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2 mars 2009 1 02 /03 /mars /2009 05:08



LES VAMPIRES ONT PRIS
180 MILLIARDS DE DOLLARS EN BONUS !


27-28 Février 2009 :

Je lis et relis le livre d'Attali, "La Crise et après". Page 52, il y a une phrase qui fait mouche et recoupe tout ce que vous lisez sur ce blog depuis 1 an à propos des banquiers et des financiers. Attali écrit: "Le moteur du capitalisme financier apparaît plus clairement que jamais: la cupidité. Les plus riches, qui sentent qu'une crise menace, continuent à en tirer profit le plus possible (...) les "initiés" qui n'ont de loyauté qu'à l'égard d'eux-mêmes se partagent en 2002 plus de 10 milliards de dollars de bonus !". Jacques Attali les appelle les "inités" avec des guillemets, notez-le. Pour ma part, je les appelle soit les Vampires, soit les Démons, car c'est bien de ça qu'il s'agit. Alors prenez votre calculette, et regardez combien ils se sont mis dans la poche les Vampires depuis, allez, 1990 jusqu'en 2008.

Vous allez obtenir 180 milliards de dollars rien que pour les gens de Wall Street et la City, et on ne compte pas les 50 milliards de Madoff dedans !!! Ils ont pris 180 milliards de dollars tout en runiant l'économie mondiale. Et on les sauve. De quoi être dégoûté à vie. Revue de Presse par Pierre Jovanovic ©

www.jovanovic.com 2008-2009

http://bridge.over-blog.org/article-28476114.html



La solution de Jacques Attali
http://bridge.over-blog.org/article-28287624.html





La vidéo qu'il faut voir, toujours d'actualité !

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2 mars 2009 1 02 /03 /mars /2009 03:33

Selon LEAP/2020 du 19 février 2009

L'incapacité des dirigeants mondiaux à prendre la mesure de la crise, caractérisée notamment par leur acharnement depuis plus d'un an à en traiter les conséquences au lieu de s'attaquer radicalement à ses causes, va faire entrer la crise systémique globale dans une cinquième phase à partir du 4ème trimestre 2009 : la phase dite de dislocation géopolitique mondiale. Il ne reste plus qu'une toute petite fenêtre de tir pour tenter d'éviter le pire, à savoir les quatre mois à venir, d'ici l'été 2009, le sommet du G20 d'avril 2009 constitue la dernière chance pour réorienter de manière constructive les forces en action, avant que la séquence cessation de paiement du Royaume-Uni, ûis des Etats-Unis ne se
mette en branle...

Depuis février 2006, LEAP/2020 avait estimé que la crise systémique globale se déroulerait selon 4 phases structurantes, à savoir les phases de déclenchement, d'accéleration, d'impact et de décantation. Ce processus a bien décrit les événements jusqu'à aujourd'hui. Mais notre équipe estime dorénavant que l'incapacité des dirigeants mondiaux à prendre la mesure de la crise, va faire entrer la crise dans une cinquième phase à partir du 4ème trimestre 2009 :
La phase dite de dislocation géopolitique mondiale.

Selon LEAP/2020, cette nouvelle phase de la crise sera façonnée par deux phénomènes majeurs organisant les événements en deux séquences parallèles à savoir :

1- Deux phénomènes majeurs

1- disparition du socle financier (dollar + dettes) sur l'ensemble de la planète
2- La fragmentation accélérée des intérêts des principaux acteurs du système global et des grands ensembles mondiaux.


2- Deux séquences parallèles


1- la décomposition rapide de l'ensemble du sytème international actuel

2- La dislocation stratégique de grands acteurs globaux.

Nous avions espéré que la phase de décantation permettrait aux dirigeants du monde entier de tirer les conséquences de l'effondrement du sytème qui organise la planète depuis la fin de la seconde guerre mondiale. Hélas, à ce stade, il n'est plus vraiment permis d'être optimiste en la matière. Aux Etats-Unis comme en Europe, en Chine comme au Japon, les dirigeants persistent à faire comme si le système global en question était seulment victime d'une panne passagère et qu'il suffisait d'y ajouter quantité de carburants (liquidités) et autres ingrédients (baisse des taux, achats d'actifs toxiques, plan de relance des industries en quasi-faillite..) pour faire repartir la machine.

Or, et c'est bien le sens du terme de "crise systémique globale" crée par LEAP/2020 dès février 2006, le système global est désormais hors d'usage. Il faut en reconstruire un nouveau au lieu de s'acharner à sauver ce qui ne peut plus l'être.

Cette cinquième phase de la crise va donc entamer ce processus de reconstruction mais de manière brutale, par la dislocation complète du sytème préexistant.

Selon LEAP/2020, il ne reste plus qu'une toute petite fenêtre de tir pour tenter d'éviter le pire, à savoir les quatre mois à venir, d'ici l'été 2009. Très concrètement, le sommet du G20 d'avril constitue selon notre équipe la dernière chance pour réorganiser de manière constructive les forces en action, c'est-à-dire que la séquence cessation de paiement du Royaume-Uni, puis des Etats-Unis ne se mettra pas en branle. Faute de quoi, ils perdront tout contôle sur les événements, y compris, pour nombre d'entre eux, dans leurs propres pays, tandis que la planèrte entrera dans cette phase de dislocation géopolitique à la manière d'un "bateau ivre".

LEAP/2020 a donc chois d'anticiper les conséquences de cette phase de dislocation géopolitique sur les Etats-Unis et l'UE

Il est donc temps pour les personnes comme pour les acteurs socio-économiques de se préparer à affronter une période très difficile qui va voir des pans entiers de nos sociétés telles qu'on les connait être fortement affectés, voire tout simplement disparaitre provisoirement ou même dans certains cas durablement.

Ainsi la rupture du système monétaire mondial au cours de l'été 2009 va non seulement entrainer un effondrment du dollar US (et de la valeur de tous les actifs libellés en USD), mis il va aussi induire par contagion psychologique une perte de confiance généralisée dans les monnaies fiduciares.

Notre équipe considère désormais que ce sont les entités politiques les plus monolithiques, les plus "impérialistes", qui vont être les plus gravement boulversées au cours de cette cinquième phase de la crise. La dislocation géopolitique va ainsi s'appliquer à des Etats qui vont connaitre une véritable dislocation stratégique remettant en cause leur intégrité territoriale et l'ensemble de leurs zones d'influence dans le monde.
D'autres Etats, en conséquence, seront projetés brutalemnt hors de situations protégées pour plonger dans des chaos régionaux...

 

http://millesime.over-blog.com/article-28222591.html

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13 février 2009 5 13 /02 /février /2009 04:44




FURIE DE LA PRESSE ANGLAISE
CONTRE LES BANQUIERS DE LA RBS


9-10 Février 2009 : Les gens de la Royal Bank of Scotland (voir plus bas), sauvée par les 20 milliards de livres des contribuables, s'apprêtent quand même à se verser 1 milliard de livres en bonus ! Le Daily Mail a reouvert le feu contre ces banquiers qui se moquent bien de ce que dit Gordon Brown ou le Ministre des Finances qui avait pourtant précisé "vous ne pouvez pas vous payer 20 fois le salaire d'un cardiologue.... Mais si, pourquoi ? On est des banquiers tout de même... Le Times les passe aussi à l'acide...(lien) Et il n'y a pas que la RBS. Il y a aussi la Lloyd's comme le révèle le Times, elle aussi sauvée par une injection de 5,5 milliards de livres.

http://www.jovanovic.com/blog.

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13 février 2009 5 13 /02 /février /2009 02:41


Les "terroristes" de Wall-Street ont-ils 
provoqué une guerre financière mondiale ?


Fin Septembre 2008, tout le monde s’accordait pour dire que la  crise financière, officiellement déclarée avec la banqueroute de l’entreprise Lehman Brothers, était comparable aux évènements du 11 septembre 2001,  mais cette fois-ci d’un point de vue financier et économique. De même que l’escroquerie colossale du financier Madoff semble cacher des liens bien étranges, que les déclarations de Georges Soros, qui se réjouit que cette crise mondiale puisse faire plier les gouvernements récalcitrants au Nouvel Ordre Mondial,

il semblerait que la banqueroute de l’entreprise de courtages Lehman Brother ait été organisée plusieurs mois a l’avance en permettant l’évasion de plus de 400.000 millions de dollars vers les banques d’Israël.

wallstreet

Les États-Unis ont-ils créé les conditions pour une guerre financière mondiale ?



Par Alfredo Jalife-Rahme, La Jornada, traduit de l’espagnol par Chevalier Jedi pour Mecanopolis

Le “Tsunami” financier est en train de révéler des évènements rocambolesques

 

(..) La dette dépasse les 10 milles milliards de dollars (BBC 9/10/2008).

 

Linda Sandler (Bloomberg, 27/09/2008), révéla d’une manière effrayante que l’entreprise de courtage Lehman Brothers Holding Inc., à expatrié des Etats Unis plus de 400.000 millions de dollars sous forme d’actifs quelques mois avant que la maison mère de celle-ci ne se déclare en banqueroute. Ce qui dérange beaucoup dans cette histoire, c’est que la dite banqueroute fut reportée dans une comptabilité vieille de quatre mois. L’étrange disparition de cette somme (il faut ici constater que nous sommes au XXIe siècle), et selon Hughes Hubbard & Reed (la société légale qui représente la banque durant le procès pour sa banqueroute dans la Cours de Justice de Manhattan), serait due a une perte de valeur de l’entreprise, occasionnée par des changements dans le Marche. Bien sur !

 

Dans quelle caverne d’Ali Baba se sont caches les 400 milles millions de dollars ?

De plus, la controversée “The Voice of the White House” (truthseeker.com.uk du 02/10/2008) a provoqué bien des remous, en dénonçant que les mystérieux 400 milles millions de dollars furent envoyés avant la banqueroute de Lehman Brothers Inc. vers Israël, « les sociétés d’affaire envoient massivement par voie électronique d’immenses quantités d’argent vers les banques d’Israël », et plus particulièrement au Groupe Hapoalim, a la Banque Leumi et a l’Israël Discount Bank. Serait-ce ainsi ?

 

Hapoalim est la première banque d’Israël (...)

 

La macabre histoire de la famille Bronfman mériterait une encyclopédie entière.

 

Les Bankster (NDT : banquiers-gangsters), la redondance est valable, ont démontré qui ils sont, car ils n’ont jamais cessé de l’être: les véritables Maîtres du monde néolibérale, comme le montre d’ailleurs qui sont les bénéficiaires du plan de sauvetage Paulson-Bernanke-Bush.

Le Marché a disparu, marché qui en réalité, n’a jamais existé parce qu’il était contrôlé par la clepto-ploutocratie de Wall Street et de la City, il a été remplacé par une lutte pour le pouvoir mondial qui a pris sa place, et ce, avec des armes financières.

 

Les plans de sauvetage spectaculaires des deux cotes de l’Atlantique cherchent à freiner le colapsage financier et sauvegarder un minimum les structures bancaires en déconfiture, mais au passage, en profite pour maintenir à flot ses devises (voir la hausse artificielle du dollar) et assener quelques coups bas au passage, aux matières premières ennemies du G7 (en particulier le pétrole), ainsi qu’aux finances russes.

 

Le colossal plan de sauvetage britannique de pratiquement 1 trillion de dollars constitue de fait une nationalisation totale du système bancaire (et des usuriers) qui se trouvait dans le 7e cercle de l’enfer de Dante.

 

Les récents “sauvetages” du G7, qui sans aucune considération, ont affecté les intérêts de tiers et ont encaissé les factures impayées de ses adversaires géopolitiques et géoéconomiques (voir “le Syndrome Samson”, Bajo la Lupa du 01/10/2008), ont obligé l’OPEP a convoquer un conseil d’urgence (à partir de maintenant et à l’avenir, tout se fera dans un caractère d’urgence pour faire face au Tsunami étasunien) pour essayer d’arrêter la chute de l’or noir en dessous des limites tolérables, chute qui vulnérabilise aussi de grands producteurs comme la Russie.

 

Serait-ce une guerre globale financière, que les Etats Unis auraient déclaré et dont ils n’oseraient pas prononcer le mot ?

 

L’attitude de l’Irlande est très étrange (voir Bajo la Lupa du 08/10/2008), elle a déstabilisé avec beaucoup d’attention et d’une manière très similaire l’alliance faite par l’Allemagne avec la Russie (voir Bajo la Lupa du 05/10/2008). De la même manière, l’Irlande a saboté la Constitution de l’Union Européenne.

 

Cette prouesse que plusieurs analystes ont désigné comme étant la “main invisible” du déjà trop présent régime maffieu bushien, pour essayer de faire dérailler le vieux continent et l’Euro.

 

Une fois de plus et de façon très audacieuse, l’Irlande, qui a une petite économie avec un PIB per capita de 285.600 millions de dollars (face a l’Allemagne qui possède un PIB per capita de 3.332.000 millions de dollars, soit quasiment 13 fois supérieurs), a étendu sa garantie des dépôts aux banques étrangères qui opèrent sur son territoire, principalement Ulster Bank, First Active, HBOS, IIB Bank et Postbank, selon Tony Bonsignore (Citywire.uk du 09/10/2008).

 

Mais d’où l’Irlande, qui est écrasée par la récession, sort-elle tant d’argent ?

 

Wall Street impose-t-il sa main invisible depuis longtemps entrevue derrière de sinistres mesures irlandaises qui ont tant déstabilisé l’Euro et qui ont permis la hausse d’un Dollar alors sacrifié ?


Comme la Russie et l’Allemagne, les deux principales puissances en présence (vu sous un angle général) ne sont pas ni manchotes ni mutilées, elles ont adopté des mesures défensives et même
contre-offensives très efficaces…

 
Stratfor, un think-tank de réflexions israélo-texan en relation avec le Pentagone, met en exergue le magistral coup de poker financier russe aux grandes implications géostratégiques avec son sauvetage financier, moyennant 5.400 millions de dollars qui valent de l’or en barres dans ce contexte, de l’Islande: un allié intime des USA, mais officiellement en banqueroute.

 

Quoiqu’il en soit, la Russie s’est positionnée plus près de la côte est des USA.

 

Nous assistons à une redistribution de la richesse mondiale et à la réorgnisation de la géopolitique globale.

 

Traduit par Chevalier Jedi pour Mecanopolis, Buenos Aires, Février 2009

http://www.mecanopolis.org/?p=3631 

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5 février 2009 4 05 /02 /février /2009 00:22


Destruction du dollar –
Explications

BONAFI Gilles
sur
Le Grand Soir


De nombreux économistes et non des moindres se demandent à juste titre si les Etats-Unis vont traverser une période de déflation ou d’inflation. Certains parlent même de stagflation, c’est-à-dire l’association d’une forte inflation et d’une croissance nulle. Il existe aussi une dernière possibilité que personne n’ose aborder : l’hyperinflation (inflation qui échappe à tout contrôle). Or, depuis des mois, j’affirme que le dollar va disparaître et il convient ici d’en analyser les causes.


Face à la crise systémique actuelle, Georges Bush et Barack Obama (ainsi que le reste du monde) ont appliqué la même politique. Ils ont décidé d’éteindre l’incendie en inondant l’économie de dollars, ce qui peut être résumé par l’allégorie de Milton Friedman, « larguer du cash depuis des hélicoptères ».


Olivier De Ducla, expert financier, dans son éditorial du 13 décembre 2008, avait résumé la situation : « On a surnommé « helicopter Ben » l’actuel président de la FED. Au risque de voir renaître bientôt la terrible inflation de Weimar. On sait comment ça s’est terminé. »


En effet, le « deleveraging » en cours (le désendettement, ou débouclage, destiné à améliorer le rapport actif / fonds propres dans les bilans des banques) est financé par les fonds publics.


D’ailleurs, 1 000 à 1 500 milliards de dollars de dettes supplémentaires des Etats-Unis et des pays européens vont bientôt arriver sur le marché. Source : Jean-Louis Mourier, responsable de la recherche économique chez Aurel BGC, cité dans le Monde du 12.01.09.


Paul Krugman (prix Nobel d‘économie) dans le New York Times, le 9 janvier 2009, nous confirme les problèmes à venir. Pour lui, le plan d’Obama ne pourra pas combler l’« output gap », c’est-à-dire l’écart entre le potentiel productif de l’économie et son niveau d’activité réel. Il chiffre d’ailleurs la baisse d‘activité à 2100 milliards de dollars. Or, le plan d’Obama avoisine les 800 milliards. Il faudra donc faire un autre plan qui devra combler ce gouffre.


Pourtant, il faut s’interroger sur le chiffre de Paul Krugman (2100 milliards) qui reste, il faut le souligner dans la fourchette basse des évaluations. Je le chiffre quant à moi autour des 3500 milliards de dollars, ce qui veut tout simplement dire un effondrement de l’économie US.


Quoi qu’il en soit, tous les économistes sont unanimes sur l’insuffisance du plan de relance. Ainsi, Martin Wolf souligne que le Congressionnal Budget Office pour 2009 et 2010 a prévu un déficit d’activité de 7% (plus de 10% pour ma part) à comparer avec les 5% du plan de relance.


La crise financière ne fait donc que redémarrer et de gigantesques problèmes sont à venir (LBO, Alt A , CDS pour les spécialistes), certains parlent même de phase II qui, quoi qu’il en soit, sera autrement plus violente qu’en septembre 2008 car l’économie mondiale est à genou.


La faillite de l’industrie automobile en est la preuve et le chômage est en train d’exploser.


Face à cette catastrophe à venir, la Fed envisage d’ailleurs la création d’une structure de rachat des actifs douteux, dont le total pourrait atteindre 1200 milliards. Source : Bloomberg du vendredi 16 janvier.


L’immobilier commercial est lui aussi secoué, ainsi, sur 700 milliards de titres (adossés à l’immobilier commercial), le total des emprunts potentiellement en difficulté est de 57 milliards. Source : Co Star du vendredi 16 janvier 2009.


Face aux montagnes de dettes à venir garanties par l’état, la planche à billet devient l’unique recours. Michel Santi déclare ainsi que le marché obligataire américain s’est "clairement transformé en bulle spéculative ces derniers mois". Source Le Monde du 12.01.09.


François Leclerc résume ainsi le 13 janvier 2009 (voir le blog de Paul Jorion) : « j’ai découvert l’existence de « Collateralised Debt Obligations » (CDO) au carré, résultat de la titrisation d’actifs qui sont eux-mêmes des obligations émises dans le cadre d’une opération de titrisation. Et même de CDO au cube. Ceux qui prétendent « encadrer la titrisation », justifiant son caractère indispensable par sa nécessité financière, devront être très convaincants ».


Mais, pour moi, le principal problème concerne les retraites et la perte de sécurité sociale (pour des millions de travailleurs). En effet, le bureau du budget du Congrès (CBO) a, dans son rapport de janvier 2009, indiqué que « les fonds publics et privés de retraite aux Etats-Unis ont fondu de quelque 2.000 milliards de dollars ces 18 derniers mois ». En Europe, c’est la même chose, ainsi, les caisses de pension suisses ont perdu environ 18,8 milliards d’euros à cause de la crise financière. Source : AFP.

En France, selon Bernard Devy, membre (FO) du conseil de surveillance du Fonds de réserve des retraites, l’Organisme aurait perdu "environ 25%" de sa valeur depuis le début de l’année.


De plus, les USA ont terminé l’année 2008 avec un taux de chômage qui a grimpé à 7,2% et donc autant de personnes n’ayant plus de sécurité sociale, chiffre qui doublera avec la crise. Se soigner deviendra un luxe, une catastrophe !

Certains se demandaient qui allaient payer les pots cassés de la crise, vous avez la réponse sous vos yeux.


Autre problème à venir et non des moindres qui va obliger l’Etat fédéral à s’endetter encore plus concerne les faillites des collectivités locales et des états aux USA (ce que j’ai annoncé en septembre).
 

Vendredi 16 janvier, Arnold Schwarzenegger gouverneur de la Californie a déclaré : « la Californie est à quelques semaines de la cessation de paiement ». Source : Calculated Risk.

 

Les USA, tel le « Titanic » sont en train de sombrer et mettent en place ce qui sera l’acte final de la destruction du dollar. L’agence Bloomberg a fait le bilan du coût de la crise aux USA : 7 400 milliards de dollars, auxquels il faut ajouter 1800 milliards de dépenses supplémentaires ces derniers jours soit plus de 60% du PIB américain dépensé en 3 mois ! Pour rappel, le montant de la dette publique des Etats-Unis a franchi le cap des 10.000 milliards de dollars, selon le "rapport mensuel sur la dette" visible sur le site du Trésor américain de novembre 2008.


Le 16 décembre 2008, Ben Bernanke (le président de la Réserve fédérale) a ainsi annoncé que « la Fed pourrait acquérir des bons du Trésor ».


Cela sera de la pure création monétaire « ex nihilo », du jamais vu, et conduira inéluctablement à l’effondrement du taux des emprunts d’Etat américains et donc du dollar qui devra être remplacé par une nouvelle monnaie (lire « Barack Obama, dernier président des USA).
 

Le temps était venu d’expliquer de façon précise et technique les raisons de l’effondrement du dollar. Nous oublions trop souvent que les graves crises économiques se résolvent dans la guerre. Gaza est désormais l’acte I de catastrophes à venir. Les élections législatives anticipées du 1O février 2009 en Israël se feront dans un contexte de guerre et de crise économique qui propulsera au pouvoir ceux qui rêvent de détruire l’Iran. Le pire est à venir, nous sommes au bord du gouffre. Il ne reste qu’une seule solution, la création de ce que Paul Jorion nomme « une nouvelle constitution pour l’économie » qui préserve notre planète, nos libertés et surtout l’espèce humaine. Pour rappel, Jacques Cossart, Jean-Marie Harribey et Dominique Plihon ont déclaré dans Le Monde, le 16 septembre 2008 :


« Décidément, le capitalisme est indécrottable. Plus il se rapproche de sa "pureté" théorique analysée par Marx (le surplus de valeur pour l’actionnaire et rien que pour lui), plus il accroît le risque de délitement des sociétés et éloigne la perspective de régulation de la planète. Jamais nous n’avons été aussi proches du franchissement de limites, au-delà desquelles le saut dans l’inconnu pourrait être catastrophique. Contenir la crise financière, non, c’est trop tard. Faire reculer l’emprise de la finance qui en est la source, il est plus que temps. »


Jean Ziegler déclare ainsi : « Les 500 plus puissantes entreprises transcontinentales privées ont contrôlé l’an passé 52 % du produit mondial brut, c’est-à-dire de toutes les richesses produites sur la planète. Nous allons vers une reféodalisation du monde ». (l’Empire de la Honte. Editions Fayard). Pour conclure, je reprends un passage de l’excellent article de François Leclerc :


« Quand le soleil se lèvera finalement sur Austerlitz, le système bancaire aura, lui, été en toute certitude restructuré et sera concentré. De nouveaux mastodontes sont en train d’émerger, aidés par les pouvoirs publics ».


Gilles Bonafi

 

http://goudouly.over-blog.com/article-27112960.html




46 états US vont très bientôt être en cessation de paiement

Cela paraît totalement surréaliste et pourtant c'est la terrible vérité. 46 états US seront d'ici 120 jours en totale déconfiture financière. L'état de Californie et la ville de New York ont déjà licencié des dizaines de milliers d'employés LIRE ICI en anglais


http://lapromo.neufblog.com/leveilleur/2009/02/46-tats-us-vont.html




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29 janvier 2009 4 29 /01 /janvier /2009 22:26




NEW YORK –

Le système financier
du monde riche
risque l’effondrement.

Les Bourses chutent presque tous les jours, les marchés monétaires et du crédit ont fermé à mesure que leurs spreads de taux flambaient, et il est encore trop tôt pour dire si les nombreuses mesures adoptées par les États-Unis et l’Europe endigueront l’hémorragie de façon durable.

Pour la première fois en soixante-dix ans, on a craint une ruée généralisée sur le système bancaire, alors que le système bancaire parallèle ( shadow ) (les courtiers-négociants, prêteurs hypothécaires non-bancaires, les SIV et les conduits, les fonds spéculatifs, les fonds de marché monétaire et les entreprises de private equity ) risque la ruée sur ses dettes à court terme.

Du côté de l’économie réelle, toutes les économies avancées – qui représentent 55 % du PIB mondial – sont entrées en récession avant même les chocs financiers massifs qui ont débuté l’été dernier. Les économies avancées vivent donc maintenant une récession, une crise financière sévère et une grave crise bancaire.

Les marchés émergents n’ont initialement été liés à ces problèmes que lorsque les investisseurs étrangers ont commencé à reprendre leur argent. La panique s’est ensuite étendue aux marchés de crédit, aux marchés monétaires et de change, mettant en exergue la vulnérabilité, dans de nombreux pays en développement, des systèmes financiers et des entreprises, qui avaient connu des explosions du crédit et avaient fait des emprunts courts en devises étrangères. Les pays à la balance courante déficitaire et/ou aux finances publiques très déficitaires, et aux dettes en devises importantes ont été les plus fragiles. Mais même ceux qui connaissent les meilleurs résultats – comme le Brésil, la Russie, l’Inde et la Chine – risquent aujourd’hui un atterrissage violent. De nombreux marchés émergents sont confrontés au risque d’une grave crise financière.

La crise est provoquée par la plus grande bulle du crédit et des actifs de l’histoire. L’endettement et les bulles ne se sont pas limités au marché immobilier américain, mais caractérisent aussi ceux d’autres pays. En outre, au-delà du marché immobilier, des emprunts excessifs de la part d’institutions financières et de certains segments des secteurs privés et publics ont été contractés dans de nombreuses économies. Par conséquent, une bulle immobilière, une bulle hypothécaire, une bulle de capitaux, une bulle de titrisation, une bulle du crédit, une bulle des matières premières, une bulle des private equity et une bulle de fonds spéculatifs sont toutes en train d’éclater en même temps.

L’illusion que la contraction économique aux États-Unis et dans d’autres économies avancées serait brève et peu profonde – une récession de six mois en forme de V – a cédé la place à la certitude qu’il s’agira plutôt d’une récession longue et prolongée, en forme de U, qui pourrait durer au moins deux ans aux États-Unis et pas loin de deux ans dans la plupart du reste du monde. Et, étant donné l’augmentation du risque d’un effondrement financier systémique mondial, la perspective d’une récession en L longue d’une décennie – comme celle qu’a connue le Japon après l’éclatement de sa bulle immobilière et boursière – ne peut être exclue.

La déconnexion croissante entre des actions politiques de plus en plus agressives et les tensions du marché financier est effrayante. Quand les créditeurs de la Bear Stearns’ ont été renfloués à hauteur de 30 milliards de dollars en mars, l’amélioration boursière et sur les marchés monétaire et du crédit a duré huit semaines. Quand le Trésor américain a annoncé le sauvetage des géants de l’hypothèque Fannie Mae et Freddie Mac en juillet, l’embellie a duré juste quatre semaines. Quand le sauvetage de 200 milliards de dollars de ces entreprises a été entrepris et leurs 6 billions de dollars de dettes reprises par le gouvernement américain, l’embellie n’a duré qu’une journée.

Jusqu’à l’annonce des récentes mesures des États-Unis et de l’UE, il n’y avait eu aucune amélioration. Quand AIG a été renflouée à hauteur de 85 milliards de dollars, le marché a chuté de 5 %. Puis, quand le plan américain de sauvetage de 700 milliards de dollars a été approuvé, les marchés ont connu une nouvelle chute de 7 % en deux jours. Alors que les autorités américaines et étrangères prenaient des décisions politiques de plus en plus radicales à partir du 6-9 octobre, les marchés boursiers, des crédits et monétaires n’ont cessé de chuter, jour après jour.

Les récentes mesures vont-elles assez loin ? Quand les politiques mises en œuvre ne fournissent pas de réel soulagement aux acteurs du marché, on sait alors que l’on est à deux doigts d’un effondrement systémique des secteurs financiers et des entreprises. Un cercle vicieux de désendettement, de dégringolade des cours des actifs et des appels de marge est en marche.

Nous ne pouvons donc pas exclure la possibilité d’une faillite systémique et d’une dépression mondiale. Comme nous l’avons vu ces derniers jours, il faudra, pour éviter un désastre, un grand changement de politique économique et une action très radicale et coordonnée de toutes les économies avancées et des marchés émergents. Cela signifie :

• une nouvelle série rapide de réduction des taux d’intérêts d’au moins 150 points de base en moyenne, mondialement ;

• une garantie globalisée temporaire de tous les dépôts, pendant que l’on fait la différence entre les institutions financières en faillite qui doivent être fermées et celles qui sont en danger mais encore solvables qui doivent être partiellement nationalisées et recevoir des injections de capitaux publics ;

• une réduction rapide du fardeau de la dette des ménages insolvables, précédée par un gel temporaire de toutes les saisies ;

• une provision massive et illimitée de liquidités aux institutions financières solvables ;

• une provision de crédits publics dans certains secteurs du privé afin d’éviter une crise de refinancement des dettes à court terme pour les entreprises solvables mais en manque de liquidités et les petites entreprises


• une impulsion fiscale gouvernementale directe et massive qui comprenne des travaux publics, des dépenses d’infrastructure, des allocations chômage, des réductions d’impôts pour les ménages les plus modestes, et des prêts aux gouvernements locaux à court de liquidités ;

• un accord entre pays créditeurs aux balances courantes excédentaires et pays débiteurs aux balances déficitaires afin de maintenir un financement méthodique des déficits et un recyclage des excédents des créditeurs afin d’éviter un réajustement déréglé de tels déséquilibres.

Faute de mettre en œuvre ces actions radicales et coordonnées, nous risquons un krach du marché, un effondrement financier mondial et une dépression globalisée. Les mesures adoptées par les États-Unis et l’Europe sont un début. Maintenant il faut terminer le travail.

http://www.project-syndicate.org/print_commentary/roubini8/French
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29 janvier 2009 4 29 /01 /janvier /2009 21:23




Jeudi 29 janvier 2009
par L' Aviseur publié dans :

La crise économique et financière qui a éclatée ces derniers mois va-t-elle durer ? Absolument ! répond Franck Peter Pucher qui y voit peut-être la chance d’une remise en cause véritable du système financier supranational.
 

L’assurance vie, présentée régulièrement comme le placement préféré des Français, fait presque l’unanimité : plus d’un ménage sur deux a souscrit un des vingt millions de contrats existants pour un encours global de 1 200 milliards d’euros. Aux éternels inconditionnels de l’épargne garantie en échange d’un rendement faible, sont venus s’ajouter depuis l’été 2008 ceux, peu nombreux, qui avaient senti avant les autres la prochaine dégringolade des marchés actions et ceux, beaucoup plus nombreux, épargnants et actionnaires mortifiés, qui ont subi, sur leurs portefeuille boursiers, des pertes de l’ordre d’au moins 40 à 50 %. Ces derniers, pris de panique, ont préféré concrétiser des pertes désormais irrattrapables en plaçant ce qu’ils avaient pu sauver sur les fonds en euros des contrats d’assurances vie auxquels les banquiers et assureurs s’acharnent à faire souscrire leurs clients. Ces diverses populations d’épargnants ont, comme point commun, le sentiment d’avoir, à des degrés divers, échappé au pire et que, désormais, ils pourront dormir tranquille.
 

Eh bien non ! La crise financière et économique, d’une ampleur jusque là inconnue, dont beaucoup de naïfs optimistes voient le dénouement durant le deuxième semestre 2009 ou, au pire, courant 2010, va probablement durer de nombreuses années. Elle aura des conséquences aussi variées qu’inattendues. Ainsi, par une ironie du sort bien singulière, il faut s’attendre, pour le court et moyen terme, qu’elle risque fort de rattraper les détenteurs de contrats d’assurance vie assortis de fonds en euros, et autres titulaires de livrets bancaires qui se croyaient bien à l’abri. On peut certes applaudir au fait que, parmi la masse des petits épargnants, se trouvent quelques spéculateurs venus se terrer dans ces abris le temps que passe la bourrasque et que, s’agissant de ceux-là, s’applique une espèce de châtiment pour le moins mérité. Néanmoins, cette situation illustre, hélas, une facette inattendue de la crise, à savoir que la chute du prix des actifs, bien représentative de la déflation, ne saurait épargner un seul secteur. C’est littéralement la richesse du pays, si tant est qu’il en ait encore une, qui part en fumée, avec d’autres conséquences pour tous les Français, épargnants ou pas.

 


La crise financière et économique va
probablement durer de nombreuses années

 

Il faut savoir que, pour pouvoir être en mesure de servir l’intérêt quasiment garanti auquel elles se sont engagées, les banques et compagnies d’assurance, n’ont eu, de tout temps, pas d’autre choix que de placer la quasi-totalité de l’argent de leurs clients en obligations d’Etat. En effet, quoi de plus solide qu’une obligation d’Etat ? Rien d’autre, bien entendu… Au fil du temps, sous la pression habilement dirigée par le monde politico-financier, cette « philosophie » s’est lentement instillée dans les esprits, au point que même les professionnels ont fini par y croire.


Mais, avec la crise, les choses ont complètement changé et les exemples annonciateurs de futures catastrophes ne manquent guère. Voici pourquoi ; tout comme les entreprises cotées en bourse, les pays eux-mêmes voient les divers éléments constitutifs de leur solvabilité épluchés méticuleusement par les agences de notation telles que Moody’s, Standard & Poor ou Fitch pour les principales. Avant de poursuivre, il convient, plus que jamais, de s’interroger sur l’omnipotence de ces agences, sous les fourches caudines desquelles passent les multinationales qui les paient pour se voir attribuer une note, ainsi que les pays de la planète, traités, eux, sans le moindre égard. Seuls les Etats-Unis, malgré une situation économique des plus calamiteuses, tardent miraculeusement à se voir sanctionner. Sans vouloir succomber à l’envie de dénoncer, encore une fois, un complot planétaire ourdi par une main invisible, on est en droit de s’interroger sur ceux qui se cachent derrière ces agences. Le sujet, très sensible et vaste, mérite un autre débat. Bien évidemment, les gouvernements de la planète – du reste du monde, comme on dit… – craignent, par-dessus tout, de voir leur note abaissée. En effet, la dégradation des conditions de crédit d’un Etat se traduit, d’abord, par le placement de ce pays sur une liste dite de « surveillance spéciale ». C’est ce qui est arrivé ces derniers mois à l’Islande, la Grèce, l’Italie, la Grande-Bretagne, la Hongrie, l’Irlande, l’Espagne et le Portugal. La phase suivante, qu’ont eues à subir la Grèce et l’Espagne ces derniers jours, est la dégradation de la note précédemment attribuée.


Comme nous le savons, la quasi-totalité des Etats des pays dits « riches » s’appuie, pour pouvoir fonctionner, sur des politiques de creusement des déficits. Ainsi, en permanence, les gouvernements se trouvent amenés à emprunter en émettant des titres appelés « obligations d’Etat ». Selon leur maturité, à trois mois, un an, dix ans ou bien trente ans, ceux-ci sont, on le comprend, diversement rémunérés. Les institutionnels, banquiers et compagnies d’assurances notamment, absorbent normalement sans difficultés les quantités émises afin de pourvoir symétriquement les allocations d’actifs en fonds euros, livrets bancaires, mais également comptes à terme de leur clientèle. Mais dès qu’un Etat voit sa note abaissée, phénomène assez rare par le passé mais qui, crise aidant, est en train de se multiplier, les institutionnels, conscients de l’augmentation du risque, rechignent à acheter les obligations d’Etat sur les mêmes bases de rémunération. Le pays concerné, alors pris à la gorge, se trouve contraint d’émettre de nouvelles obligations plus alléchantes, garantissant un rendement supérieur, ce qui aura deux graves conséquences : en premier lieu celle d’aggraver brutalement la situation budgétaire du pays qui devra rembourser davantage de dettes; et, en second lieu, parce que le fait d’émettre de nouvelles obligations mieux rémunérées par rapport aux anciennes, provoque mécaniquement une diminution de la valeur faciale des titres les plus anciens, justement ceux qui, pour l’essentiel, composent les fonds en euros et autres livrets bancaires.


Certains, pourtant parmi les experts financiers les plus éminents ou autoproclamés, se posaient récemment la question de savoir quelle serait la nouvelle bulle sur le point d’éclater : eh bien la voilà ! D’autres objecteront que la situation n’est pas si grave, qu’il convient de raison garder, qu’il est inutile de continuer à noircir un tableau déjà assez noir comme cela. Il faut, à tous ceux là, remettre en mémoire un événement tout récent qui a débuté fin 2008 et qui a connu son épilogue au tout début de cette année : l’Allemagne, signature unanimement reconnue comme la plus solide au monde, a voulu émettre de nouvelles obligations pour un montant de six milliards d’euros. Contre toute attente, elle n’a pas pu atteindre son objectif. En effet, les investisseurs institutionnels ont partiellement boudé cette émission qui s’est arrêtée sur un montant de 5,2 milliards d’euros sur les six offerts (Money Week, 15/21 janvier 2009, n° 16). Mais les Etats européens ont réellement besoin d’emprunter pour financer leurs nombreux plans de relance. Pourtant « Les Pays-Bas ont vu leurs enchères échouer. Le Royaume-Uni et l’Italie ont été contraints d’offrir de plus forts rendements pour atteindre leurs objectifs. L’Espagne et la Belgique ont annulé leurs offres du fait de l’absence de demande » (Money Week n° 16 – 15/21 janvier 2009). Faillite prochaine de tous ces Etats ? Plutôt inquiétant, non ?
 

Pour ce qui concerne la France, pratiquant une politique qu’on peut qualifier de forcenée quant au creusement des déficits publics, s’apparentant à une fuite en avant fort peu rassurante, la sanction, normalement, ne devrait pas tarder. Notre pays, même s’il ne figure pas encore sur la liste des Etats soumis à une surveillance spéciale, peut-être grâce à sa récente présidence tournante de l’UE, se trouve certainement dans l’antichambre du club, juste derrière la porte… Sa solvabilité ayant maintenant toutes les chances d’être remise en cause, son entrée dans le club, selon les spécialistes, n’est qu’une affaire de semaines, au mieux de quelques mois avec, à la clé, un abaissement de la note entraînant les conséquences énumérées plus haut pour « le placement préféré des Français» et pour la situation financière du pays.

 

Sentiment de défiance se renforçant
envers les formes de gouvernements pratiquées

 

Phénomènes instructifs qu’on a pu observer ces dernières semaines : d’abord un nombre croissant d’épargnants font fi des contraintes qui les enferment pour huit ans dans leurs contrats d’assurance-vie en euros, et jugent qu’à tout prendre, les pénalités fiscales qu’ils auront à subir en cas de retrait anticipé sont dérisoires au regard de l’effondrement éventuel de leurs économies. D’un autre côté, il apparaît à un nombre croissant de Français que l’alternative de l’achat d’or devient réellement attractive en ces temps troublés, ce que confirment les statistiques d’achats de « la relique barbare » qui s’envolent littéralement. On peut raisonnablement penser qu’il s’agit des mêmes populations d’épargnants.


L’amorce de ces nouveaux comportements, qui se développent également au-delà de nos frontières, laisse entrevoir un sentiment de défiance se renforçant envers les formes de gouvernements pratiquées, au moins dans la zone euro. On peut dire que, dorénavant, les différentes péripéties que subit la monnaie, principale composante de la stabilité politique et sociale, traduisent un déficit d’autorité des Etats qui va en s’aggravant. Au-delà de cette observation, se profile également le spectre de l’éclatement de l’euro, dont il est de plus en plus question. Peut-être est-il temps de voir dans ces phénomènes et dans les catastrophes qui en découleront immanquablement, un début de contestation sérieuse de l’économie spéculative et de sa collusion avec les pouvoirs en place. Saurons-nous saisir cette réelle opportunité politique ?


Franck Peter Pucher pour Novopress France


[
cc] Novopress.info, 2009, Dépêches libres de copie et diffusion sous réserve de mention de la source d’origine
[
http://fr.novopress.info]


http://www.marcfievet.com/article-27323944.html

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27 janvier 2009 2 27 /01 /janvier /2009 22:02


"L'explosion de la bulle
des obligations d'États".


Par Dealmantis


Après la bulle des actions,des pays émergents,du pétrole et des matières premières...etc:une nouvelle bulle économique apparait:celle des Obligations d'États.


Avec les anticipations de récessions(voire de dépression),les craintes de déflations et surtout l'absence totale des investissements dans tous placements à risques;des milliards s'investissent tout les jours sur des emprunts d'états à court terme.

Nous sommes aujourd'hui dans une situation unique au États Unis malgré des rémunérations unique de 0 pour 100 ou presque:il y a plus d'argent de placement monétaire aux États Unis que d'investissements en action!!!.


Cela provoque une baisse des taux longs qui sont historiquement bas du fait de cette ruée sur les obligations d'états :par conséquent on est dans un cas typique d'une bulle spéculative qui va finir par exploser car les gouvernements doivent financer des plans massifs de relances; ils doivent emprunter de plus en plus;leurs déficits se creusent et certains pays observent des difficultés à emprunter comme la Grèce,le Portugal,l'Italie et même l'Allemagne


IL VA DONC FALLOIR QUE LES TAUX LONGS REMONTENT POUR ATTIRER LES INVESTISSEURS ET PEUT ÊTRE MÊME BRUTALEMENT!:CE QUI FERA EXPLOSER LA BULLE DES EMPRUNTS D'ÉTATS



http://www.come4news.com/lexplosion-de-la-bulle-des-obligations-d-tats-530134

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23 janvier 2009 5 23 /01 /janvier /2009 08:47


Brèves
 /
LaRouche : les “bad bank” sont une forfaiture
contre les peuples

21 janvier 2009 - 16:02

 


21 janvier 2009 (Nouvelle Solidarité) – Lyndon LaRouche a fermement dénoncé l’enchaînement des plans de renflouement pour sauver le système financier international, qualifiant d’absurdes les projets de « bad bank » dans lesquelles seraient déversés les actifs toxiques des institutions financières. « C’est une absurdité hyperinflationniste, a-t-il déclaré, ce système doit être mis en banqueroute organisée. »

Alors que certains reconnaissent du bout des lèvres que l’ensemble du système est insolvable, personne n’ose en tirer les inévitables conséquences. « C’est ce qu’on fait dans ces circonstances : une procédure de banqueroute organisée. On peut très bien dire qu’il faut protéger ce qui est nécessaire aux Etats et aux peuples et pas le reste. »

« Mais c’est exactement ce qu’ils ne font pas : le système est en banqueroute et ils refusent de le mettre en banqueroute ! Ils préfèrent donner une valeur inflationniste à des actifs frauduleux. Mais les banques sont en faillite car ces actifs ne valent rien. Tout le monde le sait mais ils essayent de les maintenir en vie malgré tout. Qu’est-ce, sinon une fraude ?

« Ils commettent une forfaiture contre le peuple.

« Le président Obama doit faire en sorte que tout cela soit déclaré illégal. Il devrait dire : ‘C’est illégal, toutes les preuves le montrent’. On ne peut pas permettre que les Etats-Unis soient détruits par ce type d’opération.

« On ne peut tolérer ça, c’est comme une trahison. On doit dire à ces gens : ‘Vous êtes à nouveau convoqués’. Et la nouvelle Commission Pecora se retrouvera face à des questions que l’ancienne n’avait pas eu à traiter, et on se rendra compte que l’histoire n’avait rien retenu de l’expérience de la Commission Pecora. »

Signez et faites signer l’Appel à constituer sans délai une Commission d’enquête parlementaire sur la crise financière

http://www.solidariteetprogres.org/article5052.html



http://www.dazibaoueb.fr/article.php?art=1869

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20 janvier 2009 2 20 /01 /janvier /2009 05:38


Royal Bank of Scotland perd 2/3 de sa valeur en un jour

La banque britannique Royal Bank of Scotland, désormais contrôlée majoritairement par l'Etat, a indiqué lundi 19 janvier, dans un rapport d'activités, qu'elle s'attendait à une perte annuelle de 7 à 8 milliards de livres (7,7 à 8,8 milliards d'euros). 
Lire ici

Titres bancaires : Alerte !


Un lecteur et commentateur régulier m'envoie ce poste par mail :

Après les banques Dexia et Fortis, c'est au tour de la KBC de "boire la soupe....."

13 Euros actions (- 18%)

Aux alentours de 14 heures, le titre du bancassureur affichait un repli de 15% à 13,65 euros, tombant fatalement au plus bas. Un peu plus tôt, l'action a perdu jusqu'à 26%. La réaction du bancassureur s'est fait attendre mais il nie désormais, via un communiqué, les différentes hypothèses avancées par le marché depuis vendredi.
 


Ensuite, il m'envoie un second poste dans la foulée :

Juste le temps de respirer et c'est la grande BNP qui se met à saigner également....

25 euros/Actions (-10%)

ça sent le sapin les amis, j'ai un contact chez Fortis qui m'a dit que si la BNP saute, l'Europe sera à la dérive complète.....

Fast your seat belt (Attachez vos ceintures)


Commentaires : les états ne vont pas laisser les banques majeures se planter. Elles feront tout pour l'éviter. C'est hélas ce qui rend la situation encore plus catastrophique à terme pour les états. Mais tout cela est programmé de haute main. J'y reviendrai rapidement après l'investiture quasi prophétique d'Obama annoncé comme "celui que les Etats-Unis et le monde attendent". Cet homme va préparer la venue d'un suivant et ce mandat d'Obama sera marqué par bien des catastrophes
. Je vous le prédis déjà...

Par ailleurs, je lis ceci sur lecho.be :

Obligations: sus aux rendements

Après le marché de la dette souveraine, les investisseurs tâtent d'autres segments : les obligations liées à l'inflation et la dette d'entreprise.…  (ce sujet en entier est réservé aux abonnés payants !! Ca me fait rire, sinon pleurer. Il faut payer pour apprendre comment perdre tout son argent dans les 1 ou 2 ans qui viennent. C'est le comble du cynisme ou de l'incompétence ou de la cupidité des vendeurs de placements financiers ET DE CERTAINS MEDIAS QUI DEVRAIENT UN JOUR ETRE POURSUIVIS SOIT POUR INCOMPETENCE, SOIT POUR TROMPERIE).


La course aux emprunts d'états, voilà qui va alimenter le plus grand crash de tous les temps...  Ce sera la bulle des obligations d'états tombant en cessation de paiement car lancer dans une course aux rendements pour séduire les investisseurs mais catastrophique pour les dépenses publiques et le contribuable.

Leveilleur




Renflouer le secteur bancaire :
D'où va venir tout cet argent ?


Les états du monde entier se sont lancés depuis le début de 2009 dans de nouveaux renflouages du secteur bancaire. Le processus de nationalisation partielle entamé en octobre 2008 se poursuit. Les Etats-Unis ont ouvert la danse mais cela commence également en Europe avec l'Allemagne, l'Angleterre, la Finlande. D'autres pays vont suivre immanquablement et rapidement. Les montants donnent le tourni.

D'où va provenir le cash pour assurer tous ces soutiens ? Des marchés financiers via des levées de fonds obligataires émis par les Etats et/ou les institutions internationales ? Via la création de monnaie ?
Sans doute des deux à la fois. Les ressources financières "réelles" ne pourront suffire et il est patent que la création d'argent électronique donc virtuel va encore être utilisée. Tout cela commence à sentir le brûlé. La planète finance est engagée dans un processus qui va la mener au bord du gouffre. Il n'y a plus beaucoup de doute que cette crise qui a débuté en 2008 va être encore bien plus importante et dévastatrice que celle de 1929 qui sert d'étalon en la matière. Il ne fait plus beaucoup de doute non plus que si c'est le cas, des mesures sans précédents devront être prises au niveau mondial qui ressemblera en fait à un gigantesque plan de redressement judiciaire à l'échelle planétaire.



Nouvelle tempête
sur les cours des financières


Nous nous y attendions. Les dépréciations d'actifs commencent à se manifester dans les banques en ce début 2009. Les montants avancés sont toujours plus myriphiques. Après Citigroup (18,7 milliards$ de pertes) et Bank of amerika, c'est au tour de RBS (Royal Bank of Scotland) de passer aux aveux.  La banque Royal Bank of Scotland dévoilera lundi une perte pour l'année 2008 qui pourrait atteindre 25 milliards de livres (27 milliards d'euros), croit savoir le Daily Telegraph. Dément et historique ! Lire ICI

Les 37 milliards de livres (41 milliards d’euros) injectés directement dans les grandes banques britanniques en octobre dernier n’ont pas suffi à débloquer le marché du crédit. Pour relancer un système financier qui fonctionne toujours au ralenti et soutenir une économie en crise, Londres devrait annoncer dans les prochaines heures un second plan massif de soutien aux banques, visant à assurer sur les deniers publics leurs actifs à risque, selon la presse britannique. Lire ICI


Mais aussi les banques allemandes sont très loin d'avoir nettoyé leur bilan, selon un article inquiétant du « Spiegel ». Les vingt plus grands établissements bancaires du pays auraient au total 300 milliards d'euros d'actifs toxiques dans leurs livres, et n'auraient déprécié jusqu'ici qu'un quart de cette somme, selon l'hebdomadaire allemand, qui cite une étude menée par la Bundesbank et l'autorité de supervision du secteur financier, la Bafin. Le reste des titres problématiques serait encore valorisé à des hauteurs irréalistes. Il faut donc s'attendre, dans les mois qui viennent, à de nouvelles corrections sévères. Le ministère des Finances aurait pour sa part évalué à quelque 1.000 milliards d'euros l'ensemble des actifs douteux détenus par le secteur bancaire. Dans ces conditions, Peer Steinbrück, le ministre des Finances, se refuse à créer une « bad bank », une structure de défaisance qui se chargerait de liquider les portefeuilles toxiques. Dans le pire des cas, cela conduirait à doubler la dette de l'Etat fédéral, selon lui. 
LIRE ICI.


Côté danois, même manège. Ce sera un plan de 18 milliards d'euros pour soutenir le secteur bancaire et bien sûr "relancer le crédit".
Lire Ici


Bref, partout on sauve, on intervient pour empêcher à tous prix l'effondrement financier qui selon certains est inéluctable vu les montants en jeux au niveau planétaire, notamment pour les montants des produits dérivés toxiques qui valent plusieurs fois le PNB de tous les pays du monde entier.

Mais ce n'est pas tout, parallèlement, les états se trouvent contraints de soutenir d'autres secteurs en difficulté, comme celui de l'automobile. Lire ICI pour Renault et PSA.

Aux Etats-Unis, l'industrie sidérurgique à quant à elle aussi demandé un soutien massif.


Chaque jour, le plus pessimiste des prévisionistes voit ses prédictions dépassées par la réalité.


Nul doute que la deuxième vague du grand chambardement économique et financier mondial a commencé ce premier trimestre 2009. Des faillites de grands établissements pourraient surgir entraînant dans leur sillage d'autres d'entre elles par contagion, car toutes ne pourront pas être sauvées, il ne faut pas se faire d'illusion. Deux banques régionales américaines ont déjà déposé le bilan en ce début 2009.
LIRE ICI. Rappelons pendant ce temps que des états comme la Californie sont déjà en état "d'urgence financière". Bien des collectivités mais aussi des fonds de pension, des états vont se trouver rapidement en situation critique dès cette année 2009.

Avec la dégradation du contexte économique, nous allons sans aucun doute assister à une accélération des faillites d'entreprises ce qui préfigure ENCORE un autre tsunami de dévaluations financières à venir sur les CDS (Credit default Swap) qui sont une sorte d'assurance crédit en version dérivée (véhicule de produits spéculatifs). Les montants en jeu dans ce type de produits dérivés sont colossaux et vont se retrouver sans contrepartie solvable, selon LEAP 2020. Et nous ne parlons ici que des conséquences financières.


Derrière tout cet argent qui s'envole, toutes ces entreprises qui ferment se trouve des travailleurs, donc des contribuables et des consommateurs. La spirale diabolique de la déflation va prendre encore un coup d'accélérateur même si officiellement personne ne s'en fait l'écho dans les grands médias en reliant tous les points en proposant une vraie prospective sur ce qui nous attend.

Les médias financiers préfèrent mettre en avant que ce jour les bourses sont malgré tout en hausse "nette" ...

http://lapromo.neufblog.com/leveilleur/



"vendez tout, la livre est morte"

telle est la phrase prononcée par Jim Rogers un associé de Georges Soros tous deux considèrés comme des carnassiers de la finance. Soros est quant à lui connu pour ses spéculations contre les états et leur monnaie. On pourrait dire que cette phrase veut faire paniquer le monde et qu'il ne faut pas écouter car ils vont profiter de la panique. J'aimerais dire cela et en rester là dans cette note. Malheureusement, la situation des banques anglaises est totalement catastrophique. Le système entier de la city est bel et bien au bord du gouffre et l'état britannique avec lui.

Je n'ose imaginer l'onde de choc que ce séisme va produire à l'échelle mondiale lorsqu'un pilier de l'économie historique tel que l'angleterre va s'écrouler et ce sera tout bientôt. Les conséquences au niveau planétaire sont sans doute incalculables ...

http://lapromo.neufblog.com/leveilleur/2009/01/la-phrase-du-jo.html

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