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10 octobre 2012 3 10 /10 /octobre /2012 05:28

 

Néolibéralisme et conséquences
L’endettement perpétuel, l’arme de choix de l’élite financière
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Dans les dernières années les citoyens de nombreux pays industrialisés, de la Grèce à la Grande-Bretagne en passant par les États-Unis, sont soumis à des mesures d’austérité draconiennes afin, dit-on, de lutter contre la dette étatique. Après avoir ravagé les pays en développement dans les années 1980 lors de la crise de la dette sous la forme d’ajustements structurels, les conséquences du néolibéralisme se font maintenant sentir dans les pays dits « riches ».


Julie Lévesque - Mardi 9 Octobre 2012


L’endettement perpétuel, l’arme de choix de l’élite financière
Dans les dernières années les citoyens de nombreux pays industrialisés, de la Grèce à la Grande-Bretagne en passant par les États-Unis, sont soumis à des mesures d’austérité draconiennes afin, dit-on, de lutter contre la dette étatique. Après avoir ravagé les pays en développement dans les années 1980 lors de la crise de la dette sous la forme d’ajustements structurels, les conséquences du néolibéralisme se font maintenant sentir dans les pays dits « riches ».

Mais qu’est qu’une dette? Et d’où provient cet endettement qui ravage des économies entières? Quels en sont les mécanismes? Dans quelle dynamique et dans quelle logique s’inscrit-il? Les médias posent rarement ces questions fondamentales qui sont les seules à pouvoir nous sortir de cette spirale infernale de la surconsommation et de la surproduction.

Dans la foulée de la révolte populaire printanière au Québec, menée par le mouvement étudiant opposé à la hausse des droits de scolarité, le Collectif Dissensus a présenté le 21 août dernier, dans le cadre de l’Université populaire de Parc-Extension, Créditeur/Débiteur : La guerre. Et si la dette était la clé pour « tout » comprendre? Dissensus s’oppose à « l’élargissement du recours au marché dans l’organisation de la société et au détournement des richesses collectives au profit d’intérêts privés ».

Cette présentation a exposé une vision globale de ce que signifie cette forme moderne d’endettement, rejeton du capitalisme financiarisé, d’où elle vient et comment elle conduit invariablement à la faillite économique et morale des États et des individus. Mondialisation.ca vous offre un résumé des présentations en trois volets, un pour chacun des conférenciers : Maxime Ouellet, Louis Gaudreau et Éric Martin.


L’endettement perpétuel, l’arme de choix de l’élite financière
Partie 1 – Maxime Ouellet*

« La dévalorisation du monde humain va de pair avec la mise en valeur du monde matériel. » Karl Marx, Manuscrits de 1844, cité par Maxime Ouellet dans La fabrique du consommateur endetté

Le rapport créancier-débiteur est un rapport de domination présenté comme un rapport d’émancipation : la vente du crédit se fait par une rhétorique de liberté. « La liberté n’a pas d’âge », nous disait une pub de Visa.



Ce rapport est plus violent et plus brutal que celui du capitalisme antérieur, car il nous replonge dans un système féodal, dans une sorte de péonage, c’est-à-dire un droit non écrit attachant le travailleur à la propriété sur laquelle il travaille, en l’obligeant à s’endetter.

Pour comprendre ce rapport, il faut d’abord comprendre ce qu’est une dette. La dette est le fondement du bien social. Dans les sociétés primitives, la dette est une forme de crédit. Avant d’être une dette économique elle est une dette de sens : on doit la vie aux générations antérieures, il s’agit d’une dette symbolique.

Ce rapport a été naturalisé en normalisant l’endettement chez les classes populaires. Au début et vers la moitié du 20e siècle, les grands capitalistes, les « capitaines conscience » ont compris qu’ils devaient intervenir dans la culture afin d’assurer la continuité du capitalisme : ils devaient susciter le désir de la consommation, une idéologie à l’opposé de la vision de Weber, axée sur l’épargne. Cela a donné naissance à de nouvelles disciplines comme le marketing.

Après la Seconde Guerre mondiale le crédit a été généralisé et on a recouru massivement à l’endettement. À l’époque les règles ne permettaient pas de s’endetter facilement et les gens s’endettaient uniquement pour de gros achats, comme celui d’une maison. On n’avait peu ou pas recours à l’endettement privé.

Dans la dynamique actuelle, une crise survient lorsqu’il y a décrochage entre la surproduction et la surconsommation et pour arrimer la surproduction à la surconsommation, on fait appel au crédit. L’endettement des ménages est essentiel à cette logique.

Les banques ont joué un rôle central dans cette dynamique. Dans les années 1980-1990 la principale source de profit des banques est devenue l’endettement des ménages. Le but de cette opération : faire que l’individu soit incapable de payer le solde complet de sa carte de crédit pour que les banques perçoivent des intérêts. C’est pourquoi on a facilité l’accès au crédit. L’intégration des personnes à faible revenu dans ce système a permis aux États-Unis de maintenir la surconsommation de la population.

Par ailleurs, la consommation devient souvent ostentatoire. Il y a un impératif de consommer à la seule fin de montrer que l’on consomme.

Ce rapport créditeur-débiteur s’arrime sur les anciens rapports de domination, dont celui que le salarié entretient avec le travail et son intégration dans la société. L’immobilier est l’État providence de remplacement : le filet social étatique est remplacé par l’augmentation de la valeur de l’actif financier, la maison, et cela transforme le rapport de l’individu à l’habitation.

La transformation est fondamentale : on passe de la relation capital-travail à une relation crédit-débit. Aujourd’hui, le rôle du travail consiste à donner aux ménages la capacité d’obtenir du crédit. On vise un salaire qui nous permettra à son tour d’obtenir la crédibilité financière qui nous donnera accès au crédit. Il s’agit donc d’une forme de féodalisme : on doit à l’avance une rente au capital.

Avec la titrisation, qui consiste à transformer une créance, comme une hypothèque, en titre financier échangeable sur les marchés financiers et sur lesquels on peut spéculer, on transfert le risque social vers les individus. On l’a bien vu lors de la crise des subprimes (prêts hypothécaires à risque) aux États-Unis, où les gens ont perdu leurs maisons, l’individu est devenu ce que l’on a appelé le shock absorber of last resort, l’amortisseur de dernier recours.

L’Homo œconomicus est pris dans un endettement perpétuel, dépossédé de son temps, car endetté à vie. La dette étudiante participe de cette logique : on souhaite déposséder l’étudiant de son avenir en l’intégrant dans ce système avant même qu’il soit sur le marché du travail.


Remettre en question la fraude institutionnalisée

Cela n’est rien d’autre qu’une pyramide de Ponzi : intégrer constamment des individus dans une dynamique financière. Comment s’en sortir?

Il faut remettre en question la légitimité des institutions bancaires, la privatisation des profits et la socialisation des pertes. Ce que l’on nous propose sont des mesures de sortie de crise apolitiques comme des discours moralisateurs sur l’endettement. Toutefois, si les gens ne sont pas endettés le système s’effondre. Il faut aller au-delà de ça et repolitiser le crédit, penser à le socialiser.

Il faut repenser la création monétaire qui se fait de nos jours par les banques privées et non plus par l’État. Personne ne remet en question le fait qu’une institution publique a donné aux banques privées le droit de créer l’argent à partir de rien et d’en faire du profit. L’argent doit être créé par les banques centrales, comme c’était le cas autrefois. Et c’est d’ailleurs le transfert de ce droit des banques centrales aux banques privées qui est à l’origine de la crise économique et financière actuelle.

* Maxime Ouellet, professeur associé à l’École des médias, chargé de cours en sociologie à l’UQÀM et co-auteur d’Université Inc. Des mythes sur la hausse des frais de scolarité et l’économie du savoir, publié chez Lux.

Pour compléter cet exposé, rappelons que les médias parlent peu de la révolution née en Islande après la faillite du pays. Est-ce parce que les Islandais ont repris leur pays en mains et que les mesures employées ne plaisent pas aux grands décideurs mondiaux?

La croyance selon laquelle les citoyens [islandais] devaient payer pour les erreurs d’un monopole financier, qu’une nation entière devait être taxée afin de rembourser les dettes privées, fut brisée. (Deena Stryker, La révolution en cours en Islande, Mondialisation.ca, 30 mars 2012.)

Malgré les menaces de l’élite politique et financière, les Islandais ont refusé de payer une dette ayant explosé en raison de la privatisation des banques :

Cinq ans d’un régime néolibéral ont conduit à une privatisation de toutes les banques en Islande, (320.000 habitants, pas d’armée), afin d’attirer les investisseurs étrangers. Ces banques offraient des services bancaires en ligne dont les coûts minimes leur ont permis de fournir des taux de rendement relativement élevés.

Ces comptes bancaires, appelés Icesave, ont attiré de nombreux petits investisseurs anglais et néerlandais. À mesure que les investissements augmentaient, les dettes étrangères des banques augmentaient aussi. En 2003, la dette de l’Islande équivalait à 200 fois son PNB (produit national brut), et en 2007, elle était de 900 pour cent. (Ibid.)

Les Islandais ont refusé de payer une dette dont ils n’étaient pas responsables, ont nationalisé les trois principales banques, chassé le gouvernement qui a voulu, sous la pression internationale, imposer des mesures draconiennes et poursuivi en justice les responsables du krach :

Contrairement aux attentes mondiales, la crise a conduit la population à prendre le contrôle de son pays, à travers un processus de démocratie participative directe. Ceci a finalement conduit à une nouvelle constitution, mais seulement après une persévérance féroce [...]

Lors du référendum du mois de mars 2010, 93% de la population votèrent contre le remboursement de la dette. Le FMI gela immédiatement son prêt. Mais l’Islande n’allait pas se laisser intimider. Comme Grimsson le dit: « On nous a dit que si nous refusions les conditions de la communauté internationale, nous deviendrions le Cuba du nord. Mais si nous les avions acceptées, nous serions devenus l’Haïti du nord » [...]

Les Islandais se mirent également d’accord sur certaines mesures de réduction budgétaire comme le démantèlement de leurs infrastructures militaires – l’Islandic Defense Agency (Agence islandaise de la défense, ou IDA), cessa d’exister en janvier 2011.

Afin de libérer le pays du pouvoir exagéré de la finance internationale et de l’argent virtuel, le peuple islandais décida de rédiger une nouvelle constitution. (Ibid.)

Par ailleurs, aux États-Unis le mouvement en faveur d’un système bancaire public prend de l’ampleur. À ce jour 18 États ont déjà fondé ou sont en voie de créer une banque publique. Pour mieux comprendre l’escroquerie bancaire et la contester, voici une vidéo du Public Banking Institute :

Victoria Grant, canadienne de 12 ans, nous explique l’escroquerie bancaire de l’argent-dette.

http://www.mondialisation.ca/l-endettement-perp-tuel-l-arme-de-choix-de-l-lite-financi-re/


http://lucien-pons.over-blog.com/article-l-endettement-perpetuel-l-arme-de-choix-de-l-elite-financiere-par-julie-levesque-dans-mondialisati-111025539.html http://lucien-pons.over-blog.com/article-l-endettement-perpetuel-l-arme-de-choix-de-l-elite-financiere-par-julie-levesque-dans-mondialisati-111025539.html

 

http://www.alterinfo.net/L-endettement-perpetuel-l-arme-de-choix-de-l-elite-financiere_a82286.html

 

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9 octobre 2012 2 09 /10 /octobre /2012 20:39

 

 

L'impôt sur la fortune va être réformé - Qui va payer plus en 2013 ?

 

 

Nicolas Sarkozy, à peine élu,

a fait des cadeaux fiscaux aux plus riches

(bouclier fiscal, etc).

Que prévoit la Gauche ?

(eva)

.

Hausse d'impôts des particuliers : qui va payer plus en 2013 ?

Voici les modification concernant les formules d'impositions pour 2013, J'ai été longtemps assez traumatisé par cette épée de damoclès qui s'abbatait sur moi chaque année a la rentrée, je peut vous assurer que la mensualisation et une solution idéale, certes cela représente un poids mensuelle mais une réel tranquillité d'esprit, puisque l'épée ne tombe jamais....


impots.jpg
.
L'impôt sur la fortune
va être réformé. (Sipa)
Le très riche fumeur propriétaire d'un logement vacant, employant du personnel à domicile pour ses nombreux enfants a du souci à se faire. Surtout s'il espérait pouvoir profiter de niches fiscales... et qu'il habite près de la Suisse. Explications.

Le budget 2013 est très attendu. Le gouvernement précisera les derniers arbitrages lors de la présentation de la loi de finances en conseil des ministres vendredi 28 septembre. Sur les 30 milliards d'euros d'efforts budgétaires voulus par François Hollande, 20 milliards d'euros viendront d'une hausse de la fiscalité, répartie à parts égales entre les ménages et les entreprises. Quels sont les ménages qui contribueront le plus à ces 10 milliards d'euros de hausse d'impôts ? 


Les salariés :

1 milliard d'euros


Le gouvernement a annoncé que le gel du barème de l'impôt sur le revenu serait maintenu. Décidé par le gouvernement Fillon en 2011, il consiste à maintenir d'une année sur l'autre les montants fixant les passages aux tranches supérieures. D'habitude, ce montant augmente au même rythme que l'inflation, de telle sorte qu'une personne dont le revenu imposable n'augmente pas par rapport au coût de la vie ne se retrouve pas dans une tranche supérieure, et que des personnes non-imposables se retrouvent assujetties à l'impôt sur le revenu.


Ainsi, ce gel revient à une augmentation généralisée des impôts d'environ 2%. Il concerne 36 millions de foyers fiscaux imposables. Cependant, le gouvernement a prévu d'instaurer un système de décote, pour les deux tranches les plus basses, afin que les 20 millions de contribuables les plus modestes soient épargnés.


Les propriétaires :

entre 3,3 et 5 milliards d'euros


Les revenus du capital seront imposés comme ceux du travail. Jusqu'ici, le contribuable pouvait choisir d'imposer ses dividendes, ses intérêts ou ses plus-values au barème progressif ou de s'acquitter d'un forfait (prélèvement libératoire) de 19%, 21% ou 24%. Ils seront soumis désormais au barème de l'impôt sur le revenu (sans aller jusqu'à 75%). L'assurance vie et les plus-values immobilières pourraient faire l'objet d'un traitement à part. Les petits épargnants et actionnaires de long terme pourraient également bénéficier d'aménagements. Gain attendu entre 3 et 4,5 milliards d'euros.

Par ailleurs, le gouvernement prévoit un abattement fiscal de 20 % sur les ventes de foncier bâti en 2013. Cette baisse d'impôt permettrait de dégager des recettes via les cotisations sociales en augmentant le nombre de transaction, dans un marché immobilier au ralenti. Gain espéré : 280 millions d'euros.


Le gouvernement souhaite enfin

taxer les logements vacants.

 

Gain espéré : 150 millions d'euros.


Les riches et les très riches :

entre 2,4 et 2,8 milliards d'euros


Outre la nouvelle imposition des revenus du capital, qui les concerne principalement, une nouvelle tranche supérieure de l'impôt sur le revenu devrait être instaurée, à un taux de 45% pour la part des revenus dépassant 150.000 euros. Recette envisagée : entre 320 et 700 millions d'euros.

Promesse phare de campagne, la taxe à 75% pour la part des revenus dépassant un millions de revenus sera mise en place. Vraisemblablement pour une durée de deux, elle devrait s'appliquer à chaque contribuable, et aucune exception pour sportifs ou artistes ne devrait s'appliquer, contrairement à ce qui a été évoqué. Elle devrait concerner uniquement les revenus d'activité. Son taux devrait comprendre les contributions sociales existantes comme la CSG et la CRDS. Le total devrait être de 75%, mais la part supplémentaire serait donc de 67%. Recettes attendues : 210 millions d'euros.


L'impôt de solidarité sur la fortune

sera de nouveau réformé.

 

Il devrait retrouver son barème d'avant 2011 (des taux allant de 0,55 % à 1,8 %), année durant laquelle il avait été baissé par la précédente majorité. En revanche, le seuil d'entrée sera maintenu à 1,3 million d'euros, comme instaurée sous Nicolas Sarkozy. Recettes attendues : 1,4 milliard d'euros.


Le quotient familial,

qui permet de déduire d'autant plus d'impôt que l'on a d'enfant,

 

devrait être modifié. Il serait plafonné à 2.000 euros contre 2.336 euros actuellement, pour les ménages gagnant plus de 6 fois le Smic (plus de 8.500 euros). Recette attendue : 400 millions d'euros.


Le cumul de la taxe à 75%

et de l'ISF réformé

 

aboutirait à des taux confiscatoires dans certaines situations. Le Conseil constitutionnel impose au gouvernement d'instaurer un plafond comme Michel Rocard avait fait lors de la création de l'ISF. Une sorte de bouclier fiscal, mais dont le taux serait supérieur à 50%, et qui n'inclurait pas forcément toutes les cotisations sociales, l'impôt sur le revenu et l'ISF comme c'était le cas dans le dispositif mis en place par Nicolas Sarkozy au début de son mandat. Pertes attendues : 600 millions d'euros, selon le président de la Commission des finances Gilles Carrez. Déjà déduites des recettes de l'ISF. 


Les bénéficiaires de niches fiscales :

300 millions d'euros


Le gouvernement souhaite plafonner à 10.000 euros le montant de la réduction permise par l'addition d'une vingtaine de niches fiscales (emploi à domicile, garde d'enfants, travaux dans son logement, immobilier locatif, etc.). Il était de 18.000 euros plus 4% des revenus jusqu'ici. Gain espéré : 300 millions d'euros.


Les particuliers employeurs :

entre 200 et 300 millions d'euros


Les particuliers employant une personne à domicile devraient être obligés de déclarer l'intégralité de son salaire. Jusqu'à aujourd'hui, ils avaient la possibilité de déclarer un simple forfait. Gain espéré : entre 200 et 300 millions d'euros.


Les fumeurs et les buveurs :

entre 600 et 700 millions d'euros


Le prix du paquet de cigarettes va augmenter de 7% et celui du tabac de 10% à partir du 1er octobre, ce qui devrait rapporter 300 millions d'euros de TVA. Les taxes sur les bières devraient enfin rapporter entre 300 et 400 millions d'euros.

 

Les frontaliers suisses :

400 millions d'euros


Près de 13.000 résidants en France et travaillant en Suisse bénéficient d'un droit d'option à cotiser pour une assurance privée. Ils devront désormais cotiser à l'assurance maladie. Gain attenu : 400 millions d'euros.


Quant aux entrepreneurs,


ils sont également concernés par les 10 milliards de hausses d'impôts portant sur les entreprises.

http://www.crashdebug.fr/


Sur le même sujet

Source : Le Nouvel Observateur

Informations complémentaires :

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8 octobre 2012 1 08 /10 /octobre /2012 11:48

gold-up.blogspot.com

photocopieuse-planche-a-billets-images.jpg

 

La planche à billets US pour acheter la France :

 

LES ETATS-UNIS ACHETENT LA FRANCE AVEC LEUR PHOTOCOPIEUSE (suite et preuves)

 

du 8 au 11 oct 2012 : Et cela ne dérange ni les journalistes, ni les députés, ni les Français à qui on ne donne (en ce moment) que des affaires médias musulmanes ou bien juives. J'en avais déjà parlé (voir plus bas), eh bien vous avez une nouvelle confirmation dans le Financial Times de samedi. Les Américains mettent 3,5 milliards d'euros sur la table pour acheter les immeubles les plus profitables dans les capitales européennes:  

 

"The largest US property companies are cashing in on the troubles of their European rivals with a 3.5bn euros spending spree that marks a rare bout of transatlantic real estate investment. US real estate groups spending in the first 9 months of 2012 represented a near fivefold increase (x5) on the total recorded for the whole of last year ... In the most valuable transatlantic deal of the year so far, Simon, the largest owner of shopping malls in the US, bought up almost a third of Klepierre, the French retail real estate investment trust, for 2 billion dollars in March.".

 

Lire ici le grand article complet sur le FT. Tiens, et si nous on achetait le Texas et une partie de New York avec nos photocopieuses à nous?

 

L'EUROPE N'EST QU'UNE FABRICATION DE LA CIA, REGARDEZ ICI CET ARTICLE D'AMBROSE EVANS-PRITCHARD COMMENT ELLE PAYAIT CHAQUE MOIS ROBERT SHUMANN ET D'AUTRES "INTELLOS" POUR IMPOSER L'IDEE DU FEDERALISME...

 

GRACE A L'UE, LES AMERICAINS POMPENT TOUTES NOS RICHESSES CHEZ EUX...

 

Revue de Presse par Pierre Jovanovic © www.jovanovic.com 2008-2012


 

► 13:20► 13:20
www.dailymotion.com/.../xi9abg_f-asselineau-upr-la-f...16 avr. 2011 - 13 min
Pour une France libre et indépendante : http://www.u-p-r.fr. ... F. Asselineau / UPR / La France, l'Europe et ...

 

  1. ► 133:12► 133:12
    www.dailymotion.com/video/xbqfip_francois-asseline...3 janv. 2010 - 133 min
    Envoyer une vidéo ... François ASSELINEAU : Qui gouverne réellement la France . .... François Fillon, un ...
  2. ► 21:24► 21:24
    www.dailymotion.com/video/xnzagl_conference-de-fr...24 janv. 2012 - 21 min
    Une conférence de François ASSELINEAU sur l'Europe et ses dépenses somptuaires.( SENS, décembre 2011 )
  3. ► 183:33► 183:33
    www.youtube.com/watch?v=FJE6Fz1KbSE9 mai 2011 - 184 min - Ajouté par zolive13013
    ... imposent de sortir de l'Europe" - Conférence de François ASSELINEAU du jeudi 5 mai ... You need ...
  4.  
    ► 138:21► 138:21
    www.youtube.com/watch?v=4c6uy-0kpjU13 janv. 2011 - 138 min - Ajouté par UPRdiffusion
    Loading... Alert icon. You need Adobe Flash Player to watch this video. .... UPR - François Asselineau - Qui
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7 octobre 2012 7 07 /10 /octobre /2012 21:42

http://www.alterinfo.net/Et-si-nous-laissions-les-banques-faire-faillite_a80561.html

Et si nous laissions les banques faire faillite ?

 

 

Le GRESEA (Groupe de recherche pour une stratégie économique alternative) est né en 1978 de la rencontre de responsables d’organisations non gouvernementales de développement, de syndicalistes et d’universitaires.

Et si nous laissions les banques faire faillite ?

 

Mercredi 22 août 2012, Xavier Dupret, 23019 signes.
Cet article a été visité 1770 fois


http://www.gresea.be/spip.php?article1048


Gresea asbl (Groupe de recherche pour une stratégie économique alternative)

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Depuis le début de la crise, les États soutiennent les banques à bout de bras. La socialisation des pertes bancaires en Europe a surtout pris la forme de recapitalisations. Recapitaliser, cela revient à augmenter les fonds propres d’une banque.

Rappelons, d’entrée de jeu, que dans le secteur bancaire, les fonds propres désignent l’argent qui, à la différence des dépôts des clients ou des emprunts effectués auprès d’autres établissements, n’appartient qu’à la banque. Dans le cas des banques en difficulté, l’ajout de capitaux propres a surtout servi à compenser les dettes qu’elles avaient contractées.

Une opération de ce type équivaut à déstabiliser en profondeur les finances publiques. Pour saisir la nature de cette déstabilisation, on peut faire appel au concept de dépense productive introduit par Turgot (1727-1781). Turgot assignait pour fonction à la dette publique de dégager un surplus économique. Dit autrement, en investissant dans des infrastructures, un État fait une bonne opération puisqu’il améliore la production et peut, ce faisant, récolter des rentrées fiscales supplémentaires.

Le trait commun à toutes les opérations de socialisation des pertes bancaires, depuis le début de la crise, est que les États se sont portés acquéreurs d’actifs financiers profondément dépréciés à un prix supérieur à leur valeur de marché. Cela constitue une dépense improductive. Et aujourd’hui, cette socialisation joue un tour aux banques tirées d’affaire puisque le transfert des actifs toxiques affaiblit la solvabilité des États. Or, certaines banques ont acheté des obligations publiques qui ont accusé de fortes diminutions de valeur dans la mesure elles ont été émises pour recapitaliser des actifs bancaires toxiques Aujourd’hui, ces obligations sont devenues de nouveaux actifs toxiques pour les banques qui les détiennent.

Par parenthèse : L’effet levier
Le monde bancaire s’est beaucoup endetté, ces dernières années, via ce que l’on appelle les effets de levier. L’effet de levier consiste recourir à l’endettement pour augmenter la rentabilité des capitaux propres. Et pour qu’il fonctionne, il faut que le taux de rentabilité du projet sélectionné soit supérieur au taux d’intérêt à verser pour la somme empruntée. Les effets de levier sont devenus de plus en plus importants avec le temps.
Ce qui n’est évidemment pas sans poser problème. Ainsi, au printemps 2008, les banques d’investissement de Wall Street avaient des effets de levier qui oscillaient entre 25 et 45 (pour un dollar de fonds propres, elles avaient emprunté entre 25 et 45 dollars). Ainsi, Merrill Lynch avait un effet de levier de 40. Cette situation était évidemment explosive car une institution qui a un effet de levier de 40 pour 1 voit ses fonds propres effacés avec une baisse de 2,5% (soit 1/40) de la valeur des actifs acquis.
En choisissant de recapitaliser une banque, un État choisit de reprendre à son compte la totalité des actifs et des dettes bancaires. Cette technique doit être questionnée dans ses fondements économiques. En effet, l’endettement des banques n’a pas été contracté, dans sa totalité, en vue de financer la consommation des ménages et/ou des investissements productifs ayant pour objectif final l’augmentation du stock de capital des entreprises (achat de machines ou de bâtiments servant à accroître la production de biens et services).
Au contraire, les banques se sont endettées ces dernières années pour procéder à des opérations essentiellement spéculatives. On ne voit pas bien l’intérêt qu’il y avait, pour les États, à reprendre à leurs comptes cette partie de la dette bancaire alors que les titres spéculatifs que cette dette a permis d’acheter ne valent plus grand-chose aujourd’hui. On peut, d’ailleurs, raisonnablement douter que ces titres revaudront un jour quelque chose.
L’annonce, il y a peu, de taux d’intérêts négatifs sur la dette (à court terme) des pays du nord de la zone euro semble infirmer ce jugement. Après tout, si les banques jugent bon de perdre de l’argent en achetant de la dette publique, c’est que cette dernière n’est pas de si mauvaise qualité que cela. C’est là en substance le discours des grands argentiers de la zone euro. On fera remarquer que les taux d’intérêt négatifs portent sur de la dette à court terme (dette inférieure à deux ans) et ne modifient donc en rien le profil des finances publiques au sein de l’eurozone [1]. Plus fondamentalement, cette situation confirme l’hypothèse défendue au paragraphe précédent.

Mais revenons à la socialisation des pertes. Si les banques achètent des obligations publiques, c’est parce que des investissements susceptibles d’engendrer un surplus économique n’ont jamais été réalisés entre-temps. Nos États seront, tôt ou tard, appelés à faire face à une dette croissante. En effet, si le schéma de socialisation des pertes bancaires continue à être de mise, la puissance publique sera appelée à la rescousse des banques qui auront perdu de l’argent en achetant des titres à taux d’intérêt négatif. Il en résultera, dès lors, une progression de l’endettement public. Un endettement public qui ne correspondra, par ailleurs, à aucun investissement productif susceptible d’engendrer un surplus. Et le serpent de se mordre joyeusement la queue au risque de plonger l’Europe dans une forme de léthargie économique prolongée. Une telle politique ressemble furieusement au tonneau des Danaïdes [2].

Idéologie

Devant ces constats pour le moins dérangeants pour les élites politiques et économiques, il y a le mur de l’idéologie dominante dont l’objectif est d’assurer le maintien de la domination sociale des dites élites. C’est ainsi que le spectre des années trente a été agité avec vigueur par les décideurs politiques européens. Selon ce discours, si une banque tombait en faillite, il en résulterait automatiquement un effet domino désastreux pour l’économie dans son ensemble puisque les banques sont connectées les unes aux autres via le crédit interbancaire. Et cet effet domino conduirait inévitablement à un gel du crédit qui, lui-même, finirait par entraîner un recul prolongé de la production. Le nœud du discours dominant consiste donc à dire que la socialisation des pertes du secteur bancaire est inévitable : tel serait le prix à payer pour que les banques continuent à accorder des crédits aux ménages et aux entreprises. Force est de constater que cette thèse ne correspond pas à la réalité.

Cinq ans après l’éclatement de la crise, le crédit reste toujours aussi gelé en Europe. En décembre 2011, le volume de prêts aux entreprises dans la zone euro avait chuté de 37 milliards d’euros, soit le plus fort repli jamais enregistré. Pour contrer cette évolution défavorable pour l’économie européenne, la Banque centrale européenne (BCE) avait, à cette époque, prêté 489 milliards d’euros à 3 ans aux banques de la zone euro (523 banques) à un taux de 1 %. Il s’agissait de la ligne de crédit la plus longue jamais accordée par la BCE. Aujourd’hui, il est de notoriété publique que ces liquidités n’ont jamais été prêtées aux entreprises et aux ménages de la zone euro.

Alternative scandinave

Il existe une alternative à cette politique. Il nous faut, pour en discerner les contours, analyser les actions qu’ont menées les gouvernements scandinaves (Finlande, Norvège et Suède) dans les années nonante pour lutter contre une importante crise bancaire régionale. Nous nous intéresserons dans un second temps à la gestion de la crise bancaire de 2007-2008 en Islande. La crise bancaire des pays nordiques plonge ses racines dans la libéralisation des marchés financiers locaux du milieu des années 80. Ces réformes allaient toutes dans le sens d’un abandon du contrôle des taux d’intérêts et de l’octroi du crédit.

Cela a poussé les banques finlandaises, suédoises et norvégiennes à emprunter sur les grandes places financières internationales (principalement en Angleterre et en Allemagne) pour ensuite prêter aux ménages et aux entreprises de la région. La rentabilité de l’opération était assurée du fait que les taux scandinaves étaient plus élevés qu’à Londres ou à Francfort. Vu l’augmentation de leurs capacités d’emprunt, les banques ont multiplié les stratégies spéculatives, spécialement dans l’immobilier. Les prix des logements en Suède ont doublé en sept ans. La mécanique s’est grippée au moment où pour financer sa réunification, l’Allemagne décidait d’augmenter ses taux d’intérêt. Et la bulle immobilière de se dégonfler de manière particulièrement brutale. De 1990 à 1995, les prix accusèrent une baisse de plus de 40% pour l’immobilier d’affaires en Suède. En retour, le secteur bancaire était touché de plein fouet. Les cinq principales banques finlandaises, les quatre plus grosses banques norvégiennes et trois grandes banques suédoises demandaient l’aide des États. Et ces derniers sont intervenus. Mais pas n’importe comment.

La philosophie de base de ces interventions étatiques répondait aux trois axiomes suivants. Primo, le but des opérations était de sauver le système financier et pas une banque en particulier. Il était, dès lors, préférable d’acter d’un état de faillite plutôt que de s’acharner à faire survivre l’un ou l’autre canard boiteux. Secundo, les actionnaires devaient subir les pertes les plus importantes. Tertio, le CA et la direction responsable de l’échec de la banque devaient se démettre [3]. Comme nous le verrons plus loin, la Norvège est le pays qui a poussé le plus loin ces axiomes. Tout ceci tranche singulièrement avec les recapitalisations effectuées dans la zone euro où le prix de rachat des actions a été systématiquement supérieur à leurs cours en Bourse. Dans la zone euro, le contribuable a été clairement sacrifié au détriment de l’actionnaire.

En Suède, après la faillite de la Göta Bank en 1992, un important programme de nationalisations a été mis en œuvre. Mais l’intervention de l’État se faisait à une condition qui n’a jamais été imposée dans la zone euro ou aux États-Unis depuis le début de la crise. Le gouvernement suédois a, en effet, forcé les banques à procéder à des dépréciations massives d’actifs avant d’accorder son aide, ce qui ramenait le prix de vente de la banque à sa "valeur économique". Cette opération constituait une perte pour l’actionnariat privé et un gain pour les finances publiques. Cette discipline financière a permis d’éviter au gouvernement suédois de se retrouver piégé dans des opérations consistant en des apports illimités de capitaux et de liquidités à des banques insolvables [4]. Sur la question de la valeur de rachat des banques, des trois pays concernés par la crise, la Norvège est celui qui s’est montré le plus radical à l’égard des actionnaires. En effet, les actions des trois grandes banques du pays présentant de graves difficultés ont été reprises par l’État sans aucune compensation financière pour les actionnaires [5].

Après la phase de nationalisation, les pouvoirs publics des trois pays scandinaves ont entrepris de restructurer le secteur bancaire. Pour cela, ils se sont attribué un rôle de curateur en procédant à l’intérieur des bilans bancaires au tri entre les bons et les mauvais actifs et donc entre les bonnes et les mauvaises dettes inscrites au passif. Des structures (les bad banks) ont été créées pour écouler les mauvais actifs. Le but de l’opération était de sécuriser les dépôts des particuliers en les isolant des actifs toxiques de façon à assurer la continuité du financement des entreprises et la consommation des ménages. Les mauvais actifs ayant été achetés à un prix relativement faible, les gouvernements pouvaient espérer retirer un profit de leur vente en cas d’amélioration du marché immobilier local. Par ailleurs, la capitalisation de ces bad banks, pour satisfaire aux règles prudentielles qui veulent que les banques possèdent un certain pourcentage de fonds propres par rapport à leurs actifs, était des plus faibles puisque les actifs avaient été achetés à un prix dérisoire. C’est ainsi que la capitalisation des bad banks suédoises était d’environ 24 milliards de couronnes, soit à peu près 1,5% du PIB du pays en 1992.

Au total, le coût de l’opération de sauvetage des banques scandinaves a été assez faible. En Suède, par exemple, le coût de la crise bancaire d’un point de vue budgétaire a finalement été de 2% du PIB [6] (à comparer avec les 7% du PIB [7] qu’a représenté le sauvetage des banques en Belgique). Si au moment de la nationalisation de Dexia en octobre 2011, l’État belge avait procédé comme les Suédois au début des années nonante, il aurait racheté le holding pour 500 millions. Au lieu de cela, il a payé 4 milliards d’euros pour Dexia Banque Belgique.

Enseignements belgo-islandais

Quels résultats donneraient aujourd’hui l’application des principes directeurs ayant guidé les autorités des trois pays scandinaves au début des années nonante ? Nous trouverons une esquisse de réponse à cette question en étudiant de plus près la gestion de la crise de 2007-2008 par les autorités islandaises. En octobre 2008, les trois principales banques islandaises (Glitnir, Landsbanki et Kaupthing) qui géraient essentiellement des actifs dans le reste de l’Europe et dont les bilans cumulés représentaient plus de dix fois le PIB du pays sont gravement touchées. Relevons, au passage, une donnée quantitative importante, à savoir la tendance au gonflement des bilans bancaires qui s’observe dans tous les pays industrialisés. En 1990, les dix premières institutions financières US possédaient 10% des actifs financiers de la nation. En 2008, elles en contrôlaient plus de la moitié. Dans les années nonante, aucune des 25 banques mondiales leaders n’affichait un total bilantaire dépassant le PIB de son pays d’origine [8]. Il en va tout autrement aujourd’hui. Les actifs bancaires des banques européennes représentaient quatre fois le PIB de l’eurozone [9]. Par comparaison, les bilans cumulés des banques suédoises en 1991 étaient légèrement inférieurs à 100% du PIB de la nation [10].

Dans ces conditions, il n’est pas difficile d’imaginer qu’une crise bancaire représente un choc économique plus important aujourd’hui qu’il y a 20 ans. Par conséquent, l’approche norvégienne qui consiste à nationaliser sans dédommager l’actionnaire s’avère des plus intéressantes. C’est à cette conclusion qu’est parvenu dans sa gestion de la crise financière de 2008, le gouvernement islandais qui a proprement lâché le secteur bancaire et fait supporter la totalité des pertes aux créanciers. Des moyens ont, de ce fait, été libérés pour soutenir l’économie.

Dans les années nonante, les pays scandinaves avaient mis au point un programme de garanties pour que les créanciers des banques restructurées ne perdent pas d’argent. Là encore, le gonflement des bilans bancaires rend beaucoup plus difficile ce type de pratiques.

Dexia, c’est du belge

C’est ce qu’illustre à merveille le cas de Dexia. Après son démantèlement par les gouvernements belge et français, le holding Dexia est devenu une bad bank dont le portefeuille contient des actifs pour 250 milliards d’euros. Si ces actifs étaient vendus maintenant, la moitié de cette valeur serait perdue, dixit Luc Coene, gouverneur de la Banque Nationale de Belgique [11]. Et de fil en aiguille, les créanciers de Dexia seraient touchés. Pour protéger ces derniers, un programme de garantie de 90 milliards d’euros a été prévu dans le deal de restructuration de Dexia. Pour mémoire, 60% de cette somme (soit 54 milliards) est à charge du gouvernement belge. 54 milliards d’euros, cela représente à peu près 15% du PIB belge.

En 2011, Dexia a accusé une perte de 11,6 milliards d’euros. Cette situation pèse sur la rentabilité et la solvabilité de la bad bank. Au mois d’avril 2012, Luc Coene, gouverneur de la Banque nationale de Belgique estimait, que pour éviter d’activer la garantie, il faudrait réinjecter du capital dans Dexia. L’injection de capital évoquée par les analystes pour maintenir à flot Dexia oscillait entre 7 et 10 milliards [12]. Pour faire face à cette situation, les actionnaires de Dexia ont trouvé une astuce qui leur a permis de gagner un peu de temps. En mai 2012, l’assemblée générale de Dexia décidait d’une diminution de capital de 4,1 milliards d’euros. L’opération faisait chuter le capital de Dexia à 500 millions d’euros. Classiquement, une réduction de capital social intervient lorsqu’une société enregistre des pertes. L’objectif est d’aligner le capital sur l’actif réel. Cette solution ne fonctionne que si les pertes ont un caractère limité. Or, ce n’est pas le cas de Dexia. La presse économique [13] signalait, en août 2012, que Dexia aurait besoin d’urgence d’une recapitalisation. Pour le deuxième trimestre 2012, la perte de Dexia s’élève à 735 millions d’euros après celle de 431 millions au premier trimestre. Au rythme où vont les choses, les pertes de Dexia devraient dépasser les quatre milliards d’euros pour l’année 2012. Soit un chiffre de loin supérieur au capital social de la compagnie tel qu’établi en mai 2012. Le holding Dexia est donc virtuellement en faillite. Tôt ou tard, la garantie en faveur des créanciers devra être activée. Pour mémoire, le programme de garanties des États belge et français court jusque 2021. Tonneau des Danaïdes, disions-nous.

Pouvoir d’état de faillite

Et cette situation kafkaïenne a tout à voir avec le poids démesuré accordé aux créanciers dans les plans de sauvetage bancaire. Comment peut-on, en effet, garantir des dettes alors que tout le monde sait que les actifs qui servent de support au remboursement de ces dettes doivent être dépréciés ? Ne perdons, par ailleurs, pas de vue que les bilans bancaires sont de plus en plus spéculatifs et donc susceptibles d’accuser à l’avenir de brusques dépréciations. Ce qui n’a évidemment rien de rassurant. Les principales banques européennes ont récemment augmenté leurs engagements sur les produits dérivés. Ces derniers, en 2011, atteignaient 53% du PIB de la zone euro [14]. Par comparaison, cette prise de risque pesait pour 41,3% du PIB de la zone euro en 2010. Or, les produits dérivés sont des produits risqués car ils correspondent à un pari sur l’évolution d’un ou plusieurs actifs dits sous-jacents.
Un troisième changement qualitatif s’est opéré depuis les années nonante. La libéralisation financière a amené une forte internationalisation des activités bancaires. En 2006, plus de la moitié des revenus des vingt plus grandes banques européennes avait été réalisée en dehors de leur marché national. Toute stratégie de restructuration d’une banque menée par un pays sur la base des modèles scandinaves sanctionnant prioritairement l’actionnaire ne manquera pas de mettre certains créanciers en difficulté dans d’autres pays. L’Islande constitue un cas d’école en la matière.

En décidant de ne protéger que ses seuls déposants nationaux, le gouvernement islandais a rejeté les demandes de remboursement d’une catégorie particulière de créanciers, à savoir les dépositaires de Landsbanki aux Pays-Bas et en Grande-Bretagne. Si les garanties auprès des épargnants hollandais et anglais avaient été payées par l’Islande, cette dernière aurait été obligée de dépenser 4 milliards d’euros. Or, le PIB de l’Islande tournait à cette époque autour des 9 milliards d’euros. On fera remarquer que si les Pays-Bas et la Grande-Bretagne avaient adopté la même approche que l’Islande face à leurs banques en faillite, elles auraient éprouvé moins de difficultés à venir en aide à leurs nationaux clients chez Landsbanki.

Il y a 20 ans, acter d’un état de faillite quand un établissement était insolvable et laisser tomber les actionnaires n’avait rien de farfelu. Cela, les experts qui sont les principales sources d’informations du grand public dans les grands média ne le disent jamais. Étrange lacune qui pourrait s’expliquer par le fait qu’un grand nombre d’entre eux vivent de la finance…





[1]Les Echos, édition mise en ligne du 19 juillet 2012

[2]Dans la mythologie grecque, les Danaïdes sont les cinquante filles du roi Danaos. Un jour, Danaos fit venir ses cinquante neveux qui lui firent part de leur désir d’épouser ses filles. Danaos fit mine d’accepter. Il offrit à ses filles, pour leurs noces, une dague puis et leur fit promettre de tuer leurs époux pendant la nuit. Toutes le firent, sauf Hypermnestre, qui épargna Lyncée. Plus tard, Lyncée tua les 49 autres filles de Danaos. Et aux enfers, les Danaïdes reçurent une punition qui consistait à remplir d’eau un tonneau percé pour l’éternité. Depuis, le tonneau des Danaïdes désigne une tâche absurde et sans fin.

[3]Bent Vale, The Norwegian Banking Crisis, Norges banks Skriftserie, Occasional papers n° 33, Oslo, mai 2004, p.19.

[4]Ozgur Emre Ergungor, “On the Resolution of Financial Crises : The Swedish Experience”, Federal Reserve Bank of Cleveland (USA), Policy discussion paper, n° 21, juin 2007, pp.7-8.

[5]Knut Sandal, “The Nordic banking crises in the early 1990s-resolution methods and fiscal costs” in The Norwegian Banking Crisis, Norges banks Skriftserie, Occasional papers n° 33, Oslo, mai 2004, p.98.

[6]Peter Englund, “The Swedish Banking Crisis : Roots and consequences”, Oxford Review OF Economic Policy, Vol. 15, N°. 3, pp.94-95.

[7]Pour plus de détails comparatifs avec la Belgique, voir Xavier Dupret, “Banques made in Belgium“, Gresea Echos n°65, janvier-mars 2011

[8]Henry Kaufman in L’Echo, 29 décembre 2009

[9]Source : FMI, World economic outlook, avril 2012

[10]FMI, Financial stability report, janvier 2011

[11]La Libre Belgique, édition mise en ligne le 10 août 2012

[12]Le Figaro, édition mise en ligne 27 avril 2012

[13]L’Echo, édition mise en ligne du 10 août 2012

[14]Mediobanca, Dati cumulativi delle principali banche internazionali e piani di stabilizzazione finanziaria, Indagine biannuale sulle principali banche aventi sede in Europa, Giappone, Stati Uniti e Cina (Giugno 2012), (http://www.mbres.it/it/publications...).

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7 octobre 2012 7 07 /10 /octobre /2012 17:45

 

Le premier ministre britannique, David Cameron, le 26 juillet lors d'une grande réunion d'investisseurs visant à promouvoir le Royaume-Uni.

http://www.lemonde.fr/europe/article/2012/10/07/david-cameron-menace-de-poser-son-veto-au-budget-de-l-ue_1771382_3214.html

 

 


Cameron veut un veto sur le budget européen.

 

Bien vu !

 

L'UE, c'est le pillage institutionnalisé des fonds publics par une bureaucratie surpayée

 

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GB: un veto sur le budget européen ?
Lefigaro.fr avec l'AFP et Reuters Mis à jour le 07/10/2012 à 11:23 | publié le 07/10/2012 à 11:01 Réactions (67)
  •   

Le Premier ministre britannique David Cameron a menacé aujourd'hui d'opposer son veto au budget de l'Union européenne, assurant au journal The Sunday Telegraph qu'il ne tolèrerait pas des tentatives "scandaleuses" pour l'augmenter.

Dans une interview parue quelques heures avant l'ouverture aujourd'hui de la conférence annuelle de son parti conservateur à Birmingham (centre de l'Angleterre), David Cameron a déclaré qu'il bloquerait le budget s'il n'était pas conforme à l'intérêt des Britanniques.

Il a ajouté qu'il considérerait comme "scandaleuses" les tentatives d'augmenter le budget total de l'UE lors des prochaines négociations pour la période 2014 à 2020. "En ce qui concerne l'accord-cadre multi-annuel de finance, il ne serait pas acceptable de prélever de grosses quantités d'argent auprès des contribuables des pays européens pour alimenter un budget central en progression", a dit le premier ministre britannique qui doit faire face à plusieurs sondages donnant un gros avantage au parti d'opposition travailliste par rapport au parti Conservateur.

"Et c'est pourquoi nous allons nous battre très durement contre ça, tout comme nous allons nous battre très durement et nous ne baisserons pas les bras, pas du tout, sur le rabais britannique", a-t-il martelé. "Ce serait scandaleux de voir de grosses augmentations du budget européen alors que nous devons faire des coupes dans le budget national", a-t-il insisté. Selon lui, le parti Libéral Démocrate, partenaire minoritaire de la coalition au pouvoir, est d'accord avec cette ligne politique.

David Cameron suggère aussi une réflexion pour que les 27 Etats membres de l'UE établissent deux budgets séparés, l'un pour les 17 pays de la zone euro, et le second pour les 10 autres, dont le Royaume-Uni.

Nouvelles mesures d'austérité
 

 

suite ici :

 

http://www.lefigaro.fr/flash-eco/2012/10/07/97002-20121007FILWWW00041-gb-un-veto-sur-le-budget-europeen.php

 

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6 octobre 2012 6 06 /10 /octobre /2012 17:12

 

Mario Monti n’est qu’un pantin du cartel bancaire

Le 7 août dernier, le Wall Street Journal publiait sur son site des extraits d’un entretien accordé par Mario Monti, le Président du conseil italien imposé/désigné en novembre 2011 avec la pression de la Haute finance internationale et ses relais marionnettistes : les politiciens gouvernementaux occidentaux. Mario Monti, le maillon fort des sociétés secrètes mondialistes pour l’Italie, a dévoilé le fond de sa pensée et l’objectif de son travail.


Il a tout d’abord exprimé que si les taux italiens n’étaient pas très élevés, c’était avant tout grâce à ses bonnes relations au sein des clubs financiers mondialistes. En effet, selon lui, si Silvio Berlusconi (l’ancien chef du gouvernement italien) était encore au pouvoir le « spread » – l’écart entre les taux des bons du trésor à dix ans – entre l’Italie et l’Allemagne « serait à environ 1 200 points ».

Deux jours avant, cette fois à un journaliste du Der Spiegel, Mario Monti a dit : « Si les gouvernements devaient se laisser complètement brider par les décisions de leur parlement sans préserver leur espace de négociation, l’Europe risquerait davantage d’éclater que de renforcer son intégration ». Une manière d’annoncer la couleur.

Sus à la souveraineté nationale !

Mario Monti n’a donc pas été élu par les Italiens, il a été imposé par le cartel des banquiers internationaux. Maintenant, il avoue que le programme européen n’a pas à prendre en considération les valeurs démocratiques qui doivent disparaître avec la notion de souveraineté nationale pour accoucher d’une « Europe forte« .

Il y eut plusieurs réactions, dont celle du président du Bundestag, Norbert Lammert : « Mieux vaut décevoir les marchés que la démocratie ».

Même si les proches de Mario Monti ont essayé de corriger le tir en affirmant que le maillon fort des sociétés secrètes pour l’Italie est « convaincu que la légitimation parlementaire est fondamentale dans le processus d’intégration européen », on sait très bien qu’il n’en pense pas un mot.

Comme nous l’avions annoncé dans le cadre de LIESI, le futur départ de Mario Monti au printemps 2013 sera un signe sans doute comparable au départ d’un certain Alan Greenspan, préférant quitter la scène juste avant que ses patrons du cartel dominant la banque centrale américaine ne décident du déclenchement de cette bonne crise majeure avec les SUBPRIMES.

 
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Publié par le 6 octobre 2012 dans Non classé

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Et sur ce site,

 

Par Menthalo – ROTHSCHILD CHANGE LA DONNE (3)

Par Menthalo – Le regretté Christopher Story (assassiné en juillet 2010) de worldreports.org  avait dans cet article « the octopus has been severely wounded »  (qui a été effacé par BigBrother des archives de google) mis en lumière une tentative de corruption active du chef du shaddow-cabinet, George Osborne, sollicitant des fonds à Derispaka sur le yacht de Nathanael. L’affaire avait fait grand bruit outre-Manche, il en reste quelques traces sur le net, comme ici dans le Telegraph. Nathanael Rothschild a donc longtemps œuvré dans une semi-pénombre à tisser les fils d’un empire dans les matières premières, jouant de ses relations politiques et bancaires avec plus ou moins de discrétion, comme le montre cette introduction. A partir de 2010, son hyperactivité dans ce méga-monopoly va devenir plus apparente. Il va multiplier des structures d’investissement et les introductions en bourse pour lever des fonds et/ou réaliser ses profits.

Rusal

En 2010, Nathanael Rothschild faisait la promotion de RUSAL, dont 16,5% des parts étaient introduites en bourse. Il annonçait y avoir investi 100 Millions de $.   »Je connais le groupe de l’intérieur. Ce n’est pas la société la moins chère du secteur, mais c’est une très belle affaire, bien meilleure que ses concurrents Alcoa ou Chalco. En témoigne le très grand intérêt exprimé par des centaines d’investisseurs pour son introduction en bourse. L’offre a été sur-souscrite 1,4 fois … Rusal peut compter sur la formidable force de vente de Glencore, le numéro un mondial du négoce en matières premières, actionnaire à hauteur de 8,65% de son capital. »

L’introduction en bourse de RUSAL à la bourse de Hong Kong a été repoussée plusieurs fois par les autorités. Elle n’a été autorisée que parce que quelques grands noms de la finance ont annoncé vouloir prendre des participations, avec au premier chef Nathanael Rothschild, le magnat des médias sino-malais Robert Kuok (ça aide pour faire la promotion du titre), le fonds spéculatif new-yorkais Paulson & Co et une banque publique russe (VEB). Malgré le soutien de quelques magnats, les autorités de Hong Kong n’ont pas permis que le titre soit vendu aux particuliers. Il était réservé aux professionnels avec un achat minimum de 1 million de HK$. L’introduction a permis de lever 2,24 Milliards de $… pas assez pour désendetter totalement le groupe.  En mars 2012, Rusal annonçait une chute du bénéfice de 92%. Depuis, les actions ont chuté de plus de la moitié de leur cours d’introduction. Une technique qui ressemble beaucoup à celles pratiquées sur le marché de Toronto et qui est longuement décrite dans l’autobiographie d’un ancien golden-boy, « le loup de Wall Street », qui sort bientôt en film. On introduit un titre au plus haut en faisant monter la cote, tout en jouant la baisse sur les options, permettant de très grosses plus-values. D’ailleurs, à 20 ans ce loup de Wall Street avait fait ses premières armes à « La Compagnie Financière » d’Edmond de Rothschild.

On retrouve Nathanael Rothschild dans un fonds d’investissement, VALLAR Plc, qu’il créé à Jersey en juillet 2010 pour investir dans le marché du charbon, qui va lui permettre de lever 1 milliard de $ par une introduction en bourse à Londres. Ce fonds va changer de nom en 2011 pour s’appeler BUMI (cité ci-dessous).

En juin 2011, il créé un nouveau fonds d’investissement en partenariat avec TONY HAYWARD (l’ex-président de BP). Ce fonds s’appelle VALLARES et doit s’investir dans le gaz et le pétrole. Introduit à la bourse de Londres (LSE:VLRS), il leur permet de lever 2,2 Milliards de dollars.

Glencore

Marc Rich, de son vrai nom Marc David Reich, qui, enfant, avait fui l’Allemagne nazie, va se lancer dans le négoce de Matières Premières en 1970, avec un de ces amis, Pincus Green. Leur truc était de commercer avec des pays ayant des problèmes politiques, comme l’Afrique du Sud, par exemple, mais aussi d’inviter les barons du pétrole dans une villa de la Côte d’Azur préalablement remplie de jeunes et aimables pensionnaires de Madame Claude (source Bloomberg). Dans un interview de Daniel Ammann, Rich reconnaitra  que l’on trouve dans son livre « The King of Oil », qu’il travaillait avec le MOSSAD. Sa société Marc Rich Trading & Co fondée en 1974 va vite devenir un des leaders mondiaux dans son domaine.

Poursuivi pour évasion fiscale par l’administration américaine en 1983 et par le FBI pour avoir fait du négoce avec l’Iran pendant la crise des otages entre 79 et 81, il s’enfuit en Suisse où il vit toujours. A l’époque, l’embargo lui permettait d’acheter le pétrole moitié-prix en Iran pour le revendre le double aux Etats-Unis. Sa société change de nom pour Glencore.

Rich va essayer de prendre le contrôle du marché du Zinc en 1993-1994. Son échec va mener la société au bord de la faillite, forçant Marc Rich a céder la majorité de sa société à Willy Strothotte et l’actuel président Yvan Glassenberg. D’où venaient les fonds de ces financiers ?… car Glassenberg a commencé comme négociant en charbon sans un sou vaillant ?

Bill Clinton graciera Marc Rich dans les dernières heures de son mandat, à la demande de plusieurs personnes influentes, dont le premier ministre israélien Ehud Barak.

William Strothotte, un charmant stratégiste d’origine allemande et à l’excellente réputation sur le marché des matières premières a été nommé  président pour essayer de redonner une meilleure image à la compagnie, dont le sulfureux fondateur poursuivi par toutes les polices, ternissait le succès. Strothotte prenant sa retraire, il est remplacé en 2002 par le requin aux dents longues, Yvan Glasenberg.

Yvan Glasenberg siège au conseil d’administration de RUSAL, leader mondial de l’aluminium où Nathanael Rothschild a été actif. Normal puisque Glencore détient désormais 8,65% du groupe. Glasenberg est également au conseil de Minara Resources dont l’ancien président est aujourd’hui co-fondateur de la Compagnie minière BUMI avec Nathanael Rothschild.

Il est normal que Glencore, devenu le leader mondial du commerce de minerais, soit proche des actionnaires de référence d’un groupe leader comme Rio Tinto, mais les liens avec Nathanael Rothschild sont aujourd’hui plus concrets et plus officiels.

En janvier 2010, Nathanael avait souscrit pour 40 millions de $ d’obligations convertibles (en actions) de Glencore. Un excellent investissement puisque GLENCORE a été introduite en bourse à Londres et à Hong Kong en mai 2011 avec succès, permettant de lever 10 Milliards de $ et valorisant l’entreprise à 60 Milliards de $.

Les méthodes de la compagnie n’ont pas changé. Elle faisait des affaires avec Saddam Hussein pendant l’embargo de l’Irak et elle est sûrement la première à Téhéran dont le pétrole est interdit d’exportation. A un certain niveau, on est totalement au-dessus des lois.

Pot-pourri

Considérée par Greenpeace comme la société la plus impénétrable qui soit, Glencore est sur leur liste des sociétés à surveiller.

La société Glencore est poursuivie sous de nombreux chefs d’accusation dans de nombreux pays, notamment pour son mépris total pour les réglementations sur l’environnement. Fin 2010, GLENCORE nomme TONY HAYWARD, ancien président de BP, déchu pour sa mauvaise gestion du désastre écologique de Deepwater Horizon, responsable de son « comité pour l’environnement, la santé et la sécurité« . Quelle ironie !

Glencore achète ainsi le carnet d’adresses de Hayward s’il en était besoin ou plutôt renvoie l’ascenseur, après quelques mauvais coups faits ensemble, qu’il s’agisse de jeunes filles en fleurs ou de transactions pétrolières passées, présentes et à venir.

Yvan Glasenberg est devenu le plus riche des israélo-sud-africains (il a la double nationalité), devant Johann Ruppert (l’associé de Lord Rothschild et de Bill Winter cf mon Histoire de l’Argent ) et Nicky Oppenheimer (le roi du diamant dont l’aventure familiale a été financée par les Rothschild).

Finalement dans ce petit monde, tout le monde connait tout le monde. On est en famille, c’est cool.

Bizarre ! vous avez dit Hasard ? comme c’est  Khazar ?

Justement Glencore ces jours-ci investit au pays des  Khazars, le Khazachstan.  Le 27 septembre dernier, la société de négoce suisse a renforcé sa participation dans le producteur de zinc, KAZZINC passant de 50,7 à 69,6% et envisage de prendre 93%. Glencore s’intéresse aux 300.000 tonnes de zinc, 130.000 tonnes de plomb et 240.000 tonnes de cuivre extraites par Kazzinc chaque année, mais aussi à ses ressources en or. Sa mine Vasilkovskoye est la première mine d’or du Kazakhstan avec 1,5 million d’onces. Kazzinc produit 45 Millions d’onces d’Argent.

Glasenberg, marchant dans les traces de Marc Rich, s’intéresse aux pays en plein bouleversement politique. L’explosion de l’URSS en 1991 va créer un climat particulièrement favorable aux affairistes. Toutes les entreprises publiques de l’ancienne Union Soviétique sont privatisées au profit d’oligarques qui cherchent souvent des profits rapides, parce qu’incapables de gérer durablement une affaire. Le Kazakhstan ne va pas échapper à la règle. Bulat Utemuratov va être probablement le plus brillant de ces oligarques. Dés 1982, à 35 ans, il travaille dans le commerce international, ce qui ouvre l’esprit manifestement. En 90, il rejoint l’équipe au pouvoir à différents postes dont Ministre des Relations économiques étrangères. Il va même à partir de 1992, être en charge de la commercialisation à l’étranger des matières premières Kazakhs, ce qui va assurer le début de sa fortune. En 1995, il fonde la Almaty Merchant Bank en association avec MeesPierson Merchant Bank, la banque de la famille royale hollandaise. Des postes clés et honorifiques de la banque vont être offerts aux proches du Président kazakh, Nazarbayev, dont Utemuratov est le plus proche conseiller. Simultanément, Utemuratov rencontre Marc Rich avec qui il commence de longues et fructueuses affaires. Le kazakh est appelé le « cardinal gris », tant son influence est incontournable. Il est totalement au-dessus des lois et se moque des frontières. Sa banque a la réputation d’être une grande lessiveuse pour blanchir les fonds des occidentaux et par le biais de société diverses, il fait main basse sur une partie de l’appareil de production du pays.

En 1997, l’ex société de Marc Rich, Glencore, va prendre une participation majoritaire d’une des sociétés KAZZINC, qu’il détenait par le biais d’une société écran Verny. Alors que Glencore apparait aujourd’hui en pleine lumière du fait de son introduction en bourse, des hommes politiques dans l’opposition au Khazakhstan dénoncent le fait que Utemuratov est l’homme de paille du Président khazakh lui même et que ces richesses ont été volées au pays.

La S.E.C. de Londres est dans ses petits souliers parce que l’affaire n’est pas une première. Le 9 février 2007, les troupes boliviennes investirent les mines et fonderies de Glencore en décrétant la nationalisation. Evo Morales vint lui même signer les documents devant une foule de supporters en liesse. Glencore avait acheté ces installations deux ans auparavant au président précédent, qui s’était outrancièrement enrichi sur les matières premières du pays.

Glencore est bien sûr également très présent au Nigeria, où le pétrole a souvent un arrière-goût de sang.

« Qui se ressemblent, s’assemblent » dit le dicton. Voilà donc un aperçu de cette équipe de voyous sans foi ni loi, avant d’entrer enfin dans le vif du sujet, qui me préoccupe.
 
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Publié par le 5 octobre 2012 dans Non classé

 

Difficile de se défaire d’une mauvaise réputation quand elle vous colle si bien à la peau

Les analystes de la vie politique américaine, reconnaissent que le choix de la colistière du candidat républicain John McCain pour les précédentes élections présidentielles fut une catastrophe. Mme Palin avait par exemple été incapable de citer un journal qu’elle lisait et disait posséder une expérience en politique étrangère, parce que son Etat partage une frontière maritime avec la Russie. Inconnue de la scène politique nationale, la gouverneure de l’Alaska Sarah Palin, avait multiplié les bourdes et le tandem n’a pas convaincu. C’est sans doute vrai, mais il ne faut pas oublier le lourd héritage du président Bush et de sa clique de néo-conservateurs sanguinaires !

Aujourd’hui, Joe Biden, le colistier du président sortant, B. Obama, multiplie également les bourdes. Nous en retenons deux assez significatives…

En mai 2012, Joe Biden intervenait lors du congrès annuel de la “Rabbinical Assembly”, une organisation défendant une conception conservatrice du judaïsme, à Atlanta en Géorgie. Après une présentation faite par un rabbin du sénateur du Delaware, Joe Biden « un catholique pratiquant, a effectué ce signe de croix, brièvement joint les mains en signe de prière et levé les yeux au ciel ». L’assistance s’en est amusée… Sans doute que Joe Biden a été ébloui par la prestation de Louis de Funès dans Rabbi Jacob.

Autre événement étonnant et très récent. Il y a quelques jours, Joe Biden s’exprimait sur les propositions du candidat républicain Mitt Romney sur les banques. Pour Biden, cela revenait à « remettre des chaînes aux pieds » des Américains. Il s’exprimait dans l’ancien Etat esclavagiste de Virginie.

Certes, Joe Biden est coutumier des gaffes et des propos à l’emporte-pièce et il semble ne pas se gêner pour les multiplier. La jurisprudence de Sarah Palin se répétera-t-elle cette fois le 6 novembre 2012 ?

 
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Publié par le 5 octobre 2012 dans Non classé

 

Alertes successives

L’or et l’argent sont sur des seuils essentiels, qui pourraient les propulser très rapidement vers leurs plus hauts, mettant en danger les banques engagées lourdement dans la défense de la monnaie fiduciaire en général et du dollar en particulier, du fait de leurs positions « short » intenables. Leur seule chance, peut être, de faire baisser les métaux précieux pour se dégager de leurs positions au mieux, serait de provoquer un krach boursier. Ce n’est pas un scoop.

Deux signaux d’alerte arrivent encore aujourd’hui.

Le premier du stratège actions de Saxo bank, qui annonce une violente et imminente correction  des bourses de 10%. La Tribune de Genève reprend et développe certains de ses arguments.

Le second vient du Billet du Trader du groupe Moneyweek, qui fait un flash spécial et annonce couper ses positions longues ou les couvrir.

 

Ces alertes viennent étayer les propos de Albert Edwards du 27 septembre dernier, qui annonçait abaisser sa pondération au minimum possible, chose qu’il n’avait pas fait depuis le 8 mai 2008. A cette date, le CAC était à 5066 pts et sa chute continue va lui faire perdre 50% de sa valeur en moins d’un an, pour arriver à 2465 le 9 mars 2009.

Le 29 septembre, 24hgold publiait que Georges Soros, « au vu de ce que semble nous réserver l’automne 2012″ aurait vendu l’ensemble de ses positions sur les marchés financiers majeurs (et notamment toutes ses actions bancaires)  pour  investir 130 millions de dollars  dans SPDR Gold Trust.

Relisez le post sur le « pétrole et les banques », notre insider est très pessimiste sur les banques et les marchés pour ce trimestre.

 

Ceci n’est pas une incitation à prendre une quelconque position en bourse et ne cherche pas à donner un quelconque timing. L’or est certainement l’actif qui résistera le mieux à une chute des marchés.

 
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Publié par le 5 octobre 2012 dans Non classé

 

Par Menthalo – ROTHSCHILD CHANGE LA DONNE (2)

De Jakob Fugger à Rio Tinto

En 1519, Charles d’Espagne va être sacré Empereur Romain Germanique, sous le nom de Charles Quint. Si François 1er n’a pas été élu à sa place, c’est que le banquier de la Maison d’Espagne avait acheté les 7 Princes Electeurs, leur offrant un billet à ordre conditionnel, qu’ils ne pouvaient encaisser que si Charles d’Espagne était élu. Ce banquier était Jakob Fugger II, fils du fondateur. Ayant réussi son coup politique, il aura les protections nécessaires pour acheter et développer la plupart des mines de cuivre et d’argent européennes de son époque, créant un véritable conglomérat. A ce moment, ces deux métaux étaient monétaires. Le Ministre des Finances du Saint Empire attaquera Jakob le Riche en l’accusant d’avoir établi une position monopolistique. Cet homme est réputé pour avoir été l’homme le plus riche de son siècle. (cf mon Histoire de l’Argent )

Salades chinoises

La dynastie bancaire Rothschild, qui après 1815 a dominé la finance européenne est, elle aussi, extrêmement bien placée dans les mines. Rio Tinto est la troisième compagnie minière dans le Monde avec des intérêts dans le Cuivre, le Fer, l’uranium, le charbon et les diamants. Cette compagnie a son siège à Londres et c’est une des pépites de la constellation Rothschild. Son premier concurrent, BHP Biliton, le N°1 mondial,  est anglo-néerlandais, en partie fondée par ROYAL DUTCH SHELL, où la famille Rothschild a historiquement de sérieux intérêts. BHP Biliton a longtemps cherché à absorber Rio Tinto par une OPA, mais les Rothschild ont défendu leur bijou de famille bec et ongles en faisant miroiter une part du gâteau aux Chinois de Chinalco, avant de leur claquer la porte au nez une fois la bataille boursière terminée. Une tromperie qui n’a pas été appréciée à Beijing, qui après cela, avait fait arrêter les négociateurs de minerais de Rio Tinto pour espionnage, pour leur apprendre la correction en affaires.

Salades Russes

Le truc des banquiers, c’est de prêter de l’argent en demandant des actions en garantie. Les actions sont estimées à 35% de leurs valeurs (comme « chez ma tante », le crédit municipal) mais vous ne vous en formalisez pas, il ne s’agit que de garanties et vous empruntez, persuadé que grâce à cet emprunt, vous allez renforcer votre société. A la suite de quoi, un retournement de marché savamment orchestré, permet de mettre l’emprunteur en position difficile et le banquier peut alors naturellement exercer sa garantie et saisir vos actions.

L’Ogre Staline avait eu une fille de sa troisième femme Rosa Kaganovitch, sœur de son bras droit en charge de l’industrie russe, Lazarre Kaganovitch. Rosa aura une fille qui deviendra la femme de Boris Eltsine.

Tatyana Diyachenko, née en 1960, est la fille du Président russe Boris Eltsine. Elle fut nommée conseiller personnel du Président en 1996, qui lui attribue la paternité de la dissolution du Parlement et la distance prise avec le Parti Communiste. Elle était réputée être la clé de voute du conseil restreint de Poutine, connu sous le nom de « la Famille », sans que les autres conseillers, comme Alexandre Valoshin ou Valentin Yumashev, n’aient de relations familiales avec le Président. A une époque où toutes les entreprises d’état sont vendues à l’encan à des hommes de paille, derrière lesquels se cachent des intérêts occidentaux, Tatyana est intime avec tous ces oligarques russes, fraichement parvenus. On lui attribue d’avoir amené Poutine dans l’administration présidentielle. Ce dernier renvoya l’ascenseur lorsque Tatyana et les proches conseillers de Eltsine firent l’objet d’accusation de corruption avec les oligarques, en obtenant la démission du procureur général Skouratov. Néanmoins, lorsque Poutine, à la réputation d’incorruptible, devint Président fin 1999, il fit démissionner Tatyana de ses différentes fonctions dans l’année qui suivit. Tatyana épousa son alter ego Valentin Yumashev, co-conseiller et directeur opérationnel de Boris Eltsine.

Oleg Deripaska va épouser Polina, la fille de Valentin Yumashev, en 2001. De son propre aveu, alors qu’il était l’étudiant le plus fauché du monde, se demandant chaque jour comment il allait pouvoir trouver de l’argent pour manger le soir, il va profiter de l’effondrement de l’URSS pour faire fortune. Il y a une grande part d’ombre sur la façon dont il a trouvé les premiers fonds pour investir et plus encore, comment il a réussi à se débarrasser de la mafia. Il est très lié à un autre personnage russe sorti de nulle part, trafiquant de matériel volé, Roman Abramovich, qui sera accusé d’avoir volé un train complet de carburant… et estampera le FMI de 3,4 Milliards d’Euros. Abramowitch va faire fortune grâce à « la famille » (Tatyana, Yumashev et Berezovsky), qui l’aide à obtenir des prêts contre des actions et/ou des actions contre des prêts (et réciproquement). Dans l’époque troublée de l’explosion de l’URSS, la vie des banquiers, hommes d’affaires, directeurs d’usine ou hauts fonctionnaires ne valaient pas grand chose. Meurtres, extorsions de fonds, rackets, c’était le quotidien, avec plus de 100 meurtres, rien que dans la guerre de l’Aluminium.

Abramovitch va survivre à cette guerre des gangs ou/et devenir  »capo di tutti capi » de cette mafia de ferrailleurs.

Deripaska semble avoir été plus intelligent dans la construction de sa fortune, aidé et conseillé par qui ? Non ? Si ! Nathanael Rothschild. Ce dernier est le principal conseiller du fond « Basic Element », le holding de tête de RUSAL. Nathanael  est aussi Président de « N Plus » un fond sur l’énergie appartenant à Deripaska. Grâce à l’aide de N.R., Deripaska a ainsi créé un gigantesque conglomérat de l’aluminium, RUSAL, devenu N° 1 mondial. Les parts d’Abramowitch vont être rachetées pour se débarrasser de cet encombrant partenaire, qui depuis s’est offert le F.C. de Chelsea.

Ci-dessus photo d’Abramovitch qu’aucun tribunal n’a réussi à coincer pour meurtre nous dit wikipedia,  donc un honnête homme, en quelque sorte, qui de plus a l’air parfaitement franc du collier.

Le piège se referme

Deripaska valait 28 Milliards de $ avant le krach de 2008. Mais comme nous le savons par Lindsey Williams, qui l’avait annoncé à l’avance, les Cartels ont fait chuter les matières premières au deuxième semestre 2008 pour essayer de mettre au pas la Russie et les producteurs de pétrole quant au NWO. Ceci a provoqué un krach généralisé, faisant plonger certaines sociétés minières de 80% pour Rio Tinto voire  93% pour Coeur d’Alene (CDE).

Deripaska, quant à lui devait rembourser un emprunt de 4,5 Milliards de $ avant fin octobre 2008 pour garder le contrôle de son conglomérat, mais les actions mises en garantie avaient perdu 75% de leur valeur. Son empire tout azimut s’est bâti à coup d’emprunts faramineux gagés sur des actifs. Et, en fin de compte, un endettement vertigineux, estimé à 25 milliards de $, soit l’équivalent de son chiffre d’affaires (26,8 M$ en 2007). « On a peut être beaucoup acheté, mais les banques internationales nous ont suivis et la croissance du marché le justifiait! », disait Konstantin Panine, son conseiller en communication.

BNP Paribas comptait parmi les plus gros créanciers de Deripaska depuis 2003. Michel Pébereau avait hésité à financer l’oligarque à cause des pages obscures de ses débuts, qui effrayaient ses collaborateurs. Après avoir un temps jubilé d’avoir osé prêter à cet oligarque, les banquiers vitupéraient de se retrouver avec des actifs industriels invendables.

Deripaska n’est pas seul dans la nasse. Tous les oligarques russes sont dans une situation similaire, ils doivent refinancer 140 Milliards de $ avant la fin 2009.

Le malheur des uns fait le bonheur des autres. Certains financiers ont ainsi pu racheter à bon compte un empire industriel.

Le deuxième secret des Rothschild n’est il pas :

« Vendre quand tout le monde achète, acheter quand tout le monde vend.« 
 
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Publié par le 4 octobre 2012 dans Non classé

 

Trader Noé – Analyse du 04 octobre 2012

Le Brent évolue toujours sous la résistance des 117 et surtout 123 dollars. Ces points devront être franchis pour voir une explosion haussière. En attendant, le scénario évoqué en mai dernier se met en place. Nous surveillerons donc les supports 104.5 et 92-90 euros. La rupture de ce dernier seuil pourrait déclencher une nouvelle phase de baisse vers 75-65 dollars le baril. Les points 104.5-92-76-65 sont des points très importants pour créer des phases d’impulsion.

Si ces points sont cassés, nous pourrons écarter le scénario d’une guerre immédiate avec l’Iran.
Le point phare étant celui des 104.5 dollars le baril, il serait logique d’attendre les 65-75 dollars le baril avant tout évènement (démarrage d’une vraie phase d’impulsion). Ce scénario est en totale conformité avec les informations diffusées par les rédacteurs de la lettre LIESI dans leur numéro 262 sur ce que préparent les plus grosses familles de Russie.

Surveillons donc 104.5 dans un premier temps ! Si le cours rebondit fortement nous resterons très attentifs. D’autant plus à l’approche des élections du 6 novembre.

BANQUES ESPAGNOLES : DANGER

En attendant je trouve l’évolution graphique des banques espagnoles de plus en plus inquiétantes.

Nous surveillerons le pivot des 1 euro pour Bankia puis les 0.75-0.5 en cas de cassure.

De même, pour Bankinter la résistance des 3.5 euros est importante et le support des 2.75 reste important. En cas de cassure, nous surveillerons à nouveau les 2 euros.

L’indice Future CAC 40, poursuit le comportement évoqué en début de semaine. Nous surveillerons donc le pivot des 3360-3355 points. En cas de rupture les supports évoqués sont valables.

Les agences pourraient s’exprimer très prochainement pour l’Espagne.

Nous sommes sur des points charnières.

 
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Publié par le 4 octobre 2012 dans Non classé

 

Pétrole – suivi – et banques

Le Porte-voix sur le Pétrole  annoncé ce week-end fonctionne parfaitement sur le WTI.

Le Brent est encore loin de son objectif.

Petite nouvelle intéressante…

Abu Dhabi n’a pas retenu BP dans les préparatifs d’un appel d’offres prévu en 2014, pour un champ pétrolifère off-shore de 1,4 million de barils. C’est une révolution de palais ! Les Emirats Arabes Unis prennent-ils leurs distances par rapport au Royaume Uni pour privilégier la Chine ? Y a t’il un rapport avec le fait que la Chine propose une autre monnaie que le Dollar et promet un autre système monétaire ?

Juste pour le plaisir, voilà un graphe qui m’étonne et que je trouve un mystère aussi mathématique qu’artistique.

Depuis le sommet, puis depuis le plus bas du CAC, j’ai tracé des rayons. Pour une raison que j’ignore, les bougies viennent se bloquer dessus ou dessous.

Je n’en tire aucune conclusion pour l’évolution des cours, mais c’est intéressant à observer.

Banques

Malgré les informations officielles sur la recapitalisation des banques, nos informations confidentielles révèlent que beaucoup de prêts interbancaires sont en défaut, déclenchant des appels de garantie en cascade par toutes les banques qui ont ré-assuré ces prêts. C’est le casse-tête du shaddow-banking. Notre insider m’a dit: « C’est très douloureux, impossible à camoufler comptablement et doit être payé immédiatement. C’est cela qui coule les banques et c’est invisible. L’Espagne coule littéralement sous nos yeux et comme anticipé, la Grèce ne pèse plus très lourd. A mon avis on va entrer dans le dur avant les élections US, je ne vois pas le mois d’octobre sous un éclairage rose. »

C’est pour cela que je reste extrêmement baissier et fidèle à mon graphe sur le porte-voix du CAC, posté à plusieurs reprises sur LIESI.

 
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Publié par le 4 octobre 2012 dans Non classé

 

Menthalo – Plate-bandes. Les carottes sont cuites

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4 octobre 2012 4 04 /10 /octobre /2012 01:13
Elio Di Rupo, le nouveau Premier ministre belge, a formé son gouvernement
Elio Di Rupo, le nouveau Premier ministre belge, a formé son gouvernement MaxPPP
http://www.francesoir.fr/actualite/international/belgique-enfin-un-gouvernement-au-complet-163517.html

 

 

Dimanche 30 septembre 2012

Courage Monsieur le Premier ministre !

L'économiste belge Paul de Grauwe, professeur à la London School of Economics, est connu pour sa défense de l'outil industriel. Il a également appelé les chefs d'Etat, réunis lors du sommet du G20 de 2009 sur la crise financière, à mettre en place un "nouveau Bretton Woods" fondé sur le rétablissement du "Glass Steagall act"


article paru dans "Le Soir" du 5 septembre 2012 :

 

Quatre ans après l'éclatement de la crise bancaire, le gouvernement belge fait une proposition de réforme fondamentale du système bancaire. Il propose de scinder les banques en deux. D'une part ily aurait les banques de dépôts, d'autre part les banques d'affaires. Enfin dira-t-on !

 

Depuis des années pas mal d'économistes insistent sur le fait qu'une telle opération est essentielle pour la stabilité du système financier. Pourquoi ?

 

La crise bancaire trouve son origine dans le fait que depuis les années quatre vingt, les autorités se sont mises à tolérer et parfois même à encourager les banques à se lancer dans la spéculation financière. Tandis qu'avant cette période, il existait en Belgique et dans beaucoup d'autres pays une stricte séparation entre les banques de dépôts et les banques d'affaires, limitant les activités spéculatives à ces dernières, cette séparation fut graduellement éliminée, rendant possible que la banque de dépôts du coin de la rue se lance dans des activités financières à haut rendement. Celles-ci vont toujours de pair avec un risque élevé.

 

Deux problèmes se posent quand on autorise les banques de dépôts à se lancer dans la spéculation. Tout d'abord, il y a la fragilité inhérente à la banque de dépôts. Celles-ci attirent les dépôts à court terme et transforment ces dépôts en prêts à long terme aux entreprises et aux ménages. Ceci implique que si tous les déposants prennent l'idée de convertir leurs dépôts en argent liquide au même moment, les banques ne pourront pas satisfaire cette demande de conversion, étant donné que les dépôts sont immobilisés en prêts à long terme.

 

Il faut donc éviter que les banques prennent trop de risques. Un excès de risque entraîne régulièrement des pertes considérables. Quand cela se produit, les déposants perdent confiance et se ruent vers les banques afin de retirer leur argent. De ce fait, ils précipitent la crise bancaire.

 

Il y a un deuxième problème avec les banques de dépôts. C'est le fait que l' Etat garantit une grande partie des dépôts. Ceci a comme effet pervers d'inciter les banquiers à prendre des risques qui ont un effet asymétrique. Quand tout va bien, les profits sont pour les banquiers. Quand les risques entraînent des pertes, l' Etat qui garantit les dépôts doit prendre les pertes en compte. C'est bien confortable pour les banquiers...

 

Toutefois, cette asymétrie qui privatise les profits et socialise les pertes est le moyen le plus sûr de promouvoir la prise de risques excessifs par les banques et fragiliser encore plus le système bancaire. Il faut donc casser cette asymétrie. Et il n'y a qu'un moyen : la scission de nos banques qui aujourd'hui sont en même temps banques de dépôts et banques d'affaires. Cette scission est essentielle pour le maintien de la stabilité financière et donc pour notre bien-être.

 

Ce ne sera pas facile pour le Premier ministre. Le lobby des banques est prêt à une campagne de désinformation. Voici les arguments qu'ils nous lanceront à la tête.

 

Premier argument : il y a trop de problèmes pratiques rendant l'opération de scission infaisable. On peut rétorquer : nous avons connu la séparation pendant des décennies. C'est la preuve que c'est faisable. Ce ne sera pas toujours facile, mais si la volonté existe, cela peut se faire.

 

Deuxième argument : cela ne peut se faire que si les autres pays font la même chose. C'est l'argument qui sera employé "ad nauseam". Les banquiers nous diront que si l'idée de scission est bonne, il faudra attendre que tout le monde soit converti à l'idée. Ce qui veut dire que cela ne se fera pas ( la City à LOndres y est très hostile). Les banquiers montreront leur bonne volonté en sachant que cette bonne volonté n'aboutira à rien !

 

L'argument selon lequel il faut attendre les autres est faux. Le Canada, qui est voisin du colosse financier américain, a maintenu la séparation entre banques d'affaires et banques de dépôts tout au long des dernières décennies, tandis que les US décidèrent de fusionner les deux types de banques. Ceci a isolé le Canada de la crise bancaire qui a ravagé son voisin. Le Royaume-Uni a pris des dispositions lui permettant de réintroduire la scission. La Belgique aussi peut le faire, même si les autres ne le font pas.

 

Troisième argument : il y aura perte de compétitivité. Et comme nous le savons tous, perte sde compétitivité, c'est l'enfer économique. Il n'y a aucune raison de la craindre. Le succès d'une banque de dépôts est basé sur la confiance. La taille n'a rien à voir avec cela. bien sûr, une banque de dépôts fait en moyenne moins de profits qu'une banque d'affaires. Mais elle connaît plus de stabilité de ses profits. Cette stabilité fait partie de la compétitivité des banques de dépôts.

 

Quatrième argument, sans doute le plus ridicule : une scission aura comme effet de réduire la croissance économque. Nous avons connu la plus forte croissance quand la scission était un fait. Depuis que nous avons fusionné les deux types de banques, notre croissance n'a cessé de diminuer. Bien sûr, il y a beaucoup de raisons pour lesquelles la croissance a diminué. Mais le fait que nos banques se lançaient de plus en, plus dans des activités spéculatives ne semble pas avoir été une force capable de stimuler la croissance économique de façon soutenable.

 

La tâche du Premier ministre sera ardue. Il fera face à un lobby des banquiers qui mobilisera des ressources considérables pour faire échouer sa proposition de scission de nos banques de dépôts et banques d'affaires. Il lui faudra du courage.

 

(La situation est identique en France...le président Hollande et son Premier ministre sont-ils prêts à affronter les difficultés et résister à la pression du lobby bancaire, notamment à Christian Noyer le gouverneur de la Banque de France hostile à la scission sans qu'on en connaisse les raisons ..!).

 

article paru dans "Le Soir"

de Paul de Grauwe

 


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4 octobre 2012 4 04 /10 /octobre /2012 00:23

 

 

 

La Chronique Agora
 


 

Paris, Mercredi 03 octobre 2012

Zone euro : l'Allemagne

se rapproche de la sortie
 

 

Par Dan Amoss


 

- L'Allemagne pourrait sortir de l'euro pour revenir au deutschemark. Alors qu'une sortie de l'Allemagne donnerait une visibilité attendue depuis longtemps sur l'avenir de l'Europe, elle pourrait également déclencher une course folle et désordonnée pour s'ajuster à une nouvelle réalité.

Une sortie de l'Allemagne mettrait à mal la valeur de l'euro par rapport à la monnaie qui est de plus en plus en passe de devenir la réserve de choix : l'or. Seules les économies faibles avec des gouvernements en faillite subsisteraient encore dans l'euro. La Banque centrale européenne (BCE) serait libre de monétiser autant de dette italienne et espagnole qu'elle le souhaite (c'est-à-dire qu'elle serait libre d'imprimer des euros pour acheter les obligations d'Etat de l'Italie et de l'Espagne).

Les économistes appelant à une monnaie plus faible pour relancer la prospérité dans les Etats PIIGS verraient ainsi leur proposition prendre corps dans le monde réel. Les résultats montreraient qu'une dépréciation monétaire ne crée pas des économies plus fortes, plus compétitives. Les pays restés dans l'euro verraient leur niveau de vie s'effondrer : les prix à l'importation augmenteraient et les investissements chuteraient dans un régime monétaire chaotique.

 

(..) Le président de la BCE Mario Draghi a jugé l'euro "irréversible" ; il fera tout ce qui est nécessaire pour le préserver. Mais ce que Draghi considère comme nécessaire sera finalement estimé intolérable dans les pays créditeurs comme l'Allemagne. Dès que Draghi commencera à monétiser la dette espagnole, l'Allemagne et d'autres pays riches trouveront que le coût de l'euro est plus élevé que ses bénéfices.


- Après la Grèce, l'Espagne

 
La Banque centrale allemande -- la Bundesbank -- existe encore. La Bundesbank pourrait convertir ses dettes en euros en deutschemarks à un taux de change prédéterminé et passerait en une fois la dépréciation sur les actifs liés aux dégâts des banques centrales des PIIGS. Cela coûterait sans doute cher mais l'alternative est pire : perpétuellement financer les Etats de la Zone euro qui ne veulent pas restructurer leurs programmes de prestations publiques que leurs économies ne peuvent pas financer.

Au vu de l'exemple grec, le peuple espagnol soupçonne que l'austérité ne fera qu'empirer la situation. L'Espagne en viendra à croire que son salut réside dans la planche à billets -- dans la capacité à faire fondre son énorme dette. Après avoir promis aux marchés que la BCE achèterait la dette espagnole, Mario Draghi n'a à présent pas d'autre choix que de faire tourner les rotatives à plein régime.

La plupart des autres détenteurs de dette fuiront le chaos qui s'étend en Espagne. Ils refuseront de détenir des obligations espagnoles à des rendements trop faibles pour compenser le risque de défaut. La BCE, une fois qu'elle aura établi un prix artificiel, supérieur à celui du marché, pour les obligations espagnoles, finira par se retrouver être le seul détenteur de ces obligations. C'est ce qui arrive lorsque les banquiers centraux imposent des prix très éloignés de ceux que les investisseurs privés considèrent comme justes (dans notre cas, pousser les taux sur la dette espagnole en dessous de 4%, à l'encontre d'un taux bien plus élevé établi par le marché). Lorsque les contribuables allemands verront que la BCE deviendra le principal détenteur de la dette espagnole, ils demanderont aux politiques allemands de planifier une sortie de l'euro.

L'acte suivant de cette longue tragédie verra le Premier ministre espagnol Mariano Rajoy demander officiellement un sauvetage à l'Union européenne. Le refus, pour l'instant, d'un sauvetage de la part de Rajoy n'est en fait qu'une tactique de négociation pour obtenir les meilleurs termes possibles. Son budget soi-disant "d'austérité", annoncé il y a quelques jours, montre qu'il est encore loin des exigences des bureaucrates de l'Union européenne. Par exemple, le budget de Rajoy ne tient pas compte de la suggestion de l'UE que l'Espagne élève l'âge officiel de la retraite.

Lorsque les négociations prendront fin, alors le sauvetage débutera. La BCE agitera sa baguette magique et pénétrera dans le marché obligataire espagnol que les autres fuient. Les investisseurs qui vendent à perte leurs obligations espagnoles savent que l'Espagne vivra la même expérience que la Grèce : une série de chèques de l'Europe pour sauver le pays, des programmes d'austérité qui échouent et sans doute une perte sèche pour les porteurs d'obligations. C'est pour cela que ceux qui détiennent encore des obligations espagnoles seront ravis que la BCE leur permette de sortir de leurs positions grâce à des euros fraîchement imprimés.

Les réductions de budget prévues par Rajoy ne suffiront pas. L'Espagne ne peut se permettre de tergiverser. Elle a besoin d'une restructuration financière centrée sur les banques zombies. Les banques sont encore loin d'admettre leurs réels besoins en capitaux. Tant qu'il n'y aura pas de restructuration, avec de fortes dépréciations pour les actionnaires et les porteurs d'obligations, les projections de reprise économique ne sont que pure fantaisie.

Même si les réductions de budget proposées satisfont l'Allemagne et l'Union européenne, il n'y a pas de volonté politique d'austérité en Espagne. Cela est très clair au vu des manifestations massives dans les rues de Madrid. Les manifestations contre les réductions budgétaires ne font que commencer. Des grèves paralysantes sont également prévues.

Nous pourrions même voir la riche région de Catalogne voter une rupture du lien financier avec le gouvernement national. Croyez-vous que beaucoup d'investisseurs garderaient des obligations espagnoles alors que des régions entières menacent de faire sécession ou combattent un gouvernement central qui pourrait se transformer en dictature militaire ? Ou que, dans ce scénario, l'Allemagne tolérerait de rester dans un euro garanti par des obligations espagnoles ? Je ne le crois pas.

L'Allemagne surveillera de près comment tourne la situation et se rendra compte que les promesses d'austérité de l'Espagne ne seront pas tenues. La BCE se retrouvera avec des centaines de milliards de dette espagnole sur les bras, sans issue possible et une pression constante pour continuer à monétiser la dette espagnole. Alors, à ce moment-là, le besoin de sortir de l'euro se fera plus pressant.
[NDLR : Un éclatement de la Zone euro reste un danger clair et présent..

 

. Retrouvez-nous en ligne sur :
http://www.publications-agora.fr
http://www.la-chronique-agora.com

 

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3 octobre 2012 3 03 /10 /octobre /2012 02:44

 

80 jours avant le tsunami monétaire…

Olivier Delamarche :

Notre système financier ne tient qu’à quelques semaines

 

- Etape 2 – 80 jours avant le tsunami monétaire…

 

sur Gold-up

 

 

 

Olivier Delamarche, gérant de fortune de Platinium Gestion nous donne son point de vue sur la véritable température de notre système financier. Comme toujours, TF1 et leurs confrères de BFM TV préfèrent nous servir le spectacle de guignol des clowns politiques au journal de 20 heures. Sauf que personne ne vous dit que nous sommes devant la plus Grande Bulle de l'Histoire à deux doigts d'exploser : celle de la monnaie-papier.

 

Si vous avez l'âme sensible et que vous avez confiance en vos billets de monopoly qui parasitent le pouvoir d'achat de votre porte-monnaie, ne suivez pas les vidéos ci-dessous :

Partie 1 : Durée 19 minutes

 

 

 

 

 

 

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Olivier Delamarche : « On va être dans une récession épouvantable ! »

26.9.12

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Cela fait maintenant plus de 4 ans que la situation est tendue, les magouilles, les banques sur-protégées, sauvées, impliquées et les chutes économies en série, tout cela va finir par se payer et la facture va être salée, reste à savoir quand! Même les meilleurs ne peuvent dire quand cela nous tombera dessus, nous ne savons qu’une seule chose, cela arrivera et cela se rapproche, la situation est on ne peut plus critique et malgré certaines apparences et leurs multiples sauvetages à deux balles, aucune vague de tsunami ne pourra être évité. Maintenant, les seules choses à faire, se tenir prêt et prévoir un canot et des rames alors que la majorité n’ pas jugé utile d’acheter le moindre gilet de sauvetage…

 

 


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Montebourg cède à la doxa néolibérale

Posted: 01 Oct 2012 11:55 PM PDT

 

 

Il faut reconnaître à Arnaud Montebourg un certain panache quand il va à la rencontre des salariés menacés de licenciements. Mais dimanche sur France 2, il a surtout étalé son impuissance et celle du gouvernement devant une mondialisation qu’il ne semble même plus remettre en cause.
La démondialisation abjurée à 20 heures
Dimanche soir, le ministre du redressement productif était interviewé sur France 2. Qu’il semble loin le temps où il était un avocat de la démondialisation ! Jacques Sapir, à qui il avait repris le terme, était sans doute aterré par le discours servi par le ministre au sujet de Florange. Sans doute refroidi par le précédent de l’usine PSA d’Aulnay, où il s’était beaucoup avancé en juillet, avant de battre piteusement en retraite fin août, le gouvernement adopte le service minimum.
Déjà, Jean-Marc Ayrault a refusé de s’engager sur la remise en service de l’aciérie lors de l’émission Des Paroles et Des Actes. Dimanche soir, Arnaud Montebourg s’est retrouvé bien gêné aux entournures face à une question sur le possible rachat de l’usine par l’Etat. Et là, surprise ! L’avocat de la démondialisation n’a eu aucun scrupule à reprendre une partie du petit bréviaire néolibéral en avançant que l’Etat n’était pas toujours un bon actionnaire et n’avait pas les moyens.
Cette réplique, plus digne d’Alain Minc ou Jean-Marc Sylvestre a de quoi désespérer de la part d’un homme qui reprenait Jacques Sapir et avait demandé à Emmanuel Todd de faire la préface de son livre pour la primaire socialiste. Pire, il y a quelque chose d’assez incroyable à voir le ministre dire qu’il est du côté des salariés contre les méchants patrons, symbolisant jusqu’à la caricature l’impuissance du pouvoir socialiste, réduit à mendier des aménagements aux plans sociaux.
La démondialisation est pourtant la clé

Le rôle qu’Arnaud Montebourg tient est l’exact inverse de ce qu’il proposait il y a un an. En 2011, il expliquait (justement) que le problème du chômage venait de la mondialisation, de la libéralisation des mouvements de capitaux et de biens qui instaure une compétition déloyale et consacre la victoire du moins-disant salarial, social et environnemental. Du coup, la solution était la mise en place de mesures protectionnistes pour que le système économique ne pousse pas aux délocalisations.

Le ministre Montebourg fait l’inverse car, prenant acte de cette mondialisation qu’il dénonçait naguère, il se transforme en ministre infirmier qui va au chevet des usines menacées de fermeture pour essayer d’adoucir les plans sociaux. Bien sûr, il théâtralise son soutien en attaquant et convoquant les patrons qui licencient, mais il ne s’agit plus que d’un cirque destiné à masquer son impuissance. Bref, cela démontre bien qu’il n’y a rien à espérer du PS pour remettre en cause le système.
D’ailleurs, lundi, sur Europe 1, Nicole Bricq s’est faite la zélatrice parfaite du néolibéralisme en défendant le désendettement et la mondialisation. Mais comment des ministres socialistes peuvent-ils promouvoir un tel discours ? C’est le niveau zéro de réflexion économique. Tout ceci ne relève plus de la raison, mais plus d’une croyance religieuse dans les bienfaits du libre-échange et du danger supposé du protectionnisme, malgré une abondante littérature démontrant l’inverse.
Que pense Arnaud Montebourg ? Bien sûr, l’exercice du pouvoir impose des compromis. Mais en passant ainsi de la démondialisation aux poncifs éculés du néolibéralisme, on peut s’interroger sur les motivations du ministre. Etait-il sincère il y a un an ou s’agissait-il uniquement d’une posture ?
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2 octobre 2012 2 02 /10 /octobre /2012 01:16

 

dim, 23/09/2012 - 23:45
Banques : plus à un mensonge près

 

 

A écouter les banquiers, remettre de l’ordre dans un monde de brutes leur coûterait bonbon et c’est le client qui en ferait les frais. Pas si sûr…

 

Avec une belle unanimité, la profession bancaire se répand depuis peu en lamentations selon lesquelles, une régulation accrue, en particulier l’entrée en vigueur des normes Bâle III – certes nécessaire s’empresse-t-elle d’ajouter sans conviction et dans le seul but d’éviter les noms d’oiseaux - risque de faire flamber leurs coûts, renchérir les taux d’intérêt à la clientèle et réduire méchamment la rémunération de leurs actionnaires.

 

Preuve qu’il s’agit d’un élément de langage à destination des politiques, Frédéric Oudéa, en bon petit soldat de la haute finance, n’a pas manqué de fredonner à son tour la complainte du banquier lors de son interview à Bloomberg TV du 12 septembre évoqué par Bakchich.

 

Faut dire que l’internationale bancaire n’a pas lésiné sur les moyens pour instiller l’idée selon laquelle la régulation est une monstruosité économique : 

 

L’Institut de la Finance Internationale, (IoIF) le lobbyiste en chef de la profession basé à Washington, n’a pas craint par exemple d’avancer des prévisions apocalyptiques selon lesquelles l’ensemble des mesures de régulation de la profession à l’étude provoquerait une augmentation de 5% des tarifs du crédit aux USA de 2011 à 2015 pendant que le PIB baisserait lui, de 3%. Une thèse, fortement contestée au cours des deux dernières années, tant par l’OCDE que par la Banque des Règlements Internationaux. 

 

Oh la grosse ficelle

 

Ainsi, sur les 3 marchés bancaires de référence retenus (Europe, Japon, USA) le IoIF n’hésite pas à affirmer que les mesures de régulation provoqueront une véritable horreur économique se traduisant respectivement de 2012 à 2019, par une augmentation du taux d’intérêt de 328, 181 et 243 points de base, soit 3,28%, 1,81% et 2,43% aux USA. Des hausses qui s’accompagneront respectivement d’une baisse des PIB de 0,40%, 0,30% et 0,10% aux USA. 

 

Selon la même source, la période 2011-2015 n’en sera pas moins difficile à négocier : une hausse à attendre des taux d’intérêt de 291 points de base en Europe, 202 points de base au Japon et 468 points de base aux USA, avec en prime, un impact négatif dévastateur sur les PIB de 0,6%, 0,8% et 0,6%. 

 

 

La ficelle est un peu gros grosse. Pas un jour ne se passe aujourd’hui sans qu’une preuve de déloyauté envers la clientèle, voire de fraude bancaire pure et simple ne soit mise en évidence quelque part dans le monde. La course à l’enrichissement personnel de leur dirigeants est presque devenue la clef de décryptage des business-models mis en œuvre au cours des 5 dernières années par les plus grandes banques d’investissement de la planète. 

 

Bien entendu, il serait inconvenant et imprudent pour elles de reconnaître qu’un accroissement des contrôles et une « aggravation » des normes, se traduira surtout par une plus grande surveillance des comportements individuels discutables voire condamnables de leurs dirigeants au moins du point de vue éthique. 

 

Lobbystes bancaires contre économistes du FMI

 

D’où le refrain sur l’alourdissement des charges financières à attendre d’une régulation financière accrue que les malheureux banquiers seront contraints de répercuter, au moins partiellement sur leurs clients et sur leurs actionnaires du fait d’une rentabilité réduite….

 

Faux ! ont répondu André Oliveira Santos et Douglas Elliott dans une étude de plus d’un an très instructive, rendue publique le 11 septembre (cf. pièce jointe). Le premier, economiste-sénior au FMI, et son collègue consultant occasionnel au FMI et qui opère au sein de la prestigieuse Brooking Institution, partagent d’ailleurs leurs conclusions avec des trouble-fête comme Simon Johnson, ex-chef économiste au FMI maintenant employé de l’Institut Paterson pour l’Economie Internationale également situé à Washington.

 

Prenant le contre-pied des chargés de com’ de l’IoIF, Oliveira Santos et Elliott ont mesuré l’impact cumulatif sur le taux de prêt des banques, des réformes de régulation prévues, en prenant bien soin d’expliciter leur méthodologie.

 

 C’est rien de dire que leurs conclusions sont radicalement différentes de celles du lobbyiste patenté : selon les deux économistes, le coût net à attendre d’un peu plus de police dans un monde de gloutonnerie triomphante n’excédera pas 17 points de base en Europe, (0,17%) 8 points de base au Japon (0,08%) et 26 points de base aux USA (0,26%).

 

Des chiffres à comparer avec ceux de l’OCDE, qui s’établissent respectivement à 54, 35 et 64 points de base, l’ordre de grandeur étant aussi important que la valeur absolue des résultats annoncés. 

 

Décidément, tous les moyens même les plus grossiers sont bons pour les banquiers pour maintenir éternellement leur rente de situation macro économique.

 

Cliquer pour télécharger le rapport des économistes 

 

 

 

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http://www.bakchich.info/societe/2012/09/23/banques-plus-a-un-mensonge-pres-61709

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