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3 mars 2012 6 03 /03 /mars /2012 18:23

Relations tendues entre Netanyahu et Obama

Des fonctionnaires israéliens affirment que si Israël décide d’attaquer les centrales nucléaires iraniennes, les Etats-Unis ne seront pas avertis. De cette manière, le refus du président Obama d’engager les Etats-Unis dans un conflit en pleine période électorale ne pourra pas être objecté aux responsables israéliens. Ces déclarations interviennent à un moment où doivent s’engager des conversations de haut niveau entre les émissaires de Washington et ceux de Jérusalem.

Depuis de nombreux mois, les Israéliens cherchent à convaincre Washington qu’une attaque rapide est nécessaire pour bloquer le programme nucléaire de l’Iran. A ce propos, le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu et Ehud Barak, ministre de la Défense, ont remis des documents à une série de visiteurs américains de haut niveau. La presse américaine évoque des responsables conseillers à la sécurité nationale de la Maison Blanche, le directeur du renseignement américain, ainsi que des politiciens influents du Congrès US.

Le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu martèle le même message à tous les Américains qui viennent en Israël et avec lesquels il s’entretient. Contrairement aux déclarations de l’ambassadeur israélien aux Etats-Unis, les responsables américains sont muets. Réponse unanime : « No comment ! »

Certains analystes du renseignement privé américain disent qu’il existe un certain malaise entre Washington et Jérusalem car les divergences sont évidentes entre les deux pays concernant l’urgence d’une frappe aérienne contre les installations nucléaires iraniennes. Le malaise est surtout apparu après la visite du conseiller à la sécurité américaine Tom Donilon à Jérusalem. De fait, le prochain déplacement de Benjamin Netanyahu à Washington s’annonce crucial et les relations avec Barack Obama sont glacées. Dans le même temps, de nombreux bellicistes républicains exigent un front commun entre les Etats-Unis et Israël au sujet de l’Iran, dans la mesure où les sanctions sont pratiquement sans effet. Ce qui est absolument faux pour les citoyens iraniens, dont le niveau de vie est en chute libre.

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1 mars 2012 4 01 /03 /mars /2012 17:37

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Renverse de marée pour le Nouvel Ordre Mondial ?… La Russie de Poutine garante d’une multipolarité politique mondiale pacifique… En attendant mieux !

le février 28, 2012 par Résistance 71


Nous avons traduit ici le résumé du dernier article de Vladimir Poutine. Pensées et écrits directs d’un homme d’état, qui, en revenant aux affaires en Russie en reprenant la présidence le mois prochain, sera vraisemblablement ce qui est arrivé de mieux au monde politique c’est 5 dernières années.

Notre position anti-étatique ne changera jamais, mais en l’état actuel des choses et devant le chien fou occidental et son impérialisme / néo-colonialisme débridé, la Russie de Poutine se pose comme le nouveau médiateur, le nouveau garant d’une certaine stabilité du moins en évitant le pire: la guerre…

Nous ne pouvons que l’espérer. Ceci ne résoudra pas les problèmes de nos sociétés, mais nous donnera un peu d’air pour continuer à organiser l’alternative à la doctrine de l’étatisme tout-puissant, garde-chiourme des marchés et des oligarques de la finance et de la grosse industrie transnationales.

– Résistance 71 –


“La sécurité mondiale échouera sans la Russie” – Poutine

RT

Le 27 Février 2012,

url de l’article original:

http://rt.com/politics/putin-russia-world-politics-265/

~ Traduit de l’anglais par Résistance 71 ~

Dans son dernier article en date avant les élections, le premier ministre Vladimir Poutine définit la niche idéologique de la Russie dans un “monde changeant”, en discutant les défis modernes auxquels Moscou doit faire face sur la scène internationale.

Poutine a insisté sur le fait que la Russie va établir ses propres buts et intérêts, plutôt que de suivre les décisions imposées par quelqu’un d’autre. Quant aux buts de sa politique étrangère, ils sont stratégiques plutôt qu’à court terme.

“Nous devrons sans aucun doute continuer nos efforts actifs et constructifs pour renforcer la sécurité mondiale, pour éviter la confrontation et de neutraliser effectivement les défis tels ceux de la prolifération nucléaire, des crises et conflits régionaux, du terrorisme et de la drogue” a dit Poutine. “Nous ferons tout ce que nous pourrons pour aider la Russie à obtenir le dernier avantage technologique et aider nos commerces à se positionner décemment sur le marché mondual”.

D’après Poutine, la position de la Russie à l’égard du nouvel ordre mondial émergeant est basée sur de nouvelles réalités géopolitiques et sur l’idée que tout tumulte non nécessaire doit-être évité.


Qui diminue la confiance ?


Vladimir Poutine a également insisté sur le fait que la stabilité internationale est impossible à imaginer sans une sécurité indivisible pour toutes les nations, le respect du droit international ou quand une force disproportionnée est utilisée.

“Ceci ne suit pas la logique du développement moderne et est basé sur les stéréotypes de la mentalité de bloc”, a t’il dit. “Tout le monde sait ce à quoi je fais référence. C’est l’expansion de l’OTAN, incluant le déploiement de nouvelles structures militaires et le plan du bloc soutenu par les Etats-Unis de créer un bouclier anti-missile en Europe… et ce dans la proximité immédiate des frontières de la Russie.”

Il a aussi expliqué que les droits de l’Homme, si nécessaires soient-ils, ne doivent pas être un prétexte pour diminier la souveraineté nationale.

“La protection des droits de l’Homme, quoi qu’il en soit, devient de la pure démagogie, quand elle est utilisée comme excuse pour une violation présomptueuse de la souveraineté nationale et si les droits de l’Homme sont protégés de manière sélective par des forces armées étrangères et si en ‘protégeant ces droits’, elles violent les droits de nombreuses autres personnes, incluant le droit le plus sacré d’entre tous, le droit à la vie,” a expliqué Poutine.

Ici, Poutine a fustigé l’OTAN et son goût pour “l’exportation de la démocratie à coups de missiles”. Il a dit que personne n’a le droit de détourner les prérogatives et le pouvoir des Nations-Unies, particulièrement quand cela en vient à utiliser la force contre des nations souveraines.

“Il semble que les pays de l’OTAN, et particulièrement les Etats-Unis, ont développé une compréhension très singulière de la sécurité, qui est fondamentalement différente de notre point de vue”, a dit Poutine. “Les Américains sont obsédés par l’idée d’acquérir et de maintenir une invulnérabilité absolue pour eux-mèmes, ce qui de manière incidentelle, est une utopie complète, à la fois pour des raisons technologiques et géopolitiques.”


Le printemps arabe


Le premier ministre Poutine insiste sur le fait que le peuple russe a sympathisé avec ceux qui recherchaient des réformes démocratiques dans les pays arabes. Quoi qu’il en soit, il est devenu clair finalement que des évènements dans beaucoup de ces pays “ne suivaient pas un scenario civilisé”.

“Au lieu de confirmer la démocratie et de protéger les droits de la minorité, des tentatives furent faites de déposer un ennemi et de faire un coup d’état, ce qui n’eut pour résultat que le remplacement d’une force dominante par une autre, peut-être même plus agressive que la précédente”, a t’il dit.

Poutine pense que la position partiale des puissances étrangères qui interféraient dans de tels conflits a contribué au développement d’une aura négative.

“Un certain nombre de pays se sont débarassés du régime libyen en utilisant la puissance aérienne au nom d’un soutien humanitaire. L’assassinat révoltant de Mouamar Kadhafi, pas juste médiéval mais primaire, a été l’incarnation de ces actions.” Ajoutant que “Personne ne doit être autorisé à utiliser le scenario libyen en Syrie.”

La communauté internationale se doit de travailler pour parvenir à une réconciliation syrienne interne, a insisté Poutine, faisant remarquer que la Russie était contre l’adoption de quelques résolutions par l’ONU, qui pourraient être interprêtées comme un signal pour une interférence armée dans les affaires intérieures syriennes.

A la lumière de la réaction contre le veto russo-chinois à l’ONU, qu’il a qualifié de “quasi-hystérique”, Poutine a mis en garde l’occident contre la tentation à utiliser “la tactique simple utilisée auparavant: si le conseil de sécurité approuve d’une action, c’est bien.. si non, nous réunirons une coalition des états concernés et attaqueront quand-même.”

“Je ne peux pas comprendre ce qui peut bien causer cette démangeaison pour une intervention militaire”, s’est-il demandé.

“Il apparaît qu’avec les pays du printemps arabe, tput comme avec l’Irak, les entreprises russes sont en train de perdre des positions commerciales gagnées au prix d’un effort de décennies et sont privées de gros contrats commerciaux”, a t’Il observé. “Ces trous commerciaux sont maintenant remplis par des firmes provenant d’´états qui ont été mêlés aux changements de régime dans les pays concernés.” Ayant ceci présent à l’esprit, dit Poutine, il serait raisonnable de conclure que ces évènements tragiques ont été encouragés par l’intérêt de quelqu’un dans une redivision du marché commercial, plutôt que pour un souci des droits de l’Homme.

Mentionant le conflit israélo-arabe, le premier ministre a regretté que la “recette magique” pour une résolution finale n’a pas encore été inventée, mais il croit que ce serait inacceptable d’abandonner ce projet.

“Considérant nos relations proches avec les leaders Israëliens et Palestiniens, la diplomatie russe va continuer à travailler pour que se résume le processus de paix sur une base bilatérale et au sein du format du quartet sur le Moyen-Orient, tout en coordinant l’action avec la ligue arabe”, a t’il continué.


“L’axe du mal”: Iran, Corée du Nord, Afghanistan


“La Russie est inquiète des menaces d’intervention armée contre l’Iran. Si cela se produit, les conséquences seront désastreuses”, dit Poutine, ajoutant que le cas du programme nucléaire iranien doit être résolu de manière pacifique.

“Nous proposons de reconnaître le droit de l’Iran à un programme nucléaire civil, incluant celui d’enrichir de l’uranium”, a t’il dit. “Mais, ceci doit être fait en échange de mettre toutes les activités nucléaires iraniennes sous une observation pour la sécurité de la part de l’AIEA. Si ceci est fait, alors les sanctions contre l’Iran, incluant celles déclarées unilatéralement, doivent être levées.”

Poutine a utilisé cette opportunité pour fustiger encore l’occident  en disant que celui-ci a utilisé un peu trop de volonté à “punir” certains pays.

“Quelque soit le développement minime, l’occident se résout à plus de sanctions, si pas une intervention armée. Laissez-moi vous rappeler ici que nous ne sommes plus au XIXème siècle, ni même au XXème”, a t’il dit.

Poutine a aussi reconnu le fait que les développements concernant le programme nucléaire nord-coréen sont tout aussi sérieux.

“Violant le régime de non-prolifération, Pyongyang clâme ouvertement le droit de développer un ‘nucléaire militaire’,” a t’il dit. “Nous ne pouvons pas accepter le statut nucléaire de la Corée du Nord. Nous avons été les avocats consistants de la dénuclarisation de la péninsule coréenne et ce de manière exclusivement politique et diplomatique.”

Vladimir Poutime a fait le lien entre le besoin pressant de certains états à posséder l’arme nucléaire avec “les cas plus fréquents d’interférences brutales et même armées dans les affaires intérieures des nations” de ces pays et bien d’autres. Les régimes autoritaires a t’il dit, réalisent qu’à moins qu’ils aient leur propre bombe, “ils devront attendre leur tour pour une ‘intervention humanitaire’ chez eux.”

Le premier ministre russe a aussi exprimé son inquiétude quant au futur de l’Afghanistan.

“Nous avons soutenu l’opération militaire pour assister internationalement ce pays, quoi qu’il en soit le contingent militaire emmené par l’OTAN n’a pas rempli ses objectifs”, a t’il dit. “Les menaces de terrorisme et de traffic de drogue n’ont pas diminué. Après avoir annoncé son retrait d’Afghanistan en 2014, les Etats-Unis ont construit, là-bas et dans d’autres pays voisins, des bases militaires sans un mandat précis d’objectifs et de durée d’opération”.

Un tel développement ne convient pas du tout à la Russie, a déclaré Poutine. Une des principales raisons étant l’augmentation de la production de drogues afghanes de près de 40% pour 2011. “La Russie subit une agression vicieuse liée à l’héroïne, qui détruit la santé de notre peuple”, a t’il dit.

“La menace de la drogue afghane ne peut être résolue que par un effort global en coordination avec les Nations-Unies et les organisations internationales comme le Collective Security Treaty Organization, l’Organisation de Coopération de Shangaï et le CIS” a t’il dit.

D’après Poutine, le contingent international en Afghanistan doit prendre des mesures concrètes afin de résoudre ce problème. Celles-ci doivent inclure la destruction physique des cultures de pavot et des laboratoires clandestins, le blocage des routes de transport de l’opiacé sur les marchés extérieurs, l’arrêt du flot financier et de la logistique sur les substances chimiques utilisées dans la production de l’héroïne.


La région asie-pacifique


“Je suis convaincu que la croissance économique de la Chine n’est pas une menace, mais un défi qui comporte un grand nombre potentiel de coopérations commerciales, une chance de faire souffler le vent chinois dans les voiles de notre économie”, conclut Poutine dans son article. “L’attitude de la Chine sur la scène internationale ne donne aucune raison de parler d’aspirations de dominance.”

Pékin partage la vision de la Russie sur un ordre mondial émergent équitable, a dit Poutine et la Russie embrasse le fait que la voix de la Chine sur la scène internationale résonne de manière plus confiante.

Poutine a exprimé sa satisfaction sur l’état des affaires russo-chinoises, faisant remarquer que les deux états avaient résolu leurs différents politiques majeurs dans leur relation, ceci incluant les problèmes de frontières, ajoutant que le modèle de realtion russo-chinois avait un bel avenir.

Le premier ministre a néanmoins reconnu que les relations entre les deux pays ne sont pas sans problèmes.

“Nos intérêts commerciaux dans d’autres pays ne sont pas toujours convergents et nous ne sommes pas totalement satisfaits avec la structure commerciale émergente et le niveau assez vbas d’investissements mutuels; nous allons également surveiller le flot d’immigration en provenance de la Chine”, a t’il expliqué.

Ceci dit, il a reconfirmé sa croyance en le fait que la Russie a besoin d’une Chine prospère et stable et il a ajouté “Je suis convaincu que la Chine a besoin d’une Russie forte et propspère”.

Poutine a ensuite brièvemement mentionné l’Inde, appelant les relations de la Russie avec ce pays “un partenariat stratégique privilégié”.

Il a aussi reconnu l’importance grandissante de la région Asie-Pacifique sur la scène mondiale et a confirmé que la Russie “se prépare activement” pour la réunion des leaders de l’APEC à Vladivostok, qui doit se tenir en Septembre sur l’île de Russky.


BRICS & G20


Vladimir Poutine a ensuite félicité les progrès dans la coopération avec les autres pays du BRICS

“Cette structure unique, créée en 2006, est un symbole marquant de la transition d’un monde unipoliare vers un ordre mondial plus juste”, a t’il dit. “BRICS réunit cinq pays dont la population commune est de l’ordre de près de trois milliards d’êtres humains avec les plus gros pays émergents ayant des ressources humaines et naturelles colossales et des marchés intérieurs très importants. Avec la venue de l’Afrique du Sud, BRICS a vraiment acquis un format mondial et compte maintenant pour environ 25% du PIB mondial.”

Poutine a aussi évalué de manière positive les relations générales de la Russie avec les nations asiatiques, latino-américaines et africaines, disant que l’intensification de la coopération avec ces régions dans les domaines de l’énergie, de l’infrastructure, des investissements, de la science et de la technologie, de la banque et du tourisme est parmi les priorités de Moscou.

D’après Poutine, le rôle grandissant de ces régions se reflète dans le travail du G20, que la Russie présidera en 2013. “Nous devons utiliser cette opportunité pour mieux coordonner le travail du G20 et des autres structures multilatérales, le G8 en particulier et l’ONU.”

Le facteur européen

“La Russie est une partie organique et inaliénable de la grande Europe et de la civilisation européenne”, a dit le premier ministre russe. “C’est pourquoi la Russie propose de bouger vers la création d’un espace économique et humain commun de l’Atlantique au Pacifique, une communauté réferrée par les experts russes comme ‘l’Union de l’Europe”.

En parlant de la crise économique européenne, Poutine a dit que cela affectait également les intérêts russes et a promis que Moscou ferait de son mieux pour aider.

“La crise qui a frappé la zone euro ne peut pas ne pas affecter les intérêts de la Russie, spécifiquement si on considère que l’UE est notre partenaire économique et commercial principal”, a t’il dit. “De la même manière, il est clair que les projets de la structure économique globale dépendent lourdement de l’état des affaires en Europe.”

“La Russie participe activement aux efforts internationaux pour soutenir les économies européennes malades et travaille constemment aves ses partenaires pour formuler des décisions collectives sous les auspices du FMI,” a continué Poutine. “La Russie n’est pas opposée au principe d’assistance financière directe dans certains cas.”

Poutine a insisté sur le fait que la Russie a besoin d’une UE forte. “C’est dans notre intérêt que de réaliser le pitentiel énorme d’un partenariat Russie-UE”, a t’il dit. Mais a t’il continué, un partenariat réel entre la Russie et l’UE est impossible tant qu’il y aura des barrières qui empêcheront les contacts humains et économiques, telles les mesures variées faites pour “évincer” les compagnies russes, ainsi que les procédures de visa.


Les affaires russo-américaines


Le premier ministre Poutine remarque que beaucoup a été fait dans les années récentes pour développer les relations russo-américaines, mais que ce n’est un secret pour personne qu’elles sont loin d’être stables.

“L’instabilité de la relation avec l’Amérique est dûe en partie à la ténacité de quelques stéréotypes et de phobies”, explique Poutine, “Mais le problème principal est que le dialogue politique et la coopération bilatéraux ne reposent pas sur une base économique solide.”

Le niveau actuel de commerce bilatéral est loin du potentiel des deux économies. La même chose peut-être dite sur les investissements mutuels.

“Il n’y a pas non plus de renforcement de la compréhension mutuelle du fait des tentatives régulières des Etats-Unis à s’engager dans de ‘l’ingénierie politique’, incluant des régions qui sont traditionnellement importantes pour nous,” s’est plaint Poutine, mentionnant le fait que le bouclier anti-missile américain est un des obstacles majeurs pour briser la mise au point mort des relations bilatérales.

“On ne voudrait pas voir le déploiement du système américain à une échelle qui demanderait la mise en application de nos contre-mesures dont nous avons fait état,” a t’il ajouté.

“En général, noius sommes préparés à faire de grands pas en avant dans nos relations avec les Etats-Unis afin d’obtenir une avancée qualitative, mais à la condition que les américains soient guidés par les principes d’un partenariat égalitaire et mutuellement respectueux,” a conclu Vladimir Poutine.


La diplomatie économique


Poutine a exprimé sa satisfaction pour l’accession finalement réussie de la Russie à l’OMC en Décembre 2011. Il a particulièrement noté que la Russie avait déjà intégré les principes légaux de l’OMC dans l’espace économique commun de la Russie, de la Biélorussie et du Kazakhstan.

En même temps, il a exprimé ses regrets sur le fait que les partenaires et investisseurs russes soient ostracisés assez communément.

“Nous ouvrons les zones les plus attractives de notre économie aux investiseurs étrangers, leur donnant accès aux morceaux de choix, en particulier ceux de notre complexe pétrolier et énergétique, mais nos investisseurs ne sont pas les bienvenus à l’étranger et sont souvent mis à l’écart.”, s’est-il plaint, citant quelques exemples.


Le soutien pour nos compatriotes et la culture russe à l’étranger


Poutine a noté que l’état russe reconnaît l’importance et les intérêts de millions de citoyens russes qui vivent et voyagent à l’étranger, montrant particulièrement du doigt les états baltes.

“Nous sommes déterminés à ce que les autorités latvienne et estonienne suivent les recommandations multiples des organaisations internationales réputées pour observer les droits généralement acceptés des minorités ethniques,” a t’il dit. “Nous ne pouvons pas tolérer le statut infâmant de ‘non-citoyen’. Comment pourrions-nous accepter qu’à cause de leur statut de non-citoyens, un résident latvien sur six et un résident estonien sur treize voient leurs droits fondamentaux politique, électoral, socio-économique et leur capacité à utiliser la langue russe librement, restreints ?”

Se référant au referendum sur le statut de la langue russe qui eut lieu en Latvie il y a un an, il fut outré du résultat du vote, adressant le fait que quelques 300 000 soi-disant “non-citoyens”, pour la plupart d’ethnicité russe, ne furent pas admis à participer au referendum.

Poutine a également recommandé que l’état russe se doive de travailler plus dur à l’expansion de la présence culturelle et éducative russe dans le monde, spécifiquement dans les pays où une partie substantielle de la population parle ou comprend le russe.

En conclusion, le premier ministre russe Poutine a promis que Moscou “a l’intention de continuer à promouvoir la sécurité et de protéger ses intérêts nationaux en s’engageant de manière active et constructive dans ;la politique mondiale et dans des efforts pour résoudre les problèmes mondiaux et régionaux.”

“Nous sommes prêts à une coopération mutuelle bénéfique et au dialogue ouvert avec nos partenaires étrangers. Notre but est de comprendre et de prendre en considération les intérêts de nos partenaires et nous demandons que nos propres intérêts soient également respectés”, a t’il conclu.

 

http://resistance71.wordpress.com/

 

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Voir mon post (26/12/2011)

Eloge des "dictateurs", et critique de la Pensée Unique (eva R-sistons)

 

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1 mars 2012 4 01 /03 /mars /2012 15:37

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« POURQUOI NOUS COMBATTONS »

La quatrième guerre mondiale a commencé

Un véritable séisme politique s’est produit au Mexique le 6 juillet, lors des élections. Pour la première fois depuis près de soixante-dix ans, le Parti révolutionnaire institutionnel (PRI) a perdu la majorité absolue à la Chambre des députés, le contrôle de plusieurs Etats ainsi que la mairie de Mexico, qui revient à M. Cuauhtémoc Cardenas, leader du Parti révolutionnaire démocratique (PRD), social-démocrate. Au Chiapas, l’Armée zapatiste de libération nationale (EZLN) n’a pas donné de consignes précises à propos de ce scrutin et s’est retirée sous les frondaisons de la forêt Lacandona, son sanctuaire. C’est de là que son chef, le sous-commandant Marcos nous a fait parvenir cette analyse originale et géostratégique de la nouvelle donne internationale.

par le sous-commandant Marcos, août 1997

«  La guerre est une affaire
d’importance vitale pour l’Etat,
c’est la province de la vie et de la mort,
le chemin qui conduit à la survie ou à l’anéantissement.
Il est indispensable de l’étudier à fond. »

Sun Tse, L’Art de la guerre.

 

Le néolibéralisme, comme système mondial, est une nouvelle guerre de conquête de territoires. La fin de la troisième guerre mondiale, ou guerre froide, ne signifie nullement que le monde ait surmonté la bipolarité et retrouvé la stabilité sous l’hégémonie du vainqueur. Car, s’il y a eu un vaincu (le camp socialiste), il est difficile de nommer le vainqueur. Les Etats-Unis ? L’Union européenne ? Le Japon ? Tous trois ? La défaite de l’« Empire du mal » ouvre de nouveaux marchés, dont la conquête provoque une nouvelle guerre mondiale, la quatrième.

Comme tous les conflits, celui-ci contraint les Etats nationaux à redéfinir leur identité. L’ordre mondial est revenu aux vieilles époques des conquêtes de l’Amérique, de l’Afrique et de l’Océanie. Etrange modernité qui avance à reculons. Le crépuscule du XXe siècle ressemble davantage aux siècles barbares précédents qu’au futur rationnel décrit par tant de romans de science-fiction.

De vastes territoires, des richesses et, surtout, une immense force de travail disponible attendent leur nouveau seigneur. Unique est la fonction de maître du monde, mais nombreux sont les candidats. D’où la nouvelle guerre entre ceux qui prétendent faire partie de l’« Empire du bien ».

Si la troisième guerre mondiale a vu l’affrontement du capitalisme et du socialisme sur divers terrains et avec des degrés d’intensité variables, la quatrième se livre entre grands centres financiers, sur des théâtres mondiaux et avec une formidable et constante intensité.

La « guerre froide », la mal nommée, atteignit de très hautes températures : des catacombes de l’espionnage international jusqu’à l’espace sidéral de la fameuse « guerre des étoiles » de Ronald Reagan ; des sables de la baie des Cochons, à Cuba, jusqu’au delta du Mékong, au Vietnam ; de la course effrénée aux armes nucléaires jusqu’aux coups d’Etat sauvages en Amérique latine ; des coupables manoeuvres des armées de l’OTAN aux menées des agents de la CIA en Bolivie, où fut assassiné Che Guevara. Tous ces événements ont fini par faire fondre le camp socialiste comme système mondial, et par le dissoudre comme alternative sociale.

La troisième guerre mondiale a montré les bienfaits de la « guerre totale » pour le vainqueur : le capitalisme. L’après-guerre laisse entrevoir un nouveau dispositif planétaire dont les principaux éléments conflictuels sont l’accroissement important des no man’s land (du fait de la débâcle de l’Est), le développement de quelques puissances (les Etats-Unis, l’Union européenne et le Japon), la crise économique mondiale et la nouvelle révolution informatique.

Grâce aux ordinateurs, les marchés financiers, depuis les salles de change et selon leur bon plaisir, imposent leurs lois et leurs préceptes à la planète. La « mondialisation » n’est rien de plus que l’extension totalitaire de leurs logiques à tous les aspects de la vie. Naguère maîtres de l’économie, les Etats-Unis sont désormais dirigés, télédirigés, par la dynamique même du pouvoir financier : le libre-échange commercial. Et cette logique a profité de la porosité provoquée par le développement des télécommunications pour s’approprier tous les aspects de l’activité du spectre social. Enfin une guerre mondiale totalement totale ! Une de ses premières victimes est le marché national. A la manière d’une balle tirée à l’intérieur d’une pièce blindée, la guerre déclenchée par le néolibéralisme ricoche et finit par blesser le tireur. Une des bases fondamentales du pouvoir de l’Etat capitaliste moderne, le marché national, est liquidée par la canonnade de l’économie financière globale. Le nouveau capitalisme international rend les capitalismes nationaux caducs, et en affame jusqu’à l’inanition les pouvoirs publics. Le coup a été si brutal que les Etats nationaux n’ont pas la force de défendre les intérêts des citoyens.

La belle vitrine héritée de la guerre froide - le nouvel ordre mondial - a été brisée en mille morceaux par l’explosion néolibérale. Quelques minutes suffisent pour que les entreprises et les Etats s’effondrent ; non pas à cause du souffle des révolutions prolétariennes, mais en raison de la violence des ouragans financiers.

Le fils (le néolibéralisme) dévore le père (le capital national) et, au passage, détruit les mensonges de l’idéologie capitaliste : dans le nouvel ordre mondial, il n’y a ni démocratie, ni liberté, ni égalité, ni fraternité. La scène planétaire est transformée en nouveau champ de bataille où règne le chaos.

Vers la fin de la guerre froide, le capitalisme a créé une horreur militaire : la bombe à neutrons, arme qui détruit la vie tout en respectant les bâtiments. Mais une nouvelle merveille a été découverte à l’occasion de la quatrième guerre mondiale : la bombe financière. A la différence de celles d’Hiroshima et de Nagasaki, cette nouvelle bombe non seulement détruit la polis (ici, la nation) et impose la mort, la terreur et la misère à ceux qui y habitent, mais elle transforme sa cible en simple pièce dans le puzzle de la mondialisation économique. Le résultat de l’explosion n’est pas un tas de ruines fumantes ou des milliers de corps inertes, mais un quartier qui s’ajoute à une mégalopole commerciale du nouvel hypermarché planétaire et une force de travail reprofilée pour le nouveau marché de l’emploi planétaire.

L’Union européenne vit dans sa chair les effets de la quatrième guerre mondiale. La mondialisation a réussi à y effacer les frontières entre des Etats rivaux, ennemis depuis des siècles, et les a obligés à converger vers l’union politique. Des Etats-nations jusqu’à la fédération européenne, le chemin sera pavé de destructions et de ruines, à commencer par celles de la civilisation européenne.

Les mégapoles se reproduisent sur toute la planète. Les zones d’intégration commerciale constituent leur terrain de prédilection. En Amérique du Nord, l’Accord de libre échange nord-américain (Alena) entre le Canada, les Etats-Unis et le Mexique précède l’accomplissement d’un vieux rêve de conquête : « L’Amérique aux Américains ». Les mégapoles remplacent-elles les nations ? Non, ou plutôt pas seulement. Elles leur attribuent de nouvelles fonctions, de nouvelles limites et de nouvelles perspectives. Des pays entiers deviennent des départements de la méga-entreprise néolibérale, qui produit ainsi, d’un côté, la destruction/dépeuplement, et, de l’autre, la reconstruction/réorganisation de régions et de nations.

Si les bombes nucléaires avaient un caractère dissuasif, comminatoire et coercitif lors de la troisième guerre mondiale, les hyperbombes financières, au cours de la quatrième, sont d’une autre nature. Elles servent à attaquer les territoires (Etats-nations) en détruisant les bases matérielles de leur souveraineté et en produisant leur dépeuplement qualitatif, l’exclusion de tous les inaptes à la nouvelle économie (par exemple, les indigènes). Mais, simultanément, les centres financiers opèrent une reconstruction des Etats-nations et les réorganisent selon la nouvelle logique : l’économique l’emporte sur le social.

Le monde indigène est plein d’exemples illustrant cette stratégie : M. Ian Chambers, directeur du Bureau pour l’Amérique centrale de l’Organisation internationale du travail (OIT), a déclaré que la population indigène mondiale (300 millions de personnes) vit dans des zones qui recèlent 60 % des ressources naturelles de la planète. « Il n’est donc pas surprenant que de multiples conflits éclatent pour s’emparer de leurs terres (...). L’exploitation des ressources naturelles (pétrole et mines) et le tourisme sont les principales industries qui menacent les territoires indigènes en Amérique (1). » Après viennent la pollution, la prostitution et les drogues.

Dans cette nouvelle guerre, la politique, en tant que moteur de l’Etat-nation, n’existe plus. Elle sert seulement à gérer l’économie, et les hommes politiques ne sont plus que des gestionnaires d’entreprise. Les nouveaux maîtres du monde n’ont pas besoin de gouverner directement. Les gouvernements nationaux se chargent d’administrer les affaires pour leur compte. Le nouvel ordre, c’est l’unification du monde en un unique marché. Les Etats ne sont que des entreprises avec des gérants en guise de gouvernements, et les nouvelles alliances régionales ressemblent davantage à une fusion commerciale qu’à une fédération politique. L’unification que produit le néolibéralisme est économique ; dans le gigantesque hypermarché planétaire ne circulent librement que les marchandises, pas les personnes.

Cette mondialisation répand aussi un modèle général de pensée. L’American way of life, qui avait suivi les troupes américaines en Europe lors de la deuxième guerre mondiale, puis au Vietnam et, plus récemment, dans le Golfe, s’étend maintenant à la planète par le biais des ordinateurs. Il s’agit d’une destruction des bases matérielles des Etats-nations, mais également d’une destruction historique et culturelle. Toutes les cultures que les nations ont forgées - le noble passé indigène de l’Amérique, la brillante civilisation européenne, la sage histoire des nations asiatiques et la richesse ancestrale de l’Afrique et de l’Océanie - sont corrodées par le mode de vie américain. Le néolibéralisme impose ainsi la destruction de nations et de groupes de nations pour les fondre dans un seul modèle. Il s’agit donc bien d’une guerre planétaire, la pire et la plus cruelle, que le néolibéralisme livre contre l’humanité.

Nous voici face à un puzzle. Pour le reconstituer, pour comprendre le monde d’aujourd’hui, beaucoup de pièces manquent. On peut néanmoins en retrouver sept afin de pouvoir espérer que ce conflit ne s’achèvera pas par la destruction de l’humanité. Sept pièces pour dessiner, colorier, découper et tenter de reconstituer, en les assemblant à d’autres, le casse-tête mondial.

La première de ces pièces est la double accumulation de richesse et de pauvreté aux deux pôles de la société planétaire. La deuxième est l’entière exploitation du monde. La troisième est le cauchemar d’une partie désoeuvrée de l’humanité. La quatrième est la relation nauséabonde entre le pouvoir et le crime. La cinquième est la violence de l’Etat. La sixième est le mystère de la mégapolitique. La septième, ce sont les formes multiples de résistance que déploie l’humanité contre le néolibéralisme.

 


PIÈCE NUMÉRO 1

CONCENTRATION DE LA RICHESSE
ET RÉPARTITION DE LA PAUVRETÉ


La figure 1 se construit en dessinant un signe monétaire.

Dans l’histoire de l’humanité, divers modèles se sont disputé pour proposer l’absurde comme marque de l’ordre mondial. Le néolibéralisme occupera une place privilégiée lors de la remise des médailles. Sa conception du « partage » de la richesse est doublement absurde : accumulation des richesses pour quelques-uns, et de besoins pour des millions d’autres. L’injustice et l’inégalité sont les signes distinctifs du monde actuel. La Terre compte 5 milliards d’êtres humains : 500 millions vivent confortablement, 4,5 milliards souffrent de pauvreté. Les riches compensent leur minorité numérique grâce à leurs milliards de dollars. A elle seule, la fortune des 358 personnes les plus riches du monde, milliardaires en dollars, est supérieure au revenu annuel de la moitié des habitants les plus pauvres de la planète, soit environ 2,6 milliards de personnes.

Le progrès des grandes entreprises transnationales ne suppose pas l’avancée des nations développées. Au contraire, plus ces géants s’enrichissent, et plus s’aggrave la pauvreté dans les pays dits riches. L’écart entre riches et pauvres est énorme ; loin de s’atténuer, les inégalités sociales se creusent.

Ce signe monétaire que vous avez dessiné représente le symbole du pouvoir économique mondial. Maintenant, donnez-lui la couleur vert dollar. Négligez l’odeur nauséabonde ; cet arôme de fumier, de fange et de sang est d’origine.

 


PIÈCE NUMÉRO 2

GLOBALISATION
DE L’EXPLOITATION


La figure 2 se construit en dessinant un triangle

L’un des mensonges néolibéraux consiste à dire que la croissance économique des entreprises produit une meilleure répartition de la richesse et de l’emploi. C’est faux. De même que l’accroissement du pouvoir d’un roi n’a pas pour effet un accroissement du pouvoir de ses sujets (c’est plutôt le contraire), l’absolutisme du capital financier n’améliore pas la répartition des richesses et ne crée pas de travail.

Pauvreté, chômage et précarité sont ses conséquences structurelles.

Dans les années 60 et 70, le nombre de pauvres (définis par la Banque mondiale comme disposant de moins de 1 dollar par jour) s’élevait à quelque 200 millions. Au début des années 90, leur nombre était de 2 milliards.

Davantage d’êtres humains pauvres et appauvris. Moins de personnes riches et enrichies, telles sont les leçons de la pièce 1 du puzzle. Pour obtenir ce résultat absurde, le système capitaliste mondial « modernise » la production, la circulation et la consommation de marchandises. La nouvelle révolution technologique (l’informatique) et la nouvelle révolution politique (les mégapoles émergentes sur les ruines de l’Etat-nation) produisent une nouvelle « révolution » sociale, en fait une réorganisation des forces sociales, principalement de la force du travail.

La population économiquement active (PEA) mondiale est passée de 1,38 milliard en 1960 à 2,37 milliards en 1990. Davantage d’êtres humains capables de travailler, mais le nouvel ordre mondial les circonscrit dans des espaces précis et en réaménage les fonctions (ou les non-fonctions, comme dans le cas des chômeurs et des précaires). La population mondiale employée par activité (PMEA) s’est modifiée radicalement au cours des vingt dernières années. Le secteur agricole et la pêche sont tombés de 22 % en 1970 à 12 % en 1990, le manufacturier de 25 % à 22 %, mais le tertiaire (commerce, transports, banque et services) est passé de 42 % à 56 %. Dans les pays en voie de développement, le tertiaire a crû de 40 % en 1970 à 57 % en 1990, l’agriculture et la pêche chutant de 30 % à 15 % (2).

De plus en plus de travailleurs sont orientés vers des activités de haute productivité. Le système agit ainsi comme une sorte de mégapatron pour lequel le marché planétaire ne serait qu’une entreprise unique, gérée de manière « moderne ». Mais la « modernité » néolibérale semble plus proche de la bestiale naissance du capitalisme que de la « rationalité » utopique. Car la production capitaliste continue de faire appel au travail des enfants. Sur 1,15 milliard d’enfants dans le monde, au moins 100 millions vivent dans la rue et 200 millions travaillent - ils seront, d’après les prévisions, 400 millions en l’an 2000. Rien qu’en Asie, on en compterait 146 millions dans les manufactures. Et, dans le Nord aussi, des centaines de milliers d’enfants travaillent pour compléter le revenu familial ou pour survivre. On emploie également beaucoup d’enfants dans les industries du plaisir : selon les Nations unies, chaque année, un million d’enfants sont jetés dans le commerce sexuel.

Le chômage et la précarité de millions de travailleurs dans le monde, voilà une réalité qui ne semble pas à la veille de disparaître. Dans les pays de l’Organisation de coopération et de développement économiques (OCDE), le chômage est passé de 3,8 % en 1966 à 6,3 % en 1990 ; en Europe, il est passé de 2,2 % à 6,4 %. Le marché mondialisé détruit les petites et moyennes entreprises. Avec la disparition de marchés locaux et régionaux, celles-ci, privées de protection, ne peuvent supporter la concurrence des géants transnationaux. Des millions de travailleurs se retrouvent ainsi au chômage. Absurdité néolibérale : loin de créer des emplois, la croissance de la production en détruit - l’ONU parle de « croissance sans emploi ».

Mais le cauchemar ne s’arrête pas là. Les travailleurs doivent accepter des conditions précaires. Une plus grande instabilité, des journées de travail plus longues et des salaires plus bas. Telles sont les conséquences de la mondialisation et de l’explosion du secteur des services.

Tout cela produit un excédent spécifique : des êtres humains en trop, inutiles au nouvel ordre mondial parce qu’ils ne produisent plus, ne consomment plus et n’empruntent plus aux banques. Bref, ils sont jetables. Chaque jour, les marchés financiers imposent leurs lois aux Etats et aux groupes d’Etats. Ils redistribuent les habitants. Et, à la fin, ils constatent qu’il y a encore des gens en trop.

Voilà donc une figure qui ressemble à un triangle, la représentation de la pyramide de l’exploitation mondiale.

 


PIÈCE NUMÉRO 3

MIGRATION,
LE CAUCHEMAR ERRANT


La figure 3 se construit en dessinant un cercle.

Nous avons déjà parlé de l’existence, à la fin de la troisième guerre mondiale, de nouveaux territoires (les anciens pays socialistes) à conquérir, et d’autres à reconquérir. D’où la triple stratégie des marchés : les « guerres régionales » et les « conflits internes » prolifèrent ; le capital poursuit un objectif d’accumulation atypique ; et de grandes masses de travailleurs sont mobilisées. Résultat : une grande roue de millions de migrants à travers la planète. « Etrangers » dans un monde « sans frontières », selon la promesse des vainqueurs de la guerre froide, ils souffrent de persécutions xénophobes, de la précarité de l’emploi, de la perte de leur identité culturelle, de la répression policière et de la faim, quand on ne les jette pas en prison ou qu’on ne les assassine. Le cauchemar de l’émigration, quelle qu’en soit la cause, continue de croître. Le nombre de ceux qui relèvent du Haut-Commissariat des Nations unies pour les réfugiés a littéralement explosé, passant de 2 millions en 1975 à plus de 27 millions en 1995.

La politique migratoire du néolibéralisme a davantage pour but de déstabiliser le marché mondial du travail que de freiner l’immigration. La quatrième guerre mondiale - avec ses mécanismes de destruction-dépeuplement, reconstruction-réorganisation - entraîne le déplacement de millions de personnes. Leur destinée est d’errer, leur cauchemar sur le dos, afin de constituer une menace pour les travailleurs disposant d’un emploi, un épouvantail de nature à faire oublier le patron et un prétexte pour le racisme.

 


PIÈCE NUMÉRO 4

MONDIALISATION FINANCIÈRE
ET GÉNÉRALISATION DU CRIME


La figure 4 se construit en dessinant un rectangle.

Si vous pensez que le monde de la délinquance est synonyme d’outre-tombe et d’obscurité, vous vous trompez. Durant la période dite de guerre froide, le crime organisé a acquis une image plus respectable. Non seulement il a commencé à fonctionner comme une entreprise moderne, mais il a aussi pénétré profondément les systèmes politiques et économiques des Etats-nations.

Avec le début de la quatrième guerre mondiale, le crime organisé a globalisé ses propres activités. Les organisations criminelles des cinq continents se sont approprié l’« esprit de coopération mondial » et, associées, participent à la conquête des nouveaux marchés. Elles investissent dans des affaires légales, non seulement pour blanchir l’argent sale, mais pour acquérir du capital destiné à leurs affaires illégales. Activités préférées : l’immobilier de luxe, les loisirs, les médias, et... la banque.

Ali Baba et les 40 banquiers ? Pis. Les banques commerciales utilisent l’argent sale pour leurs activités légales. Selon un rapport des Nations unies, « le développement des syndicats du crime a été facilité par les programmes d’ajustement structurel que les pays endettés ont été contraints d’accepter pour avoir accès aux prêts du Fonds monétaire international (3) ».

Le crime organisé compte aussi sur les paradis fiscaux. Il y en a quelque 55 - l’un d’eux, les »les Ca man, occupe la cinquième place comme centre bancaire et possède plus de banques et de sociétés enregistrées que d’habitants. Outre le blanchiment de l’argent sale, les paradis fiscaux servent à échapper aux impôts. Ce sont des lieux de contact entre gouvernants, hommes d’affaires et chefs mafieux.

Voici donc le miroir rectangulaire dans lequel légalité et illégalité échangent leurs reflets. De quel côté du miroir se trouve le criminel ? De quel côté celui qui le poursuit ?

 


PIÈCE NUMÉRO 5

LÉGITIME VIOLENCE
D’UN POUVOIR ILLÉGITIME ?


La figure 5 se construit en dessinant un pentagone.

Dans le cabaret de la globalisation, l’Etat se livre à un strip-tease au terme duquel il ne conserve que le minimum indispensable : sa force de répression. Sa base matérielle détruite, sa souveraineté et son indépendance annulées, sa classe politique effacée, l’Etat-nation devient un simple appareil de sécurité au service des méga-entreprises. Au lieu d’orienter l’investissement public vers la dépense sociale, il préfère améliorer les équipements qui lui permettent de contrôler plus efficacement la société.

Que faire quand la violence découle des lois du marché ? Où est la violence légitime ? Où l’illégitime ? Quel monopole de la violence peuvent revendiquer les malheureux Etats-nations quand le libre jeu de l’offre et la demande défie un tel monopole ? N’avons-nous pas montré, dans la pièce no 4, que le crime organisé, le gouvernement et les centres financiers sont tous intimement liés ? N’est-il pas évident que le crime organisé compte de véritables armées ? Le monopole de la violence n’appartient plus aux Etats-nations : le marché l’a mis à l’encan... Si la contestation du monopole de la violence invoque, non les lois du marché, mais les intérêts de « ceux d’en bas », alors le pouvoir mondial y verra une agression. C’est l’un des aspects les moins étudiés (et les plus condamnés) du défi lancé par les indigènes en armes et en rébellion de l’Armée zapatiste de libération nationale (EZLN) contre le néolibéralisme et pour l’humanité.

Le symbole du pouvoir militaire américain est le Pentagone. La nouvelle police mondiale veut que les armées et les polices nationales soient un simple corps de sécurité garantissant l’ordre et le progrès dans les mégapoles néolibérales.

 


PIÈCE NUMÉRO 6

LA MÉGAPOLITIQUE
ET LES NAINS


La figure 6 se construit en faisant un gribouillage.

Nous avons dit que les Etats-nations sont attaqués par les marchés financiers et contraints de se dissoudre au sein de mégapoles. Mais le néolibéralisme ne mène pas seulement sa guerre en « unissant » des nations et des régions. Sa stratégie de destruction-dépeuplement et de reconstruction-réorganisation produit, de surcroît, des fractures dans les Etats-nations. C’est l’un des paradoxes de cette quatrième guerre : destinée à éliminer les frontières et à unir des nations, elle provoque une multiplication des frontières et une pulvérisation des nations.

Si quelqu’un doute encore que cette globalisation soit une guerre mondiale, qu’il prenne en compte les conflits qui ont provoqué l’éclatement de l’URSS, de la Tchécoslovaquie et de la Yougoslavie, victimes de ces crises qui brisent les fondements économiques des Etats-nations et leur cohésion.

La construction des mégapoles et la fragmentation des Etats sont une conséquence de la destruction des Etats-nations. S’agit-il d’événements séparés ? Sont-ce des symptômes d’une mégacrise à venir ? Des faits isolés ? La suppression des frontières commerciales, l’explosion des télécommunications, les autoroutes de l’information, la puissance des marchés financiers, les accords internationaux de libre-échange, tout cela contribue à détruire les Etats-nations. Paradoxalement, la mondialisation produit un monde fragmenté, fait de compartiments étanches à peine reliés par des passerelles économiques. Un monde de miroirs brisés qui reflètent l’inutile unité mondiale du puzzle néolibéral.

Mais le néolibéralisme ne fragmente pas seulement le monde qu’il voudrait unifier, il produit également le centre politico-économique qui dirige cette guerre. Il est urgent de parler de la mégapolitique. La mégapolitique englobe les politiques nationales et les relie à un centre qui a des intérêts mondiaux, avec, pour logique, celle du marché. C’est au nom de celle-ci que sont décidés les guerres, les crédits, l’achat et la vente de marchandises, les reconnaissances diplomatiques, les blocus commerciaux, les soutiens politiques, les lois sur les immigrés, les ruptures internationales, les investissements. Bref, la survie de nations entières.

Les marchés financiers n’ont que faire de la couleur politique des dirigeants des pays : ce qui compte, à leurs yeux, c’est le respect du programme économique. Les critères financiers s’imposent à tous. Les maîtres du monde peuvent tolérer l’existence d’un gouvernement de gauche, à condition que celui-ci n’adopte aucune mesure pouvant nuire aux intérêts des marchés. Ils n’accepteront jamais une politique de rupture avec le modèle dominant.

Aux yeux de la mégapolitique, les politiques nationales sont conduites par des nains qui doivent se plier aux diktats du géant financier. Il en sera toujours ainsi... jusqu’à ce que les nains se révoltent.

Voici donc la figure qui représente la mégapolitique. Impossible de lui trouver la moindre rationalité.

 


PIÈCE NUMÉRO 7

LES POCHES
DE RÉSISTANCE


La figure 7 se construit en dessinant une poche.

« Pour commencer, je te prie de ne point confondre la Résistance avec l’opposition politique. L’opposition ne s’oppose pas au pouvoir, et sa forme la plus aboutie est celle d’un parti d’opposition ; tandis que la Résistance, par définition, ne peut être un parti : elle n’est pas faite pour gouverner, mais... pour résister. » (Tomás Segovia, Alegatorio, Mexico, 1996.)

L’apparente infaillibilité de la mondialisation se heurte à l’obstinée désobéissance de la réalité. Tandis que le néolibéralisme poursuit sa guerre, des groupes de protestataires, des noyaux de rebelles se forment à travers la planète. L’empire des financiers aux poches pleines affronte la rébellion des poches de résistance. Oui, des poches. De toutes tailles, de différentes couleurs, de formes variées. Leur seul point commun : une volonté de résistance au « nouvel ordre mondial » et au crime contre l’humanité que représente cette quatrième guerre.

Le néolibéralisme tente de soumettre des millions d’êtres, et veut se défaire de tous ceux qui seraient « de trop ». Mais ces « jetables » se révoltent. Femmes, enfants, vieillards, jeunes, indigènes, écologistes, homosexuels, lesbiennes, séropositifs, travailleurs, et tous ceux qui dérangent l’ordre nouveau, qui s’organisent et qui luttent. Les exclus de la « modernité » tissent les résistances.

Au Mexique, par exemple, au nom du Programme de développement intégral de l’isthme des Tehuantepec, les autorités voudraient construire une grande zone industrielle. Cette zone comprendra des « usines-tournevis », une raffinerie pour traiter le tiers du brut mexicain et pour élaborer des produits de la pétrochimie. Des voies de transit interocéaniques seront construites : des routes, un canal et une ligne ferroviaire transisthmique. Deux millions de paysans deviendraient ouvriers de ces usines. De même, dans le sud-est du Mexique, dans la forêt Lacandone, on met sur pied un Programme de développement régional durable, avec l’objectif de mettre à la disposition du capital des terres indigènes riches en dignité et en histoire, mais aussi en pétrole et en uranium.

Ces projets aboutiraient à fragmenter le Mexique, en séparant le Sud-Est du reste du pays. Ils s’inscrivent, en fait, dans une stratégie de contre-insurrection, telle une tenaille cherchant à envelopper la rébellion anti-néolibérale née en 1994 : au centre, se trouvent les indigènes rebelles de l’Armée zapatiste de libération nationale.

Sur la question des indigènes rebelles, une parenthèse s’impose : les zapatistes estiment que, au Mexique, la reconquête et la défense de la souveraineté nationale font partie de la révolution antilibérale. Paradoxalement, on accuse l’EZLN de vouloir la fragmentation du pays. La réalité, c’est que les seuls à évoquer le séparatisme sont les entrepreneurs de l’Etat de Tabasco, riche en pétrole, et les députés fédéraux originaires du Chiapas et membres du Parti révolutionnaire institutionnel (PRI). Les zapatistes, eux, pensent que la défense de l’Etat national est nécessaire face à la mondialisation, et que les tentatives pour briser le Mexique en morceaux viennent du groupe qui gouverne et non des justes demandes d’autonomie des peuples indiens.

L’EZLN et l’ensemble du mouvement indigène national ne veulent pas que les peuples indiens se séparent du Mexique : ils entendent être reconnus comme partie intégrante du pays, mais avec leurs spécificités. Ils aspirent à un Mexique rimant avec démocratie, liberté et justice. Si l’EZLN défend la souveraineté nationale, l’armée fédérale mexicaine, elle, protège un gouvernement qui en a détruit les bases matérielles et qui a offert le pays au grand capital étranger comme aux narcotrafiquants.

Il n’y a pas que dans les montagnes du Sud-Est mexicain que l’on résiste au néolibéralisme. Dans d’autres régions du Mexique, en Amérique latine,

aux Etats-Unis et au Canada, dans l’Europe du traité de Maastricht, en Afrique, en Asie et en Océanie, les poches de résistance se multiplient. Chacune a sa propre histoire, ses spécificités, ses similitudes, ses revendications, ses luttes, ses succès. Si l’humanité veut survivre et s’améliorer, son seul espoir réside dans ces poches que forment les exclus, les laissés-pour-compte, les « jetables ».

Cela est un exemple de poche de résistance, mais je n’y attache pas beaucoup d’importance. Les exemples sont aussi nombreux que les résistances et aussi divers que les mondes de ce monde. Dessinez donc l’exemple qui vous plaira. Dans cette affaire des poches, comme dans celle des résistances, la diversité est une richesse.

*
*  *

Après avoir dessiné, colorié et découpé ces sept pièces, vous vous apercevrez qu’il est impossible de les assembler. Tel est le problème : la mondialisation a voulu assembler des pièces qui ne s’emboîtent pas. Pour cette raison, et pour d’autres que je ne peux développer dans ce texte, il est nécessaire de bâtir un monde nouveau. Un monde pouvant contenir beaucoup de mondes, pouvant contenir tous les mondes.

image 128 x 62

Post-scriptum qui raconte des rêves nichés dans l’amour. La mer repose à mes côtés. Elle partage depuis longtemps des angoisses, incertitudes, et de nombreux rêves, mais maintenant, elle dort avec moi dans la nuit chaude de la forêt. Je la regarde onduler comme les blés dans mes rêves et m’émerveille à nouveau de la retrouver inchangée : tiède, fraîche, à mes côtés. L’étouffement me tire du lit et prend ma main et ma plume pour ramener le vieil Antoine, aujourd’hui comme il y a des années... J’ai demandé au vieil Antoine de m’accompagner dans une exploration en aval du fleuve. Nous n’emportons qu’un peu de nourriture. Durant des heures, nous poursuivons le cours capricieux, et la faim et la chaleur nous saisissent. Nous passons l’après-midi à poursuivre une harde de sangliers. Il fait presque nuit lorsque nous les rejoignons, mais un énorme porc sauvage se détache du groupe et nous attaque. Je fais appel à tout mon savoir militaire : je jette mon arme, et je grimpe à l’arbre le plus proche. Le vieil Antoine reste impassible devant l’attaque et, au lieu de courir, il se place derrière un taillis. Le gigantesque sanglier, de toutes ses forces, fonce droit sur lui, et s’encastre dans les branchages et les épines. Avant qu’il ne parvienne à se libérer, le vieil Antoine lève sa vieille carabine, et, d’un coup, fournit le repas du soir. A l’aube, lorsque j’ai fini de nettoyer mon moderne fusil automatique (M-16, calibre 5,56 mm avec sélecteur de cadence et une portée réelle de 460 mètres, une mire télescopique, et un chargeur de 90 balles), je rédige mon Journal de campagne. Omettant ce qui est arrivé, je note seulement : « Avons rencontré sanglier et A. a tué une pièce. Hauteur 350 mètres. Il n’a pas plu. »

Pendant que nous attendons que la viande grille, je raconte au vieil Antoine que ma part servira pour les fêtes qu’on prépare au campement. « Des fêtes ? », me demande-t-il, pendant qu’il attise le feu. « Oui, lui dis-je. Quel que soit le mois, il y a toujours quelque chose à fêter. » Et je poursuis par une brillante dissertation sur le calendrier historique et les célébrations zapatistes. Le vieil Antoine m’écoute en silence ; imaginant que cela ne l’intéresse pas, je m’installe pour dormir. Plongé dans mes rêves, je vois le vieil Antoine saisir mon cahier et y écrire quelque chose. Le lendemain, après le petit déjeuner, nous partageons la viande, et chacun s’en va de son côté. Une fois au campement, je fais mon rapport et je montre le cahier pour qu’on sache ce qui s’est passé. « Ce n’est pas ton écriture », me dit-on en me montrant la feuille du cahier. Là, après ce que j’avais noté moi-même, le vieil Antoine a écrit en grosses lettres : « Si tu ne peux pas avoir, et la raison, et la force, choisis toujours la raison et abandonne à l’ennemi la force. Dans de nombreuses batailles, la force permet d’obtenir la victoire, mais une guerre ne se gagne que grâce à la raison. Le puissant ne pourra jamais tirer de la raison de sa force, tandis que nous pourrons toujours tirer force de notre raison. »

Et plus bas, en petits caractères : « Joyeuses fêtes. »

Evidemment, je n’avais plus faim. Les fêtes zapatistes, comme d’habitude, furent effectivement joyeuses.

 

le sous-commandant Marcos

Armée zapatiste de libération nationale (EZLN), Chiapas, Mexique.
http://www.monde-diplomatique.fr/1997/08/MARCOS/8976

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1 mars 2012 4 01 /03 /mars /2012 14:33

 

Wednesday, February 29, 2012

Apres la campagne terroriste de Decembre 2011 au Nigeria ou Juppé et Sarkozy tentent d'allumer une guerre civile chretiens-musulmans pour qu'Israel s'accapare de nouveaux marchés et prenne le controle de nouveaux pipelines strategiques, le Nigeria repousse l'idée de construction de son pipeline trans-saharien.

Qui a dit que les africains controlaient leurs richesses? la DCRI organise le terrorisme, la rebellion, la guerre civile et de faux enlevements au Maghreb-Sahel, la DGSE, sous couvert de l'OTAN, expulse les populations locales en créant des zones militarisées suivant exactement les tracés des pipelines vers le Niger et le Maghreb, et les societés dirigées par des franco-americano-anglo-israeliens s'occupent des etudes de faisabilité depuis Houston au Texas puis de la construction des pipelines et s'en mettent plein les poches en retro-commissions en contrats de securités et de chantiers de construction! Tout cela sous la supervision et mediations de synagogues de satan en France (loge maconniques du grand orient, glnf etc... qui sont absolument toutes financées par les genocides et pillage de l'Afrique depuis la revolution de 1789) et leurs agents locaux, tous mis en place par des vagues d'attentats, guerres civiles, massacres de masse et des coups d'etat du Nigeria a l'Algerie, de la Mauritanie au Kenya.Voila en gros le modus operandi de la mafia des juifs sionistes de l'Elysée qui controlent la France et la plongent dans une guerre mondiale au profit d'Israel au Maghreb-Sahel et au Moyen Orient! CQFD. (AS)

Abuja jette un doute sur le projet Gazoduc Nigeria-Algérie

Oussama Nadjb, Maghreb Emergent, 28 Février 2012
Le Nigeria est entrain de réévaluer la viabilité économique du projet de transaharian gas pipeline (TSGP), un méga-tuyau de 4200 km devant acheminer le gaz des champs du delta du Niger au marché européen via le Niger et l’Algérie. La viabilité du TSGP, une idée « politique » du Nepad née en 2002, semblait avérée et suscitait l’intérêt de l’Europe. La chute des prix du gaz et la perte d’attrait pour les contrats gaziers à long terme pousse à la prudence.

La dernière évocation publique du projet de transaharian gas pipeline (TSGP) par un responsable algérien remonte à novembre 2011 et elle s’était faite sur le mode laconique. Le ministre algérien de l’énergie, Youcef Yousfi avait indiqué, sans donner de détails qu’une réunion devait avoir lieu entre Sonatrach et la compagnie pétrolière nigériane NNPC pour examiner les moyens de faire évoluer ce projet. Un message à tonalité plutôt pessimiste qui vient d’être conforté par les autorités nigérianes qui s’inquiètent de la viabilité économique de l’investissement. David Ige, directeur exécutif pour le gaz et l’électricité à la Nigerian National Petroleum Corp (NNPC) a souligné que le « marché mondial a changé ». « Nous construirons un trans-nigerian de toute façon et nous le ferons dans la perspective de poursuivre le transsaharien si le marché le permet ». Pour rappel, le projet de TSGP avait été relancé en juillet 2009 à travers un accord intergouvernemental entre l’Algérie, le Nigeria et le Niger, signé à Abuja. Selon des estimations réévaluées à la hausse, l’investissement devrait couter au moins 12 milliards de dollars. D’une longueur de 4128 kilomètres - 1037 au Nigeria, 841 Niger et 2250 en Algérie -, le TSGP doit relier à travers le Niger, les champs gaziers du Nigeria au terminal de Béni Saf en passant par Hassi R’mel.

Les contrats à long terme n’ont plus la cote

L’idée de départ était d’adosser l’investissement à des contrats de livraison de 15 ans… sauf que ce type de contrat n’a plus la cote. Un an après la conclusion de l’accord entre le Nigeria, le Niger et l’Algérie, le prix du gaz a baissé de 21% aux Etats-Unis. En 2011, la chute des prix a été encore plus prononcée et a atteint 32%. En fait, la tendance à la baisse s’installe durablement sur le marché nord-américain, effet de la surabondance de l’offre liée à l’amélioration des techniques de forage dans l’industrie du gaz de schiste dans l'est des Etats-Unis. Le Nigeria doit construire plus de 1000 km de gazoduc du sud-est du pays vers Kano au nord. Cela ne sera pas achevé avant 2015 et surtout le gouvernement Nigerian est à la recherche d’investisseurs. Le projet est très couteux et le gouvernement est sous pression, explique David Ige. « Le gouvernement ne dit pas qu’il ne financera pas, mais il ne peut pas le financer tout seul ». D’où la recherche de nouveaux investisseurs pour valoriser les ressources gazières. En 2010, l’ambassadeur d’Algérie à New Delhi avait ouvertement appelé à une implication des entreprises indiennes dans le projet de gazoduc transsaharien. « Nous avons besoin de plus de partenaires étrangers hors d’Europe pour ce projet de plus de 4000 kms de long » a indiqué l’ambassadeur d’Algérie en Inde, M. Mohammed Hacene Echarif. Sans grand écho à l’évidence.

L’optimisme de Khelil recadré par le marché

Selon les propos de M.Ige, la compagnie nigériane NNPC se donne deux mois pour vérifier que ses projections de financements sont correctes et elle travaille en ce sens avec la Commission de régulation de l’électricité des pays de l’ouest africain. Le Nigeria envisage d’emprunter près de 8 milliards de dollars y compris auprès de la Banque mondiale, la Banque Islamique de développement et l’Eximbank chinoise pour financer des projets de gazoducs et d’oléoducs. Le gouvernement veut changer d’approche. Le gaz a été, jusqu’à présent et en général, une dimension collatérale des explorations pétrolières. Le Nigeria veut inciter les entreprises à explorer spécifiquement le gaz et à le découpler de l’exploration pétrolière. Il s’agit d’attirer d’autres entreprises que les Majors qui sont très centrés sur le pétrole. Les responsables nigérians font preuve désormais de retenue en raison d’un changement de contexte. En 2006, une étude britannique avait conclut à la profitabilité commerciale du projet tandis que l’ancien ministre algérien de l’énergie, Chakib Khelil, estimait que le financement du projet de TSGP « n’était pas un problème ». Un optimisme que le marché oblige, au moins, à réévaluer.

 http://algeria-watch.org/fr/article/eco/hydroc/doute_projet_gazoduc.htm
 

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1 mars 2012 4 01 /03 /mars /2012 12:27

Sunday, February 26, 2012

L'invasion et destruction programmée du Maghreb-Sahel : Le Mali, troisieme producteur d'or de la planete, le Niger sous controle de la France-Israel, en passe d'etre detruit totalement par une fausse guerre civile fomentée par les clans israeliens de la DGSE

Mali : La nouvelle guerre de l'AFRICOM ?

Par Rick Rozoff,
Le 23 fevrier 2012




Les dépêches de presse parlent de l’intensification des combats au Mali entre militaires et rebelles ethniques touaregs du Mouvement de libération nationale Azawad dans le nord de ce pays [1].
Comme les seules agences d’informations à portée mondiale et avec les fonds et les infrastructures pour maintenir des bureaux et des correspondants partout dans le monde sont celles qui résident dans les principaux Etats membres de l’OTAN : Associated Press, Reuters, Agence France-Presse, la BBC News et Deutsche Presse-Agentur, la couverture de l’actualité au Mali, comme ce qui se produit dans presque n’importe quel autre pays, reflète un parti pris de l’Ouest et un ordre du jour de l’Ouest.
Par conséquent, les titres typiques sur le sujet, sont les suivants :

  • Reuters : « Les armes et les hommes en provenance de Libye renforcent la rébellion au Mali »
  • CNN : « Président : des combattants touareg de Libye attisent de la violence au Mali »
  • The Scotsman : « les touareg armés du colonel Kadhafi ont touché le Mali »
  • Agence France-Presse : « La France dénonce les meurtres de l’offensive rebelle au Mali »
  • Voice of America : « Mali : La France condamne les atrocités attribuées aux rebelles touaregs »
Pour atteindre le Mali depuis la Libye c’est un voyage d’au moins 800 kilomètres à travers l’Algérie et / ou le Niger. Comme les rebelles évidemment n’ont pas de force aérienne, ni d’avions de transport militaire, les manchettes et la propagande ci-dessus implique que les combattants touaregs ont couvert à pied tout le chemin depuis la Libye jusqu’à leur pays dans des convois avec des armes lourdes à travers au moins un autre pays sans être détectés ou empêchés par les autorités locales. Et tout cela, en outre, pour lancer une offensive trois mois après l’assassinat du dirigeant libyen Mouammar Kadhafi après que son convoi ait été attaqué par les bombes françaises et les missiles Hellfire US en Octobre dernier. Mais l’implication selon quoi que l’Algérie et le Niger, en particulier la première, sont complices de la circulation des combattants touaregs et des armes de la Libye vers le Mali est de mauvais augure en termes d’expansion des accusations -et des actions- occidentales dans la région.
Des Rébellions armées sont traités de façon différente dans les nouvelles du monde dominé par l’Occident selon la façon dont les rebelles et les gouvernements auxquels ils s’opposent sont considérés par les membres supérieurs de l’OTAN.
Ces dernières années, ces derniers ont fourni un soutien militaire et logistique aux formations rebelles armées -dans la plupart des cas d’attaques frontalières et à but séparatistes et irrédentistes - au Kosovo, en Macédoine, au Libéria, en Côte-d’Ivoire, en Libye et en Syrie d’aujourd’hui, et sur les front d’espionnage et « diplomatiques » en Russie, Chine, Pakistan, Soudan, Indonésie, Congo, Myanmar, Laos et Bolivie.
Cependant, les grandes puissances de l’OTAN ont adopté la direction opposée quand il s’agit de la Turquie, du Maroc (avec ses 37 années d’occupation du Sahara occidental), de la Colombie, des Philippines, de la République Centrafricaine, du Tchad et d’autres nations qui sont leurs clients militaires ou se trouvent dans des territoires contrôlé par eux, où les Etats-Unis et leurs alliés occidentaux fournissent des armes, des conseillers, des forces spéciales et les dites forces de maintien de la paix.
Le battement de tambour de nouvelles alarmantes sur le Mali est le signe que l’Occident à l’intention d’ouvrir un nouveau front militaire en Afrique après la campagne aérienne de 7 mois, les forces navales et spéciales contre la Libye et la poursuite des opérations en Somalie et en Afrique centrale avec le récent déploiement des forces spéciales des Etats-Unis en Ouganda, au Congo, dans la République centrafricaine et au Sud-Soudan. En février, en Côte-d’Ivoire, voisin au sud du Mali, l’armée française, avec les complaisantes troupes des Nations Unies– « soldats de la paix » - ont effectué des tirs de roquettes sur la résidence présidentielle et démis par la force le président Laurent Gbagbo.
Le Commandement pour l’Afrique des Etats-Unis (AFRICOM) est devenu opérationnel pour la première fois en tant que force de combat dans ce qui devait être le début de la première quinzaine de la guerre contre la Libye en Mars [2011] avec l’«  Opération Odyssée Dawn  » avant de transférer la campagne vers l’OTAN pendant sept mois d’incessants bombardements et attaques de missiles.
Le Mali pourrait devenir la seconde opération militaire de l’AFRICOM.
Le pays, enclavé, est le rayon de la roue de l’ancienne Afrique occidentale française, avec des frontières avec presque tous les pays membres, sauf le Bénin : le Burkina Faso, la Guinée (Conakry), Côte-d’Ivoire, la Mauritanie, le Niger et le Sénégal. Il partage également des frontières avec l’Algérie, autre ancienne possession française, vers le nord.
Le Mali est le troisième producteur d’or en Afrique, après l’Afrique du Sud et le Ghana. Il a des gisements d’uranium considérables gérés par des concessions françaises dans le nord, scène des combats actuels. les exigences des touaregs portent sur l’obtention d’un certain contrôle sur l’extraction d’uranium et la répartition des recettes qu’ils génèrent. Des explorations importantes de pétrole et de gaz naturel, également dans le nord, ont été aussi menées récemment.
La nation est aussi un élément clé dans la « Coopération contre le terrorisme Trans-Sahara des États-Unis »créée en 2005 (d’abord comme Initiative contreterrorisme Trans-Sahara), qui a résulté de l ’«  Initiative pan-Sahel  » pour 2003-2004.
En mai, les « opérations spéciales de commandement en Europe, des États-Unis » a lancé la « Trans-Sahara Counterterrorism initiative » en envoyant 1.000 soldats des forces spéciales au Nord-Ouest de l’Afrique pour l’ « Opération Flintlock » (« Opération Gun Spark ») afin de former les forces armées du Mali, Algérie, Tchad, Mauritanie, Niger, Sénégal et Tunisie, les sept membres de départ africains de la « Trans-Sahara Counterterrorism initiative », qui, dans son format actuel comprend également le Burkina Faso, le Maroc et le Nigeria. La Libye sera bientôt introduite dans ce format ainsi que la coopération militaire du dialogue méditerranéen de l’OTAN.
Les Forces Spéciales des Etats-Unis ont mené la première de ce qui est devenue les « Opérations Flintlock » annuelles d’exercices de contre-insurrection avec les nations mentionnées dans le Sahel et le Maghreb. L’année suivante, l’OTAN a mené des jeux de guerre à grande échelle de la «  Steadfast Jaguar  » dans l’île du Cap-Vert pour lancer la Force de réaction de l’OTAN, en vertu de laquelle elle a façonné la Force africaine auxiliaire.
« Flintlock 2007 » et « 2008 » ont eu lieu au Mali. «  Flintlock 10  » dans plusieurs pays africains dont le Mali.
Le 7 Février de cette année, les États-Unis et le Mali ont lancé l’exercice de parachutage conjoint «  Atlas Accord 12  » dans la nation africaine, mais le « Flintlock 12 », prévu pour au plus tard ce mois-ci, a été reporté en raison des combats dans le nord. Devaient y être impliqués seize pays, y compris plusieurs des principaux alliés des États-Unis dans L’OTAN.
Le « Flintlock 11 » l’an dernier comprenait des unités militaires provenant des États-Unis, Canada, France, Allemagne, Hollande, Espagne, Mali, Burkina Faso, le Tchad, la Mauritanie, le Nigeria et le Sénégal.
Lorsque l’AFRICOM est devenu un « Commandement de combat unifié indépendant » le 1er Octobre 2008, le premier nouveau commandement militaire régional des États-Unis mis en place à l’étranger dans l’après-guerre froide, l’ « AFRICOM and Special Operations Command Africa’s Joint Special Operations Task Force-Trans Sahara » a pris le contrôle des exercices « Flintlock » du « Commandement européen des États-Unis » et du « Commandement européen des opérations spéciales des Etats-Unis ».
En 2010, l’AFRICOM a annoncé que le « Commandement des opérations spéciales en Afrique » va prendre le contrôle de la « Task Force d’opérations spéciales Trans Sahara (JSOTF-TS) » et du « commandement des Opéerations spéciales et contrôle des éléments-Corne de l’Afrique (SOCCE-HOA). »
L’année dernière, la page Web de l’AFRICOM a écrit :
« Réalisé par Special Operations Command Africa, Flintlock est un exercice multinational interarmées pour améliorer l’échange d’informations aux niveaux opérationnel et tactique dans la région du Sahara, tout en favorisant une collaboration et coordination plus accrue. Il met l’accent sur l’interopérabilité militaire et la capacité d’intervention pour les États-Unis et les pays partenaires américains et européens, et les unités sélectionnées dans le Nord et Afrique de l’Ouest. »
Bien que le but déclaré de la Coopération « Trans-Sahara Counterterrorism » et de ses exercices multinationaux « Flintlock  » est de former les militaires des pays du Sahel et du Maghreb dans la lutte contre les groupes extrémistes islamiques de la région, en fait, les États-Unis et leurs alliés ont livré une guerre contre le gouvernement libyen l’année dernière avec l’appui d’éléments similaires, et l’application pratique de la formation militaire et le déploiement du Pentagone en Afrique du Nord et de l’Ouest a été la lutte contre les milices touaregs plutôt que des groupes comme « Al-Qaïda du Maghreb islamique » ou « Boko Haram » au Nigeria.
Les États-Unis et leurs alliés de l’OTAN ont également effectué et appuyé d’autres exercices militaires dans la zone à des fins similaires. En 2008, la « Communauté économique des États d’Afrique occidentale » (CEDEAO), groupe économique régional qui a été formé par la « Force auxiliaire d’Afrique de l’Ouest », soutenu par les États-Unis et l’OTAN, a mené un exercice militaire appelé «  Jigui 2008  » au Mali, « soutenu par les gouvernements des pays hôtes ainsi que la France, le Danemark, le Canada, Allemagne, Hollande, Royaume-Uni, États-Unis et l’Union européenne », comme l’a rapporté l’agence Ghana News à l’époque.
L'AFRICOM dirige également des exercices de l'« Afrique Endeavor » interopérabilité multinationale des communications principalement en Afrique de l’Ouest. La conférence de planification a eu lieu l’an dernier à Bamako, capitale du Mali et, selon l’armée US en Afrique, « a réuni plus de 180 participants provenant de 41 pays africains, d’Europe et d’ Amérique du Nord ainsi que des observateurs de la Communauté économique des Afrique de l’Ouest (CEDEAO), Communauté économique des Etats d’Afrique centrale (CEEAC), la Force auxiliaire Afrique de l’Est et de l’OTAN pour planifier les tests d’interopérabilité des systèmes de communication et d’information des nations participantes. » Le principal exercice a également été mené au Mali.
L’armée US est installée dans ce pays depuis au moins 2005 et Voice of America a révélé que le Pentagone avait « mis en place un centre temporaire d’opérations dans une base aérienne près de Bamako au Mali. L’installation fournira des services de soutien logistique et d’urgence pour les troupes américaines pour former les forces locales dans cinq pays de la région. »
L’année suivante, le Commandement européen des États-Unis et le chef du Commandant suprême de l’OTAN en Europe le général James Jones des Marines premier conseiller de sécurité nationale de l’administration Obama, «  a fait cette révélation [que] le Pentagone veut avoir accès à des bases ... aux Sénégal, Ghana, le Mali et le Kenya et d’autres pays africains », selon un article au Ghana Web.
En 2007, un soldat du premier bataillon, Groupe spécial de Forces 10 basé à Stuttgart, en Allemagne, qui abrite le siège de l’AFRICOM, est mort à Kidal, au Mali, où l’on combat en ce moment. Sa mort a été attribuée à un « incident non liés au combat ». L’année suivante, un soldat du programme d’aide militaire et de formation des Forces canadiennes a aussi perdu la vie au Mali.
L’année dernière, le Régiment d’opérations spéciales du Canada a envoyé des troupes dans la zone de conflit dans le nord du Mali pour ce qui a été décrit comme « une mission permanente ». Des Forces du Régiment canadien d’opérations spéciales a également participé à l’exercice «  Flintlock 11  » au Sénégal.
En Septembre 2007, un avion US de transport militaire, un Hercule C-130, a été touché par des tirs de fusil tandis qu’il parachutait du matériel aux troupes maliennes assiégées par les forces touareg.
Selon Stars and Stripes :
« L’avion et son équipage appartenant au 67è Escadron d’Opérations Spéciales, étaient au Mali dans le cadre d’un exercice déjà prévu appelé « Flintlock 2007 » ... les troupes maliennes ont été cernées dans leur  base dans la région de Tin-Zaouatene près de la frontière algérienne par des combattants armés et ne pouvaient pas se ravitailler ... Le gouvernement du Mali a appelé les forces des États-Unis pour que soit mené un parachutage ... »
En 2009 aux États-Unis annoncé qu’elles avaient fourni au gouvernement du Mali plus de 5 millions de dollars en nouveaux véhicules et autres équipements.
Plus tard la même année sur le site de la Force aérienne US en Europe a été rapporté :
« La première mission du C-130J Super Hercules en appui de la Force Aérienne des États-Unis en Afrique, ou 17è Air Force, a ouvert la porte à la future coopération de soutien entre la 86e Airlift Wing et les futures missions en Afrique.

« Le commandant de bord de la mission, le Major Robert May du 37ème escadron Airlift, et son équipage ont reçu l’ordre de voler au Mali le 19 Décembre pour ramener à la maison 17 soldats qui aidaient à la formation des forces maliennes. » 
Les États-Unis ont été impliqués dans la guerre du Mali pendant près de douze ans.Les histoires récentes sur des atrocités dans les médias occidentaux alimenteront la demande d’intervention sous la « responsabilité de protéger » dans le style de celles de la Côte d’Ivoire et de la Libye l’an dernier et de fournir un prétexte à une intervention militaire des Etats-Unis et des pays de l’OTAN.
C’est possible que l’AFRICOM soit en train de planifier sa prochaine guerre.
Rick Rozoff, Chicago, le 16 février 2012.

Article original en anglais : Mali: U.S. Africa Command's New War? 15 février 2012

Article traduit de l'anglais par Germán Leyens pour Rebelión :
Mali
¿Nueva guerra del Comando África de EE.UU.?


Traduit de l’espagnol pour El Correo par : Estelle et Carlos Debiasi
El Correo. Paris, le 23 février 2012.
Notes
[1] Le peuple touareg ou imuhagh, amazighs est un peuple berbère qui habite le nord et l’ouest du Sahara et du Sahel septentrional. Pour les Touareg, le Sahara n’est pas un désert, mais, un ensemble de plusieurs et ils font la différence entre de nombreux déserts plus ou moins arides, plats ou montagneux. La langue des Touaregs ou Tamasheq est un groupe de variantes berbères - le amazighs, le tamahaq et Tamajaq (ou tamajaght). Appartenant à la famille des langues afro-asiatiques. Les variantes touareg sont les seules du groupe berbère à avoir conservé la forme écrite de l’alphabet libyco-berbère, également appelé tifinagh, dont l’utilisation a été documentée depuis le troisième siècle Av JC jusqu’au troisième siècle
après JC. tout au long de l’Afrique du Nord et dans les îles Canaries. Elle est d’origine punique.
Rick Rozoff est un militant pour la paix et analyste de la géopolitique internationale depuis quarante ans.

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29 février 2012 3 29 /02 /février /2012 10:34

Le général Dempsey sous le feu de l’oligarchie pour son opposition à la guerre contre l’Iran

28 février 2012 - 18:15

 

 

 

Le 28 février 2012 (Nouvelle Solidarité) – Les attaques contre le Chef d’état-major interarmées des États-Unis, le Général Martin Dempsey, pour sa résistance aux frappes exigées par l’Empire britannique et Barack Obama contre l’Iran, se multiplient.

Parmi les attaques plus récentes on trouve un article dans le National Review Online, un site populiste basé à New York mais qui sert de courroie de transmission aux puissances de la City et de Wall Street. Son auteur, Rich Lowry, écrit que le Chef d’état-major interarmées est « indiscutablement correct » lorsqu’il dit « que l’Iran est un acteur “rationnel” », mais déforme ensuite le propos de Dempsey, selon lequel tout acte de diplomatie cherchant à éviter la guerre peut arriver à un résultat bénéfique entre Etats-nations rationnels. « L’Iran a, de manière tout-à-fait rationnelle, conclu que s’il fait tourner des centaines de centrifugeuses pour enrichir suffisamment d’uranium, il aura bientôt la bombe. De manière tout aussi rationnelle, il croit qu’il peut bluffer l’Occident », raille Lowry.


Un autre article fut publié le 23 février par nul autre que Michael Ledeen, le célèbre auteur, dans les années 70, de la doctrine du « fascisme universel ». S’adressant directement au général Dempsey, Ledeen griffonne, sur son blogue Love of the Land : « Comment, vous aussi ? Un autre conseiller politique à la tête de l’état-major interarmées ? Chaque fois que j’entends un conseiller politique parler de “déstabilisation” (comme vous l’avez fait l’autre jour, en discutant d’une attaque militaire possible contre l’Iran), mon moral en prend un coup. » Ledeen explique comment c’est l’Iran qui déstabilise le monde et que les Etats-Unis sont un « pays révolutionnaire » et doivent agir contre des tyrans comme ceux de l’Iran.


Sur les prétendus plans de l’Iran pour construire des armes nucléaires, Ledeen avoue candidement : « Vous dites que “nous savons”, ou “croyons savoir”, qu’ils n’ont pas encore pris la décision d’aller de l’avant et de construire des armes atomiques. Je ne lis pas les rapports de renseignement que vous avez, mais je crois que le guide suprême a pris la décision il y a plusieurs années déjà. Je crois également que nos renseignements sur l’Iran ne valent rien [stink en anglais], et que c’est le cas depuis l’époque du Shah. »


Il demande ensuite à Dempsey : « Vous dites qu’ils sont “rationnels”. Est-ce que le meurtre de masse est rationnel, la torture de masse, les viols de masse en Iran et en Syrie, c’est “rationnel” ? » Nous n’avons bien sûr jamais vu Ledeen dénoncer l’usage et l’apologie de la torture par Dick Cheney et George W. Bush au cours de la dernière guerre d’Irak.

Ces attaques ne diminuent néanmoins en rien la résistance des militaires à des frappes contre l’Iran, comme le montre la réponse de deux anciens hauts dirigeants militaires lors d’un récent forum du Centre pour les études statégiques et internationales (CSIS), le 23 février à Washington D.C.


Lorsqu’on leur a demandé s’il existait, parmi les militaires, une école de pensée affirmant qu’il serait nécessaire d’attaquer l’Iran si l’on prouvait qu’il avait l’arme nucléaire, le général de corps de marines James Cartwright, à la retraite, a répondu qu’à titre personnel il ne voyait pas « grand avantage à y aller » et l’amiral William Fallon, ancien commandant du Centre de commandement central, lui aussi à la retraite, a estimé pour sa part que tous ceux qui ont une expérience de ce qui arrive réellement dans des guerres ne souhaitent pas s’y lancer à la première occasion. David Sanger, le correspondant en chef à Washington pour le New York Times, a quand à lui confirmé que beaucoup d’officiers en poste ou à la retraite lui disent croire que d’autres méthodes seraient préférables à l’action militaire.

 

http://www.solidariteetprogres.org/Le-general-Dempsey-sous-le-feu-de-l-oligarchie-pour-son-opposition-a-la_08632

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28 février 2012 2 28 /02 /février /2012 02:57

Riche armée

Le 17 février 2012

La réflexion se poursuit sur le transfert au secteur privé d'activités militaires. Deux députés viennent d'apporter leur contribution - avec un résultat discutable. À leurs yeux, les arguments sont nombreux pour externaliser, libéraliser et encadrer les soldats privés, malgré (ou grâce à) des définitions bien floues. En toile de fond un marché de 200 milliards de dollars.


La France passe à côté d’un marché de 100 à 200 milliards de dollars par an. L’assertion est fréquente dans la bouche des entrepreneurs de sécurité à la tête des “sociétés militaires privées” françaises. Une appellation impropre au cas français, selon deux députés membres de la commission de la Défense, Christian Ménard (UMP) et Jean-Claude Viollet (PS), auteurs d’un rapport d’information sur le sujet.

Dans ce document, déposé le 14 février, les rapporteurs préfèrent l’expression “entreprises de services de sécurité et de défense (ESSD)” qui “regroupe[nt] un ensemble de prestations nombreuses mais cohérentes [ayant] en commun de se situer à la périphérie de ce qui fait l’essence du régalien”.

En France, l’état actuel de la législation ne permet pas de créer des sociétés militaires privées, tombant sous le coup de la loi de 2003 réprimant le mercenariat. Exit Bob Denard et ses sulfureuses barbouzeries africaines :

Il n’y a rien de commun entre les prestations d’ingénierie proposées par les grandes ESSD françaises et l’action menée jadis par Bob Denard et ses associés.

Oubliées aussi les curieuses missions à l’étranger, comme Secopex ou le fleuron des entreprises françaises, Géos en ont réalisées en Libye, au grand étonnement de ces mêmes députés.

Des députés étonnés des missions en Libye

Des députés étonnés des missions en Libye

Émotion à la Commission de la Défense de l'Assemblée nationale. La société de sécurité privée Geos a formé des ...

Un marché de 200 milliards

Aujourd’hui, l’intérêt est d’abord économique. “Le marché mondial a probablement atteint les 200 à 400 milliards par an ces dernières années, artificiellement gonflés par les théâtres d’opération en Irak et en Afghanistan” explique Christian Ménard à OWNI. L’une des principales sociétés militaires privées américaines, la Military Professional Ressources Inc. (MPRI), a remporté un contrat de 1,2 milliard d’euros pour assurer la formation de l’armée afghane. Gallice est l’une des rares sociétés françaises à être implantée en Irak, où le trajet entre l’aéroport et la zone verte se monnaye 1000 dollars. Inconcevable, pour les députés, que les Français passent aujourd’hui à côté des principaux foyers de demandes, sans pouvoir définir précisément quelles missions pourraient être confiées à des privés.

Ce qui ne constitue pas le “cœur de métier” de l’armée a vocation à être externalisé. Pour l’heure, aucun consensus n’a pu être tiré sur ce fameux cœur de métier, comme l’écrivent les députés. Parmi les militaires interrogés, certains conservent une conception étendue du régalien, donc du cœur de métier.  Sous l’effet combiné de la révision générale des politiques publiques lancée en 2007 et la rédaction du livre blanc sur la défense en 2008, la réflexion stratégique s’est concentrée sur la définition du cœur de métier, sans parvenir à la définir précisément.

A défaut de concepts solidement posés, le privé s’impose par la lorgnette du pragmatisme selon les deux députés, qui pointent les théâtres somaliens et libyens comme premiers marchés à conquérir. Christian Ménard et Jean-Claude Viollet se sont déplacés en Libye. Ils en sont revenus avec la conviction qu’il existait “une attente forte vis-à-vis de la France” dans ce domaine.

Il est donc très souhaitable que, dans le cadre du droit libyen, nos sociétés parviennent à nouer des partenariats afin de s’implanter durablement dans ce pays.

Une société française, Galea, est déjà installée en Libye, en partie grâce à sa présence en Égypte et à de bons réseaux dans le pays. Argus, une société de droit hongrois, dirigée par des Français, est sous contrat avec l’Union européenne pour “la protection de ses locaux et l’escorte de ses employés”. Curieusement, les gardes de la société sont armés, “par le truchement d’un statut diplomatique” écrivent les rapporteurs.

Soldats privés contre la piraterie

Mais c’est surtout du côté du détroit de Bab el Mandeb, au large de la Corne de l’Afrique, que se tournent les regards des “ESSD” françaises. Sous la menace de la piraterie, l’Union européenne a lancé l’opération Atalante. La France met à disposition des équipes de protection embarquées, notamment sur les navires du Programme agricole mondial et les thoniers senneurs. Une utilisation de l’armée qui ne va pas sans faire grincer des dents. Les députés notent que ces missions “relèvent davantage de la sécurité internationale que du domaine militaire proprement dit”. Elles reviennent à utiliser la force publique pour protéger des intérêts privés.

Les équipes de fusiliers marins coûtent 2000 euros par jour en moyenne, contre 3000 euros en moyens pour une équipe privée, écrivent-ils. La différence est prise en charge par l’armée elle-même, sur son budget annuel. Dans ce contexte, les deux rapporteurs estiment que la France “est désormais prête à autoriser l’embarquement de personnels privés armés à bord des navires commerciaux traversant des zones dangereuses”. Là encore, un marché colossal. Pour les entreprises françaises, il serait d’environ une centaine de millions d’euros.


Le Secrétariat général de la mer s’était penché sur la lutte contre la piraterie en 2011. Sa production n’a pas été rendue publique, mais il semble avoir retenu un processus de labellisation des navires, en fonction de plusieurs critères, dont l’intérêt stratégique du chargement pour la France. Selon nos informations, les convois jugés stratégiques seraient pris en charge par les forces publiques, les convois importants pourraient être confiés à la Marine ou à des gardes privés qui hériteraient systématiquement des navires n’entrant pas dans ces deux catégories.

Christian Ménard souhaite quant à lui une mise en place rapide des équipes embarquées privées, sans même attendre la prochaine législature. “A titre d’expérimentation, ces embarquements peuvent être tentés en se basant sur une modification des règlements” précise-t-il. Le rapport mentionne d’ailleurs une expérimentation en cours en Algérie, pour la protection d’enceintes diplomatiques. Le parc Peltzer, à Alger, est ainsi “géré par une [société de sécurité privée] algérienne supervisée par des gendarmes français”, de même que le lycée français.

Instrument d’influence

De ces expériences, les députés retiennent que “les SMP peuvent être un instrument d’influence considérable pour les États” écrivent les deux députés, citant l’exemple de la société Blackwater. Devenue Xe pour faire oublier le carnage de septembre 2007 à Bagdad et aujourd’hui dénommée Academi, la société militaire privée américaine assure la sécurité de l’oléoduc Bakou-Tbillissi-Ceyhan et la formation de la marine azérie, des contrats qui “permettent très concrètement aux États-Unis de s’implanter discrètement dans une région sensible et stratégique, entre l’Iran et la Russie”.

Même constat à propos du contrat de la société avec les Émirats arabes unis. D’un montant d’environ 500 millions de dollars, le contrat prévoit la formation “d’une force militaire supplétive”. Révélée par le New York Times en mai dernier, l’affaire avait attisé les craintes de voir cette deuxième armée être utilisée comme force de police, particulièrement dans le contexte des révoltes arabes.

Sécurité privée d’État

Sécurité privée d’État

Un nouveau conseil des sages des sociétés de sécurité privée, le Cnaps, est installé ce 9 janvier pour tenter de ...

Les rapporteurs préfèrent y voir “un formidable levier d’intervention pour [les] Etat[s] d’origine”. C’est aussi par promotion, et protection, de l’intérêt national que les deux députés souhaitent que les sociétés françaises puissent faire appel aux ESSD du même pays, ce qui “laisse supposer un meilleur respect des informations les plus sensibles”. L’équipe France ainsi constituée est perçue comme “un facteur de consolidation de l’influence française” à l’étranger.

Le rapport avance plusieurs possibilités pour assouplir la législation en vigueur, notamment en intégrant les sociétés militaires privées à la loi de 1983 sur les activités privées de sécurité. Le tout jeune Conseil national des activités privées de sécurité (Cnaps) pourrait se voir confier la tâche de labelliser les sociétés qui veulent avoir de telles activités à l’étranger.

 


Photos de Lego sous licences Creative Commons par Poncho Penguin et Dunechaser

 

https://owni.fr/2012/02/17/riche-armee-smp-rapport-parlement/

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27 février 2012 1 27 /02 /février /2012 22:07
La Chronique Agora
 



Paris, Lundi 27 février 2012

Addison Wiggin

Iran : arme nucléaire ou pas ? Guerre ou pas ?

- "L'Iran n'a jamais cherché et ne cherchera jamais à se doter de l'arme atomique", a déclaré il y a quelques jours le guide suprême de la nation, l'ayatollah Khamenei.

"La République islamique, d'un point de vue logique, religieux et théorique, considère la possession d'armes nucléaires comme un péché grave. Nous pensons que la prolifération de telles armes est stupide, destructive et dangereuse".

Hum.

"Personne ne prête foi à l'Iran quand il affirme que son programme nucléaire a des fins pacifiques", observait Erin Burnett sur CNN la semaine dernière, parlant au nom des experts américains.

En 2003, personne ne demandait si l'Irak possédait réellement des armes de destruction massive... ou si une invasion pouvait ne pas se solder par une victoire rapide et facile.

Cette fois-ci, le scepticisme règne, même parmi les classes dirigeantes : l'objectif de l'Iran est-il de produire des armes nucléaires ? Une attaque militaire sur l'Iran se passerait-elle bien ?

"Téhéran n'a pas pris la décision de fabriquer l'arme atomique", a reconnu le secrétaire américain à la Défense Leon Panetta il y a 10 jours devant le Congrès US. Il essayait ainsi de neutraliser la première question. Un document des National Intelligence Estimates émis par l'administration Obama l'année dernière confirmait ce que l'administration Bush en 2007 avait déclaré : l'Iran a cessé de chercher à se doter de l'arme nucléaire dès 2003.

Zut !

Quant à la seconde question, voici une réponse : "les gouvernements américain et israélien", écrit Peter Beinart dans le Daily Beast, "se glorifient d'avoir les agences militaires et de renseignements chargées de répondre [à la question de savoir si une attaque militaire serait avisée]. Unanimement, de manière étonnante, ceux qui dirigent ou ont dirigé ces agences déconseillent -- fortement -- toute attaque".

- Un débat déséquilibré
Qu'est-ce qui ne va pas chez ces gens-là ?


M. Beinart faisait partie des "faucons" qui ont fortement milité en faveur de la guerre d'Irak il y a neuf ans. A présent il est devenu une mauviette. Parmi les avertissements qu'il mentionne :

__________________________

Investissez dans les Cobras !
Le potentiel des BRIC n'est plus celui qu'on croit -- désormais, les profits potentiels se trouvent ailleurs. Où exactement ? Quelques éléments de réponse sont ici...

__________________________

- Le lieutenant général Ronald Burgess, directeur de la Defense Intelligence Agency, a déclaré devant le Congrès US la semaine dernière : "l'agence estime qu'il est peu probable que l'Iran engagera ou provoquera un conflit".

- Le chef du renseignement américain, James Clapper -- à la tête de 16 agences de renseignement -- estime qu'une attaque américaine ou israélienne ne retarderait le programme nucléaire iranien que d'une année ou deux.

- En outre, le chef d'état-major des armées des Etats-Unis, le général Martin Dempsey, affirme qu'une attaque américaine ou israélienne "garantirait précisément ce que nous essayons d'empêcher : un Iran qui fera tout pour se procurer l'arme atomique".

"Je n'ai jamais vu de débat aussi déséquilibré parmi les experts payés pour émettre ces jugements", continue Beinart. "Mais cela importe peu. Jusqu'ici, le débat iranien a été mal engagé, avec les candidats républicains à la présidentielle qui déclarent haut et fort qu'ils ne seraient pas contre une guerre et le président Obama qui ne souhaite même pas répercuter le scepticisme de ses propres chefs de la sécurité".

"La guerre ne se fait plus par l'analyse simple des forces économiques, si cela l'a jamais été", a écrit Ernest Hemingway dans un essai publié en 1935 et intitulé "Notes sur la prochaine guerre".

"Aujourd'hui la guerre est faite ou planifiée par des individus, des démagogues et des dictateurs qui jouent sur le patriotisme de leur peuple pour les tromper et leur faire croire à la grande illusion de la guerre lorsque toutes leurs réformes qu'ils ont tant vantées ont échoué à satisfaire leur peuple qu'ils gouvernent mal".

Le Congrès avance rapidement sur cette question. Un groupe bipartite de sénateurs a fait une proposition de loi qui :

"... rejette toute politique des Etats-Unis qui reposerait sur des efforts pour bloquer un Iran doté de la capacité nucléaire ; et demande instamment au président de réaffirmer le côté inacceptable d'un Iran possédant l'arme nucléaire et de s'opposer à toute politique qui reposerait sur le blocage comme une option en réponse à la menace nucléaire iranienne".

Outre le fait que la proposition de loi laisse dans le flou la définition de la "capacité" nucléaire, le fait est que si l'Iran franchit cette nouvelle ligne rouge, il obligera les Etats-Unis à entrer en guerre.

"Imaginez", écrit M.J. Rosenberg de l'Israel Policy Forum, "si en 1962, le Congrès US avait dit au président Kennedy que si l'Union soviétique plaçait des missiles à Cuba, il n'aurait pas d'autre choix que celui d'attaquer l'URSS. Si cela avait été le cas, je ne serais pas en train d'écrire cet article aujourd'hui et vous ne seriez pas en train de le lire".

Pour l'instant, cette législation n'est pas contraignante. Mais elle a le soutien de l'American Israel Public Affairs Committee. "Souvent, les initiatives du Congrès soutenues par l'AIPAC commencent par être non-contraignantes (dans une résolution ou une lettre), pour le devenir par la suite", explique Lara Friedman d'Americans for Peace Now.

"Une fois que les membres du Congrès ont signé pour une politique sous une forme non contraignante, il leur est beaucoup plus difficile de s'y opposer lorsqu'elle réapparaît plus tard dans un projet de loi qui, s'il est voté, fera pleinement force de loi".

 

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27 février 2012 1 27 /02 /février /2012 08:38

Déjà publié sur ce blog, je republie ! (eva)

 

Lundi 27 février 2012 1 27 /02 /Fév /2012 06:20

USA: Liste des 66 interventions extérieures


   

49859961.jpg1775-1776 : Au Canada1 et dans l'Atlantique au cours de la guerre d'indépendance des États-Unis.

1798 à 1800 : Quasi guerre Conflit naval contre la France Révolutionnaire. Mer des Antilles et côtes nord-américaine de l'Atlantique. Terminé par le traité de Mortefontaine.

1801 à 1805 : Guerre de Tripoli plus connue sous le nom de guerre barbaresque, le bey de Tripoli et ses alliés de Tunis et de d'Alger déclarent la guerre aux États-Unis qui ne voulaient plus payer de tribut pour le passage de leurs navires.

1815 : expédition navale contre la régence d'Alger, dirigée par le Commodore Stephen Decatur, qui force le dey Omar à signer un traité mettant fin aux attaques de navires américains par les corsaires barbaresques.

1838, 2 janvier : Mucke à Sumatra, un détachement de Marines protége des citoyens américains.

1843 : Combat en Cote d'Ivoire dans le cadre de la lutte contre le commerce des esclaves2

1846 : Guerre américano-mexicaine, les États-Unis d'Amérique annexent la moitié du territoire mexicain. Ce territoire est maintenant réparti en États : la Californie, le Nevada, l'Utah, l'Arizona, le Nouveau-Mexique, et une partie du Colorado.

1852, 3 au 12 février, 17 septembre et en avril 1853 : Argentine, Les Marines s'installent à Buenos Aires pour protéger les intérêts américains durant une guerre civile.

1853 : Nicaragua, protection des citoyens et des intérêts américains pendant des troubles politiques.

1853 et 1854 :

Japon, le commodore Matthew Perry oblige le Japon à s'ouvrir à l'Occident avec la Convention de Kanagawa en 1854

Îles Ryukyu et Îles Bonin. Le contre-amiral Perry utilise la force de dissuasion de sa flotte navale envers les autorités de Naha, sur l'île d'Okinawa, qui lui accordent la gestion d'une concession minière, les îles de Bonin, ainsi que des facilités commerciales.

1854, 12 juillet : Nicaragua, en représailles à une offense faite au ministre-résident américain en poste au Nicaragua par une rébellion qui voulait percevoir des taxes, bombardement de Greytown (San Juan del Norte).

1855, 25 au 29 novembre : Uruguay, intervention américaine et européenne en Uruguay pour protéger leurs intérets lors d’une tentative de révolution à Montevideo.

1859, 31 juillet au 2 aout : Chine, protection des intérêts américains à Shanghai

1860 : Angola, intervention afin de protéger les citoyens et des biens américains lors d'une révolte indigène à Kissembo contre le Portugal.

1893 : Hawaii, afin de protéger les vies et les biens des États-Unis, mise en place d'un gouvernement provisoire sous l'autorité de Sanford D. Dole, annexion définitive en 1898.

1894 : Nicaragua, intervention à Bluefields afin de protéger les intérêts des États-Unis suite à une révolution.

1898 : Guerre hispano-américaine avec comme motif la libération de Cuba de la tutelle espagnole. Les États-Unis imposent la possibilité d'investissements financiers et un droit d'ingérence dans les affaires intérieures du pays. Construction d'une base militaire.

1898 :

Porto Rico, Hawaï, Wake, Guam

Philippines

1900 : Chine, participation à l'Alliance des huit nations qui intervient à Pékin pendant la révolte des Boxers.

1903 : Colombie, aide à une révolte, visant à la séparation de ce qui deviendra la république de Panama en vue de la construction du Canal de Panama.

1914 : troupes d'occupation à Vera Cruz, Mexique3.

1915 : troupes d'occupation en Haïti

1916 : troupes d'occupation en République dominicaine

1916-1917 : expédition dans le nord du Mexique suite à l'incursion armée de Pancho Villa aux États-Unis4

1917 à 1918 : Les États-Unis pendant la Première Guerre mondiale

1926 : Nicaragua : défense des intérêts des citoyens américains pendant des troubles politiques intérieurs5.

1941 à 1945 : participation américaine à la Seconde Guerre mondiale, en Afrique, en Europe, et dans le Pacifique.

1945 et 1946 : envoi de troupes en Chine pour désarmer les forces de l'armée impériale japonaise et rapatrier les ressortissants japonais après la capitulation de ce pays6.

1946 : Philippines soutien au gouvernement face à une insurrection.

1947 : Grèce, soutien logistique militaire au régime royaliste engagé dans la guerre civile grecque soutenu auparavant par le Royaume-Uni.

1950 à 1953 :Guerre de Corée.

1953 : Iran : la CIA organise un coup d'État pour renverser le Premier Ministre Mohammad Mossadegh.

1954 : Guatemala, renversement du gouvernement en place.

1958 : bombardements par des avions de la Civil Air Transport (futur Air America) de la CIA en soutien à un mouvement de guérilla en Indonésie.

1960 : bombardements au Guatemala.

1961 : Cuba, échec du débarquement des opposants à Fidel Castro dans la baie des Cochons (n'est pas une intervention officielle des États-Unis)

1961 à 1972 :

Guerre du Viêt Nam, soutien au gouvernement de la République du Viêt Nam (Sud Viet Nam) contre la République démocratique du Viêt Nam (Nord Viet Nam) et le Viet Cong. Guerre marquée par des conflits intérieurs aux États-Unis et de nombreux crimes de guerre sur place.

Intervention au Laos et au Cambodge.

1964 :

Au Brésil, soutien au renversement de João Goulart par la junte militaire qui instaure une dictature sur la période 1964-1985

Panama

bombardements en République démocratique du Congo.

1965 :

Indonésie, renseignements au gouvernement dans la répression du Mouvement du 30 septembre 1965 en Indonésie.

Occupation de la République dominicaine par les États-Unis suite à une intervention dans une guerre civile avec l'appui de l'Organisation des États américains.

1967 à 1969 : Formation des forces armées du Guatemala par les Special Forces.

11 septembre 1973 : Chili, Encouragement à un coup d'État du général Augusto Pinochet.

3 juillet 1979 : Afghanistan, « programme afghan » (1979 à 1992), armement par la CIA des moudjahidines afghans de divers groupes pour la guerre d'Afghanistan (1979-1989) contre l'URSS.

1980 à 1990 : Salvador, aide militaire au gouvernement et aux Escadrons de la mort, pour chasser la guérilla. 100 000 morts dans cette guerre civile.

1981 à 1988 : Nicaragua, soutien des contras situées au Honduras, afin de lutter contre les sandinistes du Nicaragua.

1983 :

Liban : Force multinationale de sécurité à Beyrouth, départ après double attentats contre les QG américains et français.

25 octobre 1983 - 15 décembre1983 : Grenade : Invasion

1986, 14 avril : opération El Dorado Canyon, bombardement de plusieurs centres politiques et bases militaires en Libye, 45 morts libyens, deux pilotes américains tués suite à des attentats anti-US en Europe.

1988, 18 avril : Bataille des plates-formes pétrolières Sassan et Sirri face à l'Iran.

1989 :

1er au 7 décembre : Philippines, soutien au gouvernement contre un coup d'État7.

Panama, 20 décembre : Invasion du Panamá par les États-Unis, renversement du général Manuel Noriega.

1991 : Guerre du Golfe (opération Tempête du désert) suite à une requête du Koweït (occupé par l'Irak) à l'ONU. Avec le soutien de l'ONU et une coalition internationale

1993 : Macédoine, 350 hommes dans une force de maintien de l'ONU

1993-1994 : Somalie, Opération Restore Hope, intervention militaire des É.-U. pour soutenir les Opération des Nations unies en Somalie.

1994 : Haïti, intervention pour installer le Président élu Jean-Bertrand Aristide.

1995 : Bosnie-Herzégovine, soutien aérien aux forces de l'ONU/OTAN sur place puis déployement d'une force de maintien de la paix.

1998 : Irak, quatre jours de bombardement aérien sur des objectifs militaires et industriels.

1998 : le 20 août, Double bombardement d'une usine de médicaments (soupçonnée d'appartenir à Ben Laden) au Soudan et de camps d'entrainement terroriste en Afghanistan suite aux attentats des ambassades américaines en Afrique le 7 août 1998.

1999 :

Bombardement et intervention au sol de l'OTAN dans la guerre du Kosovo et déploiement depuis d'une force de maintien de la paix.

 : Timor oriental : Soutien logistique aux forces de l'ONU pour son indépendance.

2001 : La Guerre contre le terrorisme est déclaré suite aux attentats du 11 septembre 2001

2001-en cours : Intervention en Afghanistan dans le cadre de cette guerre en accord avec l'ONU

2002 : Philippines, dans le cadre de la Guerre contre le terrorisme en soutien du gouvernement philippin contre des guérillas.

2003-2011 : Guerre d'Irak, les États-Unis envahissent l'Irak avec le soutien du Royaume-Uni et d'autres nations en se passant de l'accord de l'ONU.

2004-en cours : Attaques aériennes américaines au Pakistan en aide au gouvernement pakistanais dans le cadre du conflit armé du Nord-Ouest du Pakistan.

2004 : Haïti les États-Unis, dans une intervention militaire et avec l'aide de la France, chassent le président haïtien Jean-Bertrand Aristide du pouvoir.

2005 : Asie du Sud-Est, réponse humanitaire au tremblement de terre du 26 décembre 2004 avec 16 500 militaires

2006 : Bombardements aérien de cibles d’Al-Qaïda en Somalie, avec l'accord du gouvernement de ce pays.

2011-en cours : Zone d'exclusion aérienne au-dessus de la Libye.


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26 février 2012 7 26 /02 /février /2012 15:10
La mission secrète des médias dominants
« Révélations » médiatiques : l’OTAN a armé les rebelles libyens

 

par Julie Lévesque

 

Le 25 fevrier 2012

 

Après avoir moussé la propagande de guerre contre la Libye de Mouammar Kadhafi, les médias dominants occidentaux feignent désormais la neutralité en « révélant » des faits ayant déjà été l’objet de nombreux reportages dans la presse alternative dès le début des combats l’an dernier : les pays de l’OTAN ont armé l’insurrection en Libye, assurant ainsi leur victoire, et les bombardements de l’Alliance ont tué des civils.

Le New York Times constitue LA référence médiatique occidentale. Pourtant, le quotidien est tristement célèbre pour avoir eu des liens étroits avec la CIA. En octobre 1977, Carl Bernstein écrivait dans le Rolling Stone : « De toutes ces associations [avec la CIA], les plus précieuses étaient de loin celles avec le New York Times, CBS et Time Inc. » (Carl Bernstein, The CIA And The Media. How Americas Most Powerful News Media Worked Hand in Glove with the Central Intelligence Agency and Why the Church Committee Covered It Up, Rolling Stone, 20 octobre 1977.)

La propagande de la journaliste du Times, Judith Miller, sur les armes de destruction massive irakiennes, pivot de la propagande de guerre contre l’Irak avant l’invasion de 2003, constitue une preuve plus récente de la désinformation véhiculée par ce quotidien faisant figure d’autorité dans la sphère médiatique.

En décembre dernier, une fois le gouvernement fantoche de l’OTAN installé en Libye, le New York Times, simulant la neutralité journalistique, « révélait » ce qu’il avait ignoré avant la chute du régime de Kadhafi : « Un nombre inavoué de civils victimes des frappes de l’OTAN en Libye. » (C. J. Chivers et Eric Schmitt, In Strikes on Libya by NATO, an Unspoken Civilian Toll, New York Times, 17 décembre 2011.)

Le bombardement par l’OTAN d’infrastructures civiles avait déjà fait l’objet d’un reportage vidéo de notre correspondant en Libye, Mahdi Darius Nazemroaya, quatre mois auparavant, en août 2011 : « Détrompez-vous : L’OTAN a commis des crimes de guerre en Libye ». 

Tactique semblable à celle du Times du côté de la BBC. Elle « révélait » en janvier 2012 comment les forces spéciales britanniques s’étaient mêlées aux rebelles libyens sur le terrain dans le cadre d’une mission clandestine. Dans un article intitulé « La vérité sur la mission secrète de la Grande-Bretagne pour vaincre Kadhafi », la BBC prétend nous apprendre en 2012 que « des forces spéciales britanniques ont été déployées sur le terrain dans le but d’aider les alliés de la Grande-Bretagne, souvent appelés le Conseil national de transition ou CNT ». (Mark Urban, Inside Story of the UK's secret mission to beat Gaddafi, BBC, 19 janvier 2012.)

Dix mois auparavant, le 7 mars 2011, le Centre de recherche sur la mondialisation publiait sur son site anglophone le texte de Michel Chossudovsky « Insurrection et intervention militaire: Tentative de coup d'État des États-Unis et de l'OTAN en Libye? », indiquant la présence des commandos britanniques en sol libyen. Publié près d’un an plus tard, le récit de la BBC est loin du scoop.

Les médias canadiens suivent aussi cette tendance. Cette semaine, The Gazette, quotidien montréalais, publiait également un texte plus approprié aux manuels d’histoire qu’aux manchettes de journaux, « La guerre secrète de l’OTAN contre Kadhafi », où l’on nous « informe » qu’« [o]fficiellement, les forces internationales ne devaient pas prendre partie » mais qu’« en réalité elles ont joué un rôle clé dans la victoire des rebelles ». (David Pugliese, NATO's secret war against Gadhafi, Postmedia News, 21 février 2012)

Il suffit de jeter au coup d’œil au mois de mars 2011 dans le dossier de Mondialisation.ca sur le « printemps arabe » pour voir que les médias indépendants ont publié ces informations depuis longtemps.

Si des organisations à budget restreint et des réseaux étrangers à grande écoute comme Russia Today ont eu accès à ces informations cruciales et les ont publiées avant même l’intervention de l’OTAN, comment des institutions comme la BBC et le New York Times, aux ressources considérables, peuvent-elles les avoir ignorées?

La seule explication possible est qu’elles l’ont fait sciemment dans le but de tromper l’opinion publique. Si ces informations avaient été révélées à l’époque dans les médias mainstream occidentaux, la fabrication du consensus favorable à l’intervention militaire de l’OTAN en Libye aurait probablement échoué. Avant et pendant l’intervention de l’OTAN, ces faits auraient nuit à la propagande de guerre diabolisant le gouvernement libyen, glorifiant le soulèvement armé et l’intervention « humanitaire » de l’OTAN. Publiées aujourd’hui, ils n’ont plus d’impact et ne visent qu’à camoufler la propagande de guerre en simulant l’objectivité.

Le but de ce simulacre de neutralité vise à conférer à ces médias une aura de crédibilité. Toutefois, une telle tactique de manipulation de l’opinion publique a, pour ainsi dire, des « effets collatéraux ». Cette duperie représente une preuve concrète de la « mission secrète » des médias occidentaux dominants : faire de la propagande de guerre en alliant la censure à la manipulation orwellienne de l’horreur et de la vertu, en créant un univers manichéen de bons et de méchants où les pays occidentaux, autrefois colonialistes et esclavagistes, sont devenus les libérateurs, les sauveurs de l’humanité. La réalité est tout autre.

Cet acte constitue non seulement un véritable « viol psychique des foules » mais également une violation flagrante du droit international.

L’Article 20 du Pacte international relatif aux droits civils et politiques adopté par les Nations Unies en 1976 stipule: « Toute propagande en faveur de la guerre est interdite par la loi. »

Or, que ce soit en France, en Grande-Bretagne, aux États-Unis, au Canada ou dans d’autres pays de l’OTAN, les médias dominants ont favorisé les rebelles libyens et diabolisé Kadhafi sans égards aux faits disponibles à l’époque et qu’ils publient aujourd’hui, une fois que l’OTAN a mis son pantin au pouvoir. Cela ne laisse aucun doute, il ne peut s’agir que de propagande de guerre. Si l’OTAN est responsable de crime de guerre, les médias occidentaux qui véhiculent leur propagande le sont tout autant.


http://www.mondialisation.ca/index.php?context=va&aid=29485

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