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6 février 2012 1 06 /02 /février /2012 20:41

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Le jeudi 09 février à 20:00, Gérard PRIVAT, candidat à la Présidentielle 2012″, sera sur www.opinews.com


Vous pouvez regarder l’émission en direct sur son blog de campagne (http://gerard-privat.fr/actualites/) et également sur notre blog « La Pensée Citoyenne» ou ici :

<iframe src="http://www.opinews.com/Emission/embed.aspx?room=0704b074b2c041078f8b9d5ab06c22ad" frameborder="0" width="450" height="710"></iframe>

 

Gérard PRIVAT répond à vos questions : vous pourrez également intervenir en direct et échanger vos points de vue pendant l’émission.


Pour participer à l’émission vidéo interactive en webcam ou en tchat, inscrivez-vous gratuitement dés aujourd’hui sur http://www.opinews.com/Emission/embed.aspx?room=0704b074b2c041078f8b9d5ab06c22ad


Vos soutiens individuels sont précieux, n’hésitez pas à diffuser ces informations via vos réseaux sociaux et vos messageries.


Pour participer à l’action d’Avenir Solidaire, rendez-vous sur http://www.avenir-solidaire.fr/adhesion.html


Avenir Solidaire


Pour lire les textes fondamentaux, visitez le site d’Avenir Solidaire.


Pour partager et échanger, visitez le blog « La Pensée Citoyenne ».


Avenir Solidaire et la Présidentielle 2012, voir  le blog de campagne de Gérard PRIVAT

 

 

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2 février 2012 4 02 /02 /février /2012 11:18
Chevenement.fr
"Je vais bien sûr faire entendre ma voix, demain comme hier, au long de cette campagne"
Agenda et médias
"Je vais bien sûr faire entendre ma voix, demain comme hier, au long de cette campagne"

Entretien de Jean-Pierre Chevènement à L'Est républicain, jeudi 2 février 2012.

 


"Je vais bien sûr faire entendre ma voix, demain comme hier, au long de cette campagne"
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L'Est républicain: Qu’est-ce qui vous a conduit à renoncer à votre candidature ? C’est la difficulté de récolter les 500 signatures ?
Jean-Pierre Chevènement:
Non, ce n’était pas le plus préoccupant. Il nous restait du temps et j’avais bon espoir d’y parvenir. La raison, c’est le manque de moyens financiers. Je ne suis pas riche, vous le savez bien… Avec 100.000 €, il ne m’était pas possible de faire une campagne.


Les sondages ne vous qualifiaient que de 1 % des voix, cela vous a-t-il découragé ?
Si j’avais mené une campagne démagogique, j’aurais peut-être eu plus de succès. Mais j’ai choisi une campagne délibérément pédagogique, très articulée, qui s’adressait vraiment à l’intelligence.

C’était risqué…
Ce n’était peut-être pas la meilleure solution (rire). Je ne la regrette cependant pas. Elle m’a permis d’affirmer notre identité et le point de vue qui est le mien et celui de mes amis. J’ai pu m’exprimer abondamment dans les médias qui ont bien voulu recueillir mes impressions et mes analyses. J’ai effectué de nombreux déplacements sur le terrain, j’ai visité une vingtaine d’usines.

Qui allez-vous soutenir ? Allez-vous continuer à vous exprimer ?
Le communiqué que j’ai publié suffit à ce stade. Il est assez explicite et je parlerai plus longuement la semaine prochaine. Je vais bien sûr faire entendre ma voix, demain comme hier, au long de cette campagne. Malgré le refus de Mme Merkel, qui prétend dicter sa loi au suffrage universel et refuse d’accepter la révision du traité, j’expliquerai les périls où nous conduit l’euro surévalué, la nécessité d’étendre les missions de la Banque centrale européenne et d’organiser la relance en Europe, l’importance de préserver la souveraineté budgétaire et fiscale de la France, qui doit rester dans les mains du Parlement français.


Ces quelques jours de silence seront-ils occupés à négocier un accord politique avec un autre candidat de gauche, puisqu’ils sont deux, François Hollande et Jean-Luc Mélenchon, à se dire prêts à vous accueillir ?
Il n’y a qu’une négociation qui a été entamée, en mai dernier, entre le MRC et le PS. Elle porte sur les législatives et notre représentativité. C’est tout à fait autre chose et d’ailleurs, il n’y a toujours pas d’accord à l’heure actuelle. C’est le président du MRC, Jean-Luc Laurent, qui s’en occupe. Je vous rappelle que je n’en suis que le président d’honneur… Je n’en dirai pas plus aujourd’hui.

Propos recueillis par Jean-Pierre Tenoux

Source : L'Est républicain
Voir aussi :
Jean-Pierre Chevènement devrait se prononcer en faveur de Jean-Luc Mélenchon.

Jean-Pierre Chevènement renonce à être candidat à la présidentielle

En trois mois, les lignes on bougé, ce n’est qu’un début… La décision de retrait de candidature, prise le 1er février par Jean-Pierre Chevènement, était inéluctable car il n’avait pas les moyens…

Pour lire la suite cliquez ici

 

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1 février 2012 3 01 /02 /février /2012 21:58

http://www.politique-actu.com/files/982-pour-une-constituante-1,bWF4LTY1NXgw.jpg

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Appel public 

de l'Association

pour une Constituante  

André Bellon
Président de l'Association
www.pouruneconstituante.fr 

 

01/02/12

 
À plusieurs reprises, dans la période récente, le peuple français a exprimé sa volonté et rappelé sa souveraineté, pilier de la République.

Le 29 mai 2005, en votant NON au référendum, les Français ont ouvert une voie que les responsables des tendances politiques principales se sont empressés de fermer.

Un an plus tard, en faisant échec, dans la rue, au Contrat première embauche (CPE), les citoyens se sont de nouveau affirmés, obtenant même qu’une loi votée ne soit pas appliquée. En 2010, ils ont une nouvelle fois fortement manifesté face à la contre-réforme des retraites, mais sans être entendus.
 
Les élections devraient être un moment pour l’expression de cette volonté. Rien ne prouve que la Présidentielle puisse le permettre.

Pour l’Association pour une Constituante, il revient à tous les citoyens d’affirmer le pouvoir qui est le leur et à tous les partis, mouvements et associations qui se réclament de la République et de la démocratie d’exprimer cette volonté. Pour faire face à la crise, doit s’engager une discussion libre et démocratique à la hauteur de l’énergie qui s’est manifestée dans la population. Car, sans lendemain, cette force risque de se perdre, soit dans un désespoir démobilisateur, soit dans des révoltes sporadiques sans avenir, soit dans des mouvements antirépublicains destructeurs des libertés.
 
Or, la nature de la Constitution actuelle, de ses applications autoritaires successives et de sa valeur incertaine dans le cadre des institutions européennes empêchent l’expression démocratique. Il faut imposer le respect des principes républicains, en particulier la séparation des pouvoirs et la lutte contre les inégalités sociales qui sapent la cohésion nationale. Il faut affirmer avec force l’exigence de voir ceux qui ont conduit au désastre actuel assumer leurs responsabilités et les conséquences de leurs choix au lieu de s’en remettre aux marchés ou aux institutions financières internationales.
 
Le débat démocratique et la façon de faire aboutir les aspirations populaires sont aujourd’hui la priorité. Si l’élection présidentielle est perçue comme un temps fort de la vie politique, force est de constater qu’elle se résume, en fait, à un débat entre des personnes censées détenir les réponses à tout. Elle gomme toute dynamique sociale et relègue au second plan la reconstruction de la citoyenneté. La souveraineté populaire, pourtant inscrite dans la Constitution, n’est alors plus qu’une apparence et l’élection aboutit à désigner la personne qui gèrera la vie publique dans le cadre des contraintes imposées par l’Union européenne, les États qui la composent et l’Organisation mondiale du commerce (OMC).
 
Face aux défis que pose un monde en profonde mutation, on ne saurait continuer de restreindre le pouvoir à une classe dirigeante de plus en plus minoritaire, de moins en moins légitime. Les mesures nécessaires ne pourront être prises que dans la préalable réaffirmation des règles qui doivent fonder une démocratie. Celle-ci impose l’élection au suffrage universel d'une Assemblée constituante qui, appuyée sur la volonté du peuple, permettra de refonder la communauté politique nationale sur des bases démocratiques.
Selon les principes de la Déclaration des droits de l’homme et du citoyen, elle disposera de l’autorité nécessaire pour tenir en respect les forces économiques et politiques opposées à la République et relancer la grande histoire du combat pour la liberté, l’égalité et la fraternité entamé en 1789. Ce combat, qui avait trouvé une expression renouvelée en 1944 dans le programme du Conseil National de la Résistance doit retrouver un nouveau souffle.
 
L’Association pour une Constituante s’adresse à vous pour discuter ensemble des voies et des moyens de constituer un vaste mouvement pour une Constituante souveraine et du contenu dont elle pourrait se saisir, sans attendre, dans l'intérêt du pays et de sa population.


L'association pour une Constituante, 13 rue du Pré Saint Gervais 75019
Paris, www.pouruneconstituante.fr , a pour but l'élection en France d'une Assemblée Constituante au suffrage universel direct.

 

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31 janvier 2012 2 31 /01 /janvier /2012 14:41

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Postures et impostures présidentielles

Posted: 29 Jan 2012 11:55 PM PST

 

Hier soir, Nicolas Sarkozy s’est exprimé sur huit chaines de télévision. Ce faisant, il cherchait à casser la dynamique positive enclenchée depuis une semaine par François Hollande, sans pour autant véritablement rentrer dans la campagne comme candidat…
Les postures du chef de l’Etat
C’est toute l’originalité de cette campagne présidentielle que de voir le président prendre des initiatives tous azimut en fin de mandat. Certaines sont de vrais sujets, comme la taxation des transactions financières ou la réforme de la fiscalité de notre protection sociale. L’augmentation du COS, l’obligation d’augmenter le nombre de jeunes dans les entreprises ou la banque de financement de l’industrie devront être étudiées dans le détail pour pouvoir les juger définitivement.

 

Comment instaurer une taxation des transactions financières dans un cadre national et pas européen ? Faut-il mettre en place une restriction des mouvements de capitaux pour y parvenir ? L’idée est bonne, mais Nicolas Sarkozy l’aborde de manière superficielle, oubliant de réfléchir aux conditions nécessaires à sa bonne mise en place. La TVA sociale est surtout une hausse d’impôts qui ne changera pas grand chose à notre compétitivité, comme le soutient NDA.

Bref, Nicolas Sarkozy nous propose des débats intéressants, mais comme le plus souvent, bâclés et qui ne vont pas jusqu’au bout des choses. Il traite les questions qu’il pose de manière superficielle, uniquement pour occuper l’espace médiatique et dicter leur agenda aux média, en oubliant complètement de les traiter à fond. Comme d’habitude, il s’agit de simples postures destinées à éviter de rester dans un tête-à-tête intenable avec un très mauvais bilan.
Les impostures du candidat
Ce faisant, le président de la République peut continuer à faire mine de gouverner pour éviter d’avoir à rentrer en campagne et débattre de son bilan ou des propositions qu’il pourrait faire aux Français. Il fait tout pour faire une campagne courte car il sera plus facile pour lui de s’en tenir à des postures et des impostures. Malheureusement, ce refus de rentrer dans l’arène du débat public et ce profond manque de courage démocratique ont le goût d’une imposture.
Autant on pouvait encore se dire qu’il n’était pas totalement injuste qu’il refuse d’annoncer sa candidature l’an dernier, autant l’exercice d’équilibriste auquel il se soumet depuis quelques semaines ne fait qu’accentuer sa langue de bois naturelle. Il est évident pour tout le monde que Nicolas Sarkozy sera candidat, ce que tous ses proches, Claude Guéant ou Brice Hortefeux, confirment à longueur d’interviews, mais il refuse d’admettre cette évidence.
Bref, Nicolas Sarkozy ressemble de plus en plus à Valéry Giscard d’Estaing en 1981, enfermé dans ses certitudes, complètement coupé de la réalité, ne se rendant pas compte que son discours tourne à vide, que les Français ont largement décodé les ressorts de sa communication après un quinquennat où il a beaucoup trop parlé, beaucoup trop promis, jusqu’à dire tout et son contraire avec la même force de conviction, démonétisant sa parole jusqu’à l’absurde.
L’intervention d’hier soir est celle d’un président qui s’agite pour essayer de faire oublier son bilan calamiteux et bâcle des débats pourtant importants. Nicolas Sarkozy va dans le mur, mais pire, il le fait en accélérant et en klaxonnant. Il récoltera donc ce qu’il a semé depuis cinq ans le 22 avril.
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28 janvier 2012 6 28 /01 /janvier /2012 21:47

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Tobin or not Tobin ?

28 janvier 2012

 

http://www.dailymotion.com/video/xo3u8t


Monsieur Sarkozy a décidé unilatéralement, contre l’avis de ses partenaires européens, d’adopter la taxe Tobin.


Il faut savoir que l’idée de cette taxe a été lancée par James Tobin en 1972.


A cette époque là, il y a quarante ans, la taxe Tobin aurait eu une réelle utilité dans l’économie mondiale.


Cette taxe aurait pu, à cette époque là, limiter et réguler la spéculation financière qui s’annonçait, suite à l’abandon des accords internationaux de Bretton Woods en 1971.

Mais maintenant la taxe Tobin est dépassée.


Nicolas Sarkozy propose cette taxe Tobin paradoxalement car souvenons-nous qu’en arrivant au pouvoir il a fait supprimer la taxe sur les transactions boursières.


De plus, il a déjà affirmé son opposition à cette taxe de manière virulente.


Mais vu son double langage habituel, il peut très bien dire au peuple qu’il appliquera une taxe conséquente et rédhibitoire tout en rassurant en coulisses les spéculateurs qui verront la taxe compensée et donc réduite à zéro.


Par ailleurs…


La spéculation financière est maintenant poussée à l’extrême.


Elle appauvrit chaque jour davantage le monde du travail.


Elle est maintenant assimilable à du vol organisé et donc à du grand banditisme.


Taxer cette spéculation équivaut à la rendre définitivement légale.


Or, la spéculation financière internationale ne doit pas être taxée mais interdite.


Mon projet économique prévoit une régulation des monnaies.


Cette régulation se fera en concertation entre les pays, ce qui rendra inutile les spéculations.


Alors pour mémoire, ces spéculations ont débuté dans les années 70 pour garantir les changes monétaires des entreprises après l’abandon des accords de Bretton Woods.

Dans mon projet, la spéculation financière qui détruit la richesse du travail sera mise hors-la-loi.

 

Gérard PRIVAT

 

Article visible sur le blog de campagne de Gérard PRIVAT

Pour lire les textes fondamentaux, visitez le site d’Avenir Solidaire.
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28 janvier 2012 6 28 /01 /janvier /2012 02:14

http://perlbal.hi-pi.com/blog-images/70129/gd/1195217705/Le-sarko-show.jpg

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Ah oui, la com. La COM. ! Sarko sans la com. ce serait un paquet de bonux sans le cadeau n'est-ce pas ! Dans le programme de com., il était prévu que lundi et mardi, Sarko allait jouer à Caliméro, genre pour faire pleurer dans les chaumières. Et allez tournez manège, des phrases, il y en a eues ! On a même failli croire qu'il allait se barrer tout de suite tellement il nous jouait le mec désabusé, si déçu par si peu de reconnaissance pour son dévouement sans faille. Prêt à rentrer au Carmel plutôt que s'occuper d'une section de l'UMP. Le mec qui se croit sorti de la cuisse de Jupiter a bien pété un cable, dis-donc. Pour qui il se prend. Misère, misère !


Et puis, une fois que la sauce a bien pris, v'lan ! On nous annonce le grand show sur quatre chaînes de télé en même temps ! Avec au moins trois journalistes ouvertement de son bord politique pour lui poser les questions qu'il leur aura demandé de poser !!! Euh ! C'est le candidat où le président qui va parler ? Curieusement, il va passer une heure à descendre le programme des candidats à la présidentielle, mais il défendra mordicus qu'il fait un discours de président. De son bilan, il n'en sera pas question. SORTEZ-LE, on l'a assez vu !

J'affiche ouvertement un anti sarkozysme primaire. Durant cinq dures années, ce mec nous a mis la rate au cours bouillon. On ne peut espérer mieux comme oiseau de mauvaise augure, comme tueur de talents, comme brouilleur de pistes. En cinq ans et un nombre incalculable de tours de passe-passe, de propos contraires, de mesures prises, de mesures retirées, il a jeté sur la France une chape de plomb. Les gens sont déprimés, abrutis. Aujourd'hui, nous levons enfin la tête, juste parce que nous avons l'espoir de ne bientôt plus voir sa gueule. C'est clair, je ne vais pas regarder Sarko à la télé. Il y a quand même mieux à faire, bigre. Même faire le ménage sera plus marrant.

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Sur ce blog sympa, à découvrir, aussi :

 


Je vous livre ce texte, daté de 1903, préface de La Vie de Beethoven écrite par Romain Rolland, parue aux cahiers de la quinzaine. Il est étrange de voir à quel point l'histoire se renouvelle sans cesse. Le Monde étouffe, oui, la vie est dure, mais cela n'est pas nouveau. 1903. Un peu plus de dix ans avant la première guerre Mondiale. Mais comme nous étouffons depuis longtemps, que le temps s'accélère, que les armes sont de plus en plus sophistiquées, attention... attention.... bonne fin de […]

 

 

L'homme est intelligent, cultivé, posé, et sans aucun doute très attaché à la France, ce qui déjà est une véritable révolution pour nous qui subissons depuis cinq ans les errances d'un type inculte, mal élevé, assez peu attaché à la France, mais très attiré par les feux de la rampe et tout ce qui brille. Hollande rassure quand Sarkozy nous irrite, nous fait plonger dans une déprime abyssale, nous bourre le cul de dynamite et nous fait exploser en plein vol, pour ceux qui ont osé s'envoler. […]

 

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Accords compétitivité-emploi :

L'envers du décor du « chantage à l'emploi » !

La TVA sociale que le président essayera de nous vendre dimanche soir, n'est en fait qu'un écran de fumée destiné à masquer les accords-compétitivité-emploi qui vont modifier en profondeur le code du…

 

Pour lire la suite cliquez ici

 

 

La mondialisation malheureuse : l’affaire Lejaby.

Cet article est repris sur le blog de Olivier Berruyer http://www.les-crises.fr/lejaby/ Il donne la parole à un repreneur éventuel de l'entreprise Lejaby qui explique pourquoi la fameuse TVA sociale

 

Pour lire la suite cliquez ici


 

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28 janvier 2012 6 28 /01 /janvier /2012 00:49

 

 

http://www.marianne2.fr/photo/art/default/937679-1112234.jpg?v=1313154845

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(..)  Au demeurant, nous sommes entrés dans une nouvelle étape dans les relations internationales, l'étape de la mondialisation.


Bien évidemment, je suis contre toute mondialisation de type capitaliste qui vise à imposer aux peuples les concurrences et les exploitations des grandes entreprises capitalistes et ce qui leur est lié, comme toute forme d'Etat mondial par exemple. Ou même "régional", européen par exemple.


Les peuples du monde,
à l'époque de la mondialisation,
doivent avoir le droit de tisser entre eux,
à la carte et selon leurs souhaits,
les relations de solidarité et d'échanges en tous domaines,
contre toutes les dominations quelles qu'elles soient
et contre toutes les organisations étatiques qui les incarnent. (..)
§§§§§

 

Droit des peuples à disposer d'eux-mêmes,

par Michel Peyret


Pour ma part, je suis irréductiblement pour le droit des peuples à disposer d'eux-mêmes, en tout temps et en toutes circontances. Rien ni personne ne doit pouvoir mettre en cause leur souveraineté. Cette position de principe me conduit à me prononcer [...]


Lire la suite

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28 janvier 2012 6 28 /01 /janvier /2012 00:39

--Hémicycle du Parlement européen à Strasbourg-- © Commission européenne

Le Parlement européen s’est réuni du 16 au 19 janvier 2012 à Strasbourg. Voici les principaux éléments discutés et votés lors de cette session.

LE PARLEMENT EUROPÉEN CHANGE DE PRÉSIDENT

Un curieux accord lie les deux principaux groupes politiques du Parlement européen. Le Parti Populaire Européen (PPE) de droite et les socialistes européens du groupe Socialistes & Démocrates (S&D) se partagent la présidence pour la durée de la législature. Le Président sortant, M. Jerzy Buzek était issu des rangs du PPE, c’est donc le socialiste Martin Schulz qui a été élu ce mardi 17 janvier par 387 voix. C’est une majorité plus faible de celle de son prédécesseur qui avait obtenu 555 voix lors de son élection en juillet 2009.


Lors de son intervention, le nouveau Président a déclaré : « Je serai le président de tous les membres du Parlement, et je défendrai les droits de vous tous ». Avec la Conférence des présidents (réunissant les présidents des différents groupes politiques), le président du Parlement européen représente notre instance auprès des autres institutions européennes, des Parlements nationaux et des pays tiers, et impulse l’activité du Parlement et la programmation législative. Il faut bien reconnaître que les promesses du Traité de Lisbonne pour un rôle plus important des parlementaires européens ne sont pas au rendez-vous. Il serait temps notamment que le Parlement ait la possibilité de proposer des lois et des directives.


Martin Schulz a dit aborder sa tache avec « humilité à un moment où l’échec de la construction européenne apparaît, pour la première fois dans son histoire, comme un scénario réaliste ». Celui-ci a regretté la mise de côté de la « méthode communautaire » : la recherche du compromis européen entre le Parlement et le Conseil.


Cette approche est selon lui de plus en plus mise en danger par la multiplication des sommets entre chefs d’Etat qui imposent leurs vues au Parlement. Il a été rejoint dans cette analyse par les présidents des autres groupes.


Notre groupe connaît aussi quelques changements, avec le départ d’Ilda Figueiredo, l’une des figures de la gauche portugaise, remplacée par Inès Zuber. De son côté, Elie Hoarau, le secrétaire général du Parti communiste réunionnais, laisse sa place à Younous Omarjee pour défendre les outremers français.

LE PARLEMENT EUROPÉEN CRITIQUE LE NOUVEAU TRAITÉ SUR LA FORME, MAIS PEU SUR LE FOND

Mercredi 18 janvier, le Parlement a adopté par 521 voix pour, 124 contre et 50 abstentions une résolution très critique envers le projet de nouveau traité en négociation au sein des gouvernements européens.

Ceci est la manifestation des contradictions existant au sein des institutions européennes et entre les pays.
Le Parlement européen récuse le terme de « Traité européen » employé par Mme Merkel et M. Sarkozy, du fait du refus du Royaume-Uni d’y participer, la formulation retenue dans le préambule du texte est donc celle d’un « Accord d’union économique renforcée ».

Les négociations sont encore en cours. Mais le nouveau traité est une véritable camisole de force. Il doit instaurer pour tous les Etats signataires une limite de dépense publique avec des mécanismes d’ajustement immédiat. Dans sa version actuelle, si un Etat dépasse les 0,5% de déficit structurel (son déficit sans la charge de la dette et les effets de conjoncture), une autorité supérieure nationale (à définir) doit automatiquement le forcer à corriger son budget afin de le remettre dans les carcans communautaires. La mise en place de cette règle serait surveillée par la Commission qui aurait également le pouvoir de sanctionner les Etats n’appliquant pas suffisamment l’austérité sociale, économique et budgétaire.

Dans la résolution adoptée, les députés émettent « des doutes » sur le nouvel accord et sur sa forme. Le Parlement demande donc à revenir dans le jeu en faisant appel à la « méthode communautaire » : la recherche du compromis avec le Parlement et le Conseil, en co-législateurs égaux. Pour ce faire, il exige que, dans les cinq ans après sa ratification, ce nouvel accord soit intégré dans le système européen (afin que le Parlement européen puisse prendre sa place dans la structure qui sera établie).


Si elle critique essentiellement la forme de ce nouvel accord, la résolution émet aussi une opinion sur son contenu :

« estime que la discipline budgétaire, si elle constitue le fondement de la croissance durable, ne pourra à elle seule assurer la relance économique, et que l’accord doit adresser un message clair, à savoir que les dirigeants de l’Europe mettront en œuvre des actions énergiques sur les deux fronts; insiste, par conséquent, sur le fait que l’accord doit comporter l’engagement, de la part des parties contractantes, d’adopter des mesures visant à promouvoir le renforcement de la convergence et de la compétitivité, ainsi que des propositions en vue de la création d’un fonds d’amortissement, de l’émission d’emprunts obligataires pour le financement de projets, de l’instauration d’une taxe sur les transactions financières établie dans le droit de l’Union et, tout en veillant à la discipline budgétaire, de l’élaboration d’une feuille de route pour les obligations de stabilité ».

Évidemment les réticences ne vont pas jusqu’à tirer les leçons des échecs graves des Traités de Maastricht et de Lisbonne qui ont plongé l’Union européenne dans une crise inconnue jusque là.

Le passage en force qui est imposé pour répondre aux exigences de la Banque centrale européenne représente un véritable déni de démocratie que j’ai dénoncé dans une déclaration :


« Je m’oppose avec force à la démarche engagée pour établir un nouveau traité dont l’objectif est d’imposer l’austérité aux peuples européens.

Les négociations actuelles contournent les représentants élus directement par les citoyens européens en se limitant au cénacle des gouvernements et en excluant les parlements nationaux et le Parlement européen.

En prenant la forme d’une négociation entre Etats on n’accorde aux organes les plus démocratiques qu’un rôle de validation d’un fait accompli.

Ce déni de démocratie est d’autant plus intolérable qu’il en va du futur même du projet européen qui troque la solidarité européenne pour les demandes d’austérité de la Banque centrale et de la Commission.

Les mécanismes de surveillance et de sanction prévus représentent une mise au pas de la politique économique des Etats leur interdisant toute relance par la consommation et l’investissement.

L’Union européenne doit au contraire revoir de fond en comble ses fondements économiques et s’avancer vers un nouveau pacte de progrès social qui place l’humain au centre de ses préoccupations.

Une Banque centrale européenne, au service des peuples, doit être l’instrument de cette ambition en privilégiant par le crédit des investissements créateurs de richesse et de biens publics dans l’éducation, la formation, la recherche, les infrastructures, les services publics ».

 

(..)

LA NOUVELLE PRÉSIDENCE DE L’UNION EUROPÉENNE

Tous les six mois la présidence de l’Union européenne change et revient à un autre État membre. Après la Pologne, c’est au Danemark de reprendre la main.

La présidence n’accorde aucun pouvoir supplémentaire, d’autant plus qu’avec le Traité de Lisbonne l’Union européenne s’est également dotée d’un président du Conseil européen (actuellement Herman Van Rompuy). Cependant la présidence permet à un État de mettre en avant ses priorités dans l’agenda européen, les politiques qui lui tiennent à cœur. Dans le cas de la Pologne, c’était le partenariat oriental, les relations avec ses voisins de l’Est notamment l’Ukraine avec la volonté de conclure un accord d’association, ainsi que la politique énergétique.

Le Danemark, l’un des pays adeptes de la flexécurité, fait face à plusieurs contradictions. Résolument européen, il ne fait pas partie de la zone euro et son précédent gouvernement s’était fait remarquer en remettant en cause l’ouverture des frontières. Son nouveau gouvernement – de centre gauche – n’a qu’une centaine de jours d’ancienneté.

L’environnement constituera l’une des priorités de la présidence danoise,  mais l’agenda européen 2012 sera surtout rythmé par la crise de la dette européenne et les négociations autour du nouveau traité. Le calendrier fixe la fin des négociations au 30 janvier, une adoption en mars et une application dès 2013. Le Danemark s’était lui administré une sévère cure d’austérité dans les années 80 qui avait conduit à une quasi décennie de stagnation. On peut donc s’attendre à ce qu’il soutienne le nouveau Traité.

L’agenda sera également occupé par les nouvelles réglementations sur le futur de la politique agricole commune (PAC). Le Danemark est l’un des pays les plus réticents à une PAC forte et soutient le principe de « verdissement des aides agricoles », c’est-à-dire la suspension de 30% des aides directes en cas de non respect de trois conditions : maintenir des pâturages permanents, pratiquer trois cultures distinctes et maintenir une « zone réservée à l’écologie ».

Autre point majeur : la préparation du Budget 2014-2020, grand enjeu de la deuxième partie de législature pour la définition des objectifs de l’Union européenne, avec cette question fondamentale : solidarité ou compétitivité ?

Mme Helle Thorning-Schmidt, Premier ministre danois et ancienne députée au Parlement européen, a rappelé l’attachement de son pays à la méthode communautaire. Søren Bo Søndergaard (GUE/NGL) l’a cependant avertie :

« Le gouvernement danois a remporté les élections de septembre grâce à la promesse de travailler à résoudre la crise plutôt que de s’engager sur la voie d’une austérité sauvage; de sortir de la crise grâce à la création d’emplois, pas par leur destruction. Ces questions sont d’autant plus d’actualité à un niveau européen, notamment à la lumière de la hausse du chômage. 5 millions d’espagnols sont au chômage, et le chômage de la jeunesse culmine à plus de 20% dans 18 pays de l’UE.

Cependant, le programme de la présidence danoise se lit comme un tract Merkozy : pas d’investissement, seulement des restrictions. Une telle politique va accroître le chômage et notre groupe pense que cette politique est un désastre.

Nous n’avons pas besoin de plus de restrictions imposées par l’UE, ni de conventions financières ou de traités visant à dégrader les services publics et à imposer des coupes de salaires. Les peuples européens ont besoin de travail pour améliorer notre bien-être commun et la présidence danoise a 6 mois pour démontrer si elle fait partie de la solution ou du problème ».

LE PARLEMENT EUROPÉEN S’ATTAQUE AUX PROBLÈMES DE LA CHAINE ALIMENTAIRE

Jeudi 19 janvier le Parlement a dénoncé dans deux textes les pressions qui pèsent sur les agriculteurs face à la grande distribution et aux producteurs d’engrais.

Pour les intrants (les produits nécessaires au fonctionnement de l’exploitation agricole que celle-ci doit acheter) comme pour les sortants (la production), les agriculteurs sont en position d’infériorité face à des monopoles considérables, ce qui réduit leur marge de négociation et donc leur revenu.

C’est ce dilemme que souligne le rapport de José Bové adopté ce 19 janvier sur les intrants agricoles : « les producteurs primaires ne peuvent bénéficier pleinement de l’augmentation des prix à la production, car ils sont pris en tenaille entre, d’une part, les faibles prix au départ de la ferme en raison des positions fortes des transformateurs et des détaillants et, d’autre part, les prix élevés des intrants dus à une forte concentration des sociétés d’intrants agricoles ». Ce déséquilibre est bien illustré par ce chiffre du rapport : en dix ans « les coûts des intrants des agriculteurs de l’Union ont grimpé en moyenne de près de 40 % » alors que les prix payés aux agriculteurs n’augmentaient que de 25%, réduisant d’autant leur revenu.


La résolution commune adoptée le même jour s’attaque à l’autre bout de la chaîne : les déséquilibres dans le rapport de forces entre agriculteurs et centrales d’achats, négociants et grandes surfaces, qui nuit gravement aux agriculteurs et, en fin de compte, nuit aussi aux consommateurs.


Partant des « déséquilibres » constatés, elle demande de « garantir des relations loyales et transparentes entre les producteurs, les fournisseurs et les distributeurs de produits alimentaires ». Pour ce faire elle demande des actes forts de la Commission et des Etats contre les pratiques d’achat abusives et les abus de position dominante. D’abord en lançant une enquête générale dans chaque secteur puis en mettant en place dans chaque Etat, en coordination avec la Commission, un système de surveillance et de sanction.

La résolution demande également un plus grand respect des délais de paiements, une meilleure surveillance des prix, plus de pouvoirs pour les organisations de producteurs agricoles et l’adaptation des textes sur la concurrence pour qu’elle puisse s’attaquer plus efficacement aux pratiques abusives.

Lors du débat, Joao Ferreira (GUE/NGL) a rappelé les difficultés terribles auxquelles font face les petites et moyennes exploitations ainsi que les exploitations familiales. La spéculation grandissante sur les marchés agricoles mondiaux oblige à repenser totalement les politiques agricoles et commerciales ainsi que le marché unique :

 

« Il est impératif d’inverser cette tendance négative vers une centralisation de la production alimentaire. Nous devons encourager la production locale, réduire les transports, introduire des mesures fortes contre le genre de dumping dont nous avons été témoins dans le secteur laitier et s’assurer d’une distribution juste des capitaux tout au long de la chaîne alimentaire.

Des limites maximums doivent être appliquées aux marges de profits des gros acheteurs et des supermarchés et des systèmes de surveillance doivent être mis en place sur les prix appliqués par les détaillants et les entreprises de grande distribution.

Ces mesures sont cruciales non seulement pour l’Europe mais aussi pour les pays en développement pour des raisons de protection de l’environnement et de développement social ».

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COMPTE-RENDU DE SESSION DU PARLEMENT EUROPÉEN (16-19 janvier 2012)

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26 janvier 2012 4 26 /01 /janvier /2012 13:37

 

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Le Brésil démontre à nouveau les bienfaits du protectionnisme

Posted: 24 Jan 2012 10:55 PM PST

 

The Economist avocat du protectionnisme
C’est un des immenses paradoxes de l’hebdomadaire libéral britannique. Bien qu’il ait été fondé par opposition à des lois protectionnistes et qu’il soit un avocat infatigable et dogmatique du libre-échange, il donne sans cesse des exemples des bienfaits du protectionnisme. Dans un récent papier sur les pratiques protectionnistes du Brésil à l’égard de la Chine, il est à nouveau revenu sur les mesures prises par Dilma Rousseff vis-à-vis du marché automobile.

 

Dans un papier récent, j’avais évoqué, déjà grâce à The Economist, que, suite à une augmentation de la part des véhicules importés de 16 à 23% du marché, le Brésil avait décidé d’imposer des droits de douane de 30% pour tous les véhicules extérieurs au Mercosur. Dans ce nouveau papier, l’hebdomadaire libéral détaille davantage les mesures prises. Tout d’abord, ces taxes s’ajoutent, portant jusqu’à 55% les droits de douane sur les véhicules importés !

Ensuite, le Brésil a l’intelligence d’imposer ce taux en fonction de la part de composants issus du pays (65%) pour éviter que les constructeurs se contentent d’assembler des pièces venant de Chine. Mieux, depuis l’annonce de ces mesures, pas moins de trois constructeurs étrangers (BMW, Jaguar Land-Rover et JAC, un constructeur chinois) ont annoncé la construction d’une usine au Brésil pour contourner ces droits de douane, ce qui va apporter de la croissance au pays.
Leçons pour la France et l’Europe
Bref, loin de parvenir à démontrer que le libre-échange est la seule solution, l’ensemble du papier de The Economist est un plaidoyer involontaire pour le protectionnisme. Encore mieux, Brasilia parvient à restreindre les importations chinoises tout en ayant un excédent commercial avec ce pays, du fait des exportations de matières premières. En fait, comme un écho à notre campagne présidentielle, le gouvernement brésilien veut protéger son industrie.
C’est le déficit commercial sur les produits industriels et le fait que la croissance de la production industrielle soit plus basse que celle du PIB qui pousse les dirigeants brésiliens à vouloir rééquilibrer leurs échanges. Dilma Rousseff et son équipe ne considèrent pas normal que le pays dépende tant d’importations, facteur de déséquilibres économiques. C’est ainsi qu’elle a aussi pris des mesures pour pousser Foxconn à produire des Ipad localement en taxant ceux venant de Chine.
Sachant que le PIB de la France est encore supérieur au PIB du Brésil et bien plus que celui de l’Argentine, qui pratique largement le protectionnisme, il serait parfaitement possible pour Paris de prendre des mesures similaires, non seulement pour protéger nos industries encore présentes, mais aussi pour permettre une réindustrialisation dans des domaines où nous ne sommes plus présents. C’est aussi ce que continuent à faire les pays asiatiques, notamment dans l’automobile.

Naturellement, les tenants du libre-échange vont peindre ce débat en noir et blanc entre les méchants protectionnistes et les gentils libre-échangistes. Pourtant la réalité démontre chaque jour davantage qu’un protectionnisme intelligent est un préalable indispensable à la croissance.

 

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Voir aussi :

Pour un protectionnisme ciblé (La Lettre du Lundi)

Le protectionnisme, lequel, pour quoi faire ? (Vidéo M'PEP)

 

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26 janvier 2012 4 26 /01 /janvier /2012 13:30

 

Des raisons d’espérer et d’entreprendre

by Patrick Le Hyaric

Qui n’a pas été profondément choqué, ému et révolté de voir les larmes de colère des travailleuses de l’usine de lingerie Lejaby, jetées comme des kleenex après avoir fait depuis des décennies la fortune des  propriétaires de l'entreprise. Pour augmenter encore leurs profits, ils ont décidé de détruire la vie, l’avenir de ces ouvrières et de leurs familles en délocalisant la production afin de gagner une quarantaine de centimes d’euros sur un soutien-gorge qui est vendu quatre-vingt euros.

Quel violent contraste entre le sort réservé à ces femmes, véritables assommées sociales du capitalisme et le cirque de prestidigitateurs sarkozystes autour de l’emploi et de la « ré-industrialisation ». Les annonces et mises en scène du prétendu sommet anticrise de mercredi dernier frisent l’indécence totale. Le Président de la République n'y a redéployé que quelques maigres crédits qui n’auront aucun effet. Puis voici le lendemain M. Sarkozy dissertant tranquillement comme s’il n’était pas aux affaires depuis plus de dix ans, déclarant à Lyon : « Il faut à tout prix garroter la perte de sang industriel de la France ». Ce pourrait être risible, mais c’est trop grave venant d'un Chef de l’État qui a laissé supprimer neuf cent entreprises depuis cinq ans et sept cent cinquante mille emplois industriels.

Il se garde bien de rappeler sa promesse lancée sur France 2 en 2007, où il s’engageait « sur le plein emploi,  5% de chômeurs à la fin de son quinquennat ». Ils sont le double aujourd’hui ! Et chaque jour qui passe en Sarkozie en ajoute mille de plus. La semaine a été rythmée par des fermetures d’entreprises et des plans de suppressions d’emplois. Au drame Lejaby s’ajoutent ceux de Pétroplus et de Cofinoga. Quelle violence dans cette  opposition entre les paroles et les actes du bonimenteur qui occupe l’Élysée ! Rien d’étonnant quand tous ses choix politiques ont visé à satisfaire les puissances d’argent. Décidément, M. Sarkozy aura été le Président de l’austérité, du chômage et des déficits publics parce qu'il a choisi son camp, celui des très riches.

Un changement véritable à gauche passe par le refus de la soumission au monde de l’argent, de la finance spéculative et du capital international. L’une des priorités doit donc être de réorienter l’argent vers le travail, la rémunération juste du travail et le développement des activités. Que le candidat socialiste ait désigné cette finance prédatrice comme son « ennemie » dans son discours du Bourget est la manifestation des premiers effets positifs de la campagne de Jean-Luc Mélenchon pour l'égalité,  la justice et un nouveau partage des richesses. On ne pouvait espérer meilleure reconnaissance de l’efficacité et de l’utilité des propositions  du Front de Gauche et du vote en faveur de son candidat Jean-Luc Mélenchon.

Le peuple de gauche sait d'expérience combien, face aux tenants de l'argent-roi, il faudra avoir de courage, d'audace, d''inventivité et d’ambition pour impulser un nouveau type de développement industriel et agricole, respectueux des hommes et de la nature. En mettant le bulletin Mélenchon dans l'urne, chacune, chacun pourra  librement et utilement exprimer son rejet de Nicolas Sarkozy et sa détermination de voir soustraits les systèmes productifs des griffes des rapaces de la finance et inventer un nouveau pôle  de crédit public. Il s'agit ni plus ni moins d'avancer vers une  sécurité du travail, mêlée à la formation et à la culture pour toutes et tous, le plein l’emploi en  impulsant  l’investissement dans le cadre d’une métamorphose environnementale, vers un  plus haut degré de civilisation.

Ceci nécessitera de mener bataille avec les autres peuples pour changer les statuts et les missions de la Banque centrale européenne qui doit avoir des objectifs humains et environnementaux pour critère de ses activités. Elle a vocation à terme de devenir une banque publique, au service de l’intérêt général et les banques nationales doivent pour l’essentiel être propriété sociale et publique au service de l’humain et non plus de la finance. Au-delà, on ne peut penser défendre la vie dans les territoires, réindustrialiser le pays, sans réfléchir à une appropriation sociale d'un type nouveau de certains secteurs décisifs de l’appareil productif et des services essentiels, tout en développant la coopération à l’intérieur de l’Europe.

Au lieu de poursuivre des délocalisations visant à amplifier la surexploitation chez nous et celle des travailleurs dans les pays du Sud pillés, agissons contre l’ultralibéralisme de l’Organisation mondiale du commerce et inventons un nouveau système de co-développement pour le travail, l’école et la formation, l’échange culturel, en particulier  avec les pays arabes qui cherchent les voies de leur émancipation. Ce sont des protections communes aux salariés et aux populations des deux rives de la Méditerranée qu’il faut inventer dans la solidarité. Évidemment, la mise en œuvre et la réussite d’une politique de gauche passent  par le refus clair et net du projet de nouveau traité européen voulu par M. Sarkozy et Mme Merkel et une émancipation des critères ultralibéraux des traités de Maastricht et de Lisbonne.

En définitive, il faut viser  une sécurité au travail pour tous les individus où qu’ils vivent avec un changement profond du sens et de l'exercice de ce travail, et sa juste rémunération. Telle est, selon nous, la voie de l’efficacité économique et sociale pour sortir de la crise.

Nous avons la conviction que l’amplification de la campagne rassembleuse du Front de Gauche, au  cœur de la gauche,  va encore la faire bouger toute entière pour mieux répondre aux attentes du monde du travail et de la culture. C’est la condition d'un succès durable. Plus que jamais c’est Jean-Luc Mélenchon, avec toute la gauche et l'écologie politique,  contre l’assommoir social.

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