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7 mai 2011 6 07 /05 /mai /2011 07:08
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Connaître les plans du Nouvel Ordre Mondial
pour mieux les contrer
par eva R-sistons

 


Ayant compris que tout tend vers le Nouvel Ordre Mondial
(prôné aussi bien par un Sarkozy que par un DSK ou par un Attali),
et que tous les événements s'expliquent par le désir
de l'Oligarchie mafieuse de dominer de gré ou de force la planète entière
(peuples, dirigeants et ressources),
je publie de plus en plus d'articles 
qui analysent cette main-mise du NOM,
et les conséquences pour nous tous.

Par ailleurs, je suis en train de lire
le plus remarquable ouvrage écrit
sur les projets du Nouvel Ordre Mondial
et sur la manière d'y résister :
"La Démosophie".

Eric Fiorile a consacré vingt ans de sa vie
à étudier tous les aspects de la question,
avec sérieux, avec constance,
et parce que, comme moi d'ailleurs,
il veut léguer à ses enfants un monde viable,
il a réfléchi au moyen de contrer
les projets diaboliques, fascistes et génocidaires,
des tenants de cet immense désordre planétaire.

Je demande instamment à TOUS mes Lecteurs sans exception
de lire cet ouvrage décisif, passionnant,
extraordinairement bien documenté,
et de le relayer partout.
Aucun d'entre nous ne doit se dérober à ce devoir absolu
pour diffuser la vérité
et pour tenter d'éviter à l'humanité
de vivre bientôt ce qui sera sa perte.

Personne, je dis bien personne, ne sera épargné,
d'une manière ou d'une autre.
Et dès maintenant,
comme le démontre Eric Fiorile,
Militaires, Policiers et Gendarmes
sont les premiers visés :
Pour devenir des sortes de robots,
de fidèles exécutants d'un "Shoah" universelle,
totale, irrémédiable.

Il est temps de cesser les divisions et les stigmatisations
qui font le jeu de nos ennemis tout en Haut.
Ainsi, le choc de civilisations auquel on nous convie
sans cesse via la diabolisation actuelle des Musulmans,
n'a qu'un but : Nous conduire
à nous entretuer, pour le seul profit
de la Mafia machiavélique qui dirige le monde
à travers ses agents,
souvent avocats donc excellents communicants
(vous avez reconnu les Sarkozy, DSK, Copé etc),
charmeurs comme Obama
ou joviaux comme Laurence Parisot ou même Bush. 
La devanture change,
les politiques, interchangeables,
restent les mêmes: Commanditées
par une mafia de névrosés vouant un culte à Mâmon.

Savez-vous par exemple comment ces monstres
tiennent souvent nos Elus à leur merci ?
En les entraînant et en les compromettant dans des cérémonies satanistes
qui les obligent, ensuite, à tout accepter
pour que leur participation ne soit pas révélée.
Tout est dans "La Démosophie".
Causes et remèdes,
exposé des problèmes et solutions.

 

Chers Lecteurs et chères Lectrices,
tout est lié.
Il y a un vaste plan du NOM,
et tous les éléments qui vous semblent incompréhensibles
s'intègrent dans un vaste ensemble,
exactement comme tous les morceaux d'un puzzle
s'imbriquent les uns dans les autres.
.
Rockefeller-Roth--jpg
laplote
.
Vous devez TOUT savoir,
vous devez ensuite tout relayer.
Le temps presse.
La nature, les animaux, les plantes.. agonisent,
(les apprentis sorciers ne maitrisent même plus leurs inventions),
et nous sommes tous en danger.

Citoyens ! On nous ment en permanence !
Ainsi, Ben Laden serait mort... neuf fois !
(Voyez mon blog sos-crise)
C'est beaucoup pour un seul homme...
Et savez-vous, par exemple, que la catastrophe nucléaire du Japon
serait plus grave que celle de Tchernobyl ?
Savez-vous que l'Europe a été conçue pour neutraliser
 la souveraineté des peuples,
pour préparer la dictature du Nouvel Ordre Mondial ?
C'est à cela que je pensais, sur ce blog, en vous disant
à plusieurs reprises qu'elle en est le "tremplin".

.
octopus-copie.jpg 
.
Amis Lecteurs, vous avez le devoir, tous, de lire cet ouvrage
à la fois de base et exhaustif.
Et de le relayer.
Vous ne pouvez pas faire moins
pour vos enfants, pour l'avenir de l'humanité.
Les criminels, les vrais,
ne doivent pas rester impunis.
Surtout, ils doivent être mis hors d'état de nuire.
Justement, c'est le projet universel de la Démosophie.
Un projet qui nous concerne tous,
et que nous devons tous bâtir ensemble.
Il y a urgence !
Au début du nucléaire, je disais:
"soyons actifs pour ne pas être radio-actifs".

Et aujourd'hui, je dis :

nde tag-11-septembre tag-ben-laden-cia tag-guerre-contre-le-terrorisme tag-guerres-imperialistes tag-media-et-propagande tag-societe-etat-et-democratie"> TOUS UNIS CONTRE LE NOUVEL ORDRE MONDIAL CRIMINEL !
.
Votre eva R-sistons
     

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6 mai 2011 5 06 /05 /mai /2011 20:29

Nous venons de vivre des journées de grands progrès

vers la civilisation. Ou pas ?  (Michel Collon)

 

 

 

11 avril, Côte d’Ivoire. L’armée française renverse et arrête le président d’un pays qui n’a pas agressé la France, mais a refusé de lui livrer inconditionnellement ses richesses. Pas d’enquête médiatique sur le pétrole, le cacao ou les dessous de la guerre civile.

28 avril, Maroc. Un attentat cible des touristes étrangers justement alors que Mohamed VI fait face à une contestation sociale et démocratique croissante. Pas d’enquête médiatique sur une possible implication des services secrets appliquant une classique « stratégie de la tension ».

1 mai, Libye. L’Otan tente d’assassiner le chef d’Etat d’un pays étranger, violant son propre mandat obtenu de l’ONU et limité à la « protection des civils ». Trois enfants de quatre mois, deux ans et trois ans sont tués. Pas d’enquête médiatique sur le respect du droit international, ni sur les véritables objectifs d’Obama – Exxon, de Cameron – BP et de Sarkozy – Total.

1 mai, Pakistan. Le même jour, comme par hasard, Obama fait exécuter sans procès un Ben Laden désarmé et annonce : « Justice est faite ». Même les criminels nazis avaient eu droit à un tribunal. Pas d’enquête médiatique sur les révélations que Ben Laden aurait risqué de faire. Ni sur le fait que l’occupation de l’Afghanistan devrait en toute logique s’arrêter à présent.

Certains intérêts tentent de nous ramener à l’époque coloniale quand le seul droit reconnu était le droit du plus fort. Piller les richesses du monde entier est l'intérêt des multinationales, mais les gens ont au contraire intérêt à la paix. Donc à la coopération Nord - Sud pour mettre fin à la pauvreté.

 

Ces guerres sont aussi contre nous.

 

 

http://www.michelcollon.info/Des-journees-de-grands-progres.html

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6 mai 2011 5 06 /05 /mai /2011 01:04

http://2.bp.blogspot.com/_FemmgOeVVRk/TOE8plJU-TI/AAAAAAAAAH0/pFQf24F-GjM/s1600/7754029.jpg

hgwarloplfmalaga.blogspot.com

 

 

La croix celtique est le symbole de l’OTAN


Enregistré sur France 5 le 1° mai 2011


Cette vidéo dénonce que bien des membres de certains Services Secrets occidentaux furent recrutés après la "seconde guerre mondiale" parmi les anciens nazis et fascistes.


Elle dénonce aussi que ces mêmes services pratiquèrent sans scrupule aucun la manipulation du terrorisme dans le but d’empêcher le communisme d’arriver au pouvoir dans les pays européens.


Sont cités entre autre le réseau Gladio et son cerveau, la Loge P2 ; et aussi les Brigades Rouges, la Fraction Armée Rouge, les Tueurs fous du Brabant, etc.


Cette vidéo est très importante en particulier parce qu’elle montre à quel point la France était colonisée par les Américains après guerre avant la cinquième république.


L’important témoignage de Constantin Melnick, qui fut un temps le chef officieux des services secrets français, donne une grande valeur à cette vidéo en dévoilant un secret d’État : une fraction des Services Secrets français (11° choc), ainsi que la CIA, soutiennent l’insurrection d’Alger en avril 1961 contre de Gaulle et la cinquième république !

 

Pour voir la vidéo (54'36''), cliquer sur le lien ci-dessous :

 

http://mai68.org/spip/spip.php?article2747

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3 mai 2011 2 03 /05 /mai /2011 02:29

 

 

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Les médias occidentaux :

Un pouvoir diabolique pour tromper les peuples

 

par Pr Chems Eddine Chitour
1 mai 2011

 

 

« À défaut d’avoir recours à la force pour contrôler les populations, on peut parfaitement les contrôler par l’opinion »

 Harold Laswell, spécialiste des médias
.

L’actualité internationale est plus que jamais verrouillée par les médias occidentaux et même ceux qui sont à leur ordre notamment celle la chaine Al Djazira qui a montré son vrai visage celui d’un média aux ordres d’un roitelet immoral avachi, sur une montagne de dollars lui-même aux ordres d’un Occident qui lui permet de  faire dans « la diplomatie du dollar » et ceci contre l’accaparement  irréversible des réserves de gaz de ce pays  par les occidentaux. Pire encore les journalistes de cette chaine de caniveau se permettent elles et eux aussi de dicter la norme aux arabes en terme de professionnalisme. Et de  liberté .N’as-t-on pas vue en effet des paléo-algériens et algériennes se permettre d’admonester l’Algérie  qu’ils ont abandonnés au plus fort de sa détresse. Je n’ai pas de sympathie particulière pour le gouvernement actuel, mais j’invite ces donneurs de leçons à plus d’humilité et à faire leur introspection éthique s’agissant de l’honnêteté journalistique en  imitant un de leur collège qui vient de démissionner pour des informations fausses.  

 

Justement à propos d’information honnête et devant l’addiction des peuples à l’information made in Occident supposée être fiable professionnelle et donc indiscutable, je veux à travers cette contribution donner des exemples sur la manipulation permanente des médias. « La presse libre  déclare  John Waiton, éditeur du New York Times, lors de son discours d'adieu. n'existe pas. Aucun de vous n'oserait donner son avis personnel ouvertement. Nous sommes les pantins qui sautent et qui dansent quand ils tirent sur les fils. Notre savoir faire, nos capacités et notre vie même leur appartiennent. Nous sommes les laquais des puissances financières derrière nous. Nous ne sommes rien d'autre que des intellectuels prostitués. Le travail du journaliste est la destruction de la vérité, le mensonge patent, la perversion des faits et la manipulation de l’opinion au service des Puissances de l Argent. Nous sommes les outils obéissants des Puissants et des Riches qui tirent les ficelles dans les coulisses ».  

 

Il est bien connu que le quatrième pouvoir, celui des médias est une force importante qui permet, en principe , dans les démocraties de tenir le peuple informé du fonctionnement des institutions. Cette force peut, cependant, être au service d’une cause et de ce fait s’avérer dangereuse en temps de paix qu’en temps de guerre. (1)

 

Parlant de la manipulation de plus en plus évidente de l’information  Ignacio Ramonet ancien directeur du Monde Diplomatique pointe du doigts les grands protagonistes que sont les acteurs d’une mondialisation dimensionnée à la taille des plus riche. Ecoutons le :  « Contre les abus des pouvoirs, la presse et les médias ont été, pendant de longues décennies, dans le cadre démocratique, un recours des citoyens. En effet, les trois pouvoirs traditionnels - législatif, exécutif et judiciaire - peuvent faillir, se méprendre et commettre des erreurs. Mais, dans les pays démocratiques aussi, de graves abus peuvent être commis, ce fut le cas aux Etats-Unis, durant plus d’un siècle, à l’encontre des Afro-Américains, et cela l’est aujourd’hui contre les ressortissants des pays musulmans en vertu du « Patriot Act ») » (2)

 

« Depuis une quinzaine d’années, à mesure que s’accélérait la mondialisation libérale, ce « quatrième pouvoir » a été vidé de son sens, il a perdu peu à peu sa fonction essentielle de contre-pouvoir. Cette choquante évidence s’impose en étudiant de près le fonctionnement de la globalisation, Le pouvoir véritable est désormais détenu par un faisceau de groupes économiques planétaires et d’entreprises globales dont le poids dans les affaires du monde apparaît parfois plus important que celui des gouvernements et des Etats (…)« Dans la nouvelle guerre idéologique qu’impose la mondialisation, les médias sont utilisés comme une arme de combat. L’information, en raison de son explosion, de sa multiplication, de sa surabondance, se trouve littéralement contaminée, empoisonnée par toute sorte de mensonges, polluée par les rumeurs, par les déformations, les distorsions, les manipulations .Elle nous empoisonne l’esprit, nous pollue le cerveau, nous manipule, nous intoxique, elle tente d’instiller dans notre inconscient des idées qui ne sont pas les nôtres . C’est pourquoi il est nécessaire d’élaborer ce qu’on pourrait appeler une « écologie de l’information ». (3)

 

La diabolisation d’Ahmadinjad : Ce qu’il a réellement dit  à propos d’Israël

 

Un coup fumant réalisé par Israël !  Celui de graver dans l’imaginaire des occidentaux qu’Ahmadinjad veut la morts des Juifs. En fait il n’en n’est rien. Les juifs iraniens vivent leur spiritualité sans problème majeur. Qu’a réellement dit Ahmadinjad ? Ahmadinejad n’a jamais dit « Israël doit être rayé de la carte » Cette citation attribuée au président iranien , largement reprise par la presse et les politiques, est fausse. Arash Norouzi, un iranien opposant au régime, a démonté pièce par pièce les éléments du dossier de cette fabrication médiatique irresponsable sinon malveillante.   Si l’on en croit la légende, le Président iranien, Mahmoud Ahmadinejad, a menacé de détruire Israël, ou, pour reprendre la citation erronée : « Israël doit être rayé de la carte ». Contrairement à une certitude très répandue, une telle déclaration n’a jamais été faite , et c’est ce qui sera démontré dans cet article. (4)

Le mardi 25 octobre 2005, écrit Arash Norouzi  Mahmoud Ahmadinejad prononça un discours à l’occasion d’une conférence intitulée « Le monde sans le sionisme ».  De grandes affiches l’entouraient, qui affichaient ostensiblement ce titre en anglais - « The World Without Zionism », à destination évidente des médias internationaux.  « Avant d’en venir à la formule tristement célèbre en elle-même, il est important de noter que la « citation » en question était elle-même une citation - ce sont les mots du défunt Ayatollah Khomeiny, le père de la Révolution Islamique . Commençons par citer ses mots exacts en persan: « Imam ghoft een rezhim-e ishghalgar-e qods bayad az safheh-ye ruzgar mahv shavad. » Ce passage ne signifiera rien pour la plupart des gens, mais un mot cependant devrait faire dresser l’oreille : « rezhim-e ». C’est le mot « régime », prononcé comme le mot anglais [« regime », NdT] avec un son supplémentaire - « eh » - à la fin. Ahmadinejad ne se référait pas au pays-Israël ou au territoire-Israël, mais au régime israélien. Il s’agit là d’une distinction cruciale, puisqu’il est impossible de rayer un régime de la carte . Ahmadinejad ne se réfère même pas à Israël par son nom ; à la place, il utilise la périphrase « rezhim-e ishghalgar-e qods » (c’est-à-dire littéralement « régime occupant Jérusalem ») ».(5) 

Alors que la fausse citation « rayé de la carte » a été répétée à l’infini sans vérification, le discours réel fait par Ahmadinejad a été en lui-même presque entièrement ignoré.  Pour les faucons bellicistes, c’était un cadeau du ciel. Traduite de travers et attribuée au Président iranien , la citation « wiped off the map » (« rayé de la carte ») a été propagée partout dans le monde, répétée des milliers de fois dans les médias internationaux, et nombre de dirigeants internationaux ont tenu à la dénoncer. De grandes agences de presse, comme Associated Press et Reuters, se réfèrent à la citation erronée, mot à mot, et quasi quotidiennement. Le Président George W. Bush, a dit que les commentaires d’Ahmadinejad représentaient une « menace explicite » de détruire Israël. (…)Ce qui vient d’être exposé constitue la preuve irréfutable d’une manipulation médiatique et d’une propagande en action. Associated Press déforme délibérément une citation de l’IRNA pour la faire rendre plus menaçante » (6)

 

Dans le même ordre de la manipulation  le philosophe italien Dominique Lesurdo écrit :

 

« Depuis quelques jours, des groupes mystérieux tirent sur les manifestants en Syrie et, surtout, sur les participants aux funérailles qui ont suivi les événements sanglants. De qui sont composés ces groupes ? Les autorités syriennes soutiennent qu’il s’agit de provocateurs, essentiellement liés aux services secrets étrangers. En Occident, par contre, même à gauche on avalise sans aucun doute la thèse proclamée en premier lieu par la Maison Blanche : ceux qui tirent sont toujours et seulement des agents syriens en civil. Obama est-il la bouche de la vérité ? (…)    Ces derniers temps, par les interventions surtout de la secrétaire d’Etat Hillary Clinton, l’administration Obama ne rate pas une occasion de célébrer Internet, Facebook, Twitter comme instruments de diffusion de la vérité et de promotion, indirectement, de la paix. Des sommes considérables ont été attribuées par Washington pour potentialiser ces instruments et les rendre invulnérables aux censures et attaques des « tyrans ». En réalité, pour les nouveaux media comme pour les plus traditionnels, la même règle est de mise : ils peuvent aussi être des instruments de manipulation et d’attisement de la haine et même de la guerre. La radio a été savamment utilisée en ce sens par Goebbels et par le régime nazi ».(7)

 

Le philosophe cite ensuite  des exemples de manipulation de l’information dans le but est de stabiliser uen situation présente au profit d’un ordre nouveau  un « reshaping » en conformité avec les désirs de l’empire. Nous l’écoutons : « A la fin de 1989, bien que fortement discrédité, Nicolae Ceausescu est encore au pouvoir en Roumaine. Comment le renverser ? Les mass media occidentaux diffusent massivement dans la population roumaine les informations et les images du « génocide » perpétré à Timisoara par la police de Ceausescu. Qu’était-il arrivé en réalité ? Laissons la parole à un prestigieux philosophe (Giorgio Agamben) : « Pour la première fois dans l’histoire de l’humanité, des cadavres à peine enterrés ou alignés sur les tables des morgues ont été déterrés en hâte et torturés pour simuler devant les caméras le génocide qui devait légitimer le nouveau régime. Ce que le monde entier avait sous les yeux en direct comme vérité sur les écrans de télévision, était l’absolue non-vérité ; et bien que la falsification fût parfois évidente, elle était de toutes façons authentifiée comme vraie par le système mondial des media, pour qu'il fût clair que le vrai n’était désormais qu’un moment du mouvement nécessaire du faux »(8)

 

  «(…)  Posons-nous alors une question : l’excitation et l’attisement des masses ne peuvent-ils être produits que par voie pharmacologique ? Avec l’avènement et la généralisation d’Internet, Facebook, Twitter, une nouvelle arme a émergé, susceptible de modifier profondément les rapports de force sur le plan international. Ceci n’est plus un secret, pour personne. De nos jours, aux USA, un roi de la satire télévisée comme Jon Stewart s’exclame : « Mais pourquoi envoyons-nous des armées s’il est aussi facile d’abattre les dictatures via Internet que d’acheter une paire de chaussures ? » (…) Désormais -affirment encore sur Die Zeit deux journalistes allemands- cela ne fait aucun doute : « Les grands groupes Internet sont devenus un outil de la géopolitique Usa. Avant, on avait besoin de laborieuses opérations secrètes pour appuyer des mouvements politiques dans des pays lointains. Aujourd’hui il suffit souvent d’un peu de technique de la communication, opérée à partir de l’Occident […] (…) On comprend alors les financements par Hillary Clinton et par l’administration Obama destinés aux nouveaux media. Nous avons vu que la réalité des « guerres sur Internet » est désormais reconnue même par de réputés organes de presse occidentaux ; sauf que dans le langage de l’Empire et dans la novlangue la promotion des « guerres sur Internet » devient la promotion de la liberté, de la démocratie et de la paix.(9)

 

Souvenons nous  aussi de l’affaire  Sakineh qui est une «manipulation à grande échelle» par BHL[Bernard Henry Lévy]  et qui rappelle l’affaire Jila Izadi, une jeune iranienne de 13 ans condamnée à mort par lapidation. Une campagne médiatique lancée en grande pompe et qui avait fait grand bruit à l’époque suite à la pétition rédigée par Mme Badinter, et Fadela Amara publiée par le journal ELLE (édition du 25 octobre 2004): Or, quelques semaines plus tard, le Quai d’Orsay nous apprenait qu’il n’y avait pas de fillette de 13 ans condamnée à la lapidation en Iran.  le porte-parole du ministère français des Affaires étrangères démentait les informations sur la condamnation à la lapidation de Jila Izadi. «Nous avons immédiatement vérifié à travers notre ambassade …Il est apparu que l’information était inexacte. Cette condamnation à la lapidation, n’a jamais été prononcée».Tous ceux qui ont relayé cette information avaient donc menti.. » (10).

 

On savait, pourtant ,début juillet, par les autorités iraniennes que Sakineh ne sera pas lapidée, BHL était parfaitement au courant. Cela ne l’a pas empêché de continuer à mentir avec même l’aide d’Avaaz International qui s’est mobilisé pour cette «noble cause». L’affaire Sakineh nous rappelle aussi les techniques de manipulation de l’information occidentale; deux exemples célèbres: l’affaire des bébés éventrés par les soldats de Saddam dans les maternités du Koweït. Une soi-disant infirmière du Koweït avait servi de témoin aux USA. Il s’est avéré par la suite qu’il s’agissait d’un mensonge destiné à justifier la première guerre du Golfe; et que la prétendue infirmière n’avait jamais mis les pieds dans une maternité; elle était tout simplement la fille de l’ambassadeur du Koweït aux USA.

 

Le deuxième exemple est celui de la soldate noire soit disant «délivrée» par les GIs selon un scénario digne du film «la chute du Faucon noir». En fait, elle était blessée par des tirs amis et recueillie par un chirurgien irakien qui a sauvé la vie de cette soldate en remuant ciel et terre pour lui trouver du sang «O» mettant à contribution un parent à lui qui avait le même groupe.  Le 20 février 2002, le New York Times dévoilait le plus pharamineux projet de manipulation des esprits. Pour conduire la « guerre de l’information », le Pentagone, créa l’Office de l’influence stratégique (OIS), avec pour mission de diffuser de fausses informations servant la cause des Etats-Unis.    

 

Comment expliquer sinon quelques-unes des plus grossières manipulations de la récente guerre d’Irak ? En particulier l’énorme mensonge concernant la spectaculaire libération de la soldate Jessica Lynch. Jessica Lynch faisait partie des dix soldats américains capturés par les forces irakiennes. Là, elle fut battue et maltraitée par un officier irakien. Une semaine plus tard, des unités d’élite américaines parvenaient à la libérer au cours d’une opération surprise. Le soir même, le président Bush annonça à la nation, depuis la Maison Blanche, la libération de Jessica Lynch. (…)[Voilà pour la version officielle].  Mais le conflit d’Irak s’acheva le 9 avril, et un certain nombre de journalistes - en particulier ceux du Los Angeles Times, du Toronto Star, d’El País et de la chaîne BBC World - se rendirent à Nassiriya pour vérifier la version du Pentagone sur la libération de Jessica. Selon leur enquête auprès des médecins irakiens qui avaient soigné la jeune fille - et confirmée par les docteurs américains l’ayant auscultée après sa délivrance -, les blessures de Jessica (une jambe et un bras fracturés, une cheville déboîtée) n’étaient pas dues à des tirs d’armes à feu, mais simplement provoquées par l’accident du camion dans lequel elle voyageait... Elle n’avait pas non plus été maltraitée. Au contraire, les médecins avaient tout fait pour bien la soigner : « Elle avait perdu beaucoup de sang, a raconté le docteur Saad Abdul Razak, et nous avons dû lui faire une transfusion. Heureusement des membres de ma famille ont le même groupe sanguin qu’elle : O positif. Et nous avons pu obtenir du sang en quantité suffisante. Son pouls battait à 140 quand elle est arrivée ici. Je pense que nous lui avons sauvé la vie»

En assumant des risques insensés, ces médecins tentèrent de prendre contact avec l’armée américaine pour lui restituer Jessica. (…) L’arrivée avant le lever du jour, le 2 avril, des commandos spéciaux équipés d’une impressionnante panoplie d’armes sophistiquées surprit le personnel de l’hôpital. Depuis deux jours, les médecins avaient informé les forces américaines que l’armée irakienne s’était retirée et que Jessica les attendait... Le docteur Anmar Ouday a raconté la scène à John Kampfner de la BBC :« C’était comme dans un film de Hollywood. Il n’y avait aucun soldat irakien, mais les forces spéciales américaines faisaient usage de leurs armes. Les scènes furent enregistrées avec une caméra à vision nocturne par un ancien assistant de Ridley Scott dans le film La Chute du faucon noir (2001). Selon Robert Scheer, du Los Angeles Times, ces images furent ensuite envoyées, pour montage, au commandement central de l’armée américaine, au Qatar, et une fois supervisées par le Pentagone, diffusées dans le monde entier. (…) Ivres de pouvoir, M. Bush et son entourage ont trompé les citoyens américains et l’opinion publique mondiale. Leurs mensonges constituent, selon le professeur Paul Krugman, « le pire scandale de l’histoire politique des Etats-Unis, pire que le Watergate, pire que l’Irangate ».

Pour rappel, une guerre fut déclenchée à partir d’une fausse information. Une rumeur va plus vite qu'une information vérifiée, en 1964, deux destroyers déclarent avoir été attaqués dans le golfe du Tonkin par des torpilles nord-vietnamiennes. Aussitôt, la télévision, la presse en font une affaire nationale. Crient à l’humiliation. Réclament des représailles. Le président Lyndon B. Johnson prend prétexte de ces attaques pour lancer des bombardements de représailles contre le Nord-Vietnam. La guerre du Vietnam commençait ainsi, qui ne devait s’achever - par une défaite - qu’en 1975. On apprendra plus tard, de la bouche même des équipages des deux destroyers, que l’attaque dans le golfe du Tonkin était une pure invention..(11). 

 

Les médias occidentaux et l’avilissement des Autres

 

 Pour nous rendre compte de l’autre dimension diabolique des médias occidentaux aux mains des grands lobbys et des puissants Etats occidentaux, il n’est que de souvenir du traitement médiatique des guerres du golfe (depuis vingt ans) . C’est le Pentagone qui décide de ce qui doit être diffusé ou non.L’armée française a utilisé les mêmes méthodes en Algérie, et il y avait un Service Spécial de l’information des Armées… Israël en a fait de même lors des massacres de Jénine où le courageux Jean Génet a pu restituer des morceaux de vérité sur l’atrocité de la pacification israélienne 

 

Souvenons-nous justement, de ce matraquage des médias et plus précisément du cinéma. Cela a commencé dès les années 60: il fallait donner une assise au niveau des médias, la légitimité de l’Israël biblique. Ce fut, on s’en souvient d’abord, les Dix commandements de Cecil B. de Mille et de la Metro Golwyn Meyer dont les producteurs et réalisateurs sont sionistes.  . Avec le temps nous nous apercevons que rien n’était fait par hasard. La machine sioniste était en marche. En fait, l’histoire du racisme latent européen ne date pas d’hier. Souvenons-nous, à titre d’exemple, comment Lawrence d’Arabie interprété magistralement par Peter O Toole, le racé, le civilisé, le blanc aux yeux bleus, avait une aura tandis qu’Antony Queen dans le rôle d’un chef bédouin qui avait un comportement qui frisait celui de la bête avide de rapines, de bonnes chères  et de luxure et qui, naturellement, ne connaissait rien à la politique.(12)   

    

Dans le même ordre, le professeur Jack Shaheen (Université Sud-Illinois) analyse dans un documentaire comment Hollywood fait preuve d’imagination pour avilir l’image de l’Arabe. Le projet de société pensé et planifié par les «maîtres du monde» passe par un conditionnement sournois qui utilise l’industrie cinématographique, de longue date, comme arme de propagande. Ce documentaire, totalement inédit, passe à la loupe un des aspects les plus calomnieux de l’histoire du cinéma et que personne n’avait jamais osé contester depuis l’époque du muet jusqu’aux grandes productions hollywoodiennes d’aujourd’hui. Le film relève la longue succession d’images dégradantes qui ont été utilisées pour représenter les Arabes au cinéma. Des bandits bédouins aux jeunes filles soumises, en passant par les cheikhs sinistres et les terroristes armés, ce documentaire jette un éclairage dévastateur sur l’origine de ces portraits stéréotypés et sur leur apparition à des moments clés de l’histoire des États-Unis, démontrant du même coup les lourdes conséquences de cette représentation aujourd’hui.(13) 


Jack Shaheen montre comment, au fil des ans, la persistance de ces images a fait en sorte de banaliser les préjugés entretenus à l’égard des Arabes et de la culture arabe. «Depuis des décennies, Hollywood, c’est-à-dire le cinéma et la télévision américains, avilit et déshumanise les Arabes et les musulmans. Voilà pourquoi le drame palestinien reste entier depuis 60 ans, et pourquoi le public a consenti à l’invasion de l’Irak en 2003. Les préjugés contre eux sont antérieurs aux attentats du 11 septembre, bien que ceux-ci aient contribué à les diaboliser encore davantage.» Jack Valenti, longtemps président de la Motion Picture Association of America, disait que Hollywood et Washington ont les mêmes gènes. «Sur le Moyen-Orient, Hollywood a toujours collé aux choix politiques de Washington.» «Mais s’il est si facile de tuer, de torturer, de terroriser les Arabes, c’est que 1200 films recensés par moi les présentent soit comme des monarques lubriques, soit des voleurs, des tueurs et des menteurs, soit des terroristes sans foi ni loi, et souvent sans compétence.»(14)

   
Que Hollywood soit une arme de propagande massive, ce n’est pas nouveau ; Combien de westerns ont décrit les Amérindiens comme des êtres vils, impitoyables, tueurs et sans morale de gentils pionniers blancs, aucun doute la dessus, et aucun doute sur le fait que «l’Arabe» c’est le nouvel Indien.  L’écrivain Alain Soral expliquait, lors d’une émission pourquoi le peuple américain était si profondément pro-israélien, et ressentait si peu de compassion pour les souffrances du peuple palestinien. Des colons fanatisés, des terres confisquées, des peuplades affamées et assoiffées, c’est le nouveau Far West...le Palestinien est juste le nouvel Amérindien avec un  keffieh: à éliminer, comme dans les bons vieux westerns de John Wayne! Il n’est pas étonnant d’entendre des jeunes dire: «Je suis arabe et quand je regarde les films américains où il  y a des Arabes, je me déteste!!!» (15)  

 

« Comme d’habitude, des acteurs pro-Israël font leur cinéma d’horreur, mais inexorablement la vérité finit par jaillir  Ils soutiennent de manière abjecte le massacre et appellent même à l’extermination des Arabes. Tom Cruise ravit la palme du déshonneur. En effet, le play-boy de Hollywood considère, ni plus ni moins, que les Arabes «sont la source du terrorisme et n’épargnent personne». Il souhaite, sauvagement, qu’Israël «les extermine tous». Richard Gere soutient que les Arabes «sont un fardeau pour le monde». Que propose-t-il? A l’image de ses compères, il décrète «qu’il faut les exterminer!». Harrison Ford ne fait pas exception à cette faune d’acteurs au verbe terrifiant. Pour lui, «les Arabes sont plus vils que les animaux», a-t-il affirmé toute honte bue. Et de fanfaronner que «nous les juifs sommes le peuple élu de Dieu» ».

 

« Heureusement que ces propos partiaux ne sont pas partagés par le Tout-Hollywood. Loin s’en faut. L’élégant Mel Gibson, qui passe pour être la bête noire des Juifs et des sionistes, avec son film sur Jésus, déclare: «Les Sionistes sont la source de la destruction. Je souhaite les combattre.» L’inégalable Al Pacino a liquidé Israël par cette petite phrase: «Si tu vois l’histoire d’Israël, tu sauras qui est terroriste!», assène-t-il, sec. Dustin Hoffmann, quant à lui, a prononcé une sentence sans appel contre Israël. «L’humanité a cessé d’exister à la naissance d’Israël», devait-il lâcher. George Clooney, qui n’a jamais caché son aversion pour Bush, et qui a bruyamment soutenu Obama, estime que  «Bush, Sharon, Blair et Rice sont des noms que l’histoire maudira».(16)    

 

« Notre république  écrivait  Jospeh Pullitzer , et sa presse prendront de l’essor ou s’effondreront ensemble, écrivait Pulitzer. Une presse compétente, désintéressée, dévouée à la chose publique, intelligente, exercée à discerner le bien et ayant le courage de le faire peut préserver la morale publique sans laquelle un gouvernement populaire est une imposture et une parodie. Une presse cynique, mercenaire et démagogue finira par produire une population aussi vile qu’elle-même. Le pouvoir de façonner l’avenir de la République sera entre les mains des journalistes des générations à venir. » 

 

Pour Ignacio Ramonet, si l’on veut une presse libre objective, il faut s’organiser : "Il faut, tout simplement, créer un « cinquième pouvoir ». Un « cinquième pouvoir » qui nous permette d’opposer une force civique citoyenne à la nouvelle coalition des dominants. Un « cinquième pouvoir » dont la fonction serait de dénoncer le superpouvoir des médias, des grands groupes médiatiques, complices et diffuseurs de la globalisation libérale. Les grands groupes ne s’assument pas seulement comme pouvoir médiatique, ils constituent surtout le bras idéologique de la mondialisation, et leur fonction est de contenir les revendications populaires tout en essayant de s’emparer du pouvoir politique » (17)

 

Le torrent de la mondialisation est en train de tout laminer, les identités, les cultures vulnérables et naturellement les religions de pays qui n’ont pas su développer les anti-corps à même de résister à ce tsunami autrement plus dévastateur. De même l’information tronquée aux antipodes de la déontologie dont parle si bien Pullitzer structure de plus en plus le champ médiatique, il faut beaucoup de discernement et une veille de tous les instants pour déjouer les pièges de la manipulation qui, certaines fois se cachent derrière un vocabulaire anodin. Il faut prendre son parti : l’information donnée ne sera jamais objective, à nous de séparer le bon grain de l’ivraie.   

 


Chems Eddine Chitour

Ecole Polytechnique enp-edu.dz


Notes/Références

1. Chems Eddine Chitour, La désinformation des médias occidentaux : une arme d’intoxication massive, 4 aout 2006 

 

2.Ignacio Ramonet : « Le cinquième pouvoir », Le Monde Diplomatique, Octobre 2003

 

3. Ibid.

 

4. Arash Norouzi, Ahmadinejad n’a jamais dit « Israël doit être rayé de la carte » The Mossadegh Project, janvier 2007 Contre Info 4 octobre 2007

 

5. Ibid.

 

6. Ibid. 

 

7. Domenico Losurdo : Que se passe-t-il en Syrie ? Les événements en Syrie et la désinformation médiatique, Mondialisation.ca, 27 avril 2011

 

8. Ibid.

 

9. Ibid.

 

10. Chems Eddine Chitour :  http://www.palestine-solidarite.org/analyses.Chems-Eddine_Chitour.270910.htm  


11.
http://mejliss.com/2011/04/07/lhistoire-des-medias-et-ses-dangers

 

12. Chems Eddine Chitour, op.cit.

 

13. Jack Shaheen: Comment Hollywood villifie l’image des Arabes, 30 octobre 2009  

14. Ibid.

 

15. La guerre contre Gaza vue d’Hollywood, http://www.algerie-dz.com/forums/archive/index.php/t-45407.html

17. Ignacio Ramonet, op.cit.

 

 

http://www.mondialisation.ca/index.php?context=va&aid=24572

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3 mai 2011 2 03 /05 /mai /2011 00:15
http://www.guide-australie.com/images/la-city.jpg
Pendant que vous reluquiez les Windsor, Obama léchait la City !

 

2 mai 2011 (Nouvelle Solidarité) – Vendredi après-midi, alors que le monde entier avait les yeux rivés sur la famille royale britannique, le secrétaire au Trésor américain a discrètement exhibé la soumission des institutions américaines à la City de Londres. Tim Geithner a annoncé que l’administration Obama allait exempter le marché des devises (Forex) de la nouvelle régulation Dodd-Frank sur les chambres de compensation, lui permettant de se maintenir hors-la-loi.


Le Forex est le centre du système mondial : il brasse 4000 milliards d’équivalent dollar chaque jour,  [*] dont 80% d’opérations spéculatives, c’est-à-dire de pillage et de destruction économique. Le centre de ce système ? Londres ! La City est le premier centre mondial des échanges de devises puisqu’elle centralise 37% des transactions sur les rives de la Tamise, loin devant son vassal new-yorkais. C’est elle qui fait la tendance. Si l’on ajoute à sa part les autres centres Forex situés dans sa sphère d’influence directe – Hong Kong, Singapour, le Canada et l’Australie – la capitale britannique à la mainmise sur la quasi-totalité du système monétaire mondial.


L’on doit d’ailleurs faire ici la différence entre Londres, capitale de l’Etat anglais, et la City de Londres, véritable Etat dans l’Etat, avec son propre gouvernement, sa propre police, et sa propre justice, tout en siégeant au Parlement britannique et en contrôlant la Banque d’Angleterre.


Avec la chute de l’Empire colonial britannique après la deuxième Guerre mondiale et la mise en place des accords de Bretton Woods voulus par Franklin Roosevelt à cette fin, la City s’est engouffrée dans le vide juridique d’une finance offshore qu’elle a inventé pour détourner et capter les flux de capitaux. Le Forex d’aujourd’hui, un marché de gré à gré échappant à toute autorité publique, est l’aboutissement du système eurodollar lancé dans les années 1950 et qui a définitivement pris le contrôle de l’économie mondiale après la fin officielle de Bretton Woods en 1971. 4000 milliards de dollars par jour, à raison de cinq jours ouvrables par semaine, c’est 1 million de milliards de dollars (20 fois le PIB mondial) joué chaque année sur la « valeur » de la monnaie qui est dans vos poches, hors de tout contrôle de vos élus.


Obama avait tenté de faire croire à ceux qui le voulaient bien, que sa réforme financière affirmait l’autorité de l’Etat face aux marchés. Aujourd’hui, même le New York Times , qui n’est pas répertorié sur la liste des ennemis de la City et de Wall Street, s’insurge : « le vide juridique de la loi [Dodd-Frank] – pour lequel se sont battus les banquiers et leurs amis, y compris le gouvernement – permet au secrétaire au Trésor d’exempter ces instruments. »


La sénatrice démocrate Maria Cantwell, connue pour avoir combattu les vides juridiques ouverts par la loi Dodd-Frank, a vivement dénoncé l’attitude de la Maison-Blanche : « Je ne peux pas croire que la première décision du gouvernement pour mettre en place la loi Dodd-Frank aille contre la transparence. L’idée que les marchés de devises ne sont pas porteurs de risque est grotesque ; nous savons désormais qu’ils nécessitent des milliers de milliards pour être renfloués. Dès lors qu’il y a manque de transparence, l’on ouvre la porte aux abus. »


Le talon d’Achille de cet empire financier, qui n’est qu’un vaste empilement de titres et créances sans aucune valeur ni légitimité, est qu’il repose sur la « banque universelle » qui réunit sous le même toit spéculation et argent de vos dépôts, ce qui lui permet d’être protégée en cas de chute. Le fil de l’épée de la nouvelle résistance populaire doit être de redécouper les banques en morceaux pour garder ce qui est bon et laisser mourir le reste dans un coin plutôt que sur nos têtes. Adoptez Glass-Steagall et la City périra.


http://www.solidariteetprogres.org/article7696.html

 

 

Notre tract 1er Mai : Libérons-nous de la tyrannie des banques d’affaires ! Mobilisons-nous pour les générations futures !

 

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1 mai 2011 7 01 /05 /mai /2011 06:14
Le projet Rivkin : Comment assujettir des nations souveraines...

Christian Pierret, Président du Cercle Jefferson et Charles Rivkin, Ambassadeur américain à Paris, se sont rencontrés dans les salons de l’ambassade américaine. Lors de cet entretien amical, ils ont largement évoqué les problèmes internationaux, notamment la crise financière et économique, et les relations franco-américaines. A la fin de leur rencontre, les deux hommes se sont donné rendez-vous très prochainement pour approfondir leur relation.

 

Stratégie mondialiste typiquement manipulatrice


Du 19 au 22 Octobre 2010, Charles Rivkin, ambassadeur américain en France, a invité une délégation de 29 membres du Pacific Council on International Policy (PCIP) à une conférence en France, dont le but déclaré était de discuter des présences arabes et islamiques dans le pays. [1] La réunion faisait partie d’un vaste programme subversif ayant pour objectif de transformer l’ensemble du caractère de la France, et en particulier la conscience de la jeunesse française, programme comprenant l’utilisation des jeunes musulmans de France dans une stratégie mondialiste typiquement manipulatrice et se cachant derrière l’habituel paravent des « droits de l’homme » et de l’« égalité ». »

 

Le meilleur moyen de résoudre les conflits ethniques en France et de s’assurer que la France ne relèvera pas la tête pour s’opposer aux intérêts mondialistes US, c’est de créer une nouvelle synthèse culturelle dans laquelle il n’y aurait plus de culture française ou islamique, mais, sous l’étiquette des « droits de l’homme » et de l’ « égalité », une culture d’adolescents alimentée par Hollywood, MTV, le cyberespace, McDonald’s et Pepsi.

 

Il faut donc inclure ici une redéfinition de l’Histoire de France, et y mettre l’accent sur le rôle des minorités non-françaises dans l’ensemble de cette histoire redéfinie. Cela sous-entend que la génération de jeunes américains Pepsi/MTV, ainsi que leurs guides/mentors issus des universités, serviront de repéres (de phares) en vue d’une transformation (formattage) de la culture française, et une ré-écriture de l’Histoire de France selon un schéma mondialiste. Pour y parvenir, il faut : « poursuivre et intensifier nos efforts visant les musées français, ainsi que les éducateurs français, afin qu’ils se plient à une réforme des programmes d’histoire enseignés dans les établissements scolaires français ». (NDLR, revoir : septembre 2010, réforme des cours d’histoire des collèges français).


"Le programme globaliste visant la France est déclaré suffisamment clairement : c’est la ré-éducation de la jeunesse française"

La doctrine Rivkin pour la France –qui, selon le document divulgué, doit être conduite de manière subtile– est un vaste programme subversif pour transformer en particulier les jeunes en clones mondiaux dépourvus d’identité culturelle, tout en procédant, à la manière de la « double pensée » orwellienne, au nom du « multiculturalisme ».


J'ai trouvé ce projet et j'ai trouvé interessant de le faire connaitre la suite de l'article se trouve sur les sources citees plus bas en anglais et traduit...à vous de voir, ce que la mondialisation dans les mains de quelques personnages de toute evidence tres fort dans les thèmes manipulations...

 

source :

http://www.medialibre.eu/france/le-...

the-rivkin-project-how-globalism-uses-multiculturalism-to-subvert-sovereign-nations

http://www.christianpierret.net/201...

http://notre-avenir.info/?p=202

 

 

http://www.agoravox.fr/tribune-libre/article/le-projet-rivkin-comment-92858

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1 mai 2011 7 01 /05 /mai /2011 02:56

 

 

http://www.toutsaufsarkozy.com/cc/article02/EFpuppFFVpPNUTNqJa.shtml

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28 avril 2011 4 28 /04 /avril /2011 14:44

http://www.neo-planete.com/wp-content/uploads/2011/04/arte-planete-a-vendre.jpg

http://www.neo-planete.com/wp-content/uploads/2011/04/arte-planete-a-vendre.jpg

26.04.2011

Planète à vendre


En 2009, 50 millions d'hectares de terres arables ont changé de main dans le monde et des dizaines de millions d'autres sont sur le point d'être cédés.

 

 

Avec la croissance programmée de la population mondiale (9,2 milliards en 2050) et la raréfaction de certaines ressources naturelles, la demande pour les produits agricoles va augmenter en flèche.

 

À partir de 2008, la flambée des prix alimentaires et les révoltes qu'elle a provoquées un peu partout dans les pays pauvres, conjuguée à la crise financière, ont accéléré le phénomène. D

 

ésormais, les gouvernements qui dépendent majoritairement des importations pour nourrir leur population, ceux qui craignent pour leur autosuffisance alimentaire, mais aussi les multinationales de l'agroalimentaire et les investisseurs internationaux (banques et fonds de pension) se ruent sur les terres cultivables partout où elles sont à vendre.

 

Et la nécessité nourrit la spéculation. Ainsi, une nation comme l'Éthiopie, qui recourt à l'aide internationale pour nourrir sa population, n'hésite pas à brader ses terres.

(France, 2010, 90mn)
ARTE F

Date de première diffusion: Mar., 19. avr. 2011, 20h43

Date(s) de rediffusion: Jeudi, 28. avril 2011, 10h00
Vendredi, 13. mai 2011, 03h15

 

 

http://videos.arte.tv/fr/videos/planete_a_vendre-3835280....

 

http://www.lepouvoirmondial.com/archive/2011/04/26/planete-a-vendre.html

 

La crise alimentaire a provoqué un rachat des terres dans le Tiers-monde.
www.arte.tv › Accueil Comprendre le monde - En cache
http://www.neo-planete.com/wp-content/uploads/2011/04/arte-planete-a-vendre.jpg
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28 avril 2011 4 28 /04 /avril /2011 02:21

Le 27 avril 2011

 

 

Que se passe-t-il en Syrie ?
Les événements en Syrie et la désinformation médiatique

 

Un article à lire absolument !

Internet instrument de guerre psychologique,

de manipulation mentale

au profit des intérêts de l'Occident (eva)

par Domenico Losurdo



Depuis quelques jours, des groupes mystérieux tirent sur les manifestants et, surtout, sur les participants aux funérailles qui ont suivi les événements sanglants. De qui sont composés ces groupes ? Les autorités syriennes soutiennent qu’il s’agit de provocateurs, essentiellement liés aux services secrets étrangers. En Occident, par contre, même à gauche on avalise sans aucun doute la thèse proclamée en premier lieu par la Maison Blanche : ceux qui tirent sont toujours et seulement des agents syriens en civil. Obama est-il la bouche de la vérité ? L’agence syrienne Sana  rapporte la découverte de « bouteilles de plastique pleines de sang » utilisé pour produire « des vidéos amateurs contrefaites » de morts et blessés chez les manifestants. Comment lire cette information, que je reprends de l’article de L. Trombetta dans La Stampa du 24 avril ? Peut-être les pages qui suivent, tirées d’un essai qui sera bientôt publié, contribueront-elles à jeter quelque lumière là-dessus. Si quelqu’un se trouvait étonné voire incrédule à la lecture du contenu de mon texte, qu’il n’oublie pas que les sources que j’y utilise sont presque exclusivement « bourgeoises » (occidentales et pro-occidentales). (Voir aussi addenda, NdT).

« Amour et vérité »

Ces derniers temps, par les interventions surtout de la secrétaire d’Etat Hillary Clinton, l’administration Obama ne rate pas une occasion de célébrer Internet, Facebook, Twitter comme instruments de diffusion de la vérité et de promotion, indirectement, de la paix. Des sommes considérables ont été attribuées par Washington pour potentialiser ces instruments et les rendre invulnérables aux censures et attaques des « tyrans ». En réalité, pour les nouveaux media comme pour les plus traditionnels, la même règle est de mise : ils peuvent aussi être des instruments de manipulation et d’attisement de la haine et même de la guerre. La radio a été savamment utilisée en ce sens par Goebbels et par le régime nazi.

Pendant la guerre froide, plus encore qu’un instrument de propagande, les transmissions radio ont constitué une arme pour les deux parties engagées dans le conflit : la construction d’un efficient « Psychological Warfare Workshop » est un des premiers devoirs assignés à la Cia . Le recours à la manipulation joue un rôle essentiel aussi à la fin de la guerre froide ; entre-temps, à côté de la radio, est intervenue la télévision. Le 17 novembre 1989, la « révolution de velours » triomphe à Prague, avec un mot d’ordre qui se voulait gandhien : « Amour et Vérité ». En réalité un rôle décisif est joué par la diffusion de la fausse nouvelle selon laquelle un étudiant avait été « brutalement tué » par la police. C’est ce que révèle, satisfait, à vingt ans de distance, « un journaliste et leader de la dissidence, Jan Urban » protagoniste de la manipulation : son « mensonge » avait eu le mérite de susciter l’indignation de masse et l’effondrement d’un régime déjà périclitant.

A la fin de 1989, bien que fortement discrédité, Nicolae Ceausescu est encore au pouvoir en Roumaine. Comment le renverser ? Les mass media occidentaux diffusent massivement dans la population roumaine les informations et les images du « génocide » perpétré à Timisoara par la police de Ceausescu. Qu’était-il arrivé en réalité ? Laissons la parole à un prestigieux philosophe (Giorgio Agamben), qui ne fait pas toujours preuve de vigilance critique à l’égard de l’idéologie dominante mais qui a synthétisé ici de façon magistrale l’affaire dont nous traitons :

 « Pour la première fois dans l’histoire de l’humanité, des cadavres à peine enterrés ou alignés sur les tables des morgues ont été déterrés en hâte et torturés pour simuler devant les caméras le génocide qui devait légitimer le nouveau régime. Ce que le monde entier avait sous les yeux en direct comme vérité sur les écrans de télévision, était l’absolue non-vérité ; et bien que la falsification fût parfois évidente, elle était de toutes façons authentifiée comme vraie par le système mondial des media, pour qu'il fût clair que le vrai n’était désormais qu’un moment du mouvement nécessaire du faux » .

Dix ans après, la technique décrite ci-dessus est de nouveau mise en acte, avec un succès renouvelé. Une campagne martèle l’horreur dont s’est rendu responsable le pays (la Yougoslavie) dont le démembrement a déjà été programmé et contre lequel on est déjà en train de préparer la guerre humanitaire :

« Le massacre de Racak est atroce, avec des mutilations et des têtes coupées. C’est une scène idéale pour susciter l’indignation de l’opinion publique internationale. Quelque chose semble étrange dans la tuerie. Les Serbes tuent d’habitude sans procéder à des mutilations […] Comme la guerre de Bosnie le montre, les dénonciations d’atrocités sur les corps, signes de tortures, décapitations, sont une arme de propagande diffuse […] Peut-être n’est-ce pas les Serbes mais les guérilleros albanais qui ont mutilé les corps ».

Si ce n’est qu’à ce moment-là, les guérilleros de l’UCK ne pouvaient pas être suspectés d’une telle infamie : c’étaient des freedom fighters, les combattants de la liberté.  Aujourd’hui, au Conseil d’Europe, le leader de l’UCK et père de la patrie au Kosovo, Hashim Thaci,  « est accusé de diriger un clan politico-criminel né à la veille de la guerre » et impliqué dans le trafic non seulement d’héroïne mais aussi d’organes humains. Voici ce qui arrivait sous sa direction au cours de la guerre : « Une ferme à Rripe, en Albanie centrale, transformée par les hommes de l’UCK en salle d’opération, avec comme patients des prisonniers de guerre serbes : un coup dans la nuque, avant d’explanter leurs reins, la complicité de médecins étrangers » (on présume occidentaux) . Et vient ainsi au jour la réalité de la « guerre humanitaire » de 1999 contre la Yougoslavie ; mais pendant ce temps son démembrement a été porté à terme et au Kosovo s’installe et veille une énorme base militaire étasunienne. (avec la complicité du néoconservateur  Kouchner,  qui polotait soi-disant la "reconstruction" - note d'eva

Faisons un autre saut en arrière de plusieurs années. Une revue française de géopolitique (Hérodote) a mis en relief le rôle essentiel joué, au cours de la « révolution des roses » qui a lieu en Géorgie à la fin de 2003, par les réseaux  télévisés qui sont aux mains de l’opposition géorgienne et par les réseaux occidentaux : ils transmettent sans discontinuer l’image (qui s’est révélée ensuite fausse) de la villa qui serait la preuve de la corruption d’Edouard Chevardnadze, le dirigeant qu’il  s’agit de renverser. Après la proclamation des résultats électoraux qui signent la victoire de Chevardnadze et qui sont déclarés frauduleux par l’opposition, celle-ci décide d’organiser une marche sur Tbilissi, qui devrait sceller « l’arrivée symbolique, et pacifique même, dans la capitale, de tout un pays en colère ». Bien que convoquées de tous les coins du pays à grands renforts de moyens propagandistes et financiers, ce jour-là affluent pour la marche entre 5.000 et 10.000 personnes : « ce n’est rien pour la Géorgie » ! Et pourtant grâce à une mise en scène sophistiquée et de grande professionnalité, la chaîne de télé la plus diffusée du pays arrive à communiquer un message totalement différent : « L’image est là, puissante, celle d’un peuple entier qui suit son futur président ». Désormais les autorités politiques sont délégitimées, le pays est désorienté et abasourdi et l’opposition plus arrogante et agressive que jamais, d’autant plus que les médias internationaux et les chancelleries occidentales l’encouragent et la protègent . Le coup d’Etat est mûr, il va porter au pouvoir Mikhaïl Saakashvili, qui a fait ses études aux USA, parle un anglais parfait et est en mesure de comprendre rapidement les ordres de ses supérieurs.

Internet comme instrument de liberté

Venons-en maintenant au nouveaux media, particulièrement chers à Madame Clinton et à l’administration Obama. Pendant l’été 2009 on pouvait lire dans un quotidien italien réputé :

« Depuis quelques jours, sur Twitter, circule une image de provenance incertaine […] Devant nous, un photogramme d’une valeur profondément symbolique : une page de notre présent.

Une femme avec le voile noir, qui porte un t-shirt vert sur des jeans : extrême Orient et extrême Occident ensemble. Elle est seule, à pieds. Elle a le bras droit levé et le poing fermé. Face à elle, imposant, la gueule d’un SUV, du toit duquel émerge, hiératique, Mahmoud Ahmadinejad. Derrière, les garde du corps.

  Le jeu des gestes touche : de provocation désespérée, celui de la femme ; mystique, celui du président iranien ».

Il s’agit d’ « un photomontage », qui certes semble « vraisemblable », pour arriver plus efficacement à « conditionner des idées, des croyances » . D’autre part, les manipulations abondent. A la fin du mois de juin 2009,  les nouveaux media en Iran et tous les moyens d’information occidentaux diffusent l’image d’une belle fille touchée par une balle : « Elle commence à saigner, elle perd conscience. Dans les secondes qui suivent ou peu après, elle est morte. Personne ne peut dire si elle a été prise dans le feu croisé ou si elle a été touchée de façon ciblée ». Mais la recherche de la vérité est la dernière chose à laquelle on pense : ce serait de toutes façons une perte de temps et ça pourrait même se révéler contre-productif. L’essentiel est ailleurs : «  à présent la révolution a un nom : Neda ». On peut alors diffuser le message désiré : « Neda innocente contre Ahmadinejad », ou bien : « une jeunesse courageuse contre un régime vil ». Et le message s’avère irrésistible : « Il est impossible de regarder sur Internet de façon froide et objective la vidéo de Neda Soltani, la brève séquence où le père de la jeune femme et un médecin essaient de sauver la vie de le jeune iranienne de vingt-six ans » . Comme pour le photomontage, dans le cas aussi de l’image de Neda, nous sommes en présence d’une manipulation sophistiquée, attentivement étudiée et calibrée dans tous ses détails (graphiques, politiques et psychologiques) dans le but de discréditer et de rendre la plus odieuse possible la direction iranienne. (Voir addenda, NdT).

Et nous arrivons ainsi au « cas libyen ». Une revue italienne de géopolitique a parlé à ce propos d’ « utilisation stratégique du faux », comme le confirme en premier lieu la « déconcertante affaire des fausses fosses communes » (et d’autres détails sur lesquels j’ai attiré l’attention). La technique est celle dont on se félicite et qu’on utilise  depuis des décennies, mais qui à présent, avec l’avènement des nouveaux media, acquiert une efficience terrible : « La lutte est d’abord représentée comme un duel entre le puissant et le faible sans défense, et rapidement transfigurée ensuite en une opposition frontale entre le Bien et le Mal absolus ». Dans ces circonstances, loin d’être un instrument de liberté, les nouveaux media produisent le résultat opposé. Nous sommes en présence d’une technique de manipulation, qui « restreint fortement la liberté de choix des spectateurs » ; « les  espaces pour une analyse rationnelle sont comprimés au maximum, en particulier en exploitant l’effet émotif de la succession rapide des images » .

Et ainsi, on retrouve pour les nouveaux media la règle déjà constatée pour la radio et la télévision : les instruments, ou potentiels instruments, de liberté et d’émancipation (intellectuelle et politique) peuvent se renverser et souvent se renversent aujourd’hui en leur contraire. Il n’est pas difficile de  prévoir que la représentation manichéenne du conflit en Libye ne résistera pas longtemps ; mais Obama et ses alliés espèrent dans l’intervalle atteindre leurs objectifs, qui ne sont pas vraiment humanitaires, même si la novlangue s’obstine à les définir comme tels.

Spontanéité d’Internet

Mais revenons au photomontage qui montre une dissidente iranienne défier le président de son pays. L’auteur de l’article que je cite ne s’interroge pas sur les artisans d’une manifestation si sophistiquée. Je vais essayer de remédier à cette lacune. A la fin des années 90 déjà, sur le International Herald Tribune on pouvait lire : « Les nouvelles  technologies ont changé la politique internationale » ; ceux qui étaient en mesure de les contrôler voyaient augmenter démesurément leur pouvoir et leur capacité de déstabilisation des pays plus faibles et technologiquement moins avancés .

Nous sommes là en présence d’un nouveau chapitre de guerre psychologique. Dans ce domaine aussi les Usa sont décisivement à l’avant-garde, ayant à leur actif des décennies de recherche et d’expérimentations. Il y a quelques années Rebecca Lemov, anthropologue de l’université de l’Etat de Washington, a publié un livre qui « illustre les tentatives inhumaines de la Cia et de certains parmi les plus grands psychiatres de "détruire et reconstruire" la psyché des patients dans les années 50 » . Nous pouvons alors comprendre un épisode qui s’est déroulé dans cette même période. Le 16 août 1951, des phénomènes étranges et inquiétants vinrent troubler Pont-Saint-Esprit, « un village tranquille et pittoresque » situé « dans le Sud-est de la France ». Oui, « le pays fut secoué par un mystérieux vent de folie collective. Cinq personnes au moins moururent, des dizaines finirent à l’asile, des centaines donnèrent des signes de délire et d’hallucinations  […] Beaucoup finirent à l’hôpital avec la camisole de  force ». Le mystère, qui  a longtemps entouré ce coup de « folie collective », est maintenant dissipé : il s’agît d’une « expérimentation menée par la CIA, avec la Special Operation Division (SOD), l’unité secrète de l’Armée USA de Fort Detrick, au Maryland » ; les agents de la Cia « contaminèrent au LSD les baguettes vendues dans les boulangeries du pays», causant les résultats que nous avons vus ci-dessus . Nous sommes aux débuts de la Guerre froide : bien sûr les Etats-Unis étaient des alliés de la France, mais c’est justement pour ça que celle-ci se prêtait facilement aux expérimentations de guerre psychologique qui avaient certes comme objectif le « camp socialiste » (et la révolution anticoloniale) mais pouvaient difficilement être effectuées dans les pays situés au-delà du rideau de fer.

Posons-nous alors une question : l’excitation et l’attisement des masses ne peuvent-ils être produits que par voie pharmacologique ? Avec l’avènement et la généralisation d’Internet, Facebook, Twitter, une nouvelle arme a émergé, susceptible de modifier profondément les rapports de force sur le plan international. Ceci n’est plus un secret, pour personne. De nos jours, aux USA, un roi de la satire télévisée comme Jon Stewart s’exclame : « Mais pourquoi envoyons-nous des armées s’il est aussi facile d’abattre les dictatures via Internet que d’acheter une paire de chaussures ? » . A son tour, avec une revue proche du département d’Etat, un chercheur attire l’attention sur « comment il est difficile de militariser » (to weaponize) les nouveaux media pour des objectifs à court terme et liés à un pays déterminé ; il vaut mieux poursuivre des objectifs de plus ample envergure . Les accents peuvent varier, mais la signification militaire des nouvelles technologies est dans tous les cas explicitement soulignée et revendiquée.

Mais Internet n’est-il pas l’expression même de la spontanéité individuelle ? Seuls les plus démunis (et les moins scrupuleux) argumentent ainsi. En réalité –reconnaît Douglas Paal, ex-collaborateur de Reagan et de Bush senior- Internet est actuellement «  gérée par une ONG qui est de fait une émanation du Département du Commerce des USA » . S’agit-il seulement de commerce ? Un quotidien de Pékin  rapporte un fait largement oublié : quand en 1992 la Chine demanda pour la première fois à être reliée à Internet, sa requête fut rejetée en raison du danger que le grand pays asiatique ne put ainsi « se procurer des informations sur l’Occident ». Maintenant, au contraire, Hillary Clinton revendique l’ « absolue liberté » d’Internet comme valeur universelle à laquelle on ne peut renoncer ; et cependant -commente le quotidien chinois- « l’égoïsme des Etats-Unis n’a pas changé » .

Peut-être ne s’agit-il pas seulement de commerce. A ce sujet, l’hebdomadaire allemand Die Zeit  demande des éclaircissements à James Bamford, un des plus grands experts en matière de services secrets états-uniens : « Les Chinois craignent aussi que des firmes américaines (étasuniennes, NdT) comme Google soient en dernière analyse des outils des services secrets américains (étasuniens, NdT) sur le territoire chinois. Est-ce une attitude paranoïde ? » « Pas du tout » répond-il immédiatement. Au contraire même -ajoute l’expert- des « organisations et institutions étrangères [aussi] sont infiltrées » par les services secrets étasuniens, lesquels sont de toutes façons en mesure d’intercepter les communications téléphoniques dans tous les coins de la planète et doivent être considérées comme « les plus grands hackers du monde » . Désormais -affirment encore sur Die Zeit deux journalistes allemands- cela ne fait aucun doute :

« Les grands groupes Internet sont devenus un outil de la géopolitique Usa. Avant, on avait besoin de laborieuses opérations secrètes pour appuyer des mouvements politiques dans des pays lointains. Aujourd’hui il suffit souvent d’un peu de technique de la communication, opérée à partir de l’Occident […] Le service secret technologique des USA, la National Security Agency, est en train de monter une organisation complètement nouvelle pour les guerres sur Internet ».

Il convient donc de relire à la lumière de tout ceci quelques événements récents d’explication non aisée. En juillet 2009 des incidents sanglants sont survenus à Urumqi et dans le Xinjiang, la région de Chine habitée surtout par des Ouigours. Sont-ce la discrimination et l’oppression contre des minorités ethniques et religieuses qui les expliquent ? Une approche de ce type ne semble pas très plausible, à en juger du moins par ce que réfère de Pékin le correspondant de La Stampa :

« De nombreux Hans d’Urumqi se plaignent des privilèges dont jouissent les Ouigours. Ceux-ci, de fait, en tant que minorité nationale musulmane, ont à niveau égal des conditions de travail et de vie bien meilleures que leurs collègues Hans. Un Ouigour, au bureau, a l’autorisation de suspendre son travail plusieurs fois pas jour pour accomplir les cinq prières musulmanes traditionnelles de la journée […] En outre ils peuvent ne pas travailler le vendredi, jour férié musulman. En théorie ils devraient récupérer le dimanche. Mais le dimanche les bureaux sont en fait déserts […] Un autre point douloureux pour les Hans, soumis à la dure politique d’unification familiale qui impose encore l’enfant unique, est le fait que les Ouigours peuvent avoir deux ou trois enfants. En tant que musulmans, ensuite, ils ont des remboursements en plus dans leur salaire étant donné que, ne pouvant pas manger de porc, ils doivent se rabattre sur la viande d’agneau qui est plus chère ».

Elles apparaissent alors pour le moins unilatérales ces accusations portées par l’Occident contre le gouvernement de Pékin de vouloir effacer l’identité nationale et religieuse des Ouigours. Alors ?

Réfléchissons sur la dynamique des incidents. Dans une ville côtière de Chine où, malgré les différentes traditions culturelles et religieuses préexistantes, des Hans et des Ouigours travaillent côte à côte, se répand tout d’un coup la rumeur selon laquelle une jeune fille han a été violée par des ouvriers ouigours ; il en résulte des incidents au cours desquels deux Ouigours perdent la vie. La rumeur qui a provoqué cette tragédie est fausse mais voici que se répand alors une deuxième rumeur plus forte encore et encore plus funeste : Internet diffuse dans son réseau la nouvelle selon laquelle dans la ville côtière de Chine des centaines de Ouigours auraient perdu la vie, massacrés par les Hans dans l’indifférence et même sous le regard complaisant de la police. Résultat : des tumultes ethniques dans le Xinjiang, qui provoquent la mort de presque 200 personnes, cette fois presque toutes hans.

Eh bien sommes-nous là en présence d’une intrication malheureuse et fortuite de circonstances ou bien la diffusion des rumeurs fausses et tendancieuses visait-elle le résultat qui s’est effectivement produit ensuite ? Nous sommes dans un situation où il s’avère désormais impossible de distinguer la vérité de la manipulation. Une société étasunienne a réalisé des « programmes qui permettraient à un sujet engagé dans une campagne de désinformation de prendre simultanément jusqu’à 70 identités (profils de réseaux sociaux, account in forum etc.) en les gérant parallèlement : le tout sans qu’on puisse découvrir qui tire les ficelles de cette marionnette virtuelle ».  Qui a recours à ces programmes ? Il n’est pas difficile de le deviner. Le quotidien cité ici, non suspect d’antiaméricanisme (anti-étasunien, NdT) précise que la société en question « fournit des services à diverses agences gouvernementales étasuniennes, comme la Cia et le ministère de la défense » . La  manipulation de masse célèbre son triomphe tandis que le langage de l’Empire et la novlangue se font, dans la bouche d’Obama, plus doux et suaves que jamais.

Revient alors en mémoire l’« expérimentation conduite par la Cia » pendant l’été 1951, qui produisit « un mystérieux vent de folie collective » dans « le village pittoresque et tranquille » de Pont-Saint-Esprit. Et de nouveau nous voici obligés de nous poser la question initiale : la « folie collective » peut-elle être produite seulement par voie pharmacologique ou bien aujourd’hui peut-elle être le résultat du recours, aussi, aux « nouvelles technologies » de la communication de masse ?

On comprend alors les financements par Hillary Clinton et par l’administration Obama destinés aux nouveaux media. Nous avons vu que la réalité des « guerres sur Internet » est désormais reconnue même par de réputés organes de presse occidentaux ; sauf que dans le langage de l’Empire et dans la novlangue la promotion des « guerres sur Internet » devient la promotion de la liberté, de la démocratie et de la paix.

Les cibles de ces opérations ne restent pas sans rien faire : comme dans toute guerre les faibles cherchent à combler leur désavantage en apprenant des plus forts. Et voici que ces derniers crient au scandale : « Au Liban ceux qui maîtrisent le plus les news media et les réseaux sociaux ne sont pas les forces politiques pro-occidentales qui soutiennent le gouvernement de Saad Hariri, mais les "Hezbollah" ». Cette observation laisse poindre un soupir : ah, comme ce serait beau si, ainsi qu’il en a été pour la bombe atomique et pour les armes (proprement dites) les plus sophistiquées, même pour les « nouvelles technologies » et les nouvelles armes d’information et de désinformation de masse, ceux qui détiennent le monopole étaient les pays qui infligent un interminable martyre au peuple palestinien et qui voudraient continuer à exercer au Moyen-Orient une dictature terroriste ! Le fait est  -se lamente Moises Naïm, directeur de Foreign Policy- que les Usa, Israël et l’Occident n’ont plus affaire aux « cyberidiots  d’autrefois ». Ceux-ci « contre-attaquent avec les mêmes armes, font de la contre information, empoisonnent les puits » : une véritable tragédie du point de vue des présumés champions du « pluralisme » . Dans le langage de l’Empire et dans la novlangue, la timide tentative de créer un espace alternatif à celui qui est géré ou hégémonéisé par la superpuissance solitaire devient un « empoisonnement des puits ».

 

Publié lundi 25 avril sur le blog de l’auteur, http://domenicolosurdo.blogspot.com/  

Traduit de l’italien par Marie-Ange Patrizio.

 

Addenda pour la version française :

« Je reçois à l'instant de Thierry Meyssan un message que je considère comme instructif et éclairant. Je le remercie vivement. D. Losurdo.

« Facebook en Syrie :

Dès le début des manifs à Deraa, une page Facebook a été ouverte sous le titre "Révolution syrienne 2011" : slogan publicitaire inimaginable pour de vrais révolutionnaires : si on n'y arrive pas en 2011, on laisse tomber ?( !). Dans la journée, cette page comptait 80 000 amis, presque tous des comptes Facebook créés le même jour. Ceci est impossible sauf si les "amis" sont des comptes virtuels créés par des logiciels.

L'affaire Neda en Iran

Si l’on reprend la vidéo de la mort de la jeune Neda en la passant au ralenti, on constate qu'en tombant la jeune fille a le réflexe d'amortir sa chute avec son bras. Or, toute personne touchée par balle —a fortiori dans la poitrine— perd ses réflexes. Le corps devrait tomber comme une masse. Ce n'est pas le cas. Il est impossible que la jeune fille ait été touchée par balle à ce moment-là. Quelques secondes plus tard, la vidéo montre le visage de la jeune fille. Il est propre. Elle passe sa main sur son visage et il est alors recouvert de sang. L'agrandissement de la main montre qu'elle tient dans sa paume un petit flacon de sang et qu'elle l'étend elle-même sur son visage. La jeune fille est alors emportée par ses amis à l'hôpital. Elle meurt durant le transport. Arrivée à l'hôpital, on constate que le décès est dû à une balle en pleine poitrine. Celle-ci ne peut avoir été tirée que par ses "amis" durant son transport.

Thierry Meyssan, 26 avril 2011, http://www.voltairenet.org/article169576.html 

 

Références bibliographiques  

Giorgio Agamben 1996
Mezzi senza fine. Note sulla politica, Bollati Boringhieri, Torino.  

James Bamford (interview à) 2010
«Passen Sie auf, was Sie tippen», par Thomas Fischermann, in Die Zeit, 18 février, pp. 20-21.  

Ennio Caretto 2006
La Cia riprogrammò le menti dei reduci, in Corriere della Sera, 12 février, p. 14.  

Germano Dottori 2011
Disinformacija. L’uso strategico del falso nel caso libico, in Limes. Rivista italiana di geopolitica, n. 1, pp. 43-49.  

Alessandra Farkas 2010
«La Cia drogò il pane dei francesi». Svelato il mistero delle baguette che fecero ammattire un paese nel ‘51, in Corriere della Sera, 13 mars, p. 25.  

Thomas Fischermann, Götz Hamann 2010Angriff aus dem Cyberspace, in Die Zeit, 18 février, pp. 19-21.  

Carlo Formenti 2011
La «disinformazia» ai tempi del Web. Identità multiple per depistare,  in Corriere della Sera, 28 février, p. 38.  

Massimo Gaggi 2010
Un’illusione la democrazia via web. Estremisti e despoti sfruttano Internet, in Corriere della Sera, 20 mars, p. 21.  

Régis Genté 2008
Des révolutions médiatiques, in Hérodote, revue de géographie et de géopolitique, 2° trimestre, pp. 37-68.  

Mara Gergolet  2010
L’Europa: «Traffico d’organi in Kosovo», in Corriere della Sera, 16 décembre, p. 18.  

Global Times 2011
The internet belongs to all, not just the US, in Global Times, 17 février.  

Andrian Kreye 2009
Grüne Schleifen für Neda, in Süddeutsche Zeitung, 24 juin, p. 11.  

Domenico Losurdo 2010
La non-violenza. Una storia fuori dal mito, Laterza, Roma-Bari.  

Roberto Morozzo Della Rocca 1999
La via verso la guerra, in Supplément au n. 1 (Quaderni Speciali) de Limes. Rivista Italiana di Geopolitica, pp. 11-26.  

Barack Obama, David Cameron, Nicolas Sarkoz
Libya’s pathway to peace, in International Herald Tribune, 15 avril, p. 7.  

Douglas Paal (interview à) 2010
«Questo è l’inizio di uno scontro tra due civiltà», par Maurizio Molinari, in La Stampa, 23 janvier, p. 7.  

Nicolas Pelham 2011
The Battle for Libya, in The New Review of Books, 7 avril, pp. 77-79.  

Guido Ruotolo 2011
Gheddafi: ingannati dagli amici occidentali, in  La Stampa, 1er mars, p. 6.  

David E. Sanger 2011
As war in Libya drags on, U.S. goals become harder, in International Herald Tribune, 12 avril, pp. 1 et 8.  

Clay Shirky 2011
The Political Power of Social Media, in Foreign Affairs, janvier-février 2011, pp. 28-41.  

Bob Schmitt 1997
The Interrnet and International Politics, in International Herald Tribune, 2 avril, p. 7.  

Francesco Sisci 2009
Perché uno han non sposerà mai una uigura, in La Stampa, 8 juillet, p. 17.  

Evan Thomas 1995
The Very Best Men. Four Who Dared. The Early Years of the CIA, Simon & Schuster, New York  

Vincenzo Trione 2009
Quella verosimile manipolazione contro l’arroganza di Ahmadinejad, in Corriere della Sera, 2 juillet, p. 12.

http://www.mondialisation.ca/index.php?context=va&aid=24517

 

Échafaude-t-on la violence en Syrie

pour les JT occidentaux ?

 

Des téléphones mobiles dotés de cartes SIM étrangères et des appareils numériques contenant des vidéos d’actes de violence inventés ont été découverts sur les membres d’un groupe de délinquants armés.

Sana, H. Sabbagh, 23 avril 2011


      Damas, (Sana) – Vendredi, le personnel de l'armée a découvert des téléphones mobiles utilisant des cartes SIM et un logiciel de positionnement non syriens, et des caméras numériques contenant de courtes vidéos montrant des actes de violence fabriqués de toutes pièces et de fausses répressions contre des manifestations.


      Les téléphones et les caméras étaient entre les mains de membres d'un groupe criminel armé qui a attaqué une position militaire de la région d’al-Hirak Rakhem, dans la campagne de Daraa.


      Les membres du groupe portaient aussi sur eux des gourdins, des épées et des instruments métalliques qui étaient utilisés contre les forces de sécurité lors de manifestations, en plus de bouteilles pleines de vrai sang, servant au tournage d’actes de violence fabriqués, et de bouteilles d'essence pour incendier.



Original : www.sana.sy/eng/21/2011/04/23/342898.htm
Traduction copyleft de Pétrus Lombard

 

http://www.alterinfo.net/Echafaude-t-on-la-violence-en-Syrie-pour-les-JT-occidentaux_a57997.html

 

 

A lire sur la Syrie :

 


 

Georges Malbrunot : Des groupes de francs-tireurs financés par le clan saoudien des Saidiris et encadrés par la CIA.

  le 19 avril 2011

 

Extrait

 Alors que des centaines de Syriens, civils et militaires, viennent de tomber sous les coups de snipers financés par les saidiris et encadrés par la CIA, les médias occidentaux accusent le gouvernement de Bachar el-Assad de tirer sur sa population et sur ses propres forces de l’ordre.

Cette campagne de désinformation vise à justifier une possible intervention militaire occidentale.

Le philosophe Domenico Losurdo rappelle que la méthode n’est pas nouvelle. Simplement, les nouveaux moyens de communication l’ont rendue plus sophistiquée. Désormais, le mensonge n’est pas seulement véhiculé par la presse écrite et audiovisuelle, il passe aussi par Facebook et YouTube.

 Obsèques de 15 policiers à l’hôpital militaire Tishreen de Damas, le 27 avril 2011. En un mois, plusieurs centaines de Syriens, civils et militaires, ont été assassinés par des groupes de francs-tireurs financés par le clan saoudien des Saidiris et encadrés par la CIA.

Depuis quelques jours, des groupes mystérieux tirent sur les manifestants et, surtout, sur les participants aux funérailles qui ont suivi les événements sanglants. De qui sont composés ces groupes ? Les autorités syriennes soutiennent qu’il s’agit de provocateurs, essentiellement liés aux services secrets étrangers. En Occident, par contre, même à gauche on avalise sans aucun doute la thèse proclamée en premier lieu par la Maison-Blanche : ceux qui tirent sont toujours et seulement des agents syriens en civil. Obama est-il la bouche de la vérité ? L’agence syrienne Sana rapporte la découverte de « bouteilles de plastique pleines de sang » utilisé pour produire « des vidéos amateurs contrefaites » de morts et blessés chez les manifestants. Comment lire cette information, que je reprends de l’article de L. Trombetta dans La Stampa du 24 avril ? Peut-être les pages qui suivent, tirées d’un essai qui sera bientôt publié, contribueront-elles à jeter quelque lumière là-dessus. Si quelqu’un se trouvait étonné voire incrédule à la lecture du contenu de mon texte, qu’il n’oublie pas que les sources que j’y utilise sont presque exclusivement « bourgeoises » (occidentales et pro-occidentales). (Voir aussi addenda en fin de texte, NdT).

 

http://journaldeguerre.blogs.dhnet.be/

http://journauxdeguerre.blogs.lalibre.be/

 


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28 avril 2011 4 28 /04 /avril /2011 02:20

Programme de stabilité: il est temps de changer de stratégie

Intervention de Jean-Pierre Chevènement au Sénat, débat sur le programme de stabilité 2011-2014, mercredi 27 mars 2011.


Programme de stabilité: il est temps de changer de stratégie
.
Madame la Ministre,


Depuis le traité de Maastricht, la France a renoncé à sa souveraineté monétaire. On en voit aujourd’hui le résultat : l’euro fort convient à l’Allemagne du fait de sa spécialisation économique. Il convient moins bien à la France dont la croissance s’en trouve ralentie, le chômage maintenu à un niveau proche de 10 % et le commerce extérieur en déficit structurel (plus de 50 Milliards d’euros en 2010).

Au prétexte que la zone euro, rassemblant dix-sept pays économiquement et politiquement hétérogènes, est fragile – il eût fallu s’aviser plus tôt de ce vice de conception initial – le gouvernement propose aujourd’hui au Parlement de renoncer à la souveraineté budgétaire de la France, à travers un document intitulé « programme de stabilité de la France 2011-2014 ». Ce document ne fait que traduire les engagements du « Pacte de stabilité » dit Merkel-Sarkozy adopté par le Conseil de l’euro du 11 mars et entériné par le Conseil européen des 24 et 25 mars 2011. On assiste ainsi à ce paradoxe qu’une crise financière, privée à l’origine, aboutit à une austérité publique généralisée et véritablement sans précédent : constitutionnalisation ou, en France, semi-constitutionnalisation par voie de lois organiques, de l’interdiction des déficits publics, nouveau décrochage des salaires, recul automatique de l’âge de la retraite.

C’est pour sauver l’euro – dont ses promoteurs nous assuraient depuis des années qu’il nous sauverait des périls extérieurs – que le Conseil européen nous invite maintenant à légiférer pour assurer, selon lui, « une coordination renforcée des politiques économiques pour la compétitivité et la convergence ». Cette coordination s’intègre dans le projet de réforme constitutionnelle préparé par le gouvernement dont le Parlement doit débattre avant l’été : Il s’agit essentiellement de mettre le budget de l’Etat en tutelle, en créant des « lois-cadres d’équilibre des finances publiques », dont les dispositions s’imposent « de manière intangible » aux lois de finances et aux lois de financement de la Sécurité sociale. Le but affiché est de ramener le déficit public de 7% du PIB en 2010 à 2% en 2014.


C’est sans doute par ironie que le gouvernement propose aussi d’inscrire dans la Constitution le principe d’une transmission systématique à l’Assemblée Nationale et au Sénat du « programme de stabilité de la France », avant qu’il ne soit adressé à la Commission européenne. En réalité « la messe est dite » depuis longtemps. Sa rédaction détaillée est l’œuvre conjointe des fonctionnaires de la Commission européenne et de Bercy. C’est un simulacre de consultation destiné à masquer que désormais, en matière budgétaire, c’est à Bruxelles que se prendront les décisions. C’est un programme de rigueur budgétaire et sociale à perpétuité que vous nous demandez d’entériner, à travers une consultation de pure forme.

Il s’agit d’abord d’installer dans la durée une double norme d’évolution des dépenses de l’Etat : zéro volume et zéro valeur, hors intérêts et pensions.

- En découlent la poursuite de la RGPP, la baisse de 10% des dépenses de fonctionnement de l’Etat, dont 5% dès 2011, et de 10% des dépenses d’intervention ; le gel enfin des dotations aux collectivités locales.

- Par ailleurs, le ralentissement de la progression de l’ONDAM de 3% à 2,8% par an se traduira par la hausse de 5% du ticket modérateur sur les services médicaux et la baisse du remboursement des médicaments.

En réalité, tout cet exercice repose sur une accumulation d’hypothèses optimistes, s’agissant notamment d’un taux de croissance du PIB que le gouvernement a déjà dû réviser à la baisse pour 2011 et 2012, mais maintient à + 2,5% pour 2013 et 2014.

Or qu’est-ce qui justifie un pareil optimisme ? Essentiellement la reprise escomptée de la demande mondiale à hauteur de 6,5% par an à compter de 2013, reprise qui fait ressortir a contrario la très faible croissance de la zone euro. Comment mieux reconnaître la perte complète d’autonomie de la zone euro, incapable de programmer elle-même une stratégie de croissance et d’investissements pour favoriser par exemple la résorption du chômage ou la nécessaire transition énergétique ? La zone euro est la lanterne rouge de la croissance et le ruban bleu du chômage à l’échelle mondiale parce que ses gouvernements ont choisi de tout faire pour maintenir l’euro comme la monnaie la plus surévaluée du monde : c’est un choix de classe ; c’est le choix des possédants, de ceux qui détiennent les actifs financiers. Mais ce n’est pas le choix des peuples et encore moins le choix de la jeunesse, sacrifiée sur l’autel de la rentabilité financière !

Le document qui nous est soumis est un choix de résignation face à l’avenir.

Les hypothèses macroéconomiques associées au programme, en elles-mêmes déjà très défavorables, d’un euro à 1,40 dollar et d’un baril de pétrole à 100 dollars, sont d’ailleurs déjà dépassées : la politique américaine de « quantitative easing », c’est-à-dire le recours à la « planche à billets », ne peut que plomber encore plus le dollar et renchérir l’euro, aujourd’hui à 1,46 dollar et dont le cours de lancement était – rappelons-le – à 1,16 dollar et le cours réel, en 2000, à 82 centimes de dollar.

Ajoutons à cela l’augmentation des taux d’intérêt de la Banque Centrale européenne de vingt-cinq points de base pour commencer, à rebours de la politique des autres Banques Centrales et d’une politique de change sensée, visant à freiner le renchérissement de l’euro.

Enfin et surtout, comment ne pas anticiper l’effet des politiques de rigueur partout mises en œuvre en Europe, programmée, elle explosera à nouveau. Et cela de deux façons : d’abord par l’abondement inévitable du FESF d’ici à 2013 et du mécanisme européen de stabilité qui s’y substituera alors, à moins d’engendrer une nouvelle crise de liquidité bancaire et par ailleurs par le biais des moins-values fiscales liées au ralentissement de la conjoncture.

Ainsi le serpent se mord la queue : le contribuable français est doublement sollicité pour réduire la dette de la France et pour financer celle des pays susceptibles de faire défaut.

Dans les hautes sphères, on envisage maintenant de réduire par degré en vingt ans le ratio de dette à 60 % du PIB, ce qui pour l’Italie par exemple impliquerait un excédent budgétaire de trois points du PIB par an, et pour la France de 1,3 point.

C’est vraiment une cure d’austérité à perpétuité que prévoit cette programmation, quintessence du pacte « de compétitivité » de Mme Merkel, au dos duquel M. Sarkozy a cru bon d’ajouter sa caution !

Un tel programme dit de stabilité vide la démocratie de tout contenu. Qu’eût signifié un tel document s’il avait été présenté en 2007 ? Il aurait simplement empêché le sauvetage des banques, la relance et le grand emprunt ! Croyez-vous vraiment que la crise soit pour toujours derrière nous et que celle de l’euro ne vienne, par exemple, solliciter beaucoup plus que prévu notre budget ?

Le programme de stabilité de la France 2011-2014 interdira au parti socialiste, si son candidat est élu, de financer son programme, dont lui-même évalue le coût à 25 Milliards d’euros sur la législature 2012-2017, mais qu’un journal comme « Les Echos », dans son édition du 20 avril dernier, chiffrait à une somme cinq fois supérieure.

Il faut changer de « logique », Madame la Ministre, pour répondre aux aléas économiques et politiques prévisibles dans les quatre ans qui viennent.

Ce que vous nous proposez, c’est de mettre définitivement la démocratie en vacances.

Votre « programme de stabilité », triomphe de la « Doxa » néolibérale, débouchera sur une récession européenne qui rendrait encore plus inaccessibles les objectifs de réduction de déficit et de dette que vous nous assignez, comme on le voit déjà en Grèce et au Portugal.

Il est temps de concevoir pour l’Europe une sortie de crise par le haut, comme le font les Etats-Unis : seule la croissance en effet peut permettre de réduire les déficits et la dette. On attendrait de la France qu’elle mette l’accent sur une initiative européenne de croissance, fondée sur la relance salariale d’abord dans les pays les plus importants de la zone euro, sur la réforme des statuts de la Banque Centrale européenne ensuite pour introduire la croissance et l’emploi au rang de ses missions et lui permettre de racheter les titres de dette sur les marchés autant que de besoin, troisièmement pour modifier les textes européens qui s’opposent par exemple au lancement d’un grand emprunt ou à une politique industrielle que le dogme fondateur de la concurrence interdit, et enfin pour rééchelonner les dettes publiques autant qu’il le faudra en mobilisant notamment l’épargne des résidents, à l’exemple du Japon.

Ne rêvons pas : ce changement de logique n’est pas à l’ordre du jour. Le choix de la monnaie unique a été une monumentale erreur qu’ont commise solidairement la plupart des dirigeants de la droite et, hélas, la quasi-totalité des responsables socialistes. J’adjure ceux-ci de rechercher une autre solution qu’une intégration politique toujours plus poussée de la France à une Europe qui, dans l’état actuel des textes et des rapports de forces, ne peut signifier que l’engloutissement de la République dans un nouvel Empire, celui des marchés financiers.

Il est temps que la France propose pour l’Europe une autre orientation fondamentalement différente. Il est temps de changer les règles de la zone euro, si l’on ne veut pas voir s’ouvrir la crise de cette expérimentation hasardeuse.

Une chaîne de récifs sociaux, économiques et politiques se laisse voir à l’horizon. Des élections générales auront lieu en France, en Allemagne, en Italie en 2012-2013. Plutôt que de programmer un avenir qui n’aura pas lieu, il serait temps que nos responsables politiques se préparent à d’autres hypothèses et fassent preuve d’imagination. « Aude sapere », disaient les hommes de la Renaissance : « Osez penser » ! Madame le Ministre. Demain, il faudra faire face. Votre « plan A » ne marchera pas. Il serait utile d’avoir préparé quelques plans de rechange dans l’intérêt de la France mais aussi dans l’intérêt de l’Europe tout entière avec laquelle vous ne réconcilierez pas les citoyens, si elle ne redevient pas elle-même synonyme de « progrès ».
.
http://www.chevenement.fr/Programme-de-stabilite-il-est-temps-de-changer-de-strategie_a1124.html?TOKEN_RETURN
.
Sur le site de Jean-Pierre Chevènement :
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