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17 mars 2013 7 17 /03 /mars /2013 13:51

L’arsenal complet contre les observateurs en Syrie
http://www.republicoftogo.com/Toutes-les-rubriques/Diplomatie/L-arsenal-complet-contre-les-observateurs-en-Syrie

Selon le "Los Angeles Times", la CIA envisage de liquider des islamistes radicaux en Syrie. Barack Obama n'aurait pas encore autorisé ces attaques.

http://tempsreel.nouvelobs.com

Ingérence impérialiste et crimes de guerre: La guerre des drones sera t’elle étendue en Syrie ?…

 

Press TV

 

Le 16 Mars 2013,

 

url de l’article original:

http://www.presstv.ir/detail/2013/03/16/293811/us-to-launch-drone-attacks-in-syria/

 

~ Traduit de l’anglais par Résistance 71 ~

 

La CIA condidère un plan secret contingent pour étendre les assassinats par drones américains à la Syrie, exliquent d’anciens et actuels officiels américains.

Ces officiels disent que le centre pour le contre-terrorisme, qui gère les opérations de drones de la CIA au Pakistan et au Yémen, a récemment demandé à quelques uns de ses agents de collecter plus de renseignement sur le situation en syrie, a rapporté le Los Angelès Times ce Vendredi.

Les officiers de ciblage qui sont basés au QG de la CIA à Langley, Virginie, ont formé une unité au sein des agents du renseignement américian en Irak, pour examiner les menaces potentielles contre “les intérêts américains en Syrie”, a expliqué le rapport.

L’unité travaille de manière étroite avec l’Arabie Saoudite, la Jordanie et d’autres services de renseignement locaux, d’après ce même rapport.

La CIA et la Maison Blanche ont toutes deux refusé de commenter sur cette affaire. D’après le  bureau d’enquêtes de journalisme, basé à Londres, entre 2627 et 3457 personnes ont été tuées par des drones américains au  seul Pakistan depuis 2004.

Quelques anciens membres de la CIA ont exprimé leur scepticisme quant à la nature du plan contingent de Washington, disant qu’il n’y a aucune preuve substantielle de mennaces contre les “intérêts américains” en Syrie.

La nouvelle arrive le même jour de l’échec du sommet des leaders de l’Union Européenne, ceux-ci ne parvnant pas à un accord pour lever l’embargo sur l’armement vers la Syrie pour faciliter le flot d’armes et de munitions aux militants.

Bien que les Etats-Unis clâment publiquement à qui veut l’entendre que leur rôle n’est limité qu’à fournir de la nourriture et des fournitures médicales aux militants anti-gouvernement, le quotidien croate Jutarnji List a révélé le 7 Mars que les Etats-Unis avaient coordonné des transferts d’armement depuis la Croatie vers les militants en Syrie.

D’après l’article, 3000 tonnes d’armes en 75 cargos aériens ont été transférées depuis Zagreb vers les militants en Syrie via la Jordanie et la Turquie. Les armes ont été dites payées par l’Arabie Saoudite à la requête des Etats-Unis.

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16 mars 2013 6 16 /03 /mars /2013 15:00

Syrie: la France pousse à la prolongation et à l’aggravation du conflit


Samedi 16 Mars 2013

 

Syrie: la France pousse à la prolongation et à l’aggravation du conflit

On connaît le journaliste turc Semih Idiz sur ce blog puisque j’ai déjà eu le plaisir de vous présenter deux articles dont il est l’auteur.

L’article que je vous propose aujourd’hui témoigne d’une connaissance approfondie de la région et d’une réflexion pénétrante.

Voyez-vous, ce texte daté du 12 mars observait que l’option de l’escalade militaire en Syrie, par l’armement massif des prétendus révolutionnaires, qui recherchent en fait l’involution de la Syrie, était non seulement dangereuse mais en perte de vitesse dans ce qu’il appelle lui aussi la communauté internationale.

Et précisément, Semih Idiz reprochait à son gouvernement de ramer à contre-courant en s’entêtant à prôner l’armement des rebelles, une démarche qui ne peut qu’aggraver les choses en Syrie voire dans la région et prolonger souffrances et destructions.

Quelques jours seulement avant que Semih Idiz rédige son article, William Hague, le chef de la diplomatie britannique résistait encore aux demandes pressantes d’Ahmet Davutoğlu , le ministre turc des affaires étrangères, pour que l’Union Européenne (UE) et la Grande Bretagne livrent des armes aux involutionnaires syriens.

Entretemps, William Hague semble s’être ravisé puisque, avec le molletiste Laurent Fabius, il a insisté pour que l’UE accepte de lever l’embargo sur la fourniture d’armes «létales» (c’est-à-dire qui tuent par opposition à celles qui soignent) à l’opposition. Parmi ces armes, devraient figurer notamment des systèmes anti-aériens et des missiles antichars.

L’évolution de la position publique de la Grande Bretagne sur cette question ne tient pas du tout au charisme et à la capacité de persuasion d’un Ahmet Davutoğlu que la France et l’UE n’ont eu de cesse de ridiculiser notamment sur le dossier arménien.

Ce qui est à la racine de l’évolution spectaculaire de gouvernements, le gouvernement français tous particulièrement, qui se disent aujourd’hui prêts à armer les involutionnaires non seulement en contravention avec le droit international mais aussi en contravention avec la position adoptée par l’UE, n’est pas autre chose que la récente visite à Paris et à Bruxelles de Shimon Peres, le chef du gang sioniste et membre de l’Internationale Socialiste comme les compères Laurent Fabius et François Hollande.

Or Shimon Peres a clairement ordonné à ses clients en Europe d’agir fermement sur le dossier syrien. Certes, à Bruxelles, il a exhorté les pays arabes à passer à l’action et évoqué le risque d’une intervention occidentale. Mais il faut être naïf pour croire que c’est depuis la tribune de l’UE que l’on harangue les Etats arabes, surtout quand on est un chef de bande sioniste.

A la tribune de l’UE, c’est aux membres de l’UE qu’on s’adresse, d’autant qu’il y a longtemps qu’un scénario d’intervention occidentale directe en Syrie est écarté.

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Pigé Laurent?

William Hague et Laurent Fabius ont reçu les ordres 5 sur 5 et ont décidé de les exécuter au plus vite, quitte à risquer de se fâcher avec d’autres partenaires européens puisque MM. Fabius et Hollande ont dit que, levée ou pas de l’embargo européen sur les armes, la France n’en ferait finalement qu’à sa tête.

Image

Parce que quand des dirigeants comme M. Fabius ou M. Hollande deviennent obsédés par l’idée de faire plaisir à l’entité sioniste, rien ne peut les arrêter, pas même le risque de mécontenter d’autres membres de l’UE.

Certes, la Syrie ne sera pas le prétexte d’une crise majeure de l’UE, mais elle ne sera qu’une manifestation de plus du détricotage progressif de cette union par des pays qui ressassent encore leurs chimères impérialistes.

 

 Davutoğlu devrait renoncer à la ‘solution militaire’ en Syrie

par Semih Idiz, Al-Monitor Turkey Pulse 12 mars 2013

 

Le ministre turc des affaires étrangères Ahmet Davutoğlu persiste à cravacher un cheval mort. Ayant échoué à convaincre Washington lors de la récente visite de John Kerry en Turquie de fournir des armes à l’opposition syrienne, il essaye maintenant d’amener l’Union Européenne (UE) à lever son embargo sur les armes en Syrie.

En séjour à Londres la semaine dernière pour une réunion internationale sur la Yémen, Davutoğlu a eu des discussions avec son homologue britannique, William Hague, pour essayer de le convaincre que l’opposition syrienne est sérieusement désavantagée parce que les armes nécessaires lui font défaut. Il n’avait pas ouvertement appelé l’UE à lever son embargo sur les armes mais c’est bien là qu’il voulait en venir.

Interrogé par des journalistes pour savoir s’il voulait une levée de l’embargo, Davutoğlu avait dit de manière révélatrice : «Si un seul camp a les armes, à la fin, c’est le camp qui a les armes qui aura toutes les possibilités de tuer l’autre camp. »

Davutoğlu avait ajouté qu’il avait aussi soulevé récemment cette question avec le ministre allemand des affaires étrangères Guido Westerwelle. Londres et Berlin avaient cependant indiqué être en faveur du maintien de l’embargo de l’UE. Hague en particulier est préoccupé par les combattants islamistes en Syrie.

Des sources de l’UE à Ankara indiquent que pas moins de 500 membres du Jabhat al-Nosra, l’organisation combattante la plus efficace dans la lutte contre le régime Assad et dont l’objectif déclaré est d’instaurer une république islamique en Syrie, viennent d’Europe.

Le souci ne tient pas seulement à la victoire éventuelle en Syrie de cette organisation – qui est soutenue politiquement et en armement par Ankara. Les officiels de l’UE s’inquiètent aussi de ce que feront les membres Européens de cette organisation quand ils rentreront dans les pays d’où ils viennent. Davutoğlu et d’autres dirigeants Turcs maintiennent cependant que ces craintes européennes sont non seulement exagérées mais qu’elles jouent en faveur du président Assad. Questionné à ce sujet à Londres, Davutoğlu a répondu que ni la Libye, ni l’Egypte n’avaient adopté l’Islam radical en dépit des craintes relatives à une telle éventualité.

“Ils sont en guerre,” a-t-il dit des combattants de l’opposition syrienne. «Ils vont mourir. Il y toujours des slogans religieux dans la guerre.»

Il est cependant manifeste qu’il n’a pas vraiment réussi à convaincre ses partenaires européens de modifier leur position vis-à-vis d’organisations comme le Jabhat al-Nosra qui a déjà été classé comme organisation terroriste par les Etats Unis et qui, si on en juge par les informations, pourrait être bientôt classé dans la même catégorie par l’UE.

Compte tenu de l’échec de la Turquie sur cette question de l’armement, tout ce que Davutoğlu peut faire, c’est de se plaindre sur des bases de hautes valeurs morales que «La population souffre sur le terrain et la Turquie paye la facture. » mais la position d’Ankara soulève un certain nombre de questions essentielles.

Par exemple, il est vrai que «la Turquie paye la facture» pour les réfugiés Syriens de plus en plus nombreux qui arrivent à sa porte. Les responsables gouvernementaux donnent le chiffre de 600 millions de dollars pour l’instant et se plaignent de ne pas recevoir assez de soutien international sur ce problème.Quand les officiels turcs expriment ce genre de plainte, ils visent généralement les pays occidentaux. Fait étrange, on les entend rarement se plaindre d’un manque de soutien de la part des Etats pétroliers du Golfe, particulièrement le Qatar et l’Arabie Saoudite pour qui l’éviction d’Assad est aussi devenue un objectif stratégique.

Dans le même temps, Ankara continue à se monter tiède devant l’idée d’un règlement politique du conflit syrien dans l’hypothèse où Assad serait d’une manière ou d’une autre présent à la table de négociations, alors même qu’il n’est pas assis à cette table. C’est aussi ce que montre le lobbying exercé par Davutoğlu pour armer l’opposition.

Il ne semble cependant pas trop inquiet de risquer d’attiser ce qui est déjà une guerre par procuration dans la région en livrant à l’opposition des armes lourdes pour combattre le régime.

Comme par hasard, Davutoğlu met de côté le fait que si l’opposition était armée comme il le souhaite, la Russie et l’Iran qui continuent à soutenir le régime Assad pour des visées stratégiques, comme le font également des organisations chiites comme le Hezbollah libanais, feront tout leur possible pour riposter en renforçant leur soutien militaire au régime.

Comme le premier ministre Recep Tayyip Erdogan, Davutoğlu se réfère constamment au sort des Syriens qui souffrent sous Assad. Il semble ne pas comprendre que livrer des armes à l’opposition à ce stade est la formule la plus sûre pour prolonger le conflit et accroître les souffrances des civils.

Beaucoup en Turquie et dans la région diront aujourd’hui qu’il sait en réalité tout ça, mais une victoire de l’opposition sunnite en Syrie est devenue un objectif stratégique si important pour le gouvernement Erdogan qu’Ankara est même prêt à envisager une guerre par procuration, avec plus de souffrances si c’est ce qu’il faut pour l’atteindre.

Quoi qu’il en soit, ce qui est certain à ce stade, c’est que la politique sunnite d’Ankara a eu pour résultat l’émergence d’un axe chiite qui ne regarde plus d’un œil favorable la politique de la Turquie dans la région. La Turquie a en fait augmenté le nombre de ses ennemis et détracteurs au Moyen Orient depuis le commencement du printemps Arabe, ce qui contredit la vision de Davutoğlu d’une Turquie contribuant à la paix et à la stabilité dans la région.

Le problème pour Davutoğlu est que sa représentation intellectuelle du monde – il est après tout professeur de relations internationales – est imprégnée d’une grande vision et de grandes perspectives pour la Turquie qui se sont avérées non seulement trop ambitieuses, mais aussi simplistes eu égard aux situations réelles qui ont émergé sur le terrain.

Il semble par exemple ne pas comprendre, ou ne pas vouloir comprendre, qu’il n’y a pas d’autre choix à ce stade que d’aller vers un règlement politique en Syrie si ce qui est recherché est de mettre un terme au plus vite à l’effusion de sang et d’éviter que la crise alimente les divisions sectaires qui tendent à se creuser dans la région.

Kadri Gursel a aussi montré dans des articles perspicaces pour Al Monitor que la Turquie n’est pas à l’abri non plus des retombées négatives des divisions sectaires qui ont résulté de la crise syrienne, possédant elle-même ses propres lignes de faille sectaires.

En attendant la Turquie a annoncé cette semaine qu’elle avait appréhendé les auteurs de l’attentat à la voiture piégée le mois dernier au point de passage frontalier avec la Syrie de Cilvegozu, qui  avait tué au moins 14 personnes, et blessé de nombreuses autres. Bulent Arinc, porte-parole du gouvernement, a déclaré mardi à la presse que les forces de sécurité turques avaient « effectué une opération digne du cinéma » pour arrêter quatre Syriens et un turcs soupçonnés d’avoir organisé cet attentat.

Les officiels turcs dissent que les auteurs – qui ont été appréhendés au cours d’une opération transfrontalière sur le sol syrien – étaient liés à des agents des services de renseignements syriens. Vrai ou faux, il reste à voir su Ankara se servira de cet incident contre le régime Assad dans une tentative aussi d’influencer la communauté internationale pour qu’elle arme l’opposition.

Le fait demeure cependant que les arguments de la Turquie sur la Syrie trouve peu d’écho à ce stade. Dans sa dernière analyse hebdomadaire intitulée «Les lignes de faille irakiennes et turques,» Al Monitor al’a bien résumé dans son propos de conclusion : «Les signes d’une tendance en faveur d’une solution politique méritent l’attention et la priorité, car la poursuite d’une solution militaire signifie seulement plus de tragédies et de destructions pour la Syrie et la région.»

Le plus tôt Erdogan et Davutoğlu admettront ce fait évident et cesseront de ramer à contre-courant, le mieux ce sera pour la Turquie, pour le peuple syrien et pour la région dans son ensemble.

Semih Idiz est un collaborateur d’Al-Monitor’s Turkey Pulse. Il couvre en tant que journaliste depuis 30 ans les affaires diplomatiques et de politique étrangère pour les grands journaux turcs. Ses articles d’opinion peuvent être lus dans la version en langue anglaise de Hurriyet Daily News. On peut aussi le lire dans Taraf. Ses articles ont été publiés dans le Financial Times, le Times, Mediterranean Quarterly et Foreign Policy magazine et il intervient souvent sur BBC World, VOA, NPR, Deutche Welle, divers médias israéliens el Al Jazeera.

http://mounadil.wordpress.com/

 

http://www.alterinfo.net/Syrie-la-France-pousse-a-la-prolongation-et-a-l-aggravation-du-conflit_a87947.html

 

 

 

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15 mars 2013 5 15 /03 /mars /2013 23:01
Rothschild contre la Syrie
 
15 mars 2013 - infame propagande guerrière dans Libération
 
 
    Bonjour à toutes et à tous,
 
Le pire ennemi d'Israël est le Hezbollah libanais qui est fermement soutenu par la Syrie. Aussi, il ne faut pas s'étonner que le journal Libération, qui appartient à Rothschild, le grand maître du sionisme, fasse une telle propagande guerrière contre la Syrie de Bachar el-Assad.
 
Si certains ne le savaient pas, qu'ils l'apprennent aujourd'hui. Libé appartient depuis quelques années à Rothschild. La première mesure que prit Rothschild fut de virer Serge July.
 
Ce qu'il faut savoir sur Rothschild, c'est qu'il est le grand maître du sionisme. En voici la preuve :
 
 
Il faut savoir aussi que personne au monde ne déteste plus la Syrie qu'Israël. Parce que le pire ennemi d'Israël, le seul à avoir vraiment pu le vaincre militairement sans coup férir, et deux fois s'il vous plaît, en 2000 et en 2006, c'est le Hezbollah libanais de Hassan Nasrallah. Or, le principal soutien du Hezbollah est la Syrie. Donc Israël veut détruire la Syrie.
 
Par ailleurs, dans le mythe d'Eretz Israël, le grand Israël, la Syrie fait soit-disant partie d'Israël !
 

Eretz israël, du Nil à l'Euphrate !
 
Aussi, il ne faut pas s'étonner que le journal Libération, qui appartient à Rothschild, le grand maître du sionisme, fasse une telle propagande guerrière contre la Syrie antisioniste de Bachar el-Assad.
 
Ça fait bien longtemps que l'impérialisme occidental livre des armes sophistiquées aux prétendus "rebelles" soit-disant "syriens" ; sinon, ces derniers auraient perdu depuis belle lurette.
 
Il ne faut surtout pas oublier que ce sont des islamistes recrutés un peu partout dans le monde qui combattent en Syrie contre l'armée régulière et contre le peuple syrien. Peuple syrien qui soutient massivement Bachar el-Assad, sinon celui-ci aurait perdu depuis longtemps.
 
Qu'en est-il donc des djihadistes islamistes ?
 
AQMI (Al-Qaïda au Maghreb Islamique) appartient aux services secrets français. Voici les preuves. Regardez au moins les deux vidéos avec le journaliste de Canal+ :
 
 
Quant à al-Qaïda tout court, cette organisation appartient à la CIA depuis l'Afghanistan en 1978. Regardez au minimum la photo à cette page :
 
 
Les Jihadistes musulmans servent par conséquent de réservoir de mercenaires pour l'impérialisme occidental.
 

Le soit-disant "royaume historique" du roi David

Cliquer sur l’image pour l’agrandir

 
L'implication de l'impérialisme français dans la guerre actuelle contre la Syrie peut se mesurer au fait que le drapeau des soit-disant "rebelles" est l'ancien drapeau que la France avait imposé à la Syrie à l'époque où ce pays était sous "mandat français".
 
Cependant, ce n'est pas parce qu'en 1916 les accords Sykes-Picot livrèrent la Syrie à la France, que celle-ci est aujourd'hui à ce point impliquée dans la guerre contre la Syrie ; sinon, pourquoi le serait-elle seulement depuis deux ans ?
 
Par ailleurs, il pourrait sembler étonnant à quiconque ignore l'essentiel de l'histoire récente de la France, que celle-ci soutienne des djihadistes islamistes qui massacrent allègrement les chrétiens en Syrie, alors que la France est essentiellement de culture chrétienne, et que Bachar el-Assad a toujours protégé les chrétiens. Comment expliquer cela ?
 
C'est bien évidemment parce que les sionistes se sont récemment emparés de la France, grâce à la loi Rothschild, que l'impérialisme français, devenu de ce fait impérialisme franco-sioniste, fait la guerre en Syrie. Et tant pis pour les chrétiens massacrés par les islamistes : les sionistes n'en ont rien à foutre !
 
La loi Rothschild, est la cause de l'endettement de la France :
 
 
Et, selon le principe de l'esclavage par la dette, quand la dette est devenue suffisamment grande pour que la pression soit suffisamment forte, les anciens propriétaires de la France ont cédé au chantage et ont livré ce pays à Rothschild, c'est-à-dire au sionisme.
 
    Bien à vous,
    do
    http://mai68.org/spip
 
Pour lire cet article sur le site, ou pour rajouter un commentaire, cliquer ci-dessous :
 
 
FAIRE CIRCULER !
 

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15 mars 2013 5 15 /03 /mars /2013 20:23

 

Quelques faits révélateurs à propos de la guerre au Mali


L’intervention au Mali a prétendument lieu dans le cadre de la lutte contre le terrorisme. Mais il y a plus. Les rebelles ont été entraînés par les États-Unis et le sous-sol malien, de toute évidence, contient autre chose que du sable et du sel. À l’arrière-plan, la Chine apparaît également dans le collimateur.

 

 

afrika imperialisme-02d48

 

Le sous-sol

 

Officiellement, l’intervention française au Mali visait à arrêter la progression des terroristes djihadistes et n’avait rien à voir avec les matières premières du pays. Mais savez-vous que,dans le sous-sol, on trouve de très nombreux minéraux, entre autres du calcaire, de la kaolinite, du cuivre, des phosphates, de la bauxite et de l’or. Ensuite, il s’avère qu’il y a aussi du pétrole, du gaz naturel et de l’uranium. 

 

La France produit 76 % de son électricité au moyen de centrales nucléaires, donc à partir de l’uranium. Savez-vous qu’au moins 30 % de cet uranium est importé du Niger, un pays voisin du Mali ?

 

Entraînés par les États-Unis

 

L’intervention française visait l’alliance des rebelles djihadistes et touareg. Mais saviez-vous qu’une partie de ces Touareg sont des militaires déserteurs de l’armée régulière malienne, qui ont été entraînés par les États-Unis ? Les soldats français qui se battent contre des rebelles drillés par les États-Unis ? Bienvenue en Absurdistan !

 

Mais ces Touareg ne sont pas les seuls à avoir été entraînés par le Pentagone. En mars 2012, un coup d’État a eu lieu, au Mali. Le responsable du coup d’État a été formé aux États-Unis. Dans les deux pays voisins du Mali, la Mauritanie et le Niger, la même chose s’est produite ces huit dernières années. Au Tchad, un autre pays du Sahel, des militaires également formés par les États-Unis ont vu leur tentative de coup d’État avortée. La France y a pris l’armée sous sa protection. Bienvenue encore une fois. 

 

Un étrange concours de circonstances

 

Après le coup d’État au Mali, l’an dernier, trois événements se sont produits : 1. Le pays a été complètement mis à sec, ce qui l’a totalement affaibli. 2. Les rebelles dans le Nord ont été armés et financés à partir de l’étranger et on ne leur a en aucun cas mis des bâtons dans les roues. 3. Les Français ont stationné des troupes en stand-by afin d’intervenir militairement. Étrange combinaison, n’est-il pas ?

 

1. Les membres de la Communauté économique des États de l’Afrique occidentale (ECOWAS), qui est contrôlée par la France et par les États-Unis, ont fermé leurs frontièresavec le Mali, qui n’a pas d’accès à la mer. La Banque mondiale et la Banque africaine de développement ont suspendu leur aide. De leur côté, les États-Unis ont réduit de moitié leur soutien financier au pays. C’est ainsi que le pays est devenu une proie facile pour les rebelles. 

 

2. Et les rebelles ont donc eu de nouveau le vent en poupe. Les rebelles islamistes ont pu compter sur le soutien financier du Qatar. L’année précédente, cet État du Golfe avait déjà accordé un très gros soutien financier et militaire aux rebelles islamistes qui se battaientcontre Kadhafi et il fait aujourd’hui de même en Syrie.

 

Les rebelles islamistes ont également pu compter sur un important soutien militaire de la part de leurs homologues en Libye. Dans ce dernier pays, il n’y a pour ainsi dire pas d’autorité centrale et les islamistes peuvent faire ce qu’ils veulent. Ainsi, actuellement, ce sont eux qui contrôlent les check-points dans les villes de Benghazi et de Derna. C’est ainsi que les preneurs d’otages de l’entreprise algérienne de gaz naturel ont également pu compter sur un soutien logistique en provenance de la Libye. Le ministre tunisien des Affaires étrangères décrit la Libye comme un « lieu de refuge pour les sections nord-africaines d’Al-Qaeda ».

 

Mais les choses vont bien plus loin que le soutien en provenance de la Libye. Les rebelles islamistes du Mali ont conclu une nouvelle alliance avec le Libyan Islamic Fighting Group (LIFG – Groupe de combat islamiste libyen). C’est ce groupe qui, avec le soutien de commandos spécialisés de France et de Grande-Bretagne et d’unités d’élite de Jordanie et du Qatar, a chassé Kadhafi du pouvoir en 2011. 

 

Soit dit en passant, Belhadj est le chef du LIFG et il serait (prétend-on) un ancien dirigeant d’Al-Qaeda. Savez-vous qu’il a été impliqué dans les attentats à la bombe de Madrid, en 2004, mais que, malgré cela, juste avant la rébellion en Libye, lui et sa milice ont encorereçu des entraînements des unités spéciales des États-Unis ? Saviez-vous aussi qu’après la chute de Kadhafi, l’homme est devenu gouverneur militaire de Tripoli et a envoyé des centaines de djihadistes libyens en Syrie afin de combattre contre Assad ? 

 

Les rebelles djihadistes du Mali avaient conclu une alliance temporaire avec les Touareg. Un grand nombre de ces rebelles touareg avaient travaillé au service de Kadhafi. Pendant et après l’insurrection libyenne, il se sont rendus, lourdement armés, dans le Nord du Mali. Le gouvernement du Mali soupçonnait la France et l’Otan d’avoir conclu un marché avec les Touareg : s’ils renonçaient à soutenir Kadhafi, ils pourraient en échange s’occuper de leur propre cause dans le Nord du Mali. Quoi qu’il en soit, quand, début février 2012, les Touareg ont gagné beaucoup de terrain dans le Nord du pays, Alain Juppé, ministre français des Affaires étrangères, a exigé un cessez-le-feu immédiat et un « traitement approfondi de la question targuie ».

 

3. Depuis avril 2012, les rebelles djihadistes et touareg avaient conquis le contrôlé du Nord du Mali. Les États-Unis et la France n’y étaient absolument pas préparés. Dans l’attente d’une intervention par des troupes africaines, les deux pays ont entretenu des unités spéciales sur place. Pour la France, il s’agissait de deux régiments, d’hélicoptères, de chasseurs à réaction et d’avions de transport militaires. Ce sont ces deux régiments qui, en quelques heures, ont lancé une contre-offensive.

 

La Chine

 

On sait que, ces dix dernières années, la Chine a considérablement renforcé sa présence en Afrique et que ceci n’est pas sans provoquer une grande nervosité. Peuvent en témoigner les propos de Pierre Moscovi, le ministre français des Finances : « Il est évident que la Chine est de plus en plus présente en Afrique. Les entreprises françaises qui le peuvent doivent passer à l’offensive. Elles doivent être présentes sur le terrain. Elles doivent se battre. »

 

Puisque les moyens économiques font défaut, ne faut-il pas jouer la carte militaire, dans ce cas ? En novembre 2006, la Chine organisait un sommet exceptionnel sur la collaboration économique et auquel au moins 45 chefs d’État africains étaient présents. Saviez-vous qu’un mois plus tard, précisément, Bush approuvait la création d’Africom ? Africom est le haut commandement militaire des États-Unis pour le continent africain (avec avions, navires, troupes, etc.) ? Nous l’avons vu à l’œuvre pour la première fois en Libye et, aujourd’hui, au Mali. 

 

Saviez-vous que les États-Unis ont des bases ou installations militaires permanentes dans dix pays d’Afrique au moins ? La France, elle, a six bases militaires sur le continent. Saviez-vous aussi que l’armée américaine organise régulièrement des exercices militaires avec au moins 17 pays africains et qu’elle forme en outre des militaires dans 34 des 54 pays africains ?

 

Amel Boubekeur, chercheuse au prestigieux Brookings Institute, affirme qu’avec son intervention au Mali, le président français entend résoudre la situation urgente sur place, restaurer l’équilibre régional et « contrer l’influence croissante d’autres acteurs dans la région, comme la Chine ».

 

Le Financial Times tire une conclusion similaire à propos des États-Unis : « La militarisation de la politique américaine après le 11 septembre est controversée depuis longtemps parce que, dans la région, elle est considérée comme une tentative des États-Unis de renforcer leur contrôle des matières premières et de contrer le rôle commercial sans cesse croissant de la Chine. » 

 

Citation de la semaine :


« Tirons les leçons de la décennie de guerres perdues en Afghanistan, en Irak et en Libye. Ces guerres n’ont nulle part mis en place un État fort et démocratique. Au lieu de cela, elles favorisent le séparatisme, les États voyous et la loi de fer des milices armées.

Nulle part, ces guerres n’ont été en mesure de venir à bout des terroristes qui essaiment dans la région. Au lieu de cela, elles légitiment les plus radicaux d’entre eux.

Jamais ces guerres n’ont apporté la paix dans la région. Au contraire, avec l’intervention occidentale, chacun peut se soustraire à ses responsabilités. Plus grave encore, ces guerres provoquent une réaction en chaîne. Chaque intervention crée les conditions de la suivante. Elles sont une composante d’une seule et même guerre qui s’étend de l’Irak à la Libye et la Syrie, de la Libye au Mali, et qui inonde le Sahara d’armes de contrebande. Nous devons y mettre un terme.

Au Mali, aucune condition n’est présente en vue d’un succès. »

 

Dominique de Villepin, ancien ministre français de l’Intérieur et des Affaires étrangères.



Sources :

« The interests behind France's intervention in Mali  » (Les intérêts derrière l’intervention française au Mali)

 

F. William Engdahl, « The War in Mali and AFRICOM’s Agenda : Target China » (La guerre au Mali et l’agenda d’AFRICOM/ Cibler la Chine)

 

Adam Elliott-Cooper, « Blood for Uranium : France’s Mali intervention has little to do with terrorism » (Du sang pour l’uranium : L’intervention française au Mali n’a pas grand-chose à voir avec le terrorisme)

 

Yun Sun, « How China Views France’s Intervention in Mali : An Analysis » (Comment la Chine voit l’intervention française au Mali : Une analyse)

 

Traduit par Jean-Marie Flémal pour Investig’Action.

Source : dewereldmorgen.be

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14 mars 2013 4 14 /03 /mars /2013 16:58

L'aide promise par Fabius à l'ASL est à la mesure des moyens de la diplomatie de la France UMPS  http://www.infosyrie.fr/actualite/fabius-veut-donner-des-telephones-a-lasl/

 

La France du sayanim Fabius tête de proue des guerres impériales, impérialistes, néo-coloniales. Derrière les sourires pathelins et hypocrites du Ministre des Affaires etrangères, une politique seulement au service des intérêts de l'Empire. Notre rôle est de rétablir la vérité, eva R-sistons


L'AFP INFORME :

Armer les rebelles,

une violation flagrante du droit international

DAMAS - La volonté affichée par Paris et Londres d'armer les rebelles en Syrie en vue de renverser le régime du président Bachar al-Assad est une violation flagrante du droit international, a indiqué jeudi l'agence officielle syrienne Sana.

Dans une violation flagrante du droit international, le ministre français des Affaires étrangères Laurent Fabius a annoncé la volonté de son pays et celle de la Grande-Bretagne de fournir des armes aux groupes terroristes, écrit l'agence, en référence aux termes utilisés par le régime pour parler des rebelles.

Le chef de la diplomatie française avait déclaré plus tôt à la radio France Info que la France et la Grande-Bretagne demandent aux Européens, maintenant, de lever l'embargo pour que les résistants aient la possibilité de se défendre.

L'objectif, selon des responsables français s'exprimant sous anonymat, est de fournir notamment à l'opposition syrienne des missiles sol-air pour contrer les attaques des avions et hélicoptères de l'armée syrienne, principal atout du régime.

suite ici :

 

http://www.vilistia.info/l-afp-informe-armer-les-rebelles-une-violation-flagrante-du-droit-inte-a80032283

 

(©AFP / 14 mars 2013 13h32)

PS : C'est qui la rébellion ?

 


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14 mars 2013 4 14 /03 /mars /2013 15:44

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Les décrets autorisant l’«assassinat de dirigeants étrangers» émanent directement du président des États-Unis

Global Research, mars 13, 2013

 

Le président du Venezuela Hugo Chavez Frias a-t-il été l’objet d’un assassinat ciblé par l’administration Obama?

Lorsque l’on pose cette question il est bon de rappeler que dans la foulée immédiate des attaques du 11-Septembre 2001, le président George W. Bush a restauré les pratiques sordides de la CIA en levant une interdiction par la révocation du décret 11905 promulgué initialement par le président Ford en 1976. Ce décret indiquait : « Interdiction d’assassiner. Aucun employé du gouvernement des États-Unis ne doit participer à un assassinat politique ou conspirer à cette fin. »

Le président Gerald Ford avait émis le décret 11905 en réaction aux conclusions du rapport intérimaire de l’US Senate Select Committee on Intelligence de 1975 intitulé Présumés complots d’assassinats impliquant des dirigeants étrangers.

Ce Comité sénatorial sur le renseignement a été mené par le sénateur Frank Church.

Le rapport intérimaire du « Comité Church » mettait l’accent sur des complots présumés d’assassinats :

• Patrice Lumumba (Congo)
• Fidel Castro (Cuba)
• Rafael Trujillo (République Dominicaine)
• Ngo Dinh Diem (Vietnam)
• Rene Schneider (Chili)

Le président Jimmy Carter a renouvelé l’interdiction avec le décret 12306 « Interdiction d’assassiner. Aucun employé du gouvernement des États-Unis ni personne agissant en son nom ne doit participer à un assassinat politique ou conspirer à cette fin. »

En décembre 1981, Ronald Reagan a signé le décret 12333 confirmant l’interdiction promulguée par le président Gerald Ford à la suite du Rapport intérimaire du Comité Church : « Aucun employé du gouvernement des États-Unis ni personne agissant en son nom ne doit participer à un assassinat politique ou conspirer à cette fin. »

L’abrogation par George W. Bush en octobre 2001 du décret de Reagan 12333 signé en 1981 est extrêmement significative. Elle amorce une transition dans les procédures post 11-Septembre relatives aux exécutions extrajudiciaires. Cela permet au président étasunien d’ordonner « légalement » l’exécution des dirigeants étrangers d’« États voyous ».

Bien qu’elle ait été formulée dans le cadre de la doctrine contre-terroriste post 11-Septembre, la révocation du décret 12333 donne carte blanche au chef d’État étasunien. Dans ce contexte, l’ordre donné à la CIA d’assassiner des dirigeants étrangers proviendrait directement du président des États-Unis:

[L]’administration Bush a conclu que le décret interdisant les assassinats n’empêche pas le président de désigner légalement un terroriste [ou le dirigeant étranger d’un État voyou] comme cible à abattre clandestinement [...] Selon les représentants officiels, le décret de Bush élargit la catégorie de cibles potentielles au-delà de Ben Laden et de son cercle immédiat de planificateurs opérationnels, ainsi qu’au-delà des frontières actuelles de la lutte en Afghanistan. Ce décret permet également d’utiliser la violence de manière plus restreinte que les décrets des 25 dernières années, car les décisions précédentes n’autorisaient pas à planifier explicitement la mort d’un individu [...] Au sein de la CIA et d’autres instances gouvernementales [...] le débat tourne surtout autour de l’ampleur d’une campagne d’assassinats ciblés [...]

[L]a direction des opérations de la CIA, chargée du service clandestin, se souvient d’un passé traumatisant où les échecs des tentatives d’assassinats en Afrique, en Amérique latine et au Moyen-Orient étaient imputés à des agents rebelles. Cette fois-ci, l’agence est déterminée à ne pas laisser la chance au président et à la haute direction de l’agence de « nier plausiblement » leur responsabilité. Cela ne signifie pas que les opérations seront proclamées publiquement, a indiqué une source, mais que la trace écrite au sein du gouvernement devra indéniablement provenir du « leadership politique ».

« [C]e qui importe est la clarté de la chaîne de responsabilités », a déclaré John C. Gannon, ancien directeur-adjoint de la CIA retraité depuis juin [...] J’aimerais que les instructions du président soient le plus clair possible, incluant les noms des individus [...] En ayant l’autorité explicite, dit-il, « je crois que les officiers du renseignement sont capables [de commettre des assassinats ciblés], ils suivraient les ordres et je crois qu’ils pourraient réussir ».

Des représentants de la sécurité nationale ont noté que la Maison-Blanche et au moins trois départements de l’exécutif conservent déjà une liste sur laquelle des terroristes sont désignés par leur nom [...] L’une des opinions, minoritaire, mais exprimée récemment en privé par deux hauts dirigeants de la direction des opérations, est que le service clandestin devrait cibler non seulement les commandants d’Al-Qaïda, mais aussi ses financiers. « Il faut poursuivre les mecs Gucci, les types qui signent les chèques », a affirmé un tenant de cette vision. Il est plus facile de trouver les financiers, a-t-il ajouté, et les tuer aurait des conséquences dramatiques puisque, habituellement, ils ne sont pas prêts à mourir pour leur cause [...] Le représentant Robert L. Barr Jr. (républicain, Georgie) [...] a dit que les collecteurs de fonds constituent des cibles d’exécution légitimes : « En vertu des règles traditionnelles de la guerre, ceux qui assistent les belligérants sont des belligérants. »

Si Bush a établi une telle liste, elle fait partie des secrets les mieux gardés du gouvernement. On ignore si des noms lui ont été proposés par le service clandestin ou s’il a signé des décrets équivalant à des arrêts de mort individuels [...] (Washington Post, 29 octobre 2001, c’est l’auteur qui souligne.)

L’opinion publique étasunienne est portée à croire qu’une politique d’« assassinats ciblés » est nécessaire en temps de guerre pour « combattre le mal » et défendre la démocratie.

Au moment de la révocation du décret 12333, Washington avait laissé entendre qu’Al-Qaïda n’était pas la seule cible et que les dirigeants étrangers des « États voyous » ou des pays « abritant le terrorisme international » pourraient également être l’objet d’« assassinats ciblés ».

L’abrogation du décret 12333 en 2001 a jeté les bases d’importantes procédures, lesquelles, sous Obama, ont récemment donné lieu à l’approbation au Congrès d’assassinats ciblés d’étrangers et de citoyens étasuniens. Ces procédures englobent de facto l’assassinat de chefs d’État étrangers.

Les dirigeants étrangers que Washington n’« aime pas », peuvent être ciblés. La criminalisation totale de la politique étrangère des États-Unis, dérogeant au droit international, constitue le véritable enjeu.

En ce qui concerne le président Chavez, il est important de souligner qu’il existe des procédures clairement définies relativement à l’assassinat « légal » de chefs d’État étrangers par le gouvernement des États-Unis, prétendument pour des raisons de sécurité nationale.

Il y a des listes secrètes de noms, comme l’ont confirmé des sources gouvernementales.

Les ordres de tuer un dirigeant étranger et exécutés par la CIA émanent du président des États-Unis.

Michel Chossudovsky

 

Article original: The Death of Hugo Chavez. Executive Orders to “Assassinate Foreign Leaders” Emanate Directly from the US President

Traduction: Julie Lévesque pour Mondialisation.ca

Michel Chossudovsky est directeur du Centre de recherche sur la mondialisation et professeur émérite de sciences économiques à l’Université d’Ottawa. Il est l’auteur de Guerre et mondialisation, La vérité derrière le 11 septembre et de la Mondialisation de la pauvreté et nouvel ordre mondial (best-seller international publié en plus de 20 langues).

 

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13 mars 2013 3 13 /03 /mars /2013 02:36

 

Le regard de Syriens sur une guerre orchestrée de l’étranger, réalisé par la journaliste russe Anastasia Popova + entretien vidéo

Publié le 12/03/2013
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Un documentaire impressionnant – réalisé par la journaliste russe Anastasia Popova et son équipe de Rossiya 24 – sur le coût humain du conflit syrien et l’échelle de dévastation atteinte. Pas de politique, juste le regard de Syriens ordinaires qui font corps avec leur armée. [Attention : des actes de grande cruauté (plus de 16 ans)]

http://mediabenews.wordpress.com/2013/03/12/video-le-regard-de-syriens-sur-une-guerre-orchestree-par-letranger-par-par-la-journaliste-russe-anastasia-popova-et-son-equipe/

 

 

 


Entretien avec la journaliste Anastasia Popova par Silvia Cattori

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La jeune et talentueuse journaliste russe Anastasia Popova nous était totalement inconnue avant la sortie de l’impressionnant film qu’elle a réalisé en Syrie durant 7 mois :

« The Syrian Diary » (*) ; un film honnête, sensible, rigoureux, donnant la parole à tous ces Syriens ordinaires qui se disent victimes des groupes armés, et qui contraste totalement avec ce que nous ont rapporté depuis le début du conflit nos reporters occidentaux engagés du côté des insurgés.

Ayant eu l’occasion de rencontrer Anstasia Popova à Genève, alors qu’elle présentait son témoignage en marge de la 22e session du Conseil des droits de l’homme de l’ONU, et ayant appris que, suite à cette présentation, elle avait été invitée à s’exprimer devant la Commission d’enquête des Nations unies sur la situation en Syrie, nous lui avons demandé comment s’était déroulé cet entretien.

Silvia Cattori :La « Commission d’enquête sur la Syrie » vous a invitée à témoigner à l’ONU, à Genève le 7 mars. Comment s’est passée précisément cette entrevue ? Vous a-t-on accordé assez de temps pour dérouler votre argumentation ?

Anastasia Popova : Nous avons été invités [1] Anastasia Popova, Bahar Kimyongur, étaient initialement venus témoigner à (…) [Anastasia Popova, Bahar Kimyongur et Mère Agnès-Marie de la Croix –Ndt] à rencontrer les enquêteurs de la Commission d’enquête après notre présentation à l’ONU.

Après cela nous avons pu rencontrer le Président de cette commission M. Paulo Pinheiro, Mme Carla del Ponte, Mme Karen Koning Abu Zayd, et d’autres membres. Ils nous ont dit qu’ils avaient environ 20 minutes mais notre conversation a duré environ 50 minutes et a été à mon avis très positive. Chacun de nous a fait une courte déclaration.

Silvia Cattori :Avez-vous reçu une véritable écoute de la part de ces hauts représentants de la Commission d’enquête indépendante des Nations Unies sur la Syrie ? Ou aviez-vous le sentiment que cette entrevue pouvait n’être, eu égard des critiques que les allégations de cette commission ont soulevé, qu’un alibi permettant à la commission de prétendre avoir œuvré de façon neutre ?

Anastasia Popova : À ma grande surprise, la réunion s’est bien passée. Les commissaires ont essayé d’argumenter dans certains cas mais ils ont surtout écouté en prenant des notes. Ils ont demandé à chacun de nous de fournir toutes les informations dont nous disposions, y compris des vidéos, aussi rapidement que possible de sorte que certains des cas mentionnés puissent être inclus dans le rapport final. Ils ont proposé une future coopération, accepté de rencontrer les victimes et les témoins des crimes commis par les groupes armés pour rendre le rapport plus équilibré.

Silvia Cattori :Mais cette entrevue, qui intervient alors que le rapport de la commission est déjà établi, avait-elle encore un sens ? Dans ses entrevues avec la presse Mme Carla del Ponte incrimine au premier chef les forces du gouvernement et non pas les groupes terroristes [2] « Dans notre rapport on a établi que les crimes du gouvernement sont (…) qui entrent par milliers en Syrie avec l’appui de la Turquie et autres puissances ?

Anastasia Popova : J’ai été surprise de recevoir une lettre de Carla del Ponte disant qu’elle avait regardé mon documentaire et qu’elle est intéressée par une coopération ultérieure. À mon avis, c’était une réunion très utile et j’espère voir bientôt des résultats positifs.

J’ai lu le rapport et j’ai fait un court résumé de tous les faits douteux sur la base de ce que j’ai vu moi-même et de ce que j’ai entendu des témoins et des victimes à l’intérieur de la Syrie. À mon avis le rapport est unilatéral [3] Voir : http://www.silviacattori.net/article4282.html Voir également : (…).

Très peu est dit sur les crimes commis par les groupes armés, et les choses qui figurent malgré tout dans le rapport sont censées se produire à une échelle très faible. Certaines des méthodes utilisées dans les combats sont décrites comme des tactiques de l’armée, alors qu’elles ne le sont pas.

Le gouvernement est accusé de certaines formes spécifiques de tortures alors que dans le clip vidéo que j’ai montré dans The Syrian Diary on peut clairement identifier le drapeau de l’opposition. [On y voit des hommes en uniforme, se faisant passer comme appartenant à l’armée régulière syrienne, en train de torturer des civils, mais qu’un détail trahit -Ndt].

Nombres d’informations rapportées dans ce rapport sont des mensonges éhontés. Certaines ont été obtenues à partir de sources non vérifiées qui utilisent le mot PEUT dans leurs témoignages mais les conclusions de la commission blâment le gouvernement en accordant pleine confiance à ces témoignages douteux !

À mon avis il est difficile de faire un rapport probant sur la base de 445 témoignages recueillis dans des camps de réfugiés en dehors de la Syrie alors qu’il y a 23 millions de personnes vivant en Syrie, y compris plus de 5 millions de personnes déplacées à l’intérieur du pays.

Le manque d’accès au pays ne peut pas être utilisé comme un argument ; il y a différentes manières d’obtenir des informations en dehors des sources gouvernementales ; par exemple les enquêteurs pourraient utiliser du matériel fourni par des journalistes ; ou ils pourraient rencontrer des victimes hors de Syrie, par exemple au Liban.

Silvia Cattori : En effet, votre documentaire « The Syrian Diary », diffusé par Rossiya 24, donne la parole aux Syriens de toutes origines qui eux vivent l’arrivée des groupes armés dans leur quartiers dans l’effroi. Il contraste singulièrement avec ce qui est rapporté dans les reportages des journalistes qui se font embarquer dans les fourgons des « opposants » armés.

Avez-vous le sentiment qu’en tant que journaliste russe, vous êtes frappée d’une sorte d’ostracisme en Occident raison pour laquelle, votre témoignage aussi honnête et remarquable soit-il, les médias chez nous le censurent ? Cela d’autant que votre pays avec la Chine a mis le véto à l’ingérence étrangère en Syrie ?

Anastasia Popova : En ce qui concerne le documentaire « The Syrian Diary », je pense que les gens vivent encore sous le stéréotype selon lequel les médias occidentaux sont les meilleurs, que c’est là qu’il y a la liberté d’expression et le respect des téléspectateurs ; et que des icônes de l’information comme la BBC ou CNN ne peuvent pas leur fournir des informations non vérifiées.

Il leur est difficile de reconnaitre qu’aujourd’hui des nouvelles sont FABRIQUÉES par ces mêmes journalistes qui étaient autrefois objectifs. La différence est que maintenant ils sont devenus un instrument qui forme les opinions en créant des histoires capable d’orienter les téléspectateurs.

On peut ajouter un soutien Internet massif et coordonné aux histoires présentées. Les autres informations non désirées sont supprimées ou demeurent invisibles dans le tsunami de celles qui sont fournies.

Le système médiatique en Russie n’est pas aussi développé qu’en Occident ; il n’est pas instrumentalisé de cette façon et nous pouvons de ce fait avoir la liberté de présenter différents points de vue. Par exemple en ce qui concerne la Syrie, nous avons des comptes rendu et des avis qui sont complètement à l’opposé de ce qui est dit par les uns et les autres.

De sorte que les gens peuvent penser, analyser et se former leur propre opinion. J’ai souvent entendu dire qu’il y a un énorme manque d’information « alternative » [qui puisse s’exprimer dans les médias traditionnels -Ndt] en Europe, qu’elle n’est pas facile à trouver dans les médias. J’espère que ce documentaire [The Syrian Diary] montre au moins que l’information « alternative » existe, et qu’il faut juste continuer à la chercher.

Silvia Cattori : Je vous remercie.

PS : Ce lundi à l’ONU à Genève, à la réunion sur la Syrie, qui se déroulait en présence de la commission d’enquête, les représentants des Etats occidentaux ont loué le rapport de la commission et s’y sont abondamment référés dans leurs interventions. A méditer.

[1] Anastasia Popova, Bahar Kimyongur, étaient initialement venus témoigner à Genève à l’invitation de l’Institut International pour la Paix, la Justice et les Droits de l’Homme (IIPJHR) et du Collectif des Syriens de Suisse (CSS), dans le cadre de la Conférence qui s’est tenue à Genève le 28 février 2013, en marge de la 22e session du Conseil des droits de l’homme de l’ONU http://www.silviacattori.net/article4284.html. Suite à cela, la commission d’enquête de l’ONU, sans doute embarrassée par les critiques l’accusant de faire la part belle aux insurgés, leur a demandé de revenir à Genève, ainsi qu’à Mère Agnès, afin d’entendre leurs témoignages.

[2] « Dans notre rapport on a établi que les crimes du gouvernement sont majeurs » affirmait Mme Carla del Ponte sur radio France culture le 8 mars 2013

[3] Voir : http://www.silviacattori.net/article4282.html
Voir également : http://www.silviacattori.net/article4283.html

 

http://stationzebra.net/archives/16674

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13 mars 2013 3 13 /03 /mars /2013 02:29

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12 mars 2013 2 12 /03 /mars /2013 03:50

 

Guerre contre l’Iran : un scénario d’apocalypse que le monde appréhende

Publié le 05/03/2013

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Aujourd’hui, avec la crise économique mondiale, l’émergence de grands pôles économiques, le « Printemps arabe » et surtout les formidables avancées technologiques, le monde est en train de subir de profonds changements.


Netanyahou, Obama et Ahmadinadjad. Netanyahou, Obama et Ahmadinadjad.

Et une guerre que l’on annonce régulièrement contre l’Iran sans que l’on ne prenne en compte les risques qu’elle déborde et provoque un embrasement généralisé du Proche et Moyen-Orient, dont les conséquences seraient incalculables.

1. Les « mises en gardes » états-uniennes  et iraniennes, février 2013

Que pèserait l’Iran face à la première puissance du monde ? Il faut rappeler l’opération « Tempête du désert«  déclenché par les États-Unis (à la tête d’une coalition de 39 pays), en janvier 1991 après que l’Irak eut envahi le Koweït, le 2 août 1990. Des bombardements massifs sur les villes irakiennes, effectuées par des avions venus de la base américaine de Diego Garcia (Océan indien), de l’Espagne et de Grande-Bretagne et des 6 groupes aéronavals. Un total de 1350 avions de combat (et 1500 hélicoptères) contre 240 avions irakiens. Une coalition de 938 545 hommes contre 530 000 irakiens. En 43 jours, le territoire irakien a reçu autant de bombes que l’Allemagne reçut pendant toute la Seconde Guerre mondiale : 88 500 tonnes sont larguées lors de 110 000 sorties aériennes. Soit 2558 sorties par jour. La deuxième guerre du Golfe qui a chassé les troupes irakiennes du Koweït, et laissé une région en ruine, ravagée par des marées noires et des puits de pétrole en feu. Environ 100 000 entre morts et blessés en Irak en deux mois, et des pertes civiles estimées entre 50 000 et 130 000 morts dont plus de 30 000 dans l’insurrection qui a suivi en 1991.

L’Iran sait qu’il n’a aucune chance avec la puissance de feu de la superpuissance américaine. Il sait ce qu’il en a coûté à l’Irak et à son armée, présentée comme la « quatrième armées du monde » (après les États-Unis, la Russie et la Chine). Alors qu’en réalité, ce pays n’est qu’une puissance moyenne du tiers-monde. Dans une « guerre conventionnelle avec les États-Unis », l’Iran, comme l’Irak au début de la guerre en 1991, ne peut qu’essuyer des ravages en pertes humaines et en infrastructure militaires et civiles. Pourtant, ce qui est surprenant, l’Iran n’a pas faibli dans son défi à l’Occident. Malgré la disproportion des forces armées avec les États-Unis, il est resté ferme dans sa position sur le problème nucléaire. Aux menaces israéliennes, il répondait par une rhétorique de guerre. Maintes fois, il a annoncé des représailles extrêmement dures contre Israël. Dès lors, on ne peut penser que les responsables iraniens bravent la superpuissance vu la disproportion manifeste des potentiels de guerre sans qu’ils n’aient des « cartes maîtresses« , donc une « puissance de dissuasion » qui n’a pas été mise sur la « table« , ce qui explique pourquoi les puissances occidentales dont les États-Unis ont attendu si longtemps pour déclencher une guerre contre l’Iran.

Au début de février 2013, le Guide suprême iranien, l’ayatollah Ali Khamenei, a réitéré la position de l’Iran sur le nucléaire. Il a opposé une fin de non-recevoir à l’offre américaine de négociations directes dans le dossier nucléaire, dénonçant la stratégie de Washington qui mêle sanctions et offre de dialogue. Il l’a clairement exprimé. « Cette déclaration du numéro un iranien intervient au lendemain de la confirmation par les États-Unis de nouvelles sanctions économiques contre l’Iran, quelques jours seulement après une « offre sérieuse » du vice-président américain Joe Biden à Téhéran sur des négociations directes dans le cadre du groupe 5+1 (États-Unis, France, Grande-Bretagne, Russie, Chine et Allemagne). « Vous pointez une arme sur l’Iran en disant +négociez ou nous tirons+. Mais faire pression et négocier n’est pas cohérent et la nation ne se laissera pas intimider », a lancé à l’adresse des États-Unis le Guide, lors d’un discours à Téhéran dont le texte a été publié sur son site internet (www.leader.ir). « L’Iran n’acceptera pas de négocier avec celui qui nous menace par des pressions », a-t-il affirmé, estimant qu’une « offre de dialogue n’a de sens que quand l’autre partie montre de la bonne volonté ». Il y a à la fois un bras de fer et un rapport de forces dans cette opposition Iran-Occident. En d’autres termes Ali Khamenei « pense très bien la partie de guerre qui s’annonce avec les États-Unis au cas où elle aura lieu ».

Il en va de même pour le président Mahmoud Ahmadinejad qui a affirmé récemment que la République islamique d’Iran est devenue une puissance nucléaire. « Nos ennemis ont en vain déployé tous leurs efforts afin d’empêcher l’Iran d’acquérir la technologie nucléaire. L’Iran est devenu une puissance nucléaire et ceci est irréversible ». « Au sujet du Nucléaire, il n’y a pas de trente-six solutions. Il n’y en a qu’une, c’est la coopération au lieu la confrontation.«  (french.irib.ir)

2. La dissuasion nucléaire iranienne

Qu’en est-il réellement des « cartes maîtresses iraniennes » et de la guerre si elle venait à survenir ?  Le problème qui se pose n’est pas que la guerre se déclenche en 2013, ou à une date ultérieure (2014 ou 2015…), mais qu’il réside essentiellement dans l’« évolution de la guerre » ? C’est-à-dire qui aura le dernier mot, les États-Unis ou l’Iran ? Si une guerre est déclenchée par Israël ou/et par les Etats-Unis, l’effet de surprise de changer une guerre conventionnelle – en défaveur de l’Iran – en guerre nucléaire peut changer entièrement le cours de la guerre. Le régime iranien a à maintes fois mis en garde Israël et les Etats-Unis contre toute agression, ce qui dénote des capacités nucléaires de l’Iran en termes de vecteurs et d’ogives nucléaires. Que ce qui n’était que présomption va s’avérer fondé par la « force des événements« .

Pour au moins deux raisons, d’abord l’insistance de la menace occidentale depuis au moins une décennie (depuis 2003), ce qui a donné toute latitude au complexe militaro-industriel iranien de se préparer à un conflit majeur, deuxièmement, dotée d’un armement nucléaire quantitativement limité, mais d’une stratégie telle que l’Iran, en menaçant ainsi tout agresseur éventuel d’une sanction exorbitante par rapport à l’enjeu, est assuré de l’emporter. Le vieux « concept de dissuasion de faible au fort » s’appliquerait ici avec toute pertinence. Comparativement à la puissance américaine, il n’y a que le l’ »arme nucléaire« , correctement servie par des missiles raisonnablement efficaces, pour faire reculer l’agresseur et apporter une sécurité au régime et au pays.

Précisément, en cas de blocage des négociations sur l’enrichissement nucléaire par l’Iran – le dialogue ne peut s’éterniser indéfiniment –, tôt ou tard va venir l’heure de vérité. Et probablement la guerre va se jouer dans les premières semaines, en cas de déclenchement d’un conflit armé, et ce quel que soit le prétexte invoqué. Il faut encore rappeler que l’Iran n’a agressé aucun pays, les seuls griefs que l’Occident lui reproche est le soutien à un pays allié (Syrie) en pleine guerre civile avec intrusion d’étrangers ou au Hezbollah comme le font ailleurs les Américains avec Israël, la Corée du Sud, le Japon, Taiwan… ou de poursuivre un programme d’enrichissement de l’uranium.

De plus « installer des centrales nucléaires en produisant le combustible nécessaire, ce que l’Iran qualifie comme un droit naturel et inaliénable du peuple iranien », est, dans un sens, légitime. « Pourquoi de nombreux pays en dehors des cinq grandes puissances du Conseil de sécurité ont le droit d’enrichir l’uranium pour leurs centrales ou de procéder à des applications à caractère pacifique et non l’Iran ou à tout autre pays musulman. Ou parce qu’ils sont musulmans ? » Le Pakistan est bien une puissance nucléaire. Et l’Iran a signé très tôt le TNP (Traité de non-prolifération nucléaire), et s’il a poursuivi un programme militaire, c’est certainement pour se prémunir d’une agression déjà « annoncée » depuis l’avènement de la République islamiste.

3. Une guerre contre l’Iran qui ne durerait que quelques jours ?

La guerre déclenchée, il est clair que l’Iran, malgré sa riposte sur des cibles ennemies, ne peut attendre que le rouleau-compresseur de la puissance de feu américaine déferlée sur ses installations militaires et civiles les réduise à néant. L’Iran est contre les armes nucléaires, qu’il a maintes fois dénoncées comme contraires aux valeurs de l’Islam. Ce qui est vrai, la traduction même du mot de l’Islam est « Paix », mais « Paix » ne signifie pas pour autant « se laisser détruire« . La seule solution qui se pose à l’Iran est alors d’équilibrer ses « moyens de puissance » avec ceux des États-Unis. Ce qui est licite dans l’Islam, et ce quel que soit le moyen utilisé.

Ainsi, par ce programme secret, l’Iran, en tant que « puissance non-nucléaire » et en cas d’agression par une « grande puissance nucléaire », peut se transformer rapidement en « puissance nucléaire déclarée » pour équilibrer le rapport des forces. Ce cas est intéressant à formuler puisque Israël lui-même est aujourd’hui qualifié de « puissance nucléaire non déclarée« . C’est-à-dire qu’il a un arsenal de missiles à tête nucléaire, et, en cas de guerre globale avec le monde arabo-musulman, Israël sera prêt à lancer le feu nucléaire sur des villes et regroupements importants militaires des pays arabo-musulmans. Ainsi Israël s’immunise, en cas de perte du parapluie militaire américain, d’une guerre globale avec le monde musulman. L’arsenal nucléaire israélien joue un rôle de « dissuasion à la guerre ». Précisément, l’Iran, de la même façon, raisonne. C’est ainsi que, « acculé par la guerre déclenchée par l’Occident », il procèdera probablement dans les premières semaines qui suivent le conflit à des « essais nucléaires en cascades » comme un « avertissement » à la superpuissance. L’Iran va alors se dévoiler comme une « puissance nucléaire attestée ». On peut même dire que ses Shahabs 2, 3B de portée respectivement 500 et 2000 km, armés d’ogives nucléaires, sont déjà pointés sur Tel-Aviv, Ryad, Doha, Koweït-city, et sur le Bahreïn où se trouvent le commandement américain, position avancée du CENTCOM en Floride, et bien d’autres ville-cibles. On comprend d’ailleurs pourquoi le président Bush mettait l’accent sur l’implantation d’un dispositif NMD (projet de défense missiles-anti-missiles) en Pologne, en Tchéquie… contre une attaque nucléaire par l’Iran.

Quelle sera alors la réaction des États-Unis face à la nouvelle situation ? Ne penseront-ils pas que les Iraniens « bluffent« . Et qu’ils ne sont encore qu’au stade des premiers essais nucléaires. C’est possible, et les bombardements américains vont probablement continuer. Mais si Moscou et Pékin en tant qu’alliés à l’Iran informent Washington du changement de l’équilibre des forces au Moyen-Orient et que la région du Proche et du Moyen-Orient court un réel danger de guerre nucléaire ? Ce n’est plus comme les analyses le font penser, un embrasement qui pourrait durer des mois voire des années, mais une apocalypse qui surgira en quelques jours. Ce qui est complètement différent. Les responsables iraniens qui voient leur pays attaqué, agressé par les Américains et leurs alliés qui procèdent à des destructions massives de leurs infrastructures, entraînant des milliers de morts vu la disproportion des forces en faveur des forces adverses, n’auront alors plus d’alternative. Mentionnons la déclaration de l’ex-président d’Iran, Hachemi Rafsandjani, le 14 décembre 2001, lors d’un sermon à l’université de Téhéran : « L’emploi d’une seule arme nucléaire contre Israël détruirait tout, mais, contre le monde islamique, ne causerait que des dommages limités ». Ce qui suggère que l’emploi de l’arme nucléaire pourrait être concevable contre Israël en tant que puissance ennemie.

4. Une guerre qui peut déboucher sur plusieurs Hiroshima, plusieurs Nakasaki

Les États-Unis continueront-ils leurs bombardements massifs sur l’Iran encore longtemps, en laissant espérer que les missiles patriots protègeraient Tel-Aviv, Ryad, Doha… de l’apocalypse venant des Shahabs 3B et E, vecteurs porteurs d’ogives nucléaires ? Vont-ils jouer à « la roulette russe sur l’existence des autres peuples » ? Les responsables iraniens ont déjà assimilé le « prix qu’ils auront à payer«  s’ils déclenchent une guerre nucléaire dans la région, ce sera la « destruction de Téhéran, d’Ispahan, et d’autres villes iraniennes« . Adeptes du martyr et profonds croyants, les Iraniens estimeront que ce sera un sacrifice venant de Dieu.

Qu’en sera-t-il des villes israéliennes, Tel-Aviv, Haïfa, dont 40% de la population d’Israël sont concentrés dans ces villes ? La panique, l’exode. Qu’en sera-t-il des populations arabes à Ryad, la capitale saoudienne, à Doha, la capitale du Qatar, et ailleurs ? Une panique générale sera étendue à l’ensemble de ces pays et du monde ! Le monde entier sera tenu en haleine. Les médias occidentaux qui appelaient dans un certain sens à la guerre se verraient à changer leur « une » en appelant à la fin immédiate des hostilités.

Le peuple américain acceptera-il l’ »aventurisme » de l’establishment américain ? Des millions de morts en Israël, en Arabie Saoudite, au Qatar, en Iran ? Une disparition totale des villes-capitales et des villes de provinces comme si elles n’avaient jamais existé. Cette « guerre apocalyptique non encore déclarée » des premières semaines de guerre car il y va de plusieurs millions de vies humaines vient à point nommé confirmer les rumeurs de grands généraux de l’armée américaine, comme l’amiral William Fallon, alors chef du CENTCOM (2007-2008), qui a démissionné parce qu’il a refusé de cautionner la politique de Bush d’étendre la guerre à l’Iran, de l’amiral Michael Mullen, ex-chef d’état-major interarmées des États-Unis (le plus haut gradé de l’armée US à l’époque) qui est parti en retraite et qui, à maintes reprises, a affirmé qu’une guerre contre l’Iran, c’est l’ « inconnu », pour ainsi dire le « noir« . En 2010, il s’est opposé à un raid israélien sur les installations nucléaires iraniennes. Et d’autres prestigieux généraux parmi lesquels le général Stanley A. McChrystal (il a quitté l’armée et travaille comme civil dans la firme Siemens) qui a compris en Afghanistan que ce n’est pas la guerre qui apportera une solution mais en respectant les peuples, en tentant de convaincre les peuples que l’Amérique est là pour les aider. Ce qui n’est pas le cas malheureusement. L’Amérique cherche à dominer et non à aider les peuples. Mais cette domination risque de déboucher sur plusieurs Hiroshima, plusieurs Nakasaki.

5. Conséquences de la guerre : la remise en question du « club des Cinq » et la reconnaissance des droits du peuple palestinien

Dans toutes les armées du monde, ce sont toujours les chefs militaires qui apprécient les théâtres de guerre et non les politiques. C’est ainsi que la pression des politiques l’ayant emporté malgré l’éclairage des chefs militaires, une guerre est déclenchée contre l’Iran et le « monde entier aura tremblé ». C’est ce qu’il faut attendre lorsque les « politiques se mêlent de la guerre« . Quelle serait la réaction de la Russie et de la Chine si les « politiques américains » seraient poussés à provoquer l’ »apocalypse«  ? Une alerte mondiale ou pire, des « menaces«  viendraient s’ajouter aux menaces ?

Le monde entier, surtout Israël, l’Arabie Saoudite et le Qatar, attendront dans la peur l’issue de la guerre. Ils espèreront que l’Amérique arrête la guerre contre l’Iran. Et surtout que gagneraient-ils les États-Unis dans une apocalypse au Proche et au Moyen-Orient ? Une partie de leurs alliés disparaîtraient de la terre ! Et le monde ne serait plus comme avant. Précisément, la balle est dans le camp américain. Le Congrès américain mettra-t-il fin à la guerre ? Les lobbys juifs – l’American Israël Public Affairs Comittee, (AIPAC) et la puissante Republican Jewish Coalition, son équivalent démocrate, le NJDC – et les puissants banquiers de Wall Street intercèderont-ils auprès des décideurs américains pour mettre fin à la guerre ? Où y aura-t-il un événement qui poussera à l’apocalypse le Proche et Moyen-Orient ?

Ceci nous amène à dire que, quelle que soit l’issue de la guerre contre l’Iran (si elle venait à être déclenchée), le monde ne pourrait plus être comme avant. Le danger nucléaire porté au paroxysme sur la région proche et moyen-orientale obligera les grandes et les puissances moyennes de tenir un nouveau discours sur la sécurité du monde. Ce qui veut dire que le club nucléaire des « Cinq » ne serait désormais plus fiable pour la sécurité du monde. Il faudra non seulement revoir les règles et la composition de cette structure mondiale, mais aussi instaurer à tout membre doté du droit de veto des limites de disposer unilatéralement de sa puissance militaire contre une puissance non nucléaire.

De même, il faut s’attendre à une avancée majeure dans le problème israélo-palestinien. Ni le complexe de Dimona, ni le parapluie militaire américain ne pouvant le protéger d’une guerre nucléaire, Israël, face à la crainte d’un nouvel holocauste, sera amené à rechercher pour la première fois les voies d’une paix réelle avec la reconnaissance des droits du peuple palestinien conformes aux résolutions onusiennes.

6. La guerre n’est pas une fatalité

Il faut souligner que l’armement nucléaire n’est pas venu ex nihilo. Depuis son avènement en 1945, et son expérimentation avec toute son horreur sur deux villes japonaises, Hiroshima et Nagasaki, qui, sans cet holocauste, la guerre contre le Japon aurait probablement duré plusieurs années et occasionné des pertes considérables aux forces américaines, toutes les puissances qui sont devenues par la suite des « puissances nucléaires«  l’ont été par la « force des choses« . A commencer par l’URSS et la Chine avec les États-Unis, devenues des puissances nucléaires pour se faire mutuellement contrepoids. L’Angleterre et la France, après l’ultimatum de l’URSS en 1956 (retrait de Suez), sont devenues aussi des puissances nucléaires. L’Inde est devenue une puissance nucléaire face à la Chine, en 1998. Quelques jours après, c’est au tour du Pakistan face à l’Inde. Israël et son complexe de Dimona, une puissance nucléaire non déclarée face au monde arabo-musulman. La Corée du Nord, en 2006, une puissance déclarée face à la Corée du Sud et son grand allié, les États-Unis. Aujourd’hui encore, l’Iran, une puissance nucléaire non déclarée face à Israël et les États-Unis. L’Iran a déjà annoncé la maîtrise complète du cycle nucléaire. Il deviendra probablement une « puissance déclarée«  par la « force des choses« . Tous ces pays ont été poussés pour une raison ou une autre à s’armer de moyens nucléaires. Et l’Iran ne fera pas exception tant que l’embargo et les menaces de bombardements et d’invasion pèsent sur lui. Les mêmes causes produisent les mêmes effets.

Si la Corée du nord est aujourd’hui une puissance nucléaire, cela ne veut pas dire que la Corée du Sud ne peut pas l’être, et le Japon non plus. Simplement, ces pays, malgré les litiges qui se posent dans leurs aires respectives, n’y sont pas poussés, estimant l’« arme nucléaire non-utile » pour vivre pacifiquement avec leurs voisins. Donc, chaque pays a une histoire et l’armement nucléaire est lié à cette histoire.

C’est dans cette vision de l’Histoire que cette étude se conclut en espérant que le monde prenne conscience des dangers qui guettent les régions du Proche et du Moyen-Orient, et des souffrances qu’auront encore à vivre les trois peuples de religions monothéistes (musulman, chrétien et juif). Une nouvelle guerre au Moyen-Orient qui se profile risquerait d’avoir des retentissements apocalyptiques sur cette région et, par ricochet, sur l’ensemble du monde. Une guerre asymétrique, conventionnelle ou nucléaire n’est pas une fatalité, elle n’est que ce qu’en font les hommes, et surtout les puissances. Un « renouveau » pointera peut-être pour les peuples des trois religions monothéistes qui comprendront que l’arme nucléaire, par la crainte qu’elle suscite, doit au contraire « rassembler » au lieu de « diviser« . Que les richesses pétrolières du monde arabo-musulman et technologiques du monde chrétien et juif sont au contraire « complémentaires« . Telle sera peut-être la finalité dans les frictions qui opposent aujourd’hui l’Occident au monde musulman.

 

Medjdoub Hamed, chercheur

 

http://mediabenews.wordpress.com/2013/03/05/guerre-contre-liran-un-scenario-dapocalypse-que-le-monde-apprehende/

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12 mars 2013 2 12 /03 /mars /2013 03:23

 

Oui, la guerre, c’est la France !

 

Quand un grand ponte de l’establishment doit descendre dans l’arène se colleter avec ses acolytes c’est qu’il y a de l’eau dans l’essence, dit-on par ici. Le citoyen Dominique de Villepin, ex-commis de la ploutocratie de Paris, particulièrement guerrière ces temps-ci, a publiquement pris parti contre l’aventure militaire française au Mali. L’ex-ministre Dominique de Villepin, héritier de l’ère Raffarin, rentier de l’ère Chirac et prostré de l’ère Sarkozy, s’est commis d’un écrit plein de finesse et d’hypocrisie. Son propos, tout de fil blanc cousu, va comme suit: Ne refaites pas les erreurs du passé et apprenez de vos billevesées, bande de demeurés –… Non, la guerre ce n’est pas la France déclame-t-il.


 

 

Tout cela coule de source ma foi. L’impérialisme français arrogant, revanchard et pédant, après avoir été complice dans la destruction de la Serbie, du Kosovo, de l’Afghanistan, de Djibouti, de la Côte d’Ivoire, de la Libye, de la Syrie, de la Somalie, s’attaque aujourd’hui au Mali… pensant probablement que, la proie étant plus démunie, le chacal (ou le Rafale!) en aura vite fini.

 

Dominique sait d’expérience l’engrenage de la dépendance à la souffrance (des peuples néo-colonisés) et il le dit d’un air déconfit : « Tirons les leçons de la décennie des guerres perdues, en Afghanistan, en Irak, en Libye. Jamais ces guerres n’ont bâti un État solide et démocratique. Au contraire, elles favorisent les séparatismes, les États faillis, la loi d’airain des milices armées. Jamais ces guerres n’ont permis de venir à bout de terroristes essaimant dans la région. Au contraire, elles légitiment les plus radicaux. Jamais ces guerres n’ont permis la paix régionale. Au contraire, l’intervention occidentale permet à chacun de se défausser de ses responsabilités. Pire encore, ces guerres sont un engrenage. Chacune crée les conditions de la suivante. Elles sont les batailles d’une seule et même guerre qui fait tache d’huile, de l’Irak vers la Libye et la Syrie, de la Libye vers le Mali en inondant le Sahara d’armes de contrebande. Il faut en finir.» (1).

Que de sagesse ! Notez que monsieur de Villepin ne dit pas que les impérialistes français devraient s’abstenir de s’immiscer dans les affaires intérieures de leurs néo-colonies d’Afrique; en effet, ce n’est pas ce que l’ex-candidat à la candidature suprême préconise. Il dit simplement que l’espionnage, le magouillage, la manipulation des pions dans la région, quelques strapontins et quelques valises diplomatiques bien garnies sont plus payantes que force ni que rage.

La recette militaire a été essayée sans succès, elle n’a donné que révoltés enragés, destruction des infrastructures, famine chez les futurs esclaves salariés à bientôt exploiter, moins d’affaires, moins de ressources minières à exproprier  et moins de marchés à s’emparer. Pourquoi ne pas tenter la solution toute de diplomatie emberlificotée ?

Lisez plutôt : «Il faut aussi une dynamique régionale, en mobilisant l’acteur central qu’est l’Algérie et la CEDEAO en faveur d’un plan de stabilisation du Sahel. Il faut enfin une dynamique politique pour négocier en isolant les islamistes en ralliant les Touaregs à une solution raisonnable. (…) Telle est la responsabilité de la France devant l’histoire.» (2). Autrement dit, faire faire la guerre de la «mère patrie» par les soldats des néo-colonies. Africains contre africains pour le bien des métropolitains.

Les pontifes français sont prompts à charger leur nation des missions du trublion que personne pourtant ne souhaite leur voir assumer. Bien entendu quelques «mécréants» diront que les intérêts de la France au Mali sont plus immédiats, plus sonnants et trébuchants et plus pressants que le ponte ne veut bien l’avouer. Ces éternels palabres africains où le maître doit à la fin, de toute façon, donner de la cravache et du goupillon, ne garantissent nullement que les pillards pourront conclure leur larcin.

 « L’intervention française, baptisée « Opération Serval », du nom d’un félin africain, a été décidée après que les islamistes d’Ansar Edine eurent pris plusieurs positions dans le sud du pays, notamment la région de Komma, et menacé de prendre la capitale Bamako, et donc d’avoir un contrôle total du pays (ce qui aurait placé cette organisation – qui est sous le contrôle dont on ne sait qui dans la région – en position de force pour les négociations de la cession du butin de radiation. NDLR). »

« Une situation qui posait un problème à la France, non pas pour les raisons «humanitaire» si chères à Bernard Kouchner et autres BHL de ce monde, mais plus vraisemblablement parce que la société Areva, groupe industriel français spécialisé dans les métiers du nucléaire, en particulier l’extraction de minerai d’uranium, bataille depuis plusieurs années pour obtenir l’exploitation de quelques 5,000 tonnes de minerai qui se trouvent à Faléa, une commune de 21 villages et 17,000 habitants, située dans une région isolée à 350 kilomètres de Bamako, capitale du Mali. » (3).

Ah si tous ces politiciens, ces militaires et ces terroristes-djihadistes à leur solde – le problème avec les mercenaires djihadistes c’est qu’ils se vendent au plus offrant et que comme les soldats ils sont sans foi ni loi – seule l’odeur de l’argent les fait changer de camp; si tous ces gens avaient entendu le chaman du Nord Mali que nous avons interviewé récemment : « Mes frères, déclara le sorcier malien, croyez-vous que le nouveau Président puissant, ce monsieur Hollande de France, tirera leçon des massacres afghan et irakien et syrien et libyen ? Aucunement, et nous les attendons bientôt avec leurs armées et leur équipement de mort, venir engraisser les ploutocrates obséquieux qui tiennent lieu de Président-polichinelle à Bamako notre capitale, entouré de son armée de pacotille en guenille, toujours prête à faire feu sur les paysans maliens, à violer les femmes et à recruter leurs enfants-soldats. »

Et le vieux marabout de conclure assis dans sa case de l’Azawad envahi : « Que tous ces preux demeurent chez eux parmi les leurs en pleurs et qu’ils laissent le malien palabrer avec le malien, le noir discuter avec le blanc, le Touareg avec le Bambara, le Bobo et le Dogon. Qu’ils laissent le chrétien africain négocier avec le musulman africain et qu’ils nous laissent en paix. Tous ces étrangers ont assez saccagé nos contrées pour ne pas insister et blesser davantage notre fierté. Dites au Président à Paris, fils de colonialistes proscrits, ce monsieur Hollande «socialiste», de ne plus s’en faire : nous Maliens nous saurons régler cette affaire sans détruire la terre-mère qui nous appartient. » (4).

 

La France hors du Mali !
L’Afrique aux Africains !



Robert Bibeau, pour Mecanopolis

Notes :

(1) Non, la guerre, ce n’est pas la France. 12.01.2013. http://www.lejdd.fr/International/Afrique/Actualite/Villepin-Non-la-guerre-ce-n-est-pas-la-France-585627
(2) Non, la guerre ce n’est pas la France. 12.01.2013. http://www.lejdd.fr/International/Afrique/Actualite/Villepin-Non-la-guerre-ce-n-est-pas-la-France-585627
(3) Spencer Delane. L’intervention militaire française au Mali. Mécanopolis. 13.01.2013. http://www.mecanopolis.org/?p=26739
(4) Légende du nouvel an au Mali 5.01.2013. http://www.partisadi.net/2013/01/legende-du-nouvel-an-au-mali/

 

http://www.mecanopolis.org/?p=27129

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