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18 juillet 2011 1 18 /07 /juillet /2011 18:53

Quatre priorités pour 2012 (4)

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Connaissez-vous Gini ?, le premier billet publié par La Lettre du Lundi en janvier 2009, portait déjà sur ce thème : la répartition de la richesse. Depuis la fin des Trente Glorieuses, les années Reagan et Thatcher, les écarts de richesse entre individus n’ont cessé d’augmenter dans les pays occidentaux, laminant la classe moyenne qui s’était constituée dans les années 1950-1970.
  
Nous avons abordé cette question de la répartition de la richesse dans de très nombreux billets, notamment dans L’homme de l’année où l’intervention du sénateur Sanders, qui ne concernait a priori que les États-Unis, résumait de facto la situation qui prévaut ou qui se dessine dans de nombreux pays, dont la France.
  
La présidence de Nicolas Sarkozy n’a fait qu’accentuer le phénomène : depuis le vote de la loi TEPA, on n’en finirait pas d’égrener les mesures qui ont contribué à concentrer la richesse dans un nombre de mains toujours plus restreint.
  
  
Redistribuer la richesse
  

Redistribuer la richesse : telle est la troisième priorité que nous proposons pour 2012. Qu’est-ce que cela signifie ? Pourquoi un tel objectif ? Comment l’atteindre ? Autant de questions que nous traiterons successivement.
  
Pour délimiter le cadre de cette proposition, commençons par une définition « en creux ». Redistribuer la richesse entre les individus (nous ne traiterons pas ici de la richesse des entreprises), ce n’est pas – en tout cas pas seulement – augmenter les salaires ou les retraites, imposer plus lourdement les bonus des traders ou taxer plus fortement tel type de transaction ou telle activité. C’est avant tout se fixer un objectif de répartition de la richesse entre les individus dans notre pays, sur la base du coefficient de Gini, par exemple.
  
Il y a deux ans et demi, lorsque fut rédigé le billet Connaissez-vous Gini ?, les derniers chiffres publiés indiquaient que ce coefficient était de 0,327 en France. Les sources alors utilisées n’ont pas actualisé ce coefficient depuis cette date. Il est donc impossible de connaître avec précision son évolution depuis 2009.

Rappelons que le coefficient de Gini permet de mesurer les inégalités de revenus à l’intérieur d’une population donnée. Son calcul est basé sur l’écart entre les revenus dans le groupe considéré : sur une échelle de 0 à 1, plus le chiffre est élevé, plus les inégalités de revenus sont fortes. De façon purement théorique, si le coefficient de Gini est égal à 0, l’ensemble de la population dispose de revenus strictement identiques ; à l’opposé, s’il est égal à 1, un seul individu concentre l’ensemble des revenus de la population.

Grâce à ce coefficient, on peut notamment comparer les inégalités de revenus entre pays mais aussi, à l’intérieur d’un même pays, mesurer l’évolution des inégalités de revenus dans le temps.

Quel objectif voulons-nous atteindre ? Si l’on estime – nous en expliquerons plus loin les raisons – qu’un coefficient de Gini bas est un impératif pour la France, il faut alors avoir pour ambition de se situer parmi les 4 ou 5 pays du monde où ce coefficient est le plus faible.
  
Sur un total de 141 nations analysées, la France se situe actuellement à la 26e place au « palmarès de l’égalité », le Danemark, le Japon et la Suède occupant les premières places avec un coefficient de Gini inférieur à 0,25. C’est l’objectif qu’il nous faut viser.
  
  
Pourquoi ?
  

L’argument va peut être paraître suranné, vieillot, voire ridicule dans le contexte actuel : la politique, dans sa meilleure acception du terme, c’est la recherche du bonheur pour le plus grand nombre. Philosophie utilitariste certes mais qui a l’avantage majeur de rappeler quelques principes oubliés, ou dissimulés, dans une société qui recherche avant tout le plaisir immédiat et personnel. Nous ne discuterons pas ici de la relation entre richesse et bonheur mais, si l’on estime que les deux sont suffisamment liés ou que l’un est un préalable fréquent à l’autre, le bonheur du plus grand nombre, c’est alors la richesse pour le plus grand nombre.
  
Un autre argument doit être avancé : en règle générale, les nations ayant un coefficient de Gini bas sont des démocraties « respectables ». Après les trois pays déjà cités, la Norvège, la République tchèque, la Slovaquie et la Finlande complètent le palmarès ; à l’inverse, les pays où le coefficient de Gini est le plus élevé – donc les inégalités les plus fortes – sont la Namibie, les Comores, le Botswana, Haïti, l’Angola… que l’on ne peut guère définir comme des parangons de démocratie.
  
Un fonctionnement démocratique « sain » semble donc étroitement lié à une répartition de la richesse aussi égalitaire que possible entre les citoyens. Les chiffres apportent là une preuve concrète à un argument de bon sens : quand la richesse se concentre, le pouvoir se concentre à son tour dans les mêmes mains. Répartir la richesse, c’est donc améliorer le fonctionnement de la démocratie.
  
Le dernier argument qui peut être avancé en faveur d’un tel objectif, c’est celui du rôle que la France souhaite – ou peut – jouer dans le monde au XXIe siècle.
  
Au XVIIe siècle, elle a assis sa « grandeur » sur les conquêtes guerrières d’un Louis XIV. Au XVIIIe, ce sont les idées liées à la Révolution française qui lui ont permis d’être considérée comme une nation à l’avant-garde, le pays des droits de l’homme. Au XIXe siècle, la tragique aventure des guerres napoléoniennes marqua le retour à une vision certes classique mais en définitive vaine et éphémère de la notion de « puissance ». Au XXe, il fallut attendre la politique étrangère audacieuse d’un de Gaulle, mélange d’ouverture vers le Tiers-monde, de non-alignement sur les États-Unis et de détention de l’arme nucléaire, pour que la France retrouve un « rang » dans le monde.
  
Et au XXIe ? En rompant avec la politique étrangère d’inspiration gaulliste et en rendant hommage – tel un vassal à son suzerain – à l’Amérique de Bush dès le début de son quinquennat, Nicolas Sarkozy a « banalisé » la France. Si l’on ne considère ici que le plan économique, il l’a alignée sur un modèle américano-chinois qui fait du nombre de milliardaires que comprend chaque pays un indicateur infiniment plus médiatisé que le coefficient de Gini ! Les conservateurs du Tea Party américain et les ploutocrates du Parti communiste chinois (qui n’est plus qu’un Rotary club dont les murs sont tendus de tissu rouge) ont un même objectif de société inégalitaire où les médias et la propagande sont chargés de garantir la docilité des citoyens.
  
Si la France peut jouer un rôle, c’est en se posant en contre-modèle de ce type de société qui ne peut générer que tensions internes, misère pour le plus grand nombre (ne nous y trompons pas, le développement d’une classe moyenne chinoise ne sera qu’un feu de paille compte tenu de la nature ultra-capitaliste du système) et, en définitive, recherche dans l’exutoire de la guerre le moyen de consolider le pouvoir de l’aristocratie au pouvoir, en désignant au bon peuple une cible pour focaliser sa haine, son ressentiment et ses frustrations.
  
En affirmant et en montrant qu’il existe un autre modèle économique que l’adoration du veau d’or, la France renouerait alors avec une tradition qui remonte au siècle des Lumières, représenterait une alternative à un modèle inique, comme ce fut le cas à la fin du XVIIIe siècle.
  
  
Comment ?
  
Le moyen principal d’atteindre un tel objectif, c’est bien sûr la fiscalité, tant celle qui porte sur les revenus que celle qui taxe le capital.
  
En ce qui concerne les revenus (salaires et autres revenus, du type dividendes, stock-options, etc.), la première question que nous sommes amenés à nous poser est celle de l’écart souhaitable – si l’on souhaite maintenir une cohésion sociale suffisante – qui devrait exister entre les revenus les plus élevés et les plus bas.
  
Rappelons que cet écart est aujourd’hui de l’ordre de 1 à 150 entre les smicards et les patrons du CAC 40 qui perçoivent en moyenne 2,5 millions d’euros par an, le record pour 2010 étant détenu par Michel Rollier, le patron de Michelin, avec 4,5 millions annuels (soit 274 fois le SMIC). M. Rollier gagne donc, en une année, 6,5 fois ce qu’un smicard percevra durant une vie active de 42 ans…
  
Une enquête réalisée en avril 2011 auprès de patrons de PME (donc pas vraiment un public d’ultra-gauche…) par IPSOS et le journal La Tribune, montre que le rapport entre le plus bas et le plus haut salaire est inférieur à 1 à 5 dans 79 % des PME interrogées, à 1 à 10 dans 13 % d’entre elles et à 1 à 15 dans 2 % (6 % des dirigeants questionnés n’ont pas répondu). Un rapport de 1 à 20 est donc très rare et ne concerne de facto que les patrons et cadres dirigeants des grandes et très grandes entreprises, traders et autres stars « pipolisées ».
  
On pourrait donc estimer qu’au-delà d’un revenu (toutes sources confondues) de 330 000 euros par an, soit 20 fois le SMIC, le taux d’imposition doit être fortement dissuasif, jusqu’à 90 %. Combien de personnes seront concernées ? Difficile de connaître les chiffres avec précision mais assurément nettement moins de 0,1 % des salariés français, donc moins d’un salarié sur mille.
  
Quid du capital ? Au-delà de quel montant doit-on envisager de le taxer de façon suffisamment forte pour décourager d’en accumuler toujours plus, comme un Bernard Arnault, à la tête de 29 milliards d’euros (de quoi rémunérer, charges sociales comprises, 28 000 smicards pendant toute leur vie professionnelle), qui a multiplié sa fortune par 3,3 ces sept dernières années ?
  
1 million, 10 millions, 100 millions, 1 milliard ? Lançons-nous à l’eau : nous proposons d’imposer le capital au-delà d’un million, comme c’est actuellement le cas avec l’ISF (quoique Sarkozy et l’UMP viennent de relever le plafond de 800 000 à 1 300 000 euros) mais, au-delà de 100 millions, le rabot doit enlever tellement de copeaux qu’il devient inutile de vouloir amasser « toujours plus ».
  
On va objecter que la frange la plus riche de la population fuira la France, qu’on découragera ainsi l’esprit d’entreprendre. C’est tout confondre et tout mettre dans le même sac.
  
Il y aura exode des plus riches ? Sans doute, et alors ? Ils « pompent » aujourd’hui la richesse de la nation sans rien lui apporter en retour, à part des plans de délocalisation et des investissements offshore. Et puis, cet exode pourrait bien avoir un effet bénéfique : on éloignera ainsi les plus fortunés du pouvoir politique.
  
Aujourd’hui, des dîners du Siècle aux déjeuners au Jules Verne, responsables politiques et aristocratie de l’argent se côtoient quotidiennement et, pour nombre de politiques, la « vraie économie », ce sont ces gens-là qu’ils fréquentent tous les jours ou presque, pas le patron de PME auquel on rend visite lors d’une campagne électorale « pour la galerie et les photographes », comme on va au zoo. Cet exode de l’aristocratie aèrera les allées du pouvoir en diversifiant de facto les interlocuteurs de nos politiques.
  
Quant à l’argument, « on va décourager l’entrepreneuriat », rien n’est plus faux. Pour le véritable créateur d’entreprise (excluons donc les pseudo-entrepreneurs qui n’ont qu’un rôle d’investisseur et une mentalité de contrôleur de gestion), la réalisation de soi, la volonté de conquête, la liberté de créer et l’indépendance sont des éléments déterminants. L’entrepreneur agit bien sûr aussi par calcul et appât du gain mais, lorsqu’il se jette à l’eau, la pensée que sa (très éventuelle) future fortune serait rabotée sérieusement si elle dépassait les 100 millions d’euros ne saurait constituer un frein sérieux à l’esprit d’entreprendre.
  
  
Le principal obstacle
  
Redistribuer la richesse en France apparaît donc comme une nécessité de « salubrité publique », pour reprendre une autre expression vieillotte, fort en usage au XIXe siècle. Le principal obstacle n’est cependant pas d’ordre technique mais « psychologico-politique », pourrait-on dire.
  
Depuis 40 ans, la nouvelle aristocratie que constituent ces 0,1 % ou 0,01 % de Français les plus riches, dont nous proposons de rogner très sérieusement fortune et privilèges, a favorisé, encouragé et popularisé le « syndrome du larbin » qui aboutit à « prendre systématiquement la défense des classes les plus favorisées au détriment de celles dont (on) est issu ».
  
Dans un pays dont la devise est « liberté, égalité, fraternité », les médias nous présentent comme un exploit le fait que Bernard Arnault soit, en 2011, passé de la 7e à la 4e place du classement mondial des milliardaires… Voilà donc une République où l’on nous montre en exemple la réussite aristocratique ! C’est donc dans les esprits que se jouera la bataille de la redistribution de la richesse car, au-delà des arguments techniques, il faudra oser – symboliquement et fiscalement – mettre des têtes au bout d’une pique.
  
  
Lundi
© La Lettre du Lundi 2011

 

 

http://lalettredulundi.fr/2011/07/11/quatre-priorites-pour-2012-4/

 

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15 juillet 2011 5 15 /07 /juillet /2011 05:37

 

Urgent need for an International Court for Global Financial Crimes

 

 

We have been hit by the financial crisis. This financial and monetary crisis constitutes an imminent breakdown of the system that keeps the real economy running. And this crisis is responsible for the destabilization of whole nations as far as their financial future is concerned. To such an extent that one has to say, that we are living in an economic war-zone.

LEAP1 has been describing the attacks of Wall Street and the City of London against the Euro. Eurozone states are facing problems because they are under attack. They are hit by the financial crisis either directly (the necessary tax income is missing) or indirectly (through their effort to save their banks and real economy). And Euroland is defending the Euro with the help of China and others, who need the Euro, when they want to divest the Dollar. So Euroland is defending itself and its future. But at what cost?

Regarding public debts Wikipedia says that wars and economic crises have been the reasons for growing public debts and that the events of 2008/2009 led to an average increase of Eurozone public debts from 70% of the GDP to 85% (about 20 000 Euro per person).2 On top of this we have the 750 billion Euro Rescue Fund, which is equal to about 2 000 Euros for each of the 350 million Euroland citizens. Also many cities have been hit by the crisis. That adds to the load young people have to shoulder before they even start their working live. The public austerity measures affect all public sectors like education and health. In the private sector we have growing bankruptcies and unemployment. All this creates a situation, against which the young people in Europe are starting to rebel.

The context is 30 years of Globalization or “Neo-Liberalization”. The World Bank and the IMF have forced many countries to shoulder immense debts and to convert their economies according to the dictate of Washington. In the developing countries this has lead to the ruin of large segments of the population. In the developed countries people are not dying of hunger, but still the situation for many is getting worse by the day. Just to take one problem out of many: if your medical care is inadequate and if the food you buy is junk food, your health is being degraded and it is a great burden for many people, having to live with an ailing body. We are now for the first time in a situation, where the health of the young generation is worse than the health of older generations.3 The youth already has been robbed of their future. People who are now children, or finishing school, have the prospect of being unable to find a job to sustain themselves and a family as well as not being able to find an environment, in which it’s a pleasure to live.

The global financial crisis that hit the world economy three years ago is the culmination of all this. To understand our situation, we have to see, that the crisis only looks like something inevitable or a natural disaster, but it’s not. It has started and is developing, because some global players, mainly from Wall Street and the City of London, have devised and implemented certain highly criminal schemes.

These schemes are very complex and abstruse, but basically they work like this: You give mortgages to people, who actually cannot afford to buy a house and who will never be able to pay back the mortgage. At the same time you get politics to support this scheme. This is crime number one. Then you make a new product, which consists of these mortgages, and sell the product. You don't tell your customers the truth about this product but you promote it by saying that selling risks is something positive. This is crime number two. And then you bet against your own product, meaning you will make money, when the people who bought the houses cannot service the mortgages any more. This is crime number three. This is the basic scheme. There are variations, of course. For instance, at first you help manipulate the Greek balance, so Greece becomes part of the Euro. After this you bet against the Euro.

This scheme is highly criminal, even more so, if you look at how the scheme unfolded and how many people have been ruined through it and how much damage has already been inflicted. It requires a highly criminal mind and attitude. No normal businessman, even the toughest one, would act like this. It’s like selling a damaged water heater knowing it will set the house on fire, then creating an insurance paying you money when your customer's house burns down. Even the really tough and fraudulent don't normally do business in a way, which does such an immense injury to their customers and to society as a whole. If people behave like this, then we know that they are criminals and we must call for justice.

After the Second World War, the Nuremberg trials were put into place, (1) because the societies, that ended the war, wanted the main perpetrators of the war to be sentenced and punished; (2) because the mechanisms of fascism and of a fascistic mind needed to be understood and (3) because the chain of events, that led to the disasters of the Second World War, needed to be revealed.

The Nuremburg trials functioned as a tool to bring justice to the people who had been damaged by the Nazis. And in our times on an even bigger scale people are financially damaged by the highly-criminal class which is now actually operating our financial systems world-wide.

So today we need such a justice process and an International Court for Global Financial Crimes. And then we need to put the main perpetrators before this court. And exactly like in Nuremberg the following things need to happen:

  1. The key perpetrators need to be identified and put before the court.
  2. An investigation has to be started into the chain of events, which led to the financial crisis. As in every criminal investigation, everything needs to be documented and all the supporters and helpers need to be identified
  3. As at Nuremberg, we should accompany each trial by a psychological and psychiatric investigation. Göring was given a psychologist to understand his mind and behavior. In the same way the criminal mind of those, who invented the schemes, that caused the financial crisis, have to be understood. And we have to understand that these people are criminal and sick, not normal.
  4. The main actors need to be sentenced, punished and placed in a position, where they will never be able again to be part of the business world, like a paedophile can never be a teacher.
  5. Financial reparations have to be part of the punishment, so what has been robbed has to be seized in compensation for the damage, as the possessions the Nazis in Germany had collected from all over Europe during their ascendancy were confiscated from them after the war and returned to the former owners.

An International Court for Global Financial Crimes has to be created because the damage of the last 30 years for the future generations is bigger than the damage of the 30 years from the beginning of the First World War (1914 - 1918) to the end of the Second World War (1939 - 1945), including the Great Depression (1929 - 1939).

Justice is not something you do, because you hate somebody. The symbol of Justice is the balance. So Justice exists to create a new balance. If the victims of a crime don't get justice and the perpetrators are not punished, then the energy of the crime cannot be stopped. This has been proven by systemic therapy4 and it is true for individual and for collective cases. But if the energy of the crime is not stopped, it will at least place the next two generations in a position, where they have no chance to live a life on a healthy financial foundation. So only by putting the main perpetrators of the neo-liberal globalization of the last 30 years and the financial crisis before court can we leave future generations a world in which they can live a self-determined and fulfilled life.

One of the leading players of Wall Street is Goldman Sachs. Just to take two examples out of their record, they were responsible for a huge loss to the German IKB Bank5 and they helped the Greeks to hide their real financial situation.6 Now Goldman Sachs has been investigated in the US by the SEC and has paid a fine of 550 Million Dollars. This was not a trial, but a deal, and the deal will prevent all victims of Goldman Sachs from getting justice in the US. The following graph that relates the fine to the Goldman Sachs 2009 staff payments and profit and to the money it received from the public crisis fighting budget, illustrates this point:

7

So, we confront a matter of the utmost urgency. And we have to understand that our main European political leaders will not respond to this urgency to stop that criminal energy. The political leaders are not on the side of the common man and will not stand against this horrendous crime. On the contrary, those criminal people make more profits today than ever. They are even in a position of growing power to determine what our politicians do.

In Europe, it is only the European public, who can call for the necessary actions. So the issue needs to be raised in the European public debate and incorporated into the people’s manifestos. It also needs to be incorporated into our communication to the BRICS about the consequences of the crisis, because the BRICS are the ones, who will redefine the rules of the global game

Christel Hahn*
Tengen, Germany

 


* Christel Hahn (graduated in physics in 1979, but then turned to software development, in order to escape having to work for nuclear or similar projects)

 

http://www.newropeans-magazine.org/content/view/12360/1/lang,fr/

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15 juillet 2011 5 15 /07 /juillet /2011 05:03
OUI: Le PS a bel et bien approuvé et soutenu très largement le traité de Lisbonne et toute la construction européenne

Suite à mon article == LA FOURBERIE EUROPÉISTE DE Mme AUBRY == paru sur AGORAVOX (http://www.agoravox.fr/actualites/politique/article/la-fourberie-europeiste-de-mme-97372), une internaute a posté un message pour me reprocher :

  • - d’une part d’avoir indiqué que Lionel Jospin avait « négocié » et signé le traité d’Amsterdam. Cette internaute a fait la critique suivante : « le traité d’Amsterdam a été négocié et signé par le gouvernement socialiste français (le 2 octobre 1997) » « négocié » ?? c’est beaucoup dire, Jospin est arrivé au gouvernement seulement le 2 juin 1997
  • - d’autre part d’avoir fait « une grosse erreur » quand j’affirme que le PS a approuvé à une très large majorité le traité de Lisbonne. Cette internaute a fait la critique suivante : « c’est là l’erreur !  Pour vous, 17 voix pour sur 204 à l’Assemblée et 15 sur 96 au Sénat …. c’est une grande majorité ! Où va-t-on ? on ne doit pas avoir la même définition du mot majorité. »

Il me paraît utile de porter à l’information des lecteurs de notre présente page la réponse que je viens de faire à cette internaute sur Agoravox.

Chère Madame,

Avant d’affirmer que je commets des erreurs, vous devriez vous renseigner davantage :

==== 1)- S’AGISSANT DU TRAITÉ D’AMSTERDAM ====

M. Jospin est en effet arrivé à la tête du gouvernement français le 2 juin 1997. Lui-même et les socialistes s’étaient d’ailleurs fait élire en promettant très précisément aux électeurs qu’ils remettraient en cause les critères de Maastricht.

M. Chirac, président de la République, était politiquement anéanti puisqu’il venait de faire battre sa propre majorité à des élections législatives dont il avait pris l’initiative saugrenue.

Dans ces conditions, il était du devoir de M. Jospin vis-à-vis de ses propres électeurs d’arrêter net le processus de négociation du traité d’Amsterdam pour tout remettre à plat.

Or il a bien laissé le processus se poursuivre et l’a entériné 4 mois après sa nomination !

Cela s’appelle de deux mots : fourberie politicarde et trahison de ses électeurs.

==== 2)- S’AGISSANT DU TRAITÉ DE LISBONNE  ====

Vous devriez vous renseigner de façon plus précise avant de dire que je suis dans l’erreur. Car l’attitude du Parti Socialiste à cette occasion atteignit des sommets de fourberie politicarde et de manipulation des électeurs, dont vous avez été à l’évidence la victime.

Je m’explique.

Le processus de ratification du traité de Lisbonne a en effet suivi deux étapes :

  • - un vote de l’Assemblée nationale et du Sénat réunis en Congrès à Versailles pour MODIFIER LA CONSTITUTION FRANÇAISE afin de rendre ce traité compatible avec nos institutions. Ce vote a eu lieu le 4 février 2008.
  • - un vote à l’Assemblée nationale autorisant la RATIFICATION du traité. Ce vote a eu lieu le 7 février 2008.

Toute la rouerie politicarde du PS a consisté :

- à faire mine de s’opposer pour partie à la phase 1, sans pour autant empêcher le processus

- puis à fournir l’appui nécessaire lors de la phase 2.

Cela mérite explications :

1°) PHASE 1 : RÉVISION DE LA CONSTITUTION

Les votes sont recensés par exemple ici :

http://www.ladepeche.fr/article/2008/02/04/431513-Traite-de-Lisbonne-decouvrez-comment-ont-vote-votre-depute-et-votre-senateur.html

Comme l’indique ce relevé des votes :

Sur les 204 députés socialistes et apparentés :

- 17 ont voté POUR
- 91 ont voté CONTRE
- mais 93 se sont ABSTENUS
- et 3 N’ONT PAS VOTÉ

Sur les 96 sénateurs socialistes et apparentés :

- 15 ont voté POUR
- 30 ont voté CONTRE
- mais 49 se sont ABSTENUS
- et 2 N’ONT PAS VOTÉ

Au total, sur les 300 parlementaires socialistes et apparentés (204 députés + 96 sénateurs), il y a donc eu :

- 32 voix POUR
- 121 voix CONTRE
- 142 ABSTENTIONS
- 5 NON PARTICIPATION

Victime de la propagande du PS, vous en tirez la conclusion – que vous m’opposez- que le PS se serait majoritairement opposé au traité de Lisbonne. Mais ce n’est qu’une illusion destinée à vous tromper. Car ce qui importe n’est pas le nombre de députés et sénateurs PS qui ont voté contre. Ce qui est important, c’est le nombre de députés et sénateurs PS qui se sont abstenus ou n’ont pas pris part au vote.

En effet, la Constitution française ne peut être modifiée que si elle obtient une majorité des trois cinquièmes des SUFFRAGES EXPRIMÉS par les députés et sénateurs.

Il y avait 907 parlementaires inscrits. Si tous les parlementaires avaient voté, la Constitution française n’aurait pu être modifiée que si le projet de révision avait obtenu 545 voix POUR  (907 x 3/5 = 544,2 arrondi à 545).

Il se trouve que, le 4 février 2008, sur les 907 parlementaires inscrits :

- 893 ont participé au vote (14 parlementaires étaient absents),

- 152 parlementaires se sont abstenus (dont…. 142 socialistes !)

Maintenant, réfléchissez-y bien et refaites vos calculs :

Puisque, le 4 février 2008, il n’y a eu que 893 parlementaires présents, la majorité des 3/5 faisait que la Constitution ne pouvait être modifiée que si elle obtenait 536 suffrages exprimés POUR (893 x 3/5 = 535,8). Autre façon de dire les choses, la révision de la Constitution aurait échoué s’il y avait eu au moins 358 suffrages exprimés CONTRE. (Car 893 – 358 = 535).

Et si les 5 parlementaires socialistes non présents étaient venus, cela aurait fait monter le nombre de parlementaires présents à 898, et donc le nombre de suffrages nécessaires pour valider la ratification à 539. La révision de la Constitution aurait échoué s’il y avait eu au moins 360 suffrages exprimés CONTRE. (Car 898 – 360 = 538).

Et découvrez maintenant le pot-aux-roses : si tous les parlementaires socialistes avaient voté CONTRE, le nombre des voix CONTRE aurait augmenté de 179 (les 32 voix POUR, les 142 abstentions et les 5 non-participation se transformant en 179 voix CONTRE).

Or savez-vous, Madame, combien il y a eu de votes CONTRE au Congrès de Versailles le 4 février 2008 ? Il y en a eu très exactement 181.

CONCLUSION ?

Si tous les parlementaires socialistes avaient voté CONTRE, le nombre de voix CONTRE serait passé de 181 à…. 360 (181 + 179 = 360). Et la révision de la Constitution aurait été… rejetée.

En d’autres termes, le PS avait la faculté, à lui tout seul, de faire échouer le processus de révision de la Constitution sans référendum, révision qui était un préalable indispensable à la ratification du traité de Lisbonne. IL NE L’A PAS FAIT.

Par une mise en scène roublarde, le PS a procédé le 4 février 2008 à une répartition des votes POUR, CONTRE, des ABSTENTIONS et des NON PARTICIPATIONS.

Ce « vrai-faux » soutien lui a permis, selon une manœuvre répugnante de politicaillerie, d’apparaître à ses électeurs comme majoritairement hostile au processus alors qu’il agissait en sous-main pour rendre possible cette révision constitutionnelle sans référendum !

Notez bien que je ne suis pas du tout le seul à avoir fait cette analyse. Tous les politologues l’ont faite à l’identique mezza voce. Et un certain nombre de parlementaires socialistes et communistes aussi.

Je vous renvoie par exemple à cet article : http://www.euractiv.fr/la-france-et-lue/article/ratification-traite-lisbonne-parti-socialiste-peine-trouver-coherence-00600

En voici un extrait :

 

Henri Emmanuelli

 

Ainsi Henri Emmanuelli, se rendra aussi au Congrès mais pour voter contre la révision constitutionnelle, estimant que « l’heure n’est plus aux renoncements, aux habiletés, à la confusion voire à la duplicité ».


Marc Dolez


Le député PS du Nord, Marc Dolez, a également annoncé qu’il se rendrait à Versailles «pour voter non ». « Alors qu’en votant non, les parlementaires de gauche peuvent imposer au président le référendum dont il ne veut pas, le boycott revient à renier les engagements pris », a-t-il expliqué.

 

Olivier Dartigolles

Le Parti communiste partage cette ligne. Son porte parole, Olivier Dartigolles, a estimé que « le choix du boycott […] aurait pour seule et unique conséquence une ratification parlementaire ». Il a ajouté que « la cohérence, c’est d’aller à Versailles pour gagner ce droit au référendum ».

 

Les parlementaires réunis en Congrès à Versailles

 

2°) PHASE 2 : RATIFICATION DU TRAITÉ DE LISBONNE

Une fois la révision de la Constitution acquise – sans référendum – grâce au « vrai faux soutien » du PS, il fallait encore ratifier le traité à l’Assemblée nationale.

Or, et comme je l’ai dit dans mon article qui ne vous a pas plu, le PS a bel et bien voté très majoritairement cette ratification du traité de Lisbonne le 7 février 2008, soit 3 jours après la manipulation éhontée de Versailles. Vous en trouverez la preuve sur http://www.assemblee-nationale.fr/13/scrutins/jo0083.asp

Sur les 205 députés socialistes et apparentés, il y a eu en effet :

Pour : 121

Mme Patricia Adam, MM. Jean-Marc Ayrault, Dominique Baert, Jean-Louis Bianco, Mme Gisèle Biémouret, MM. Patrick Bloche, Daniel Boisserie, Maxime Bono, Mmes Marie-Odile Bouillé, Monique Boulestin, M. Pierre Bourguignon, Mme Danielle Bousquet, MM. Alain Cacheux, Jérôme Cahuzac, Jean-Christophe Cambadélis, Christophe Caresche, Mme Martine Carrillon-Couvreur, MM. Guy Chambefort, Jean-Paul Chanteguet, Mme Marie-Françoise Clergeau, M. Pierre Cohen, Mmes Catherine Coutelle, Pascale Crozon, M. Frédéric Cuvillier, Mme Claude Darciaux, MM. Michel Debet, Pascal Deguilhem, Mme Michèle Delaunay, MM. Guy Delcourt, Michel Delebarre, Bernard Derosier, Michel Destot, René Dosière, Tony Dreyfus, Mme Laurence Dumont, M. Yves Durand, Mmes Odette Duriez, Corinne Erhel, Aurélie Filippetti, Geneviève Fioraso, MM. Jean-Claude Fruteau, Jean-Louis Gagnaire, Mme Geneviève Gaillard, MM. Guillaume Garot, Jean Gaubert, Mme Catherine Génisson, MM. Paul Giacobbi, Jean-Patrick Gille, Mme Annick Girardin, MM. Jean Glavany, Gaëtan Gorce, Mme Pascale Got, MM. Marc Goua, Jean Grellier, Mmes Elisabeth Guigou, Danièle Hoffman-Rispal, M. François Hollande, Mme Monique Iborra, MM. Jean-Louis Idiart, Eric Jalton, Armand Jung, Mme Marietta Karamanli, MM. François Lamy, Jack Lang, Jean-Yves Le Bouillonnec, Mme Marylise Lebranchu, MM. Jean-Yves Le Déaut, Michel Lefait, Jean-Marie Le Guen, Mme Annick Le Loch, M. Patrick Lemasle, Mme Annick Lepetit, MM. Bruno Le Roux, Bernard Lesterlin, Serge Letchimy, Michel Liebgott, Mme Martine Lignières-Cassou, MM. Albert Likuvalu, Victorin Lurel, Louis-Joseph Manscour, Mmes Jacqueline Maquet, Jeanny Marc, M. Jean-René Marsac, Mmes Martine Martinel, Sandrine Mazetier, MM. Michel Ménard, Pierre Moscovici, Pierre-Alain Muet, Philippe Nauche, Henri Nayrou, Mmes Marie-Renée Oget, Françoise Olivier-Coupeau, George Pau-Langevin, Marie-Françoise Pérol-Dumont, Sylvia Pinel, Martine Pinville, M. François Pupponi, Mme Catherine Quéré, MM. Jean-Jack Queyranne, Dominique Raimbourg, Simon Renucci, Alain Rodet, Marcel Rogemont, Bernard Roman, René Rouquet, Alain Rousset, Michel Sainte-Marie, Michel Sapin, Christophe Sirugue, Pascal Terrasse, Mme Marisol Touraine, MM. Jean-Louis Touraine, Philippe Tourtelier, Jean Jacques Urvoas, Daniel Vaillant, Françoise Vallet, André Vallini, Manuel Valls, André Vézinhet, Jean-Claude Viollet et Philippe Vuilque.

Contre : 25

MM. Thierry Carcenac, Marc Dolez, Jean-Pierre Dufau, Jean-Paul Dupré, Christian Eckert, Henri Emmanuelli, Albert Facon, Michel Françaix, Joël Giraud, Christian Hutin, Serge Janquin, Jean-Pierre Kucheida, Patrick Lebreton, Jean Mallot, Mme Marie-Lou Marcel, MM. Gilbert Mathon, Jean Michel, Germinal Peiro, Jean-Claude Perez, Mmes Marie-Line Reynaud, Christiane Taubira, MM. Jacques Valax, Michel Vauzelle, Michel Vergnier et Alain Vidalies

Abstention : 17

Absents : 42

==== CONCLUSION GÉNÉRALE ====

Sur les 146 suffrages exprimés par les députés socialistes pour la ratification du traité de Lisbonne le 7 février 2008, il y a eu 121 POUR et 25 CONTRE, soit 82,9 % d’approbation.

83% de voix POUR et 17 % de voix CONTRE, j’appelle cela, en effet, une très large majorité du PS en faveur de la ratification du traité de Lisbonne.

Je persiste et signe : le PS a bel et bien très largement soutenu le traité de Lisbonne alors qu’il aurait très bien pu empêcher sa ratification.

Ce n’est pas nouveau : le PS soutient bec et ongles la construction européenne depuis les origines. Depuis 30 ans, – et comme vient de le refaire une énième fois Mme Aubry -, le PS n’use du slogan de « l’Autre Europe » que pour mieux abuser les Français qui lui font encore confiance.

PHOTO DE GAUCHE : Slogan du PS aux élections européennes du 7 juin 1979 : "CHANGER L'EUROPE !" ===== PHOTO DE DROITE : 30 ans après, jour pour jour, le slogan du PS aux élections européennes du 7 juin 2009 est toujours le même : "CHANGER L'EUROPE !"

 

 

http://www.u-p-r.fr/infos/oui-le-ps-a-bel-et-bien-approuve-et-soutenu-tres-largement-la-traite-de-lisbonne-et-toute-la-construction-europeenne

 


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15 juillet 2011 5 15 /07 /juillet /2011 04:49

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Avenir Solidaire
14 juillet 2011

14 juillet

14 juillet 2011

 

Par Gérard PRIVAT
Président d’Avenir Solidaire
Candidat pour l’élection présidentielle de 2012
Publié le 14 juillet 2011.


L’effondrement économique actuel de certains pays d’Europe, et probablement tout de suite après de l’Euro, est bien le résultat d’une absence de direction politique dans les affaires européenne, c’est-à-dire de l’absence d’une volonté d’unité et d’action dans l’intérêt des peuples d’Europe.

« […] L’Europe va générer un très grand problème. Ce sera celui de la monnaie unique. Il est évident que l’économie mondiale court à sa perte. Aussi, avec son effondrement, le système économique mettra les nations européennes, alors dépourvues de monnaies nationales, à la merci de l’incompétence politique européenne. Et donc, à la merci de son incompétence économique par son incapacité politique à répondre instantanément aux besoins urgents. » Gérard Privat, Le Partage…, autoédition (décembre 2002).

Ensuite suivra probablement l’effondrement de l’économie mondiale actuelle, égoïste et prédatrice.

Pour en finir avec ce désordre dirigé d’en haut pour asservir les peuples…
J’invite les peuples d’Europe à retrouver leur dignité.
J’invite les peuples d’Europe à rejeter la puissance autoritaire, hypocrite et nuisible qui dirige le monde en masquant ses actions malfaisantes sous des prétextes économiques.
J’invite les peuples d’Europe à comprendre que ce sont les peuples qui créent la vraie richesse (celle qui permet de vivre en harmonie).
J’invite les peuples d’Europe à comprendre que ce sont les banques qui détruisent l’économie réelle, en soutenant et en développant le jeu malsain de la spéculation financière fondée sur l’égoïsme.
J’invite les peuples d’Europe à se ressaisir.
J’invite les peuples d’Europe à assumer la responsabilité du pouvoir.

J’invite particulièrement le peuple français, fort de sa longue histoire de luttes sociales et de son expérience de la planification française (l’exception française), à construire une réelle démocratie citoyenne pour aller dans le sens de la solidarité et de la fraternité.
La France pourra alors facilement démontrer que la vraie richesse, celle qui permet aux peuples de s’épanouir, est une affaire de volonté politique et non pas de soumission économique.

Alors, les peuples d’Europe et les autres peuples comprendront qu’un pays en faillite est le résultat d’une volonté des plus hauts dirigeants (à l’échelle de la planète) de laisser se détériorer les situations afin d’affaiblir les peuples pour mieux les dominer.

14 Juillet…
Ce jour est symbole de liberté pour le peuple français.

Euro…
Cette monnaie est symbole d’oppression des peuples d’Europe.

Lequel de ces deux symboles sortira-t-il vainqueur ?

Peuple de France ; peuples d’Europe ; peuples de la planète…
Soyez confiants.
Vous êtes l’avenir.
Vous êtes la richesse de la planète.
Faites du 14 Juillet le symbole de la liberté de tous les peuples.


Gérard Privat
Président d’Avenir Solidaire
Candidat pour l’élection présidentielle de 2012


Pour lire les textes fondamentaux, visitez le site d’Avenir Solidaire.
Pour partager et échanger, visitez le blog « La Pensée Citoyenne ».
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14 juillet 2011 4 14 /07 /juillet /2011 20:54

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11 juillet 2011 1 11 /07 /juillet /2011 05:12
Démondialisation ou mondialisation à visage humain : le vrai débat.


Chems Eddine CHITOUR
« Je définirais la mondialisation comme la liberté pour mon groupe d’investir où il veut, le temps qu’il veut, pour produire ce qu’il veut, en s’approvisionnant et en vendant où il veut, et en ayant à supporter le moins de contraintes possibles en matière de droit du travail et de conventions sociales ».
 
P.Barnevick, ancien président de la multinationale ABB.

Vue sous cet angle plus simplement, on dirait que la mondialisation est la liberté du renard néolibéral dans le poulailler des classes vulnérables. La conséquence est que les sociétés contemporaines deviennent de plus en plus interdépendantes et que le monde est soumis à de puissants processus d’uniformisation. Que peuvent faire les faibles dans un monde où la fortune de 6 milliardaires est plus importante que celle de 1,2 milliard de personnes ? Est-ce moral que le revenu moyen annuel d’un Africain soit égal au revenu journalier d’un Suisse ?

Les victimes collatérales de la mondialisation

Le plaidoyer suivant nous parait résumer mieux que cent discours la réalité de la mondialisation heureuse selon l’économiste français Alain Minc. Nous lisons : « Que veux dire pour vous le mot « mondialisation » ? Si cela veut dire gagner plus pour ceux qui ont les mains, ou qui sont manipulés par les ficelles de la finance pendant que d’autres crèvent de faim, de froid ou de maladie, tout comme l’Ancien Régime en France et dans de nombreux pays du monde, alors oui, il faut que les peuples démondialisent et comme les Français, ils viendront à bout des tyrans ! J’ai voyagé un peu partout dans le monde depuis plus de 40 ans et j’ai constaté que les pauvres étaient de plus en plus pauvres pendant que les riches, eux, étaient de plus en plus riches ! Tout récemment, j’ai pu voir un « Hummer » dans les rues de Hanoï alors qu’à moins de vingt mètres, une grand-mère de plus de 80 ans vendait sa soupe pour pouvoir survivre. Le même phénomène se reproduit en Chine, aux USA, au Japon, sans parler de l’Afrique ou l’ami Bolloré se gave sur le dos des pauvres ! » (1)

« Aux USA les riches en sont arrivés à vivre quasiment dans des camps surveillés par des caméras, gardés par des gardes armés, qui patrouillent jour et nuit sur une route qui fait le tour du camp et qui interdisent l’accès à quiconque n’étant pas invité par un habitant du « Quartier résidentiel » ! Pendant ce temps, à Galvestone, les pauvres vivent dans des « baraques délabrées » en attendant le prochain cyclone ! Pour produire nos appareils photos numériques certains ouvriers d’Hanoï occupent deux postes et travaillent donc 16 h / 24 pour un salaire de 150 a 200 euros par mois ! Ils dorment sur place pour éviter le temps du trajet. Et pourquoi ne pas mondialiser les flux migratoires alors que les flux financiers ne connaissent plus de frontière ? (...) Cette mondialisation qui consiste à faire produire à très bas coûts dans des pays exotiques, sans contraintes, ni écologique ni sociales pour revendre à un prix « normal » dans un pays qui a encore un minimum de protection, pratiquement, personne n’en veut ! » (1)

Qu’est-ce que la démondialisation ?

C’est le nouveau cheval de bataille de ceux qui veulent remettre en cause l’ordre impérial établi dans le sillage du consensus de Washington. « Elle traverse, écrit l’éditorialiste du Monde, le champ politique. Elle est posée à gauche : des hommes comme Arnaud Montebourg au PS et, plus encore, Jean-Luc Mélenchon, du Parti de gauche, prônent une manière de protectionnisme européen. Elle taraude la droite : une fraction de l’UMP n’y est pas insensible, et le Front national se veut le parti d’un repli protectionniste hexagonal. Pour la plupart des élus, qui ont à gérer des délocalisations brutales, la question est rien moins qu’académique - elle est au coeur de leurs préoccupations. Dans l’ « atelier du monde » , trimerait une armée de malheureux avec laquelle nos salariés ont été brutalement mis en concurrence. Bref, la mondialisation relèverait d’un gigantesque dumping social et environnemental. Et pour le corriger, il suffirait de rétablir des tarifs douaniers aux frontières (de la France ou de l’Union européenne). » (2)

Justement, le député socialiste français Arnaud Montebourg a pris pour cheval de bataille politique, le thème de la démondialisation qu’il définit ainsi : « Pour vous, le quotidien de la mondialisation c’est la désindustrialisation, la précarité, l’appauvrissement et le déclassement, l’explosion des inégalités,...Pour lutter contre ces fléaux, une seule solution : la démondialisation, véritable remise à l’endroit d’un système devenu fou. La démondialisation, c’est la protection des travailleurs du Nord et du Sud, la préférence pour les salaires et la protection sociale plutôt que les dividendes boursiers. C’est la conversion écologique du système productif et la révolution industrielle verte, le retour des usines en Europe et la reprise en main de notre destinée ». (3)

Démondialisation ou altermondialisme ?

Les contre la démondialisation ne sont pas seulement dans le cas libéral mais aussi dans celui des altermondialistes. Ainsi Pascal Lamy, directeur général de l’OMC, qui est dans son rôle, déclare : « La démondialisation est un concept réactionnaire...Parce que le phénomène est parti pour durer. Les moteurs de la mondialisation sont le porte-conteneurs et Internet et la technologie ne reviendra pas en arrière ! Aujourd’hui, les frontières entre commerce international et commerce domestique s’effacent. Freiner vos importations revient à pénaliser vos exportations. (...) Dumping environnemental ? Les produits industriels qu’exporte l’Europe sont plus riches en carbone que ses importations en provenance du monde en développement. Compétitivité salariale indue ? Pas évident, même si la Chine emploie pour le même prix huit salariés quand l’Europe en rémunère un seul. (...) Des réponses aux perturbations douloureuses que vivent les populations occidentales sont nécessaires, mais en utilisant d’autres formes de protection que le protectionnisme qui ne protège pas. Il faut une régulation qui maîtrise les forces en présence. Ce n’est pas la mondialisation qui fait problème, mais l’insuffisance de garde-fous. » (4)

Pascal Lamy « le socialiste tout terrain » ne parle que des populations occidentales qui seules supportent le poids du dérèglement de la mondialisation...Pour Attac, il y a danger à démondialiser : « La violence de la crise mondiale et l’échec des politiques néolibérales aggravées font fuser de partout des propositions en apparence iconoclastes. La mondialisation néolibérale reposant sur la libre circulation des capitaux et la financiarisation du monde, les désastres provoqués par ces politiques ont suscité l’émergence à la fin des années 1990 d’un mouvement initialement qualifié par les médias d’« antimondialiste » , qui, en mûrissant, s’est lui-même rebaptisé « altermondialiste ». Mais l’apparition récente de la thématique de la « démondialisation » risque de nous ramener beaucoup plus de dix ans en arrière. La « démondialisation » est un concept à la fois superficiel et simpliste. Superficiel parce que, à la racine de la financiarisation mondialisée, il y a les décisions de forces sociales et de gouvernements nationaux, décidés à remettre en cause partout les droits sociaux. L’oligarchie n’est pas étrangère, l’ennemi n’est pas le travailleur chinois ». (5)

« Simpliste car les réponses à la crise nécessitent « plus de mondialisation » dans certains domaines et « moins de mondialisation » dans d’autres, mais exigent surtout une mutation radicale de la logique même de la mondialisation (alter-mondialisation)... D’un côté pour des motifs sociaux : stopper la concurrence entre travailleurs et paysans du monde, valoriser la diversité des savoirs et des pratiques sociales, nourrir les populations et assurer la souveraineté alimentaire. Pour des motifs écologiques : réduire les émissions de CO2, diminuer la pression sur les ressources naturelles et leur pillage. Pour des motifs politiques : retrouver des formes de démocratie proche des citoyens. Mais, de l’autre, il faut plus de coopération européenne et mondiale dans bien des domaines à mutualiser : sauvegarde des écosystèmes, gestion et répartition des ressources rares qui font partie des biens communs (eau, terre, énergie, alimentation, savoirs, techniques, médicaments...) , mondialisation des droits sociaux par l’application des conventions de l’Organisation internationale du travail... Ce n’est pas « la mondialisation » que nous rejetons, mais la mondialisation néolibérale et capitaliste, telle qu’elle est organisée par les intérêts des firmes multinationales, les « marchés » et les grandes puissances ». (5)

Jacques Sapir, économiste, directeur d’études à l’École des hautes études en sciences sociales est à la fois contre les mondialistes et les altermondialistes, il écrit : « Nous avons chacun notre vérité, et je ne reproche nullement à ces membres du Conseil scientifique d’Attac de ne pas partager la mienne. (...) La mondialisation n’est pas un phénomène qui serait d’ordre « naturel » et elle correspond bien à un projet politique précis, mais qui -en ce qui concerne la France- a un enracinement national évident. (...) Ni Montebourg ni moi-même n’avons jamais affirmé que la démondialisation résoudrait tous les problèmes. Ensuite, parce que des régulations nationales sont appliquées dans de nombreux pays avec succès, qu’il s’agisse de droits de douane ou de mesures de restriction des mouvements des capitaux. L’exemple de la Malaisie en est un parmi d’autres, qui a fini par être reconnu même par le FMI ! Ledit FMI conseille même désormais, d’appliquer au niveau national certaines de ces mesures.L’ennemi est bien désigné pour qui sait lire : c’est l’État-nation. Les mesures impulsées dans son cadre ne peuvent « résoudre aucun des problèmes qui se posent à nous ». Pire, elles sont susceptibles de déchaîner des démons nationalistes. On connaît ce discours, mais il n’a que les apparences de l’internationalisme. (...) C’est pourquoi la démondialisation est un projet radicalement nécessaire et en parfaite cohérence avec une vision de l’économie qui dénonce ces illusions. Il faut donc réaffirmer que, sans souveraineté nationale, il ne saurait y avoir de démocratie. Sans frontière, il devient impossible d’identifier une communauté politique commune. Au-delà, la crise impose de penser l’échelle de l’État-nation comme une étape indispensable. (...) Je réaffirme ici que l’action d’un gouvernement qui, face à une crise, suspend unilatéralement les règles de circulation des capitaux, ou les règles comptables, afin d’empêcher un petit groupe d’agents d’imposer indûment leur volonté au plus grand nombre au sein du corps souverain par l’agiotage et la spéculation, n’est pas un acte d’arbitraire. ». (6)

Bertrand Badie, professeur des universités à Sciences Po Paris explique comment est venue la démondialisation comme une réaction concernant la mondialisation Pour lui, la disparition du monde bipolaire a laissé libre place à une mondialisation sans état d’âme. « Elle s’est traduite écrit-il, par une tendance à la fragmentation. La mondialisation favorise à la fois l’intégration et le retour des particularismes. L’érosion de la souveraineté des États-nations, le délitement des États et des territoires vont de pair avec une libération des poussées localistes, particularistes, voire irrédentistes. Dans un monde bipolaire ou faiblement globalisé, les communautés territoriales étaient solides autour de la pleine souveraineté des États. (...) Les États ne sont plus réglés par l’idée de la taille idéale des territoires qui leur permettrait d’exister dans le concert des nations. Ce processus de fragmentation n’est pas arrivé à sa fin. Tous les pays malades risquent de vouloir se soigner par le biais de découpages de territoires ».

« Plus le Sud ira dans le sens de l’éclatement, plus les prérogatives oligarchiques au Nord se renforceront. C’est un argument en or pour la restauration de l’oligarchie que représente l’actuel directoire du monde, qu’il s’agisse des cinq membres permanents du Conseil de sécurité, du G8 ou du G20. L’oligarchie n’est pas un mode de gouvernance acceptable dans une mondialisation qui déplace l’incertitude du fort vers le faible. Laisser le faible, le pauvre, le petit, le vulnérable dans un rôle de citoyen passif et dans un univers de fragmentation extrême, c’est risquer de ne jamais progresser dans la solution des problèmes. Dans le climat actuel de crise, chacun joue sa partition de démondialisation, de la répression des flux migratoires au retour du protectionnisme. C’est une sorte de négationnisme de l’interdépendance, l’illusion que le chacun-pour-soi sera un instrument de régulation. L’addition des politiques de démondialisation, c’est la diplomatie de connivence, le fait que l’on négocie entre puissants le point optimal d’une démondialisation favorisant les égoïsmes nationaux des uns et des autres sans porter atteinte à leur intérêt collectif. Cela débouche sur l’immobilisme actuel, bien exprimé par le creux des communiqués des G8 et des G20. (7)

Comment est vue la mondialisation dans les pays du Sud et en Algérie ?

A l’instar des Africains, beaucoup d’entre les Algériens ne savent réellement pas ce que c’est que la mondialisation. Ils la perçoivent indirectement à travers le bradage de toutes les entreprises car ne répondant pas aux « normes » et donc non compétitives. Une autre partie parle justement des masses d’argent nécessaires à la mise aux normes véritable tonneau des Danaïdes. Pour d’autres, c’est le portable, les produits contrefaits, la déferlante chinoise et ceci dans un contexte où le gouvernent, après avoir promis depuis plus de dix ans de rentrer dans l’OMC, remet ce voeu pieux à plus tard. En fait, l’Algérie est dans la pente ascendante de la mondialisation-laminoir en cassant son outil de production, en annulant ses barrières tarifaires en vain, elle est devenue un marché. Pendant ce temps, les pays industrialisés arrivés au Sommet de la rapine mondiale, de la financiarisation à outrance, s’aperçoivent que ce qu’ils ont mis en place pose problème, ils réfléchissent à changer les règles dans le sens de leur intérêt.

La lecture de l’ouvrage d’Arnaud Montebourg, m’a laissé un goût amer. Sous des dehors socialisants, il propose ni plus ni moins un retour du protectionnisme qu’il enrobe d’écologie dans le sens de punition en termes de taxes au nom du bilan carbone des pays émergents et indirectement de compensation des bas salaires des pays émergents pour rendre leurs produits non compétitifs. C’est de fait, encore et toujours, un impérialisme. « Les Règles du jeu de la mondialisation, ne me plaisent pas, je les change au nom des intérêts supérieurs de mon pays ». Nous préférons pour notre part - mais avons-nous le choix en tant que pays du Sud vulnérable ? - nous en remettre à l’éthique et la morale en appelant à une mondialisation à visage humain où les petits, les sans grade, les sans-voix mais pas sans-droits humains, puissent vivre dignement.

Chems Eddine CHITOUR

1. Defrance : Dé-mondialisation Agoravox 4 juillet 2011

2. Editorial du Monde : bienvenue au grand débat sur la mondialisation ! Le Monde 02.07.11

3. Arnaud Montebourg : Votez pour la démondialisation ! Ed. Flammarion 2011

4. Pascal Lamy : « La démondialisation est un concept réactionnaire » Le Monde.fr 30.06.11

5.http: //www.gaucherepublicaine.org/altermondialisme/la-demondialisat... 27 juin 2011

6. Jacques Sapir http: //www.gaucherepublicaine.org/respublica/oui-la-demondialisatio... juin 2011

7. Bertrand Badie Recueilli par François d’Alançon http: //www.la-croix.com/Actualite/S-informer/Monde/Bertrand-Badie-p...

 

.URL de cet article 14177
http://www.legrandsoir.info/demondialisation-ou-mondialisation-a-visage-humain-le-vrai-debat.html

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10 juillet 2011 7 10 /07 /juillet /2011 08:28

http://4.bp.blogspot.com/_69QK0Qi39iw/S95hGi-th9I/AAAAAAAABoQ/NLB2TOoVz3o/s1600/universalisme.jpg

 

http://alainindependant.canalblog.com/archives/2011/07/10/21572389.html

 

 

 

Vous tous qui combattez, et qui êtes encore trop séparés pour pouvoir dès maintenant vous reconnaître, gardez chacun la foi en la Cause que vous croyez juste. Mais, au nom même de cette foi, agrandissez toujours plus vos idées et vos aspirations aux dimensions réelles de la Terre. Soyez de votre race et de votre nation, bien sûr. Une bonne synthèse n'exige-t-elle pas des éléments nets et forts ? Mais, si vous voulez parvenir au bout de vous-mêmes, méfiez-vous surtout de tout ce qui isole, et de tout ce qui rejette, et de tout ce qui sépare. Chacun dans votre ligne, pensez et agissez "universel", c'est-à-dire "total". Et demain, peut-être, avec surprise, vous découvrirez que rien ne vous oppose, et que vous pouvez vous "aimer".

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Pierre Teilhard de Chardin, "Etre plus", textes choisis, Collection "Points-Sagesses", Le Seuil, pages 130-131


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7 juillet 2011 4 07 /07 /juillet /2011 21:23
Jeudi 7 juillet 2011

  http://www.leplacide.com/document/07-04-23-segolene-royal-sarkozy.jpg

http://www.leplacide.com/document/07-04-23-segolene-royal-sarkozy.jpg

 

 

Lettre ouverte à Ségolène Royal qui se pose en recours

Par eva R-sistons 

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Bonjour Ségolène,

 

J'ai entendu, hier, que tu te posais en recours, au PS, au milieu de toutes les chamailleries et de toutes les vicissitudes partisanes, politiciennes, politicardes. Soit. On sait que tu es en dehors, en dehors des clans "socialistes", et c'est apprécié. La politique des partis, on en a tous marre !

 

Mais.. mais il y a un mais, et même trois, de taille !

 

D'abord, tu étais prête à prendre DSK comme Premier Ministre, le cas échéant. De qui te moques-tu ? DSK, l'homme du FMI, l'homme des banksters, l'homme de la rigueur et de l'austérité pour les peuples, et puis l'Européiste fanatique, l'atlantiste fanatique, le sioniste fanatique (Israël compte plus pour lui que la France, cherchez l'erreur pour un prétendant à la charge suprême en France !), et par-dessus tout, horreur suprême, l'homme du Nouvel Ordre Mondial totalitaire et génocidaire, voulant nous l'imposer comme Sarkozy nous a imposé l'Europe dont nous ne voulions pas ! Il y a des complaisances, pour l'emporter, qui vous collent à la peau. On préfère la relative indépendance d'Arnaud de Montebourg. Là, pour tenter de l'emporter sans doute, tu as couru dans le sens des sondages... "bidons", comme tu te plais à le dire, à juste titre. Paradoxal, non ?

 

Ensuite, tu as, comme tous tes pairs au PS sauf encore une fois Arnaud de Montebourg (décidément bien différent), tu as, donc, plus compati aux malheurs de DSK qu'à ceux, en principe, de la jeune femme de ménage noire. Plutôt mal venu, pour une militante d'un Parti encore dit "socialiste" ! On flaire là une Justice de classe, et pas seulement de copinage. Eh oui, Ségolène, en parlant comme tu l'as fait, tu n'as pas démontré beaucoup d'empathie pour la femme présumée victime d'agression sexuelle (ce n'est pas rien, cela ne va-t-il pas encourager les puissants à user et à abuser de leur puissance ?), de surcroît noire et issue d'un milieu modeste - et l'on sait ce que cela signifie. Le faible est toujours désarmé face au puissant !

 

En ce moment, j'écoute C dans l'Air, exceptionnellement permettant un "vrai" débat car l'occasion est belle, encore une fois, de discréditer l'Opposition (ce qui sera tout bénéfice pour le candidat UMP, en 2012). Donc, voici ce que dit Mme Piet (Collectif contre le viol): "On s'attaque à la moralité de la victime, toujours. Or, toutes les femmes mentent. En quelque sorte, violer une menteuse, c'est pas grave. Mais cela n'a rien à voir avec l'affaire en soi ! C'est terrible pour une victime de crimes sexuels. Elles sont toujours salies, jamais entendues ! On commence pas salir leur réputation. Celles qui me téléphonent sont mal à l'aise, l'affaire réveille des cauchemars, les dépressions remontent... La DAME N'A PAS MENTI SUR L'AFFAIRE PRINCIPALE !". Eh oui, on est au coeur de la tournure que prennent les événements, et la suite peut être terrible pour les femmes battues, violées, violentées... Elles risquent d'être discréditées pour que l'agresseur soit blanchi ! Personnellement, et je suis loin d'être la seule, je suis très mal à l'aise. La présumée victime est traînée dans la boue, considérée comme une menteuse, et la présumée agression sexuelle n'existe plus, même si les blessures marqueront à jamais la jeune femme, et même si les preuves médico-légales sont irréfutables ! Pire encore, elle risque d'être poursuivie, voire de  payer toute sa vie des dommages et intérêts pour engraisser encore plus un nanti, et un nanti ayant un comportement plus qu'ambigu envers les femmes, et même pouvant être dangereux - selon l'avis de tous ceux qui le connaissent bien et qui sont sincères ! 

 

Tout cela, Ségolène, toi la femme, toi la militante socialiste, tu ne le prends pas en compte ? 

 

Enfin, et pour beaucoup voilà qui est pire que tout, tu as dans ton entourage un sinistre individu à l'affût de notoriété et défendant seulement son clocher israélien (peut-être un jour candidat à la Présidence d'Israël, d'ailleurs, dit-on) qui se glisse partout, à Droite comme à Gauche, pour influer sur les politiques. Dans quel sens ? Dans celui de l'Empire prédateur, militaire, criminel, s'ingérant partout pour voler, tuer, éliminer, déstabiliser, bombarder, et installer des marionnettes aux ordres des multinationales. En Libye, par ex, lorsque BHL - car c'est de lui qu'il s'agit - a conduit Sarkozy a prendre les positions que l'on sait, au détriment d'un dirigeant certes fantasque, mais populaire, ayant permis à son pays de devenir le plus évolué et le moins pauvre du continent africain en soustrayant les ressources du pays aux requins de l'Occident et en les répartissant équitablement. Le pays, maintenant, est divisé, ruiné, bombardé (même avec des armes de destruction massive interdites) comme chaque fois, finalement, que l'Occident intervient pour des motifs prétendument humanitaires. Axe Côte D'Ivoire-Niger-Libye, au profit des Bolloré, Total, Areva, de la politique françafricaine donc, et tant pis pour les autochtones !  L'Empire pose pied en Afrique, pour achever de ruiner les Africains, et d'engraisser l'Oligarchie. Est-ce là une politique "socialiste", axée sur la recherche de la Justice ? Politique de classe, plutôt, comme Justice de classe, aussi, dans le cas de DSK. 

 

Ségolène, si tu ne coupes pas tes liens officiels ou officieux avec de faux amis des peuples comme BHL, non seulement tu perdras tout crédit, mais tu entraînerais la France, si tu devais être élue, dans les mêmes aventures militaro-financières que l'UMP, avec les conséquences bien peu socialistes que l'on sait. Et finalement, terriblement criminelles, relevant d'une CPI enfin digne de ce nom.

 

A bon entendeur, salut !

 

eva R-sistons

 

http://r-sistons.over-blog.com

 

TAGS : Ségolène Royal, PS, DSK, BHL, socialiste, Occident, françafrique, Bolloré, Total, Areva, sondages, NWO, Europe, Arnaud de Montebourg, Mme Piet, Collectif contre le viol, Israël, Libye, Niger, Côte d'Ivoire, UMP, CPI, Afrique, Justice

 

 

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Liens à lire suite à ce post :

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Les jolies casseroles de DSK... sans suite !

 

Libye: Guerre coloniale catastrophe économique pour Afrique et UE

La guerre contre la Libye est une catastrophe économique pour l'Afrique et l'Europe

 

Révolutions arabes: Rôle ambigu, dévastateur, de BHL. Futur Président d'Israël ?

 

Les crimes de la France en Côte d'Ivoire - Impunité - CPI : Où est le Droit ?

 

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7 juillet 2011 4 07 /07 /juillet /2011 06:02

 par Michel Peyret

01 juillet 2011


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LES CONSEILS OUVRIERS OU L'AUTO-GOUVERNEMENT

 

Anton Pannekoek est clair dès le départ.

Il titre son texte: "L'organisation des Conseils."

Et annonce: "Les conseils ouvriers sont la forme d'auto-gouvernement qui remplacera, dans les temps à venir, les formes de gouvernement de l'ancien monde."

Et il poursuit: "Bien entendu, pas pour toujours; aucune de ces formes n'est éternelle. Quand la vie et le travail en communauté constituent une façon d'être normale, quand l'humanité contrôle entièrement sa propre vie, la nécessité fait place à la liberté et les règles strictes de justice établies auparavant se résolvent en un comportement spontané."

Et il ajoute pour concrétiser: "Les conseils ouvriers sont la forme d'organisation de la période de transition pendant laquelle la classe ouvrière lutte pour le pouvoir, détruit le capitalismr et organise la production sociale."

 

COMMUNISME OU SOCIALISME D'ETAT?

"Pour connaître leur véritable caractère, il sera utile de les comparer aux formes existantes d'organisation et de gouvernement que la coutume présente à l'esprit public comme allant de soi."

Auparavant toutefois, Anton Pannekoek avait tenu à préciser "que le système social dont il est question ici pourrait être appelé du nom de communisme si ce nom n'était utilisé dans la propagande mondiale du "Parti communiste" (les guillemets sont de lui) pour désigner son système de socialisme d'Etat, sous une dictature du parti."

Mais qu'est-ce qu'un nom?, interroge-t-il.

"On abuse toujours des noms pour tromper les masses: les sons familiers les empêchent de penser d'une manière critique et d'apprécier clairement la réalité.

"Donc, au lieu de chercher le nom qui convient, il sera plus utile d'examiner de plus près la caractéristique principale du système: l'organisation des conseils."

C'est, je le rappelle le titre donné à ce texte.

 

COMPARER PARLEMENTS ET CONSEILS OUVRIERS

 Les communautés trop vastes pour se réunir en une seule assemblée règlent toujours leurs affaires au moyen de représentants, de délégués;

"Lorsque nous parlons, indique-t-il de l'administration des affaires par des délégués élus, c'est toujours aux parlements que nous pensons; c'est donc surtout aux parlements que nous devons comparer les conseils ouvriers si nous voulons discerner leurs traits essentiels."

La différence, dit-il, saute aux yeux dès l'abord: les conseils ouvriers s'occupent du travail et doivent règler la production, alors que les parlements sont des corps politiques qui discutent et décident des lois et des affaires de l'Etat.

"La politique et l'économie, cependant, ne sont pas des domaines entièrement séparés.

"En régime capitaliste, l'Etat et le parlement prennent les mesures et font les lois nécessaires à la bonne marche de la production: ils pourvoient à la sécurité du négoce et des affaires, à la protection du commerce, de l'industrie, des échanges et des déplacements à l'intérieur et à l'étranger; à l'administration de la justice, à la monnaie et à l'uniformité des poids et mesures.

"Et leurs tâches politiques qui, à première vue, ne semblent pas liées à l'activité économique, sont en rapport avec les conditions générales de la société, avec les relations entre les différentes classes qui constituent le fondement du système de production.

"Ainsi, la politique, l'activité des parlements, peut, au sens large, être considérée comme un auxiliaire de la production."

 

LA DISTINCTION ENTRE LA POLITIQUE ET L'ECONOMIE

Leurs rapports sont les mêmes que ceux qui existent entre la règlementation générale et la pratique concrète.

La tâche de la politique est d'établir les conditions sociales et légales dans lesquelles le travail productif peut s'effectuer régulièrement, ce travail lui-même étant la tâche des citoyens.

Ainsi, il y a division du travail.

La réglementation générale peut être laissée à une minorité de politiciens dirigeants.

Le travail productif lui-même, base et contenu de la vie sociale, est constitué des activités séparées de nombreux acteurs et absorbe entièrement leurs vies.

Ce n'est qu'aux époques de crises sociales, de décisions fondamentales et de controverses sévères, de guerre civile, de révolutions, que la masse des citoyens a dû consacrer tout son temps et toutes ses forces à ces réglementations générales.

"Tout autre est l'organisation de la production commune par les conseils ouvriers...La production sociale constitue une totalité cohérente, objet de l'attention de la totalité des travailleurs, occupant leurs esprits en tant que tâche commune à tous...La réglementation générale, c'est le problème principal, qui exige l'attention conjuguée de tous...

"Il n'y a plus séparation entre la politique et l'économie...Pour la communauté indivise des producteurs, politique et économie ont fusionné; il y a unité de la réglementation générale et du travail pratique de production.

"Cette totalité est l'objectif essentiel de tous."

 

DES ORGANES DE DISCUSSIONS ET DE COMMUNICATIONS SOCIALES

 Les conseils, dit Anton Pannekoek, ne gouvernent pas, ils transmettent les opinions, les intentions, la volonté des groupes de travail...Ils ont pris part aux dicussions, ils se sont distingués comme porte-parole ardents des opinions qui ont prévalu...Ils ne sont pas seulement capables de les défendre à la réunion du conseil, mais encore ils sont suffisamment impartiaux pour être ouverts à d'autres arguments, et pour présenter à leur groupe des opinions ayant une large audience.

Les conseils sont donc les organes de discussions et de communications sociales.

 La pratique parlementaire est exactement à l'opposé.

Là, les délégués doivent prendre des décisions sans consulter leurs électeurs, sans être liés par un mandat. Il peut daigner leur parler...Mais il vote selon sa conscience...Il est expert en matière politique, spécialistes des questions législatives, il ne peut se laisser guider par les directivzes de gens ignorants...Il doit être guidé par de grands principes politiques et ne pas se laisser influencer par l'égoïsme étroit des intérêts privés de ses mandats;

C'est ainsi dans le capitalisme démocratique: il est possible à des politiciens élus par une majorité de travailleurs de servir les intérêts de la classe capitaliste.

Pis, les principes du parlementarisme ont aussi pris pied dans le mouvement ouvrier.

Dans les organisations syndicales de masse, ou dans des organisations politiques géantes comme le parti social-démocrate allemand, les dirigeants agissaient comme une sorte de gouvernement, avec pouvoir sur les membres, et leurs congrès annuels prenaient l'allure de parlements...

 

UNE REVOLUTION TOTALE DANS LA VIE SPIRITUELLE DE L'HOMME

"Dans l'organisation des conseils, dit Pannekoek, la division des tâches a disparu...Il ne s'agit plus de la préoccupation de chacun pour sa propre entreprise, son propre emploi, en concurrence avec les autres...Le travail collectif domine la pensée de chacun. La conscience de la communauté forme le fond et la base de tout sentiment et de toute pensée.

"Il s'agit là d'une révolution totale dans la vie spirituelle de l'homme. Il apprend à voir la société...Elle apparaît en pleine lumière, transparente et connaissable...Son regard embrasse la production dans sa totalité...Elle est devenue l'objet d'une organisation consciente...

"La société est dans la main de l'homme: il agit sur elle, il en comprend la nature essentielle...Le monde des conseils transforme l'esprit."

 

LA PERIODE DE TRANSITION

 "Il y a soixante-dix ans, Marx signalait qu'entre le règne du capitalisme et l'organisation finale d'une humanité libre, il y aurait une période de transition où la classe ouvrière serait maîtresse de la société, mais où la bourgeoisie n'aurait pas encore disparu.

"Il appelait cet état de choses la dictature du prolétariat.

"A son époque, ce mot n'avait pas encore la résonance sinistre que lui ont donné les systèmes modernes du despotisme, et on ne pouvait pas l'employer abusivement pour la dictature d'un parti au pouvoir, comme plus tard en Russie.

"Il signifiait seulement domination de la société passant de la classe capitaliste à la classe ouvrière...

"Nous voyons aujourd'hui que l'organisation des conseils met en pratique ce que Marx avait anticipé en théorie, mais dont on ne pouvait à l'époque concevoir la forme pratique.

"Quand la production est organisée par les producteurs eux-mêmes, la classe exploiteuse d'autrefois est automatiquement exclue de la participation aux décisions, sans autre forme de procès.

"La conception de Marx de la dictature du prolétariat apparaît comme identique à la démocratie ouvrière de l'organisation des conseils."

 

LA DEMOCRATIE N'EST PLUS UN SIMULACRE

Anton Pannekoek insiste: cette démocratie ouvrière n'a rien de commun avec la démocratie politique du système social précédent.*

"Ce que l'on a appelé démocratie politique du capitalisme était un simulacre de démocratie, un système habile conçu pour masquer la domination réelle du peuple par une minorité dirigeante.

"L'organisation des conseils est une démocratie réelle, la démocratie des travailleurs, où les ouvriers sont maîtres de leur travail;

"Dans l'organisation des conseils, la démocratie politique disparaît parce que la politique elle-même disparaît, cédant la place à l'économie socialisée. La vie et le travail des conseils, formés et animés par les ouvriers, organes de leur coopération, consistent dans la gestion pratique de la société, guidée par la connaissance, l'étude permanente et une attention soutenue...

"Ce que l'on arrive à faire dans de telles conditions ne pourra jamais être commandé d'en haut, ou ordonné par la volonté d'un gouvernement.

"La source en est la volonté commune de tous ceux qui sont en cause, car l'action est fondée sur l'expérience et la connaissance du travail de tous, et elle influence profondément la vie de chacun...

"Les conseils ne sont pas un gouvernement; même les conseils les plus centralisés n'ont pas un caractère gouvernemental, car ils n'ont aucun moyen d'imposer leur volonté aux masses; ils n'ont pas d'organes de pouvoir.

"Tout le pouvoir réel appartient aux travailleurs eux-mêmes. Partout où l'exercice du pouvoir est nécessaire – contre des troubles ou des attaques de l'ordre excistant – il émane des collectivités ouvrières dans les ateliers et reste sous leur contrôle."

 

CE QUI RESTE C'EST DE L'ADMINISTRATION

Pour Anton Pannekoek, pendant toute l'ère civilisée et jusqu'à nos jours, les gouvernements ont été nécessaires comme instruments permettant à la classe dirigeante de garder sous sa coupe les masses exploitées.

Ils assumaient aussi des fonctions administratives de plus en plus importantes; mais leur caractère principal de force organique du pouvoir était déterminé par la nécessité de maintenir une domination de classe.

Quand cette nécessité disparaît, son instrument disparaît aussi.

Ce qui reste, c'est l'administration, qui est une sorte de travail parmi beaucoup d'autres, la tâche d'une espèce particulière de travailleurs.

Ce qui prend la place du gouvernement, c'est l'esprit de vie de l'organisation, la discussion constante des ouvriers, qui pensent en commun à leur cause commune. C'est leur autorité morale. Et dans une telle société, l'autorité morale a un pouvoir bien plus rigoureux que les ordres ou la contrainte d'un gouvernement.

 

DECISION ET EXECUTION INTIMEMENT LIEES

"A l'époque des gouvernements au-dessus du peuple, poursuit Pannekoek, lorsque le pouvoir politique devait être concédé aux peuples et à leurs parlements, il y avait séparation du pouvoir législatif et du pouvoir exécutif du gouvernement; parfois même, le pouvoir judiciaire devenait un troisième pouvoir indépendant.

"La tâche des parlements était de légiférer, mais l'application, l'exécution des lois, l'administration quotidienne étaient réservés à un petit groupe privilégié de dirigeants.

"Dans la communauté de travail de la nouvelle société cette distinction disparaît. Décision et exécution sont intimement liées; ceux qui font le travail décident, et ce qu'ils décident en commun, ils l'exécutent en commun...

"Dans le domaine de la production elle-même, chaque entreprise doit non seulement organiser avec soin son propre champ d'activité, mais elle doit aussi créer des liaisons horizontales avec des entreprises similaires, verticales avec celles qui lui fournissent les matières premières ou qui utilisent ses produits.

"Dans cette dépendance mutuelle...les conseils couvriront des domaines toujours plus étendus, jusqu'à l'organisation centrale de la totalité de la production.

"D'autre part, l'organisation et la consommation, la distribution de tous les biens nécessaires, exigera ses propres conseils de délégués de tous les intéressés et aura un caractère plutôt local ou régional."

 

L'AUTO-ORGANISATION DE TOUS LES DOMAINES DE LA VIE

Par-delà l'organisation de la vie matérielle, il y a, dit Pannekoek, le vaste champ des activités culturelles et de celles, non directement productives, qui ont pour la société une nécessité primordiale, telles l'éducation des enfants ou le soin de la santé de tous.

 "Ici, dit-il, c'est encore le même principe qui règne: celui de l'auto-organisation de ces domaines de travail par ceux qui font le travail.

"Il semble tout à fait naturel que tous ceux qui participent activement soit au soin de la santé universelle, soit à l'organisation de l'éducation, c'est-à-dire les soignants et les enseignants, règlent et organisent l'ensemble de ces services, par les moyens de leur association...

"Dans la nouvelle société, à cause du lien bien plus intime de la santé et de l'éducation, avec le travail, ils règleront leurs tâches de manière que leurs conseils restent en contact étroit et collaborent constamment entre eux et avec les autres conseils ouvriers...

"D'une manière générale, il y a, en ce qui concerne les activités culturelles aussi bien que toute activité non productive, une disparité fondamentale entre une organisation imposée d'en haut par un corps dirigeant, et une organisation faite de la libre collaboration de collègues et de camarades...

"Ainsi, l'organisation des conseils tisse à travers la société un réseau de corps diversifiés, travaillant en collaboration, et règlant sa vie et son progrès selon leur libre initiative.

"Et tout ce qui est discuté et décidé dans les conseils tire son véritable pouvoir de la compréhension, la volonté, l'action de l'humanité laborieuse."


 Note: le texte de Anton Pannekoek constitue le chapitre 7 du livre 1 "La Tâche" de "Conseils ouvriers" (1942). Il est publié par "Editions Turbulentes": http://nem.brassicanigra.org/

 

 http://alainindependant.canalblog.com/archives/2011/07/06/21524944.html

 


 

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7 juillet 2011 4 07 /07 /juillet /2011 05:25
Auteur :
3 avenue Gambetta, 37500 Chinon
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Description :
Personne en situation de handicap depuis la naissance. Connait les nombreux problèmes d'accessibilité dans les villesde France ainsi que pour arriver à s'intégrer dans la vie sociale. Sinon aime croquer la vie à pleine dents !

 

A l'attention de tous les maires,
De plus en plus de villes commencent à s'adapter à la venue de personnes handicapées, mais il reste encore beaucoup de chemin à faire. Ayant intégré une structure favorisant l'autonomie et l'insertion sociale des personnes en situation de handicap, je m'en rends plus compte. N'étant pas la seule dans ce cas, je souhaiterais avec vous, interpeller nos Maires sur ces deux problèmes que sont l'accessibilité et l'insertion sociale. Beaucoup d'entre nous ne peuvent accéder aux commerces, pharmacies, bureaux de poste, commissariats de police, etc... Le plus souvent à cause de quelques marches. Quand à l'intégration des personnes en situation de handicap socialement, cela est difficile car beaucoup de gens ont peur du handicap. Mais cela vaut aussi pour les enfants handicapés qui rencontrent des difficultés pour accéder à une scolarité normale, du fait que souvent les bâtiments sont inadaptés.

Alors si vous êtes parent, proche de ces personnes ou l'une d'entre elles, joignez-vous à moi pour rendre nos villes plus accessibles !

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Plus d'infos sur ce sujet : ici

Pour faire un lien vers cette pétition, cliquez-ici

 

 

Voir aussi :

 

 

Vendredi 17 juin 2011

Alerte ! Les personnes handicapées flouées par l'UMP ! - Accessibilité

 

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Un symbole de mise en garde des personnes en fauteuil contre les chutes de rampe (j_anet/Flickrr/CC).

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Des logements neufs bientôt inaccessibles aux handicapés ?
Par Marie Kostrz | Rue89 | 03/07/2011

C'est ce qu'on appelle un « cavalier législatif ». Dans une loi sur les Maisons départementales des personnes handicapées (MDPH), adoptée par le Parlement le 28 juin, un article qui ne concerne pas cette structure s'est glissé entre deux paragraphes. Discrètement, il remet en cause l'exigence pour les bâtiments neufs d'être accessibles aux personnes handicapées. Une obligation qui fait débat.

Depuis six ans, l'accessibilité de ce public est devenu un principe universel en France : la loi du 11 février 2005 prévoit que les personnes handicapées puissent se déplacer sans problème en tous lieux. Elle est ambitieuse, beaucoup d'espaces sont visés : la voirie, les aménagements des espaces publics, les systèmes de transports et les bâtiments, anciens ou neufs.

L'article 14 bis de la loi Paul Blanc indique que les bâtiments neufs pourront, dans certains cas, ne pas remplir cette obligation :

« Des mesures de substitution peuvent être prises afin de répondre aux exigences de mise en accessibilité. »

Les logements construits par l'Etat ainsi que ceux, collectifs, érigés par les promoteurs, sont concernés. Les maisons individuelles des particuliers n'en font pas partie.

Une régression par rapport à la loi de 2005 ?

Pour Angélina Chauvel, atteinte de la maladie de Little, il s'agit d'une régression. La loi de 2005 permettait selon elle que, les années passant, de plus en plus de logements soient accessibles aux personnes handicapées. Un moyen d'amenuiser la difficulté rencontrée lors de la recherche d'un logement :

« Trouver un appartement est dur pour tout le monde, avoir un handicap est une contrainte supplémentaire.

Il faut un rez-de-chaussée, mais un vrai, sans marches et une salle de bain qui soit pratique. Par exemple, en ce moment je me bats pour que l'office HLM refasse mon bac de douche qui est trop haut. »

Le sénateur Paul Blanc, rapporteur de la loi, n'est pas d'accord. Selon lui, l'article ne remet pas en cause l'accessibilité des personnes handicapées :

« Les chantiers concernés seront très encadrés, tous les promoteurs ne seront pas autorisés à ne pas respecter la loi de 2005. Plusieurs acteurs devront rendre un avis positif, ce qui limitera le nombre de cas. »

Il faudra avant tout que « le maître d'ouvrage apporte la preuve de l'impossibilité technique » de rendre le bâtiment accessible, « du fait de l'implantation du bâtiment, de l'activité qui y est exercée ou de sa destination ».

« On va sur La Lune, on construit le viaduc de Millau mais… »

Le hic est que la notion de « problèmes techniques » reste vague : elle ne sera définie que prochainement dans un décret, ce que déplore Nicolas Merille. Le conseiller technique national pour l'accessibilité à l'Association des paralysées de France (APF) s'insurge :

« Adapter un bâtiment ancien peut parfois être problématique, mais là il s'agit du neuf. Peut-on nous expliquer quels problèmes techniques pourraient exister quand on part de zéro ?

On va sur la Lune, on construit le viaduc de Millau, mais on trouve trop difficile de rendre accessible les logements pour les personnes handicapées ? »

Anne Jarraud-Vergnolle, sénatrice des Pyrénées-Atlantiques, partage sa réserve. Elle explique :

« L'argument des problèmes techniques n'est pas défendable. Dans ma circonscription, dont une partie se situe en zone de montagne, nous avons des établissements médico-sociaux. Ils sont parfaitement accessibles à tous avec des ascenseurs. »

« Avez-vous déjà vu un arbitre en fauteuil sur un stade ? »

Eric Doligé tient à apaiser la polémique. Le sénateur du Loiret a rendu un rapport en juin sur la simplification des normes applicables aux collectivités territoriales. Dans ce document, il aborde l'accessibilité des logements. Selon lui, la loi impose parfois des contraintes qui semblent inutiles aux élus :

« Dernièrement, un sénateur m'a encore donné l'exemple d'un stade de football neuf où il faut absolument aménager un vestiaire pour arbitre handicapé. Il m'a dit : “Avez-vous déjà vu un arbitre en fauteuil roulant sur un stade ? ” »

Selon lui, il serait plus judicieux que la personne handicapée ait accès à toutes les fonctions du bâtiment comme un valide plutôt que l'occuper exactement comme un valide.

Interrogé par Rue89, Paul Blanc assure qu'en coulisse, de nombreux sénateurs de l'opposition ont soutenu l'article, même s'ils ont voté contre dans l'hémicycle.

Un logement accessible, c'est 1% de dépenses en plus, maximum

Autre argument avancé par Eric Doligé : le coût de l'accessibilité, parfois très lourd sur le budget des petites communes. A Wingen-sur-Moder en Alsace, Gérard Fischbach ne dément pas. Le maire explique que la construction du nouveau musée Lalique pose problème. La pente qui permet aux fauteuils roulant d'accéder à une terrasse suspendue sur le toit est trop raide et va devoir être diminuée d'ici à trois mois pour que le musée reste ouvert au public :

« Cela coûte toujours plus cher de refaire des travaux, surtout que l'Etat ne donne pas d'aide à cet effet au niveau du département. Mais, en même temps, c'est important que tous puissent accéder au musée dans son intégralité. »

Selon Nicolas Merville de l'APF, le problème est que l'accessibilité est une notion qui n'a pas encore été intégrée par les architectes :

« Cela arrive souvent qu'ils n'y pensent qu'à la fin du projet. Du coup, les solutions qu'ils proposent sont plus chères. Par exemple, pour accéder à une estrade, ils proposent une plateforme élévatrice au lieu de d'une rampe, ce qui coûte beaucoup moins cher. »

Scandalisé par l'article 14 bis, le riverain Pascal Guicherd nous a contactés. Faire des économies, tel est selon lui le but de cet article :

« Les promoteurs poursuivent toujours des objectifs de rentabilité et j'ai l'impression que la droite les favorise. Le fait que certains logements puissent ne pas être accessibles pour les handicapés, on s'en fout un peu. »

L'accessibilité sert aussi les personnes âgées

Un rapport de la Banque mondiale indique que cela ne représente au maximum 1% de dépenses supplémentaires. Anne-Jarraud Vergnolle, également maire d'Anglet, affirme avoir construit des immeubles accessibles dans sa commune sans que leur coût ne soit plus élevé.

Denis Jacquat, député de la Moselle, a lui aussi voté contre la loi à cause de l'article 14 bis. En plus de respecter le principe d'égalité entre tous, il estime qu'il faut résonner de manière générale :

« Il faut adapter la ville aux différentes étapes physiologiques des habitants. Les aménagements réalisés pour les personnes handicapées sont aussi utiles aux personnes âgées. »

Photos : un symbole de mise en garde des personnes en fauteuil contre les chutes de rampe (j_anet/Flickrr/CC).

 

 

http://www.rue89.com/2011/07/03/des-logements-neufs-bientot-inaccessibles-aux-handicapes-211759

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