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26 mars 2013 2 26 /03 /mars /2013 01:05

 

Lundi 25 mars 2013

Crise en EspagneLa crise est une occasion, diront certains à juste titre, pour tenter de renverser les rapports de force entre les classes et inverser le processus de démobilisation des forces populaires à travers le monde. Mais la crise est aussi une opportunité pour les classes dominantes. La bourgeoisie nationale et transnationale a conquis ces dernières années de plus en plus de pouvoir en profitant de la disparition des frontières au sein d’un super État européen et de l’instauration du marché unique pour porter une attaque sans précédent sur le conditions de vie des classes populaires, allant même jusqu’à rétrograder socialement les maillons les plus faibles de leur propre classe. La majorité des Espagnols est ainsi engagée dans un processus de paupérisation – certains parlent de prolétarisation - qui semble irrémédiable. 

 

Les données publiées par l’ONG catholique espagnole Caritas parlent d’elles-mêmes. Les riches gagnent en moyenne sept fois plus que les pauvres, faisant de l’Espagne l’un des pays connaissant un des taux d’inégalité les plus élevés sur le continent européen. La fourchette entre les riches et les pauvres a d’ailleurs augmenté de 30 % ces dernières années.

 

L’organisation, qui a vu se multiplier de mois en mois le nombre de personnes en quête d’un repas chaud, de vêtements, d’un toit, de soins médicaux, etc., a comparé la situation des 20 % les plus riches à celle des 20 % les plus pauvres. Les résultats de cette étude sont publiés dans un rapport que nous nous sommes procuré. Comme on pouvait s’y attendre, « le pire effet de la crise est la forte augmentation de l’inégalité sociale, qui aboutit à un niveau de fragmentation sociale jamais atteint jusque-là ».

 

Le revenu moyen par habitant était l’an dernier de 18.500 euros en Espagne. Il n’a pratiquement pas augmenté depuis dix ans. Pis, il a diminué de 4 % depuis 2007 alors que les prix ont flambé de 10 % depuis cette même date. Si on prend en compte l’augmentation de la fiscalité, directe ou indirecte (y compris sur les franges les moins aisées de la population), c’est au final une perte sévère de pouvoir d’achat à laquelle doivent faire face les Espagnols.

 

Depuis 2006, le revenu des plus pauvres a diminué de 5 % chaque année tandis que celui des riches a augmenté… et de bien plus. La perte du pouvoir d’achat va de pair avec les coupes claires dans le budget des services sociaux ; depuis quelques années, quantité d’hôpitaux et de centres de soins, d’écoles et d’universités, ont mis la clé sous la porte, rendant infernale la vie de millions de familles.

 

Depuis cette même date, le nombre de foyers dans lesquels aucun des membres n’a travaillé est passé de 380.000 à 1.800.000. Au dernier trimestre 2012, le taux de chômage s’établissait à 26,02 % de la population active (soit presque six millions de chômeurs).   

 

Ceux qui disent que la crise est une opportunité ont raison. Mais la crise des uns n’est pas celle des autres, et force est de constater que ce sont les classes dirigeantes qui tirent jusqu’à présent les marrons du feu…

 

Capitaine Martin

 

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9 mars 2013 6 09 /03 /mars /2013 02:58

http://blog.pierreverges.fr/economie-2/les-mythes-de-lausterite-fiscale-une-analyse-de-pascal-de-lima

Chronique de 
Economiste et enseignant, Sciences-po
 

05/03/13 13:37

Mise en vente des bijoux de la Couronne : la fin du Portugal

Le pays vit une période historique de privatisation forcée de son héritage culturel et patrimonial.

Le Portugal vit une période historique de privatisation forcée de son héritage culturel et patrimonial hérité de la révolution des œillets. Les prêts conditionnés de la Troïka l’ont obligé à privatiser le pays. La restriction budgétaire amenant la récession, les objectifs de déficit public ne seront pas atteints en 2013. En 2012, on observe cependant une amélioration des déficits publics sans pour autant atteindre les objectifs initiaux. Aujourd’hui l’objectif est de parvenir à 3% du PIB fin 2014.    

Socialement la réponse à ces vagues de privatisation est pour le moins surprenante : le pays connait un phénomène sans précédent éloigné de l’état d’esprit naturel des portugais, pacifistes dans leur belle maison du bord de l’Atlantique. Ils se révoltent. Ils ont même été à l’origine du mouvement des indignés parti de Lisbonne. Les grèves et manifestations à répétition se multiplient dans tout le pays. C’est assez nouveau pour être signalé. Le Principal syndicat portugais a prévu des rassemblements dans tout le pays ce week end, et ceci montre que quelque chose est en train d’exploser pour un peuple assez peu enclin à ce type de comportement. 

Les Portugais en ont assez de ne plus avoir le destin de leur Nation en main. L’un des derniers symboles de l’héritage culturel du Portugal, les chantiers navals de Viana do Castelo ont été tout simplement mis en vente. De nombreux candidats du nord de l’Europe et des Pays de l’Est se sont pressés, norvégiens, russes, et même chinois se précipitent.  Un groupe russe devrait l’emporter, RSI du magnat russe Andrei Kissilov sans aucune expérience naval pour 10 millions d’euros. Triste destin pour ce chantier naval emblématique – nationalisé après la révolution des œillets de 1974 – qui croulait sous les commandes et employait dans les années 1990, 2800 salariés.

Sur fonds d’immenses grues immobilisés les travailleurs au petit matin vont au travail. Les têtes sont baissées, les pas rapides vers la cantine de l’entreprise. Ce matin et comme presque tous les jours ils arrivent à 8H et les carnets de commandes sont toujours vides ou presque : la réparation d’un navire et c’est tout. Un contrat de deux asphaltiers devait être livré en 2014 et signé avec le Vénézuela contre 128 millions d’euros mais sans que personne ne sache vraiment ce qui se passe, les travaux ont été stoppés.

Un terrorisme ambiant est palpable. Les impressions sont toujours les mêmes, les Portugais ne comprennent pas pourquoi ils devraient payer pour les errements de l’Europe. Ils sont d’accord pour être sanctionnés sur leur manque de productivité et éventuellement accepter d’attendre que les temps soient meilleurs mais pourquoi payer pour les promesses non tenues d’une Europe en crise qui tentent de leur enlever tout ce qu’ils ont acquis et pour une crise financière qui vient d’ailleurs. Aujourd’hui on assiste à une désindustrialisation massive du pays. Tout ce qui a été construit depuis 1986 date d’entrée du Portugal dans la Communauté Economique Européenne est maintenant vendu. L’Europe qui leur a tout donné, est l’Europe qui leur reprend tout. Les discussions des brasseries sont emprunts d’amertume et souvent très agressives contre l’Europe, contre le fisc portugais qui ne fait qu’exécuter des décisions venues d’ailleurs. Les crises d’anxiété sont partout. Des joies incohérentes, enivrées parfois. Certains ont 4 décennies de travail dans ces chantiers navales. Et les préretraites sont repoussées à 65 ans.

Pour les habitants de Viana do Castelo comme pour le reste du pays, la récente vague de privatisation inquiète. Les derniers fleurons stratégiques de l’économie portugaise s’envolent.  Il y a un sentiment généralisé de perte de souveraineté et la maîtrise du destin des Portugais se perd dans une nostalgie profonde. 

 

http://www.journaldunet.com/economie/expert/53574/mise-en-vente-des-bijoux-de-la-couronne---la-fin-du-portugal.shtml

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28 février 2013 4 28 /02 /février /2013 01:41

 

Beppe Grillo.

Beppe Grillo. © Reuters

http://www.levif.be/info/levif-blog/le-midi-du-vif/elections-italiennes-derriere-le-folklore-un-avertissement-a-l-europe/opinie-4000254016020.htm

Elections : l’Italie vire UE-sceptique

Posted: 25 Feb 2013 11:40 PM PST

 

Absence de majorité, mauvais résultat de Mario Monti, remontée de Silvio Berlusconi, performance de Beppe Grillo : le résultat des élections Italiennes provoque de nombreux commentaires. Mais la plupart oublient une chose essentielle : le peuple Italien a voté contre l’Union Européenne actuelle.
Une nouvelle faille dans la tour de Babel européenne
Pourtant, le pédigré des candidats aux élections devait permettre un soutien sans faille aux politiques menées en coordination avec la Commission. D’un côté une coalition de centre-gauche, qui avait réussi ses primaires et élu un candidat populaire. De l’autre, l’ancien Premier Ministre, Mario Monti, que beaucoup créditaient du redressement financier pays. En face, un ancien Premier Ministre encombré par de multiples affaires et un ancien humoriste qui lançait son parti.
Résultat : une majorité absolue d’Italiens a voté pour les deux derniers, qui ont adopté une tonalité extrêmement critique à l’égard de l’UE. Silvio Berlusconi n’a cessé d’attaquer la politique européenne, l’euro cher et l’Allemagne qui impose son agenda. Beppe Grillo est allé encore plus loin en proposant de sortir de la monnaie unique. Le résultat est d’autant plus cruel pour les euro-béats que Mario Monti fait moins de 10% des voix, près de trois fois moins que le M5S de Grillo.
En outre, il faut voir que la coalition de centre-gauche n’a devancé les partisans de Silvio Berlusconi que d’un cheveu (29,6 contre 29,2% à l’Assemblée et 31,6 contre 30,7% au Sénat). Comme le souligne le secrétaire général adjoint du Parti Démocrate : « si ces résultats sont confirmés, de 55% à 60% des électeurs italiens auront voté brutalement contre l’euro, l’Europe, Merkel et l’Allemagne ». L’Italie, sensé être un pays solidement attaché à l’Europe, a changé d’opinion.
A quand la chute du premier domino ?

Le résultat Italien n’est pas isolé puisque tous les pays européens semblent prendre leurs distances avec cette mauvaise construction européenne qui a plongé les pays du continent dans une récession aussi inutile qu’inhumaine. Déjà, la Grèce a été sur le point de changer de bord en juin 2012 quand Syriza a manqué la première place aux élections législatives de très peu. La Grande-Bretagne de David Cameron se pose désormais la question de quitter l’Union Européenne.

Le peuple allemand n’a plus la moindre illusion sur cette Europe : seulement 14% de la population soutient les euro obligations, au point qu’Angela Merkel les a exclu de son vivant ! Le fait que la chancelière se soit alliée avec le très euro-sceptique David Cameron plutôt qu’avec l’allié traditionnel qu’est la France pour réduire le budget européen il y a quelques semaines montre aussi que le centre de gravité politique en Allemagne sur l’Europe a bougé et il est hostile à l’UE.
Angela Merkel a bien compris qu’en adoptant une ligne dure à l’égard de cette Europe, elle a la quasi assurance de battre un SPD beaucoup plus UE-phile et qui se fera battre à plat de couture s’il ose plaider pour une plus grande (et coûteuse, pour les Allemands) intégration. Bref, les failles se multiplient dans cet édifice européen de plus en plus instable. Pire, pour les fédéralistes, il suffit d’un seul vote pour que le démontage de cette construction folle commence enfin.
Face à cette évolution, les élites françaises du PS, de l’UMP, du Modem et des Verts sont comme les derniers indiens. Ils n’ont pas compris que l’UE est morte. Certes, elle avance encore, comme un canard sans tête, mais le nombre de peuples candidats pour lui donner le coup de grâce ne cesse de grandir…
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VOIR  MON  ANALYSE  ici ::

 

 

Mercredi 27 février 2013

 

UE-dictature.jpg

 

 

La démocratie n'est plus qu'un idéal..

L'Europe l'a tuée !

Par chantal Dupille (eva R-sistons)

 

 

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28 janvier 2013 1 28 /01 /janvier /2013 06:43

 

Posté le 27 janvier 2013 par Bcolmant

Si l'Espagne sociale bascule, on fait quoi ?

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Bien sûr, il y a cette sentence définitive et désabusée que le Chancelier impérial Bismarck aurait prononcée : les nations n'ont pas d'amis, mais uniquement des intérêts.

Pourtant, imaginons qu'en avril ou juin de cette année, l'Espagne constate s'enfoncer un peu plus dans la récession après des trimestres de baisse du PIB.

Imaginons que la chute des salaires (de l'ordre de 8 % à 10 % depuis le début de la crise), conjuguée à un taux de chômage de 26 %, soit plus de 6 millions de chômeurs (un niveau qui n'avait plus été atteint depuis la dictature franquiste), une demande intérieure en baisse sévère et l'absence de perspectives deviennent insupportables ?

Imaginons qu'on réalise qu'un chômage de plus de 50 % chez les jeunes est la négation d'un avenir ou de tout espoir de prospérité à moyen terme.

Imaginons que la classe moyenne continue d'être désagrégée et reste empêtrée dans des problèmes d'endettement hypothécaire qui sont devenus insolubles, malgré une économie en noir de l'ordre de 20 % ?

Imaginons que la dévaluation interne, qui consiste à appauvrir le pays afin d'espérer en stimuler les exportations (ce qui se confirme d'ailleurs) conduise à un sentiment d'iniquité ?

Imaginons, qu'en avril ou en juin, ainsi que les meilleurs sociologues espagnols l'en avertissent, le mur de papier entre une relative paix sociale et des éruptions de contestations sociales s'enflamme, que va-t-il se passer ?

Ce jour-là, d'aucuns rappelleront, à juste titre, que ce n'est pas l'endettement public qui a causé la perte de l'économie espagnole, mais bien l'explosion d'une bulle immobilière, elle-même induite par les taux d'intérêt bas que l'euro permettait.

Mais, ce jour-là, d'autres invoqueront la détresse d'un peuple et l'impossibilité de surmonter une crise sous des mesures d'austérité et de rigueur imposées par les autorités européennes qui exigent un retour théorique, car improbable, à l'équilibre budgétaire en 2015, alors que tout économiste en herbe sait que l'austérité conduit, dans nos communautés, à une augmentation de l'endettement.

Bien sûr, ce jour-là, on assouplira d'urgence les mesures d'austérité mais ce sera trop tard.

La BCE interviendra pour refinancer l'Espagne dont les taux d'intérêt auront augmenté, mais ce sera avec réticence et peur d'effet de contagion.

Ce sera peut-être aussi trop tard car la vindicte populaire sera aveugle et considérera qu'un retrait des mesures d'austérité disqualifie, à postériori, leur bien-fondé politique et que cette aumône sera accessoire par rapport à l'appauvrissement collectif.

Ce jour-là, l'ordre public sera peut-être perturbé, et d'aucuns rappelleront que sans l'euro, la devise nationale espagnole aurait été disciplinée par la dévaluation, et que finalement, une monnaie trop forte n'était pas adaptée à une rue qui se rebiffe.

Ce jour-là, on se rappellera que la rue n'a pas raison…mais qu'on n'a pas raison non plus contre la rue.

 

http://blogs.lecho.be/colmant/2013/01/si-lespagne-explose-on-fait-quoi.html

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24 décembre 2012 1 24 /12 /décembre /2012 03:16

 

Link to OkeaNews

 

Miltiadis : « J’ai vraiment perdu tout espoir pour l’avenir »


Posted: 22 Dec 2012 01:00 AM PST


Pour cette fin d’année, je vous propose une petite série de portraits réalisés en Grèce par Cédric Spilthooren, photographe. Vous pouvez retrouver le travail de Cédric sur son site internet. Merci à lui pour ce travail et pour son autorisation pour la publication sur le site (traduction OkeaNews). Quatrième portrait : Miltiadis, 35 ans. Je suis âgé de 35 ans. A [...]

 

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15 novembre 2012 4 15 /11 /novembre /2012 00:06
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13 novembre 2012 2 13 /11 /novembre /2012 04:48

 

 

La crise grecque vécue de l’intérieur,

en vidéo


Voici le premier épisode d'un documentaire qui propose de découvrir ce qu'il se passe au coeur de la population grecque.

 

Il était déjà disponible en version "audio", mais voici la nouvelle version avec un montage image.

 

La page web du projet : http://hivereuropeen.wordpress.com/

 

Et les deux épisodes suivants se trouvent ici :

 

http://hivereuropeen.wordpress.com/listen/episode-2-athens-second-part/

http://hivereuropeen.wordpress.com/listen/episode-3-athenes-troisieme-partie/

 

 

 

En Grèce, l’austérité est en train de ravager la société existante. Les premiers à pouvoir en parler sont les Grecs eux mêmes, qui ont ici le temps de nous livrer le témoignage de ce qu’ils vivent.

Ça fait froid dans le dos, et ce n’est que le début (en tous cas d’après la Troïka qui en veut encore pendant huit ans...).

 

Ceci est le premier épisode de la série, dans sa version vidéo. Les deux deux épisodes suivants sont à écouter à ces adresses :

http://hivereuropeen.wordpress.com/listen/episode-2-athens-second-part/

http://hivereuropeen.wordpress.com/listen/episode-3-athenes-troisieme-partie/

 

Plus d’informations sur le documentaire à trouver ici : http://hivereuropeen.wordpress.com/

 

Bonne écoute.

 

Image : Stefania Mizara, tous droits réservés

 

http://www.agoravox.tv/actualites/europe/article/la-crise-grecque-vecue-de-l-36926

 

 

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Link to OkeaNews

Similitudes, par Etienne Haug [Chroniques d'un hiver européen]

Posted: 12 Nov 2012 12:44 AM PST

Imaginons un pays. Une crise financière sans précédent provenant de Wall Street va déstabiliser son économie. En moins d’un an, le pays plonge en récession et la baisse de la production combinée à l’augmentation du chômage de 9 à 14% de la population active vont gravement détériorer les finances de l’état. Ces finances étaient déjà fragiles à cause d’une dette importante contractée de manière plutôt contestable. Mais la nouvelle montée en flèche de l’endettement due à la crise économique inquiète les autorités qui procèdent à un changement de gouvernement et mettent au pouvoir un conservateur issu de la bourgeoisie, économiste formé à la London School of Economics. Dans le même style : :
  1. Chroniques d’un Hiver Européen, Episode 2 Aujourd'hui, deuxième épisode de "Chroniques d'un Hiver Européen", un superbe web radio-documentaire citoyen. Ce documentaire est à partager, à diffuser, partout : il est l'ensemble des voix grecques qui souhaitent...
  2. Chroniques d’un hiver Européen – Episode 3 Chroniques d’un hiver européen est une série documentaire radiophonique racontant le quotidien de citoyens européens pendant la crise économique connue sous le nom de « crise de la dette européenne...
  3. Chroniques d’un Hiver Européen, Episode 1 Aujourd'hui, premier épisode de "Chroniques d'un Hiver Européen", un web radio-documentaire citoyen. Comme je l'avais cité dans ce post, j'ai eu la chance de rencontrer Etienne Haug, le porteur du...

L’actualité complète de la Grèce pour la semaine du 5 au 9 novembre

 

2012 [avec rbnews]

Posted: 11 Nov 2012 02:54 AM PST

Retour sur une semaine d’actualité dense, en partenariat avec RadioBubble. Les faits marquants de la semaine : La Grèce encore a fait la une des médias internationaux au cours des deux dernières semaines, d’abord en raison de l’arrestation du journaliste Kostas Vaxevanis et d’autres cas de censure des médias, puis en raison du nouveau plan d’austérité familièrement connu comme le [...] Dans le même style : :
  1. Mordorandum : vers une Grèce du tiers mondeLe mordorandum est passé. 199 députés ont dit "Nai se ola" - oui pour tout - cette nuit. Les députés des 2 partis majoritaires (PASOK et ND) ayant voté "non"...
  2. Grèce : le mémorandum est-il légal ?A l'heure où la troïka et certains gouvernements européens (ou le nouveau président français, voir ici, commentaires à suivre dans un futur article) continuent à prôner l'austérité concernant la Grèce,...
  3. Mémorandum, Mordorandum : allocation chômage, prise d’otage et … scandale européen ?Deuxième effet Mémorandum : après la baisse de 22% des salaires, activée aujourd'hui, le 12 mars prochain, 290 000 personnes sans emploi -et ayant cotisé- vont voir leur allocation baisser...
AFP / 11 octobre 2012 17h53) ATHENES -
La Grèce se prépare à accueillir jusqu'à 20.000 refugiés de Syrie

www.romandie.com
 
 
Angela Merkel à Lisbonne sous les huées des manifestants
fr.euronews.com
Photo : === FLASH ! === L’EUROPE, UNE DICTATURE QUI SE MET EN PLACE = CONFÉRENCE + DÉBAT DE FRANÇOIS ASSELINEAU DIMANCHE 25 NOVEMBRE À 15H30 À ASNIÈRES (HAUTS-DE-SEINE) https://www.facebook.com/notes/fran%C3%A7ois-asselineau-union-populaire-r%C3%A9publicaine/-leurope-une-dictature-qui-se-met-en-place-conf%C3%A9rence-d%C3%A9bat-de-fran%C3%A7ois-asseline/10151115980387038

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12 juillet 2012 4 12 /07 /juillet /2012 04:42

 

http://www.lapresse.ca/photos/le-droit/201204/23/12-7507-visite-de-jean-charest.php

 

Un Lecteur me donne des nouvelles du Québec (eva) :

 

La cannicule vient de se terminer dans l'Est américain et c'est maintenant notre tour au Québec de la subir pendant 5-6 jours au grand plaisir des vacanciers ;- Notre Premier ministre provincial, Jean Charest, va stratégiquement profiter des vacances d'août pour déclancher des élections en discréditant le Parti Québécois (de Pauline Marois) qui appuie le mouvement étudiant et en vantant son fameux Plan Nord (avec les mines d'or, de diamant, de cuivre, d'argent et d'uranium).

 

Compte tenu du fait que les québécois sont généralement amnésique historiquement et analphabète politiquement, tout en étant divisé entre souverainistes et fédéralistes, entre la gauche et la droite et entre les générations, il y a de forte chance qu'il accède au pouvoir mais avec un statut minoritaire. Le parti Libéral de Jean Charest a une bonne base électorale avec les anglophones, les allophones, le milieux affairiste et évidemment les personnes âgées qui réclament confort et sécurité.

 

Le mouvement étudiant du printemps ''érable'' (les carrés rouges), est présentement en mode pause, mais si les élections sont déclanchées comme je le crois en août, il faudra s'attendre au retour des manifestations avec les casseroles. Jean Charest est un grand ami de Paul Desmarais (Power Corporation et Sunmédia) et de Nicolas Sarkozy qui est présentement ici avec Carla au Domaine des Desmarais à Sagard (dans Charlevoix sur la Côte Nord). Cette ploutocratie tente avec succès depuis le milieu des années 90 d'instaurer le néolibéralisme au Québec.

 

Pour le moment, il n'y a que les mouvements étudiants, syndicaux (le Québec est syndiqué à 40%) et Occupy Montréal-Québec-Sherbrooke-Gatineau qui résistent et sonnent l'alarme, mais le peuple dort encore dans le confort et l'indifférence. A la prochaine crise économique mondiale, je crois que le peuple va commencer à sortir de son hibernation.

 

Tant et aussi longtemps que nous avons du pain et des jeux, on se fout du reste ! A suivre !

 

Richard

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6 juillet 2012 5 06 /07 /juillet /2012 04:05

 

Le premier ministre portugais conseille aux jeunes de partir

Par Fabrice Nodé-Langlois Mis à jour le 04/07/2012 à 19:22 | publié le 04/07/2012 à 17:57 Réactions (208)
Pedro Passos Coelho, le premier ministre portugais.
Pedro Passos Coelho, le premier ministre portugais. Crédits photo : Francisco Seco/AP

Au Portugal, la crise s'accentue. Le premier ministre, Pedro Passos Coelho, en est venu à appeler ses compatriotes à chercher du travail ailleurs. L'an dernier, plus 120.000 Portugais auraient choisi le chemin de l'émigration.

La crise au Portugal s'accentue à tel point que le premier ministre, Pedro Passos Coelho, en est venu à appeler ses compatriotes à émigrer! Ils devraient «faire preuve de plus d'effort», «laisser leur zone de confort» en cherchant du travail ailleurs, a-t-il déclaré. Les enseignants incapables de trouver du travail au pays devraient ainsi songer à émigrer en Angola ou au Brésil, les anciennes colonies.

Partir? Carlos, 48 ans, enseignant vacataire à temps partiel depuis plus de vingt ans, y songe tous les jours. «Si vous me trouvez un travail, en France ou en Angola, je pars demain», dit-il dans son excellent français. Carlos a donné rendez-vous dans un café de la plage de Baleal, à côté de Peniche, un port de pêche situé à 100 km au nord de Lisbonne.

Sur les longues plages de sable fin de Peniche, les estivants arrivent en nombre. Ici, dans la capitale portugaise du surf, qui dispute le titre européen à Biarritz-Hossegor, le recul de plus de 3% du PIB annoncé pour cette année semble irréel. «Ici, c'est un petit paradis, concède Carlos en buvant un cafezinho face aux rouleaux. C'est moins sinistré que dans les régions agricoles et industrielles au centre du pays ou au sud de Lisbonne.»

Et pourtant. À entendre le maire, Antonio Correia, le chômage local, à 14 %, n'est pas loin des 15,2 % nationaux. À Peniche, à la crise de la pêche s'est ajouté l'assèchement du crédit bancaire. L'immobilier est aux premières loges des secteurs affectés. Les chantiers sont gelés. Les affiches «à vendre» et «à louer» fleurissent dans la petite cité balnéaire.

Plus d'un jeune sur trois au chômage

Les mesures draconiennes d'assainissement des finances publiques - baisse des salaires, des pensions et des allocations - affectent toute la société. Dans une ruelle du vieux bourg, le propriétaire de la petite boutique Baixa Mar (marée basse) d'articles de pêche a fini par craquer. Il a affiché en vitrine le nom de tous les clients qui lui doivent de l'argent. En pure perte.

Carlos, qui complète son salaire d'enseignant comme correspondant du journal local Gazeta das Caldas, a publié le mois dernier une double page illustrée de photos en petit format de devantures de boutiques fermées. Il en a compté plus de 300 dans la ville de Caldas da Rainha. Crise oblige, son salaire de journaliste a été brutalement coupé, de 800 à 600 euros mensuels.

Carlos, comme Fernando, chauffeur de taxi qui songe sérieusement à rejoindre l'un de ses fils exilé à Londres, ressent comme une impression de retour en arrière. Un retour à la génération de leurs parents partis en masse en France.


L'an dernier, plus 120.000 Portugais auraient choisi le chemin de l'émigration, notamment vers les ex-colonies à la croissance dopée par les hydrocarbures. Dans ce pays de la Vieille Europe de 10 millions d'habitants, plus d'un jeune sur trois est au chômage. À 16 ans, le fils de Carlos ne se voit pas d'avenir au pays et n'a pas attendu, lui non plus, l'exhortation désespérée du premier ministre pour rêver d'ailleurs.

 

LIRE AUSSI:

» L'Espagne et le Portugal choisissent l'austérité

» Portugal: Bruxelles envisage déjà un second sauvetage

» Quitter l'Europe en crise pour trouver un emploi

 

http://www.lefigaro.fr/conjoncture/2012/07/04/20002-20120704ARTFIG00611-le-premier-ministre-portugais-conseille-aux-jeunes-de-partir.php

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4 juillet 2012 3 04 /07 /juillet /2012 13:49

 

 

« Les chiens ont plus de chance que nous à Patras »

Posted: 03 Jul 2012 11:58 PM PDT


« Je crois que les chiens ont plus de chance que nous ici à Patras. J’ai été tabassé et j’ai vu d’autres personnes être tabassées par la police et les ‘commandos’1. Pouvez-vous me dire pourquoi ils nous traitent comme-ça ? J’ai toujours peur. J’ai peur de me réveiller. J’ai peur d’aller aux poubelles chercher de la nourriture. J’ai peur d’aller en ville. » Dans le même style : :

  1. « Ils ont lâché les chiens derrière eux », A. du Maroc, témoignage (3) sur l’ « Enfer Grec » à Patras « Ca fait quelques mois maintenant que je suis ici à Patras. Il y a un ordre de déportation contre moi. Nous n’avons pas seulement peur de la police et...
  2. « Nous venons d’un pays en guerre, pour trouver la paix, et nous nous retrouvons en pleine violence » « Je suis arrivé en Grèce en août 2011 et suis venu à Patras il y a un mois et demi. Je n'ai pas fait de demande d'asile. Patras est...
  3. « Je suis revenu [d'Athènes] à Patras à pied. » « Ca fait six mois que je suis ici Patras. Où qu’on aille, on risque de se faire attaquer par la police. Ils m’ont tabassé tellement de fois dans les...

Violences policières en Grèce : le rapport édifiant d’Amnesty International

Posted: 03 Jul 2012 04:58 AM PDT


Amnesty-International

 

 

Amnesty International était en conférence de presse aujourd'hui à Athènes concernant son dernier rapport sur les violences policières en Grèce. Ce rapport est disponible en fin d'article. Ce rapport est le deuxième en 10 ans concernant les brutalités de la police grecque. Après avoir indiqué l'importance de ce rapport, les journalistes présents ont indiqué être eux aussi les victimes de ces violences. Amnesty International a rappelé que le contenu du rapport ne dit rien de plus que le précédent d'il y a 10 ans. L'association observe que rien n'a été fait par les gouvernements pour changer ces attitudes : - "Le rapport ne concerne pas seulement les préoccupations d'Amnesty International sur la brutalité policière, il est aussi un constat de l'échec de l'Etat pour y faire face." Dans le même style : :

  1. Un rapport de l’UE indique que « plus d’austérité est nécessaire en Grèce » [Reuters]"La poursuite de l'aide financière internationale ne peut être poursuivie que si la mise en œuvre des politiques s'améliore," dit le rapport de la Commission. "La détermination des autorités grecques...
  2. « Les chiens ont plus de chance que nous à Patras »« Je crois que les chiens ont plus de chance que nous ici à Patras. J’ai été tabassé et j’ai vu d’autres personnes être tabassées par la police et les...
  3. Violences xénophobes contre des réfugiés à PatrasDes violences ont eu lieu à Patras, à l'ouest de la Grèce dans le Péloponnèse. La police aurait déclaré la situation "hors de contrôle". Il semble que 5 personnes aient...

 

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Published by Eva R-sistons - dans Les pays en crise
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