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9 octobre 2012 2 09 /10 /octobre /2012 01:03

 

Un enfant palestinien dans l’enfer carcéral israélien

 

 
 

Broyer des vies et fouler aux pieds la loi internationale, du haut de l’arrogance que lui confère son insupportable impunité, telle est la marque de fabrique d’Israël qui n’épargne aucun Palestinien, pas même les plus fragiles et vulnérables d’entre eux : les enfants humiliés, incarcérés, et torturés pour être nés du mauvais côté du mur de la honte.


Les preuves accablantes s’accumulent contre la tyrannie et la barbarie israélienne, à l’instar du rapport tristement édifiant « Report on Children in Custody » publié, en juin dernier, par neuf avocats indépendants, mandatés par le gouvernement britannique, qui décrit l’effroyable réalité vécue par des garçonnets ou de très jeunes adolescents, traînés, enchaînés, devant des tribunaux militaires, avant d’être jetés dans l’enfer carcéral où nombre d’entre eux subissent des sévices inhumains.  


Le reportage ci-dessous jette une lumière crue sur la descente aux enfers d’un adolescent de 15 ans, qui ferait certainement réitérer au gouvernement de Netanyahu cette phrase dont le cynisme glace le sang : "En détention, les enfants reçoivent une éducation d’un tel niveau que les enfants palestiniens sont connus pour commettre des délits afin d’y prendre part »...

 

 


 

 

http://oumma.com/14331/un-enfant-palestinien-lenfer-carceral-israelien?utm_source=Oumma+Media&utm_campaign=62f95e2939-RSS_EMAIL_CAMPAIGN&utm_medium=email

 

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8 octobre 2012 1 08 /10 /octobre /2012 11:44

 

Film: Réfugiés palestiniens au Liban:
ça suffit, on rentre


le 29. septembre 2012
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Un reportage dans les camps de réfugiés palestiniens au Liban.

Durée 27 min. Réalisation : Chris Den Hond et Mireille Court. Tourné en juillet 2012.


Dix millions de Palestiniens. Presque cinq millions sont des réfugiés. Et la moitié vit toujours dans les camps. C'est au Liban que les réfugiés palestiniens survivent dans les pires conditions. Nous sommes allés dans les camps de Chatila, Borj Al Barajneh, Marelias, Nahr Al Bared, Badawi, Ain El Hilweh et Rachidiya. Partout la même pauvreté, la même surpopulation, les étroites ruelles, les fils électriques branchés les uns sur les autres, les ateliers pour les petits boulots... mais partout aussi la même volonté inébranlable de retourner dans leur pays, la Palestine.


Ceci est une production militante, la diffusion dépend entièrement de vous !! Disponible en DVD pour 6 €. Pour commander :


www.librairie-resistances.com ; 4, Villa Compoint, 75017 Paris. Tél : 0033 142288952.

 

www.la-breche.com ; 27, rue Taine 75012 Paris. Tél : 0033 149285244

 

http://oumma.com

 

 

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mercredi 10 octobre 2012

La Palestine en "prime time"

Hier soir France 5 a diffusé "Cinq caméras brisées, une histoire palestinienne".
Hommage à la télévision publique d'avoir mis à l'honneur la Palestine en "prime time". Comment les violences israéliennes répondent au pacifisme des journalistes palestiniens. Une autre
forme de résistance. Un témoignage: où sont les terroristes, de quel côté du mur ?
France 5 a du courage car le reportage va être critiqué. Vive le service public ! Cinq balles brisent les caméras, cinq balles qui au moins n'auront pas tué de palestiniens... Et oui, je sais, on va dire que je suis antisioniste...


  P.P

 

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29 septembre 2012 6 29 /09 /septembre /2012 09:12
 
 
L'AP-HP déboutéé de sa demande d'évacuation d'un campement rom
http://actualite.portail.free.fr/france//

C’est la crise qui engendre la barbarie

Évacuation et incendie d'un camp de Roms par des habitants.

Marseille, 28 septembre 2012

Des familles en proie à la grande misère violemment rejetées par des habitants de nos quartiers qui la côtoient eux-aussi d’assez près. Le récit nous glace le sang. Qui sommes-nous, hommes, femmes ? Que veut-on nous faire devenir ?

La crise financière s’est muée en crise sociale. Comme le dit le milliardaire Warren Buffet, la classe des riches est en train de gagner sa guerre : au lieu de renverser la table, les victimes se battent entre elles. La solidarité perd du terrain. La crise sociale s’est muée en crise de civilisation. L’humanité se cherche. La guerre de tous contre tous est là, alimentée par les discours d’inspiration raciste qui continuent de se déchaîner. Chacun se débat dans des voies sans issues. Chacun veut vivre.

Ce sont des gestes graves que nous n'acceptons pas car ils portent en eux la barbarie. Cette réaction révoltante, nous ne voulons pas tomber dans le panneau d’en faire porter la responsabilité première aux habitants. On ne répond à leurs difficultés croissantes que par des salves d’austérité et on leur a désigné des boucs-émissaires. C’est l’Etat lui-même qui a donné le mode d’emploi de la chasse et de la destruction de leurs maigres biens. Cette réaction n’est que le résultat de la stigmatisation acharnée dont les Rroms sont les victimes depuis trop longtemps déjà et du refus des autorités de leur apporter des solutions. Dans les endroits où il en a été autrement, nous n’en sommes pas arrivés là.

Il est grand temps de donner un autre signal que celui du rejet de l’autre aux Rroms. Et il est grand temps de mettre un vrai changement à l’ordre du jour. Ce n’est pas pour rien que nous avons dit : «l’humain d’abord !»

Notre soutien continuera de se manifester auprès des Rroms et notre engagement auprès des populations de nos quartiers. C’est ensemble que nous pourrons aller chercher des solutions, parce que nous disons tous la même chose : nous voulons vivre !  Galériens de tous horizons, unissons-nous !

Pierre Dharréville
Secrétaire départemental du PCF 13
Membre du conseil national du PCF

 

Derniers messages

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Roms à Marseille : Le non-droit en pleine lumière

Gilles Devers
Samedi 29 Septembre 2012

Roms à Marseille : Le non-droit en pleine lumière
Adieu la République, adieu l’Etat de droit, et vive le non-droit ! Les faits très graves survenus à Marseille avec cette expulsion de Roms par les riverains, et la réaction minimaliste des pouvoirs publics, sont des dérèglements inquiétants. Bien sûr, je vais me faire traiter de béni-oui-oui de l’angélisme car je rappelle ces violations évidentes du droit, et pourtant c'est simple : la loi doit être la même pour tous.
loi,république,justice,roms
 
La question est simple : qui a peur de connaître la vérité ?
Je ne parle pas de la culpabilité des auteurs, car seule la justice a compétence pour le faire. Je parle à peine des faits, car en l’absence d’enquête policière, nous en savons peu. Mais nous en savons assez pour dire que les habitants d’un quartier de se sont organisés à une trentaine pour mettre en fuite un groupe de Roms – une quarantaine d’adultes et une quinzaine d'enfants – du terrain vague où ils s’étaient installés quatre jours plus tôt.   
Les habitants expliquent avoir constaté des vols, s’être adressés à la police, à la mairie et au régisseur, pour s’entendre dire qu’il faudrait des mois pour parvenir à l’expulsion et donc ils sont passés à l’action eux-mêmes. Je rappelle qu’il existe des procédures rapides, sous le contrôle du juge, surtout quand on connaît le nom du propriétaire, ce qui était le cas car les Roms s’étaient installés sur le terrain d’un chantier.
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Les services de l'Etat minimisent
Je lis sur le site de TF1, cette information dite de source policière : «  Quand la police arrive, il n'y a pas d'affrontements, seulement des invectives des jeunes du quartier et les Roms demandent spontanément à quitter les lieux, ce qui se passe sans incident jusqu'à 19H50, et la police, qui juge la situation normale et repart ».
Ce n’est pas ce que disent les élus.
La sénatrice-maire du secteur PS, Samia Ghali,  a confirmé le scénario de l’expulsion violente : « Quand j'ai appelé la police du quartier, elle m'a répondu que désormais, elle ne pouvait pas intervenir sans autorisation du préfet. Du coup, c'est quand la situation menaçait de dégénérer parce que les riverains voulaient faire partir les Roms que la police est venue, sans doute appelée par les Roms eux-mêmes. C'est la police qui a fait partir les Roms car ils étaient en situation dangereuse ». Samia Ghali, qui s’était montrée favorable à l’intervention de l’armée dans les quartiers, reconnaît le coup de force : « Je ne le condamne pas, je ne le cautionne pas, mais je le comprends, quand les pouvoirs publics n'interviennent plus ».
Le sénateur-maire UMP de Marseille, Jean-Claude Gaudin, retient lui aussi la violence : « On ne peut pas laisser se constituer des milices et laisser les gens régler les problèmes d'ordre public, même si on peut comprendre que l'exaspération est totale ».
D’ailleurs, je ne vois aucun communiqué descriptif de la préfecture ou du parquet. Le ministère de l’Intérieur se contente de propos très généraux sur l’action de la police, et le ministère de la Justice n’a pas entendu parler de l’affaire...
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Quelles qualifications pénales pour ces faits ?
Imputés au Roms, il y aurait eu des vols.
Pour ce qui est des riverains, de nombreuses infractions semblent avoir été commises : violations de domicile, dégradations mobilières, menaces, voies de fait, et incendie volontaire en bande organisée, ce qui est crime et relève des assises. Les photos montrent l’importance de l’incendie et tout le matériel abandonné établit que le départ s’est fait dans la précipitation. Y a-t-il eu usage des armes ou menace d’usage des armes ? Ce n’est pas invraisemblable, mais seule une enquête pourra le déterminer.
L’enquête permettra aussi de savoir ce qui a été fait en quatre jours du côté des pouvoirs publics, et ce qu’il en est de l’action des pouvoirs publics dans cette cité.
Les pratiques du gouvernement vis-à-vis des Roms ont été dénoncées comme de graves violations du droit par les quatre rapporteurs spéciaux de l’ONU compétents sur le sujet : les minorités, les migrants, le logement et le racisme. Il y a quinze jours, Navi Pillay, Haute Commissaire aux Droits de l’Homme a solennellement réitéré ces critiques devant le Conseil des Droits de l’Homme de l’ONU.
Aujourd’hui, s’ajoute la démonstration flagrante du non-droit : les habitants se font justice, et l’Etat ferme les yeux. Il ferme les yeux sur ses renoncements, sur la vanité de ses insupportables discours creux sur la République, et sur les violences faites aux populations les plus vulnérables.
Ainsi, quinze enfants ont été chassés de leur logis, lieu de leur intimité et de la protection de leur vie. Parce qu’ils n’auraient pas été directement l’objet de violences physiques (alors que le simple fait d’impressionner un enfant est une violence), la justice choisit de ne pas ouvrir d’enquête, s’interdisant de le vérifier, et t’entendre ce que ces enfants pourraient avoir à dire. Système d'Etat pitoyable qui a peur de ce que peuvent lui dire des enfants...
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Deux points s’imposent, aussi évidents que la place de la loi dans la République.
Le parquet doit revoir sa décision, et ouvrir une enquête sur l’ensemble des faits, avec tous les moyens nécessaires pour entendre les victimes et les témoins. 
Si le parquet d’abstient, les associations de solidarité doivent réunir les informations et les contacts pour déposer plaintes elles-mêmes.
Il ne s’agit pas de cartonner encore des populations marginalisées des cités, mais d’agir résolument contre les zones de non-droit. Par des actes, et pas par des discours.
  

Hors de la République, point de salut

http://lesactualitesdudroit.20minutes-blogs.fr/
http://www.alterinfo.net/Roms-a-Marseille-Le-non-droit-en-pleine-lumiere_a81940.html
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9 septembre 2012 7 09 /09 /septembre /2012 02:24

 

 

7 septembre 2012

 

Destruction du tissu et des liens sociaux, abolition des repères moraux, déracinement de l’homme, apologie de l’individualisme et de tout ce qui est superficiel, et bien sûr éradication de la Religion : il n’y a pas de mystère.

 

Un million de personnes par an meurent par suicide, soit plus que les victimes de guerres et d’homicides réunies, un problème qui va en s’aggravant, selon un rapport de l’OMS publié à Genève pour la 10ème édition de la Journée mondiale de prévention du suicide lundi prochain. « Une personne meurt dans le monde suite à un suicide toutes les 40 secondes environ, soit plus que le nombre combiné des victimes de guerres et d’homicides », indique ce rapport de l’Organisation mondiale de la Santé.


Source et détails

http://www.contre-info.com

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31 août 2012 5 31 /08 /août /2012 01:38

 

Les Roms : Une nation sans territoire ?


Xavier Rothéa
Mercredi 29 Août 2012

Les Roms : une nation sans territoire ?
Face à la récente relance de la politique anti-roms, quelques réalités doivent plus que jamais être rappelées, sur une population méconnue, invisibilisée ou stigmatisée, et soumise comme peu d’autres à des politiques d’État particulièrement violentes. C’est à ce rappel salutaire que participe le texte qui suit, initialement paru dans la revu anarchiste Réfractions, que nous remercions de nous autoriser cette republication.
Consacrer un article aux Roms nécessite au préalable une mise en garde contre deux écueils. Il serait tentant, d’une part, et encore plus dans le numéro d’une revue anarchiste consacré au fédéralisme, de présenter la ou les sociétés romanis comme des modèles de fonctionnement non étatique au sein desquels les individus jouiraient d’une totale liberté. C’est là une vision romantique aussi erronée que celle présentant les Roms comme des « voleurs de poules ». Comme dans de nombreuses autres sociétés, l’exploitation, le patriarcat, le contrôle pesant du groupe sur l’individu existent et ne peuvent être ignorés. D’autre part, le danger, qui n’est pas propre aux anarchistes celui-là, serait de considérer les populations romanis comme plus marginales, plus inorganisées que les autres populations, leur niant ainsi toute culture et toute organisation sociale propre.
Pour éviter toute vision romantique comme toute « diabolisation » (et les secondes sont nettement plus nombreuses que les premières), et afin de définir clairement ce dont nous parlons, il est nécessaire avant toute chose de s’arrêter un instant sur la signification du terme « Rom », sur ce qui constitue l’identité collective de la « nation romani » avant de se pencher sur l’originalité de son organisation sociale et sur son histoire.
Pourquoi le terme de « Rom » ?
La désignation des populations romanis sous le terme de « Tsigane » vient d’un amalgame entre ces populations et les membres d’une secte venus d’Asie mineure au douzième siècle : les Atsinganos, dont les dérivés donnèrent les mots Tsigane en français, Zigeuner en allemand ou Zingari en italien. Le terme de Gitan provient, lui, d’une croyance du quinzième siècle selon laquelle les Roms étaient originaires de « petite Égypte » (l’Épire). En réalité, nous savons, depuis le milieu du dix-neuvième siècle, grâce aux travaux en linguistique du professeur August Friedrich Pott, que les Roms sont originaires du Nord de l’Inde. Par l’étude comparée de la langue des Roms, le romani, et de plusieurs dialectes indiens, Pott parvint à démontrer les similitudes entre le romani et le sanskrit.
Les Roms ont leurs propres dénominations pour se définir et se différencier. Les plus utilisées sont Sinti, Kalé, Rom ou encore Manus (qui donna manouche en français). Claire Auzias, qui a consacré plusieurs ouvrages à l’histoire des Roms, a déjà fait remarquer que le mot « rom » (ou Rrom), qui signifie homme dans toutes les variantes du romani, désigne à la fois une branche spécifique originaire d’Europe orientale et balkanique, et l’ensemble des Gitans, Tsiganes, Manouches. Ce terme s’est imposé comme dénominatif commun grâce aux efforts des militants des mouvements d’émancipation des Roms qui refusèrent les appellations, chargées de sens péjoratifs, données par les non-Roms  [1]. C’est évidemment celui que nous choisirons d’employer.
Quels ciments identitaires ?
Nos représentations associent fréquemment les Roms et le nomadisme. Pourtant, le voyage n’est pas une caractéristique constitutive de l’identité romani. Il y a plus de sédentaires [2] que de nomades parmi les Roms : 90% d’entre eux, en Europe, sont sédentaires. En France, un tiers l’est, un tiers est nomade et un tiers est semi-nomade. Comme l’a souligné l’ethnologue Alain Reyniers, nomadisme ou sédentarité sont des modes vie conjoncturels correspondant à des nécessités économiques. Ce qui semble être commun aux Roms, ce n’est pas le voyage mais la capacité au voyage liée à leur conception du territoire, c’est un point sur lequel nous reviendrons.
La langue est-elle un ciment de cette identité collective ? La question reste débattue et les spécialistes ne sont pas tous d’accord. Du kalo au sinti, en passant par les multiples variations balkaniques, le tronc commun, le « romani », s’est dilué au point que l’intercompréhension est aujourd’hui difficile entre certains groupes éloignés géographiquement. Marcel Courthiade, linguiste et professeur de romani à l’INALCO, dont les travaux sont aujourd’hui les plus avancés sur la question, assure que l’intercompréhension redevient possible entre deux groupes de locuteurs apparemment éloignés après un temps d’adaptation. Afin de renforcer ce rôle unificateur de la langue, il travaille actuellement avec d’autres linguistes roms à une standardisation du romani.
Alors, qu’est-ce qui fait que les Roms s’affirment Roms, qu’ils existent en tant que nation à part entière, avec une culture propre et une identité commune, si ce n’est le voyage ou, dans une moindre mesure, la langue ? La première réponse qui vient à l’esprit est : la conscience d’être Rom. La réponse peut paraître une lapalissade éhontée mais le ciment de cette identité collective c’est, justement, la conscience qu’a chaque Rom d’être partie intégrante d’une nation ayant son histoire, ses formes d’organisations sociales, sa culture, en bref son identité propre. Les Roms peuvent faire valoir une multitude de différences d’un groupe ou d’une région à l’autre mais ces différences seront toujours considérées comme moindres qu’avec des non-Roms. L’organisation sociale reposant sur un certain nombre de valeurs communes est l’une des caractéristiques essentielles de cette différenciation avec les « gadjo » [3].
Les Roms sont-ils une nation sans territoire ?
La question du territoire est une problématique essentielle car elle permet d’introduire l’originalité du fonctionnement des sociétés romanis. Beaucoup dénient, aujourd’hui encore, la qualité de nation (dans le sens de communauté humaine qui possède une unité historique, linguistique et économique plus ou moins forte) aux Roms du fait de l’inexistence d’un « pays » rom.
Qu’ils forment une nation, cela ne fait aucun doute pour tous les militants de la cause romani qui l’affirment haut et fort depuis des décennies notamment au sein de l’Union romani internationale  [4], mais une nation sans appareil d’État, qui n’a pas fixé de limites rigides à l’espace où s’exercerait sa souveraineté. Les Roms n’ont pas de pays propre et reconnu, qu’ils administreraient à la manière d’un État moderne. Cela ne signifie pas qu’ils soient une nation sans territoire. En réalité, on pourrait dire qu’ils forment une nation aux territoires multiples et variants que chacune des composantes délimite et structure. Comme le souligne l’ethnologue Alain Reyniers, ces territoires sont définis et utilisés en fonction des besoins économiques ou des relations familiales.
Prenons un exemple : un groupe de Gitans perpignanais peut se déplacer pour assister à des réunions familiales en Catalogne, puis partir faire les vendanges en Suisse ou en Allemagne, avant de revenir en Roussillon pour une foire. Le territoire de ce groupe, comme celui des autres d’ailleurs, est avant tout un « espace vécu » de relations commerciales, professionnelles ou familiales. Les cadres étatiques avec leurs lots de législations, de contrôles douaniers ou de fiscalité, ne représentent aucune nécessité et aucun intérêt pour ces personnes et constituent au contraire une entrave à leur mode de vie.
Cette conception du territoire comme espace vécu fait que c’est l’homme qui construit le territoire à sa mesure et non le territoire qui cloisonne l’activité humaine sur un espace préalablement délimité. Cette notion d’espace vécu est utilisée en géographie pour exprimer l’addition de plusieurs espaces qui se complètent. D’après le géographe Armand Frémont, qui a défini le concept d’espace vécu  [5], celui-ci serait la réunion de l’ « espace de vie » comme ensemble des lieux fréquentés par une personne ou un groupe social et de l’ « espace social » comme ensemble des lieux fréquentés par une personne ou un groupe social en y ajoutant les « interrelations unissant ceux-ci »  [6]. Cette notion est très utile pour comprendre la territorialité romani qui s’attache à des lieux de vie, à des itinéraires ou à des lieux d’activités professionnelles. Le territoire n’est ni plus ni moins que la somme des endroits où l’on a quelque chose à faire.
Aucun besoin de barrière, de frontière car les limites sont fluctuantes au gré des nécessités économiques ou des relations de tous types. Ce territoire n’est ni à défendre ni à conquérir et, au contraire, la liberté de circulation devient un des gages du fonctionnement social. Cela n’exclut pas les conflits entre groupes sur des questions spatiales comme dans le cas de zones d’exercice de métiers. L’ethnologue Jean-Pierre Liégeois, directeur du Centre de recherche tsigane à l’université Paris VIII, rappelle que l’absence de pouvoir central ne signifie nullement qu’il n’existe pas d’interdits ou de règles  [7]. Ainsi des antagonismes trop prononcés entre groupes impliquent des prises de décisions communautaires, notamment dans le domaine de la répartition des zones d’activités professionnelles. L’absence d’autorité supérieure qui pourrait imposer à chaque groupe une ligne de conduite, une zone géographique pour l’exercice de tel ou tel métier, est remplacée par une recherche du consensus entre groupes ou familles. Il est évident que cela ne supprime pas tous les conflits mais tend nettement à les réduire.
L’originalité de l’organisation sociale des Roms ?
La diversité des situations géographiques, économiques ou religieuses entraîne de nombreuses difficultés pour la définition d’un fonctionnement social « type » des sociétés romanis. Cela d’autant plus qu’existent, entre différents groupes ou au sein d’un même groupe, des différences de richesse, de niveau de vie, d’attachement aux valeurs traditionnelles ou d’imprégnation de celles des sociétés environnantes. Pour simplifier, nous ne nous attarderons que sur les types de fonctionnement « traditionnels ».
Que ce soit dans des campements, des quartiers quasi « ghettoïsés » ou des résidences, la structure de base des sociétés romani est la cellule familiale élémentaire et la réunion de ces cellules élémentaires. La famille est la « mesure de toute chose ». La solidarité familiale est totale, tous y participent et tous en bénéficient, vieux et enfants compris. Le pendant de cette omniprésence familiale est la subordination des désirs ou de la volonté de l’individu à celle de la famille puis du clan. Chaque cellule familiale est indépendante et leur réunion correspond à la nécessité de se regrouper pour assurer la réalisation des tâches, professionnelles par exemple, indispensable à la survie de chacun. Aucune obligation de rester avec le groupe n’existe, pas plus qu’il n’existe de moyens qui permettraient de faire respecter une telle obligation. Ces groupes librement constitués, souvent sur une base familiale plus ou moins éloignée, se doivent de maintenir leur cohésion et leurs relations avec d’autres groupes. Ce maintien ne peut être possible qu’en trouvant des solutions aux conflits qui peuvent surgir. Tout fonctionnement social, pour se pérenniser, doit trouver des modes de résolution des conflits.
Les travaux de Jean-Pierre Liégeois ont permis de mieux connaître les critères et le fonctionnement du contrôle social dans les sociétés romanis. Le besoin de maintenir la cohésion sociale s’est traduit par la volonté de réparer ou sanctionner tout acte contraire aux règles communautaires. Nous l’avons dit, la recherche du consensus est donc une nécessité pour les Roms, induite par l’absence d’une autorité supérieure commune. La résolution des différents entre groupes ou familles passe par une concertation communautaire, une assemblée, voire dans certains cas, une cour de justice. Ces assemblées ou ces cours de justice (les kris), qui n’existent pas pour tous les groupes, sont composées des hommes « chef de famille » choisis en fonction des gages qu’ils ont donnés au sein de la communauté. Le pouvoir de la kris ou de l’assemblée ne dépasse jamais le cadre pour lequel elle a été réunie. Des sanctions peuvent être prises, allant de la réparation du dommage au bannissement de la communauté. La réprobation générale ou la mise à l’écart tiennent lieu de moyen d’assurer le respect des décisions de l’assemblée. Pour être respectées, ces décisions ou sanctions doivent donc, avant tout, être acceptées par l’ensemble de la communauté, d’où la recherche du consensus. Il n’y a ni police ni mandaté particulier pour faire respecter ces décisions.
Bien que non-étatique, ce contrôle social à l’intérieur des sociétés romanis traditionnelles amène certaines interrogations qui relativisent l’image « romantique » que nous pourrions en avoir. Certaines des valeurs qui les sous-tendent (comme les notions de pureté et d’impureté, le sens de l’honneur viril, le patriarcat) et des conséquences qu’elles impliquent (la nécessaire virginité des filles, la domination masculine, l’intrusion du groupe et encore plus de la famille dans la vie de l’individu) ne laissent que peu de place aux désirs de l’individu. Encore une fois, il s’agit d’être clair, ces valeurs ne sont pas partagées par tous les Roms, pas plus que les soi-disant valeurs nationales sont partagées par tous les Français. Ce sont simplement des valeurs traditionnelles dans lesquelles bon nombre de Roms, notamment parmi les plus jeunes et les plus militants, ne se retrouvent pas.
Il apparaît clairement qu’un mode de fonctionnement social sans appareil d’État ne garantit pas à lui seul une liberté sans entraves. Pas plus que la démocratie directe n’assure à elle seule un fonctionnement libertaire, le fédéralisme n’est la seule condition de l’émancipation de l’individu dans leur société. L’une et l’autre ne deviennent pertinents, pour nous anarchistes, qu’en reposant sur des valeurs de liberté, d’égalité et de solidarité. Il n’en reste pas moins que cette organisation sociale nous donne des pistes de réflexion intéressantes aussi bien dans le domaine de la résolution des conflits que dans celle de la territorialité. Avoir su la préserver n’est pas le moindre mérite des Roms.
L’historienne Henriette Asséo a qualifié les Roms de « peuple-résistance »  [8] qui est, selon elle, celui « dont la conscience historique de soi réside dans la capacité à reformuler en permanence tout élément de contact entre [lui] et autrui pour une politique de survie ». Cette capacité d’adaptation, tout en conservant ses traits propres a été mise à rude épreuve à chaque étape du renforcement de la volonté assimilatrice, centralisatrice et répressive de l’État moderne.
Deuxième partie : « L’emprise de l’État »

P.-S.

Xavier Rothéa a notamment publié : France, pays du droit des roms ? (Éditions Carobella Ex Natura, 2003), que nous recommandons vivement.

Notes

[1] En Europe orientale et balkanique, le terme « Tsigane » est considéré comme très péjoratif par les Roms. À l’inverse, les populations romanis d’Espagne ou du Sud de la France arborent fièrement leur identité « gitane ».
[2] Marcel Courthiade, préface de l’ouvrage de Claire Auzias, Les Tsiganes ou le destin sauvage des Roms de l’Est, Michalon, 1995.
[3] « Non-Rom » en romani.
[4] L’Union romani internationale possède un rôle consultatif comme représentante des Roms auprès de l’ONU et du Conseil de l’Europe. Créée au début des années 1970 par des Roms pour la plupart issus des pays de l’Est, notamment de Yougoslavie, cette organisation en phase avec le régime titiste, joua un rôle très important pour la reconnaissance de l’identité romani (et plus anecdotiquement dans la mise en scène du rapprochement entre l’Inde et la Yougoslavie au sein du mouvement des non-alignés). Depuis les années 1980, cette organisation a été le fer de lance du mouvement d’émancipation des Roms et regroupa la plupart des intellectuels roms.
[5] Armand Frémont, La Région, espace vécu, 1976.
[6] Jean-Pierre Paulet, Géographie urbaine, Armand Colin, 1999.
[7] Jean-Pierre Liégeois, Tsiganes et Voyageurs, Conseil de l’Europe, 1985.
[8] Henriette Asséo, « Pour une histoire des peuples-résistances » in Tsiganes : identité, évolution, Syros, 1989.

LMSI
 
Les roms : une nation sans territoire ? (Deuxième partie)
Les roms : une nation sans territoire ? (Troisième partie)

http://www.alterinfo.net/Les-Roms-une-nation-sans-territoire_a80748.html

 

 

Voir aussi :

 

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29 août 2012 3 29 /08 /août /2012 03:38

 

L’art de la guerre : Les armes du nouvel apartheid

 

par Manlio Dinucci

 

Le 28 aout 2012

 

« Avec une énorme tristesse je pleure avec vous la perte de tant de collègues » a déclaré le 13 août, pendant le deuil national en Afrique du Sud, le président de Lonmin Plc. Les « collègues » sont les 34  mineurs noirs en grève tués par la police à Marikana où Lonmin, société dont le siège légal est à Londres, possède une grande mine de platine. Les mineurs faisaient la grève non seulement pour des salaires plus élevés, mais contre un insoutenable système d’exploitation. Lonmin, qui jure agir avec « honnêteté, transparence et respect », se procure une grande partie de sa main d’œuvre à travers des sous-traitances dans des communautés éloignées de la mine, en exerçant un chantage contre les travailleurs et en les dressant les uns contre les autres. Et même si son « code moral » affiche un « risque zéro pour les personnes et l’environnement », le recours au travail précaire est la cause de fréquents accidents mortels, auxquels s’ajoutent les graves dommages sanitaires et environnementaux provoqués par les déchets de la mine. Celle-ci confisque même l’eau aux habitants, qui ne peuvent l’avoir que la nuit et, de plus, polluée. Quand 3mille mineurs ont eu recours à une grève sauvage pour bloquer la mine, Lonmin, le 16 août, les a taxés de « grévistes illégaux », en leur donnant, sur la base d’une « ordonnance du tribunal », «l’ultimatum final » : ou bien immédiatement au travail ou licenciés. Pour 34 d’entre eux l’ultimatum a vraiment été final : la police les a tués, provoquant aussi 78 blessés en frappant dans le dos nombre d’entre eux pendant qu’ils fuyaient. Quatre jours plus tard, Lonmin annonçait qu’ « à Marikana la situation est calme » et qu’un tiers des 28mille mineurs avait repris le travail.



Le président d’Afrique du Sud Jacob Zuma (Congres national africain, ANC) a nommé une commission d’enquête pour éclaircir les responsabilités de la tuerie. Il est évident que quelqu’un la voulait, cette tuerie : sinon, contre des manifestants armés de bâtons, on n’aurait pas envoyé des policiers armés de fusils d’assaut automatiques. Il est facile de comprendre qui a été le mandant occulte : les mineurs ont été tués par des balles en platine. L’industrie sud-africaine du platine –qui couvre 80% de la production mondiale de ce métal stratégique (il sert entre autres à fabriquer les pots catalytiques)- est dominée par trois groupes multinationaux ; Lonmin, Impala Platinum Holding et Anglo American Platinum. L’apartheid politique a été extirpé par la longue et dure lutte menée par l’Anc, mais ses racines économiques demeurent. Raison pour laquelle la Ligue de la jeunesse Anc, contournant les sommets du parti, demande la nationalisation des mines. L’affaire va bien au-delà de l’Afrique du Sud. Elle est emblématique d’un apartheid global, à travers lequel de puissantes élites économiques et financières s’accaparent la richesse produite avec le travail et les ressources du monde entier, en excluant la plus grande majorité de la planète de leurs bénéfices. Quand on se rebelle contre leur pouvoir, les armes pointent sous le manteau de la légalité. Il n’y a donc pas à s’étonner si, sur la base de la loi H.R. 3422[1] du Congrès étasunien, le matériel guerrier[2] retiré d’Irak et d’Afghanistan sera utilisé pour donner la chasse aux travailleurs mexicains qui, exploités dans les maquiladoras, essaient d’entrer aux Etats-Unis pour avoir des salaires plus élevés. Pour les confiner derrière le mur du nouvel apartheid on utilisera les drones qu’on vient juste de tester dans les guerres menées pour les mêmes intérêts des multinationales.

 

Edition de mardi 28 août 2012 de il manifesto
http://www.ilmanifesto.it/area-abbonati/in-edicola/manip2n1/20120828/manip2pg/14/manip2pz/327823/

Traduit de l’italien par Marie-Ange Patrizio 

 

Apostille de la traductrice :

Sur le site de la multinationale, on trouvera la galerie de portraits des « collaborateurs » dirigeants (mais pas encore éplorés) de Lonmin Plc. : tous (sauf deux) bien blancs, et (so) « british » : https://www.lonmin.com/about_us/Management_Profile.aspx#ed  

On trouvera aussi au chapitre « Principaux risques » le paragraphe suivant,  autre témoignage, sans doute, du  « code moral » de la multinationale :

« Risques liés aux salariés :

Comme indiqué plus haut, les activités minières en Afrique du Sud sont fortement syndiquées et, dans le cas de Lonmin, un seul syndicat représente la grande majorité des travailleurs du groupe. Il existe donc un risque que des grèves ou autres types de conflit avec les syndicats ou les employés se produisent qui, s'ils étaient importants, pourraient avoir un effet négatif sur la performance du groupe et sa situation financière. Le SIDA reste le défi de santé majeur que rencontrent les activités du Groupe ; une enquête épidémiologique de 2003 (l'une des plus vastes jamais entreprises en Afrique du Sud) suggère que 26% de nos salariés sont séropositifs. En conséquence, le Groupe a lancé un programme de médicaments antirétroviraux pour ceux qui veulent en bénéficier, soutenu par un encouragement à procéder à un test HIV par un dépistage volontaire et un programme de test. Bien que ses résultats aient été très encourageants, la majorité des bénéficiaires potentiels étant maintenant sur ART et en général de retour au travail, le SIDA posera un risque permanent et vraisemblablement croissant dans l'immédiat. Les autres défis principaux auxquels est confronté le Groupe sont la tuberculose et autres maladies pulmonaires professionnelles, en particulier parmi ceux qui ont travaillé auparavant dans les mines d'or d'Afrique du Sud, tandis que demeure toujours un risque qu'une autre pandémie affecte notre main-d’œuvre."  (Traduction Mireille Rumeau)  

https://www.lonmin.com/about_us/Principal_risks.aspx

Sida, tuberculose et « autres maladies pulmonaires professionnelles », salaires de misère etc. La police qui tire dans le dos des grévistes et les patrons qui pleurent…

Nkosi Sikelel' iAfrika !   

(Ancien hymne de l’ANC, à présent hymne de l’Afrique du Sud :
http://www.youtube.com/watch?v=MFW7845XO3g    

 

[1] http://www.govtrack.us/congress/bills/112/hr3422   

« Send Equipment for National Defense Act or SEND Act - Directs the Secretary of Defense, within one year after eligible equipment returns to the United States from Iraq, to transfer at least 10% of such equipment to federal and state agencies, with a preference to agencies that will use the equipment primarily for U.S. southern border security purposes. Defines as "eligible equipment" that equipment determined to be suitable for use in law enforcement activities, including surveillance unmanned aerial vehicles, night-vision goggles, and high mobility multi-purpose wheeled vehicles (humvees)(surlignage m-ap). Authorizes the Secretary to waive the transfer requirement in the case of equipment needed for immediate use, after certification to Congress. »

[2] Hélicoptères, drones, viseurs nocturnes (NdT).

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18 juillet 2012 3 18 /07 /juillet /2012 07:59

 

Suicide comme la seule issue possible


Ksenia Plotnikova, Rédaction en ligne
Mardi 17 Juillet 2012

 

Suicide comme la seule issue possible

4 millions de décès par suicide sont enregistrés annuellement à travers le monde. La Lituanie se classe première d’après le nombre de suicides : 31,5 personnes se donnent la mort sur 100 000 personnes de la population. En Russie, 22 personnes sur 100 000. Selon les experts, le nombre croissant de suicides est lié aux idéaux de la société de consommation.

En France, le deuxième PDG de France Telecom a été mis en examen pour harcèlement moral. En Grèce, quelques retraités incapables de lutter contre les conséquences de la crise se sont suicidés en public. Il s’agit d’un des plus grands paradoxes du XXIème siècle : plus nos bien-être se multiplient, plus de personnes décident d’en finir avec leur vie.

4 millions de personnes se suicident tous les ans dans le monde entier. La Lituanie se classe première d’après le nombre de suicides : 31,5 personnes se donnent la mort sur 100 000 personnes de la population. Vient ensuite le Kazakhstan, le Japon. En Russie, 22 personnes sur 100 000. Ces données n’incluent pas les cas d’euthanasie.

Les médias russes parlent de plus en plus souvent de l’épidémie de suicides et citent des statistiques effrayantes. « 1 500 enfants par an en finissent avec leur vie, 400 font des tentatives de se suicider. Ce n’est pas une épidémie, c’est une tragédie au niveau étatique », écrit le portail MIGNews.com citant de Pavel Astakhov, délégué aux droits de l'enfant auprès du président russe.

Le président du Centre de la psychologie de crise Mikhaïl Khasminski ne partage pas ce point de vu et accuse les journalistes qui adorent des sensations :

« Aucune épidémie de suicide n’a existé et n’existera jamais, c’est du mensonge et de la boue ! Des assassinats, des suicides et des viols sont des sujets chauds pour les médias, ils suscitent l’intérêt chez les lecteurs, dans la plus part des cas peu surchargés de capacités intellectuelles ».

Néanmoins, la possibilité et la perspective d’une mort bénévole intéressaient toujours les gens quels que soient leurs niveau intellectuel, nationalité ou âge. En févier dernier, deux écolières russes se sont suicidées en sautant ensemble du toit d’un immeuble. Une femme âgée s’est faite exploser à Moscou. Le leader du groupe Nirvana Kurt Cobain et le grand penseur Socrate se sont tués…

Selon l’étudiante Maria S. (deux tentatives de suicides), les intellectuels portés aux réflexions sont plus exposés aux suicides :

« Notre époque est très agressive. Les enfants commencent à fumer, à boire, à se droguer très tôt. Tout cela influence directement le système de nerfs. Les amours malheureux, les problèmes en famille, ainsi que le sentiment de solitude et de non compréhension figurent parmi les raisons les plus fréquentes ».

Selon Mikhaïl Khasminski, l’hygiène religieuse est la meilleure prévention de l’envie de se tuer. Les gens qui ont la foi comprennent très bien ce que signifie un suicide.

Maria est d’accord avec ce point de vue. Pourtant la religion n’est pas une panacée contre un suicide, mais un moyen de comprendre que « la vie ne nous a pas été donnée pour rien, que le monde a besoin de toi ».


Dans ce contexte, on ne rencontre presque pas de suicidaires dans les pays de l’Afrique et de l’Océanie. Plusieurs peuples locaux vivent dans une attente d’un bonheur qui leur tombe sur la tête de tel ou tel culte religieux. Par ailleurs, leur tête n’est pas remplie des problèmes de l'existence, mais de solutions aux problèmes quotidiens.

french.ruvr.ru

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12 juillet 2012 4 12 /07 /juillet /2012 04:29

 

 

L'Organisation Internationale du Travail alerte du risque de révoltes sociales en Europe
Sur CNBC, l'Organisation Internationale du Travail (OIT) a appelé les dirigeants européens à investir dans leurs économies et de faire la création d'emplois leur priorité.
Son rapport montre que 3,5 millions d'emplois ont été détruit depuis 2008 et que 4,5 millions sont menacés.
En résumé, l'OIT presse les chefs d'Etat d'arrêter de chauffer leur chaise durant les sommets européens et de prendre des décisions courageuses.
Le rapport alerte du niveau élevé de chômage en zone euro (11%), soit 17,4 millions de personnes sans emploi.
D'autres part, l'OIT prévient que la politique actuelle doit changer rapidement, car ce chiffre pourrait augmenter fortement. 
Ce qui aura pour effet, je cite :
 "d'alimenter l'agitation sociale et l'érosion de la confiance des citoyens envers les gouvernements nationaux, le système financier et les institutions européennes".
Le chômage des jeunes en Avril 2012 s'est établi à 22% dans l'ensemble de la zone euro, tandis qu'il est de 30% en Italie, au Portugal et en Slovaquie.
En Grèce et en Espagne le chômage des jeunes avoisinne les 50% !
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http://gold-up.blogspot.fr/2012/07/lorganisation-internationale-du-travail.html
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17 mai 2012 4 17 /05 /mai /2012 03:36
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24 avril 2012 2 24 /04 /avril /2012 00:52

 

Un Américain sur sept dépend de l’aide alimentaire

 

Ils se permettent de vouloir diriger la planète, de conseiller la finance des autres pays, de faire « la justice » alors que finalement, ils sont bien incapables de gérer leur propre pays! La situation en devient catastrophique, la paupérisation du pays augmente de manière exponentielle et à l’heure actuelle, le bilan est bien triste, 1/7ème des américains vit grâce aux bons alimentaires. À se demander qui va finir en premier comme la Grèce: la France? L’Italie? L’Espagne? Les USA?…..

 


 

 

De plus en plus d’Américains font appel à l’aide alimentaire fournies par les autorités. En 2011, un citoyen sur sept bénéficiait de tickets alimentaires, rapporte vendredi le « Wall Street Journal » sur base de chiffres du service budget du Congrès.

 

Quarante-cinq millions d’Américains ont bénéficié d’aide alimentaire en 2011, soit 70% de plus qu’en 2007. Les coûts pour le programme d’aide ont augmenté dans le même temps de 42 millions de dollars, pour s’établir à 72 millions.

 

Source: 7sur7.be

 

Un Américain sur sept dépend de l’aide alimentaire

 

 

 

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