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14 mai 2012 1 14 /05 /mai /2012 03:32

http://www.marianne2.fr/Protectionnisme-les-10-erreurs-du-professeur-Delhommais_a214348.html
Alexandre Foulon

Pour un protectionnisme européen ?

Controverse :
UN PROTECTIONNISME EUROPÉEN EST-IL POSSIBLE ET SOUHAITABLE ?

http://www.m-pep.org/


Un appel à pétition circule dans neuf pays européens pour que la question du libre-échange soit posée au Parlement européen. Le but est que des barrières protectionnistes soient érigées au niveau de l’Union européenne. Si la mesure était adoptée, ce serait effectivement une rupture avec la politique que l’Union européenne défend à l’Organisation mondiale du commerce (OMC), c’est-à-dire le libre-échange intégral aussi bien sur le plan social que sur le plan écologique.

Est-ce que cette mesure permettrait de stopper la destruction de nos emplois et de notre industrie ? Nous ne le pensons pas.

Un site roumain [1] conseille d’investir en Roumanie, pays membre de l’Union européenne : « La Roumanie est un pays de l’Europe de l’Est présentant, entre autres, deux avantages majeurs pour les sociétés et les investisseurs étrangers : un coût salarial peu élevé, mais surtout une main-d’œuvre très qualifiée souvent francophone et/ou anglophone. » Effectivement un ouvrier spécialisé ou un employé ne gagne pas plus de 200 euros par mois d’après ce site roumain. Il est alors proche de celui de l’ouvrier chinois citadin s’il faut en croire le Bureau de statistique chinois [2].

De plus, les pays d’Europe centrale et orientale (PECO), depuis les élargissements de 2004 et 2007, sont membres de l’Union européenne et ils ne peuvent réclamer les mêmes avantages que la Chine. Celle-ci achète des produits de haute technologie sous la condition que des joint-ventures soient créées et possédées à 51% par des Chinois et qu’il y ait des transferts de technologie. Les PECO sont soumis aux directives de l’Union européenne, donc au marché intérieur et ils ne peuvent avoir de telles exigences. Pour les grandes entreprises européennes, ces pays ont de plus l’avantage de la proximité géographique, de la facilité de communication linguistique, souvent d’une culture commune.

Alors que les ventes d’automobiles restent stables en France, les chiffres de la production sont éloquents : en France, PSA fabriquait 1,8 million de voitures en 2005, elle n’en fabrique plus que 1,2 en 2010, soit une baisse de 35%. Chez Renault, la production en France a baissé de 53%, d’un million de voitures en 2005 à la moitié en 2010 [3]. Renault va seulement s’implanter en Chine en 2012, surtout dans le but de conquérir une part sur le marché chinois [4], PSA nous assure que la 508 fabriquée en Chine sera vendue sur le marché chinois [5]. Mais depuis longtemps PSA fait fabriquer ses modèles en République tchèque, Renault en Slovénie et en Roumanie où les voitures sont vendues sous le nom de Dacia sur le marché roumain et sous le nom de Renault sur les marchés occidentaux [6]. Certes, Renault va faire fabriquer des Dacia au Maroc, certes le déficit commercial de 70 milliards d’euros vient pour 20 milliards du commerce avec la Chine, mais ce serait une erreur d’oublier que les délocalisations se font de plus en plus en Europe même.

On peut rétorquer que l’installation de barrières protectionnistes aux frontières de l’Union européenne serait mieux que rien. Mais il faudrait : 1° qu’un million de citoyens et 10% des députés votent l’initiative dans sept pays différents, 2° que la commission juge le texte « nécessaire aux fins de l’application des traités [7] », car le protectionnisme aux frontières est interdit par le traité de Lisbonne, et 3° que le Parlement européen vote la mesure. Ces perspectives sont totalement hors d’atteinte dans le contexte actuel.

L’initiative pourrait alors avoir pour but de créer un mouvement d’opinion en faveur du protectionnisme. Mais si tel était le cas, elle devrait clairement s’inscrire dans le cadre de la désobéissance européenne. Malheureusement les initiateurs ne font pas appel à cette notion. Le risque est donc réel, même si ce n’est pas l’intention des auteurs, de servir à légitimer une procédure jugée comme une parodie de démocratie par les partisans du « non » de gauche au traité constitutionnel européen en 2005.

De toute façon, un protectionnisme européen ne résoudrait le problème de désindustrialisation que très partiellement. En effet, la désindustrialisation est principalement due au déficit de notre balance commerciale vis-à-vis de l’Allemagne qui pratique une politique mercantiliste. Depuis dix ans, l’Allemagne a appliqué la déflation salariale, augmentant ainsi sa compétitivité par rapport aux autres pays de la zone euro. De plus les entreprises allemandes délocalisent la fabrication de pièces détachées dans les pays d’Europe de l’Est comme la République tchèque, la Slovaquie et la Hongrie, ce qui favorise encore leur compétitivité.

À moins d’un renoncement peu probable de l’Allemagne à sa politique mercantiliste, le déficit de la France et de la plupart des pays de la zone euro par rapport à l’Allemagne continuera d’augmenter et avec lui le chômage. Ces pays pourraient rétablir leur compétitivité en dévaluant leur monnaie, mais cela leur est bien sûr interdit tant qu’ils sont dans l’euro. Au bout de quelques mois de protectionnisme européen, les opinions s’apercevraient que la désindustrialisation se poursuit et elles en concluraient que les mesures protectionnistes ne servent à rien. Le M’PEP s’oppose au libre-échange partout, hors et dans l’Union européenne. Il est pour un commerce international dont le but serait la satisfaction des besoins de tous les pays, en matière de développement, de niveau de vie et d’emploi, comme l’avait prévu la Charte de la Havane de 1948. Le moyen principal était l’équilibre de toutes les balances des paiements qui pouvait être réalisé éventuellement grâce à des mesures protectionnistes. En attendant un nouvel accord international général, une France de gauche devrait signer les accords bilatéraux avec les pays qui le voudraient dans l’esprit de la Charte de la Havane.

Vive la Charte de la Havane !

Texte original pour un Protectionnisme Européen

Source :

http://www.signezpourunprotectionnismeeuropeen.fr/

L’instauration du libre-échange total entre l’Europe et les pays à bas salaires comme la Chine s’est traduit par une catastrophe économique et sociale. Avec 23 millions de chômeurs, 80 millions de pauvres, l’apparition de travailleurs pauvres, la montée du travail précaire, l’effondrement des classes moyennes, la stagnation ou la baisse des salaires et du pouvoir d’achat, l’explosion des inégalités de revenus, la cohésion et la paix sociale sont menacées.
Avec la désindustrialisation et les délocalisations massives, le surendettement public, les déficits commerciaux de la majorité des pays européens et l’accumulation par certains pays émergents comme la Chine de réserves de changes colossales, l’indépendance économique de l’Europe est menacée.
Tels sont les fléaux provoqués par la concurrence déloyale régnant dans le marché mondial.
Les citoyens européens en sont maintenant bien conscients. Les enquêtes d’opinion démontrent que 2/3 des Français, mais aussi des Italiens, des Espagnols et des Allemands sont favorables au protectionnisme aux frontières de l’Europe. Mais la voix des citoyens n’est prise en compte ni par leurs gouvernements respectifs ni par la Commission européenne.
Ce suicide économique et social doublé d’un refus d’entendre les citoyens doit cesser ! C’est pourquoi, nous avons décidé de lancer une Initiative Citoyenne Européenne (ICE) dans 9 pays ; elle demande de rétablir la préférence communautaire et une concurrence loyale, en instaurant un protectionnisme commercial aux frontières de l’Europe. Son objectif est de retrouver le plein emploi et une croissance équilibrée dans les pays européens.
Pour que les candidats à l’élection présidentielle en France s’engagent à soutenir notre proposition et qu’elle soit adoptée par la Commission, le Parlement et le Conseil Européens, il faut qu’elle soit soutenue par au moins un million de citoyens européens ! Plus nous aurons de signatures, plus nous pèserons dans ce débat.
Votre avenir et celui de vos enfants n’est pas voué au déclin. Des alternatives existent. Ce combat est le vôtre, personne ne le mènera à votre place.
Apportez votre signature à l’Initiative Citoyenne Européenne !

Ma note personnelle, avant les notes du M'PEP : pourquoi, ces réserves faites, ne pas signer pour démontrer une fois de plus le rapport très particulier que l'Union européenne entretient avec la démocratie.

Juste pour rappeler que l'Europe démocratique ou sociale est aussi notion aussi crédible qu'un crocodile végétarien.

Notes

[7] L’article 8B du Traité sur l’Union européenne (alinéa 4) dit : « Des citoyens de l’Union, au nombre d’un million au moins, ressortissants d’un nombre significatif d’Etats membres, peuvent prendre l’initiative d’inviter la Commission européenne, dans le cadre de ses attributions, à soumettre une proposition appropriée sur des questions pour lesquelles ces citoyens considèrent qu’un acte juridique de l’Union est. Les procédures et conditions requises pour la présentation d’une telle initiative sont fixées conformément à l’article 21 , premier alinéa, du traité sur le fonctionnement de l’Union européenne ».
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14 mai 2012 1 14 /05 /mai /2012 03:25

 

L'Humain d'abord

 

Sanctionné par les urnes, un homme est parti. Compte tenu des inimitiés, voire des haines qu'il a suscitées par ses positions, ses provocations et ses actions, on aurait même pu s'attendre à une plus grande différence de résultat avec son adversaire. Les chiffres ont pu être truqués, au niveau de la collecte nationale ( "délocalisée" dans le Colorado ? ). L'essentiel est qu'il quitte ses fonctions dans cinq jours.
En revanche, les idées et pulsions qu'il a véhiculées sont toujours là, ainsi que ceux qui en furent les vecteurs, politiciens, chroniqueurs, grands patrons, "philosophes". C'est désormais cela qu'il va falloir attaquer avec abnégation, avec détermination, et ce quelle que soit l'étiquette de celle ou celui qui répand ces informations biaisées, ces "éléments de langage", ces positions néolibérales.
Plus que jamais, ce sera "l'humain d'abord". Et c'est dans tous les domaines bien entendu. Donc, il va falloir de l'argent. Il sera fourni par ceux qui ont bénéficié des largesses de nos représentants au Parlement, des exemptions de taxes de ceci ou cela, du plafond fiscal, de centaines de niches créées et utilisées par tous ceux qui ont les moyens de s'offrir un conseiller fiscal. Il sera fourni par les taxes prélevées sur les entrées de produits non européens.Il sera fourni par ceux qui ont fui à l'étranger, pensant ainsi échapper aux impositions françaises.
Avec cet argent , la priorité sera de redonner à nos enfants le cadre éducatif qui leur est nécessaire, sans pour autant dégarnir en postes d'autres pans du fonctionnariat, souvent déjà bien dégarnis. A cette occasion, une remise en cause de l'existant sera indispensable, tant cet existant est dégradé et inadéquat. Cela vaut aussi pour les universités, contraintes à une stupide concurrence dont les victimes sont aussi bien les étudiants que les chercheurs. A partir du moment où l'on revient à une notion de service public, cela change tout. L'humain d'abord !
Le constat est le même pour la Santé, délibérément sinistrée, là aussi, par des patrons-gestionnaires qui font passer le profit avant le service. Ils ne sont pas directement en cause, ils font le boulot pour lequel ils ont été nommés. Députés et sénateurs ont une grande part de responsabilité dans cet état de fait. Il faudra s'en souvenir, très bientôt. Il faudra aussi que les praticiens les plus célèbres ne cumulent pas le salaire dans l'hôpital public, et les grasses prébendes de la clinique privée chargée des cas les plus juteux, mais pas les plus risqués. L'adoption de la facturation à la tâche a d'ailleurs fait exploser les factures, en incitant à multiplier les actes inutiles.
Ces actes inutiles ont grevé lourdement, et pour rien, la sécurité sociale, que les néolibéraux se sont jurés d'abattre. Celle-ci ressent également de façon cruelle le manque à gagner des heures supplémentaires "gratuites" pour les patrons, le manque à gagner des chômeurs, de plus en plus nombreux quand les tâches non accomplies sont de plus en plus nombreuses également. C'est le cercle vicieux. Il va falloir le casser par la remise en route de l'économie : l'augmentation substantielle du SMIC en sera l'un des éléments. Cela permettra à ceux qui se nourrissent de machins improbables venus de loin grâce au dumping, d'acheter local ce qui remettra en selle les producteurs du coin. Et ainsi de suite.
En revanche, des économies intéressantes pourront être faites, en rapatriant les militaires perdus dans des "missions" improbables issues de l'indégonflable Françafrique aux relents sinistres, ou issues aussi de l'appartenance à une OTAN qui ne nous concerne en rien, bien au contraire. Arrêter ces deux sources de dépenses allègera allègrement nos finances. C'est seulement une question politique. Mesdames, Messieurs les politiciens, à vous de jouer.
Il reste encore beaucoup de dossiers sur lesquels se pencher. Renationaliser les transports (dont les autoroutes bien entendu), l'énergie, les communications (Poste, téléphonie) est une priorité qui rapportera de l'argent nécessaire au financement des travaux devenus plus que nécessaires, urgents. Voir l'état de délabrement croissant du réseau ferré. Quant à l'énergie, une question brûlante va se poser la concernant. Depuis le 5 mai, c'est donc récent, le dernier réacteur nucléaire encore en fonction sur 54 vient d'être arrêté au Japon. Dans notre beau pays, seule la centrale de Fessenheim, la plus ancienne de celles en service, sera peut-être mise à l'arrêt et démantelée "bientôt" . Sachant que celle de Brennilis, pourtant peu importante, et arrêtée déjà depuis longtemps, n'est encore que fort peu démantelée, on peut imaginer les délais. Les réticences sont tenaces.
Quelqu'un va poser la question, celle qui brûle la langue de tous les financiers : et LA DETTE ? Quelle dette ? Il va falloir déjà sérieusement la justifier, ligne par ligne, jusqu'au dernier sou, et que les citoyens soient au courant de l'avancement des travaux adéquats, quitte à en être parties prenantes. Et bien entendu, comme tout pays souverain, la France pourra décider de la partie de la Dette qui est indue, et qu'elle ne paiera pas. Quitte à renationaliser les Banques, et à se débarrasser des filiales uniquement spéculo-financières. Quitte aussi, désobéissant à l'article 105 et suivants du traité de Lisbonne, à se tourner vers une banque centrale pour assurer l'avance des financements nécessaires, à un taux correspondant aux frais de fonctionnement de cette institution.
Voilà ce qu'il FAUT faire. Est-ce ce qui va être fait ? C'est une autre histoire. Chacun, par son vote, peut aider à la réalisation de ces dispositions, en amenant au Palais Bourbon une majorité qui soutienne ce programme, soit le Front de gauche. C'est une initiative qui est de la responsabilité de tous, et de chacun. L'Humain d'abord. C'est trop important. Ne laissons pas les forces néolibérales imposer une fois de plus leurs exigences, alors qu'elles ne promeuvent que le bien-être d'une fraction bien mince de la population. L'Humain d'abord. Pas les banques.
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7 mai 2012 1 07 /05 /mai /2012 04:43
Nicolas Sarkozy : portrait du président sortant (© Reuters).;

 

 

 

 

Un nouveau Président

pour une France ingérable

Par eva R-sistons

 

 

 

Un autre homme est à la tête de la France. Finis le bling-bling, la vulgarité, l'agressivité, l'affrontement, "l'anormalité", la distance, l'arrogance, finis aussi la mentalité de parvenu, le culte de l'Argent-Roi et la loi du plus fort à l'américaine, la violence, la nervosité, le mépris des plus faibles... Bonjour la classe, la distinction, la dignité, la pudeur, la discrétion, le respect, la culture, la normalité, la simplicité, le calme, l'apaisement, la proximité, la santé mentale, surtout - et cela nous manquait tant, tant ! Un homme équilibré, enfin, à l'heure de la montée des périls, à l'heure de tous les risques guerriers...

 

Et puis c'est l'affirmation d'une France républicaine, attachée à ses valeurs les plus essentielles, comme la liberté, l'égalité, la fraternité. Tout un symbole, aux yeux du monde ! Nous étions devenus la risée, nous n'étions plus un modèle, une source d'inspiration.  Significatifs sont les premiers mots de François Hollande : 

 

" Nous sommes égaux en droits et en devoirs... Soyez heureux, soyez respectueux, soyez généreux, soyez fiers d'être des citoyens français...".

 

Et de la bouche de François Hollande, ce n'était pas de la communication,  c'était sincère, enfin. 

 

Voilà pour l'homme. Et je l'ai suffisamment critiqué, notamment parce que j'aspire à un vrai changement (donc à la sortie de l'euro, de l'UE, de l'OTAN, des Organismes internationaux - BM, FMI.. -), pour en toute simplicité, en toute honnêteté intellectuelle, penser que François Hollande nous étonnera, parce qu'il y a quelque chose de grand en lui : Le sens des responsabilités, et la conscience de représenter la France qu'il aime vraiment, lui ! Et je ne serais pas surprise de voir la fonction présidentielle le grandir encore comme lors du débat du 3 mai, lorsque "Flanby" s'est mué en homme volontariste, déterminé, écrasant son adversaire fébrile et hargneux.

 

Mais il est prisonnier d'un PS qui n'a plus rien de socialiste, de puissants Centres d'intérêt comme le CRIF ou le MEDEF, d'une Europe aux mains des Grands banquiers, d'une OTAN impériale et impérialiste, d'un Nouvel Ordre Mondial financier anglo-saxon, et surtout d'une situation internationale chaotique - et tout cela ne présage rien de bon. Mais il fallait avant tout "sortir" Nicolas Sarkozy... qui détruisait et dénaturait la France.


La toile d'araignée de la Finance

riche.jpg

 

Et maintenant, que va trouver François Hollande ?

 

 

- Le bilan de Nicolas Sarkozy, effroyable : Dette, chômage, désindustrialisation, commerce extérieur sinistré, désertification des territoires, services publics dégradés, banlieues à l'abandon,  etc, etc.

 

- Une France pratiquement en faillite, ce que l'on nous a soigneusement caché.

 

- La dégradation de la note de la France par les Agences de Notation.

 

- La fermetures de très nombreuses entreprises après les élections (plans sociaux gelés pendant la Campagne électorale)

 

- Une économie en plein effondrement.

 

- Des disparités grandissantes de revenus.

 

- Une situation sociale effroyable.

 

- Un acharnement quotidien des partis adverses.

 

- De multiples guerres à terminer.

 

- Une Europe en pleine déliquescence, sur le point d'éclater.

 

Autant de cadeaux empoisonnés pour un nouveau Président qui ne s'en prendra pas aux vraies causes de la crise.

François Hollande est condamné à rester un funambule. C'est une situation très inconfortable ! Pour lui, comme pour nous, par voie de conséquence...

 

eva R-sistons

 

http://r-sistons.over-blog.com

 

NB : Je tiens à saluer la dignité de Ségolène Royal, candidate non soutenue,  épouse délaissée, victime d'un Parti ingrat, et j'en passe, et pourtant femme de grande valeur, de très grande valeur, et si courageuse ! Elle méritait mieux, tellement mieux ! Mais son combat n'aura pas été vain :  Elle a préparé l'élection d'une femme en France, et elle rentrera dans l'Histoire de notre pays - et des femmes ! Alors, merci, Ségolène !

 


Affiche de Ségolène Royal

 

.

"La chute de M. Nicolas Sarkozy"
par Manuel de Diéguez

 

La chute de M. Nicolas Sarkozy Les enseignements à tirer d'un contre-exemple de chef d'Etat

La planète de la folie,

 

Le changement, c'est maintenant !

 

 

Nicolas Sarkozy a fait perdre des milliards à la France en vendant son or, et de plus liquide notre patrimoine sans nous consulter.

 

 

 

la_rupture

http://sarkozix.canalblog.com/archives/2011/03/27/20742851.html

 

ON A VIRE SARKO,
SURVEILLONS HOLLANDE !

.

 

Ca y est, on en est débarrassé ! On a viré Sarkozy ! C’est vrai que son bilan pour la classe ouvrière était indéfendable : huit millions de pauvres, trois millions de précaires, trois millions de temps partiels, cinq millions de chômeurs, et des salaires de misère pour la majorité des salariés. Et malgré cela une partie de ces laissés pour compte a voté pour lui, car il fait quand même le score inimaginable de 48%. Allez comprendre ! Si seulement ceux pour lesquels il défend les intérêts avaient voté pour lui, il aurait fait 3% et aurait été éliminé dés le premier tour. Comme dit Chomsky « si les gens pensaient tout changerait ».

C’est vrai aussi qu’en l’espace de quelques années, il avait réussi un véritable tour de force : transformer les opprimés et les déshérités en ennemis des classes populaires. La femme de ménage épuisée était remontée contre le RMIste, l’ouvrier au chômage haïssait le travailleur étranger, les militants syndicaux étaient montrés du doigt et le fonctionnaire traité de privilégié. Diviser, diviser, pour détourner l’attention du citoyen et faire des cadeaux aux copains. Sarkozy nous a manipulés et endettés délibérément ! On se rappellera aussi que Sarkozy fut le premier Président de la Vème République à appeler l’extrême droite à voter pour lui.

Le ralliement de Bayrou a-t-il pesé dans la balance ? François anticipe-t-il les difficultés de François dans les mois à venir, pour se poser en interlocuteur incontournable ? Mais que les électeurs de Bayrou se rassurent, Hollande n’est pas plus à gauche que le plus à gauche du Modem, et je suis même sûr que sur certains sujets il est plus à droite que le Béarnais ! Qui est le vrai Hollande ? Quel sont ses intentions ? Pour qui gouvernera-t-il ?

Car n’oublions pas qu’Hollande fait partie d’une famille politique qui a accompagné le libéralisme. Le PS en a favorisé l’avènement par ses capitulations successives et ses décisions qui ont libéré les flux financiers. Il a mis en œuvre une politique qui a été douce pour les détenteurs de stock-options, qui a privatisé à tour de bras, qui a œuvré avec zèle pour l’Europe du libre-échange et de la finance toute puissante. Au gouvernement, les socialistes font des cadeaux de riches aux riches et des cadeaux de pauvres aux pauvres. Seulement les cadeaux pour les pauvres ne durent jamais très longtemps et la contrepartie est toujours douloureuse !

Mais Hollande a une lourde responsabilité, l’Europe va vouloir des gages, l’Europe des capitalistes veut notamment la suppression du CDI. Et si la politique mise en place par le PS n’apporte aucun espoir aux salariés, dans cinq ans le FN emportera la mise ! Mais ce n’est pas seulement la responsabilité du parti socialiste et de ceux qui participeront au gouvernement qui est engagée, c’est de notre responsabilité collective qu’il s’agit. Car il faut se souvenir que les grandes avancées sociales, notamment en 36, ont été arrachées par la lutte, et non par la volonté d’un gouvernement, fût-il de gauche.

Les verts iront au gouvernement, mais que fera le Front De Gauche dont la « marque » est déjà un enjeu entre le PG qui l’a déposée et le PC. Irons-nous vers une nouvelle gauche plurielle après les législatives ? Déjà, sous prétexte de faire barrage au FN, ça discute ferme pour les circonscriptions… alors qu’il n’y a pas si longtemps Mélenchon préconisait une dose de proportionnelle qui ouvrait de fait les portes au FN ! (..)

Nous devons donc être vigilants. L’avenir ne sera que ce que nous en ferons, et pour le futur de nos enfants et petits enfants, nous ne devons donner de chèque en blanc à aucun homme politique. Il faut que tous ensembles nous nous occupions de politique, sans se la faire confisquer par une poignée de professionnels qui tôt ou tard finissent toujours par nous oublier !

 

http://2ccr.unblog.fr/2012/05/06/on-a-vire-sarko-surveillons-hollande/

 

 

 

 

http://pasidupes.blogspot.fr/2009/08/agence-rs-la-moitie-des-francais-ne.html

..,

 

 

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6 mai 2012 7 06 /05 /mai /2012 21:44

 

LES LIÈVRES ALTER-EUROPÉISTES ET LA TORTUE UPR = PATIEMMENT, JOUR APRÈS JOUR, L'UPR S'IMPLANTE PARTOUT EN FRANCE ET OUTRE-MER


par François Asselineau - Union Populaire Républicaine, dimanche 6 mai 2012, 15:45 · 

 

 

 

L'UPR continue de recevoir un flux d'adhésions très significatif.

 

Ce flux avait atteint des sommets (avec 18 à 22 adhésions quotidiennes) dans les jours qui suivirent mon passage sur Sud-Radio, I-Télé et France Info au tout début du mois de mars, dans la dernière semaine avant la date limite de remise des parrainages au Conseil Constitutionnel.

 

Ce rythme d'adhésions sans précédent avait fourni la preuve tangible que les analyses et les propositions de l'UPR, ainsi que la façon dont je les expose, intéressent beaucoup le public qui les découvre. Il avait également prouvé que le seul obstacle réel qui entrave un développement  fulgurant tient justement au verrouillage soigneux des médias par les intérêts euro-atlantistes.

 

Ce rythme a perduré une bonne semaine après l'annonce officielle des candidatures et, donc, malgré ma mise à l'écart.

 

Puis, assez logiquement, le rythme des adhésions s'est fortement ralenti dans les trois premières semaines du mois d'avril, dans l'attente des résultats du 1er tour de l'élection du 22 avril.

 

Or voilà que nos adhésions repartent fortement à la hausse ! Sans doute est-ce parce que ces résultats du 1er tour ont une nouvelle fois confirmé nos analyses, notamment sur le score du FN qui a une nouvelle fois échoué à dépasser son plafond ? Ou bien parce que MM. Mélenchon et Dupont-Aignan ont fait des scores qui ont profondément déçu leurs partisans respectifs ? Ou bien encore parce que nos lecteurs ont pu constater avec effarement, grâce à nos analyses, que les professions de foi officielles de Mme Le Pen et M. Dupont-Aignan avaient passé sous silence tous les sujets essentiels ?

 

Quoi qu'il en soit, le flux des adhésions à l'UPR a repris de façon très significative, et assez inattendue, depuis l'annonce des résultats du 1er tour.

 

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C'est évidemment une excellente nouvelle pour l'UPR et pour tous ceux qui lui font confiance. Loin d'avoir mis un terme à notre mouvement, comme l'espéraient un peu naïvement certains de nos adversaires, l'élection présidentielle de 2012 est au contraire en train de nous faire changer de dimension.

 

La remontée du flux d'adhésions nous fournit le témoignage irréfutable de ce que les analyses et les propositions de l'UPR, loin d'être "d'une autre époque", "irréalistes", "xénophobes", etc. , sont au contraire perçues par un nombre croissant de Français comme parfaitement adaptées au XXIe siècle et absolument réalistes.

 

Ce qui est également très frappant, c'est l'extraordinaire diversité des Françaises et des Français qui nous rejoignent. Cette diversité des âges, des formations, des professions, des origines, des convictions politiques et religieuses, de nos adhérents est probablement la plus grande que l'on puisse trouver parmi TOUS les partis politiques français.  

 

De plus en plus nombreux sont ainsi ceux qui commencent à comprendre, grâce à l'UPR, pourquoi et comment la scène politique française est artificiellement bloquée par l'UMP et le PS, et par les leurres placés de part et d'autre, à l'extrême droite et à l'extrême gauche, pour que rien ne change.

 

De plus en plus nombreux sont ceux qui commencent à comprendre également pourquoi rien ne sera possible tant que la France restera membre de l'Union européenne, c'est-à-dire sous tutelle étrangère.

 

Ainsi donc, patiemment, jour après jour et avec ténacité, l'UPR s'implante partout en France, comme en Outre-Mer. En dépit du verrouillage médiatique, des quolibets, ou des insultes formulés par tous les lièvres de l'européisme ou de l'alter-européisme, nous avançons imperturbablement vers nos objectifs, comme la tortue de la Fable.

 

Plus que jamais, c'est donc le moment de nous rejoindre.

 

François ASSELINEAU

 

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5 mai 2012 6 05 /05 /mai /2012 12:14

 

 

Le destin des juifs n'est pas une Nation.
Lettre aux juifs.

Nous vivons dans un monde où l’humanité se distingue de plus en plus en deux camps: les sionistes et les antisionistes. Cette fracture semble de plus en plus irréparable et nous mène tout droit à la confrontation ultime, les forces noires contre les forces blanches. Est-ce ce cela le destin du monde, de l’humanité?


Le destin des juifs n’est pas une Nation.

 

 

Je ne fais pas mystère de faire partie des antisionistes convaincus et pour de multiples raisons notamment l’injustice. Je déteste le deux poids deux mesures, je déteste l’injustice, je déteste de voir l’un d’entre nous s’élever au-dessus de nos lois, de nos codes. Même s’il fait partie du peuple élu, même s’il est juif.
Au fur et à mesure des recherches sur les malheurs de l’humanité je me trouve confronté aux juifs. Partout dans ma quête de la vérité sur le monde je me heurte aux juifs. Pourquoi? Je ne suis pas destiné à être anti-juif. Je suis destiné à être heureux en vivant dignement sur cette planète. Je n’ai pas d’énergie malsaine à dépenser dans la haine, ça me pompe. Pourtant je le fais car je ne peux contenir de crier ma colère contre cette situation inhumaine que nous vivons tous. Comment est-ce possible de concevoir une seule minute que d’un côté il y aurait une extrême minorité qui posséderait la richesse et le pouvoir pendant que l’immense majorité des autres subiraient et côtoieraient la misère? Mais où est l’humanisme dans ce monde? Où est la justice divine?

Les juifs disent eux-mêmes qu’ils ont été dispersés sur la Terre car ils n’ont pas respecté la parole de Dieu et qu’ils ne pourront revenir que lorsque leur messie réapparaîtra. Pourtant ils sont revenus et leur messie n’est pas là. Alors?
Alors c’est qu’ils font fausse route ou qu’une minorité d’entre eux a usurpé Israël pour en faire le pays du démon. Ne voit-on pas combien ce pays devient fou dangereux? Il veut construire des murs pour s’enfermer vivant? C’est comme cela qu’ils conçoivent le monde les juifs israéliens? Mais vous êtes fous, fous et dangereux.

Dangereux parce que vous instrumentalisez la diaspora juive pour développer cette antre démoniaque qui depuis qu’elle a été crée sème la discorde sur le monde. Qui est responsable des guerres? Qui veut détruire un à un tous les pays hostiles à Israël? Est-ce comme cela que l’on crée des démocraties humanistes, est-ce cela que votre Dieu vous a enseigné? Et votre histoire…De tout temps dans tous les pays vous avez été montré du doigt. Ca vous plaît de vivre en martyr? De vivre dans la haine et la peur des autres?

Non? Alors je fais un rêve pour vous, juifs. Je fais le rêve que vous vous leviez pour renverser votre gouvernement de haine. Je fais le rêve que vous abattiez les murs dans le désert. Je fais le rêve que vous abandonniez ce rêve d’Israël qui n’est que le cauchemar de toutes les autres nations du monde. Je fais le rêve que vous créiez la Grande Palestine multiculturelle. Je fais le rêve que vous montrez au monde combien vous avez appris des cultures du monde et combien votre puissance vous la détenez de cet apport magique qui vous est propre d’être confrontés au multiculturalisme. Je fais le rêve que de ce nouveau pays vous nous fassiez la démonstration que nous pouvons tous vivre ensemble si nous faisons tous un effort pour abandonner les traditions sévères qui nous divisent et choisissons de créer de nouvelles traditions qui nous rassemblent. Pourquoi ne pas avoir le rêve de créer le pays de Dieu sur la terre?

Pas le Dieu vengeur mais le Dieu amour et fraternité. Pourquoi vous les juifs qui vous proclamez peuple élu vous n’aurez pas cette grandeur de nous unir tous autour de vous dans ce dessein partagé? Pourquoi n’êtes-vous pas à l’avant-garde de l’humanité? Qu’avez-vous retenu de votre histoire? Il n’appartient qu’à vous de gommer de nos esprits le péché du monde qu’est Israël pour reconstruire une société universelle meilleure. Oui je crois moi aussi à un monde meilleur, je crois que l’on peut vivre tous ensemble mais je ne crois pas que l’on puisse le faire dans ce monde-ci où les riches juifs n’ont le projet qu’Israël au lieu de penser Terre.

Oui c’est un sacrifice que je vous demande. Oui il vous faut abandonner la chimère qui est de vous créer un pays à vous ce n’est pas votre destin. Votre destin c’est d’être dispersé parmi nous et de nous faire profiter de vos savoirs dû à votre connaissance des cultures de ce monde. Voilà ce que je pourrai attendre d’un peuple élu de Dieu si j’y croyais vraiment mais j’ai l’impression que ce n’est qu’un rêve…Un rêve oui mais un beau rêve pour l’humanité. Un rêve où l’on louerait alors dans l’éternité la destinée fabuleuse du peuple juif qui a su unir à lui les peuples du monde par l’amour et non par la haine.

 

Note: Je dédie ce billet à mes commentateurs. Je suis fier sur ce blog d’avoir des commentateurs intelligents même dans la colère. Je suis fier de votre diversité. Je suis heureux d’être avec vous et je prends plaisir à vous lire. Je leur dis que je ne veux pas finir par écrire dans la haine et la guerre mais dans l’amour et la concorde.

 

http://litinerantcitoyen.wordpress.com/2012/05/06/lettre-aux-juifs/

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1 mai 2012 2 01 /05 /mai /2012 00:43

Changer le monde

Au programme du Yéti (1), revenu minimum et partage des profits

http://blogs.rue89.com/yeti-voyageur/2009/03/23/au-programme-du-yeti-1-revenu-minimum-et-partage-des-profits-94748

 


Le Yéti
yetiblog.org
Images : http://www.famidac.fr/article3163.html
Publié le 23/03/2009 à 15h05

Rien n’y fait ! Face à une situation de plus en plus catastrophique, les tenants du système néolibéral continuent de ressasser à l’envie leur vieilles lunes désormais périmées. Et, par l’indigence de leurs propositions, voire leur absence totale de projet, « les oppositions » montrent qu’elles sont plus enclines à s’opposer à un ancien monde défait qu’à en proposer un nouveau.

Mais baste, la chienlit dans laquelle nous sommes irrémédiablement plongés permet toutes les audaces ! Dans ces conditions, pourquoi ne pas mettre soi-même la main à la pâte ? Voici donc le programme du Yéti avec un premier volet de choix : le partage des revenus et du travail.

La révision de l’échelle des revenus

Il est évident qu’une des mesures les plus urgentes à exiger est la révision drastique de l’échelle des revenus (salaires, mais aussi revenus non salariaux). Pourquoi ne pas se calquer sur les proportions adoptées en 1942 par le président Roosevelt dans des circonstances quasi similaires, et évoquées tout récemment par le président Obama : une échelle de 1 à 20 ou de 1 à 25. Elle est actuellement de 1 à 300 et même beaucoup plus !

Certains diront que le rapport de 1 à 20 est encore énorme. Mais prenons en considération deux facteurs incontournables : le facteur humain et le facteur moral.

Le premier facteur prend en compte la nature humaine et lie le sort des hauts revenus à celui des revenus du bas de l’échelle pour limiter les appétits des dominants. Vous voulez un revenu maximum plus élevé ? Compte-tenu de l’échelle adoptée (1 à 20 ou 25), vous devez augmenter les revenus d’en bas.

Le rapport jusqu’à 20 ou 25, pour exorbitant qu’il paraisse à certains, sert juste à calmer la voracité des goulus, un os pour les amuser, pendant qu’on s’occupe du second facteur. Le but d’une bonne politique économique et sociale n’est pas de vouloir changer la nature humaine, mais d’en réguler les excès.

Le second facteur, moral, impose qu’on prenne le revenu minimum garanti comme base de calcul. Le revenu minimum garanti du travail (actuel Smic pour les salaires) devrait être lui-même basé sur un revenu vital décent.

Le revenu vital décent (minimum versé à chaque citoyen majeur pour lui permettre de vivre décemment, qu’il travaille ou non) repose sur le calcul de trois critères : il doit permettre à chaque citoyen, travaillant ou non...

  • de pouvoir se loger (calcul de cette part en fonction des loyers basiques du moment)
  • de se nourrir et de s’entretenir correctement (calcul de cette part en fonction d’un panier mensuel de produits alimentaires et d’entretiens basiques)
  • de s’offrir un minimum de confort et de loisirs (suggestion pour le calcul de cette part : part confort = part loyer + part entretien divisée par deux). A titre d’exemple, un minimum vital décent pourrait aujourd’hui se situer aux alentours de 1 000 à 1 200 euros net (3 parts à 400 euros)

Le revenu minimum garanti du travail (salaires, mais aussi revenus non salariaux, car il y a quantité de travailleurs indépendants qui perçoivent aujourd’hui moins que le SMIC) peut alors se déterminer de la façon suivante :

revenu minimum du travail = revenu vital décent + part de rétribution minimum de l’effort-travail.

Cette dernière part serait évidemment à négocier entre les différents partenaires sociaux. Gageons que la contrainte de l’échelle des revenus favoriserait la bonne tenue de ces négociations.

Le partage équitable des profits de l’entreprise privée

La seconde tâche à laquelle s’atteler est le partage équitable des profits de l’entreprise privée.

Pourquoi ne pas reprendre à la lettre les suggestions de notre président ? Un tiers pour le travail, un tiers pour les dividendes, un tiers pour l’investissement. Bien évidemment, il s’agit d’une proportion de base susceptible d’évoluer en fonction de la conjoncture spécifique à chaque entreprise et à chaque époque (je pense notamment à l’investissement).

Mais il y a une garantie indispensable à apporter à tous les acteurs économiques : la part du profit réservé au travail (primes, participation...) doit être strictement égale à celle réservée aux actionnaires.

Enfin la répartition des primes au sein des différentes catégories de personnel devrait respecter les proportions établies par l’échelle des revenus. Le plus haut revenu global (salaire + part du profit) ne doit pas excéder de 20 ou de 25 fois le revenu global le plus bas.

Le traitement des dépassements

Nul n’étant parfait, il faut prévoir le cas où le seuil maximum fixé pour les revenus serait franchi par quelques inévitables malins ; ou dans des professions spécifiques limitées dans le temps (sportifs professionnels, danseurs...), cycliques (artistes, écrivains...) ou encore à risques (entrepreneurs indépendants).

Ceux-là comme les autres seront assujettis à la nouvelle échelle des revenus.

En cas de dépassement du seuil maximum des revenus une année donnée, l’excédent perçu serait immobilisé sur un compte spécial géré par la banque d’État (cf. volet 2 de ce programme). Avec possibilité les années suivantes, de compenser les manques éventuelles jusqu’à concurrence, bien évidemment, du montant maximum de l’année en cours.

Un seuil maximum de ces dépassements pourraient être lui aussi fixé, notamment concernant les droits de successions.

La question éventuelle d’une fuite à l’étranger de hauts revenus sera traitée dans un volet à venir sur la « politique étrangère ».

Le gendarme fiscal

Dans maints succédanés de programmes d’opposition, le fisc est souvent considéré comme le seul moyen de corriger les inégalités de répartition des revenus. Mais en intervenant après la réalisation de ces fossés inégalitaires, placé devant une sorte de fait accompli, il entérine de fait l’existence de ces inégalités.

Dans notre nouveau système, le fisc n’intervient qu’en ultime recours, après la barrière des mesures citées ci-dessus.

Les principaux domaines d’actions du fisc se situeront alors sur le patrimoine accumulé, sur les droits de succession, qui devront accompagner un transfert, certainement pas contribuer à creuser les inégalités de génération en génération.


A suivre : la « moralisation » du système financier

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Annuler les dettes illégitimes, créer une société post-extractiviste
Le Comité pour l'annulation de la dette du tiers-monde vient d'écrire ce texte important, et qui résume bien la situation. Merci à Jocelyne, de Cap 2012, de m'avoir fait découvrir ce document.
Annuler les dettes illégitimes, créer une société post-extractiviste

28 avril par Nicolas Sersiron

L’organisation du monde repose sur quatre piliers : l’extractivisme, le productivisme, le consumérisme et les profits. Une sorte de plateforme est posée à leur sommet à la manière de celles qui servent à extraire le pétrole, l’énergie principale de ce système. Ni en pleine mer ni sur la terre, les piliers sont maintenant tellement hauts que la plateforme est au-delà des nuages. Là, une très petite partie de la population - que certains nomment oligarchie – vit comme dans un paradis (fiscal), totalement déconnectée des problèmes quotidiens de la majorité des habitants et des questions écologiques. Bien sûr, ce monde organisé par et pour ces gens vivant au-dessus, produit des déchets, des pollutions et du réchauffement. C’est le cinquième pilier, « l’alien », celui que l’on ne veut pas voir, celui des externalités négatives.
L’extractivisme est le plus imposant, celui sans lequel les autres n’auraient pu être érigés, ni la plateforme montée si haut. Il est constitué par le pillage des matières premières fossiles, minérales, agricoles, sylvicoles et halieutiques : l’appropriation, par quelques uns, des 4 éléments que sont l’air, l’eau, la terre et le feu (pétrole, uranium, charbon), des biens communs appartenant à tous. Il a été construit avec le pillage de la force de travail des esclaves et des peuples colonisés de l’ancien temps comme celui des employés et des petits producteurs d’aujourd’hui qui n’ont pas les moyens de nourrir, éduquer et soigner leur famille. A l’image de ces ouvrièr(e)s de Foxconn qui fabriquent les i phone, i pod, etc. en Chine. Ou, pire encore, celles du textile au Bangladesh qui travaillent - pour Zara et bien d’autres marques connues - plus de 200 heures, pour 30 ou 40 euros par mois. Des femmes, voire des enfants de moins de 15 ans, qui périssent trop fréquemment dans l’écroulement de leur usine mal construite ou dans l’incendie de ces ateliers dont les portes sont cadenassées afin de les contraindre à travailler devant leur machine , tard le soir.
Privatiser les ressources naturelles, sous payer le travail, et surtout ne jamais porter la responsabilité des pollutions et des désastres environnementaux, impliquait de trouver une solution de remplacement après la fin de l’esclavage puis la décolonisation de l’après dernière guerre. Alors l’endettement des pays et la corruption de leurs élites dirigeantes ont été soigneusement organisés par les gouvernements et les oligarchies du nord aidés par les institutions internationales à leurs soldes, Banque Mondiale, FMI, OMC pour assurer la continuité de l’extractivisme. La grande crise de la dette des années 80 a permis de parfaire le travail en imposant le libre échange à tous : une vraie concurrence faussée. Aujourd’hui les pays les plus riches en ressources naturelles ont les populations les plus pauvres. La malédiction des matières premières s’est abattue sur le Congo RDC avec une telle violence que selon le NY Times c’est près de 7 millions de congolais(es) qui sont morts assassinés depuis 15 ans dans l’est du pays, là où les sous sols sont les plus riches du monde, là où l’IDH (indice de développement humain) est un des plus bas au monde. Les PED (pays en développement) ont été envahis et conquis par les transnationales extractivistes. Elles laissent si peu de miettes que le remboursement de la dette publique, cet outil de l’asservissement des peuples, n’en finit jamais.
Au nord, l’extraction, par les actionnaires des plus values produites par les salariés, avait déjà fortement augmenté depuis la contre révolution conservatrice entamée dans les années 80. Mais la grande crise de la dette privée qui a débuté en 2007 avec les prêts « subprimes », conséquence de l’appauvrissement des salariés, a permis de renforcer encore ce processus. Pour sauver les banques privées, obèses et malades de leurs créances toxiques, les états les ont transformées en dettes à rembourser par les contribuables. La majorité des états associés en Europe à la BCE et au FMI, ont imposé ce transfert. Traduction, baisse des salaires et des retraites, détérioration et privatisation accélérée des services publiques, hausse de la TVA, baisse des impôts des plus riches, maintien des paradis fiscaux, augmentation de la dette publique sont quelques aspects de la croissance de l’extractivisme au nord au profit de l’oligarchie protégée par l’opacité des nuages qu’elle fabrique. Cela contre l’avis de grands penseurs de l’économie comme Paul Krugmann ou Joseph Stiglitz qui connaissent la spirale récessive que ces décisions créent.
Faire tomber la plateforme, un rêve ! Voyons plutôt comment nous, les 99%, pourrions déconstruire les piliers. D’un côté les ressources naturelles sont de plus en plus limitées, on commence à voir le fond de la corne d’abondance. De l’autre, l’emploi sera de plus en plus rare sous l’effet des gains de productivité issus de la techno-science et aussi des délocalisations. La fabrication de multitudes d’objets à la durée de vie de plus en plus courte, et surtout de plus en plus inutiles, est une mauvaise réponse pour l’emploi comme pour la planète. Car si l’extractivisme est le premier pilier, il est aussi le plus fragile. Il repose sur les monopoles et la centralisation du pouvoir qui sont en opposition aux principes démocratiques. Or le productivisme et les profits dépendent de nous, de notre consommation ! Alors ne faut-il pas imaginer une société post-extractiviste sans pilier ni plateforme ? Plus de temps à perdre !
En premier, il faut annuler la part illégitime des dettes du sud. Depuis 1985, en 25 ans, un transfert net au titre du remboursement de la dette publique de 700 Mds$ s’est produit, des populations pauvres du sud, en majorité à travers la TVA, vers les très grandes banques et les pays du nord. De même, il faut annuler les dettes illégitimes des états du nord qui opèrent le même type de transfert des 99%, vers les 1%, dont une bonne part de ceux qui les détiennent sont les grands actionnaires des banques. En France c’est près de 50 Mds euros par an qui sortent de la poche des contribuables pour enrichir le plus souvent de grands utilisateurs des paradis fiscaux.
Un mouvement très important pour des audits citoyens est en cours dans de nombreux pays européens : www.audit-citoyen.org. Comment accepter que des gouvernements dont les budgets sont volontairement en déficit chronique depuis plus de 20 ans, baissent chaque année les impôts des plus favorisés et des entreprises les plus profitables comme celles du CAC 40. Les « Merkosy » qui demandent à la population de se serrer la ceinture pour sauver les états endettés, en réalité les banques privées (voir la catastrophe Dexia) sont les complices de la grande hémorragie financière : l’escroquerie nommée dette. Roberto Lavagna, ex ministre des finances argentin en 2002, explique dans Libération du 22 fév. 2012, titré « On préfère sauver les banques que les gens », comment son pays, dans un état aussi catastrophique que la Grèce aujourd’hui, a été sauvé par la décision unilatérale de non remboursement de la dette et le décrochage de la parité peso-dollar. C’est ce que la Grèce fera, j’espère très vite, avant que les désastres ne soient irréparables, et surtout, que les banques du nord aient eu assez de temps pour se désengager, ce à quoi travaille le gouvernement non démocratique Papademos en complicité avec l’Europe du centre.
En second, nous savons que l’énergie à très bas prix - principalement le pétrole - est la base du développement de la société thermodynamique, capitaliste et centralisée qui privatise et marchandise tout. Or ce système est responsable du réchauffement, de la faim et des désastres environnementaux. Jérémie Rifkin, dans « La troisième révolution industrielle » (ed. Les liens qui libèrent) propose une sortie des énergies fossiles. « Grace à l’internet, l’énergie créée sera partagée de la même manière que l’information en ligne aujourd’hui. Quand des millions d’immeubles produiront localement une petite quantité d’énergie, ils pourront vendre au réseau leurs excédents et acheter ce qui leur manque grâce à ce partage coopératif et décentralisé. A long terme, l’énergie deviendra quasi gratuite et l’accès à ces services l’emportera sur la propriété pour devenir le moteur essentiel de l’économie. » Pour ne pas être coresponsable de cette catastrophe, nous devons dès maintenant résister au gâchis de l’énergie dans les transports, les bâtiments passoires et l’hyper consommation de biens matériels.
Pour finir, nous devons comprendre que c’est notre alimentation qui détermine le modèle agricole productiviste dans lequel 70% des terres, souvent à l’autre bout de la planète, sont consacrées à la production de protéines animales, car pour en produire une seule, il faut en moyenne 7-8 protéines végétales. Or, l’agro… industrie-chimie-distribution-spéculation, le plus puissant lobby du monde, est le premier responsable de la destruction de la biodiversité, des forêts, des eaux douces, et surtout de la pauvreté, de la faim et de la dégradation de la santé des peuples. Ainsi le combat pour remplacer les protéines animales par des protéines végétales dans notre alimentation permettrait de casser ce modèle alimentaire consuméro-productiviste responsable de 50% de tous les GES émis. En supprimant la pression sur les terres agricoles dédiées à l’élevage, tel le soja OGM d’Amérique, sur les grandes forêts tropicales, il ferait aussi disparaître la spéculation sur les denrées alimentaires et sur les gigantesques accaparements de terre, créateurs de misère en Afrique plus particulièrement.
La suppression du système dette, la relocalisation, l’agroécologie, la diminution de nos besoins alimentaires et matériels inutiles, la recherche d’autonomie coopérative, le partage et le retour à la gratuité des grands services publics sont des moyens de saper durablement l’assise des piliers en haut desquels dansent nos maîtres.

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26 avril 2012 4 26 /04 /avril /2012 19:22
Notre avenir, l'Europe et Mélenchon

 

Pollution en Chine
J’imagine une ville qui est envahie par la pollution. De grandes cheminées surplombent de tristes murs, ceux des usines Ital, et vomissent des torrents de fumées noires. Ces fumées noircissent tout, maisons, bêtes et gens. Ceux-ci protestent, mais rien n’y fait : Monsieur Ital est soutenu par Monsieur Cap, le banquier. Ils se soutiennent même mutuellement, au point que les gens ont pris l’habitude de crier « Marre de CAP ITAL ! »
L’un des habitants, excédé, décide d’en finir. Il met des joints à ses portes et fenêtres, ferme à clef. Il nettoie patiemment toute la maison. Il met de jolis rideaux, confectionnés avec amour par sa femme. Eux-mêmes se récurent à fond. Tous deux s’habillent du mieux qu’ils peuvent, avec des vêtement fraîchement lavés.
Puis ils appellent leurs voisins « Venez nous voir, nous avons réussi ! » et les voisins, enthousiasmés, viennent et repartent conquis. Puis, la ville ayant petit à petit changé de mise, tous les habitants envahissent les locaux de monsieur Cap et de monsieur Ital, et font fermer leurs entreprises. Alors, ensemble ils réhabilitent tout l’extérieur de la ville.
Voilà. Je ne suis pas souverainiste. Mais à la différence de Jean-Luc Mélenchon je dis que tout de suite si le pouvoir passait enfin à gauche, il faudrait isoler notre pays, le temps de le réhabiliter lui aussi. Puis inviter nos voisins à faire de même chez eux. Effet boule de neige, de plus en plus d’entre eux, ceux qui ont le plus souffert surtout, font de même. Quand nous sommes assez forts, ensemble nous disons au Capital « Va t-en ! Nous ne voulons plus de toi ! ».
C’est un processus qui peut être assez long, mais essayer de peser sur les « institutions européennes » avant même d’être prêts à prendre la relève sur de nouvelles bases me paraît peine perdue. Seul facteur positif qui pourrait aider : Die Link devient le parti majoritaire en Allemagne aux prochaines législatives, soutenu par les Verts. Dommage qu’un franco-allemand opportuniste risque de troubler la fête.
Oui, l'U.E. telle qu'elle existe, et qu'elle veut exister, je ne vois vraiment pas comment on pourrait rester à l'intérieur : trop  de conventions, de traités (tous ceux qui étaient contenus dans la partie III du TCE, plus le MES maintenant) empêchent toute solution pour en sortir. C'est pourquoi il faut tout récuser, pour tout reconstruire avec nos voisins. Entretemps davantage de personnes auront voyagé, auront  constitué une Europe des citoyens qui jusqu'à présent n'existait pas. Souvenons-nous : il n'y a pas si longtemps, des Bretons luttaient encore pour l'indépendance de leur région. La même chose doit se produire à un niveau plus large. Mais ne nous leurrons pas : cette construction ne pourra se produire que pas à pas. Il suffit de penser aux affres de nos amis et voisins belges, qui risquent la scission à tout moment.
C'est De Gaulle qui l'énonçait en 1965, « L'europe ? Il ne suffit pas de crier « l'europe, l'europe » en sautant sur sa chaise comme un cabri pour que l'europe se fasse. Cela n'aboutit à rien, cela ne signifie rien ». Depuis est intervenue sous Pompidou (décidément, celui-là...) l'entrée sans conditions de la Grande-Bretagne dans ce qui était encore un rêve cohérent. Sans conditions signifiait : avec tout le Commonwealth, ce qui changeait tout, et jetait délibérément l'Europe naissante aux oubliettes. Il ne peut exister d'Europe comprenant cet archipel qui la refuse. Rien n'a changé sur ce point. Cela signifie qu'il faudra bâtir une Europe ayant des relations de bon voisinage avec Londres, mais sans plus. Et c'est là que je répète : il faut repartir sur les bases qui existaient en 1965, aménagées en raison de certains facteurs qui ont changé entretemps. Sans doute sera-t-il paradoxalement nécessaire de réactiver la vieille CECA, pour retrouver une certaine indépendance industrielle. Et par ce moyen, des bras, il en faudra ! Et des ingénieurs, et des "saltimbanques" pour égayer et rendre moins pénibles les travaux.
Faisons un pari. Si ce que je préconise pouvait devenir réalité, le siège européen "à la Lisbonne" de Bruxelles pourrait se retrouver dans un pays qui, lui, serait sorti de cette Europe des dupes et des banquiers. On le tente ?
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25 avril 2012 3 25 /04 /avril /2012 17:00
Front national : cirque et manipulation électorale
Partir en croisade dans le Nord-Pas de Calais, en Lorraine ou en PACA, qu’est-ce que cela signifie ?
Front national : cirque et manipulation électorale
YAPADAXAN
Les intérêts des travailleurs (et des chômeurs) ne sont plus représentés ni défendus. Hollande vs Sarko, c’est doublement les hommes des puissances d’argent, du système, de l’UE et de Wall Street.

Les puissances d’argent contrôlent le simulacre démocratique institutionnel. L’État, c’est l’État de cette bourgeoisie ; la presse et les médias leur appartiennent, ils en sont les actionnaires et les propriétaires. La campagne s’est déroulée selon un schéma précis de conditions préétablis : radios, télés, journaux, ont présenté, sondages pipeautés à l’appui, DSK et Sarko comme les deux finalistes obligés. Hollande est venu remplacer DSK, mais le même scénario a perduré. D’entrée, on a bourré le crâne des Français sur les sondages favorables à MLP. Puis, on a joué de la présence de Mélenchon : flatté, montré, surévalué.

Ces puissances d’argent sont internationales, leurs réseaux influents. Actifs, ils opèrent discrètement et sûrement. Ils sont les rois de la pub commerciale, ils ont fait des études très pointues sur la psychologie des masses et ils les appliquent en politique, avec les mêmes règles. Les électeurs sont des consommateurs de représentations politiques et symboliques. Il faut les satisfaire dans leurs désirs narcissiques collectifs pour les frustrer matériellement et poursuivre chômage et austérité. Ils maîtrisent les fonctionnements du peuple profond, enfouis dans un inconscient où se constitue la genèse du roman national.

Le discours de Mélenchon était simple, logique et rationnel. Créer un puissant mouvement populaire pour imposer par la force massive des urnes la demande sociale des travailleurs. Quelque chose qui se situe entre un réformisme fort et un pré-révolutionnaire lucide.

Ce sont les thèses du FN qui ont eu la préférence du corps électoral, avec certes, l’artillerie des arguments basiques : islamophobie, xénophobie, la France a peur, les barbus, le voile, le halal, etc….

Je pose la question (et je ne serai certainement pas pris très au sérieux, mais tant pis) : quels rapports entre un pays (la France), dont la 1ère œuvre littéraire, « la Chanson de Roland » est un sommet antimusulman, un symbole « Jeanne d’Arc » qui boute l’Anglais hors du royaume de France, Pétain « la Collaboration, l’étoile jaune, la rafle du Vél’ d’Hiv » et la famille Le Pen ?

Choisir entre ses intérêts propres, la condition salariée, sociale et citoyenne et le combat contre le Croissant, pour en définitive, partir en croisade dans le Nord/Pas de Calais, la Lorraine ou en PACA ; qu’est-ce que cela signifie ? Qu’ils soient d’aujourd’hui mais aussi d’hier, quels sont les symboles profondément enfouis et qui sont activement à l’œuvre ?

Comment les médias parviennent-ils à maintenir éveillés de vieux réflexes, d’anciens ressentiments et de rejets ? La préférence nationale ? Mais qu’est-ce qu’il y a de « national » à haïr l’immigré et devenir anglo-saxon culturellement et politiquement ? Regardez, on parle toujours plus franglais, on se « look » US, on bouffe US, on chante US, on danse US, on bosse US, on se disneylandise, on s’américanise, fastfood, coca et hamburgers. Et au final, on laisse l’Allemagne dominer l’Europe 67 ans après le 8 mai 1945.

Qu’ont gagné, là, aujourd’hui, les lepénistes ? Quelle est leur véritable victoire, à part la haine ? A part le retour au chômage, au RSA, à Pôle emploi, à la case départ ?

Comment se fait-il que la gauche de la gauche n’ait pas de message clair, ne parvienne pas à convaincre sur le pouvoir d’achat, la précarité, le chômage, les questions sociales ? Je n’affirme rien, j’interroge, dans ce qui devrait devenir un grand débat national

Yapadaxan

http://2ccr.unblog.fr/2012/04/24/cirque-et-manipulation-elec...
.
URL de cet article 16500
http://www.legrandsoir.info/front-national-cirque-et-manipulation-electorale.html
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23 avril 2012 1 23 /04 /avril /2012 04:37

 

  Parution complète sur mon blog R-sistons :

Pauvre France, pauvre Europe, pauvre monde ! - Sortons Sarkozy...

 

 

http://4.bp.blogspot.com/-XSeKJW41hj0/TtkxiGp0ZSI/AAAAAAAAJdA/pyZQ_e6bJGQ/s1600/Sarkozy%252C%2BMerkel%2Bet%2Ble%2BTitanic%2Beurop%25C3%25A9en.jpg

 

"Nicolas Sarkozy est apparu comme le valet de Mme Merkel"

Nicolas Dupont-Aignan

  On ne saurait mieux dire, et pendant que le bateau coule, les deux libéraux nous rejouent Titanic !

  http://republiquesociale.over-blog.fr/

 

 


Pauvre France,

pauvre Europe,

pauvre monde !

Dégageons Sarkozy

par eva R-sistons

 

 

Nicolas Sarkozy n'aime pas la France, il la couche devant Bruxelles ou devant l'Allemagne, Londres, Washington, Tel-Aviv, il la détruit (Services publics, protections sociales, retraite, laïcité, Université élitiste américanisée, école rabaissée, territoires disloqués, indépendance nationale liquidée, paix sociale anéantie, engagements dans des aventures impériales et impérialistes au profit des multinationales, etc), et puis il ose promouvoir le Nouvel ordre Mondial - et il  n'est pas franchement rejeté par les moutons qu'il tond ? Et lui le roi des bonimenteurs, lui qui ne comprend rien à notre pays, à ses particularités, à sa culture, à son Histoire... se pose désormais en défenseur de la patrie ? De qui se moque-t-on ? Quel imbécile croira une telle duplicité, un tel manque de sincérité ? Et que penser d'un dirigeant se réclamant du Gaullisme et qui s'approprie une large partie du discours du FN ?

 

Pauvre France !

 

Le peuple est malheureux, le peuple perd ses emplois, le peuple est pressuré, le peuple est méprisé, le peuple n'a plus les moyens de se payer un toit, le peuple est abusé, le peuple est sacrifié... et au lieu de se tourner vers ceux qui défendent ses intérêts, il choisit de faire à nouveau confiance à son bourreau, ou il se tourne vers de faux sauveurs ! Le peuple se dit patriote, et il néglige Nicolas Dupont-Aignan. Le peuple est assoiffé de justice, et il néglige Jean-Luc Mélenchon. Le peuple se dit révolté, et il néglige Philippe Poutou, Nathalie Arthaud ou Jacques Cheminade. Le peuple aime l'intégrité, et il néglige Eva Joly. Tout ça pour Sarkozy, Hollande ou Le Pen ?

 

Pauvre France !

 

D'abord une Droite extrême qui se prostitue avec l'extrême-droite, ensuite un fascisme qui ne dit pas son nom et qui, comme du temps de ses sinistres prédécesseurs Mussolini ou Hitler, utilise avec brio et véhémence les thèmes les plus racoleurs ou populaires pour, comme Merlin l'enchanteur (mais en flattant les instincts les plus bas, les plus haineux, les plus xénophobes...), séduire une population malléable, une population frustrée, déboussolée, perdant - bien évidement - tous ses repères dans une société d'une violence inouïe et d'un inégalitarisme croissant scandaleux...

 

Il y a quelques années encore, notre pays se mobilisait derrière Jacques Chirac pour contrer la bête immonde qui sommeille dans la pire partie de chacun, pour contrer ceux qui manipulent si bien les foules meurtries en jouant sur les instincts de peur, de rejet, de haine, en flattant les sentiments les plus vils afin de gagner les suffrages de ceux qu'ils méprisent pourtant.

 

Les Français aspirent à plus de justice sociale, et ils écoutent les sirènes de ceux qui ont toujours piétiné les aspirations sociales, les Français aspirent à plus de dignité et ils sont le jouet de tribuns, de manipulateurs riches et racistes qui ne se souviennent du peuple qu'au moment des élections. Notre pays oublie-t-il son passé révolutionnaire ?

 

Pauvre France !

 

Notre pays enfante un homme de talent, compétent, lucide, courageux - comme François Asselineau, UPR - et elle l'empêche de parler aux Français tout en se vantant de promouvoir la "démocratie irréprochable" ! Elle octroie le droit à certains candidats différents de s'exprimer, et elle les dénigre, elle les rabaisse, elle les ridiculise - en les qualifiant d'ailleurs avec arrogance de "petits" ! N'y-a-t-il donc de grands que les candidats du Système, ceux que le CRIF aura choisis au nom d' Israël pour représenter les Français ? Sarkozy, Copé, Hollande, DSK, Valls, Huchon, Delanoë, Hidalgo et tous les autres sont issus du même moule pour faire, en gros, la même politique. C'est cela, la France, un pays aux ordres d'un autre ?

 

Pauvre France !

 

Les sondeurs, les journaleux disent aux Français comment penser. Gare aux francs-tireurs ! Ils sont impitoyablement écartés, censurés, malmenés, dénigrés, rabaissés. La Pensée Unique anglo-saxonne ultra-conservatrice et néo-sioniste a-t-elle seule droit de cité ? Et pourquoi les "petits" candidats ne pourraient-ils pas eux aussi commenter les résultats ? Les Médias collabos s'empressent de renvoyer à l'oubli celui qui évoque les "complots", Jacques Cheminade, ou à sa Mairie celui qui dérange en dénonçant avec talent et sérieux l'Europe de la finance, Nicolas Dupont-Aignan. Et si Philippe Poutou a le droit de donner un instant son avis, c'est parce qu'il a été applaudi par une France charmée par son franc-parler, sa spontanéité, sa différence - enfin une voix nouvelle ! 

 

Pauvre France !

 

Quel spectacle donnons-nous à l'Etranger, avec des débats futiles ou stigmatisants ? Le monde nous observe et au lieu des débats de fonds sur des sujets engageant l'avenir de notre société, nous nous égarons, à la suite d'un Sarkozy à la dérive, sur des chemins de traverse propres à susciter la controverse et à dresser les Français les uns contre les autres. Va-t-on un jour classifier les citoyens en "Français de souche" et en "Français d'ailleurs" ? Fichtre ! Dans chaque famille il y a des influences diverses ! Moi-même je suis d'origine russe et mongole par ma mère, les enfants de ma soeur sont Allemands, etc.  Et y-a-t-il des "Français d'ailleurs" convenables, et d'autres, notamment en raison de leur couleur ou de leur religion, qui ne le sont pas ? Où est la Patrie des Droits de l'Homme, la terre d'accueil légendaire ?

 

Pauvre France !

 

Et le 2e tour, de quoi aura-t-il l'air ? Sarkozy désavoué par les Français, Sarkozy en pleine noyade, va-t-il imposer de changer les règles pour tenter d'échapper au verdict ? Osera-t-il médire, calomnier, mentir - ou pire encore, créer de toutes pièces un nouveau fait-divers sanglant, à la dernière minute, qu'on ne pourra même plus désamorcer ?  Quelle stratégie pour un homme aux abois, prêt à tout pour conserver le pouvoir, pour échapper au Jugement ? Va-t-il imposer sa personne comme il a imposé un Traité européen rejeté par la plupart des Français ?

 

Pauvre France !

 

J'apprends maintenant que la Mafia de Bruxelles envisage de recycler Sarkozy à la tête de l'Europe s'il échoue à perpétuer son infâme domination sur la France ! Nous avons déjà deux dégénérés non élus à la tête de cette entité malfaisante, une baronne et un habitué de Bilderberg, va-t-on aussi supporter le valet des Usraéliens dicter aux Européens leur conduite, modeler leur vie même de tous les jours, et les entraîner dans des aventures guerrières meurtrières pour le seul profit d'une Oligarchie de psychopathes sans scrupules ?

 

J'apprends aussi que Christine Lagarde demande maintenant à tous les Etats européens de faire un nouvel effort de centaines de milliards pour recapitaliser, encore et toujours, les banques voraces... jusqu'où, jusqu'à quand va-t-on pomper l'argent des nations, des peuples, des citoyens, au profit des Grandes banques ?

 

Pauvre France, pauvre Europe, pauvre monde !

 

Il est temps que toutes les impostures éclatent au grand jour, il est temps que les peuples se réveillent avant d'être tondus complètement et définitivement.  

 

Et en attendant, j'incite les Français à parer au plus pressé: A n'importe quel prix, même au prix de Hollande, qu'ils dégagent l'agent de la CIA et du CRIF, le nain malfaisant, le valet de l'OTAN, le caniche des Maîtres du Monde ! Ensuite, ils feront ce qu'ils voudront. Mais qu'ils sortent l'ennemi de la France, Celui qui a fait l'objet d'une dizaine d'ouvrages de psy pour son état mental, et qui ne rêve, au fond, que d'une grande conflagration planétaire pour égayer son Moi pervers !

 

Oui, solennellement, j'appelle toutes et tous à voter contre Sarkozy pour éviter à la France d'être prise dans un engrenage mortel : Celui, déjà, d'une guerre mondiale qui épargnera d'autant moins notre pays, qu'il est truffé de centrales nucléaires qui seront les premières cibles de nos nouveaux innombrables ennemis.

 

Aucune voix ne doit manquer à Hollande (hélas), si l'on veut épargner à la France l'horreur d'un pays détruit politiquement, économiquement et socialement - et également dévasté par une guerre monstrueuse.

 

Au diable les hésitations ! Face à l'urgence, face à l'énormité des enjeux, il faut impérativement sortir l'Occupant de l'Elysée !

 

Eva R-sistons

 

http://r-sistons.over-blog.com


 

 

 

 

Présidentielle : Les moutons suivent leur destin funeste, ou se rebiffent ?

 

 

 

 http://www.arsin.fr/pages/billets-d-actualite/pour-une-assemblee-constituante-par-andre-bellon.html

 

 

 

Le peuple français sera-t-il enfin entendu ?

 

 

Entretien avec André Bellon :
Pour une Constituante !
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Pour une "Constituante"

 

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Francophonie & Défense de la Langue française

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22 Avril 2012 ...

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Nicolas Sarkozy : "Aidez-moi"... Aidez-le à déguerpir !


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22 avril 2012 7 22 /04 /avril /2012 21:44

 http://www.arsin.fr/pages/billets-d-actualite/pour-une-assemblee-constituante-par-andre-bellon.html

 

 

André Bellon
Président de l'Association
www.pouruneconstituante.fr
 


22/04/12


Le premier tour de la présidentielle paraît clair quant au résultat, ambigu quant à sa signification réelle.
Après des semaines de campagne marquées par les prédictions de sondeurs plus proches des bookmakers que des analystes politiques, le constat s’impose.
Le rejet du système est évident, mais ce rejet constitue à la fois un espoir et une inquiétude.
Un espoir car, au-delà de l’événement, s’est réaffirmé le besoin de souveraineté populaire. C’est la révélation de ce scrutin, pour ceux qui en avaient besoin, que la nécessaire mobilisation du pays face aux défis de notre époque qui mettent en danger sa liberté. L’impératif d’une Constituante s’impose pour répondre, dans la liberté, à ces défis. Les références politiciennes ne suffisent pas à exprimer le droit légitime du peuple français à retrouver, dans le respect de la déclaration des Droits de l’homme, sa souveraineté.
Mais le résultat soulève aussi une inquiétude car l’extrême droite profite naturellement de ce rejet. Les aventures extrémistes en France comme dans l’ensemble de l’Europe semblent malheureusement aujourd'hui une réponse pour une part importante de l’électorat.
Bien sûr, la disparition probable d’un Président caricatural, destructeur du « modèle » social et politique français, ouvre la voie à un autre avenir.

Mais il n’est pas possible de simplement coller à l’événement. La question du rôle et de la place de l’Union européenne est posée. Le rôle des peuples qui la composent est la seule question qui peut fonder l’avenir.
La Constituante a aujourd’hui la capacité d’y répondre au-delà des futilités d’une élection.


L'association pour une Constituante, 13 rue du Pré Saint Gervais 75019
Paris, www.pouruneconstituante.fr, a pour but l'élection en France d'une Assemblée Constituante au suffrage universel direct.

 

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Entretien avec André Bellon :
Pour une Constituante !
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Pour une "Constituante"

 

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APPEL NATIONAL "pour une Constituante"

 

par André Bellon

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Ancien président de la commission des affaires étrangères de l’Assemblée nationale

Président de l’association pour une Constituante

 

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Pour tout contact

Association pour une Constituante 13 rue du Pré Saint Gervais 75019

www.pouruneconstituante.fr

 

 

Crise de la représentation politique, dérive opportuniste du PS, absence de crédibilité des autres formations de gauche, autant de symptômes qui poussent  certains à proposer de créer de nouveaux partis, d’autres à vouloir aiguillonner le PS de l’intérieur. Si je crois au rôle fondamental des partis dans la vie démocratique, je pense que ces tentatives, quelle que soit la sincérité de leurs auteurs, ne peuvent, en l’état actuel des choses, qu’engager dans des illusions et des impasses.

Le jeu politique est, en effet, perverti par des institutions nationales et internationales bien peu démocratiques, mais bien utiles à une mondialisation qui broie les nations et les peuples, détruit leur droit à disposer d’eux-mêmes comme le prouve le non respect du vote du 29 mai 2005, lamine les acquis sociaux. Aujourd’hui, la priorité est de remettre en cause les règles de ce jeu pervers, de dépasser les cadres figés et moribonds d’une situation sans autre perspective que l’aggravation des difficultés politiques et sociales.

La seule source de légitimité d’un pouvoir qui se veut démocratique est la volonté populaire. Réaffirmer cette évidence contre un système qui la méprise de plus en plus passe par la réunion d’une assemblée Constituante. Cette lettre est un appel à se rassembler pour cet objectif autour d’une « association pour une Constituante ».

L’état des lieux

Au long des dernières années, la vie politique n’a cessé de dériver vers le conformisme de la mondialisation.

Pour sa part, le Parti Socialiste, incapable de s’opposer aussi faiblement que ce soit à la logique des intérêts financiers qui dominent le monde, en fournit même les cadres dirigeants : le directeur de l’OMC et celui du FMI. Son vrai drame est non seulement qu’il a perdu tous les combats idéologiques, mais qu’il est devenu un soldat de la pensée dominante même s’il habille cette dérive de quelques déclarations, malheureusement sans grande conséquence, en direction des plus défavorisés.

Bien sûr, des tendances critiques existent au sein du PS. Mais leur nature minoritaire et surtout leur incapacité à la rupture permettent aux dirigeants du PS de continuer tranquillement leur dérive tout en prétendant rassembler.

Bien sûr aussi, d’autres partis maintiennent un discours plus social ou plus républicain. Mais, là encore, leur faiblesse relative les fait apparaître à leurs propres yeux comme des aiguillons du parti dominant de la gauche, à ceux des dirigeants du PS comme des alibis et des forces d’appoint. Quel rapport de force, quel aiguillonnement, peuvent-ils d’ailleurs représenter alors qu’ils affirment comme un a priori qu’ils soutiendront en toute hypothèse le PS au deuxième tour de toutes les élections, comme ce fut par exemple le cas lors de la dernière présidentielle ? Annoncer par avance un soutien n’a jamais permis d’affirmer une quelconque divergence de façon très crédible.

Sur ces décombres, la nécessité de reconstruire la République et la représentation politique des classes dominées est une impérieuse nécessité. Cependant, afin de sortir des impasses constatées, la création de nouveaux partis politiques est-elle opportune ? La réponse n’est pas aussi évidente qu’il semble y paraître pour certains car deux contraintes fondamentales pèsent de manière rédhibitoire sur toute tentative de ce type et peuvent même la rendre contreproductive : l’absence d’une pensée critique largement partagée et l’acceptation répandue de la Constitution de la 5ème République.

 

La pensée

La reconstruction de la pensée constitue la véritable priorité, l’enjeu qui conditionne tous les autres. Or, devant les obstacles dressés par l’idéologie dominante et ses instruments de propagande, toute véritable critique a du mal à trouver audience. La vassalisation des esprits est très forte comme toujours dans les phases de crise aiguë, comme au temps où La Boétie  écrivait son « discours de la servitude volontaire ».

Aucune action politique de reconstruction ne peut se faire sans la définition des oppositions fondamentales. C’est le préalable à la refondation du nécessaire jeu partisan. De même, il y a deux siècles, il n’aurait pu y avoir de Révolution française sans les philosophes de la renaissance, puis des Lumières. Et la clarification de l’essentiel s’est faite sur la définition nette des lignes de rupture.

Bien sûr, il existe, de nos jours, des pensées qui s’opposent. Mais nombre d’entre elles ont été polluées, intoxiquées par les dérives des partis dominants, qui ont utilisé les acquis des Lumières, des travaux de Marx et de Jaurès pour en tordre les résultats et en habiller leur pauvre rhétorique.

Il s’agit donc de dire clairement quelles sont les grandes lignes de fracture, alors que les deux acteurs du nouveau bipartisme les minimisent et même les étouffent, volontairement ou non, de peur de s’affaiblir, valorisant des débats souvent secondaires.

Le capitalisme de plus en plus sauvage qui domine et déstructure le monde détruit la démocratie, la citoyenneté et l’humanisme pour laisser libre cours aux luttes des intérêts particuliers. Nous ne devons donc pas chercher à l’influencer, mais au contraire lui opposer ces instruments. Ce n’est pas seulement du fait de ses options que le libéralisme économique doit être combattu. C’est surtout parce qu’il se prétend la seule pensée possible et même comme la vérité.

S’opposer à la pensée dominante n’est pas une attitude extrémiste, mais tout simplement le jeu naturel de la démocratie, celle qui doit nous permettre de défendre les instruments de vie en société. Le 29 mai 2005 a montré que, dans le cas où le choix est ouvert, la réponse populaire est parfaitement claire. Or, la Constitution de la 5ème République empêche de donner vie à ces nouvelles oppositions.

 

La Constitution de la 5ème République

Au nom de la stabilité du pouvoir, la Constitution de la 5ème République fossilise les partis et verrouille la vie politique. Elle a joué un rôle fondamental dans la décomposition de la démocratie et dans la dislocation de la gauche. Sa logique profonde est en effet l’atrophie des oppositions politiques par le jeu de la personnalisation et l’embrigadement des partis par la mise à l’écart politique du Parlement.

La clef de voûte des institutions est le Président de la République, élu au suffrage universel direct. La plupart des républicains avaient, pendant un siècle, d’autant plus critiqué un tel système que son existence avait, en 1851, aidé à l’émergence d’un pouvoir bonapartiste. Pour leur part, ils souhaitaient voir s’exprimer institutionnellement la véritable diversité des options politiques, Mais, François Mitterrand ayant, après sa victoire en 1981, renié ses engagements quant au changement de régime, les deux forces politiques principales en France officialisent désormais une règle du jeu qui réduit, pour l’essentiel, la « démocratie » au choix d’une personne sans contrôle tout au long de son mandat.

Beaucoup de militants de gauche ne mesurent pas à quel point la logique des institutions et le passage du PS à leur tête ont déformé leur vision de la politique et du pouvoir en général. Le présidentialisme génère la vassalisation des individus soumis à la logique des écuries présidentielles et détruit la liberté comme la responsabilité individuelle des élus du peuple. Prétendre créer une diversité des positions dans ce contexte apparaît comme une plaisanterie puisqu’on doit se situer par rapport à un des deux élus potentiels. Le régime devient celui d’un bipartisme aseptisé, instrument de la mondialisation, gommant les lignes de fracture profondes comme les conflits sociaux qui traversent la société. Tous les opposants à un tel choix sont alors présentés comme des partisans du pire. Le débat est devenu manichéen.

On ne peut appeler au retour d’une vie politique responsable sans attaquer la Constitution, sans faire de sa remise en cause un préalable. Ce combat est d’autant plus nécessaire que, ces dernières années, le quinquennat et le mode de scrutin ont encore renforcé les vices fondamentaux du système. Qui plus est, une nouvelle dérive présidentialiste semble être à l’ordre du jour, préparée en catimini par une commission Balladur. Contre un tel coup d’État feutré, il faut imposer l’élection au suffrage universel direct d’une instance ad hoc, c’est-à-dire d’une Assemblée Constituante, légitimement chargée de ce travail. Le mode de scrutin devra assurer la plus large représentativité de la population. Seule une telle assemblée, sorte d’États généraux modernes, a le droit et le devoir de repenser nos institutions.

*******

On ne peut passer à côté des combats historiques et croire influencer l’Histoire en évitant les ruptures nécessaires. Nombre d’hommes très sérieux tentaient, sous l’Ancien Régime, d’influencer les princes sans changer le système….

Je propose donc de participer à une « association pour une Constituante ». Cette stratégie, quelles qu’en soient les difficultés et les oppositions bien prévisibles, est la seule qui soit féconde sur le long terme. Elle a pour objet de redonner vie à la démocratie nationale comme à une construction internationale humaniste

 

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