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27 mars 2013 3 27 /03 /mars /2013 04:04

Guerre France au Mali: Terrorisme d'Etat et pillage des ressources

Intervention de la France au Mali : L’Etat guerrier

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franceAfrique

 

Une intervention militaire française en chasse une autre: Côte d’ivoire, puis Libye, puis Mali, sans parler de la volonté appuyée d’intervenir en Syrie. Les troupes françaises ont à peine commencé à quitter l’Afghanistan qu’elles interviennent de nouveau au Mali.


La France apparaît ainsi, actuellement, comme le pays le plus agressif de la planète. Même les USA paraissent, en comparaison, plus réservés, dans le rôle de gendarme. Et s’il y a une distribution des tâches dans ce rôle, on peut dire que la France fait preuve dans le sien d’un zèle particulier.


C’est inquiétant. Car cet Etat par deux fois, en Libye et maintenant au Mali, est venu, avec ses armées, aux frontières de l’Algérie et des pays du Maghreb. Chaque Algérien, chaque Nord-Africain, ressent cette inquiétude, celle d’avoir en face, de l’autre côté de la méditerranée, un Etat guerrier.


François Hollande est célébré en France comme «un chef de guerre». Sur tous les médias français, journaux, radios, télés, on proclame qu’il «est vraiment devenu président de la république maintenant qu’il a déclenché une guerre». Comme le président Bush après la guerre contre l’Irak, et comme le président Obama, sacré «chef de guerre» après avoir fait tuer Ben Laden, ou comme le président Sarkozy après l’attaque contre la Libye. Non pas Président de la république respecté parce qu’il a réglé des problèmes économiques, des problèmes sociaux, parce qu’il est un homme de paix, mais parce qu’il a déclenché une guerre.

On reste songeur devant une telle vision, devant cette culture belliqueuse, devant «cette civilisation» qui nous ramène aux temps où les Consuls et Césars ne devenaient légitimes et populaires, à Rome, qu’au retour d’une expédition victorieuse, à l’époque où les rois ne le devenaient réellement qu’après avoir conquis de nouveaux territoires, et où ils demandaient à leurs vassaux d’envoyer des contingents pour la guerre, comme l’injonction en est faite aujourd’hui par la France au Tchad, au Niger, au Sénégal, au Togo, au Bénin à la Côte d’Ivoire, et à d’autres pays africains. C’est l’union sacrée autour du nouveau «chef de guerre», François Hollande.

C’est, de la gauche jusqu’à à l’extrême droite française, l’unanimité de la classe politique française pour l’intervention militaire. Un tel unanimisme, une démocratie aussi verrouillée, a des allures de totalitarisme.

Les socialistes français retrouvent leurs premiers amours, et les parfums enivrants du chauvinisme de gauche et des expéditions vers des lieux aux noms exotiques: Tombouctou, Gao, le Sahara. Beaucoup d’intellectuels français les suivent. Comme cela avait été le cas pour la Libye, ils sont pris d’excitation guerrière, d’émotion et de fierté patriotiques devant le spectacle des avions «Rafale» qui décollent et celui du déploiement martial de leurs forces armées.

De joie, l’un d’eux s’écrie: « Pour tous ceux qui parlaient de décadence française, c’est la preuve que nous sommes toujours un grand pays car nous sommes capables d’intervenir.» (Nicolas Domenach, Chaîne ITélé, émission «ça se dispute», 12 janvier2013). La communauté malienne en France se voit soudain entourée de sollicitude. Elle en est étonnée et même gênée. Pourvu que ça dure. Les médias français découvrent avec tendresse que la ville française de Montreuil est, après Bamako, la seconde ville malienne par sa population originaire de ce pays.

Le parti français, le «Front National», juge cette intervention légitime, d’autant plus « qu’elle concerne, dit-il, un pays francophone ». Les émigrés maliens ne sont plus donc, pour le moment, des « émigrés qui envahissent la France et viennent manger le pain des français». On pressent déjà des tentatives pour opposer Arabes et Africains dans l’immigration française, Afrique du Nord et Afrique noire, mais ce sera difficile tant la solidarité maghrebo-africaine est grande.

Bref, peu de voix se font entendre, en France, pour dénoncer l’intervention militaire, ou alors elles sont difficilement audibles. Aujourd’hui, pour l’instant, le principal reproche fait au Président François Hollande par le leader du Front de gauche, J.F. Mélenchon, ainsi que par les représentants du parti communiste français et de la gauche écologique c’est de…ne pas avoir convoqué le parlement avant d’avoir décidé de la guerre. A quoi le gouvernement français répond superbement qu’il n’en avait pas le temps et qu’il «fallait agir vite».

Cet argument, «qu’il fallait agir vite» est trop souvent répété, asséné sur tous les médias français pour ne pas en devenir suspect. Il rappelle, le même, utilisé pour la Libye, lorsqu’on criait qu’il fallait vite intervenir à Benghazi, pour éviter un massacre. On sait comment cette justification s’est avérée mensongère et d’où est finalement venu le massacre. Il semble, en réalité, que l’armée malienne avaient lancé des opérations sur la route menant à la ville de Mobti et en direction de la ville de Douentza, dés la journée de Lundi 7 Janvier (1). Ces opérations, organisées en coordination avec le commandement français, avaient pour but, selon des experts occidentaux, de faire sortir les colonnes de pick-up des groupes rebelles de leurs bases et des villes afin de les bombarder en rase campagne et de permettre ainsi à l’aviation française d’intervenir. La version officielle française vise donc à justifier la précipitation de l’intervention française et à en cacher les véritables raisons. Affaire donc à suivre, tant la gestion de ces interventions militaires par le mensonge est devenue coutumière.

LA LÉGITIMATION

Il est remarquable de voir comment chaque intervention militaire s’entoure d’un discours de légitimation. Chaque fois qu’elle a eu lieu, l’intervention militaire a été proclamée légitime, qu’il s’agisse de défendre un pouvoir contre des groupes armés rebelles comme c’est le cas au Mali, ou, au contraire, de soutenir des groupes armées rebelles contre un pouvoir comme cela a été le cas en Libye ou c’est le cas en Syrie. Le droit d’ingérence n’est en fait que le droit du plus fort. Il ne s’embarrasse pas de cohérence. Mais en aucun cas, les puissances occidentales qui s’en réclament et interviennent, ne mettront leur influence, pourtant grande, au service d’une solution politique, pacifique. L’intervention est toujours violente et elle laisse toujours le pays dévasté, exsangue, meurtri physiquement et moralement, fragile pour longtemps.

Dans le registre de la légitimation, il y a aussi l’argumentaire de la «menace terroriste islamiste». Depuis que le Président Bush a trouvé et désigné ainsi le nouvel ennemi global de l’Occident, l’argument sert « à toutes les sauces», y compris d’ailleurs à des alliances avec ceux désignés auparavant comme «terroristes» lorsque la «realpolitik» l’exige. La référence à la «menace terroriste» offre l’avantage à la fois de n’avoir rien à justifier et de donner une justification à n’importe quoi.

Le président de la République française, François Hollande, et son ministre des affaires étrangères n’ont cessé de répéter, de marteler, qu’il s’agissait, au Mali, de lutter contre « des groupes terroristes criminels». On aura remarqué le pléonasme. Il a pour fonction d’accroître la tension. C’est ainsi qu’un amalgame est fait entre les différents groupes armés «rebelles», et que se trouvent obscurcies les véritables raisons de la crise malienne, et du même coup celles véritables de l’intervention française. Elles sont, ici comme ailleurs, à chercher, banalement hélas, dans le pillage des richesses de la région et dans le maintien de l’influence nécessaire à cet effet.

L’Histoire se répète sur le continent africain..Entre l’an 397 et 398, Gildon, prince Amazigh, se révolta contre la domination romaine et s’allia avec les rebelles donatistes et circoncellions. Il arrêta les exportations de blé d’Afrique du Nord vers Rome.

Celle-ci utilisa contre lui, le fameux poète romain Claudien (un média de l’époque) qui mobilisa, à travers notamment un long poème propagandiste, l’opinion romaine, et déclencha la peur dans l’Empire en faisant croire à la population qu’elle allait connaître la famine. Les méthodes sont les mêmes. Seule la technologie a changé.

La «menace terroriste islamiste» est brandie, comme à la plus belle époque du Président Bush junior. Le thème est repris en boucle par tous les hommes politiques et les médias français ce qui permet, collatéralement, de différer, au nom de «l’union sacrée», les échéances de la grave crise économique, sociale et morale actuelle de la société française ou d’y faire diversion. Mais le thème comporte néanmoins un inconvénient, puisque, depuis, il y a eu le Président Obama et sa nouvelle stratégie envers le monde arabe et musulman, qui consiste à ne plus se contenter de brandir l’épouvantail de l’islamisme. Là se trouve une contradiction et une gêne, qu’on perçoit chez bien des commentateurs français lorsqu’il s’agit de passer du discours sur «le printemps arabe» et de la prise en compte de l’Islam politique à celui de la «menace islamiste».

Dans le registre de la légitimation de l’intervention au Mali, il faut parler, enfin, de la référence à la décision du Conseil de sécurité de l’ONU à ce sujet. Les responsables français s’enveloppent dans celle-ci comme si la France ne faisait que se mettre, par altruisme, au service du droit international. Mais c’est précisément la France qui a fait le siège du Conseil de sécurité pour obtenir une résolution autorisant l’intervention au Mali. Encore que cette intervention prévoyait d’abord de s’efforcer de trouver une solution politique aussi bien aux revendications légitimes des Touaregs du Nord Mali, qu’à la question de la légitimité du pouvoir politique malien, mise à mal par le coup d’Etat récent. Et à ce propos, d’ailleurs, quelle légitimité peut bien avoir un pouvoir qui ne peut se maintenir que par une intervention armée étrangère, laquelle, par ricochet, révèle d’ailleurs, par là même, sa propre illégitimité. Là est la faiblesse originelle de cette intervention militaire française. On peut s’attendre à la voir se révéler de plus en plus au fur et à mesure du développement de la situation.

Djamel Labidi

(1)- Le Quotidien d’Oran, 9 janvier 2013, p 6

Cet article est paru initialement dans le Quotidien d’Oran

 

http://www.mondialisation.ca/intervention-de-la-france-au-mali-letat-guerrier/5319397

 

 

 

franceAfrique

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Ingérence néocolonialiste française au Mali

au profit des maîtres yankees…

Colonialisme et impérialisme sont rampants au XXIème siècle. Rien n’a changé à part les prétextes. Nous en sommes maintenant à l’escroquerie des « guerres humanitaires » au nom de la « guerre globale contre le terrorisme » factice et créée de toute pièce.

Il n’y a pas d’autre terrorisme que le terrorisme d’État, il conditionne tous les autres. La France, réintégrée dans le commandement américain de l’Organisation Terroriste de l’Atlantique Nord, fait partie intégrante de l’infamie impérialiste qui s’étend exponentiellement. Tous ceux qui ont votés pour quelque clown politique que ce soit, sont les de facto complices des assassinats commis sur les populations civiles. Sarkozy, Hollande ou le péquenot politicard qui leur succédera sur le trône sont des traîtres à la nation et au peuple, inféodés aux cartels industrio-financiers.

« La France combat au Mali ceux qu’elle a armés en Libye » a dit le ministre russe des affaires étrangères Sergeï Lavrov. Une grande parole, qui se noie dans la dissonance cognitive ambiante.

– Résistance 71–

 

Une guerre mensongère de plus : terrorisme d’État et pillage des ressources au Mali

 

Fédération Anarchiste

Le Monde Libertaire

 

Février 2013

 

url:

http://www.monde-libertaire.fr/antimilitarisme/16177-une-guerre-mensongere-de-plus-terrorisme-detat-et-pillage-des-ressources-au-mali

 

 

Nous sommes mis en demeure de choisir notre camp. D’un côté des religieux armés qui rêvent d’établir le royaume de Dieu sur terre, de l’autre des forces armées techno-capitalistes qui déclarent venir rétablir les droits de l’homme et, au milieu, une population désarmée. C’est d’elle que nous nous sentons solidaires. Il n’existe pas de guerre juste ni de guerre propre. L’union sacrée autour du président va-t-en-guerre François Hollande, l’empressement de l’opération offensive et les discours médiatiques contrôlés, le renforcement du plan Vigipirate, le climat national anti terroriste, visent à nous bourrer le crâne sur le caractère inévitable de cette guerre et à la légitimer. En réalité les intérêts économiques aux relents colonialistes priment de loin sur les vies des populations locales. Les djihadistes ont été très utiles au pouvoir français pour intervenir le 11 janvier 2013.

La classe dirigeante malienne corrompue jusqu’à l’os, la France, l’Union européenne, les instances financières internationales (FMI, Banque mondiale, OMC) ne se sont pas souciées du profond délaissement économique, social et culturel de la population laissant place maintenant à l’urgence militariste. Pendant de longs mois ce fut la porte ouverte aux recrutements en nombre par les jihadistes au Nord-Mali par nécessité économique (jeunes chômeurs, voire des enfants). Il n’est pas exclu que l’intervention de la France, ancien pays colonisateur, renforce les groupes djihadistes par le biais d’une mobilisation et de recrutements qui prendraient une dimension emblématique de lutte contre l’Occident. À trop jouer la « croisade contre le terrorisme international » le boomerang islamiste intégriste n’est jamais loin. L’expérience de l’enlisement de la guerre en Afghanistan n’a pas servi de leçon bien que la France y ait participé.

La coopération militaire avec la Mauritanie, la Côte d’Ivoire, le Burkina Faso, le Niger, le Tchad et les deux bases militaires d’Abidjan et de N’Djamena prouvent s’il en est besoin que la France n’a jamais voulu quitter cette région. Les troupes stationnées en Afrique n’y sont pas pour maintenir la paix mais bien pour intervenir rapidement et garantir les intérêts de grandes entreprises françaises de premier plan (Areva et son uranium, Total et son pétrole, Bouygues et Bolloré et leurs travaux publics, leur mainmise sur les ports et les bois précieux, Orange et ses infrastructures de télécommunication). Le gouvernement français, appuyé par l’Union européenne, semble décidément ne pas vouloir se défaire de ses réflexes colonialistes, ni des avantages que cette politique procure aux industriels français. Se draper de valeurs démocrates pacificatrices et de défense des droits des peuples d’Afrique… et on atteint le comble du cynisme néocolonialiste. Le secteur industriel de l’armement rapporte bien plus que n’importe quel autre (plus que le pétrole ou même le nucléaire). Le marché du nucléaire est autant un marché civil que militaire. Les groupes marchands d’armes comme Lagardère ou Dassault sont propriétaires d’une grande partie de la presse d’opinion française… on comprend mieux pourquoi le discours antimilitariste n’a que peu droit au chapitre dans nos médias.

Après plus d’une semaine d’intervention, près de 200 000 réfugiés fuient les zones de guerre en direction des pays voisins tandis que le Programme alimentaire mondial estime que, dans le contexte actuel de sécheresse et de famine, 5 à 7 millions d’habitants du Sahel auraient besoin d’une assistance immédiate. 230 000 personnes se sont déplacées à l’intérieur du pays. Face aux attaques des armées malienne et française au sol, les forces djihadistes adaptent leur stratégie et se cachent dans les villages. Au milieu, les populations vulnérables seront tôt ou tard les véritables victimes de ces conflits et en particulier les femmes et les enfants. Les risques de conflits larvés entre les communautés sont grands… la division, la stigmatisation sont à l’œuvre. Comment seront traités la majorité de touaregs n’ayant pas pris les armes ? et les Peuls qui n’ont pas intégré le Mujao ?

La guerre va coûter cher et durer longtemps. L’intervention militaire française est estimée à environ 400 000 euros par jour. La Mission internationale de soutien au Mali (Misma) qui va arriver coûtera 240 millions de dollars par an. Alors que la misère règne, les cordons de la bourse se relâchent quand il s’agit d’aller tuer avec des armes. De telles sommes trouveraient une légitimité dans l’amélioration des structures sanitaires et sociales dans la région du Nord-Mali. Cela serait la preuve d’une volonté de reconstruire à partir de l’existant. Seule la population malienne peut le faire sur la durée. Ce conflit armé d’envergure ne fera que repousser l’espoir d’un retour à un équilibre et d’une amélioration de la situation.

Pour continuer à exister en Afrique, le terrorisme d’État français fait la guerre au Mali et peu importe le nombre de victimes directes ou indirectes (37 otages tués, 29 assaillants abattus à In Amenas en Algérie). Les populations manquent cruellement de politiques sociales, éducatives et culturelles responsables mais au lieu de ça les classes dirigeantes là-bas et ici se lancent dans un conflit à l’issue plus qu’incertaine. Les pays européens emboîtent le pas et suivent la cadence. Ni les Maliens ni les habitants des autres pays africains ne pourront s’émanciper par eux-mêmes tant que le statu quo sous tutelle colonialiste sera la règle. Qui va reconstruire le pays une fois le conflit terminé ? Gageons que les entreprises françaises se tailleront la part du lion… Nous refusons que cette guerre soit menée en notre nom.

Solidarité avec les populations victimes de cette guerre ! Paix immédiate au Mali et dégage la Françafrique !

 

http://resistance71.wordpress.com/2013/03/27/ingerence-neocolonialiste-francaise-au-mali-au-profit-des-maitres-yankees/?utm_source=twitterfeed&utm_medium=twitter

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25 mars 2013 1 25 /03 /mars /2013 18:21

 

NATOBLOOD

Syrie : Appuyés par les États Unis et l’OTAN, les terroristes d’Al-Qaïda utilisent l’arme chimique contre le peuple syrien

Global Research, mars 23, 2013

Après 10 ans de guerre et d’occupation de l’Irak, la mort de plus d’un million de personnes incluant des milliers de soldats étasuniens, le tout fondé sur des affirmations mensongères voulant que la nation possédait des « armes de destruction massive » (ADM), il est scandaleux de voir que l’Occident donne hypocritement des armes, ainsi qu’un appui financier et politique aux terroristes en Syrie, lesquels possèdent et utilisent de telles armes de destruction massive contre le peuple syrien.

Une attaque avec des armes chimiques visant des soldats syriens et perpétrée par des terroristes soutenus par l’OTAN au nord d’Alep aurait fait 25 morts.

Alep est située près de la frontière turco-syrienne. Si les armes chimiques pillées en Libye avaient été envoyées en Syrie, elles seraient passées par la Turquie avec des armes envoyées depuis la Libye par les États-Unis et des milliers de terroristes libyens opérant ouvertement en Syrie, et seraient probabalement utilisées pour cibler des villes comme Alep.

Pire encore, toute arme chimique importée dans le pays impliquerait l’OTAN directement ou sa simple négligence, puisque les armes seraient passées par un pays membre de l’OTAN, la Turquie, devant les agents de la CIA opérant ouvertement le long de la frontière, auprès des terroristes soutenus par l’Occident en Syrie.


Les ADM libyennes sont entre des mains terroristes


L’arsenal libyen est tombé dans les mains d’extrémistes sectaires avec l’aide de l’OTAN en 2011 au point culminant des efforts pour renverser le régime en place dans le pays nord-africain. Depuis lors, les militants libyens, menés par leurs commandants du Groupe islamiste combattant en Libyen (GICL), affilié à Al-Qaïda, ont armé des extrémistes sectaires à travers le monde arabe, jusqu’ au Mali à l’ouest et jusqu’en Syrie à l’est.

En plus des armes de petit calibre, des armes plus lourdes se sont aussi frayé un chemin à travers ce réseau étendu. Le Washington Post rapportait dans un article « Libyan missiles on the loose » (Des missiles libyens dispersés):

« Deux anciens officiers du contre-terrorisme de la CIA m’ont dit la semaine dernière que des techniciens ont récemment réusiné 800 de ces systèmes de défense aériens portables (connus sous le sigle MANPADS), certains pour un groupe djihadiste africain appelé Boko Haram, souvent vu comme un allié d’Al-Qaïda, afin d’attaque des avions commerciaux se dirigeant vers le Niger, le Tchad et peut-être le Nigéria. »

Alors que ces armes se dirigent sans aucun doute également vers le Niger, le Tchad et peut-être le Nigéria, elles sont véritablement en route pour la Syrie. Il est avéré que les terroristes libyens du GICL envahissent la Syrie depuis la Libye. En novembre 2011, un article du journal britannique Telegraph rapportait dans « Leading Libyan Islamist met Free Syrian Army opposition group » (Des chefs islamistes libyens ont rencontré le groupe d’opposition nommé Armée syrienne libre) :

« Abdelhakim Belhadj, chef du conseil militaire de Tripoli et ancien chef du GICL, a rencontré les leaders de l’Armée syrienne libre (ASL) à Istanbul et à la frontière avec la Turquie, a dit un officiel militaire travaillant avec Belhadj, Mustafa Abdul Jalil (le président libyen intérimaire) l’a envoyé là-bas. »

Un autre article du Telegraph « Libya’s new rulers offer weapons to Syrian rebels, » (Les nouveaux dirigeants libyens offrent des armes aux rebelles syriens) admettait :

« Les rebelles syriens avaient tenu des pourparlers secrets avec les nouvelles autorités libyennes, visant à sécuriser des armes et de l’argent pour leur insurrection contre le président Bachar Al-Assad et son régime.

A cette réunion, qui s’est tenue à Istanbul et qui comprenait des officiels turcs, les Syriens ont demandé « l’aide » des représentants libyens, lesquels ont offert des armes et des volontaires potentiels.

« Il y a un plan pour envoyer des armes et même des combattants libyens en Syrie », a déclaré une source libyenne, ayant requis l’anonymat. » Une intervention militaire se prépare, vous verrez dans quelques semaines. »

Plus tard ce mois là, quelques 600 terroristes libyens sont entrés en Syrie pour commencer les opérations de combat et affluent dans le pays depuis ce temps.

Image: Le Libyen Mahdi al-Harati du GICL, sur la liste des terroristes du département d’État étasunien, les Nations Unies et le Home Office britannique, s’adressant à des confrères terroristes en sol syrien. Al-Harati commande maintenant une brigade libyenne opérant en Syrie et tentant de détruire le gouvernement syrien et de subjuguer la population syrienne. C’est ce que l’on appelle traditionnellement une « invasion étrangère ».

....

Les « missiles perdus » en Libye mentionnés par le Washington Post ont été retrouvés maintenant sur le champ de bataille syrien. Bien que des publications comme le Guardian dans leur article « Arms and the Manpads: Syrian rebels get anti-aircraft missiles, » (Des armes et des MANPADS : Les rebelles syriens reçoivent des missiles antiaériens) rapportent que les missiles ont été déployés à travers la Syrie, ils tentent de minimiser toute connexion entre le pillage de l’arsenal libyen et les terroristes d’Al-Qaïda qui les ont importés en Syrie. En revanche, le Times a publié les aveux mêmes des terroristes disant qu’ils reçoivent des armes lourdes de Libye, incluant des missiles sol-air.

On rapporte dans l’article du Times: « Libya’s Fighters Export Their Revolution to Syria, » (Les combattants libyens exportent leur révolution en Syrie) :

« Certains Syriens sont plus honnêtes quant à l’aide que les Libyens leur donnent. Ils ont des armes plus lourdes que nous, note Firas Tamim, qui a voyagé dans les zones contrôlées par les rebelles afin de voir les combattants étrangers. Ils ont amené ces armes en Syrie et elles sont utilisées au front. Parmi les armes vues par Tamim, il y avait des missiles sol-air de fabrication russe connus sous le nom de SAM-7.

Les combattants libyens balayent souvent du revers de la main les questions concernant le transfert d’armes, mais en décembre ils ont affirmé les importer. « Nous procédons actuellement à une collecte d’armes en Libye », a déclaré un combattant libyen au quotidien français Le Figaro.» Lorsque ce sera fait, nous trouverons un moyen de les amener ici. »

Clairement, l’intervention de l’OTAN en Libye a laissé un vaste arsenal entre les mains d’extrémistes sectaires dirigés par le GICL, un groupe figurant sur les listes d’organisations terroristes du département d’État étasunien, des Nations Unies et du Home Office britannique. Le GICL exporte maintenant des armes et fournit des militants pour l’autre front de l’OTAN, la Syrie. Il est avéré qu’à la fois des armes et des terroristes libyens traversent la frontière turco-syrienne, avec l’aide de l’OTAN, et il est maintenant évident que des armes lourdes, incluant des armes antiaériennes ont également traversé la frontière.

En novembre 2011, le Guardian rapportait dans son article « Libyan chemical weapons stockpiles intact, say inspectors, » (Les armes chimiques libyennes sont intactes selon les inspecteurs) : « Les stocks de gaz moutarde et de produits chimiques libyens sont intacts et n’ont pas été volés pas dérobés durant l’insurrection qui a renversé Kadhafi, ont affirmé des inspecteurs de l’armement. »


L’article rapportait par ailleurs :


« L’abandon ou la disparition de certaines armes de l’époque de Kadhafi ont suscité des inquiétudes quant à l’érosion de la sécurité régionale si une telle puissance de feu tombait entre les mains de militants islamistes ou des rebelles actifs en Afrique du Nord. Certains craignent que les armes soient utilisés par des loyalistes de Kadhafi pour propager l’instabilité en Libye.

Le mois dernier Human Rights Watch a incité au conseil de transition national libyen à agir relativement aux nombreuses armes lourdes, incluant des missiles sol-air, affirmant qu’elles étaient demeurées sans surveillance durant plus de deux mois après le renversement de Kadhafi.

Mercredi, le secrétaire général de l’ONU Ban Ki-moon a déclaré que l’ONU enverrait des experts en Libye pour s’assurer que le matériel nucléaire et les armes chimiques n’étaient pas tombés en de mauvaises mains. »

Et bien que les inspecteurs affirment que les armes chimiques sont entre les « mains du gouvernement » et non « aux mains des extrémistes », il est évident de l’aveu même du gouvernement libyen, qu’ils sont eux-mêmes impliqués dans l’envoi d’armes et de combattants en Syrie.

Reste à voir d’où proviennent ces armes chimiques. S’il s’avère qu’elles proviennent de l’arsenal libyen, l’OTAN et spécifiquement les États-Unis et la Turquie, seraient impliqués dans l’acheminement d’armes de destruction massive aux terroristes d’Al-Qaïda, exactement le scénario pour lequel l’Occident a été paralysé de terreur depuis plus de 10 ans, a abandonné ses libertés et versé le sang de milliers de ses soldats pour le prévenir.

L’utilisation d’armes chimiques par des terroristes appuyés par l’Occident utilisant des armes chimiques, quelle que soit leur origine, ont sapé la légitimité déjà vacillante de l’Occident, mis ses institutions en danger et ébranlé encore plus la confiance de ses partenaires qui l’ont appuyé sur les plans politique, financier, industriel et stratégique. De tels associés seraient bien avisés de commencer à chercher des portes de sortie en cultivant des alternatives hors de l’ordre international géré par Wall Street et la City de Londres.

Tony Cartalucci

Land Destroyer

Article original: SYRIA: US-NATO Backed Al Qaeda Terrorists Armed with WMDs. Chemical Weapons against the Syrian People, le 19 mars 2013

 

Copyright © 2013 Global Research

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25 mars 2013 1 25 /03 /mars /2013 17:54

 

Le Hezbollah lors d'une parade.

Le Hezbollah lors d’une parade. - http://tsahal.fr

Pourquoi le Hezbollah participe-t-il aux combats en Syrie ?

lundi 25 mars 2013, par Alain Gresh

 

Le Hezbollah reconnaît qu’un certain nombre de ses combattants sont présents en Syrie. Il explique pourquoi et dans quelles limites.

Ibrahim al-Amine, le rédacteur en chef d’Al-Akhbar, un quotidien qui a toujours appuyé « le camp de la résistance » à Israël et aux Etats-Unis, vient de publier un important article, « Hezbollah’s Role in Syria » (22 mars). Bien introduit auprès des dirigeants du Hezbollah, Al-Amine offre un éclairage intéressant sur leur vision de l’évolution de la situation dans la région et sur les conséquences qu’ils en tirent. Il confirme la participation d’un certain nombre de combattants de l’organisation aux affrontements en Syrie.

« Quels sont les fondements idéologiques, politiques et opérationnels de la position du Hezbollah ? », s’interroge Al-Amine.

« Le Hezbollah continue à voir les événements du point de vue de son rôle central dans la confrontation avec Israël. Il n’explique pas toujours l’objectif ultime de cette lutte, mais le parti se comporte comme si celle-ci s’inscrivait dans une campagne à long terme visant à en finir avec Israël, une bataille qui nécessite beaucoup de préparation. Alors que la majorité des peuples arabes et musulmans ne seraient pas dérangés par l’élimination d’Israël, seule une minorité est prête à mener ce combat jusqu’au bout. (...)

Personne n’aurait pu, au début de la crise, imaginer que le Hezbollah prenne position contre le régime syrien. Si le parti connaît les causes internes de la crise, il n’approuve pas pour autant les batailles qui se déroulent dans ce pays. Sa vision plus large [l’auteur parle de sa vision de l’affrontement avec Israël] l’empêche d’adopter une posture neutre, d’autant qu’il a en Syrie davantage de sympathisants que la plupart des groupes impliqués dans les combats. » L’auteur fait ici allusion aux liens avec les diverses minorités, sur lesquels nous reviendrons plus bas.

(...) « Pour le Hezbollah, tout simplement, la guerre en Syrie vise à faire basculer ce pays, politiquement et stratégiquement, dans une position d’opposition à son existence même [celle du Hezbollah]. C’est pourquoi il voit le régime actuel dirigé par Bachar Al-Assad comme une ligne de défense avancée pour le mouvement de la résistance au Liban et en Palestine. C’est la raison pour laquelle le parti est au cœur de la crise. »

L’auteur donne ensuite des éléments concrets sur la participation du Hezbollah aux combats en Syrie.

— « Le Hezbollah, entraîne, arme et fournit un soutien logistique aux habitants des villages frontaliers libanais.

— Le Hezbollah a pris la relève de la protection du sanctuaire de Sayida Zeinab au sud de Damas [le tombeau de Zeinab, la fille de l’imam Ali], remplaçant les gardes irakiens ; des membres du parti y sont déployés en vertu d’un plan qui limite leur responsabilité à la proximité immédiate du sanctuaire.

— Le Hezbollah a reçu des délégations d’un nombre considérable de mouvements druzes, chrétiens, chiites et ismaéliens, qui pensent que leurs communautés minoritaires sont sérieusement menacées. Il n’a pas répondu à leur demande de formation militaire et d’armement, mais « leur a donné les moyens d’empêcher leur déplacement ». [Cette allégation n’est pas plus précise.]

— Le Hezbollah, qui a des liens militaires et de sécurité avec le régime, aide les forces syriennes à protéger des académies scientifiques et des usines de missiles construites au cours de la dernière décennie, en grande partie avec l’aide de l’Iran.

— Le Hezbollah gère un important programme, peut-être le plus conséquent, pour aider les réfugiés syriens au Liban et en Syrie même. Il ne s’agit pas de « rembourser » les Syriens qui avaient accueilli des réfugiés du Liban en 2006. Ce programme est conduit en toute discrétion, avec la conviction que les réfugiés et les personnes déplacées ont droit à toute l’aide humanitaire possible, indépendamment de leurs opinions politiques. »

Cet article a été publié à la veille de la démission du premier ministre libanais Najib Mikati. Cet épisode confirme que le Liban (pas plus que l’Irak d’ailleurs) ne pourra rester longtemps à l’abri des affrontements qui se poursuivent en Syrie. Cette démission marque peut-être, comme l’écrit Al-Amine dans un autre article, la fin de la « dissociation », de la séparation des dossiers libanais et syrien (« Mikati’s Resignation : The End of Dissociation », 23 mars).

Conférence débat

Eric Rouleau, mémoires vives d’un journaliste diplomate


Le jeudi 11 avril à l’Institut du monde arabe, dans la salle du Haut conseil, à 18 heures 30.

Journaliste, écrivain, et diplomate français, Eric Rouleau, né en 1926 le 1er juillet en Egypte, est l’un des témoins dynamiques de la scène diplomatique du Proche-Orient et du Maghreb. Il en interviewa les principaux acteurs : Hassan Al-Banna, Nasser, Yasser Arafat, Kadhafi. il est nommé ambassadeur de France en Tunisie de 1985 à 1986, poste qui lui permit de consolider les contacts franco-palestiniens. Il sera ensuite nommé, de 1988 à 1991, ambassadeur en Turquie. Éric Rouleau est membre du comité de parrainage du Tribunal Russel sur la Palestine. Outre ses papiers éclairants dans le journal Le Monde, il est l’une des grandes plumes du mensuel Le Monde diplomatique.

Son dernier livre, Dans les coulisses du Proche-Orient – Mémoires d’un journaliste diplomate, paru aux éditions Fayard, nous livre un vécu, un témoignage et les clefs de lecture d’une histoire rythmée d’espoir et de ruptures.

Avec :

Leila Shahid, de 1994 à novembre 2005 déléguée générale de l’Autorité palestinienne en France ; depuis, elle occupe ce poste auprès de l’Union européenne, de la Belgique et du Luxembourg ;

Alain Gresh ;

Yves-Aubin de La Mussezière, diplomate français, expert des pays arabes ;

Denis Bauchard, ancien diplomate et spécialiste du Moyen-Orient. Il est également l’auteur de Le nouveau monde arabe : enjeux et instabilités paru en 2012 aux éditions André Versailles.

Séance animée par : Christophe Ayad, grand reporter au journal Le Monde.

 

http://blog.mondediplo.net/2013-03-25-Pourquoi-le-Hezbollah-participe-t-il-aux-combats

 

 

http://fr.wikipedia.org/wiki/Fichier:Drapeau_du_Hezbollah.jpg

 

Fichier:Drapeau du Hezbollah.jpg

 

 

Un habitant d’Alep témoigne
Résignation et lassitude résument l’état d’esprit actuel des habitants d’Alep
25 mars 2013 | .

Un article de Simon de Beer
Libye : ce sont les rebelles qui bombardaient, pas Kadhafi

 
25 mars 2013 | Hélicoptères d’assaut MI-35 avec mitrailleuses et paniers de roquettes, avions de chasse Mig-23, voilà le genre d’arsenal avec lequel les rebelles libyens ont mené à bien leur « révolution démocratique ». Alors qu’il est désormais établi que Kadhafi n’a pas bombardé sa population, force est de constater que les rebelles ne se sont pas privés, de leur côté, de bafouer la « no-fly zone » imposée par l’ONU. Pire, ils ont reçu pour cela le soutien et la bénédiction de l’OTAN... Un « deux poids, deux mesures » qui en dit long sur nos soi-disant « guerres humanitaires ».

Un article d’Ibrahim al-Amin
La véritable position du Hezbollah dans le conflit syrien

 
24 mars 2013 | On parle et on spécule beaucoup depuis un certain temps au Liban, en Syrie et dans le monde arabe et en Occident sur le véritable rôle du Hezbollah dans la crise syrienne. La machine de propagande anti-Hezbollah est, comme d’habitude, particulièrement active, offrant au quotidien un flot d’informations et d’articles sur l’implication supposée de ce parti dans le conflit.

L’Occident couvre le bombardement chimique des rebelles syriens

 
22 mars 2013 | Après avoir mis en garde pendant des mois contre le danger de voir les armes chimiques syriennes tomber aux mains de groupes incontrôlés, et menacé le gouvernement syrien des pires gémonies s’il en venait à utiliser ce type d’armement contre son peuple, les pays occidentaux ont réagi avec mollesse au tir par les rebelles d’un missile contenant un gaz toxique contre la localité de Khan al-Assal (*), près d’Alep, faisant 25 morts, dont 10 militaires, et une centaine de blessés.

 

 

 

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[Info Allain Jules] vidéos : La visite historique de Ghassan Hitto en Syrie comme si vous y étiez !

by Allain Jules

La visite historique de Ghassan Hitto en Syrie très loin du bain de foule et l'accueil chaleureux espéré par ses maîtres qataris et occidentaux, est à inscrire dans les livres d'histoire. Bien sûr, l'homme est resté très près de la frontière turque et, les salmigondis voulant dire qu'il s'est rendu à Alep sont encore cette propagande [...]

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ALGERIE – SYRIE. Ligue arabe: L’incroyable servilité de la soi-disant ligue arabe ou plutôt ligue des traîtres

by Allain Jules

L'Algérie semble être, finalement, la dernière Nation arabe fière, altière, et qui ne se laisse pas conter fleurette par la bête immonde Qatar, pays terroriste et de chameliers. Toute honte bue, le siège de la Syrie à la Ligue arabe a été attribué officiellement à l'opposition, à la veille du sommet arabe de Doha. Après s'être [...]

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ALERTE INFO. Ryad al Assad, chef du gang des barbares de l’ASL, victime du terrorisme qatarie et américain ?

by Allain Jules

AL-MAYADEEN, Syrie - Le sort du colonel Ryad al Asaad est encore inconnu ce matin. A-t-il été tué ou simplement blessé, lors d'un attentat commis par les Etats-Unis ou le Qatar ? Nul ne le sait. En revanche, depuis la nomination de l'Américain Ghannan Hitto comme premier ministre et que l'Armée syrienne libre (ASL) a [...]

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Lundi 25 mars 2013

Hezbollah - manifestationLe chef de la Maison blanche, en déplacement dernièrement en Israël et dans les territoires palestiniens, n’a pas épargné le Hezbollah, le « Parti de Dieu » libanais. Évacuant les questions syrienne et irakienne, Barack Obama a pointé du doigt le mouvement politico-religieux chiite dirigé par Hassan Nasrallah : « c’est une organisation terroriste et tous les États épris de justice devraient la considérer comme telle », a dit le président étasunien en rappelant au passage à l’Union européenne qu’elle ne l’avait pas inscrite sur sa liste noire des organisations considérées comme terroristes.

 

Le Hezbollah est considéré pourtant d’une toute autre manière par les Libanais. Après la poignée de main avec le général Aoun en 2005 et la victoire après trente-trois jours de combat contre Israël l’année suivante, l’organisation créée en réaction à l’invasion du Liban par les troupes de Tsahal en 1982 incarne aujourd’hui à elle seule la Résistance d’un peuple victorieux. Tant et si bien que lors des élections de 2009, l’Alliance du 8 mars, composée de Michel Aoun, d’Hassan Nasrallah et leurs alliés, décrochèrent 57 sièges sur 128. Un résultat historique qui a obligé le Président de la République Michel Sleiman et son Premier ministre Najib Mikati à former un nouveau gouvernement dans lequel figurent pour la première fois de l’histoire du Liban deux ministres du Hezbollah.

 

Dans la foulée de la victoire électorale, Hassan Nasrallah abandonna définitivement la volonté de mettre en œuvre la Révolution islamique et ouvrit ses rangs à tous les hommes de bonne volonté, fussent-ils non chiites. C’est un tournant pour le Parti de Dieu : d’organisation autonome, il devient un parti politique « libanisé ». Avec l’alliance interconfessionnelle voulue avec le général Aoun et la normalisation de la vie politique au Pays des Cèdres, le Hezbollah conserve ses armes mais adapte sa doctrine vis-à-vis d’Israël aux réalités du moment : la résistance contre le sionisme demeure un credo, mais les techniques d’approche diffèrent. Israël doit disparaître, mais pas au sens littéral du terme. La Palestine occupée ne doit plus quant à elle adopter une vision théocratique des institutions ; elle a l’obligation de reconnaître les droits fondamentaux des Palestiniens afin que le gouvernement puisse réunir des musulmans, des chrétiens et des juifs à travers une constitution multiconfessionnelle commune qui garantirait la paix civile. Le Liban en est un exemple concret.

 

Les propos de Barack Obama sont de facto infondés. Le président étasunien ignore manifestement l’histoire du Hezbollah. Pis, en utilisant à son encontre le mot « terroriste », il discrédite le consensus politique que connaît actuellement le Liban. La réponse du mouvement chiite ne s’est pas fait attendre : « la visite du Président étasunien en Palestine occupée couronne une période de collaboration avec l’entité sioniste et de soutien de ses politiques belliqueuses envers la Palestine, les Palestiniens et les peuples de la région », peut-on lire dans le communiqué qu’a fait le Hezbollah dans la nuit de jeudi à vendredi (21 au 22 mars, NDLR). « Obama veut que les Arabes acceptent un État strictement juif et s’engagent dans une phase de normalisation totale du conflit, alors qu’il ne s’est même pas intéressé aux droits fondamentaux et légitimes des Palestiniens, comme le retour des réfugiés, le statut de la ville de Jérusalem, l’arrêt de la colonisation, la judaïsation totale des lieux sacrés islamiques et chrétiens », continue le communiqué du mouvement chiite. « Obama est apparu comme un simple fonctionnaire de l’entité sioniste et non comme un dirigeant d’un État indépendant comme peuvent l’être les États-Unis. De plus, pour plaire à notre ennemi, il a conspué la résistance islamique et réclamé de la communauté internationale qu’elle place le Hezbollah sur la liste des organisations terroristes. Les prises de position d’Obama confirment qu’il ne faut rien attendre des négociations et démontrent le bien-fondé de la résistance comme unique moyen pour garantir la rétablissement des droits des peuples et la protection de la liberté et de l’indépendance ».

 

Capitaine Martin

 

 

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24 mars 2013 7 24 /03 /mars /2013 16:46
http://www.monde-diplomatique.fr/cartes/centrafrique

 

 

 

  Mes commentaires à chaud depuis le 24 mars au matin : 

 

 

CENTRAFRIQUE: Je cherche à comprendre événements flous. Président en fuite,rebelles.. Quel rôle Occident derrière pr déstabiliser et régner?

 

 

1 h

Des amis africains me suivent.SVP, pouvez-vous m'expliquer pr CENTRAFRIQUE,m'orienter? Que s'y passe-t-il? Je ne compte pas sr Presse vendue

 

 

 

CENTRAFRIQUE : Et voilà, la France coloniale s'en mêle ! 350 soldats français ont été envoyés en renforts en Centrafrique. Suivons tout ça..

 

 

  1. .. En renforts de qui? Des rebelles.. ou du Président (marionnette? Donc à rétablir) qui se sauve? France de Fabius guerres partout

 

Coup d'Etat à Bangui : "La France envoie des soldats pour protéger les ressortissants français". Comprenons : Pour contrôler un nouveau pays

 

 

 

CENTRAFRIQUE - regardons la carte, pays situé près Soudan, Tchad.. Nouvelle guerre pour la France en Centrafrique ?

 

 

Suivre l'actualité à chaud :

 

https://twitter.com/rsistons

 

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Une rue de Bangui, sur une capture vidéo de l'AFPTV le 24 mars 2013

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Monde

Centrafrique: Bangui contrôlée par les rebelles, le président en fuite

http://www.liberation.fr/monde/2013/03/24/centrafrique-tirs-et-detonations-a-bangui_890824

24 mars 2013 à 23:56
Par AFP

Les rebelles centrafricains de la coalition Séléka ont pris Bangui dimanche matin, après une offensive éclair lancée pour renverser le président François Bozizé, au pouvoir depuis dix ans, qui a fui la capitale et était introuvable dans la soirée.

 

La France - ex-puissance coloniale - «a pris acte du départ du président François Bozizé » de Centrafrique, a indiqué l’Elysée.

Paris «appelle toutes les parties au calme et au dialogue autour du gouvernement» d’union nationale, issu de l’accord conclu le 11 janvier dernier à Libreville entre le camp Bozizé, l’opposition et la rébellion.

De même, se disant «profondément inquiets par la détérioration de la sécurité», les Etats-Unis ont appelé «fortement» les rebelles à respecter l’accord de Libreville et à soutenir le gouvernement d’union nationale.

Washington a également appelé «de manière urgente» le Seleka à «rétablir la loi et l’ordre dans la ville», toujours plongée dans le noir, livrée au pillage et où la situation est anarchique.

Le président tchadien Idriss Déby Itno, président de la Communauté Economique des Etats de l’Afrique Centrale (CEEAC), a lui aussi appelé le Seleka «au respect» de l’accord de Libreville, estimant qu’il «doit continuer à servir de base au règlement de la crise centrafricaine jusqu’à la tenue d’élections libres et transparentes».

«Les rebelles contrôlent la ville même s’il y a encore quelques tirs à gauche et à droite», a assuré une source au sein de la Force multinationale d’Afrique centrale (Fomac).

En milieu de matinée, un des chefs militaires des insurgés, le colonel Djouma Narkoyo, avait annoncé: «Nous avons pris le palais présidentiel. Bozizé n’y était pas».

Arrivé au pouvoir par les armes en 2003, le président Bozizé, 66 ans, - un ancien proche de l’empereur Jean-Bedel Bokassa - avait été élu président en 2005 et réélu en 2011 au terme d’un scrutin très critiqué par l’opposition.

La Centrafrique , dont le sous-sol regorge de richesses minières est enclavée entre le Tchad, le Soudan, la République démocratique du Congo (RDC), le Congo et le Cameroun.

Il suffit de traverser le fleuve Oubangui pour rejoindre la ville de Zongo en RDC. Mais, à Kinshasa, le porte-parole du gouvernement, Lambert Mendé, a assuré à l’AFP: «Le président Bozizé n’a pas demandé à venir en RDC, il n’y est pas arrivé, il n’est pas signalé».

Sa famille s’est réfugiée à Zongo, a-t-on appris à Kinshasa de source sécuritaire civile. Mais cette source n’a pas pu confirmer la présence de François Bozizé avec sa famille.

A Bangui, de nombreux pillages ont été rapportés à travers toute la ville. «Il y a beaucoup de pillages avec des gens armés. Ils cassent les portes, pillent et après la population vient, se sert aussi», a affirmé par téléphone un habitant dans le centre.

La situation a conduit le président Déby à appeler la Fomac, dont le Tchad fait partie, à aider à sécuriser la ville.

Paris a annoncé avoir «renforcé» son dispositif pour assurer la sécurité des Français. Quelque 300 soldats ont été envoyés en renfort à Bangui au cours du week-end, a indiqué l’état-major des armées françaises, portant à quelque 550 soldats les effectifs en Centrafrique où vivent environ 1.200 Français.

Le Comité international de la Croix-Rouge (CICR) a lancé un appel pour pouvoir déployer son personnel à Bangui, faisant état de nombreux blessés.

La rébellion avait lancé une première offensive le 10 décembre dans le nord du pays et enchaîné victoire sur victoire face aux forces gouvernementales désorganisées, avant de stopper sa progression sous la pression internationale à 75 km au nord de Bangui.

Le président français avait refusé son soutien au régime Bozizé.

Des accords à Libreville avaient débouché sur la formation d’un gouvernement d’union nationale. Arguant du non respect de ces accords, les rebelles ont déclenché à nouveau les hostilités vendredi et déclaré vouloir mettre en place un gouvernement de transition s’ils prenaient Bangui.

Les échanges de tirs ont été très intenses dimanche vers 08H00 (07H00 GMT) puis sporadiques, a constaté l’AFP dans le centre de Bangui.

«On a entendu des tirs partout dans le centre ville, et c’était la débandade. Tout le monde s’est mis à courir dans tous les sens», a relaté une femme partie à la messe à la cathédrale, proche du palais présidentiel. «On vient d’abattre quelqu’un. Je ne sais pas si c’était un militaire ou un civil, mais il essayait de fuir sur sa moto quand il a été tué».

Dimanche soir, l’électricité n’était toujours pas rétablie.

Dans le centre, les sociétés de téléphonie Orange et Télécel ont été saccagées, a constaté l’AFP. Les pillards ont presque tout emporté, repartant avec des ordinateurs, des bureaux et même des chaises. Des jeunes des quartiers environnants ont profité de l’anarchie ambiante pour récupérer des téléphones portables qu’ils revendaient dans la rue.

suite ici :
http://www.liberation.fr/monde/2013/03/24/centrafrique-tirs-et-detonations-a-bangui_890824

 

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23 mars 2013 6 23 /03 /mars /2013 17:25

Syrie : Qu’en est-il de l’équation syrienne maintenant que ses ennemis ont recours aux armes chimiques pour punir ses citoyens ?
Par Amin Hoteit

vendredi 22 mars 2013, par Comité Valmy


Syrie : Qu’en est-il de l’équation syrienne maintenant que ses ennemis ont recours aux armes chimiques pour punir ses citoyens ?

Par Amin Hoteit

Dans sa dernière entrevue avec le Sunday Time [1], publiée le 3 Mars 2013, le Président syrien Bachar al-Assad avait précisé : « Tout ce qui a été mentionné dans les médias ou par les déclarations rhéthoriciennes de responsables politiques, sur les armes chimiques syriennes, relève de la spéculation. Nous n’avons jamais discuté, et nous ne discuterons jamais de nos armements avec qui que ce soit. Ce dont le monde devrait se soucier c’est des matières chimiques arrivées entre les mains des terroristes. Des séquences vidéos ont déjà été diffusées les montrant en train de tester des matières toxiques sur des animaux, et aussi en train de menacer le peuple syrien de mourir de cette façon ! Nous avons partagé ce matériel vidéo avec d’autres pays. C’est là-dessus que le monde devrait se concentrer au lieu de gaspiller ses efforts à créer des titres insaisissables sur les armes chimiques syriennes pour justifier n’importe quelle intervention en Syrie ».

Nul doute que les vidéos en question ont été visionnées et leur authenticité vérifiée par les services compétents de France, de Navarre et d’ailleurs [2]. Nul doute que la menace contre le peuple syrien a été impitoyablement mise à exécution le 19 Mars [3], à Khan al-Assal dans cette région d’Alep que le Président français rêve d’intégrer à ses prétendues « zones libérées » par d’« admirables révolutionnaires » qui font le sale travail qu’il appelle de ses vœux et fait « normalement » mine d’ignorer. Nul doute sur les raisons pour lesquelles le ministre français des Affaires étrangères « veut rapidement armer » la soi-disant opposition syrienne [4] et, qu’à ses yeux, non seulement « Assad ne mériterait pas d’être sur la terre » [5] mais aussi les citoyens syriens récalcitrants, civilisés, et loyaux envers leur mère patrie. Nul doute que ni le Président syrien, ni les autorités syriennes ne sont jamais réfugiés dans le « déni de la réalité », une réalité horrible et terrifiante pour les citoyens syriens, une réalité infamante et écoeurante pour les citoyens occidentaux dupés par des dirigeants définitivement menteurs, prédateurs et pilleurs.

Nul doute parce qu’il est désormais clair, même pour certains de nos médias longtemps malvoyants et malentendants [6), que c’est l’État et le peuple syriens qui doivent systématiquement être sacrifiés sur l’autel des ambitions hégémoniques de certaines « grandes » puissances et de leurs alliés médiocres. Mais pour autant est-ce que le recours criminel aux armes chimiques, après tant d’autres crimes non moins barbares, modifie l’équation sur laquelle repose le peuple et l’État syriens ? Le Général Hoteit répond à la question [NdT].

***

Certains ont été surpris devant l’utilisation d’armes chimiques par les bandes de terroristes sévissant en Syrie et sont même allés jusqu’à désapprouver les réactions des chancelleries occidentales, lesquelles ne se contentent plus de déformer les faits avant de les exploiter pour aller encore plus loin dans leur agression, mais s’arrogent le droit de nommer un Américain d’origine syrienne [un certain Ghassan Hitto, inconnu des syriens [7], NdT] à la tête d’un gouvernement de l’Opposition syrienne baptisé « le gouvernement d’intérim » ! Nous sommes donc face à une « escalade programmée de l’agression anti-syrienne » et pour situer le niveau réel de ces derniers événements, il nous faut revenir aux aspects fondamentaux du sujet.

L’un de ces aspects concerne naturellement l’identité de ceux qui ont usé de l’arme chimique ; identité évidente pour tout observateur qui accepte de constater les évidences. La première découle du fait que le missile sol-sol chimiquement chargé, qui a été lancé sur Khan el-Assal près d’Alep, a visé une région entièrement contrôlée par l’Armée nationale syrienne dont la population a unanimement rejeté les prétendus rebelles armés aussi bien syriens qu’étrangers, et a témoigné de son attachement indéfectible à l’État syrien et à son gouvernement actuel légitimement élu. La deuxième est en rapport avec le « timing » de l’attentat survenu à un moment critique qui a révélé l’incapacité des bandes armées à modifier l’équilibre des forces en leur faveur, de telle sorte qu’elles puissent effectivement réussir à contrôler ne serait-ce qu’une région du pays et à en interdire l’accès aux forces gouvernementales pour s’offrir une quelconque légitimité, et ce en dépit de tout leur armement et des moyens logistiques mis à leur disposition ! Ceci sans oublier une troisième évidence : celle de la crise notoire vécue par les soi-disant oppositions syriennes, séparées entre extérieure et intérieure, qui ne se rencontrent que par leur « hostilité au régime », pour tout de suite se disperser devant « la soif du pouvoir ».

Tout cela nous permet d’affirmer que les terroristes ont eu recours à l’arme chimique par décision d’un commandement suprême [USA], avec la coopération et la complicité d’un triangle régional [Qatar, Arabie saoudite, Turquie] et d’un binôme européen [France, Grande Bretagne], qui ne sont donc que des exécutants, pour atteindre les objectifs suivants :

1. Dépasser la crise structurelle et le handicap sur le terrain dont souffre la prétendue opposition syrienne et introduire une nouvelle arme dans la bataille, pour atteindre l’équilibre rêvé par « le front des agresseurs » comme nous l’a expliqué le ministre français des Affaires étrangères, Laurent Fabius, qui « ne peut accepter le déséquilibre actuel » entre un État souverain et des mercenaires inféodés à l’étranger, et qui considère que « lever l’embargo sur les armes [à destination de l’opposition syrienne] est le seul moyen qui reste pour faire bouger politiquement la solution » ! [4]. Mais les règles de la guerre nous ont toujours enseigné qu’un adversaire, incapable d’atteindre ses objectifs, demande des renforts et/ou introduit une nouvelle arme sur le champ de bataille. Et c’est justement le cas des mercenaires armés incapables de contrôler la situation d’ensemble en dépit de renforts humains incessants qui ont atteint les 135000 hommes armés, rendus à 65000, sous les coups de l’Armée nationale syrienne et aussi du fait de l’évolution de leur environnement qui n’est plus dupe de leurs motivations. Coincés politiquement et militairement, il ne leur restait plus qu’à faire usage des armes chimiques pour faire exploser la situation et ainsi récupérer l’équilibre tant rêvé.

2. Satisfaire la volonté des dirigeants de l’OTAN, et particulièrement de la Turquie, par l’envoi d’un message fort à la Syrie lui signifiant que leurs menaces à répétition de fournir des « armes létales » à la dite opposition syrienne sont sérieuses et que les autorités syriennes feraient bien d’en tenir compte et de réviser leurs calculs, comme l’ont déclaré plus d’un responsable occidental… Les calculs qu’à leur avis la Syrie est censée réexaminer portent sur la détermination du gouvernement syrien et du Président Al-Assad de ne s’en remettre qu’aux seules décisions du peuple et de refuser les diktats étrangers d’où qu’ils viennent, notamment ceux qui consistent à en désigner les dirigeants en contournant le verdict des urnes. D’ailleurs, la désignation d’un citoyen américain, d’origine syrienne, comme premier ministre d’un gouvernement fantoche n’est qu’un avant goût de ce que les Occidentaux voudraient imposer à la Syrie ; ce que le peuple syrien refuse, ainsi que ses autorités nationales et patriotes. Là encore, il ne leur restait plus qu’à faire usage des armes chimiques pour faire pression, intimider, voire terroriser les autorités syriennes afin qu’elles abandonnent leurs principes de gouvernance, de souveraineté et d’indépendance.

3. Permettre aux dirigeants US de tester concrètement la direction syrienne du point de vue cohésion et sang froid, en particulier, tout en la poussant à répondre à ce crime commis par les bandes armées à sa solde par un crime de même nature. En d’autres termes, pousser la direction syrienne à répondre par une attaque chimique contraire, au cas où ils échoueraient à l’accuser de l’avoir elle-même perpétré. Ainsi les US auraient le prétexte suffisant pour intervenir militairement sous la couverture de diverses organismes internationaux ou régionaux et réussiraient enfin à « faire tomber le régime » qui a résisté et qui est toujours capable de résister, malgré le nombre considérable des agresseurs et la violence extrême de l’agression ; ce qui a fait que la Russie les a clairement prévenu que « sa chute était impossible » !

La décision d’utiliser le gaz sarin est une décision de la direction US prise il y a deux mois dans le but de s’en servir comme prétexte à intervention. Les rapports de la chaine CNN sur ce gaz prétendument utilisable par Damas, aux abois, se sont multipliés depuis le début de l’année [8] et révèlent que ce dernier argument s’est évaporé comme les précédents, car la cohérence syrienne sur les plans politique, médiatique et politique a fait échouer certains des objectifs essentiels de ses ennemis. Certes, les résultats de cet acte criminel sont lourds de conséquences, notamment par le nombre de victimes syriennes [26 tués, dont 16 militaires, et 86 blessés, au 20 Mars 3013, NdT]. Il n’empêche que ses répercussions vont dans le sens opposé à la volonté des États-Unis. En effet :

1. La condamnation internationale de cette attaque chimique, par de prétendus opposants pour la liberté, a quelque peu embarrassé les dirigeants occidentaux et a particulièrement révélé l’hypocrisie des dirigeants US qui, après avoir affirmé qu’ils ne savaient pas qui des rebelles ou des autorités syriennes avait usé de ces armes, se sont lancés dans une fuite en avant en déclarant « qu’ils n’accepteront pas que le régime utilise des armes chimiques » ; ce qui revient à admettre implicitement qu’ils acceptent, encouragent, voire ordonnent aux bandes armées d’en faire usage ! Bien que nous soyons convaincus que les dirigeants US ne s’imposent aucune restriction d’ordre légal, moral, ou humaniste, nous pensons néanmoins que cette situation dans laquelle ils se sont empêtrés pourrait les empêcher d’invoquer l’usage des armes chimiques pour pousser la communauté internationale à intervenir militairement en Syrie.

2. Quant à la dite opposition syrienne, nous pouvons dire que ce crime dépasse le simple embarras et constitue un énorme scandale qui ne manquera pas de les diviser encore plus qu’ils ne le sont, surtout que les victimes sont principalement des femmes et des enfants, dont une petite fille qu’ils n’ont pas pu ne pas entendre dire : "C’est cela leur liberté ? Puisse Dieu ne jamais les exaucer ! ».

3. Reste les « ourbanes » qui se réunissent encore sous l’égide d’une prétendue Ligue arabe et sur lesquels nous ne nous attarderons pas, sinon pour dire que leur silence équivaut à un aveu de reconnaissance de complicité dans ce crime répréhensible et condamnable par toute personne saine d’esprit douée d’un minimum de noblesse, autant de termes exclus de leur dictionnaire.

Finalement, bien que le recours aux armes chimiques par le front des agresseurs « sous direction US » signifie une importante escalade dans la violence contre la Syrie, il a été incapable de créer une brèche dans sa défense militaire et n’a en rien assuré l’équilibre des forces que les US cherchent désespérément avant de s’asseoir à la table des négociations. Au contraire, les USA ont perdu des cartes que ne compensera certainement pas la nomination d’un citoyen américain d’origine syrienne à « la tête d’un gouvernement intérimaire ». Ni lui, ni l’attentat criminel par armes chimiques n’auront réussi à atteindre leurs objectifs, tout comme ils ne modifieront pas les paramètres essentiels de l’équation sur laquelle repose l’Etat syrien et sa légitimité.

Amin Hoteit
21/03/2013

Article original : Al-tayyar هل تغيّرت المعادلة السورية بعد الكيماوي؟ !
http://www.tayyar.org/Tayyar/News/PoliticalNews/ar-LB/syria-after-chemical-pb-8119.htm

Article traduit de l’arabe par Mouna Alno-Nakhal pour Mondialisation.ca

 

Notes :
[1] Entrevue intégrale du président syrien avec le Sunday Times
http://www.mondialisation.ca/entrevue-integrale-du-president-syrien-avec-le-sunday-time/5325236

[2] Des terroristes testent l’effet de gaz toxiques, de fabrication turque, en territoire syrien.
http://www.youtube.com/watch ?v=k_IIARKNXQI&feature=youtu.be

[3] SYRIA : US-NATO Backed Al Qaeda Terrorists Armed with WMDs. Chemical Weapons against the Syrian People
http://www.globalresearch.ca/syria-us-nato-backed-al-qaeda-terrorists-using-wmds-chemical-weapons-against-the-syrian-people/5327507

[4] Syrie : Fabius veut armer "rapidement" l’opposition
http://www.dailymotion.com/video/xy6zt5_syrie-fabius-veut-armer-rapidement-l-opposition_news

[5] Syrie : pour Fabius, "Assad ne mériterait pas d’être sur la terre"
[6] En Syrie, armes à double tranchant
http://blog.mondediplo.net/2013-03-19-En-Syrie-armes-a-double-tranchant

[7] Syrie : le premier ministre de l’opposition refuse tout dialogue avec Assad
http://www.lemonde.fr/proche-orient/article/2013/03/19/ghassan-hitto-elu-premier-ministre-interimaire-par-l-opposition-syrienne_1850209_3218.html

[8] Syria’s chemical weapon potential : What is it, and what are the health risks ?
http://edition.cnn.com/2012/12/07/world/meast/syria-chemical-weapons-qa/

Le Docteur Amin Hoteit est libanais, analyste politique, expert en stratégie militaire, et Général de brigade à la retraite.

 

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22 mars 2013 5 22 /03 /mars /2013 21:36

 

Mars 2003, la deuxième guerre contre l’Irak

Il y a dix ans : Premiers bombardements criminels US sur Bagdad

Le 21 mars 2003, à 21h37, soit quelques heures après la fin de l’ultimatum de 48h du président George W. Bush - demandant au président irakien Saddam Hussein, ainsi qu’à ses fils Oudaï et Qusay, de quitter l’Irak - les États-Unis lançaient sur Bagdad les premiers missiles. C’était le début de la deuxième guerre occidentale contre l’Irak. Nous assistions impuissants et sidérés au déluge continu de missiles le plus massif de l’histoire. Tout cela était criminel et est resté à ce jour impuni. [Mise à jour d’un article publié en mars 2003]
19 mars 2013 | Thèmes (S.Cattori) : Irak


 

 

Premiers bombardements sur Bagdad

 

Les pro-israéliens Pascal Bruckner, Bernard Kouchner, Alexandre Adler, Alain Finkielkraut, et leurs amis dans le monde, ont appelé à la guerre qui devait démembrer l’Irak et le mettre à genoux. Leur objectif caché : assurer la domination d’Israël dans la région. Il s’agissait pour tous ces pro-israéliens cyniques et impitoyables de se défaire d’un voisin qui résistait aux diktats d’Israël et de ses alliés. Peu en importait le prix. Cette guerre a tué un million et demi d’Irakiens et détruit leur pays. L’Irak ne serait plus jamais l’Irak. Tous ces avocats de la guerre ne se sont plus jamais souciés du sort des Irakiens et du sang qui a coulé. L’Irak n’était pas assez. Ils se sont fixés par la suite sur d’autres chefs d’État à abattre qui n’avaient jamais reconnu l’État juif d’Israël. Kadhafi en Libye, Assad en Syrie... et l’Iran dans la ligne de mire. [Silvia Cattori, 19 mars 2013]



C’est atroce. Ils la veulent leur guerre, Pascal Bruckner, Bernard Kouchner, Alexandre Adler, Alain Finkielkraut. Ils l’auront leur guerre. Ils le veulent leur sang. Ils l’auront leur sang, et les cadavres déchiquetés, et les blessés, et les millions de déplacés et de morts. Tout cela est effroyable.

Et nous, citoyens du monde, nous qui ne voudrions rien de tout cela, et qui en tremblons, nous qui voudrions empêcher les armées de continuer de verser du sang ; nous qui n’avons pas les moyens d’arrêter la folie guerrière de Bush et de Blair ; nous qui n’avons pu faire taire les impostures de ces gens inhumains qui trouvent normal d’aller attaquer un pays qui ne les attaque pas, il ne nous reste plus qu’à continuer de nous opposer à toutes ces guerres de cruelle domination.

L’Union européenne s’est associée à toutes les guerres illégales récentes depuis 1991. Ceux qui ont cru en elle ont de quoi déchanter, et tout à craindre pour demain. De quels nobles idéaux ses élus pourront-ils encore parler ? Les États européens ont déjà connu bien des égarements. Les pays européens n’auraient jamais dû s’inféoder à l’OTAN, sans se soucier des conséquences désastreuses pour les populations ni de leurs effets destructeurs à long terme. De quelle légitimité pourront-ils encore se prévaloir, alors que tant de gouvernements se sont associés, plusieurs fois déjà en treize ans, aux projets de dirigeants qui pratiquent le terrorisme d’État et qui piétinent les petits pays en violation du droit international ? Les États-Unis et son allié Israël peuvent-ils continuer de frapper d’autres États faibles, en toute illégalité, et demeurer impunis ?

Aujourd’hui, le monde a compris que, si des pays réputés « démocratiques » jettent les peuples dans des guerres illégitimes, ce n’est pas pour servir des principes moraux et des valeurs universellement reconnues. Leur seul langage est celui de la force. Les va-t-en guerre pro-israéliens Richard Perle, Paul Wolfowitz, etc., dominent les institutions politiques, diplomatiques, et économiques. Ils ont le soutien de gens qui comme Pascal Bruckner, Bernard Kouchner, Alexandre Adler, Alain Finkielkraut, défendent eux pied à pied les intérêts d’Israël avant tout autre intérêt. Leurs guerres, au mépris de la légalité internationale jettent des peuples innocents dans l’horreur.

Cette guerre contre l’Irak n’aurait peut être jamais commencé sans les pressions du lobby pro-israélien. Ce lobby a pesé de tout son poids dans les décisions du Pentagone et de la Maison Blanche. L’ouverture par les États-Unis de ce nouveau front au Moyen Orient est une aubaine pour Israël ; il se sent déjà les mains libres, pour continuer sa sale guerre à l’encontre des Palestiniens. Tous les jours, les militaires israéliens poursuivent des exactions et le vol de nouvelles terres pour y installer des colons fanatisés qui arrivent de France et d’ailleurs.

La question irakienne vient de dessiller bien des yeux.

Ce n’est pas la fonction des intellectuels que de mentir. Les récentes prises de position pour ou contre la guerre en Irak ont été une sorte de révélateur. Chacun a compris pourquoi les ardents supporters des interventions militaires contre les ennemis d’Israël, nous disent que cette guerre, si lourde de conséquences, est une bonne guerre.

Ils ont toujours manipulé des syllogismes mortifères. C’est pourquoi la doctrine de l’« axe du mal » chère à Bush leur va comme un gant. La tragédie irakienne est un formidable révélateur. Les souffrances des Irakiens serviront-elles au moins à provoquer une prise de conscience ?

Après 21 jours de bombardements, les forces armées US prennent le contrôle de la plus grande partie de Bagdad en ruines. L’Irak développé et prospère que nous avons connu a disparu.

 

 

VIDEOS sur le site :

 


Il y a dix ans : Premiers bombardements criminels US sur Bagdad

 

Silvia Cattori

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21 mars 2013 4 21 /03 /mars /2013 00:17

Israël : Membre de facto de l’OTAN

Global Research, mars 18, 2013

 

Le Secrétaire général de l’OTAN, Anders Fogh Rasmussen, a reçu le Président israélien Simon Peres au siège de l’OTAN, à Bruxelles, le 7 mars 2013. A l’ordre du jour : le renforcement de la coopération militaire entre Israël et l’Alliance atlantique, dans le cadre de la lutte contre le terrorisme. Israël est déjà impliqué dans des opérations secrètes et des attaques non conventionnelles avec les Etats Unis et l’OTAN. Mais cet accord a une signification particulière, car il approfondit la relation entre l’OTAN et Israël au-delà de ce que l’on appelle le “Dialogue Méditerranéen”.

L’accord commun fait référence à un partenariat entre l’OTAN et Israël « dans la lutte contre le terrorisme et la recherche de la paix... au Proche-Orient et dans le Monde ». Ce qui laisse entendre une participation d’Israël sur la scène de la lutte active, aux côtés de l’OTAN – ce qui en fait un membre de facto de l’Alliance atlantique.

En d’autres termes, Israël serait directement impliqué dans une opération militaire, dès lors que l’OTAN et les Etats-Unis décideraient d’en lancer une, que ce soit contre la Syrie, le Liban ou l’Iran. Israël a offert son aide à l’OTAN dans ses opérations de lutte contre le terrorisme dirigées contre le Hezbollah et l’Iran.

Une déclaration précise que « durant leurs discussions, les deux parties sont tombées d’accord sur le fait qu’Israël et l’OTAN sont partenaires dans la lutte contre le terrorisme… ».

Le Président Peres a insisté sur la nécessité de maintenir et d’accroître la coopération entre Israël et l’OTAN, ainsi que sur la capacité d’Israël à apporter sa collaboration et à fournir non seulement une aide technologique, mais aussi un savoir gagné de sa très grande expérience en matière de lutte anti-terroriste.

« Israël sera heureux de partager les connaissances qu’il a acquises et ses moyens technologiques avec l’OTAN. Israël a de l’expérience dans la lutte contre des situations complexes et nous devons renforcer notre coopération pour pouvoir combattre ensemble le terrorisme mondial, et aider l’OTAN face aux menaces complexes auxquelles elle est confrontée, y compris en Afghanistan, » a déclaré Peres à Rasmussen.

L’histoire de la coopération militaire entre Israël et l’OTAN

Il est intéressant de rappeler qu’en novembre 2004, à Bruxelles, l’OTAN et Israël ont signé un important accord bilatéral qui a lancé la mise en place d’exercices militaires conjoints. Un second accord l’a rapidement suivi, signé à Jérusalem en mars 2005, par le Secrétaire général de l’OTAN et le Premier Ministre Ariel Sharon. Les militaires Israéliens voyaient dans ce nouvel accord bilatéral de coopération militaire un moyen de « renforcer la capacité de dissuasion d’Israël face des ennemis potentiels qui le menacent, et notamment l’Iran et la Syrie. »

L’hypothèse prise en compte, sous-jacente à cette coopération militaire entre l’OTAN et Israël, est « qu’Israël est sous attaque. »

La coordination militaire et celle des services secrets existe bel et bien ; elle est active, et inclut des consultations relatives aux territoires occupés.

« Avant le lancement de l’Opération Plomb Durci sur Gaza, l’OTAN échangeait déjà des renseignements avec Israël, partageait son expertise en matière de sécurité, et organisait des exercices militaires communs. (...) Scheffer, le précédent Chef de l’OTAN, s’est même rendu en Israël au beau milieu de l’offensive en cours sur Gaza. Et à l’époque, l’opinion des officiels de l’OTAN était que la coopération avec Israël était essentielle à leur organisation. » (Al Ahram, 10 février 2010)

L’accord bilatéral signé en mars 2013 entre Israël et l’OTAN est l’aboutissement de plus de dix ans de coopération.

Cet accord « oblige-t-il » l’OTAN « à venir au secours d’Israël », selon le principe de « sécurité collective » ?

(Cliquer sur l’image pour l’aggrandir)

L’accord renforce le processus en cours de planification militaire entre les Etats-Unis, l’OTAN et les militaires israéliens, ainsi que la logistique liée à toute opération future au Proche-Orient, y compris un bombardement aérien de sites nucléaires iraniens.

La délégation présidentielle israélienne était constituée de plusieurs sommités, militaires et conseillers du gouvernement, parmi lesquelles le Brigadier général Hasson Hasson, Secrétaire militaire du Président Peres (premier à gauche sur la photo), et Nadav Tamir, conseiller politique du Président israélien (à la droite du Président Peres).

Les discussions se sont déroulées à huis-clos, et le texte de l’accord qui en a découlé n’a pas été rendu public.

Suite à cette réunion, une déclaration commune a été publiée par l’OTAN. Le Secrétaire général Rasmussen a déclaré dans le communiqué de presse :

« Israël est un partenaire important de l’Alliance dans le Dialogue Méditerranéen. La sécurité de l’OTAN est liée à la sécurité et à la stabilité du bassin méditerranéen et du Proche-Orient. Et notre Alliance accorde une grande valeur à notre dialogue politique et à notre coopération pratique. Israël est l’un de nos plus anciens pays partenaires. Et nous sommes confrontés aux mêmes challenges stratégiques en Méditerranée orientale.

Alors que nous faisons face aux menaces sécuritaires du 21ème siècle, nous avons toutes les raisons d’approfondir notre partenariat de longue date avec nos pays interlocuteurs du Dialogue Méditerranéen, dont Israël. Nous savons tous que la situation régionale est complexe, mais le Dialogue Méditerranéen reste un forum multilatéral unique, où Israël et six pays arabes peuvent discuter autour d’une même table, avec l’Europe et des pays d’Amérique du Nord, de challenges sécuritaires communs. Je vois de nouvelles opportunités de renforcer notre dialogue politique déjà très avancé et notre coopération sur le terrain, à notre bénéfice mutuel. »

Michel Chossudovsky

Article original en anglais : Israel: A De Facto Member of NATO, publié le 9 mars 2013

 

 Traduction : CR pour ISM

 

Michel Chossudovsky est directeur du Centre de recherche sur la mondialisation et professeur émérite de sciences économiques à l’Université d’Ottawa. Il est l’auteur de Guerre et mondialisation, La vérité derrière le 11 septembre et de la Mondialisation de la pauvreté et nouvel ordre mondial (best-seller international publié en plus de 20 langues).

 

 

 

ALERTE - Iran: Obama accepte qu'Israël ne s'en remette pas à Washington sur une frappe
www.romandie.com
ALERTE - Iran: Obama accepte qu'Israël ne s'en remette pas à Washington sur une frappe
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20 mars 2013 3 20 /03 /mars /2013 18:35

Syrie : les bombardements continuent alors que l'OTAN envisage une action

Le Monde.fr avec AFP | 20.03.2013 à 09h39 • Mis à jour le 20.03.2013 à 16h19
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L'aviation du régime a frappé la province de Hama et de Raqa, dont le chef-lieu du même nom est tombé aux mains des rebelles.

Les forces syriennes ont bombardé mercredi 20 mars le sud de Damas, dont le camp palestinien de Yarmouk, tandis que l'aviation a effectué des raids sur le nord et le centre du pays, a affirmé l'Observatoire syrien des droits de l'homme (OSDH).
 

 

(..)

En outre, l'aviation du régime a frappé la province de Hama et de Raqa, dont le chef-lieu du même nom est tombé aux mains des rebelles. Des accrochages ont également eu lieu à Homs. Selon un bilan final de l'OSDH, la violence a causé la mort de 167 personnes à travers le pays, dont 43 soldats, 56 rebelles et 68 civils mardi.

AIDER LA RÉBELLION SYRIENNE "AIDERAIT À SORTIR DE L'IMPASSE"

"Nous sommes prêts, si on nous le demande, à nous engager comme nous l'étions en Libye", a assuré James Stavridis, commandant suprême des forces de l'OTAN.

Plus tôt dans la journée, le commandant suprême des forces de l'OTAN, l'amiral américain James Stavridis, a annoncé que certains pays membres de l'Alliance envisagent individuellement une action militaire en Syrie pour éliminer les défenses antiaériennes syriennes. 


Toutefois, "l'Alliance a pris la décision qu'elle suivrait la même séquence que pour la Libye", en 2011, où l'OTAN était intervenue sur la base d'une résolution du Conseil de sécurité de l'ONU, d'un soutien des pays de la région et d'un accord des vingt-huit pays membres de l'Alliance atlantique.


"Nous sommes prêts, si on nous le demande, à nous engager comme nous l'étions en Libye", a-t-il assuré, précisant qu'à ce stade les actions des Etats membres étaient conduites sur une base nationale. (..)


 Aider la rébellion syrienne "aiderait à sortir de l'impasse et à mettre fin au régime [de Bachar Al-]Assad", a-t-il estimé, précisant qu'il s'agissait d'une "opinion personnelle". Le secrétaire général de l'OTAN, Anders Fogh Rasmussen, a de son côté déclaré la veille que l'Alliance atlantique ne voulait pas se mêler au débat sur la fourniture d'armes aux rebelles syriens.


Lire : Le régime d'Assad et la Russie accusent les rebelles d'utiliser des armes chimiques

 

http://www.lemonde.fr/proche-orient/article/2013/03/20/des-pays-de-l-otan-envisagent-une-action-militaire-en-syrie_1850772_3218.html

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17 mars 2013 7 17 /03 /mars /2013 14:39

http://www.marianne.net/blogsecretdefense/Un-militaire-francais-tue-au-Mali_a984.html

Un militaire français tué au Mali
Je dédie cette parution au jeune soldat français mort aujourd'hui non pas comme le prétend l'hypocrite Hollande "pour un idéal", alors que la France s'allie avec les pires terroristes pour accomplir ses funestes desseins au service des multinationales comme des intérêts étrangers à notre pays. Il laisse une épouse enceinte. Voilà le vrai visage de ces guerres immondes... J'ai écrit un tweet pour rappeler le changement de nature des guerres coloniales de la France: "Les guerres COLONIALES ont changé de nature: Avant la France construisait écoles ou routes.. et servait SES intérêts. Désormais elle bombarde les pays pour servir des intérêts étrangers.." https://twitter.com/rsistons (chantal dupille, pseudo eva R-sistons)


Introduction d'eva R-sistons :

Poutine rejette le "droit" d'ingérence dans les affaires intérieures des Etats, il est un rempart contre la guerre mondiale : Il défend la paix (la Russie connaît mieux que quiconque le prix des guerres, sous Napoléon et Hitler), le monde multipolaire, l'union UE-Russie.. .

Une UE liée à la Russie (sur plans culturel, économique, géopolitique..) est un contre-poids à l'hyper-puissance atlantiste, un mur contre la soif "usraélienne" (USA + Israël, mais aussi GB) de dominer le monde au prix éventuel d'une guerre mondiale barbare et sanguinaire.

Souvenons-nous : L'époque de la guerre "froide" nous a préservés de la guerre "chaude", l'équilibre de la "terreur" a garanti la paix. En sabordant les 2 blocs, le monde s'est retrouvé avec un bloc unique hégémonique imposant sans limites ses guerres, ses déstabilisations, ses destructions... et ce bloc imposera aussi un jour sa guerre mondiale contre ceux qui se mettent en travers de sa puissance (Iran, Russie, Chine etc). Et ce conflit aura assurément pour théâtre majeur l'Europe créée par les USA seulement pour servir ses intérêts (voir les formidables vidéos de François Asselineau sur "L'Europe c'est la guerre", l'Europe créée par Etats-Unis...) économiques, militaires et géostratégiques (bases militaires, guerres par procuration comme contre Yougoslavie, Mali, Libye, Syrie, Côte d'Ivoire, etc, et demain contre l'Iran avec une UE embrigadée notamment via les sayanim Sarkozy-Kouchner-Hollande-Fabius décrétant notre participation à toutes les sales guerres néo-coloniales de l'OTAN, illégales et illégitimes).

La guerre contre l'Iran, nucléaire, sera l'étincelle qui mettra le feu aux poudres, elle dégénérera en guerre mondiale. Les politiques ne pensent pas aux conséquences de leurs actes, alors que les militaires, eux, connaissent le prix de la vie. Et le duo Hollande-Fabius, d'abord à l'écoute des désirs d'Israël, engagera la France dans cette guerre obsessionnellement voulue par le gouvernement fascisant de Tel-Aviv ; Ce sont des apprentis-sorciers qui loin de servir notre pays, le mettent en péril. L'image de la France a totalement changé : Nous sommes désormais considérés comme les va-t-en guerres que nous sommes devenus sous les Sarkozy-Hollande-Fabius. Notre DEVOIR est d'en prendre conscience ! Et ensuite, de dénoncer ces immondes politiques cupides et messianiques.


En ce qui concerne la France gouvernée depuis Sarkozy par les successeurs de Bush : Notre soumission à Tel-Aviv, notre association contre-nature avec les Anglo-Saxons et notre intégration dans l'OTAN conduit notre pays - aujourd'hui tête de proue des guerres néoconservatrices "Usraéliennes" par procuration - droit dans le mur; les dommages collatéraux de ces liens incestueux seront terribles avec les centrales nucléaires sur notre sol. Une vraie poudrière, prête à exploser !

L'Europe doit se souvenir du visionnaire Gl de Gaulle qui pour le maintien de la paix, plaidait pour une Europe de l'Atlantique à l'Oural (1). Dans le giron atlantiste, nous serons condamnés à des guerres permanentes, meurtrières, néo-coloniales, impériales, hors-la-loi, jusqu'à la grande "boucherie" finale, nucléaire et mondiale. Vite, tournons-nous vers la Russie de Poutine, c'est notre intérêt vital, de la France comme de l'Europe ! Pour la paix, d'abord, ce bien le plus précieux...

Chantal Dupille (pseudo Eva R-sistons)

(1) L'Europe de l'Atlantique à l'Oural - charles-de-gaulle.org

L'Europe de l'Atlantique à l'Oural - charles-de-gaulle.org

 

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TAGS : Russie, Poutine, France, UE, guerre, paix, colonialisme, Etats-Unis, Israël, GB, sayanim, Bush, néoconservateur, Hollande, Sarkozy, Fabius, Kouchner, Oural, Atlantique, de Gaulle, OTAN, François Asselineau, Napoléon, Hitler
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http://www.rmc.fr/editorial/262796/la-syrie-au-programme-dun-sommet-entre-la-russie-et-lue/.
Vladimir poutine accueille un sommet sur la syrie © Reuters

 
Mardi 6 mars 2012
Election de Poutine : Une Chance pour la Russie et le Monde…

 

 

Je fais partie de ceux qui ont été très heureux, ravis, enchantés, de l’élection de Poutine. En plus : au premier tour !

 

Sans être surpris. Ni de l’ampleur de son succès, ni de la fureur des occidentaux. Il fallait être à la solde de l’industrie de la propagande pour ne pas voir, ou reconnaître, la formidable popularité de Poutine en Russie. Un des rares en France à en témoigner, timidement face aux pressions ambiantes, fut Sylvain Tesson qui a vécu à plusieurs reprises dans la Russie profonde. (*)

 

Poutine n’est pas l’homme providentiel qui va sauver l’humanité. Tout simplement, un Homme d’Etat. Ce qui est déjà : énorme ! Pas un homme au pouvoir, en Occident, ne lui arrive à la cheville. Que dis-je : à la plante des pieds !...

 

Dans le meilleur des cas, ce ne sont que clowns pour shows télévisés à la Berlusconi ou Obama. Dans le pire, des psychopathes rêvant de détruire pays et nations en les pillant. Les candidats “milliardaires-républicains” aux primaires de l’élection présidentielle américaine, sombrant dans la surenchère belliciste et sanguinaire, révèlent l'étendue de ce désastre intellectuel et politique. Sans parler des « déglingués », drogués de violence et de paranoïa, dirigeant l’entité sioniste…

 

La campagne calomniatrice précédant et suivant son élection dans tous les médias, français et occidentaux dans leur ensemble, m’a particulièrement amusé. Les plus acharnés, en France, étant TV et radios du "service public" : JT, documentaires, émissions « culturelles ». Un implacable matraquage, à grandes louches de lamentations démocratiques. Ô rage ! Ô désespoir !  Le tyran est de retour !

 

Incapables de la moindre diversité ou équilibre dans l’information, de regrouper dans un panel des anti-Poutine hystériques, mais aussi des observateurs plus « objectifs ». Ce n’était que diffamation à jets continus : système Poutine, mafia Poutine, nouveau tsar, empereur, autocrate, etc. Conscience professionnelle ? Déontologie ? Aucune notion… Normal, vu l’état de notre “société de la désinformation”, corrompue de cynisme.

 

Manœuvres de déstabilisation et tentatives d’assassinat des occidentaux vont se multiplier, Poutine le sait. Ce qui l’encourage d’autant à poursuivre son œuvre de redressement, économique, politique et militaire, de la Russie. C’est une chance pour ce pays. Mais, aussi, pour les autres.

 

Incontestablement, l’équilibre mondial a besoin d’une Russie forte et prospère, pivot de stabilité entre Europe, Moyen-Orient et Asie. Sa pondération, mesure, sens des responsabilités, sont un atout pour la paix sur notre planète. Des fous veulent l’entraîner dans la guerre. Il fera tout pour l’éviter. S’il y arrive, nous lui en serons tous redevables.

 

A l’occasion de cette élection, des lecteurs m’ont demandé de republier le portrait de Poutine que j’avais rédigé dans un texte relativement ancien, au plus fort d’une campagne de dénigrement à son encontre : Poutine – Frankenstein et les Prédateurs. Du 20 avril 2007, cinq ans ! Ce que je fais volontiers, sans pouvoir cependant reproduire d’intéressants commentaires qui avaient été échangés à cette occasion (sur le “problème tchétchène”, notamment). D’après eux, il n’aurait pas pris une ride… Je les remercie de leur gentillesse et de leur intérêt.

 

(*)  Je recommande la lecture de son récent et très beau livre, poétique et documenté, sur son séjour de 6 mois au bord du lac Baïkal : Dans les forêts de Sibérie, Gallimard, 2011.

 

 

 

 

Poutine : Frankenstein et les Prédateurs...

 

 

Un spectacle qui me ravit, c'est celui des grandes orgues de la propagande.

Entendre et voir tous ces médias à l’unisson, sans fausse note, au même instant, soufflant, sous les doigts de leurs maîtres, dans les tuyaux vides du mensonge et de la calomnie : fascinant !… Les partitions changent. Mais, connaissant son public, comme tout bon organiste, la propagande va et vient sur les classiques de son répertoire. Poutine, est une de ses partitions favorites. C’est, aussi, une de mes mélodies préférées…

Mélodie, de la complicité politique et médiatique, dans cette relation fusionnelle de la manipulation de l’information, au service des intérêts économiques de leurs commanditaires. A lire, écouter tous ces médias et politiciens, Poutine serait un monstre. Ne respectant aucune des libertés publiques élémentaires, pratiquant l’assassinat politique, méprisant les règles d'or d’une économie libérale qui est censée servir de trame aux relations internationales, etc.  Bref, c’est tout juste si Poutine n’a pas remplacé Staline dans la représentation, les stéréotypes et les postures "démocratiques" des médias occidentaux.

Poutine serait : Frankenstein !...

Ce déchaînement sonore est trop fort pour ne pas dissimuler, en contrepoint, des mouvements plus subtils. Livrons nous à un petit exercice de musicographie, et décryptons ces belles envolées… Décrypter est un régal !

En fait, la fureur de cette campagne de désinformation est fondée sur la frustration occidentale à l’encontre de la volonté d’un homme, s’appuyant sur une nouvelle génération de responsables russes, décidé à sortir la Russie de la profonde crise de la fin du XX° siècle. La conséquence immédiate est que les immenses projets de prédation, planifiés par le Big Business occidental à la suite de l’effondrement du régime communiste se sont, malgré d’excellents débuts, trouvés rapidement bloqués par un homme : Poutine. D’où les campagnes hystériques se crispant sur cinq dénis :



1. Le déni d’un homme.
 

Tout opposant à l’hégémonie occidentale a droit automatiquement au qualificatif de "terroriste", dès lors qu’il possède un pouvoir potentiel de résistance. Difficile de mettre Poutine sur une de ces listes.  Alors, le plus simple est de le faire passer pour un criminel. Rien que cela… Autocrate et assassin.

Frankenstein, vous dis-je !

Pourtant, c’est un homme qui a été régulièrement élu à la tête de son pays, dans un gouvernement légitime. A deux reprises. Et les sondages, y compris ceux supervisés par l’université d’Aberdeen (Ecosse), montrent un taux moyen de satisfaction de ses concitoyens, par rapport, à son action de 70%, en moyenne. Il n’y en a pas beaucoup sur cette planète…

Il pratique couramment plusieurs langues, dont l’allemand qu’il maîtrise parfaitement. De même que tous les rouages de la Géopolitique. Gros travailleur, il connaît ses dossiers sur le bout des doigts.

Il est vrai qu’il a tout pour agacer : il ne boit pas, ne fume pas. Ceinture noire de judo, il le pratique tous les matins, une heure, avant de commencer à travailler. Pire : il est d’une rigoureuse intégrité. L’horreur : il se fait une haute idée de l’indépendance et de l’avenir de son pays !...

Atypique. Nos "Al Capone" dirigeant la « Communauté Internationale », et protégeant les pires dictatures en Afrique, en Amérique du sud ou au Moyen Orient, n’en peuvent plus !…  Poutine ?  Un « Chavez » cool… Il ne manquait plus que cela… Un cauchemar !



2.
Le déni d’un redressement politique
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La stratégie de l’Occident, à la chute du communisme était de faire éclater l’ex-URSS en une multitude d’Etats, d’entretenir des conflits à ses frontières pour la paralyser, et de piller les énormes ressources de son sous-sol en installant et protégeant des gouvernement corrompus. A l’exemple de ce qui se fait de mieux sous d’autres latitudes. Cela a failli réussir, comme le montre très clairement Joseph Stiglitz (1) : l’instabilité économique associée à une corruption organisée et à la mise en place d’une mafia, servant d’intermédiaires aux intérêts occidentaux, a provoqué une violente régression de la Russie. Ce grand pays était au bord de l’anarchie…


i)
Le pillage occidental par le biais de la mafia russe


En fait, les privatisations accélérées, imposées par l’Occident via la Banque Mondiale et le FMI (2), n’avaient pas pour objectif de créer, ou de développer une classe moyenne mais de faire acheter, par les multinationales, pour une bouchée de pain l’essentiel de la richesse du pays : pétrole, gaz, mines (fer, charbon, or, diamant, etc.). Cette opération comportait deux étapes :

=> achats (ou "privatisations", par euphémisme...) par des mafieux à prix ridicules et, la plupart du temps, à crédit et sans apport de fonds personnels...

=> rachats ensuite par des entreprises occidentales des parts à prix ridicules, aussi, mais qui, à l’échelle des transactions, constituaient des fortunes colossales pour des personnes privées.

C’est ainsi que sous Eltsine, des pans entiers des ressources russes ont été bradés à des mafieux, moyennant commissions. Certains, par la suite, s’apprêtant à céder leurs possessions nouvellement acquises avec une confortable marge, notamment dans le gaz et le pétrole, aux grandes multinationales. La Russie allait ainsi voir l’essentiel de ses richesses rachetées à vil prix et possédées par des intérêts étrangers. Schéma classique des privatisations dans la plupart des pays en développement qui n’ont pas la taille critique pour résister. Mais, la Russie n’est pas le Nigeria, l’Arabie Saoudite ou le Gabon...

ii)  L’arrêt du pillage.

Succédant au gouvernement « ultracorrompu » d’Eltsine, la première tâche de Poutine fut de mettre un terme à ce pillage à grande échelle du pays. Il fallait museler la grande mafia en cheville avec les multinationales étrangères. Certains de ces mafieux ont pu être arrêtés, jugés et les transactions en cours bloquées. Ce qui a fait hurler les anglo-saxons au nom du "libéralisme économique" (3), des droits  de l’homme et autres indignations "démocratiques"…  La réaction allait être brutale. Du "grand ami" de l’après 11 Septembre, Poutine, allait immédiatement devenir l’homme à abattre.

Dans ce nettoyage, toujours en cours, un des plus brillants et des plus efficaces collaborateurs de Poutine, Andrei Kozlov, a été assassiné (4). Il avait retiré les licences d’exploitation à 95 banques russes spécialisées dans le blanchiment de ce pillage. Il était en train de décortiquer les implications des multinationales de l’énergie dans le pillage et les détournements de fonds. Malgré cette guerre souterraine et les opérations de déstabilisation organisées par les occidentaux, avec une campagne de dénigrement à l’échelon international, Poutine et son équipe tiennent bon.


iii)
La protection de la mafia russe par les occidentaux.  

Beaucoup de ces gangsters de haut vol se sont réfugiés en Occident, notamment à Londres, où, protégés par la City (milieux financiers) qui gouverne le pays, ils mènent grand train de vie. Cette "protection" atteint des sommets inconnus jusqu’alors.

Exemple : L’un des plus riches, Boris Berezovski, dont la fortune est estimée à environ 2 milliards de $, réfugié à Londres, bénéficie du statut de "réfugié politique"  en tant qu’ "opposant politique"…  Il vient publiquement d’annoncer qu’il finançait un renversement du gouvernement russe par la force ! (5) La Russie demande son extradition pour une multitude de détournements de fonds, notamment au détriment de la compagnie aérienne Aeroflot. Bien sûr, Londres, qui n’hésite pas à envoyer ses ressortissants britanniques à Guantanamo, refuse cette extradition sous prétexte du respect des droits de l’homme….

Imaginons un gangster milliardaire proférant les mêmes menaces, à l’encontre de Blair ou de Bush, ou de tout autre chef d’Etat élu en toute légalité, alors qu’il serait réfugié en Russie. Impensable !  Mais, le contraire pour les Prédateurs : oui.


3. Le déni d’un redressement économique


Délibérément, la Banque Mondiale et le FMI avaient imposé des privatisations accélérées en ignorant une règle de base : avant toute restructuration et privatisation, il est indispensable de mettre en place des organes de contrôle et de régulation indépendants et incorruptibles. Poutine, malgré les difficultés dont l’assassinat de Kozlov donne une idée de l’ampleur, y travaille sans relâche. La hausse des prix du pétrole et du gaz, jointe aux actions d’assainissement de Poutine ont permis à la Russie de rembourser, par anticipation, la totalité de sa dette extérieure. Qui dit mieux ?

La Russie, sous son impulsion, a progressivement renégocié tous les contrats de cession, tant des droits d’exploration et des ventes de ses ressources, avec les multinationales. Dans un rapport d’égal à égal. Un des cas emblématique est l’exploitation des gisements de Sakhaline, projet de plus de 22 milliards de $ que la Russie a renégocié tant avec les compagnies pétrolières, notamment la Shell, qu'avec le consortium des banques internationales (200 banques). Tout cela a rendu fortement impopulaire Poutine au sein de la puissante "communauté financière internationale"…

La Russie a réussi, dans le même temps, à bloquer une des plus grandes catastrophes écologiques (6) qu’allaient accomplir ces compagnies pétrolières dans leur exploitation de la presqu'île de Sakhaline. Détruisant une région entière, à l’exemple des ravages qu’elles ont provoqués au Nigeria.

Frankenstein, vous dis-je !


4.  Le déni d’une Politique étrangère indépendante.

L’union Européenne n’a aucune politique étrangère, si ce n’est de suivre à la lettre les diktats et les aventures guerrières de l’extrême-droite américaine et israélienne. Ce n’est pas le cas de la Russie qui pense qu’un monde unipolaire, dominé par une "hyper puissance" n’est pas l’avenir de l’humanité. Une soi-disant fraction de l’humanité qui dirigerait, sous prétexte qu’elle serait supérieure aux autres, le reste du monde est un modèle qui n’est pas viable.

De plus, Poutine est contre l’attitude occidentale qui privilégie la menace et l’affrontement, au dialogue et à la coopération.  D’où son rôle modérateur dans le traitement des problèmes complexes de la Palestine, du Moyen Orient en général ou de la gestion mondiale de l’énergie. Philosophie politique incompatible avec celle des "néocons".

Dans une formidable action géopolitique, Poutine, s’est rapproché de la Chine, avec qui il a fondé le SCO (7). Lequel va, outre les Etats fondateurs, intégrer à terme : l’Inde, le Pakistan, la Mongolie et… l’Iran ! Se profile, donc, en Asie Centrale, une superpuissance indépendante, capable de résister aux volontés hégémoniques des anciennes puissances coloniales du Moyen Orient et de l’Asie. Et, surtout de résister aux incessantes manœuvres financières, capitalistiques, et militaires  de l’Occident…

Frankenstein, vous dis-je !


5.  Le déni d’une marche vers un Etat libre et démocratique.

Poutine, sait très bien que, pour le déstabiliser, les services spéciaux occidentaux sont prêts à faire assassiner leurs propres agents en Russie… Pour l’accuser, ensuite, d’assassiner ses opposants. Quand on a 70% des russes qui sont pour vous, il est nul besoin de faire assassiner des opposants "médiatiques" (journalistes, et autres figures de composition...) qui émargent, la plupart, sur les livres de paye des services secrets occidentaux, via des associations "bidon". Il connaît trop bien les combats de l’ombre...

La Tchétchénie, me direz-vous ?  Il y travaille. Il a hérité de ce dossier, où la mafia s’est, là encore, longtemps et considérablement enrichie (8), de concert avec les trafiquants d'armes et de pétrole occidentaux. Sachant, là aussi, que via la Georgie frontalière, que les USA veulent faire rentrer à tout prix dans l’OTAN, c’est un flux incessant d’argent et d’armes dans les poches des chefs de guerre pour maintenir une guerre civile à ses frontières. Les mêmes qui ont écrasé sous les bombes Palestine, Irak, Afghanistan ou Liban viennent, à présent, l’entraver dans la recherche de la paix en Tchétchénie. Il y arrivera. Le temps joue en sa faveur…

Entre-temps, la liberté d’expression ne cesse de se développer. En 2000, en Russie, il y avait 20 000 journaux et publications. En 2007, il y en a 46 000. A cela s'ajoutent, 25 millions d’internautes qui peuvent accéder, sans censure, à toutes les informations disponibles sur le net. A cela s’ajoutent encore, les 3 200 société de TV et radios, dont l’Etat ne contrôle que 10% (9).  Alors, qui dit mieux ?


Poutine : Frankenstein ?

C’est, tout simplement : un Homme d’Etat.  Un « Grand »…

Désolé pour les Prédateurs…



(1)  Joseph Stiglitz (Prix Nobel d’Economie 2001). ‘Globalization and its discontents’, Chapter 5 : Who Lost Russia ?, Penguin Books, 2002.
(2)  Joseph Stiglitz. Op. Cit.
(3)  Les principaux supports de la propagande du Big Business débordent de ce type d’articles enflammés : The Economist (UK), The Financial Times (UK), The Wall Street Journal (USA). On les retrouve en  “copier-coller”, chez nos « journalistes-économistes » français…
(4)  Macalister, T., Cobain, I., Tisdall, S., ‘Diplomatic rift as says : give us Berezovsky – Fresh Warrant issued and new inquiry into remarks about overthrow of Putin’, The Guardian, Jeudi 19 Avril, 2007.
(5)  Assassiné le 13 septembre 2006, avec son chauffeur. Il était, à sa mort, Vice Président de la Banque Centrale Fédérale Russe. Il avait 41 ans. Parlant couramment anglais et allemand. Il était père de trois enfants.
(6)  Voir, le formidable travail d’investigation des ONG sur Sakhaline, notamment le rapport :
Van Gelder, J.W. (2006), ‘Involvment of Credit Suisse in the Global Mining and Gas Sectors – A research paper prepared for Berne Declaration and Greenpeace Switzerland’, Profundo, Hollande, Juin 2006.
(7)  Le SCO (Shanghai Cooperation Organization) est une organisation intergouvernementale dont les langues de travail sont le chinois et le russe. Elle a été fondée, le 15 juin 2001, par la Russie, la Chine, le Kazakhstan, le Kyrgystan, le Tajikistan et l’Ouzbekistan.
(8)  Sous Eltsine et ses prédécesseurs, ce conflit était exclusivement géré, y compris sur le plan militaire et avec ses propres troupes, par le Ministère de l’Intérieur… Les enrichissements personnels des gestionnaires de ce conflit, dans les détournements de fonds et les trafics d’armes et de pétrole des différentes mafias, étaient longtemps sans limite…
(9)  Dimitry Peskov, The Guardian, Lundi 16 Avril 2007.

Crédit photos Poutine :   Tickets of Russia.  La photo du milieu est celle d'Andrei Kozlov.

 

http://stanechy.over-blog.com/article-election-de-poutine-une-chance-pour-la-russie-et-le-monde-100924384.html

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17 mars 2013 7 17 /03 /mars /2013 14:07

Capture d'écran du portfolio sonore réalisé par le Guardian.

Note d'eva: Si, un bilan POUR les Etats-Unis, l'Irak détruit on s'en fout :

Irak: 10 ans après l'invasion, quel bilan pour les Etats-Unis?

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http://www.20minutes.fr/tv/afp-actus/6630

Dans Actualités AFP, le 16 Mars 2013 .

4.400 soldats morts, 32.000 blessés et plus de 800 milliards de dollars : l'Amérique a payé cher sa décision d'envahir l'Irak. Bilan, 10 ans après. Durée: 01:51

Mercredi 13 mars 2013

 

"Partout, dès les quais du port jusqu'au village le plus reculé, dans les rues et au prétoire, l'offense régnait impunie, la misère, la délation, l'humiliation, le mensonge arrogant, le sadisme à peine déguisé. Un peuple et sa culture, objets des pires manœuvres ."

Jean-François Lyotard  (*)

    

 

Dix ans…

 

Le 20 mars 2003 débutait la destruction et l’invasion de l’Irak.

 

Il n’y aura pas de commémoration. Encore moins : débats et remises en cause.

 

Nos médias, politiciens, si friands d’anniversaires, s’efforceront à la discrétion. Eux dont l’obsession du culte des "souvenirs", encensant autosatisfaction, mégalomanie, ou abrutissement, n’a d’égale que celle de l’oubli des faits pouvant ternir leur "Bonne Conscience".

 

C’est ainsi que l’on forge des sociétés amnésiques, analphabètes de l’Histoire, de l’évolution de notre planète. De ses peuples, nations, rapports de force, déclins et renaissances. Qui, un jour, inévitablement, se trouvent, hébétées, tétanisées, écrasées, face à l’irruption impitoyable de ce qu’elles souhaitaient oublier, cacher, nier.

 

Silence. Dans les rangs des oligarques occidentaux. Alignés sur les injonctions de leur suzerain.

 

Le plus éclatant exemple venant de Grande-Bretagne. Par instruction écrite adressée aux membres du gouvernement, le ministre des affaires étrangères britannique, William Hague, modèle de cynisme contemporain, vient d’imposer l’obligation de ne pas mentionner la guerre d’Irak, à l’occasion de ces dix ans (1) :

« Don’t mention the Iraq War…»

 

Ce fut, il est vrai, une des plus abjectes folies de violence collectives commises par les nomenklaturas occidentales. Car, malgré une colossale propagande, les opinions publiques étaient contre ce délire sanguinaire et colonial. Le peuple britannique, un de ceux qui se sont le plus mobilisés contre cette guerre, dont il savait les prétextes non fondés, illégaux et mensongers, dans des manifestations groupant des millions de personnes.

 

Illustrant, ainsi, le complet mépris des castes au pouvoir, sous couvert du soutien de parlements fantoches, à l’égard de la majorité de leurs concitoyens exprimant la volonté d’œuvrer pour un monde de paix.

 

Steve Bell rappelle cette hystérie criminelle et impunie dans une cinglante caricature, tournant en dérision posture et propos de Tony Blair, premier ministre de l’époque. Chef de la majorité « Travailliste », similaire aux PS français, espagnol, italien, belge, etc.  Artisan zélé, vibrionnant, obsédé, de l’engagement des armes britanniques aux ordres du clan Bush.

 

Il y représente le lion britannique, symbole du Royaume Uni, avec le visage de Blair, la crinière carbonisée, sa superbe cabossée, au point d’être réduit en rat. Dans un paysage de désolation où s’accumulent, à l’infini, linceuls et pierres tombales. Affirmant, obstiné et fier de lui, la conviction inébranlable de son génie incompris (2) :

« Cela fait longtemps que j’ai renoncé à convaincre l’opinion qu’envahir l’Irak était la bonne décision »

 

Steve-Bell-28.02.2013-002.jpg

 

Nous ne devons pas l’oublier, même si les médias de la désinformation nous y forcent : ce furent des centaines de milliers de morts, de blessés, de traumatisés, sous des prétextes délirants. Nous le savions. Dès le commencement. A présent, nous en reconnaissons publiquement la réalité, objectivement, placidement, froidement. Tout n’était que tromperie, fabulation : armes de destruction massives inexistantes, armes chimiques introuvables.

 

Dernier artifice rhétorique, avant l’oubli, restait à prétendre qu’il s’agissait de renverser « un affreux dictateur qui tirait sur son peuple ». Fumeuse, abyssale hypocrisie tendant à imposer comme “norme” l’écrasement d’un peuple sous les bombes de l’Occident pour le délivrer de la dictature, en interaction avec la pulvérisation de toutes les infrastructures civiles. Exceptées, pétrolières et gazières, évidemment...

 

Tout en chérissant, protégeant, soutenant, les pires despotismes qui nourrissent ses insatiables spoliations, corruptions, superprofits mirifiques, enrichissements personnels météoriques : moyenâgeuses pétromonarchies du Golfe ou d’Arabie, « régimes parlementaires » mafieux aux élections truquées d’Afrique, d’Amérique ou d’Asie.

 

Toutefois, l’Irak réduit en cendres, occupé, pillé, la saignée fut jugée insuffisante. Dès la fin de l’invasion, les occupants lui inoculèrent la "guerre civile". Méticuleusement organisée, financée, armée, pour en prolonger l’égorgement, l’épuisement, la mise à mort, l’agonie. Une moyenne de 3000 morts par mois (3).

 

Des milliers de torturés pour laminer toute velléité de révolte devant l’horreur de l’occupation, l’immensité des destructions et des pillages. L’information sur la pratique à grande échelle de la torture en Irak, son organisation et sa gestion quasi-"industrielle" par les envahisseurs, commence à émerger malgré la censure. Du côté américain, planificateur de l’horrible. (4)

 

Mais, aussi, chez les britanniques dont beaucoup n’admettent pas, qu’au XXI° siècle, leurs soldats se livrent à des actes d’une telle barbarie. Ici ou là, apparaissent des « commissions d’enquête » officielles ou parlementaires, dont on sait qu’elles sont trop souvent destinées à enterrer les affaires compromettantes pour les gouvernants.

 

A l’exemple d’un autre courageux et lucide caricaturiste, Leon Kuhn, qui détourne, rétablit ou décode, le sens de la médaille accordée aux militaires de son pays revenant de leur séjour en Irak : « War on Terrorism – Expeditionary Medal – Iraq ». La gravure en relief montrant un militaire frappant à coups redoublés avec son poing ganté (gant généralement plombé) un prisonnier Irakien immobilisé dans un filet.

 

Leon-Kuhn-iraq_medal.jpg

 

Avec en légende, une citation de Phil Shiner dénonçant la torture « systématique » des prisonniers Irakiens par l’armée britannique. N’hésitant pas à employer l’expression « pratiques d’Etat » [State practices] !... Combien redoutable pour nos nomenklaturas qui, un jour inéluctablement, auront à rendre compte : gouvernants, parlements et médias.

 

Rappelons que ce juriste londonien se consacre à la défense, qu’il estime n’être qu’à ses débuts, des droits des victimes de « la politique étrangère et de l’armée britanniques » [Britsh foreign policy and military action] (5).

 

Irak… Société détruite, Etat détruit : le Chaos.

 

But ultime. « Mission accomplie ».

 

Effroyable décennie pour une nation, un peuple, à qui étaient promis les bienfaits paradisiaques de « La Démocratie »… C’est devant les morts, les êtres brisés, les générations saccagées, de l’Irak, qu’en ce jour nous nous devons de nous incliner.

 

Dernier hommage, que je souhaite rendre en cette sinistre et silencieuse commémoration.

 

À un homme, intègre, généreux, déterminé, qui a voulu laisser parler sa conscience, prévenir que tout n’était que mensonge dans le déclenchement de cette guerre. Dire la vérité lui a coûté la vie, quatre mois après le début de l’invasion, le 17 juillet 2003 : David Christopher Kelly. Il avait 59 ans.

 

Incroyable, mais vrai. Les oligarques de l’Occident n’honorent pas leurs « dissidents » ! Ni Prix Nobel, ni généreuses récompenses, ni luxueuses sinécures, ni distinctions cinématographiques, littéraires, académiques, médiatiques ou autres. S’ils ne peuvent les réduire au silence …

 

Ils les exécutent.

 

Avec une "discrétion", ou une mise en scène, plus ou moins réussies…

 

David-Kelly.jpg

 

Membre éminent du Ministère de la Défense britannique, c’était un des experts internationaux les plus qualifiés en guerre biologique et en armes de destruction massive. Il avait été détaché comme inspecteur de l'ONU en Irak, où il avait participé à 37 missions.

 

Ses constats, analyses, recherches, avaient forgé une évidence : il n’y avait en Irak aucune arme de destruction massive, nucléaire, chimique ou bactériologique.

 

Il l’avait écrit, l’avait exposé, auprès des organismes et départements spécialisés. Ne pouvant admettre que les "politiques" exigent, des responsables du renseignement et des experts en armement non conventionnel, des contrevérités, ordonnent de procéder à des falsifications de documents. Pour justifier une guerre qui allait entraîner morts et dévastations, aussi atroces qu’incalculables. Non seulement lors de l’invasion, mais encore davantage lors de l’occupation de l’Irak.

 

David Kelly commençait à faire circuler l’information, face au matraquage de la propagande étatique. La partager et la soutenir en dehors du « secret défense ». Auprès de certains journalistes spécialisés, notamment. La Commission des affaires étrangères de la Chambre des Communes (équivalent  de l’Assemblée Nationale) l’avait convoqué (cf. photo), cherchant plus à le mettre en difficulté qu’à écouter ses arguments. Il s’était engagé à donner le détail de ses certitudes et informations, lors des séances ultérieures.

 

Ses prochaines auditions, du fait de son niveau d’expertise et de connaissance sur ce dossier, allaient être “dévastatrices” pour les thèses officielles…

 

Trop.

 

Il a été retrouvé « suicidé ».

 

Près de chez lui, sur un chemin de promenade où il avait l’habitude de marcher pour se détendre. Version officielle : il se serait tailladé le poignet gauche, mais les secouristes n’ont trouvé aucun signe d’hémorragie, ni traces de sang sur le sol ; et, aurait avalé des barbituriques, mais aucune dose mortelle ne fut prouvée…

 

Contradictions et bousculades habituelles du cirque de la désinformation, avec en tête de liste : investigation policière bâclée, simulacre de commission d’enquête (la guignolesque “Commission Hutton”) pour disculper au plus vite le gouvernement Blair. Tout a été fait pour conclure, dans la précipitation, à un « suicide » auquel personne n’a cru : famille, proches, collègues et collaborateurs.

 

David Kelly, considéré comme une solide et brillante personnalité, au parcours professionnel irréprochable, plein d’humour, était tout à la joie de la préparation du mariage de sa fille. Débordant de projets, rien ne prédisposait à une telle « sortie »… Au-delà de son entourage, de nombreux spécialistes du monde médical et des milieux proches du dossier avaient compris qu’il s’agissait d’une élimination.

 

Une avalanche de témoignages, difficilement étouffée par les médias : experts médicaux (6) contredisant les conclusions de l’enquête officielle, députés (7) évoquant ouvertement son assassinat, membres des services de renseignement britanniques (8) confirmant cette « exécution » pour marquer colère et indignation face à une telle imposture politicienne.

 

L’assassinat de David Kelly, victime “collatérale” de l’invasion de l’Irak, est emblématique de la profonde décomposition et de l’hyperviolence du système politique dans nos pays dits « démocratiques ». Dès lors que les intérêts des oligarchies bellicistes et coloniales sont en jeu. “Raison d’Etat”, invoquera-t-on…

 

Fortes de leur impunité, imperturbables, nos nomenklaturas n’en poursuivent pas moins leur obsession criminelle, fanatique, hallucinée, corruptrice, de la destruction et du pillage des peuples et nations. Les uns après les autres. Au gré de leurs délires prédateurs et impératifs du moment…

 

Mensonges, contrevérités, intoxications, désinformations, affabulations, continuent de plus belle. Diaboliser, susciter les peurs dans les pulsions paranoïaques, enflammer la détestation pour la transformer en haine, afin de justifier guerres, atrocités et prédations.

 

Tels des cafards, insensibles avec leurs cousins scorpions aux radiations atomiques dit-on, les officines chargés de véhiculer cette propagande mortifère, travesties en agences de presse “fiables” par nos médias qui en font leurs “sources” (9), se multipliant, pullulant, grouillant…

 

 

 

 

 

 

 

 

 

1.  Nick Hopkins, Don’t mention the Iraq War – William Hague tells cabinet (William Hague demande au gouvernement de ne pas mentionner la guerre d’Irak), vendredi 1er mars 2013, The Guardian,

http://www.guardian.co.uk/politics/2013/feb/28/dont-discuss-iraq-war-william-hague

2.  Steve Bell on the 10th anniversary of the Iraq war – cartoon, The Guardian, 27 février 2013,

http://www.guardian.co.uk/commentisfree/cartoon/2013/feb/27/iraq-war-anniversary-tony-blair-cartoon

3.  Patrick Cockburn, How the World Forgot About Iraq, CounterPunch, 4 mars 2013,
http://www.counterpunch.org/2013/03/04/how-the-world-forgot-about-iraq/

4.  Mahmood, O’Kane, Madlena, T. Smith, Revealed : Pentagon’s link to Iraqi torture centres – General David Petraeus et ‘dirty wars’ veteran behind commando units implicated in detainee abuse,
[Révélation : les centres de torture en Irak  sont une émanation du Pentagone – Le général David Petraeus et un vétéran des ‘sales guerres’ seraient les commanditaires des unités de commando impliquées dans les tortures de prisonniers]

The Guardian, mercredi 6 mars 2013,
http://www.guardian.co.uk/world/2013/mar/06/pentagon-iraqi-torture-centres-link

5.  Phil Shiner : ‘We torture people, yet no one admits it’, James Hanning meets Phil Shiner, The Independent, dimanche 2 août 2009,
http://www.independent.co.uk/news/people/profiles/phil-shiner-we-torture-people-yet-no-one-admits-it-1766263.html

6.  David Halpin, Stephen Frost & Searle Sennett, Our doubts about Dr Kelly's suicide, The Guardian, mardi 27 janvier 2004,

http://www.guardian.co.uk/theguardian/2004/jan/27/guardianletters4

7.  Fiona Barton, Iraq whistleblower Dr Kelly WAS murdered to silence him - says MP (Un Député affirme que le Dr Kelly a été assassiné pour avoir dénoncé les mensonges du dossier irakien), 29 octobre 2007, Daily Mail,

http://www.dailymail.co.uk/news/article-488662/Iraq-whistleblower-Dr-Kelly-WAS-murdered-silence-says-MP.html

8.  Simon Aronowitz, Kelly was Murdered' Says UK Intelligence Insider, 23 février 2004,
http://www.prisonplanet.com/022304kellywasmurdered.html

9.  Le plus comique dans ce genre d’arnaque de la désinformation, si le contexte n’était pas aussi cruel, est le fameux Observatoire des Droits de l’Homme en Syrie (OSDH), domicilié à Londres, référence absolue des médias occidentaux. Voici l’évaluation du ministère des affaires étrangères Russe (RIA Novosti - 25 février  2012) :

« Selon les informations dont nous disposons, le personnel de l'Observatoire ne comprend que deux personnes: le directeur et son secrétaire-interprète. L'établissement est dirigé par un certain Rami Abdel Rahmane qui ne possède ni de formation journalistique ou juridique ni même d'instruction secondaire. Dans une interview accordée aux médias en novembre dernier, il a fait savoir qu'il résidait en permanence à Londres, était citoyen britannique et exerçait un métier d'entrepreneur (propriétaire d'un snack-bar) [en fait : un Kebab…] »

Ou encore, celle d’Alain Chouet, ancien responsable de la DGSE et spécialiste du Moyen-Orient :

« … L’OSDH fonctionne sur fonds saoudiens et qataris… » (Marianne – 20 juillet 2012).

Etc.

 

 

(*)  Jean-François Lyotard, Signé Malraux - Biographie, Grasset, 1996, p. 154.

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