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21 juillet 2011 4 21 /07 /juillet /2011 15:11

 

 

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Des réfugiés somaliens traitent un jeune garçon affamé avec du sang de poulet dans un camp à Mogadiscio, le 14 juillet 2011. I. TAXTA / REUTERS

 

 

La Somalie meurt de faim
  
17 photos

 
C’est une vaste catastrophe humanitaire

qui menace aujourd’hui la corne de l’Afrique de l’Est.
La sécheresse dont souffrent le Kenya, l’Ethiopie,

l’Ouganda et surtout la Somalie
plonge 10 millions de personnes dans la famine.
Selon l’Unicef, 500.000 enfants seraient déjà en danger de mort…

 
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21 juillet 2011 4 21 /07 /juillet /2011 05:28
Mer 27 Avr - 12:25

Le surendettement touche de plus en plus les aînés


Dans un rapport sur le profil des personnes surendettées en 2010, la Banque de France constate toutefois que les 35-44 ans restent les plus concernés par le surendettement, qui atteint 34.500 euros en moyenne.

Vivre seul, du fait d'un divorce par exemple, avec des ressources inférieures ou égales au Smic et un loyer à payer constitue le quotidien de la majorité de surendettés. La plupart d'entre eux ont entre 35 et 44 ans (28% des surendettés) ou entre 45 et 54 ans (26%). Mais les personnes plus âgées sont de plus en plus touchées par le surendettement, constate la Banque de France dans un rapport sur le profil des personnes qui ont déposé un dossier de surendettement l'an dernier , dévoilé par Le Parisien-Aujourd'hui en France ce mercredi.

L'an dernier, 23% des surendettés, soit près du quart de ces personnes en grande difficulté financière, était âgée de plus de 55 ans, alors que cette classe d'âge ne représentait que 13% des dossiers en 2001. La Banque de France explique cette part grandissante des aînés parmi les profils de personnes surendettées par les récentes évolutions sociales. Alors que la durée des études à tendance à s'allonger, et que l'insertion professionnelles des jeunes est compliquée, les enfants restent plus longtemps à la charge de leurs parents. Et dans le même temps, le montant des retraites stagnent. Résultat, de plus en plus d'aînés ne parviennent plus, malgré leurs efforts et de façon durable, à rembourser leurs mensualités de crédits et/ou à faire face à leurs dettes non professionnelles, ce qui correspond à une situation de surendettement potentielle, selon la définition de la Banque de France.

Tous profils confondus, l'année 2011 devrait enregistrer une hausse du nombre des dépôts de dossiers de surendettement, après une stabilisation l'an dernier, qui avait fait suite à une forte poussée des demandes de déclaration en surendettement en 2009, du fait de la crise.

[...]
http://fr.news.yahoo.com/80/20110427/tbs-le-surendettement-touche-de-plus-en-3213331.html
www.lavoixdunord.fr/Locales/Roubaix/actualite/Secteur_Roubaix/2010/11/07/article_la-nouvelle-loi-sur-le-surendettement-n.shtml

 

 

http://sarko-verdose.bbactif.com/spa/Orwelle/564249398/270

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27 juin 2011 1 27 /06 /juin /2011 23:57

26.06.2011

Il commet un braquage pour se faire soigner en prison

5HEkSP-fQ1CdyZvsbn50Mw.jpgPlus de sécu, plus d’accès aux soins ? Pas de problème ! Il suffit de commettre un braquage pour se retrouver en prison, et bénéficier du service de santé d’Etat.

 

L’histoire se passe en Caroline du Nord, dans la ville de Gastonia. James Verone, 59 ans, connait des problèmes de santé, et doit se faire soigner. Le problème au pays des valeurs, c’est que sans argent, on n’a pas de soins : ils sont 52 millions dans ce cas.  James a été livreur chez Coca-Cola pendant 17 ans, mais il a perdu son emploi, il y a 3 ans. Il a retrouvé un job de commis à temps partiel, mais des problèmes d'arthrite l'empêchent de lever les charges lourdes. James n’avait plus ni emploi, ni assurance maladie.

 

Alors, notre ami a eu l’idée de commettre un braquage pour se retrouver en taule, où là, il pourra être soigné aux frais de l'État. Petit détail, d’après le site RealCostsOfPrison.org, le coût pour un an de détention s’élève à 27 310 $.

 

James s’est présenté dans une succursale de la RBC, non armé, bien propre sur lui, et a remis une note à une guichetière de la banque, expliquant qu'il était un voleur et qu'il voulait qu'on lui remette un dollar : « Ceci est un vol de banque. S.V.P donnez-moi 1 $». Il s’est fait remettre le précieux butin, et a ensuite déclaré: « Je vais m'asseoir ici, sur la chaise, en attendant la police.»

 

Bien sûr, la police a débarqué, et a interpellé le bandit. Mais le procureur n’a retenu que la plus légère des qualifications de vol, et James ne risque qu’un an de prion. Ce qui sera un peu court, surtout si par malheur le tribunal fait preuve de bienveillance. James visait le vol qualifié, avec à la clé, un taf  de trois ans de prison, ce qui est quand même beaucoup plus sérieux pour la prise en charge d’une longue maladie.

 

Comme il l’a expliqué dans un journal local, le vol lui permettait de régler ses problèmes les plus urgents : logement, nourriture et soins médicaux. « Je suis une personne logique, et c'était ma logique. C'est la solution qui me semblait être la meilleure. Le médecin de la prison m'accuse d'avoir manipulé le système. Si on peut manipuler le système par nécessité, pour recevoir des soins de santé, alors oui, je suis un manipulateur.»

 

S’il sort trop tôt, il lui restera toujours la récidive.

la+prison.jpg
La prison permet aussi de soigner certains aspects de la dépression
http://lesactualitesdudroit.20minutes-blogs.fr/archive/2011/06/26/il-commet-un-braquage-pour-se-faire-soigner-en-prison.html
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22 juin 2011 3 22 /06 /juin /2011 04:09
dimanche 12 juin 2011



Des centaines de boat people meurent en Méditerranée. Le Gisti va déposer plainte contre l’OTAN, l’Union européenne et les pays de la coalition en opération en Libye



par GISTI




Face aux centaines de naufrages mortels en Méditerranée, peut-on se contenter de dénoncer le silence assourdissant dans lequel des vies disparaissent à nos portes ? Doit-on se résoudre à l’impuissance devant des politiques migratoires auxquelles on ne pourrait rien changer ? Ces noyé·e·s ne sont pas les victimes de catastrophes naturelles, mais de décisions politiques mises en œuvre par des exécutants dont les responsabilités doivent être pointées. Devant ces atteintes au droit le plus fondamental - le droit à la vie - il faut que des procédures soient engagées et que justice soit rendue. Il faut mettre fin à cette hécatombe.

 

Le Haut Commissariat des Nations unies pour les réfugiés (HCR) a dénombré à la fin de mai quelque 1 500 victimes de noyade parmi les boat people qui, depuis février dernier, s’efforcent de gagner l’Europe à partir des côtes du Maghreb et du Machrek.


Ces drames ne font que s’ajouter à tous ceux qui se déroulent, dans l’indifférence, depuis plus de vingt ans ; Fortress Europe enregistre 17 317 décès documentés depuis 1988. Mais combien d’autres victimes invisibles de la politique européenne de lutte contre l’immigration qu’elle appelle illégale ?

De ces naufrages, des épaves transformées en cercueils flottants d’hommes, de femmes et d’enfants morts d’épuisement, de faim et de soif après de longues dérives en mer, l’opinion a pris l’habitude. Elle a pu croire à leur caractère inéluctable. Elle a pu ignorer que les équipements anti-migratoires de l’agence européenne Frontex étaient forcément les témoins de nombre de ces drames, en Méditerranée comme ailleurs...

 

Mais la donne a changé depuis qu’une coalition internationale et les forces de l’OTAN interviennent en Libye. Aujourd’hui, awacs, drones, avions, hélicoptères, radars et bâtiments de guerre surveillent tout ce qui bouge en Méditerranée. Ils ne peuvent pas ne pas voir les bateaux des exilés originaires d’Afrique subsaharienne qui cherchent à fuir la Libye. Ils ne peuvent pas ne pas voir lorsque, de Tunisie, du Maroc ou d’Algérie, des jeunes sans espoir s’entassent dans une embarcation fragile pour gagner l’Italie ou l’Espagne.


En n’intervenant pas, ils se rendent coupables de non-assistance à personne en danger. Ceci ne peut rester impuni.


Les États puissants de la planète se sont mobilisés militairement pour, disent-ils, empêcher le massacre de populations civiles et mettre en œuvre « la responsabilité de protéger » dont l’ONU est garante. Mais la responsabilité de protéger ne passe-t-elle pas aussi par le respect du droit maritime, des conventions internationales en matière de sauvetage en mer et des textes sur la protection des réfugiés ?

 

Nous ne pouvons plus contempler les images de corps ramenés à terre après des naufrages, ou apprendre par des survivants combien de personnes étaient à bord d’un bateau disparu en mer. Nous voulons savoir qui sont les responsables de ces morts : l’Union européenne ? l’agence Frontex ? l’OTAN ? les États de la coalition formée en Libye ?


C’est pourquoi le Gisti s’apprête à lancer - avec ceux qui voudront s’associer à cette démarche - une campagne de plaintes, sur la base d’éléments recueillis auprès de victimes et de témoins de ces drames. À l’heure des révolutions arabes, les États européens ne peuvent plus continuer à considérer les boat people comme des vies sans valeur. La Méditerranée doit cesser d’être le champ de bataille de la guerre aux migrants pour redevenir un espace de droits et de solidarités.

 

GISTI

SOURCE : GISTI

 

http://www.indigenes-republique.fr/

 

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3 juin 2011 5 03 /06 /juin /2011 16:57
http://img.over-blog.com/600x417/2/27/21/01/image_a37/sem11mc-Z9-refugies-bangladesh-libye-tunisie.jpg

http://img.over-blog.com/

cp/ Silence : on meurt en Méditerranée !

Vendredi, 03 Juin 2011 10:01

Nous savons que plus de 900 000 personnes sont déplacées à la suite du conflit libyen. 900 000 dont plus de 400 000 en Tunisie – insistons sur ces chiffres !


Nous savons que quelques dizaines de milliers de réfugiés sont littéralement coincés au sud de la Tunisie, malgré les efforts des organisations internationales et tunisiennes et malgré l’immense solidarité du peuple tunisien. Coincés parce que la plupart des pays européens refusent toute perspective de réinstallation sur notre territoire, France en tête. C’est ainsi que depuis le camp de Choucha, devant l’absence de perspectives, des gens rentrent en Libye et essaient de fuir ce pays par la mer. 


Nous savons que chaque jour des hommes, des femmes, des enfants meurent en Méditerranée – 1500 – 2000 – 3000 – on ne sait plus très bien.  Nous savons et nous nous taisons.


Le silence et l’indifférence de l’Europe deviennent une non assistance à réfugiés en danger.  Les pays de la coalition sont entrés en guerre autour du concept de protection des populations civiles. En quoi ce concept de protection ne concernerait-il pas les hommes et les femmes qui fuient le chaos libyen et qui tentent de rejoindre l’Europe pour sauver leur peau ? 


Comme si nous ne savions pas que la machine à fabriquer des réfugiés, des sans papiers, des naufragés, augmente chaque jour au rythme des bombardements  et de la poursuite de la guerre. Est-il encore possible d’imaginer un sursaut moral de l’Europe, d’imaginer que les navires de l’Otan, que les forces navales françaises et italiennes, que l’agence Frontex mettent d’abord leurs moyens en œuvre pour sauver des vies et non pour se protéger des migrants et des réfugiés ?


Paris, cp/France terre d'asile, le 03/06/2011

 

http://www.france-terre-asile.org/component/flexicontent/item/5551-cp-silence-on-meure-en-mediterranee-

 

http://actualite.portail.free.fr/monde/a-la-une/20-04-2011/les-refugies-oublies-du-camp-de-shousha/shousha-libye-tunisie-refugies-onu-pam-oim-297404-jpg_181333.JPG

 

http://actualite.portail.free.fr/monde/a-la-une

 

(Article référencé sur le site "Les mots ont un sens")

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3 juin 2011 5 03 /06 /juin /2011 16:46
http://files.avocats.fr.s3.amazonaws.com/member/nicolas.creisson/682ED095-6E43-4C88-8159-131CD29DD20C.image_200.jpg?110513025135
http://avocats.fr/space/creisson/content/une-nouvelle-taxe-pour-les-justiciables_682ED095-6E43-4C88-8159-131CD29DD20C
Communiqué du SAF

Le projet de Loi de Finance rectificatif actuellement en discussion au Parlement prévoit la création d’un droit de timbre de 35 euros pour la quasi-totalité des procédures.


Ainsi un consommateur victime d’une clause abusive, un salarié victime d’un licenciement sans cause réelle et sérieuse, un accidenté du travail victime d’une faute inexcusable de son employeur ou tout simplement un citoyen qui souhaiterait engager une procédure de divorce devra préalablement à l’engagement de toute procédure acquitter une taxe de 35 euros.


Les avocats avaient pourtant, lors de la discussion de la Loi de Finance 2011, tiré la sonnette d’alarme et dénoncé l’absence d’anticipation budgétaire de la réforme de la garde à vue.

Alors que d’autres solutions existent : taxe sur les contrats juridiques, taxe sur les compagnies d’assurance ou tout simplement prise en charge par le budget général de l’État, les pouvoirs publics ont choisi, pour financer chichement l’intervention de l’avocat en garde en vue, de réintroduire les frais de justice pourtant supprimés il y a des dizaines d’années.


Le syndicat des Avocats de France invite les associations de consommateurs, les syndicats des salariés et toutes les composantes de la Société Civile à réagir très vite afin que ne soit pas enclenché l’engrenage inéluctable privant de fait une partie des citoyens de l’accès au Juge.


Il prendra dans ce combat toute la part qui lui incombe.


Paris, le 31 mai 2011

 Télécharger le communiqué

 

http://www.lesaf.org/index.php?option=com_flexicontent&view=items&cid=45:informations&id=438:en-catimini-le-gouvernement-reintroduit-les-frais-de-justice&Itemid=136

 

(Article référencé sur le site "Les mots ont un sens")

 

 

 

Une nouvelle taxe pour les justiciables

L'article 20 du projet de loi de finances rectificative pour 2011 instaure une nouvelle taxe, destinée à financer le paiement des avocats intervenant lors des auditions de garde à vue.

A compter du 1er octobre 2011, cette une contribution de 35 euros sera perçue par instance introduite en matière civile, commerciale, prud'homale, sociale ou rurale devant une juridiction judiciaire, ou par instance introduite devant une juridiction administrative.

L'acquittement de cette contribution conditionnera la recevabilité de la demande en justice (le projet de loi renvoie à un décret le soin de réglementer cette irrecevabilité).

Seul le demandeur sera assujetti et cette taxe ne sera pas incluse dans les dépens (en cas de plusieurs procédures successives devant la même juridiction et pour une même instance, une seule contribution sera due).

Cette contribution ne sera pas due par l'Etat ou lorsque la partie est bénéficiaire de l'aide juridictionnelle.

Elle ne sera pas non plus due pour les procédures introduites devant la CIVI, devant le juge des enfants, et devant le juge des tutelles, pour les procédures de traitement des situations de surendettement des particuliers et les procédures de redressement et de liquidation judiciaire, pour les recours introduits devant une juridiction administrative à l'encontre de toute décision individuelle relative à l'entrée, au séjour et à l'éloignement d'un étranger sur le territoire français, ainsi qu'au droit d'asile.

L'exposé des motifs indique que cette taxe n'est pas exigible pour les affaires pénales, mais le projet de loi ne parle que d'exclusion devant le juge des libertés et de la détention et pour les procédures de référé-liberté.

La partie civile auteur d'une citation directe, le prévenu qui saisi directement la Chambre de l'instruction, le justiciable qui introduit une procédure en indemnisation d'une détention provisoire, etc. ne seront donc pas exonérés.

Lorsque la procédure est introduite par un avocat, ce dernier l'acquittera pour le compte de son client, par voie électronique. Lorsque la procédure est introduite sans auxiliaire de justice, la partie l'acquittera par voie de timbre mobile ou par voie électronique.

Enfin, une dernière mesure est destinée à dissuader le gardé à vue de faire appel à un avocat : la personne qui a bénéficié de l'intervention d'un avocat commis d'office et qui n'est pas éligible à l'aide juridictionnelle sera tenue de rembourser au Trésor public les sommes exposées par l'État (peut importe qu'il ne soit finalement pas condamné).

En résumé, notre justice devient de plus en plus chère.

Je me demande comment le législateur va concilier cette future loi avec la loi n°77-1468 du 30 décembre 1977 instaurant la gratuité des actes de justice devant les juridictions civiles et administratives. Mais il est vrai que nous n'en sommes plus à une incohérence prés !

Liens :

Le dossier législatif sur le site de l'assemblée nationale

L'article 20

 

 

 

http://avocats.fr/space/creisson/content/une-nouvelle-taxe-pour-les-justiciables_682ED095-6E43-4C88-8159-131CD29DD20C

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3 juin 2011 5 03 /06 /juin /2011 00:55

 

Dans le tourbillon médiatique permanent, un événement chasse l'autre à un rythme effréné, rendant toute prise de distance, aussi nécessaire qu'elle soit, extrêmement difficile. Dans le brouhaha de l'actualité très chargée de ces derniers jours, il eût été facile mais regrettable de perdre de vue une situation, celle de la jeunesse, qui me paraît extrêmement alarmante du fait de ce qu'elle implique pour l'ensemble des économies européennes.

Les rassemblements qui ont lieu en Espagne sur la place "Puerta del sol" depuis quelques jours, où des milliers de personnes, et notamment des jeunes, manifestent leur désarroi et leur révolte face à un déficit démocratique et à l'incapacité des responsables politiques à apporter des solutions à la multitude de problèmes auxquels ils sont confrontés, attirent notre attention sur une situation sociale qui est loin de s'améliorer à la mesure de l'embellie que connaissent actuellement de nombreuses entreprises, notamment dans le secteur bancaire.

 

 

Ces manifestations, qui ont trouvé un écho dimanche 29 mai place de la Bastille, à l'initiative de collectifs et d'associations de jeunes (et de moins jeunes), ne doivent pas être prises à la légère. On sous-estime trop souvent la capacité de la jeunesse à porter des revendications claires et cohérentes. Pourtant, la révolte actuelle, même si elle a lieu de l'autre côté de la frontière, et même si les revendications exprimées peuvent nous paraître confuses, est en effet symptomatique d'un malaise social que l'on retrouve dans de nombreux pays européens, et dont les causes sont clairement identifiées. Chômage de masse, difficultés économiques, souffrance due aux programmes d'austérité... il s'agit là de maux que nous partageons avec nos voisins européens, même si leur ampleur n'est pas toujours comparable.

 

C'est un fait, partout, on constate que la jeunesse est touchée par ces problèmes de manière disproportionnée par rapport aux autres classes d'âge, et son engagement dans les manifestations en Espagne comme dans d'autres pays européens est sans doute à la hauteur de son désarroi. Comment ne pas être désemparé, alors que le taux de chômage des jeunes a augmenté de 6 points dans l'ensemble des pays de l'OCDE, soit 2,5 fois plus que l'ensemble des actifs ; que les difficultés d'insertion sur le marché du travail, même pour les jeunes diplômés, sont immenses ; que parmi les jeunes ayant "la chance" d'avoir un emploi, une part significative n'a que des contrats précaires ou des temps partiels subis ; et que la situation des jeunes étudiants, tant sur le plan du logement, des perspectives d'emploi avenir ou de la santé, est pour le moins préoccupante ?

 

Afin de prendre la mesure du phénomène, citons brièvement quelques chiffres nous permettant d'appréhender la situation de la jeunesse dans notre pays :

  • Le chômage des jeunes et la difficulté d'insertion sur le marché du travail n'est pas un phénomène nouveau : le nombre de chômeurs de 15 à 29 ans a presque doublé depuis 1975, et la part relative des chômeurs de moins de 30 ans (tenant compte des évolutions démographiques depuis 30 ans) a plus que doublé. En France, le chômage des jeunes est un mal enraciné depuis plus de trente ans, et auquel les gouvernements successifs, de droite comme de gauche, n'ont pas su répondre.
  • Mais ce phénomène s'est de toute évidence accentué avec la crise. En 2011, le taux de chômage des moins de 25 ans demeure extrêmement élevé (20,6% en janvier) dans l'Union Européenne. Avec 23,2%, la France dépasse cette moyenne (contre 8,3% en Allemagne, et 43,1% en Espagne...).
  • Au-delà du chômage proprement dit, les jeunes qui ont un emploi sont souvent contraints à accepter des conditions de travail précaires et insatisfaisantes. La montée en qualification des jeunes depuis trente ans n'a pas empêché leurs conditions d'entrée dans la vie active de se dégrader, notamment du fait de la concurrence accrue. De plus, si 11% des salariés occupaient en 2009 un contrat à durée déterminée, c'était le cas d'un tiers des 15-24 ans. La mobilité des jeunes d'un emploi à un autre, et donc la précarité, s'est également accrue. De plus, les jeunes sont nettement plus nombreux que les autres actifs à travailler à temps partiel - pour un bon nombre d'entre eux, il ne s'agit pas d'un choix mais d'une situation subie (41% des jeunes concernés, contre 28% des adultes, souhaiteraient travailler davantage). En outre, le rendement salarial du diplôme s'est réduit. Cela signifie que des parents investissant dans l'éducation de leurs enfants ne sont plus certains de leur assurer ainsi un emploi stable et rémunérateur à l'issue de leurs études. Enfin, un salarié sur trois de moins de 26 ans faisait partie, en 2006, de la catégorie des travailleurs pauvres (moins des deux tiers du revenu médian), contre un sur six pour l'ensemble des travailleurs.
  • Il faut également tenir compte du fait que la population considérée est pour moitié (47,4% des 15-29 ans en 2008) inactive. En effet, depuis trente ans, les attentes des familles et les politiques éducatives menées ont conduit à un accroissement du nombre de jeunes étudiants et à une extension de la durée des études. On ne peut que s'en féliciter. Pourtant, la situation économique et sociale des étudiants est loin d'être satisfaisante : taux de pauvreté important, nécessité de travailler pour payer leurs études, problèmes de logement, renoncement aux soins...

 

Or, face à une telle situation, a-t-on été à la hauteur des enjeux et des attentes des jeunes ? Et qu'a fait le gouvernement actuel et ses prédécesseurs, depuis 2002 ?

Entre fausses annonces et vrais renoncements, hypocrisie et désintérêt des décideurs politiques pour une classe d'âge perçue comme instable et donc peu "rentable" électoralement, le bilan des actions menées depuis dix ans est clairement insuffisant, c'est le moins que l'on puisse dire ! Comment ne pas s'indigner, lorsqu'on constate que les seules mesures adoptées l'ont souvent été dans l'urgence, au gré des statistiques alarmantes, des fluctuations de la pression médiatique et des révoltes qui viennent régulièrement agiter une classe d'âge sur laquelle repose l'avenir de notre pays ?

Pour ne citer qu'un seul exemple, le 1er mars dernier, Nicolas Sarkozy a dévoilé en grande pompe son plan pour l'emploi, s'appuyant sur l'apprentissage et la formation en alternance. Or, peut on réellement croire à une réelle volonté politique d'apporter des réponses adaptées aux problèmes de la jeunesse, alors même qu'une grande partie des mesures annoncées n'était pas nouvelle! Entre contrats aidés annoncés à plusieurs reprises, places supplémentaires d'hébergement qui ne se matérialisent jamais, contrats d'autonomie supplémentaires bien au-dessous des objectifs fixés en 2008... Que de promesses non tenues et d'effets d'annonce... jamais suivis d'effet !

 

Le constat est sans appel, au delà du service civique, qui est plébiscité par les jeunes et dont le succès est confirmé - mais bridé par l'insuffisance des moyens financiers qui lui sont accordés par le gouvernement -, et d'efforts insuffisants pour promouvoir la formation en alternance, le gouvernement actuel a bel et bien oublié la jeunesse. Parions que, les élections présidentielles arrivant, les promesses de campagne vont se multiplier dans la plus grande hypocrisie. Mais de quelle crédibilité la majorité présidentielle sortante pourra-t-elle se targuer, elle qui a brillé par son incapacité à résoudre les problèmes d'une jeunesse dont elle ne se souvient que lorsqu'elle sort dans la rue, ou lorsqu'il s'agit de payer les retraites ou donner du temps - par un service civique que la majorité veut obligatoire - à un pays qui ne la reconnait pas ?

 

Ma conclusion est simple : en 2012, n'oublions pas la jeunesse. Elle ne demande pas de vaines promesses, mais une reconnaissance, un espoir, des perspectives auxquelles elle puisse croire à nouveau.

 

http://www.pascalterrasse.com/accueil/85-articles/835-qgeneration-sacrifieeq-noublions-pas-la-jeunesse

 

 

 

Espagne : "génération perdue" de l’ère Zapatero
en révolte contre la crise
par Christian GALLOY, éditeur de LatinReporters.com

lundi 23 mai 2011, par Comité Valmy

 

MADRID, jeudi 19 mai 2011 (LatinReporters.com) - "Nous ne sommes pas une marchandise aux mains de politiciens et de banquiers", "Ce n’est pas une crise, c’est une escroquerie". Lancés par des milliers de jeunes mobilisés via Internet et ses réseaux sociaux, ces slogans et des insultes visant tant le gouvernement socialiste de M. Zapatero que la droite résonnent dans des dizaines de villes d’Espagne depuis plusieurs jours.

 


"Une vraie démocratie, maintenant ! Nous ne sommes pas une marchandise aux mains de politiciens et de banquiers" dit la banderole à la tête de la manifestation du 15 mai 2011 à Albacete. (Source : www.facebook.com/democraciarealya)

A l’appel sur le web du collectif Democracia Real Ya ! (Une vraie démocratie, maintenant !), appuyé depuis par des centaines d’autres plates-formes revendicatives, 20.000 manifestants, selon la police, défilaient le 15 mai à Madrid pour protester contre les partis politiques, les syndicats, la corruption, le chômage, les mesures d’austérité, le coût de la vie et des logements, le rôle des banques et d’un système économique "obsolète" qui appauvrirait la majorité des citoyens. Des manifestations moins massives parcouraient le même jour une cinquantaine d’autres villes, Barcelone, Séville, Valence, Malaga, Alicante, Saragosse, Albacete, Algésiras, etc.

Depuis le 15 mai , une part de ces jeunes qui s’estiment voués, selon leurs affiches, à une vie "sans futur, sans maison, sans boulot, sans retraite", mais aussi "sans peur", campent et dorment par milliers, comme à la Puerta del Sol de Madrid, ou par centaines et au moins par dizaines sur des places emblématiques de leur ville. Malgré les interdictions et les menaces d’intervention de la police, ils veulent s’y maintenir jusqu’aux élections municipales et régionales du dimanche 22 mai.

Ces indignés, comme ils se qualifient parfois eux-mêmes, invitent les électeurs à bouder le scrutin ou pour le moins à ne voter ni pour le Parti socialiste ouvrier espagnol (PSOE) de José Luis Rodriguez Zapatero ni pour son adversaire et grand favori du scrutin, le Parti populaire (PP, droite) de Mariano Rajoy.

Il s’agit de la première révolte coordonnée, visible et relativement massive de jeunes issus de ce que le Fonds monétaire international appelait récemment la "génération perdue" de l’Espagne en crise. Des éditorialistes madrilènes la qualifient de "génération Zapatero" pour stigmatiser le chef du gouvernement socialiste. Au pouvoir depuis 2004, M. Zapatero annonçait en avril dernier qu’il ne se présentera pas aux législatives de mars 2012. Sous sa gestion, le nombre et le taux de sans-emploi ont plus que doublé.

Dans une Espagne qui compte 4,9 millions de chômeurs selon l’Institut national de la statistique, soit 21,19% de la population active, record de l’Union européenne et de l’OCDE, la "génération perdue" de l’ère Zapatero est définie par un taux de chômage ahurissant de 44,6% parmi les jeunes Espagnols de moins de 25 ans. On peut ajouter que parmi les diplômés universitaires espagnols de 25 à 29 ans, 19% sont également chômeurs et 44% exercent un travail au-dessous de leur qualification, avec des salaires à la queue de ceux pratiqués en Europe.


"Révolte au km 0" titrait le 18 mai 2011 à la une le quotidien El Periódico sous une photo de milliers de contestataires emplissant la veille au soir à Madrid la Puerta del Sol, place emblématique considérée comme le km 0 des principales routes nationales espagnoles.

Tournant ?

Le réveil de la "génération Zapatero" revêt la spontanéité des révoltes arabes actuelles estime en substance un socialiste historique, l’ex-président du gouvernement Felipe Gonzalez (1982-1996). Mais, s’interrogent nombre d’observateurs, s’agit-il d’un tournant ou, au contraire, le rejet proclamé d’institutions politiques et économiques par ce que la presse appelle désormais le Mouvement 15-M (en référence au 15 mai, date de son lancement) ne sera-t-il qu’un coup de gueule sans lendemain ?

"On commettrait probablement la même erreur en exagérant la signification des manifestations qu’en la minimisant" estime prudemment l’éditorialiste de l’influent quotidien de centre gauche El Pais. Selon lui, "il est sûr que s’étend le sentiment, à l’intérieur et hors d’Espagne, que la politique institutionnelle ne fournit pas les réponses à certains des problèmes principaux créés par la crise économique, principalement parmi les jeunes et les citoyens les moins favorisés". El Pais avertit toutefois que "mépriser le parlementarisme et l’Etat de droit peut servir les causes les plus justes et les plus nobles, mais aussi les plus abjectes et les plus liberticides".

Dans les "tertulias" chères aux médias espagnols, c’est-à-dire dans les débats quotidiens d’analystes d’idéologies diverses sur les chaînes de radio et de télévision, certains ont le sentiment que la jeunesse espagnole vient d’avertir les autorités monétaires et économiques nationales et internationales que le coût de la crise ne pourra plus être indéfiniment facturée aux citoyens qui ne l’ont pas provoquée.

D’autres relèvent qu’en réduisant les salaires des fonctionnaires, en gelant les pensions de retraite, en augmentant les impôts et en facilitant les licenciements, le gouvernement socialiste de M. Zapatero a opéré les pires coupes dans le bien-être social en 35 ans de démocratie postfranquiste. Cela prouverait que la social-démocratie serait soumise aux diktats financiers et n’aurait aucune stratégie propre contre la crise. L’avenir du socialisme européen en deviendrait plus flou et celui du socialisme espagnol serait assombri par une très lourde sanction électorale immédiate.

"Sans maison, sans boulot, sans retraite, sans peur" dit cette affiche du collectif Juventud sin futuro (Jeunesse sans futur). (Source : www.facebook.com/democraciarealya)

Tentatives de récupération

Se prétendant "apartidista" (hors des partis), mais non apolitique, car il veut réformer globalement "le système", le Mouvement 15-M a bousculé la campagne électorale en accaparant depuis dimanche la une de tous les médias. José Luis Rodriguez Zapatero admet qu’il convient "d’écouter" les manifestants. Dans un meeting à Caceres, en Estrémadure, il a mis en garde mercredi contre l’abstention aux élections du 22 mai et a appelé les "progressistes critiques" à voter pour ne pas offrir la victoire à la droite. Le candidat socialiste à la présidence de la Région de Madrid, Tomas Gomez, a fait une tentative de récupération plus directe en clamant "J’appelle les jeunes à la rébellion. Je m’identifie à eux". Il est vrai que l’abstention de la "génération Zapatero" risque de nuire surtout à la gauche.

Espoir de récupération aussi de la part de Cayo Lara, coordinateur général des écolos-communistes de la Gauche unie. Selon lui, l’Espagne vit "le début d’une rébellion pacifique" qui va "contribuer à changer le cours de l’histoire" au profit de la démocratie, aujourd’hui "aux mains des pouvoirs financiers, des banquiers et des marchés à cause de gouvernements serviles".

A droite, le Parti populaire de Mariano Rajoy impute aux socialistes "un mécontentement très compréhensible". Quoique des journalistes conservateurs se demandent si le Mouvement 15-M n’a pas été lancé pour remettre la gauche en selle à la veille d’élections, le PP fait mine de n’être pas visé. Il le serait bientôt au premier chef si, comme les sondages le prédisent, il reprenait les rênes de la politique espagnole en triomphant au scrutin municipal et régional du 22 mai, puis aux législatives de mars 2012.

Des analystes n’écartent pas qu’à cette date la révolte de la "génération perdue", pour autant qu’elle se maintienne, soit renforcée par une cohorte de mécontents, chômeurs ou non, de tous âges. Ce renfort se dessine déjà aujourd’hui. On semble néanmoins encore loin d’un modèle espagnol de révolution pour l’Europe ... Question de patience ?

 

http://www.comite-valmy.org/spip.php?article1497

 

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1 juin 2011 3 01 /06 /juin /2011 03:10

2 millions d’enfants pauvres et 40 patrons heureux…

Publié : le 28/04/2011 par Benji dans Argent et politique
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Elle est pas belle la vie? Si en France il y a quelques petits problèmes mais ce n’est pas grave, tant que les grands-patrons peuvent toucher leur salaire, tout va bien! Cela résumerait presque le mode de pensée du gouvernement (et des autres politiciens aussi…) qui bizarrement ne s’affolent pas trop et ont toujours le même style de solutions pour sauver le pays de la crise ambiante: se foutre royalement de ce que nous vivons vraiment!


http://www.ouest-france.fr/of-photos/2008/10/22/SIGE_OCDE_apx_470_.jpg

En France « deux millions d’enfants vivent dans des familles dont les revenus sont inférieurs au seuil minimum de pauvreté » mais la priorité des priorités c’est bien sûr de diviser par trois le taux d’imposition de l’ISF pour les plus grandes fortunes… »

La Phrase du jour est signée Guillaume Duval, rédacteur en chef d’Alternatives économiques, sur sa page Facebook. Il commente le rapport final de la Défenseure des enfants : « Dominique Versini dénonce notamment les « reculs répétés » en matière de justice des mineurs, de logement social ou encore les difficultés rencontrées par les enfants étrangers présents en France. Elle déplore aussi que nombre des recommandations faites par ses services n’aient pas été suivies d’effets de la part des pouvoirs publics. (…) La défenseure déplore, plus généralement, la situation des enfants pauvres, pointant « l’insuffisance de certaines politiques publiques au regard des recommandations du Comité des droits de l’enfants des Nations unies (juin 2009) ». Selon ses calculs, en France, deux millions d’enfants vivent dans des familles dont les revenus sont inférieurs au seuil minimum de pauvreté (de 773 euros à 950 euros après transferts sociaux).
 En matière judiciaire, elle « ne peut que constater les reculs répétés de la justice des mineurs notamment pour les adolescents ». La fin de la dépêche Reuters rappelle le contexte du tout dernier rapport de celle qu’il fallait faire taire : « A partir du 1er mai, ses missions seront confiées à une institution unique présidée par le Défenseur des droits, qui n’a pas encore été nommé. Elle regroupera le défenseur des enfants, le médiateur de la République, la Haute Autorité de lutte contre les discriminations et pour l’égalité (Halde) et la Commission nationale de la déontologie de la sécurité (CNDS). »

Ou comment noyer le poisson dans un grand fourre-tout incapable d’agir efficacement sur tous les domaines où le pouvoir UMP est justement fautif. Cachant ses bavures sous le tapis, il continuera jusqu’au bout à grignoter nos droits et restreindre nos libertés, pendant que ses amis se goinfrent – Duval a raison, la réforme de l’ISF est bien un nouveau cadeau aux très riches ! Le chômage explose malgré la manipulation de ses chiffres, la pauvreté et la misère progressent, et le patron le mieux payé du Cac 40 gagne un an de smic en un seul jour.

« Au total, les patrons du Cac 40 ont touché plus de 98,3 M€ l’an dernier, et la moyenne de leurs revenus s’est élevée à 2,46 M€, en hausse de 24% par rapport à 2009″, précise Boursier.com. C’est Ali Medef et les 40 voleurs ! Pas mal, non 24% d’augmentation ? Quand les salaires des fonctionnaires sont gelés pour la deuxième année consécutive, que le gouvernement a toujours refusé le moindre coup de pouce au smic, qui plafonne du coup aux 2% d’augmentation légale… Pour paraphraser le slogan inventé par le théâtre du Soleil d’Ariane Mnouchkine durant la lutte pour les retraites, « C’est pas bientôt fini cette nuit du Fouquet’s ? » C’est loin, 2012.


Source: plumedepresse.net

 

http://lesmoutonsenrages.wordpress.com/2011/04/28/2-millions-denfants-pauvres-et-40-patrons-heureux/

 

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Jovanovic : La chute de Wall Street et du Vatican selon Saint Jean (+ vidéos)

 

(..) Pierre Jovanovic s’entretient avec Franck Abed de son ouvrage 777, La Chute du Vatican et de Wall Street selon Saint Jean. Le journaliste, féru d’ésotérisme comme on le voit ici, interprète l’Apocalypse de Jean et y voit une prédiction du cataclysme imminent : la chute conjointe de Wall Street et du Vatican.

 

Nostradamus prevoit la même chose….et même « la chute » de l’Islam et tout ça en 2017. (Commentaire)

 

http://lesmoutonsenrages.wordpress.com/2011/05/30/jovanovic-la-chute-de-wall-street-et-du-vatican-selon-saint-jean/

 

 

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31 mai 2011 2 31 /05 /mai /2011 04:02
http://storage.canalblog.com/58/01/520092/45706948.gif
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Témoignage
Chômage, stages, précarité : les jeunes, ces « esclaves modernes »

Par Hela Khamarou | Génération précaire | 11/03/2011 | 18H12

Le nouveau numéro d'Alternatives Economiques (n°300 du mars 2011) fait sa couverture sur la jeunesse dite « Génération galère ». Dans cette enquête, AE fait un état des lieux du chômage des 15-25 ans qui atteint les 24% en 2010. Notons qu'il s'agit là d'une enquête sur la jeunesse qui est déjà dans la vie active, ou qui essaye désespérément de l'être.

Un autre chiffre me vient en tête, dans un article du Time du 28 février sur les révoltes de la jeunesse arabe. Il y était mentionné que le chômage des jeunes dans ces pays atteignait les 25%. Drôle de coïncidence. Sauf que nous, jeunes Français, nous ne faisons rien pour changer les choses. Nous sommes pris dans ce marasme. Et pourtant, notre quotidien est de plus en plus difficile.

Difficile d'être jeune aujourd'hui

Selon les critères économiques et sociaux, la « jeunesse » est un terme bien plus vague qu'il y a cinquante ans. C'est pourquoi les limites de cette enquête sont très vite atteintes. Le quart de siècle ne marque pas la fin de la jeunesse et l'entrée dans la vie active et le monde adulte. Au contraire, le concept évolue en fonction des difficultés économiques et sociales auxquelles font fasse ces nouvelles générations. A 30-35 ans, nous rentrons encore dans la case « jeunesse ». Nous sommes des « vieux-jeunes ».

Aujourd'hui, être jeune est un réel défi. Entre faire des études plus longues car on nous a promis que plus d'études = plus de sécurité, trouver un stage, un premier emploi (souvent précaire), ou un CDI (sésame du droit au bonheur ? ) ou encore pouvoir être locataire, il semble bien loin le temps où la jeunesse française trouvera une stabilité pourtant bien méritée.

La pauvreté frappe lourdement les jeunes : 20% des 20-24 ans et 12% des 25-29 ans. Alors que le Smic a augmenté de 121 euros en quinze ans pour atteindre en 2011 la coquette somme de 1 071 euros mensuel net, la jeunesse doit se battre pour joindre les deux bouts.

Nous sommes de plus en plus dépendants de nos parents. Et même si nous finissons par trouver un travail, celui-ci demeure précaire. Aujourd'hui, si un jeune trouve un premier emploi, il a de grandes chances pour que ce CDD soit suivi d'une nouvelle période de chômage de plusieurs mois avant de retrouver un emploi.

Il est donc difficile d'accéder à une toute relative indépendance financière sans retomber au moindre revers dans les pattes de papa et maman. Et qu'en est-il d'une partie de cette jeunesse qui ne peut pas compter sur un parent pour le nourrir ?

En France aujourd'hui, une partie de la jeunesse vit en dessous du seuil de pauvreté. Et ce ne sont pas les dernières mesures du gouvernement permettant un RSA jeune qui arrivent à endiguer ce phénomène.

Alors que les Français se battaient pour sauver leurs retraites à l'automne 2010, la jeunesse était dans la rue, consciente que son sort était lié à ce mouvement. Nous étions aux côtés des manifestants et nous scandions ce message : « Laissez-nous payer vos retraites ». Délibérément provocateur, ce slogan avait pour but de sensibiliser l'opinion publique sur le problème du chômage des jeunes.

Les stages, une nouvelle forme d'esclavagisme

La réalité est brutale : la crise économique de 2008 a aggravé la situation. Aujourd'hui, la période d'essai payée est remplacée par un stage (rémunéré à 30% du Smic au-delà de deux mois de stage) qui est loin d'être la garantie de l'embauche à la fin du stage.

Autre fait majeur, les postes dits « juniors » ont eux aussi été remplacés par des stages. En gros, c'est du travail dissimulé. J'irai même plus loin, c'est une nouvelle forme d'esclavagisme moderne. D'ailleurs, quels sont les droits des stagiaires ? Ils ne sont pas comptabilisés dans les effectifs de l'entreprise, ils n'ont pas le droit à des congés payés, et n'ont pas de syndicat.

Par contre, ils sont très productifs ces petits jeunes, souvent surqualifiés, acceptant des postes déclassés, et prêts à faire des heures supplémentaires non rémunérées par espoir d'être embauchés à la fin de leur stage (ce qui demeure un fait assez rare). Il est bien loin le temps du stage café/photocopieuse.

Le collectif Génération précaire se bat depuis 2005 pour amener le débat dans la sphère publique, mais pourtant les abus continuent. De 800 000 stagiaires il y a quelques années, nous sommes passés à prêt de 1,5 million en 2010.

Les étudiants ne font plus un seul stage de fin d'étude, mais plusieurs stages tout au long de leur parcours académique. La multiplication des stages par étudiant découle de cette pénurie d'emplois. Drôle de société dans laquelle nous vivons où il y a du travail (les stages le prouvent) mais pas d'emplois.

 

A lire aussi sur Rue89 et sur Eco89

 

http://eco.rue89.com/2011/03/11/chomage-stages-precarite-les-jeunes-ces-esclaves-modernes-194197

 

http://communistesclichy92.elunet.fr/public/communistesclichy92.elunet.fr/jeuneprecar300.jpg

 

http://communistesclichy92.elunet.fr/public/communistesclichy92.elunet.fr/jeuneprecar300.jpg

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19 mai 2011 4 19 /05 /mai /2011 01:36

http://www.consumedland.com/elena/pictures/imag6.2.jpg

 

 

 

http://www.kokopelli-blog.org/

R.A.S. nucléaire rien à signaler


Ce que vous devez savoir
mer, 04 mai 2011 05:45 CDT


Un film d'Alain de Halleux

Des ouvriers du nucléaire sortent de l'ombre pour dresser un tableau inquiétant de leurs conditions de travail et de sécurité dans les centrales nucléaires. Une enquête exemplaire.

On les appelle les "jumpers", ils sont chargés d'entrer dans le générateur de vapeur pour obturer les tuyaux qui le relient au réacteur nucléaire. Séjour maximum autorisé : de 90 à 120 secondes, sous peine de surdosage radioactif ! Ils font partie de la masse des ouvriers intérimaires et sous-payés, chargés de maintenance dans les centrales nucléaires (décontamineurs, mécaniciens, contrôleurs...). Des travailleurs de l'ombre qui, avec ce film, sortent pour la première fois du silence pour dresser un tableau inquiétant d'un des fleurons de l'industrie européenne. Depuis la libéralisation des marchés et la privatisation des groupes énergétiques, les conditions de travail semblent en effet se dégrader, au mépris de la santé des ouvriers et de la sécurité des citoyens et citoyennes. Au nom de la rentabilité, EDF/GDF-Suez, Areva et les autres recourent de plus en plus à la sous-traitance, rognent sur les effectifs et la maintenance, font pression sur les employés... à voir absolument pour savoir ce qu'il faut savoir...



http://www.youtube.com/watch?v=TnQG-DJW7lk

http://www.youtube.com/watch?v=Fb9McK6zClg

http://www.youtube.com/watch?v=uSSBb0cnR30

http://www.youtube.com/watch?v=aQoMptl5Z54

 

____________________________________________________________________________________

 

 

vendredi 22 avril 2011

Les esclaves du cartel nucléaire

"En 1995, la chaine anglaise Channel Four diffusera une enquête de 30 minutes sur les conditions de travail dans l'’industrie nucléaire japonaise, montrant notamment les effets de la dérégulation du marché japonais, l’'absence de respect des normes de sécurité et l'’irresponsabilité des industriels, notamment chez les sous –traitants de l'’industrie nucléaire. Plus vous avez de sous-traitants, moins les normes de sécurité sont respectées.

Des travailleurs forcés à travailler au plus près du cœur des réacteurs à des chaleurs supérieures à 40°c, obligés à se rendre sur les lieux au moment des accidents, contraints à éponger l’'eau radioactive avec des serviettes, condamnés à effectuer des travaux de nettoyage, sans protections ni conscience des risques. Le documentaire soulignera que beaucoup d'’entre eux sont issus de la caste des burakumin, sortis des ghettos de Tokyo et Osaka.

« Il est terrible de constater que le seul pays qui ait connu une attaque nucléaire puisse produire de telles souffrances avec ses propres centrales » témoigne l'’un d’eux dans le documentaire.

Après la seconde guerre mondiale, les habitants des quartiers irradiés d’Hiroshima sont également l’'objet de nombreuses discriminations avec une hiérarchie parmi les victimes. Parmi eux, les burakumin étaient soumis au « régime » le plus dur, contraints à rester dans leur quartier de misère à l’'intérieur de la ville d’Hiroshima.

« Mais il n'’y eut jamais d'’enquête et le nombre exact des morts des différents ghettos d'’Hiroshima reste inconnu. Sans famille à l’'extérieur de la ville, les survivants durent rester dans la zone radioactive et vécurent pendant des années » écrit Philippe Pons, le correspondant du Monde à Tokyo en 1995, « absence de soins, épidémies, tuberculose : ils survivaient avec leurs plaies infectées dans les gravats, ramassaient des ferrailles ou abattaient chez eux des animaux dont ils vendaient la viande au marché noir, raconte Masamori Konishi, membre de l'’Union de libération des buraku de la préfecture de Hiroshima… ».

Ruse tragique de l’'histoire, à l’'époque le quartier-ghetto des burakumin d’Hiroshima s'’appelait… Fukushima."
 

 

 

http://decroissanceoubarbarie.blogspot.com/2011/04/les-esclaves-du-cartel-nucleaire.html

 
 
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Rappel :

 

http://www.echoslogiques.com/liquidateurs.JPG.

 

 

Liquidateurs :

Les esclaves du nucléaire 

Les esclaves du nucléaire

(cliquer sur le lien)

 

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http://www.kokopelli-blog.org/


18 mai 2011: Précisions sur l’état actuel du réacteur 1. Hiroaki Koide, du Kyoto University Research Reactor Institute, a précisé, selon le quotidien Mainichi Shinbun, que le coeur totalement en fusion du réacteur n°1 n’est plus dans la cuve du réacteur et n’est pas non plus dans l’enceinte de confinement: il est en dehors de l’enceinte de confinement.

http://ex-skf.blogspot.com/2011/05/hiroaki-koide-of-kyoto-university.html



18 mai 2011: Déplacement de la centrale nucléaire de Fukushima lors du tremblement de terre. Suite à la remarque d’Andy Gundersen, la semaine passée, quant au fait que la centrale nucléaire de Fukushima s’était enfoncée dans le sol, des bloggers Japonais sont partis en quête d’informations précises. Pour être plus précis, la centrale nucléaire de Fukushima s’est enfoncée dans le sol de 30 cm et s’est déplacée vers l’est de 2m20 à 2m50. C’est le Docteur Shunichi Ono qui a publié ces données sur son blog. Le Docteur Shunichi Ono a travaillé pour TECO dans sa jeunesse avant de s’engager dans des études médicales. Son diagnostic du premier ministre Kan et du directeur de l’agence de sécurité nucléaire au Japon, Haruki Madarame, est simple: ils souffrent de démence. C’est ce que nous affirmons depuis très longtemps: la planète est sous la coupe d’un petit gang de psychopathes déments et criminels.

http://ex-skf.blogspot.com/2011/05/fukushima-i-nuke-plant-ground-may-have.html

http://onodekita.sblo.jp/article/45230950.html




18 mai 2011: Fuite d’Arsenic 76 radioactif dans la centrale nucléaire de Hamaoka. Cette fuite concerne le réacteur 5, celui qui a été sujet à un problème de 500 tonnes d’eau de mer pénétrant dans le réacteur lors de la mise en refroidissement.

http://ex-skf.blogspot.com/2011/05/arsenic-76-radioisotope-from-hamaoka.html




Une analyse des cartes de radiations par Global Cooperative.
http://globalcooperative.wordpress.com/2011/05/18/radiation-map-analysis-europe-australasia/




18 mai 2011: Commentaires du Professeur Christopher Busby sur la situation actuelle à Fukushima. C’est un entretien en anglais. Le Professeur Busby qualifie la situation actuelle comme étant strictement hors-contrôle (nous répétons: strictement hors-contrôle) et voit difficillement comment le gouvernement Japonais pourrait solutionner ce problème. Le Professeur Busby précise bien que la contamination radioactive est actuellement présente en Europe, et il cite le Pays de Galles où il réside, pour ceux qui auraient encore des doutes.

http://www.youtube.com/watch?v=Vz4I5rb3_BM



18 mai 2011: 40 000 compteurs Geiger et dosimètres en dormance au Narita International Airport. Selon des bloggers Japonais, ce sont 40 000 compteurs Geiger et dosimètres qui sont stockés dans un entrepôt du Narita International Airport. Ces instruments de mesure radioactive ont été donnés par les USA, le Canada et la France. Selon le Gouvernement Japonais et TEPCO, il est sans doute logique de ne pas les distribuer puisqu’il n’existe OFFICIELLEMENT aucun danger. Pour mémoire, aux USA, le délai de livraison actuellement pour un compteur Geiger est de 4 mois. De deux choses l’une, où il est très compliqué de fabriquer des compteurs Geiger, ou bien alors il est fortement déconseillé aux entreprises spécialisées de les commercialiser.

http://ex-skf.blogspot.com/2011/05/geiger-counters-dosimeters-from-us.html

 

 

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http://www.kokopelli-blog.org

 

- 17 mai 2011: Fusion des trois réacteurs de Fukushima: ils le savaient depuis le début!!!!.

 

Mr Hosono, l’assistant du Premier Ministre du Japon, a donné des précisions sur ce qui s’est passé le 11 mars 2011. Pour le réacteur n°1, absence de refroidissement à l’eau pendant 14 h 09 mn, avec une montée subséquente de la température de 2800 °C seulement six heures après la rupture du système de refroidissement. Pour le réacteur n°2 absence de refroidissement à l’eau pendant 6 h 29 mn. Pour le réacteur n°3 absence de refroidissement à l’eau pendant 6 h 43 mn. Pour plus de précision, les tableaux et les croquis, voir ici. Le blogger Japonais, qui traduit toutes ces informations issues du quotidien Asahi Shinbun, ne peut cacher son indignation face aux déclarations du président de l’Agence de Sécurité Nucléaire, Mr. Haruki Madarame, qui déclare le 16 mai, donc hier, qu’il était parfaitement au courant de la fusion des trois réacteurs dès la fin mars et que l’Agence de Sécurité Nucléaire en avait prévenu le Premier Ministre! En bref, ils le savaient depuis le début. Le même Haruki Madarame avait affirmé, la main sur le coeur, le 12 mars 2011, qu’aucune enceinte de confinement ne pouvait être percée. En fait, les enceintes de confinement des trois réacteurs sont percées comme du gruyère. Nous préférons nous abstenir de tout commentaire vis à vis de ces crapules.

 

 

http://ex-skf.blogspot.com/2011/05/asahi-shinbun-core-meltdown-in-reactors.html

http://blog.alexanderhiggins.com/2011/05/16/depth-techical-overview-rapid-nulclear-meltdown-fukushima-reactor-1-22795/

 

 

 

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http://www.wat.tv/video/japon-situation-alarmante-3os23_2exyh_.html



Le Japon ne renoncera pas au nucléaire

http://www.cyberpresse.ca/international/dossiers/seisme-au-japon/201105/18/01-4400526-le-japon-ne-renoncera-pas-au-nucleaire.php

 

 


http://fr.rian.ru/world/20110517/189507697.html




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