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5 avril 2013 5 05 /04 /avril /2013 00:43

LIVRE GEOPOLITIQUE / EUROPE ET RUSSIE. UN PASSE POUR QUEL FUTUR ?

Mercredi 3 Avril 2013

LIVRE GEOPOLITIQUE / EUROPE ET RUSSIE. UN PASSE POUR QUEL FUTUR ?
EUROPE ET RUSSIE. UN PASSE POUR QUEL FUTUR ?
 
Michel Nazet, Roger Favry
Editions Ellipses
 
Un sujet devenu classique. Et qui évidemment rejoint nos préoccupations. Puisque EODE conçoit précisément la Russie et l’Union européenne comme les deux moitiés de la Grande-Europe – ce que symbolise notre logo -, l’Europe-continent de Vladivostok à Reyjavik. Dans la ligne des travaux d’avant-garde de notre fondateur Luc MICHEL et de son Ecole « euro-soviétique » de géopolitique dans les Années 1983-91.
Depuis beaucoup d’eau a coulé d’un bout à l’autre du Continent et cette thèse iconoclaste en 1983 est devenue une des idées-force de la géopolitique européenne, celle d’un « incontournable partenariat ».
 
Le livre EUROPE ET RUSSIE. UN PASSE POUR QUEL FUTUR ? s’inscrit dans ce cadre général. Avec une approche didactique, claire et précise ! Et de nombreuses cartes pour agrémenter les analyses et explications. Un ouvrage à se procurer absolument !
 
PRESENTATION

 
Une Europe toujours en construction ; une Russie en recomposition… un nouveau jeu géopolitique mondial s’engage, au cœur du Vieux Continent, autour d’un incontournable partenariat.
Ce livre est un cours complet composé de tous les outils nécessaires pour réviser les données essentielles, acquérir la méthode… et réussir les concours :
 
L’essentiel : une introduction pour recadrer les problématiques.
Les dates indispensables : une chronologie pour aborder le sujet.
Les chiffres incontournables : les statistiques pour mémoriser les données essentielles.
Des cartes étapes : pour assimiler les grands repères.
Des cartes de synthèse : pour faire un bilan du thème abordé.
Des dissertations et des sujets de colle : pour se préparer efficacement au concours.
Les 100 mots du continent : un lexique pour maîtriser le vocabulaire indispensable.
Les lieux de la géopolitique : pour cibler les points stratégiques du continent.
Une bibliographie enrichie : livres, sites, films, musique… pour étudier le continent  autrement.
 
EXTRAIT
 
« Chapitre 1
Un continent à la géographie incertaine façonné par une histoire productrice de valeurs. L’essentiel :
« L’Europe a une configuration particulière. Considérée parfois comme une presqu’île du continent asiatique, elle forme un continent morcelé qui rend sa géographie incertaine. Cette géographie est aussi mouvante selon les époques qui générèrent la constitution d’empires éphémères, sa fausse simplicité mettant en évidence une histoire riche où se mêlent une multitude de peuples, lesquels forgèrent des identités successives ou antagonistes.
Cette histoire productrice de valeurs construisit une identité singulière qui tire son origine de la guerre et de la colonisation comme des expériences des nationalismes et des totalitarismes. Elle justifie enfin, après 1945, la recherche d’un projet politique fondé avant tout sur la paix, dans un contexte où l’Europe, rendue exsangue par deux guerres mondiales qu’elle a provoquées, doit se reconstruire grâce à l’immigration. La construction européenne est l’aboutissement ultime de cette logique.
 
- Comment la géographie physique de l’Europe façonne-t-elle ce continent ?
- Quels sont les apports de l’histoire sur les identités de l’Europe ?
- En quoi les nationalismes ont-ils pu rendre nécessaire et engendrer la construction européenne ?
 
Les dates indispensables
– A l’échelle protohistorique…
– 800 000 à 400 000 ans avant J .-C. : « Anténéandertaliens », populations représentées notamment par l’homme de Tautavel (-450 000 ans), le « Français le plus ancien ».
– 300 000 à 30 000 ans avant J.-C. : premières traces de peuplement néandertalien en Europe.
– 6900 avant J.-C. : formation de la mer Baltique.
– 6000 avant J.-C. : la Méditerranée pénètre l’actuel détroit des Dardanelles, puis celui du Bosphore. Il s’ensuit, vers -5500, la formation de la mer Noire qui était auparavant un lac d’eau douce.
– 5500 à 4800 avant J.-C. : première culture indoeuropéenne dans la steppe pontique, au nord de la mer Noire. La langue de ses habitants, les Proto-indo-européens, est à l’origine d’une grande majorité des langues parlées en Europe (Albanais, Baltes, Celtes, Germains, Grecs, Latins, Slaves, Arméniens).
– VIe siècle avant J.-C. : apparition du mot « Europe » qui désigne d’abord pour les Grecs qui l’inventent la région continentale située au nord de Corinthe, puis les terres qu’ils découvrent peu à peu au nord du Bassin méditerranéen. Plus au nord se développent des civilisations protohistoriques, essentiellement les Celtes et les Germains.
 
Les chiffres incontournables
– Superficie de l’Europe : 10 392 855 km² (= 1/3 de l’Afrique ou 1/4 de l’Asie ou de l’Amérique, près de 7 % des terres émergées du monde)
– Densité : 71 habitants/km²
– L’Europe est constituée de 49 pays (en comparaison, les États-Unis d’Amérique sont constitués de 50 États fédérés auxquels s’ajoutent le district de Columbia)
– Population : 733 millions d’habitants (2007)
– Principales langues : albanais, allemand, anglais, espagnol, français, grec, hongrois, italien, néerlandais, polonais, portugais, roumain, russe, langues scandinaves, serbo-croate, ukrainien
– Principales chaînes de montagne européennes : l’Oural, le Caucase, les Carpathes, les Alpes, les Apennins, les Pennines, les Alpes scandinaves. »
 
SOMMAIRE :
 
IDENTITES ET DIVERSITES DU CONTINENT EUROPEEN

- Un continent à la géographie incertaine façonné par une histoire productrice de valeur.
- L’Europe : identité géographique et diversités nationales et régionales.
 
L’UNION EUROPEENNE : PUISSANCE, FRAGILITES ET DEFIS D’UNE CONSTRUCTION IMPROBABLE
- L’Union européenne : un OPNI résultat de logiques multiples et d’ajouts de composantes hétérodoxes.
- Une construction d’abord économique.
- Des mutations économiques et sociales de grande ampleur au gré de la haute croissance et des perturbations depuis les années 1970.
 
LA RUSSIE AUX MARGES DE L’EUROPE MAIS AU CENTRE DU CONTINENT EURASIATIQUE
- La renaissance d’un vieil Etat au défi d’un jeune nationalisme.
- Entre pays en transition et pays émergent : une économie, une société, des espaces en recomposition.
- Un rêve de puissance qui l’écarte de l’UE, une réalité qui l’en rapproche.
 
C’est sur ce dernier sujet que nous devenons critiques. Car les auteurs ne semblent pas concevoir que ce « rêve de puissance », précisément, pourrait aussi conduire la Russie à prendre la tête d’un nouveau processus d’unification européenne. La Russie, hégémon d’une Grande-Europe, comme la Macédoine le fut de la Grande-Grèce – celle d’Isocrate, de Philippe et d’Alexandre -, est une hypothèse qui évidemment demande un effort d’imagination bien éloigné du conformisme académique. Mais au moment où l’UE est confrontée à un possible échec, incapable de passer du stade de marché unifié au rang d’état – l’Europe-puissance -, l’Europe, précisément, a besoin d’imagination et d’un grand dessein …
 
LES AUTEURS :

 
Michel Nazet, spécialiste de géopolitique, est diplômé de Sciences Po Paris. II est professeur en classes préparatoires économiques et commerciales au lycée Saint-Michel-de-Picpus à Paris. Il est l’auteur de nombreux articles et ouvrages dont 30 Questions d’histoire-géographie et géopolitique et La Géopolitique pour tous (Ellipses, 2009 et 2010).
Olivier Favry est docteur de l’EHESS et travaille au ministère des Affaires étrangères. II est l’auteur de Tout savoir sur l’Europe. Glossaire de l’Union européenne (Ellipses, 2005), traduit en chinois en 2008 avec une préface de Michel Rocard.
Roger Favry est agrégé de lettres modernes et a enseigné le français pendant plus de 30 ans. II est l’auteur de nombreux ouvrages parus chez PEMF.
 
Nb de pages : 264 p.
Format : Broché.
Dimensions : 24.0 x 19.0 x 1.8 cm
ISBN : 9782729866150
EAN13 : 9782729866150
_____________________
 
EODE-BOOKS
eode.books@yahoo.com
http://www.eode.org/category/eode-books/
 
* EODE EDUCATION & RESEARCH :
The Department EDUCATION-FORMATION-RESEARCH of the Ngo EODE and of EODE-THINK TANK.
http://www.facebook.com/pages/EODE-Education-Research/246061642114064
 
* EODE / Eurasian Observatory for Democracy & Election (Brussels-Paris-Moscow-Kichinev)
http://www.eode.org/
http://www.facebook.com/EODE.org


 
EODE-BOOKS - lire - s’informer – se former
Un service du Département EDUCATION & RESEARCH
de l’Ong EODE
 
http://www.eode.org/eode-books-geopolitique-europe-et-russie-un-passe-pour-quel-futur/
 
http://www.facebook.com/notes/eode-education-research/-eode-books-geopolitique-europe-et-russie-un-passe-pour-quel-futur-/499460253440867
.http://www.alterinfo.net/LIVRE-GEOPOLITIQUE-EUROPE-ET-RUSSIE-UN-PASSE-POUR-QUEL-FUTUR_a88663.html
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Blog d'Alexandre Latsa: Poutine 3 - An 1: Bilan et avenir

Alexandre Latsa
10:46 03/04/2013

 

 

Beaucoup de commentateurs et analystes ont tenté de faire le bilan politique de la première année du troisième mandat de Vladimir Poutine, c'est-à-dire sa neuvième année en tant que président de la fédération de Russie et sa treizième année au sommet de la scène politique russe.

Le premier mandat Poutine avait commencé dans le sang avec la tentative de déstabilisation orchestrée de la république Tchétchène qui avait conduit à la seconde guerre de Tchétchénie. Ce premier mandat sera également marqué par la prise d’otages du théâtre de Moscou en 2002 ainsi que par l’attentat du métro de Moscou en février 2004. Le second mandat commencera lui aussi difficilement avec le double attentat sur les avions de ligne d’août 2004, l’abominable prise d’otages de l'école de Beslan et l’attaque de 2005 à Naltchik contre le bâtiment des forces de l’ordre. 2010 et 2011 connaitront également leurs attentats, dans le métro puis à l’aéroport de Domodedovo. Pourtant dans le même temps, l’intensification de la lutte contre les structures terroristes dans le Caucase a sans doute considérablement amoindri la capacité de ces cellules à frapper ailleurs en Russie et notamment dans la capitale russe, visée en priorité pour des raisons bien évidemment politiques. Sur le plan du terrorisme la situation s’est donc améliorée en Russie et ce sur la quasi-totalité du territoire.

La situation politique s’est elle aussi stabilisée. L’opposition parlementaire n’est pas plus qu’il y a 10 ou 12 ans en position de remporter des échéances électorales majeures puisque seul le parti communiste peut prétendre faire de l’ombre à Russie-Unie, ce parti (on doit sans doute plus parler de plateforme) centriste et conservateur. Mais le parti communiste, tout comme le parti nationaliste libéral-démocrate de Vladimir Jirinovski, souffrent d’une usure profonde due à l’ancienneté de leurs leaders respectifs, qui concourent politiquement depuis la fin de l’URSS. Curieusement du reste, cette usure politique semble frapper autant, voir plus, l’opposition que le pouvoir et ce contrairement aux prévisions de nombre d’experts.

L’opposition minoritaire et non parlementaire qui avait quand à elle réuni quelques dizaines de milliers de manifestants durant l’automne 2011 s’est logiquement essoufflée, minée par les scandales et les dissensions internes, tout comme sans doute et surtout par l’absence d’un quelconque programme politique. Aucune surprise à cela, il y a un an j’avais tenté d’expliquer que la jeune classe moyenne supérieure (dite classe créative) n’allait pas pouvoir se résoudre bien longtemps à confier le leadership des manifestations de l'opposition à des tendances radicales par exemple d’extrême gauche, prêtes à l’action violente, voire à basculer dans le terrorisme.

Illustration: Une de mes amies, journaliste pour une télévision publique me disait qu’elle était allée à Bolotnaia, puis lorsqu’elle a vu ce que devenaient ces rassemblements, à savoir occuper des quartiers pour jouer du tam-tam et dormir dehors (à l’époque révolue du slogan Occupy Moscow) elle m’a dit n’y avoir plus jamais mis les pieds. Ce mouvement, pâle copie d’un projet américain lui aussi sur le déclin, est rapidement mort. Mon amie a fini par voter Prokhorov aux élections, par défaut, ne sachant pas trop pour qui mettre son bulletin dans l'urne.

Une enquête par sondages vient de démontrer que les jeunes russes, contrairement à une idée reçue, ne font en réalité pas plus confiance à l’opposition qu’au pouvoir. Si un grand nombre de jeunes soutiennent les autorités, ils ragent en même temps contre les bureaucrates et le système administratif, et ce comme la totalité des russes. Si Vladimir Poutine reste l’homme politique préféré des jeunes, celui-ci est suivi par Vladimir Jirinovski et par Michael Prokhorov, et la grande majorité des jeunes interrogés n’a pris part à aucune manifestation de l’opposition. Pour Elena Omeltchenko, chef du Centre de recherche de la jeunesse de l’École des hautes études en sciences économiques: "Les jeunes gens ont de la bouillie dans la tête. Le nationalisme coexiste avec le libéralisme".

Ce mélange de deux tendances que l’on pourrait juger hautement contradictoires peut donner naissance a une nouvelle tendance hybride, dont l’une des formes a sans doute émergé discrètement en conséquence de l’évolution que la scène politique russe a connu ces 18 derniers mois: l’idéologie nationale-démocrate.

Plusieurs membres de la Chambre civile russe (organe consultatif auprès du Kremlin) s'attendent du reste à l'émergence de plusieurs partis nationalistes capables de concurrencer les partis parlementaires lors des prochaines élections législatives. Cette droitisation à venir de la société civile a visiblement été anticipée par le pouvoir russe, et ceci se traduit par l’émergence de figures fortes et nationalistes dans le cercle de gouvernance, que l’on pense par exemple à Dimitri Rogozine ou encore à Serguey Glaziev, tous deux anciens du mouvement politique Rodina (La Patrie).

On peut donc imaginer que de Bolotnaia 2011, il ne restera pas grand-chose dans le futur proche. Comme l’écrivait Dimitri Olchansky il y a de cela un peu plus d’un an: "Les gens qui ont manifesté à Bolotnaia et Sakharov sont victimes d’une illusion d’optique. (…) Ils pensent représenter le peuple russe dans son ensemble – mais sur ce point, ils se trompent. (…) Plus longtemps Poutine conservera le pouvoir, plus on aura de chances de voir la société russe évoluer de façon paisible et harmonieuse. Les nationalistes finiront de toute façon par prendre le pouvoir, c’est inévitable. Mais plus tard ce jour arrivera, plus ils seront civilisés".

Pourrait-on imaginer dans l’avenir une scène politique russe partagée entre un bloc centriste (concentré autour de Russie-Unie et/ou du Front populaire Russe) et un bloc nationaliste? Et si la réelle opposition, après avoir été communiste de 1991 à aujourd’hui, devenait à l’avenir l’opposition nationaliste?

 

L’opinion exprimée dans cet article ne coïncide pas forcément avec la position de la rédaction, l'auteur étant extérieur à RIA Novosti.


Alexandre Latsa est un journaliste français qui vit en Russie et anime le site DISSONANCE, destiné à donner un "autre regard sur la Russie".

 

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  37:22

Bienvenue pour cette nouvelle édition du journal télévisé de La Voix de la Russie. Ce rendez-vous hebdomadaire en français vous présente les actualités russes, françaises et internationales sous l’angle de la réinformation. Contrairement à une vision tronquée et manichéenne de l’information délivrée par le mainstream médiatique français, nous nous efforcerons de vous faire percevoir que la vérité n’est jamais toute entière du même côté…

Au sommaire de cette édition du 1er avril 2013 :
  • François Hollande sur France 2 : M. Bricolage nous présente sa boîte à outil
  • Chypre : Les banksters braquent les économies des citoyens
  • Entretien avec Thierry Messan : sur la situation en Syrie et l'ingérence des pays occidentaux
  • La 4e cérémonie des Bobards d'Or : Les salles de rédaction françaises n'étaient pas à la fête
  • Exposition universelle 2020 : Ekaterinbourg défend sa candidature devant la délégation du BIE
  • Coopération entre la Chine et la Russie : les relations s'intensifient dans tous les domaines
  • La Voix de la Russie portera désormais jusqu'en Chine avec un nouveau partenariat entre les médias des deux pays.
2 avril 2013 2 02 /04 /avril /2013 04:01

 

MADURO, LE NOUVEAU LEADER SOCIALISTE DU VENEZUELA, PARLE !

Luc Michel
Lundi 1 Avril 2013


MADURO, LE NOUVEAU LEADER SOCIALISTE DU VENEZUELA, PARLE !
« Il y a beaucoup de gens qui parient aujourd'hui sur la fin de la révolution, mais je crois que maintenant les dirigeants du monde savent que la révolution a sa propre force »
- Nicolas Maduro
 
« Les piliers du programme de M. Maduro ne diffèrent pas de ceux sur lesquels reposait la politique d'Hugo Chavez : consolider l'indépendance, bâtir le socialisme vénézuélien et contribuer à la mise en place d'un monde multipolaire »
- AFP
 
EXTRAITS DE L’INTERVIEW EXCLUSIVE « MADURO "PREPARE" POUR LA PRESIDENCE DU VENEZUELA »
ACCORDEE PAR NICOLAS MADURO A L’AFP CE 31 MARS :
 
Nicolas Maduro se souvient qu'il n'a pu prononcer un mot des heures durant quand Hugo Chavez lui a annoncé qu'il devrait diriger le Venezuela si sa santé ne lui permettait plus de le faire. Aujourd'hui, le chef de l'Etat par intérim assure être "préparé" et garantit que "la révolution est unie", à quinze jours de la présidentielle.
"Je n'ai jamais espéré cela. Jamais. Mais c'est très émouvant et surprenant qu'un chef que nous aimions tous et que nous avons toujours soutenu avec loyauté te dise à un moment donné : +Ecoute, je vais me faire opérer et il y a trois scénarios : le premier, c'est que je ne survive pas à l'opération, le deuxième c'est que ça soit compliqué, et, dans ces deux cas, il te revient d'assumer la direction+" du pays, explique dans un entretien avec l'AFP M. Maduro, candidat à la succession d'Hugo Chavez, mort le 5 mars des suites d'un cancer.
 
UN HOMME DU PEUPLE CHOISI PAR CHAVEZ
 
Agé de 50 ans, il a connu une rapide ascension politique. D'abord conducteur d'autobus, puis responsable syndical, il devient député en 1999 avant d'être nommé ministre des Affaires étrangères, puis vice-président après la présidentielle d'octobre, remportée par M. Chavez face au gouverneur de l'Etat de Miranda, Henrique Capriles, à nouveau candidat de l'opposition à la présidentielle du 14 avril.
 
Désigné par le défunt président, alors malade, pour poursuivre son projet de "révolution bolivarienne", Nicolas Maduro, interrogé dans l'Etat de Barinas (ouest) (…) insiste sur sa légitimité et affirme disposer de l'appui de tout le gouvernement.
"Il y a eu une réaction d'unité très forte. Maintenant, nous avons des relations de réelle fraternité à un niveau que nous n'avions jamais atteint. La direction politico-militaire de la révolution est unie dans un même sentiment de peine et d'amour pour Chavez. Si quelque chose nous unit, c'est l'amour pour Chavez (...) Et tous, nous exécutons les ordres du président Chavez, à commencer par moi", explique-t-il.
 
En octobre, déjà affaibli par la maladie, Hugo Chavez avait été réélu avec 55% des voix, contre 44% à M. Capriles. Nicolas Maduro envisage de faire mieux et de "battre un record".
"Oui, j'ai confiance dans les gens qui vont aller aux urnes voter pour Maduro car nous sommes comme une famille qui a perdu le père. Ici, le peuple s'est uni parce qu'il est de la responsabilité de tous que l'héritage de Chavez perdure. Je suis en première ligne, il m'a mis en première ligne, mais le peuple sait que j'avancerai si lui-même avance", poursuit-il.
Hugo Chavez "m'a préparé sans que je le sache dans tous les domaines : pétrole, finances, international...", ajoute le candidat du pouvoir en place depuis 14 ans.
 
"Il y a beaucoup de gens qui parient aujourd'hui sur la fin de la révolution, mais je crois que maintenant les dirigeants du monde savent que la révolution a sa propre force" au-delà du président défunt, qui jouissait d'un charisme hors-normes, affirme son héritier. "Les seuls qui peuvent garantir la stabilité politique, économique et énergétique, c'est nous, avec Nicolas Maduro comme président", insiste-t-il.
 
« UNE DIRECTION COLLECTIVE DE LA REVOLUTION »
 
(…) Avec un discours imprégné de références et d'éloges faites à l'ancien président, Nicolas Maduro, grand favori des sondages, dément que le gouvernement soit incapable de prendre des décisions, paralysé par l'absence d'Hugo Chavez, qui concentrait l'essentiel du pouvoir entre ses mains.
"Nous prenons des décisions et gouvernons grâce à une direction collective de la révolution", soutient le candidat.
 
Les piliers du programme de M. Maduro ne diffèrent pas de ceux sur lesquels reposait la politique d'Hugo Chavez : consolider l'indépendance, bâtir le socialisme vénézuélien et contribuer à la mise en place d'un monde multipolaire.
Au niveau local, il a mis l'accent sur la lutte contre l'insécurité (…) "Vaincre la violence est une question prioritaire, nous voulons bâtir une société socialiste de paix, avec de très hauts niveaux d'égalité sociale", explique-t-il.
 
Il apparaît évident que cet homme à la haute stature et à la moustache épaisse, dont l'éloquence n'était pas le principal atout, se sent de plus en plus à l'aise dans les rassemblements de masse, mais il admet qu'il ne parvient pas à s'habituer à sa nouvelle situation qu'il n'avait "jamais imaginée".


PCN-SPO avec AFP / 2013 04 01 /
http://www.facebook.com/PCN.NCP.press.office
 
(intertitres de la rédaction de PCN-SPO)
 
http://www.facebook.com/notes/pcn-ncp-press-office-service-de-presse-du-pcn/-pcn-spo-revue-de-presse-maduro-le-nouveau-leader-socialiste-du-venezuela-parle-/504900002908290
31 mars 2013 7 31 /03 /mars /2013 01:16
Moscou œuvrera pour alléger les dettes de l’Afrique (Poutine)
L’équipe du site

La Russie déploiera des efforts supplémentaires pour alléger les dettes des pays africains, a annoncé mercredi le président Vladimir Poutine.

"Nous envisageons d'entreprendre des efforts supplémentaires pour alléger le fardeau de la dette. Des accords intergouvernementaux prévoyant un échange de la dette contre le développement ont été conclus avec la Tanzanie, la Zambie et le Mozambique pour un montant total de 263,6 millions de dollars", a déclaré M. Poutine lors d'une rencontre avec les chefs d'Etat et de gouvernement des pays du groupe BRICS (Brésil, Russie, Inde, Chine et Afrique du Sud).

Le président a également fait savoir que depuis des décennies, Moscou octroyait une aide directe à l'Afrique.

"Nous avons épongé plus de 20 milliards de dollars de dettes", a indiqué M. Poutine, soulignant que pour cet indice, la Russie "arrivait en première position parmi les pays du G8".

Le chef de l'Etat russe en outre a rappelé que le rythme de croissance de l'économie africaine s'élevait à environ 5%  par an et que d'ici 2020, le PIB global du continent pourrait augmenter de 25%, atteignant 2.600 milliards de dollars.

Selon M. Poutine, ce facteur stimule la coopération entre les BRICS et les pays africains.

Le président a souligné que les sociétés russes réalisaient des projets d'investissement dans tous les Etats d'Afrique du nord et dans onze pays situés au sud du Sahara.


Près de 8.000 étudiants africains font leurs études dans les universités russes, a indiqué M. Poutine.

 

http://www.almanar.com.lb/french/adetails.php?eid=103899&frid=19&cid=19&fromval=1&seccatid=33

 

 

 

 

Source: Divers

28-03-2013
29 mars 2013 5 29 /03 /mars /2013 00:20

L’impérialisme américain face à la sagesse chinoise

« Si nous voyons que l’Allemagne est en train de gagner, nous devons aider la Russie. Si nous voyons que la Russie est en train de gagner nous devons aider l’Allemagne. Dans les deux cas nous devons les laisser se tuer le plus possible » disait Truman au New York Times, un mois après l’opération « Barbarossa » lancée par l’Allemagne contre l’Union Soviétique. C’est l’attitude constante américaine contraire aux normes de la morale.

Avant la guerre de sécession, les États-Unis se sont repliés sur eux-mêmes pour construire et se reconstruire. Leur première intervention extérieure était une ingérence dans les affaires du Mexique en 1865 pour dissuader la France et l’Achat de l’Alaska à la Russie.

Depuis, les États-Unis mènent une politique impérialiste, parfois de façon douce, parfois de façon arrogante et brutale, dont l’objectif est d’exercer une influence dans les domaines politiques, militaires, économiques et culturels à l’échelle mondiale. Elle est fondée d’abord sur la doctrine Monroe (1), « l’Amérique (du Sud et du Nord) aux Américains », et Roosevelt (2) qui s’arroge le droit d’intervenir partout pour défendre les intérêts de son pays. Ces doctrines s’appuient sur le dollar qui ouvre la voie à l’intervention économique,en favorisant les investissements des capitaux américains sous la pression diplomatique.

Après la deuxième guerre mondiale, l’Union Soviétique communiste est devenu trop menaçante pour les intérêts américains en Europe et dans le monde, dit en voie de développement.

Aux États-Unis, un débat eut lieu pour endiguer le régime communiste. L’usage de la force fut écartée au profit d’une stratégie qui consistait à l’encerclement de l’URSS par l’OTAN à l’ouest, le Pacte de Bagdad au Moyen-Orient, l’Organisation du Traité de l’Asie au Sud-est (3). La course aux armements (projet de la guerre des étoiles) fut relancée dans les années 1980 et les relais (médias, organisations), pour dénoncer les atteintes aux droits de l’homme, réactivés. Le résultat est l’effondrement de l’URSS 10 ans plus tard.


1- STRATÉGIE POUR CONTRER LE DÉFI CHINOIS

Deux décennies après la chute de l’Union Soviétique, la suprématie américaine est remise en cause par la montée en puissance de la Chine tant au plan économique que militaire en Asie-Pacifique. Pour faire face à ce défi chinois, Barack Obama développa une stratégie géopolitique globale. Si la stratégie américaine contre l’URSS était connue, celle réservée à la Chine n’est pas aussi détaillée. Toutefois, selon le décryptage des déclarations des officiels Américains, les relations que les États-Unis consolident avec les pays de l’Extrême –orient et le déploiement des troupes américaines, nous pouvons supposer que cette stratégie est repose sur :

Le contrôle des besoins énergétiques de l’adversaire

La croissance forte de la Chine qui ne dispose pas de ses propres ressources en énergie suffisantes pour son développement, nécessite une grande consommation d’énergie. Elle doit donc importer de plus en plus accroissant sa dépendance de l’extérieur essentiellement du Moyen-Orient dont elle importe 60% de leur production et pourrait atteindre 90% en 2015. Pour empêcher tout éventuel rapprochement de ce pays à ses fournisseurs du Moyen-Orient, les États-Unis mènent une politique qui renforce sa mainmise sur les principaux fournisseurs de la Chine qui sont l’Arabie Saoudite, le Koweït, l’Irak et l’Iran.

Dans la perspective de rendre difficile l’accès à une source d’approvisionnement alternative au Golfe-Persique, les États-Unis envahissent l’Afghanistan coupant ainsi la route qui mène de la Chine à la mer Caspienne et cherchent à pousser la Russie à s’orienter vers l’Europe plutôt que vers l’Asie. Ils cherchent ardemment à faire passer l’Irak et l’Iran sous leur emprise mettant la Chine en difficulté pour alimenter son industrie en pétrole. Leur hégémonie dans la région passera-t-elle par résurrection due pacte de Bagdad en lui ajoutant les micros États issus de l’éclatement de la Syrie et du Liban en États communautaires.

La rupture des relations russo-chinoises ou la dislocation du groupe de Shanghai

Pour briser l’influence américaine dans le continent asiatique une organisation intergouvernementale régionale asiatique menée par l’alliance sino-russe est née. Connue sous l’appellation du Groupe de Shanghai (4).

Les États-Unis pensent que l’affaiblissement ou la dislocation de ce Groupe accroît l’encerclement de la chine. Pour ce faire et sous le prétexte fallacieux faire front avec l’OTAN contre l’islamisme montant dans la région, ils cherchent par tous les moyens à faire basculer la Russie vers l’Europe tout en espérant une entente sur le partage des hydrocarbures avec ce pays. La Russie devrait faire un choix stratégique rejoindre l’atlanti-europe ou consolider ses relations avec la Chine en renforçant notamment le Groupe Shanghai en vue de lui donner la capacité de faire face à l’OTAN. Au vu de la situation géopolitique qui prévaut il semble que la Russie se rapproche encore plus de la Chine. Leur position vis-à-vis de la crise syrienne le confirme.

L’Inde constituerait un allié notoire pour cette politique d’encerclement de la Chine et, pour cette raison que les États-Unis développent des relations notamment dans le domaine militaire comme le fait aussi Israël avec ce pays. Il constituera un substitut au Pakistan qui n’a pas encore tranché sur son éventuelle adhésion à cette conception américaine

La mise en place par un réseau d’alliances

En Extrême – Orient, les États –Unis comptent sur la Corée du Sud et du Japon considérés comme bases avancée américaines. La Corée du Nord , dont l’arsenal militaire est intéressant, doit être « récupérée » et annexée à la Corée du Sud

La présence géostratégique américaine repose sur des régions sécuritaires dites « pivot », d’une part le canal de Panama qui relie l’Atlantique au Pacifique, deuxièmement les installations militaires maritimes de San Diégo à Hawaï jusqu’à Guam et de Guam au Japon et à la Corée du sud et enfin la ligne maritime de Bornéo à Singapour Ce système sécuritaire a deux têtes de pont, le Japon et Taïwan et surveille les 6000 navires qui sillonnent l’océan indien transportant le pétrole vers la Chine.

Neutraliser sa capacité de menace nucléaire

Rompant avec « l’équilibre de la terreur », les États-Unis se dotent d’un bouclier intercepteur de missiles atomiques lancés sur le territoire des USA. Avec ce bouclier, les USA croient bien pouvoir déclencher une attaque contre un pays nucléaire sans craindre une riposte sérieuse.

Dans cette optique, ils installent des systèmes d’interception des missiles balistiques et des missiles de croisière chinois en Asie et au Moyen-Orient. Quatre systèmes antimissiles Patriot sont déployés au Japon, en Corée du Sud, à Taïwan et aux Émirats Arabes Unis. Pour augmenter l’efficacité de ces systèmes, ils projettent d’installer un nouveau radar de signes avant – coureurs aux Philippines en plus de celui se trouvant au Japon. Les navires de guerre capable de porter les missiles antimissiles passeront de 26 à 38 d’ici 2018 dont la moitié sera déployée en Asie et au Pacifique

Instrumentalisation des conflits ethniques et des droits de l’homme

La Chine, avec ses 56 ethnies, est une diversité de croyances culturelle et d’influence spirituelle. Cette diversité peut s’avérer dangereuse pour elle ou tout autre pays similaire si la liberté d’expression et de religion n’est pas respectée. Les Tibétains et les Ouighours et les Mongols de la Mongolie-intérieure sont les minorités qui affichent le plus des revendications indépendantistes. Les États-Unis trouvent dans la géographie chinoise les éléments suffisants pour favoriser des soulèvements

a) – Le Tibet revendique son autonomie. Le soulèvement du Tibet en 1959, à travers des preuves confirmées, n’était pas du tout complètement spontané selon ses partisans mais bien l’œuvre soit de la CIA soit des chefs Khampa (5) voire les deux. A. Tom Grunfeld (6) l’a annoncé dans une conférence en 2000 lors d’un congrès mondial de l’Association internationale de sciences politiques. La fuite du Dalaï Lama en 1994 est organisée pour l’utiliser contre le gouvernement chinois.

b) – Les Ouighours revendiquent leur musulmanité. Les Ouighours sont un musulman turcophone qui représente plus de 45% de la population de la province de Xinjiang. Pour Pékin, le Xinjiang est parmi les priorités stratégiques pour des raisons économiques (la présence d’importants gisements de matières premières) et géopolitique, la région a 5 000 km de frontières avec huit pays dont l’Inde, le Pakistan, le Kazakhstan et le Kirghizstan.

Ils demandent que soit respectée leur spécificité culturelle et religieuse surtout pendant le Ramadan et les fêtes religieuses d’une part et de mettre fin à la politique d’assimilation menée par Pékin qui favorise l’installation des Hans ethnie non musulmane dans la province. Leur soulèvement est pour des raisons identitaires.

La révolte de février 1975 et 2001 a fait 167 et celle de 2001 a été sévèrement réprimes par les autorités chinoises révoltes en considérant le soulèvement de la province comme actes terroristes. De 2001 à nos jours des émeutes éclatent donnant des affrontements entre les musulmans et les Hans. Les Américains notamment sont accusés d’être les manipulateurs de ces manifestations.

c) – Les Mongols de la Mongolie-intérieure. Ils se sentent menacés dans leur culture par la migration des Hans sur leurs terres. L’exportation minière intensive détruit leur cadre et leur mode de vie pour lesquels la colère gronde.

Ils ont intégré dans leur stratégie de déstabilisation l’élément internet persuadés que les moyens de communication ont un rôle prépondérant dans la direction des événements dans le sens souhaité tout en suivants en temps réel les événements. Aussi, est- il devenu impératif de repenser le cyberespace en cyber-sécurité. (Stratégie internationale pour le cyberespace).


2- OBAMA VANTE L’IMPÉRIALISME AMÉRICAIN DU XIXème SIÈCLE


En annonçant sa nouvelle stratégie globale en Extrême-Orient le président Américain donne l’impression de faire retourner les États-Unis au 18e siècle où le concept impérialisme prenait tout son sens dans ce pays. L’historien américain, John Gerassi, dans un article des temps modernes de septembre 1967, affirme « la politique étrangère des USA a été toujours dominatrice et impérialiste depuis 1823 ». Une tradition politique américaine pour cette région du globe. En effet, depuis ce siècle, l’Extrême-Orient constituait déjà un espace pour les États-Unis où leur suprématie ne doit pas être discutée.

Aussi bien les politiques, les académiciens que les religieux encourageaient l’expansion de leur pays parfois au détriment des valeurs morales voyaient dans zone pacifique et extrême–orient une importance décisive.

Le Secrétaire d’État Steward en 1852 disait « l’Océan pacifique, ses rivages, ses iles et la vaste région au-delà, deviendront le principale théâtre des événements dans le grand futur monde », et John Hay, secrétaire d’État en 1860 : « (…) Qui comprend la Chine tient la clé de la politique internationale des 500 ans à venir ».

Selon John Fiske, philosophe et historien, professeur à Harvard la politique américaine est fondée sur le principe de « la race anglaise dont les deux branches ont la mission de fonder à travers la plus grande partie du monde plus élevée et un ordre politique plus durable qu’aucun autre dans le monde » Le Pasteur Josiah Strong dans son livre « our contry » annonce que la race anglo-saxonne est élue par Dieu pour civiliser le monde et que les USA ont une responsabilité essentielle »

Les doctrinaires américains justifient leur politique impérialiste par :

La nécessité de trouver des débouchés. Ils prétendent que les usines américaines produisent plus que le peuple utilise. Le sol américain produit plus qu’il ne peut consommer. La destinée nous a tracé notre politique : le commerce mondial doit être et sera à nôtre.

La supériorité de la race anglo-saxonne. Ils croient que Dieu a chargé la race anglo-saxonne de gouverner les peuples séniles et barbares et diriger la régénération du monde.

Nature religieuse. Les colons ayant quitté l’Europe, vont s’installer dans le nouveau monde car ils ne pouvaient plus exercer leur culte. Dans le nouveau monde , ils vont s’atteler à l’établissent du royaume de Dieu sur terre. L’élément religieux est omniprésent dans la politique américaine, la devise de ce pays est « In god we trust » (en Dieu nous croyons). Le président Wilson ne prêchait-il pas une croisade contre l’Europe ? Pour eux, seules leurs valeurs sont universelles, et il faut les répandre dans le monde ; Tocqueville considérait ces valeurs comme étant la démocratie.

3- LA CHINE SE PRÉPARE A LA CONFRONTATION

Une guerre aura lieu probablement dans le Pacifique, mais quel en sera le motif ? Sur quel litige éclatera-t-elle ? On ne peut donner de réponse.

Andrew Marshall, un des principaux conseillers du Pentagone, en réponse à une question sur son avis sur ce qui se passe en Irak, dira « Je ne regarde pas ça de trop près. Je suis occupé à planifier la future guerre avec la Chine d’ici vingt ans sous l’eau ou dans l’espace » (7). Bush Junior affirmait que « la Chine est une rivale et non un partenaire stratégique » (8).

« La Chine est trop grosse pour que les Américains l’envoient dans la lune. Les chinois sont bien sur terre depuis 5 000 ans et y resteront à jamais » (9) répond Sha Xukang négociateur chinois sur le désarmement. Phrase calculée et diplomatique, mais qui contient des menaces…

La Chine a parfaitement compris que le Pacifique et l’Extrême–orient sont des espaces vitaux déterminants pour leur prospérité aussi bien pour elle que pour les États-Unis et qu’ils ne peuvent être partagés. Elle se prépare.

Hausse des dépenses militaires. pour l’année 2011, le gouvernement prévoit un budget de 20 milliards d’euro « les dépense militaires sont 2 à 3 fois plus élevées que les chiffres officiels avoués » (10). La dotation budgétaire passera à plus de 300 milliards de dollars en 2015 et revalorise les soldes des militaires pour les motiver.

La Chine n’a pas accru ses effectifs des forces terrestres car elle sait que la confrontation ne sera pas frontaliers mais une guerre post- moderne centrée sur la guerre électronique, les missiles, les avions, les sous-marins et les satellites et même une guerre nucléaire.

Elle muscle sa flotte marine et sous marine, lance des portes avions, et modernise son aviation.

• Elle améliore ses capacités nucléaires et balistiques, et met en orbite des satellites espions.

• Elle se prépare à faire face à tout mouvement d’agitation à l’instar de ce qui se passe dans le monde Arabe. Lors de l’Assemblée annuelle du congrès national du peuple de l’année 2011, le gouvernement a annoncé une hausse importante du budget consacré au maintien de l’ordre.

SERAGHNI LAID


Référence :

1. James Monroe. Sa doctrine, exposée dans une déclaration du 2 décembre 1823, s’articule sur deux principes :

a) – Les États-Unis s’abstiennent de toute intervention en Europe,
b) – Les États-Unis ne tolèrent aucune intervention de l’Europe en Amérique.

2. Théodore Roosevelt né le 27 octobre 1853 a New York, historien, naturaliste, explorateur, écrivain et soldat, il est le 26ème président des États-Unis. Sa doctrine dite « big stik » (gros bâton) est inspirée d’un proverbe africain qui dit « parlez doucement et prenez un gros bâton avec vous, vous irez loin »

3. Créée à Manilles le 8 septembre 1954, cette organisation comprend les Philippines, la Nouvelle Zélande, du Pakistan, la France, de la Grande Bretagne, l’Australie, la Thaïlande et des États-Unis.

4. L’organisation de coopération de Shanghai, appelée groupe de Shanghai, créée le 14 et 14 juin 2002, comprend la Russie, la Chine, le Kazakhstan, le Tadjikistan, le Kirghizstan et l’Ouzbékistan. Le Pakistan, l’Inde et l’Iran sont des membres observateurs.

5. Khampa est un bourg tibétain situé au Nord de la frontière avec l’État indien du Sikkim.

6. A. Tom Grunfeld est professeur d’histoire à l’université d’État de New York spécialisé dans l’histoire moderne de l’Asie orientale notamment et plus particulièrement de la Chine et du Tibet.

7. M. Wietzmann, « Le mal de l’Irak aux intellectuels américains ». Le Monde 2, 17 février 2007.

8. Mondialisation du 24 octobre 2008.

9. Gerald Fouchet, politologue, écrivain et journaliste : « Vers une nouvelle guerre froide Chine-USA ».

10. Le Mmonde du 7 mars 2001.

29 mars 2013 5 29 /03 /mars /2013 00:06

Blog d'Alexandre Latsa: Crise à Сhypre: Et si le rêve européen touchait à sa fin?

Alexandre Latsa
10:49 27/03/2013

Un peu d’histoire

 

Les récents événements à Chypre ont donné lieu à un déferlement médiatique excessif et souvent bien éloigné de la réalité. La partie sud de l’île de Chypre (la partie nord étant envahie militairement par la Turquie depuis 1974) est peuplée de 770.000 habitants et ne représente que 0,3% du PIB de la zone euro. L’île, bien que relativement méconnue du grand public, du moins jusqu'à cette crise, a eu une histoire très tumultueuse la partageant largement entre l’Occident et l’Orient. Les lecteurs souhaitant en savoir plus peuvent consulter cette histoire illustrée de l’île s’arrêtant à 2004.

C’est justement à cette date que Chypre a intégré l’Union Européenne (le pays étant le plus riche des nouveaux entrants à l’époque) puis en 2008 Chypre a intégré la zone euro. A ce moment l’île connaissait déjà des afflux de capitaux russes et la législation fiscale y était déjà sensiblement la même qu’aujourd’hui. La même année la crise financière à frappé l’île comme tous les pays occidentaux et lors de la restructuration de la dette Grecque, les actifs des banques Chypriotes (qui contenaient une forte proportion de bons du trésor grecs) ont été brutalement dévalorisés par cette décision de l'Eurogroupe. Le pays en 2011 avait pourtant une dette en pourcentage du PIB inferieure à celle de la France, de  l’Italie et  de l’Allemagne. Jacques Sapir rappelle en outre que les banques chypriotes ont aujourd’hui des actifs qui sont égaux à 7,5 fois le PIB de l’île, alors que la moyenne dans l’UE est de 3,5 fois, mais que c’est largement moins par exemple que le Luxembourg dont les actifs bancaires pèsent 22 fois le PIB.

Le racket fiscal: nouvelle solution pour régler la crise?

La Troïka (une alliance de la BCE, du FMI et de l’UE) a donc choisi une mesure radicale pour récupérer la trésorerie nécessaire au renflouement des banques: le prélèvement de l’argent via une ponction obligatoire pour tous les détenteurs de comptes sur l’île. Une mesure sans précédent et vraisemblablement contraire à toutes les normes juridiques bancaires internationales, que les autorités russes ont qualifié non seulement d’injustes et dangereuses et qui montrent bien selon eux que le modèle économique néolibéral est complètement épuisé. Des officiels russes ont même parlé d’une mesure de type soviétique et la presse russe à elle titré sur la fin de l’Europe civilisée.

Les commentateurs français quand à eux ont ces derniers jours au contraire justifié ce racket fiscal imposé sur les comptes chypriotes par la Troïka en affirmant qu’après tout on y prélevait de l’argent sale et russe, ou russe et donc sale, et que par conséquent la mesure était justifiée. Mention spéciale à Marc Fiorentino pour qui il ne faut pas "s’emmerder" avec ce pays (…) Dans "lequel les gens ne payent pas leurs impôts (…) Et en frappant l’argent de la mafia russe". Les Chypriotes apprécieront. Pour Christophe Barbier la mesure vise "l’argent pas propre de Chypre" ce que les milliers de petits salariés qui risquent d'être maintenant licenciés auront sans doute du mal à croire.

Les politiques ne sont pas en reste. Pour le Ministre délégué auprès du ministre des Affaires étrangères Bernard Cazeneuve "il est normal que les oligarques russes payent", pour Alain Lamassoure "il est normal que la lessiveuse à laver l'argent sale qu'est Chypre soit arrêtée et que les oligarques russes payent" et pour Daniel Cohn-Bendit "qu'on taxe un oligarque russe ne va pas lui faire mal digérer ce qu'il a mangé ce soir" (sources). Quand a François d’Aubert il affirme lui "qu’il n’y a pas de raison que le contribuable européen finance l’épargne des oligarques russes".

On aimerait bien entendre les mêmes commentateurs sur les investissements russes en Angleterre, ce pays qui accorde le droit de résidence à un grand nombre d’oligarques dont on peut grandement douter qu’ils aient fait fortune légalement, ou même et pour faire plus proche sur nombre d’investissements russes en France notamment sur la cote d’Azur à la fin des années 90.

Romaric Gaudin remet lui relativement les pendules à l’heure en rappelant que "Les Européens, prompts à pleurer sur le sort peu enviable de Mikhaïl Khodorkovski oublient que ce dernier avait construit son empire sur la banque Menatep, basée à… Chypre" ou encore que "Lorsque l’argent russe va vers Chypre, il est forcément sale. En revanche, lorsque l’argent russe construit un gazoduc sous la baltique vers l’Allemagne, investit dans le football britannique, il devient respectable".

Les mythes sur Chypre ont la peau dure

A Chypre, en y regardant de plus près, la situation n’est pas vraiment celle décrite dans la presse francophone.

D’après l’économiste Natalia Orlova, le montant des dépôts dans les banques chypriotes s’élève à 90 milliards d’euros (particuliers et entreprises) dont seulement 30% est détenu par des personnes (morales ou physiques) pas originaires de la zone Euro. Les dépôts russes à Chypre sont selon elles estimés à environ 20 milliards et 13 milliards correspondent à des dépôts grecs, britanniques mais aussi du Moyen-Orient. L’immatriculation de sociétés a en effet contribué à la fortune de Chypre, qui offre il est vrai un cadre légal et fiscal avantageux et très souple. De nombreuses sociétés se sont ainsi très logiquement et légalement domiciliées à Chypre, au sein de l’Union Européenne. Parmi elles de nombreuses sociétés russes ayant des activités économiques intenses avec l’UE, bénéficiant à Chypre d’un régime fiscal avantageux (I.S à 10%) et d’un traité de non double imposition leur permettant donc de rapatrier leurs profits  en Russie sans être taxées deux fois.

Les arguments basés sur la "volonté de lutter" contre le blanchiment d’argent sale et russe, ou russe et forcément sale, ont tourné à la caricature grotesque puisque si les dépôts russes à Chypre se montent à environ 20 milliards d’euros, à titre de comparaison l’an passé, on a enregistré 120 milliards d’euros de mouvements de fonds russes vers Chypre, mais aussi et surtout 130 milliards d’euros de mouvements de fonds de Chypre vers la Russie (sources ici et la). Depuis 2005 les investissements de Chypre vers la Russie sont supérieurs aux investissements de Russie vers Chypre! Selon Marios Zachariadis, professeur d'économie à l'université de Chypre: "la proportion des avoirs étrangers illégaux à Chypre n’est pas supérieure à ce qu'elle est en Suisse ou au Luxembourg", pays qui vient par ailleurs il y a peu de signer le traité de non double imposition avec la Russie tout comme Chypre. Une réalité confirmée par le secrétaire d’Etat allemand aux Finances, Stefan Kampeter qui a explicitement affirmé qu’il "n’y avait aucun signe à Chypre de dépôt illégal et que les allégations de blanchiment d’argent contre Chypre ne pouvaient être prouvées".

Le parlement chypriote a voté contre le pan initial de la Troïka qui envisageait un prélèvement obligatoire sur tous les comptes de l’île et c’est seulement dans la nuit de dimanche à lundi dernier qu’un accord a été trouvé, à savoir le prélèvement de 100% des actifs au-dessus de 100.000 euros sur tous les comptes de la banque la plus malade de l’île, et un pourcentage non encore fixé (30 à 40%) au-dessus de 100.000 euros sur tous les comptes de la seconde grande banque du pays. En clair, le racket pur et simple de l’argent chypriote et non chypriote (russe, est européen, anglais et oriental) massivement stocké dans les deux principales banques de l’île. Est-ce normal que des actifs étrangers légaux payent pour la crise grecque? Peut-on imaginer les sociétés françaises ou américaines de Russie se faire taxer 40% de leurs actifs pour payer la dette d’un pays qui au sein de l’Union Eurasiatique serait mal en point? On peut tenter d’imaginer la réaction américaine dans une telle situation.

La guerre financière, entre énergie et orthodoxie

Chypre apparaît en réalité de plus en plus comme un maillon (un pion pour Thierry Meyssan) au cœur d’une tension géopolitique opposant de plus en plus directement et frontalement la Russie et l’Occident.

L’Eurogroupe a sans doute rempli ses objectifs réels. Tout d’abord celui de prendre une mesure test sur un pays de petite taille et qui a sans doute servi de laboratoire. Déjà l’Espagne et la Nouvelle Zélande se sont dites prêtes à faire passer une mesure similaire, pour combler le déficit de leurs systèmes bancaires. Nul doute que la liste va s’allonger. Les conséquences vont sans doute être très lourdes et pourraient insécuriser de nombreux titulaires de comptes dans la zone Euro. Bien que l'Eurogroupe répète en boucle que Chypre est un cas bien à part, nombreux sont les Européens tentés de déplacer leurs actifs financiers ailleurs, et sans doute outre-Atlantique, affaiblissant ainsi de plus en plus l’Europe et la zone euro. Les Chypriotes l’ont bien compris en brandissant dans la rue des pancartes "Nous ne serons pas vos cobayes" et alors que les rues de Nicosie sont pleines de messages adressés aux frères orthodoxes russes et que les manifestations de ces derniers jours voient fleurir les drapeaux russes.

Après la faillite de la Grèce, la Russie s’était engagée il y a près d’un an sur la voie du rachat du consortium gazier grec DEPA/DESFA par Gazprom. Ces négociations intervenaient quelques mois après la chute du régime libyen (et la perte financière importante liée pour Moscou) mais elles se sont visiblement arrêtées lorsqu’il y a un mois le département d'Etat américain a tout simplement mis en garde Athènes contre une coopération énergétique avec Moscou et déconseillé une cession de DEPA à Gazprom qui "permettrait à Moscou de renforcer sa domination sur le marché énergétique de la région". Empêcher une plus grande intégration économique Russie-UE est-il vraiment dans l’intérêt de l’Europe aujourd’hui alors que le président chinois vient de faire sa première visite internationale à Moscou avec à la clef une très forte intensification de la coopération politique, militaire mais aussi et surtout énergétique entre les deux pays ?

En sanctionnant ainsi directement les actifs russes dans les banques de Chypre, c’est la Russie qui est directement visée et touchée. Bien sur les Russes ont logiquement des visées et elles sont bien plus importantes que la simple exploitation du gaz offshore dont le consortium russe Novatek a été exclu de façon assez inexpliquée. D’après l’expert en relations internationales Nouriel Roubini, la Russie vise simplement l’installation d’une base navale sur l’île (ce que les lecteurs de RIA-Novosti savent depuis septembre dernier) et que les Russes pourraient tenter de monnayer en échange d’une aide financière à Nicosie.  

A ce titre, les négociations russo-chypriotes n’ont pas échoué contrairement à ce que beaucoup d’analystes ont sans doute hâtivement conclu. Mais Chypre ne se trouve sans doute pas suffisamment dans la sphère d’influence russe au vu de la dimension de tels enjeux. Il faudrait pour cela qu’elle quitte l’UE et rejoigne la Communauté économique eurasiatique, comme l’a clairement indiqué Sergueï Glaziev, le conseiller du président Poutine.

Il faut rappeler que Sergueï Glaziev avait au début de cette année dénoncé la "guerre financière totale que mènent les pays occidentaux contre la Russie aujourd’hui". Une guerre financière qui semble confirmée par les dernières menaces de la BCE envers la Lettonie pour que celle-ci n’accueille pas d’éventuels capitaux russes qui pourraient vouloir sortir de Chypre.

Sur le plan extérieur, Chypre reste un maillon crucial pour la Russie dans le cadre de son retour au Moyen-Orient et en Méditerranée, mais aussi dans le cadre de ses relations avec l’Occident. Sur le plan intérieur, le pouvoir russe peut enfin montrer qu’il est décidé à maintenir ses objectifs de lutte contre l’offshorisation de l’économie russe, dont Vladimir Poutine avait fait un point essentiel, dans son discours de fin d’année 2012. C'est dans cette optique que le groupe public russe Rosneft vient d’indiquer qu’il allait rapatrier de plusieurs zones du monde réputées offshore les actifs hérités lors de l’acquisition de son concurrent anglais: TNK-BP, notamment de Chypre et des Caraïbes.

Au cœur du monde orthodoxe, la fin du rêve européen?

Mais pendant qu’Occident et Russie s’affrontent par territoires interposés au cœur de la Méditerranée (Grèce, Syrie, Chypre…) le peuple chypriote et les dizaines de milliers de travailleurs anglais et est-européens immigrés à Chypre vont payer la facture et sans doute traverser des années difficiles, Jean Luc Mélenchon a par exemple déjà promis l’enfer aux Chypriotes.

Alors que la Bulgarie a récemment  interrompu ses négociations d’intégration à l’euro, la Grèce continue à s'enfoncer dans l’austérité. A Chypre aujourd’hui, selon les derniers sondages, 67% des habitants souhaitent désormais que leur pays quitte la zone euro, l’UE, et se rapproche de la Russie, une position soutenue activement par l’église orthodoxe chypriote.

Au cœur de la Méditerranée et du monde orthodoxe, le rêve européen semble toucher à sa fin.

 

L’opinion exprimée dans cet article ne coïncide pas forcément avec la position de la rédaction, l'auteur étant extérieur à RIA Novosti.

Alexandre Latsa est un journaliste français qui vit en Russie et anime le site DISSONANCE, destiné à donner un "autre regard sur la Russie".

 

http://fr.rian.ru/blogs/20130327/197911750.html

Chypre : c'est un "cadeau pour Poutine"

Par Charles Carrasco

Publié le 25 mars 2013 à 18h44 Mis à jour le 26 mars 2013 à


Un homme brandit une photo de Poutine lors d'une manifestation près du Parlement à Nicosie.

Un homme brandit une photo de Poutine lors d'une manifestation près du Parlement à Nicosie. © Reuters

 

LE POINT DE VUE DE - Ce plan d'aide va renforcer la place financière russe, dit Alexandre Latsa.

L'INFO. Un accord sur le plan de sauvetage de Chypre a finalement été trouvé lundi matin avec l'Union européenne, le FMI et la Banque centrale européenne, à quelques heures de la fin du délai accordé par Bruxelles. Cette décision a une influence directe sur les relations avec la Russie, le premier partenaire économique de Chypre. "Le vol continue", s'est ainsi insurgé Dmitri Medvedev.

>>> Pour Alexandre Latsa, chef d'entreprise à Moscou, analyste pour La Voix de la Russie et Ria Novotsi, cet accord va faire des perdants et des gagnants.

Chypre cherche toujours son plan B

© Reuters

Comment est perçu ce plan en Russie ? Il est très mal ressenti par l'opinion. Des actifs publics russes ont été gelés, sur lesquels on va prélever des sommes. Vous vous imaginez, vous êtes la filiale chypriote d'Aeroflot (compagnie aérienne russe, ndlr) et on vous dit : 'on prend 300.000 euros, merci beaucoup, vous payez la dette'. La Russie n'est pas un pays de l'UE. Les Russes, qui travaillent, qui ont des activités, des bars, des restaurants à Chypre, vont devoir payer et ne sont pas contents. La presse russe a titré que l'UE n'était plus une 'zone civilisée'.

>>> A lire : La Russie trouble le jeu à Chypre

Chypre cherche toujours son plan B

© Reuters

Quels effets sur les avoirs russes ? Sur le plan intérieur, c'est indirectement un cadeau pour Poutine puisqu'il avait dit en décembre dernier qu'il voulait lutter contre "l'offshorisation" et rapatrier les capitaux afin d'augmenter les recettes fiscales. Si les détenteurs russes d'actifs hors de Russie ont observé la situation à Chypre, ils vont être tentés de rapatrier l'argent en Russie. Ils vont se dire : 'où que je sois dans le monde, on peut me prendre 30% de mes avoirs. On peut me liquider mon compte en banque'". L'UE a mal manœuvré parce que cela ne peut que renforcer la place financière russe. Si le but était de l'affaiblir, il me semble que l'effet sera contraire.

Les détenteurs d'avoir russes avaient anticipé ce plan ? Pas seulement russes mais aussi chypriotes. Avant la prise de cette mesure et le gel des comptes qui a suivi, il y a plus de 4 milliards qui sont sortis de l'île et qui sont allés principalement dans d'autres paradis fiscaux au sein de la zone euro. Il y a eu des flux vers le Luxembourg, vers la Lettonie qui n'a pas encore intégré l'euro. Ce sont principalement l'argent de fortunes chypriotes. Ce sont des gens qui étaient de mèche avec de grands banquiers, des grandes fortunes ou des politiques. Ils ont compris qu'il y allait avoir ce gel.

En ce qui concerne les grandes fortunes russes, Rosneft (le géant russe du pétrole, ndlr), qui vient de terminer l'acquisition de TNK-BP et dont les actifs sont à Chypre et dans les îles Caïman, a assuré que tous ses actifs en zone 'offshore' allaient être récupérés pour être ramenés dans l'Etat russe.

 

http://www.europe1.fr/Economie/Chypre-c-est-un-cadeau-pour-Poutine-1460199/

 

 

 

Par ailleurs veuillez trouver les dernières interventions dans la presse Mainstream concernant le dossier chypriote ci-dessous:

Chypre, les dessous d'une plaque tournante pour l'argent russe
http://www.latribune.fr/actualites/economie/international/20130320trib000755038/chypre-les-dessous-d-une-plaque-tournante-pour-l-argent-russe.html

Ce que la Russie veut imposer à Chypre
http://www.latribune.fr/actualites/economie/international/20130319trib000754863/ce-que-la-russie-veut-imposer-a-chypre.html

 

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28 mars 2013 4 28 /03 /mars /2013 01:22

 

BRICS : Union de puissances économiques

 

 

Teimur Abdoullaïev, Rédaction en ligne
27.03.2013, 14:34, heure de Moscou
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брикс Бразилия Россия Индия Китай ЮАР

 
© Collage : la Voix de la Russie

Alors que nous traversons une crise financière et économique mondiale, les pays des BRICS (Brésil, Russie, Inde, Chine et Afrique du Sud) ont beaucoup contribué à l’économie mondiale en soutenant la croissance. Ainsi, leur rôle dans les institutions internationales telles que la Banque mondiale et le Fonds monétaire international est bien plus modeste que leur réelle influence dans le monde. À la veille du sommet en Afrique du Sud, Sergueï Katyrine, président de la Chambre de commerce et d’industrie russe, a parlé à La Voix de la Russie des perspectives d’intégration économique des BRICS.

- Quelle est la situation politique des pays des BRICS dans le monde aujourd’hui ?

- Parmi ces cinq pays, seule la Russie fait partie du G8, et seulement la Russie et la Chine sont des membres permanents du Conseil de sécurité de l’ONU. Aucun d’entre eux ne fait partie de l’Organisation de coopération et de développement économiques, qui est une organisation de poids. Il y a donc un certain déséquilibre. Le point positif est qu’ils sont tous membres de l’Organisation mondiale du commerce et du G20, qui a vu son rôle dans la résolution des problèmes économiques mondiaux sensiblement grandir. Le plus important est que ces pays sont unis par une vision commune des problèmes mondiaux, par des positions proches concernant les questions économiques mondiales et leur résolution. Si le G20 trouve la voie d’accords politiques macroéconomiques, le mérite en revient surtout aux pays des BRICS, parce qu’ils ont des positions assez proches.

- Quelle est la qualité des relations économiques entre les pays des BRICS ? Comment évoluent ces relations avec la Russie ?

- La Chine est le principal partenaire commercial de la Russie. Les relations économiques avec l’Inde se développent activement. L’Inde occupe la seconde place parmi les pays des BRICS. Les principaux partenaires commerciaux de la Russie en fonction des échanges commerciaux et de la coopération économique sont l’Afrique du Sud en Afrique subsaharienne et le Brésil en Amérique latine.
On ne peut que se réjouir que la collaboration entre la Russie et les autres pays des BRICS ne se limite pas aux domaines traditionnels, mais il touche aussi les hautes technologies. Ce secteur permet de développer des liens multilatéraux. Par exemple, lors de la dernière visite du premier ministre russe Dmitri Medvedev au Brésil, il a été décidé que le GLONASS russe sera accessible sur tout le continent latino-américain.

- Comment les pays du BRICS peuvent-ils stimuler le commerce international ?

- Il y a beaucoup d’attention autour du forum d’affaire entre tous les secteurs économiques russes qui aura lieu dans le cadre du prochain sommet des BRICS en Afrique du Sud. Plus de 70 grandes entreprises russes de divers horizons ont confirmé leur participation.
La possibilité de créer des liens commerciaux, qui pourront se transformer en de réelles transactions, est très importante. C’est pour cela que la Chambre de commerce et d’industrie russe fait toujours partie des organisateurs de tels évènements.

- On parle beaucoup de l’éventuelle création d’une banque de développement des BRICS. Quelles sont ses chances de réussite ?

- Un grand projet de création d’une banque de développement des BRICS nous a été présenté. Il a été proposé au sommet à New Delhi en 2012. Cet institut deviendrait le principal centre d’aide financière et de développement des projets que les entrepreneurs des pays des BRICS pourront réaliser d’un commun effort.
Le rapport des directeurs des banques de développement des cinq pays démontre que la création d’un tel établissement est « possible et souhaitable ». Son principal rôle sera de financer les projets de développement des infrastructures dans les pays des BRICS et en dehors. La question du montant du capital initial a déjà été abordée. Il sera d’au moins 50 milliards de dollars. Dans la majorité des cas, les banques de développement sont des institutions des crédits d’État, c’est pour cela que la plupart de ces projets sont financés sous garantie de l’État. En tout cas, ce projet est encore à l’étude aujourd’hui et il est fort probable que les dirigeants des BRICS approfondissent la question à Durban.

 

 

http://french.ruvr.ru/2013_03_27/BRICS-union-de-puissances-economiques/

 

 

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Dimanche 10 Mars 2013


Argentine: le chef de la diplomatie Hector Timerman dit ses quatre vérités à l’entité sioniste

La presse argentine se fait assez largement l’écho d’un épisode diplomatique pour le moins tendu entre le ministère des affaires étrangères argentin et son équivalent de l’entité sioniste.
Cet épisode est initialement relaté par le journal sioniste Haaretz dans un article dont je vous livre la traduction intégrale. L’incident en question concerne l’accord conclu par l’Argentine avec l’Iran pour relancer les relations bilatérales en levant, sans les annuler, l’obstacle que représentent les poursuites judiciaires engagées par la justice argentine contre plusieurs hauts responsables Iraniens, dont l’actuel ministre de la défense Ahmad Vahidi.
J’ignore pourquoi Haaretz a publié cet article, mais on remarquera que le chef de la diplomatie argentine, Hector Timerman, tient un langage qu’on aurait peine à imaginer dans la bouche d’un François Hollande qui, après avoir reçu Benjamin Netanyahou, vient de recevoir en grande pompe Shimon Peres, un autre criminel sioniste.
François Hollande a même saisi l’occasion pour se fendre d’une nouvelle déclaration sur la Syrie en présence du chef du gang sioniste..
Si des masques n’étaient pas encore tombés, c’est maintenant chose faite.

Le ministre argentin des affaires étrangères accuse Israël de donner «des munitions aux antisémites,» rapportent des sources

Les propos d’Hector Timerman ont été tenus dans le cadre de critique acerbes contre l’ambassadrice d’Israël après qu’Israël ait essayé d’obtenir des explications sur l’accord irano-argentin pour créer une ‘commission de la vérité’ pour enquêter sur l’attentat à l’explosif contre des locaux associatifs juifs à Buenos Aires en 1994.

Par Barak Ravid, Haaretz (Sionistan) 6 février 2013 traduit de l’anglais par Djazaïri

Le ministre des affaires étrangères argentin Hector Timerman a accusé Israël de donner «des munitions aux antisémites qui accusent les Juifs de double loyauté» dans le cadre d’une critique d’une dureté exceptionnelle contre Shavit  Dorit ambassadrice d’Israël, selon certaines sources.

L’incident a été provoqué par les démarches d’Israël pour obtenir des explications sur un accord signé entre l’Argentine et l’Iran l ya deux semaines environ.

L’accord crée une «commission de la vérité» pour enquêter sur l’attentat de 1994 contre l’AMIA, le centre communautaire juif de Buenos Aires. 

Quand Israël a eu connaissance de l’accord, son ministère des Affaires étrangères a convoqué l’ambassadeur argentin pour lui manifester sa désapprobation dans un entretien au cours duquel le directeur général adjoint du ministère pour l’Amérique latine, Itzhak Shoham, a fait part de son opposition à l’accord et a exigé des explications. 

Ce qui a provoqué la fureur des Argentins et, en réaction, Timerman a convoqué Shavit le 31 janvier pour lui exprimer son mécontentement. 

Selon des sources au ministère des étrangères qui ont pu voir le compte tendu de la rencontre rédigé par Shavit, Timerman était “contrarié et vraiment en colère» du fait qu’Israël ait exigé que l’ambassadeur d’Argentine donne des explications. Il s’est apparemment lancé dans un long monologue dans lequel il a pourfendu Israël pour s’être ingéré dans les affaires internes de l’Argentine et il a même accusé ce genre de comportement d’encourager l’antisémitisme. Shavit avait à peine pu placer un mot pour répondre, vu qu’il l’interrompait constamment, selon nos sources. 

«Israël n’a aucun droit à exiger des explications: nous sommes un Etat souverain,” lui aurait dit Timerman. Israël ne parle pas au nom du peuple juif et ne le représente pas. Les Juifs qui ont voulu ou veulent vivre en Israël sont partis là-bas, et ils en sont les citoyens ; ceux qui vivent en Argentine sont des citoyens argentins. L’attentat visait l’Argentine, et le désir d’Israël de s’impliquer dans cette affaire ne fait que donner des munitions aux antisémites qui accusent les Juifs de double loyauté.» 

Convoquer l’ambassadeur d’Argentine puis faire fuiter cet évènement dans la presse était une conduite inacceptable, avait-il apparemment poursuivi. «L’Argentine ne convoque  pas l’ambassadeur israélien pour des explications. Si nous voulions, nous pourrions vous convoquer ici deux fois par mois pour exiger des explications sur une opération militaire à Gaza ou sur la construction dans les colonies. Mais nous ne le faisons pas, parce que nous ne voulons pas intervenir dans vos décisions souveraines.» 

Shavit a répondu avec colère, selon nos sources. «En tant qu’Etat juif, Israël se considère dans une certaine mesure comme responsable du bien-être de [tous les] Juifs et traque l’antisémitisme partout dans le monde,» aurait-elle dit à Timerman. «Israël a par conséquent aidé les Juifs à quitter l’Union Soviétique, a fait venir les Juifs d’Ethiopie et, à certains moments, a aussi aidé les Juifs en Argentine. Vous savez sûrement de quoi je parle,» a-t-elle apparemment ajouté, en référence à la propre histoire familiale de Timerman.

Dans les années 1980, le père de Timerman, lui-même Juif, avait été arrêté par la junte militaire de droite qui dirigeait alors le pays parce qu’il était un journaliste qui soutenait la gauche. Il avait été détenu en prison en confinement solitaire mais avait été finalement relâché suite à l’intervention de l’ambassadeur d’Israël en Argentine et de son équipe – dont certains membres sont aujourd’hui de hauts fonctionnaires au ministère des affaires étrangères. Ils avaient abouti à un accord secret avec la junte aux termes duquel le père de Timerman serait autorisé à quitter le pays. Il était parti en Israël pendant quelques années mais était rentré en Argentine après la chute de la dictature.

 Shavit aurait souligné qu’Israël n’essayait pas d’interférer dans les décisions de l’Argentine, mais voulait des explications compte tenu des similitudes entre l’attentat contre l’AMIA et celui qui avait visé l’ambassade israélienne à Buenos Aires deux ans auparavant. La police et les services dé sécurité argentins pensent que l’Iran et le Hezbollah étaient derrière les deux attentats. Timerman a décidé de faire celui qui ne comprenait pas, selon nos sources. 

“Je ne sais pas s’il y a un lien quelconque entre les deux attentats,” a-t-il dit apparemment. «Si Israël a une quelconque information à ce sujet, je vous demande de nous la donner le plus vite possible.» 

Mais malgré le ton acrimonieux de cette rencontre, les officiels du ministère des affaires étrangères disent qu’elle s’est terminée par un accord pour que les deux parties essayent de calmer le jeu et de poursuivre la discussion sereinement par la voie diplomatique.

Image

Dorit Shavit: nous avons le même drapeau!
Hector Timerman: sur notre drapeau brille un soleil radieux alors que sur le vôtre luit une étoile morte.

Comme je l’ai dit, les informations publiées par Haaretz ont eu un fort écho dans la presse argentine. Le ministre Argentin a d’ailleurs essuyé la critique des cercles sionistes et des milieux politiques traditionnellement très favorables à l’entité sioniste.
Interviewé par une station radio de son pays au sujet de ce désaccord avec le régime sioniste, Hector Timerman ne mâche pas ses mots et n’hésite pas à renvoyer à certaine vérités  :

Le ministre des affaires étrangères Hector Timerman se demande s’il doit  «s’aplatir (j’ai ainsi traduit le mot ‘cagar’ qui a une connotation très vulgaire) parce que je suis supposé avoir une dette envers Israël,» faisant référence aux démarches de ce pays qui a secouru son père, le journaliste Jacobo Timerman, qui avait été mis en prison par le régime militaire.

C’est en ces termes que Timerman s’est exprimé quant il a été interrogé sur Radio Continental au sujet de l’opposition d’Israël à l’accord signé avec le régime de Mahmoud Ahmadinejad pour juger les Iraniens mis en cause dans l’attentat contre l’association mutuelle israélite perpétré à Buenos Aires en 1994.

 «Mon père était prisonnier, disparu, et il faut que j’aille leur témoigner de ma gratitude. Ou alors,je dois modifier la politique extérieur de l’Argentine et me mettre à plat ventre devant ceux de l’AMIA parce que je suis supposé avoir une dette envers Israël ? Je n’ai aucune dette. Quand on sauve une personne qui est persécutée, il n’y a pas de dette,» a affirmé le ministre.

Timerman a également demandé à son interlocuteur à la radio ; «Qu’est-ce qu’elle veut [l’ambassadrice sioniste], que je fasse un chèque à Israël pour ce qu’il a fait ?» Loin de clore la polémique, le chef de la diplomatie a insisté : «Pourquoi ne demande-t-elle pas à Marcos Weinstein (président de l’Association des Familles de Disparus Juifs en Argentine) ce qu’il pense du rôle d’Israël avec la dictature ?»

 «Je ne me sens en dette à vis-à-vis de personne, ni de rien et vis-à-vis de tous en même temps. Beaucoup de gens ont aidé mon père, comme il y a eu beaucoup de gens que mon père a aidés,» a conclu Timerman.

Un incident diplomatique qui a permis à ce diplomate de relever deux traits importants de l’histoire du sionisme : son empressement à attiser l’antisémitisme et son soutien à la dictature argentine, un soutien qui s’était exprimé localement par l’intermédiaire de la DAIA, équivalent du CRIF en Argentine.
Je ne sais pas vous, mais moi j’échangerais bien Hector Timerman contre Laurent Fabius (on me souffle que Cristina Fernandez de Kirchner n’est pas du tout d’accord).

http://mounadil.wordpress.com/

 

http://www.alterinfo.net/Argentine-le-chef-de-la-diplomatie-Hector-Timerman-dit-ses-quatre-verites-a-l-entite-sioniste_a87714.html

20 mars 2013 3 20 /03 /mars /2013 15:45

 

Blog d'Alexandre Latsa: La crise en Syrie va-t-elle provoquer le retour de la Russie au Moyen-Orient?

Alexandre Latsa
10:29 20/03/2013

Le conflit en Syrie vient d’entrer dans sa seconde année, et il est bien loin le temps où l’on nous assurait que la chute du régime était imminente (mai 2011), que l’étau se resserrait (octobre 2011), que la fin du régime d’Assad était une question de semaines ou de mois (décembre 2011) ou même était très proche, comme l'avait déclaré la secrétaire d'Etat américaine Hillary Clinton en janvier 2012.

Il semble que l’objectif quasi obsessionnel de vouloir renverser le régime Assad, objectif partagé pour des raisons différentes tant par les nations occidentales que par certaines grandes puissances sunnites (monarchies du Golfe et de Turquie principalement) reste un objectif encore hors de portée pour l’instant. Au contraire, la guerre en Syrie a ces derniers mois baissé en intensité et cela est en partie dû à l’hiver bien sûr mais pas seulement. L'armée syrienne n’a pour l’instant connu aucune défaite nette pendant ce conflit. Parmi les soldats du régime, plusieurs milliers ont été blessés ou tués et certains ont fait défection, mais le gros des troupes est resté en place. De plus, l'armée s’est vue récemment renforcée par la création d’une organisation armée de défense nationale composée de volontaires civils.
 

Sur le terrain

Sur le terrain si l’Etat a vacillé, il ne s’est pas effondré loin de là. L’analyste Fabrice Balanche estime que "le régime abandonne à la rébellion les campagnes qui lui sont hostiles mais a choisi de se maintenir dans les grandes villes comme Alep, Idlep, Der Zor, Racca dont les rebelles n’ont pas réussi à s’emparer" ou encore que: "l'armée est solide, cohérente et hiérarchisée (…) Quant aux forces de l'opposition armée, si elles semblent gagner du terrain au moins dans le nord, leur avancée ne paraît pas pouvoir être décisive avant des mois, voire des années, compte tenu des rapports de force sur le terrain".

Même analyse pour le premier ministre irakien Nouri al-Maliki qui vient d’annoncer que "le président syrien Bachar al-Assad pourrait résister aux tentatives d’être renversé pendant plus de deux ans", ce que par ailleurs Bachar al-Assad vient de confirmer en rappelant que "l'armée syrienne a à sa disposition des hommes et des armes qui suffiraient à faire la guerre pendant des années pour défendre la Syrie contre les insurgés".

Pour l'expert Aymeric Chauprade, le pouvoir syrien a aujourd’hui le soutien d’une majorité des habitants du pays, c'est-à-dire l’addition de toutes les minorités et sans doute 30 à 40% des sunnites du pays,  ce qui représente au total 60 à 70% de la population syrienne. Cela donne au régime une base légitime très forte bien que de nombreux médias occidentaux continuent à marteler que 80% des habitants du pays seraient opposés au pouvoir en place à Damas. La guerre en Syrie se transforme donc de plus en plus en un affrontement entre les forces conventionnelles (Etat, armée) et une rébellion armée qui a un fort soutien étranger, s’islamise de plus en plus, et dont les aspirations dépassent le cadre syrien. Malgré tout, pour Aymeric Chauprade, le régime syrien est en train de gagner la guerre sur le terrain, mais aussi sur le plan politique.

Si Assad devait l’emporter, ou tout du moins son régime ne pas s’effondrer militairement, il est évident que celui-ci deviendrait un symbole et un héros au sein du monde musulman, et apparaîtrait comme celui qui aura su déjouer le complot étranger et occidental. Cette victoire renforcerait l’axe chiite (Iran – Syrie – Liban) et affaiblirait symboliquement l’axe sunnite (Turquie, monarchies du golfe) qui aurait ainsi collaboré sans succès avec les pays Occidentaux.

L’axe Paris-Londres de nouveau?

Alors face à cette situation, quelle solution? Il semble que la France et la Grnade-Bretagne aient fait le choix d’une solution militaire, puisque les deux pays se disent prêts à livrer des armes à l’opposition syrienne, en violation de l’embargo européen en vigueur et alors même que l’islamisation de la rébellion semble avoir atteint un point qui inquiète la plupart des pays occidentaux. Pour leur part, les Etats-Unis semblent même se préparer à exécuter des frappes de drones pour liquider les islamistes radicaux en Syrie, ce qui au passage devrait ravir Bachar al-Assad. Paris et Londres sont-elles en train de faire  le premier pas vers une intervention militaire indirecte activement encouragée par les émirats du Golfe et la Turquie? On peut aussi naturellement se demander ce qui adviendrait des armes livrées à la rébellion, si elles tombaient dans les mains de djihadistes qui décident de s’en servir ailleurs qu'en Syrie, dans l’avenir, et pourquoi pas contre les intérêts occidentaux, européens ou français, comme par exemple au Mali contre les soldats français.
 

La Russie: clef du dossier Syrien?

Lorsque l’on évoque cette guerre cruelle à laquelle font face l’Etat et le peuple syrien, les regards se dirigent désormais systématiquement vers la Russie. Le pays soutient lui l’idée d’une solution politique et non militaire, et s’il est souvent présentée comme l’allié indéfectible du régime, et donc comme empêchant la chute du pouvoir syrien, il semble évident que la Russie est aujourd’hui le pion essentiel pour trouver un règlement à la situation.

Une victoire d’Assad verrait en effet la Russie conforter sa position dans la région, et non comme le prévoient nombre d’analystes sa sortie totale de la géopolitique du Moyen-Orient. Par sa politique qui ne varie pas, la Russie apparaît en effet non seulement comme le protecteur du droit des minorités mais aussi comme le garant d’un droit international bafoué, comme ce fut le cas en Libye récemment.

Pour Roland Lombardi, "dans le monde arabe, c’est la parole qui engage l’honneur; on y est respecté en  fonction de ses amitiés. (...) Quand, devant un Arabe, on laisse  tomber ses propres amis, fussent-ils  des ennemis de l’Arabe en question, on se déconsidère". De fait, Vladimir Poutine, qui ne prend pas ses conseils auprès de pseudo-philosophes mondains mais plutôt auprès de ses efficaces services de renseignements et aussi, comme on l’a vu, auprès d’éminents spécialistes, sait qu’avec sa politique pragmatique et cohérente dans la région, la Russie signe finalement son grand retour sur la scène internationale et moyen-orientale.

En définitive, elle pourrait très bien aussi redevenir l’acteur incontournable dans le traitement des problèmes du Moyen-Orient.


L’opinion exprimée dans cet article ne coïncide pas forcément avec la position de la rédaction, l'auteur étant extérieur à RIA Novosti.


Alexandre Latsa est un journaliste français qui vit en Russie et anime le site DISSONANCE, destiné à donner un "autre regard sur la Russie".

 

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10 mars 2013 7 10 /03 /mars /2013 18:42

chavez-Bolivar-y-Chavez.jpg

http://www.cerromercedario.com/2010/07/bolivar-no-descansa-en-paz.html

 

Bonjour. Je suis une rescapée de la tempête qui a sévi dans le sud, ma voiture a d'ailleurs failli être submergée (et moi avec) au moment où je quittais précipitamment la zone en proie aux fureurs naturelles. Au retour, boîte mails plus que remplie, débordant elle aussi, et puis la disparition de notre ami à tous : Chavez. Je lui rends bien tardivement hommage, excusez-moi. Le Vénézuela le pleure, le monde le pleure, jamais personne ne pleurera nos dirigeants actuels depuis que Sarkozy nous a été imposé par les Médias orchestrés par les Sayanim pour la destruction des valeurs de notre pays et son arrimage à Tel-Aviv.. (1) Chantal Dupille (eva R-sistons)

(1) Derniers posts à ce sujet : http://mai68.org/spip/spip.php?article4946
http://blog.mondediplo.net/2012-11-…

 

Chávez y Bolivar.

 http://politicalcontext.org/blog/2013/01/hugo-chavez-in-the-context-of-history/chavez-y-bolivar/

 

Introduction par Chantal Dupille (eva R-sistons)

 

Chavez. La meilleure part d'entre nous vient de partir. Partir, vraiment ? Un homme comme lui ne meurt jamais : Il est trop en nous. Lui seul était vraiment sincère. Lui seul savait parler avec son coeur et sa faconde. Lui seul savait mettre ces putains d'Américains à leur place. Lui seul avait toujours le mot juste - et coloré. Lui seul savait s'opposer à Mâmon. Il aimait Dieu, la vie, son peuple, les pauvres, il avait un coeur immense ! Moi la croyante je suis persuadée qu'il sera au premier rang du Royaume de Dieu : Parce qu'il avait d'abord servi les pauvres.

 

Les Médias l'ont discrédité, sali, traité d' "assassin" (de qui ? Le Vénézuela n'a jamais attaqué personne, contrairement aux Yankees, et Chavez a défendu avec brio et passion son peuple !), de "dictateur" (il a toujours respecté le suffrage universel), de "populiste" (car il était aimé, adoré)... tout était bon pour le calomnier (1). C'est simple : Regardez qui sont les préférés de NOS médias collabos des oligarchies mafieuses, de BHL à Valls en passant par super Sarko ou super Mario (Monti, Draghi), et vous saurez qui sont nos vrais ennemis. Chavez a été discrédité ? Pardi, ne cherchez pas, il était le meilleur d'entre nous ! Comme il va nous manquer, maintenant : "Un seul être vous manque, et tout est dépeuplé" (Lamartine) !

 

Pour notre ami Chavez, aucun superlatif n'est de trop. Il était tout: Homme de coeur, de foi, drôle, sincère, orateur, dirigeant, patriote, combattant de la liberté... etc, etc ! 

 

J'ai juste pu envoyer quelques tweets. Parmi mes nouveaux abonnés, une belle surprise :


Chère Cristina, tu es une privilégiée ! Ton pays a eu à sa tête le plus grand dirigeant, le meilleur d'entre nous ! Nous, nous n'avons que des pourritures depuis Sarkozy. Et peut-être le pire est devant nous, pour achever de détruire notre pays, avec Copé ou Valls.

 

Avec son sifflet, un jour, Chavez a sifflé la fin de la partie pour les charognards. Il a soustrait le pétrole du Vénézuela (en le nationalisant) et les Vénézueliens aux prédateurs sans foi ni loi.

 

Suivons son exemple ! A notre tour, sifflons la fin de la partie pour tous les ennemis des peuples.

 

Chantal Dupille


(1) http://www.marianne.net/Chavez-pourquoi-tant-de-haine_a227118.html

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chavez-castro.jpg  

 

 

Mes Tweets

(que j'alimente moi-même depuis peu)

https://twitter.com/rsistons


Honte à l'UE qui envoie juste des représentants de second rang pour les funérailles Chavez (Adoré des peuples donc pas des dirigeants UE vendus !)


Funérailles Chavez: Le peuple vénézuelien pleure son immense Président. Quand verra-t-on le peuple français pleurer un Sarkozy ou un Hollande?


Médias: Milliers de partisans,dizaines de milliers,centaines de milliers,enfin,l'évidence, un aveu : MILLIONS de Vénézueliens pour les funérailles de CHAVEZ


Honte de voir François Hollande Président du Parti français encore dit "socialiste" boycotter les funérailles du dirigeant socialiste Chavez!


Travail Médias : Comment masquer l'amour des Vénézueliens pour Chavez et préparer la victoire des opposants ? Déjà, on parle de divisions des Chavistes !


Chavez toujours présent. On n'arrive pas à croire qu'il est mort, qu'il ne rira +, qu'il ne combattra +, il est irremplaçable, il est unique


Chavez: Pas seulement une politique, c'est un coeur, une force de la nature, une spontanéité, un rayonnement.. Les dirigeants sont NAINS à côté


Chavez a une telle personnalité qu'il ne nous quittera plus, il est rentré en nous. Je crois que nous sommes tous amoureux de lui ! Fabuleux


Chavez, souvenir. Avec son sifflet, il a sifflé la fin de la partie (de pillage du pétrole : Nationalisé). SIFFLONS LA FIN DE LEUR PARTIE !

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Obama "veut de nouvelles relations avec Venezuela" ? Que les USA cessent de financer des coups d'Etat et des terroristes là-bas!

 


Le avant et après Hugo

 

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Hasta Siempre, Comandante !

Hasta Siempre, Comandante !

Nous dédions cet article à un grand Homme. Au leader d’un pays et de sa région, un symbole pour le monde entier. C’était également un grand ami de la Russie, qu’il aimait beaucoup. Aujourd’hui, cet homme n’est plus. Il s’agit de Hugo Chavez.

En ces jours très tristes avant tout pour les Vénézuéliens, mais également pour bon nombre de Latino-Américains en général, ainsi que de Russes, d’Africains, d’Européens et de nombreuses personnes sur tous les continents, il est important de se rappeler qui était Hugo Chavez.

Issu d’un milieu modeste, métis dans les veines duquel coulait du sang indien, africain et espagnol, sa mère souhaitait qu’il devienne prêtre catholique. Hugo rêvait de devenir joueur de baseball. Finalement, il rejoint l’armée vénézuélienne à l’âge de 17 ans et plus tard s’inscrit à l’Académie vénézuélienne des sciences militaires, en tant que cadet. Diplôme militaire d’arts et de sciences en poche, il commence officiellement à servir dans l’armée. En 1992, il participe au coup d’État qui échoue. Il est alors emprisonné durant deux ans. A sa libération, il jouit déjà d’une grande popularité, surtout grâce à ses prises de position en faveur des classes les plus démunies du pays. Il crée le « Mouvement Cinquième République », basé notamment sur de nombreux principes de la Révolution cubaine. Chavez a par ailleurs toujours considéré Fidel Castro comme son mentor et inspirateur. Il sera élu président du pays à la fin de 1998. Combinant les principes de la justice sociale ainsi que les valeurs patriotiques et anti-impérialistes de Simon Bolivar, figure emblématique en Amérique Latine, sa popularité ne cesse de croître. Justement, les plus défavorisés, tout simplement oubliés et ignorés par ses prédécesseurs, lui assurent un soutien sans faille.

En 2000, il est réélu avec près de 60% des suffrages. En 2002, il fait face à un bref coup d’État, orchestré par l’oligarchie locale et leurs soutiens extérieurs, avant tout celui des Etats-Unis. Chavez est arrêté. Mais c’est alors que la majorité de la population vénézuélienne témoigne son soutien indéfectible envers son président et sort massivement dans les rues pour exiger sa libération. Il est finalement libéré deux jours plus tard et reprend ses fonctions de chef de l’État. En 2006, il est réélu avec près de 63% des voix. En 2007, le référendum sur la réforme constitutionnelle proposée par Hugo Chavez est rejeté (à une courte majorité de 50,7%), malgré de nombreuses fraudes enregistrées lors du référendum. Malgré ces fraudes, Hugo Chavez décide de reconnaître publiquement sa « défaite ». Quant aux élections présidentielles de 2012, il est de nouveau vainqueur, avec cette fois-ci plus de 55% des voix.

En politique intérieure et au niveau des réalisations sociales, parmi les nombreuses réussites du président Chavez, on peut citer : la baisse importante du chômage, la diminution de plus de la moitié du taux de pauvreté (de 54% des ménages en 2003 à moins de 25% aujourd’hui), quant à la pauvreté elle a diminué de 72%. On citera également la chute du taux de la mortalité infantile et des inégalités sociales (le Venezuela étant devenu le pays le moins inégalitaire de la région), l’augmentation à plusieurs reprises du salaire minimum et du revenu par habitant (ayant augmenté de plus de 3 fois), construction massive de logements (surtout en faveur des plus pauvres), forte baisse de la dette publique, éducation gratuite dès l’enseignement préprimaire, et ce jusqu’à l’université, augmentation conséquente de la part du PIB consacrée à l’éducation et éradication de l’analphabétisme (selon les données de l’UNESCO), ainsi que forte réduction des importations alimentaires (pratiquement 60%), pour ne citer que ces acquis... En politique extérieure, Hugo Chavez a défendu la souveraineté de son pays mais également de ses ressources. Et c’est bien lui qui a été le chef de file de l’intégration régionale et continentale. C’est bien autour de lui que se sont réunis d’autres leaders latino-américains comme Evo Morales (Bolivie), Rafael Correa (Équateur), Cristina Fernandez de Kirchner (Argentine), Daniel Ortega (Nicaragua) et Raul Castro (Cuba). Le pays-leader sud-américain, le Brésil, a également activement participé au projet d’ « Alliance latino-américaine ». Hugo Chavez a par ailleurs vivement soutenu la coopération entre l’Amérique latine et les Caraïbes. Son action a beaucoup contribué à la mise en place des organismes suivants : l’Alliance bolivarienne pour les Amériques, l’Union des nations sud-américaines, la Banque du Sud, ainsi que le réseau régional de télévision Telesur. Et tous ces projets grandioses ont été réalisés dans une région où il y a encore pas si longtemps, la CIA organisait des coups d’États quand bon leur semblait, en mettant au pouvoir des pantins qui arrangeaient l’empire étasunien. Hugo Chavez s’est employé à tourner cette page définitivement. Il a également activement développé les relations du Venezuela avec la Russie, la Chine, l’Iran, les États africains et le monde arabe. Il a par ailleurs vécu le meurtre de Mouammar Kadhafi comme une tragédie personnelle. Grand visionnaire, il est également l’initiateur du Sommet Afrique-Amérique latine. Mais une fin tragique est venue stopper la vie du Comandante.

Depuis juin 2011, il luttait contre le cancer. Après plusieurs opérations à Cuba et les espoirs de guérison tant espérée par ses concitoyens et tous ses partisans dans le monde entier, le Président Hugo Chavez s’est éteint le 5 mars 2013, dans la capitale vénézuélienne. Selon le président par intérim Nicolas Maduro, la maladie du leader vénézuélien ne serait pas due au hasard et les États-Unis seraient directement impliqués. On attend avec impatience tous les détails à ce sujet, mais beaucoup de questions vont se poser. Pour n’en citer qu’une : connaissant les méthodes occidentales vis-à-vis de tous ceux qui n’arrangent pas les intérêts des lobbies concernés (emprisonnement de Laurent Gbagbo, meurtre barbare de Mouammar Kadhafi), on aura en effet bien besoin d’analyser sérieusement tous les scénarios possibles.

Dans tous les cas, Hugo Chavez restera à jamais la personne qui non seulement a accompli des exploits aussi bien dans son propre pays, mais aussi à l’échelle de tout le continent sud-américain et du monde entier. Il est et restera une source d’inspiration pour un très grand nombre de personnes aux quatre coins du monde. Un homme pour qui les mots « justice, liberté, et surtout dignité » resteront des synonymes gravés à jamais dans la mémoire collective. Tous les leaders d’Amérique latine lui ont rendu hommage. Comme l’a également fort bien dit le président russe Vladimir Poutine, Hugo Chavez « était un homme hors du commun et fort, qui regardait vers l’avenir et qui était toujours très exigeant envers lui. Il était un ami très proche de la Russie ». Le premier ministre russe Dmitri Medvedev a déclaré que « toute la vie de Chavez était un celle d’un homme au service désintéressé de la justice et de l’égalité, luttant pour le bien du peuple vénézuélien ». Le représentant permanent de la Russie auprès de l’ONU, Vitaliy Tchourkine, a quant à lui qualifié Hugo Chavez de grand homme politique, et son décès de tragédie, aussi bien pour le Venezuela que la Russie : « Un grand homme pour son pays, pour toute l’Amérique latine et le monde entier. Il a joué un rôle important dans le développement des relations entre le Venezuela et la Russie, et aujourd’hui nous pleurons sa mort ». Connaissant les nombreux points communs entre la Russie et le Venezuela, ainsi que les nombreux défis communs lancés par les deux pays, notamment en matière de défense de la démocratie et de la souveraineté face à la dictature de la « pensée unique » et des grands lobbies, il est important d’aider le gouvernement vénézuélien à élucider toutes les circonstances tragiques de la maladie du président Chavez.

Pour finir, il faut dire que Hugo Chavez restera à jamais dans l’histoire. Dans l’histoire de son pays, de l’Amérique latine, du monde, mais aussi dans le cœur des hommes. Il a également réussi à prouver qu’il est possible de combattre pour les grandes valeurs dans le respect de la démocratie, la vraie démocratie. Il reste et restera le symbole de la lutte pour la justice, la liberté et la dignité humaine, où que ce soit. Nous ne pourrons jamais l’oublier. Quant à son successeur et ses partisans, nous espérons qu’ils poursuivront fièrement et dignement l’œuvre du président Chavez. Hasta la victoria siempre, Comandante !

http://french.ruvr.ru

http://www.alterinfo.net/Hasta-Siempre-Comandante-_a87639.html

 

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Jean Araud

6 mars 2013

Investig'Action - De la pauvreté extrême à la richesse humaine : les femmes au Venezuela Au cours des premières années de la Révolution bolivarienne, le journaliste belge Michel Collon a visité le Venezuela et cette visite lui a inspiré le livre Les 7 péchés de Chavez qui s’ouvre par un chapitre intitulé ‘‘Premier péché : il leur apprend à lire’’. Voyage des femmes de l’analphabétisme au savoir…| En 2012, de retour à Caracas, accompagné de l’ancien parlementaire vert belge Lode Vanoost, Collon participe à des rencontres interactives avec des femmes (...)


Bruxelles-Caracas, les Vénézuéliens nous répondent
Vanessa Stojilkovic

6 mars 2013

Investig'Action - Bruxelles-Caracas, les Vénézuéliens nous répondent « Au Venezuela, l’argent du pétrole ne profite plus aux multinationales, mais au peuple par des programmes sociaux. Qu’en pensez-vous ? » Telle était la question posée, en « vidéo-trottoir », à 20 Belges, au hasard dans la rue.

 

Pour France 2, le chavisme est une secte qui a réussi
Philippe ARNAUD

Elise Lucet [après le sujet sur les femmes] : "Direction Caracas, maintenant, où une grande partie de la population s’apprête à vivre un grand événement. Les obsèques d’Hugo Chavez vont en effet se dérouler à 16 h 30. Avant ce moment très solennel, des milliers de Vénézuéliens ont patienté pendant des heures en espérant approcher la dépouille du "comandante". Un sentiment de dévotion incroyable, mais qui ne touche pas toute la population. Certains restent critiques vis-à-vis du président défunt. Reportage de nos envoyés spéciaux, Maryse Burgot et Laurent Desbois."

Maryse Burgot : "C'est l'un de ces moments de communion collective inventés par le chavisme : une marée humaine dans les rues de Caracas". [Vue d'une femme transportée sur une civière]. "Cette femme s'est évanouie après avoir patienté neuf heures dans une file d'attente. Elle espérait pouvoir se recueillir sur la dépouille de Chavez". [Un des brancardiers parle : "Anzoategui, elle est venue de l'Etat d'Anzoategui, c'est vraiment loin"]. Maryse Burgot : "Quand la foule apprend que, finalement, Chavez sera embaumé, et visible pour l'éternité, elleexulte. [Déclaration d'une femme : "On l'aime et cet amour ne mourra jamais. Aujourd'hui, il est même plus grand qu'avant."]. Maryse Burgot : "Et c'est bien ce culte de la personnalité qui est dénoncé dans les quartiers chics de Caracas. [Vue d'une résidence de luxe, mais solidement bétonnée, avec des barbelés]. Maryse Burgot : "Dans sa maison, cernée de murs et de barbelés, cet ancien diplomate de haut rang dénonce les dérives du chavisme". [Vue du diplomate (...) Lire la suite »
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Pourquoi Chávez ?
Jean-Luc MELENCHON, Ignacio RAMONET
Hugo Chavez est sans doute le chef d’Etat le plus diffamé du monde. À l’approche de l’élection présidentielle au Venezuela, le 7 octobre, ces diffamations redoublent d’ignominie. Tant à Caracas qu’en France. Elles témoignent du désespoir des adversaires de la révolution bolivarienne devant la perspective (que les sondages semblent confirmer) d’une nouvelle victoire électorale de Chavez. Un dirigeant politique doit être jugé sur ses actes, et non sur les rumeurs colportées contre lui. Les candidats font des promesses pour se faire élire ; rares sont ceux qui, une fois élus, les tiennent. Dès le début, la promesse électorale de Chavez a été claire : travailler au profit de ceux, majoritaires dans son pays, qui vivaient dans la pauvreté. Et il a tenu parole. C’est le moment de rappeler ce qui est vraiment en jeu dans cette élection à l’heure où le peuple vénézuélien va voter. Le Venezuela est un pays très riche en raison des fabuleux trésors de son sous-sol, en particulier les hydrocarbures. Mais presque toutes (...) Lire la suite »
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50 vérités sur Hugo Chávez et la Révolution bolivarienne
Salim LAMRANI

Décédé le 5 mars 2013 à l’âge de 58 ans des suites d’un cancer, le président Hugo Chávez a marqué à jamais l’histoire du Venezuela et de l’Amérique latine.

1. Jamais dans l’histoire de l’Amérique latine, un leader politique n’avait atteint une légitimité démocratique aussi incontestable.Depuis son arrivée au pouvoir en 1999, seize élections ont eu lieu au Venezuela. Hugo Chávez en a remporté quinze, dont la dernière en date, le 7 octobre 2012. Il a toujours battu ses opposants avec un écart allant de dix à vingt points. 2. Toutes les instances internationales, de l’Union européenne à l’Organisation des Etats américains, en passant par l’Union des nations sud-américaines et le Centre Carter, ont été unanimes pour reconnaître la transparence des scrutins. 3. James Carter, ancien président des Etats-Unis, a déclaré que le système électoral vénézuélien était le « meilleur au monde ». 4. L’universalisation de l’accès à l’éducation élaborée depuis 1998 a eu des résultats exceptionnels. Près de 1,5 millions de Vénézuéliens ont appris à lire, écrire et compter grâce à la campagne d’alphabétisation, nommée Mission Robinson I. 5. En décembre 2005, l’UNESCO a décrété que (...) Lire la suite »
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ONU : Chavez me serre la main et me demande : « Comment ça se prononce, votre nom ? ».
Mon témoignage sur Hugo Chavez
Hervé Kempf

Je n’avais guère prêté attention à Hugo Chavez. Pour moi, le Venezuela évoquait un pays pétrolier longtemps réduit à un statut de semi-colonie par les Etats-Unis, et qui par ailleurs avait subi des inondations catastrophiques en 1999. Chavez ? Hmm ?

Mais peu avant la conférence de Copenhague sur le climat, en 2009, la traduction en espagnol de mon livre, Comment les riches détruisent la planète, lui fut transmise.

Il faut savoir que Chavez participait tous les dimanches à un programme radiophonique de plusieurs heures, mélange de radio-crochet, chansons, jeux, informations sur l’activité du gouvernement et éducation politique populaire. Une part de la faconde intarissable de l’animateur Chavez venait de ses lectures de la semaine, que ce quasi-autodidacte dévorait pendant ses nuits. Advint la conférence de Copenhague sur le climat en 2009. On l’a oublié aujourd’hui, mais cette conférence se produisit dans un état d’excitation impressionnant, dans un moment où la question du changement climatique n’avait jamais été aussi présente dans la conscience collective. Et tout ce que la planète comptait d’écologistes engagés et de chefs d’Etat étaient animés par l’irrépressible besoin… d’ETRE LA. Permettez-moi de vous raconter comment j’ai croisé alors Hugo Chavez – il s’agit en fait des notes que j’avais prises alors, pour le récit de la conférence. Ainsi donc, le 16 décembre 2009… me voici à côté de la salle plénière, qui (...) Lire la suite »
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Quand nos politologues se surestiment et sous-estiment un peuple
De Sandino à Chavez, « l’aube n’est plus une tentation »
Thierry DERONNE

Comme le dit le sociologue Reinaldo Iturizza, parler de “transition” ou de “post-chavisme” reviendrait à insulter l’intelligence des vénézuéliens, et à nier l’Histoire elle-même, ce mouvement profond qui ne fait que commencer dans une Amérique Latine qui a changé de nature.

Comprendre le Venezuela de 2013, c’est d’abord comprendre une vérité qui crève les yeux. Le peuple vénézuélien d’aujourd’hui n’est plus le peuple des années 90. C’est la victoire de Chavez : « à ceux qui me souhaitent la mort, je leur souhaite une très longue vie pour qu’ils continuent à voir la Révolution Bolivarienne avancer de bataille en bataille, de victoire en victoire. » Dans les années 80 j’ai vécu au Nicaragua, en pleine révolution sandiniste. Deux faits m’ont marqué. Augusto C. Sandino et son Armée de Défense de la Souveraineté Nationale (EDSN). Alors que sur place, les nicaraguayens jouissaient pour la première fois d’élections libres, d’un État de Droit et de la liberté d’expression, après l’interminable nuit de tortures, de massacres et de disparitions de la dictature somoziste, les médias occidentaux s’empressèrent de transformer cette révolution en « totalitarisme en marche ». A l’époque Julio Cortázar, le grand cronope argentin, envoyait ses protestations au journal français « Le Monde » pour tenter (...) Lire la suite »
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Chavez est mort (pour le moment)
Viktor DEDAJ
« Laissez les chiens de l’empire aboyer, c’est leur travail. Le nôtre, c’est de se battre pour achever la véritable libération de notre peuple. » - Hugo Chavez« Si vous voulez savoir qui était Chavez, regardez qui pleure sa disparition, et regardez ceux qui s'en réjouissent, là vous aurez votre réponse ! » - Fidel Castro J'avoue qu'en apprenant la mort d'Hugo Chavez, j'ai pleuré. Ce fut bref, mais intense. J'avoue qu'à la mort de Fidel Castro, je pleurerai jusqu'à la dernière larme de mon corps. Ce sera probablement un peu plus long et un peu plus intense. J'avoue aussi qu'à chaque annonce de la mort d'un dirigeant occidental, j'ai plutôt tendance à reprendre deux fois des moules. Oui, j'avoue : j'échangerai la quasi-totalité de la classe politico-médiatique occidentale contre un seul Hugo Chavez. Même malade. Même mort. Alors que toute la gauche latino-américaine, et même au-delà, décrète le deuil, ici La Gauche la Plus Conne de la Planète, comme à chaque fois que l'occasion lui est offerte, refait (...) Lire la suite »
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Nous savions bien qu’ils dégoulinaient de roublardise, de lâcheté et de traitrise
La Haine et l’Amour
Archibald EMOREJ

Rien. Ils ne laisseront rien passer. Ni l’injure, ni l’infamie, ni l’ignominie. Les hordes de fonctionnaires du vil, les coprophages de la lâcheté, les défroqués de la grandeur humaine, tous grouinent dans la fange en bouffant le cadavre d’un combattant qu’ils n’ont pas su abattre. Pas même touché, ni même égratigné. Eux ne sont pas des Hommes, sans respect pour la mort, à pisser sur la dépouille, comme leurs ont dit de dire leurs supérieurs de l’ombre, d’un très grand de notre monde. Notre monde. Ils n’ont pas idée de ce qu’il est. Nous avons tous nos cultures, nos langues, nos histoires, nos folklores et nos héros, et pourtant nous partageons les valeurs de ce monde, ce monde dont ils n’ont même pas idée.

Chez nous, pas d’idolâtre ni maximo ni dictateur, simplement l’humilité de reconnaitre les meilleurs d’entre nous, et pas sur leurs filiations, leurs mécènes ou leur maîtres, mais jugés sur leurs actions, leurs morales et leurs actes. Peut-être leur haine vient de cette liberté que nous partageons, celle de la critique constructive, de l’indépendance, de la dialectique pour le bien du groupe, donc de tous - ni pour l’esbroufe, ni pour une carrière aux ordres. De tous, parce que nous n’excluons personne, et même le pire de nos ennemis, sa mort nous ne l’acceptons qu’au champ d’honneur, dans le respect d’une idée chevaleresque qui fait de nous des humains, pas des bêtes dégueulasses. Est-ce naïf d’être révulsé par ce magma de haine, un flot visqueux de gratte-papiers venus vomir leur joie de la mort d’un homme que rien n’a terrassé, sinon la maladie ? Seuls les puissants sont magnanimes. La bêtise est une chose, nous les avons assez moqués. Nous savions bien qu’ils dégoulinaient de roublardise, de lâcheté et de (...) Lire la suite »
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Après la mort de Chavez, je rêve...
Gwendal Evenou
Avec la mort de Hugo Chavez, les médias m’ont appris que créer des programmes sociaux pour les plus pauvres, éradiquer l’analphabétisme dans son pays ou augmenter le salaire minimum de 30% n’étaient en fait que des pratiques clientélistes, et n’avaient d’autre visée que de remplir les urnes de bulletins de vote à son nom. Moi, simple citoyen des classes populaires, aujourd’hui, je rêve d’être à mon tour victime d’un affreux clientélisme électoral. Je rêve qu’un président de la République sans morale propose de garantir une réelle sécurité sociale gratuite pour tous et augmenter les effectifs des personnels soignants des hôpitaux, osant déclarer au peuple crédule que « la santé, ça n’a pas de prix ». Je rêve qu’un président de la république, dans l’irrespect total de toute logique économique pure, interdise les licenciements dans les entreprises faisant des bénéfices et refuse le dialogue social avec le patronat qui consiste en l’imposition inévitable de la flexibilité pour « sauver les emplois », dans l’unique but de (...) Lire la suite »
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La chronique de Recherches internationales
Hugo Chávez, la mort d’un grand.
Xavier Calmettes

Le Venezuela enterre aujourd’hui l’un des dirigeants les plus marquants de ce début de XXIème siècle. L’homme a monopolisé le débat politique vénézuélien et latino-américain durant plus de 20 ans. Détesté par les élites, adulé par les classes défavorisées, Hugo Chávez ne laissait personne indifférent. Son parcours personnel a contribué à forger le mythe.

Un parcours mouvementé Né dans une famille de l’État de Barinas, il intègre les forces armées, gravit les échelons de la hiérarchie militaire et devient lieutenant-colonel. Admirateur de Simón Bolivar, le libérateur de la grande Colombie du joug espagnol, il crée le Mouvement Bolivarien 200 au sein des forces armées en 1983. Ce mouvement d’inspiration nationaliste aurait très certainement été voué à l’anonymat, s’il n’était pas né en même temps qu’une profonde crise économique, sociale, et politique. Incapables de résoudre les problèmes économiques de la société vénézuélienne, les élites de la IVème République tentent de mettre en place des réformes de caractère néo-libéral qui échouent à relancer l’économie. Les inégalités augmentent, le Venezuela s’appauvrit, le PIB régresse, et le FMI demande la réduction des déficits publics. Le peuple reste fidèle aux deux partis historiques de la IVème République (Acción Democrática et COPEI) jusqu’à ce que Carlos Andrés Pérez (candidat d’Acción Democrática) soit élu Président. Ce (...) Lire la suite »
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Chavez : regardez France 2, vous saurez tout !
Philippe ARNAUD

J’ai regardé le journal télévisé de France 2 de 13 h de ce mardi 6 mars. Je propose quelques remarques qui constitueront une analyse des omissions, des manques, de l’implicite. C’est-à-dire une analyse des “ creux ”.

De la présentation, j'extrais ces quelques phrases : 1. "Il était le fils spirituel de Fidel Castro. Il n'a cessé, comme le Lider Maximo, de montrer du doigt les États-Unis et le modèle capitaliste..." Remarque. Cette phrase laisse penser que la mise en accusation des États-Unis par Hugo Chavez est un rituel, une plaisanterie éculée, sans raison, sans fondement (comme on rit des cocus ou des belles-mères, bêtement, parce que ça c'est toujours fait). Où est le creux, où est l'omission ? L'omission, c'est celle du rappel de toutes les interventions violentes des États-Unis en Amérique latine depuis les années 1850, et dont l'énumération prendrait plusieurs pages. Je dis "violentes" pour englober à la fois les interventions directes de l'armée américaine par bombardements (Cuba, 1961), pilonnages, débarquements (Argentine, 1853), parachutage (La Grenade, 1983), mais aussi les complots contre des gouvernements légaux (Arbenz, au Guatemala, en 1954, Allende, au Chili, en 1973), les blocus, (...) Lire la suite »

HASTA SEMPRE COMANDANTE CHAVEZ

 

HASTA SEMPRE COMANDANTE CHAVEZ ...
ELAC & ALAC Committees /

The Jamahiriyan Resistance Network / 2013 03 06 /
http://www.elac-committees.org

# Un ami sincère de la Jamahiriya nous a quitté.

Le président socialiste vénézuélien Hugo Chavez, soutien sans faille de l'ancien dirigeant libyen, avait condamné l'"assassinat" de Mouammar Kadhafi, qu'il avait qualifié de "martyr".
"Malheureusement, la mort de Kadhafi a été confirmée. Ils l'ont assassiné, (c'est) une violation supplémentaire de la vie", a commenté M. Chavez. Pour le chef de l'Etat vénézuélien, l'ancien dirigeant libyen sera désormais reconnu comme "un martyr" et "un grand combattant".
Adepte de positions anti-impérialistes conséquentes, Hugo Chavez n'avait jamais varié dans son soutien à Mouammar Kadhafi depuis le début de l'intervention des USA et de l’OTAN en Libye.

http://www.alterinfo.net/HASTA-SEMPRE-COMANDANTE-CHAVEZ_a87544.html

 

 

Mort de Chavez: Caracas accuse ses "ennemis extérieurs"

Mercredi 6 Mars 2013


Mort de Chavez: Caracas accuse ses "ennemis extérieurs"
Le vice-président vénézuélien Nicolas Maduro a accusé les "ennemis extérieurs" du pays d'avoir provoqué le cancer du commandant Hugo Chavez, rapportent mercredi les médias locaux.
"Les ennemis historiques de notre patrie cherchaient à porter atteinte à la santé de notre commandant", a déclaré le vice-président lors d'une réunion des chefs politiques et militaires du pays.
"Nous n'avons aucun doute, arrivera un moment dans l'Histoire où nous pourrons créer une commission scientifique qui révèlera que le commandant Chavez a été attaqué avec cette maladie", a-t-il poursuivi.
Dans le même temps, M.Maduro a accusé les "ennemis extérieurs" de la mort de l'ex-leader palestinien Yasser Arafat.
Ces déclarations ont été faites avant l'annonce de la mort du président vénézuélien plus tard dans la journée. D'après la version officielle, le commandant Chavez est décédé des suites d'un cancer mardi à 16h25 heure locale.
Le vice-président Maduro a également fait savoir que Caracas avait pris la décision d'expulser l'attaché militaire des Etats-Unis David del Mónaco en raison de ses tentatives de "déstabiliser la situation dans le pays".

http://fr.rian.ru
http://www.alterinfo.net/Mort-de-Chavez-Caracas-accuse-ses-ennemis-exterieurs_a87549.html
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Chavez organise la rébellion des anges

(..) Lorsqu’on parle avec les millions de personnes (parmi lesquelles un marcheur nommé Evo Morales) qui forment depuis quatre jours à Caracas des files de plusieurs kilomètres pour rendre un dernier hommage à leur président, on se rend compte rapidement qu’il ne s’agit pas de croyance aveugle comme le prétendent des médias jamais à court de mépris de classe. Tous les peuples latino-américains sont profondément religieux mais il s’agit d’abord d’une réaffirmation d’une culture politique en expansion : la participation citoyenne dans la construction de l’État. Autre caractéristique de cette mobilisation populaire : le mélange de civils et de soldats de tout bord, sans que ceux-ci suscitent la moindre peur parmi les citoyens.  Des soldats qui avant Chavez étaient utilisés par l’élite pour réprimer toute rébellion sociale. C’est un autre trait des gouvernements de gauche latino-américains que d’avoir mis fin à cette histoire de disparus, de massacres et d’avoir reconstruit l’humanité, la vocation citoyenne, pacifique des forces armées. Le premier jour sont venus surtout des habitants de Caracas et à partir du deuxième jour, depuis l’intérieur du pays, et même d’Amérique Latine.  Piedad Chavez, ex-sénatrice colombienne et militante des droits humains : « Chavez s’est chargé de faire en sorte que le chavisme ne dépende pas de lui, c’est une école de leadership collectif, aujourd’hui il y a des millions de Chavez ».

Ce samedi 9 mars 2013, depuis Quito, Rafael Correa a initié son programme alternatif de radio et télévision en parlant de « cet ami unique, sur qui on pouvait toujours compter, qui fut le président le plus diffamé, le plus attaqué par les élites propriétaires des médias ». Il a rappelé que lorsqu’il voyage en Europe, il se rend compte de l’impact de cette désinformation, quand il entend des jeunes lui parler de « Chavez assassin ». « Voilà ce qu’ils font des présidents qui luttent pour la souveraineté, pour la justice sociale : des assassins ! Et quand je demande : qui a-t-il assassiné ? quel pays a -t-il envahi ?, personne ne peut me répondre. Le fait qu’un visionnaire aussi solidaire, puisse être transformé en criminel, donne une idée de la dictature médiatique en Occident. Nous, nous devons continuer à lutter pour cette Amérique latine en pleine libération. «

Au nom du Mouvement des Sans Terre du Brésil, Joao Pedro Stedile a rappelé lors d’une interview à Telesur ce 9 mars 2013, « le combat commun des Sans Terre et du président Chavez : création d’écoles agro-écologiques, luttes contre les OGM, réforme agraire, souveraineté alimentaire, mais aussi promotion incessante des idées des  mouvements sociaux au coeur de l’intégration latino-américaine. Beaucoup de présidents lorsqu’ils arrivent au pouvoir, se croient les maîtres du monde, ne conservent que la bouche et perdent les oreilles. Chavez, lui, en toute simplicité, t´écoutait, cherchait à converser avec toi pour apprendre,  écouter ».

 

Lula da Silva : “¡Si vous n’existiez pas, vous devriez renaître !”

006_EG_0327_P.pngLa présidente Dilma Roussef et l’ex-président Lula aux côtés du Vice-président Nicolas Maduro.

“Je pense qu’un siècle ne suffit pas pour produire un homme qui possède les qualités de Chávez. On ne voit pas tous les jours un pays élire une personne qui possède un engagement différent avec son peuple”, a pour sa part exprimé l’ex-président du Brésil.  “C’etait un homme doté de 80 pour cent de coeur et 20 pour cent de raison, comme, je le crois, doivent l’être tous les grands hommes du monde”. Lula a rappelé que Chavez ne pensait qu’à son peuple et surtout aux personnes les plus pauvres. J’ai eu le plaisir de converser souvent avec lui. « Dès le début nous avons noué une relation très forte parce que nous avions de nombreuses affinités. Oui, nous avions des divergences idéologiques mais nous avions beaucoup d’affinités politiques, par exemple sur la relation stratégique entre le Brésil et le Venezuela, comme entre tous les pays d’Amérique Latine. Nous comprenions le rôle des pays pauvres, surtout ceux de l’Amérique du Sud, dans l’affrontement construit avec les pays du nord, surtout dans les questions commerciales et poltiques. Tout cela a fait qu’un jour, en 2007, nous sommes passés d’une relation entre présidents à une relation de compagnons. Chavez savait que les raisons d’arriver au gouvernement étaient de faire que le peuple du Venezuela se sente fier, qu’il dispose enfin de droits, de travail, de santé et de la possibilité d’étudier. Il a évidement subi une très forte opposition comme nous l’affrontons tous en Amérique Latine… Chavez a valu la peine non seulement pour ces conquêtes mais pour le symbole que signifia ce qe qu’il a fait pour son pays : un peuple, les enfants, tous ont repris confiance en eux-mêmes. Un peuple a compris que le Venezuela était beaucoup plus grand que ce que les élites voulaient lui faire croire. Je crois que les idées de Chavez comme celles de Bolívar, vivront longtemps, parce que l’Amérique Latine vit un moment

exceptionnel. Et Chavez a beaucoup à voir avec cela : la création de l’UNASUR, de la CELAC, du Conseil de Défense de l’UNASUR, de la Banque du Sud, et de tant d’autres idées qu’ensemble nous jetions sur papier et que nous discutions, pour les concrétiser peu à peu. J’ai eu le plaisir de partager avec lui huit ans de présidence et je ressens la fierté d’avoir construit tant de choses positives avec lui. Et je sens aussi la tristesse de n’avoir pas pu faire davantage. »

 

chavez-y-lula

Thierry Deronne, Caracas 9 mars 2013

 

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Décès de Chavez: le PC russe veut une enquête internationale

 

14:56 06/03/2013

Décès de Chavez : Le PC russe veut une enquête internationale 

 

 

 

hessel

 

Stéphane Hessel aussi nous a quittés. J'avais envoyé ce tweet :

"Contorsions de Hollande pour rendre hommage à Hessel. Pour la Gauche, il salue l'Indigné. Pour le CRIF, il désapprouve l'engagement pro-Palestiniens".

 

Le CRIF a osé le discréditer. Il était même poursuivi pour antisémitisme par ses pairs ! Abomination totale..

 

Triste semaine où deux grands, très grands résistants, nous ont quittés, éternels indignés et combattants pour la Justice. Ils doivent rester pour nous des modèles.

 

Chantal Dupille

 

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10 mars 2013 7 10 /03 /mars /2013 12:56
http://www.pastoucheauvenezuela.com/?debut_sommaire=180
Dimanche 10 mars 2013

En guise d'hommage...

La ferveur qui s'est exprimée lors de son décès laisse penser que le Vénézuéla est loin de se laisser aller à la normalisation capitaliste. Ce qui explique la tiédeur des hommages rendus par les chefs d'Etat des "Etats-Unis d'Europe"...

 

 

Discours prononcé par Hugo Chavez Frias, président de la République bolivarienne du Venezuela, au Sommet des Nations unies sur le changement climatique, à Copenhague, le 16 décembre 2009

Monsieur le Président, Mesdames et Messieurs, Excellences, chers amis,

Je vous promets de ne pas parler plus longuement que celui qui a parlé le plus ici, cet après-midi.

Permettez-moi un premier commentaire, que j’aurais voulu aborder avec le point précédent, traité par les délégations du Brésil, de Chine, de l’Inde et de la Bolivie. Depuis notre place, nous avons demandé la parole, mais il ne nous a pas été possible de la prendre.

La représentante de Bolivie a dit –j’en profite pour saluer le camarade président Evo Morales, ici présent (Applaudissements), président de la République de Bolivie-, elle a dit entre autres choses ce qui suit –je l’ai noté sur ce papier : « Le texte présenté n’est pas démocratique, il ne part pas d’une politique d’inclusion ».

A peine suis-je arrivé que nous avons entendu la présidente de la séance précédente, la ministre, dire qu’il y avait un document, mais personne ne le connaît. J’ai réclamé le document, mais il ne nous est pas encore parvenu. Je crois que personne ne sait au juste ce que c’est que ce document, il doit être « top secret ». La camarade bolivienne n’avait donc pas tort de dire : « Il n‘est pas démocratique, il ne part pas d’une politique d’inclusion ».

Mais, Mesdames et Messieurs, ceci n’est-il pas justement à l’image de la réalité du monde ? Vivons-nous dans un monde démocratique ? Le système mondial se base-t-il sur l’inclusion ? Y a-t-il une once de démocratie ou d’inclusion à attendre du système mondial actuel ? Cette planète est régie par une dictature impériale, et depuis cette tribune, nous continuons de le dénoncer. A bas la dictature impériale, et vivent les peuples, la démocratie et l’égalité sur cette planète ! (Applaudissements)

L’exclusion que nous constatons ici en est le reflet. Il existe un groupe de pays qui se croient supérieurs à nous, ceux du Sud, à nous, ceux du tiers monde, à nous, les sous-développés, ou, comme le dit le grand ami Eduardo Galeano : nous, les pays écrasés par l’histoire qui nous est passée dessus comme un train.

Il n’y a donc vraiment pas lieu de s’en étonner : il n’y a pas de démocratie dans ce monde, et nous sommes confrontés ici, une fois de plus, à une preuve évidente de l’existence de la dictature impériale mondiale.

Deux jeunes gens ont fait irruption ici, bien heureusement les forces de l’ordre se sont comportées correctement, il n’y a eu qu’une petite bousculade, et ils se sont montrés coopératifs, si j’ai bien compris…

Mais dehors, vous savez, il y a beaucoup de monde. Bien sûr, ils ne tiennent pas tous dans cette salle. J’ai lu dans la presse que quelques personnes ont été arrêtées, qu’il y a eu des manifestations intenses dans les rues de Copenhague, et je tiens à saluer tous ces gens qui sont dehors, des jeunes pour la plupart (Applaudissements). Ce sont des jeunes qui s’inquiètent, et avec raison, beaucoup plus que nous de l’avenir du monde. La plupart d’entre nous qui sommes dans cette salle ont le soleil dans le dos, alors qu’eux le reçoivent en pleine figure, et ils s’en inquiètent sérieusement.

On pourrait dire, Monsieur le Président, qu’un spectre hante Copenhague, pour paraphraser Karl Marx, le grand Karl Marx. Un spectre hante les rues de Copenhague, et je crois qu’il hante cette salle en silence, il est là, parmi nous, il se glisse dans les couloirs, monte, descend. Ce spectre est un spectre qui épouvante tellement que presque personne n’ose même le nommer. Ce spectre, c’est le capitalisme ! (Applaudissements) Presque personne n’ose le nommer, mais il s’appelle capitalisme, et les peuples grondent dehors, entendez-les !

Je lisais certains des slogans que les jeunes scandaient dans les rues, et je crois en avoir entendu de nouveau quelques-uns quand ces deux jeunes gens ont fait irruption ici. J’en cite un : « Ne changez pas le climat, changez le système. » (Applaudissements). Je le reprends à notre compte : Ne changeons pas le climat, changeons de système, et c’est ainsi que nous pourrons commencer à sauver la planète. Le capitalisme, ce modèle de développement destructeur, est en train d’en finir avec la vie, il menace de détruire définitivement l’espèce humaine.

Un autre slogan donne à réfléchir, parce qu’il est tout à fait d’actualité, avec cette crise bancaire qui a ébranlé le monde et qui continue de le secouer, et la manière dont le Nord riche a volé au secours des banquiers et des grandes banques. Les Etats-Unis à eux seuls… Le montant de la somme qu’ils ont versée pour sauver les banques est astronomique, on s’y perd… Voilà ce qu’on dit dans la rue : « Si le climat avait été une banque, il aurait déjà été sauvé. » Et je crois que c’est vrai (Applaudissements). Si le climat avait été une banque capitaliste, une des plus grandes, il y a belle lurette que les gouvernements riches l’auraient sauvé.

Je crois qu’Obama n’est pas arrivé. Il a reçu le prix Nobel de la Paix pratiquement le même jour où il envoyait 30 000 soldats de plus tuer des innocents en Afghanistan, et le président des Etats-Unis va se présenter ici auréolé du prix Nobel de la Paix.

Les Etats-Unis détiennent la planche à billets, la machine à faire des dollars. C’est ainsi qu’ils ont sauvé, ou du moins croient avoir sauvé, les banques et le système capitaliste.

Bien, ceci était un commentaire en marge. Je voulais le faire avant, je levais la main pour pouvoir accompagner le Brésil, l’Inde, la Bolivie, la Chine, soutenir leur position intéressante et dire que le Venezuela et les pays de l’Alliance bolivarienne la partagent totalement, mais la parole ne m’a pas été donnée. Je vous demande seulement de ne pas compter ces minutes, M. le Président, ce n’était qu’une petite mise au point. (Applaudissements)

Figurez-vous que j’ai eu le plaisir de rencontrer ici cet écrivain français, Hervé Kempf. Je vous recommande vivement ce livre, il existe en espagnol -Hervé est par ici-, en français bien sûr et en anglais sûrement : Comment les riches détruisent la planète, d’Hervé Kempf. Voilà pourquoi le Christ a dit : « Il sera plus facile de faire passer un chameau par le chas d’une aiguille que de faire entrer un riche au Royaume des Cieux. » C’est ce qu’a dit le Christ, Notre Seigneur. (Applaudissements)

Les riches détruisent la planète. Ils veulent peut-être aller s’installer dans une autre quand ils auront fini de détruire celle-ci. Peut-être caressent-ils ce projet. Mais pour le moment, on n’en voit pas d’autre à l’horizon de la galaxie.

J’ai feuilleté ce livre dès qu’il m’est parvenu - c’est Ignacio Ramonet, lui aussi présent dans cette salle, qui me l’a offert - et je retiens du prologue ou du préambule cette phrase, significative. Voilà ce qu’écrit Kempf : « Nous ne pourrons pas réduire la consommation de biens matériels à l’échelle mondiale si nous ne faisons pas en sorte que les puissants diminuent la leur de plusieurs crans, et si nous ne combattons pas l’inégalité. Il est nécessaire d’adjoindre au principe écologiste, si utile à l’heure de la prise de conscience –penser globalement et agir localement–, un autre principe qu’impose la situation : consommer moins et distribuer mieux. »[1] C’est là un bon conseil que nous donne l’écrivain français Hervé Kempf.

Monsieur le Président, le changement climatique est sans aucun doute le problème environnemental le plus dévastateur de ce siècle : inondations, sécheresses, tempêtes sévères, ouragans, dégel ; montée du niveau moyen de la mer, acidification des océans, vagues de chaleur… Tous ceci aggrave l’impact des crises mondiales qui s’abattent sur nous.

L’activité humaine actuelle dépasse le seuil du développement durable et met en danger la vie sur la planète. Mais, je tiens à le souligner, nous sommes là aussi profondément inégaux. Les 500 millions de personnes les plus riches, soit 7%, sept pour cent, seven, de la population mondiale, ces 7% sont responsables de 50% des émissions polluantes, alors que la moitié la plus pauvre de la population de la planète – la moitié, 50% – n’émet que 7% des gaz polluants. Voilà pourquoi je m’étonne : il me paraît bizarre de solliciter ici la Chine et les Etats-Unis dans les mêmes termes. Les Etats-Unis comptent peut-être 300 millions d’habitants, et la Chine, cinq fois plus. Les Etats-Unis consomment plus de 20 millions de barils de pétrole par jour, et la Chine arrive à peine à 5 ou 6 millions. On ne peut pas demander la même chose aux Etats-Unis et à la Chine. Voilà un sujet qui mérite discussion. Espérons que les chefs d’Etat et de gouvernement pourront s’asseoir ensemble et discuter ces questions pour de bon, cartes sur table.

En outre, Monsieur le Président, 60% des écosystèmes de la planète sont endommagés, et 20% de l’écorce terrestre est dégradée. Nous avons été les témoins impassibles de la déforestation, de la conversion de terres, de la désertification, des altérations des systèmes d’eau douce, de la surexploitation des ressources marines, de la contamination et de la perte de la diversité biologique. La surexploitation de la terre dépasse de 30% sa capacité de régénération. La planète perd sa capacité d’autorégulation, elle est en train de la perdre. Nous produisons chaque jour bien plus de déchets que nous ne sommes capables d’en traiter. La survie de notre espèce est une question qui hante la conscience de l’humanité.

Malgré l’urgence, deux années de négociations se sont écoulées pour élaborer une seconde série d’engagements sous le Protocole de Kyoto, et nous participons à cette réunion sans être parvenus à un accord réel et significatif.

Soit dit en passant, sur ce texte surgi du néant - c’est ce qu’ont dit certains, dont le représentant chinois - le Venezuela annonce, les pays de l’ALBA, de l’Alliance bolivarienne annoncent que nous n’accepterons pas, qu’on le sache déjà, d’autre texte que celui qui provient des groupes de travail, du Protocole de Kyoto et de la Convention. Ce sont des textes légitimes qui ont donné lieu ces dernières années et ces dernières heures à des débats intenses. Je crois que vous n’avez pas dormi. Vous n’avez ni déjeuné ni dormi, c’est bien cela ? Il ne semble pas logique, dans ces conditions, qu’un texte surgisse du néant, comme vous le dites.

Aujourd’hui, en ce moment même et jusqu’à présent, de toute évidence l’objectif scientifiquement établi de réduire les émissions de gaz polluants et de parvenir à un accord de coopération à long terme semble avoir échoué. Quelle en est la raison ? Il ne fait aucun doute que la raison est l’attitude irresponsable et le manque de volonté politique des nations les plus puissantes de la planète. Que personne ne se sente blessée. Je ne fais que reprendre les propos du grand José Gervasio Artigas quand il affirmait : « Avec la vérité, je n’offense ni ne crains personne » ; mais il s’agit vraiment d’une attitude irresponsable, caractérisée par ses tergiversations, son exclusion, sa manipulation élitiste d’un problème qui nous incombe à tous et que nous ne pourrons résoudre que tous ensemble.

Le conservatisme politique et l’égoïsme des grands consommateurs, des pays les plus riches, révèlent un manque de sensibilité et de solidarité flagrant envers les plus pauvres, les affamés, les plus vulnérables aux maladies et aux désastres naturels.

M. le Président : il est indispensable de parvenir à un nouvel et seul accord applicable à des parties absolument inégales, par l’ampleur de leurs contributions et de leurs capacités économiques, financières et technologiques, et basé sur le strict respect des principes énoncés dans la Convention.

Les pays développés devraient contracter des engagements contraignants, clairs et concrets de réduction de leurs émissions, et assumer des obligations d’assistance financière et technologique aux pays pauvres, pour faire face aux dangers destructeurs du changement climatique. A cet égard, la situation particulière des Etats insulaires et des pays les moins développés devrait être pleinement reconnue.

M. le Président : le changement climatique n’est pas le seul problème qui frappe aujourd’hui l’humanité. D’autres fléaux et d’autres injustices nous guettent. Le fossé qui sépare les pays riches des pays pauvres n’a cessé de se creuser en dépit de tous les Objectifs du millénaire, du Sommet de Monterrey sur le financement, de tous ces sommets, comme le faisait remarquer ici le président du Sénégal, qui dénonçait une grande vérité : les promesses, tant de promesses non tenues, alors que le monde continue sa marche destructrice.

Le revenu total des 500 individus les plus riches du monde est supérieur au revenu des 416 millions de personnes les plus pauvres. Les 2,8 milliards de personnes qui vivent dans la pauvreté, avec moins de deux dollars par jour et qui représentent 40% de la population mondiale –je dis bien 40% de la population de la planète !– se partagent seulement 5% du revenu mondial.

Aujourd’hui, environ 9,2 millions d’enfants meurent avant l’âge de cinq ans, et 99,9% de ces décès ont lieu dans les pays les plus pauvres. La mortalité infantile est de 47% décès pour 1 000 naissances vivantes ; mais elle est de 5 décès seulement dans les pays riches. L’espérance de vie sur la planète est de 67 ans, mais de 79 ans dans les pays riches et de 40 ans seulement dans certains pays pauvres.

En outre, il existe 1,1 milliard d’habitants privés d’accès à l’eau potable ; 2,6 milliards sans services sanitaires et plus de 1,02 milliard de personnes affamées. Tel est le tableau actuel du monde.

Mais, et la cause ? Quelle en est la cause ? Parlons-en un peu, ne nous dégageons pas de nos responsabilités, n’éludons pas la profondeur du problème. La cause, sans l’ombre d’un doute –je reviens sur cette question– de tout cette situation désastreuse, c’est le système métabolique destructeur du capital et son modèle incarné : le capitalisme.

J’ai ici une citation que j’aimerais vous lire, brièvement, de ce grand théologien de la Libération, Leonardo Boff, qui comme chacun sait, est brésilien, c’est-à-dire « notre-américain ».

Voici ce que dit Leonardo Boff sur cette question : « Qu’elle est la cause ? Eh bien, la cause c’est le rêve de vouloir chercher le bonheur à travers l’accumulation matérielle et du progrès sans fin, en recourant à la science et à la technique, avec lesquelles on peut exploiter de manière illimitée toutes les ressources de la Terre ». Et il cite quelque part Charles Darwin et sa théorie de la sélection naturelle, la survie des plus forts ; mais nous savons que les plus forts survivent sur les cendres des plus faibles.

Jean-Jacques Rousseau –il est bon de s’en souvenir– signalait quant à lui : « Entre le faible et le fort, c’est la liberté qui opprime ». C’est pourquoi l’empire parle de liberté : la liberté d’opprimer, d’envahir, d’assassiner, d’anéantir, d’exploiter, voilà sa liberté. Et Rousseau ajoute la phrase libératrice : « Seule la loi libère ».

Certains pays s’amusent à empêcher qu’un document soit adopté à cette rencontre. Pourquoi ? Parce que, précisément, ils ne veulent pas de loi, ils ne veulent pas de norme, car le fait qu’il n’y ait pas de norme leur permet d’exercer leur liberté d’exploiter, leur liberté destructrice.

Faisons un effort et faisons pression, ici et dans les rues, pour qu’ici, de cette rencontre, naisse un engagement, un document qui engage les pays les plus puissants de la Terre ! (Applaudissements).

M. le Président : Leonardo Boff se demande –vous avez connu Leonardo Boff ? J’ignore si Leonardo a pu faire le voyage. J’ai fait sa connaissance au Paraguay ; je l’ai toujours beaucoup lu– : « Une Terre finie peut-elle supporter un projet infini ? ». La thèse du capitalisme du développement infini est un modèle destructeur. C’est un état de fait et nous devons l’accepter.

Et Boff de nous demander : « Que pouvons-nous attendre de Copenhague ? » A peine ce simple aveu : nous ne pouvons plus continuer ainsi, et un objectif simple : nous allons changer de cap ? Faisons-le, mais sans cynisme, sans mensonges, sans doubles agendas, sans documents issus du néant, et avec la vérité comme valeur ultime.

M. le Président, Mesdames et Messieurs, depuis le Venezuela nous demandons jusqu’à quand allons-nous permettre de telles injustices et de telles inégalités ? Jusqu’à quand allons-nous tolérer l’actuel ordre économique international et les mécanismes de marché en vigueur ? Jusqu’à quand allons-nous permettre que de grandes épidémies comme le VIH/sida déciment des populations entières ? Jusqu’à quand allons-nous permettre que les affamés soient privés de la possibilité de se nourrir et de nourrir leurs enfants ? Jusqu’à quand allons-nous permettre que des millions d’enfants continuent de mourir de maladies curables ? Jusqu’à quand allons-nous permettre des conflits armés qui massacrent des millions d’être innocents à seule fin que les puissants puissent s’approprier les ressources d’autres peuples ?

Que cessent les agressions et les guerres ! C’est que nous, les peuples du monde, demandons aux empires, à ceux qui prétendent continuer de dominer le monde et à nous exploiter. Nous ne voulons plus de bases militaires impériales ni de coups d’Etat ! Construisons un ordre économique et social plus juste et équitable. Eradiquons la pauvreté. Stoppons immédiatement les niveaux élevés d’émission de gaz, freinons la dégradation environnementale et évitons la grande catastrophe du changement climatique. Adhérons au noble objectif d’être tous plus libres et solidaires !

M. le Président, il y a près de deux siècles, un Vénézuélien universel, libérateur de nations et précurseur de consciences, légua à la postérité cet apophtegme, chargé de volonté : « Si la nature s’oppose, nous lutterons contre elle et nous la forcerons à nous obéir ». C’était Simon Bolivar, le Libertador.

Depuis le Venezuela bolivarien où, un jour comme aujourd’hui… à propos, il y a exactement dix ans que nous avons vécu la plus grande tragédie climatique de notre histoire, la tragédie dite de Vargas ; depuis ce Venezuela dont la révolution tente de conquérir la justice pour tout son peuple, uniquement possible à travers la voie du socialisme… Le socialisme, cet autre spectre dont parlait Karl Marx, se promène aussi par là-bas ; mais il s’agit plutôt d’un « contre-spectre ». Le socialisme est la voie à suivre, c’est la seule voie qui permettra de sauver la planète, je n’ai pas l’ombre d’un doute là-dessus. Et le capitalisme est le chemin de l’enfer, le chemin qui mènera à la destruction du monde.

Le socialisme, depuis ce même Venezuela qui, pour cette même raison, est en butte aux menaces de l’empire nord-américain, depuis les pays qui forment l’ALBA, l’Alliance bolivarienne, nous lançons notre exhortation. J’aimerais, avec tout le respect que je vous dois et du plus profond de mon âme, au nom de beaucoup sur cette planète, exhorter les gouvernements et les peuples de la Terre, en paraphrasant Simon Bolivar, le Libertador : Si la nature destructrice du capitalisme s’oppose, alors luttons contre elle et forçons-la à nous obéir ; n’attendons pas le bras croisés la mort de l’humanité.

L’histoire nous appelle à l’union et à la lutte. Si le capitalisme s’oppose, nous sommes dans l’obligation de livrer la bataille contre le capitalisme et d’ouvrir les voies du salut de l’espèce humaine. Cette tâche nous incombe à tous, sous les bannières du Christ, de Mahomet, de l’égalité, de l’amour, de la justice, de l’humanisme, du véritable et plus profond humanisme. Si nous ne le faisons pas, la plus merveilleuse création de l’univers, l’être humain, disparaîtra, elle disparaîtra !

Cette planète à des milliards d’années, et elle a vécu pendant des milliards d’années sans nous, l’espèce humaine. Autrement dit, elle n’a pas besoin de nous pour exister. Par contre, nous ne pouvons pas vivre sans la Terre, et nous sommes en train de détruire la Pachamama, comme dit Evo, comme disent nos frères aborigènes d’Amérique du Sud.

Pour conclure, M. le président, écoutons Fidel Castro lorsqu’il a dit : « Une espèce est en voie d’extinction : l’Homme ». Ecoutons Rosa Luxembourg lorsqu’elle a lancé : « Socialisme ou barbarie ». Ecoutons le Christ rédempteur lorsqu’il dit : « Bienvenus les pauvres, car le royaume des cieux leur appartient ».

M. le Président, Mesdames et Messieurs, soyons capables de faire de cette Terre non pas la tombe de l’humanité ; faisons de cette Terre un ciel, un ciel de vie, de paix et de fraternité pour toute l’humanité, pour l’espèce humaine.

M. le président, Mesdames et Messieurs, merci beaucoup

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