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1 octobre 2012 1 01 /10 /octobre /2012 01:04

 

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Pétition référendum traité TSCG ..
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http://pcfrivesdedordogne.pcf.fr/28044
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" L'Union Européenne
a donné mille millards d'euros
aux banques privées "
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Nicolas Dupont-Aignan
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Nicolas Dupont-Aignan était en meeting ce dimanche

Nicolas Dupont-Aignan était en meeting ce dimanche SIPA/Witt

http://www.francesoir.fr/actualite/politique/dupont-aignan-souhaite-une-france-libre-et-rassemblee-201411.html

 

 

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16 septembre 2012 7 16 /09 /septembre /2012 09:35
GEAB N°67 est disponible! Crise systémique globale / Octobre 2012 - L'économie globale aspirée dans un trou noir et la géopolitique mondiale chauffée à blanc : Les 7 facteurs clés d'un double choc sans précédent


- Communiqué public GEAB N°67 ( 15 septembre 2012) -



GEAB N°67 est disponible! Crise systémique globale / Octobre 2012 - L'économie globale aspirée dans un trou noir et la géopolitique mondiale chauffée à blanc : Les 7 facteurs clés d'un double choc sans précédent
Comme anticipé par LEAP/E2020 depuis la fin 2011, cette fin d'été 2012 marque le début du renouveau pour l'Euroland avec l'émergence d'une dynamique positive nourrie par deux phénomènes durables : d'une part, la mise en place opérationnelle progressive des instruments âprement discutés et décidés au cours des 18 derniers mois ; et d'autre part, l'étincelle visionnaire apportée par les changements politiques de ces derniers six mois qui ont replacé l'avenir de l'Euroland à moyen/long terme au cœur du processus décisionnel.

L'évolution de l'Euro ces dernières semaines offre une parfaite illustration du phénomène (1). Cela étant dit, l'Europe va être en récession pour les 6 à 12 mois à venir. Comme quoi la seule bonne nouvelle que nous annoncions dans le GEAB N°66 du mois de Juin 2012 est loin d'être miraculeuse. D'une certaine manière, c'est même le contraire, puisqu'il n'est désormais plus possible de cacher derrière le prétexte de la « crise de l'Euro ou de la Grèce » l'état tragique de l'économie mondiale. Plus l'Euroland va avancer sur un chemin constructif, plus va se révéler le caractère « Potemkinien » (2) de la « santé » des économies US, chinoise, japonaise, brésilienne, …. L'arbre ne cachera plus la forêt, à savoir que toutes les grandes économies mondiales entrent simultanément en récession ou en croissance ralentie, entraînant la planète socio-économique et financière dans un trou noir.

Parallèlement l'été 2012 aura marqué une accélération majeure de la dislocation géopolitique mondiale avec un conflit syrien qui devient chaque jour plus dangereux pour le Moyen-Orient et le monde (3), une tension israélo-iranienne prête à exploser à tout moment et un test généralisé de la puissance US déclinante - de la Mer de Chine à l'Amérique latine en passant par l'ensemble du monde musulman. Le monde stratégico-militaire est chauffé à blanc comme l'illustre d'ailleurs la reprise massive des ventes d'armes au niveau mondial, avec les Etats-Unis fournissant 85% du total (4).

Evolution des ventes d'armes dans le monde et de la part des principaux exportateurs (2010-2011) - Source : New York Times, 08/2012
Evolution des ventes d'armes dans le monde et de la part des principaux exportateurs (2010-2011) - Source : New York Times, 08/2012
Pour ces raisons, LEAP/E2020 maintient son Alerte Rouge de Juin 2012 et estime que, d'ici la fin Octobre 2012, l'économie globale va être aspirée dans un trou noir sur fond de géopolitique mondiale chauffée à blanc. Autant dire que les semaines à venir vont, selon notre équipe, emporter la planète dans un ouragan de crises et de conflits sans précédent.

Ainsi, dans ce GEAB N°67, LEAP/E2020 présente la liste des 7 facteurs clés de ce double choc sans équivalent historique moderne…

Par ailleurs, ce numéro 67 du GEAB comporte une anticipation de l'impact cumulé de la crise et de l'Internet sur le commerce de détail en Europe, prévoyant une perte de 2,5 millions d'emplois d'ici 2015.

Ce numéro initie également une série de trois anticipations sur les risques d'explosion sociale en Europe, aux Etats-Unis (GEAB N°68) et en Chine (GEAB N°69). Nous avons décidé de débuter par l'Europe qui, selon nos chercheurs, devrait connaître « le temps des émeutes au premier semestre 2013 », avec bien entendu de grandes différences selon les pays européens.

D'autre part, vous trouverez dans ce GEAB N°67 les deux GEAB Index, à savoir le GEAB $ Index et le tout nouveau GEAB € Index. Ils paraîtront désormais trois fois par an.

Et bien entendu, vous retrouvez le GlobalEuromètre qui donne le pouls des anticipations des Européens sur des sujets-clés.

Nos recommandations concernent ce mois-ci les devises ($, €, £, Yen, Yuan), l'or, l'énergie et les matières premières alimentaires, les bourses et les assurances-vie.

Enfin, vous trouverez pour information, le programme du 3° séminaire Euro-BRICS organisé à Cannes par LEAP, en partenariat avec le MGIMO, les 27/29 Septembre 2012 ; et l'offre spéciale abonnés GEAB pour la formation en ligne à l'anticipation politique organisée par notre partenaire FEFAP.

A la croisée des sept facteurs-clés du double choc des semaines à venir se trouve la très douloureuse fin de l'anesthésie US

Car il s'agit bien de cela. Comme nous l'avons maintes fois souligné dans le GEAB, les Etats-Unis ont depuis le début de cette crise refusé d'affronter la réalité (5) en ayant un recours croissant à des artifices financiers, monétaires, … (et militaires) pour tenter de pallier les conséquences de la crise. Tout ceci s'avère pourtant inefficace en cette fin d'été 2012, malgré les milliers de milliards USD jetés dans ce qui s'avère être un trou sans fond.

La meilleure preuve en est la décision de la Fed du 13 septembre 2012 de maintenir son programme Twist de rachats de Bons du Trésor en y ajoutant un programme illimité (temps et montant) de rachats de titres hypothécaires immobiliers (40 Milliards USD/mois) pour tenter de faire revivre le marché immobilier US et à travers ce dernier l'emploi et la consommation. La Fed a conscience que cette décision va déclencher des oppositions et des conséquences néfastes au niveau international. Elle hésite en effet depuis des mois devant un nouveau QE3 (6). Mais, pour tenter d'éviter une implosion socio-économique et un effondrement boursier à Wall Street avant les élections de Novembre 2012 (7) tout en essayant de sauver sa propre crédibilité très attaquée par le camp républicain, elle a choisi un « Psychological Easing » plutôt qu'un « Quantitative Easing ».

Elle devient toujours plus l'acteur clé du marché immobilier US, persistant ainsi à confondre problème de liquidité et problème de solvabilité. Les ménages US n'ont plus d'argent pour acheter ou faire construire des maisons (8). Les taux hypothécaires ne changeront rien à l'affaire. Seule Wall Street va, un certain temps, pouvoir continuer à surfer sur des niveaux records jusqu'à ce qu'un « beau matin » tout s'effondre face à la prise de conscience que l'économie réelle s'enfonce dans la dépression.

Car tous les indicateurs sont déjà au rouge : l'emploi ne repart pas, les emplois créés sont rémunérés très en-dessous des emplois perdus (9), la pauvreté explose dans tout le pays (10), … et les multinationales US (11) ont multiplié les annonces de profits en baisse pour le deuxième semestre 2012 et 2013, retrouvant les niveaux atteints en 2008/2009, typiques de période de récession (12).

Evolution du nombre de ménages US participant au programme des Bons de Nourriture (Food Stamps) (ligne foncée) et bénéfice retiré (ligne rouge) (2009-2012) - Source : Zerohedge, 08/2012
Evolution du nombre de ménages US participant au programme des Bons de Nourriture (Food Stamps) (ligne foncée) et bénéfice retiré (ligne rouge) (2009-2012) - Source : Zerohedge, 08/2012
L'impuissance actuelle et future du système politique US (13) à affronter ses problèmes de déficit (14) cumulée à la « séquestration » (15) du budget fédéral (16) dont les effets se font déjà ressentir dans toute l'économie US (comme nous l'avions anticipé dès le printemps 2012) (17), vont faire des semaines à venir une succession sans fin de mauvaises nouvelles économiques (18) … sur fond de défis géopolitiques de moins en moins bien maîtrisés. Car sur ce front-là également, l'anesthésie, c'est fini !

Il aura suffi d'une année à peine pour que tous les effets pervers de l'attaque occidentale sur la Lybie en 2011 se révèlent : de l'assassinat de l'ambassadeur des Etats-Unis en Lybie en passant par les émeutes anti-US dans tout le monde musulman, on ne peut franchement déduire au succès d'une politique d' « accompagnement » des révolutions arabes. La volonté farouche russe et chinoise de soutenir le régime syrien contre les tentatives de renversement occidentales et des monarchies du Golfe (19) a non seulement cassé toute dynamique positive au Conseil de Sécurité de l'ONU mais s'est transformée en test de la puissance US au Moyen-Orient. Enfin, c'est toute l'Asie de l'Est et du Sud-Est (Japon, Taiwan, Philippines, Corée du Sud,…) qui, à travers les conflits autour de multiples îlots, est en train de tester la capacité américaine à rester, face à la Chine (20), une puissance asiatique.

Et ils sont en train d'évaluer en temps réel ce qu'il reste de la puissance US dans la région. D'ici début 2013, leurs conclusions recombineront les alliances et allégeances héritées de la Seconde Guerre Mondiale. Et même l' « arrière-cour » des Etats-Unis (selon la doctrine Monroe), à savoir l'Amérique latine, a entrepris d'affronter collectivement des positions géopolitiques US multidécennales : l'exclusion de Cuba des forums trans-américains et surtout la remise en cause de la guerre contre la drogue, pilier de l'interventionnisme US en Amérique latine depuis plus de quarante ans (21).

Citons encore l'Europe pour l'anecdote, puisque l'intégration accélérée de l'Euroland constitue de facto une éviction de l'influence US du cœur de la construction européenne. A partir de 2013, le FMI (à savoir Washington) ne sera certainement plus jamais invité à s'occuper de problèmes intra-Euroland comme c'est le cas aujourd'hui avec la Grèce. Même en matière de défense, l'annonce surprise d'une fusion possible BAE Systems – EADS, avec EADS en position très majoritaire (22), illustre la fin d'une époque où la défense se devait d'être transatlantique et le Royaume-Uni son maître d'œuvre. Alors que BAE Systems joue désormais sa survie (23).

Evolution de la diversification des relations commerciales en Amérique latine - L'UE est devenu en 2012 le principal partenaire du Mercosur - Source : Monde Diplomatique, 07/2012
Evolution de la diversification des relations commerciales en Amérique latine - L'UE est devenu en 2012 le principal partenaire du Mercosur - Source : Monde Diplomatique, 07/2012

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Notes:

(1) Voir GEAB précédents.

(2) Voir Wikipedia.

(3) Source : Yahoo/Reuters, 15/09/2012

(4) Notamment dans le Golfe persique. Source : New York Times, 26/08/2012

(5) Sources : New York Times;, 14/08/2012 ; Financial Sense, 24/08/2012

(5) Sources : CNBC, 14/09/2012 ; Market Watch, 29/08/2012

(7) Elle a donc décidé de soutenir Barack Obama in fine beaucoup plus proche d'elle que la nouvelle vague républicaine. Pas très étonnant puisque Mitt Romney a annoncé qu'il ne renouvellerait pas le mandat de Ben Bernanke s'il était élu. Source : MarketWatch, 23/08/2012

(8) Source : USAToday, 14/09/2012

(9) Sources : USAToday, 21/08/2012 ; al-Jazeera, 20/08/2012 ; New York Times, 31/08/2012

(10) Sources : USAToday, 23/08/2012 ; Bloomberg, 10/09/2012 ; Bloomberg, 05/09/2012

(11) Et elles ne sont pas les seules. Même l'industrie du luxe, essentiellement européenne, commence à paniquer. Source : Yahoo/Reuters, 14/09/2012

(12) Source : Money News, 10/09/2012

(13) Source : Der Spiegel, 17/08/2012 ; USAToday, 20/08/2012

(14) Le déficit budgétaire s'oriente vers de nouveaux records. Source : ZeroHedge, 10/09/2012

(15) Coupes budgétaires automatiques dans les budgets de la défense et sociaux.

(16) Un accord ne semble possible ni sur les coupes automatiques, ni sur la fin des réductions d'impôts. Source : CNBC, 11/09/2012

(17) Source : Reuters, 07/09/2012

(18) Dont une dégradation croissante de sa compétitivité commerciale, une priorité pourtant du président Obama. Et bien entendu, la multiplication des dégradations de la note de crédit des Etats-Unis… mais ça, franchement, tout le monde le sait déjà, sauf les aveugles qui amassent les Bons du Trésor US. Sources : Les Affaires, 11/09/2012 ; Market Watch, 14/09/2012 ; Market Watch, 14/09/2012

(19) Les Etats-Unis sont de plus en plus dépendants du pétrole saoudien. Source : New York Times, 16/08/2012

(20) Sources : Der Spiegel, 14/09/2012

(21) Source : CIP Americas Program, 14/08/2012

(22) Qu'on ne s'y trompe pas : BAE Systems joue sa survie dans cette opération, pas EADS. Comme nous l'avions indiqué dans le GEAB N°66, BAE Systems fait partie des entreprises qui vont être fortement impactées par les réductions budgétaires du Pentagone ; non seulement parce qu'elle fait 20% de son chiffre d'affaires avec le gouvernement US mais aussi parce qu'étant une société non américaine, ses concurrents US allaient sans aucun doute la faire mettre complètement sur la touche en ces temps de vaches maigres. La « special relationship » USA-UK est un doux délire que doivent encore se raconter David Cameron et George Osborne le soir au fond d'un pub ; mais elle n'a plus aucune réalité côté américain. Or l'autre grand client de BAE Systems, c'est justement le gouvernement britannique qui a tranché massivement dans ses dépenses militaires. D'où une question de survie à un ou deux ans maximum pour BAE Systems … et la seule option possible : l'Europe, ou plutôt l'Euroland avec EADS.

(23) Source : The Telegraph, 14/09/2012


Samedi 15 Septembre 2012
LEAP/E2020
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Dimanche 16 septembre 2012

Crise systémique globale - Octobre 2012 - L'économie globale aspirée dans un trou noir et la géopolitique mondiale chauffée à blanc selon LEAP/2020

 

Cette fin d'été 2012 marque le début du renouveau pour l'Euroland compte tenu de la mise en plce opérationnelle progressive des instruments âprement discutés et décidés au cours de 18 derniers mois d'une part, et de l'étincelle apportée par les changements politiques de ces derniers six mois qui ont replacé l'avenir de l' Euroland à moyen/long terme au coeur du processus décisionnel.

 

L'évolution de l'Euro ces dernières semaines offre une parfaite illustration du phénomène. Cela étant dit; l' Europe va être en récession pour les 6 à 12 mois à venir. Il n'est plus possible de cacher derrière le prétexte de la "crise de l' Euro ou de la Grèce" l'état tragique de l'économie mondiale.

 

Plus l' Euroland va avancer sur un chemin constructif, plus va se révéler l' état "de santé" des économies US, chinoise, japonaise, brésilienne...L'arbre ne cachera plus la forêt, à savoir que toutes les grandes économies mondiales entrent simultanément en récession ou en croissance ralentie, entraînant la planète socio-économique et financière dans un trou noir.

 

Parallèlement l'été 2012 aura marqué une accélération majeure de la dislocation géopolitique mondiale avec un conflit syrien qui devient chaque jour plus dangereux pour le Moyen-Orient et le monde (source Reuters 15/09/2012), une tension israélo-iranienne prête à exploser à tout moment et un test généralisé de la puissance US déclinante - de la Mer de Chine à l' Amérique Latine en passant par l'ensemble du monde musulman -.

 

Le monde stratégico-militaire est chauffé à blanc comme l'illustre d'ailleurs la reprise massive des ventes d'armes au niveau mondial, avec les Etats-Unis fournissant 85 % du total, notamment dans le Golfe persique (source New York Times 26/08/2012).

 

Autant dire que les semaines qui vont venir, vont emporter la planète dans un ouragan de crises et de conflit sans précédent !

 

LEAP/2020 fait part d'une anticipation de l'impact cumulé de la crise et de l'internet sur le commerce de détail en Europe, prévoyant une perte de 2,5 millions d'emplois d'ici 2015, ainsi que le risque l'explosion sociale en Europe, aux Etats-Unis et en Chine au premier semestre 2013 .

 

Les Etats-Unis ont depuis le début de la crise refusé d'affronter la réalité (source New York Times 14/08/2012) en ayant un recours croissant à des artifices financiers, monétaires, ...(et militaires) pour tenter de pallier aux conséquences de la crise. Tout ceci s'avère pourtant inefficace en cette fin d'été 2012, malgré les 2300 milliards de dollars des QU1 et QU2 jetés dans ce qui s'avère être un trou sans fond,

 

La meilleure preuve en est la décision de la FED du 13 septembre 2012 de lancer ce QU3 maintenant son programme Twist de rachats de Bons du Trésor en y ajoutant un programme illimité (en temps et en montant) de rachats de titres hypothécaires immobiliers (40 milliards USD/mois) pour tenter de faire revivre le marché immobilier US et à travers ce dernier l'emploi et la consommation.

 

La FED a conscience que cette décision va déclencher des oppositions et des conséquences néfastes au niveau international . Elle hésite depuis des mois devant un nouveau QU3. Mais pour tenter d'éviter une implosion socio-économique et un effondrement boursier à Wall Street avant les élections de Novembre 2012 tout en essayant de sauver sa propre crédibilité très attaquée par le camp républicain, elle a choisi un "psychological Easing" plutôt qu'un " quantitative Easing".

 

Elle devient toujours plus l'acteur clé du marché immobilier US, persistant ainsi à confondre problème de liquidité et problème de solvabilité. Les ménages US n'ont plus d'argent pour acheter ou faire construire des maisons (source UStoday 14/09/2012) . Les taux hypothécaire ne changeront rien à l'affaire. Seule Wall Street va, un certain temps, pouvoir continuer à surfer sur les niveaux records jusqu'à ce "qu'un beau matin" tout s'effondre face à la prise de conscience que l'économie réelle s'enfonce dans la dépression.

 

Tous les indicateurs sont déjà au rouge : l'emploi ne repart pas, les emplois crées sont rémunérés très en-dessous des emplois perdus (source US today 14/09/2012), la pauvreté explose dans tout le pays..et les multinationales US ont multiplié les annonces de profits en baisse pour le deuxième semestre 2012 et 2013, retrouvant les niveaux atteints en 2008/2009 typiques des périodes de récession. (Elles ne sont pas seules, mêmes l'industrie du luxe, essentiellement européenne, commence à paniquer (source Reuters 14/09/2012).

 

L'impuissance actuelle et future du système politique US à affronter ses problèmes de déficit (le déficit budgétaire s'orientant vers de nouveaux records) , cumulé à la "séquestration" du budget fédéral  dont les effets se font déjà ressentir dans toute l"economie US, vont faire dans les semaines à venir une succession sans fin de mauvaises nouvelles économiques ..sur fond de défit géopolitiques de moins en moins maîtrisés. Car sur ce front-là également l'anesthésie, c'est fini !

 

Il aura suffit d'une année à peine pour que tous les effets pervers de l'attaque occidentale sur le Lybie en 2911 se révèlent : de l'assassinat de l'ambassadeur des Etats-Unis en Lybie en passant par les émeutes anti-US dans tout le monde musulman, on ne peut franchement déduire au succès d'une politique " d'accompagnement" des révolutions arabes.

 

La volonté farouche russe et chinoise de soutenir le régime syrien contre les tentatives de renversement occidentales et des monarchies du Golfe a non seulement cassé toute dynamique positive au Conseil de Sécurité de l'ONU mais s'est transformée en test de la puissance US au Moyen-Orient. Enfin c'est toute l'Asie de l'Est et du Sud-Est (Japon, Taiwan, Philippines, Corée du Sud..) qui, à tra=vers les conflits autour du multiples îlots, est en train de tester la capacité américaine à rester, face à la Chine, une grande puissance.asiatique.

 

Ils sont en train d'évaluer en temps réel ce qu'il reste de la puissance US dans la région. D'ici début 2013, leurs conclusions recombineront les alliances et les allégeances héritées de la Seconde guerre mondiale. Même l' Amérique Latine a entrepris d'affronter collectivement des positions géopolitiques US multidécennales : l'exclusion de Cuba des forums trans-américains et surtout la remise en cause de la guerre contre la drogue, pilier des l'interventionnisme US en Amérique Latine depuis plus de quarante ans.

 

Citons encore l'Europe pour l'anecdote, puisque l'intégration accélérée de l4Euroland constitue de facto une éviction de l'influence US au coeur de la construction européenne. A partir de 2013 le FMI ( à savoir Washington) ne sera plus jamais invité à s'occuper de problèmes intra-Euroland comme c'est le cas aujourd'hui avec la Grèce.


 

extrait de LEAP/2020&

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15 septembre 2012 6 15 /09 /septembre /2012 14:23

 

Mario Monti et François Hollande introduisent un nouveau modèle d’analyse économique pour le XXIème siècle
15 sept

Le premier ministre Italien, très habitués aux rencontres feutrées et discrètes avec les propagateurs du mondialisme sans frontières, de ces sociétés secrètes qui échafaudent la disparition de l’Etat souverain depuis les années 70, annonce que l’Italie va renouer avec la croissance en 2013 ! Voir son interview avec la chaîne CNBC. “Monti estime que le salut viendra de la baisse des taux d’intérêt et exclut de demander une aide financière à ses partenaires européens”. “L’Italie sera l’un des premiers pays à atteindre l’équilibre budgétaire”, a affirmé M. Monti.

Le même optimisme que F. Hollande… On va nous massacrer fiscalement pour payer les intérêts des dettes aux amis banquiers, mais ne vous inquiétez pas : si on ampute votre pouvoir d’achat la croissance arrive. Vous allez pouvoir consommer plus puisqu’il vous en reste de moins en moins !

Nous n’avons probablement pas fait d’études assez poussées pour parvenir à cette science économique aux raisonnements plutôt complexes… Mais nous nous rassurons quand nous entendons certains économistes comme le fabien de Saint Etienne ou J. Sapir annoncer 300 à 500 000 chômeurs de plus en France d’ici juin 2013. Bref une situation espérée par le marxiste Mélenchon qui rêve de couper les têtes.

Qui vivra verra… mais comme nous le verrons dans le prochain numéro de LIESI (262), les dirigeants russes tablent sur un scénario diamétralement différent de celui évoqué par M. Monti et F. Hollande. Eux ont pris des mesures très singulières…

Le cynisme des révolutionnaires bourgeois

Etonnante déclaration du patron du quotidien L’Agefi : « Tout a été fait pour ne pas paniquer le citoyen européen de base, quitte à oublier de l’informer purement et simplement ». (Numéro 329, juin 2012) Un an avant, en mai 2011, Jean-Claude Juncker, présidant l’Eurogroupe, confiait : « Quand ça devient grave, vous devez mentir ». Difficile de faire mieux en matière de cynisme !

 


 

Sur ce site, le Liesi

 

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Où est le rêve américain ?

Le pourcentage des Américains qui disent être descendu d’un cran de la classe moyenne pour la “classe inférieure” a augmenté de 25% au cours des quatre dernières années (sondage du Pew Research Center). Cette classe sociale dite inférieure voit son profil démographique changer. On compte de plus en plus de gens âgés de moins de 30 ans. Si l’on regarde selon le choix politique des citoyens, le nombre de républicains qui se disent appartenir à cette classe est en hausse importante. 23% se considèrent désormais comme classe inférieure, contre 13% en 2008. Parmi les démocrates, 33% se considèrent désormais comme classe inférieure, par rapport à 29% en 2008.

84% de cette classe inférieure disent qu’ils ont été contraint de réduire fortement leurs dépenses en 2011 contre 62% parmi les citoyens s’estimant de la classe moyenne. Le chiffre est de 41% pour ceux qui disent appartenir à la classe aisée.

Seulement la moitié des Américains pense que le travail scolaire peut assurer un bon salaire tant la crise est perçue comme profonde. Où est le rêve américain ? Le contingent de ceux qui pensent que les enfants connaîtront des jours encore plus difficiles ne cesse de progresser.

Environ un tiers de tous les adultes (32%) disent maintenant qu’ils appartiennent à la classe inférieure, par rapport à 25% au début de 2008.
39% des adultes âgés de 18 à 29 disent qu’ils sont maintenant dans la classe inférieure, une augmentation de 14 points depuis 2008.

Aujourd’hui, environ le double de la proportion des adultes âgés de 65 ans et plus disent qu’ils font partie des échelons les plus bas de l’échelle sociale (39% contre 20% en 2008).

Ben Shalom Bernanke peut toujours imprimer. Cela ne sert qu’à gagner du temps pour un futur problème encore plus grave : celui de l’hyperinflation. En attendant, que la musique fasse danser les gogos sur les marchés…

 

Consigne appliquée par la présidence de la BCE : donner du temps au temps…

Inutile de revenir sur le rôle des agences de notation et surtout des grosses banques de Wall Street (avec GOLDMAN SACHS en tête) dans la débâcle des dettes souveraines des Etats européens. Un constat saute aux yeux : ce qui a commencé en Europe comme une crise financière, s’est petit à petit transformé en une crise existentielle, laissant au président de la BCE Mario Draghi, de plus en plus de pouvoir pour combler le vide laissé par une direction de politiciens absolument incompétents.

DU TEMPS… pour liquider la classe moyenne

Mario Draghi, l’homme de GOLDMAN SACHS, agit en concertation aves les financiers Geithner/Bernanke de Wall Street pour donner du temps au temps… Ces employés officieux du cartel bancaire, laissent au sommet de la pyramide, le temps de préparer le scénario de faillite globale. On l’a très bien compris : ils ne veulent plus de CLASSE MOYENNE et il leur faut donc gérer la crise… pour  SIPHONNER LES PATRIMOINES DE LA CLASSE MOYENNE grâce au soutien des politiciens chargés de voter les lois de crise au niveau des Etats européens.

La BCE va acheter de la dette souveraine des pays périphériques de la zone euro, comme l’Italie et l’Espagne, pour faire baisser leurs rendements obligataires et réduire leurs coûts d’emprunt. Officiellement, Mario Draghi prétend vouloir sauver l’EURO. Là est l’intention officielle. L’intention non avouée est de gagner du temps, d’acheter du temps par la planche à billets pour RUINER LES EUROPÉENS au profit du Grand Œuvre : le NOUVEL ORDRE MONDIAL.

Dans le plan de rachat de dettes souveraines, il y a beaucoup d’imprécisions, assurent plusieurs analystes de banques américaines et européennes. Pourquoi ? D’aucuns pensent que tout cela va finalement miner le crédit de la BCE… Un ancien président de la Banque d’Angleterre confie qu’il pense que “le défaut est inévitable pour certains pays de la zone euro. La priorité n’est pas de chercher à soutenir l’euro en difficulté, mais de trouver les moyens de caser la zone euro avant la débâcle. Quand Draghi affirme que l’euro est irréversible il dit n’importe quoi. L’un de mes professeurs d’économie disait toujours : rien, absolument rien n’est irréversible en économie” (Lawson).

Ce graphique illustre la chute du pouvoir d’achat en devises nationales par rapport à l’or. Ceux qui ont eu la possibilité d’acheter de l’or il y a une dizaine d’années n’ont pas gagné de l’argent mais ont conservé leur pouvoir d’achat. Voir sur ce point l’attitude du bloc de commandement russe dans les derniers numéros de LIESI. De nouvelles informations seront apportées dans le prochain numéro du 15 septembre. Les Russes se préparent à un scénario catastrophique pour la zone euro… Comme quoi leurs prévisions ne sont pas celles de Hollande ou de Monti…

 

 

 

LES TRENTE GLORIEUX

Le compte à rebours est commencé … 30, 29, ….

Mes analyses et mon sentiment personnel, vous l’aurez compris à mon analyse précédente, c’est que l’économie va mal et que cet optimisme boursier est absurde.

L’indice qui reflète le prix du fret et donc l’activité du commerce international vient de toucher un plus bas de l’année, confirmant la baisse des livraisons et des commandes.

La probabilité est très forte que Bernanke n’annonce pas de QE3 demain. Pour la Société Générale, le marché des obligations semble indiquer cette option de la Fed.

S’il n’y a pas de QE3, l’optimisme des investisseurs sera douché et les indices boursiers qui ont joué comme si ce QE était déjà une réalité, chuteront rapidement voire très rapidement, du fait du nanotrading. Bernanke avait dit qu’un nouveau QE ne se justifiait pas au vu de la hauteur des indices boursiers. Depuis cette déclaration, les marchés n’ont fait que monter. Il va donc falloir que ceux-ci chutent avant un QE, non ?

L’absence de QE de  la Fed pourrait entrainer un PULL-BACK de l’or vers son support long terme en USD et un renforcement temporaire du Dollar vis-à-vis de l’Euro. L’Or en Euro ne devrait pas baisser. Si la Cour Constitutionnelle de Karlsruhe émet un OUI, MAIS  avec trop de contraintes pour la BCE, l’Euro pourrait retrouver le chemin de la baisse, faisant monter l’or en €.

L’Or est de plus en plus monétaire, c’est incontestable.

Ensuite, de très nombreuses banques occidentales ont joué et perdu sur les marchés, l’or confié “en compte métal” par leurs clients. Il y a de ce fait un “short squeeze” monumental.

LES TRENTE GLORIEUX

Souvenez-vous que la LOI DODD FRANK a été promulguée le 21 juillet 2010. Son application a été retardée sous de multiples prétextes, le lobby tout puissant des banques américaines réussissant à gagner du temps, mois après mois. Le 11 juillet 2012, le CFTC a enfin publié la définition légale du mot SWAP, lançant un compte à rebours de 60 jours de bourse. Le 10 octobre prochain, les banques devraient être sorties de leurs positions dominantes sur les marchés des matières premières et, en théorie pure, du marché des métaux précieux. Ce sont du moins les termes de la loi.

Il ne faut pas rêver non plus. Le marché de l’or a été tant bien que mal maîtrisé par les Grands Banquiers Internationaux depuis des décennies pour essayer de donner du poids à leurs monnaies fiduciaires. Même si de très rugueuses négociations ont lieu entre ce bloc et les BRIC pour faire évoluer le système monétaire, même si (apparemment) les hedge funds asiatiques réussissent aujourd’hui à dominer les Banques du Cartel dans les batailles de nanotradings sur l’Or, le métal jaune ne va pas s’envoler à l’infini à partir du 10 octobre prochain.

Comme le souligne Bart Chilton dans un mail privé à l’un de mes amis, les Tricheurs (comprenez les nanotraders et les banksters) continueront à trafiquer les cours en modifiant les règles du jeu à leur convenance.

Cela arrangerait ces banques de provoquer une violente chute des marchés avant le 10 octobre. Dans un krach des marchés actions, les robots vendent tout dans une spirale infernale.

En même temps, les banksters savent qu’ils ne maîtrisent plus totalement le jeu en nanotrading, ils savent que les “Chinois” raflent tout le métal mis en vente à un certain seuil.

Pour les banques du Cartel, ça sent donc sérieusement le sapin ! Ce n’est pas pour rien qu’on leur a demandé de rédiger leur testament avant l’été.

Les Trente jours à venir vont donc être intéressants à observer.

 
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Publié par le 11 Septembre 2012 dans Non classé

 

Statistiques et réalités

Par Menthalo – Cela fait des semaines que nous attendons une chute des bourses qui auraient dû refléter la récession de l’ensemble des économies des pays développés et de leurs sous-traitants, mais les Géhos, les Gentils Organisateurs de la Manipulation de la Perception Economique (en anglais M.O.P.E.), ont préféré trafiquer le thermomètre et l’encéphalogramme des malades en fin de vie de l’hospice. Ils ont donc organisé une grande mascarade de juin à septembre, le grand rallye de l’été. Cela va t’il durer ?

Soyons prudent. Etant donné le niveau de Manipulation actuelle, qui est proche de 100%, tout est évidemment possible et je vous déconseille de jouer, une fois de plus.

La seule chose que nous pouvons poster avec une certaine certitude, c’est que statistiquement, les marchés devraient baisser le 13-15 septembre.

Que se passera t’il à cette semaine?

Le mercredi 12 septembre, la Cour Constitutionnelle allemande doit rendre sa décision sur la légalité du MES. D’après les analystes de Morgan Stanley, il y a une probabilité de 60% que la décision soit favorable, les sages de Karlsruhe donnant un “Oui, mais” en posant des conditions draconiennes, afin de ne pas avoir l’air de céder la souveraineté allemande à la BCE. Il reste néanmoins 40% de chance  que cette décision soit défavorable et la possibilité d’arriver à un référendum en RFA sur l’intégration totale à l’Europe ou non. Référendum qui n’est pas prévu par la constitution. Les sondages donnent déjà la couleur de l’opinion allemande. 7 allemands sur 10 veulent garder leurs prérogatives citoyennes sur la manière dont leurs impôts doivent être dépensés.

Cette série de politique-fiction peut donc se perpétuer une saison de plus, avec de nombreux épisodes passionnants.

Le mercredi 12 septembre, Bernanke doit prendre la parole pour annoncer la politique de la Fed. Les marchés attendent depuis longtemps l’annonce d’un QE 3, qui est toujours repoussé.

Si Bernanke n’annonce pas de QE, les marchés risquent de faire triste mine et de dégonfler vers leur centre de gravité, tandis que le Dollar monterait faisant fléchir les MPx.

Si Bernanke annonce un QE, le Dollar chutera et les métaux précieux s’envoleront très rapidement.

Il m’a semblé lire ici ou là qu’Obama ne souhaitait pas de QE avant les élections et Mitt Romney s’est clairement prononcé contre un QE3.

Ceci répond à ceux qui me pressent de me prononcer sur l’Or et l’Argent. On en reparle le week-end prochain. :-)

Nota Bene

Vous aurez certainement noté que Draghi a annoncé qu’il allait acheter sans limite quantitative les obligations du trésor des pays ayant besoin de trésorerie à 3 ans,  ce qui est bien dans la mesure où la BCE est remboursée. La probabilité est très forte qu’elle ne le soit pas et que ces injections monétaires ne soient pas retirées du marché.

Comme pour la FED, rachetant toutes les obligations à 30 ans pour mettre sur le marché des obligations à 3 ans, on retrouve cette même échéance de 2014-2015, où le mur de la dette sera infranchissable sans une gigantesque dévaluation monétaire ou un défaut généralisé.

Pour ne pas être 100% négatif, primo, la BCE ne prêtera plus aux banques en fonction des notations des agences américaines (un bon point), secundo, la décision d’acheter les OT des pays de la zone euro devrait mettre un terme à l’escalade des taux, auxquels les Eats devaient emprunter sur le marché privé… mais ce faisant, tous ces pays seront désormais asservis à un seul Seigneur et Maître :  la Banque Centrale Européenne. Celle-ci semble totalement sous la coupe d’une banque américaine devenue toute puissante, Goldman Sachs.

Ce qui amène deux questions : qui est derrière GS ?  Quels sont les objectifs long terme de GS ?  Je n’ai pas encore la réponse à ces questions.

Bref, nous surveillons le marché pour voir s’il va faire mentir les statistiques.

SG Cross Asset Research remarque : “si la plupart des observateurs attribuent la récente performance de l’indice S&P aux espoirs entre autres, d’un 3ieme assouplissement quantitatif (QE3), nous pouvons démontrer qu’en réalité, elle est parfaitement conforme aux fondamentaux des derniers mois en terme de bénéfices. Mais Andrew Lapthorne laisse entendre que le dernier pic  est en train de disparaitre sous un flot d’encre rouge… Cette encre rouge coule avant même que le gouvernement américain n’admette qu’il devra également, à l’instar des autres grands gouvernements occidentaux, s’attaquer aux problèmes budgétaires d’une manière ou d’une autre. Et pour une économie en récession (c’est mon point de vue) ou touchant un point d’inflexion (le point de vue des optimistes), avec des bénéfices déjà en baisse, il ne fait aucun doute que ce sera la goutte d’eau qui fera déborder le vase.

Albert Edwards est beaucoup plus négatif, “conformément à la thèse de l’Age de Glace, la troisième phase de recul des marchés est imminente”.

“La détérioration des bénéfices se poursuit pourtant aux Etats-Unis et partout ailleurs à un rythme effréné, tout à fait caractéristique d’une nouvelle récession mondiale. Reuters a indiqué que les annonces préliminaires négatives des entreprises américaines, avant la publication des résultats du T3, se succédaient à un rythme sans précédent depuis le T3 2001.

(Ajout de Menthalo) en Juillet, Albert Edwards analysaient les résultats du deuxième trimestre en constatant que les “bénéfices non financiers” des entreprises avaient baissé, confirmant le début de la récession. Mais pour cette période, les analystes et les investisseurs s’étaient focalisés sur les bénéfices financiers faussant la réalité des marchés et laissant croire que les marges des entreprises ne cessaient de croître vers un nouvel Âge d’Or. Les médias dominants ont participé de cette Manipulation de cette Perception Economique fallacieuse.

Sur les 5 derniers mois, c’est le quatrième mois que les commandes de biens durables baissent de manière significative, une orientation typique d’un contexte de détérioration rapide des bénéfices. Comme on le voit sur ce graphe, le S&P doit suivre la courbe des biens durables à la baisse.

Les “Profit warnings”, ces révisions à la baisse des bénéfices des entreprises se multiplient, annonçant à chaque fois 2% de baisse par rapport aux prévisions, ce qui totalise actuellement 15% de baisse en glissement annuel. Une révision à la baisse n’est pas anormale, car les prévisionnistes ont presque mission de voir la vie en rose. Par contre, ces révisions à la baisse n’ont jamais lieu en août. Les annonces faites en août sont donc un indicateur sérieux de la détérioration des conditions économiques. Elles annoncent une accélération à la baisse des prévisions dans les mois à venir.

Les baisses simultanées des livraisons et des carnets de commandes de biens durables aux Etats-Unis ne laissent pas présager une hausse du chiffre d’affaires et des marges des entreprises. Cette réalité devrait bientôt frapper durement l’optimisme béat des investisseurs. Ce qui nous ramène au graphique en haut de page.

 
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Publié par le 11 Septembre 2012 dans Non classé

 

 

Une belle pub pour la BCE

Devant les bureaux de la banque centrale européenne, à côté du grand sigle EURO en bleu, un groupe de pauvres gens, victimes de la crise monétaire (et que l’on pourrait appeler des Indignés), est planté là depuis presque 1 AN… dans l’indifférence des médias.

 

 

 

 

Le véritable état de l'Union - N. Farage

 

 

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14 septembre 2012 5 14 /09 /septembre /2012 01:23

 

(Article invité) Christian Dubois : L'Etat ne fera rien pour vous, et vous ?
J'ai rencontré Christian en 2004 aux détours de ma vie professionnelle et il est certainement l'une des personnes les plus importantes de ma vie. Nous collaborions à l'époque sur des projets d'investissements immobiliers et il avait toujours le "chic" pour trouver les mots justes quand j'avais le moral dans les chaussettes. Au delà des difficultés matérielles qui nous attendent, notre capacité mentale à surmonter ces épreuves est notre meilleure arme...
Portrait...
Toujours positif !
Je m'appelle Christian Dubois, je suis coach, auteur, conférencier, passionné par le développement personnel depuis 30 ans et animateur du blog toujours-positif.com
 
J'enseigne à mes élèves comment exploiter son plein potentiel, acquérir une parfaite confiance en soi avec davantage de sérénité et d'efficacité et le pouvoir insoupçonné de la pensée positive qui m'ont permis de traverser avec succès les pires épreuves de ma vie.
Merci à mon ami Lionel de me permettre de faire connaissance avec vous à travers son blog !
Il vous éclaire sur les véritables enjeux de la crise et vous met en garde des conséquences matérielles incalculables sur votre vie d'une monnaie créée par l'obligation de remboursement.
Ecoutez le, lisez le, il maitrise parfaitement son sujet. 
Ce que vous ne pouvez pas changer...
Nous sommes aujourd’hui dans une période financière difficile. 
Depuis le début de la crise en 2008, des millions d’emplois ont disparus et des millions de ménages ont glissés de la classe moyenne à la précarité
L’instabilité est de mise. Nous avons, à juste titre, de moins en moins confiance dans les banques. 
L’Etat ne peut pas faire grand-chose pour sauver l’économie. 
Ce que vous pouvez changer...
Alors que faut-il faire ??? 
Pleurer sur son sort comme Calimero ???
Ou.... prendre sa vie en main !?...
Si vous voulez acheter des valeurs refuges, comme l’or , il vous faut des billets de banque, non ?
Pour en avoir suffisamment, il faut commencer par épargner !
D’accord, Christian, t'es sympa, mais comment épargner quand on a pas un rond ?! 
Nous devons, dans cette période de crise, utiliser une méthode draconienne simple :
  • Dépenser moins
  • Gagner davantage
Le reste de votre argent sera donc mis de côté en valeurs solides et sures. 
 7  idées pour dépenser moins :
1. Renégocier vos primes d’assurances automobile, habitation etc.. Aujourd’hui avec les comparateurs sur le net, rien de plus facile.
2. Economiser de l’énergie. Baissez le chauffage, il vaut mieux acheter un bon pull en laine que payer des notes de chauffage exorbitantes. Ne prenez pas la voiture pour faire moins d’un kilomètre. La marche, c’est excellent à la santé.
3. Faites la majorité de vos achats par internet. Vous ne serez pas tenté en passant dans les rayons de votre supermarché, les marges sont plus faibles car vous avez moins d'intermédiaires et vous maîtrisez votre budget.
4. Changez de voiture. Attention il ne s’agit pas d’en acheter une plus grosse mais une plus petite et surtout moins cher. La différence entre le prix de vente et le prix d’achat de votre nouveau véhicule vous aidera à réaliser le point suivant...
5. Remboursez vos crédits revolving aux intérêts très élevés en tout premier lieu. Puis vos crédit sà la consommation et bien sûr, évitez n'en faîtes plus.
7. Levez le pied sur vos sorties. Je ne dis pas de se priver de tout mais de réduire le nombre de sorties au restaurant, au cinéma, en boite de nuit etc.. rester chez soi et profiter de son confort peut également être agréable. Sortir n’est pas obligatoire.
 4 idées pour gagner plus d'argent
Aujourd’hui, avec les nouvelles technologies ou une formation adaptée,la plupart des gens peuvent gagner quelques centaines d’euros supplémentaires, voire plus !
Quelques pistes:
1- Vendez tout ce dont vous ne vous servez plus depuis au moins 1 an. Aujourd’hui, grâce aux ventes en ligne ou les annonces gratuites, c'est très facile. Votre ancien appareil numérique peut faire plaisir à quelqu’un…des cd, des dvd, des livres…Il y a énormément de possibilités. Fouillez dans vos armoires, vos placards votre garage, votre grenier…et vous allez trouver. Vous pouvez même en faire une activité...
2- Achetez des objets défectueux, réparez-les et revendez-les. Si vous avez des talents de bricoleur, vous avez déjà de l'or dans les mains, profitez-en !
3- Partagez votre savoir et vendez vos compétences ou vos astuces qui peuvent faciliter le quotidien de milliers de personnes en sport, en juridique, en comptabilité, en tricot, en élevage de ouistitis, en photographie etc... Ici encore, internet est un bon moyen de vous faire connaître. Vous pouvez vendre des formations en ligne, des logiciels (si vous êtes dans l'informatique) ou des méthodes écrites pour aider les débutants dans votre domaine à l'aide d'un simple blog. Le savoir a une valeur inestimable...
4- Souscrivez auprès d'une société de distribution directe. Cela vous parait une fausse bonne idée ? Pourtant, ce secteur agrémente la vie de plus de 480 000 français sans effectuer de démarchage de clentèle, mais uniquement en partageant auprès de leurs amis l'enthousiasme de consommer de bons produits de la vie courante.

 


L'argent, c'est le confort, pas le bonheur !
Il ne sert pas à cela. 
Avec une perceuse, vous ne pouvez pas démonter votre roue de voiture. Et avec un cric, vous ne pouvez pas percer un trou… 
Toutefois, afin d’avoir l’esprit tranquille il est important de gérer son argent en « bon père de famille ». 
N’essayez pas de paraître riche, à moins que vous le soyez vraiment (et encore)! 
Cela ne sert à rien de vouloir épater Pierre, Paul ou Jacques. 
Avoir une plus grosse voiture que votre voisin n’est pas primordiale dans votre vie. 
Recentrez-vous sur l’essentiel, sur des vraies valeurs. 
La pensée positive et le développement personnel, dont je suis un fervent défenseur, ce n’est pas s’asseoir, faire des affirmations et attendre que les choses s'améliorent.
Non ! 
C’est prendre la responsabilité de sa vie, se prendre en main et trouver des solutions, mais sans jamais s’angoisser, critiquer, se plaindre et rejeter la faute sur les autres...
J’espère de tout cœur que ces quelques pistes pourront vous être utile. 
Si grâce à cet article, au moins une seule personne retrouve un chemin vers la sérénité, alors j’en serais ravi et j’aurai pu me rendre utile.
Note de Lionel (mes 2 articles préférés):
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http://gold-up.blogspot.fr/2012/09/article-invite-christian-dubois-letat.html
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9 septembre 2012 7 09 /09 /septembre /2012 00:30
Jeudi 23 septembre 2010

Non à l'UE

Tu es toujours à critiquer l’Europe, mais reconnais quand même que l’Europe a su maintenir la paix !

 

Je le reconnais. Mais pas dans le monde, hein, juste en Europe ! Mais tu sais pourquoi ? La première guerre mondiale s’est conclue par la création de l’URSS, la seconde a donner naissance au bloc de l’Est et à la révolution chinoise. Et même la précédente, celle de 1870, où la France a bêtement déclaré la guerre à la Prusse, a vu la première révolution prolétarienne qu’a été la Commune de Paris. Et puis la guerre, c’est très aléatoire, ce n’est pas toujours celui qui doit gagner qui l’emporte : les généraux de l’armée française étaient bien d’accord pour la perdre, cette guerre de 39-40, et ils l’ont fait ! Mais le peuple en armes a fait irruption dans le conflit et a changé la donne ! Et l’URSS qui devait s’effondrer en six semaines après son invasion par l’Allemagne, lui a finalement cassé les reins ! Alors en 45, le capital fait le bilan de tout ça et conclut que se faire la guerre, ce n’est pas une bonne idée, ça interpelle trop le peuple. Alors autant régler les problèmes de répartition des marchés à l’amiable. Très peu touchés par la guerre, les USA seront les leaders. C’est leur monnaie qui sera la monnaie internationale. Sur place, en Europe, la Grande Bretagne sera son agent vigilant. L’industrie européenne sera allemande, en accord avec l’industrie française (conformément aux accords passés entre eux dès avant-guerre : voir le livre d’Annie Lacroix-Ris, Le choix de la défaite). Progressivement, mais rapidement quand même, les autres pays capitalistes d’Europe vont se rallier à cette stratégie : c’est ça la construction européenne !

L’Europe, c’est d’abord une entente du capital contre les peuples.

 

Mais cette entente, tu la dates de l’immédiat après-guerre. On aurait pu la prévoir, non ?

 

Oui, certainement, on aurait pu la prévoir, mais personne ne l’a prévue ! Après la défaite de l’Allemagne, la France est gouvernée par une alliance entre les gaullistes, cette partie de la bourgeoisie qui est restée fidèle au pays, et les communistes.

La bourgeoisie qui a massivement collaboré a beaucoup perdu de son influence. Le programme du CNR est, pour l’essentiel, mis en place. Tu connais la création de la sécurité sociale et des régimes de retraites, largement remis en cause ces jours-ci, mais il y a aussi les lois de nationalisations. Les houillères, très importantes à l’époque parce que le charbon est l’essentiel de l’énergie, sont nationalisées ; les usines Renault, qui deviennent une Régie d’Etat (cette nationalisation est une punition pour faits de collaboration), la Banque de France, et les principales banques privées, le gaz et l’électricité qui deviendront EDF-GDF, les principales compagnies d’assurances, sont nationalisés. Ajoutons la création de l’AFP et la confiscation des journaux collaborationnistes (ce qui permet la presse que nous connaissons maintenant, y compris l’Humanité). Les usines d’armements et la SNCF, étaient déjà nationalisées depuis 1937. Si bien que, sous les yeux outrés de la bourgeoisie, se construit un Etat puissant, bien que tout à fait dans notre tradition jacobine, ayant entre ses mains l’essentiel des outils du développement économique et industriel du pays. Ce sera les trente glorieuses ! Mais seulement trente !

Car la contre-offensive de la bourgeoisie commence dès 44/45, et aboutira à sa victoire trente ans plus tard, dans les années 70/80. C’est Friedrich Hayek qui tire le premier. Il édite en 44 son livre « Les chemins de la servitude ». La servitude dont il parle vient de « l’interventionnisme étatique ». Il fonde la Société du Mont-Pèlerin, qui rassemble quelques dizaines d’intellectuels du capital (huit d’entre eux recevront le Prix Nobel, c’est dire s’ils sont appréciés du capital et que le Prix Nobel est un prix réactionnaire !), et qui existe toujours aujourd’hui. Contre l’Etat, il prône le « nouveau libéralisme » avec un mot d’ordre clé : moins d’Etat !

 

Oui, mais moins d’Etat, ça ne veut rien dire. L’Etat est tout à fait indestructible !

 

Oh si ! Ça veut dire quelque chose, c’est même très concret. C’est ce que l’on vit depuis trente ans. C’est la dissolution de l’Etat national, d’une part, et la « construction européenne », d’autre part. Pour tuer son chien, on l’accuse de la rage. De quelle rage serait atteint l’Etat ? Cela a un nom, c’est « Etat Providence ». Les symptômes sont identifiés par la bourgeoisie : la protection que l’Etat, créé à la Libération, a mis en place, est décrite par la bourgeoisie comme une providence (action bienveillante d’une puissance divine) pour le peuple, alors que  son destin (avenir auquel on ne peut échapper) serait d’être livré sans défense à leur rapacité ! Pour cette raison, l’Etat doit être détruit ! Pour cette raison, l’Union Européenne doit être construite, et le destin s’accomplira. Il faut donc voir l’Europe comme un club où le capital résout les contradictions qui peuvent apparaître entre capitalistes (essentiellement des partages de marché) sans avoir à se préoccuper des intérêts populaires. Tu vois là à quel point ceux qui prétendent construire une « Europe Sociale » sont du côté du capital et contre le peuple. Peu importe qu’ils en aient conscience ou non !

 

Mais l’Etat, ce n’est pas que le gouvernement, c’est toi, c’est moi, c’est tout le monde. On ne peut pas dissoudre la population !

 

Tu mets le doigt dessous : la question de l’Etat est essentielle. L’Etat apparaît comme étant une sorte d’arbitre des contradictions qui peuvent diviser un pays : il y a un problème à régler, et le gouvernement, élu par tout le monde, le règle, c’est tout simple. En fait, ce n’est pas comme ça que ça se passe. Marx nous a expliqué, il y a déjà 150 ans dans « Le Manifeste du Parti Communiste », que « l’histoire de toute société jusqu’à nos jours n’a été que l’histoire de luttes de classes ». Il faudra que tu relises ce texte !

 

Ça, ce n’est pas évident. C’est peut-être un peu compliqué pour moi !

 

Ne t’inquiète pas, je t’aiderai. L’essentiel est que l’Etat n’est pas du tout un arbitre de la lutte de classes, mais, bien au contraire, l’outil de domination du capital sur le peuple. Cependant, cette domination tient compte du rapport de force dans la lutte de classe. L’Etat organise la classe capitaliste, mène son combat, et cherche à maintenir et développer sa domination. Mais y a-t-il une limite ? Oui, il y en a une : c’est l’irruption du peuple, en particulier de la classe ouvrière, dans les affaires pour défendre ses intérêts de classe. La classe bourgeoise n’a donc qu’une seule angoisse, c’est l’émeute ! Par exemple, une grève générale, mal maîtrisée par les « partenaires sociaux » comme ils disent, peut être un élément déclencheur. D’où le souci du rapport de force : aller aussi loin que possible dans la satisfaction du capital, mais sans pousser le bouchon trop loin pour éviter une révolte. L’Etat, qui se recompose au sortir de la guerre, est marqué par un rapport de force pas trop défavorable au peuple, on l’a vu tout à l’heure. Si bien que des décisions prises à un moment donné sont difficiles à remettre en cause. C’est ce qu’on dit en défendant le programme du CNR : il marque encore maintenant très fortement le fonctionnement actuel de l’Etat ; il a pris une forme structurelle, par la mise en place d’institutions qui gèrent, par exemple, les retraites, la Sécurité Sociale, etc. C’est de ça que le capital ne veut plus. Engels disait que l’Etat, c’était le Conseil d’Administration du capital. Et dans ce Conseil d’Administration-là, il y a des observateurs, certes sans trop de pouvoir, mais qui voient bien ce qui s’y fait, qui entendent ce qui s’y dit.

Pour le capital, c’est insupportable, parce que ça pourrait devenir dangereux. Il faut dissoudre ce Conseil d’Administration- là et en construire un autre beaucoup plus éloigné des yeux et des oreilles du peuple : ce sera la dissolution des Etats nationaux au profit de la construction de l’Europe.

Tu sais, toute proportion gardée, c’est la même chose avec les communes : le capital déteste les communes et préfère les Communautés Urbaines. Parce que le maire agit sous les yeux de ses concitoyens, alors que les Communautés Urbaines en sont loin. C’est pourquoi depuis trente ans, les compétences des villes sont progressivement transférées à ces vastes regroupements de communes. Tu connais le maire de ta ville, et même certains adjoints, tu peux aller assister au conseil municipal, et râler quand tu n’es pas d’accord. Mais tu es déjà allé à la Communauté Urbaine ? C’est loin, et tu n’y connais personne ! C’est pareil pour l’Etat par rapport à l’Europe.

 

Mais malgré tout, cet Etat est en cours de liquidation, peut-être. Il se remue quand même sacrément : tu vois bien ce qui se passe avec les retraites en ce moment !

 

Bien sûr, il agit, et comment ! Mais le sens de son action reste la liquidation : l’Etat a été profondément marqué par le programme du CNR, pourtant en cours de démantèlement. Le programme du CNR est un document très intéressant, et je vais bientôt t’en faire un commentaire. En mai 43, quand le CNR définit son programme, c’est un regroupement d’organisations de résistance dont le gros des forces est communiste, avec le Front National, et les groupes FTP. Mais on trouve aussi des socialistes, des démocrates-chrétiens, et même un courant d’extrême-droite (c’est ce qu’on appellerait aujourd’hui la droite « souverainiste » !) Le programme prévoit des actions à mener pour la Libération, mais aussi, prévoit ce qu’il faudra faire après le Libération. Là, il y a deux volets : l’un est « économique », l’autre est « social ». Au plan économique, la première chose prévue est « l'instauration d'une véritable démocratie économique et sociale, impliquant l'éviction des grandes féodalités économiques et financières de la direction de l'économie », mais aussi « le retour à la Nation des grands moyens de production monopolisés, fruits du travail commun, des sources d'énergie, des richesses du sous-sol, des compagnies d'assurances et des grandes banques »

 

Ah là, je suis d’accord avec toi : ça, c’est effectivement fait, mais ça a été effectivement défait !

 

Oui, c’était pour le capital le plus facile ! En 44/45, il prend un sérieux coup dans les dents, et il a du mal à organiser sa défense, puisqu’il a commis la faute majeure a l’époque : c’est la collaboration. Il met trente ans à remonter la pente avec son mot d’ordre « moins d’Etat ». Mais il y a un volet social. Et là, c’est plus dur sur certains points. Il est prévu par exemple « un rajustement important des salaires et la garantie d'un niveau de salaire et de traitement qui assure à chaque travailleur et à sa famille la sécurité, la dignité et la possibilité d'une vie pleinement humaine ». Sur le coup, les salaires ont bien augmenté d’environ 25 %, mais depuis, c’est la débandade : tu sais que ces vingt dernières années, c’est 10 % du PIB qui a « glissé » du travail vers le capital.

Ça représente une baisse réelle des salaires de 30 à 40 % ! Mais il est prévu aussi « un plan complet de sécurité sociale, visant à assurer à tous les citoyens des moyens d'existence, dans tous les cas où ils sont incapables de se les procurer par le travail, avec gestion appartenant aux représentants des intéressés et de l'État » et « une retraite permettant aux vieux travailleurs de finir dignement leurs jours ». C’est là où ça coince pour le capital.

C’est sur ces points qu’il attaque en ce moment, le gouvernement de Nicolas Sarkozy étant chargé de cette dernière liquidation.

Mais la démocratie dans tout ça ?

 

Ah, la démocratie ! C’est le mode de domination du capital. Il y a des dirigeants réels, invisibles, qui forment la classe des capitalistes. Ils sont très peu nombreux, environ 0,1 % de la population (en 2006, 0,1 % de la population active avait un revenu mensuel de plus de 90 000 €, en augmentation de 70 % sur cinq ans, selon l’INSEE.

Ce sont environ 2 000 personnes (sur 60 millions d’habitants !), mais qui ont la réalité du pouvoir de décision. Et puis, il y a les dirigeants visibles, ceux qui te transmettent leurs décisions, et que tu changes de temps en temps. Mais la ligne générale est immuable ! On t’explique d’ailleurs qu’il n’y a pas d’autre voie. Et depuis plus de trente ans, tous les gouvernements, qu’ils soient de « droite » ou de « gauche », ont suivi exactement la même stratégie de liquidation de l’Etat par les privatisations et la « construction de l’Europe ».

 

Bon, je vois ce que tu veux dire : ils ont tous fait « moins d’Etat » !

 

C’est ça. Moins d’Etat, c’est moins d’impôts, d’abord pour les plus riches, et c’est une clé de son étouffement : supprimer les ressources de l’Etat. Alors les dépenses ne pourront plus être assurées. C’est donc moins de fonctionnaires, moins de profs, moins d’infirmières, moins de chercheurs, mais aussi moins de flics, moins de juges, et même moins d’armée. Ils ne détruisent pas seulement « l’Etat social » qui inclut l’enseignement et la santé, mais aussi l’Etat régalien ! C'est-à-dire les quatre pouvoirs qui définissent l’Etat lui-même : d’abord la sécurité extérieure, à peu près totalement liquidée par la suspension de la conscription (qui fonde une armée de défense s’appuyant sur la population) et par l’intégration dans l’Otan, qui liquide l’autonomie de cette armée professionnelle, petite mais agressive, placée dans les mains de l’empire étasunien. Ensuite la sécurité intérieure est démantelée par la montée des inégalités. La justice est dans un état lamentable, et le quatrième pouvoir régalien de l’Etat, la monnaie, a été abandonné depuis 2002 par la liquidation de notre monnaie au profit d’une monnaie européenne, comme tu le sais ! Et tu as sans doute remarqué que le capital prépare l’opinion à une mise sous tutelle européenne des budgets nationaux, première étape vers des budgets nationaux octroyés ! La création d’un impôt européen va dans le même sens, une liquidation définitive de la souveraineté nationale. Pour le coup, il y aurait « moins d’Etat » !

Au vu de cette pagaille orchestrée, on nous dit, c’est la crise ! Mais, ce qu’on appelle la « crise » c’est d’abord la contradiction entre moins d’impôts, c'est-à-dire moins de recettes pour l’Etat, et sa difficulté, vu la résistance populaire, à liquider les dépenses, en particulier la liquidation de la fonction publique. Les enseignants, assez bien syndiqués, protestent en permanence. Mais le corps médical, l’appareil judiciaire, et même la police, protestent ! Abandonner, volontairement, des recettes, par la baisse des impôts du capital (qui est passé de 80 % à 50 % par la grâce du « bouclier fiscal »), et ne pas pouvoir faire disparaître les dépenses, du fait de la résistance potentiel du peuple, cela crée un déficit. Ce déficit est comblé par l’emprunt. Et qui prête ? Justement ceux qui ont économisé 30 % d’impôt, ce qui correspond au déficit puisque c’est sa source, et qui en retirent des intérêts !

Mais l’emprunt ne suffit pas. Alors des technocrates du capital sont chargés de grappiller des sous par ci par là : les amendes routières, par exemple, ou de nouveaux déremboursement, le « rabotage » de soi-disant « niches fiscales », etc.

La stratégie est donc d’une part de supprimer les moyens de l’Etat, et aussi de lui retirer ses outils. C’est le but des privatisations : retirer à l’Etat sa capacité à agir. Vendre la SNCF et Air France, c’est le priver de compétences en matière de transport, et en même temps, donner ces compétences au capital, à ceux qui ont acheté.

Même chose pour l’énergie, en vendant EDF-GDF, et pour les télécommunications en vendant les PTT. Et les compagnies d’assurances, banques ont été vendues ; même la Banque de France a été donnée : l’Etat perd alors sa compétence sur la monnaie, les finances, et peu à peu sur tous les secteurs stratégiques ! Même les arsenaux ont été abandonnés. Et sans parler de la monnaie, l’euro, qui est devenu hors compétence de l’Etat ! Tu vois par où passe la dissolution de l’Etat ?

Mais le capital qui s’empare de tous ces outils au fur et à mesure que l’Etat les perd, doit quand même se concerter, prendre des mesures pour régler des différends qui pourraient opposer des capitalistes entre eux, fixer les règles. C’est la Commission Européenne qui s’en occupe. Et les règles que la Commission Européenne définit, les Etats se font l’obligation, tant qu’ils existent, de les transcrire dans leurs propres législations, sans pouvoir en débattre : c’est l’essentiel, à 80 %, du travail des députés.

 

Ce que tu dis là ne donne pas très envie d’aller voter !

 

Sans doute ! D’ailleurs je crois bien que tu ne votes pas trop ces derniers temps ! C’est ce qu’a bien compris la majorité de la population en ne se déplaçant pas pour des votes qui ne servent à rien, à quelques exceptions près, et qui sont des erreurs tactiques du capital, comme le référendum sur la constitution européenne. Mais tu as remarqué que le capital sait ne pas tenir compte des votes qui lui sont défavorables ! Parce que, stratégiquement, le pouvoir des urnes, c’est le pouvoir du capital, pas celui du peuple. Le pouvoir du peuple, il se construira dans sa compréhension de la situation, il sera dans sa détermination a changé le monde. Il paraît que Marx disait : « Une idée devient une force lorsqu’elle s’empare des masses ».

 

Doc.

Poing dans la gueule

Il y avait un monde fou à cette manif. Ça fait plaisir ; et puis, on retrouve plein d’amis ! Mais une chose m’a étonné : elle était à la fois bruyante, mais silencieuse !

Bruyante de klaxons, cornes de brume, sifflets, pétards. J’ai même vu une fanfare, et, grande nouveauté, apparaissent toutes sortes de vuvuzelas !

Ça donne une ambiance de supporters de football ! C’est vraiment bizarre ! Et elle était silencieuse, parce que les manifestants ne disaient rien, ne scandaient pas vraiment de mots d’ordre. Les sonos braillaient toute sorte de choses, avec plus ou moins de talent, mais on ne comprenait pas toujours. Et, quand on comprenait, ce n’était pas toujours scandable ! Ça m’a mis mal à l’aise. Comment tu expliques ça ?

 

Que ça te mette mal à l’aise ?

Ça fait beaucoup de manif qui sont comme ça, non ? C’est peut-être parce que, dans le temps, tu as connu des manifs qui étaient autrement  plus décidées ?

 

Ça, c’est sûr ! Et puis, il y avait un problème de cohésion : tu as vu toutes ces couleurs ? Les manifestants, enfin pas tous, mais beaucoup, portaient les couleurs de leurs organisations. Rouges ou jaunes pour la CGT, orange pour la CFDT, bleues ou rouges pour FO. Cela donne un aspect disparate, non ? C’est renforcé par les ballons, des gros, des petits, en grappes ou tous seuls, avec le nom de l’organisation.

Mention spéciale à SUD, qui est le champion des drapeaux de toutes les couleurs, plutôt à la mode, d’ailleurs. Mais où sont les mots d’ordre ? Où sont les revendications ? Bien sûr, on sait bien qu’on était là pour les retraites, mais c’était en fait peu exprimé. On a l’impression que tout ce monde était là pour faire masse, et soutenir la position des leaders syndicaux. Ce ne devrait pas être le contraire : les syndicats sont là pour soutenir les revendications du peuple ? Même les banderoles étaient plutôt identitaires, disant nous soutenons tel ou tel syndicat, tel ou tel parti politique, disant nous sommes de telle fédération ou de telle ville. C’est rigolo, mais il y avait des gens, qui, tous seuls, s’étaient fabriqué leur petite pancarte, portant des appréciations plus ou moins pertinentes sur la situation actuelle ! Pourtant des mots d’ordre rassembleurs, c’est facile à trouver, non ?

 

Oui, bien sûr : « augmenter nos salaires », « le SMIC à 1500 € », « pas touche aux retraites », des choses comme ça ! Parce que la question des retraites, c’est la question des salaires.

 

Mais ces mots d’ordre sont absolument tabous ! Je ne les pas entendus une seule fois !

 

Tu exagères, moi je les ai entendus scander par la FSU. Et puis certains manifestants de SUD, de la CNT, mais d’autres aussi, demandaient le retrait du projet et appelaient à une grève générale !

 

Oui, bon, mais en fait, j’ai bien l’impression que les dirigeants syndicaux sont bien d’accord sur cette soi-disant réforme, et ils nous appellent à faire masse derrière eux pour qu’ils puissent négocier à la marge. Tu as entendu Ségolène Royal hier à la télé ? C’est bien qu’elle rappelle que c’est le CNR qui a mis en place la Sécurité Sociale et les retraites. Elle nous donne un discours de « gauche ». Mais quand elle dit « retraite à 60 ans », elle précise bien que c’est « le droit de partir à 60 ans », soit avec une retraite amputée de l’essentiel, soit quand on a commencé à travailler à 14 ans. Elle ne remet pas en cause la durée des cotisations et n’appelle pas à une augmentation des cotisations, donc des salaires ! C’est ce qu’a dit après Bernard Thibaut : « droit de partir à 60 ans ». Chéréque est encore plus clair quand il dit : « nous sommes les principaux acteurs de la réforme ». Il parle de la CFDT et de la CGT, non ? Et Thibaut ne le contredit pas ! C’est quand même incroyable ! Et tu as retenu que François Fillon se félicite que « les syndicats ont été très raisonnables » ? C’est ce que tu dis de …

 

Ah oui, Bebel, un révolutionnaire allemand. Il aurait dit « quand un bourgeois me félicite, je me demande quelle bêtise j’ai faite » !

 

Voilà, c’est une bonne question. En fait, cela montre que la bourgeoisie, ce qu’elle craint, c’est un mouvement social, genre grève générale. C’est d’ailleurs exactement ce qu’ont dit les deux journalistes à la fin de l’émission. Et ils croisaient les doigts pour que ça ne se fasse pas ! Mais j’ai bien l’impression que c’est ce que souhaitent beaucoup de gens ? D’ailleurs, tu sais quoi ? Quand le PS « gauchit » son discours, comme ce qu’a dit Ségolène : « si nous sommes élus en 2012, nous reviendrons sur cette réforme », je crois que le but est d’empêcher ce mouvement social en le remplaçant par une sorte d’élan électoral. Elle rêve, non ?

 

Oui, elle rêve : déjà des voix s’élèvent pour appeler à une grève qui dure jusqu’à l’abandon par le capital de son projet réactionnaire.

 

Doc.

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9 septembre 2012 7 09 /09 /septembre /2012 00:22

 

Vendredi 23 décembre 2011

France - dette publique Bon, il faut bien reconnaitre que la dette, c’est un problème ! On emprunte parce qu’on dépense trop, non ?

Tu te souviens que grand-père disait : « on, c’est un con ». Tout à l’heure, tu vas voir que ce « on » est vraiment bizarre parce que ce sont les grandes banques elles-mêmes qui empruntent en notre nom !


Mais pour ce qui est des dépenses publiques, elles n’ont pas augmenté entre avant « la crise » et maintenant : de 2004 et 2008, elles ont même un peu baissé, passant de 53,4% à 52,7% du PIB, c'est-à-dire une baisse de 0,7% ! La dette ne vient pas de là.


Et il ne faut pas voir dans la « dépense publique » uniquement de l’argent jeté par les fenêtres : c’est le financement de ce qui reste des services publics : éducation nationale, recherche, hôpitaux, poste, etc., mais aussi, les bâtiments publics, par exemple. Ce sont aussi les dépenses des Collectivités territoriales (villes, départements et régions), qui construisent l’essentiel des routes, des ponts, des écoles, etc. Ce sont aussi les dépenses de la Sécurité Sociale, 
des retraites, etc.


Ces dépenses sont théoriquement couvertes par des recettes. Ce sont d’une part les impôts et les taxes, d’autre part les cotisations qui constituent le salaire qu’on appelle différé. Naturellement, chaque ligne de dépense ou de recette demande un regard critique : les impôts sont injustes, en particulier la TVA ; certaines dépenses sont beaucoup trop élevées, par exemple le prix des médicaments.


Mais, si les dépenses sont constantes, les recettes, elles, baissent. C’est ainsi qu’est créé le déficit du budget. Et ça, depuis 1973. Le budget est déficitaire, parce que l’impôt n’est pas suffisamment levé. Par exemple, entre 2008 et 2009, l’impôt sur le revenu a baissé de plus de 4 milliards d’euros !


Le taux de la tranche la plus haute est passé de 65% en 1986 à 41% en 2010. De même, le taux de l’impôt sur les sociétés est passé de 45% à 33,3% aux mêmes dates ! A cela s’ajoutent quantité de dérogations qui font chuter les recettes des plus riches. Et de plus, un laxisme fort coupable permet une fraude massive qui ferait disparaître 40 à 50 milliards.


Cela veut dire que l’impôt des capitalistes navigue entre rien du tout et pas grand-chose !


Ainsi le budget de l’Etat est déficitaire. Et cette situation est tout à fait stable !

 

Tu veux dire que le budget de l’État est maintenu volontairement en déficit ?

Oui, exactement, parce que le capital ne veut plus payer l’impôt. Il cherche bien à baisser les dépenses, mais, comme on l’a vu, elles restent à peu près constantes. D’où le recours à l’emprunt.


D’ailleurs, l’impôt qui n’est pas prélevé laisse aux plus riches des liquidités importantes, dont le meilleur usage est de les prêter à l’État déficitaire du fait du non-prélèvement d’impôt ! Mais il y a encore une autre cause à la dette qui monte, qui monte, … C’est la croissance faible ou nulle. Là encore, c’est le capital qui est à la manoeuvre. Parce
qu’il considère qu’un investissement n’est bon que si sa rentabilité est d’au moins 15%. Si bien que l’investissement reste à peu près constant depuis 20 ans, que le chômage augmente, et que la croissance est faible ou nulle. Mais il faudra que je te reparle de ça une autre fois.

 

Donc d’après toi, c’est le déficit qui crée la dette. Et ça dure depuis longtemps ?

La cause de cette dette qui monte, qui monte, …, se cache dans une loi de 1973, qui, à l’époque, n’a pas fait beaucoup de vagues : cette loi dit que « le Trésor public ne peut être présentateur de ses propres effets à l'escompte de la Banque de France ». En clair, l’État s’interdit, lui-même, d’emprunter à la Banque de France, mais s’oblige à le faire « auprès des marchés », c'est-à-dire les banques privées. La différence est énorme, puisqu’un emprunt à la Banque de France était gratuit ou presque, alors que les banques privées prennent à un intérêt substantiel.

 

Oui, mais un prêt gratuit, ça n’existe pas. Il faut toujours payer un petit quelque chose, et il faut rembourser !

Bien sûr, mais à l’époque, la Banque de France appartenait en quelque sorte à l’État. Imagine que tu as besoin de 500 € pour faire un achat, et que tu les as sur ton livret A. Tu te dis que tu remettras l’argent au fur et à mesure. Tu dépenses donc ces 500 € et tu remets chaque mois 20 € sur ton livret. En deux ans, tu as tout remboursé, et ça revient à un prêt à toi-même à 0% !


Mais si, toi-même, tu t’interdis de prendre l’agent sur ton livret A et que tu les empruntes à ta banque, ça te coûte beaucoup plus cher !

 

Oui, mais ce serait idiot, franchement ! C’est se tirer une balle dans le pied !

Pas si ce n’est pas tout à fait ton argent que tu empruntes, et que tu es très proche de ton banquier ! En 1973, c’est Georges Pompidou qui est président de la République. C'est l’ancien fondé de pouvoir de la banque Rotschild. C'est Giscard d’Estaing qui est ministre des finances. C’est lui qui présente cette loi au parlement et qui la vote sans état d’âme. Il tire une balle dans le pied de la République, mais arrondit les fins de mois des banques.


Mais ce n’est pas une exception française, puisque ce même dispositif est imposé à tous les pays de l’Union Européenne : le traité de Maastricht le prévoyait déjà dans son article 104. Le Traité Constitutionnel Européen l’avait aussi inscrit dans son article 123, et il resurgit dans le Traité de Lisbonne. Cette constance dans la volonté des promoteurs de l’Europe montre l’importance, à leurs yeux, de ce point !


Depuis 1973, où la méthode fut inventée, jusqu’à aujourd’hui, les emprunts de l’État aux banques forment une dette qui n’a cessé d’augmenter. C’est une sorte de crédit revolving dont on ne sort pas. Aucun gouvernement n’a fait mieux qu’un autre, et il n’y a aucune raison que ça s’arrête ! Pour une bonne raison : le budget de l’État est maintenu en déficit à cause de recettes fiscales trop faibles. La dette publique commence à pointer le bout de son nez à la fin des années 70. En 1978, elle était d’environ 70 milliards d’euros, soit 20% du PIB de l’époque. Elle est en 2010 de presque 1600 milliards, soit plus de 80% du PIB. Ça veut dire qu’elle a été multipliée par 23 en 32 ans, alors que le PIB n’a été multiplié « que » par 7 !


Le but de cette manœuvre est de permettre au capital financier, en l’occurrence les banques, de puiser directement dans les recettes fiscales des pays européens. Par exemple, en 2005, la charge de la dette était de même grandeur que les recettes de l’impôt sur le revenu !

 

Mais alors, l’état n’a qu’à emprunter, et dépenser juste ce qu’il a !

C’est très difficile pour l’État de ne pas emprunter. D’abord, parce que ces recettes sont hebdomadaires, mensuelles ou annuelles, alors que ces dépenses sont quotidiennes : de temps en temps, même si son financement est équilibré, il a un besoin de trésorerie qu’il résout par un emprunt à court terme. De plus, pour des investissements importants, un bâtiment par exemple, s’il n’a pas les réserves suffisantes, il doit faire un emprunt à long terme. Il est donc difficile d’échapper à l’emprunt.

 

Bon, mais ce qui m’intrigue alors, ce sont les taux d’intérêt. Si tu dis que le capital n’investit qu’à des taux d’au moins 15%, pourquoi les emprunts sont de 2 à 3% ?  On est loin des 15% !

Pas tant que ça ! La rentabilité se calcule sur le rapport du capital investi. Or, un prêt bancaire, ce n’est pas du vrai argent, ce sont des sommes qui ne sont possédées ni par la banque, ni par personne. C’est de l’argent que la banque vient de créer quand elle accorde le prêt : elle inscrit simplement la somme sur ton compte, sans avoir à déposer quelque part (à la Banque de France ou à la Caisse des Dépôts et Consignations, par exemple) la moindre caution. En fait, elle doit juste avoir en réserve, en fond propre, entre 5 et 10 % du prêt. Si bien que, lorsque la banque te prête 10.000€, elle n’en a vraiment à elle, tout au plus que 1.000 ! Admettons que tu empruntes à 2%. Au bout d’un an, tu dois 200€ d’intérêts. C’est ça qu’il faut comparer aux 1.000 € réellement investis par la banque. On est bien à au moins 20% de rentabilité. Et quand les taux tournent autour de 20%, comme pour la Grèce, en un an, les seuls intérêts représentent le double des sommes investit : c’est ça qui est hyper juteux !

 

Mais les agences de notations, elles jouent quel rôle là-dedans ?

Voilà le nœud du problème. Les économistes, même les plus sympathiques comme Frédéric Lordon, voient de l’incohérence, là où il y a, au contraire, la plus grande cohérence. Pour s’en apercevoir, il faut laisser tomber l’échelle gauche/droite, ou même la contradiction riches/pauvres, pour adopter une vision de lutte de classes, une opposition entre capitalistes et prolétaires. Alors, il devient clair que le capital cherche à tirer le meilleur profit de son investissement. Il le fait dans le processus de production en cherchant (et il y arrive !) à baisser les salaires pour augmenter ses profits. La seule limite qu’il conçoit s’appelle la révolte ouvrière. Si elle n’arrive pas, alors, il continue !


Alors, à partir des années 70, le capital, devant l’absence de réactions ouvrières significatives, passe à la vitesse supérieure, en ponctionnant directement les recettes fiscales grâce à la dette qu’il a inventée. Aujourd’hui, rien ne s’opposant réellement à sa goinfrerie, il fait des expériences, particulièrement sur de petits pays. Que se passe-t-il si les taux d’intérêts de la Grèce grimpent à 20% ? Il y a des manifestations, quelques bagarres, mais rien de décisif. Alors, il continue.


En fait, les agences de notation ne mesurent pas la qualité des finances publiques (qu’elles connaissent fort bien, par ailleurs). Elles mesurent la qualité de la réaction des populations : moins il y a de réactions, plus les notes se dégradent, plus les taux d’intérêts augmentent ! Et on passe au pays suivant ! Des pays un peu plus grands, où l’opération sera encore plus juteuse. C’est uniquement la révolte de la population, en particulier ouvrière, qui fera la bonne note, qui fera l’annulation de la dette, qui fera l’arrêt des plans d’austérité à répétition !

 

Tout à l’heure, tu m’as dit que c’étaient les grandes banques qui empruntaient au nom de l’État. Qu’est-ce que c’est que cette histoire !

Ah oui, c’est je que j’ai dit. Donc, l’État emprunte aux banques avec intérêts. Le 8 février 2001, le gouvernement prend une décision audacieuse : il crée l’Agence France Trésor, rattachée au Directeur du Trésor. Cette Agence a pour rôle de gérer la dette de l’État. L’arrêté fondateur est signé par Laurent Fabius ! Pour faire le boulot, l’Agence s’appuie sur des spécialistes en valeur du Trésor. Ces SVT sont justement les banques prêteuses ! On boucle la boucle. Le capital dit à l’État : « emprunte, et ne t’inquiète de rien, on s’occupe de tout ! ». Les banques mesurent donc les besoins de l’État, préparent les conventions, les font signer par le gouvernement, prêtent l’argent (en fait, crée les lignes de crédit), empochent les intérêts fort juteux, notent ce même gouvernement, lui dit qu’il est mauvais, demande de l’austérité (c'est-à-dire une baisse des salaires), prêtent encore à des taux plus élevés, etc., jusqu’à ce que nous soyons capables de mettre en prison tout ce beau monde !

 

Bon, tu m’embrouilles avec tous ces trucs. Résume un peu pour qu'on puisse y voir clair !

L’affaire est assez simple. Le capital mène une politique de classe. Le gouvernement (quelle que soit sa couleur) est son instrument. Un déficit budgétaire est créé de façon systématique en ne levant pas l’impôt (enfin, celui du capital, bien sûr !) : d’ailleurs, les traités européen, prévoient ce déficit structurel. Alors, il faut lui emprunter l’argent nécessaire pour payer les dépenses de l’État, qui, elles sont constantes.


Tout ça est donc très cohérent, avec pour perspective de ruiner les État nationaux pour passer, enfin, au rêve du capital, une « gouvernance » européenne qui pourrait prendre les décisions qui sont utiles au capital de façon aussi rapide que brutale. Si je devais résumer la situation, en l’absence de révolte populaire, on va à grands pas vers un régime autoritaire. Le fascisme, si tu préfères !

 

Mais le fascisme, c’est l’extrême-droite, voyons, le Front National !

Non, le fascisme c’est lorsque le capitalisme gouverne directement, sans le paravent d’un parlement, toujours trop lent, toujours trop hésitant à ses yeux. Se passer des gouvernements nationaux est l’objectif final de l’Europe. L’expérience belge (pas de gouvernement pendant presque deux ans) et l’actuel gouvernement italien (désigné par Goldman Sachs) vont dans ce sens. Tous ceux qui approuvent l’Europe, qui laissent faire, sont coupables. Actuellement, les partis politiques qui travaillent pour ce résultat odieux s’appellent UMP et PS ! Le FN aimerait peut-être bien faire ça, mais, pour l’instant, il ne représente que le capital qui ne se conçoit que dans le cadre national : certains petits patrons, certains plus ou moins gros commerçants, des gens comme ça. Pas le capital mondialisé qui ne veut plus de cadre national : il ne veut plus de cadre du tout ! Il veut le pouvoir direct, sans perdre son temps avec un gouvernement plus ou moins élu !

 

Mais, et la démocratie dans tout cela !

Oui, et bien la démocratie, ça fait belle lurette qu’elle est aux abonnées absentes ! Je t’en reparlerai bientôt !

 

D.R

 

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Voir aussi :

Eric Cantona Il est quand même sympa, ce Cantona ! Avec son air de gros macho, il a quand même mis un beau tir au but !

Tu as raison, grand-mère ! Ce qui est stupéfiant, ce sont les réactions de tous ces réactionnaires, amis des banques, qui se sont franchement affolés. Et avec ce ton bien a eux, moraliste, hautain et méprisant. Christine Lagarde gagne la palme en essayant de renvoyer Cantona dans ses 18 mètres: à chacun son métier, explique-t-elle. Elle ferait mieux de jouer au foot, elle serait peut-être bonne ?

Et les arguments les plus farfelus sont donnés : « les bandits vont attendre à la porte de la banque pour vous dévaliser », « c’est jouer contre les plus pauvres qui ne pourront plus avoir de crédits », etc.

Mais la vérité, c’est que Cantona tape effectivement là où ça fait mal !

 

Et tu crois alors que ça pourrait marcher ? On retire tous notre argent, et c’est la grande chute ?

Oui, et c’est tellement vrai que les banques ont pris des mesures pour se protéger. Les salaires sont versés par virement bancaire, et les achats de plus de 3.000 € doivent se faire par chèque et non en espèce. De plus, ta banque peut t’imposer un délai pour un retrait qu’elle jugera important. Mais, une file d’attente à l’entrée d’une banque peut réellement créer un mouvement de panique et la faillite de la banque : ça c’est déjà produit.

Mais l’essentiel n’est pas là. Cantona a eu le mérite d’exprimer l’hostilité croissante de la population à l’égard des banques.

 

Ben oui, les banques spéculent avec notre argent !

Exact, mais ça n’a pas toujours été comme ça. Après la grande crise financière des années trente, il a été imposé aux banques de choisir leur métier : ou elles étaient banques de dépôts, ou elles étaient banques d’affaires ; elles ne pouvaient pas faire les deux. Une loi a été prise dans ce sens aux Etats-Unis en 1933. Mais elle a été abrogée en 1999 ! En effet, les banques d’affaires se plaignaient de ne pas avoir assez de liquidités pour se lancer dans les spéculations les plus folles, alors que les banques de dépôts en regorgeaient. Depuis cette date, l’argent des dépôts, le tien par exemple, a pu être utilisé pour spéculer. Moins de 10 ans plus tard, ça a donné la crise des subprimes, comme je te l’ai déjà expliqué.

 

En France, la même banque a une branche pour les dépôts, et une branche pour les « affaires ». Evidemment, si les « affaires » rapportent de l’argent, ce n’est pas pour autant que ton dépôt va en profiter ! Mais si elle perd de l’argent parce qu’elle a fait des investissements stupides, elle menace de se mettre en faillite et exige de l’Etat, qui est à sa botte, de rembourser les sommes perdues. C’est la règle du capitalisme de « privatisation des profits et de socialisation des pertes ». Comme ça, les banques peuvent rétablir leurs comptes. Mais si l’État qui a renfloué la banque n’a plus les liquidités pour faire face à ses dépenses courantes (payer les salaires des fonctionnaires par exemple), la même banque a le culot de lui imposer des taux d’intérêts exorbitants, sous prétexte « qu’il y a un risque » ! C’est ce qui c’est passé en Grèce, en Irlande et maintenant au Portugal. Et cela arrivera certainement en France.

Alors, ça s’appelle l’austérité pour le peuple, l’opulence pour les banques !

 

Mais ça devrait être interdit de faire ça.

Je suis bien d’accord avec toi. Le problème, c’est qu’en France, une loi a été votée en 1973 (c’est Pompidou qui était Président de la République) portant sur le statut de la Banque de France, et qui dit que « le Trésor public peut être présentateur de ses propres effets à l’escompte de la Banque de France ». Avant cette loi terrible, et qui, à l’époque est passée assez inaperçue, l’État pouvait emprunter de l’argent à la Banque de France, et sans intérêts.

L’État remboursait au fur et a mesure de ses recettes, en particulier les rentrées d’impôts. Au pire, il demandait à la Banque de France de fabriquer des billets de banque en plus, ce qui pouvait entraîner une dévaluation du franc.

Mais maintenant, si l’État veut emprunter de l’argent, il ne peut le faire qu’auprès de banques privées, et en payant des intérêts, et même beaucoup d’intérêts !

 

Mais c’est quand même bizarre qu’un gouvernement vote une loi qui le pénalise à ce point !

C’est sûr, que c’est bizarre ! La question à se poser est : qui a le pouvoir ? Est-ce le gouvernement issu d’élections qu’on dit démocratiques, ou est-ce justement le capital bancaire qui lui dit : toi, tu ramasses les impôts, et nous, on les encaisse !

 

Et alors, on fait comment ?

Le programme est simple. Il est nécessaire de revenir à la séparation entre banque de dépôts et banques d’affaires. Et d’imposer à ces banques d’affaires d’assumer leurs propres risques.

C'est-à-dire leur interdire la spéculation, et ne leur laisser que la possibilité de faire du crédit productif. Bien sûr, il faut recréer une Banque de France indépendante, chargée de la monnaie nationale et de la stratégie financière. Donc, en gros, c’est nationaliser les banques ! Et comme les actionnaires ont multiplié plusieurs fois leur mise depuis trente ans, il n’est même pas nécessaire de les indemniser !

 

Oui, mais ça va être dur ! Bruxelles ne sera jamais d’accord ! Surtout que, quand tu parles de monnaie nationale, tu parles du franc, pas vrai ?

Exact. Donc il faut sortir de l’Europe. Et discuter de tout ça avec tous les gens qui sont d’accord avec nous pour sortir de l’Europe, même s’ils ne sont pas communistes. C’est la grande alliance, grand-mère !

 

Doc.

 

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7 septembre 2012 5 07 /09 /septembre /2012 22:48

 

Le TSCG (Traité sur la stabilité, la coordination et la gouvernance), également appelé « Pacte budgétaire européen », kesako ? Encore une entourloupe de nos élites eurolâtres ? Et oui, malheureusement… Nous vous proposons de visionner une courte vidéo ; personnellement, ele m’a permis de comprendre de quoi il s’agissait (en plus, elle a le mérite d’aborder le problème de la création monétaire) :

 

 

..
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Appel à mobilisation unitaire
contre le Pacte budgétaire

 

La ratification du Pacte budgétaire par la France début octobre serait un évènement grave. Elle imposerait durablement une politique d'austérité.

 

Nous, organisations associatives, syndicales et politiques, avons décidé de mener ensemble une vaste campagne d'éducation populaire et de mobilisation citoyenne, avec en particulier une grande manifestation unitaire le 30 septembre à Paris.

 

L'intervention des citoyens dans le débat démocratique doit convaincre les parlementaires – particulièrement celles et ceux qui ont été élus sur la promesse d'une renégociation de ce Pacte budgétaire – de refuser sa ratification et de permettre ainsi la réouverture du débat en Europe.

 

L'appel ci-joint est ouvert en permanence à la signature de toutes les organisations qui souhaitent contribuer à ces objectifs.

 

Premiers signataires de l'appel :
Aitec-IPAM, AC !, ANECR, Attac, CADTM, Cedetim-IPAM, CDDSP, CNDF, Les Économistes Atterrés, Fondation Copernic, Front de Gauche (Fase, C&A, Gauche anticapitaliste, Gauche unitaire, PCF, PCOF, Parti de Gauche, République & Socialisme), Marches Européennes, NPA, Résistance Sociale, Solidaires, Sud BPCE.

 

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7 septembre 2012 5 07 /09 /septembre /2012 18:38
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BCE : Mort à vos économies !



Ca y est, Super-Mario sautille les deux pieds debout sur les touches "Ctrl+Print" de son clavier d'ordinateur. Ce sont d'ailleurs les seules touches qui lui restent... Les Etats européens vont pouvoir s'en donner à coeur joie pour maintenir leur inconscience budgétaire en tondant massivement le pouvoir d'achat de chaque citoyen et supporter la faillite de tout le monde avec des garanties en bois. Bienvenue dans l'autre monde de l'inflation...
Cet après-midi, le Dieu européen, assis sur le trône du Bureau Créateur d'Escroqueries monétaires (BCE), inonde le vieux continent d'une pluie de billets. 
Les "subprime" souverains européens vont pouvoir user de leur bonne vieille inconscience budgétaire pour faire croire que tout et résolu, que les bourses sont à la fête, et que le mot "faillite" n'existe que dans le dictionnaire.
Mes chers lecteurs, nous venons de passer un nouveau stade de la crise. 
Une orgie monétaire est désormais permise et le moindre emprunt gouvernemental sera acheté avec une photocopieuse géante.
Quand l'AFP annonce que la "BCE sort l'artillerie lourde", c'est en réalité un assaut donné sur la valeur de votre argent. 
Un viol en règle de la valeur de vos efforts qui ont permis d'inscrire quelque chose sur votre fiche de paie.

Quand le Super Banquier affirme que l'Euro est irréversible, il sous-entend que le pillage de la valeur de vos économies est irréversible, que la faillite sociale, politique et économique de chaque nation est irréversible.

En fait, Super-Mario est irréversible... et l'hyperinflation est irréversible !
Si vous voulez voir à quel taux votre pouvoir d'achat a disparu aujourd'hui, il suffit de consulter le tableau ci-dessous :

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PS : Je laisse un sursis supplémentaire aux retardataires pour le fait d'avoir vu juste sur ce qui sortirait de cette réunion de Mario Draghi, vous avez donc encore le droit pendant quelques heures de profiter de la promo-flash 30% sur le Guide de Self-Défense Financière avec le fameux code coupon : supermario
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Cliquer sur le lien :
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La Banque centrale doit être un service public européen

by Patrick Le Hyaric


Il a été fait beaucoup de bruit ces dernières heures sur un possible changement de cap de la Banque centrale européenne.

A l’issue d’une longue réunion du Conseil des gouverneurs, ce sont une nouvelle fois les thèses des dirigeants allemands et des marchés financiers qui ont prévalu. D’une part, ils viennent de décider de ne pas abaisser les taux d’intérêt alors que l’économie, les petites et moyennes entreprises, les collectivités territoriales et les services ont un manque cruel de crédits et de liquidités pour relancer leur activité et donc pour maintenir l’emploi.

Secondement, face à la violente crise qu’ils ont provoquée et qui s’approfondit chaque jour un peu plus, les dirigeants de la Banque centrale tentent de contourner l’esprit et la lettre des traités de Maastricht et de Lisbonne en ouvrant la possibilité d’un rachat de dette des États, mais ils ne le feraient que dans des conditions extrêmement drastiques pour les États et les peuples en leur demandant d’amplifier encore les plans d’austérité. La Banque centrale doit être un service public européen. Il y en a assez qu’elle ne serve que les spéculateurs de tout acabit. Ceci n’est plus supportable !

Il n’y a pas de voie de sortie des difficultés et de la crise sans qu’il soit décidé par les institutions européennes un changement des missions de la Banque centrale européenne qui doit, d’une part avoir la possibilité de racheter des dettes publiques d’État, d’examiner avec eux sur une longue période les conditions de remboursement à taux d’intérêt quasi nuls et, d’autre part, la Banque centrale doit octroyer des crédits aux institutions publiques au même taux que les banques, c’est-à-dire en deçà de 1%. C’est une condition indispensable pour se libérer de l’étau mortifère qui enserre aujourd’hui les peuples européens.

En ce sens, le débat sur le traité européen, sanctionné par un référendum, est indispensable et est la condition pour ouvrir la voie à une réorientation de la construction européenne. Il est de la responsabilité de toute la gauche de créer maintenant les conditions d’un vrai changement de cap en Europe.

 

06/09/2012

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6 septembre 2012 4 06 /09 /septembre /2012 21:03

 

mardi 4 septembre 2012

Banque Postale : Attention à l'arnaque du débit différé
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La Banque Postale est en crise de solvabilité ! L'établissement qui connaît de nombreuses, et néanmoins curieuses pannes informatiques depuis plusieurs mois et qui demande à ses clients de passer commande de leur propre argent plusieurs jours à l'avance pour retirer 1500 €, passe maintenant à l'attaque des comptes postaux... une opportunité de facturer des frais de découvert...
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Si vous êtes client(e) de cet établissement, vous pouvez témoigner dans les commentaires ci-dessous :

 


Banque Postale : Attention à l'arnaque du débit différé

 

 

Sur ce site,

 

Mise au point

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Reçu de l'administrateur de Gold Up :

 

Bonjour Eva,

Je viens de raccrocher au téléphone avec Simone Wapler, directrice en chef des publications Agora (qui a lu mon guide...)

Un article de ma conception sera prochainement diffusé à leurs lecteurs et je tenais à vous en faire part avant tout le monde.

Je parle de mon aventure avec une banque française dont les portes sont restées fermées en plein mardi après-midi.

Une mésaventure qui peut arriver à tout le monde...

D'ici là, soyez attentifs.

PS : J'ai oublié d'afficher le code coupon "supermario" de 30% sur cette page valable uniquement jusqu'à ce soir...

 



Amicalement,

Lionel SEGAUT
Blog Gold-up

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Goldbroker.com

 

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25 août 2012 6 25 /08 /août /2012 20:49

 

 

Les eurocrates sont à l’œuvre pour introduire une dictature en Grèce

Tandis que les créanciers de la Grèce refusent de donner du temps à un pays complètement à genoux, ce qui était attendu se fait jour.

Il faut trouver des bouc-émissaires et les actes racistes comblent le vide laissé par des politiques totalement irresponsables et incompétents. Aussi les eurocrates demandent-ils aux incapables de l’Etat grec de voler encore plus les citoyenspar des mesures d’austérité, tout en réprimant les attaques contre ces groupuscules qui menacent les « institutions démocratiques » ! (sic)

Nos eurocrates ont une idée:

créer une FORCE SPÉCIALE.

Nous savons tous que la Grèce est un laboratoire et malheureusement tout se passe comme attendu. A quand une force spéciale en Grèce pour mater les extrémistes… et in fine, le pauvre citoyen grec lambda ?

 

Les morts ne peuvent pas payer leur dette

Que pèse le soutien du président de l’Eurogroupe, Jean-Claude Juncker, au gouvernement grec conservateur quand les Pays-Bas ont affirmé ne pas être favorables à l’idée d’accorder plus de temps à la Grèce pour mettre en place les réformes difficiles auxquelles elle est tenue ?

“S’il s’agit de repousser les réformes et les coupes budgétaires, ce n’est pas une bonne idée”, a déclaré à la presse Jan Kees de Jager.

Le Premier ministre grec sent qu’il a le vent de son côté pour le moment et met les caciques européens devant un dilemme : on sort de la zone euro ou vous nous accordez un répit pour souffler. Voici quelques extraits de la dernière allocution du Premier ministre grec Antonis Samaras.

“Une sortie de la Grèce de la zone euro aurait des effets dramatiques pour l’ensemble de l’Europe. (…) Les bouleversements sociaux pourraient devenir très contagieux dans les autres pays européens. Combiné à l’instabilité du Proche et du Moyen-Orient, cela pourrait devenir un cauchemar géopolitique qui dépasserait les frontières grecques. Ajoutons bien sûr la réaction des marchés financiers qui anticiperaient la sortie d’autres pays européens, provoquant un effet domino, etc.”.

M. Samaras doit rencontrer vendredi la chancelière allemande Angel Merkel et samedi le président français François Hollande.

Les caciques de l’Europe continuent à vanter le mirage européen alors que la crise renvoie dans les cordes chaque peuple avec des difficultés au quotidien et des souffrances plus grandes. Les technocrates traduisent le climat actuel entre les Grecs et leurs créanciers de “crise de crédibilité”. La crédibilité des autorités grecques s’effiloche non seulement pour ses créanciers, mais également pour certains Grecs. Des banquiers nous précisent que “les coffres se vident et l’argent vient chez nous…”

Selon les dernières déclaration de la chancelière Merkel, il existe un délai jusqu’à la dernière quinzaine de septembre où un rapport de la Troïka doit mettre en lumière les bonnes volontés du gouvernement grec à prendre les mesures jugées nécessaires par les créanciers.

 
23 Commentaires

Publié par le 24 Août 2012 dans Non classé

 

Sommaire du numéro 259 – 15 août 2012

Numéro 260                        15 août 2012      Gagner du temps ! – A très court terme… Jackson Hole – Rothschild/Rockefeller : l’union fait la force du cartel bancaire – Préparation de la guerre contre l’Iran – Poutine prend plus de distance avec l’Occident.

EXTRAITS -    Que conclure ? Une seule chose : les banquiers internationaux veulent accélérer la ruine des Etats nations afin d’ouvrir les négociations entre les Etats ruinés et les institutions supranationales, porte-parole des familles oligarchiques pro-Nouvel Ordre Mondial. MAIS, comme LIESI l’a exprimé, leur calendrier exige d’attendre 2013. Par conséquent, il leur faut donc trouver des expédients pour gagner du temps. Et les solutions ne sont pas nombreuses.

[...]

Quelques heures après avoir obtenu ces confidences, une autre source rapportait à LIESI l’extrait d’une dépêche de l’agence Bloomberg. Michael Feroli affirmait que la banque centrale américaine et la banque centrale européenne « sont au bout du rouleau et cherchent désespérément des options de tout dernier recours en vue d’une action de sauvetage ». Michael Feroli n’est autre que l’économiste en chef de JP Morgan…

La sonnette d’alarme a également été tirée par Simon Johnson, un ancien économiste en chef du FMI, lors d’une audition de la sous-Commission des Affaires européennes du Sénat américain, le 1er août. Johnson a déclaré à plusieurs reprises que l’euro ne va pas durer encore longtemps et que personne, pas même Geithner (secrétaire au Trésor US), ne sait comment sa disparition va se répercuter sur les banques américaines, en raison de la longue chaîne de produits dérivés reliant les deux bouts. [...]

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