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23 mars 2013 6 23 /03 /mars /2013 17:16

 

La crise chypriote, l’Allemagne et la Russie
Par Jacques Sapir

samedi 23 mars 2013, par Comité Valmy


La crise chypriote, l’Allemagne et la Russie

Par Jacques Sapir

22 mars 2013

La crise chypriote est en train de tourner véritablement au psychodrame tant pour la zone Euro que pour la Russie et ses relations avec cette zone Euro. On peut se demander comment on en est arrivé là, et comment un pays, dont le PIB ne représente que 0,3% du PIB de la zone Euro, a-t-il pu provoquer une telle émotion et une telle confusion. En fait, cette dernière est largement le produit de l’action de l’Eurogroupe, l’instance intergouvernementale des 17 pays de la zone Euro, dont les décisions inadaptées ont transformé ce qui n’était qu’un simple problème de recapitalisation bancaire en une crise d’une particulière gravité.

Aux origines de la crise chypriote.

Cette crise trouve son origine dans la restructuration imposée aux créanciers privés de la Grèce au printemps 2012. Cette restructuration se traduit par une brutale dévalorisation des titres de la dette publique qui sont détenus par les banques, et en particulier par les banques de Chypre. La crise chypriote apparaît bien comme un effet collatéral de la crise grecque. Elle n’est nullement liée à un montant des dettes qui aurait explosé. De fait, la dette publique à Chypre est, avant restructuration des banques, de 73% du PIB, soit significativement moins qu’en Allemagne et en France.

On entend souvent dire que Chypre n’est qu’un système bancaire planté au beau milieu de la Mer Égée. Certes, les banques ont des actifs qui sont égaux à 7,5 fois le PIB de Chypre. C’est certes beaucoup, la moyenne dans l’Union Européenne étant de 3,5 fois, mais c’est un chiffre équivalent à celui que l’on trouve à Malte et en Irlande, et largement inférieur à celui du Luxembourg, ou le ratio des actifs bancaires rapportés au PIB est de 22 pour 1. Chypre a certes un secteur bancaire surdimensionné, mais reste cependant plus près de la normale que des paradis fiscaux comme le Luxembourg, les Bahamas ou les îles Cayman.

Cette crise était donc prévisible, et était annoncée. Dès le mois de juin 2012 les autorités de l’île ont prévenu les autres pays de la zone Euro des conséquences qu’avait pour les banques la restructuration de la dette grecque. Le gouvernement chypriote avait en conséquence demandé une aide de 17,5 milliards d’euros. Mais, l’Eurogroupe, à son habitude, a mis beaucoup de temps à réagir. Une partie de la crise est liée à cette procrastination coupable, mais hélas habituelle, des institutions européennes.

Les avertissements n’ont pas manqué. Les derniers en date furent les déclarations d’Alexeï Koudrine, l’ancien Ministre des Finances de la Fédération de Russie au début du mois de février 2013. Pour notre part, nous avions signalé à de multiples occasions au printemps 2012 que la restructuration de la dette grecque aurait nécessairement des conséquences importantes pour le système bancaire chypriote.

Ces avertissements ne furent pas écoutés, et c’est dans l’urgence que l’Eurogroupe et ce que l’on appelle la « Troïka », soit la Banque Centrale Européenne, l’Union Européenne et le FMI, se sont attelés à la résolution du problème chypriote. L’accord qui en a résulté dans les premières heures du samedi 16 mars 2013 s’est révélé désastreux : il prévoyait que l’Union Européenne fournirait 10 milliards d’euros, le FMI 1 milliards et le reste serait à la charge de Chypre (6,5 milliards) dont une bonne partie devrait être fournie par la fameuse « taxe sur les dépôts » le reste devant provenir du produit de privatisations d’entreprises publiques. Il s’agissait d’une mesure dont les précédents étaient fort peu nombreux. Les dépôts avaient certes étaient taxés en Italie, mais à hauteur de 0,66%, au début des années 1990. Une taxe avait été brièvement introduite sur les intérêts des dépôts en Norvège dans les années 1930. Les taux de taxation prévus pour Chypre étaient cependant sans comparaison avec 6,6% pour les dépôts de moins de 100 000 euros et 9,9% pour les dépôts de plus de 100 000 euro. Ils ont alors provoqué la légitime colère de la population qui, dès qu’elle a appris la nouvelle, s’est littéralement soulevée.

De la crise chypriote à la crise de la zone Euro.

L’émotion populaire fut donc considérable dès le samedi 16 mars. On en a rendu compte par ailleurs[1]. Elle a conduit le Parlement de Chypre à rejeter le mardi 19 mars le plan européen et par là même à rejeter la loi introduisant la taxation des dépôts. Il est significatif que sur les 55 députés que compte le Parlement, aucun n’a voté en faveur de cette loi, pas même les 19 députés du parti du Président, qui ont choisi de s’abstenir. Le gouvernement a donc déclaré que l’idée d’une taxe sur les dépôts était abandonnée. Mais, au lieu de reconnaître l’erreur commise, et d’abandonner l’idée d’une taxation des dépôts, l’Eurogroupe et la BCE se sont entêtés, transformant ainsi ce qui n’était qu’une crise localisée en une crise générale de la zone Euro. Il convient de lire attentivement la déclaration de M. Jörg Asmussen, un des membres du directoire de la BCE, le mercredi 20 mars, au journal Die Welt.

« Nous ne menaçons pas [de couper les liquidités à Chypre] mais en fait nous insistons sur ce que nous ne pouvons fournir des liquidités exceptionnelles qu’à des banques solvables et que la solvabilité des banques chypriotes ne peut être assumée s’il n’y a pas d’accord sur le programme… ». Voilà donc un bel exemple d’hypocrisie européiste. En fait, la situation des banques chypriotes est connue, comme nous l’avons dit, depuis des mois. Il n’y a pas eu de changement radical sur ce point. La menace de la BCE est donc pleinement et purement politique.

Dans les faits, la BCE a décidé d’instaurer un blocus monétaire de Chypre, qui entrera en vigueur dès le lundi 25 mars. C’est une mesure d’une extrême gravité. Elle aboutit à l’interruption de toutes les transactions bancaires entre Chypre et les autres pays de la zone Euro ce qui paralyse leurs activités, mais aussi celles de toutes les entreprises qui utilisent ces banques. En fait, cette mesure pourrait être assimilée à un « acte de guerre » dans le droit international, et qui plus est un acte décidé non par un pays mais par une instance supranationale et irresponsable. Cette mesure a été décidée contre un pays souverain, dont les institutions démocratiques avaient eu le tort de décider autre chose que ce qui convenait à M. Mario Draghi, le Président de la BCE.

Il faut ici bien mesurer ce qu’a d’inouï la décision de la BCE. Elle signifie que, dans la zone Euro, pour paraphraser ce qu’écrivait le grand écrivain britannique Georges Orwell dans La Ferme des Animaux : « tous les pays sont souverains, mais certains sont plus souverains que d’autres ».

Le gouvernement de Chypre a indiqué qu’il allait présenter un « plan B », mais ce dernier reste, à l’heure actuelle (vendredi fin d’après-midi), largement dans les limbes. Il est question de constituer un fonds d’investissement, adossé aux réserves de gaz découvertes au large de Chypre, pour garantir un prêt supplémentaire. Le ministre des finances du Luxembourg, M. Luc Frieden, a déclaré ce vendredi matin à la radio allemande RBB que la question de Chypre ne concernait pas seulement Chypre mais la stabilité de la zone Euro. C’est une évidence. Si le risque de contamination, autrement dit de transmission de la crise par des effets réels sur les autres banques semble très faible, le risque de contagion, c’est-à-dire de transmission par des effets psychologiques et comportementaux, est largement plus élevé. Mais, ce risque est apparu avant tout parce que le lien de confiance qui pouvait exister entre les déposants et les banques a été rompu par l’accord imposé par l’Eurogroupe, et refusé par le Parlement chypriote. En fait, tant que l’Eurogroupe et la BCE n’auront pas reconnu l’erreur commise le samedi 16 mars, ce risque perdurera.

Le refus du Parlement chypriote de se plier à la volonté des technocrates de Bruxelles, mais aussi le refus du gouvernement de négocier, semble avoir provoqué une véritable furie en Allemagne. Le vendredi 22 mars s’est tenu à Berlin une réunion du groupe parlementaire Chrétien-Démocrate (CDU-CSU) en présence de la Chancelière, Mme Merkel. Le vice-président du groupe CDU au Bundestag, Michael Fuchs, a déclaré à la suite de cette réunion « nous ne sommes pas prêt à accepter des solutions pleines de vent »[2]. La Chancelière, après avoir traité Chypre de « petit pays sans importance », a reproché au gouvernement chypriote de jouer au Poker avec la zone Euro.

On est donc bien dans une situation de blocage, le Parlement chypriote pouvant difficilement se déjuger, et l’Allemagne faisant de la contribution chypriote au plan de sauvetage des banques une affaire de principe. Il y va, en fait, de sa crédibilité. Si l’Allemagne, qui a été le pays qui a le plus poussé pour la solution de la taxe sur les dépôts, reconnaissait son erreur au sujet de ce que Mme Merkel appelle avec sa délicatesse coutumière un « petit pays sans importance », c’est toute la crédibilité de la position allemande sur la gestion de la crise de l’euro qui serait mise en cause. Mme Merkel s’est enfermée dans une position dont elle ne peut désormais que très difficilement sortir sans compromettre sa réputation politique.

Le moment russe.

À ce stade de la crise intervient un nouveau facteur, qui contribue à rendre encore plus complexe le problème : la Russie. Les réactions de la Russie ont en effet changé de nature entre l’annonce du plan samedi 16 et l’annonce du blocus le mercredi 20 mars.

Pour comprendre cela, il faut revenir sur la nature des avoirs russes à Chypre. Sur les 90 milliards d’euros de dépôts, 20 milliards correspondent à des comptes de personnes physiques ou morales (des entreprises) de la Russie et de la CEI. Il y a en fait 33 milliards d’euros qui correspondent à des avoirs étrangers, mais 13 milliards correspondent en fait à des dépôts de Grecs, de Britanniques et de personnes (et entreprises) du Moyen-Orient. C’est d’ailleurs un fait qui a tendance à être oublié. Chypre a toujours entretenu de bonnes relations avec les pays du Moyen-Orient.

Les 20 milliards de dépôts russes sont certes importants, mais on peut difficilement dire qu’ils « dominent » le système bancaire chypriote comme il est parfois affirmé. En fait, l’île de Chypre joue un rôle particulièrement important dans les transactions financières en provenance ou à destination de la Russie. Les sommes sont là beaucoup plus élevées. Elles sont estimées à 250 milliards d’euros et Chypre est l’un des tout premiers investisseurs en Russie. Il s’agit, bien entendu, d’avoirs de sociétés qui ne sont pas chypriotes, mais suisses, luxembourgeoises, britanniques, et qui sont fort souvent la propriété d’oligarques russes. Cet argent transite dans les banques chypriotes, mais n’y reste pas. De nombreuses sociétés russes ont aussi des comptes à Chypre pour effectuer des règlements ou pour percevoir de l’argent de l’ensemble de la zone Euro. C’est le cas des principales sociétés pétrolières et gazières, mais aussi d’Aeroflot. C’est donc à ce titre que Chypre est effectivement une place financière d’une grande importance pour la Russie.

Les autorités russes, par la voix du Président Vladimir Poutine et du Premier Ministre ont dénoncé le plan du 16 mars et la mesure de taxation des dépôts en indiquant que cette mesure rompait le pacte de confiance entre le déposant et sa banque. Vladimir Poutine a décrit ce plan comme ” injuste, non professionnel et dangereux”. C’est indubitablement exact et ceci fut pleinement démontré par les événements. On peut même dire que cette taxe était contradictoire avec la garantie de 100 000 euros sur les dépôts qui est valable dans toute la zone Euro. Mais, à ce moment, il n’est nullement question que la Russie intervienne et sauve les banques chypriotes. La visite du Ministre des Finances de Chypre à Moscou ne se solde par aucun accord. La protestation du gouvernement russe est purement de principe. La nature illicite d’une partie des dépôts fait que les autorités russes n’ont aucune envie d’intervenir. Par contre, avec l’annonce du blocus, le ton change radicalement. Le Premier Ministre, M. Dmitri Medvedev, menace alors de transformer brutalement la partie des réserves de change libellée en Euro et détenue par la Banque Centrale de Russie en dollars. La déclaration doit être elle aussi lue attentivement : “Un grand nombre de nos structures publiques opèrent via Chypre, et maintenant elles voient leurs comptes bloqués pour des raisons incompréhensibles (…). Si c’est possible à Chypre, qu’est-ce qui empêche le même scénario de se reproduire en Espagne, en Italie et dans d’autres pays ayant des problèmes financiers. Demain c’est là-bas qu’on va confisquer les épargnes“[3]. La menace est très sérieuse pour la zone Euro. La Russie détient probablement entre 350 et 400 milliards d’euros. Qu’elle en vende la moitié pour acheter du dollar ou d’autres monnaies et c’est tout l’équilibre fragile de la zone Euro qui est brutalement compromis. L’euro certes baisserait initialement, mais très rapidement les taux d’intérêts se mettraient brutalement à monter, mettant certains pays, au premier chef l’Italie avec sa gigantesque dette de plus de 125% du PIB, dans une situation très difficile.

Le jeu de l’Allemagne

Nous en sommes donc là. Le gouvernement chypriote doit donc présenter un « plan B », basé sur un fonds d’amortissement assis sur les ressources gazières futures et excluant toute idée de taxe. Ce plan sera, en l’état, très probablement rejeté par la BCE et l’Eurogroupe si on en juge par les déclarations allemandes. Soit le gouvernement chypriote cède aux pressions de la BCE, et le Parlement revote d’ici à mardi matin un texte très proche de celui qu’il avait rejeté mardi dernier soit nous allons vers une intensification dramatique de la crise. Cette dernière pourrait bien aboutir à un effondrement partiel du système bancaire Chypriote, une fuite massive des capitaux estimée à 30 milliards d’euros, et à la sortie de ce pays de la zone Euro.

Ceci incite à revenir sur la logique de la position allemande. Il est clair que les dirigeants allemands, mais aussi les représentants allemands à la BCE, ont tendance à minimiser les capacités de contagion issue de la crise chypriote. Mais ce n’est pas la seule raison. Les banques allemandes sont malades, et cela a été pour beaucoup dans les réticences de Mme Merkel à propos du projet d’Union Bancaire, dont on sait qu’il ne rentrera en vigueur qu’en 2014. Or, à chaque fois que l’on connaît une crise au sein de la zone Euro, on assiste à un report important des capitaux vers l’Allemagne, améliorant ainsi la situation des banques. On peut donc considérer que la combinaison d’une position idéologique, chose importante en période pré-électorale, un mépris latent pour Chypre et les chypriotes et des intérêts bien compris, pousse la chancelière à adopter une position intransigeante sur la crise chypriote. Si tel est le cas, nous avons toutes les conditions pour que cette crise se dénoue de la manière la plus dramatique possible.

Si on devait en arriver là, il est possible qu’un accord soit finalement trouvé avec la Russie et que cette dernière, moyennant alors un accès privilégié au gaz off-shore au large de Chypre accepte finalement de se substituer à l’Europe. Pour l’instant, la position russe consiste à dire que la question chypriote relève de la responsabilité des autorités de la zone Euro. Mais, dans le même temps, il est clair que la porte reste ouverte si la crise devait déboucher sur une sortie de Chypre de la zone Euro. Des prêts importants pourraient être consentis afin que le gouvernement de Chypre recapitalise (et nationalise) les banques les plus en difficultés contre des droits exclusifs sur les réserves de gaz. Ceci mettrait Gazprom, ou toute autre société russe, dans une situation très favorable pour l’alimentation de l’Europe en énergie, mais aussi pour celle de la Turquie.

Si cela devait arriver, ce serait un événement d’une portée considérable qui signifierait, en fin de compte, la fin progressive de la zone Euro, un affaiblissement considérable de l’UE et une autorité grandissante de la Russie en Europe.


[1]Jacques Sapir, “Le problème de Chypre et ses conséquences”, billet publié sur le carnet Russeurope le 17/03/2013, URL :
http://russeurope.hypotheses.org/1034

[2] B. Parkin et T. Stoukas, « Merkel Vents Anger at Cyprus Over Bailout as Deadline Looms », Bloomberg, 22/03/2013, URL :
http://www.bloomberg.com/news/2013-03-22/merkel-vents-anger-at-cyprus-over-bailout-plan-as-deadline-looms.html

[3]http://fr.ria.ru/politique/20130321/197856762.html

***

Jacques Sapir
Ses travaux de chercheur se sont orientés dans trois dimensions, l’étude de l’économie russe et de la transition, l’analyse des crises financières et des recherches théoriques sur les institutions économiques et les interactions entre les comportements individuels. Il a poursuivi ses recherches à partir de 2000 sur les interactions entre les régimes de change, la structuration des systèmes financiers et les instabilités macroéconomiques. Depuis 2007 il s’est impliqué dans l’analyse de la crise financière actuelle, et en particulier dans la crise de la zone Euro.
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Mise en ligne CV : 23 mars 2013

 

http://www.comite-valmy.org/spip.php?article3339

 

 

 

 

 

Published by Eva R-sistons - dans La crise
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21 janvier 2013 1 21 /01 /janvier /2013 02:46

Les processus en cours sont la décantation d'où émerge péniblement le monde d'après sur les décombres de la dislocation géopolitique mondiale selon GEAB/2020.

 

Toutefois la durée de la période de décantation que nous traversons depuis plus de quatre ans a été sous-estimée, période durant laquelle tous les acteurs de la crise ont oeuvré à un but commun, gagner du temps :


- les Etats-Unis, en faisant tout pour empêcher l'apparition de solutions alternatives au dollar, malgré la situation catastrophique de tous ses fondamentaux systémiques pour empêcher ses créanciers de les lâcher (décrédibilisation des autres monnaies y compris désormais le Yen, acharnement contre les tentatives de déconnecter le pétrole du dollar etc..)

- Le reste du monde, en mettant en place d'habiles stratégies consistant à la fois à maintenir son assitance vers les Etats-Unis pour éviter un effondrement brutal dont il serait le premier à souffrir, et à bâtir en même temps des solutions alternatives et de découplage.

 

En conclusion de cette longue phase d'apparente "anesthésie" du système GEAB/2020 estime nécessaire d'introduire une sixième phase dans la description de la crise ; la dernière phase d'impact qui interviendra en 2013.

 

Les Etats-Unis ont certes cru que le reste du monde aurait éternellement intérêt à maintenir l'assistance respiratoire artificielle de son économie mais il est probable qu'ils ne le croient plus aujourd'hui.Quant au reste du monde, les derniers chapitres de la crise US (crise politique majeure, paralysie décisionnelle, évitement de justesse de la falaise fiscale, perspective d'un défaut de paiement en mars, et toujours incapacité à mettre en oeuvre la moindre solution structurelle) l'ont convaincu de l'imminence d'un collapsus, et tous les acteurs sont aux aguets du moindre signe de basculement pour se dégager, conscients que ce faisant ils précipiteront l'effondrement final.

 

Dans le contexte des tensions extrêmes induites par le prochain rehaussement du plafond de la dette américaine en mars 2013, tensions à la fois politiques internes et financières mondiales, les signes ne manqueront pas pour provoquer la disparition des derniers acheteurs de bons du Trésor américain, disparition que la FED ne sera plus en mesure de compenser, résultant en une augmentation des taux d'intérêts qui propulsera l'endettement américain à des niveaux astronomiques, ne laissant plus aucun espoir d'être jamais remboursés aux créanciers qui préféreront jeter l'éponge et laisser le dollar s'effondrer... (effondrement du dollar qui correspondra de facto à la première vraie solution, douloureuse certes mais réelle,  à l'endettement américain ).

 

Ainsi GEAB/2020 anticipe l'an 1 du Monde d'Après, qui verra se mettre en place cette "épuration" des comptes américains et mondiaux. Tous les acteurs tendent vers cette étape dont les conséquences sont très difficiles à prédire mais qui est aussi une incontournable solution à la crise compte tenu de l'impossibilité structurelle des Etats-Unis à mettre en place de vraies stratégies de désendettement.

 

Quelles sont les raisons pour lesquelles le système a tenu si longtemps, et pourquoi le choc aura lieu en 2013 ?

 

Depuis 2009 et les mesures temporaires pour sauver l'économie mondiale, le monde s'attend au fameux "double dip", la rechute, car la situation continue de s'empirer de jour en jour pour les Etats-Unis : dette publique vertigineuse, chômage et pauvreté de masse, paralysie politique, perte d'influence, etc..Pourtant, cette rechute n'arrive toujours pas. Certes les "mesures exceptionnelles" d'aide à l'économie (taux d'intérêts au plus bas, dépense publique, rachat de dette, etc..) sont toujours en vigueur. Mais contre toute attente et à l'encontre de tout jugement objectif et rationnel, les marchés semblent toujours faire confiance aux Etats-Unis. En réalité, le système ne tient plus sur la confiance mais sur le calcul du meilleur moment pour se dégager et les moyens de tenir jusque-là.

 

Fini le temps où la Chine défiait les Etats-Unis de faire un second tour de Quantitative easing : le monde semble s'accommoder du fait que ce pays creuse encore sa dette et s'oriente inéluctablement vers le défaut de paiement, pourvu qu'il soit debout et ne fasse pas encore trop de vague. Pourquoi les autres pays ne  pressent-ils pas les Etats-Unis à réduire leur déficit, mais au contraire se réjouissent lorsque l'accord sur le "fiscal cliff" maintient le statu-quo ? Pourtant personne n'est dupe, la situation ne peut pas durer éternellement, et le problème central de l'économie mondiale est bien les Etats-Unis et leur dollar.

 

Pour les marchés, il s'agit de profiter au maximum des largesses de la FED et du gouvernement américain afin de faire des profits faciles; pour les pays étrangers, il s'agit de découpler au maximum leurs économies de celle des Etats-Unis afin de pouvoir se mettre à l'abri au moment du choc à venir. C'est ainsi que l'Euroland en profite pour se renforcer et que la Chine en profite pour écouler ses dollars dans des infrastructures étrangères qui vaudront toujours mieux que les billets verts lorsque le dollar sera à terre.

 

Les pressions ne viennent pas de l'étranger, c'est la bataille politique interne qui menace le château de cartes. La bataille reprendra plus violente que jamais à partir de mars. Les représentants républicains seront sans doute obligés de voter l'augmentation du plafond de la dette, mais ils  feront payer cher à Obama. cette "capitulation".

 

La moitié d'entre eux souhaite en fait un défaut de paiement pour se libérer de l'endettement pathologique du pays.

 

Les républicains comptent donc en découdre sur les nombreux dossiers et défis qui s'annoncent : du côté social, remise  à plat de l'immigration et légalisation de 11 millions d'immigrés illégaux, réforme du système de santé, et questionnement du rôle de l' Etat fédéral; du côté économique baisse des dépenses, règlement de la dette, fiscal ciff etc...Tous ces dossiers sont au programme des quelques mois qui viennent et le moindre accorc peut s'avérer fatal. Étant donné la pugnacité des républicains, c'est plutôt l'espoir qu'il n'y ait pas d'accroc qui relève de l'utopie.

 

D'autre part, ce sont les marchés internationaux, Wall Street en tête, qui menacent de ne pas renouvelr leur confiance dans l'économie américaine. Depuis l'épisode de "fiscal cliff" qui n'a  réglé aucun problème, les analyses pessimistes et les doutes se font de plus en plus forts. Il faut garder à l'esprit que les marchés boursiers sont apatrides et même domiciliés à New-York, n'ont qu'un seul but, le profit.


En 2013, le monde est suffisamment vaste pour que les investisseurs et leurs capitaux, telle un volée de moineaux,s'échappent vers d'autres cieux à la moindre alerte.

 

Outre ces défis américains, le monde a également de nombreuses épreuves à traverser. Là encore, ce sont avant tout des défis économiques. ce sont notamment le Japon et le Royaume-Uni, éléments clé de la sphère d'influence américaine, qui luttent pour leur survie, tous deux en récession, avec des dettes insoutenables,une épargne des ménages au plancher et sans perspective de solution à court terme. C'est également une économie brésilienne au ralenti, des taux d'inflation difficiles à gérer dans les puissances émergentes, le dégonflement de la bulle immobilière au Canada, en Chine et en Europe etc...

 

Les défis sont également d'ordre géopolitique : pour ne citer que trois exemples; les conflits aafricains au nombre desquels bien sûr l'intervention de la France au Mali, les conflits et la confrontation indirecte des puissances au Moyen-Orient autour de la Syrie, d'Israël et de l' Iran, ainsi que les tensions territoriales autour de la Chine.

 

Tous ces facteurs, économiques, géopolitiques, américains, mondiaux, convergent vers le même moment : le deuxième trimestre 2013.

 

Quelles sont les conséquences et le calendrier de cette seconde phase d'impact?


Sur les marchés d'abord, une chute significative s'étalera jusqu'à fin 2013. Les économies étant toutes inter connectées, l'impact va se propager à la planète entière et entraîner l'économie mondiale en récession. Néanmoins grâce au découplage des autres pays mentionnés précédemment, tous les pays ne seront pas affectés de la même manière. Des opportunités existent pour les capitaux en Asie, en Europe, en Amérique Latine notamment. Les pays les plus touchés seront ceux de la sphère américaine, à savoir le Royaume-Uni, et la Japon principalement.

 

Tandis que ces pays se débattront encore en 2014 avec les conséquences sociales et politique de l'impact, les autres régions, BRICS et Euroland, en tête, verront enfin la sortie du tunnel à cette époque-là.

 

 

extrait de GEAB/2020

 

http://millesime.over-blog.com

 

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Le mirage chinois ne sera pas éternel

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Depuis le début de l’année, nous assistons à un bourrage de crane médiatique consistant à mettre en valeur uniquement les informations apparemment optimistes sur l’économie mondiale alors que le délitement des rouages du système néolibéral se profile pourtant avec de plus en plus d’évidence. Il y a quelques jours, quelques statistiques relatives à l’économie chinoise avaient été saluées par les marchés dont la seule main acheteuse est celle des commis des banques centrales. Et pourtant, on se souvient de ce qu’écrivaient des économistes spécialisés de la Chine il y a quelques années : une croissance en dessous de 9-10% c’est une catastrophe pour ce grand pays.

A combien sommes-nous ? La hausse du Produit intérieur brut (PIB) est tombée durant sept trimestres d’affilée à 7,4% l’été dernier. Certes, un rebond est annoncé, mais selon la prévision moyenne de treize économistes interrogés par l’AFP, elle se serait élevée à 7,7-7.8% pour 2012. Pour rappel, on a eu 9,3% en 2011 et 10,4% en 2010. C’est donc la chute…

On espère que 2013 affichera un taux proche de 8%… c’est le fameux REBOND anticipé par le Marché !

Un rebond artificiel pour cause politique

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En réalité, nous pensons que ce bourrage de crane médiatique a été savamment mis au point par les technocrates de Pékin depuis plusieurs mois. Comme chacun le sait, une nouvelle génération de dirigeants autour de Xi Jinping vient de prendre les commandes du Parti communiste à l’automne et doit accéder aux plus hautes fonctions à la tête de l’Etat et du gouvernement en mars 2013. Récemment, un économiste basé à Pékin confiait que la croissance espérée par les autorités pour 2012 représentait 8,3% de hausse pour le PIB.

Dans la perspective d’une transition paisible, le pouvoir a eu recours à ses vieilles recettes, en relançant des programmes d’infrastructure, par exemple dans les chemins de fer.

Yao Wei, une économiste basée à Hong Kong de la Société générale et ayant la tête sur les épaules, contrait l’optimisme des Occidentaux à la suite des dernières statistiques de croissance par cette mise en garde : « Nous ne devons pas être exagérément optimistes face à la reprise actuelle ». « Alors que l’année commence, il y aura un risque croissant que la reprise reste centrée sur les infrastructures et l’investissement dans l’immobilier plutôt que sur la consommation », estime aussi Mark Williams, économiste pour la Chine du cabinet Capital Economics.

Il est impératif pour les autorités chinoises d’anticiper l’effondrement de l’Europe et pour cela, de dynamiser ou de recentrer sa croissance sur le développement de son économie intérieure : donc la consommation des ménages chinois. D’aucuns rappellent que ces trente dernières années, la croissance de l’économie chinoise a permis à des centaines de millions de personnes de sortir de la pauvreté. Car il est devenu évident que la Chine peut de moins en moins compter sur ses exportations, qui n’ont progressé que de 7,9% l’an dernier, contre encore 20,3% en 2011 !

Andy Xie, un économiste indépendant basé à Shanghai, a parfaitement raison de signaler que le vrai changement que nous verrons prochainement en Chine relèvera du département de la propagande, et l’on peut faire confiance aux relais occidentaux pour cacher la réalité du futur économique de la Chine.

 

 

Japon: un politique qui impose ses vues à un gouverneur de banque centrale ?

Espagne : nouveau recul de la dette des banques envers la BCE en décembre

Et si l’annonce de la fin de l’euro cachait un autre objectif ? – Partie 1

Et si l’annonce de la fin de l’euro cachait un autre objectif ? – Partie 2

 

 

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24 octobre 2012 3 24 /10 /octobre /2012 22:06

 

 

 

La Troisième Guerre Mondiale
a déjà commencé

                                               

Lundi 24 août 2009


 

Cher Lecteur,

Bienvenue dans le monde de la Guerre de Survie.

Se nourrir, se loger, se chauffer... vous n'en avez peut-être pas encore conscience, mais vos besoins de base sont menacés. Gravement.

(..)

La situation est simple : après quatre millions d'années d'évolution, après des millénaires de civilisation -- l'humanité du 21ème siècle se retrouve à lutter pour sa survie. Les ressources planétaires font l'enjeu d'un combat sans merci entre les pays du monde entier.

Et depuis quelques années, peu à peu, les foyers de conflits se multiplient :

** Le dernier en date ? Les Iles Senkaku/Diaoyu, qui exacerbent les nationalismes en Chine et au Japon et ont fait couler beaucoup d'encre au début de l'automne 2012. Ce conflit larvé qui dure depuis des décennies n'est qu'une "simple" querelle de territoire en apparence.

Toutefois, il prend un tout nouvel aspect quand on prend en compte un petit fait très intéressant : en 1969, un rapport d'un comité des Nations unies pour la coordination de la prospection des ressources minérales au large des côtes asiatiques, le CCOP, indiquait la présence potentielle de vastes dépôts d'hydrocarbures dans les eaux entourant les îlots en question. On comprend alors mieux pourquoi l'empire du Milieu et le Pays du Soleil Levant se disputent ces 6 km2 de rochers nus...

** Ou revenons au début de l'année 2012, en janvier, lorsque l'Iran menaçait de fermer le détroit d'Ormuz : les Etats-Unis avaient immédiatement envoyé sur place un porte-avion supplémentaire pour protéger la zone... tandis que l'Iran affirmait qu'il utiliserait "toute la force" de sa marine contre les navires présents dans la région. Là encore, pourquoi un canal maritime d'à peine 50 km de large exacerbe-t-il autant les tensions ? Tout simplement parce que 40% du trafic maritime pétrolier mondial y transite...

** Autre conflit qui fait surface régulièrement : l'Ukraine et la Russie. En 2006 et 2009, cette dernière avait suspendu ses livraisons de gaz vers l'Ukraine pour des raisons commerciales... influant ainsi sur l'approvisionnement de pays comme la Bulgarie, la Croatie, l'Autriche -- et même la Grèce : en effet, 80% du gaz russe à destination de l'Europe passe par l'Ukraine. Le fait que la Russie puisse ainsi "fermer le robinet gazier" lui donne un pouvoir considérable sur la région... ce qui n'est pas apprécié de tous, et est source de tensions sourdes mais tenaces.

Je pourrais aussi vous parler du Nigeria... de la Syrie... du Tibet... et ainsi de suite : toutes ces régions où la situation géopolitique est tendue ont en commun d'être des points stratégiques en matière de ressources naturelles.

Pour l'instant, cette guerre d'un nouveau genre se déroule en majeure partie sur la scène des relations économiques, commerciales et politiques, mais il faut être lucide : les conflits armés sont inévitables -- probablement à court terme.

Vous devez également être lucide sur un autre point essentiel : cette "guerre mondiale" vous affecte vous, votre famille, votre mode de vie -- et vos investissements.

De nouveaux domaines, de nouveaux marchés, de nouvelles tendances sont en train d'émerger (..)

 

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Pas de plan B pour l'humanité

 

 

Je ne suis pas en train de jouer les Cassandre ou les oiseaux de mauvais augure ; je me contente de constater des faits objectifs et concrets. (..)

Si vous le voulez bien, mettons un instant de côté la crise économique qui sévit en ce moment. D'une certaine manière, elle est un "simple" symptôme -- l'arbre qui cache la forêt, en quelque sorte.

Voyez-vous, l'équilibre mondial est en train de changer profondément. D'un côté, le monde développé n'est pas prêt à renoncer à son mode de vie. De l'autre côté, le monde émergent veut rattraper son retard... mais aussi égaler voire surpasser le mode de vie occidental.

Le problème, c'est que les ressources terrestres sont limitées. Il n'y aura pas assez pour tout le monde. Dans un tel scénario, les conflits religieux et politiques ne vont pas disparaître, mais vont plutôt être canalisés en affrontements dont l'enjeu sera les meilleures sources d'eau, d'énergies, la nourriture, les terres habitables.

Nous vivons en ce moment une redistribution complète des cartes planétaires, selon moi. La géopolitique du pétrole et du gaz qui a dominé les 60 dernières années est en train d'être peu à peu remplacée par une géopolitique de la survie : les luttes pour le pétrole et le gaz  seront intégrées à une sorte de "super-conflit" comprenant aussi des ressources vitales comme la nourriture (cultures et élevage) et l'eau.

Comme d'habitude, les pays les plus démunis seront en première ligne. Mais les pays plus avancés et plus riches ne seront pas épargnés. Les guerres pour l'accès aux ressources vitales vont devenir un phénomène global.

La base du problème est ultra-simple : le premier milliard d'êtres humains sur la planète a été atteint vers 1800 -- il a fallu des millénaires et des millénaires pour y parvenir. Mais pour doubler ce chiffre, il n'a fallu que 130 ans -- en 1930, la Terre comptait deux milliards d'habitants.

Depuis, le processus s'accélère de manière fulgurante : en 1987 nous étions cinq milliards... qui sont passés à six milliards en 1999... et nous avons dépassé les sept milliards en 2011.

A ce rythme, en 2023, nous serons huit milliards d'êtres humains sur notre bonne vieille planète. Or huit milliards, selon certaines estimations, c'est la population maximum que la Terre puisse supporter. D'autres chiffres, plus optimistes, estiment qu'une stabilisation démographique se fera vers 10 à 11 milliards.

Mais qu'on parle de huit milliards ou 11 milliards... ça ne change rien à la réalité actuelle des faits : les capacités de production de notre Terre sont non-renouvelables et limitées -- je dirais même qu'elles sont en voie d'épuisement.

Et puisqu'on ne peut pas encore s'installer sur Mars ou sur la Lune... il n'y a pas de plan B pour l'humanité.

Je le répète : je ne suis pas un oiseau de mauvais augure, et je ne me délecte pas de la misère du monde. Même si j'estime que les conflits sont inévitables, je suis sûr que l'humanité porte en elle les solutions de sa subsistance. Des solutions existent déjà, ou seront découvertes au fil des ans.

Le problème, c'est... combien de temps prendront-elles à mettre en place ? Et quels dégâts nous faudra-t-il subir en attendant ?

En mai 2011, un rapport de l'ONU soulignait que si les choses continuent en l'état, l'humanité consommerait en 2050 trois fois plus de matières premières qu'aujourd'hui -- "bien au-delà de ce qui est supportable", selon l'avertissement très clair des Nations unies.

Dans quarante ans, nous serons neuf milliards... et nous consommerons 16 tonnes de ressources par an et par habitant. Des chiffres si effarants que nous préférons fermer les yeux : "les responsables politiques comme le grand public ne sont toujours pas convaincus des limites physiques absolues de la quantité de ressources disponibles pour l'humanité", continuent les experts de l'ONU.

D'autres chiffres font froid dans le dos :

** Quand bien même les pays industrialisés réussiraient à diviser leur consommation de matières premières par deux d'ici 2050 -- et si les pays émergents ne dépassent pas ce même niveau de huit tonnes par habitants... nous serions quand même à 40% de plus qu'aujourd'hui.

** Selon certaines estimations, il faut 1,9 hectare de terres productives pour fournir les ressources nécessaires et absorber les déchets produits par personne. Or on en consomme déjà 2,3 hectares par habitant -- un chiffre qui se monte à 9,7 hectares pour l'Américain moyen !

** Et comme si l'influence humaine ne suffisait pas, les changements climatiques viennent peser dans la balance. En 2012 par exemple, une sécheresse dramatique s'est abattue sur les Grandes plaines américaines -- de sorte que la récolte de maïs 2012-2013 devrait être 13% inférieure à celle de 2011.

** Plus grave encore, selon les recherches de plusieurs grandes organisations mondiales qui vont de l'ONU au Programme alimentaire mondial, 375 millions de personnes seront affectées par des désastres liés au climat d'ici 2015. Et d'ici 2050, selon l'Organisation des Nations unies pour l'agriculture et l'alimentation, entre 10% et 20% de personnes en plus souffriront de la faim à cause des changements climatiques.

Un chiffre résume bien la situation : en l'état actuel des choses, pour nourrir tout le monde, il faudrait doubler la production agricole planétaire en moins de 40 ans !

Partout dans le monde, les fermiers, les paysans et les agriculteurs se sont donc lancés dans une véritable course au rendement pour parvenir à nourrir l'humanité

 

(..)

 


Pour l'humanité, la Guerre de Survie est bel et bien en cours -- et les choses vont aller en s'accélérant.


Jean-Claude Périvier
Rédacteur en chef
Défis & Profits

 



Retrouvez-nous en ligne sur :
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A l'aube d'une troisième guerre mondiale ?
http://regardsurlarealite.centerblog.net/103-a-aube-une-troisieme-guerre-mondiale.
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La 3e guerre mondiale a déjà commencé
Eva R-sistons

Dimanche 22 juillet 2012

Pourquoi la 3e guerre mondiale a déjà commencé

De la Yougoslavie à l'Iran en passant par la Syrie, comment tout est lié

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http://www.italiq-expos.com/blog-shopping/2008/06/06/1391-tom-clancy-s-end-war

 

 

 

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24 octobre 2012 3 24 /10 /octobre /2012 05:29

 

L'Union européenne ne peut plus honorer ses factures

 

Par Anne Bauer | 23/10

Le commissaire au Budget a réclamé une rallonge de 9 milliards d'euros pour honorer les engagements, notamment pour le programme Erasmus.

AFP
AFP

Jamais la Commission européenne n'avait présenté un budget rectificatif d'une telle ampleur. Alors que les parlementaires européens viennent de rejeter le budget proposé par les Etats pour 2013, ouvrant une nouvelle phase difficile de négociations, la Commission européenne tire la sonnette d'alarme pour la fin de l'année. Un grand nombre de programmes sont à cours d'argent, dont le programme Erasmus, qui permet aux étudiants d'obtenir des bourses pour aller étudier un semestre ou plus dans l'Union européenne.

Bruxelles estime que pour maintenir le niveau d'échange actuel, il faut trouver 90 millions d'euros d'ici à la fin de l'année. De même dans leurs laboratoires, un grand nombre de chercheurs désespèrent d'obtenir les crédits promis. Mais sur un trou budgétaire estimé à 9 milliards d'euros, ce sont surtout tous les projets engagés dans les régions, qui attendent des versements de Bruxelles.

Mardi, le commissaire au Budget, Janusz Lewandowski, a réclamé une rallonge de 9 milliards d'euros, estimant que Bruxelles ne pouvait plus râcler les fonds de tiroir. « Pas un centime n'est destiné à Bruxelles » mais aux Etats membres, a -t-il souligné, en rappelant que tout ceci ne serait pas arrivé si les Etats ne votaient pas des crédits de paiement toujours moindres, tout en assignant à Bruxelles des tâches toujours plus grandes.

Le président de la commission des Budgets, Alain Lamassoure, a ainsi appelé les gouvernements à se montrer plus responsables. En effet, la méthode pour obtenir des financements européens est archaïque. Chaque administration envoie séparément en début d'année à Bruxelles une estimation de ses besoins annuels, qu'il s'agisse du co-financement de sa politique de recherche, de développement rural, ou de formation. Bruxelles rassemble toutes les demandes et évaluent si elles sont surestimées ou si elles correspondent à de vrais projets. A aucun moment, les ministres du Budget ne centralisent les sollicitations de leurs administrations aux fonds européens. « Si les ministres centralisaient à leur niveau les demandes pour en faire un décompte rigoureux, nous n'en serions pas là », a souligné Alain Lamassoure. Les services budgétaires de la Commission ne seraient plus obligés de travailler sur des estimations floues, et en outre, en cas de difficulté, ils pourraient renvoyer la note aux Etats, en leur demandant de couper eux-mêmes les programmes non prioritaires. Pour 2013, l'hypocrisie budgétaire est toujours d'actualité. Le Parlement européen a ainsi rejeté le budget proposé par les Etats membres, qui limitent la hausse des crédits de paiement à 2,8 %, et réclame une augmentation de 6,8 %. Les gouvernements vont hurler à l'inconscience, mais aucun d'entre eux ne proposent de renoncer aux projets engagés.

 

http://www.lesechos.fr/economie-politique/monde/actu/0202344523577-l-union-europeenne-ne-peut-plus-honorer-ses-factures-503366.php

 

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9 octobre 2012 2 09 /10 /octobre /2012 20:05

 

 

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4.776.800 CHOMEURS EN FRANCE + GOLDMAN SACHS PREVOIT UN TAUX FRENCH PLUS HAUT


du 1 au 4 oct 2012 : Les menteurs de l'INSEE ont encore frappé. Notre lecteur Hakim: "vous l'aviez dit à la rentrée, les chiffres du chômage donnés dans les médias sont bien en dessous de la réalité. Cet article de Mediapart ne tient pas compte des fermetures à venir des gros groupes. Extrait: "La barre des 5 millions de chômeurs se rapproche: 4.776.800 demandeurs d'emploi étaient recensés fin août, avec ou sans activité et en comptant l'outre-mer, selon les chiffres de Pôle Emploi rendus publics mercredi 26 septembre. En ne tenant compte que de la catégorie A (personnes sans activité) et de la France métropolitaine, le nombre de chômeurs a dépassé la barre symbolique des 3 millions (3.011.000) ". Lire ici Mediapart.

 

Vous voyez que dans le tas, 1.765.000 chômeurs ont disparu du comptage des télés et radios qui ont toutes titré "3 millions". C'est fort non? Ayrault, Hollande, Belkacem, Sapin: aussi menteurs que Sarkozy.

 

La fuite des capitaux fait rage en ce moment même; des milliards quittent la France par TGV... et cela va déclencher le pire chômage que la France ait jamais vu dans les prochains mois. Pour cette raison, Goldman Sachs parie sur le fait que le taux de la France va grimper 'grave' : "Goldman Sachs Still Betting On A Spike In French Yields", lire ici Efx News. Macron à l'Elysée va applaudir?

 

PS: la ville d'Asnières (hauts de Seine) a décidé de ne plus rembourser le surprlus de ses emprunts toxiques ... "La municipalité refuse de payer la hausse d'intérêts banque Dexia qui représenterait un surplus financier de 380.000 euros", merci à Isabelle. En clair, c'est vous et moi qui allons payer à la place d'Asnières... Lire ici le Parisien.


Revue de Presse par Pierre Jovanovic © www.jovanovic.com 2008-2012

 

 

 

L'INTERDICTION D'UTILISER LE LIQUIDE... OPERATION RONDEMENT MENEE

 
du 24 au 28 sept 2012 : Mr Meyer nous dit "777... l'offensive en masse des banquiers dans différents pays se confirme" avec la prochaine interdiction en Italie de payer des sommes supérieures à 50 euros.

 

Mais voyez cet article PUBLIE DE DEUX MANIERES DIFFERENTES dans L'Express belge qui nous explique "pourquoi une "interdiction des especes pourrait mettre fin aux recessions".... Ben Voyons... et ensuite dans la version anglaise de Slate "how eliminating paper money could end recessions"....

 

Belle opération de communication menée conjointement dans différents pays pour convaincre les citoyens D'ABANDONNER MEME LEUR SOUVERENAITE SUR LEUR PORTE-MONNAIE... On commence par braquer la Banque Centrale et ensuite le portefeuille de chaque personne... Même pour payer votre baguette bientôt vous ne pourrez pas le faire sans être surveillé par Visa... Revue de Presse par Pierre Jovanovic © www.jovanovic.com 2008-2012

 

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LICENCIEMENTS FRANCE: LA SUITE DES BONNES NOUVELLES POUR HOLLANDE


du 1 au 4 oct 2012 : Problème, les Français connaissent bien ces sociétés (contrairement aux milliers de PME qui licencient chaque jour et dont personne n'a que faire, sauf ceux qui sont concernés). Il peut compter sur la bienveillance des média, mais jusqu'à un certain point.

 

- Dexia: 300 personnes virées. Normal, elles avaient été invitées à ne pas venir trop souvent au bureau, n'ayant plus grand chose à faire. Lire ici le Figaro.
- La chaîne PhoneHouse va se séparer de 265 personnes, les ventes étant en chute libre.
- SFR va licencier de manière "carrée" entre 1500 et 2000 personnes, soi disant à cause de Free
- Bouygues Telecom demande à 560 personnes de se porter volontaires pour partir
- Castorama, vous savez le système C propose le système D comme départ forcé pour au moins 1167 postes, lire ici Le Monde.
- Groupama, l'assureur sympa va faire des départs sympas, voyez, soit 180 volontaires
- Le groupe R R Ice-Cream, No 2 européen des glaces a décidé de fermer l'usine Pilpa à Carcassonne, usine qu'il avait acquis il y a 1 an, 127 salariés virés, lire ici Le Monde. Merci à David.

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MAIS, LA TRIBUNE NOUS EXPLIQUE QUE LA CRISE EST A 99% PSYCHOLOGIQUE... Mathieu nous dit: "la crise c'est dans nos têtes. Vous vous faites des films. C'est la Tribune qui le dit, lisez ici le billet de M. Mabille". C'est clair... Les budgets qui disparaissent, c'est même psychosomatique... Quant aux chômeurs, eux, ils ne sont que des paresseux... La Tribune, c'est le journal qui a disparu du papier par manque de ventes. Revue de Presse par Pierre Jovanovic © www.jovanovic.com 2008-2012

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LA PRESSE FRANCAISE VENDUE AUX BANQUES... ET CNN VENDU AU BAHREIN


du 1 au 4 oct 2012 :Au cas où vous n'avez pas vu cet article comparant la couverture des manifestations d'Athènes de la semaine passée entre presse french et presse mondiale, franchement, ne ratez pas. La presse française ne fait plus son travail, et pour cause, il ne faut pas montrer que les autres pays sont en colère. Non, mieux vaut servir du Pernaud à tout le monde.

 

Un lecteur nous dit: "Plus de 30.000 Grecs dans les rues d'Athènes contre la rigueur, selon la police: les flammes des cocktail Molotovs jetés par certains manifestants sont à la Une de la presse mondiale, du Koweit à la Chine en passant par le Brésil et les Etats-Unis... Mais pas en France. La Grèce en flammes! Tout le monde en parle, sauf en France! Cherchez l'erreur! L'information s'est arrêtée à nos frontières comme le nuage de Tchernobyl. Elle est pas belle notre presse? Il ne faut surtout pas montrer l'exemple au Peuple Français. Cela lui donnerait l'envie d'en faire autant. Et quand on connait le tempérament du Français... on peut craindre le pire!!!". Regardez ici les diverses "unes" sur les Moutons Enragés.

 

Un autre lecteur nous dit: "le mensonge PAR OMISSION des journaux francais": ici 20 Minutes et ici la couverture des émeutes d'Athènes vues par le Telegraph.

 

Mais le meilleur est sur Zero Hedge qui raconte comment CNN a enlevé un reportage très critique de l'une de ses journalistes qui a risqué sa vie au Bahrein et l'a remplacé par un reportage payé par le Bahrein et tourné par un autre journaliste de CNN... Cliquez ici pour les détails surréalistes. Après ne vous étonnez pas que le Quatar achète la France aussi facilement... Revue de Presse par Pierre Jovanovic © www.jovanovic.com 2008-2012

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8 octobre 2012 1 08 /10 /octobre /2012 02:43

 

 

Quelque chose de grave se prépare, selon Anonymous

 

 

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Une crise bien utile… les preuves s’accumulent…

Commentaire de Mathilde Lemoine, directrice des études économiques chez HSBC France :

« L’activité industrielle (française) devrait se replier plus fortement qu’anticipé au troisième trimestre ». « La dépréciation de l’euro ne sera pas suffisante pour compenser la faiblesse de la demande mondiale ni l’impact très négatif de la persistance de la crise européenne sur les perspectives d’investissement. L’activité des prochains mois dépend de la capacité des Européens à enfin accepter l’existence d’autorités bancaire et budgétaire supranationales. »

Le message est clair…

 

 


 

Le président Théodore Roosevelt (26ème président) disait dans son programme électoral de 1912 :

« Derrière le gouvernement visible siège un gouvernement invisible qui ne doit pas fidélité au peuple et ne se reconnaît aucune responsabilité. Anéantir ce gouvernement invisible, détruire le lien impie qui relie les affaires corrompues avec la politique, elle-même corrompue, tel est le devoir de l’homme d’Etat ».

Cet homme d’Etat ne fut certainement pas Nicolas SARKOZY.

Cet homme d’Etat n’est certainement pas François HOLLANDE.

Par décision n°2012-654DC du 9 août 2012 le conseil constitutionnel a déclaré non conforme à la constitution l’article 40 de la loi de finance rectificative qui prévoyait la baisse de salaire de 30% du président, du premier ministre et du gouvernement.

LE CHANGEMENT est une vue d’esprit

Les maîtres du Premier ministre David Cameron doivent bien sourire de la manière dont ils ridiculisent le peuple français. Le changement selon eux est illustré par cette image exprimant la puissance de la CITY et la hauteur de vue des banquiers…

On remarquera le sourire du personnage situé derrière F. Hollande.

 
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Publié par le 7 octobre 2012 dans Non classé

 

Les (très) riches multiplient les achats dans le luxe

La bonne santé affichée par les marques de luxe, comme celle des constructeurs de bateaux de luxe, sont des signes illustrant l’impérieux désir des fortunés de notre monde d’investir ailleurs que dans les systèmes établis des dernières décennies. Comme les gens fortunés sont de plus en plus riches, ils préfèrent investir dans le luxe que garder du papier.

L’année 2012 n’a peut-être pas fini de nous surprendre dans ce domaine : les entreprises du luxe ont peut-être encore de beaux jours devant elles. Pour certaines d’entre elles, comme Richemont, le numéro deux du secteur (IWC, Cartier…), on attend une hausse de 20 % à 40 % du bénéfice semestriel !

Les responsables des grandes maisons de luxe ont une seule crainte : le ralentissement économique de la Chine. L’impact serait alors extrêmement douloureux et brutal pour plusieurs entreprises du luxe.

 

 
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6 octobre 2012 6 06 /10 /octobre /2012 18:06

 

krach immobilier Un krach immobilier en 2011 ??

 

 

Immobilier : vers un krach en 2013-2014 ?

Posted: 05 Oct 2012 11:55 PM PDT

 

 

Bien sûr, il est impossible de prévoir avec certitude quand le marché français, et notamment parisien, va se retourner. Mais les circonstances et plusieurs faits indiquent que ce moment pourrait bien approcher, alors même qu’aux Etats-Unis, la reprise se confirme, avec une hausse des prix de 5,9% en 2012.

Une bulle qui gonfle, qui gonfle
Cela fait déjà depuis plus de deux ans que je parle de la bulle immobilière de notre pays, qui n’a été que très temporairement et très légèrement dégonflée lors du pic de la crise financière en 2008-2009. En effet, les prix sont repartis rapidement à la hausse, notamment à Paris, où ils ont progressé de plus de 25%. Mais depuis quelques mois, la situation commence à se tendre sur le marché français, avec de nombreux signes avant-coureurs d’un retournement qui pourrait être douloureux.
Tout d’abord, même si les prix viennent de battre un nouveau record à Paris, à 8410 euros le mètre carré, les prix commencent à baisser dans certains arrondissements et plus encore dans un certain nombre de villes. Et il y a deux indices annonciateurs d’un retournement. Tout d’abord, comme le rapporte Challenges, les transactions ont baissé de 20%. Ensuite, malgré des taux en baisse, le volume de crédits a baissé de 29% au troisième trimestre ce phénomène s’accélère
Pour l’instant, les prix résistent à Paris, mais cela s’explique principalement par le fait que les propriétaires ne mettent pas en vente leur logement pour éviter de déséquilibrer le marché et pousser les prix à la baisse. Mais cela pourra-t-il durer ? En outre, comme l’a rappelé The Economist dans son dernier indice des prix, la France est, en Europe, après la Belgique, le pays où les prix sont les plus surévalués, de 43% en moyenne (49% par rapport aux loyers et 38% par rapport aux revenus).

Un marché au bord du précipice

Le décalage entre le marché français et les autres marchés européens est très inquiétant car il semble qu’il suffirait d’une allumette pour déclencher un krach similaire à celui des années 1990, qui avait vu les prix baisser de 35%, une proportion équivalente à celui qui vient d’avoir lieu aux Etats-Unis. En outre, les mêmes comportements exubérants et irrationnels qui justifient le haut niveau niveau des prix pourraient demain provoquer une forte baisse auto-réalisatrice (un début de baisse des prix pourrait pousser les investisseurs à vendre pour se prémunir de la baisse, alimentant la baisse).

Il y a plusieurs raisons qui expliquent le maintien de prix élevés. Tout d’abord, les taux d’intérêts longs sont très bas, ce qui fait baisser le coût total d’achat d’un logement. Ensuite, les banques centrales inondent les marchés de liquidités, ce qui contribue à augmenter la demande de placements, et donc soutient les prix de l’immobilier. Enfin, les taux tellement faibles des bons du trésor poussent les institutionnels à investir dans l’immobilier où les rendements sont meilleurs.
Il y a donc de nombreux facteurs qui soutiennent les prix de l’immobilier en France. Et ces facteurs devraient continuer à agir dans les années à venir, tant que les taux longs ne montent pas. Cela pourrait bien retarder l’explosion de la bulle. Ou pas ? Car les arbres ne montent pas jusqu’au ciel, comme on a vu aux Etats-Unis. Nous avons peut-être atteint le point d’inflexion et la récession en cours pourrait être le facteur déclenchant l’explosion de la bulle immobilière dès l’an prochain.
Impossible de savoir quand le marché immobilier français va se retourner. D’un côté, les signes d’un retournement sont là, mais de l’autre, de puissants facteurs soutiennent encore les cours. Mais il faut noter que les mêmes facteurs n’ont pas empêché le marché étasunien de s’effondrer.
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26 septembre 2012 3 26 /09 /septembre /2012 00:26

 

Mardi 25 septembre 2012

La dette grecque s'alourdit encoreSurprises, surprises… Si l’on en croit la presse allemande, le trou dans les caisses d'Athènes serait, selon la troïka, beaucoup plus important que prévu : à savoir 20 milliards d’euros au lieu des 11,5 milliards annoncés précédemment.  

 

Cette nouvelle a été à peine ébruitée que le ministre des finances d'Athènes (lundi 24 septembre, NDLR) se fendait d’un démenti. Pourtant, les chiffres publiés résonnent dans les media grecs comme la preuve définitive - et tragique - de l'inefficacité et de l'iniquité des énormes sacrifices imposés aux jeunes, aux travailleurs et aux retraités au nom d'un assainissement des caisses de l'État.

 

Que ce fameux trou soit supérieur aux estimations initiales avait déjà été anticipé par l’hebdomadaire allemand Der Spiegel. Ce dernier avait en effet annoncé la semaine dernière que les autorités grecques devaient impérativement trouver 14 milliards d’euros pour répondre aux « exigences financières », soit trois milliards de plus que prévu. Mais ces chiffres déjà passablement inquiétants ont été largement dépassés par les informations diffusées ces dernières heures par les « experts » qui, après n’avoir eu de cesse d’organiser des coupes sombres dans le budget national, admettent aujourd’hui le désastre tout en n’assumant aucunement leurs responsabilités dans la situation actuelle.

 

Que va faire maintenant le gouvernement grec ? Continuera-t-il, comme il l’a déjà fait par le passé, à demander à la troïka quelques mois supplémentaires pour payer ses dettes… tout en sachant qu’il n’y a plus rien à tirer d’un pays désormais au bord de l’explosion sociale ? À en croire les dernières déclarations faites par les ministres grecs et leurs homologues communautaires, parmi lesquels le puissant et omniprésent Wolfgang Schäuble, on peut craindre que oui.

 

En attendant, les Grecs sont de plus en plus sceptiques quant à l’efficacité des plans de leur gouvernement et de la troïka, même s'ils continuent de penser qu'il est préférable que le pays reste dans la zone euro (c’est du moins ce qui ressort d'une enquête récente). Et aujourd'hui commence une énième journée, une énième semaine de grèves contre les coupes sombres imposés à Antónis Samarás par Bruxelles et de Francfort. La semaine commence avec une grève de vingt-quatre heures des journalistes alors que, sur le plan de la santé, l'Ordre des pharmaciens a décidé de ne plus distribuer de médicaments tant que l’État ne se sera pas acquitté des arriérés qu’il doit.

 

Quant aux syndicats, ils ont appelé à une grève générale de vingt-quatre heures qui devrait toucher tous les secteurs, public et privé. Plusieurs manifestations sont par ailleurs prévues à travers tout le pays. Le point d’orgue  de la contestation sera le rassemblement qui aura lieu mercredi 26 septembre à 11 heures sur le Champ-de-Mars à Athènes. Les syndicats ont décidé, contrairement à ce qui se passe habituellement, de maintenir en activité le métro pour permettre à un maximum de manifestants d'atteindre le centre de la capitale.

 

Et c’est dans ce climat que reprendront lundi prochain (1er octobre, NDLR) les négociations entre le ministre des finances grec, Yannis Stournaras, et les représentants des créanciers internationaux de la Grèce, les Allemands Matthias Mors (Union européenne) et Klaus Mazuch (Banque centrale européenne) et le Danois Paul Tomsen (Fonds monétaire international), pour définir le nouveau paquet de coupes budgétaires pour l'exercice 2013 - 2014, en échange de l'octroi de la nouvelle tranche de 31,5 milliards d'euros « d’aide ».

 

Capitaine Martin

 

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OkeaNews - Nouvel article !

Link to OkeaNews

Manifestation du 26 septembre 2012 à Syntagma : le Live Okeanews !

Posted: 24 Sep 2012 11:58 PM PDT

En test préparatoires. Update article.

Grèce : un utilisateur Facebook arrêté pour blasphème envers un moine

#FreeGeronPastitsios

Posted: 24 Sep 2012 05:10 AM PDT

Si ce n’était pas si effrayant, cela serait en fait hilarant. La police grecque a arrêté l’administrateur d’une page Facebook vendredi dernier : il est accusé de « blasphème malveillant » et « insulte à la religion ». Commençons par le début : il y a quelques années, l’extrême droite (et pas uniquement apparement ) a découvert en Grèce un moine, Elder Paisios , qui était supposé être une personne [...] Dans le même style : :
  1. Les dernières petites phrases de Samaras, Stournaras et Pangalos A. Samaras, l’actuel premier ministre grec a indiqué vendredi 21 septembre à Rome : - »Le redressement de la Grèce sera un exemple de démocratie, de succès et de liberté pour...
  2. Bilan des donations Bilan des donations : Septembre 2012 : 450€ (en date du 22 septembre) Août 2012 : 629€ Juillet 2012 : 602€ Juin 2012 : 462€ Mai 2012 : 140€ Avril...
  3. Grèce : le mémorandum est-il légal ? A l'heure où la troïka et certains gouvernements européens (ou le nouveau président français, voir ici, commentaires à suivre dans un futur article) continuent à prôner l'austérité concernant la Grèce,...

Énorme scandale en Grèce : 3 hommes politiques seraient impliqués

dans le blanchiment de 10 milliards d’euros

Posted: 24 Sep 2012 02:39 AM PDT

Le scandale sismique vient de RealNews (real.gr) et risque de faire trembler un gouvernement déjà fragile. Trois hommes politiques de premier plan, l'actuel Président du Parlement,  Evangelos Meimarakis (Nouvelle Démocratie) et deux anciens ministres du gouvernement 2004 de Karamanlis (Nouvelle Démocratie) , Michalis Liapis, ancien ministre des transports et des communications et George Voulgarakis, ancien ministre de l'ordre public, seraient impliqués dans le blanchiment de 10,2 milliards d'euros, à travers le groupe de Joannis Karouzos. Selon RealNews, les trois anciens ministres ainsi que Karouzos achetaient et vendaient des biens immobiliers de luxe. Mais le groupe aurait servi de vitrine masquant des activités beaucoup moins légales : du blanchiment d'argent issu des subventions de l'Etat . Selon RealNews, des témoignages sous serment et des plaintes décrivent que jusqu'en 2004 le groupe de Karouzos avait une activité limitée. Selon ces mêmes témoins, a partir de 2005, Karouzos aurait obtenu des emprunts et aurait montré des signes d'une richesse dont l'origine reste inexpliquée. Selon RealNews, les trois hommes politiques sont impliqués dans une plainte venant de Joseph Livanos qui date d'octobre 2010. Livanos, agent immobilier et ancien collaborateur de Karouzos :
- " Les trois ministres ont pris part dans l'investissement de biens immobiliers, ainsi que Nicholas Tsakos [ndlr : entrepreneur] qui, avec la femme de Karouzos, a eu la tâche de faire sortir l'argent de la Grèce dans les paradis fiscaux via une banque étrangère et des sociétés offshore."
Edit du 24/09/2012 - 17h50 : Meimarakis (Nouvelle Démocratie) "suspend" ses fonctions de président du Parlement a cause de l'enquête de corruption et de blanchiment d'argent menée par les autorités. Il a demandé au vice-président du Parlement pour le remplacer pendant toute la durée de l'enquête. Dans le même style : :
  1. Mémorandum, Mordorandum : allocation chômage, prise d’otage et … scandale européen ? Deuxième effet Mémorandum : après la baisse de 22% des salaires, activée aujourd'hui, le 12 mars prochain, 290 000 personnes sans emploi -et ayant cotisé- vont voir leur allocation baisser...
  2. Fureur en Grèce : la pédophilie classée comme handicap Des groupes de personnes handicapées grecques ont exprimé leur colère lundi suite à une décision du gouvernement d'étendre la liste des catégories d'invalidité reconnus par l'Etat, afin d'inclure la pédophilie,...
  3. Grèce : le mémorandum est-il légal ? A l'heure où la troïka et certains gouvernements européens (ou le nouveau président français, voir ici, commentaires à suivre dans un futur article) continuent à prôner l'austérité concernant la Grèce,...
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2 juillet 2012 1 02 /07 /juillet /2012 05:44

 

 

http://fortune.fdesouche.com/6240-les-etats-face-aux-trois-options-brutales-de-2010

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Dimanche 1 juillet 2012

L'évolution des événements  mondiaux se déroule selon les anticipations élaborées par LEAP/2020.

 

L'Euroland est sorti de sa torpeur politique et du court-termisme depuis l'élection de François Hollande à la tête de la France et le peuple grec vient de confirmer sa volonté de résoudre ses problèmes au sein de l' Euroland, démentant ainsi tous les "pronostics" des médias anglo-saxons et des eurosceptiques.

(Désormais les débats se préoccupent de moyen long terme, de l'intégration politique et des nouvelles institutions nécessaires. D'ici la fin de l'été, l'évidence que la dimension Euroland est centrale s'imposera et permettra de contourner la difficulté des institutions à 27 et de l'omniprésence britannique. Les institutions de Bruxelles appartiennent au monde d'avant la crise et sont inaptes à fonder l' Europe d'après la crise; source : Deutsche Welle 11/06/12, Siegel 06/05/12, La Tribune 10/06/12).

 

A partir de maintenant, l' Euroland (en fait l' UE moins le Royaume-Uni) va donc pouvoir aller de l'avant et se doter du véritable projet d'intégration politique, d'efficacité économique et de démocratisation sur la période 2012-2016

Cette "seconde renaissance" du projet européen constituera la seule bonne nouvelle au niveau mondial

( et MarketWatch du 14/06/12 en est même à prédire à la Suisse une inévitable intégration dans l' Euroland..)

 

Toutes les autres composantes de la situation globale sont orientées dans un sens négatif, voire catastrophique. Là encore, les médias dominants commencent à se faire l'écho d'une situation anticipée de longue date par LEAP/2020 pour l'été 2012  En effet ,plus  souvent en pages intérieures qu'en grands titres ( monopolisés depuis des mois par la Grèce et l' Euro), on retrouve les thèmes suivants :

1 - récession globale (plus aucun moteur de croissance nulle part, fin du mythe de la "reprise US")

2 - Insolvabilité croissante et partiellement reconnue comme telle de l'ensemble du système bancaire et financier occidental

3 - Fragilité croissante des actifs financiers clés comme les dettes souveraines, l'immobilier et les CDS à la base des bilans des grandes banques mondiales.

4 - Chute du commerce international

5 - Tension géopolitique (notamment au Moyen-Orient) approchant du point d'explosion régionale.

6 - Blocage géopolitique global durable à l' ONU

7 - Effondrement de tout le système occidental de retraite par capitalisation

8 - Fractures politiques croissantes au sein des puissances "monolithiques" mondiales ( USA, Chine, Russie)

9 - Absence de solutions "miracles" comme en 2008/2009, du fait de l'impuissance de plusieurs grandes banques centrales occidentales ( FED, BoE; BoJ) et de l'endettement des Etats

10 - Crédibilité en chute libre pour tous les Etats devant assumer la double charge d'un endettement public et d'un endettement privé excessifs.

11 - incapacité à maîtriser/ralentir la progression du chômage de masse et de longue durée.

12 - Echecs des politiques de stimulus monétaristes et financiers comme des politiques d'austérité "pure"

13 - Inefficacité quasi-systématique des réunions internationales récentes, G20, G8, OMC, ..;sur tous les thèmes clés faute de consensus : économie, finance, environnement, résolution de conflits, lutte contre la pauvreté.


Cette seconde moitié de 2012 va marquer un point d'inflexion majeur de la crise systémique globale et des réponses qui lui sont apportées. !

 

Ce point d'inflexion va être caractérisé par un phénomène compréhensible :

Si l' Euroland est aujourd'hui en mesure d'aborder cette période de façon prometteuse, c'est parce qu'elle a traversé ces dernières années une crise d'une intensité et d'une profondeur inégalée depuis le début du projet de constitution européenne après la seconde guerre mondiale.

( choc amplifié dans la psychologie collective européenne et mondiale par l'incapacité des européens durant cette période d'empêcher d'être instrumentalisés par la City et Wall Street en matière médiatique, afin d'essayer de "casser" cet Euroland qui bouscule l'ordre établi après 1945)

A partir de la fin de cet été 2012, ce sont toutes les autres puissances mondiales, Etats-Unis en tête, qui vont devoir affronter un processus identique. C'est à ce prix, et à ce prix seulement, qu'elles seront ensuite, dans quelques années, en mesure d'entamer une lente remontée vers la lumière.

(Il est à noter que les Etats-Unis ont vu la richesse de ses habitants être réduite de 40% entre 2007 et 2010 selon l'étude récente réalisée par la Réserve fédérale US. source : WashingtonPost 11/06/12, US Federal Reserve 06/2012)

 

Aujourd'hui, après avoir tenté par tous les moyens de retarder l'échéance, l'heure de la facture arrive. Et comme en toute chose, la capacité à retarder l'inévitable se paye au prix fort, à savoir l'accroissement du choc d'ajustement à la nouvelle réalité. Il s'agit en fait de la fin de partie pour le monde d'avant la crise, qui va  faire s'écrouler les derniers pans du "mur dollar" et des murailles qui ont protégé le monde tel qu'on le connaît depuis 1945...!

 

Le choc de l'automne 2008 ressemblera à un petit orage estival en comparaison de ce qui va affecter la planète dans quelques mois.

 

Le phénomène qui se prépare à impacter le système mondial en septembre/octobre prochain est bien une

"alerte rouge"

 

1 - Iran/Israël/USA : la guerre de trop ?

2 - La bombe assyrienne : l'allumette israélo-américaine-iranienne dans la poudrière Syrie-Irak

3 - Le chaos AfPak : l'armeée US et l' OTAN, otages d'une sortie de conflit de plus en plus difficile

4 - L'autonomie arable : les pays du golfe emportés dans la tourmente

5 - Etats-Uniis : l'économie US en chute libre à l'automne

6 - La gande insolvabilité bancaire au rdv de septembre Bankia version City Wall Street

 

note :

 à propos des banques US : Sergueï Aleynikov est un analyste-programmeur russe. après avoir émigré aux Etats-unis en 1990, il est rapidement repéré et recruté par Goldman Sachs. Ses talents sont reconnus : il gagne 400 000 $ par an. C'est lui qui paufine le programme confidentiel permettant à la Fimre d'acheter et de vendre en nanotrading sur n'importe que marché

(quand un client donnait un ordre d'achat, la banque achetait quelques fractions de secondes avant et revendait le titre au client, en ayant pris une nano-commission en plus de la commission officielle. idem à la vente.)


Grâce au logiciel de Sergueï Aleynikov, Goldman Sachs a fait des profits fantastiques. Puis en juin 2009, Sergueï Aleynikov quitte la Firme, va chez un concurrent et fait une copie des sources du logiciel de nanotrading qu'il a créé. Ce logiciel fut très probablement obtenu par le tandem Russie/Allemagne pour contrer Goldman Sachs !

La Firme utilise alors ses relations pour faire arrêter l'analyste-programmeur russe. C'est trop tard !

 

Les russes ont développé l'outil, et les manipulations du cartel américain sur l'or deviennent difficiles...les pertes s'accumulent, les cours ne vont plus dans le sens voulu;

( JP Morgan perdrait quelques 9 milliards de dollars...et probablement bien plus...!)

Les banques d'affaires américaines ont des positions vendeuses énormes...tandis que quelques familles russes proches de la nomenklatura poutinienne ouvrent des comptes en Suisse, exclusivement composés de métaux précieux.

En mai 2010, Tesa Technologies recrute un nouvel analyste programmeur : Yihao "Ben" Pu. IL est aussi chinois que Sergueï est russe. Yihao a fait une copie sauvage des sources du logiciel qu'il télécharge sur un serveur chinois. arrêté à son tour, Yihao avoue qu'il voulait monter un hedge fund en Chine. Que fera la Chine ?

Ces derniers mois, les grandes banques complices de JPMorgan (qu'on appel les Majors), ne comprennent pas ce qui se passe sur les cours de l'or.

 

Le logiciel de Goldman sachs, probablement amélioré, prend les banquiers à leur propre piège.

Qui a permis ce fait ?

Qui a vendu des dizaines de millions de titres en bourse provoquant la chute des Majors de Wall Street ?

Qui s'en prend à Wall Street ? (source : L.I.E.S.I)

 

http://millesime.over-blog.com

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http://www.leap2020.eu/GEAB-N-66-est-disponible-Alerte-Rouge-Crise-systemique-globale-Septembre-Octobre-2012-Quand-les-trompettes-de-Jericho_a11063.html

 

..

http://www.cartoonistgroup.com/properties/benson/art_images/cg4f687a5740abe.jpg

http://www.immobilier-finance-gestion.com/article-alerte-rouge-crise-systemique-globale-quand-les-trompettes-de-jericho-sonneront-7-fois-pour-le-m-107225096.html
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28 mai 2012 1 28 /05 /mai /2012 04:53

 

 

 

Suisse : préparation d’un plan en cas d’éventuel éclatement de la zone euro

Après l’Angleterre, la Suisse se prépare également car « on ne sait jamais », le scénario est jugé improbable voire impossible, et pourtant, il y a toujours un risque, tellement oppressant pour les financiers qu’il en est presque palpable…

Le président de la Banque nationale suisse, Thomas Jordan, à Bern le 27 avril 2012

La Suisse, tout en envisageant pas d’éclatement de la zone euro, prépare un plan pour le cas où cela se produirait, a indiqué dimanche le président de la Banque centrale.

Thomas Jordan, nommé le mois dernier à la tête de la Banque nationale suisse (BNS) a précisé au journal germanophone SonntagsZeitung qu’un groupe de travail discute des mesures à prendre pour combattre tout éventuel renchérissement du franc suisse, considéré comme une monnaie refuge.

« Nous devons nous préparer à un scénario d’écroulement de la zone euro, bien que je ne pense pas que cela va se produire », a ajouté le président de la BNS.

M. Jordan a estimé que la crise de la zone euro s’est aggravée au cours des dernières semaines et prédit des temps difficiles à venir. 

« Le groupe de travail se focalise sur des instruments destinés à combattre un renchérissement du franc », a-t-il dit au journal.

« L’une des mesures envisageables serait un contrôle des capitaux, c’est à dire un contrôle direct sur le flux des capitaux en Suisse », a-t-il ajouté sans donner plus de détails.

M. Jordan a encore précisé que la Banque continuera à défendre son cours plancher fixé à 1,20 franc suisse face à l’euro.

La BNS était intervenue en septembre dernier afin de stopper la hausse de sa monnaie, appréciée des investisseurs qui cherchent un endroit sûr pour leurs avoirs, mais qui entraîne un renchérissement des exportations du pays et pénalise l’indutrie du tourisme.

Source: Boursorama.com


 

Sur ce blog,

 

 

Les banques se préparent au risque de « Grexit »

 

Grèce, voir aussi :

 

Grèce : vers la victoire de la gauche radicale ?

 

(..) Vers une grave crise en Europe
 
Si SYRIZA gagne les législatives et parvient à former une majorité, il est bien évident qu’une immense crise se déclenchera puisque Alexis Tsirpras promet d’augmenter salaires et retraites, et propose d’embaucher 100 000 fonctionnaires. Bref, on ne voit pas par quel miracle il pourrait s’entendre avec une troïka qui a imposé aux précédents gouvernements de faire l’exact inverse. Certes, il veut rester dans l’euro, mais la situation devrait rapidement se bloquer.
Bien sûr, il pourrait toujours réquisitionner la Banque de Grèce et d’émettre des euros, comme le propose Sapir, ce qui est techniquement possible, mais créerait une très grave crise européenne car on voit mal l’Allemagne accepter qu’un pays puisse émettre à volonté des euros (ce qui avait été fait par l’Ukraine au début des années 1990, provoquant l’explosion de l’union monétaire issue de l’URSS), d’autant plus qu’une majorité des allemands sont pour la sortie de la Grèce.
En outre, 14% des Allemands sont favorables aux euros obligations, et 79% contre. Autant dire qu’il serait impossible de vendre à Berlin de nouvelles conditions pour la Grèce. Nous devrions rapidement être dans une impasse, le plus simple étant finalement le défaut, la sortie et la dévaluation. Deux solutions alors : soit la zone euro explose par un effet classique de domino, soit la sortie de la Grèce calme temporairement les marchés avec des mesures d’accompagnement.
Comme l’écrit Sapir, parce que les Grecs en ont assez d’être torturés par des gens sans cœur comme Christine Lagarde, même s’ils tiennent à l’euro, ils devraient confier leur destin à SYRIZA. Dès lors, nous entrerons dans une zone de turbulence d’où l’euro ne devrait pas survivre, à plus ou moins long terme.

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