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28 mars 2012 3 28 /03 /mars /2012 12:27
Sukree Sukplang

 

L’incroyable budget néolibéral de la Grande-Bretagne

Posted: 26 Mar 2012 11:55 PM PDT


La semaine dernière, le ministre des finances britanniques a annoncé de nouvelles mesures pour les années à venir. Après avoir monté les impôts des plus pauvres, le gouvernement conservateur a décidé de baisser l’impôt des plus riches et des multinationales !
Deux poids deux mesures
La comparaison entre le plan annoncé récemment et le premier train de mesures décidé par l’équipe de David Cameron en 2010 est surprenant. Il y a un peu moins de deux ans, il avait mis en place un plan d’austérité sévère, comprenant notamment une augmentation de 2,5 points de la TVA, une augmentation des taxes sur la finance (limitée finalement à l’impôt de bourse) et une baisse sévère des dépenses des ministères et notamment du traitement des fonctionnaires.
Le chancelier Osborne a annoncé le 21 mars un nouveau train de mesures qui montre bien que les deux côtés de la Manche ne fonctionnent pas du tout de la même manière. Malgré les immenses efforts demandés à tous depuis deux ans, le gouvernement a annoncé deux mesures très marquantes : une baisse de la tranche marginale d’impôt sur le revenu de 50 à 45% (et potentiellement 40%) et une baisse de l’impôt sur les sociétés de 26 à 24%, puis 22%.
Naturellement, les travaillistes ont fortement attaqué ce « budget pour millionnaires ». Le parti conservateur a critiqué l’augmentation de la tranche marginale d’impôt sur le revenu (décidée par le gouvernement de Gordon Brown) en soulignant qu’elle n’avait rapporté que 100 millions de livres. En fait, cela s’explique par l’optimisation fiscale des ménages qui gagnent plus de 150 000 livres par an, dont la base taxable a baissé de 25% l’année de la réforme (87 vs 116 milliards).
La logique néolibérale à l’œuvre
 
Ces mesures démontrent extrêmement bien la logique de cette mondialisation néolibérale, douce pour les plus forts et dure pour les plus faibles. Il est proprement sidérant qu’en Grande Bretagne, le gouvernement baisse les impôts des multinationales et des plus riches et montent ceux de toute la population. Pourtant, les inégalités ne cessent de progresser. Et le gouvernement en rajoute de manière incompréhensible en les augmentant plus encore par le biais des impôts.
La logique avancée par les néolibéraux est simple : dans un monde globalisé et sans frontière, les hauts revenus et les multinationales sont mobiles, donc il ne servirait à rien d’augmenter leur taux d’imposition car cela ne reviendrait qu’à les faire fuir. Du coup, dans leur logique, il faut baisser les taux d’imposition, même dans un contexte de forts déficits et de sacrifices importants pour l’immense majorité de la population, comme le réclament les Tea Party aux Etats-Unis.
Mais cette logique est bien entendu totalement absurde. Tout d’abord, cette course au moins-disant fiscal est sans fin car il y aura toujours un Etat pour baisser davantage les impôts. En fait, dans un second temps, elle entretient les déficits qui permettent aux néolibéraux de demander de couper dans les budgets de l’Etat. Quel meilleur moyen que de baisser les impôts pour imposer un agenda néolibéral de privatisations des services publics et de coupes du budget de l’Etat !
Non contente d’augmenter les inégalités, l’anarchie néolibérale pousse les Etats non pas à compenser cette hausse par plus de redistribution, mais, en mettant en concurrence les fiscalités des Etats, à les faire accentuer les inégalités, comme le montre cet exemple.
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2 mai 2011 1 02 /05 /mai /2011 22:17

Le sondage sarkozycide que les instituts répugnent à réaliser

Conduite les 20 et 21 avril pour le compte de la station de radio Europe 1 et du magazine Paris-Match, la première grande enquête d’opinion de l’Ifop en vue de la présidentielle de 2012 est particulièrement inquiétante pour un Nicolas Sarkozy donné largement battu dans pratiquement tous les cas de figure, excepté contre l’égérie du Front National. Mais quel seraient les résultats du sondage que les instituts refusent de réaliser, au risque de signer l’arrêt de mort du calife à talonnettes ?


Le patron de l’UMP, et accessoirement président de la République – ce qu’il oublie fréquemment (d’où sans doute son intérêt pour le Plan Alzheimer) – serait, à en croire ce sondage de l’Ifop, battu au 2e tour de la présidentielle par tous les postulants socialistes. Y compris par Ségolène Royal, revenue du diable vauvert après une gamelle dans la rivière des tribunes pour sauter sur la ligne d’arrivée un canasson élyséen en bien piteux état (51 % contre 49).


Nicolas Sarkozy, surclassé par François Hollande (56 % contre 44) et Martine Aubry (55 % contre 45), serait même, tel un insecte nuisible mis hors d’état de nuire par une giclée de Baygon électoral, écrabouillé par Dominique Strauss-Kahn (61 % contre 39). Comble d’avanie, même en l’absence des candidatures au 1er tour de Jean-Louis Borloo, l’ex-apôtre ébouriffé du gaz de schiste, et de Dominique de Villepin, le barde flamboyant à la crinière léonine, le matamore élyséen serait quasiment impuissant à améliorer son propre résultat : il ne regagnerait, fort piteusement, que 2 malheureux points relativement à l’hypothèse d’un éclatement des candidatures à droite, les voix accumulées par Borloo et Villepin allant principalement vers Bayrou et... Strauss-Kahn !


L’aventurier neuilléen, propulsé en 2007 par sa duplicité et sa démagogie populiste à la tête de l’État français, ne rassemblerait donc sur son nom qu’une minorité des électeurs de droite, motivée soit par ses intérêts financiers (cf. les multiples cadeaux fiscaux des débuts du quinquennat), soit par une idéologie réactionnaire viscéralement ancrée dans sa culture, notamment dans les milieux de la grande bourgeoisie, du commerce, de l’artisanat et de l’agriculture. Les autres électeurs traditionnels de droite fuiraient comme la peste au 1er tour de la présidentielle ce manipulateur narcissique et vulgaire, ce Napoléon au petit pied, plus près du coucou sans gêne grisé par son propre chant que de l’aigle majestueux et respecté qu’il prétendait être. Il suffit à cet égard d’entendre ou de lire, ici et là, les déclarations des gaullistes sociaux, des transfuges du centre, et plus encore des catholiques, ulcérés par les agressions contre les Roms, les bondieuseries hypocrites et l’indécente danse du ventre devant les frontistes pour s’en convaincre.


Derrière sa bannière partisane souillée par des comportements déplacés et par une ragougnassse politique aux relents nauséabonds, le chef du clan UMP, ci-devant président de la République – terrible erreur de casting ! –, semble incapable de ratisser large au 1er tour de la présidentielle, impuissant à fédérer autour de sa candidature la droite modérée au delà d’un noyau dur d’électeurs décidément bien étique. Un noyau dur qui ne garantit en aucune manière à Nicolas Sarkozy de se qualifier pour le 2e tour.


D’où l’émergence, depuis quelques jours, d’une tentation de primaires à droite qui permettrait de dégager une candidature plus solide. Une initiative destinée, si l’on en croit ses partisans, à renforcer... Nicolas Sarkozy en lui donnant dès le 1er tour l’assurance de pouvoir disposer d’un socle électoral plus large. « Calembredaines », « fariboles », « billevesées », se sont empressés de clamer haut et fort les tenants de l’orthodoxie UMPiste en se drapant dans l’étendard de la « tradition gaulliste du ralliement au chef » pour mieux pourfendre la dangereuse initiative de ces chattemites. Et pour cause : ces tenants de la « tradition », qui ont tout misé sur la casaque du champion élyséen, savent parfaitement que les promoteurs de cette idée n’ont qu’un objectif en tête : éliminer du plateau un Sarkozy désormais guère plus vaillant qu’une vieille haridelle pour favoriser l’émergence d’un coursier plus fringant.


Borloo, Fillon, Juppé : quel que soit le nom de ce coursier, nul doute qu’il puisse réaliser au 1er tour – ne serait-ce qu’en réduisant à peau de chagrin le score de Bayrou et en limitant la tentation strauss-kahnienne –, un bien meilleur résultat pour la droite que le candidat sortant dont les pathétiques rodomontades ne suffisent plus à masquer l’indigence et l’iniquité du bilan. Certes, il s’agit là de spéculations, mais les résultats de l’enquête Ifop sont suffisamment édifiants pour instiller un doute sérieux. Un doute qui pourrait être rapidement balayé pour peu que des instituts testent ce type de configuration : la droite représentée par un autre candidat que Sarkozy. Peu probable pourtant que ce sondage voie le jour tant il serait porteur d’un grand danger pour le matamore élyséen, et cela pour une raison élémentaire : la liberté des instituts s’arrête où commence la gêne pour le pouvoir en place !

 

http://www.agoravox.fr/actualites/politique/article/le-sondage-sarkozycide-que-les-93151

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26 novembre 2010 5 26 /11 /novembre /2010 10:06

Obama, Sarkozy ou l'(encore) impuissante mise en cause du Système par les opinions publiques

obama-action-figure

http://www.brucelee.fr/blog/politique/obama-roi-du-kung-fu/

 

 

 

 

Si nous insistons sur la crise coréenne, c'est moins pour les enjeux propres qu'elle recèle, mais pour le phénomène d'une toute autre ampleur qu'elle révèle. Nous sommes directement concernés.

 

 

 

On sait que l'artillerie nord coréenne a bombardé le 23/11, sans préavis et sans motifs avoués, l'ile sud-coréenne de Yeonpyeong, en faisant 4 morts. La Corée du Sud a mis des forces aériennes et navales en alerte mais n'a pas sérieusement riposté. Ce même 23 au soir, le président américain Barack Obama et son homologue sud- coréen Lee Myung-Bak ont convenu d'avancer à la fin de la présente semaine la date d'exercices militaires communs déjà prévus dans la zone. Le porte avion américain George Washington et divers bâtiments d'escorte accompagnés d'aviation seront déployés au large des côtes au prétexte de rassurer les Sud-Coréens. L'objectif est aussi de montrer à l'ensemble des pays concernés, les deux Corées, le Japon et la Chine, que l'Amérique n'a pas renoncé à une présence militaire en mer de Chine jugée en général stabilisatrice par ses alliés.

 

 

 

Cette attaque, qui ne semblait pas avoir été prévue par le renseignement US, met de nouveau Barack Obama à l'épreuve. Il est obligé de choisir entre des options aussi mauvaises potentiellement les unes que les autres: répondre par des menaces verbales et un renforcement des sanctions qui n'impressionnent personne (ce que l'on nomme à la Maison Blanche la « patience stratégique »), entreprendre (comme il le fait maintenant) des gesticulations militaires  largement symboliques, ou réagir militairement, ce qui pourrait déclencher une guerre étendue, aux portes mêmes de Séoul.

 

 

 

La possibilité d'une guerre ne semble pas avoir été prise en considération par la Corée du Nord, où l'on ne détecte aucun préparatif militaire sérieux. On ne voit pas en fait comment la Corée du Nord pourrait sortir à son avantage d'une confrontation armée généralisée. Mais il semble qu'elle ne la craigne pas. Une attaque américaine massive, avec des moyens conventionnels, serait difficile à justifier car elle ferait porter sur l'Amérique la responsabilité des milliers de morts et des destructions qui en résulteraient, avec la destruction de tous les centres vitaux situés des deux côtés de la frontière. On écartera par ailleurs jusqu'à plus ample informé la possibilité que les Nord-Coréens ou les Etats-Unis utilisent l'arme nucléaire. Il s'agirait d'une apocalypse dont nul ne sortirait gagnant.

 

 

 

La Corée du Nord a donc intérêt à poursuivre des batailles d'escarmouche, assez semblables à la guerre de 4e génération menée contre l'Amérique en Afghanistan après l'avoir été en Irak. Les faibles réactions américaines prévisibles sont pour elle autant de victoires, car elles décrédibilisent les Etats-Unis et Barack Obama lui-même aux yeux des pays voisins. Si en effet l'Amérique se limitait à des solutions diplomatiques pour calmer la Corée du Nord, elle retrouverait une démarche qui a depuis longtemps montré son inefficacité quand il s'agissait de convaincre Pyong Yang de renoncer à se doter de nouvelles armes nucléaires. La Corée du Nord n'a fait que s'affirmer toujours davantage aux yeux du Japon et de la Chine, tandis que les Etats-Unis semblaient là comme ailleurs sur le recul.

 

 

 

Pékin n'a jusqu'à présent rien proposé d'autre que la reprise des négociations à 6 qui avaient été ajournées précédemment: les deux Corées, le Japon, la Russie, la Chine et les Etats-Unis. Mais Obama a décliné l'offre qui lui paraît de nature dilatoire et ne rien résoudre. Il vient d'inviter, directement et par la voix de l'amiral Mike Mullen, président des Joint Chiefs of Staff, la Chine à prendre la tête des opérations destinées à calmer la Corée du Nord. Mais qu'attendre de la Chine? On ne voit pas l'intérêt qu'elle aurait à conforter la position américaine, d'autant plus qu'une éventuelle menace nord coréenne ne présente à son encontre aucun risque sérieux. Même si elle n'espère pas chasser l'US Navy hors de la mer de Chine orientale, tout ce qui l'affaiblit aux yeux notamment du Japon et de la Russie ne peut que l'intéresser.

 

 

 

Nous nous trompons peut-être, mais nous pensons que la Corée du Nord joue sur du velours, dans un jeu stratégique où elle n'a rien à perdre, étant déjà semble-t-il au bord du collapse. Le mystère sur ses intentions, la possibilité à ne pas exclure qu'elle puisse un jour adopter une position vraiment suicidaire, ne font que renforcer sa position. C'est la force du faible face au fort. En attendant elle peut continuer à se doter d'un nouveau « complexe nucléaire ultra moderne », selon les termes d'un observateur américain.

 

 

 

Le rejet du Système

 

 

 

Si nous insistons sur la crise coréenne, c'est moins pour les enjeux propres qu'elle recèle, mais pour un phénomène d'une toute autre ampleur qu'elle révèle. Nous sommes directement concernés. Obama dans cette crise ne pourra que faire de mauvais choix, qu'il écoute ou non les faucons de son entourage. C'est un premier point essentiel sur lequel il faudrait insister. Obama est désormais un président en sursis, paralysé par l'opposition politique. Les Républicains souhaitent tellement son échec qu'ils verraient bien, comme l'a regretté amèrement en ce qui concerne la politique budgétaire Paul Krugman (Voir NYT. There will be blood http://nyti.ms/drUJCG ) que cet échec s'accomplisse sur fond d'affaiblissement national.

 

 

 

Mais ce ne sont pas seulement les Républicains et les membres des Tea Parties ennemis jurés d'Obama qui veulent sa chute par tous moyens, quitte à sacrifier leurs propres intérêts. C'est semble-t-il l'ensemble de l'opinion publique. Celle-ci est manifestement exaspérée par une crise qui s'éternise et à laquelle aucune réforme ni même aucune révolution ne semblerait pourvoir apporter de solutions. Le système global semble condamné. Cependant, nul ne perçoit clairement quel est exactement ce système. Est-ce le lobby militaro-industriel, est-ce l'américanisme et le mode de vie américain, est-ce plus largement la conspiration mondiale des puissances financières illustrée (quelle coïncidence) par le film Inside Job?

 

 

 

Ne sachant exactement à qui s'en prendre, l'opinion publique ne sait manifestement par quoi remplacer ce système qu'elle rejette.

 

La voie de la réforme politique semble fermée par les représentants Républicains du système eux-mêmes. Celle des insurrections populaires ne convainc personne, car elles peuvent conduire à la mise en place d'un véritable pouvoir militaire. Reste certes l'expression multiforme des différents mécontentements populaires par la voie de l'Internet et des médias. Mais la fureur diffuse qu'elle recèle ne fait pour le moment émerger que le vague espoir d'un chaos salvateur. Il y aura du sang, pour reprendre le terme de Paul Krugman, et bien tant mieux, le plus vite possible.

 

 

 

Il s'agit d'un fantasme, bien sûr. Ceux qui prédisent ou espèrent du sang ne sont pas tous prêts à le faire couler eux-mêmes. Ce qui est certain, c'est qu'ils sont prêts à déboulonner leurs idoles. C'est ce qui menace maintenant Obama, c'est-à-dire une chute presque aussi honteuse que celle de la statue de Saddam à Bagdad.

 

 

 

On serait tenté, à en croire les gazettes, que Sarkozy pourrait être victime d'un rejet identique. Non pas le rejet de la majorité de l'opinion française, car ce rejet date de plusieurs mois, mais le rejet des siens, de ceux qui l'avaient porté au pouvoir pour qu'il fasse triompher leurs intérêts et qui devant ses maladresses lui chercheraient peut-être dorénavant un remplaçant. Il s'agit peut-être là encore d'un fantasme. Sarkozy et Fillon s'entendent sans doute fort bien pour jouer jusqu'aux élections la même partition avec des instruments différents. A écouter cependant le ton triomphal de Fillon à l'Assemblée le 24, et en contrepoint le propos épuisé, incohérent et quasi inaudible de Sarkozy se défendant devant la presse des soupçons portés contre lui dans l'affaire de Karachi, on a l'impression que la droite (par la bienveillance probable de laquelle nous disposons de cet enregistrement) l'a déjà lâché. There will be blood.

 

Bande son http://www.liberation.fr/politiques/06012715-il-semblerait-que-vous-soye...

 

 

http://www.mediapart.fr/club/blog/jean-paul-baquiast/251110/obama-sarkozy-ou-lencore-impuissante-mise-en-cause-du-systeme-pa

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3 juin 2010 4 03 /06 /juin /2010 16:05

Kouchner.gif

 

 

 

"La moitié des hommes politiques sont des bons à rien. Les autres sont prêts à tout"

disait Coluche

 

Lors de la première vague de crise, les banques se sont trouvées en quasi-faillite, avec des dettes importantes, les politiciens européens n'ont pas hésité un seul instant alors, à utiliser l'argent des contribuables pour les sauver.

Ont-ils fait le nécessaire pour leur interdire tant d'opérations spéculatives scandaleuses ?

NON.

D'un côté, les politiciens substituaient de la dette publique à de la dette privée, gagnant du temps avant la prochaine secousse, de l'autre, ils promettaient de réguler les pratiques mafieuses des banques.

Ont-ils pour autant favorisé le développement de l'économie réelle? Ont-ils engrangé de l'or métal pour se préparer aux prochaines crises, ou assurer des retraites sûres ?

NON !

Bien au contraire, on a préféré creuser les déficits publics pour favoriser des organismes dont les opérations spéculatives sont le cancer de l'économie réelle. On a voulu sauver l'économie virtuelle en condamnant l'économie réelle. On a voulu sauver les petits amis de la haute banque, souffreteux de leurs actifs toxiques, en intoxiquant les Etats eux-mêmes.

 

Pourquoi n'y-a-t-il pas de réforme des pratiques spéculatives des banques ?

Il est impossible de réformer puisque nous sommes dans un système de mondialisation. Ou tout le monde réforme, ou l'on ne fait rien ! Conclusion on ne fait rien, mais on assure le citoyen que l'on travaille à réformer la finance..;ce qui demandera beaucoup de temps. Dans le même temps, les grandes personnalités du pays, qui ont bafoué les règles de la démocratie en imposant le Traité de Lisbonne contre la volonté des urnes, se fichent totalement de préserver le pays de la crise sociale qui va frapper.

 

Croyant sans doute en l'impunité de leur forfaiture, ils poursuivent dans cette voie. Pire, les responsables gouvernementaux continuent de fréquenter les clubs dits élitistes, comme le groupe Bilderberg, tout en affirmant  aux médias que l'on va réformer les règles de la finance.

 

Les politiciens en place démontrent ainsi que la politique n'est pas au service de la nation et des populations, mais d'un cartel bancaire constitué des banquiers internationaux les plus puissants.

 

Lorsque les banquiers internationaux se sont attaqué aux obligations grecques, les agences de notation ont répandu la rumeur d'une banqueroute possible de la Grèce. Les intervenants sur les marchés financiers ont alors donné de la consistance à la rumeur.

( Cette crise grecque est née à partir d'un article du Financial Times de janvier 2009 - journal sous influence du C.F.R-, diffusant une fausse information fournie par la banque d'affaire américaine Goldman Sachs, selon laquelle la Chine aurait refusé d'acheter 25 milliards d'euros d'emprunts grecs ! Goldman Sachs en concertation avec la Deutsche Bank, et quatre grands hedge Funds, commence alors à attaquer la Grèce sur les marchés monétaires.

Le 15 février 2010, Otmar Issing, ancien Chief économist de la B.C.E , publie une tribune dans le Financial Times - toujours lui- dans laquelle il estime que l'Europe ne doit pas voler au secours de la Grèce. Cet ancien de la Bundesbank est ...conseiller de Goldman Sachs. Enfin le patron de l'agence chargée de la gestion de la crise grecque, Petros Christodoulou, est ...un ancien de Goldman Sachs.

Si cela ne s'appelle pas un complot, il faut redéfinir le sens de ce mot ! ).

 

Les ministres des finances européens  SAVAIENT ce qui se préparait et ils n'ont RIEN FAIT .

Leur objectif inavouable est de mettre sous tutelle supranationale la souveraineté budgétaire de l'ensemble des pays de l'UE.

(Herman van Rompuy, le président du Conseil européen, a dit en février 2010 : " afin d'éviter une contagion à la grecque, nous allons devoir créer un organe qui aura pour but de mettre en commun la politique budgétaire européenne..!)

 

En l'attaquant, en faisant de ce pays ciblé un laboratoire d'expérience de gestion de crise avec cure d'austérité pour son peuple, on donne un avant-goût de ce qui sera appliqué à tous les pays visés par la haute finance apatride.

 

Les politiciens ont donc renfloué, sans aucune gène et avec de l'argent qu'ils n'ont pas, les banques responsables de la crise. Aujourd'hui, ces mêmes politiciens, à la tête des gouvernements européens, contestent l'expression de rigueur pour le peuple grec. Mais ce qu'ils ont décidé contre les grecs, au niveau européens, n'est autre qu'une casse sociale systématique et organisée, la dictature des places financières.

 

Les mesures imposées seront appliquées sans consultation parlementaire ou populaire, mais directement par décret gouvernemental, plus spécialement par le ministre des finances !

C'est donc désormais le ministre des finances grec qui a les pleins pouvoirs pour décréter les mesures d'autérité à imposer au pays.

 

On voit donc bien que, dans cette affaire, le principal enjeu pour le pays est la souveraineté nationale. Cela s'appelle donc un "coup d'Etat" ou une "gouverance mondiale" opérée à partir d'une crise FABRIQUEE.

 

Avec la Grèce, les banquiers internationaux et leurs "laquais de Bruxelles & Cie" testent la ratification d'un accord international délégant des compétences nationales aux institutions internationales.

 

http://millesime.over-blog.com/article-les-gouvernants-acteurs-et-complices-de-la-crise-51578398.html

 

 

 

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6 mai 2010 4 06 /05 /mai /2010 15:38

Syndicalisme: 20 millions d'oubliés, ça fait pas un peu beaucoup ?


"Les défilés du 1er mai en France samedi n'ont pas fait le plein de manifestants.
La CGT, qui organisait les manifestations avec la CFDT, la FSU et l'Unsa (fonctionnaires, surtout) ainsi que Solidaires (Sud et autres syndicats), a revendiqué 350.000 manifestants dans tout le pays. Le ministère de l'Intérieur en a compté 195.000.
Des chiffres très inférieurs à ceux de l'année dernière"
La Tribune



S'il y a bien une chose qui m'aurait empêchée de hurler de rire hier, alors que nous étions tous censés nous fendre la poire et garder la banane, c'est bien les discours lénifiants de nos leaders syndicaux, à la suite d'un premier mai foireux.

Certes, j'avais d'autres raisons plus personnelles d'être préoccupée, mais ce n'est pas à la lecture de leurs déclarations que j'aurais pu me dérider !

Bernard Thibault ouvre le bal des guignols avec une belle pirouette : pour lui, cette mobilisation est tout de même "supérieure aux rendez-vous traditionnels" du 1er-Mai. (Et pourquoi ne pas reprendre, je vous le demande, une moyenne sur le siècle tant qu'on y est ?)

Fausse barbe reprise par François Chérèque qui en modifie à peine la formulation en reconnaissant une mobilisation "certes un peu moins [importante] que l'année dernière" mais "plus importante que les 1er-Mai traditionnels".

Bernard Thibault en rajoute une couche en oubliant sans doute que nous ne sommes pas complètement abrutis. Il explique ainsi la baisse de participation par "le contexte de crise" actuel en France. (Contexte de crise qui, la veille, justifiait pour lui que nous soyons en foule dans les rues !).

François Chérèque reprend sur un thème tout aussi décalé : "Il ne faut jamais faire du 1er-Mai un test social, le 1er-Mai a toujours été une journée de rassemblement pour exprimer les difficultés du jour". (Mais n'était-ce pas justement sur ces "difficultés du jour" que les mots d'ordre étaient centrés ??).

Enfin, pour se déresponsabiliser pleinement, M. Chérèque préfère taper sur les petits copains : Ceux qui ont décidé de faire route à part ont tort car cela affaiblit le mouvement social" et ils "portent une responsabilité dans les difficultés du moment et de demain". Une pathétique tactique qui ne trompe plus l'opinion publique. (Un spectacle de Guignol, je vous dis !).

Quant aux "traitres" selon Chérèque, eh bien ?.... ils sont ravis ! : "Au nom de la direction de FO, Michèle Biaggi, présente dans le cortège, s'est dite "très satisfaite" du niveau de la mobilisation. "

La seule qui semble encore en phase avec la réalité est Bernadette Groison de la FSU qui déclare qu'"On aurait tort de penser que si les mobilisations sont moins fortes que l'an dernier, cela vaudrait acquiescement de la politique gouvernementale".


Moi, j'ai bien aimé la remarque de l'ami Dagrouik sur Twitter, je me suis reconnue...


Parce que la vérité, elle est bien là. Dans une France de plus en plus précarisée et clivée, les syndicats ne semblent plus défendre qu'une poignée de salariés que d'aucuns pourraient même considérer comme privilégiés.


Voici pour preuve, un petit rappel chiffré sans concession :

  • "En France, 25,6 millions de personnes ont un emploi (chiffres 2008). Mais avec des statuts très différents.
  • Parmi elles, 2,8 millions d’indépendants, soit 10,8 % de l’ensemble : un groupe au sein duquel les inégalités sont parfois extrêmes, entre l’artisan maçon soumis aux aléas du bâtiment et le chirurgien de renom.
  • Les écarts sont aussi énormes parmi les 22,5 millions de salariés. Les salariés les plus soumis aux aléas économiques sont les 2,8 millions d’employés en statut précaire"
  • "5,5 % de l’ensemble des actifs sont à temps partiel et souhaiteraient travailler davantage, soit 1,4 million de personnes."
  • " Près d’un métropolitain sur cinq vit en milieu rural. Les « Français des champs » sont au nombre de 11 millions, soit 18% de la population de France métropolitaine. Un récent rapport de l’Igas montre que cette France des champs est beaucoup plus pauvre que la France des villes. "
  • Quand au taux de chômage, il connaît un rebond et repasse au-dessus de la barre des 10%. "Au total, on compte 2.727 millions de chômeurs au sens du BIT (personne de 15 ans ou plus qui n'a pas travaillé, recherche activement un emploi et est disponible dans les deux semaines) en France métropolitaine."

Tant que les syndicats n'auront pas reconsidéré leur manière d'envisager la réalité du marché de l'emploi en France et continueront de défendre des acquis sociaux auxquels de moins en moins de gens peuvent effectivement prétendre, leurs appels à la mobilisation resteront de piètre effet.


Aussi, tandis que près de 20 millions de personnes se sentent exclus, in fine à juste titre, des préoccupations, des réflexions, des revendications et surtout de l'action concrète des syndicats, je bouillonne de colère et d'impuissance en écoutant les Thibault-Chérèque !

http://www.hyposblog.info/2010/05/syndicalisme-20-millions-doublies-ca.html
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3 avril 2010 6 03 /04 /avril /2010 23:36
Sarkozy devant les députés UMP en 2007 (Sipa) 
 
Sarkozy devant les députés UMP en 2007 (Sipa)

 

Et soudain, les vannes se sont ouvertes. Comme s'ils rongeaient leur frein depuis trois ans. La débâcle des élections régionales a délié les langues à l'UMP, où l'on n'hésite plus désormais à critiquer Nicolas Sarkozy : sur sa politique, sur sa personnalité, et même sur l'opportunité d'un second mandat à l'Elysée. II n'y a guère qu'un Patrick Balkany pour oser clamer : "S'il y a un endroit où il n'y a pas de division, c'est bien à droite." La maison Sarkozy ne brûle pas encore, mais la température monte. Il faut dire que les parlementaires ont senti le vent du boulet : si les Français votaient aux législatives comme ils l'ont fait aux régionales - pire score de la droite sous la Ve République-, une cinquantaine de députés UMP seulement parviendraient à sauver leur tête.

 

La machine des réformes se grippe

 

Le bouclier fiscal

 

Les élus veulent désormais limiter les dégâts en pesant sur la ligne du gouvernement. Déjà, un tabou est tombé. Les critiques se font de plus en plus nombreuses à droite contre le bouclier fiscal, une mesure pourtant inaugurale du quinquennat de Nicolas Sarkozy. "Jusqu'à présent, on n'osait pas parler du bouclier fiscal. La parole s'est un peu libérée, on s'autorise à verbaliser sur ce dispositif en proposant d'autres solutions", témoigne la députée de Meurthe-et-Moselle, Valérie Rosso-Debord, proche de François Fillon.
Mardi, l'ancien Premier ministre Alain Juppé lance la première charge publique. "Il faut s'interroger sur ce qu'on appelle le bouclier fiscal parce que les choses ont changé, la crise est venue", déclare-t-il sur France Info, "ça ne me choquerait pas qu'on demande aux très riches de faire un effort de solidarité supplémentaire vis-à-vis de ceux qui souffrent dans la crise".
Le maire de Bordeaux est rejoint dans sa critique par Dominique de Villepin et Gérard Longuet, le président du groupe des sénateurs UMP. "Supprimer le bouclier fiscal serait une mesure tout à fait légitime, avec la suppression de l'ISF et en créant une tranche supplémentaire d'impôt sur le revenu", estime le député Lionnel Luca. Pierre Méhaignerie, président (UMP) de la commission des Affaires sociales de l'Assemblée, propose quelques pistes d'aménagements "sans remettre en cause le plafond", comme "un rabotage de l'ensemble des niches fiscales", ou la création d'une "tranche supplémentaire pour les plus hauts revenus". Treize députés UMP (pas tous villepinistes!) annoncent leur intention de déposer une proposition de loi pour suspendre le bouclier fiscal.
Même Jean-François Copé n'écarte plus de revenir sur la règle qui plafonne les impôts à 50% du revenu d'un contribuable. Le président du groupe des députés UMP n'a soudainement plus de "religion totalement définitive" sur cette question.
Recevant les députés UMP mercredi soir à l'Elysée, Nicolas Sarkozy a réaffirmé son cap: "Ne touchez pas au bouclier fiscal !", leur a-t-il lancé. Reprochant aux députés de "sur-réagir", il a martelé : "Nous ne changerons pas de politique économique". Le président de la République a pourtant promis qu'"un petit effort" allait "être demandé au moment de la réforme des retraites". Selon des élus sarkozystes, il pourrait s'agir de mesures visant à taxer davantage les revenus financiers et à revoir les niches fiscales.

 

La réduction du nombre de fonctionnaires

 

Mais le bouclier fiscal n'est pas seul en cause. Gérard Longuet se demande s'il ne faut pas revenir sur la défiscalisation des intérêts d'emprunt.
A L'UMP, on s'en prend aussi à la décision de ne pas remplacer un fonctionnaire sur deux qui part à la retraite. La réduction des effectifs "ne doit pas concerner la sécurité", estime le député Eric Diard (Bouches-du-Rhône), qui propose au gouvernement d'"ajuster" la loi d'orientation sur la sécurité intérieure (Loppsi 2). Les effectifs des forces de l'ordre ont fondu de 9.000 depuis 2007.
Les réductions d'effectifs posent également problème pour l'Education nationale. Les députés UMP Christian Menard (Finistère) et Yannick Favennec (Mayenne) ont demandé mardi "un moratoire" sur les fermetures de postes dans les écoles rurales. "Ce qui, à Paris ou dans les grandes villes n'a qu'une faible incidence, se révèle dévastateur dans nos zones rurales", écrivent-ils dans un communiqué.

 

La taxe carbone

 

Avec l'abandon de la taxe carbone, les protestations quittent les bancs du Parlement, pour s'étendre aux fauteuils du Conseil des ministres. Si nombre d'élus UMP, qui contestaient depuis longtemps l'instauration de cette nouvelle taxe, ont accueilli la nouvelle avec soulagement, elle n'a en revanche pas été au goût de la secrétaire d'Etat à l'Ecologie Chantal Jouanno.
La semaine dernière, elle l'a fait savoir publiquement à Libération, en accusant "le Medef" d'avoir "planté la taxe carbone". "Nos élus et une partie de la société n'ont pas compris l'importance de l'écologie", a-t-elle regretté, assumant sa prise de distance : "Je me ferai peut-être exploser mais ce n'est pas grave". Bien deviné, Claude Guéant, puis Nicolas Sarkozy, en personne lui ont infligé un sévère recadrage.

 

La procédure pénale

 

Que la réforme de la procedure penale fasse également partie des sujets qui crispent une partie des députés UMP n'est pas une nouvelle. En janvier 2009, le député UMP de Libourne Jean-Paul Garraud avait déposé une "proposition de résolution tendant à la création d'une commission d'enquête sur la réforme de l'instruction des affaires pénales" qui avait recueilli plus de 70 signatures de députés UMP. Mais la contestation a ressurgi à la faveur du climat post-régionales.
A en croire Jean Léonetti, vice-président du groupe UMP de l'Assemblée, les députés de la majorité sont prêts à ruer dans les brancards : "Ce que craignaient les députés, après la veste des régionales, c'était d'avoir encore à se payer la taxe carbone et une réforme de la procédure pénale qui ne peuvent que leur attirer des désagréments. La majorité est prête à aller au combat sur les retraites, elle n'est pas prête à se battre pour une réforme de la justice qui va mobiliser tous les lobbies. Alors on va bien empaqueter la garde à vue, parce qu'on est obligé de le faire. Le reste, on remettra à plus tard."

 

Le voile intégral

 

Même la volonté du chef de l'Etat d'interdire le voile integral, pourtant soutenue par les députés UMP, a été quelque peu bousculée. Après l'avis réservé du Conseil d'Etat, qui a prévenu qu'une interdiction totale pourrait être contestée sur le plan juridique, le président UMP de l'Assemblée, Bernard Accoyer, a appelé à la prudence : "Il y a des priorités plus pressantes, qui sont celles de l'emploi et du pouvoir d'achat. La loi doit être applicable et ne doit pas être annulée par le Conseil constitutionnel ou la Cour européenne des droits de l'homme".

 

La "stratégie" Sarkozy en question

 

Retour aux fondamentaux

 

Pas de précipitation, donc, et hiérarchisation des priorités. Tel est le message du président de l'Assemblée au chef de l'Etat, dont on sait que ce ne sont pas les premières qualités. Car, désormais, non seulement on critique, mais on s'autorise aussi à donner des leçons à Nicolas Sarkozy. Si l'UMP a autant échoué à convaincre les Français lors des régionales, c'est que la stratégie est à revoir, estiment nombre d'élus de la majorité.
Au soir du 1er tour, l'eurodéputée et ex-ministre Rachida Dati la première s'y était risquée, à rebrousse poil du gouvernement qui faisait alors encore tout pour nier la défaite. Invitée sur France 2, elle avait exhorté le gouvernement à "reprendre les fondamentaux" afin d'éviter que les "électeurs se sentent abandonnés".
Sans s'en douter, elle avait lancé là un nouveau mot d'ordre, repris ensuite par, notamment, les présidents des groupes UMP au Sénat Gérard Longuet et à l'Assemblée Jean-François Copé. "L'UMP doit retrouver la confiance de ses électeurs rassemblés en 2007". Comment ? "En étant elle-même, en revenant à ses fondamentaux : le travail, la valeur du travail, la fierté de la France, l'autorité de l'Etat", a lancé le premier au soir du second tour. "Il faut revenir à nos fondamentaux, c'est-à-dire ce qui a permis l'élection de Nicolas Sarkozy comme président de la République et de la majorité en 2007", a également déclaré le second. A savoir : abandon de la taxe carbone, cap sur la réforme des retraites et la loi de modernisation agricole, réduction des déficits, mobilisation sur l'emploi et la sécurité et fin de l'ouverture à gauche.

 

Sus à l'ouverture

 

La fameuse ouverture à gauche n'a jamais eu la bénédiction des élus UMP. Et ils ont trouvé dans la déroute des régionales l'occasion de le redire haut et fort. Quitte à lui faire porter le chapeau.
"Le message que nous ont adressé les électeurs, c'est la méthode", a fait remarquer Catherine Vautrin, députée (UMP) de la Marne. "Les cartes ont été brouillées. L'ouverture, c'était bien il y a deux ans ; maintenant, c'est trop." "L'ouverture, l'arme fatale", a également écrit le député UMP de Girond Jean-Paul Garraud sur son site Internet, déplorant l'"obstination" du président de la République. "Il faut arrêter l'ouverture." "La droite a moins souffert de la gauche qu'elle n'a souffert de l'ouverture", a encore constaté Bernard Carayon, député UMP du Tarn. Plus prudent, Jean-François Copé a reconnu que cela faisait partie des "facteurs irritants".
Sur ce point, si Nicolas Sarkozy est resté droit dans ses bottes, en défendant son sacro-saint principe de l'ouverture au nom de la "pluralité des opinions" dans sa première déclaration après la défaite de la droite aux élections régionales, il a néanmoins, dans les faits, entendu le message de la majorité en ne faisant entrer que des ministres de droite dans le mini-
remaniement qu'il a effectué au lendemain du second tour.

 

A bas le "parti unique"

 

Sauf que la "pluralité des opinions", il ne la respecte pas dans son propre camp, estiment certains élus. S'ils ne vont pas jusqu'à parler de "parti unique", comme le député Nouveau Centre Hervé de Charrette, qui avait claqué la porte du parti présidentiel en décembre, ils remettent en question la stratégie sarkozyste qui a voulu le rassemblement de la droite (UMP et ses alliés) dès le 1er tour. Pour le sénateur UMP Philippe Dominati il faut "une majorité beaucoup plus pluraliste".
Un constat que partagent les centristes.
Pour peser plus dans la balance, le patron du Nouveau centre, Hervé Morin, et celui de l'Alliance centriste, le sénateur Jean Arthuis, ont appelé à un grand "grand rassemblement centriste", censé jeter les bases d'un nouveau parti qui devrait voir le jour "avant l'été", tandis que le ministre de l'Ecologie et président du Parti radical Jean-Louis Borloo a exprimé son souhait de "regrouper dans un même espace politique centristes, socio-démocrates, écologistes", sans exclure la possibilité de créer "une organisation". Moralité, à trop vouloir rassembler, Nicolas Sarkozy a semé les ferments de la division…

 

Le style présidentiel irrite

 

Derrière la stratégie, il y a l'homme. Mais on ne se risque pas trop sur ce terrain là. Quoique… certains à l'UMP ont osé franchir la ligne jaune, en s'en prenant publiquement à la personnalité du chef de l'Etat.
Le premier tir est parti de l'ancien Premier ministre de Jacques Chirac Jean-Pierre Raffarin. "Aujourd'hui, nous sommes dans une impasse institutionnelle", car Nicolas Sarkozy a "mis en place ce que j'appelle la République du leadership, une pratique fort différente de la pratique traditionnelle de la Ve République", a-t-il lancé. Enfonçant le clou, il a estimé que "les vrais clivages sont dans l'allure politique, c'est-à-dire le comportement et la vitesse", et qu'il est "plus nécessaire que jamais de défendre une France apaisée". Et d'en conclure qu'un vote de confiance s'impose. Une éventualité rejetée sans surprise par François Fillon.
Plus embarrassant pour Nicolas Sarkozy, l'auteur du deuxième tir n'est autre que l'un de ses fidèles. "Quand on est pris pour un con, il faut savoir, à un moment, terminer les choses !", a lâché le député UMP Thierry Mariani, annonçant qu'il boycotterait la réunion des élus UMP du mercredi 31 mars à l'Elysée. Une "colère" partagée par la députée UMP du Haut-Rhin Arlette Grosskost contre ce président "qui ne nous écoute plus".

 

Sarkozy, le candidat "naturel" de l'UMP en 2012 ?

 

Des alternatives

 

Faut-il pour autant remettre en question son statut de candidat "naturel" de l'UMP à la présidentielle de 2012 ?
Le climat quasi-irrespirable qui s'est installé dans le parti, doublé de l'effondrement de sa cote de popularité (elle est passée sous la barre des 30%, à 28%, selon le baromètre TNS Sofres Logica paru vendredi 2 avril dans le Figaro Magazine), semble avoir fait aussi sauter ce tabou.
Dans la brèche ouverte par les régionales se sont engouffrés Dominique de Villepin, qui a annoncé la création d'un nouveau parti en juin, mais aussi Alain Juppé. Certes ce fut avec prudence, mais ce dernier a néanmoins fait savoir qu'il n'excluait pas de se présenter si Nicolas Sarkozy y renonçait. François Fillon fait également figure d'alternative, bien qu'il s'en défende. Après la presse, qui a émis l'éventualité d'une candidature Fillon en s'appuyant sur sa cote de popularité bien meilleure (stable, à 37% selon le même sondage) que celle du président, ce sont les députés UMP qui ont apporté de l'eau au moulin en ovationnant le Premier ministre, lors du séminaire du mardi 23 mars rassemblant les élus de la majorité à l'Assemblée.
Ce que nombre d'entre eux pensent peut-être tout bas, le sénateur divers droite de la Moselle, Jean-Louis Masson, l'a dit tout haut : "Ceux qui comme moi souhaitent une victoire de la droite aux prochaines présidentielles, peuvent légitimement se demander si Nicolas Sarkozy est le meilleur candidat de la droite pour 2012 ou si au contraire une autre alternative doit être recherchée (Villepin, Juppé, Copé...)". L'ex-ministre du Budget UMP Alain Lambert a tapé encore plus fort, vendredi 2 avril, dans
une tribune publiée sur le site de Public Sénat, intitulée "l'antisarkozysme se nourrit de l'esprit de cour!". Vilipendant "le concert des hypocrites, dès le lendemain du scrutin, pour dire qu'il restait notre sauveur à tous et qu'il fallait surtout nous rassembler tous derrière lui, l'irremplaçable candidat pour 2012", il estime, lui, que Nicolas Sarkozy "n'est pas en mesure de faire gagner" les idées de l'UMP en 2012. Et de proposer... qu'Alain Juppé, Jean-Pierre Raffarin, Dominique de Villepin et François Fillon se rencontrent pour "envisager toutes les éventualités" dans "l'intérêt supérieur du pays".
Mais ces députés restent néanmoins isolés. Car le seul fait de pouvoir émettre l'hypothèse d'une alternative à Nicolas Sarkozy a été accueilli par une levée de boucliers.
François Fillon s'est empressé d'affirmer que "Nicolas Sarkozy est le candidat naturel de la majorité en 2012", Jean-François Copé s'est dit "engagé à fond aux côtés de Nicolas Sarkozy dans sa réélection en 2012" et Gérard Longuet "n'imagine pas" que le chef de l'Etat ne se représente pas à la prochaine présidentielle. Même Jean-Pierre Raffarin "souhaite sincèrement" que le président de la République se représente en 2012. Brice Hortefeux a également estimé que "la multiplicité des candidatures avérées, potentielles ou sous-entendues, montre que le seul dénominateur commun de la majorité est clairement Nicolas Sarkozy. Sans lui, place à la division. Avec lui, c'est la cohésion".
Cet argument, qui veut que Nicolas Sarkozy soit le seul à pouvoir empêcher une division de la droite, qu'il est pourtant en train de provoquer par sa politique, a d'ailleurs été repris par tous. Comment comprendre alors que l'un des plus fidèles lieutenants de Nicolas Sarkozy, le secrétaire général de l'UMP Xavier Bertrand ait affirmé que tous les candidats du parti à l'élection présidentielle 2012, y compris Nicolas Sarkozy s'il se représente, devraient se soumettre à des primaires ? S'agit-il de mettre en scène une concurrence "démocratique" ? La dernière fois, en 2007, la  primaire n'avait compté qu'un seul candidat.

 

Encore maître du jeu

 

Reste que ces déclarations montrent que Nicolas Sarkozy peut encore s'appuyer sur un soutien bien réel.
Et si 57% des Français verraient d'un mauvais œil sa candidature en 2012, selon un sondage Ipsos pour France Soir paru mardi 30 mars, il demeure le meilleur candidat pour 72% des sympathisants UMP.
Voyant néanmoins que le bateau UMP prenait l'eau, le chef de l'Etat a repris la barre dès le lendemain des régionales.
D'abord, il y a eu son mini-remaniement anti-ouverture à gauche, marqué en outre par le débauchage du villepiniste Georges Tron qu'il a fait entrer au gouvernement, inaugurant ainsi sa bataille contre l'alternative Villepin. Ensuite, il a reçu à l'Elysée, le lundi suivant le second tour, le bouillant Jean-François Copé qui venait de promouvoir un "nouveau pacte majoritaire" entre le Parlement et l'exécutif. Apparemment, la rencontre a calmé les ardeurs du patron des députés UMP. Dans la foulée, le président de la République a fait comprendre à ses troupes qu'il comptait bien rester le chef, en recevant les députés et les têtes de liste de la majorité aux régionales et en annonçant que, désormais, les premiers seraient conviés une fois par mois à l'Elysée.
Le malaise ne sera-t-il que passager ? "Tant que Sarkozy ne dévissera pas à droite (dans son propre électorat), il ne sera pas totalement lâché", analyse Stéphane Zumsteeg, directeur du département opinion chez Ipsos. "Il y aura toujours un réflexe de loyauté, y compris de l'appareil et des parlementaires. Leur sort est lié pour l'instant". D'autant que l'appareil est tenu par le très fidèle Xavier Bertrand et qu'il reste au chef de l'Etat encore du temps : deux ans, c'est tout de même long.
Mais si l'opération reconquête de l'UMP est en marche, il lui reste encore à se raccommoder avec l'opinion.

(Sarah Halifa-Legrand et Baptiste Legrand - Nouvelobs.com)

 

http://tempsreel.nouvelobs.com//actualite/politique/20100402.OBS1831/rien-ne-va-plus-en-sarkozie-retour-sur-15-jours-de-castagne-a-droite.html

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19 juillet 2009 7 19 /07 /juillet /2009 03:44

Radeau de la MédusePar SuperNo


Et voilà, une fois de plus le P”S” remplit l’actualité de son néant intersidéral : résultat, alors qu’on devrait parler de cette nouvelle torpille sarkozyste de
travail du dimanche sans supplément ni compensation dans les “zones touristiques”, du Karachigate, ou du détournement programmé de la taxe carbone pour “baisser les charges des entreprises”®, on ne parle que du P”S” : les Européennes, ‘Hénin Beaumont, et surtout de Valls qui écrit à Aubry qui lui répond : autant de nouveaux soubresauts qui parsèment la longue et douloureuse agonie d’un parti qui n’a pas réussi à passer le seuil du XXIème siècle.

Manuel Valls, ce petit paltoquet impatient, nouvel avatar de politicien complexé par sa petite taille et qui veut prendre sa revanche sur le monde entier, fait des caprices pour exister, se rebelle contre sa taulière, et veut changer le nom du P”S”. Pour l’appeler sans doute “UMP” (Union de Manuel et de Parisot).

Que perdons-nous notre temps à commenter les états d’âme de ce minus ! Pourquoi tous les médias accordent-ils un temps d’antenne démesuré à ce perpétuel non-événement ?

Pendant ce temps, la planète chauffe et Sarkozy casse ! Qu’est ce qu’il doit se marrer ! Il a sans doute tous les défauts du monde, mais son instrumentalisation de l’insondable nullité des “socialistes” pour avancer sans entrave est un chef d’oeuvre de stratégie politicarde.

J’ai deux visions pour le parti “socialiste” : l’une, quand je garde les yeux ouverts, est réaliste voire cynique. L’autre, si je ferme les yeux, est plus utopique, mais c’est la seul qui permet de garder espoir…

Les yeux ouverts, ça donne ça :

- Il y a au Parti “Socialiste” plus de candidats pour 2012 que d’idées. Depuis la mort de Mitterrand, et encore plus depuis la débâcle de Jospin (dont, certains le rappellent opportunément, Valls était le conseiller en communication !) en 2002, c’est un champ de ruines sur lequel prospère la droite libérale. Faute de chef charismatique et respecté, une bande de cheffaillons de seconde zone passe son temps en querelles au ras des paquerettes auxquelles le profane (dont je suis) ne comprend rien, si tant est qu’il y ait quelque chose à comprendre d’autre que les méfaits de l’ambition mal placée et des tactiques minables. Bien malin celui qui pourrait dire aujourd’hui ce qu’est le parti “socialiste”, s’il est de droite, de gauche, ou plus probablement de nulle part…

- La plupart de ces “candidats”, le paltoquet Valls, la récidiviste Royal, le déphasé Hollande ou le présomptueux Moscovici, sont à ce point à côté de leurs pompes qu’ils sont incapables de comprendre que leur charisme et leurs qualités personnelles ne leur laissent pas la moindre chance de déboulonner le Lider Minimo.

- Le seul candidat encarté au parti “socialiste” qui ait une chance d’y parvenir est, mille fois hélas, DSK. Du moins s’il n’est pas éliminé lors des primaires par une nouvelle entourloupe de communication comme celle de Royal en 2006.

Croyez bien que ça me coûte d’écrire ça, puisque la politique de DSK serait peu ou prou celle de Sarkozy, avec la “croissance” pour seule boussole, et que le personnage n’est guère plus reluisant, que ce soit par exemple dans ses relations avec les femmes , avec le fric ou avec Israël.

Mais bon, avec la relative légitimité que lui a conféré la présidence du FMI, son talent de baratineur et de débatteur redouté par Sarkozy, il pourrait, en faisant une campagne “à gauche” (qu’il oubliera sitôt élu) renvoyer Sarkozy chez Carla.

L’expérience récente démontre en effet que les pires ultralibéraux n’ont jamais été remplacés par des gauchistes contestataires, mais par des “socio-libéraux”, qui ont peu ou prou poursuivi le boulot. Blair a remplacé Thatcher, Zapatero a remplacé Aznar, Prodi a (brièvement) remplacé Berlusconi et … Obama a remplacé Bush. Inutile de fantasmer, si Sarkozy devait être remplacé en 2012, ce ne serait certainement pas par Besancenot ou Mélenchon, mais bien par DSK (Bayrou étant définitivement “trop minable”®) …

Si je ferme les yeux, ça donne ça :

Royal, Valls, Montebourg, Hollande, Moscovici, Peillon et bien d’autres vont rejoindre ce qui reste du Modem dans un nouveau parti qui pourrait s’appeler le RM (Radeau de la Méduse), et où, entre deux engueulades micro ouvert, on deviserait doctement de la manière de “relancer la croissance”®.

Aubry, DSK, Fabius,  autres éléphants sur le retour, fossoyeurs de la Gauche, prennent enfin une retraite méritée, après tant d’années passés à faire la preuve que le concept de “social-libéralisme”, qui n’est autre que du sarkozysme non assumé, est une idéologie périmée.

Kouchner, Bockel, Lang, Rocard, Allègre, Attali ne changent surtout rien.

Enfin les vrais socialistes, ceux pour lesquels “libéralisme” est un gros mot, et qui sont actuellement mal à l’aise dans les baskets du P”S” comprennent enfin que les vieilles lunes du XXème siècle, le productivisme, le con-sumérisme, et ce culte ridicule de la croissance, n’ont fait que concentrer la richesse dans les mains de quelques uns, ont exploité la majorité, et pour finir conduit l’humanité tout proche de sa fin (note aux thuriféraires ahuris de la croissance : oui oui, nous en sommes bien là !)

Ils y rejoignent les camarades du Parti de Gauche, ainsi que ceux, de plus en plus nombreux, au NPA, au PC et chez les Verts qui ont compris que l’environnement et l’énergie  seront les enjeux majeurs du XXIème siècle, et que la “Croissance Verte” est une foutaise, la dernière tentative des libéraux pour sauver leur boutique. Le mot-clé est “décroissance”. Il me semble d’ailleurs avoir entendu Benoît Hamon le prononcer.

Ils n’ont pas à chercher bien loin, au P”S”, ils ont (ou avaient ? car ils ont tous pris la fuite après le congrès de Reims, autre Trafalgar) un “courant” baptisé Utopia , qui a tout compris. Ecoutez-les, ils vont tout vous expliquer, et notamment les concepts de “décroissance” et de “sortie de l’aliénation à la valeur travail”, si cruellement d’actualité !


Source: SuperNo


Commentaire :

À propos de « l’affaire » Valls

Posté dans Politique par Gérard Filoche le 16 juillet 2009

Le problème ce n‘est pas tant que Manuel Valls parle.

Le problème, c’est ce qu’il dit et le fait que personne ne lui réponde sur le fond.

Chaque fois que Valls parle contre la retraite à 60 ans, pourtant défendue par 8 syndicats sur 8, il nous fait perdre des voix.

Le problème c’est que Valls défend en gros la politique de Sarkozy au lieu de défendre les droits sociaux et du travail, le contrôle sur les licenciements, comme les salariés l’espèrent.

Le problème n’est pas un problème de « génération » : à choisir, il vaut mieux des sexagénaires bien trempés à gauche que des quadragénaires jeunes coqs droitiers.

Valls n’a rien de « moderne », sa mise en cause du socialisme est vieille d’un siècle, banale comme les discours des « néos » : mais le problème c’est que le PS ne dise rien de précis pour défendre les retraites, hausser les salaires, reconstruire le droit du travail, partager les richesses.

Bon sang, rien ne sert d’admonester Valls sur le plan de la seule discipline ; nul ne l’entendrait si, en ce moment, avec toute la gauche, on défendait 35, 60, 1600, - 35 h, 60 ans, 1600 euros. Et la gauche répondrait forcément « présente » à nos appels à l’unité !

Il nous faut une ligne offensive à gauche et Valls ne sera plus un problème : « travailler moins pour travailler tous tout de suite » : la crise du capitalisme est liée aux gains de productivité non redistribués, à l’appauvrissement qui en résulte, à la finance incontrôlée qui les torpille. En face, le socialisme est une idée neuve, affirmons-là.

Gérard Filoche, le 16 juillet 2009

nb :à lire dans le blog de Gérard Filoche, le dernier utopiste à défendre un certain PS

LENZ

http://sos-crise.over-blog.com/article-33981450-6.html#anchorComment

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25 juin 2009 4 25 /06 /juin /2009 05:11
A Versailles, Sarkozy était roi, hier - JPG - 257.1 ko A Versailles, par NARDO




Sarkozy se mange le millefeuille administratif

Congrès / mardi 23 juin par Marion Mourgue


Pourquoi Nicolas Sarkozy est encore revenu, hier à Versailles, sur la réforme des collectivités territoriales ? Et cela malgré l’opposition de nombreux élus UMP.

Pour la première fois depuis 1848, le président de la République s’est adressé directement aux parlementaires (députés et sénateurs), réunis hier en Congrès à Versailles. « Nous irons au bout de la réforme des collectivités locales », a promis Nicolas Sarkozy. « Nous ne nous déroberons pas devant la réduction du nombre des élus régionaux et départementaux, nous ne nous déroberons pas devant le problème de la répartition des compétences ». Et de conclure le chapitre, par ces mots : « Nous irons jusqu’au bout de la réforme de la carte administrative ».

De quoi conduire à la mise en place des conseillers territoriaux, comme le préconisait, un an plus tard, en mars 2009, le rapport Balladur, avec la fusion des élus régionaux et des élus généraux. Manière aussi d’inscrire son nom au cœur de l’histoire de France, comme Napoléon l’avait fait, en 1800, avec la mise en place des départements…

Cette volonté d’entamer une réforme du millefeuille administratif n’est pas nouvelle chez Nicolas Sarkozy. Il y a un an, en juin 2008, à Limoges, le chef de l’État s’était montré très clair sur ses intentions de réformer les « structures territoriales ». « Il va falloir qu’un jour – je me demande si ce ne sera pas un chantier pour 2009 –, on parle des structures territoriales en France. Parce que nous sommes arrivés à un degré de complexité sans précédent ! Comment on s’y retrouve ? », s’était interrogé le chef de l’État.

Moins de six mois plus tard, lors de son discours de Toulon, Sarkorzy en avait remis une louche. « Le moment est venu de poser la question du nombre des échelons de collectivités locales dont le nombre et l’enchevêtrement des compétences est une source d’inefficacité et de dépenses supplémentaires ». Avant d’ajouter : « J’assumerai mes responsabilités sur la diminution des effectifs et sur la réforme des échelons territoriaux français. Cela fait trop longtemps qu’on en parle, maintenant on va agir, on va décider ».

« Big bang » territorial

Le sujet est pourtant politiquement glissant – un parlementaire sur quatre est aussi conseiller général ou régional – pour un gain limité : cette réforme n’est pas la priorité des Français en ces temps de crise et reste techniquement difficile à appliquer. Cerise sur le gâteau, elle est loin de faire l’unanimité au sein de la majorité, puisqu’elle revient à demander à des milliers d’élus locaux d’accepter la suppression de leur siège.

Face à ce « big bang » territorial annoncé, les sénateurs ont déjà fait valoir leur opposition. Une commission de 36 sénateurs, présidée par Claude Belot (UMP), vient de publier un rapport qui se veut très clair sur la question : refus de toute suppression de mandat et d’échelon territorial, aucune création de conseillers territoriaux qui remplaceraient les conseillers généraux et les conseillers régionaux.

Le président du Sénat, lui-même, Gérard Larcher, ne cache pas à ses visiteurs son intention de se faire le porte-voix des réticences des parlementaires. Si son prédécesseur, Christian Poncelet, avait l’habitude d’exécuter toute demande de réforme élyséenne, Larcher, lui, revendique son indépendance par rapport au Château. Et juge la compression du nombre des élus locaux tout bonnement inconcevable. De quoi affaiblir sa cote à l’Élysée

Sarkozy s’obstine

Malgré ces embûches, Sarkozy tient coûte que coûte à sa réforme. Manière d’envoyer un message à son électorat : les réformes se poursuivront jusqu’à la fin de son mandat et l’explosion des déficits publics n’est que temporaire. « Avec cette réforme des collectivités, on recherche plus d’efficience, plus d’économie, une simplification de l’organisation en la rendant plus compréhensible aux Français », commente le sénateur UMP, Philippe Marini. « Aujourd’hui, on a des niveaux d’administration territoriales qui se chevauchent et qui font des doublons. » Sur son blog, il y a quelques jours, le sénateur Jean Arthuis se faisait encore plus clair : « La perspective d’un déficit global de nos finances publiques supérieur à 120 milliards d’euros, soit 6% du produit national, doit faciliter notre prise de conscience et nous aider à surmonter toutes les tentations d’immobilisme ».

En un mot, les élus, à commencer par les sénateurs, n’ont plus qu’à être d’accord. S’ils ne le sont pas, ils devront présenter de solides arguments. « Des nuls », a l’habitude de trancher Nicolas Sarkozy, quand députés ou sénateurs ne votent pas les textes comme un seul homme.

Lu sur Bakchich :

http:// www.bakchich.info/Sarkozy-se-mange-le-millefeuille,08094.html

http://www.dazibaoueb.fr/article.php?art=4500

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17 juin 2009 3 17 /06 /juin /2009 19:09



Travailler plus qu'ils disaient !

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roland (Dazibaouebmaster) Avant-hier 20H30

Par Rva (Intox2007)

"Travailler plus pour gagner plus", vous vous en souvenez ? Oui, par ce que c'est bizarre mais les zozos de l'UMP n'en parlent plus. J'avais déjà dénoncé le mensonge statistique en 2007 et en 2008 et cela montrait le gros mensonge, la grosse arnaque que le PS n'avait pas réussi à démonter en 2007. Et voilà la surprise de 2009 et une grosse, vraiment grosse surprise qui n'est qu'une confirmation.

En effet, il suffit de consulter Eurostats ou l'OCDE pour découvrir la chose suivante: Le nombre moyen d'heures travaillées par semaine par un travailleur à temps plein ne bouge pas depuis 3 ans en France. Le troll UMP va nous expliquer que les 35 heures ceci-cela, mais non mon neuneu, là on parle d'heures réellement travaillées par ceux qui travaillent. Ceux qui bénéficient donc des fameuses heures supplémentaires. Ce n'est pas l'horaire légal.

Ici c'est une grosse moyenne, sur des tonnes de données. Et voilà le résultat pour l'OCDE :


Comme d'habitude, vous devez cliquer sur l'image pour l'observer en grand, à moins d'avoir de très bons yeux et un écran 24 pouces.

Vous allez donc constater sous vos yeux ébahis que depuis 2005, la moyenne française est soit 40,8 ou 40,9 heures. Il n'a y a donc toujours pas plus d'heures travaillées par semaine dans ce pays.

La moyenne est même passée de 40,9 à 40,8 de 2007 à 2008.

La bande de nuls qui nous expliquait qu'on ne travaillait pas assez dans ce pays devrait méditer sa propre connerie! Je crois même qu'on peut parler d'échec.

On vérifiera sans doute en 2010 à la même époque le même mensonge. Cela explique pourquoi les zozos de l'UMP ne parlent plus de travailler plus pour gagner plus. En plus d'être en total décalage avec l'augmentation du chômage depuis fin 2008, voilà que les statistique officielles de l'OCDE démontrent l'échec de l'arnaque du travailler plus pour gagner plus et de la politique de la valeur travail.

Source: Intox2007

http://www.dazibaoueb.fr/article.php?art=4347


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17 juin 2009 3 17 /06 /juin /2009 18:41

Dans "Parti Socialiste", il y a "Socialisss" et ça pose un énorme problème conceptuel. Depuis 2002, Brave Patrie ne cesse de le répéter, et il semblerait qu’enfin nos analystes politiques aient été entendus. Encore, à la limite, si les membres dudit Parti Socialiste étaient véritablement socialistes, on pourrait comprendre qu’il aient conservé aussi longtemps une dénomination si incongrue, mais le fait est qu’en réalité, les socialistes sont des gens de droite qui s’ignorent, en atteste par exemple la trajectoire de l’admirable Eric Besson. C’est dans ce même esprit réformateur que le linguiste Manuel Valls suggère que la Parti Socialiste change enfin de nom. Il était temps. La rédaction l’a rencontré.

Alfred-Georges, mardi 16 juin 2009

Selon un sondage Ipsos/Ivan Rioufol, plus d’un Français sur deux est favorable à la fusion des gauches. Manuel Valls a bien compris le message. Il considère qu’il y a à gauche un problème de leadership, et se propose modestement pour assumer la difficile mission de mener le PS à la victoire en 2012 (ne riez pas, au fond). Et la victoire passe d’abord par un remaniement profond des structures du parti, à commencer par le fait indéniable que précisément, il est socialiste, et ça c’est inacceptable.

Manuel Valls nous donne rendez-vous dans un bouge d’Evry. Nous sentons immédiatement que nous avons affaire à l’homme du renouveau. Droit comme la justice, l’oeil pétillant, la poignée de main ferme mais chaleureuse. Notre homme passe commande : "Bon Momo, tu me mets quelques blancs, quelques white, quelques blancos, quelques Muscadets, quoi". Manuel ne perd pas de temps pour lancer son pavé dans la marre de la bien-pensance crypto-marxiste : "La terminologie Socialiste est passéiste, has been, out, hacia fuera, hinaus, Scheisse. Ça renvoie à de vieux thèmes qui datent du XIXème siècle, tu te rends compte ? Et pourquoi pas République, tant qu’à y être, comme ça on remonte à l’antiquité", s’emporte t-il.

Le bravepatriote avisé ne peut qu’opiner du chef, à plus forte raison que le mot "Socialiste" n’attire que les prolos, et des prolos, en France, il n’y en a plus : la crise a fait le ménage et ils ont tous été délocalisés en Inde pour 69 euros par mois. L’avenir du socialisme, s’il en a un, c’est donc en Asie du sud-est, loin, très loin de l’Europe occidentale. On a presque envie d’ajouter que le mot "Gauche" semble lui-aussi inadapté aux réalités du Nouveau Monde, et que lui substituer le mot "Droite" serait forcément opportun.

Mais Manuel Valls ne saurait cantonner son élan réformateur au seul socialisme. C’est même la terminologie "Parti", qui lui pose un problème : "C’est sectaire, closed, cerrado, geschlossen, chiude, in your ass you motherfucker hijo de puta". Il préfèrerait le terme "Mouvement", qui renvoie, nous ne manquons pas de le relever, à la personnalité du Président Sarkozy, l’homme en perpétuel mouvement. Il poursuit : "Oui, il faut penser quelque chose de nouveau, de plus ouvert, open, Mützen auf, Fuego, Salha Malekum". S’inspirer de ce qui se fait ailleurs, comme les Démocrates aux States, qui sont quand même libéraux. La lutte des classes c’est terminé : maintenant tout le monde a envie d’être riche, même les pauvres. "Le mot Démocrate aura permis la victoire d’un noir, black, nigga’, negros aux élections présidentielle. Alors je me dis, pourquoi pas un Catalan à l’Elysée ?", se prend-il à rêver. Et quelle victoire a t-on envie d’ajouter aux propos du futur premier secrétaire. Le messie Obama est adulé, à tel point qu’il pourrait se soulager dans la bouche des américains qu’ils en redemanderaient.

L’entretien touche à sa fin. Manuel Valls nous livre ses conclusions : "Voilà, c’est donc tout trouvé. Mouvement et Démocrate, ça donne : le Mouvement Démocrate. Un instant j’avais pensé à Front National, mais ça fait trop blonde". A n’en pas douter, un nom qui sent le triomphe à plein nez, qui sent la machine à gagner les élections. Nous laissons notre interlocuteur, subjugués par son brio : M. Sarkozy méfiez-vous, a star is born.

http://bravepatrie.com/Manuel-Valls-Le-Socialisme-ca-sent,1301

http://panier-de-crabes.over-blog.com/article-32756486.html


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