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23 mars 2011 3 23 /03 /mars /2011 22:21

Infolettre 155 - lamaisondelautonomie.com - 23-03-2011

 

AIDE AUX ADULTES DE PLUS DE 20 ANS

 

http://soutien58.skyrock.com/1237236976-AIDE-AUX-ADULTES-DE-PLUS-DE-20-ANS.html

 

 

M.Dinet-departement-dimension politique

Michel Dinet : « Le département est une dimension politique essentielle »

Michel Dinet, président PS du conseil général de Meurthe-et-Moselle, et vice-président de l'Assemblée des départements de France, dénonce les menaces que l'État fait peser sur les finances des départements.  

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Hospitalisation-d-office

Hospitalisation d'office: les députés ont avalisé toutes les dispositions

L'Assemblée nationale a achevé mercredi 16 mars 2011 l'examen du projet de loi réformant l'hospitalisation d'office, dénoncé par les syndicats de psychiatres comme "sécuritaire", et qui intègre l'intervention du juge judiciaire au-delà de 15 jours comme l'impose le Conseil constitutionnel

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Maltraitance financière

Maltraitance financière : les petits frères des Pauvres témoignent et alertent

Suite à la publication du 9 février d'un rapport de Jean-Paul Delevoye, Médiateur de la République, sur la maltraitance financière à l'encontre des personnes âgées, Dominique Gaston-Raoul chargé de mission "lutte contre la maltraitance" chez les petits frères des Pauvres intervenait au journal de 13 heures sur TF1

afficher ici

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INVS-pollution environnement

L'InVS publie pour la première fois les mesures de concentration biologiques de plusieurs polluants de l'environnement dans la population française

 2000 Français ont été testés sur leur imprégnation à des métaux, pesticides et PCB présents dans l'alimentation et l'environnement. Pour la première fois, l'Institut de veille sanitaire révèle les résultats du volet environnemental de l'Etude nationale nutrition santé (ENNS) réalisée en 2006- 2007

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legislation du 8 au 20 mars 2011

Législation du 8 au 20 mars 2011

Grâce à l'extrait de la veille juridique de notre partenaire le CETAF

Arrêté du 28 février 2011 portant application du I de l'article R. 314-50 du code de l'action sociale et des familles pour les services mentionnés au 6° du I de l'article L. 312-1 du code de l'action sociale et des familles exerçant une activité d'équipe spécialisée Alzheimer intervenant à domicile Ouvrir.

Arrêté du 28 février 2011 portant application du I de l'article R. 314-50 du code de l'action sociale et des familles pour les établissements hébergeant des personnes âgées dépendantes exerçant une activité de pôle d'activités et de soins adaptés ou d'unité d'hébergement renforcée Ouvrir.

Arrêté du 28 février 2011 portant application du I de l'article R. 314-50 du code de l'action sociale et des familles pour les établissements hébergeant des personnes âgées dépendantes autorisés à exercer une activité d'accueil temporaire Ouvrir.

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les associations defient l admr

Les associations ADMR défient la fédération

Extrait de l'article du journal Ouest France

Auteur : Ludovic LE SIGNOR

samedi 19 mars 2011

Au terme d'une assemblée générale houleuse, les dirigeants des associations ont voté contre les mesures que la fédération souhaite mettre en oeuvre afin d'équilibrer son budget.

241 votants : 154 négatifs, 77 positifs, 10 blancs. C'est le résultat du vote qui concluait l'assemblée générale de la fédération ADMR du Finistère, vendredi, à Châteaulin. 77 associations étaient représentées, sur les 92 que compte le département, par les présidents et administrateurs qui devaient répondre à la question « Approuvez-vous les mesures de gestion présentées pour assurer la continuité d'exploitation ? » A noter la présence au premier rang de l'avocat de l'union nationale ADMR, Jérôme Novel, qui a quitté l'assemblée avant le terme des débats.

A l'appel de la CFDT santé sociaux, une cinquantaine de salariés grévistes étaient présents à l'entrée des locaux. Un mouvement de grève également lancé par la CGT, visiblement pas représentée à Châteaulin vendredi.

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admr depose le bilan

ADMR 29. «La seule issue est de déposer le bilan»

Extrait d'un article du journal Letelegramme.com

Auteur : Karine Joncqueur

19 mars 2011 

C'est un «non» sans appel que l'assemblée générale du réseau ADMR 29 a adressé, hier, à la gouvernance fédérale. Elle devrait se tourner rapidement maintenant vers le tribunal de Brest pour déposer le bilan. Un conseil d'administration est prévu mercredi.

Convoquée dans le cadre de la phase 3 de l'alerte activée par le commissaire aux comptes, l'assemblée générale du réseau ADMR 29 a pris, hier à Châteaulin, une position claire et nette quant aux mesures de gestion présentées par la gouvernance fédérale pour assurer la continuité d'exploitation : sur 241 votants, 150 ont voté contre, 77 ont voté pour et dix, blanc. Dans l'hypothèse d'un résultat négatif, il avait été dit à la tribune avant le vote, que le président Derrien se tournerait vers le tribunal de grande instance de Brest.

«La seule issue est d'aller déposer le bilan», indiquait l'expert-comptable Gorioux. Pour une demande de mise en redressement judiciaire de la fédération ou une mise en liquidation judiciaire qui n'impacterait pas automatiquement toutes les associations, autonomes juridiquement. Mais une fois le résultat du vote connu, le ton avait changé: «Je ne sais pas ce que nous allons faire. Un conseil d'administration est prévu mecredi prochain et nous examinerons la ligne juridique que nous suivrons. Nous allons consulter nos conseils...», informait en soirée Yves Derrien.

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Olivier Wickers-ANSP

Olivier Wickers, nouveau président de l'Agence nationale des services à la personne

Olivier WICKERS, 50 ans, devient directeur général de l?Agence nationale des services à la personne. Il remplace Bruno Arbouet, nommé, en décembre, directeur général d?Adoma. Créée en 2005 dans le cadre du plan de cohésion sociale imaginé par Jean-Louis Borloo, cet établissement public administratif, placé sous la tutelle de Bercy, est chargé de ?promouvoir le développement et la qualité du secteur des services à la personne

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Emploi-PHs-la France a la traine

La France à la traîne pour l'emploi des personnes handicapées

La France est très clairement en retard sur ses partenaires européens au niveau de l?emploi des personnes handicapés. En effet, leur taux de chômage est presque deux fois supérieur à celui des valides, ce qui vaut à la France d?être régulièrement critiquée par la Commission Européenne

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Vieillissement-economie-les-echos

Intégration du vieillissement dans une vision globale et localisée de l'économie

Dans la dernière chronique du Cercle des Economistes parue dans les Echos du 20 janvier 2010, Jean-Hervé Lorenzi, son Président, montre très explicitement les conséquences économiques du vieillissement des populations des pays industrialisés ; elles sont totalement partagées

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DGOS-guide methodologique

DGOS - Direction générale de l'offre de soins - Guide méthodologique des coopérations territoriales

- Guide méthodologique des coopérations territoriales (92 pages) Ouvrir;
 - Les formes juridiques (185 pages) 
Ouvrir;
 - Thématiques sollicitées (140 pages) 
Ouvrir;
 - Exemples de supports utilisés par les établissements (44 pages) 
Ouvrir

Source : grace à la veille du Cetaf  www.cetaf.info

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22 mars 2011 2 22 /03 /mars /2011 20:21

dimanche, 20 mars 2011

Chronique d'une mort sociale annoncée

pourquoi-pauvrete-france-augmente-L-Z9j2o8.jpegLes moyens de communication se sont multipliés et nous nous sentons de plus en plus isolés.

 

Au delà de cette sensation diffuse qui submerge bon nombre de nos concitoyens force est de constater que chaque jour des milliers de personnes en situation de fragilité sociale ( handicapés, personnes vivant en dessous du seuil de pauvreté, personnes percevant les minima sociaux, chômeurs etc...) se heurtent à une administration ou des structures publiques ou privées qui sont de plus en plus distantes, impersonnelles et irresponsables . ( CAF, Pôle emploi, offices HLM,CPAM, conseils généraux sans compter les établissements bancaires ou de crédit EDF etc...)

Ce mur d'indifférence augmente le stress et parfois le désarroi de ceux qui attendent que leur dossier dont dépend leur maigre revenu soit traité rapidement avec courtoisie et humanité.

Je vais vous raconter une petite histoire  dont je viens d'être témoin qui va vous faire toucher du doigt les difficultés d'un citoyen ordinaire dans une société si ordinaire d'indifférence.

Marie est une artiste au talent de sculpteur reconnu.

Il y a quelques années encore elle vendait ses oeuvres et pouvait en vivre correctement.

Mais la crise est passée par là et ses oeuvres se sont de moins en moins vendues.

Un jour il n'y eu plus de commande et ce, malgré les expositions,  malgré les manifestations culturelles, malgré les multiples contacts pris par Marie .

Marie fut dans l'obligation de demander assistance : c'est ainsi qu'elle fut admise il y a 3 ans de cela à percevoir le RMI..

Percevoir moins de 450 euros par mois ce n'est pas facile mais elle s'est accrochée animée par une force créatrice redoublée .

Marie a de la chance car sa famille lui verse des aides afin qu'elle puisse continuer à acheter les matériaux nécessaires à la production de ses statues et organiser ou participer à des expositions car pour vendre il faut rester présent, se montrer , louer des emplacements ou des salles d'exposition , se déplacer et tout cela coûte cher .pourquoi-pauvrete-france-augmente-L-IZp7Hp.jpeg

Si Marie ne percevait pas ces petits revenus complémentaires versés par sa famille elle ne pourrait plus produire exposer et même se nourrir se loger !

Marie n'est pas un cas isolé des milliers d'artistes sont dans cette situation .

Et puis la grande vague du "travailler plus pour gagner plus" est arrivée avec sa cohorte de suspiçion concernant les chômeurs, les malades, les allocataires des minima sociaux :

  • s'ils sont chômeurs c'est qu'ils ne veulent pas travailler car en France il y a des emplois !
  • s'ils sont en arrêt maladie c'est qu'ils sont fainéants car en France on se porte bien !
  • s'ils perçoivent les minima sociaux se sont des profiteurs car en France l'ascenseur social n'est pas en panne !

C'est ainsi que depuis plusieurs mois lois et décrets renforçant les contrôles fleurissent comme muguet au mois de mai sans compter les notes internes aux organismes chargés du calcul et versement des prestations qui organisent une véritable chasse aux "fraudeurs".

Quelques cas médiatisés le tour est joué  :  comme l'air de la calomnie  bien connu par les mélomanes l'opinion publique s'insurge s'indigne et fait des amalgames et surtout généralise....

Les récentes déclarations sur le Figaro du ministre du Travail, de l'Emploi et de la Santé Xavier Bertrand sont trés significatives.

En effet notre ministre qui lance un grand plan contre la fraude sociale n'hésite pas à déclarer " Des millions de nos concitoyens payent chaque jour des cotisations, font des efforts, rencontrent des difficultés. Dans le même temps, d'autres ne payent pas ce qu'ils devraient payer ou touchent des prestations auxquelles ils n'ont aucun droit. Ils volent la protection sociale, ils volent les Français.

En ces temps où l'on demande des efforts aux Français, notamment pour réduire les déficits, chaque euro injecté dans le système de protection sociale doit aller à ceux qui en ont besoin. Certains cherchent à faire une différence entre les abus et les fraudes. Pour moi, c'est exactement la même chose: il n'y a pas de petite fraude, pas de système D. Ce sujet me tient à cœur depuis des années. La fraude est l'ennemie de la valeur travail.

Alors les directives pleuvent et ruissellent jusqu'au dernier échelon de la hiérarchie des CAF des CPAM de pôle emploi des conseils généraux bref c'est la grande lessive.

Marie vient d'être prise dans ce tourbillon  au relan de dénonciation et de lacheté .

 

18882522_w434_h_q80.jpgMarie touche le RSA qui a remplace en 2009 le RMI. ( photographie  salauds de pauvres - la traversée de Paris )

Ayant au cours des derniers mois vendu une sculpture elle en fait la déclaration comme il se doit.

15 jours plus tard elle reçoit son RSA  entièrement amputée du montant de la vente / Marie ne perçoit que 100 euros au lieu des 400 prévus.

Erreur manifeste de la CAF pense Marie qui téléphone sans trop s'inquiêter à la CAF  dont elle  dépend pour faire rectifier la situation .

Marie va apprendre que pauvreté signifie indifférence et parfois humiliation .

Tout d'abord Joindre le bon interlocuteur n'est pas chose aisée les agents de la CAF dont elle dépend ne reçoivent que sur rendez vous et le délai est long. Le contact téléphonique semble le moyen le plus facile pour régler le problème.

La CAF a mis en place à l'instar de tous les services publics et grandes entreprises un répondeur automatique qui vous propose de multiples choix  avant de tomber dans le bon service . Marie qui n'a pas l'habitude se trompe en tapant sur les touches de son téléphone elle met plus de 10 minutes avant d'entendre une voix humaine enfin celle d'un agent qui ne peut pas traiter de suite le dossier et lui indique avant de raccrocher prestement sans formule de politesse " on vous rappellera"

Marie attend un jour deux jours trois ... on ne la rappelle pas , alors elle recommence ses coups de fil ..pour avoir la personne en charge de son dossier.

A nouveau la boite vocale qui lui demande de taper sur les touches de son téléphone ,  pour finalement tomber sur un agent qui indique que l'agent en charge de son dossier est absent et qu'il la rappellera à son retour !

Marie commence à s'inquiéter car elle n'a que 100 euros pour vivre et la régularisation de son dossier devient une urgence .

Elle s'impatiente et téléphone le lendemain pour avoir une personne qui traite son dossier.

Après  trois appels elle a un agent qui regarde semble t- il son dossier et lui déclare sans sourciller " de quoi avez vous à vous plaindre vous touchez 100 euros certains n'ont rien !" et ajoute"faite une réclamation par écrit on vous répondra car pour moi il n'y a pas d'erreur dans le calcul de votre allocation."

Marie commence à culpabiliser c'est vrai il y a plus pauvre .. l'urgence de son dossier lui semble dérisoire au regard d'autres situations.

Marie ne percevra donc pas le complément de son allocation elle n'a que 100 euros pour vivre elle doit faire un recours pour faire rectifier la situation

Son dossier ne sera traité dans le meilleur des cas  sous délai minimal de deux  mois .

Marie devra donc attendre trois longs  mois   avec seulement 300 euros pour vivre... .. comment va t-elle payer son loyer son téléphone son chauffage sa nourriture comment comment..?    Marie panique Marie qui avait jusqu'à présent maintenu la tête hors de l'eau commence à suffoquer ..

Puis vient le coup de grâce : un petit courrier de la CAF pour l'étude de son dossier d'allocation logement avec cette phrase " nous vous demandons les justificatifs suivants... et de nous expliquer vos moyens d'existence ...

Comment expliquer ses moyens d'existence si ce n'est par les documents demandés : déclaration d'impôt ..

Marie reprend son téléphone elle ne sait pas comment justifier ses moyens d'existence hormis les papiers qu'elle a déjà fournis sa déclaraion d'impôt .

Marie ne peut pas joindre au téléphone  le signataire du courrier  alors  elle insiste et dans la même journée elle téléphone trois fois.

1022555474.jpgLa troisième fois son interlocutrice très énervée lui indique qu'il faut qu'elle arrête de harceler les agents de la CAF qui n'ont pas que cela à faire et que le signataire du dossier prendra contact avec elle sous quinzaine !

Marie va voir en urgence une assistante sociale et elle apprend qu'elle a oublié de déclarer l'aide familiale de 200 euros par mois qui lui permet de " survivre " ... et les textes du RSA sont clairs les aides récurrentes doivent être déclarées elles rentrent dans le calcul du RSA.

Marie l'ignorait ..... et devient AINSI pour la CAF une fraudeuse .. elle va alimenter les statistiques ministérielles des "vilains fraudeurs" qui volent les Français. Elle va justifier ainsi le grand plan "blanchissement des pauvres "mis en place par le gouvernement dont Xavier Bertrand n'est que le pâle exécutant....

Marie qui percoit de la CAF 400 euros par mois qui arrivait avec l'aide de sa famille à maintenir sa situation en vivant avec 600 euros par mois risque d'être comdamnée à rembourser plus de 3000 euros à la CAF :  une somme considérable qu'elle ne pourra pas payer ni  sa tante  sa seule famille  qui prélevait  les 200 euros sur sa petite retraite car sa tante vient de décéder.

Marie qui approche les soixante ans risque fort de dormir dans la rue d'ici quelques mois.

100 000 sans abris il y en aura 101 000 avec Marie...

Pour aller plus loin lire les dangers du RSA DANS LA RUBRIQUE RSA RMI

ET ICI (Revenus pris en compte pour le RSA)

 

http://emotions.20minutes-blogs.fr/archive/2011/03/20/chronique-d-une-mort-sociale-annoncee.html

 

http://www.lesmotsontunsens.com/chronique-d-une-mort-sociale-annoncee-10115

 

A lire également :

 

Lire aussi :

 

La "fatigue alarmante" de la société française selon le Médiateur de la République

 

 

 

 

RSA : « Même en Pologne on voit pas ça »
Par Enki |  - Témoignage

 

Je sors de la Caisse d'Allocations Familiales de Roubaix.

Un préfabriqué a été rajouté sur le trottoir avec un sigle RSA gros comme celui d'une station service. La salle d'attente de la CAF de Roubaix, c'était autant de sièges qu'un cinéma d'arts et d'essais, avec un distributeur de tickets d'attente et des moniteurs pour vous appeler aux guichets/parloirs sécurisés.

Le distributeur de tickets a été supprimé. Les sièges ont été démontés. A la place : une file d'attente, comme au bon vieux temps. Une heure après l'ouverture, elle déborde déjà sur le trottoir. 1 heure et 12 minutes d'attente debout, j'ai compté trois femmes enceintes, une trentaine de personnes de plus de 70 ans, une dizaine de poussettes et autant d'enfants de moins de six ans, pour la demi-douzaine de sièges qu'on a laissé dans les coins.

La queue déborde des barrières et s'entortille à la porte. A l'entrée, un agent administratif, les traits tirés, navigue parmi les arrivants et réoriente ceux qui viennent pour le « test RSA » vers le préfabriqué voisin, donne quelques explications. Il reste calme, courtois et pédagogue malgré l'agacement général, et fait aussi office de vigile. Est-ce un hasard ? Il est de type nord-africain et bodybuildé.

Sur chaque visage à l'entrée, la même sidération devant cette queue effrayante, la même hésitation. Une personne sur trois rebrousse chemin. Personne ne vient ici pour le plaisir de la visite, pourtant.

Tous les quarts d'heure, un impatient tente de se faufiler dans la queue. Certains s'énervent, d'autres tentent de se raisonner les uns les autres : « On est tous dans la même M…, chacun son tour…, moi aussi je suis là depuis une heure… ». L'agent d'accueil a trouvé un siège à une octogénaire tremblotant sur sa canne, elle se lève pour
proposer sa place à une femme enceinte essoufflée.

J'entends : « Même en Pologne, on ne voit plus des choses pareilles » ; « J'étais au RMI, ils disent que ça passe automatiquement au RSA mais au téléphone, ils ont dit que je devais venir quand même » ; « Je suis venu hier, j'ai cru qu'il y aurait moins de monde à l'ouverture aujourd'hui, et en fait c'est pire ».

Certains sont philosophes, se font des politesses, échangent des plaisanteries. D'autres ont l'air blasés, soumis à leur sort. Chez certains, on voit l'agacement se muer en colère contenue. Dans ma tête, j'entends la chanson de Brel « Au suivant ! ».

Les portes des guichets/parloirs sont laissées ouvertes, ça débite. Les conseillers, qui ne peuvent qu'être entre l'ordinateur et l'allocataire se prennent une heure de montée en pression dans la gueule, toutes les cinq minutes.

Entre chaque « Au suivant », ils n'ont que quelques secondes pour prendre une respiration, forcer un sourire poli pour un nouveau « Bonjour Monsieur ».

Ils étaient en première ligne devant la pauvreté, les voila au front devant la misère, fantassins au garde à vous sous la mitraille, interdits de battre en retraite. Le bouclier social s'est retourné, l'étage supérieur de la CAF est étanche.

J'ai fait mon heure et douze minutes de queue pour poser une signature réglementaire au bas d'un formulaire inutile. J'ai épilogué au minimum. J'ai dit à la conseillère : « Je suis dans la m… mais je ne suis pas sûr que je préfèrerais être à votre place, est-ce qu'il y a une pétition qui tourne ? », désignant la foule agacée derrière moi.
Elle m'a répondu : « Je ne vous découragerais pas de faire un courrier ».

Le voici, parce que je ne pense pas informer l'étage supérieur et étanche de ce qui se passe en salle d'attente, et qu'on n'y verra pas d'autre caméras que la vidéosurveillance

.

Ailleurs sur le Web

http://eco.rue89.com/2009/06/10/rsa-meme-en-pologne-on-voit-pas-ca

 

.

 

 

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21 mars 2011 1 21 /03 /mars /2011 20:14

 

aspergé d'essence

http://www.oasisdz.com/les-actualites/3251-deces-du-jeune-homme-qui-s-est-immole-par-le-feu-a-sidi-bouzid.html

 

 

 

L'immense souffrance des peuples,

par eva R-sistons

 

France24. Un reportage sur "Une semaine au Maghreb".

Il m'a pris au tripes !  

Quel symbole !

 

Le Nouvel Ordre Mondial anglo-saxon

broyeur de peuples se met en place, implacablement,

et cette fois avec la complicité totale de la France

via Sarkozy et bientôt DSK qu'on va nous imposer

de la même façon, par le truchement

des Médias et des Sondeurs.

C'est d'ailleurs parce que Strauss-Kahn,

plus présentable, est programmé pour nous

que les Médias peuvent enfin avoir

une parole plus libre, plus critique, sur Sarkozy,

et que Marine Le Pen est propulsée par eux,

afin que le 2e tour soit déterminé.

DETERMINE !
Savez-vous ce qu'est le déterminisme ?

 

D'ailleurs, Melenchon risque de disparaître de nos écrans :

Pour que la droite s'éparpille avec Marine le Pen,

pas la Gauche avec Melenchon

dont on a artificiellement truqué le résultat prometteur (§).

Tout doit faire le lit de DSK,

le nouveau pion contre les peuples,

faussement de gauche

et pleinement au service du FMI qui ruine les pays,

et du NWO  qui mettra en place

la future dictature planétaire des Grandes Banques.

 

Donc, ce NWO avance inexorablement,

on en voit tous les jours les conséquences.

Atroces !


http://www.donnetonavis.fr/actu/news/citoyen-jeune-essence-tentative-suicide-algeri_3433.html

 

.

Je citerai un seul exemple :

L'obligation pour les paysans d'utiliser Monsanto.

Libérateur pour la première récolte,

tueur pour les suivantes.

Conséquence ?

Des centaines de milliers de paysans se suicident,

désespérés, ruinés.

En Inde, notamment.

Monsanto et ses dommages collatéraux.

Voici un épisode du programme dé dépopulation !

 

Au FMI, Strauss-Kahn

(mis sur orbite par le PS,

et il s'agit là aussi d'une trahison historique,

comparable à celle de Sarkozy

avec la liquidation du Gaullisme, de l'indépendance)

orchestre l'austérité, la misère impitoyable.

 

Amis Lecteurs et Lectrices,

j'ai les larmes aux yeux !

Peut-on imaginer la souffrance des peuples

partout dans le monde, au quotidien ?

 

Je viens de voir ce reportage de France24

sur "Une semaine au Maghreb".

J'en ai les entrailles broyées !

Le jeune Mohamed Goussam

avait enfant et femme,

et pour héberger sa famille,

4 m2. Vous avez bien lu : 4m2.

Et ces 4m2 allaient lui être ötés !

 

Alors, il s'est transformé en torche vivante.

Avec femme et petite fille.

Comme tant d'autres désespérés, de plus en plus.

En Algérie, déjà trente !

 

Le jeune Mohamed a survécu.

Sa femme aussi.

Leur petite fille est morte.

Aujourd'hui, alité, pouvant à peine bouger,

il pleure sa misère,

il pleure sa petite fille sacrifiée.

Son père se saigne pour le soigner,

les traitements sont coûteux.

 

Séquence de la misère des peuples,

à bout de souffrances, de désespoir.


D'autres meurent de faim.

Les moteurs des voitures américaines

se remplissent de biocarburants.

Les spéculateurs spéculent sur l'alimentation.


biocarburants.jpg

 

 

 

Nous vivons dans un monde toujours plus inégalitaire,

qui génère toujours plus de souffrances.

Et ce n'est que le début.

 

Il faut en finir avec le Nouvel Ordre Mondial anglo-saxon,

il faut préserver la vie, la dignité de chaque être humain.

Il n'y a pas d'existence plus importante que d'autres.

Citoyens, ça ne peut plus durer !

Nous vivons dans un monde atroce,

il faut en sortir.

Ce sera notre honneur !

Nous le devons à notre conscience,

nous le devons aux générations futures.

 

eva R-sistons

 

http://r-sistons.over-blog.com

 

(§)

http://anti-fr2-cdsl-air-etc.over-blog.com/article-cantonales-alertes-magouilles-et-blach-out-soiree-cantonale-sur-tf1-et-fr2-69706946.html 

 

TAGS : Torche vivante, misère, Algérie, Mohamad Gussam, FMI, DSK, Nouvel Ordre Mondial, Monsanto, Sakozy, inégalités, biocarburants, France24, Marine le Pen, paysans, Inde, PS, Gaullisme, Melenchon

 

 


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18 mars 2011 5 18 /03 /mars /2011 01:25
http://www.tao-galerie.com/lng_FR_srub_20_iprod_187_pageid_8-PETITE-KOKESHI.html
Chers Compatriotes,
Ayant décidé comme quelques autres Français de rester coûte que coûte dans la capitale nippone afin de faire preuve de solidarité avec nos amis japonais qui traversent un moment très difficile, il me semble nécessaire de vous apporter quelques informations apaisantes.
Tout d'abord, je souhaite souligner l'attitude absolument remarquable des Japonais qui vivent les catastrophes actuelles dans la sérénité, la discipline et la résignation. Quand on se promène dans les rues de Tokyo, on ne remarque rien: par de désordre, pas de pillages, pas de panique. Les linéaires des magasins qui ne proposaient plus dès vendredi dernier de lait ni de pain, reviennent même peu à peu à une situation normale (le lait notamment a refait son apparition et est parfois simplement limité à un litre par personne).
Si un tel drame était connu dans n'importe quel autre pays, il y aurait incontestablement chaos et instauration de la loi martiale. 
Les Japonais sont donc actuellement en train de donner à tous les peuples du monde une formidable leçon de courage, de dignité et donc de vie. 
Afin de compléter ce petit tour d'horizon, je vous propose de lire le message ci-dessous de mon ami Dominique Berthier (architecte et entrepreneur) envoyé à la journaliste Sophie Verney-Caillat de Rue 89: 

 

Je ne sais pas si ces quelques mots vous serviront de témoignage, mais c’est en tout cas ce qu’en tant que résident de longue date, je peux dire de la situation sur place.

Les nombreux problèmes de la centrale nucléaire de Fukushima, sont graves et quelque peu angoissants mais à mon avis pas aussi dramatiques que le laisse supposer l'ensemble des nouvelles qui parcourent la planète via x modes médiatiques. J’ai même l’impression que nous avons vécu au moins aussi grave quand je regarde en arrière. D’abord aucune comparaison avec le drame de Tchernobyl. Et depuis les années 50, combien de tests d'explosions atomiques aux États Unis, en Sibérie, en Océanie, sans oublier le Sahara près duquel j’ai vécu dans ma jeunesse ? Une grande partie à l’air libre. En comparaison, les émanations de la centrale nucléaire de Fukushima seront certainement d’une échelle moindre. Et même si ça ne dure pas, les vents semblent jusqu’à présent avoir évité soigneusement la direction de la métropole. 

En ce qui concerne le tsunami qui a ravagé les côtes nippones, si les pertes sont bien entendu trop nombreuses, à nouveau, comparées au tsunami de 2004 qui avait assombri nos cœurs et endeuillé plus d'un quart de la planète, les pertes humaines ne devraient être en comparaison que de l’ordre de 5%.

Pour l’immense majorité d’entre nous, nous avons été épargnés, mais aussi nos familles, nos amis, nos partenaires et associés, leurs familles, leurs amis, etc. En bref, pour nous à Tokyo, les dégâts ont été mineurs en regard de la violence de la secousse qui s’est produite. Se faire plus de soucis qu'il n'en faut n'est pas, à mon avis, productif. Le choc passé, nous avons dorénavant le devoir de faire en sorte que l’économie n’en subisse pas les conséquences. C’est même un devoir vis à vis de ceux qui ont tout perdu et qui souffrent dans la région du Tohoku.

Pendant ce temps, près des 2/3 de nos compatriotes – sans doute les champions parmi les "gaijins" (NDVAR: étrangers) - ont soit quitté le Japon, soit se sont éloignés de la zone "sensible". Les capitaines qui ont quitté le navire ne sont même pas rares… Comme la cause de cette panique ne provient pas de sources japonaises, il faut la rechercher dans les informations propagées par nos médias et nos responsables. Il est malheureusement à craindre que pour ces derniers, le principe de précaution, n'ait été l’occasion de dissimuler leur incompétence.

Bien cordialement.

Dominique Berthier"

Vous remerciant de votre attention et espérant vous avoir apporté quelques informations utiles, je me joins aux "résistants" de Tokyo pour vous remercier par avance de vos prières.
Karl Strepkoff
Président de l'association VAR
PS: message diffusé par l'association VAR (http://www.vigilanceetactionrepublicaines.info/) auprès de 12.838 adresses courrielles (parlementaires, grands élus, médias, associatifs et vigilants) afin de stimuler l'éveil des esprits et de participer ainsi à l'amélioration et à la progression de la condition humaine, à tout le moins en France.
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18 mars 2011 5 18 /03 /mars /2011 00:56

 


 

 
 
Avant et après le tsunami 
 

 
http://www.nytimes.com/interactive/2011/03/13/world/asia/satellite-photos-japan-before-and-after-tsunami.html?hp?src=ISMR_HP_LO_MST_FB

 

 

Vous avez sur chaque photo une barre centrale qu' il faut faire glisser avec la souris

 

 

 

 

 

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http://photos4u.bloguez.com/photos4u/1699019/tsunami-japon

 

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11 mars 2011 5 11 /03 /mars /2011 19:08
Vendredi 11 mars 2011 5 11 /03 /Mars /2011 14:51

Je reproduis mon post sur R-sistons (eva

verdeic4

  http://www.mecanopolis.org/?tag=lagarde

 

 

Le modèle américain,

par eva R-sistons

 

 

Bonjour amis Lecteurs,


 

Juste un clin d'oeil, je trouve cette information trop croustillante. Notre cher Président raffole des Etats-Unis, son modèle. Y avez-vous vécu ? Moi quelques mois, premier séjour à Manhattan et deux autres séjours, vingt ans plus tard, dans le Bronx. Deux univers ! La même violence partout, clean, aseptisée, feutrée, à Manhattan, et plus affirmée, plus sauvage, au milieu des gangs du Bronx...

 

Or donc, Sarkozy l'américain rêve de voir la France éternelle chausser des bottes de cows-boys, avoir des diplomates comme celui, musclé, qui a contribué au rayonnement de la France en Tunisie, il rêve de résoudre tous les problèmes par la force, et bien sûr comme lui nous devons nous aplatir devant le Veau d'Or. Charmantes perspectives pour les descendants de Gavroche, de Voltaire, de Jaurès ou de de Gaulle, choisissez votre généalogie ! Moi je les assume toutes les quatre, comme dit je porte plein d'influences et je suis tout et son contraire. Inutile de me cataloguer ! Mais fidèle à la France de Lafontaine (narquoise), de 1789 (éprise de justice), et à l'Appel à l'indépendance du Gl de Gaulle...

 

Bon bref, ne comptez pas sur moi pour vous vanter les charmes de l'Oncle Sam, du modèle américain tant prisé par notre parvenu au sommet. Par contre, vous pouvez compter sur moi pour avoir un regard critique sur ce qui nous vient d'Outre-Atlantique. Pour tout dire, si un tsunami (vous voyez, je suis l'actualité de près) engloutit les USA, je ne viendrai pas pleurer sur la perte de ceux qui sèment la pagaïe partout, et c'est un euphémisme. Donc, le modèle de Sarkozy n'est pas le mien !

 

 

 http://www.galerieduloup.eu/livres/livres_jfd.htm

 

Or, pour vous montrer combien ce modèle individualiste, matérialiste, cupide, égoïste, est... un contre-modèle, je vous livre ces quelques lignes trouvées dans la Chronique Agora. Moi qui prèche pour la solidarité entre les générations, et plus généralement pour la solidarité entre les humains, familiale, locale, nationale, et même planétaire, vive la fraternité universelle, donc moi qui prèche pour ce modèle-là, je suis choquée, oui choquée, par ce que je viens d'apprendre. Lisez, et... combattez, avec moi, l'american way of life que l'Occupant de l'Elysée veut nous fourguer à tous prix, bien peu démocratiquement d'ailleurs. 

 

A vous de juger, voici les quelques lignes que je viens de lire.

 

Sauve qui peut ! USA go home, et ne nous exporte pas ton modèle via ton cow-boy à l'Elysée !

 

Eva R-sistons

 

JAPON TSUNAMI.jpg

  http://blabladezinc.20minutes-blogs.fr/

 

Sarkozy et la Libye 

 

Nicolas Sarkozy est ravi. Avec les Révolutions arabes, avec la Libye, il a trouvé le moyen de faire parler de lui, d'être "au centre" du monde (médiatique) lui qui rêve d'être le Président du monde. Patatra ! Je viens à peine d'écrire cela, à 17 h 43, que j'entends à 17 h 44: "Comme étant le Président du monde", commente le journaliste de Public Sénat analysant les Révolutions arabes, lui le Sioniste convaincu (cherchez l'erreur ! juge - commentateur - et partie !). Et puis, ces événements permettent à Sarkozy de "redorer" un blason bien terni. Le ridicule ne tue pas.. Notez quand même que l'occupant de l'Elysée, conseillé par le CRIF et par le MEDEF, s'est acoquiné avec les Anglais contre Kadhafi, à la pointe du combat impérial avec les Américains, et tant pis pour le couple allemand. Le Gaullisme, le Chiraquisme, ont vécu. Vive l'alignement sur les Anglo-Saxons ! Plus sérieusement, rien de pire ne pouvait arriver à la France éternelle...

 

http://r-sistons.over-blog.com 

 

 

http://blabladezinc.20minutes-blogs.fr/

SECRET STORY KADHAFI.jpg

 

TAGS: Etats-Unis, Sarkozy, american way of life, Veau d'or, Révolution de 1789, de Gaulle, Voltaire, Gavroche, Lafontaine, Jaurès, Manhattan, gangs, Bronx, Kadhafi, Libye, Anglo-Saxons..


 

L’Afrique de l’Ouest, nouvel eldorado ?

http://www.republicoftogo.com/Toutes-les-rubriques/Economie/L-Afrique-de-l-Ouest-nouvel-eldorado

 

Les seniors sont-ils tous des égoïstes ?
Bill Bonner

 

 

Voici une lettre publiée samedi dernier dans le Financial Times :

"Je suis récemment revenu d'une croisière autour du monde. Bon nombre des passagers seniors étaient en train de faire un voyage qui coûtait, pour un couple, entre 75 000 $ et 140 000 $, et j'en ai rencontré plusieurs qui en étaient à leur troisième ou quatrième croisière de ce genre. Cela à une époque où leurs petits-enfants ou arrière-petits-enfants luttaient peut-être pour payer leurs études... ou plus tard pour trouver un dépôt pour une maison"...



"Il est temps que les seniors se lèvent

pour soutenir la jeune génération".

 

Aux Etats-Unis, chaque génération est censée se débrouiller seule. En principe, en tout cas. Les personnes âgées pensent donc qu'elles ont tout à fait le droit de dépenser elles-mêmes tout leur argent, ne laissant pas grand-chose à hériter à leurs enfants. Les seniors ne se considèrent pas comme égoïstes. Nombre d'entre eux pensent même rendre service à la génération suivante -- la protégeant de la paresse et de la dépendance.

 

 

http://paschervacances.com/croisieres-et-luxe-2.html

________________________._________________________

Ils se promènent avec des t-shirts disant "je dépense l'héritage de mes enfants". Au lieu de prendre soin de leurs petits-enfants ou d'aider leur descendance avec l'entreprise familiale, ils prennent leur retraite au soleil, et organisent leur vie financière de manière à ce que leur argent ne dure pas une minute de plus qu'eux. Ils vieillissent -- et exigent des places de parking réservées. Ils passent leur temps à jouer au golf, à regarder la télévision ou à faire pression sur leur député pour obtenir encore plus d'avantages.

Les vieux n'ont pas seulement abandonné les jeunes à leur destin -- ils les ont poignardés dans le dos. C'est déjà assez épouvantable qu'ils utilisent tout leur propre argent, mais ils ne s'arrêtent pas là. Ils dépensent aussi l'argent des autres. Puis ils dépensent de l'argent qui n'a même pas encore été gagné.

Quelle chance a la prochaine génération ! Si le manque d'argent engendre l'indépendance et la solidité, les jeunes Américains doivent être la génération la plus solide de l'histoire. Non seulement ils doivent financer leur propre chemin dans le monde, mais ils doivent endosser un fardeau qui briserait Atlas lui-même. Leurs parents et grands-parents leur lèguent une dette publique et des obligations non-provisionnées de plus de 200 000 milliards de dollars, selon l'estimation du professeur Laurence Kotlikoff.

 

Retrouvez-nous en ligne sur :
http://www.publications-agora.fr
http://www.la-chronique-agora.com

 

 

L'autre Amérique, 

celle qui n'est pas à la Une des Médias

arton767.jpg

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Un sordide cocktail de violences et de vidéos fait des ravages aux Etats-Unis aux dépens des sans domicile fixe, qui font l'objet d'expéditions punitives parfois mortelles, de bagarres organisées et de mises en scène d'actes humiliants.   

En 2008, 106 SDF ont été agressés gratuitement, dont 27 en sont morts, soit le chiffre le plus élevé depuis 2001, selon un rapport publié par la National Coalition for the Homeless (NCH). Selon une autre association d'aide, la National Alliance to End Homelessness, près de 700 000 personnes dorment chaque nuit dans la rue ou en foyer aux Etats-Unis. Sur un an, on dénombre entre 2,5 et 3,5 millions de personnes qui ont subi ce sort au moins une fois. «Les SDF sont devenus une nouvelle minorité qu'il est toléré de haïr. Si cela arrivait à une autre minorité, il y aurait une protestation organisée», s'indigne Michael Stoops, directeur du NCH.

Sur le web, les vidéos dites de «bum fights» (combats de clochards) où l'on «casse» du SDF pour «s'amuser» ou pour «le frisson», disent les auteurs, font florès.

En juillet, on comptait sur YouTube près de 86 000 vidéos dégradantes sur des clochards, soit 15 000 de plus qu'un an plus tôt, selon un décompte du NCH. Pas moins de 5700 vidéos –1400 de plus qu'en avril 2008– évoquaient spécifiquement les «combats de clochards» où, pour un pack de bières et quelques dollars, des SDF sont poussés à se battre entre eux pour l'amusement de ceux qui les filment et les regardent sur internet.

En 2001, des vidéos mettant en scène des bagarres ou invitant des SDF à sauter d'un étage dans un conteneur à ordures, ont lancé la tendance.

Quelque 6,8 millions de ces vidéos éditées sur DVD ont été vendues depuis.
Certains acceptent de se prêter à des humiliations parce qu'«ils sont alcooliques, psychologiquement perturbés et qu'ils n'ont pas d'argent», explique Michael Stoops. «Et on leur donne 5 dollars ou un pack de bière pour être poussés dans un chariot de supermarché» comme dans une auto-tamponneuse, ajoute-t-il.

«C'est comme les combats de chiens, sauf que c'est avec des hommes», résume Andrew Davis, un ancien SDF de 44 ans, interrogé dans un parc de Washington où une cinquantaine d'entre eux attendent la soupe populaire. Sur les 2.859 SDF officiellement comptabilisés dans la capitale, un tiers affirment avoir été victimes de violences.

«Dans une allée, certains payent les gars avec du crack, de l'héroïne, de l'herbe ou de l'alcool. Ils les paient pour se battre et ils parient sur la bagarre. Ils filment ça avec leur téléphone et le mettent sur YouTube», explique Andrew.

Dans la capitale, près du fameux hôtel Watergate, un clochard de 61 ans est décédé de coups de machettes à la tête la nuit de Noël. Une récompense de 25 000 dollars est offerte pour son assassin. En avril 2008, à Glen Burnie, une ville de banlieue près de Washington, un SDF a été tué avec une batte de baseball par un jeune de 16 ans.

«Ceux qui font cela sont à 95% des hommes, souvent en dessous de 25 ans (73%), ils viennent de toutes les classes sociales et sont Blancs à 85%», affirme Michael Stoops.

Devant l'augmentation des violences, certains Etats, comme le Maryland (est) ou le Maine (nord-est), intègrent désormais les agressions contre des SDF dans leurs lois contre les crimes racistes ou discriminatoires. Washington, la Californie (ouest) et la Floride, l'Etat qui a connu le plus de violences avec une trentaine d'agressions de SDF, comptent faire de même.

 

http://tatun.unblog.fr/2009/08/26/usa-les-sdf-sont-traites-comme-des-chiens-de-combats

 

 

 

 

1,5 millions d'enfants SDF aux USA (dont beaucoup ont des parents qui gagnaient récemment de grosses poignées de dollars), vivent maintenant sous la tente avec leurs parents

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Pendant que des actionnaires américains, gras comme des porcs, se goinfrent de foie gras, des gosses crèvent de faim..1,5 millions d'enfants SDF aux USA, dont une partie a des parents qui gagnaient - récemment encore - de grosses poignées de dollars, vivent maintenant sous la tente avec leurs parents : "vive le rêve américain"  !...

http://www.lesmotsontunsens.com/1-5-million-1-enfant-sur-50-sdf-sans-abri-etats-unis-3664


 

Lequel "modèle" américain est en train de se métaboliser dans les gênes des européens... 

 

Et comme disait Coluche : "les pauvres (toujours plus nombreux) seront contents de savoir qu'ils vivent dans un pays riche !"


Quant aux riches, toujours plus riches, ils doivent aussi assurément être contents de vivre dans un pays riche...

 

http://www.lepost.fr/article/2010/02/12/1938197_1-5-millions-d-enfants-sdf-aux-usa-avec-souvent-leurs-parents-qui-gagnaient-recemment-plusieurs-centaines-de-milliers-de-dollars-vivent-maintenant-sous-la-tente.html

 

La solidarité qui reste, celle-là ne fait jamais défaut ! 

 

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Ce groupe est l’idée de quatre travailleurs sociaux

en formation de l’AFERTES !
La réalisation d’un projet fait partie de notre formation!
On appel cela: «projet tutoré»! Nous avons donc décidé

de consacrer notre projet
aux sans abris et leurs chiens!

Pour ne pas rompre le lien du sans abris avec

son compagnons de route le plus fidèle,

il nous semble nécessaire de trouver un
compromis entre les Centres d’Hébergements

et de Réinsertion Sociale qui reçoivent
les hommes et femmes de la rue

et les Sociétés Protectrices des Animaux

et autres refuges animaliers!

http://www.facebook.com/group.php?gid=125419277486497 

Groupe d’aide aux sans-abri et leurs chiens

 

 

2012 vu par le pote Laplote,

Marine, Nicolas, et Dominique

 

 
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  http://laplote.blogs.courrierinternational.com/

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7 mars 2011 1 07 /03 /mars /2011 22:31

 

Par Ludo Simbille (16 février 2011)

Ils sont des milliers à vendre sur les trottoirs de Paris des objets ou vêtements récupérés dans les poubelles, glanés ici ou là. Chômeurs, sans-papiers, retraités ou salariés, ces « biffins » sont de plus en plus nombreux, poussés par une précarité grandissante. Une économie parallèle jugée souvent gênante par les riverains et élus locaux, qui cherchent à faire disparaître ces nouveaux « marchés de la misère ». Reportage.


 

Photo : Stand d’un biffin Porte Montmartre © Samuel Le Cœur

Chaussures en vrac, vêtements en pagaille, fouillis de chargeurs de téléphones portables, piles de vieux magazines... Des objets étalés sur quelques carrés de toile. Un butin glané la nuit sur un trottoir, trouvé un jour dans la rue, récupéré dans une poubelle. Les vendeurs restent ici jusqu’à ce que des policiers en VTT les forcent à s’envoler. Les baluchons de fortune se redéploient ensuite. Une scène qui se répète tous les jours, dans le tumulte du bas-Belleville, à Paris, au grand dam de certains commerçants et riverains. « Ça bloque le passage pour les habitants qui veulent rentrer chez eux. Et depuis juin, on a perdu 50% de chiffre d’affaires », se désole l’employé d’une épicerie asiatique. C’est une « décharge à ciel ouvert », renchérissent les riverains, membres de l’association de quartier « Belleville-Couronnes ». Excédés, ils souhaitent que la mairie mette fin à ce « marché de la misère ».


Quand la « biffe » revient avec la crise


« S’ils arrêtent les contrôles policiers, il n’y aura plus de déchets. Quand les gens fuient, ils préfèrent perdre les vêtements que payer une amende de 280 euros. Et c’est à la mairie de ramasser les déchets », explique Karim, qui regrette la gêne occasionnée. Karim, est un « biffin » (« étoffe » en vieux français) : il est héritier de la tradition des chiffonniers, à l’origine des marchés aux Puces aux portes de Paris. Karim a 60 ans passés, il « biffe » depuis plus de vingt ans. Arrivé en France en 1976 après avoir été magasinier en lingerie, ce tunisien diplômé de l’École professionnelle supérieure d’informatique s’est retrouvé au chômage. Pour lui, « la vente de recyclage », c’est « une nécessité économique et sociale parce que la pauvreté s’installe ».


 

En période de crise économique, cette activité ancestrale a le vent en poupe. Vieux immigrés, sans-papiers, retraités, bénéficiaires du RSA, chômeurs, mais aussi travailleurs « insérés »… La revente d’objets dénichés ici ou là est pour beaucoup l’unique moyen de joindre les deux bouts. Samuel Lecoeur, photographe et soutien des biffins, en fait le constat. Il évoque ce jeune père de trois enfants, employé chez Darty et dont la femme est sans emploi, qui se met à biffer malgré un salaire mensuel de 1.500 euros. « Y’a de plus en plus de monde ! », remarque-t-il. Même des patrons d’entreprises en faillite. Martial, la cinquantaine bien frappée, sous sa chebka, marche une pince télescopique à la main. Suite à la liquidation de son entreprise, cet ingénieur informatique s’est vu contraint il y a 3 ans d’étaler sur le parterre de Belleville des affaires trouvées. « Je préfère ça que demander l’aide sociale », explique-t-il.


La police passe, les biffins restent

Les biffins seraient entre 1.500 et 3.000 à Paris et ses environs. Face à l’ampleur du phénomène, le Conseil régional d’Île de France a voté pour 2011 un budget d’un million d’euros pour répondre à cette question sociale. Mais plusieurs mairies du Nord-Est de Paris préfèrent envoyer les forces de l’ordre, plutôt que mettre en place des espaces de vente autorisée. Une répression qui ne fait que déplacer le problème.


BIffins

 

Pour éviter une « favelisation de la ville », selon le terme de Frédérique Calandra, maire socialiste du 20e arrondissement de Paris, 1.500 « sauvettes » sont chassés de la Porte de Montreuil en 2010. Certains y sont revenus depuis. D’autres se sont installés à la Porte de Bagnolet. D’autres encore ont pris leurs quartiers à Belleville et Couronnes, à la croisée de quatre arrondissements de Paris [1]. Où ils restent toujours en proie aux coups de triques. Ils ont goûté aux gaz lacrymogènes, ils ont été interpellés. Leur matériel est souvent saisi sans procès-verbal. Direction le camion-benne ou le coffre d’une voiture de police.

« Ils n’ont pas le droit de vendre, mais ont-ils droit de survivre ? »

Ce n’est pas la récente loi de sécurité intérieure, Loppsi 2, qui va arranger les affaires des biffins. Au prétexte de lutter contre « l’économie souterraine », la loi [2] prévoit « six mois d’emprisonnement et 3.750 euros d’amende pour "vente à la sauvette". Et 15.000 euros d’amende pour la « vente en réunion »... Sur pression des riverains, les maires des arrondissements concernés font régulièrement appel à la préfecture de police. En janvier, celle-ci a mis en place une « brigade spécialisée de terrain », sorte de police de proximité, version Brice Hortefeux. Mais « les verbalisations sont stériles. Les gens ont les minimas sociaux, donc légalement on ne peut pas leur demander de payer », rappelle Karim. « D’accord, ils n’ont pas le droit de vendre, mais ont-ils droit de survivre ? », ironise Samuel Lecoeur.

En 2010, Bernard Jomier, élu Europe Écologie-Les Verts (EELV) s’est opposé au souhait de Roger Madec, maire du 19e, de faire intervenir la police. « C’est une bêtise totale, ils reviendront dans 6 mois. Il faut régler les problèmes de façon durable. Ça m’a rappelé les vendeurs de cracks de Stalingrad qu’on a réprimé pendant 10 ans, jusqu’au jour où on a mis en place des réponses sociales. » L’élu est rejoint par ses homologues des autres quartiers. « Ce n’est pas en criminalisant la misère qu’on l’éradique ! Il est temps de sortir des logiques répressives, et de construire des politiques alternatives », lancent-ils dans un récent communiqué. Une alternative à la matraque ? Les regards se tournent du côté du « carré des biffins », porte de Montmartre.

Carré des biffins ou carré VIP ?

Une bâche verte et un numéro au sol à la peinture blanche attestent de l’autorisation de la vente. Au bout du marché aux puces, sous le pont du boulevard périphérique, 100 places sont délimitées en deux allées. Là se côtoient acheteurs, vendeurs et agents de la Mairie de Paris. Grâce aux luttes de l’association « Sauve qui peut », Daniel Vaillant, maire socialiste du 18e arrondissement, a accepté en octobre 2009 de dédier un espace à la biffe. Un budget de 230.000 euros a été alloué à l’association Aurore pour l’accompagnement social et la distribution des places. Du samedi au lundi, jours des Puces, le bus blanc d’Aurore stationne dès l’aube et reçoit les biffins qui viennent se réchauffer autour d’un café, rapporter leur bâche ou demander une place.

Mais ne fait pas partie de cet « espace biffin » qui veut ! Les 230 adhérents ont signé une charte et s’engage à ne pas vendre de produits neufs. Ils doivent habiter dans les 17e et 18e arrondissements de Paris ou à Saint-Ouen, et justifier de leur niveau de ressources. « Plus ils en ont besoin, plus ils ont de jours de vente », explique Pascale Chouattra, responsable de l’association Aurore. Exception faite pour certains biffins « historiques » de Sauve-qui-peut.

« "Carrer" des gens comme ça, c’est une honte, c’est du contrôle social »

Immigrés d’Europe de l’Est non autorisés à travailler, personnes âgées à la retraite trop maigre ou habitants du quartier attirés par une biffe légalisée, tous se retrouvent à faire les poubelles. « Noirs, Roms, Gaulois, Chibanis, c’est une sorte de saladier multi-ethnique », s’amuse la salariée d’Aurore. Sauf que le saladier déborde. Avec 800 demandes au départ, plus de 500 personnes demeurent hors-système. Aux 100 places autorisées, se mêlent désormais les « sans-place ». À quelques encablures du carré VIP, faute de détenir une carte, des centaines de vendeurs déballent leur ballot avant que les contrôles policiers ne les éparpillent. Bref, rien de nouveau pour les biffins ! L’expérimentation du « carré » touche ici ses limites.

« J’ai pas milité pour cette merde-là, c’est sombre, ça pue, y’a des rats, s’emporte Martine, biffin depuis 38 ans à Paris. Je me bats pour la reconnaissance de tous les biffins. "Carrer" des gens comme ça, c’est une honte, c’est du contrôle social ». Sans hostilité envers les travailleurs sociaux d’Aurore, Martine s’interroge sur la tournure du projet. « Mettre une bâche par terre, ça coûte 230.000 euros ? Ça devient un business. Les gens n’ont pas attendu Aurore pour aller voir une assistance sociale. »


 

Briscarde de la récup’, Martine « bouffe et s’habille dans la poubelle ». Après une mauvaise expérience professionnelle, elle préfère s’adonner à l’art de la débrouille. « J’adore ça, c’est un choix aussi. Avant j’avais honte, maintenant c’est fini. Pour moi, c’est une solution pour rester libre. » Karim, moins radical, reste partagé : « Le marché là-bas, c’est bien. Mais il y a un petit décalage. Le biffin ne veut pas des horaires fixes, et d’un seul jour par semaine. » Pour Mohamed Zouari de Sauve-Qui-Peut, il ne faut pas demander la lune : « On n’a déjà plus besoin de se sauver comme des voleurs. »

 

Biffins ou marchandises « tombées du camion » ?

Martine et Karim préfèreraient un espace autogéré par les biffins eux-mêmes. Pascale Chouattra ne s’y oppose pas, tout en admettant qu’entrer dans la loi impose des contraintes. Elle regrette que le carré ne donne pas envie à d’autres arrondissements. Pourquoi ne pas envisager une telle initiative dans le Nord-Est parisien ? Parce qu’il ne s’agit pas vraiment de biffins, répond la municipalité du 20e. Plutôt des personnes précaires qui s’adonnent au trafic de marchandises neuves « tombées du camion ». Sans nier l’existence de ce trafic, pour Samuel Lecoeur, c’est une façon de couper court à tout dialogue et de « dénigrer des revendications légitimes » : la meilleure manière de lutter contre les marchandises volées est d’organiser des lieux de vente autorisés, explique-t-il.


 

En octobre, un conseil d’arrondissement qui devait voter l’implantation d’un « carré Biffins » dans le 20e a été annulé, suite à la manifestation de riverains, commerçants et puciers hostiles au projet. « On paye des impôts, c’est une concurrence déloyale », s’énerve Patrice, pucier de la Porte Montreuil. « Au lieu d’institutionnaliser la misère, on veut trouver des débouchés », se défend le cabinet du maire du 20e.

 

Du « biffin développement durable » ?

Le seul projet réellement envisagé est une déchetterie-ressourcerie. Un lieu où chaque habitant peut apporter un objet ménager destiné à la poubelle, pour le réparer ou le transformer. Si le principe de non-gaspillage est loué par les soutiens aux biffins, il ne correspond pas selon eux à leurs besoins. « C’est comme si on disait à des personnes handicapées, on ne peut pas faire des C.A.T [Centres d’aide par le travail [3]] mais vous pourrez acheter des glaces bio. C’est refuser une réponse sociale pour plaire à son électorat », déplore un élu de Paris.

L’activité de revente de produits recyclés devrait pourtant intéresser les élus de Paris si enclins à vanter l’écologie et le traitement des déchets. « Les biffins sont écolos, ils vont avec le Grenelle de l’environnement. C’est le "biffin développement durable, lien solidaire, économie verte" », estime Samuel Lecoeur. Peut-être les enjeux sont-ils ailleurs. En 2007, le contrat de sécurité du 18e spécifie les relevés de tonnage des affaires des biffins. Un traitement par la Direction Propreté de la Ville pourrait profiter aux entreprises qui gèrent les déchets ménagers, comme au Syndicat intercommunal des ordures ménagères de l’agglomération parisienne (Syctom), dont le président est adjoint au maire de Paris, chargé de la propreté. Direction de la propreté et biffins seraient-ils en compétition ?

 

Paris sans biffins ?

Pour Frédérique Calandra, maire du 20e, ce n’est pas aux quartiers populaires d’assumer une fois de plus les inégalités. « C’est facile de dresser les uns contre les autres, si on veut gérer des problèmes de population aisée, on se fait élire dans le 16e », rétorque Bernard Jomier. L’élu écologiste admet que la cohabitation avec un marché de la pauvreté peut être difficile. Mais les attaches des biffins sont dans les quartiers populaires. Raison de plus, selon lui, pour dialoguer avec les biffins. Il prône une politique globale de répartition des espaces autorisés. « On ne peut pas mettre 500 revendeurs au même endroit, il faut une mixité sociale. Que l’on crée des marchés ailleurs ! Pourquoi pas dans le 17e, au niveau des Batignolles ? » propose-t-il. Martine ne manque non plus d’idées :« Toute l’année y’a des brocantes, ça ne dérange personne ! Les terre-pleins de Belleville, Couronne, Ledru-Rollin, Bastille, il y a de quoi faire ! »

Cela ne semble pas d’actualité. En 2008, le maire de Paris Bertrand Delanoë a déclaré que les Parisiens ne lui demandent pas d’organiser des marchés aux biffins. « Le problème, poursuit-il, c’est que ça commence à 20, 30 et après ils sont des milliers [4] ». Les biffins font-ils tâche dans le décor parisien ? Pour Martial, Bertrand Delanoë veut faire « un Paris pour bobos », avec des vide-greniers le dimanche. Et pas de biffins au cœur de la ville. Aux portes de Paris, éventuellement. Sauf qu’aucune place ne leur est destinée dans les plans du grand projet de rénovation de l’agglomération parisienne.

L’attraction des promoteurs immobiliers se fait au détriment « des espaces tolérés depuis un siècle pour les biffins », explique Samuel Lecoeur. Résultat : « Tu as les flics du 93 qui les poussent vers le pont et ceux de Paris qui les poussent vers le périphérique. Alors, où vont-ils aller ? » À ceux qui ont oublié que la révolte tunisienne a commencé par la répression d’un vendeur à la sauvette, Danie, biffine depuis vingt ans, prévient : « Ça va faire comme en Tunisie, les gens vont se révolter ! »

Ludo Simbille

Photos : © Samuel Le Cœur


Notes

[1] 10, 11, 19 et 20es arrondissement

[2] articles 446-1 et 446-2

[3] Les C.A.T. favorisent l’insertion professionnelle des personnes handicapées dans le travail

[4] Intervention devant les habitants 14e arrondissement, le 17/12/2008.

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26 février 2011 6 26 /02 /février /2011 08:15

24 février 2011


L’instrumentalisation de la religion ou les méfaits de la culture sont une porte ouverte à l’oppression des femmes : mariages forcés, excisions, lapidation, choix imposés... Ces faits restent condamnables et il faut les traiter. Mais les politiques et les médias se préoccupent-ils véritablement de cette question ? En parlent-ils pour trouver des solutions ou au contraire est-ce un sujet utilisé pour voiler d’autres souffrances qui touchent les femmes dans leur quotidien ? Féministe et chercheuse au CNRS depuis 40 ans, Christine Delphy est la fondatrice des revues Questions Féministes et Nouvelles Questions Féministes avec Simone de Beauvoir. Elle revient sur ces problématiques.

Le 25 novembre 2010, à l'occasion de la Journée internationale de lutte contre les violences faites aux femmes, le Premier ministre François Fillon a désigné cette dernière "Grande Cause nationale 2010". L’a-t-elle vraiment été ?

Non, mis à part un clip de sensibilisation subventionné par le gouvernement, il n’y a pas eu une véritable mobilisation autour de cette question. En réalité, ce n’est pas un sujet qui préoccupe les politiciens français contrairement à d’autres pays en Europe. En Espagne par exemple, il existe des tribunaux spéciaux et une loi organique pour traiter ce type de problème, une loi appelée contre la « violence de genre » et que la France a refusé de passer. Et lorsqu’une femme subit une violence ou est tuée, les gens se mobilisent immédiatement et l’événement apparait en première page dans les journaux. Or, en France ça ne fait jamais la une des journaux. C’est à peine si les médias y consacrent une ligne, même en cas de meurtre.

Pourtant, une campagne a été menée contre le port de la burqa qui est, selon la secrétaire d’Etat Fadila Amara, une question qui porte atteinte à la dignité et à l'égalité entre les hommes et les femmes ?

Une étude a estimé à 20 le nombre de burqas portées en Belgique et à 360 d’après les Renseignements généraux en France. D’autre part, les statistiques d’Eurostat démontrent que 40% de femmes (de cultures diverses) vivent sous le seuil de pauvreté en Belgique. Donc, le débat sur le port de la burqa est posé à l’envers. En réalité, cette polémique est une façon de minimiser ou de nier les agressions quotidiennes qui s’exercent contre les femmes. Une manière de détourner l’opinion publique des violences conjugales qui ont mondialement été reconnues comme étant la première cause de décès des femmes entre 25 et 44 ans. Ou encore, de nier que dans plus des deux tiers des cas, celles qui sont violées connaissent leur agresseur (mari, petit ami, meilleur ami, patron..). En revanche, le nombre concernant celles qui ne meurent pas mais qui subissent la violence jour après jour n’est pas calculé. Il le faudrait pourtant, car la mort n’est que le stade ultime d’un continuum de violences.

D’autre part, même si le gouvernement dévoile de temps à autre des statistiques sur ces réalités, c’est pour son propre intérêt. Il s’agit d’une stratégie pour donner l’impression qu’il est sensible à cette problématique. Mais en réalité, le problème est négligé et étouffé à travers la polémique sur le voile ou la burqa. Et si cette polémique parvient à rendre les gens plus méfiants et plus agressifs les uns envers les autres, c’est en raison des campagnes islamophobes. En effet, celles-ci véhiculent l’idée que le sexisme est plus conséquent au sein des familles de culture africaine et de confession musulmane. Pire encore, elles prétendent que ces faits existent chez des gens qui ne sont pas « comme nous » mais qui vivent chez nous. Or, tout cela est faux et aucune statistique ne justifient ces arguments.


Comment une femme peut-elle échapper à la violence ?


Je crois qu’il faut commencer par reconnaitre son état de souffrance pour ensuite entreprendre les démarches nécessaires comme porter plainte. J’ai pu constater que même les femmes qui osent réclamer de l’aide ont beaucoup de mal à appeler « violence » ce qu’elles subissent. Pourquoi ? Parce que dans leur culture - une culture occidentale ou maghrébine peu importe- il est normal qu’un homme se montre violent envers son épouse. Cela fait partie en quelque sorte de sa virilité. Par conséquent, il devient difficile pour une femme de distinguer une dispute qui serait accompagnée de « coups accidentels » d’une dispute accompagnée systématiquement voire fréquemment par de la brutalité. Certaines se persuadent même que leur conjoint peut les maltraiter pour ce qu’elles auraient dit de contrariant ou d’énervant.


D’ailleurs, dans « La domination masculine », ce très bon documentaire réalisé par le belge Patrice Jean, une femme d’âge moyen explique de quelle façon elle est parvenue à quitter son conjoint au bout de 20 ans de vie commune. Elle était battue constamment, sans motif apparent, sans même émettre de mots. Puis elle s’est aperçue qu’elle n’y échapperait jamais et qu’il fallait qu’elle parte.

Une chose qui vous donne la force de poursuivre la lutte ?


Sans doute le fait de constater qu’il existe des choses inacceptables et qu’il n’y a qu’une chose à faire : résister. Mais résister tout en me rappelant que je ne peux pas réformer les mentalités et les méfaits de certaines cultures ni en une semaine, ni même en 30 ans. Cela exige du temps. 

En fait, vous partagez la même idée du sociologue Said Bouamama : « qu’on émancipe jamais quelqu’un malgré lui, et qu’on ne libère pas quelqu’un malgré lui. Quand quelqu’un s’émancipe c’est parce qu’il l’a décidé et qu’il est entré en lutte ».


Exactement…

 

http://www.michelcollon.info/Pourquoi-ne-sont-elles-pas-a-la.html

 


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24 février 2011 4 24 /02 /février /2011 17:03

 41 - Désindustrialisation

http://blog-economique-et-social.blogspot.com/2009/11/la-desindustrialisation.html

 

Avec la réforme de la taxe professionnelle, les communes n'ont plus d'intérêt à accueillir des implantations industrielles. Une situation qui pourrait aggraver la désindustrialisation. 

 


Réindustrialiser la France, c'est une des priorités du gouvernement. Et Christine Lagarde, la ministre de l'Économie, cite souvent la réforme de la taxe professionnelle (TP) comme une des pièces maîtresses de cette politique. Reste que sur le terrain, les maires des communes industrielles ne partagent pas cette vision. Ils estiment qu'investir dans des infra­structures (routes, évacuation…) pour attirer une usine n'est plus rentable. Car le panier d'impôts économiques remplaçant depuis cette année la TP ne leur rapporte pas assez.

«L'implantation d'un terminal méthanier nous fournira 2,1 millions d'euros de rentrées fiscales. À l'époque de la TP, la recette aurait été de 15 millions! Quel intérêt avons-nous désormais à dépenser de l'argent pour aider les entreprises industrielles à s'implanter? Et à affronterdes habitants de plus en plus hostiles aux nuisances environnementales?», alerte Bernard Granié, le président PS de la communauté Ouest Provence, un groupe de communes industrielles centré autour de Fos-sur-Mer.

 

Entreprises inquiètes

À l'autre bout de la France, la communauté d'agglomération Maubeuge-Val-de-Sambre subit le même phénomène. «La TP nous rapportait 54 millions par an, le panier d'impôts la remplaçant, à peine 16», explique son président, Rémi Pauvros (PS). Sur les quelque 2100 intercommunalités françaises, une centaine, toutes industrielles, pâtiraient de la réforme de la TP.

C'est là le corollaire d'une réforme qui, d'après Bercy, a allégé de 32% la facture fiscale de l'industrie. Le principal nouvel impôt est basé sur la valeur ajoutée, assez faible dans l'industrie, alors que la TP, assise en grande partie sur les équipements des entreprises, était élevée pour les usines.

Sur le plan fiscal, la perte financière des communes industrielles dépasse même le gain des entre­prises de leur territoire, car l'État payait directement de la TP aux communes et ne le fera plus. Certes, cette perte est compensée par des versements de l'État et d'un fonds, sous forme de dotations. Sans que cela satisfasse les élus: «À la différence des impôts, ces dotations ne progresseront pas. Or chez nous, elles vont représenter 60% à 70% de nos ressources, contre moins de 10% auparavant», regrette Jean-Claude Weiss, le président de la communauté Caux-Vallée-de-Seine, située dans le couloir industriel entre Le Havre et Rouen.

Fini, l'époque où les recettes de TP progressaient autour de 5% par an. À la place, ces communes devront se contenter, entre les dotations et les nouveaux impôts, des ressources en hausse de 2,5%, selon l'ADCF (Assemblée des communautés de France). Les villes axées sur les services, plus riches en valeur ajoutée, ne subiront pas une telle baisse de régime.

Pour remédier à ce problème, l'ADCF propose que les communes industrielles récupèrent une part plus importante de l'impôt économique payé par les groupes à multiples filiales. Ces villes seraient alors moins lésées, sans que les entreprises payent plus d'impôts. La mesure n'est pas passée en loi de finances pour 2011, mais l'ADCF compte revenir à la charge. Car l'enjeu est de taille: «Les industriels, qui se réjouissent de payer moins d'impôts, s'inquiètent tout de même de ne plus trouver de nouvelles implantations», témoigne Rémi Pauvros.

 

http://www.lefigaro.fr/impots/2011/02/23/05003-20110223ARTFIG00715-l-industrie-n-est-pas-assez-rentable-pour-les-maires.php

 

 

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23 février 2011 3 23 /02 /février /2011 22:30

Le gouverneur du Wisconsin fait la chasse aux syndicats


Les fonctionnaires de l’État du Wisconsin manifestent depuis plusieurs jours leur colère face à la volonté du gouverneur de revenir sur certains de leurs acquis. © Michael P.King / Sipa
La colère gronde dans le Wisconsin. Depuis une semaine, ce gros état industriel est en proie à une révolte contre son gouverneur, le républicain Scott Walker. En cause, la réduction des prestations sociales d’une grande partie des fonctionnaires, via l’augmentation de leurs cotisations retraite et santé, de 8 % en moyenne. Scott Walker entend ainsi combler le déficit budgétaire.
Mais ce qui a mis réellement le feu aux poudres, c’est que Walker, qui fait partie de la vague républicaine de gouverneurs élus en novembre dernier, a décidé en même temps de supprimer le droit des fonctionnaires au « collective bargaining », en clair aux conventions collectives, et d’empêcher ainsi les syndicats de négocier les hausses de salaire. Ce qui revient à annuler 50 ans d’acquis sociaux et affaiblit considérablement le rôle des syndicats.
Depuis une semaine, des milliers de manifestants se retrouvent donc tous les jours devant le Congrès de Madison, la capitale de l’État. Rien que samedi, ils étaient 68 000 avec des pancartes qui affichaient, sans peur du ridicule, « Hosni Walker », « Un dictateur au tapis, un autre à abattre », avec la photo de Walker à côté de celle de Moubarak… Ils ont même créé un site internet « Mini Mubarak » après que Scott Walker a menacé de faire appel aux gardes nationaux pour disperser les manifestants. Paul Ryan, un élu républicain, déclarait ironiquement : « Le Caire a migré à Madison. »
137 millions de déficit
Une comparaison absurde ? Pas pour Paul Krugman, le Prix Nobel d’économie, qui voit des similarités entre les deux révoltes. Ce qui se passe dans le Wisconsin n’est pas une histoire de rigueur fiscale mais de « pouvoir », explique-t-il. Walker et ceux qui le soutiennent essaient de faire du Wisconsin, et à terme de l’Amérique, « moins une démocratie qui fonctionne qu’une oligarchie du tiers monde ». Qu’on les aime ou pas, en attaquant les syndicats, on menace l’un des derniers « contrepouvoirs » face aux milliardaires et l’un des derniers défenseurs de la classe moyenne, ajoute-t-il.
Peut-être, mais les manifestations du Wisconsin font surtout penser à la Grèce. L’État, comme beaucoup d’autres, est confronté à un déficit budgétaire de 137 millions de dollars qui devrait grimper à 3,6 milliards en 2013, selon les estimations de Walker. Ce trou massif s’explique par la crise économique et la fin de l’aide publique du plan de relance économique, mais Scott Walker l’a aggravé en réduisant dès son arrivée plusieurs taxes. Le gouverneur assure donc que des concessions sont nécessaires, sinon il devra licencier 6 000 fonctionnaires. Les syndicats se disent prêts à faire des sacrifices sur leurs prestations sociales, mais pas sur la convention collective. Ce n’est pas la suppression des droits sur la négociation des salaires qui va sortir le budget du rouge, disent-ils. Ils accusent Walker d’être animé plus par des visées politiques que par un amour de la rigueur fiscale. Les pompiers, policiers et gendarmes, qui traditionnellement sont des électeurs de droite, sont comme par hasard exemptés de la mesure.
14 élus démocrates disparus
Jeudi, un nouveau rebondissement a aggravé encore le chaos. Les 14 élus démocrates du Sénat local ont tout bonnement disparu. La loi exige un minimum de 20 sénateurs pour voter une loi. Les 19 républicains, furieux, ont lancé à leurs trousses la police. En vain ! Les démocrates, cachés hors de l’État, ont fait savoir qu’ils ne reviendraient que lorsque le gouverneur serait prêt au compromis. Ce qui peut durer longtemps car Walker refuse de céder un pouce. « Nous sommes prêts à attendre le temps qu’il faudra », clamait-il sur Fox News. La bataille du Wisconsin est d’autant plus importante qu’elle risque d’avoir de grosses répercussions nationales. Beaucoup d’États comme la Floride et l’Ohio, dominés aussi par des républicains, ne rêvent que d’emboîter le pas à Walker. D’autres manifestations ont été organisées lundi dans l’Indiana.
Quant au président Barack Obama, il est dans une position délicate. Il a terriblement besoin des syndicats pour sa réélection, mais en même temps, il a appelé à des sacrifices et à une réduction de la dette fédérale. Ce bras de fer sur les coupes budgétaires est en fait une sorte de répétition de la crise qui s’annonce ces jours-ci à Washington sur les négociations du budget fédéral. Poussés par les Tea Party, les républicains à la Chambre ont voté 61 milliards de dollars de réductions budgétaires. Si les démocrates n’arrivent pas rapidement à un compromis, on s’achemine vers la fermeture pure et simple des organismes gouvernementaux. En 1995, le blocage sur le budget avait entraîné pendant cinq jours, à Washington, la fermeture de plusieurs ministères, services sociaux, musées, parcs, l’arrêt du paiementdes salaires des fonctionnaires et une montagne de bouses d’éléphant au zoo, faute d’employés pour les évacuer !
Ce qui se passe actuellement au Wisconsin, nous concerne tous, car c’est aussi ce qui nous attend avec les mesures d’austérités à venir pour saigner la classe moyenne. Ils vont réduire les salaires, nous enlever tous nos acquis, et pendant ce temps tous les prix vont augmenter. Tout ça au nom d’une dette qui est illégale, sous la couverture d’un pseudo déficit. Pourquoi devrions-nous payer ce manque à gagner, quand on gaspille notre argent à tous vents ?
Et cette petite révolution peut être la mèche qui va enflammer tout le reste des États-Unis. Donc à surveiller comment tout ça va se développer là-bas…
Merci Christian!
Jo ^^

SOURCE : http://noxmail.us/Syl20Jonathan/?p=18129

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