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13 septembre 2012 4 13 /09 /septembre /2012 05:23

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Frappe contre la Syrie – cible : la Russie (LGS)

Frappe contre la Syrie – cible : la Russie

Andrej Fursov - Horizons et débats
« Il n’y a qu’une chose qui puisse être pire que l’hostilité avec les Anglo-Saxons : c’est l’amitié avec eux » (Alexej Jedrichin-Wandam)

Interview d’Andrej Iljitsch Fursov
L’entretien ci-après avec le professeur Andrej Fursov, directeur du Centre d’études russes à l’Université des sciences humaines de Moscou et membre de l’Académie internationale des sciences (Munich) a été publié le 9 août 2012 dans KP.ru. Compte tenu de l’orientation des questions au départ, il embrasse un large spectre imprévu de sujets abordés. Partant de la situation actuelle en Syrie et du « Printemps arabe », l’historien russe tente des prévisions et des réflexions sur les développements à venir, allant du concret au global.

Dernière remarque liminaire : en russe, le terme de « régime » n’a pas forcément de connotation négative.
Pourquoi l’Occident est-il si pressé d’enfoncer les clous dans le cercueil du régime d’Assad ?
Andrej Fursov : Ce pays de taille moyenne au Proche-Orient est tout à coup devenu le point le plus névralgique de la planète. L’ONU siège en permanence à son sujet. La Russie et la Chine y adoptent une attitude inflexible. Une flotte russe de bâtiments de guerre avec de l’infanterie de marine à bord a mis le cap sur la Méditerranée et fera aussi escale en Syrie. 
Les USA mettent 15 millions de dollars supplémentaires à disposition des « rebelles ». Est-il possible que ça sente la grande guerre ?

La guerre pour le gaz
En quoi la petite Syrie a-t-elle gâché la soupe au puissant Occident ?
En tout, simplement. Procédons par ordre – allant du plus petit au plus grand, du régional au global. Dans les constellations proche-orientales et en général dans le conflit des Américains et des monarchies sunnites (Arabie saoudite et Qatar) contre l’Iran chiite, ce pays n’est pas seulement un allié de Téhéran, mais le membre d’une chaîne qui relie celui-ci avec les groupements chiites du monde arabe. Sans cet intermédiaire, l’influence de l’Iran dans le monde arabe serait passablement moins importante. Je ne veux même pas parler de l’oléoduc qui, provenant de l’Iran, traverse la Syrie. Sans solution de la question syrienne, les Anglo-Saxons, c’est-à-dire les Britanniques et les Américains, ne pourront pas prendre le risque de s’attaquer à l’Iran.

Le régime syrien est de fait le seul régime fort et laïc du monde arabe. Le fait qu’il soit fort dérange les Atlantistes dans leurs plans de transformation du Proche-Orient et du monde entier. Qu’il soit laïc et en même temps économiquement couronné de succès dérange les dirigeants de l’Arabie saoudite et du Qatar.
Bien des gens disent qu’il s’agit de la première guerre pour le gaz naturel.

On a détecté des gisements de gaz naturel dans le Sud de la Méditerranée – autant en mer que sur terre en Syrie (Kara). C’est difficile de connaître leur dimension, mais ils existent. Le Qatar exporte du gaz naturel liquéfié à l’aide d’une flotte de tankers. Si le régime d’Assad s’effondre, le Qatar aura la possibilité de transporter directement le « combustible bleu » via le territoire syrien sur la côte de la Méditerranée. Cela doublerait au moins son volume d’exportations et gênerait simultanément les exportations de l’Iran. Le renforcement du Qatar sur le marché du gaz naturel affaiblit la position de la Russie. Si les Américains réussissent simultanément à prendre le contrôle du gaz naturel algérien, cela ressemblera bien à un blocage des exportations de gaz naturel pour la Russie. Ce qui signifie que les intérêts économiques du Qatar sont identiques aux intérêts géopolitiques des États-Unis, et à leurs efforts d’affaiblir la Russie autant que possible, car la Russie ne doit pas de nouveau se renforcer.

Les Anglo-Saxons sont des joueurs de billard au niveau mondial. Ils agissent par « chaos orchestré »
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Iran: Ahmadinejad dénonce une "guerre climatique" occidentale (Ria Novosti)

Pour lutter, il faut informer. Merci à Ria Novosti, qui permet d'avoir des infos plutôt alternatives.
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Iran: Ahmadinejad dénonce une "guerre climatique" occidentale 

 MOSCOU, 12 septembre - RIA Novosti  13:32 12/09/2012

Sur le même sujet


L'Occident détruit les nuages se dirigeant vers l'Iran afin de provoquer une sécheresse dans ce pays, a déclaré le président iranien Mahmoud Ahmadinejad cité mardi par la presse locale.
"Notre pays est en proie à une sécheresse partiellement provoquée par le facteur industriel, cependant elle est aussi causée par la destruction par l'ennemi des nuages de pluie se dirigeant vers l'Iran. Mais notre pays vaincra cette guerre [climatique]", a déclaré M.Ahmadinejad évoquant la crise liée à la sécheresse, qui met à mal le secteur agricole.

Le dirigeant iranien, connu pour sa ligne politique antioccidentale, avait déjà tenu des propos similaires en mai 2011. Il avait alors accusé l'Occident de se servir d'équipements destinés à bloquer la circulation des nuages vers les pays orientaux.
" Le dirigeant iranien, connu pour sa ligne politique antioccidentale "

Il ne peut en être autrement. Tout citoyen lucide de la Terre ne peut avoir que le même raisonnement. Il ne s'agit pas d'être "anti-occidental" primaire, mais de dénoncer la politique néfaste pour l'avenir de l'Humanité entière de quelques trublions hyper-riches, souvent basés sur la côte est des States, pontes financiers ou d'industries de l'armement au sens large. Par leur argent ils définissent la politique des politiciens (eh oui) au mieux de LEURS intérêts. C'est cela, l'Occident. C'est cela, la pseudo-"communauté internationale". Un homme responsable comme Mahmoud Ahmadinejad ne peut pas avoir d'autre attitude.
Pour compléter cette opinion, je ne saurais trop recommander, à nouveau, un grand et riche article paru sur Le Grand Soir où un Russe très lucide analyse sans concession la situation actuelle.
Citoyens de tous les pays, vous connaissez votre adversaire maintenant : lui le sait depuis longtemps. Il n'y a plus actuellement qu'une seule Internationale opérationnelle, celle dont Warren Buffet, milliardaire notoire qui en fait partie, dit qu'elle est en train de gagner. Le Plus Grand Commun Diviseur, c'est le capitalisme de choc. Aujourd'hui, faire front avec l'Iran, avec la Syrie malgré la réputation de ses dirigeants, avec la Russie, la Chine, les pays de l'ALBA, est tout simplement une question de survie non pour les dirigeants, mais pour les peuples.

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10 septembre 2012 1 10 /09 /septembre /2012 00:32

 

Lu dans Libération : la croisade anti-Bachar d’Erdogan a conduit la Turquie dans une impasse

Par Louis Denghien,


 

Comme la majorité de ses compatriotes, le n°1 du premier parti d’opposition turc ne veut pas que son pays devienne la base militaire principale de l’ASL


Alors que les choses ne s’arrangent pas pour Erdogan sur le front kurde -  avec ces dernières heures une offensive terrestre et aérienne turque sur la frontière avec l’Irak et ces derniers jours des raids du PKK qui ont fait dix tués dans les rangs de l’armée – sa politique syrienne lui vaut de nouvelles difficultés  intérieures : outre le fait que les  quelque 80 000 réfugiés officiellement recensés dans le Hatay suscitent le rejet de la population locale majoritairement arabophone, et assez largement alaouite et pro-Bachar, l’appui logistique du gouvernement d’Ankara à l’ASL ne passe toujours pas aux yeux de l’opposition, de l’extrême gauche à l’extrême droite.

Pas d’ASL chez nous !

Dernier épisode en date, le chef du principal parti d’opposition turc, le Parti républicain du peuple (CHP, social-démocrate et laïc), Kemal Kiliçdaroglu, a accusé le gouvernement turc de créer des camps illégaux abritant des réfugiés syriens, et utilisés pour former des combattants de l’armée syrienne libre (ASL).

« Ces camps sont utilisés pour entraîner des combattants de l’ASL à utiliser des armes en prélude à les renvoyer en Syrie pour combattre le régime », a affirmé le 6 septembre au cours d’une conférence de presse le secrétaire général du CHP. Nul n’en ignore en Turquie, mais cela va mieux en le disant publiquement et, non content de s’indigner, Kiliçdaroglu pose la question du pourquoi de cette présence à Erdogan et par dessus lui, à l’opinion turque , et il soulève un point de droit constitutionnel : « La présence des forces étrangères en Turquie nécessite l’approbation du Parlement turc. Cependant, le gouvernement turc n’a pas obtenu une permission ». Il est vrai que l’AKP d’Erdogan est majoritaire au parlement d’Ankara, mais il aurait été intéressant de voir si ses députés manifestent toujours un soutien unanime à une politique gouvernementale objectivement peu profitable aux intérêts turcs, et de plus en plus « lourde » à assumer, plus d’un an après le virage (à 180°) d’Erdogan sur la Syrie.

Erdogan a utilisé les réfugiés syriens pour se donner une stature régionale et au-delà….

Le président du CHP ne se contente pas de critiques « platoniques », il veut faire concrètement la lumière sur la situation prévalant dans les camps de réfugiés, dont il aimerait être sûr qu’ils ne sont pas autant de camp de recrutements, vie de camps d’entraînement, pour l’ASL. Justement, Kemal Kiliçdaroglu réagissait à l’interdiction faite à l’un des députés d’accéder à un camp des réfugiés syriens.
« Le ministère des Affaires étrangères est-il compétent pour imposer des restrictions sur les visites des députés à n’importe quel lieu ? », a demandé le leader de l’opposition.

Répondant à une question sur son intention de visiter un camp des réfugiés syriens, M. Kiliçdaroglu a expliqué qu’il n’est pas défavorable par principe  à l’hébergement des réfugiés syriens sur le territoire turc. À condition bien entendu que ces camps aient une vocation humanitaire et non miltaire et politique : « Nous nous opposons au fait que ces camps se transforment en des bases pour abriter et entraîner des combattants », a-t-il martelé.

Enfin, Kemal Kiliçdaroglu a confirmé qu’il allait se rendre prochainement aux camps de Hatay, de Kilis et de Ghazi Antab. Recep Tayyep Erdogan et ses généraux ont intérêt à faire le ménage avant la visite du chef de l’opposition !

… et il a transformé les camps humanitaires en bases politico-militaires ASL

 

Réquisitoire contre le bilan Erdogan… dans Libération

Le président du CHP, on l’a dit, est loin d’être le seul à s’inquiéter des conséquences négatives de la ligne Erdogan sur la Syrie. Le quotidien Libération publiait le 29 août une assez longue tribune de Bayram Balci, un chercheur émanant d’un « Centre d’études et de recherches internationales » basé à Paris  mais relié à la Fondation Carnegie américaine. Un avis « autorisé » selon les critères de Libé donc. Or que dit Bayram Baci ? Que « la Turquie s’enlise en Syrie » (c’est le titre de son papier). Et que le gouvernement Erdogan a engagé son pays dans « une série d’impasses« .

Après avoir rappelé les réussites du nouveau gouvernement turc (en place depuis 2002), notamment en ce qui concerne l’économie, et aussi la coopération quasi-exemplaire qui unissait dans maints domaines Ankara et Damas, après avoir souligné le rayonnement international certain – notamment dans le monde arabo-musulman – qu’avait valu à la Turquie d’Erdogan sa position de médiatrice dans plusieurs conflits – question palestinienne, nucléaire iranien, relations syro-israéliennes, sans oublier des accès momentanés de colère médiatique contre la politique de Tel Aviv – Balci constate les dégâts occasionnés par le soudain revirement d’Erdogan envers son voisin et jusque-là allié, survenu à la mi-août 2011.

Devenu le principal animateur, concurremment au Qatar, de la croisade régionale anti-Bachar, et l’hébergeur du CNS et de l’ASL, Erdogan a cru venir à bout facilement d’un régime Assad qui, malheureusement pour lui, s’est « avéré particulièrement coriace« . Et aujourd’hui l’addition, note Bayram Balci, est lourde pour les Turcs :

-Les liens économiques avec la Syrie,, et « via celle-ci, avec d’autres pays de la région« , sont interrompus.

-Sur le plan politique, voire militaire, « profitant du chaos » syrien, le plus puissant parti kurde de Syrie, le PYD, a pris le contrôle de plusieurs villes sur la frontière turco-syrienne. Or, note Baci, le PYD « n’est autre que le bras du PKK en Syrie« . Et du coup, « l’épreuve est dure pour Ankara qui, outre ses démêlés avec les Kurdes de Turquie, doit faire face à l’ouverture d’un autre « front kurde » chez son voisin syrien« .

À partir de là, développant une argumentation assez inhabituellle dans les pages « atlanto-gauchistes » de Libération, Bayram Balci dresse un véritable réquisitoire contre la politique syrienne d’Erdogan : « Le cauchemar syrien discrédite toute l’entreprise turque » écrit-il, ajoutant : « Par son attitude catégoriquement anti-Assad, la Turquie fragilise ses relations avec des partenaires importants, la Russie et l’Iran, ses deux principaux fournisseurs d’énergie« , qui se trouvent être des alliés déterminés de Damas.

Trois voyants rouges diplomatiques pour Erdogan

Balci ajoute, à tort à notre avis, que l’évolution du conflit en Syrie vers un affrontement chiite/sunnites « risque d’avoir un fâcheux impact en Turquie ». En effet, la politique suivi par Erdogan et l’AKP a rangé le pays dans un bloc sunnite militant dirigé par l’Arabie séoudite et le Qatar, opposé radicalement au bloc pro-Assad dirigé par l’Iran chiite. Or, outre les Kurdes, la Turquie compte d’assez importantes minorités alaouites, chiites, alévi. Ce « dérapage » syrien d’Ankara, pour reprendre l’expression de Balci, « sonne le glas de la politique turque au Moyen Orient et envoie plusieurs messages à Ankara« .


-premier message : l’influence de la Turquie sur les événements dans la région demeure « limitée ». Et sa politique « ne lui apporte que l’hostilité de certains voisins » (Balci pense certainement, outre la Syrie, à L’Irak, à la Russie et l’Iran, sans parler de l’Arménie).


-deuxième message : « Ankara ne peut aspirer à un leadership régional sans avoir réglé ses problèmes intérieurs ». Le premier d’entre eux étant évidemment ce que Balci nomme malicieusement le « printemps kurde« , qui selon lui « bloque toute prise de position régionale » pour Ankara.


-troisième message : « La Turquie ne dispose pas de tous les atouts pour mener une politique étrangère autonome » :  la crise syrienne a sonné le glas des velléités d’indépendance d’Erdogan vis-à-vis du bloc américain-OTAN, tant sur Israël que sur le nucléaire iranien. L’aspirant Soliman le Magnifique a dû « rentrer à la niche occidentale » : l’image est d’Infosyrie, Bayram Balci préférant conclure ainsi : « Sans ses alliés occidentaux, la Turquie ne peut pas éteindre les incendies qui flambent à ses portes« .


On rappellera que ce procès de la politique syrienne de M. Erdogan est dressé dans un journal qui avait presque fait de lui le bras séculier de la démocratie et du droit dans la région ! Décidément, la roue tourne. Et les arroseurs sont arrosés !

 

L’aspirant nouveau « Grand Turc » asiatique et musulman est devenu, à cause de sa politique syrienne, un « brillant second » – pour ne pas dire  un « toutou » – de Washington

 

 

Voir aussi :

 

Une manifestation pro-Assad qui crée le choc en Turquie

 

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10 septembre 2012 1 10 /09 /septembre /2012 00:09

 

Dernières nouvelles militaires d’Alep


 Ce matin, comme beaucoup d’autres matins ces derniers temps, la chaîne de désinformation continue I-Télé, émanation de Canal+ et qu’on pourrait définir pour la rigueur et l’objectivité comme une sorte d’al-Jazeera franco-bobo, I-Télé donc n’avait rien à dire sur la Syrie, ce qui est mauvais signe pour la « révolution« . Juste une brève – d’origine OSDH – sur la bande de défilement signalant que la chute d’un obus sur un quartier kurde d’Alep avait fait une dizaine de morts. L’AFP précise qu’il est impossible en l’état de déterminer l’origine de ce tir, « ni l’armée ni les rebelles ne se trouvant dans ce quartier jusque-là épargné par les violences« .
L’AFP relaie aussi une source militaire syrienne selon laquelle les militaires ont repris le pont de Barkoum, situé sur l’autoroute Damas/Alep à une vingtaine de kilomètres au sud de cette dernière ville. Depuis, les rebelles auraient lancé pas moins de trois attaques pou reprendre ce point stratégique, en vain.
Et c’est tout pour Alep et pour l’AFP en ce vendredi  matin 7 septembre.
Du côté des médias favorables au gouvernement syrien, tant le site Shukumaku que la  télévision pan-arabe al-Mayadeene annoncent que l’armée régulière a réussi ces deux derniers jours (mercredi et jeudi) à imposer son emprise sur la plupart des quartiers entourant le bâtiment de la radio et télévision et à Seif ed-Dawlà (est de Salaheddine), où un grand nombre de francs-tireurs sont disséminés. Et elle poursuit son avancée dans les quartiers de Sakhour (nord-est), Hanano (nord est, à côté de Sakhour) et Haydariyyé (nord-est, juste au-dessus de Hanano).
Dans le quartier de Sayed Ali (centre-ville), six rebelles et un soldat de l’armée ont été tués. Et puis l’aéroport militaire de Meng au nord d’Alep a fait l’objet d’une attaque  qui s’est soldée par un échec et au cours de laquelle de nombreux ASL ont péri. Certains sites proches de l’insurrection prétendent que les aéroports d’Abou Zohour et Taftang ne sont plus opérationnels, en raison des pilonnages qu’ils ont subis, dans le cadre des efforts des insurgés pour neutraliser la force aérienne du régime.
Enfin dans son édition matinale du 7 septembre, l’agence syrienne Sana annonce que l’armée a « liquidé » un groupe rebelle dans le secteur d’al-Maysser, et infligé de « lourdes pertes » à une autre bande qui tentait de s’infiltrer à Alep du côté d’al-Ba’idine.

Comment l’armée travaille à Alep

Sinon, il nous faut revenir sur un article publié jeudi 6 septembre par l’AFP dont un correspondant a recueilli les déclaration d’un général commandant des unités d’élite de la Garde républicaine à Alep. Déclarations de tonalité globalement optimistes puisque selon ce haut gradé, l’insurrection serait définitivement écrasée à Alep d’ici une dizaine de jours. C’est peut-être un peu trop optimiste, l’exemple de Homs ayant démontré que des bandes peu nombreuses et très affaiblies pouvaient malgré tout tenir plusieurs mois dans quelques quartiers désertés de la ville.
Ce reportage de l’AFP, que nous reproduisons intégralement au bas de cet article, est intéressant à plus d’un titre. D’abord il donne des indications chiffrées, invérifiables mais plausibles, sur les effectifs engagés par la rébellion à Alep : « au moins 7 000 hommes » selon ce général, dont 2 000 auraient été tués en un mois et demi de combats. Bien sûr, le général ne manque pas de signaler la proportion importante de combattants étrangers.
Encore faut-il que ces assiégés ne reçoivent pas de renforts, mais, ainsi que que le précise l’article – et que l’avaient déjà précisé de nombreux articles de notre site – les lignes de communications rebelles au nord et à l’est d’Alep sont constamment sous le feu des moyen terrestres et aériens de l’armée.

 

Ensuite, on a des indications sur la tactique – prudente et méticuleuse même – de l’armée à Alep : il s’agit de « grignoter » les positions adverses, immeuble par immeuble, en ayant soin à chaque fois de désamorcer les engins piégés laissés partout par les ASL et/ou djihadistes. Les quartiers tenus par les activistes sont encerclés, puis « tronçonnés » en sous secteurs, réduits les uns après les autres. Les troupes engagées s’articulent en petits groupes mobiles d’une quarantaine d’hommes, évidemment reliés en permanence par radio à la chaîne de commandement. On en a une démonstration avec ce général qui donne ses ordres minute par minute, en fonction des renseignements qui lui parviennent de la « ligne de front ».

La volonté des forces gouvernementale de ménager au maximum les vies et les biens des habitants, bref de ne pas transformer un tiers ou une moitié de la capitale économique du pays en une nouvelle Homs, explique cette contre-guérilla urbaine de précision, qui épargne sans doute des vies de soldats et de civils, mais prend beaucoup de temps.

À Homs, justement, l’artillerie des canons et des blindés avait écrasé les quartiers tenus par l’ASL afin de préparer le terrain à l’infanterie. À Alep, en dépit des nombreuses descriptions de pilonnage par l’artillerie au sol et les hélicoptère et avions de combat, les moyens lourds sont là uniquement, en principe, pour cibler de la façon la plus précise possible des objectifs repérés par les troupes au sol.

On apprend aussi que la Garde républicaine a pour mission de réduire les quartier situés au sud-ouest de la ville, tandis que des unités des « forces spéciales » se réservent les quartiers du centre autour de la vieille ville. Dans les deux cas,on a affaire – enfin surtout les rebelles – à des troupes d’élite. D’autres troupes  sont à l’oeuvre dans les quartiers est et nord-est, qui seront sérieusement traités un peu plus tard, selon notre général.


À propos  l’entrée de l’ASL à Alep


Un autre élément très intéressant de cet article de l’AFP, qui pour le coup indique sans trop de commentaires malveillants la situation militaire vue du côté gouvernemental, c’est l’explication – ou plutôt les explications avancées côté militaire, de l’entrée soudaine et pratiquement sans coup férir d’une important colonne rebelle à Alep, vers la mi-juillet. Comment cela a-t-il été possible ? Eh bien selon les interlocuteurs du journaliste de l’AFP, on a droit aux deux thèses : le plan délibéré – selon le général – pour attirer et fixer les nombreux rebelles de la région nord d’Alep ;: la trahison du général responsable des renseignements militaires sur Alep  – thèse d’un officier des services de renseignements – qui a fait défection quinze jours avant le début de l’offensive ASL. Disons prudemment qu’il y a sans doute une combinaison de ces deux facteurs à l’origine de la bataille d’Alep.

Retenons de la lecture de cet article que si le général de la Garde républicain pêche sans doute par excès d’optimisme, il est incontestable que l’issue de la bataille n’est pas douteuse – nous avons écris ici assez vite qu’il ne pouvait en être autrement pour es raisons autant politiques que militaires – et que les insurgés n’ont d’autres choix, s’ils veulent éviter la mort, que la capitulation u la fuite – si celle-ci est encore possible, ce qui ne semble pas évident.


 
L’armée syrienne engagée dans la guerre urbaine à Alep


AFP le 06.09.12 | 11h17 | mis à jour le 06.09.12 | 16h07

Dans un appartement de l’ouest d’Alep, le général syrien regarde sur son Ipad une carte Google Earth où apparaît chaque pâté de maisons du quartier de Seif al-Dawla.
Sur une table de salon sont posés des talkies-walkies pris aux rebelles avec lesquels il peut écouter leurs conversations et d’autres appareils de communication pour rester en contact avec ses officiers sur le terrain.
« Avance jusqu’au bloc 4 mais n’ouvre pas le feu sur ta droite, car j’ai envoyé une autre équipe de ce côté pour les prendre en tenaille et je ne voudrais pas que vous vous tiriez dessus », lance le chef des opérations pour l’ouest d’Alep.
Crâne dégarni, flegmatique, ce général de la garde républicaine, une unité d’élite, est chargé d’une partie des quartiers les plus difficiles de la ville.
« Nous devons reprendre aux terroristes les secteurs qu’ils détiennent en évitant au maximum de détruire la ville et de toucher la population civile pour qu’elle reste de notre côté. Cela nécessite du doigté », explique cet officier supérieur de 53 ans.
Sur d’autres fronts, comme Homs (centre), l’initiative revenait d’abord à l’artillerie puis l’infanterie occupait le terrain.
A Alep, grande métropole du nord, l’armée est en revanche engagée pour la première fois dans une véritable guerre urbaine, où elle doit grignoter un pâté de maison, une rue ou un carrefour. Artillerie, chars et hélicoptères viennent seulement en appui.
« Nous sommes divisés en groupes d’une quarantaine d’hommes extrêmement mobiles, munis d’armes automatiques, de roquettes antichars », explique un colonel à Seif al-Dawla.
« Nous avons face à nous des terroristes qui ont recours aux tireurs embusqués et aux engins explosifs. Il faut d’abord les déloger des immeubles puis désamorcer les bombes pour considérer que le terrain est propre ».
Depuis le début de la révolte en mars 2011, le régime de Bachar al-Assad assimile les combattants rebelles à des « terroristes » soutenus par l’étranger.

À cela s’ajoute la guerre du renseignement. Chaque camp utilise des habitants pour espionner le camp adverse. A Sayyed Ali, un quartier du centre, trois habitants rudoient un homme errant avec un sac d’ordures. Il « avoue » rapidement travailler pour les rebelles et pour avoir la vie sauve, donne immédiatement la position de ses « commanditaires ».

L’armée a envoyé début août dans la deuxième ville du pays ses unités d’élite : la garde républicaine pour reprendre le flanc ouest et les forces spéciales, pour le centre. Ces dernières ont pris il y a deux semaines le quartier chrétien de Jdeidé, dans la vieille ville et ont avancé vers la place Sayyed Ali, qu’elles grignotent aux rebelles.
L’armée cherche à asphyxier les insurgés en tronçonnant la ville et en bombardant quotidiennement les lignes d’approvisionnement de l’extérieur de la métropole.

« Le vent a tourné en faveur de l’armée »

Affable, le général ne doute pas une seconde de sa « victoire » prochaine. Pour lui, le plus dur a été accompli avec la prise le 9 août de Salaheddine et la conquête samedi de hauteurs de Seif al-Dawla, deux quartiers stratégiques de l’ouest.
Selon lui, il reste à conquérir les hauteurs d’Izaa, dominant l’ouest et toujours aux mains des rebelles, et le quartier de Soukkari (sud-ouest). L’offensive sur l’est de la ville est pour plus tard. « Les rebelles n’avancent plus et le vent a tourné en faveur de l’armée avec la reconquête de Salaheddine ».
Construit de manière anarchique avec des petites ruelles et des immeubles de cinq à six étages, ce terrain idéal pour un combat de rues a été repris en une semaine par les militaires.

C’est par ce quartier que les rebelles se sont infiltrés au départ. Selon un officier des services de sécurité, beaucoup sont venus avec femmes et enfants, en cachant des armes et en prétextant fuir les combats à Idleb (nord-ouest). « Par pitié, nous les avons laissés entrer sans même les fouiller ».

L’autre explication, c’est la trahison du général Mohammad Maflah, chef des renseignements militaires d’Alep. « Il leur a donné les clefs de la ville », explique cet officier. Le général déserteur, qui s’est enfui deux semaines avant l’offensive rebelle, semble avoir été tué avant d’avoir franchi la frontière turque.
Pour le général, l’explication est plus simple: « Nous les avons laissés entrer car il est plus facile de les tenir au même endroit plutôt que de courir partout après eux ».
« Ils étaient au moins 7.000, nous en avons tué 2.000. Il y a des Syriens venus du nord et de la campagne alépine mais beaucoup sont des étrangers: Tchétchènes, Turcs, Afghans, Libyens et Tunisiens », explique t-il en montrant des papiers d’identité de Turcs.

Ce général, qui se dit laïque, dénonce l’ « aveuglement » de la France et d’autres pays occidentaux qui soutiennent selon lui les mouvements islamistes dans la région. « Ne comprennent-ils pas que nous sommes la dernière digue qui empêchera la vague islamiste d’engloutir l’Europe ? ».

 

AFP

(Merci à Djazaïri)

 

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http://www.infosyrie.fr/actualite/comment-larmee-est-en-train-de-reconquerir-alep/#comment-83362

 

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Manifs & manips

À en croire la grande majorité des médias, de CBS à Al-Jazeera, la Syrie est à feu et à sang, selon le schéma désormais classique (et même hollywoodien) du peuple luttant à mains nues pour la démocratie à l’occidentale, contre un pouvoir isolé ne s’appuyant plus que sur ses hommes de main.

 

Actualité

09 sept

 

Les mystères statistiques de la guerre

08 sept

 

Sur tous les fronts, de mercredi à vendredi…

07 sept

 

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Alep : des communiqués et du vécu

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Une semaine en Syrie

 

 

Décryptage

07 sept

 

Le tortueux chemin de Damas de Frédéric Pons (et d’autres)

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Barbarie des insurgés : apparemment l’omerta n’est plus tenable pour nos journaux « de


référence »

13 août

 

Y a-t-il un gaulliste dans la salle ?

05 août

 

La vraie nature des insurgés transpire de plus en plus fort dans la presse française

31 juil

 

Ce que combat l’armée à Alep, et ailleurs…

30 juil

 

Enfumage : quand le M. Figaro d’Alep déguise les ASL en chouans

30 juil

 

Les diversions en tous genres de l’ASL

 

 

Ré-information

07 sept

 

Lu dans Libération : la croisade anti-Bachar d’Erdogan a conduit la Turquie dans une impasse

06 sept

 

Réinformation : ça bouge de plus en plus à droite

14 août

 

Une voix lucide dans le désert droitier

07 août

 

France/Syrie : encore un peu de réinformation sur BFMTV

06 août

 

Les hommes de la DGSE en appui aux tueurs de l’ASL !

01 août

 

Quand Jaulmes du Figaro décrit le désarroi de ses amis ASL d’Alep

30 juil

 

Les djihadistes de Sa Majesté

 

 

 

Contributeurs

28 déc

 

Témoignage amer d’un cyber-opposant homsi !

10 nov

 

Quel(s) jeu(x) joue la Ligue arabe ?

 

 

 

En bref

10 août

 

Désinformation (suite) : l’heureuse résurrection du général Habib

01 août

 

Rappel : les soldats meurent aussi

 

 

 

 

Liens

 

 

 

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Poutine : les Occidentaux doivent revoir leur position sur la Syrie
8 septembre 2012 | Vladimir Poutine a souligné jeudi 6 septembre dans un entretien télévisé (*) qu’il ne fallait pas compter sur un changement de position de la Russie dans le dossier syrien. Le président russe a également accusé à demi-mot les Occidentaux de s’appuyer sur des groupes islamistes comparables à Al-Qaïda pour tenter de se débarrasser de Bachar al-Assad.
 

 

Un article de Noureddine Baltayeb & Nizar Maqni
Le Mossad au Maghreb : renforcer sa présence et ses actions
8 septembre 2012 | Ces trois derniers mois, les pays arabes du Maghreb ont été témoins d’un nombre croissant de controverses et de scandales concernant des cellules liées à des activités d’espionnage pour le compte d’Israël.

Un article de Gilad Atzmon
Rachel Corrie et le tampon juridique casher
7 septembre 2012 | La décision du juge Oded Gershon, prise plus tôt cette semaine, selon laquelle l’État d’Israël n’est pas à blâmer pour la mort de Rachel Corrie, n’est pas une surprise. En fait, elle réaffirme tout ce que nous savons déjà à propos de l’État juif, sa politique, son système judiciaire ainsi que son état d’esprit.

 

An article by Kourosh Ziabari
Who is the winner of sanctions game?
6 September 2012 | Less than a week ago, the European Union put into effect its comprehensive oil embargo against Iran upon which the member states had reached an agreement on January 23.

Interview (EXCLUSIVE)
Putin: Using Al-Qaeda in Syria like sending Gitmo inmates to fight
6 September 2012 | In an Russia Today global exclusive premiere, President Putin gives his first post-inauguration interview, speaking in depth with RT’s Kevin Owen ahead of the APEC summit in Vladivostok. ­Touching upon a range of issues, he discusses topics from the Pussy Riot trial to the Julian Assange case, from the upcoming US elections to the situation in Syria.

 

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EXCLUSIF – ALEP (Syrie) : Une vague d’attentats terroristes a touché la ville. [vidéo]

by Allain Jules

En Syrie, les terroristes qui voulaient prendre le pouvoir par la force, que dis-je, la coalition diabolique dont on ne cite plus les tenants, tellement ils sont nombreux, d'Europe, d'Amérique et des pays du Golfe, qui voulait prendre la Syrie par la force, a visiblement changé de fusil d'épaule, face à l'échec. Après avoir fait [...]

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Et dirigeants comme médias ne dénoncent pas ces attentats ! Quand comprendrons-nous ? (eva)

 

 

 

 

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9 septembre 2012 7 09 /09 /septembre /2012 01:53

 

Attention : Ce site attaque en permanence Obama. Certes. Mais son rival sera pire encore, et par ex il rêve d'attaquer la Russie ! (eva)

 

Sans Retour - le film choc sur le risque de conflit nucléaire au Moyen-Orient

http://www.solidariteetprogres.org/Sans-Retour-le-film-choc-sur-le-risque-de-conflit-nucleaire-au-Moyen_09053

 

Nous présentons ici en version française le documentaire du LaRouche PAC « Unsurvivable », produit en septembre 2012.

 

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La crise qui se noue autour de la Syrie et de l’Iran est aussi grave que le crise des missiles de Cuba en 1962, sauf que cette fois-ci, le président des Etats-Unis n’est pas John F. Kennedy.


Dans un monde nucléaire, se laisser entraîner dans une logique de guerre serait jeter l’humanité sur une voie sans retour.

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À lire ou voir aussi...

 

 

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9 septembre 2012 7 09 /09 /septembre /2012 01:33

Les Frères musulmans promulguent une fetwa pour protéger Israël

Les espoirs suscités en Palestine par l’élection de Mohamed Morsi à la tête de l’Etat égyptien s’amenuisent au fur et à mesure que le nouveau président dévoile sa feuille de route. 


Sonia B.
Samedi 8 Septembre 2012
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Le président Morsi recevant Hillary Clinton. D. R.
Le président Morsi recevant Hillary Clinton. D. R.
S’il y a une chose que le président Morsi ne compte pas changer, c’est bien les relations «amicales» et diplomatiques qu’entretient l’Egypte avec l’Etat hébreu. La confirmation vient d’une instruction donnée par le ministère égyptien des Affaires religieuses d’enseigner le «bon voisinage» aux imams en formation et son appel lancés aux mosquées de faire des fetwas sur l’importance de faire preuve de bon voisinage, notamment avec Israël. Cette information a été reprise par quelques médias arabes sans pour autant faire beaucoup de bruit en Egypte.

Le ministère égyptien des Affaires religieuses justifie son appel à la normalisation avec Israël par l’islam qui appelle les croyants à entretenir de bonnes relations avec leurs voisins qu’ils soient des personnes ou des Etats. Un module a été consacré pour l’enseignement du bon voisinage. Il est ainsi fait mention que «l’islam est une religion de la tolérance, de la paix et du pardon. De ce fait, quoi qu’a commis Israël, il reste un pays voisin et le Prophète a bien appelé à bien traiter ses voisins. Quant à la question de la libération d’Al-Qods, elle est inévitable». Cet appel corrobore le contenu de la lettre du président Mohamed Morsi adressée à son homologue israélien Shimon Peres, l’assurant de la continuité des relations de bon voisinage entre les deux pays. «J'espère que nous déploierons nos meilleurs efforts pour remettre le processus de paix au Proche-Orient sur les bons rails afin de parvenir à la sécurité et à la stabilité pour l'ensemble des peuples de la région, y compris le peuple israélien», a écrit M. Morsi dans la lettre dont le texte a été rendu public par la chancellerie de la présidence israélienne. La présidence égyptienne avait démenti formellement cette lettre. Mais l’instruction donnée aux imams renforce la thèse selon laquelle les Frères musulmans auraient déjà signé un pacte tacite de non-agression avec l’Etat israélien conformément à un agenda qui leur a été dicté par Washington.

http://www.algeriepatriotique.com/article/les-freres-musulmans-promulguent-une-fetwa-pour-proteger-israel http://www.algeriepatriotique.com/article/les-freres-musulmans-promulguent-une-fetwa-pour-proteger-israel

Les Frères musulmans promulguent une fetwa pour protéger Israël

 

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Le Mossad au Maghreb : renforcer sa présence et ses actions

La Syrie se porte mal. Elle est au bout du gouffre et de ses souffles.

Le terrorisme est un instrument au service des grandes puissances.

De Damas à Alger : un grand inconfort stratégique

Syrie : La France outrepasse son droit

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Syrie : La France outrepasse son droit

De source diplomatique, la presse anglophone annonce depuis hier que la France fournit désormais une aide beaucoup plus concrète que celle annoncée par le ministre des Affaires Etrangères, Laurent Fabius. Depuis une semaine, la France serait passée à la vitesse supérieure ne se contentant plus seulement de lui fournir quelques moyens de téléphonie comme il était annoncé précédemment.


Laurent Brayard,
Samedi 8 Septembre 2012
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Syrie : La France outrepasse son droit
L’annonce résonne comme un coup de tonnerre, alors que nous apprenons que l’aide qui est apportée depuis environ une semaine est une aide financière sonnante et trébuchante et également une aide en armement antiaérien. Cette information correspond d’ailleurs sans surprise à l’annonce qui a été faite ces jours-ci de la destruction par les rebelles de deux avions de l’Armée de l’Air syrienne par leurs propres moyens. Cette aide serait distillée à 5 groupes se trouvant dans des zones contrôlées ou occupées par les forces rebelles dans trois provinces dont celle d’Alep, cite une source anonyme. Cette nouvelle incroyable montre avec quelle morgue la France et ses alliés sont ainsi décidés à violer les décisions internationales qui ont été prises en commun dans le cadre de l’ONU.

Ainsi, l’embargo sur les armes et les différentes mesures restrictives qui isolent la Syrie sont de fait flouées par la France qui certainement forte de l’appui de ses alliés anglo-saxons que sont la Grande-Bretagne et les USA, montre au Monde un triste exemple. Cette aide, ne peut avoir été donnée qu’avec l’assentiment du président français Monsieur Hollande, par ailleurs au mépris de ses engagements personnels de campagne électorale. Nous pouvons en effet voir avec un certain dégoût comment, la promesse avait été faite de se désengager de l’Afghanistan, comment l’attaque de la Lybie avait été critiquée par l’opposition socialiste du moment, et comment ce régime socialiste pousse à une nouvelle intervention en cherchant à nous entraîner vers une nouvelle guerre, qui je l’affirme a un relent de colonialisme !

La France en effet ne peut pas se placer éternellement en donneuse de leçon, faire mine d’être respectueuse de la paix dans le Monde et des règles les plus élémentaires et à la première occasion fournir des armes qui vont tuer et qui seront tournées d’ailleurs comme en Irak bien vite contre des Chrétiens et toutes les minorités de Syrie. Les Américains avaient armé les islamistes Afghans, les fameux talibans pour lutter contre l’invasion russe… ils en ont reçu le prix et y ont entraînés les Français après qu’ils aient eu l’intelligence de refuser l’intervention en Irak. A un moment où Monsieur Hollande annonce un budget resserré et abandonne piteusement son projet « des 75 % » pour pressurer les classes moyennes ; les Français voient l’utilisation de leurs impôts, dans le financement occulte de quelques bandes de mercenaires dont nous avons tous vu la façon de faire, exécutions sommaires, appel à la guerre sainte, massacres.

Le fait est d’autant plus grave que la France est frappée d’un nombre incroyable de scandales liés à la présidence et la vie privée du président. Le couple s’est engagé dans une série de procès contre plusieurs magazines et journaux « People » pour quelques photos du duo présidentiel en maillot de bain. Les agissements tapageurs de sa compagne n’ont pas fini de défrayer la chronique en inondant la France à son tour du relent du scandale. A Marseille, le gouvernement a tenté ses derniers jours un coup médiatique « sécuritaire » qui n’a pas trompé la presse, une ville montrée du doigt, alors que la très grande majorité des villes françaises souffre d’une insécurité endémique au point d’être devenue le symbole de campagne du précédent président, bref le gouvernement français marche sur des œufs déchaînant littéralement la presse contre lui.

Ce déchaînement est d’autant plus frappant, que déjà des personnalités comme Cécile Duflot, et quelques journalistes hollandistes se plaignent pour ne pas dire pleurnichent sur les attaques ininterrompues dont ils font l’objet, un événement prenant la place d’un autre dans une valse qui aurait donné le tournis à plus d’un. En l’espace de quelques mois seulement, la succession d’impairs, de scandales, de maladresses a été telle, que la période habituellement plutôt calme des vacances scolaires a été au contraire médiatiquement une véritable fournaise. En agitant le feu en Syrie, en fournissant des armes qui vont tuer et qui ont déjà probablement tué, Hollande et ses partisans ne vont pas servir, ni la France, ni ses intérêts, ni même l’humanité ou une vraie cause.

Car si Bachar al-Assad ne peut pas évidemment soutenir la comparaison avec le démocratique Hollande, son élimination dans la violence la plus terrible laissera un vide inquiétant. Les trombines des rebelles ne sont pas en effet sans rappeler quelques têtes barbues, du côté de l’Afghanistan, en rappelant également que les chrétiens qui sont très nombreux, comme ils l’étaient en Irak, ainsi que d’autres minorités, seront et sont déjà en danger de mort, déclenchant un exode vers l’Ouest à un moment où les capacités d’accueil des pays de l’UE sont au niveau 0, pour ne pas dire dans le rouge, tous les indices d’alertes clignotent. La France devra-t-elle après avoir payé de l’armement et remplie les poches de bandes armées, payer le coût du sauvetage et de l’expatriation de ses milliers de pauvres gens ? Qu’est-ce que la France a à offrir à toutes ses personnes qui se retourneront de toute évidence immanquablement vers elle ?

La France ne s’est pas engagée pour la chute de Saddam Hussein, et nous avions ensuite appris que l’état des armements supposés des Irakiens avait été un leurre pour lancer une campagne ayant d’autres buts. Pour les mêmes raisons, la France avait accueilli il y a longtemps un certain Khomeini qui fut bien vite, trop vite enthousiaste à brûler, les Français l’ont-ils oublié (?) le drapeau tricolore, celui du « petit Satan ». En fournissant de telles armes à des groupements incontrôlables, la France montre sa totale inconscience du danger, personne ne peut en effet savoir où celles-ci se trouveront dans le futur, dans quelles mains, et pour servir quelle cause ? Nous aimerions également bien savoir la teneur de ses matériels, car le matériel antiarien en question, est évidemment utilisable de bien des manières, et pas seulement pour tirer sur quelques chasseurs, la fourniture d’une seule cartouche est déjà un crime, elle va à l’encontre de tout ce que la France a toujours défendue, la Liberté, l’Egalité et la Fraternité, les Droits de l’Homme !

La France assujettie et ballotée dans la crise européenne semble être devenue un jouet dans la main de quelques politiciens qui montrent une sérieuse tendance à bafouer tous les idéaux français, la République, la présidence, la Démocratie, est-ce en tuant et en appelant les partisans d’Allah que la France défendra en Syrie la fameuse et sempiternelle Démocratie ? Je vous le demande, à vous citoyens français, et je me souviens des paroles de Madame Roland qui disait sur le chemin de la guillotine, « Oh Liberté que de crimes commis en ton nom !». La France a un devoir en Syrie, elle fut liée à elle dans les années qui ont précédé la Première Guerre mondiale par un mandat qui fut mal supporté par les Syriens mais qui créa toute de même des liens qui existent. La Syrie, la Grande Syrie est aussi l’un des berceaux du christianisme, et en la livrant aux fanatiques, elle ne rend service à personne, encore moins par ailleurs à la Syrie.

En tant que membre du Conseil de Sécurité, elle a également un devoir de réserve et d’exemple à donner sur la scène mondiale, c’est une nation qui compte par son importance historique. Elle ne peut se permettre d’être une vassale, même des Etats-Unis et même pour le souvenir du débarquement du 6 juin 1944. Ce n’est pas en liquidant son armée que la France pourra espérer être respectée, ou être protégée par l’aile protectrice de l’Oncle Sam bienfaisant et compatissant ! Dans les combats de 1914, dans ceux de 1940 aux portes de Sedan, il n’y avait aucun avion américain ou GI’s aux côtés de la France, et si dorénavant un quelconque danger la menaçait, il n’y en aurait pas plus, du moins tant que les intérêts marchands des Etats-Unis ne seront pas dans la balance. Aux armes Citoyens !Mais de grâce n’en fournissez pas à n’importe qui…

http://french.ruvr.ru/2012_09_07/france-syrie/ http://french.ruvr.ru/2012_09_07/france-syrie/

 

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9 septembre 2012 7 09 /09 /septembre /2012 00:05

Dernière mn :

 

Une unité américaine de guerre psychologique aurait pour but de démoraliser la population et l'armée syrienne... (La voix de la R.I. d'Iran)

 

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Comment la propagande pro-guerre contre la Syrie évolue-t-elle ?

Syrie : Des « massacres épouvantables » aux « armes chimiques »…et l’Iran.

Komla KPOGLI
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La propagande médiatique a changé et a pris un nouveau cap sur la Syrie. Après des slogans : « des massacres contre son propre peuple », « des massacres épouvantables de Bachar Al-Assad » et toutes ces choses non vues mais criées et répétées qui n’ont pas (encore) réussi à bouger la position de la Russie et de la Chine, voici venu l’heure des « armes chimiques ». Les chiffres macabres avancés et distillés depuis Londres par l’OSDH, l’agence de presse et officier du registre mortuaire des « insurgés-rebelles-révolutionnaires » pupilles de l’Occident, se présentant comme une organisation de défense des droits de l’Homme, n’auront donc pas suffi pour obtenir des « bombardements justes et humanitaires » sur la Syrie. Les outrances mensongères de Laurent Fabius, de Hillary Clinton et autres petits tireurs d’élite médiatico-intellectuels n’auront pu réussir, pour le moment en tout cas, à obtenir de la Russie et de la Chine ne serait-ce qu’un fléchissement. Il faut donc monter d’un cran le matraquage et trouver plus grave que les massacres. Et qui s’en est chargé ? Le sous-lieutenant, l’Etat mercenaire par excellence des Etats-Unis et de ses alliés au Moyen-Orient : Israël.

Constatant la persistance de la fermeté sino-russe face à toutes les ruses et autres pièges savamment enrobés dans le tissu troué des projets de résolution ou des contacts diplomatiques nocturnes, la question des « armes chimiques » détenues par la Syrie revient subitement au devant de la scène. Le mode opératoire est digne d’intérêt : le 20 juillet 2012, Ehoud Barak, le ministre israélien de la Défense, effectuant une tournée d’inspection sur le plateau du Golan à la frontière avec la Syrie, a clairement laissé entendre que « l’armée israélienne ne permettrait en aucun cas le transfert d’armes de destruction massive syriennes. L’Etat d’Israël ne peut accepter le transfert d’armes de pointe de la Syrie au Liban. Nous surveillons étroitement (...) le Hezbollah qui pourrait essayer de tirer avantage de la situation…Il n’est pas approprié d’en dire plus pour le moment sur quand nous allons agir, comment nous agirons, ou si vraiment nous agirons. Nous suivons tout cela de très près ». Voilà la naissance d’une nouvelle argumentation en faveur du projet d’agression contre la Syrie : la menace des armes chimiques.

« La Syrie a accumulé le plus important arsenal d’armes chimiques du monde et dispose de missiles et de roquettes capables d’atteindre n’importe quel point du territoire israélien », a confirmé le général Yaïr Naveh, le chef d’état-major adjoint.
Les deux dirigeants seront suivis par le chef du gouvernement israélien. « Peut-on imaginer que le Hezbollah dispose d’armes chimiques, c’est comme si Al-Qaïda avait des armes chimiques », a affirmé M. Netanyahu le 22 juillet 2012. « C’est une chose inacceptable pour nous, pour les Etats-Unis, et nous devrons agir pour l’empêcher s’il en est besoin » a prévenu M. Netanyahu.

Constatant ce nouveau tournant dans la communication de ses ennemis, Damas a indiqué le lundi 23 juillet 2012 qu’elle n’utiliserait ses armes chimiques qu’en cas d’"agression étrangère". « Aucune arme chimique ou non conventionnelle ne sera utilisée contre nos propres citoyens (...), ces armes ne seront utilisées qu’en cas d’agression étrangère », a indiqué le porte-parole du ministère syrien des Affaires étrangères.

Mais ce tournant dans la communication a fait son effet et va être maintenu. Désormais, les parrains de la rébellion armée contre la Syrie vont marteler le même message afin de mieux ancrer dans les têtes la dangerosité du gouvernement dirigé par Al Assad. La technique est si bien rôdée que Barack Obama, le prix Nobel des guerres justes et humanitaires s’est fendu des menaces très claires le 20 août dernier : « Nous avons été très clairs envers le régime d’Assad, mais également envers les autres acteurs sur le terrain, sur le fait que, pour nous, une ligne rouge serait de voir un arsenal complet d’armes chimiques en train d’être déplacées ou utilisées. Cela changerait mes calculs. » Et, pour être encore plus clair et montrer que « les acteurs sur le terrain » est une formule pour désigner en réalité le gouvernement d’Al Assad, Obama a tenu à préciser : « Nous ne pouvons pas nous trouver dans une situation dans laquelle des armes chimiques ou biologiques tombent entre les mains des mauvaises personnes ».

A partir du moment où l’Oncle Sam a parlé des armes chimiques suivant ainsi son sous lieutenant Israël, il était évident que toutes les autres hyènes de la bande iront dans le même sens. Telle est l’une des règles fondamentales de la chasse élaborées par la meute.

Une semaine après l’Oncle Barry, François Hollande surnommé dans certains milieux revanchards « le Mou » ou « Le Flou » ou encore « Flamby » le 27 août 2012, François Hollande ira répéter le nouveau mot d’ordre : « Je le dis avec la solennité qui convient : nous restons très vigilants avec nos alliés pour prévenir l’emploi d’armes chimiques par le régime (syrien), qui serait pour la communauté internationale une cause légitime d’intervention directe » , lors d’un discours devant quelque 200 ambassadeurs français réunis à l’Elysée. Son ministre des affaires étrangères, Laurent Fabius qui, déjà en août professait que « Bachar Al Assad ne mérite pas d’être sur terre », ira énoncé sur Europe1 le 31 août que « il est certain que nous jugeons M. Bachar al-Assad responsable de l’utilisation de ces armes et s’il y avait la moindre tentative d’en faire utilisation directement ou indirectement la réponse serait immédiate et fulgurante ».

Sur France 3, dimanche 02 septembre 2012, Alain Juppé déchu du ministère des affaires étrangères pour cause de défaite électorale de Sarkozy a affirmé que les pays Occidentaux et leurs alliés (agresseurs) doivent « se passer d’un feu vert onusien pour attaquer la Syrie au cas où le risque de prolifération d’armes chimiques se dessinait » . Alain Juppé, un des assassins directs de Mouammar Kadhafi et des dizaines de milliers de personnes en Libye et en Côte d’Ivoire a précisé que « sur la question d’utiliser la force ou pas, notre doctrine de toujours-et je pense qu’il ne faut pas l’abandonner- est qu’on utilise la force qu’avec le feu vert des Nations unies. Est-ce que dans un certain nombre de situations extrêmes, comme le risque de prolifération des armes chimiques, on peut se passer de ce feu vert ? Oui, je pense qu’il faut l’envisager ».

David Cameron, premier ministre britannique et Ban Ki Moon, secrétaire général de l’atlantiste ONU iront dans le même sens. Ce dernier déclarant le 23 juillet 2012 depuis Belgrade : « il serait répréhensible de voir quiconque en Syrie envisager l’utilisation d’armes de destruction massive comme des armes chimiques. J’espère sincèrement que la communauté internationale gardera un oeil là-dessus pour que rien de tel ne se produise » .
La Turquie, le Qatar, l’Arabie Saoudite et tous les autres pions sont sur la même longueur d’ondes.Comme on le voit, les stratèges pro-guerre auront le triste mérite d’avoir tout essayé. La nouvelle rhétorique fondée sur les armes chimiques menaçantes pourra ainsi justifier une agression contre la Syrie en escamotant le double refus sino-russe et mettre ainsi la Chine et la Russie devant le fait accompli tout en misant sur le fait que, peut-être, ces deux pays n’iront pas jusqu’à livrer une guerre ouverte à l’Occident pour la Syrie. Rien n’est moins sûr.

Israël étant le pays qui fabrique en direction prioritairement des opinions occidentales l’essentiel de l’information sur ce qu’on appelle le monde arabe, démontre une nouvelle fois au travers de ce changement de rhétorique face à la Syrie qu’il sait tenir son rôle. Rôle qu’ont dépeint Stephen Walt et John Mearsheimer dans leur ouvrage « Le Lobby pro-israélien et la politique étrangère américaine » paru en 2007
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En effet, lors de la « Guerre des six jours » en 1967, Israël a arraché à la Syrie une partie de son territoire appelée le plateau du Golan d’où environ 100.000 syriens furent renvoyés. En 1981, le plateau du Golan passe sous les lois israéliennes et le territoire est repeuplé par quelques 18.000 colons israéliens. La Syrie tient absolument à reprendre ce territoire et pour ce faire, elle arme le Hezbollah et le Hamas qu’elle utilise pour maintenir la pression sur Israël. Comme le montrent Walt et Mearsheimer, seuls Yitzhak Rabin en 1994 assassiné plus tard et Ehud Barak dans un premier temps, puis opposé en 2000 furent favorables parmi tous les dirigeants israéliens de retourner à la Syrie le territoire volé contre un traité de paix. Ariel Sharon qui a succédé à Ehud Barak lui-même ayant fait marche arrière déclarera : « même dans mes moments de fantaisie les plus fous, je n’aurais jamais accepté une telle concession » . Ehud Olmert, successeur de Sharon confirmera : « Le plateau du Golan restera en notre possession pour toujours » . Tous ses successeurs s’inscriront dans la même logique. « Israël n’abandonnera jamais le plateau de Golan ; cette région fait partie intégrante d’Israël et est vitale pour sa sécurité et sa protection », tranchait Yisraël Katz, député israélien lorsque Javier Solana, Secrétaire général du Conseil de l’Union Européenne, en 2007, disait souhaiter aider la Syrie à récupérer ledit territoire.

Face à l’insistance syrienne va alors être engagée une œuvre de diabolisation du gouvernement syrien par Israël, ses dirigeants, ses intellectuels, ses médias et les puissants lobbies qui le soutiennent inconditionnellement dans sa logique de confiscation du Golan. Ariel Sharon, le 15 mars 2003 dira de Bachar Al Assad qu’il est un « homme dangereux et incapable d’un jugement sain » avant d’appeler les Etats Unis à exercer sur Al Assad « une très forte pression » pour l’empêcher de soutenir le Hamas et le Hezbollah. Toujours en 2003, pour Ephraïm Halevy, conseiller pour la sécurité nationale de Sharon, Assad « irresponsable et insolent succombait fréquemment à de mauvaises influences », « on ne pouvait pas fermer les yeux sur ses machinations. Mais avant d’arriver à la guerre, il y a toute une gamme de mesures qui peuvent être prises pour limiter les crocs du jeune, arrogant et immature président syrien ». L’immaturité de Bachar Al- Assad étant sa volonté de voir la Syrie regagner le plateau du Golan.

Les deux auteurs citent beaucoup de personnalités allant dans le même sens dans les médias israéliens aussi bien qu’étatsuniens où elles accouchaient fréquemment leur propagande en vue de pousser l’opinion et les décideurs politiques occidentaux notamment étatsuniens à catégoriser la Syrie et éventuellement à lui livrer une guerre. « La Syrie avait un fort pouvoir de nuisance, beaucoup plus fort que l’Irak » Yoshi Alphar. « Je me demande si, étant donné la qualité de leurs sources, les Syriens n’avaient pas eu vent de la conspiration du 11 septembre et avaient omis d’en avertir les Etats Unis » Itamar Rabinovich, ancien ambassadeur d’Israël aux USA. « Prochaine étape : serrer la vis à la Syrie. Il faut utiliser tous les moyens nécessaires y compris la force militaire pour obtenir un changement de comportement et/ou de régime à Damas » , journaliste israélo-américain Yossi Klein Halevi, 15 avril 2003 dans le Los Angeles Times. « La Syrie, amie du terrorisme, a elle aussi besoin d’un changement », Zev Chafets, 16 avril 2003 dans New York Daily News. « Je ne serai pas surpris si les armes de destruction massive que nous n’arrivons pas à trouver en Irak avaient pris le chemin de la Syrie » Eliot Engel. « Assad est un homme excessivement dangereux » Jed Babbin…On pourrait en citer d’autres. Mais c’est fastidieux. Soulignons simplement qu’à la même époque, il y avait une loi dénommée Syria Accountability Act qui fut votée par le congrès étatsunien sous l’instigation d’Eliot Engel et de l’AIPAC avec pour objectif d’intégrer la Syrie à la liste des pays de « l’Axe du Mal ».

La Syrie n’est donc pas dans l’œil du cyclone depuis 2011. Elle est ciblée bien avant le début du fameux « Printemps arabe ». Les mouvements de foule de ces deux dernières années dans les pays où l’Occident bénéficiant dans certains cas des yeux fermés de la Chine et de la Russie n’ont servi qu’à tendre vers la réalisation d’un objectif prévu de longue date à Damas. Pour ce faire, rien de plus efficace que de resservir les vieilles mais redoutables recettes des armes chimiques, bactériologiques voire de destruction massive. C’est en cela que les responsables israéliens qui font semblant de ne jouer aucun rôle en Syrie actuellement avaient été les premiers à réorienter la communication pro-guerre en la faisant passer du stade compassionnel des massacres nécessitant une intervention humanitaire bloquée par les méchants et cyniques Russes et Chinois au cap de la menace des armes chimiques, « ligne rouge » autour duquel les agresseurs tentent à présent de mobiliser. Il faut rappeler, pour finir, que les armes chimiques dont il est question sont celles que la Syrie avait achetées à l’Egypte en 1973, lesquelles ne font peur ni à Israël ni à l’Occident car disposant de moyens de dissuasion suffisants.

Le prochain sur la liste est l’Iran. Les dirigeants israéliens ne cachent même pas leur démarche. Certain que tous les actes qu’il aura à poser, que ce soit aujourd’hui ou demain, contre l’Iran a et aura l’appui moral et matériel de l’Occident notamment des Etats Unis d’Amérique, des dirigeants israéliens annoncent qu’ils pourront frapper l’Iran avant les élections américaines de novembre prochain, obligeant ainsi ce tuteur bienveillant à l’accompagner dans cette nouvelle mission. Ce matin, 03 septembre 2012 sur BFMTV, Jean Jacques Bourdin a essayé en vain d’obtenir de Laurent Fabius un mot de la diplomatie française allant à l’encontre du projet israélien. Projet qui au demeurant, ne fâche pas la plupart des diplomaties occidentales. Loin de là, elles le soutiennent, lui fournissent même des moyens pour son accomplissement. A la fin, Fabius n’a trouvé qu’une condamnation ou simplement de réserves quant à une future agression contre l’Iran. Il dira « je me demande même si les Iraniens ne sont pas dans une stratégie double en se faisant frapper puis dire « nous on ne faisait rien, on nous a tapés dessus faire. Ils deviennent ainsi la victime et du même et du coup ils récupèrent une espèce de légitimité auprès des populations ». C’est dire combien ce monde là réserve donc des surprises aux proies contre lesquelles il planifie des attaques. Il temps, grand temps que les peuples affaiblis ou faibles commencent sérieusement par penser sérieusement à leur survie en se regroupant, en se dotant de la conscience des enjeux, en fédérant autour d’un leadership avisé et responsable avec l’idée de rechercher les moyens les plus appropriés pour répondre aux défis que ce monde là pose et posera

Komla KPOGLI

03 septembre 2012

Web. http://lajuda.blogspot.com.

URL de cet article 17616
http://www.legrandsoir.info/syrie-des-massacres-epouvantables-aux-armes-chimiques-et-l-iran.html
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Sur ce site,
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Yann FIEVET
« Il n’y a rien, dans le monde des hommes, que l’homme ne puisse réaliser. Si les buts que vous cherchez à atteindre ne concernent que vous, ils ne vous mèneront pas plus loin que vous-mêmes ; Mais les buts que vous visez pour le bien commun vous mèneront bien au-delà, et jusque dans l’éternité. » Marcus GARVEY Les habituelles insouciances de l’été combinées à l’opportune pléthore des jeux du stade sont désormais derrière nous. Cependant, la Crise dans ses multiples dimensions ne s’est en rien effacée malgré (...) lire la suite
Djamaleddine BENCHENOUF
Les prises de position des uns et des autres, lorsqu’elles sont diamétralement, voire radicalement, opposées, sur des évènements majeurs, signifient-elles, par voie de conséquence, que les uns ou les autres, sont dans l’erreur, pour le moins qu’on puisse dire ? Je m’explique. Parce que je sais que je suis un peu confus. Prenons un exemple précis. Une personne affirme que l’orange a une forme ronde. L’autre qu’elle est carrée. La logique veut que le deuxième, à moins qu’il ait une vision subliminale, (...) lire la suite
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Jean BRICMONT
Dans votre article, « The case for a Non-Interventionist Foreign Policy », vous parlez des justifications que les puissances impériales utilisent pour rationaliser leurs expéditions militaires dans le monde. Une politique étrangère belliciste ne constitue-t-elle pas un avantage pour les politiciens dans le monde occidental, particulièrement aux États-Unis, pour attirer les votes et le soutien des populations ? Les américains peuvent-ils élire un président pacifiste qui s’engage ouvertement à en finir (...) lire la suite
John PILGER
La menace du gouvernement britannique d’envahir l’ambassade équatorienne à Londres pour s’emparer de Julian Assange est d’une importance historique. David Cameron, ancien chargé des relations publiques d’un magnat de la télévision et marchand d’armes auprès des monarchies du Golfe, est bien placé pour déshonorer les conventions internationales qui ont protégé des Britanniques qui s’étaient retrouvés au milieu d’un soulèvement. Tout comme l’invasion de l’Irak par Tony Blair a directement mené aux attentats (...) lire la suite
Chems Eddine CHITOUR
« Le Mouvement des non-alignés ? Combien de divisions ? » - Appréciation dévalorisante de l’Occident Du 28 au 30 août s’est tenu à Téhéran le XVIe Sommet des pays non-alignés, et ce, dans l’indifférence la plus totale des pays occidentaux et du black-out des médias occidentaux main stream. Malgré cela, vingt neuf chefs d’État ou de gouvernement ont fait le déplacement, tandis que la majorité des 120 membres de ce mouvement étaient représentés au niveau ministériel. À l’issue de ce sommet, l’Iran prendra pour (...) lire la suite
Caroline COURSON
« Les forces vives du monde entier s’éveillent d’un long sommeil. La Grèce est au centre de cette violence d’un monde à créer, appelée à supplanter la violence absurde d’un monde fasciné par le progrès de son autodestruction. » Raoul VANEIGEM « La Grèce a fait de moi un homme libre et entier » Henry Miller « Les empires ne retiennent pas les leçons de l’histoire » Noam Chomsky Timeo Danaos (Prenez garde aux grecs) Depuis des mois interminables que je joue les Cassandre en hurlant « Ellas Ellas » pour la (...) lire la suite
Fida DAKROUB
Il est certainement beau de bien servir sa patrie, mais le mérite de bien dire n’est pas non plus à dédaigner. En politique comme en littérature, sur la barricade comme sur l’écran d’un ordinateur, on peut se rendre illustre ; et ceux qui font de belles actions, comme ceux qui les écrivent, obtiennent des louanges. Or, selon moi, bien qu’il ne revienne pas à celui qui écrit l’histoire la même gloire qu’à celui qui la fait, sa tâche n’en est pas moins fort difficile. Dans ce sens, il ne suffit pas que le (...) lire la suite
Oscar FORTIN
Un témoignage et point de vue qui nous fait découvrir l’autre visage de l’Iran Je viens tout juste de découvrir un auteur, Gilles Lanneau, dont le peu que j’en ai lu m’a aussitôt conduit à en savoir davantage sur lui-même. J’ai trouvé, sur Google, une des nombreuses références qui nous révèle tout particulièrement l’homme et les expériences qui sous-tendent ses écrits. Je vous invite à lire cette entrevue qu’il accordait à Mina Fallah de la revue TEHERAN Je me permets de partager avec vous un bref (...) lire la suite
André BOUNY
Réajustements et façon dont a été traitée cet été l’inauguration du chantier visant à décontaminer une ancienne aire de stockage d’Agent Orange sur l’aéroport de Danang au Viêt Nam. À l’été 2011, se déroula une cérémonie dédiée aux accords vietnamo-étasuniens visant à engager un chantier de décontamination de la dioxine recelée dans et par l’Agent Orange sur une partie de l’ancienne base américaine de Danang. Un lieu faisant partie des trois principaux sites les plus contaminés par cette molécule 2,3,7,8-TCDD parmi (...) lire la suite
Une analyse documentée des dérives de la presse, ici et ailleurs
Jean-Luc MELENCHON
L’article que vous allez lire traite de l’affaire Assange, de l’Equateur, de nos médias. C’est un extrait (la deuxième partie) d’un long article (« Le MEDEF ne sent plus d’arrogance ! ») écrit sur son blog par Jean-Luc Mélenchon. Si nous le publions ici, ce n’est pas parce qu’il cite aimablement LGS quand d’autres le dénigrent, ni parce que nous sommes d’accord sur tout. C’est parce que nous avons dans cet article la démonstration de ce qu’un homme politique peut savoir, s’il le veut, sur l’Amérique (...) lire la suite
Ismail SALAMI
L’Occident a beau ignorer délibérément et mépriser ostensiblement le sommet du Mouvement des Non Alignés de Téhéran, il apparaît clairement que ce sommet a énormément chagriné Washington et Israël et qu’un dialogue entre les nations pour parvenir à la paix garde toujours une grande potentialité. La veille de l’inauguration du sommet des Non Alignés, le premier ministre israélien Benjamin Netanyahu a fait preuve de son cynisme habituel en qualifiant la présence de représentants de haut niveau de plus de 120 (...) lire la suite
Jacqueline ROUSSIE
Monsieur le Président Obama The White House 1600 Pennsylvania Avenue N.W. Washington DC 20500 Monsieur le Président, Je venais à peine de vous envoyer la « lettre du mois d’août », que j’apprenais l’inscription de Cuba sur la liste des « Etats Sponsors du Terrorisme International », par votre Département d’Etat. En France, tous les écoliers apprennent la fable de Jean de La Fontaine « Le loup et l’agneau ». Dans cette fable, le loup accuse l’agneau de tous les maux de la terre avant de dévorer (...) lire la suite
L’art de la guerre
Manlio DINUCCI
« Site Pluto » (Site Pluton) était pendant la guerre froide le plus grand dépôt d’armes nucléaires de la US Army en Italie. Dans ses souterrains, sous la colline de Longare (Vicence), étaient gardés plus de 200 engins nucléaires « tactiques » : des missiles à courte portée, des projectiles d’artillerie et des mines de démolition. Prêts à déclencher l’enfer nucléaire sur le territoire italien. Inactivé officiellement en 1992 comme dépôt, le site a été en partie affecté à des communications satellitaires. Il est, (...) lire la suite
Guillaume DE ROUVILLE
Lors des guerres menées par les États-Unis depuis la chute du mur de Berlin au nom d’une certaine idée de leur puissance, est apparue une notion, celle de « dommages collatéraux », qui a été utilisée par les organes des relations publiques du Pentagone pour justifier et faire accepter aux opinions occidentales des actes de guerre provocant des victimes civiles. Ces dommages collatéraux ne seraient pas souhaités par la puissance militaire qui déplore ces tragiques erreurs, fruits de renseignements (...) lire la suite
Capitaine Martin
Le président George W. Bush, l’homme qui a engagé sa propre Nation dans des guerres aussi sanglantes que désastreuses, qui a attaqué de manière décisive la vie privée et les droits constitutionnels, et qui a donné un nouveau tour de vis aux politiques néolibérales, a été élu à l’issue d’une des plus grandes polémiques de l’histoire des scrutins dits démocratiques, qui a vu opérations de recomptage manuel et feuilletons juridiques se succéder. Une chose vraiment difficile à croire venant d’un grand pays comme (...) lire la suite
Comment la propagande pro-guerre contre la Syrie évolue-t-elle ?
Komla KPOGLI
La propagande médiatique a changé et a pris un nouveau cap sur la Syrie. Après des slogans : « des massacres contre son propre peuple », « des massacres épouvantables de Bachar Al-Assad » et toutes ces choses non vues mais criées et répétées qui n’ont pas (encore) réussi à bouger la position de la Russie et de la Chine, voici venu l’heure des « armes chimiques ». Les chiffres macabres avancés et distillés depuis Londres par l’OSDH, l’agence de presse et officier du registre mortuaire des « (...) lire la suite
Un parfum vert-de-gris dans la volonté de surveiller, de pourchasser, d’évaluer, de juger
Anatole BERNARD
Qui a le souci de la vérité ? Le tir nourri qui vise LGS mérite une riposte vive, mais digne. Car l’enjeu est de taille. Oui, dans cette affaire la liberté d’expression est tout simplement piétinée et par conséquent la démocratie niée, elle qui garantit une loi égale pour tous et des droits inaliénables au travail, à l’éducation, à la santé, à l’information, à l’expression (…). Alors, comment qualifier une campagne qui ne traite nullement les orientations incriminées au fond, qui insulte et juge de manière (...) lire la suite
Presse « de gauche », plagiat, troncature, enfumage et reprises des bobards de factieux.
Vladimir MARCIAC
Vous allez voir : nos médias ne supportent pas ça. Et pas que nos médias réputés de droite, hélas ! Tandis que se construit l’Europe de la concurrence et de l’argent-roi, de la compétition inamicale entre les pays de l’UE, tandis que nos médias privés condamnent le travailleur grec (oisif et non imposé), l’Espagnol dépensier, l’Italien combinard, le Français aux 35 heures et qu’ils alimentent la crainte de voir arriver le plombier polonais, les pays du sous-continent latino-américain se dressent un à un (...) lire la suite
Rosa LLORENS
La rentrée, pas encore effectuée, a déjà apporté son premier film "d’intervention culturelle" (pour ne pas dire : de propagande). La Vierge, les Coptes et moi, de Namir Abdel Messeeh, n’est pas un film agressif, méprisant et grotesque (comme le sinistre Cochon de Gaza, dont le titre était déjà tout un programme) ; mais il s’inscrit dans un véritable projet de contrôle des images et des représentations concernant l’Egypte : il s’agit de fournir une grille de lecture pré-digérée où la réalité égyptienne (...) lire la suite
Patricio Montesinos
« N’importe quoi, sauf la vérité. Il n’y a que ça qui ne se vend pas ». - Boris Vian L’organisation autoproclamée Reporters Sans Frontières (RSF), qui dit défendre la presse dans le monde, attaque maintenant la Bolivie comme elle a coutume de le faire s’agissant des pays catalogués « adversaires » des États-Unis, en ourdissant une nouvelle agression envers cette nation des Andes, déjà la cible, tous ces temps derniers, de campagnes médiatiques incessantes et d’actions subversives. « Reporters Sans Vergogne (...) lire la suite
Les délégués du gouvernement de la République de Colombie (le gouvernement national) et les Forces Armées révolutionnaires de Colombie – Armée du Peuple (FARC-EP) En conclusion de la Rencontre exploratoire qui a commencé à La Havane, à Cuba, le 23 février 2012, les gouvernements de la République de Cuba et de la Norvège jouant le rôle de garants, le gouvernement de la République bolivarienne du Venezuela agissant comme facilitateur logistique et comme accompagnateur, À la suite de la décision commune de (...) lire la suite
M. Saadoune
Rachel Corrie est coupable ! Permettez-moi de vous transmettre l’édito de M Saadoune Quotidien d’Oran consacré au jugement posthume de la pacifiste nord américaine R. Corrie. Décidément Israël est une grande démocratie Rachel Corrie est coupable… Un militaire israélien conduisant un bulldozer lui est passé et repassé dessus. Elle en est morte. Bien fait pour elle, a dit la « justice » israélienne. Cette militante pacifiste américaine est donc coupable d’avoir été là, d’être venue en témoin de la terrible (...) lire la suite
Le moment pour Obama de gagner son Prix Nobel
Dan KOVALIK
D’après le journal colombien El Tiempo, 75% des Colombiens souhaitent un dialogue entre le gouvernement colombien et les guérillas. Et cela pour de bonnes raisons, la Colombie ayant été dévastée par plus de 50 années de conflit armé qui a coûté la vie à des centaines de milliers de civils (entre 50 et 250 mille d’entre eux ont « disparu ») ; qui a laissé plus de 5 millions de personnes déplacées (la population la plus importante de personnes déplacées dans le monde), et a donné un prétexte au gouvernement (...) lire la suite
Claude Jacqueline HERDHUIN
Cet argument dit tout sur l’état de notre société québécoise. Je paie donc j’ai le droit, je peux payer donc je me fous de ceux qui ne peuvent pas payer. Cette notion mercantile, typiquement nord-américaine, fait ressortir la maudite française en moi. Pourtant, après 24 ans au Québec, je me sais totalement « assimilée ». Plus québécoise que française, je n’ai jamais essayé de recréer mes habitudes du vieux continent ici et je me suis toujours gardée de tomber dans le discours du type : « En France, c’est comme (...) lire la suite
Le Rapport Anti-Empire
William BLUM
« Nous prêtons allégeance à la république représentée par l’Amérique et non à l’empire qui la fait souffrir » (1) Il a fallu une révolution à Louis XVI, deux défaites militaires historiques à Napoléon, de multiples révolutions dans le Nouveau Monde à l’empire espagnol, une révolution communiste au Tsar russe, la Première Guerre Mondiale à l’empire Austro-hongrois et Ottoman, la Deuxième Guerre Mondiale au Troisième Reich, deux bombes atomiques à l’Empire du Soleil Levant, un coup d’état militaire à domicile à (...) lire la suite
Mohamed BELAALI
Les manifestations contre la dynastie des Al Saoud notamment dans les provinces orientales se poursuivent et se ressemblent. Chaque manifestation se termine par une répression sanglante. Cette violence exercée sur des manifestants pacifiques se fait à huis clos. Le silence des États-Unis, de l’Europe et de leurs médias sur ces exactions est impressionnant. Leur complicité avec ce Royaume moyenâgeux est totale. Les richesses pétrolières enfouies sous le sable de l’Arabie, le rôle de défenseur des (...) lire la suite
Jérôme DUVAL
Face à une dette privée des institutions financières (banques principalement) devenue dangereuse car reposant sur une accumulation de crédits hypothécaires à risques, c’est-à-dire avec une forte probabilité de non paiement, le royaume d’Espagne, sur le conseil de sociétés privées, a décidé de transférer ce risque aux institutions publiques. Mais qui sont ces sociétés privées, et quels intérêts servent-elles ? L’Etat paie 2 millions d’euros des entreprises privées au bilan douteux pour le conseiller Le 21 (...) lire la suite
Diana JOHNSTONE
Il était une fois une organisation appelée Amnesty International qui se consacrait à la défense des prisonniers de conscience partout dans le monde. Son action était guidée par deux principes qui ont contribué à son succès : la neutralité et la discrétion. Dans le contexte de la Guerre Froide, Amnesty International à ses débuts prenait soin d’équilibrer ses campagnes en faveur des prisonniers entre les trois régions idéologiques : l’Occident capitaliste, l’Est communiste et les pays en voie de (...) lire la suite
Paul CRAIG ROBERTS
Les Etats-Unis se sont effondrés sur le plan social, politique, légal, constitutionnel, environnemental et moral. Le pays qui existe aujourd’hui n’est plus que l’ombre du pays où je suis né. Dans cet article, je vais traiter de l’effondrement économique des Etats-Unis. Dans les articles suivants je traiterais d’autres aspects du collapsus étasunien. Sur le plan économique, les Etats-Unis ont atteint le stade de la pauvreté. Comme dit Peter Edelman "Les petits salaires sont la norme." Aujourd’hui dans (...) lire la suite
Djamaleddine BENCHENOUF
BHL est aux avant-postes de la révolution du Kéfieh, aux côtés des révolutionnaires, depuis le premier jour du printemps palestinien. New-York, le 2 mars 2013 : Il est partout ! C’est grâce à lui que l’insurrection palestinienne a forcé le black-out qui tentait de l’occulter, pour que le carnage puisse, encore une fois, se commettre à huis-clos. Il a interpellé, sans désemparer, toutes les puissances occidentales, et a exigé que les forces de l’OTAN interviennent énergiquement contre le régime (...) lire la suite
BREVES
GRIGNY : GO TV !, une télé ouèbe pour informer, valoriser Partant du principe que la communication est un service public à part entière, la municipalité de Grigny (Rhône) dirigée par René Balme a décidé d’élargir son champ d’action en adjoignant au journal de Grigny (mensuel papier), un journal télévisé (...) lire la suite
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7 septembre 2012 5 07 /09 /septembre /2012 23:19

 

Les derniers blindés du Département de la Sécurité Intérieure, le modèle GLS 2500

Des véhicules équipés de mitraillettes, d'armes sonores et à micro-ondes qui permettent de disperser et maîtriser les foules.



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http://conscience-du-peuple.blogspot.fr/2012/09/les-derniers-blindes-du-departement-de.html
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7 septembre 2012 5 07 /09 /septembre /2012 22:32

 

IRAN: Le régime sioniste s’arroge le privilège des agressions préventives !

August 18, 2012 in Proche Orient

 


Nous assistons à un débat surréaliste, entretenu par des médias aux ordres, et des gouvernements complices.

 

 

Quelles seraient les modalités d’une attaque sioniste contre l’Iran et quels seraient les risques pour ce pays?

Et tous les “experts” d’exprimer leurs avis, et les gouvernants leurs positions d’attentisme et de prudence.


Dans AUCUN média, n’est soulevée la question de la légitimité et de la légalité d’une telle agression.

 
Comme s’il était acquis et admis que le régime sioniste établisse les règles de droit qui lui conviennent.

Alors même que cet État depuis sa création, par la force et la violence, viole toutes les résolutions internationales, et en premier lieu, celle déjà de 1949, demandant le retour des réfugiés palestiniens victimes d’un nettoyage ethnique quasi intégral !


L’Iran n’a fait la guerre à aucun voisin, n’occupe aucune terre étrangère.


On lui prête des déclarations agressives inventées par les officines sionistes.
Alors qu’on ne compte plus les agressions sionistes, les confiscations de terres palestiniennes, les ratonnades, l’apartheid en Cisjordanie, les destructions de maisons et de puits, les humiliations aux barrages, les arrestations arbitraires, les cours de “justice” militaires, etc.

Mais Israël A DÉCIDE que l’Iran ne devait pas avoir la technologie nucléaire.

Une bombe ? Et pourquoi pas ?

Le régime sioniste dispose au bas mot de 6 sous marins fournis par l’Allemagne et capables d’envoyer des dizaines de missiles à multiples ogives nucléaires, sans compter les avions et les missiles sol-sol.


Mais il veut être le seul MAITRE de la région et dicter sa politique aux voisins, avec la complicité des régimes sunnites, ces présidents et roitelets arabes qui ont abandonné toute dignité, et tout projet de développement réel, pour se maintenir au pouvoir, sous la protection de leur saigneur sioniste.


Source > Un texte de Jacob Cohen.


IRAN : O / USA : 51

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Voir aussi :

 

Pourquoi l’Iran veut se doter de la bombe

 

http://oumma.com/13984/liran-veut-se-doter-de-bombe?utm_source=Oumma+Media&utm_campaign=44c7216061-RSS_EMAIL_CAMPAIGN&utm_medium=email

 

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7 septembre 2012 5 07 /09 /septembre /2012 15:56

 

 

Hollande a reçu BHL à l’Elysée pour parler de la Syrie

http://lejournaldusiecle.files.wordpress.com/2012/09/bhl-seigneur-de-guerre.png?w=600

 

 

François Hollande a reçu Bernard-Henri Lévy la semaine dernière à l’Elysée pour évoquer le dossier syrien en compagnie du ministre des affaires étrangères Laurent Fabius.


Dans une interview au Parisien parue cet été le philosophe s’était déclaré «déçu» par le chef de l’Etat (pour qui il avait appelé à voter à la présidentielle) avant de lui demander un rendez-vous.

 

Comme Nicolas Sarkozy, le philosophe réclame une intervention militaire contre le régime de Bachar Al-Assad et une plus grande pugnacité de la France sur le plan diplomatique. Mais Hollande maintient sa position : pas d’action armée hors du cadre de l’ONU à moins que le pouvoir syrien utilise ou semble être dans l’optique d’utiliser ses armes chimiques. L’entretien entre François Hollande, Laurent Fabius et Bernard-Henri Lévy a duré environ une heure confirme une source au Quai d’Orsay.

 

Hier pourtant, sur le plateau de Jean-Jacques Bourdin, Laurent Fabius, ministre des Affaires Etrangères, semblait très déterminé à attaquer le régime Assad, affirmant même que la réponse contre la Syrie d’Assad sera “massive et foudroyante” et cela, tout en se passant d’un feu vert des Nations-Unies (ONU).

 

VIDEO : http://www.dailymotion.com/video/xt8cgp_fabius-la-reponse-contre-la-syrie-sera-massive-et-foudroyante-bourdin-03-09-2012_news#from=embediframe


Sources : Le Parisien / Le Journal du Siècle

 

 

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7 septembre 2012 5 07 /09 /septembre /2012 08:22

 

Chypre: vers une base russe en Méditerranée?

Alexandre Latsa
09:34 05/09/2012
"Un autre regard sur la Russie" par Alexandre Latsa

L’agence RIA-Novosti indiquait il y a quelques jours que le nombre de Russes ayant effectué des déplacements à l’étranger au cours des six premiers mois de l'année avait atteint 19,8 millions (soit une hausse de 6% par rapport au premier semestre 2011), et que le nombre de touristes avait lui aussi augmenté, passant sur 6 mois à 6,47 millions, soit une hausse de 6,6%. Parmi ces 6,47 millions de touristes russes, les 2/3 ont visité des pays lointains et seulement 1/3 la CEI.

J’ai déjà il y a près d’un an donné les grands traits des comportements touristiques russes. Bien sur les Russes recherchent avant tout chaleur et lumière, puisque plus de 35% des touristes Russes partent à l’étranger en bord de mer. Pour cette raison les destinations prisées sont la Turquie (936.400 touristes) et l’Egypte (804.000), qui proposent évidemment des solutions accessibles pour la classe moyenne russe. Derrière, la Chine reste la troisième destination la plus fréquentée par les touristes russes avec déjà 572.700 touristes en 2012. L’Espagne est également une destination très appréciée et devrait cette année voir plus d’un million de touristes russes.

En Asie, Singapour connait une hausse de 30% des touristes russes. En Méditerranée, Israël connait également une hausse de 30% des touristes russes en 2012 par rapport à 2011. Enfin la Grèce et Chypre gagnent aussi en popularité, même si en Grèce c’est la crise qui semble justifier la hausse des touristes russes, avec notamment la forte baisse des prix. Avec 146.000 touristes en 2007, 181.000 en 2008, 149.000 en 2009 (effet de la crise), 224.000 en 2010, 334.079 en 2011 et déjà 371.500 sur les 7 premiers mois de 2012 c’est l’île de Chypre qui tend de plus en plus à devenir une réelle base touristique russe, au cœur du monde méditerranéen.

Cette histoire d’amour entre la Russie et Chypre ne se limite pas aux flux touristiques récents. Historiquement, Chypre a connu plusieurs vagues d’immigration russe. Dans les années 20, à la suite de la Révolution soviétique, des russes ont émigré vers Chypre pour travailler dans les mines d’amiante ou de pyrite. Plus récemment, ce sont des Pontiques qui ont émigré vers Chypre. Les Pontiques sont des Russes d’origine grecque qui se sont réfugiés en URSS après avoir été chassés de leurs terres par les Turcs, au début du 20ème siècle. Une partie de ces "grecs du Pont-Euxin", après avoir vécu presque un siècle en Union Soviétique est venue s’installer à Chypre après la chute de l’URSS. Dans les années 90, Chypre connaîtra une autre immigration russe, celle des capitaux off-shores.

Depuis quelques années, le visage des Russes de Chypre s’est considérablement modifié et ce sont les "nouveaux Russes" de la classe moyenne supérieure ou supérieure qui viennent s’installer sur l’île, attirés tant par le climat et le soleil que par le climat des affaires (L’impôt sur les sociétés à Chypre est de 10%). Le fait que l’île fasse partie du monde orthodoxe est un attrait supplémentaire pour beaucoup d’entre eux. Aujourd’hui près de 50.000 russophones habiteraient sur l’île et près de 25% des dépôts bancaires à Chypre seraient d’origine russe. Rien de surprenant à ce que la petite île soit le premier investisseur étranger en Russie.

Dans la ville côtière de Limassol, rebaptisée par les Russes « Limassolgrad », tout est en russe, les menus des restaurants, les enseignes de boutiques, les annonces immobilières. Il y a à Limassol un journal russe, une chaine de télévision russe, une chaine de radio russe, et deux écoles russes. Depuis 2008, l’île est en outre gouvernée par un président "communiste" Dimitris Christofias, russophone et jugé très proche de Moscou où il a fait ses études. C’est donc sans surprise que le gouvernement chypriote, qui fait face aux retombées de la crise grecque, a obtenu un prêt de 2,5 milliards d’euros en 2011 et a récemment fait une autre demande de 5 milliards d'euros à la Russie, soit autant qu’à l’Union Européenne. Il est d’ailleurs extraordinaire de noter que cette demande de prêt de l’Etat chypriote à été formulée par le primat de l’église orthodoxe chypriote, signe très clair de la proximité culturelle et spirituelle entre les deux pays.

Désormais, il semblerait de moins en moins improbable que la Russie puisse envisager d’installer une base militaire à Chypre, au cœur de la Méditerranée et sur le flanc oriental de l’Europe. Pour les Russes, cette base serait une chance incroyable de garder une présence dans la "mer au milieu des terres" alors que la situation en Syrie serait plus qu’incertaine. Pour Chypre, l’appui financier et militaire russe serait un gage de stabilité face à la crise financière et se sécurité face à son grand et menaçant voisin. Quand à l’Union Européenne, elle pourrait se servir de cette poussée russe vers l’Ouest et en Méditerranée (via Chypre et sans doute la Grèce demain) pour développer sa politique vers l’Est et l’Asie, via la Russie et la Sibérie.

L’opinion de l’auteur ne coïncide pas forcément avec la position de la rédaction.

* Alexandre Latsa est un journaliste français qui vit en Russie et anime le site DISSONANCE, destiné à donner un "autre regard sur la Russie". Il collabore également avec l'Institut de Relations Internationales et Stratégique (IRIS), l'institut Eurasia-Riviesta, et participe à diverses autres publications.

 

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