand Klaus Regling fut activé en juillet avec la création d’une société anonyme basée dans ce paradis fiscal qui s’appelle le Luxembourg.

Pour l’instant, le FESF dispose de très peu d’argent ; il n’a que la capacité de lever 440 milliards d’euros sur les marchés grâce aux garanties des Etats de la zone euro. A cela peuvent s’ajouter 60 milliards d’euros empruntés par la Commission européenne, une fois de plus garantis par les Etats membres. La Commission pourra re-prêter cette somme en urgence et le FMI pourra ajouter 250 milliards s’il le juge nécessaire. Le FESF dispose, auprès des agences de notation, de la meilleure note. Aussi bonne que celle… des Etats-Unis jusqu’à récemment.

Calfeutrer temporairement les brèches pour faire tenir la Grèce, l’Irlande et le Portugal a permis de gagner du temps. Cependant, pour secourir l’Italie et l’Espagne, où les banques françaises sont en première ligne, la force de frappe du FESF manque de puissance.

D’où les demandes pressantes « des marchés » pour « sécuriser » le fonctionnement du FESF, en augmentant ses capacités, une décision pour l’instant totalement exclue par Angela Merkel, sous forte pression d’une opposition venant de sa propre coalition, le FDP et la CDU.

C’est dans ce contexte que le commentaire de John Dizard publié dans le Financial Times du 15 août prends tout son sens. « L’eurocratie », écrit Dizard, « se montre plus disposée qu’avant à écouter des gens ayant de l’expérience dans la restructuration des dettes ». Par exemple, l’équipe qui a conçu le programme Troubled Asset Relief Program (TARP) de Henry Paulson, l’ancien PDG de Goldman Sachs nommé secrétaire au Trésor par George Bush.

La question que se posent les acteurs du marché obligataire, est « comment les 440 milliards du FESF peuvent devenir une banque de renflouement, un TARP européen ».

Ce sera difficile, mais pas impossible, avoue Dizard qui fait l’éloge des avocats excellents de Paulson qui, en coulisse et à l’abri des regards, ont su insérer dans la loi TARP une petite disposition qui l’a transformée en une « pompe à finances pour le système bancaire ».

« Le TARP de 2008 fut écrit avec une spécificité apparente, mais il incorporait des clauses élastiques qui ont permis au Secrétaire au Trésor de le transformer d’un fond achetant des obligations en un moyen pour pomper du capital dans le système bancaire. Comme l’a dit un juriste financier : ’Il y avait un paragraphe au sein de ce projet de loi très long, qui est devenu le centre de l’action et qui n’a jamais été débattu ni même remarqué par le Congrès’. »

« La leçon clé que l’eurocratie aurait du tirer de cet épisode du TARP est qu’un fond de renflouement a besoin absolument d’un mécanisme de financement, d’un boite à cash disponible rapidement… Une fois que le Secrétaire du Trésor Paulson avait mis ses mains dans la loi TARP, les populistes n’ont rien pu faire pour l’empêcher, lui et ses successeurs, de dépenser des centaines de milliards pour acheter des titres aux banques. »

Il ressort aussi de cet article, que les banques espéraient vivement que le FESF allait, en plus de secourir les banques en difficulté, aider toutes les banques à la recherche de capitaux pour la recapitalisation requise pour se conformer à la nouvelle régulation dite de Bâle III. En effet, une des nouvelles prérogatives, accordée au FESF est de fournir des capitaux à des gouvernements qui recapitalisent leurs banques. Cependant, on avait pu croire que cette option visait plutôt une banque de nature « systémique » menacée de faillite et non pas toute banque soumise aux contraintes de Bâle III…

Le problème que « les amis de l’eurocratie au sein du secteur bancaire » voient dans le FESF, continue Dizard, est qu’il s’agit d’un fonds de garantie étendu par les Etats en cas de besoin et pas d’argent directement disponible. La question dans ce contexte est de savoir « comment le programme de recapitalisation pourra voir le jour rapidement » pour recapitaliser les banques. « Il semblerait que vu ces difficultés, la prochaine vague de recapitalisations des banques devra être improvisée nation par nation ». Mais, pas d’inquiétude à avoir, la « Réserve fédérale répondra rapidement aux demandes de la BCE pour avoir de l’argent frais en cas de besoin pour des swaps. Ainsi les marchés monétaires américains pourront laisser leurs dépôts en Europe sans aucune crainte. »

Illusions...

 

http://www.solidariteetprogres.org/Comment-les-banques-cherchent-a-faire-du-FESF-une-pompe-a-finances_08015


À lire aussi...

 

 

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Je vous avais prévenu, il y a de cela de nombreux mois, qu'à compter d'août 2011 et en ayant à l'esprit pas uniquement une grille de lecture classique traditionnelle d'ordre économique, géostratégique mais en considérant également l'aspect eschatologique des évènements, l'élite de la franc-maçonnerie a le champ libre pour pouvoir activer la phase chaotique menant au nouvel Ordre mondial.

Et plus récemment, j'ai alors précisé que plus que jamais sous la présidence française aux G (maçonniques) 28 (templiers) liés au degré du roi du soleil, la période liée au sphinx égyptien (allant du 10 août au 16 septembre) revêt, aux yeux de l'élite de la franc-maçonnerie, une importance phénoménale.

Résultat des courses : Dans la nuit du 5 au 6 août 2011, Décision inédite, Historique et Hautement Symbolique émanant de l'agence de notation économique américaine Standard and Poor's d'abaisser d'un cran la note économique des Etats-unis (passant de AAA à AA+).

Ce 8 août 2011 à l'occasion de la 1 ère séance boursière suivant la dégradation de la note des Etats-unis, les indices boursiers américains Dow Jones ainsi que Standard and Poor's 500 (ce dernier crée par l'agence de notation du même nom) ont respectivement clôturé à - 5,55 % et - 6,66 %. Tiens tiens, l'on retrouve la base numérologique maçonnique 555 associée au chiffre satanique 666. Je rappelle en passant que l'obélisque de Washington mesure 555 pieds en surface et 111 pieds sous terre pour un total de 666 !

Puis ce 10 août 2011 (précisément le 1 er jour lié à la période relative au sphinx), les Chefs d'Etat français et britannique sont contraints d'écouter en urgence leur congé estival afin de gérer respectivement depuis l'Elysee et le 10 Downing Street, une réunion extraordinaire de crise d'ordre financier, économique pour la France (l'indice boursier français Cac 40 venant de subir une série record de 11 baisses consécutives battant le record précédant de 9 baisses consécutives, soit une configuration numérologique 9/11 ! ) et d'ordre social (après 4 nuits consécutives d'émeutes au sein des principales villes d'Angleterre à commencer par Londres) pour le Royaume-uni.

C'est ce même 10 août 2011, que l'indice boursier Cac 40 a connu sa plus forte baisse clôturant à - 5,45 % suite à la diffusion de 2 rumeurs, l'une relative à une possible dégradation de la note économique de la France et l'autre évoquant une possible faillite de la banque française Société Générale. Le lendemain 11 août 2011, une 3 è rumeur circulant sur les Marchés financiers faisait état d'un besoin en refinancement de l'ordre de 500 millions d'Euros pour la banque Bnp-Paribas sur son exposition à la dette grecque. Je ne dirais qu'une chose à ce propos : il n'y a pas de fumée sans feu !

N.B. : Fin juin 2010 lors de mon entretien téléphonique avec le président de " Platinium Gestion " olivier Delamarche, je lui ai alors signalé que d'ici au second semestre 2011, les agences de notation allaient s'occuper très sérieusement du cas des Etats-unis en n'hésitant pas à dégrader sa note AAA. Mr Delamarche m'a alors répondu que ce n'est pas encore demain que des agences de notation, qui plus est de nationalité américaine, allaient s'occuper du cas des Etats-unis. Et vous connaissez la suite...

LE MESSAGE AUDIO CORRESPONDANT  : http://www.blog-video.tv/video-1063121b0c-Archive-tele-du-18-08-2011-13-48-26.html

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18 août 2011 4 18 /08 /août /2011 15:32

http://www.web-libre.org/medias/img/articles/aad64398a969ec3186800d412fa7ab31-2.jpg

http://www.web-libre.org/medias/img/articles/aad64398a969ec3186800d412fa7ab31-2.jpg

BCE : rien ne va plus !

Rédigé par jp-chevallier

La situation n’est plus maitrisable dans la zone euro, comme je l’ai écrit depuis un certain temps…

Le dernier bilan de la BCE arrêté au 12 août montre que le marché interbancaire ne fonctionne plus : les dépôts des banques auprès de la BCE ont augmenté de 71 milliards d’euros dans la semaine pour atteindre… 441,5 milliards !
Document 1 :

Les dirigeants des banques de la zone euro n’ont plus confiance dans les autres banques. Ils déposent donc leurs disponibilités auprès de la BCE au lieu de les prêter aux banques qui en ont besoin comme elles le feraient en temps normal : la BCE a ainsi prêté… 548 milliards d’euros, en augmentation de 43 milliards en une semaine (rubrique 5) !
Document 2 :

Autre point important : la BCE a prêté 491,9 milliards à divers… titres (rubrique 7) ! Ce sont des rachats de junk bonds, en particulier des bons des Trésors des PIGS qui ne se montent qu’à 96 milliards.

La BCE explique ces opérations dans son communiqué,
Document 3 (cliquer sur le document pour l’agrandir) :

Tyler Durden a fort justement relevé que la BCE avait prêté 500 millions de dollars (US$) hier 17 août à une banque qui risquait d’être en défaut de paiement, comme l’an dernier le 6 mai,
Document 4 :

Un petit rappel : le bulletin de juin 2010 de la BCE, page 38, confirmait ce que j’avais écrit à l’époque, à savoir qu’au moins une banque de la zone euro a été en défaut de paiement (en devises) le 6 mai 2010, ce qui a provoqué un krach éclair sur les marchés américains,
Document 5 :

 

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