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29 juin 2012 5 29 /06 /juin /2012 01:42

Députés représentants les Français de l'étranger: le triple échec

Posted: 28 Jun 2012 01:43 PM PDT

A vec 8 circonscriptions remportées sur 11 par le PS et son allié les Verts, on peut dire que les premières élections législatives organisées pour désigner les députés représentants les Français installés à l'étranger ont été une large victoire pour la gauche. Oubliées les accusations lancées contre l'UMP d'un "TPLD" (Tout pour le droite) avec des circonscriptions taillées sur mesure acquises d'avance.
Feedback rapide sur un article que j'ai écrit il y a presque un an, Députés de l'étranger: Victoire acquise d'avance pour l'UMP? où je montrais, chiffres à l'appui, qu'un tsunami de la gauche était possible. J'avais pronostiqué qu'en cas de victoire du candidat socialiste (les primaires socialistes n'avaient pas encore été organisées) avec 54% des voix le PS emporterait 8 circonscriptions contre 3 pour la droite. Finalement il n'aura suffit que de 52% pour atteindre ce but. Pour être plus précis le PS a remporté 7 sièges et son allié EEL l'Amérique latine (à cette époque PS et Verts étaient toujours en pleines négociation pour les législatives).

Un triple échec
D'abord un échec pour la démocratie. Avec un taux de participation, pour ces nouvelles élections des Français de l'étranger, au premier tour de 20,9 %  et au second de 20,6 % contre respectivement 57,2 %  et 55,4% pour la France entière et alors qu'on sait bien que de très nombreux Français installés hors de France ne s'enregistrent même pas auprès  des autorités consulaires. Ainsi donc on peut évaluer au doigt mouillé que 90% de électeurs potentiels ne se sont exprimés.
Comment expliquer cette faible participation? Loin des yeux donc forcément loin du cœur. Un Français installé à l'étranger peut voir en la personne du Président de la république le visage qui porte la voix de la France et qui le représente mais l'identification et la motivation est moins évidente quand il s'agit d'un candidat obscure et souvent parachuté dans pays qu'il ne connait pas, qui n'a aucune expérience d'expatriation et qui ne vous parle que des frais de scolarité de vos enfants alors que ceux-ci  sont pris en charge par la boite qui vous a détaché ou qu'ils sont scolarisés dans les mêmes écoles que les indigènes (rire).

Un échec technologique. Environ 76% des Français avaient un accès à internet en 2011, on peut supposer que ce taux est plus élevé chez les Français vivant à l'étranger. Par contre des bureaux de vote au coin de sa rue sont beaucoup plus rare qu'en on vit au Brésil ou en Sibérie. Si il y a une seule élection où l’organisation du vote électronique est un évidence c'est bien celle concernant ces Français vivant loin de la métropole. Malheureusement cette élection qui a été l'occasion de tester en grandeur nature le vote par internet a été un fiasco. Le coupable? La dernière version de Java qui provoque ce message sur les pc lorsque de nombreux électeurs se sont connectés sur le site du ministère des affaires étrangères; "Les certificats fournis ne forment pas une chaîne de certificats". C'est du latin pour vous? pour moi aussi. Ce que je sais c'est qu'à titre personnel je déteste Java qui fait trop souvent planter mon pc et qu'on m'a toujours dit qu'il fallait avoir des logiciels à jour sur sa machine si on ne voulait pas avoir de problème. Les concepteurs du programme de vote ne connaissaient peut-être pas cette règle.

Echec électoral de la droite. Si se présenter avec une étiquette UMP sur le front dans une cirsconscriotion où l'ancien président a fait un carton,n'offre plus la certitude de se faire élire, mais où va-t-on? Je vais prendre trois exemples qui m'ont le plus marqués.
La 8ème circonscription (Israël, Italie, Grèce, Turquie...) qui a voté à 63% pour N. Sarkozy au second tour de la présidentielle et qui est cueillit par Daphna Poznanski-Benhamou avec 56% des voix! L'explication tient selon moi à la réputation pro-israélienne de N. Sarkozy qui a séduit de nombreux électeurs juifs vivant en Israël, électeurs qui sont simplement revenu à leur sensibilité politique d'origine aux législatives.
Autre cas symbolique, la 1ère circonscription - Canada et Usa - (53,6% pour N. Sarkozy au second tour), où même une chèvre avec l'étiquette UMP aurait été élu, échappe à Frédéric Lefebvre. le pays du dollar et du capitalisme se choisit une socialiste! Placer un mec qui ne parle pas l’anglais, américanophobe  et ennemi déclaré d'internet au pays d'internet c'était vraiment tendre le bâton pour se faire battre. En parlant de bâton, on peut aussi y voir un retour de bâton. Lefebvre avait fait partie de ces élus de droite qui s'étaient félicités de l'élection de Barack Obama au seul motif que celui-ci était noir. La candidate socialiste élue étant originaire de la Réunion, on peut donc dire que les électeurs français vivant aux USA ont reçu le message 5 sur 5.

Une participation ridicule et un coût d'organisation extrêmement élevé ( 700.000 euros par députés selon le quai d'Orsay, cinq fois plus qu'un député en France) nous interpellent sur la pertinence de ce scrutin. Ne serait-il pas plus judicieux que ces Français soient rattachés à la dernière circonscription française où ils ont été inscrit? Pas sûr que cette idée fasse sont chemin au gouvernement ou au parti socialiste puisque maintenant la gauche s'est réconciliée avec cet électorats qui n'était à ses yeux, il y a encore quelques mois, que des émigrés fiscaux dont il fallait retirer la nationalité française si ils refusaient de payer l'impôt en France. Ils ont bien voté donc ils pourront garder leurs députés.
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29 juin 2012 5 29 /06 /juin /2012 01:12

 

Traité budgétaire européen : respecter la parole donnée

by Patrick Le Hyaric

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L’austérité n’est pas une solution pour sortir l’Europe de la crise. Elle ne fait que l'aggraver partout où elle est appliquée, avec dans toute l'Union européenne, une explosion du chômage, une montrée continue de la pauvreté et toujours plus d'inégalités.

Plusieurs indicateurs prédisent de nouvelles difficultés à venir. Au lieu d’essayer de les surmonter, le sommet européen de cette fin de semaine inscrit à son ordre du jour l’adoption du « traité pour la stabilité, la coordination et la gouvernance » (TSCG), communément appelé « pacte budgétaire ». Ce traité initié par M. Sarkozy et Mme Merkel,  va au-delà du traité de Maastricht en imposant un niveau de déficit public de 0,5% des richesses produites. De lourdes sanctions quasi-automatiques seraient appliquées aux Etats en cas de non respect de réductions des dépenses publiques et sociales. Les budgets de l’Etat, de la sécurité sociale et aussi ceux des collectivités territoriales seraient placés sous le contrôle direct de la commission de Bruxelles. La règle imposée serait donc la diminution permanente des crédits pour l’école, la santé, les transports, l'ensemble des services publics et les prestations sociales. Alors que toute la gauche a refusé le principe dit de la « règle d’or », ce traité oblige les Etats à l’insérer dans leur constitution. Or, de grands centres de recherches allemands, français, autrichiens ont récemment montré que l’application de ces critères conduirait à une récession dans la quasi-totalité des pays européens.

Face à de telles prévisions, la logique voudrait qu’on abandonne ce texte.

F. Hollande, quand il n'était que candidat, avait formulé ainsi la proposition numéro 11 de son programme présidentiel : « Je renégocierai le traité européen, issu de l’accord du 9 décembre 2011 ». « Renégocier » veut dire en rediscuter pour en faire un autre.

Aujourd’hui, il ne propose que l’ajout d’un volet dit de « croissance ». A y regarder de plus près, ce « volet », n’est que la reprise des décisions du Conseil européen du 30 janvier dernier, consistant à utiliser des « fonds structurels » non dépensés, à augmenter le capital de la Banque européenne d’investissements, à créer des obligations de rachat de dettes, à instituer une taxe sur les transactions financières. Tout cela mérite sans doute d'être réalisé. Mais rien n'est sûr. Surtout, chacun comprend bien qu'il n'y a pas là de quoi relancer l’économie et faire reculer le chômage. Ainsi, rien n’est prévu pour améliorer le pouvoir d’achat. Au contraire,  les textes européens insistent sur la « modération salariale », c’est-à-dire la diminution relative de la rémunération du travail.

Le bon sens voudrait que l’on se demande pourquoi il faudrait rechercher des dispositifs de relance afin de compenser l’impact négatif et régressif du pacte d’austérité budgétaire. Si les chefs d’Etat et de gouvernement pensent que la récession va être aggravée par l’austérité budgétaire, le plus simple et le plus efficace est de supprimer  la cause du mal. La seule alternative à l’austérité consiste à… ne pas faire d’austérité. Simple bon sens ! Ce ne sont pas les déficits publics qui sont responsables de la crise. L’Espagne, l’Irlande, l’Italie avaient des budgets en excédent avant 2008. Aujourd’hui leur situation s’aggrave car leurs finances publiques sont pillées par le secteur bancaire et financier.

Cette stratégie impose aux Etats la remise en cause progressive de leurs droits sociaux et démocratiques. En vérité, le pacte budgétaire n’a pour seul objectif que de « constitutionnaliser » des principes qui réduisent sans cesse les moyens alloués au monde du travail, aux assurés sociaux, aux retraités, au seul bénéfice des banques et de la finance.

Ainsi, il ne sert qu’à imposer aux peuples -sans discussion- des contre-réformes structurelles que les citoyens n’accepteraient pas s’ils étaient consultés. Au nom même de ses engagements, le Président de la République doit refuser cette orientation. Si la France disait « non », il n’y aurait plus de « pacte d’austérité budgétaire » et il faudrait de nouvelles discussions pour un autre traité. Le débat n’est pas entre plus d’Europe ou moins d’Europe. Il est entre l’Europe à la gloire des banques et celle qui protège et améliore le sort des peuples. Dans ce bras de fer, il est urgent de choisir l’Europe sociale, solidaire, pacifique, démocratique, écologique. Cela suppose de changer les traités actuels pour changer le rôle de l’Euro, de créer les conditions pour que la Banque centrale européenne prête directement aux Etats au même taux qu’elle le fait aujourd’hui pour les banques. Celles-ci se gavent sur la dette des Etats avec des taux d’intérêt usuraires qui, au bout de la chaîne, sont payés par les populations. La combinaison du mécanisme européen de stabilité, sorte de FMI européen, et du traité d’austérité, nous mènera dans le mur. Il y a urgence à réorienter radicalement la construction européenne dans l’intérêt de celles et ceux qui y vivent et de l’idée européenne elle-même. Pour y parvenir, le Président de la République dispose d’un puissant atout : nos concitoyens et la confiance qu'ils lui ont accordée. Il peut en décupler la force dans toute l'Europe en misant sur le  débat et en soumettant le traité Sarkozy-Merkel à référendum. Un nouveau changement de la constitution française pour ratifier ce traité et pour y inscrire le principe de la « règle d’or », constituerait un recul de la démocratie et un manquement à la parole donnée.

28/06/2012

 

L'Europe vers l'aggravation du traité de Lisbonne (Jean-Claude Chailley)

Non à la ratification par la France du pacte budgétaire « Résistance sociale » (Marinette Bache) et « Convergence nationale des collectifs de défense et développement des services publics »…

Pour lire la suite cliquez ici

 

Non à la ratification par la France du pacte budgétaire

 

« Résistance sociale » (Marinette Bache) et « Convergence nationale des collectifs de défense et développement des services publics » (Jean-Claude Chailley) ont initié une Pétition contre la ratification par la France du « pacte budgétaire - Voir la pétition en ligne

Jean-Claude Chailley propose une argumentation - lire le Spécial Pacte budgétaire

 

Le Tryptique « Pacte pour l’euro plus », « MES », « TCG » : une aggravation considérable du traité de Lisbonne

 

Ces 3 textes, conçus simultanément, forment un tout

 

Le Pacte pour l’euro plus (coordination renforcée des politiques économiques pour la compétitivité et la convergence), adopté il y a 1 an, définit la politique de régression économique et sociale à mener impérativement. Il a lancé le MES et le TSCG.

 

MES = mécanisme européen de stabilité : procédure pour les pays qui ne peuvent pas ou pourraient ne pas pouvoir payer leurs créanciers ; on l’appelle aussi FMI européen.

 

TSCG = Pacte budgétaire (Traité sur la Stabilité, la Coopération, la Gouvernance de l’Union européenne). Il vise à :

- constitutionnaliser l’austérité ;

- mettre les Etats sous tutelle, la totalité de la politique économique et sociale hors d’atteinte du suffrage universel, de la souveraineté populaire.

 

Où en sommes- nous après l’élection de François Hollande ?

Depuis des mois la Convergence de Défense et Développement des Services Publics et Résistance Sociale font campagne contre la ratification du TSCG. Dans l’intervalle Nicolas Sarkozy a été battu, ce dont nous nous félicitions. Il est temps de faire un premier point.

 

1) Le MES a été ratifié en France par le Congrès en février puis le Pacte budgétaire a été signé par Nicolas Sarkozy le 2 mars. Pour s’appliquer en France, le TSCG doit être ratifié par le Congrès ou par référendum.

 

2) François Hollande candidat a déclaré à de multiples reprises qu’il voulait le renégocier et ne le ratifierait pas en l’état. Actuellement face au refus de d’A. Merkel, J.M. Barroso …, la discussion se porte sur des « eurobonds », des « project bonds », … dans le cadre d’une crise qui rebondit violemment, notamment en Espagne. On ne parle plus guère du TSCG, au point qu’on peut se demander si le président n’est pas sur le point de céder.

 

3) L’aggravation de la crise prouve que le TSCG n’est pas la solution

Les multiples rencontres de crise « au sommet », l’éventuelle révision du MES avant même son entrée en vigueur, la crainte d’un « bank run »généralisé (panique bancaire) prouve que cette politique renforce la crise au lieu de la combattre.

 

4) Le débat n’est pas « technique », c’est un choix de société qui concerne tous les citoyens.

 

a) L’austérité à perpétuité

Ces textes forment bien un tout car ils ne donnent qu’UN SEUL MOYEN – en réalité d’ailleurs aucun - d’atteindre les critères du TSCG : une politique ANTI-SOCIALE. C’est la politique qui avait valu le NON au référendum de 2005, mais aggravée.

Le pacte de « discipline budgétaire » (article 1) ne laisserait aucune possibilité pour une politique répondant aux besoins sociaux des populations.

 

b) Le débat ne consiste pas à préciser les ingrédients du « déficit structurel de 0,5 % ». Et cela d’autant plus que le critère le plus dur - et souvent oublié - est le retour aux 60 % de dette / PIB en 20 ans qui nécessite un excédent budgétaire (une génération sacrifiée !).

 

c) La mise sous tutelle de la troïka, des marchés financiers

Ayant observé ce qui est advenu du Niger, si cher à Mme Lagarde, partout les peuples résistent. En conséquence la Commission européenne renforce ses moyens de coercition dans le MES, le TSCG, de nombreux textes, y compris la limitation (en viol du traité de Lisbonne !) du droit de grève.

 

d) Les libéraux demandent « un saut fédéraliste »* pour renforcer encore la tutelle, au nom de la trilatérale, de Goldmann Sachs, si présents en Europe.

Ce sera le coeur du sommet européen des 28 et 29 juin, dont entre autres une union bancaire avec pouvoir coercitif, la réforme du MES (licence bancaire) avant même son entrée en vigueur au 1er juillet, avec en outre des conditions préalables.

 

e) Ils exigent toujours plus de coupes dans les services publics et budgets sociaux :

Le plan fourni à la Commission européenne par Nicolas Sarkozy dans le « programme de stabilité pour la France 2012 – 2016 » prévoit que « les efforts de consolidation budgétaire nécessaires pour tenir cette trajectoire, au-delà de l’évolution tendancielle des ressources et des emplois, s’élèveront à 115 Md€ entre 2011 et 2016 – pour 41 Md€ en recettes supplémentaires et pour 74 Md€ en baisse de la dépense ».

Les « recommandations » de la Commission en réponse, comme le rapport de l’IGF, demandent de rester dans le cadre de la politique Sarkozy, et même de le durcir. Le débat porte sur : plus de coupes sur les services publics, ou plus d’augmentations d’impôts, taxes, CSG…. Dans les deux cas, c’est de l’austérité.  

 

* Voir Les réponses de Chevènement au grand saut fédéral de Mme Merkel - 19 juin 2012 

 

Rappel : Mécanisme européen de stabilité : vote des députés français le 21 fév. - 20 février 2012

 

http://mrc53.over-blog.com/article-l-europe-vers-l-aggravation-du-traite-de-lisbonne-jean-claude-chailley-107555260.html

 

 

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BANKST-1.jpgLe «Mécanisme européen de stabilité» ou comment Goldman Sachs a fait main basse sur l’Europe

 

 

«Le coup de Goldman Sachs, qui a échoué aux Etats-Unis, a presque réussi en Europe: un renflouement (bailout) permanent, irrévocable, inattaquable des banques, garanti par les contribuables.

En septembre 2008, Henry Paulson, ancien ­P.-D.G. de Goldman Sachs, a réussi à extorquer au Congrès un plan de sauvetage de 700 milliards de dollars. Mais pour y arriver, il a dû se mettre à genoux et brandir la menace d’un effondrement du système financier mondial tout entier ainsi que de l’imposition de la loi martiale. L’appel de Paulson en faveur d’un fonds de sauvetage permanent – le Troubled Asset Relief Program ou TARP – a été repoussé par le Congrès.
Jusqu’en décembre 2011, le chef de la Banque centrale européenne Mario Draghi, ancien vice-président de Goldman Sachs Europe, a été capable d’accorder un plan de sauvetage de 500 milliards d’euros aux banques européennes sans demander l’autorisation à personne. Et en janvier 2012, un fonds de sauvetage permanent, le Mécanisme européen de stabilité (MES), a été voté en pleine nuit, sans être guère mentionné dans la presse. Le MES impose aux gouvernements de l’UE une dette illimitée et met à contribution les contribuables pour tout ce qu’exigeront les superviseurs eurocrates.
En Europe, le coup des banquiers a apparemment réussi sans rencontrer de résistance. Le MES est applaudi à la fois par les gouvernements de la zone euro, ses créanciers et le «marché» car ses investisseurs continueront d’acheter de la dette souveraine. Tout est sacrifié aux exigences des créanciers, car sinon d’où pourrait venir l’argent nécessaire à renflouer les dettes colossales des gouvernements de la zone euro?
Or il y a une alternative à l’asservissement aux banques en raison de la dette. Mais jetons d’abord un regard sur l’ignoble face obscure du MES et la reprise silencieuse de la Banque centrale européenne par Goldman Sachs.

La face obscure du MES

Le MES est un instrument d’aide permanent destiné à remplacer les instruments provisoires que sont le Fonds européen de stabilisation financière (FESF) et le Mécanisme européen de stabilisation financière (MESF) dès qu’il sera ratifié par les Etats membres qui représentent 90% des dettes, sa ratification étant attendue en juillet 2012. Une vidéo de YouTube de décembre 2011 intitulée «The shocking truth of the pending EU collapse!». postée en août 2011 en allemand («Stoppt EU-Schuldenunion (ESM-Vertrag)», démasque le MES, qu’il vaut la peine d’examiner de près:
«L’UE prépare un nouveau traité, le Traité instituant le Mécanisme de stabilité européen. Le capital autorisé s’élèvera à 700 milliards d’euros. Pourquoi 700 milliards d’euros?» (Probablement parce que ce montant rappelle les 700 milliards de dollars de parts achetées par le Congrès en 2008).
«Article 9: Lorsqu’un manque de fonds potentiel du MES est décelé, le directeur général lance un appel de capital dès que possible, afin que le MES dispose de fonds suffisants pour rembourser intégralement ses créanciers aux échéances prévues. Les membres du MES s’engagent de manière irrévocable et inconditionnelle à verser sur demande les fonds demandés par le directeur général en vertu du présent paragraphe dans les sept (7) jours suivant la réception de ladite demande.
Si le MES a besoin d’argent, les membres ont 7 jours pour payer, mais que signifie ‹de manière irrévocable et inconditionnelle›? Que va-t-il se passer si nous avons un nouveau parlement, un parlement qui ne veut pas transférer d’argent au MES?»
«Article 10: Le conseil des gouverneurs réexamine régulièrement et au moins tous les cinq ans la capacité de prêt maximale et l’adéquation du capital autorisé du MES. Il peut décider de modifier le montant du capital autorisé et de modifier l’article 8 et l’annexe II en conséquence.
Alors les 700 milliards ne sont-ils qu’un début? Le MES a-t-il le droit d’augmenter le capital en tout temps et de manière illimitée? Et nous sommes, selon l’article 9, forcés de payer ‹de manière irrévocable et inconditionnelle›»?
«Article 32-2: Le MES possède la pleine personnalité juridique et la pleine capacité juridique pour:
a) acquérir et aliéner des biens meubles et immeubles;
b) conclure des contrats;
c) ester en justice, et
d) conclure un accord de siège et/ou un protocole en vue, le cas échéant, de faire reconnaître son statut juridique, ses privilèges et ses immunités, ou leur donner effet.»
Le MES a-t-il le droit d’entamer une procédure juridique contre nous alors que nous ne pouvons pas le poursuivre en justice?
«Article 32-3: Le MES et ses biens, ses financements et ses avoirs, où qu’ils soient situés et quel qu’en soit le détenteur, jouissent de l’immunité de juridiction sous tous ses aspects, sauf dans la mesure où le MES y renonce expressément en vue d’une procédure déterminée ou en vertu d’un contrat, en ce compris la documentation relative aux instruments de financement.»
«Article 32-4: Les biens, les financements et les avoirs du MES, où qu’ils soient situés et quel qu’en soit le détenteur, ne peuvent faire l’objet de perquisitions, de réquisitions, de confiscations, d’expropriations ou de toute autre forme de saisie ou de mainmise de la part du pouvoir exécutif, judiciaire, administratif ou législatif.
Cela signifie donc que ni nos gouvernements ni nos parlements ni nos lois démocratiques n’ont de prise sur l’organisation du MES? Ce Traité est sacrément puissant!»
«Article 35-1: Dans l’intérêt du MES, le président du conseil des gouverneurs, les gouverneurs, les gouverneurs suppléants, les administrateurs, les administrateurs suppléants ainsi que le directeur général et les autres agents du MES ne peuvent faire l’objet de poursuites à raison des actes accomplis dans l’exercice officiel de leurs fonctions et bénéficient de l’inviolabilité de leurs papiers et documents officiels.
Ainsi donc toute personne impliquée dans le MES se tirera toujours d’affaire? Elle n’aura de comptes à rendre à personne? Le Traité crée un organisme intergouvernemental auquel nous devrons transférer des sommes illimitées dans un délai de sept jours, un organisme qui peut nous poursuivre en justice mais contre lequel nous ne pouvons pas porter plainte, un organisme dont tous les administrateurs jouissent de l’immunité, un organisme soumis à aucune surveillance indépendante, à aucune loi existante? Aucun gouvernement ne peut faire quelque chose? Les budgets des Etats européens vont être entre les mains d’un organisme unique qui n’a pas été élu? C’est cela, l’avenir de l’Europe? C’est cela, la nouvelle UE, une Europe sans démocraties souveraines?»

Le vampire1 Goldman Sachs fait main basse sur l’Europe

En novembre dernier, Mario Draghi, ancien ­P.-D.G. de Goldman Sachs Europe, a succédé à Jean-Claude Trichet à la tête de la Banque centrale européenne sans fanfare ni trompette et dans l’indifférence presque totale de la presse. Draghi s’est empressé de faire pour les banques exactement ce que la BCE refusait aux gouvernements des pays membres: leur accorder généreusement des prêts à des taux très bas. Le bloggeur français Simon Thorpe [directeur de recherches au CNRS]2 écrit ce qui suit:
«Le 21 décembre, la BCE a prêté 489 milliards d’euros aux banques européennes au taux extrêmement généreux de 1% à trois ans. Je dis «prêté» mais en réalité, elle s’est contentée de faire fonctionner la planche à billets, car la BCE n’a pas d’argent à prêter. Il s’agit de nouveau de ‹quantitative easing›».
Cet argent a été immédiatement englouti par 523 banques. C’est de la folie pure. La BCE espère que les banques vont en faire quelque chose d’utile, par exemple prêter de l’argent aux Grecs, qui payent, en ce moment, 18% d’intérêts sur les marchés obligataires pour obtenir de l’argent. Mais il n’y a absolument pas d’autres conditions: Si les banques décident de verser des bonus avec cet argent, c’est bien. Ou encore elles pourraient transférer tout cet argent dans des paradis fiscaux.
Avec un taux d’intérêts de 18%, la dette double en quatre ans seulement. C’est cette lourde charge, et non la dette en soi qui paralyse la Grèce et d’autres pays endettés.
Thorpe propose la solution évidente suivante: Pourquoi ne pas prêter l’argent directement au gouvernement grec? Ou au gouvernement portugais qui doit emprunter, en ce moment, à un taux de 11,9%? Ou au gouvernement hongrois qui paie en ce moment 8,53%? Ou au gouvernement irlandais qui paie 8,51%? Ou au gouvernement italien qui paie 7,06%?
L’objection standard à cette solution est toujours que l’article 123 du Traité de Lisbonne empêche la BCE de prêter de l’argent aux gouvernements. Mais l’argumentation de Thorpe est la suivante:
«A mon avis, l’article 123 doit empêcher des gouvernements élus d’abuser des banques centrales en leur demandant d’imprimer de la monnaie pour financer des dépenses excessives. On nous fait croire que c’est pour cela que la BCE devrait être indépendante des gouvernements. Soit. Mais ce que nous vivons en ce moment est beaucoup plus grave. Aujourd’hui, la BCE est complètement entre les mains du secteur bancaire. ‹Nous voulons un demi-milliard d’argent vraiment bon marché› disent-elles. D’accord, pas de problème. Mario est là pour tout arranger. Et il n’a pas besoin de consulter qui que ce soit. Au moment même où la BCE fait son annonce, l’argent a déjà disparu.
Si au moins la BCE travaillait sous le contrôle de gouvernements élus, nous pourrions exercer une certaine influence en élisant ces gouvernements. Mais l’équipe qui, en ce moment, détient le pouvoir dans ses mains sales échappe à tout contrôle.»
Goldman Sachs et les technocrates de la finance ont fait main basse sur la barque européenne. La démocratie est mise à mal afin de protéger la Banque centrale européenne des «abus» des gouvernements. Mais le gouvernement, c’est le peuple, ou il devrait l’être. Un gouvernement démocratiquement élu représente le peuple. On incite les Européens à abandonner leur chère démocratie aux fripouilles de la finance, et le reste du monde suit de près.
Plutôt que de ratifier le Traité draconien du MES, les Européens feraient mieux d’amender l’article 123 du Traité de Lisbonne. La BCE pourrait alors accorder des crédits directement aux gouvernements de ses Etats membres. Ou bien les gouvernements de la zone euro pourraient restaurer leur souveraineté économique en réactivant leurs banques centrales publiques afin qu’elles accordent des crédits au profit du pays et cela sans intérêts. Ce n’est pas une idée nouvelle; elle a été appliquée avec succès par exemple en Australie par la Commonwealth Bank of Australia et au Canada par la Bank of Canada.
Aujourd’hui, l’émission de monnaie et l’octroi de crédits sont devenus un droit pour des vampires qui s’en servent pour saigner à blanc l’élément vital de nos économies. Il faut rendre ce droit aux gouvernements souverains. Le crédit devrait être un service public accordé et administré au profit du peuple.    •

Source: Global Research du 9/4/12. www.globalresearch.caindexphp?context=va&aid=30403
(Traduction Horizons et débats)

1    Vampire Squid, vampire des abysses: désignation donnée à Goldman Sachs.
2     http://simonthorpesideas.blogspot.com/

*    Ellen Brown est avocate et présidente du Public Banking Institute. Dans le dernier de ses 11 ouv-rages, «Web of Debt», elle montre comment un cartel privé a arraché au peuple le pouvoir de créer de la monnaie et comment nous, le peuple, pouvons le reprendre. (http://ellenbrown.com, http://webofdept.com et http://publicbankinginstitute.org)

 

http://www.horizons-et-debats.ch/index.php?id=3308Le «Mécanisme européen de stabilité» ou comment Goldman Sachs a fait main basse sur l'Europe

 

 


Et la hausse du SMIG ?

 

Hausse du SMIC de 2% : le prix de la mondialisation

Posted: 26 Jun 2012 10:55 PM PDT


2% au lieu de 1,4% ! Les Echos avaient donc raison. Le gouvernement a donc choisi de donner un coup de pouce symbolique pour ne pas dire dérisoire au SMIC (trois fois moins que ce que Jacques Chirac avait accordé en 1995). Une nouvelle illustration des ravages de la mondialisation.
Des sociaux-libéraux plus libéraux que sociaux
Il faut relire le papier de Frédéric Lordon qui théorisait il y a quelques semaines les futurs remaniements de François Hollande, faisant un parallèle avec tous les reniements de Lionel Jospin de 1997 à 2002, sur l’équilibre (déjà) entre la croissance et la rigueur, l’Europe, les privatisations (France Telecom…). Bien sûr, la présence de quelques nonistes au gouvernement pouvait donner l’illusion d’une ouverture aux idées alternatives, mais le choix d’hier montre que cela est illusoire.
Il est tout de même stupéfiant qu’une équipe socialiste arrivant au pouvoir après dix ans d’opposition commence son mandat par accorder royalement 0,6% de coup de pouce au SMIC après des années sans le moindre coup de pouce (signifiant que les smicards ne touchaient pas un centime des gains de productivité qu’ils faisaient). J’imaginais il y a quelques jours que François Hollande avait laissé fuité ce chiffrepour au final donner un peu plus et apparaître généreux.
Mais non, toute la rigueur et le renoncement économique du deloro-jospinisme se retouvent synthétisés dans cette décision qui montre que ces socialistes n’ont même pas l’intention de changer la vie. Ils vont gérer prudemment le pays, comme des radicaux de la 4ème République, un profil qui convient tellement bien à François Hollande. Soit dit en passant, les classes populaires savent bien qu’elles n’auront pas grand chose à attendre d’une équipe qui capitule si tôt devant la mondialisation.
La mondialisation en procès
 
Car la raison de ce mini-coup de pouce est bien simple : l’ouverture anarchique de nos frontières à tous les mouvements de biens, de capitaux et de personnes. C’est bien parce que les capitaux des multinationales peuvent circuler librement d’un pays à l’autre, leur permettant de faire le choix du moins-disant salarial, social ou environnemental qu’un nouveau pouvoir socialiste qui accepte cette libéralisation ne peut pas faire autrement que d’accorder un coup de pouce aussi ridicule.
Même le Monde ouvre largement ses colonnes aux thèses du Medef, sans vraiment les remettre en question. Augmenter le SMIC ? Vous n’y pensez pas, cela provoquera du chômage, laisse écrire ce grand quotidien sensé être de gauche. Il est bien évident qu’avec des salaires bien plus importants qu’en Afrique du Nord, en Europe de l’Est, ou même dans le Sud de l’Europe, la hausse du SMIC risque d’accélérer un mouvement de délocalisations qui n’en a pas besoin.
Mais là où cela devrait amener à remettre en question cette mondialisation qui provoque une grande régression sociale dans notre pays, les socialistes, dogmatiquement hostiles aux frontières et aux nations, préfèrent sacrifier le peuple et les ouvriers. Quand les socialistes adoptent à nouveau des politiques antisociales, il ne faut pas être surpris que le Général de Gaulle ait dit ne pas aimer les socialistes parce qu’ils ne sont pas socialistes.
Oui, dans le cadre actuel, augmenter le SMIC est difficile pour notre économie. C’est pour cela qu’il faut changer de cadres, rétablir des frontières qui serviront d’écluses entre notre niveau de vie et notre protection sociale et ceux des autres pays. Sans cela, ce sera un grand nivellement par le bas.

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23 juin 2012 6 23 /06 /juin /2012 23:37

 

Le visiter, il est bourré de talent ! (eva)

 

Messagepar KADEY le 16 Juin 2009, 15:05

Image

 

 

 

(..) j'aime bien la conclusion de Lukas Stella :

 

« Pour en finir avec une survie de plus en plus insupportable,

 

il s’agit maintenant de refaire un monde sans le monde des affaires,

 

de reprendre le pouvoir sur nos conditions d’existence

 

et construire ensemble par une démocratie directe à taille humaine

 

avec des mandataires révocables,

 

l’autogestion généralisée de la vie par tous et partout ».


Michel Peyret

 

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L'illusion de la démocratie

 

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Derniers messages

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ÉTIENNE CHOUARD
http://www.youtube.com/watch?feature=player_embedded&v=3uu_NdsPoHQ

PIERRE LARROUTUROU : "Il esy urgent d'inventer un nouveau model social .http://www.youtube.com/watch?feature=player_embedded&v=RLI4-e4QJ14



23 mai 2012 Posté par benji sous Réflexion

Un des reproche qui revient souvent, sur le blog comme ailleurs, est celui-ci: « c’est facile de critiquer, mais qui apporte des réponses ou des solutions? Personne, pas même vous qui critiquez!« . Je le reconnais, les solutions proposées ne sont pas nombreuses (quoique dans les commentaires…). Des solutions, en voici qui sont proposées, il y a moyen de s’en sortir, alors un brin d’optimisme et regardons un peu du côté de ceux qui proposent de véritables solutions, reste à savoir si elles sont viables ou non…
suite:


http://lesmoutonsenrages.fr/2012/05/23/reprenons-le-pouvoir-stopper-la-recession-cest-possible-des-la-semaine-prochaine/

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9 juin 2012 6 09 /06 /juin /2012 07:07
Nos gouvernements sont-ils devenus des instruments de grand bandistisme ?
8 juin 2012 Posté par rapasdepic sous Argent et politique

En 2009, alors que la crise Grecque commençait tout juste à faire la une des journaux, j’expliquais dans l’un de mes articles la manière dont les défauts des Etats souverains nous mèneraient à la mort du socialisme. Mon étude était simple, et basée sur les réalités financières de l’époque. Pour donner plus d’impact à mon point de vue, j’utilisais l’une de mes citations favorites de Margaret Thatcher : ‘Le problème avec le socialisme, c’est que vous finissez un jour par avoir dépensé tout l’argent des autres’.

Je continuais ensuite mon développement en déclarant que ‘dans les mois qui viennent, le socialisme sera rudement mis à l’épreuve. L’épreuve dont je parle ici pourra être observée de tous, alors que de part et d’autre de notre monde, les gouvernements se trouveront à court de monnaie, que leurs dettes augmenteront jusqu’à ne plus pouvoir être remboursées, et que leurs promesses financières ne seront plus en mesure d’être satisfaites. En clair, la banqueroute idéologique du socialisme se traduira par une insolvabilité des gouvernements’. 

Et voilà que trois ans plus tard, les gouvernements se voient, les uns après les autres, déclarés insolvables. Il y a bien longtemps qu’ils ont épuisé leurs réserves de monnaie, mais qu’ont-ils fait depuis ? Plutôt que d’affronter la réalité et d’accepter le fait que leurs ressources financières sont limitées et que leurs promesses irréalistes les ont menées à la ruine, ils ont emprunté la voie la plus simple, la voie de l’emprunt, dans une tentative désespérée de maintenir en vie leurs politiques socialistes.

Les gouvernements se sont acheté du temps en empruntant des quantités considérables de monnaie. En conséquence, ils se trouvent aujourd’hui en une position pour le moins embarrassante : non seulement ils n’ont plus de sous, ils ne disposent plus non plus de leur capacité d’emprunter. Ils ont atteint la ’bifurcation’ dont je parlais en 2009. ‘L’une des voies mènera au socialisme, à l’arrivée au pouvoir de démagogues, puis d’un dictateur qui assurera à son peuple pouvoir faire fonctionner le socialisme. L’autre mènera à une société capitaliste tels que l’étaient autrefois les Etats-Unis, avec des marchés libres, un gouvernement limité, et un système judiciaire inconditionnel’.

Il est malheureusement de plus en plus aisé de déterminer quelle voie sont sur le point de choisir les gouvernements. Nos organes du pouvoir exécutif se transforment de plus en plus en ‘organes de grand banditisme’, terme que j’ai pour la première fois entendu de la bouche d’une personne rencontrée lors d’un voyage en Suisse, et pour qui la banqueroute idéologique et financière du socialisme est une évidence. Son expression explique clairement la manière dont les gouvernements utilisent le vol afin de gagner du temps et de maintenir en vie leur petit jeu socialiste.

L’Argentine semble être en tête de peloton, ayant récemment nationalisé les actions de la société Repsol dans son pays. Ce vol de propriété privée a été suivi de très près par la prise de contrôle par les forces armées Boliviennes de la société de distribution d’énergie électrique Red Eléctrica Corp.

L’Amérique du Sud a derrière elle une longue histoire de saisie d’actifs, mais elle n’est pas la seule. Après tout, l’une des attaques à la propriété privée les plus notoires est la saisie de l’or des Américains par le président Franklin Roosevelt en 1933. A elle seule, sa décision a su mettre sens dessus dessous l’un des principes les plus basiques de la Constitution des Etats-Unis, voulant que la propriété et les contrats privés soient placés au-delà de l’interférence du gouvernement.

Plus récemment, le gouvernement Irlandais s’en prenait aux pensions privées. L’Argentine en avait déjà fait …c;me en 2008, ce qui me force ici à relever un point de la plus grande importance : typiquement, un vol mène à un autre. Attendez-vous à ce que les socialistes Argentins continuent de piller leur nation, et que les socialistes du reste du monde en fassent de même. Qui pourra bien mettre fin à l’institution du vol ?

Certainement pas les dirigeants politiques. Ils nous ont depuis longtemps fait comprendre qu’ils privilégient le recours au larcin. Aux Etats-Unis, la situation n’est peut-être pas aussi extrême qu’en Argentine ou en Irlande, mais il n’en est pas moins que les socialistes y pillent également les citoyens afin de protéger leurs avantages et leur pouvoir. La plus récente parution de Barron’s souligne ce point dans un article intitulé ‘Rotten to the Core ? Uncle Sam and California take big bites out of Apple’.

Celle que l’on appelle élite intellectuelle trouvera toujours des moyens pour aider l’Etat à dérober la propriété privée de ses citoyens, tout en justifiant de la manière la plus grandiose qui soit leur assaut insidieux à l’état de droit. Le 30 avril dernier, un article paru dans le Financial Times présentait la manière dont le gouvernement Espagnol pourrait obtenir plus de fonds afin de mieux gérer son surendettement : ‘Une alternative de dernier recours serait de mandater, pour une durée déterminée, les obligations Espagnoles achetées par les ménages et les entreprises’. Je suppose que le terme ‘mandater’ a été utilisé dans cette phrase pour la bonne et simple raison qu’il sonne mieux que ‘voler’. Bien entendu, ce vol ne serait que ‘temporaire’, comme le sont toutes les autres incursions de l’Etat qui érodent l’état de droit. Ce que cet article, écrit par un professeur de l’Université de Harvard et ancien conseiller présidentiel des Etats-Unis,  met principalement en avant, c’est que l’élite académique et politique des Etats-Unis est tout autant en banqueroute intellectuelle que les nations socialistes.

Le déclin des gouvernements, et plus particulièrement l’absence de principes et d’honneur chez les dirigeants politiques préférant le vol à l’acceptation de la réalité, n’a rien de nouveau. Voici ce qu’en disait Frederick Bastiat il y a plus de 150 ans :

‘Lorsque le détournement de fonds et le pillage deviennent des attitudes communes à un groupe d’hommes vivant au sein d’une même société, ce dernier finit par créer un système judiciaire qui autorise ses méfaits, et un code moral qui les glorifie’.

Il n’y a pas si longtemps, Ayn Rand faisait une observation similaire :

‘Une fois que vous comprenez que les échanges se font non pas par consentement, mais par contrainte – une fois que vous comprenez que pour pouvoir produire, vous devez obtenir la permission de personnes ne produisant rien – lorsque vous vous rendez compte que la monnaie est redirigée vers ceux qui commercent non pas des biens, mais des faveurs – lorsque vous comprenez que ces hommes deviennent riches par la force plutôt que par le travail, et que vos lois ne vous permettent plus de vous protéger contre eux, mais de les protéger contre vous – une fois que vous comprenez que c’est la corruption qui est récompensée, et non l’honnêteté, alors vous savez que vous vivez dans une société vouée à l’échec.

Que pouvons-nous donc faire, en tant qu’individus, pour nous protéger, nous et nos familles ? Premièrement, il nous faudra en venir aux prises avec l’insolvabilité de nos gouvernements avant qu’ils ne s’enfoncent encore plus dans le grand banditisme. Nous devrons ensuite reconnaître qu’il existe une différence entre capital invisible et capital pouvant devenir la cible d’une confiscation du gouvernement. Ce sujet va bien au-delà de mes connaissances personnelles, mais il est toutefois clair que le meilleur moyen dont vous disposiez afin d’éviter une confiscation est la diversification géographique de vos actifs en plusieurs juridictions politiques, tout en espérant que tous les gouvernements ne deviennent pas des tyrans et des voleurs.

James Turk est le fondateur et le président de GoldMoney.com. Il est également le co-auteur de The Collapse of the Dollar .

 

 Source: 24hgold.com


http://lesmoutonsenrages.fr/2012/06/08/nos-gouvernements-sont-ils-devenus-des-instruments-de-grand-bandistisme/#more-26748

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4 juin 2012 1 04 /06 /juin /2012 13:43

 

Samedi 2 juin 2012

Reproduction sociale Alors que les employés et les ouvriers représentent plus de la moitié de la population active, seul 1% des députés provient de leurs rangs. Et encore, certains élus ont quitté leur profession d’origine depuis de longues années. Á l’inverse, les cadres et professions intellectuelles supérieures représentent 59 % de l’ensemble. Avec les professions libérales, ils forment les trois quarts des députés.

 

Pour se faire élire, il faut pouvoir mobiliser des moyens importants, notamment financiers. Il est préférable d’appartenir aux réseaux du pouvoir, mais aussi de savoir et d’oser s’exprimer en public, notamment. Toutes ces compétences vont souvent de pair avec un bon niveau de diplôme et un niveau de vie suffisant. Il faut aussi pouvoir être candidat, c’est-à-dire y consacrer de longues heures au-delà de son temps de travail. Enfin, il faut assumer le risque d’un "retour sur terre" difficile en cas de non-réélection. Dans ce domaine, les catégories les plus avantagées sont les fonctionnaires - qui peuvent se mettre en disponibilité - et les indépendants qui peuvent faire gérer leurs affaires par un tiers (par exemple, les médecins ou les avocats). Enfin, les partis politiques ne sont plus des partis de masse ; ils rassemblent des militants d’origine sociale très supérieure à la moyenne du pays.

 

Alors que la parité entre les sexes occupe largement le débat public, peu nombreux sont ceux qui s’inquiètent de l’immense sous représentation des groupes sociaux les moins favorisés. Pourtant, cette quasi absence de représentation n’est pas, comme pour les femmes, sans conséquence sur les politiques publiques mises en œuvre.

 

Source : Observatoire des Inégalités

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30 mai 2012 3 30 /05 /mai /2012 03:57

 

 

On parle beaucoup de Syriza, le “front de gauche” grec. Son président, Alexis Tsipras, était à Paris cette semaine.

Voici son interview sur Europe 1 : Hollande peut devenir “Hollandréou”

Amusant, il pointe clairement un sujet important : au pied de mur, le gros prêteur est dans le main de l’emprunteur…

Si un gouvernement anti-européen arrivait au pouvoir, il répudierait sa dette sans sortir de l’euro, et là, les gouvernements devraient décider de son expulsion (non prévue dans les traités mais la BCE peut le faire), cela entraînerait des conséquences très négative hors de Grèce, ce qui me laisse penser que ça boudera sec mais que les autres gouvernements se coucheront. Ou alors, l’Allemagne ne cédera pas, mais ce serait alors à interpréter comme une volonté de terminer l’expérience de l’euro sans en porter la responsabilité.

Nous verrons…


Pour arrêter les commentaires erronés, voici le programme de Syriza en français, traduit par l’indispensable Okéanos, sur Okéanews - chacun jugera :


(Ce programme est la traduction du résumé présent sur le site left.gr )

1. Créer un bouclier pour protéger la société contre la crise

  • Pas un seul citoyen, sans un revenu minimum garanti ou des prestations de chômage, des soins médicaux, une protection sociale, un logement et un accès à tous les services d’utilités publiques ;
  • Des mesures de protection et de secours pour les ménages endettés ;
  • Le contrôle et la réduction des prix, la réduction de la TVA, la suppression de la TVA sur les produits de première nécessité.

2. Éliminer le fardeau de la dette

La dette est d’abord et avant tout un produit des rapports de classe et est dans son essence même inhumaine. Elle est produite par l’évasion fiscale des riches, le pillage des fonds publics et l’achat exorbitant d’armes et d’équipements militaires.

  • Un moratoire sur le service de la dette  ;
  • Une négociation pour l’annulation de la dette, avec une provision pour les fonds d’assurance sociale et la protection des petits épargnants. Cela doit être suivi en exploitant tous les moyens disponibles tels qu’un audit de contrôle et la suspension des paiements ;
  • Le règlement de la dette restante avec des dispositions pour le développement économique et l’emploi ;
  • Une réglementation européenne de la dette des Etats européens ;
  • Un changement radical du rôle de la Banque centrale européenne ;
  • L’interdiction de produits bancaires spéculatifs ;
  • Une taxe européenne sur l’impôt sur la fortune, les transactions financières et les profits.

3. Redistribution des revenus, fiscalité sur la richesse et abolition des frais inutiles

  • Réorganisation et consolidation des mécanismes de recouvrement fiscal ;
  • Imposition des fortunes de plus de 1 millions d’euros et des hauts revenus ;
  • Augmentation progressive, jusqu’à 45%, de l’impôt sur la redistribution de bénéfices ;
  • Taxation des transactions financières. Taxe spéciale sur les produits de luxe ;
  • Suppression des exonérations fiscales des armateurs et de l’Eglise orthodoxe grecque ;
  • Suppression de la confidentialité des banques et des marchands, traque à  la fraude fiscale et aux cotisations sociales ;
  • Interdiction des transactions effectuées par le biais de sociétés off-shore ;
  • Quête de nouvelles ressources via :
  • l’exploitation efficace des fonds européens ;
  • la demande remboursement des créances issus de l’occupation allemande et dee réparations allemandes de la Seconde Guerre mondiale ;
  • une forte réduction des dépenses militaires.

4.  Productivité, reconstruction sociale et environnementale

  • Nationalisation / socialisation des banques et intégration d celles-ci dans un système bancaire public sous le contrôle du social et des travailleurs dans le but de servir le développement. Le scandale de la recapitalisation des banques doit cesser immédiatement.
  • Nationalisation de toutes les entreprises publiques, d’importance stratégique, qui ont été privatisées à ce jour. Administration de ces entreprises publiques basée sur la transparence, le contrôle social et de la planification démocratique. Aide pour la fourniture de biens publics.
  • Protection et la consolidation des PME du secteur social et des coopératives.
  • Transformation écologique du modèle de développement. Cela inclut une transformation dans les secteurs de la production d’énergie, la fabrication, le tourisme et l’agriculture. Tous ces secteurs doivent être réformées selon les critères de l’abondance alimentaire et de la satisfaction des besoins sociaux.
  • Développement de la recherche scientifique et de la spécialisation productive.

5. Un emploi stable avec des salaires décents et une assurance sociale

La dégradation constante de la main-d’œuvre, couplée avec des niveaux de salaires embarrassantes n’attire pas les investissements dans le développement ni dans l’emploi.

  • Un emploi bien payé, bien réglementé et bien assuré ;
  • Un etour immédiat du salaire minimum et un retour des salaires réels dans les trois ans ;
  • Un retour immédiat des conventions collectives de travail ;
  • L’instauration de mécanismes de contrôle puissants qui protègent l’emploi ;
  • La confrontation systématique des relations de déréglementation des licenciements et du travail.

6. Plus de démocratie. Les mêmes droits démocratique et sociaux pour tous

Il y a un déficit démocratique dans le pays. La Grèce s’est progressivement transformée en un Etat policier autoritaire.

  • Une refondation de la souveraineté populaire et une mise à niveau du pouvoir parlementaire au sein du système politique ;
  • Une incitation à un système électoral proportionnel ;
  • La séparation des pouvoirs ;
  • La révocation de la loi pour la responsabilité ministérielle et l’abolition des privilèges économiques du parlementaire ;
  • Une réelle décentralisation et un gouvernement local avec des ressources et des compétences élargies ;
  • L’introduction de la démocratie directe et d’institutions d’auto-gestion sous le contrôle du social et des travailleurs à tous les niveaux ;
  • Des mesures contre la corruption politique et économique ;
  • La fondation de droits syndicaux démocratiques, politiques et commerciaux ;
  • L’amélioration des droits des femmes et  des jeunes dans la famille, au travail et dans l’administration publique ;
  • L’accélération du processus d’asile ;
  • L’abolition du règlement de Dublin II et l’octroi de papiers aux immigrants ;
  • L’inclusion sociale des immigrants et de l’égalité des droits ;
  • La réforme démocratique de l’administration publique avec la participation active des fonctionnaires ;
  • La démilitarisation et la démocratisation de la police et des garde-côtes ;
  • Le démantèlement des forces spéciales.

7. Un État-providence puissant

Les lois anti-assurance ont fait baisser les services sociaux et la chute abrupte des dépenses sociales a rendu la Grèce un pays où règne l’injustice sociale.

  • Programme immédiat de sauvetage du système de retraite qui comprend le financement tripartite et le retour progressif des portefeuilles des fonds de pension  dans un système public et universel d’assurance sociale ;
  • Hausse des allocations de chômage jusqu’à ce que le taux de substitution atteigne les 80% du salaire. Aucun chômeur ne doit être laissé sans indemnité de chômage ;
  • Introduction d’un revenu minimum garanti ;
  • Système unifié de protection sociale complet couvrant les strates sociales vulnérables.

8.  La santé : un bien public et un droit social

La santé doit être fournie gratuitement et sera financée par un système de santé publique via les mesures  suivantes (immédiates) :

  • Soutien et mise à niveau des hôpitaux ;
  • Mise à jour des infrastructures de santé de l’Assurance Sociale (IKA) ;
  • Développement d’un système intégré de soins de premier niveau médical ;
  • Arrêt des licenciements ;
  • Couverture des besoins en traitement médical (personnel et équipements) ;
  • Accès gratuit et sans coût d’un traitement médical pour tous les résidents dans le pays ;
  • Traitement pharmaceutiques et examens médicaux gratuits pour les retraités à faible revenu, les chômeurs, les étudiants et ceux qui souffrent de maladies chroniques.

9. Protection de l’éducation, de la recherche publique, de la culture et des sports des politiques du Mémorandum.

  • Consolidation de l’enseignement universel, public et gratuit ;
  • Couverture des besoins les plus urgents en infrastructure et en personnel aux trois niveaux ;
  • Ecole obligatoire jusqu’à 14 ans ;
  • Révocation de la loi Diamantopoulou (ndlr : Anna Diamantopoulou avait demandé l’abolition de la loi sur  »l’asile académique », qui interdit l’accès des campus à la police. Cette abolition a été votée le 24 août 2011. On reparlait de « junte » à cette époque, puisque cette loi avait été mise en place suite à la révolte des étudiants qui avait été le point de départ de la fin de la junte militaire);
  • Consolidation de l’autonomie des universités ;
  • Préservation du caractère académique et publique des universités ;

10. Politique étrangère indépendante et engagée dans la promotion de la paix.

L’adaptation de la politique étrangère aux exigences des États-Unis et des Etats puissants de l’UE met en danger l’indépendance du pays, la paix et la sécurité.

  • Une politique étrangère multidimensionnelle et qui prône la paix ;
  • Le désengagement de l’OTAN et la fermeture des bases militaires étrangères ;
  • La fin de la coopération militaire avec Israël ;
  • L’aide aux tentatives des chypriotes de réunifier l’île ;
  • En outre, sur la base du droit international et sur le principe de résolution pacifique des conflits, poursuite d’une solution aux relations gréco-turques, d’une solution au problème de la dénomination officielle de l’ARYM et de l’identification de la zone économique exclusive de la Grèce

dessin humour cartoon

© Chappatte – www.globecartoon.com

 

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25 mai 2012 5 25 /05 /mai /2012 00:57

 

 

 

 

NOM-Capital-j-copie-2.jpg

 

24 mai 2012

A l'échelle du monde...

 

Au lieu de considérer l'actuelle logique économique de Maastricht, de l'Euro, et de l'économie de marché, comme un destin, il s'agit de rompre avec cette logique, c'est à dire passer de la logique de la spéculation à la logique de la production et de la création humaines à l'échelle du monde total et non d'une Europe, hier coloniale et aujourd'hui vassale, mais toujours usurière par son exploitation des dettes d'un monde qu'elle a sous-développé au profit de son propre développement déshumanisé.

Roger Garaudy, L'avenir mode d'emploi, Editions Vent du large, p.11

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21 mai 2012 1 21 /05 /mai /2012 14:10
Extrait, très signifiant sur la situation, d'un post de F. Asselineau :
En cette pré-campagne électorale.

- Alors que la France est menacée de pillage généralisé au profit de Goldman Sachs et d’une oligarchie euro-atlantiste,
- alors que la France perd 800 emplois industriels par jour ouvrable et a perdu 900 usines en 3 ans,
- alors que l’UE exige de porter le départ à la retraite à 70 ans et de liquider tous les acquis sociaux,
- alors que la crise de l’euro est de nouveau sur le point d’exploser,
- alors que la pauvreté et la précarité gagnent,
- alors que la France, domestiquée par les USA et l’OTAN, se solidarise d’une politique démentielle au Moyen Orient qui risque de nous faire basculer dans la 3ème guerre mondiale... (..) silence complice (du PS) sur tous les articles du traité de Lisbonne qui sont à l’origine de la destruction en cours de notre démocratie et de notre niveau de vie

Dimanche 20 mai 2012

Par François Asselineau  19 mai  2012.François Asselineau

 

Je conseille en revanche aux lecteurs de lire ce que les plus grands économistes, décédés ou actuels, disaient ou disent de l’euro.


1°) L’avis de Milton Friedman (aujourd’hui décédé), Prix Nobel d’économie

Voici dix ans et demi, Milton Friedman, Prix Nobel d’économie et père de la théorie monétariste, expliquait déjà dans le journal allemand Die Welt du 7 janvier 2002 : « Mon analyse économique montre qu’il est très douteux que l’euro soit un grand succès. La Banque centrale européenne est responsable de douze États et il est presque impossible de les satisfaire tous. »

2°) L’avis de Paul Krugman, Prix Nobel d’économie

L’an dernier, c’est Paul Krugman, également Prix Nobel d’Économie, qui diagnostiquait, le 1er juin 2011, « l’heure de la débâcle pour la zone euro ».

3°) L’avis de Joseph Stiglitz, Prix Nobel d’économie

Le 31 mars dernier, c’est Joseph Stiglitz, troisième Prix Nobel d’Économie, qui avertissait que « ce sont les États qui sortiront les premiers de l’euro qui s’en sortiront le mieux  ».

4°) L’avis de Nouriel Roubini, Professeur d’économie à l’université de New York

Enfin, voici deux jours, le 17 mai 2012, c’est Nouriel Roubini, l’un des économistes américains les plus connus qui a publié un article retentissant intitulé "LA GRÈCE DOIT QUITTER L’EURO".

Nouriel Roubini est un docteur en économie, professeur d’économie à l’Université de New York, et son avis est très respecté dans le monde des marchés financiers, surtout depuis qu’il avait diagnostiqué à juste titre l’arrivée de la crise financière en 2008.

Dans cet article qu’il vient tout juste de publier sur "Projet Syndicate", il explique notamment :
- pour quelles raisons irréfutables la Grèce doit quitter l’euro ;
- et les bienfaits qu’elle en retirera assez rapidement, certes après une période de crise, mais une crise qui sera nettement moins longue et douloureuse que ce qui l’attend sinon.

 


Voici l’intégralité de son article traduit en français :


«  LA GRÈCE DOIT QUITTER L’EURO

La tragédie grecque de l’euro en est au dernier acte : il semble évident que le risque est élevé que la Grèce cesse d’honorer sa dette cette année ou l’an prochain en même temps qu’elle quitte la zone euro.

Le fait de remettre la sortie de zone après l’élection de juin d’un nouveau gouvernement en faveur d’une variante des mêmes politiques inopérantes (l’austérité amplificatrice de récession et les réformes structurelles) ne fera pas revenir la croissance et la compétitivité. La Grèce est prisonnière d’un cercle vicieux d’insolvabilité, de perte de compétitivité, de déficits externes et d’une dépression qui prend de plus en plus d’ampleur. La seule façon de sortir de cette crise consiste d’instaurer un processus ordonné de sortie de zone et de défaut de paiement, coordonné et financé par la Banque centrale européenne, l’Union européenne et le Fonds monétaire international (la « Troïka »), et qui réduira au minimum les dégâts collatéraux pour la Grèce et le reste de la zone euro.

Le dernier montage financier pour la Grèce, assuré par la Troïka, a donné un allègement de dette beaucoup moins élevé que ce dont le pays a besoin. Quand bien même la dette publique bénéficierait d’un allègement beaucoup plus conséquent, le retour de la croissance la Grèce serait impossible sans un rétablissement rapide de sa compétitivité. Or, sans le retour de cette même croissance, son endettement demeurera à un niveau insoutenable. En revanche, toutes les options qui rétabliraient la compétitivité passent par une dévaluation de la valeur réelle de sa monnaie.

La première option, un affaiblissement prononcé de l’euro, est hors de question, étant donné la robustesse de l’économie allemande et la politique d’assouplissement plus que modeste des conditions monétaires de la BCE. Il est cependant tout aussi improbable qu’une réduction rapide des coûts unitaires de main-d’œuvre, découlant des réformes structurelles, pousse la croissance de la productivité au-delà des augmentations salariales. L’Allemagne a pris dix ans pour redevenir concurrentielle ; un luxe que la Grèce ne peut se payer, ne pouvant rester en dépression pendant une décennie. De même, une baisse subite des prix et des salaires, qu’on appelle aussi une « dévaluation interne », mènerait tout droit à cinq années de dépression qui ne cesse de s’empirer.

Puisque aucune de ces trois options n’est viable, la sortie de la zone euro est la seule voie qui reste. La compétitivité et la croissance seraient rapidement rétablies par un retour à la monnaie nationale, accompagné d’une forte dévaluation.

Évidemment, le processus ne se fera pas sans heurts – et pas uniquement pour la Grèce. Les pertes en capital des institutions financières du cœur de la zone euro demeurent le problème le plus important. Du jour au lendemain, la dette étrangère en euro du gouvernement de la Grèce, des banques et des sociétés augmenterait en flèche. Pourtant ces problèmes ne sont pas insurmontables. L’Argentine s’en est sortie en 2001, quand elle a converti en pesos ses dettes exprimées en dollar. Les États-Unis ont fait quelque chose du genre en 1933, par une dépréciation du dollar de 69 % et l’abandon de l’étalon-or. Une « drachmatisation » du même ordre des dettes euro pourrait bien être nécessaire et inévitable.

Les pertes que les banques de la zone euro devront essuyer seraient maîtrisables, si les banques bénéficiaient d’un renflouement adéquat et substantiel. Pour éviter une implosion après coup du système bancaire grec, il faudra sans doute instaurer des mesures temporaires, comme des gels des dépôts et des contrôles des capitaux, pour éviter une vague chaotique de retraits. Le Fonds européen de stabilité financière et le Mécanisme européen de stabilité (FESF/MES) devront diriger la recapitalisation nécessaire des banques grecques par des apports directs en capital. Ce qui revient à une prise en charge effective du système bancaire grec par les contribuables européens, qui ne serait cependant qu’une contrepartie partielle des pertes imposées sur les créanciers par la conversion en drachme des créances grecques.

La Grèce devra aussi restructurer et resserrer d’un cran sa dette publique. La valeur nominale des créances de la Grèce auprès de la Troïka ne doit pas forcément être réduite, mais l’échéance de la dette doit être reportée d’une autre décennie et son intérêt réduit. Les créances détenues par le secteur privé doivent subir de nouvelles coupes, en commençant par un gel des paiements d’intérêts.

Certains avancent que le fléchissement du PIB réel de la Grèce serait encore plus raide dans un scénario de sortie qu’en galère déflationniste. Mais cette logique ne tient pas, car même en déflation, le pouvoir d’achat baisse et la valeur réelle de la dette s’agrandit (comme le laisse entendre la théorie de la déflation de la dette), à mesure que la dévaluation réelle s’installe. Mais surtout, la trajectoire de sortie rétablirait sur le champ la croissance, par le biais d’une dévaluation des valeurs nominales, mais aussi réelles, évitant une dépression échelonnée sur dix ans. Et les pertes des échanges commerciaux de la zone euro causées par la dévaluation de la monnaie grecque seront modérées, étant donné que la Grèce ne compte que pour 2 % du PIB de la zone euro.

La réintroduction de la monnaie risque de faire dévaluer la drachme en dessous du taux de change requis pour restaurer la compétitivité, ce qui exercerait des tensions inflationnistes et imposerait de plus grandes pertes sur la dette extérieure convertie en drachme. Pour minimiser ce risque, les réserves de la Troïka actuellement consacrées au renflouement de la Grèce devraient servir à contenir l’emballement de la dévaluation ; en conjonction aux contrôles des capitaux.

Ceux qui prétendent que la sortie de la Grèce contaminera les autres pays sont aussi en déni. Les autres pays périphériques sont déjà confrontés à des problèmes à la grecque de viabilité et d’érosion de compétitivité. Le Portugal, par exemple, devra éventuellement restructurer sa dette et abandonner l’euro. Les économies en manque de liquidités, mais éventuellement solvables, comme l’Italie et l’Espagne, auront besoin de l’appui de l’Europe peu importe si la Grèce quitte ou non ; en fait, sans cet apport en liquidité, il est fort probable qu’une chute de la valeur de la dette publique italienne et espagnole se déclenche par elle-même.

En plus des apports en liquidité de la BCE, les nouveaux fonds officiels considérables du FMI, de la BCE et du MSE mis à disposition de ces pays permettront d’endiguer le mal et de protéger les banques des autres pays périphériques vulnérables de la zone euro. Quoi que la Grèce fasse, il est urgent de recapitaliser les banques de la zone euro, qui ont besoin d’un nouveau programme d’apports directs de capitaux dans toute l’Union européenne.

Comme en témoigne ces 20 dernières années l’expérience de l’Islande et d’un bon nombre de marchés émergents : une dévaluation nominale et une restructuration ordonnée accompagnée d’une réduction de la dette extérieure peuvent ramener la dette à un niveau plus supportable et rétablir la compétitivité comme la croissance. Les dommages indirects pour la Grèce d’une sortie de la zone euro seront non négligeables, mais, comme dans ces cas, peuvent être contenus.

Dans un mariage en détresse, il est préférable de se fier à des règles fixées d’avance pour l’inévitable divorce, ce qui en réduit le coût pour les deux parties. Ne nous méprenons pas : une sortie disciplinée par la Grèce de la zone euro sera forcément douloureuse sur le plan économique. Mais le spectacle d’une lente implosion erratique de l’économie et de la société grecque pourrait être encore plus pénible à observer.

Traduit par Pierre Castegnier »

Source : http://www.project-syndicate.org/co...

------------------------------------

CONCLUSION

On notera que l’économiste américain se place dans le cadre d’une Union européenne continuant de survivre et qu’il invoque le rôle du FESF et du MES. C’est à mon avis très hypothétique puisque la sortie de la Grèce de l’euro pourrait entraîner des conséquences en cascade dans toute l’UE, non seulement dans les domaines monétaire et financier mais aussi politique et juridique.

Mais 4 points de son analyse sont spécialement intéressants à relever :

1°)- il explique que les mesures correctrices envisagées actuellement ne peuvent en aucun cas sauver la Grèce : la rigueur entraîne la récession et ne permet pas d’améliorer la compétitivité, ce qui rend insurmontable le remboursement de la dette.

2°)- il cite nommément l’Argentine et l’Islande comme modèles dont on peut s’inspirer, et il évoque aussi "bon nombre de marchés émergents"

3°)- il souligne que, certes, « la dette étrangère en euro du gouvernement de la Grèce, des banques et des sociétés augmenterait en flèche. » Mais il réfute cet argument des européistes dans des termes exactement comparables à ceux que j’ai déjà développés moi-même plusieurs fois lorsque j’ai été interrogé dessus

À savoir que « ces problèmes ne sont pas insurmontables. L’Argentine s’en est sortie en 2001, quand elle a converti en pesos ses dettes exprimées en dollar. Les États-Unis ont fait quelque chose du genre en 1933, par une dépréciation du dollar de 69 % et l’abandon de l’étalon-or. Une « drachmatisation » du même ordre des dettes euro pourrait bien être nécessaire et inévitable. »

En d’autres termes, cette fameuse objection de la dette croissante convertie en euros n’a de sens que si l’État souverain l’accepte. Si l’État souverain décide au contraire d’imposer souverainement aux créanciers un changement de la monnaie de remboursement, ce problème disparaît. C’est tout simplement l’affaire d’un rapport de force et les exemples historiques invoqués par l’un des plus grands économistes de la planète sont là pour illustrer que tout est toujours possible pour un peuple qui a décidé de prendre en main ses destinées.

4°)- enfin, Nouriel Roubini avoue que « les pertes en capital des institutions financières du cœur de la zone euro demeurent le problème le plus important. »

C’est bien l’aveu que la sortie de l’euro pose bien plus de problèmes aux banques qu’aux peuples....

On s’en doutait, n’est-ce pas ?

François ASSELINEAU

 

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https://www.facebook.com/upr.franco

 

 

 

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19 mai 2012 6 19 /05 /mai /2012 13:39

 

le_changement

François Asselineau*
18/05/12 :: 14:51
inv

Sacré changement ! Il faut que tout change pour que tout reste

identique

inv
En prenant aujourd’hui ses fonctions, le nouveau ministre de l’économie et des finances Pierre Moscovici a affirmé que « la dette publique est un ennemi » pour la France. En conséquence, il a souligné que la tâche du nouveau gouvernement serait de…… « réduire les déficits ».


Il a par ailleurs déclaré que « l’Europe sera son objectif prioritaire », avec comme principaux dossiers : la réorientation de la construction européenne et la crise grecque. Et il a précisé cette ritournelle habituelle des européistes qui consiste à affirmer que : « Nous sommes conscients qu’on ne peut rien faire seuls ».


Au passage, il est dommage que les journalistes n’aient pas profité de l’occasion pour demander à M. Moscovici de nous expliquer comment font les Islandais, les Suisses, les Norvégiens, les Vénézuéliens, les Argentins, les Boliviens, etc., pour « faire seuls ».


Quoi qu’il en soit, le nouveau ministre « socialiste » a réaffirmé l’importance de voir la Grèce rester dans l’euro, comme l’avait d’ailleurs indiqué François Hollande lui-même, lors de sa rencontre avec la chancelière Angela Merkel, à Berlin avant-hier. « Nous le souhaitons fortement parce que la Grèce est membre de l’Union européenne, parce que la zone euro est une zone qui est unie, elle ne peut se défaire », a-t-il ajouté.


Tout cela se passait lors des passations de pouvoirs très cordiales avec le ministre de l’économie sortant François Baroin et avec la ministre du Budget sortante Valérie Pécresse.



Commentaires


Les naïfs auraient pu imaginer qu’un nouveau ministre « socialiste » des finances désigne un autre ennemi de la France que la dette publique.


Par exemple qu’il parle du poids démesuré pris par l’oligarchie financière sur les peuples.


Ou qu’il dénonce l’article 123 du TFUE qui interdit aux banques centrales nationales de monétariser une partie du déficit public.


Ou qu’il annonce un audit pour savoir à quelles prestations réelles ont correspondu les 600 milliards d’euros supplémentaires d’endettement public que nous a légués Nicolas Sarkozy.


Ou qu’il diligente immédiatement une enquête sur la vente de près de 20% de l’or de la Banque de France décidée par Nicolas Sarkozy au moment où le métal jaune était au plus bas.


Ou encore qu’il rappelle que l’avenir de la Grèce ne doit être déterminé que par le peuple grec seul, et que nulle puissance publique ou privée étrangère n’a le droit de s’immiscer dans ce choix souverain.

Etc.

Mais non. Rien de tout cela.


M. Moscovici a certes annoncé que la France serait intransigeante pour ajouter un élément en faveur de la croissance dans le pacte budgétaire européen.


Mais il s’agit de poudre aux yeux car tous les euro-atlantistes réclament la même chose, et brandissent à cette fin la nécessité des « réformes indispensables » : c’est-à-dire le démantèlement des acquis sociaux et le bradage du patrimoine public à des investisseurs privés internationaux, sur le modèle de ce qui est exigé en Grèce, en Italie et en Espagne.


Même le président américain Obama a repris cette rengaine « hollandiste », en recevant hier M. Mario Monti, ce président du Conseil italien élu par personne mais choisi par la Commission européenne et Goldman Sachs pour être le « dictateur » de l’Italie.


La Maison Blanche a en effet précisé, dans rien moins qu’un communiqué officiel, que « MM. Obama et Monti ont discuté de la situation économique actuelle en Europe et se sont mis d’accord sur la nécessité d’intensifier les efforts destinés à promouvoir la croissance et la création d’emplois ».


La preuve a ainsi été fournie publiquement que les coups de menton volontaristes de MM. Hollande et Moscovici sur la croissance correspondent en réalité pile-poil aux instructions venues de Washington.



CONCLUSION : TOUT CHANGER
POUR QUE TOUT RESTE IDENTIQUE


En conclusion, je reprends sans en changer une virgule la conclusion de l’article que j’ai publié après le scrutin du 22 avril dernier.


On connaît cette formule célèbre du roman italien « Le guépard », que Tommaso di Lampedusa place dans la bouche du Prince Salina : « Si nous voulons que tout reste tel que c’est, il faut que tout change.. »


C’est exactement la maxime d’action du Système : pour que tout reste conforme à l’ordre euro-atlantiste établi, il faut faire semblant que tout change :


- en remplaçant à intervalles réguliers un comédien de la troupe de théâtre UMP par un acteur de la troupe de théâtre PS,


- et en faisant mousser, à intervalles aussi réguliers, une prétendue « poussée très inquiétante de l’extrême droite » (2002, 2012) ou une prétendue « poussée surprise de l’extrême gauche » (2007), afin de bien s’assurer que les spectateurs croient encore au scénario de la pièce.

 
http://www.u-p-r.fr/
inv

= LA MASCARADE DE L'ÉLECTION PRESIDENTIELLE ET LE RETOUR DE LA CRISE DE L'EURO PROVOQUENT UN NOUVEL AFFLUX D'ADHÉRENTS À L'UPR =

par François Asselineau - Union Populaire Républicaine, vendredi 18 mai 2012, 19:00 · 

 

 

Comme je l'avais déjà signalé à nos lecteurs voici une dizaine de jours, les adhésions à l'UPR sont fortement reparties à la hausse après le 1er tour de l'élection présidentielle. Cette tendance ne s'est pas démentie après le second tour, qui a prouvé non seulement que l'UPR n'est le "sous-marin" de personne mais encore que nos analyses étaient une nouvelle fois exactes.

 

Le retour sur le devant de la scène de la crise de l'euro et de la Grèce ne fait que conforter cette tendance et l'UPR reçoit quotidiennement des adhésions venues de toute la France, ainsi que de Français expatriés.

 

Comme le montre l'échantillon de nouvelles adhésions reçues au cours des 10 derniers jours figurant ci-dessous, ce qui est toujours très frappant, c'est l'extraordinaire diversité des Françaises et des Français qui nous rejoignent. Cette diversité des âges, des formations, des professions, des origines, des convictions politiques et religieuses, de nos adhérents est probablement la plus grande que l'on puisse trouver parmi TOUS les partis politiques français.  

 

De plus en plus nombreux sont ainsi ceux qui commencent à comprendre, grâce à l'UPR, pourquoi et comment la scène politique française est artificiellement bloquée par l'UMP et le PS, et par les leurres placés de part et d'autre pour que rien ne change.

 

De plus en plus nombreux sont ceux qui commencent à comprendre également pourquoi rien ne sera possible tant que la France restera membre de l'Union européenne, c'est-à-dire sous tutelle étrangère.

 

Ainsi donc, patiemment, jour après jour et avec ténacité, l'UPR s'implante partout en France. En dépit du verrouillage médiatique, des quolibets, ou des insultes formulés par tous les lièvres de l'européisme ou de l'alter-européisme, nous avançons imperturbablement vers nos objectifs, comme la tortue de la Fable.

 

Plus que jamais, c'est donc le moment de nous rejoindre.

 

François ASSELINEAU

 

 http://www.u-p-r.fr/

 

 

..

ET VOUS ?  ALLEZ-VOUS LAISSER L'HISTOIRE SE DÉROULER SANS VOUS ?

   

Ne perdez jamais de vue que CHAQUE ADHÉRENT DE PLUS RENFORCE L'UPR                             

                           Et vous pouvez le faire en ligne tout de suite :  

  

                http://www.u-p-r.fr/aider/adherer/adhesion-en-ligne

 

°°°°°°°

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15 mai 2012 2 15 /05 /mai /2012 01:51


Nous voulons une Assemblée Constituante démocratique, donc tirée au sort.

 

 

 

 

 

 

C’est une proposition concrète qui doit rassembler derrière elle les millions de citoyens dont l’impuissance politique est programmée dans la constitution.

 

 

Parce que ce n’est pas aux hommes au pouvoir d’écrire les règles du pouvoir
“Nous voulons une Assemblée Constituante démocratique, donc tirée au sort.”

 


En lisant les 6 chapitres de ce site, vous comprendrez pourquoi si vous voulez changer quoi que ce soit dans le fonctionnement actuel de notre société, vous devez faire de ce message votre seule revendication : de son application découlera tout le reste. Afin de comprendre concrètement la force de ce message prenez maintenant quelques minutes pour lire les six chapitres du site, ils sont très courts.

 

Les chapitres vont à l’essentiel et vous trouverez en bas de chaque page des sons, vidéos, documents et liens, pour approfondir le sujet.

 

Découvrez maintenant ce qu’est vraiment une démocratie.

 

Source : www.le-message.org

 

Nous voulons une Assemblée Constituante démocratique, donc tirée au sort.

 


 
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