Overblog
Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
8 avril 2009 3 08 /04 /avril /2009 03:21


Explosion du chômage des jeunes
Ces jeunes sont totalement abandonnés par l' Etat Français, ils sont dépourvus d' avenir, livrés à eux meme! Mais leur réaction peut etre à la mesure de cette abandon !  Sly

AFP
21/03/2009 |

Le nombre de jeunes inscrits au chômage dans des quartiers défavorisés classés parmi les 700 zones urbaines sensibles (ZUS) a progressé de 57,2% entre janvier 2008 et janvier 2009, et doublé (+104%) pour les diplômés Bac+3 ou plus, selon Mediapart, citant une note gouvernementale.

Selon le site d'informations en ligne, la note s'inquiète également de l'augmentation de la part des jeunes diplômés de ces quartiers qui auraient cessé de se manifester auprès de Pôle emploi, l'organisme chargé des demandeurs d'emploi, et juge "alarmant" que "le nombre de diplômés laissés-pour-compte dans les ZUS augmente encore plus vite que les non-diplômés".

 


Contactés, ni le secrétariat à l'Emploi, ni le ministère du Travail, qui a la tutelle de la politique de la Ville, n'étaient en mesure de confirmer dans l'immédiat ces données.

La publication mercredi des nouvelles inscriptions au chômage en février dominera en partie la semaine sociale.

Toujours selon la note citée par Mediapart, 63.900 jeunes de moins de 26 ans vivant en ZUS étaient inscrits au chômage fin janvier, dont 12.230 en catégories 1, 2 et 3, correspondant à la catégorie A de la nouvelle présentation du nombre de demandeurs d'emplois.

Cette catégorie recouvre les personnes cherchant un emploi en CDI ou CDD, à temps partiel ou saisonnier, et n'ayant eu aucune activité, même réduite, dans le mois écoulé.

Les ZUS sont des quartiers retenus par les pouvoirs publics pour être la cible prioritaire de la politique de la ville. Ils sont caractérisés par un fort déséquilibre entre l'habitat et l'emploi. Le surchômage (environ 40% parmi les jeunes, selon le chiffre couramment retenu) et la pauvreté sont un lot commun, avec la mauvaise santé, les difficultés scolaires et de nombreux faits de délinquance

 

http://vigicitoyen.canalblog.com/archives/2009/03/22/13080728.html

Partager cet article
Repost0
5 avril 2009 7 05 /04 /avril /2009 21:38




18 millions de morts
par an dans les pays les plus pauvres du monde, 10 millions d'entre eux sont des enfants qui meurent avant l'âge de cinq ans de maladies simples à prévenir comme la rougeole, la diarrhée. 100.000 personnes meurent chaque jour de la faim ou de ses suites immédiates, toutes les cinq secondes un enfant de moins de dix ans meurt de faim dans le monde. En une année autant de morts que pendant toute la durée de la première guerre mondiale sur tous les champs de bataille.

Avec la crise tous les peuples sont touchés, dans les pays pauvres c'est pire.

Le cap d'un milliard d'être humains qui survivent avec un dollar par jour vient d'être dépassé, soit 1/6 de la population mondiale.

Des milliards pour sauver le capitalisme, quelques centimes pour les être humains ;

En 2000 les dirigeants de 180 pays dont la France et tous les pays riches, avaient pris l'engagement de faire reculer de moitié la maladie et la misère à l'horizon 2015, en consacrant au développement 0,7% de leur PIB. On est très loin du compte.

Deus exemples :

Les Etats-Unis, viennent de consacrer 787 milliards de dollars à un plan relance pour les banques et les entreprises sans compter les autres milliards accordés à divers titres, tandis qu'ils ne prévoient que 22 milliards pour l'aide au développement. Quand un américain gagne 100 dollars cela représente 0,25 centimes.

La France, grande donneuse de leçons sur les droits de l'homme, n'a jamais respecté l'engagement de verser 0,7% de son PIB. En 2007 son aide ne représentait que 0,47% et pour 2009 elle a été diminuée à 0,39%. Dans le même temps les banques et les industriels bénéficient de milliards pour préserver leurs profits.

Les « moralisateurs » du  capitalisme  de droite comme de gauche, font mine d'ignorer cette réalité.

Le capitalisme ne se moralise pas, il se combat.

http://eldiablo.over-blog.org/article-29896091.html

Partager cet article
Repost0
31 mars 2009 2 31 /03 /mars /2009 20:48

publié par
roland (Dazibaouebmaster) Aujourd'hui 19H48

SècheressePar Sophie Chapelle (Basta !)

Elévation du niveau de la mer, marées noires, incidents nucléaires, rejets de gaz toxiques, … Les catastrophes et pollutions dues à l’activité humaine posent la question du droit des populations déplacées ou carrément forcée à l’exil, et de leur indemnisation. Une situation que subissent déjà 25 millions de personnes, selon l’Onu, et qui s’aggravera avec la multiplication des effets du réchauffement climatique. La communauté internationale doit élaborer un statut pour ces déplacés environnementaux. Il y a urgence. Réunis à Limoges mi-mars, avocats, chercheurs et militants écologistes de plusieurs continents ont planché sur une future Convention internationale sur les déplacés environnementaux. Ils sont bien les seuls…


En 2001, l’Onu estimait le nombre des « écoréfugiés » à 25 millions. Certains avancent le chiffre d’un milliard pour la fin de ce siècle [
1]. Un colloque international, organisé du 11 au 13 mars à la faculté de droit et des sciences économiques de Limoges, s’est penché sur ce drame en cours et a esquissé les contours d’une future Convention internationale sur les déplacés environnementaux. Initiative scientifique et universitaire, ce projet est actuellement soumis à la communauté internationale, aux États et aux organisations non gouvernementales. L’objectif : compléter la Convention de Genève sur le statut des réfugiés (droit d’asile) en introduisant une nouvelle catégorie, celle des « déplacés environnementaux ».


« Ce terme de déplacés environnementaux comprend non seulement les réfugiés liés aux changements climatiques mais aussi ceux qui sont contraints à l’exil du fait de catastrophes écologiques, qu’elles soient naturelles, technologiques ou industrielles », explique Michel Prieur, spécialiste français du droit de l’environnement, et membre des deux centres de recherches à l’origine de l’initiative, le CRIDEAU [
2] et le CIDCE [3]. « La création d’une Organisation mondiale environnementale sur les déplacés, d’une haute autorité indépendante et d’un fonds financier ont d’emblée été qualifiés d’usine à gaz. Mais sans cet “appareillage” institutionnel, cette déclaration restera purement théorique, sans portée et sans moyens pour l’appliquer. » Car la tâche est lourde vue la complexité des problèmes.


Conséquences sanitaires


Bhopal en Inde, Seveso en Italie, Tchernobyl en Ukraine, AZF à Toulouse... autant de noms assimilés à des catastrophes industrielles. Des catastrophes directement liées à l’activité humaine. À Bhopal (Inde), le bilan officiel, après la fuite de 40 tonnes de gaz toxiques de l’usine de pesticides d’Union Carbide le 3 décembre 1984, fait état de 8 000 morts dans les trois premiers jours et de plus de 20 000 en près de 20 ans. Dans le cas de Tchernobyl (Ukraine, 26 avril 1986), le bilan fait toujours polémique deux décennies après l’explosion du réacteur nucléaire : de 50 morts d’irradiations aiguës et 4000 cas de cancers de la thyroïde, pour l’OMS et l’Agence internationale de l’énergie atomique (AIEA, dépendant de l’Onu) à plusieurs dizaines de milliers selon d’autres sources scientifiques ou associatives.


« Le débat sur le nombre de morts à Tchernobyl illustre le niveau d’acceptabilité du risque : plus le nombre est important, plus la question de l’acceptabilité du risque prend de la place et génère informations et expertise », explique Corinne Lepage, ancienne ministre de l’Environnement [
4], et avocate spécialisée dans le droit de l’environnement. Le risque nucléaire est a priori beaucoup moins accepté par les populations que le risque industriel.


Les effets sanitaires liés à ces évitables fléaux sont mal reconnus. On l’a vu lors de Tchernobyl. Le grand public a rencontré les plus grandes difficultés, y compris en France, de disposer d’informations fiables suite à l’accident. Les travaux des experts indépendants pour mesurer à long terme les effets de la radioactivité sur les populations d’Ukraine et de Biélorussie ont longtemps été entravés, quand les scientifiques n’étaient pas carrément emprisonnés.


Impunité


Dans ces conditions, comment estimer les indemnisations et développer la prévention ? L’accident de Béryl (Algérie) le 1er mai 1962 est emblématique. La France réalise alors son deuxième essai nucléaire souterrain dans le Sahara lorsque la montagne Taourirt devant contenir l’explosion se fissure et libère un nuage radioactif contaminant plusieurs militaires et officiels. Le film
Gerboise Bleue, réalisé par Djamel Ouahab, relate les témoignages des survivants de cet accident et le combat juridique mené par les vétérans français et les Touaregs algériens pour être reconnus comme victimes et indemnisés pour les dommages subis. Le ministère de la Défense vient d’ailleurs d’annoncer un plan d’indemnisation des victimes des 210 essais nucléaires perpétrés dans le Sahara et en Polynésie. Mieux vaut tard que jamais.


Autre catastrophe, autre lieu, autre époque, et même impunité : la pollution toxique consciemment effectuée par l’entreprise Trafigura, à Abidjan (Côte d’Ivoire). En août 2006, 528 m3 de "slops" – résidus d’hydrocarbures et de produits chimiques issus du nettoyage des cales des pétroliers –
sont déversés à l’air libre dans différents quartiers de la ville. La multinationale, domiciliée dans un paradis fiscal, n’a pas vraiment été inquiétée. « Ce cas démontre la nécessité d’avoir un Tribunal Pénal International dans le domaine de l’environnement pouvant se saisir de ce genre d’affaires qui ne coûte rien pour le moment aux responsables et où personne n’est condamnée », suggère Corinne Lepage.


L’environnement, la faune et la flore constituent également des victimes souvent oubliées de ces calamités. Il en va ainsi des milliers d’hectares contaminés après l’explosion du réacteur nucléaire de la centrale de Tchernobyl, et des 70 000 têtes de bétail abattues après l’explosion du réacteur chimique de Seveso (Italie, 10 juillet 1976). La question du « coût réel du prix d’atteinte à la nature » est posée, pour Alexandre Faro, avocat des associations [
5] pendant le procès de l’Erika. Le naufrage du pétrolier au large des côtes françaises, le 12 décembre 1999, a répandu 12 000 tonnes de pétrole lourd. « Envrion 150 000 oiseaux ont été mazoutés. La Ligue de protection des oiseaux a perçu un dédommagement de 300 000 euros. Soit l’équivalent de deux euros par oiseau », illustre-t-il.


Menaces climatiques


Très souvent, ces catastrophes appellent la création de nouvelles normes juridiques. « Six ans après Seveso, une première directive sur les incidents majeurs a été adoptée en 1982. Dans les six mois qui ont suivi Tchernobyl, la communauté internationale a adopté deux conventions. Après AZF, il a fallu moins de deux ans au législateur pour adopter la loi Bachelot en 2003 », détaille Julien Bétaille, chercheur au CRIDEAU. Ces catastrophes révèlent souvent l’insuffisance du droit. « Avec Tchernobyl, poursuit Julien Bétaille, la notion de frontière en droit de l’environnement par exemple est à repenser. » Tremblements de terre, inondations, raz-de-marée, sécheresse, éruptions volcaniques, cyclones... Autant de phénomènes qui peuvent entrainer des déplacements massifs et dépasser l’espace du droit national.


Si catastrophes et pollutions de grande ampleur ne connaissent pas les frontières, comme l’a illustré le tragicomique épisode du nuage radioactif de Tchernobyl en France, elles s’affranchissent également de l’horizon temporel. « Deux ans après le passage du cyclone Katrina, dans le sud des États-Unis, de nombreux déplacés n’étaient toujours pas revenus à la Nouvelle-Orléans, relate l’avocate brésilienne Ana Rachel Texeira Cavalcante. Une résolution sur les déplacés internes a été adoptée en juin 2008 par l’Organisation des États américains qui met l’accent sur les victimes des catastrophes naturelles. »


Montée des eaux


Difficile de ne pas relier certaines catastrophes naturelles aux changements climatiques. Le recul de la banquise arctique dérègle l’écosystème d’eau douce, perturbe de la chaîne alimentaire régionale, augmente l’intensité et la fréquence des tempêtes, nuit aux mammifères marins et, bien évidemment, aux habitants du grand nord, les Inuits. « Les changements climatiques ont un impact sur les droits fondamentaux des peuples autochtones. Ils fragilisent leur interdépendance avec la nature, font fuir le gibier et augmentent la dépendance aux importations. », prévient Pierre-François Mercure, de l’université de Sherbrooke (Canada)


La fonte des glaces et son corollaire direct, l’élévation du niveau de la mer, toucherait 2 % de la population mondiale à des milliers de kilomètres des pôles. 50 millions de personnes vivent sur des terres pouvant être inondées chaque année. Les Etats insulaires sont particulièrement vulnérables. Au moins
18 îles ont déjà été submergées dans le monde [6], principalement dans l’Océan indien. Plus de 40 pays ont des îles menacées par l’élévation du niveau de la mer comme les îles Maldives (369 000 habitants) ou les îles Salomon (566 800 habitants).


Des réfugiés de seconde zone ?


Là encore le droit international est à la traîne et laisse libre cours à l’arbitraire. L’archipel de Tuvalu a, par exemple, négocié une évacuation progressive avec la Nouvelle-Zélande. Celle-ci a imposé des « critères honteux », critique Agnès Michelot, maître de conférences en droit public à l’université de La Rochelle, qui travaille sur le statut des réfugiés écologiques. Les heureux évacués doivent être âgé de 18 à 45 ans, parler couramment l’anglais et disposer d’un bon état de santé. « S’il existe de nombreux accords internationaux pour garantir la libre circulation des marchandises, rien n’existe pour les personnes forcées à l’exil », insiste l’universitaire. La reconnaissance du statut de « réfugié écologique » est, selon elle, le prolongement naturel du droit à l’environnement sain et protégé.


« L’urgence est là. On sait que le phénomène est en cours et qu’il va s’exacerber avec les changements climatiques. Mais j’avoue être pessimiste quant à l’aboutissement de ce texte, confie Christel Cournil, maître de conférences en droit public à l’Université Paris 13. L’exemple de la convention internationale sur les droits des migrants en situation irrégulière n’est pas encourageant. Les pays du Nord ont mis très longtemps avant de l’accepter et aujourd’hui seuls les pays du Sud l’ont signée. La majorité des pays ne sont pas du tout dans une démarche d’acceptation et de reconnaissance du phénomène des réfugiés climatiques. Pas un seul gouvernement ne semble disposé à mettre demain cette question à l’agenda. » Si les juristes semblent prêt à inventer de nouveaux dispositifs, c’est aujourd’hui la volonté politique qui semble faire défaut. Pendant ce temps, les eaux montent…


Sophie Chapelle

Notes

[1] « Réfugiés écologiques : 25 millions de personnes dans un vide juridique », in Le Courrier de la Baleine, n°155, p.5

[2] Centre de recherche interdisciplinaire sur le droit de l’environnement, de l’aménagement et de l’urbanisme

[3] Centre international de droit comparé de l’environnement (CIDCE)

[4] Sous le gouvernement Juppé de 1995 à 1997, aujourd’hui membre du Modem de François Bayrou.

[5] Greenpeace, France nature environnement, WWF...

[6] Ohachara, Inde (10 000 résidents), les îles Bedford, Kabasgadi et Suparibhanga près de l’Inde (6 000 familles), la Baie de Chesapeake au Maryland, États-Unis (13 îles), Kiribati (3 atolls), la moitié de l’île Bhola du Bangladesh inondée de façon permanente (500 000 résidents)


http://www.dazibaoueb.fr/article.php?art=2909

Partager cet article
Repost0

Présentation

  • : Le blog d' Eva, R-sistons à la crise
  • : Tout sur la crise financière, économique, sanitaire, sociale, morale etc. Infos et analyses d'actualité. Et conseils, tuyaux, pour s'adapter à la crise, éventuellement au chaos, et même survivre en cas de guerre le cas échéant. Et des pistes, des alternatives au Système, pas forcément utopiques. A défaut de le changer ! Un blog d'utilité publique.
  • Contact

Recherche