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26 novembre 2011 6 26 /11 /novembre /2011 03:44
UMP-City : Interdit de fouiller les poubelles !
UMP-City : Interdit de fouiller les poubelles !

 

 

Il y a vraiment des drôles de gus à l’UMP. La vedette du jour est le maire de Nogent-sur-Marne, Jacques JP Martin, qui a décidé de lancer une partie de chasse aux pauvres, en s’en prenant à ceux qui fouillent les poubelles.

Le maire avait d’abord pris un arrêté interdisant d'une manière générale de fouiller les poubelles, le 16 septembre 2011. Bref un arrêté anti-glanage. Tollé dans la population – quand même ! – et le maire avait rectifié le tir par un nouvel arrêté du 3 novembre, pour dire que le glanage n’était pas concerné, mais qu’était interdit, sous peine d’amende, le fait de fouiller dans les poubelles pour pratiquer le chiffonnage. Comprendre : les pauvres peuvent prendre des aliments dans les poubelles, mais ils ne peuvent pas récupérer des biens pour les revendre.

La Ligue des Droits de l’Homme a attaqué cet arrêté-poubelle en annulation devant le tribunal administratif de Melun, et a formé dans le même temps un recours en référé pour en faire suspendre l'exécution.

 

Un arrêté peut être suspendu par le juge des référés s’il existe une situation d’urgence, et si le juge, sans trancher réellement l’affaire – cela ne relève que le compétence du tribunal « au fond », c’est-à-dire dans le cadre de la procédure normale – identifie un ou des moyens juridiques laissant planer un doute sérieux sur la validité de l’arrêté. C’est l’application de l’article L. 521-1 du Code de justice administrative.  

Le juge des référés a accepté de suspendre l’arrêté, par une ordonnance de ce 17 novembre.

Le juge estime d’abord qu’il y a effectivement urgence à statuer. Il souligne le contexte de la période hivernale et le droit des personnes en grande nécessité à utiliser librement le domaine public en récupérant des déchets, qui sont considérés comme des biens sans maîtres lorsqu’ils sont entreposés dans les bacs publics de la ville.

Vient ensuite la question de moyens sérieux d’annulation, et le juge en relève deux

 

L’arrêté vise la notion « chiffonnage » qui ne figure pas dans le dictionnaire académique et peut être interprété de plusieurs manières : quels sont les matériaux et produits visés ? la recherche des produits est-elle sanctionnée en elle-même, ou seulement si c’est pour la revente ? Mais comment qualifier la revente à ce stade ? Et quid de l’usage personnel ?

Ensuite, il existe des préoccupations d’ordre public, et le maire a compétence pour la salubrité. Mais cette mesure, si floue, d’interdiction est manifestement disproportionnée par rapport au risque de trouble à l’ordre public. Ce trouble est invoqué par la ville, mais il n’est pas prouvé. Des paroles verbales.


Le seul mot qui convienne est lamentable. Tout personne qui dispose du pouvoir a tendance à en abuser, expliquait Montesquieu. Heureusement qu’il reste les juges pour calmer ces drôles de gus, qui semblent bien décidés à doubler le FN par la Droite.

 

b70-5174.jpg

http://www.alterinfo.net/UMP-City-Interdit-de-fouiller-les-poubelles-_a67015.html 

 

Les nouvelles affiches de l'UMP

http://lesactualitesdudroit.20minutes-blogs.fr/

 

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22 novembre 2011 2 22 /11 /novembre /2011 22:59
Comment le système nous broie : j'ai 36 ans et je vis avec 448 euros par mois

 

http://leplus.nouvelobs.com/contribution/215347;comment-le-systeme-nous-broie-j-ai-36-ans-et-je-vis-avec-448-euros-par-mois.html

LE PLUS. Que se passe-t-il donc dans notre pays ? Quelles incohérences amènent des gens qui sont diplômés, bosseurs et pas regardants à se retrouver au RSA, nourrissant leurs enfants avec moins de 500 euros par mois ? Une mère en colère analyse la situation. Et nous ouvre les yeux sur sa réalité.

L. C

> Par L. C en recherche d'emploi

Edité par Gaëlle-Marie Zimmermann   Auteur parrainé par Michel Labro


Mes mots sont simples et humbles comme la faim.

 

Ils ne structurent aucune pensée philosophique, aucun discours politique, aucune doctrine religieuse, aucune appartenance raciale ou sociale. Ils sortent de mes deux jambes encore en état de marche et s’inscrivent dans ma bouche, dans mon cœur, meurtris par tant d’années de silencieux combats, tant d’humiliations inscrites dans mes yeux, tant de douceurs rêvées anéanties par la violence du labeur quotidien qui nous ferre.

 

Euros / Flickr Images_of_Money cc http://www.flickr.com/photos/59937401@N07/

Euros / Flickr Images_of_Money cc 

 

Des poissons menés à l’abattoir des banques

 

Car l’animal humain sauvage a bel et bien été bâillonné par ce monde global sans issue, semblons-nous croire, ou nous fait-on croire. L’homme "moderne" navigue plus qu’il ne mord ; pour défendre son bifteck quotidien, il louvoie, prend des poses, se faufile entre les mailles des filets voraces des dividendes pour écumer les derniers jours de sa vie économique, n’attendant plus que la délivrance dans une petite retraite, incertaine parfois, mais c’est toujours ça de gagné, et mieux que rien.

 

Le casino mondial est en panique. Les dés sont pipés et les Dalton qui fabriquent les jeux ramassent les mises et se construisent trois cents îles flottantes au sud de Dubaï, un nouveau continent appelé "The World", pour quitter leurs tours d’ivoire européens, chinois, arabes, brésiliens, hindous ou américains, quand le raz-de-marée final parera la terre bleue de son sang économique.

 

Même les catastrophes naturelles aux conséquences parfois inextinguibles sur les peuples de cette terre (tsunamis, cyclones, tremblements de terre, incidents nucléaires graves, et toujours les famines, les maladies, etc.) n’éteignent pas l’hégémonie des patrons de la finance et ne leur redonnent pas le sens de valeurs plus justes, plus urgentes.

 

Les super héros de la finance n’ont peur de rien, ne vivent que pour amasser plus d’argent et de pouvoir : une petite cour de récréation ultra fermée, où les plus grands et les plus forts d’entre eux se pâment d’être les plus riches, les plus innovants, les plus puissants, les plus importants d’entre eux.

 

C’est mieux que de n’être rien, que d’appartenir à la masse des petits hommes, qui vivote avec de petits rêves, à défaut de pouvoir s’en payer des plus libres. Eux ont des plaisirs magnifiés, grandioses et vaniteux, voire sordides, puisque les désirs simples sont tués dans l’œuf de la vertu monétaire. Des désirs qui ne peuvent plus se rêver, tant ils disparaissent, avant même d’être dans l’action d’imaginer, pour juste acheter ou se faire offrir des objets, des lieux, des hommes marqués comme du bétail. Un marquage qui participe à la reconnaissance de ces castes dont l’indigence de la morale va jusqu’à préférer un yacht avec des fauteuils non plus de cuir…, mais en prépuce de cachalot ou de baleine.

 

Car le rien est partout, plus rien ne va !

 

Le monde global nous mâche et nous cisaille de ses mâchoires cannibales à coups de bas salaires, de loyers ultra exorbitants au nom d’un marché abscons et indécent; à coups de contrats inexistants remplacés par de longs stages indéfinis ou de contrats de court… oisie de moins de trois ou six mois où l’on donne le meilleur de soi pour se retrouver de nouveau à se vendre auprès de multinationales qui n’offrent que trois CDI sur presque une centaine d’annonces d’embauche en "contrat stagiaire" sur leurs sites Internet : tous les départements y cherchent des stagiaires.

 

Des services administratifs aux bureaux de la finance, en passant par la comptabilité, la communication, l’archivage, la production, etc. Il ne manque plus qu’un poste à proposer : stagiaire PDG.

 

Même Coluche l’aurait pas imaginée, celle-là, de blague, tant l’on marche la tête en bas et le dos courbé à souffrir d’un lumbago aigu chronique, tout en devant rester droit comme un "i" et les mains agrippées au bureau miraculeux qui vous a accordé un emploi en CDI, putain, quelle chance, j’en ai décroché un !

 

À trente-six balais, il était temps de trouver un "plan sûr" pour espérer cette retraite qui s’éloigne toujours plus de mes futurs soixante-cinq ans. Les mesures prises on non-appliquées par les gouvernements et les patrons voyous scient les branches du système social de nos familles et de nos enfants sur lesquels nous sommes tous assis. Tu penses ! C’est la faute aux fraudeurs, dit le gouvernement. Je pose la question : et toi, lecteur, est-ce que tu penses ?

 

Avec la vitesse du Net et l’exécution des réponses instantanées que tu dois exécuter chaque jour, y arrives-tu encore à penser ?

 

Et tous ces stagiaires (fainéants ?) qui ne trouvent pas de contrats solides et qui ne cotisent pas pour les caisses sociales de notre pays. Et toutes ces délocalisations qui stigmatisent nos industries déshabillées en "escort girl" qui sourient à l’Asie et ces jours-ci à Rio et à son carnaval de promesses, pour offrir aux actionnaires (action-nerf) assis impavides derrière des bureaux, plus de dividendes non imposables ou défiscalisables, selon la niche du chien qui les accompagne, laissant leurs anciens employés et ouvriers errer vers les caps Pôle emploi et autres services d’aide sociale pour has been usés, pour cerveaux burned out of future qui boivent le coca comme de bons citoyens bien élevés, avec un parfait non-sens critique qu’ils affichent avec constance et dignité.

 

Car il n’y a plus rien à faire contre ce monde immense qui nous impose ses critères de priorité : l’argent, toujours l’argent, encore l’argent et rien que l’argent pour ces hommes de pouvoir qui combattent avec l’énergie et la fièvre du désespoir le moindre centime à gagner.

 

Les laissés-pour-compte du système : économiquement indésirables

 

Mes mots sont simples et humbles comme la faim. Ils ne structurent aucune pensée philosophique, aucun discours politique, aucune doctrine religieuse, aucune appartenance raciale ou sociale. Je suis une femme blanche, diplômée, d’à peine trente-six ans, qui vit deux fois au-dessous du seuil de pauvreté dans ce pays si riche de tout, qui est trop "intellectuelle" pour un poste "manuel" et trop "vieille" pour un "jeune" poste intellectuel… en stage.

 

Ah !... Oui, je suis également autodidacte, entrepreneuse et femme seule avec un enfant. Pas facile. Qui me représente ? Aucun syndicat, aucun parti. J’ai toujours été une comptée-à-part, en termes économiques. J’ai toujours voulu garder ma liberté de parole et de mouvement. Pardonnez-moi cette dernière offense.

 

Une comptée-à-part qui avait prédit le match Chirac-Le Pen bien avant les résultats, et que les services de communication socialistes n’ont pas su écouter… Alors que je côtoyais les plateaux télévisuels politiques. Alors que j’écoutais justement les nombreux, constants et parfois infimes signes observés tous les jours de la rue, du peuple français, dans sa globalité. Une comptée-à-part qui garde en mémoire deux petites actualités passagères, passées presque inaperçues dans les médias et qui pourraient être prémonitoires (?).

 

Il s’agit de la première journée générale de grève de stagiaires en novembre 2005, organisée par "Génération précaire", qui voulait alerter sur leur sentiment que "les possibles se réduisent dans ce pays" ; une journée née d’un appel spontané et diffusé sur le Net. Et la première manifestation de Chinois en colère à Paris, le 20 juin 2010, contre l’insécurité grandissante qu’ils connaissent dans leur quartier de Belleville. Une deuxième marche chinoise a eu lieu le 19 juin 2011 avec pour slogan "Sécurité pour tous"… Deux extrémités du monde économique global, ici en France, pays riche malgré tout ce désordre mondial, un monde économique global qui pourrait être meilleur s’il était plus juste et plus équilibré dans ses échanges internationaux.

 

J’attends. J’attends d’avoir encore plus faim. Car je sais que je ne suis pas seule et que la colère de ne plus pouvoir nourrir nos enfants nous ramènera en arrière, à la raison historique.

 

À la raison mammifère et non plus à celle du poisson effrayé sorti de son bocal originaire et plongé dans un océan immense qui le perd plus qu’il ne le sauve. L’animal politique devrait, lui, s’entourer de chercheurs scientifiques, de sociologues, de philosophes, d’historiens, pour mieux servir l’avenir de son peuple… et non de cabinets de communication qui réfléchissent à flux tendu sur l’instantané des problèmes à résoudre. Le "Radeau de la Méduse" ne peut plus être colmaté. Il faut le reconstruire dans sa totalité. Il faut le penser et aller courageusement le construire.

 

448 euros mensuels : compter, tout et tout le temps

 

Rien à faire des ultra larges écrans led, des multiproduits de M. Steve Jobs, des écrans tactiles et livres ebooks qui se graissent sous nos traces de doigts, des BlackBerry, des Smartphones, des iPod et des iPhone… Des objets obsolètes dans quelques années. Rien à faire de tous ces produits importés d’Asie, fabriqués au prix du sang, payés par crédit. Je sirote un coffee con latte, en écoutant le son vinyle de bons vieux standards de Barbra Streisand (I got plenty of nothin, Second Hand Rose, The best things in life are free, Nobody knows you when you’re down and out). Une merveille pour mes oreilles et mes rides de bonheur inquiet. Un stylo au bout des doigts et des feuilles incandescentes de blancheur.

 

Et je fais mes comptes : 448 euros par mois. Je fais partie de ceux qu’on montre du doigt. Les RSAistes, le cancer de l’économie française. 448 euros par mois : moins "un restant" de loyer (grâce à l’APL), l’électricité, le gaz, l’eau, l’assurance habitation, le téléphone-internet, l’essence, un emprunt alimentaire à rembourser. Même pas 200 euros par mois pour faire vivre mon fils et ma carcasse. Le moindre médicament non remboursé pose problème, le moindre tour de manège ou paquet de bonbons doit se négocier sec, comme une formule 1 qui prend son virage et qui veut parader devant ce fils si précieux.

 

Les sacs pour aspirateur ou une ramette de papier pour imprimer mes CV et quelques nouvelles ou chroniques sont un achat de luxe.

 

Hervé Keirnes / Flockr cc http://www.flickr.com/photos/kerneis/

Hervé Keirnes / Flickr cc  

 

Je pense à Balavoine, qui serait un gueuleur de premier ordre à s’en casser la voix devant tant d’hérésie humaine. Il me manque souvent et me donne du courage. Je me dis que Coluche doit pleurer tous les jours. Je pense à cet harmonica que je n’ai pu acheter, dans un de ces "magasins du monde" qui vante et qui vend des articles écocitoyens. Le gérant m’informe du prix qui n’était pas affiché, comme pour beaucoup de ses articles : 6 euros ! Il en est sûr, son sourire carnassier me l’assure. Pourtant, il était au pied d’une étagère, couvert de poussière, dans son étui en carton vert et bleu. Seul.

 

Un harmonica d’enfant à la couleur or, sur lequel sont inscrites des lettres pleines d’avenir : Happy Boy. Et en plus petit : "Made in China". Aujourd’hui, je viens de l’acheter. Il était toujours dans son coin, caché, depuis mars dernier… Il est à côté de moi, pendant que j’écris ces mots. Parce que je ne sais pas chanter comme le conseil de Samuel Beckett : "Quand on est dans la merde jusqu’au cou, il ne reste plus qu’à chanter."

 

Alors je sirote mon café au lait, j’écoute à présent Déjeuner en paix de Stephen Eicher. Je vais chercher, toujours et encore, du travail, sur mon écran. Parce que maintenant on dit du travail, pas un métier. Et j’attends. J’attends que le pain manque encore et encore et que les femmes, les mères responsabilisent à nouveau le monde de la finance. Des êtres humains éteints qui ont oublié la flamme de leur enfance. Et qui piétinent celle de mon enfant.

 

Si vous avez besoin d'une plume, d'une correctice, d'une rédactrice, écrivez à la rédaction du Plus qui s'est proposée pour faire suivre vos courriels - et je l'en remercie : redaction.leplus@nouvelobs.com


 

Références :

 

http://lebuzz.info/2008/10/5865/les-iles-artificielles-de-dubai-visite-guidee-de-the-world/

http://www.metrofrance.com/paris/la-colere-des-chinois-de-belleville/pjft!KcPUbaRnuK93E2JCwxjcrw/

http://fr.radio86.com/articles-by-keyword?term=chinois de france

http://generation-precaire.org/-Les-pires-offres-de-stage,59-

http://generation-precaire.org/-Concours-du-stagiaire-de-la,58-

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12 octobre 2011 3 12 /10 /octobre /2011 04:07

 

 

 
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La précarité augmente mais le gouvernement s'en fout...Résistance

La précarité augmente, le gouvernement s’en fout

 

Plus de 8 millions de pauvres en France selon la définition européenne de la pauvreté (seuil de pauvreté égal à 60% du revenu médian). De plus en plus de gens se pressent dans les CCAS (centre communaux d'aide sociale) qui sont forcés de s'adapter à la nouvelle demande. Que fait la Droite ? Elle veut rendre facultatif le CCAS ! (proposition de loi Doligé) L'hébergement d'urgence ne va guère mieux. Le gouvernement a débloqué 75 millions d'euros mais c'est largement insuffisant.

La précarité s'aggrave, le gouvernement fait comme il a toujours fait : il l'ignore, il la méprise. Son fond de commerce ce sont les riches, pas les pauvres. La précarité gagne les couches les moins favorisées de la société : renoncement aux vacances, aux sorties et, comme l'a montré une enquête, récente, renoncement aux soins médicaux, ce qui est assez inquiétant. Enfin, les difficultés matérielles font ressurgir un vieux démon : l'infanticide et l'abandon d'enfants. Pour l'instant, ce sont juste les abandons d'enfants qui augmentent mais cela témoigne du recul de notre société.

Les mineurs étrangers affluent en Seine-Saint-Denis, ce département étant laissé livré à lui-même pour faire face à cet afflux de pauvreté. Pour se faire entendre sur ce problème crucial, le conseil général de ce département a déclaré haut et fort ne plus vouloir les accueillir. Une réponse partielle qui se veut rassurante a été donnée par le gouvernement mais le département de la Seine-Saint-Denis n'est pas le seul concerné par cette situation. L'aide alimentaire européenne va presque disparaître....

Les CCAS en première ligne face à la pauvreté mais le gouvernement veut les rendre facultatifs

L'Unccas (union de CCAS) a rendu publique une nouvelle enquête qui révèle que 42% des CCAS/CIAS (centres intercommunaux...) disent avoir fait évoluer leurs pratiques pour s'adapter à de nouveaux besoins, notamment en matière de modalités d'attribution de leurs aides. En effet, les CCAS sont confrontés à de nouveaux publics et à un nombre croissant des demandes. Titré "L'impact de la crise sur les demandes d'aide adressées aux CCAS/CIAS", ce baromètre témoigne d'une forte augmentation des demandes : 83% des CCAS en font état, soit 8% de plus que l'an dernier. Pour la première fois, les aides financières passent au premier rang des demandes d'aide qui augmentent, devant les demandes d'aide alimentaire (qui continuent toutefois d'augmenter).

Ce sont « les difficultés à faire face aux dépenses quotidiennes » qui incitent les usagers à se tourner vers le CCAS pour 88% des répondants à l'étude, soit 21% de plus que l'an dernier. Il s'agit en premier lieu des difficultés à payer ses factures d'électricité et son loyer, ou bien encore à payer les services municipaux comme la cantine ou le centre de loisirs. Les CCAS évoquent aussi tous ces cas où les usagers sont contraints de renoncer aux soins, n'arrivent pas à rembourser leurs crédits ou doivent rogner sur leurs dépenses d'alimentation. Bref, la crise a très clairement un impact en termes de précarisation.

Le baromètre met en outre l'accent sur une "dégradation de la situation des publics déjà fragilisés" par leur situation familiale, sociale ou générationnelle : familles monoparentales, personnes isolées, retraités, jeunes de 18-25 ans…Malgré cela, l'article 18 de la proposition de loi Doligé tend à rendre facultative l'existence d'un CCAS.

Hébergement des sans-abris : l'obole du gouvernement

Les associations du secteur de l'hébergement d'urgence sont déçues malgré l'enveloppe de 75 millions d'euros accordée. 

Après le choc provoqué par la démission de Xavier Emmanuelli de la présidence du Samu social, François Fillon a reçu, le 26 septembre, le "Collectif des associations (ndlr : 31 associations) unies pour une nouvelle politique du logement des personnes sans abri et mal-logées". A cette occasion, le Premier ministre a annoncé une enveloppe de 75 millions d'euros supplémentaires pour l'hébergement d'urgence et l'accès au logement. Mais ces crédits seront répartis sur 2011 et 2012 et le solde net de l’enveloppe est 35 millions d'euros, compte tenu des 40 millions d'euros de crédits supprimés sur le budget 2011. Benoist Apparu a indiqué que « les dotations budgétaires pour le monde associatif pour les années 2011 et 2012 seraient équivalentes à celles de 2010 ». Au-delà de la question des crédits, le différend porte sur la mise en œuvre, par le gouvernement, de la politique du "logement d'abord". Relâcher l'effort sur l'hébergement d'urgence, alors que l'accès au logement est loin d'être acquis revient en quelque sorte à mettre la charrue avant les bœufs.

Poussées par la précarité matérielle, de plus en plus de mères abandonnent leurs enfants

Dans le dernier numéro de sa revue "Population", l'Ined publie une étude sur les accouchements sous X en France (le terme approprié étant « accouchement secret »). L’étude menée dans 83 départements, montre que l'âge moyen des femmes concernées est de 26 ans et surtout que la situation matérielle semble bien être un facteur important dans la décision des femmes. Alors que le nombre d'accouchements secrets recule régulièrement depuis la fin des années soixante, il a connu en 2009 une assez nette remontée. De l'ordre d'un millier par an au milieu des années 90, il était passé aux alentours de 600 au milieu des années 2000. Mais ce chiffre devrait finalement être de l'ordre de 680 pour l'année 2009.

Nous assistons à une montée en puissance de la précarité en France sous le regard indifférent et même cynique du gouvernement de droite.


Source : AGORA VOX / Taverne


Lien : http://danactu-resistance.over-blog.com/article-la-precarite-augmente-mais-le-gouvernement-s-en-fout-resistance-85832426.html

 

Par contre pour l’ignoble Balkany, il n’y a pas de pauvres en France…

 

http://www.dailymotion.com/video/x1cllr_il-n-y-a-pas-de-pauvres-balkany_fun


 

 

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28 septembre 2011 3 28 /09 /septembre /2011 00:01
Nous n’éviterons pas la baisse de notre niveau de vie

On ne peut pas admettre la convergence des économies, et croire qu'elle ne se traduira pas par une baisse de notre niveau de vie.

 

Je fais suite à mon article paru la semaine dernière sur mon blog (« La crise n’est pas née en 2008, elle est l’expression du processus de convergence des économies  » et « Ayons le courage de faire face collectivement à la transformation en cours  »), et relayé sur le Cercle Les Échos sous le titre « Faire face à la convergence des économies mondiales  », et sur AgoraVox

 

Dans cet article, je montrais que nos pays, après avoir longuement dominé le reste du monde et organisé la mondialisation à leur profit, se voyaient depuis les années 90 soumis à un processus de convergence, amenant progressivement le niveau de vie moyen du Brésil, de la Chine et de l’Inde à se rapprocher du nôtre. Mais un habitant de nos pays restait encore en 2010 en moyenne trente fois plus riche qu’un Indien, neuf fois qu’un Chinois et quatre fois qu’un Brésilien.

J’expliquais aussi que ce processus allait se poursuivre dans les dix à vingt ans à venir, et que, compte-tenu de notre endettement privé et/ou public qu’il allait en plus devoir rembourser, nous allions avoir à faire face à une baisse très sensible de notre niveau de vie moyen. J’avançais le chiffre de 50%, ce qui correspondait à une baisse de 3 à 6 % par an sur la période.

Je concluais enfin sur la nécessité de ne pas faire porter cet effort sur les plus fragiles, ou sur les budgets tels que l’Éducation, la Justice ou la Santé, ce qui allait supposer une baisse de 5 à 10% supportée par les moins fragiles et les dépenses les moins utiles.

Les réactions et commentaires que j’ai recueillis suite à cet article qui a donc été largement diffusé, m’amène à apporter les précisions et les compléments suivants.

Je suis tout d’abord heureusement surpris par l’accueil reçu et l’acceptation du diagnostic porté. Ceci montre que le langage de la vérité est possible, et que les experts et les politiques ont bien tort de ne pas le tenir. Je nous sens collectivement capables de faire face au réel, et c’est rassurant.

Ensuite certains m’ont dit partager mon analyse, mais pas mes conclusions. Comme je leur ai déjà répondu, on ne peut pas séparer les deux : mes conclusions ne tombent pas du ciel, elles sont le fruit de mon analyse. Donc on ne peut contester les conclusions, sans contester l’analyse. C’est un réflexe courant : refuser le reflet apparaissant dans le miroir quand il dérange.

Concernant donc les commentaires sur mon analyse, d’aucuns ont indiqué que je n’avais pas tout pris en compte, et notamment pas l’écologie et l’environnement. C’est exact. Mon analyse, comme toute analyse, n’est pas exhaustive, car c’est impossible. Par construction, tout raisonnement suppose une focalisation et des choix. La question à se poser n’est pas de savoir si telle ou telle donnée manque, mais si ce manque vient fausser le raisonnement. Or la prise en compte des contraintes écologiques ne vient pas modifier la convergence, mais la vitesse de cette convergence, car elle vient modifier le niveau de la croissance mondiale : le niveau actuel de consommation des ressources naturelles et la dégradation du bon fonctionnement de notre planète vont en effet très probablement freiner le développement. Ce ralentissement, loin de nous être favorable, risque d’abaisser plus drastiquement notre niveau de vie, car seule une forte croissance mondiale peut adoucir la chute. Comment imaginer que nous puissions durablement rester les propriétaires des ressources rares ?

Enfin on m’a aussi souvent interpelé sur les inégalités existantes au sein des pays émergés. Il est vrai qu’elles existent et sont croissantes, mais il en est de même chez nous. Le risque dans tous les pays est la montée des égoïsmes et le renforcement des puissants au préjudice des faibles. Le fait que des inégalités se développent en Chine, en Inde ou au Brésil ne va pas freiner la convergence, elle va simplement la rendre dangereuse, comme chez nous. C’est donc bien un combat mondial pour plus d’équité et de justice qu’il va falloir mener. Au risque de me répéter, je ne crois pas que nous puissions mener ce combat, en donnant des leçons aux autres, leçons que nous n’appliquons pas chez nous.

Agir positivement suppose d’abord que nous comprenions et acceptions que

  • Nous ne sommes plus les maîtres du monde,
  • La convergence est en cours et va aller à son terme, ce qui est juste et bien,
  • Sous la pression de la convergence et de la nécessité de rembourser nos dettes, notre niveau de vie moyen va baisser durablement,
  • Les efforts devront être supportés par les puissants et les forts,
  • Il est possible de construire un nouveau projet positif, ne reposant plus sur la croissance et la domination,
  • Nous devons nous donner les moyens de passer la situation critique à court terme.

Est-ce que ce que je présente est le scénario du pire ? Je ne crois pas, je le crois réaliste. Et si jamais, la réalité nous était plus favorable, nous aurions alors à gérer de bonnes nouvelles, ce qui est facile. À l’inverse, à force de nous bercer de fausses bonnes nouvelles, à force de croire à des scénarios faussement optimistes, nous n’arrêtons pas d’encaisser des mauvaises nouvelles et des successions de tours de vis.

Ceci rejoint ce que j’écrivais, il y a un an dans mon livre « Les mers de l’incertitude  » :

« Ceux qui vont réussir seront des paranoïaques optimistes : ils savent que le pire est possible, se sont préparés en conséquence et sont confiants de leur capacité à s’en sortir.

Comment vont-ils procéder ? Ils vont s’organiser non pas sur le scénario médian, mais sur le pire. En effet, si je centre mes actions sur l’hypothèse médiane, j’ai une chance sur deux d’avoir à faire face à une mauvaise nouvelle (sans parler de celles que je n’ai pas identifiées initialement). Je vais donc être constamment débordé. Si je démarre en fonction de la pire hypothèse, je n’ai alors plus que des bonnes nouvelles à gérer. Ma recommandation est de mettre ainsi l’incertitude identifiée à l’intérieur des marges prises et non pas à l’extérieur. Comme il va se produire en plus des événements totalement imprévus, autant n’être surpris qu’en positif par ceux que l’on a identifiés à l’avance. »

 

par Robert Branche (son site) mardi 27 septembre 2011 - 72 réactions

 

http://www.agoravox.fr/tribune-libre/article/nous-n-eviterons-pas-la-baisse-de-101379

 

 

 

 


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14 septembre 2011 3 14 /09 /septembre /2011 01:51

Pauvre France

septembre 11th, 2011

 

http://jmdinh.net/wp-content/uploads/2010/03/pauvrete.jpg

http://jmdinh.net/wp-content/uploads/2010/03/pauvrete.jpg - Illustration posée par eva

 

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L’histoire ne se répète pas, mais ses rendez-vous se ressemblent.
Gabriel de Broglie



8,2 millions de pauvres « officiels », soit 13,5 % de la population française : tel est le constat dressé par l’INSEE dans son rapport Les niveaux de vie en 2009. Pour être déclaré officiellement « pauvre », il faut disposer d’un revenu inférieur à 954 € par mois.


D’autres enseignements

Les éléments ci-dessus ont été, à des degrés divers, repris par les médias lors de la publication de l’enquête INSEE fin août. Mais celle-ci révèle d’autres enseignements :

• Premier enseignement : les inégalités s’accroissent. Alors que le niveau de vie des « 10 % les plus aisés », pour reprendre la terminologie de l’INSEE, a augmenté de 0,7 % entre 2008 et 2009, le niveau de vie des « 10 % des personnes les plus modestes » est en baisse de 1,1 % sur la même période.

L’étude de l’INSEE ne va pas plus loin dans cette analyse mais, au vu d’autres indicateurs publiés par ce même organisme (voir le tableau ci-dessous, commenté dans notre billet Retraites : l’arnaque), il y a fort à parier que ce sont les 1 % - voire les 0,1 % - de Français les plus riches qui ont prioritairement bénéficié de cette augmentation de 0,7 % (laquelle serait alors pour eux fort supérieure à ce chiffre).

evolution-des-salaires-1996-2006.jpg

• Deuxième enseignement : plus on est pauvre, plus on est chômeur. Ou, si l’on préfère, plus on est chômeur, plus on est pauvre. Dans tous les cas, c’est le cercle infernal : la « crise » des subprimes de 2008, fruit du casino financier dans le secteur immobilier américain, a généré une augmentation du chômage en France, frappant en priorité les 10 % de Français les plus pauvres.

Comme l’écrit l’INSEE, « ce sont les plus modestes qui sont les plus touchés » : « cette plus grande proportion de chômeurs entraîne ainsi une baisse du premier décile de niveau de vie » (le premier décile comprend les 10 % de Français les plus pauvres).

• Troisième enseignement : l’intensité de la pauvreté s’est accrue et atteint un nouveau record par rapport aux années précédentes. En d’autres termes, même parmi les pauvres, les inégalités se sont accrues : la majorité des pauvres a vu ses revenus baisser encore plus nettement que les « pauvres les plus riches » (si l’on peut employer cette expression) dont les revenus ont cependant chuté.


Dire que ce bilan est alarmant ou catastrophique n’a même plus de sens : c’est le constat de l’échec d’un modèle économique et social, ou plutôt asocial. Nous avons abordé ce sujet de la répartition de la richesse dans de nombreux billets (voir la liste intégrale des billets publiés) et nous ne reprendrons pas ici des analyses ou des arguments précédemment développés ou avancés.

Un point cependant : nous avons retenu la répartition de la richesse parmi nos Quatre priorités pour 2012. Alors, qu’en pensent nos politiques ? Et comment ont-ils réagi face à ce rapport de l’INSEE ?


Qu’en disent-ils ?

Sarkozy ? Néant. Zéro réaction. Il s’en fout. Pas son électorat. Pas son problème. Trop loin du Fouquet’s sans doute…

Villepin ? Il a écrit un article, intitulé Insoutenable pauvreté, sur son blog. Sa solution : lutter contre le chômage et créer des gisements d’activité. Comment ? Il ne le dit pas. Le protectionnisme, pour protéger l’emploi ? Vous n’y pensez pas, voyons. Bref, les mêmes vœux pieux depuis 30 ou 35 ans, avec les résultats que l’on sait.

Bayrou ? Lui ne dit rien mais un de ses adjoints, Robert Rochefort, estime que « le pire est à venir » (il a, hélas, très certainement raison). La solution ? « Un allongement de la période d’indemnisation du chômage » et « une relance de l’activité économique fondée principalement sur la reconquête des emplois de production ». Bien vu, mais comment ? Pas dit. Voir Villepin ci-dessus et retour à la case départ.

Hollande ? Il juge que « Sarkozy a été le président de la baisse du pouvoir d’achat », ce qui est une évidence. Solution pour lutter contre la pauvreté ? « Un effort de redistribution… pour que les très hautes rémunérations contribuent davantage. » Comment ? Pas dit. Osera-t-il avancer et, s’il est élu, mettre en œuvre une proposition du type de celle que nous préconisons dans Quatre priorités pour 2012, c’est-à-dire 90 % de taxation au-delà de 330 000 € par an, toutes sources de revenus confondues ?

Aubry ? Pas vu de grande déclaration sur le sujet. Rien de concret en tout cas, comme le montrent ses Trois urgences pour redresser la France.

Joly ? Repéré un tweet de sa part sur le sujet… elle préfère dénoncer « la volonté hégémonique d’imposer l’unique langue française », proposer « la reconnaissance des langues régionales », « la réunification de la Bretagne » ou « l’autonomie basque »… Consternant, tout simplement.

Le Pen ? Elle réagit pour affirmer que, si elle est élue, elle fera baisser le pourcentage de pauvres en France de 13,5 à 5 %. Comment ? « En luttant par la loi contre les marges indécentes de la grande distribution », « en se dotant des outils pour permettre la réindustrialisation du pays : protections aux frontières… », « en mettant en place une fiscalité plus juste ».

Derrière les engagements peu crédibles, on voit que Le Pen, à la différence de nombre d’autres candidats, « cible » les 10 ou 20 % de Français les plus pauvres à l’occasion de sa campagne électorale. Nous y reviendrons plus loin.

Mélenchon ? Il aborde les questions que soulève le rapport de l’INSEE dans un long article de son blog, La tentation autoritaire, où il replace ce thème de la pauvreté dans un cadre beaucoup plus large.


Quelle analyse ?

Ce tour d’horizon nous a également permis de visiter en détail les sites internet de ces différents candidats. On s’aperçoit alors que, schématiquement, face à la pauvreté, deux types de discours sont tenus.

« D’une tendance longue de la réduction de la pauvreté au cours des dernières décennies, nous sommes arrivés à un palier et désormais une régression… l’attention aux plus pauvres est une nécessité de justice mais surtout de cohésion sociale… La croissance doit nous permettre d’à la fois créer plus de richesses et de mieux les répartir… retrouver un travail, c’est retrouver du pouvoir d’achat. »

Qui nous tient ce discours ? Personne en particulier, ou plutôt tous les candidats « classiques » : cette phrase est un pot-pourri qui mélange les déclarations d’Aubry, Bayrou, Hollande et Villepin sur le sujet. Des phrases « passe-partout », compassionnelles, politiquement correctes, tout droit sorties de la novlangue de l’énarchie. Le type de discours qu’on sert aux Français depuis des décennies, bon enfant, consensuel, rassurant, qui n’a débouché sur rien de concret.

« Faillite du modèle économique ultralibéral… qui engendre chômage de masse et précarité toujours croissante… La pauvreté n’est pas un à côté du système qui laisserait sur la route les plus fragiles, les moins aptes à supporter les coups de sabre de la mondialisation. C’est le cœur, le moteur du modèle social du capitalisme de notre temps. Pour que des mégas fortunes s’accumulent il faut que le gros de la troupe puisse être pressé sans merci. »

Au risque de choquer nombre de nos lecteurs, j’ai mélangé dans cette phrase des déclarations de Le Pen et de Mélenchon. Pour montrer qu’ils sont semblables ? Bien sûr que non. Pour montrer que, dans des registres sémantiques parfois proches, ce sont les seuls qui s’adressent aux pauvres en termes « forts », qu’à l’exception de l’extrême-droite (Le Pen) et de l’extrême-gauche (Mélenchon), aucun candidat ne se soucie sérieusement du sort des 13,5 % des Français étiquetés pauvres et, plus globalement, du Français sur cinq qui se trouve tout en bas de l’échelle sociale.

N’en déduisez pas hâtivement que l’auteur de ce billet est devenu pro-Le Pen ou pro-Mélenchon. Ce serait simpliste et faux. Il s’agit d’un constat tiré de l’analyse des textes et du « positionnement politique » de ces deux candidats. Je n’entends pas juger ici de la sincérité de leurs propos… ou de leurs arrière-pensées.

Ce qui est par contre patent, c’est que, de Sarkozy à Joly, les autres candidats préfèrent, à des degrés divers, « regarder ailleurs » lorsqu’il s’agit de s’adresser à ce « nouveau lumpen prolétariat » (pour reprendre une terminologie marxiste), comme le voyageur du métro qui fixe l’écran de son téléphone portable pour ne pas croiser le regard de celui qui quémande une pièce ou un ticket-restaurant.

À l’inverse, Le Pen et Mélenchon ont choisi de faire porter leurs efforts sur une cible électorale que, très cyniquement, on pourrait définir comme étant en croissance forte… L’extrême-droite et l’extrême-gauche sont ainsi les seuls à adresser un message spécifique et fort aux plus démunis, les candidats « classiques » se contentant du prêchi-prêcha consensuel, technique et compassionnel en usage depuis plus de 30 ans.

La citation en tête de ce billet affirme que les rendez-vous de l’histoire se ressemblent. Dans ce cas, les conditions du rendez-vous décrit ci-dessus commencent à ressembler étrangement à celles de la république de Weimar où, d’une part en réaction à un système politique vieillissant, d’autre part dans le contexte économique de la crise de 1929 qui avait vu une explosion de la pauvreté, communistes d’un côté, nazis de l’autre, avançaient leurs pions en proposant des solutions infiniment plus radicales… avec la conclusion que l’on sait.

Dans une hypothèse de ce type, nous ne doutons pas un seul instant du côté où les lobbies financiers et industriels que nous avons si souvent évoqués (dès le deuxième billet publié ; voir De la contagion des mauvaises habitudes) sauront faire pencher le balancier.


Lundi
© La Lettre du Lundi 2011

 

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Julien Lauprêtre, président du Secours populaire affirme que le taux de pauvreté dévoilé par l'Insee ce mardi est bien "en dessous" de la réalité.

Ces chiffres datent en effet de 2009 et ne sont donc plus actuels. Le président du Secours populaire s'inquiète de ce "raz-de-marée de pauvreté" qui s'installe sur la France.

 

 [Article complet : humanite.fr]

 

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10 septembre 2011 6 10 /09 /septembre /2011 18:09
Les musulmans, des Américains plus comme les autres

Publié le 08-09-11 à 17:54    Modifié le 10-09-11 à 16:40     par Le Nouvel Observateur     13 réactions

Dix ans après le 11-Septembre, ils demeurent les principales victimes d'une discrimination au quotidien. Par notre correspondante, Natacha Tatu

http://fr.islamtoday.net/index.php?q=sites/default/files/imagecache/home_thumb/19c410fb43d29654cb53220a46131918200.jpg
http://fr.islamtoday.net/index.php?q=sites/default/files/imagecache/home_thumb/19c410fb43d29654cb53220a46131918200.jpg (photo mise par eva)

Article publié dans "le Nouvel Observateur" du 8 septembre 2011

 

Quand elle vient parler de l'islam dans les écoles, Amal Ali commence toujours par cette même question : "Qu'est-ce qui vous vient à l'esprit lorsque vous entendez le mot 'musulman'?" La réponse, toujours la même : "terroriste", a lancé ce jour-là un petit garçon de 10 ans. C'était il y a quelques semaines au collège Colin Powell, dans la grande banlieue de Chicago. "Qui partage cette opinion ?", a-t-elle alors demandé aux quelque 600 enfants dans l'auditorium. La plupart des doigts se sont levés. "Il y avait pourtant plusieurs élèves musulmans dans l'assistance, mais le seul qu'ils pensent connaître, c'est Oussama Ben Laden", soupire Amal Ali.

Pour cette jeune Américaine d'origine palestinienne, responsable des programmes pour la jeunesse à la puissante CIOGC (1), l'organisation qui coiffe l'essentiel des mosquées de Chicago, pas de doute : "Il y a encore beaucoup à faire avant que les musulmans ne fassent partie de la grande famille américaine."

Discrimination

Ici, à Chicago, où vit l'une des plus importantes communautés musulmanes du pays, avec quelque 400 000 membres, dix ans après le 11-Septembre, l'islam suscite toujours la défiance. "Immédiatement après les attentats, il y a eu un immense réflexe d'unité nationale. C'est peu après que les discriminations ont commencé. Et elles n'ont fait que s'accentuer durant ces dernières années", affirme Ahlam Jbara, directrice de la CIOGC. Les musulmans ne sont pas les seuls à le penser.

Selon une enquête de l'institut Pew Research Center (PRC) menée il y a un an, près de 60% des Américains considèrent que ce sont les premières victimes de discrimination dans le pays, loin devant toutes les autres communautés religieuses et juste après... les gays.

Les violentes polémiques autour de la construction d'une mosquée à proximité de Ground Zero, ou le scandale suscité par Terry Jones, ce pasteur de Floride qui menace de brûler le Coran pour commémorer le 11-Septembre, sont la partie visible de l'iceberg.

Terry Jones - 11-Septembre
A Gainesville, le 9 septembre 2010, le pasteur Terry Jones en Floride. (Joe Raedle/Getty Images/AFP)

Mais, pour la majorité des musulmans, cette défiance s'exprime au quotidien dans la rue, au supermarché, quand il s'agit de louer un appartement, voire d'ouvrir un simple compte en banque : 43 % d'entre eux affirment avoir été harcelés d'une manière ou d'une autre, l'an passé, à cause de leur religion, d'après cette enquête du PRC. "Cela commence à l'école, avec la marginalisation des élèves qui ne participent pas aux fêtes chrétiennes, cela continue au travail avec les blagues des collègues qui vous traitent de dresseur de chameaux et vous conseillent de repartir dans le désert, alors que la plupart des musulmans sont nés ici et parlent un anglais parfait...", affirme Ahlam Jbara, dont la fille de 8 ans s'est fait traiter de "terroriste" à l'école.

Terry Jones - 11-Septembre
Une boîte aux lettres customisée à Gainesville (Florida), le 9 septembre lors d'une conférence de presse de Terry Jones. (Paul J. Richards / AFP)

Malaise

Ce dimanche-là, en plein ramadan à l'Icci, une petite mosquée de la grande banlieue de Chicago, chacun a son anecdote. "Quand Ben Laden est mort, tout le monde s'est moqué de moi à la fac en me disant que je devais être en deuil parce que mon idole était morte", raconte une jeune étudiante de parents égyptiens.

Une mère de famille originaire du Pakistan s'est récemment fait arracher son hidjab dans un supermarché. "On doit toujours prouver que nous sommes juste des citoyens américains comme les autres et que l'on n'a rien à voir avec Al-Qaida", ajoute Mona Askar, une jolie diplômée en sociologie de 25 ans, née à Chicago. En mai dernier, deux imams qui se rendaient en Caroline du Nord - pour participer à une conférence sur l'islamophobie - ont été évacués d'un avion car "ils mettaient les autres passagers mal à l'aise". Quant à Anil, cadre dirigeant d'origine hindoue qui passe sa vie dans les aéroports, il commence toujours par déclarer qu'il "n'est pas musulman" aux passages de frontières.

Un comble dans un pays où le moindre soupçon de discrimination peut donner lieu à des class actions dantesques ! "C'est même complètement contraire à l'esprit américain, constate Aman Ali, et pourtant cela ne choque personne. "Son explication : "Les Américains n'ont pas l'impression de faire de la discrimination ni d'être racistes en se comportant ainsi vis-à-vis des musulmans. Pour eux, c'est autre chose."

 "Il n'y a aucune hostilité ethnique ou raciale dans l'islamophobie, c'est vraiment une affaire de religion . Ce n'est pas une guerre contre les musulmans mais contre l'islam", affirme John Bowen. Pour ce spécialiste de l'islam à l'université Washington de Saint Louis (Missouri), qui a comparé la situation des musulmans en Europe et aux Etats-Unis, mieux vaut largement vivre ici plutôt qu'en France, considérée par la grande majorité des musulmans, depuis la décision d'interdire le voile, comme le plus islamophobe des Etats européens.

Intégrés

Bien intégrés, dotés d'un revenu moyen confortable, même si leur situation s'est dégradée depuis la crise, les musulmans américains, dotés pour la plupart d'une bonne formation, ne soufrent d'aucun "effet ghetto". Beaucoup sont venus dans les années 1970 comme étudiants. "C'était alors le meilleur moyen d'avoir un visa", explique Amina Sharif, coordinatrice pour Cair (le Conseil des Relations américano-islamiques) à Chicago.

Médecins, pharmaciens ou ingénieurs, la plupart d'entre eux sont pleinement intégrés à la middle class américaine. "Même si, avec la crise, des jeunes désoeuvrés commencent à se regrouper en bande, comme les Afro-Américains ou les latinos, nous, on n'est pas dans la course aux jobs à 10 dollars l'heure", affirme Mohamed Nasir, un spécialiste de la finance islamique. Résultat : discrets, peu nombreux, l'immense majorité des musulmans s'est longtemps fondue dans le melting-pot du pays. "Beaucoup d'Américains ont découvert l'existence de l'islam et des musulmans dans leur pays le 11-Septembre ", affirme John Bowen.

Conservateurs

La procédure NSEERS (National Security Entry-Exit Registration System), qui a jusqu'à récemment obligé tous les hommes adultes originaires de certains pays arabes (et de Corée du Nord !) à s'enregistrer auprès des autorités fédérales, a été vécue comme une première grande humiliation. "On est devenu une cible. Chaque mosquée est devenue suspecte d'être un centre de propagande ", résume Sheik Amin al-Ali, chef religieux à l'Icci, convaincu de toute façon que sa mosquée, comme toutes les autres, est en permanence sous la loupe du FBI. N'allez pas lui parler de Ben Laden, "cette histoire tellement ennuyeuse qui ne nous concerne en rien".

musulman - 11-Septembre
Sur le toit d'une mosquée de Bridgeview dans l'Illinois, le 13 septembre 2001. (John ZICH / AFP)

La mort du djihadiste ne lui a fait ni chaud ni froid. " Mais maintenant on va peut-être pouvoir passer à autre chose ", dit-il. " Ben Laden a été utilisé pour nous diviser et permettre l'émergence de cette islamophobie ", ajoute Ahmed Rehab, directeur de Cair.

Paradoxalement celle-ci s'est accentuée avec l'élection de Barack Obama. "En perdant le pouvoir, les conservateurs sont devenus ultra-agressifs. La campagne contre les origines musulmanes de "Barack Hussein Obama" a été terrible. Toute la haine contre les musulmans a pu s'exprimer ", affirme Mohamed Nasir.

Le président américain a beau affirmer que "l'islam a toujours fait partie de la nation américaine", de nombreux musulmans qui ont massivement voté pour lui en 2008 sont déçus. "Il n'a jamais visité la moindre mosquée, alors que Bush l'a fait, et il semble ne pas vouloir s'afficher avec des musulmans", regrette Amina Sharif. En même temps, difficile de le lui reprocher : "C'était vital pour lui de marquer des distances."

Ouverture des vannes

Depuis deux ans, les évangélistes chrétiens se déchaînent, brandissant la lutte contre la charia comme étendard. Des bloggeurs ouvertement islamophobes, comme Pamela Geller ou Robert Spencer, cofondateurs du mouvement Stop Izlamisation of America régulièrement invités dans des talkshows, et pas seulement sur la chaîne Fox News, sont les nouveaux héros des Tea Party, la frange radicale des conservateurs.

Herman Cain, un ancien homme d'affaires de Géorgie, candidat à la présidentielle de 2012, n'a pas hésité à déclarer que "jamais il ne recruterait un musulman dans son entreprise". Certes il a dû s'excuser, mais quand même ! "Avant, ces gens n'auraient jamais été invités à la télévision. Les médias ont créé la permission de nous attaquer", affirme Mohamed Nasir.

Pour Louise Cainkar, de Marquette University, dans le Wisconsin, pas de doute : "L'islamophobie existait depuis très longtemps dans ce pays mais de manière souterraine. Le 11-Septembre a simplement ouvert les vannes. C'est devenu un sujet politique manipulé par des groupuscules radicaux qui peuvent désormais librement en faire un sujet électoral et gagner des voix. "

Arrêter la victimisation

En même temps, tout n'est pas si noir pour les musulmans américains. Ils ont beau s'estimer discriminés, une immense majorité d'entre eux (79 % d'après la dernière étude du PRC) considèrent qu'ils vivent dans un "bon", voire un "excellent" quartier, et entretiennent de bonnes relations avec leur environnement. "Le 11-Septembre nous a obligés à aller vers les autres. En dix ans, on a bâti des relations plus étroites avec les différentes communautés, avec les différentes Eglises ", affirme Ahlam Jbara.

Certes, certains extrémistes ont pris des mosquées pour cibles. Mais d'autres Américains ont mis en place des chaînes humaines pour les défendre. "Nous faisons partie de la communauté américaine, même si la communauté, elle, ne le sait pas, résume Ahmed Rehab. Il faut en finir avec la victimisation et passer à autre chose. Ce dont nous avons besoin aujourd'hui, c'est de permettre à des musulmans d'avoir une chance équitable d'accéder à des postes de premier plan dans ce pays. Et là, tout reste à faire."

(1) Council of Islamic Organizations of Greater Chicago

 

Natacha Tatu aux Etats-Unis – Le Nouvel Observateur

Article publié dans l'hebdomadaire du 8 septembre 2011

 

http://tempsreel.nouvelobs.com//actualite/le-11-septembre/20110908.OBS0020/les-musulmans-des-americains-plus-comme-les-autres.html

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8 septembre 2011 4 08 /09 /septembre /2011 03:47
http://www.ohaco-eymery-notaires.fr/Mont-de-Marsan/slides/vue%20la%20pr%C3%A9fecture%20des%20Landes.jpg
http://www.ohaco-eymery-notaires.fr/Mont-de-Marsan/slides/vue%20la%20pr%C3%A9fecture%20des%20Landes.jpg

 

 

J’ai croisé durant ma scolarité pas mal d’étudiants étrangers qui me racontaient leurs galères avec leur renouvellement de titre de séjour.


Je me souviens particulièrement d’un Bulgare qui devenait littéralement malade une semaine avant de se rendre en préfecture. On leur parlait mal, on les rembarrait pour le moindre truc manquant. Il était sensible : il est reparti avant la fin de son cursus.

 

 [Article complet : becassine.owni.fr]

(Article référencé sur le site "Les mots ont un sens")

 

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4 septembre 2011 7 04 /09 /septembre /2011 23:24

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30 août 2011 2 30 /08 /août /2011 23:36

 

Pauvreté : "Nous sommes en plein scénario catastrophe"

Publié le 30-08-11 à 12:57    Modifié à 15:15     4 réactions

Délégué général de la Fondation Abbé Pierre, Christophe Robert rappelle qu'à la précarisation de l'emploi s'ajoute la hausse des prix. Interview.

"Confrontés à leurs problèmes de loyers, les retraités se retrouvent contraints à rogner sur l'alimentation ou la santé. C'est la fin d'une parenthèse heureuse", estime Christophe Robert. (Florence Durand - Sipa) "Confrontés à leurs problèmes de loyers, les retraités se retrouvent contraints à rogner sur l'alimentation ou la santé. C'est la fin d'une parenthèse heureuse", estime Christophe Robert. (Florence Durand - Sipa)

Au-delà des statistiques présentées par l'Insee, que signifie être pauvre en 2011 ?

- Les chiffres sont préoccupants. L'augmentation de la pauvreté pointée par l'Insee est significative. Les pauvres sont de plus en plus pauvres et les écarts dans notre société s'accroissent de manière alarmante.

Mais la question des revenus n'est qu'un des aspects du problème. Elle ne prend pas en compte les dépenses. Logement, énergie, alimentation, santé… Tous les postes de première nécessité n'arrêtent pas de flamber. Et on assiste à une précarisation des ressources et à une augmentation des dépenses incontournables.

Les effets de la crise sont indéniables mais il existe aussi une véritable précarisation qui ne lui est pas directement liée. Prenez la situation des retraités aux parcours professionnels chaotiques dont la pension n'est plus suffisante pour se loger. Confrontés à leurs problèmes de loyers, ils se retrouvent contraints à rogner sur l'alimentation ou la santé. C'est la fin d'une parenthèse heureuse pour les retraités.

Sur le terrain, comment se concrétise cette hausse de la pauvreté ?

- Nous sommes confrontés à deux phénomènes. D'une part, ceux qui sont dans la précarité depuis longtemps ont de moins en moins de perspectives. Et puis il y a l'afflux des nouvelles personnes touchées : les personnes âgées mais aussi les jeunes. Dans les zones urbaines sensibles, le chômage des jeunes grimpe jusqu'à 40%. Un enfant sur deux y vit dans la pauvreté.

Les demandes d'aide alimentaire, d'hébergement ou les urgences pour la santé sont en train d'exploser. Il n'y a qu'à voir ce qui s'est passé cet été lors de la démission de Xavier Emmanuelli, le président fondateur du Samu social. La tension va grandissante.

Toutes les associations ont pourtant tiré la sonnette d'alarme. Face à cet accroissement de la précarité, nous avons tous demandé d'empêcher la reprise des expulsions locatives et la fermeture des abris en été. En vain.

Les Conseils généraux chargés de l'aide ne suivent plus. Que ce soient le fonds d'aides aux impayés d'énergie ou le fonds de solidarité pour le logement, ces dispositifs ne sont plus en capacité de répondre. Alors les départements baissent les montants ou les seuils d'accessibilité.

Les familles fragilisées font leurs propres arbitrages. Certains choisissent de ne plus se chauffer ou de suspendre leur abonnement durant l'été. Ce type de restriction est invisible, mais les dégâts sont énormes.

Existe-t-il de nouvelles causes à la pauvreté ?

- La première cause reste le chômage. Il explose de nouveau. Pour les fins de droits Assedic, le niveau de vie baisse. On observe alors un basculement vers la précarité.

La question de l'emploi reste centrale mais, en France, on peut travailler et être pauvre. Certaines personnes travaillent 3 heures par jour. Une heure et demie le matin, une heure et demie l'après-midi. Si elles n'entrent pas dans les statistiques du chômage, elles se trouvent pourtant dans la catégorie des pauvres. Entre la précarisation de l'emploi et les hausses des coûts, nous sommes en plein scénario catastrophe.

Les aides sociales se retrouvent dans l'incapacité d'inverser ce processus. Les jeunes sont donc de plus en plus touchés, tout comme les retraités. Mais les femmes seules avec enfants aussi. Comment vivre avec un seul petit salaire pour trois personnes ? La pauvreté touche un public nouveau. Tout cela préfigure un avenir inquiétant.

Les mesures mises en place sont-elles efficaces ?

- On se retrouve avec de plus en plus de monde touché et une absence d'augmentation des enveloppes d'aide. Les APL qui représentent 16 milliards d'euros par an n'ont pas suivi la hausse des loyers et des charges. L'écart se creuse.

Le RSA a permis d'amorcer un mouvement mais il n'a pas suffi à enrayer le phénomène.

Quelles sont les attentes de la Fondation Abbé Pierre ?

- Il faut remettre au centre du débat politique la question de la lutte contre les inégalités. L'aide aux plus fragiles doit être une priorité. Le PTZ (prêt à taux zéro) a été ouvert aux plus riches. Il a déjà coûte 500 millions d'euros en 2011 alors que l'hébergement d'urgence subit des coupes dramatiques avec une baisse de 3,3%.

Nous avons conscience des effets de la crise mais la priorité doit justement aller vers les plus faibles : c'est le sens même de l'Etat.

Interview de Christophe Robert, délégué général de la Fondation Abbé Pierre, par Louis Morice - Le Nouvel Observateur

(le mardi 30 août 2011)

 

http://tempsreel.nouvelobs.com//actualite/social/20110830.OBS9449/pauvrete-nous-sommes-en-plein-scenario-catastrophe.html

 

 

 

Tsiganes: Pour eux, c'est de plus en plus dur !

 

Sécurité et immigration : Guéant en remet une couche sur les Roumains

Claude Guéant  

OPINION. Presque un an jour pour jour après le discours de Grenoble, le ministre de l'Intérieur récidive. Par Pierre Henry, président de France Terre d'Asile.

 

 

 

 

 

 

Lire aussi :

 

30/08/2011
Le niveau de vie des plus aisés augmente, celui des plus modestes baisse, la pauvreté s’accroît
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21 août 2011 7 21 /08 /août /2011 19:28

http://www.couleurgeek.fr/img/aide-mutuelle-ameli.jpg

 

 

Sarkozy dépense sans compter pour sa protection, pour se faire ré-élire (etc), sur le dos des Français

voir ici :

Un officier de Gendarmerie témoigne: Ce que devient la France de Sarkozy

 

Et pendant ce temps, la population...

 

Moins de chômeurs ? Non, davantage sont radiés - pour les statistiques.

 

La même stratégie est-elle appliquée pour les bénéficiaires de l'Aide Complémentaire Santé, afin de faire des économies de bouts de chandelle sur le dos des plus pauvres et pouvoir payer les gaspillages du Roitelet à la tête de la France ?

 

Voici le cas d'une demande d'Aide Complémentaire Santé refusée - contrairement aux années précédentes, alors que la situation de la personne, retraitée, n'a pas changé !

 

C'est une situation de refus de Droits !

 

La personne a 7693 euros de revenus - Avis d'Impôt sur le revenu 2010 (et pour 2011, 7749 euros sur son avis d'imposition).


Sachant que le plafond de ressources est, pour 1 personne, de 9792 euros par an,

que la personne ne travaille pas du tout, que sa situation n'a nullement changé, elle est légitimement en DROIT d'obtenir à nouveau, comme les autres années, cette participation de l'Etat au financement de sa Mutuelle

 

Et pourtant, de la manière la plus inexplicable qui soit, on lui refuse brusquement, cette année, ce droit, alors que, retraitée, sa situation n'a pas changé - et qu'au contraire, elle risque dans peu de temps d'être revue à la baisse (perte d'une allocation de retraite complémentaire, entre autres) !

 

Résultat ? Elle ne sera plus en mesure de souscrire une Mutuelle avec ses propres revenus, sans l'aide Complémentaire Santé. Sans Mutuelle, alors, quels soins ? C'est la condamner... au mieux, à ne pas se soigner le cas échéant. C'est ça qu'on veut ?

 

S'agit-il d'une nouvelle économie sur le dos des plus modestes ?

 

Ou faut-il y voir l'eugénisme déguisé, dans le cadre de la réduction de la population souhaitée par les monstres du Nouvel Ordre Mondial ? Comme pour ceux qui souffrent d'hyper-tension, et qui vont commencer à voir leurs soins déremboursés... Pauvres, ils ne pourront plus se soigner et ils seront à brève échéance condamnés à une mort certaine !

 

Je lance le sujet sur la Place publique :

 

Le Pouvoir cherche-t-il à se débarrasser des retraités "inutiles, non productifs, faibles consommateurs, encombrants", de toutes les façons, même en refusant un Droit élémentaire, celui de toucher son Aide Complémentaire Santé ?

 

Les citoyens que nous sommes doivent savoir la vérité !

 

Vos témoignages sont les bienvenus

écrire ici :

evaresis@yahoo.fr

 

ou en commentaires

 

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  • : Le blog d' Eva, R-sistons à la crise
  • : Tout sur la crise financière, économique, sanitaire, sociale, morale etc. Infos et analyses d'actualité. Et conseils, tuyaux, pour s'adapter à la crise, éventuellement au chaos, et même survivre en cas de guerre le cas échéant. Et des pistes, des alternatives au Système, pas forcément utopiques. A défaut de le changer ! Un blog d'utilité publique.
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