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12 juin 2009 5 12 /06 /juin /2009 02:13
publié par babelouest (crisonnier) Aujourd'hui 04H13

Totems et tabous - mars 2009panneau_douane

Le retour du protectionnisme et la fureur de ses ennemis



Aides massives aux industries automobiles, montée des droits de douane... A la faveur de la crise économique, la question du protectionnisme revient sur le devant de la scène. Bien sûr, les tenants du libre-échange ne désarment pas. Mais, pour beaucoup de leurs critiques, instaurer des quotas et relever les tarifs douaniers pour les produits en provenance des pays émergents (la Chine et ses voisins, notamment) apparaît comme le meilleur moyen de protéger le marché intérieur des pays européens et de relever les salaires.

Par Jacques Sapir

L’ampleur et la profondeur de la crise ont réactivé le débat sur le protectionnisme. Débat sensible si l’on en juge par la virulence des défenseurs du libre-échange, transformé en fétiche. Avec une présentation des faits qui travestit la vérité par ignorance ou dessein, le protectionnisme apparaît comme un véritable tabou. Le refus d’identifier le libre-échange comme cause de la tourmente actuelle montre que ses partisans ont quitté l’univers de la réflexion pour entrer dans celui de la pensée magique.

Lire la suite ici :


 :

http:// www.monde-diplomatique.fr/2009/03/SAPIR/16882

http://www.dazibaoueb.fr/article.php?art=4273

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12 juin 2009 5 12 /06 /juin /2009 02:11


Le retour de Keynes.

Entretien avec Gilles Dostaler, auteur de "Keynes et ses combats", Albin Michel, 20 €

 

1)  Après avoir été jusqu’à récemment oublié voire dénigré comme une forme de “socialisme”, Keynes revient aujourd’hui à la mode. Considérez vous ce retour comme de la rhétorique qui permet aux gouvernements de justifier leurs politiques ou bien comme un virage réel vers un autre type de gestion économique ?

 

0415_20innova.jpg

Les deux réponses à votre question contiennent chacune une part de vérité. Confrontés à la crise financière sans précédent et à la récession économique qui l’accompagne, les gouvernements sont forcés d’intervenir massivement dans les économies, ce qui va évidemment à l’encontre du discours dominant depuis une vingtaine d’années. Ce discours ne correspondait pas d’emblée à la réalité. Ce n’est pas l’intervention gouvernementale en soi, mais les formes de l’intervention qui changent. Au moment où le discours libéral s’imposait et justifiait les politiques de privatisation, de déréglementation et de démantèlement de l’État-providence, les gouvernements se réclamant de cette idéologie ne cessaient pas pour autant d’intervenir, par des aides à la recherche et au développement, par le sauvetage d’entreprises en difficulté, par des dépenses militaires générant des déficits budgétaires énormes, par la mise au pas des syndicats. On revient, aujourd’hui, à l’interventionnisme keynésien des trente années de l’après-guerre, qu’on a appelé les «Trente Glorieuses». Le chômage est redevenu le mal à combattre au lieu de l’inflation, cible privilégiée du monétarisme, qui atteint d’abord les rentiers. On redécouvre le fait que le laisser-faire ne génère pas spontanément le plein emploi et la stabilité économique et que la responsabilité de stimuler la demande effective revient aux pouvoirs publics. On comprend que le démantèlement du système mis en place à Bretton Woods et la déréglementation du système financier à l’échelle mondiale sont porteurs de graves périls. Forcés par des événements qui risquent d’entraîner troubles sociaux et instabilité politique, les gouvernements s’appuient sur un niveau discours, à saveur keynésienne, pour rationaliser leurs politiques. Mais il en fut toujours ainsi. Le théories et discours économiques servent en grande partie à justifier ex post les politiques économiques choisies par le pouvoir. Cela dit, il y a aussi un virage idéologique. Le discours qui a prévalu depuis le début des années 1980, qu’on a appellé «néolibéral» - mais il s’agit un réalité d’un ultralibéralisme ou libéralisme radical – est en nette perte de vitesse, si ce n’est en crise. Une nouvelle gestion économique se met bien en place, qui a besoin d’un nouveau discours. Cela dit, il est encore trop tôt pour savoir s’il s’agit d’un virage temporaire, provoqué par  une crise qui pourrait se résorber dans un futur rapproché, ou d’un virage majeur, comme celui qu’on a connu au moment de la révolution keynésienne, à la sortie de la dépression des années trente.

2) Peut-on parler d’un système économique, le keynésianisme, ou est-ce plutôt une nouvelle
approche des problèmes économiques selon vous?

Il en est du keynésianisme comme du marxisme. Ce sont des mots aux significations multiples, des étiquettes revendiquées par des individus et des courants de pensée parfois très différents les uns des autres, des thèses souvent très éloignées de celles du père fondateur. Au point ou Marx s’est déjà déclaré non marxiste et Keynes non keynésien. Ayant pratiqué l’histoire des idées depuis de nombreuses années, j’ai constaté, comme du reste la plupart de mes collègues, qu’en économie comme dans plusieurs autres domaines de la pensée humaine, les idées radicalement neuves sont très rares. Nombreux sont, au contraire, ceux qui croient découvrir pour la première fois ce qui a fait l’objet de plusieurs découvertes antérieures, parfois très lointaines. Les plus grands penseurs le reconnaissent du reste aisément. Keynes, qui a écrit que «L'étude de l'histoire des idées est un préliminaire nécessaire à l'émancipation de l'esprit», voyait ainsi des précurseurs chez les scolastiques, les mercantilistes, Malthus et même Marx, qu’il n’aimait pas. Dans un autre domaine, Freud considérait que des écrivains et des philosophes, tels Shakespeare, Schopenhauer, Dostoïevski ou Nietzsche, avaient mis à jour plusieurs éléments de sa théorie de l’inconscient. Les problèms économiques actuels ne sont pas identiques à ceux qu’on a vécus dans le passé. Le contexte historique, institutionnel, a changé. Cela dit, il n’y a pas et ne pourrait y avoir d’approche radicalement nouvelle de ces problèmes. Quant à la qualifier de keynésienne, c’est une autre affaire. Disons qu’elle est plus interventionniste que l’approche qui a dominé la fin du siècle dernier, et qu’elle emprunte donc plusieurs éléments de l’approche keynésienne. Mais il ne faut pas oublier qu’il y avait, parallèlement à Keynes et au keynésianisme, d’autres auteurs et courants de pensée dont les idées convergeaient avec celles de Keynes : les économistes institutionnalistes américains, qui sont, plutôt que Keynes, les véritables inspirateurs du New Deal de Roosevelt; les économistes de l’école de Stockholm qui ont contribué, dès le début des années trente, à la mise en place de l’État-providence suédois.

 

keynes.jpgQuand Keynes, présenté comme le père de l'expansion de l'après guerre faisait la couverture du magazine américain "Time" en 1965.

 


3) D’après votre connaissance des années trente, pensez-vous que nous pouvons comparer la crise actuelle avec celle de l’époque?

L’un des messages de Keynes, et qui l’oppose autant à Marx qu’à ceux pour qui le capitalisme et la démocratie libérale sont la fin de l’histoire, est que l’histoire ne suit pas un parcours linéaire et déterminé vers une fin prévisible. La nature humaine, les pulsions qui la mènent – souvent vers la catastrophe – n’ont bien sûr pas beaucoup changé depuis l’émergence d’homo sapiens. Mais les institutions, la manière dont les êtres humains organisent leurs relations, les régimes politiques, les organisations économiques, la technologie, tout cela change, et à un degré de plus en plus rapide. Les événements d’une époque, surtout lorsqu’ils touchent le monde entier, ne peuvent reproduire à l’identique les événements d’une époque révolue. Le capitalisme de 2009 et très différent de celui de 1929. Des institutions ont été mises en place, après la crise de 1929, pour éviter à l’avenir une telle catastrophe. Les contextes sociaux et politiques sont différents. Le stalinisme, le fascisme et le nazisme se sont écroulés, ce qui n’interdit bien sûr la résurgence d’une peste brune. Un filet de protection sociale a été mis en place, fruit de la révolution keynésienne, qui n’existait pas en 1929. Les techniques de gestion monétaire et financière sont différentes. La circulation mondiale, de l’information comme de l’argent, est quasi-instantanée. Dès lors, la forme que prend la crise actuelle est différente de celle de 1929, comme le sera sans doute sa sortie, si bien sûr il y en a une; car une crise écologique sans précédent menace désormais la survie de l’humanité. Cela dit, il y aussi des invariants. La cupidité et la rapacité de certains constituent des facteurs déterminants des deux crises. L’aveuglement d’individus qui n’apprennent pas des erreurs du passé joue un rôle majeur. Galbraith et Kindleberger, parmi d’autres, ont montré comment, depuis la bulle des tulipes à Amsterdam au début du 17è siècle jusqu’à nos jours, un mécanisme toujours semblable d’emballement spéculatif, de dissociation entre le prix auquel s’échange un titre de propriété et la «valeur fondamentale» sous-jacente mène tôt ou tard à un éclatement, que Balzac ou Zola ont d’ailleurs mieux décrit que les économistes. Sur ce plan, on peut évidemment comparer la crise actuelle et la crise de 1929. Elles trouvent une de leurs sources dans cet amour maladif de l’argent dont, avec Bernard Maris, nous avons présenté la description saisissante qu’en font Freud et Keynes (Capitalisme et pulsion de mort, Albin Michel, 1929). Le portrait que fait Keynes du mécanisme de formation des bulles spéculatives, dans le chapitre douzième de la Théorie générale, s’applique aussi bien, sinon mieux encore, à la situation actuelle qu’à celle de 1929.

 

4) Considérez vous les plans de relance décidés à travers le monde, et plus particulièrement celui en France, comme du “Keynes”?

Keynes a précisé, après la publicaton de son œuvre majeure, La Théorie générale de l’emploi, de l’intérêt et de la monnaie, que ce livre était essentiellement consacré à l’établissement d’un diagnostic du fonctionnement des économies capitalistes. Il s’agissait d’expliquer pourquoi ce système économique ne génère pas spontanément le plein emploi des ressources, contrairement aux enseignements de ce que Keynes appelait la «théorie classique», partisane du laisser-faire. Il ajoutait que la présentation des remèdes nécessaires pour guérir ces économies ne constituait pas son objectif principal. Bien sûr, il indiquait que la responsabilité d’assurer une demande effective suffisante pour obtenir le plein emploi revenait à l’État, mais il donnait peu d’indications sur les modalités concrètes de cette intervention. Et cela pour une raison bien simple. Il n’existait pas pour Keynes de solution unique, valable en tout temps et en tout lieu, pour le problème du chômage. Les décideurs devaient s’adapter aux circonstances. Keynes était donc un pragmatique dans le domaine des politiques économiques. On le voit, tout au long de sa carrière, modifier ses positions en fonction des circonstances, par exemple passer d’un appui au libre-échange à des propositions de hausses de tarifs douaniers en 1931. Lorsqu’on l’accusait de changer son fusil d’épaule, il répondait : «Lorsqu’on me convainc du fait que j’ai tort ou que les circonstances changent, je change. Vous, que faites-vous?». Des plans de relance décidés à travers le monde, on peut dire qu’ils empruntent en partie à des idées que Keynes  a mises en avant, mais surtout à ce keynésianisme mécanique, qu’on appelé «hydraulique», qui s’est mis en place après la Seconde Guerre (voir là-dessus Gilles Dostaler et Michel Beaud, La Pensée économique depuis Keynes, Seuil, Points-Économie, 1996). On a en effet occulté alors les éléments les plus radicaux de la pensée de Keynes, transformant sa théorie en un modèle macroéconomique formalisé qu’on a combiné avec la microéconomie néoclassique. Alors que Keynes considérait qu’on ne pouvait formaliser mathématiquement les phénomènes économiques, on a appliqué cette méthode à ses idées. Au-delà de la gestion fine de la conjoncture, Keynes estimait que seules des réformes très profondes seraient en mesure d’éviter, à long terme, l’écroulement d’un système qui, bien que très imparfait et désagréable à plusieurs égards, demeurait le seul possible. A cette fin, il évoquait, à la fin de son livre, l’euthanasie du rentier et la socialisation de l’investissement.

A propos de Keynes et ses combats

Le Keynes qui revient aujourd’hui est le Keynes économiste, créateur de la théorie de la demande effective et apôtre de l’intervention de l’État dans l’économie, dont les thèses se sont imposées dans la plus grande partie des pays du monde après la Seconde Guerre. Mon livre fait évidemment une place importante à la vision économique de Keynes, à travers ses analyses de l’argent, de l’emploi et du système monétaire international, en montrant toutefois la distance entre ces idées et ce qu’en ont fait ses disciples «keynésiens». Mais il vise à montrer aussi que, loin de n’être qu’un économiste, Keynes considérait que, dans une société idéale, l’économie devrait occuper une place subalterne. Keynes était un combattant, dont l’arme principale était la parole, écrite ou orale. Le livre se penche sur les combats que Keynes a mené ssur divers fronts. En philosophie, où il a combattu, avec ses amis artistet et écrivains du groupe de Bloomsbury, la morale victorienne, et où il a longtemps réfléchi sur les fondements logiques des probabilités et la prise de décision en contexte d’incertitude; en politique, où il a cherché à définir une troisième voie entre la réaction et la révolution, et combattu sans relâche pour la paix dans le monde, dénoncant un traité de Versailles dont il a justement prédit qu’il mènerait à une nouvelle guerre; enfin et surtout dans le domaine de l’art, activité la plus noble de l’humanité, où il a agi comme théoricien de l’esthétique, comme consommateur avide d’art et, surtout, comme protecteur des arts et des artistes de son temps. Dans la présentation de ces combats, ce livre combine des approches biographique, contextuelle et analytique. Il contient une bibliographie exhaustive des publications de Keynes et la nouvelle version contient une chronologie détaillée de la vie de Keynes et des événements marquants en Angleterre et dans le monde.


http://crisevousavezditcrises.blogs.nouvelobs.com/archive/2009/06/10/le-retour-de-keynes.html

Sur ce blog dédié à la crise comme le mien,
mais différemment :  

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2 juin 2009 2 02 /06 /juin /2009 23:33
publié par liliM Aujourd'hui 19H24

http://www.calas-fr.net/
http:// www.liberation.fr/societe/0101570130-pour-en-finir-avec-les-derives-autoritaires

http://upload.wikimedia.org/wikipedia/commons/thumb/3/30/Carmontelle_-_Calas.jpg/350px-Carmontelle_-_Calas.jpg29/05/2009 à 06h52
Pour en finir avec les dérives autoritaires


Le comité pour l'abrogation des lois antiterroriste (Calas)


Depuis 1986, date où la législation antiterroriste a été instaurée en France, un empilement de lois successives a construit un système pénal d'exception qui renoue avec les lois scélérates du XIXe siècle et rappelle les périodes les plus sombres de notre histoire. L'accusation d' «association de malfaiteurs en vue de commettre une infraction terroriste», inscrite au Code pénal en 1996, est la clef de voûte du nouveau régime. Or, ses contours sont particulièrement flous : il suffit de deux personnes pour constituer un «groupe terroriste» et il suffit d'un acte préparatoire pour que l'infraction soit caractérisée. Cet acte préparatoire n'est pas défini dans la loi, il peut s'agir du simple fait d'entreposer des tracts chez soi. Surtout, n'importe quel type de relation - même ténue ou lointaine, voire amoureuse ou amicale - avec l'un des membres constituant le «groupe» suffit pour être impliqué à son tour. C'est pourquoi,
sur dix personnes incarcérées pour des infractions «en rapport avec le terrorisme», neuf le sont sous cette qualification.

De l'aveu même de ses promoteurs, ce droit spécial répond à un objectif de prévention. À la différence du droit commun qui incrimine des actes, la pratique antiterroriste se satisfait d'intentions, voire de simples relations. Suivant le juge Bruguière, cité par Human Rights Watch, «la particularité de
la loi est qu'elle nous permet de poursuivre des personnes impliquées dans une activité terroriste sans avoir à établir un lien entre cette activité et un projet terroriste précis». C'est dans cette perspective qu'on a vu la possession de certains livres devenir un élément à charge, car ils constitueraient des indices sur des opinions; et de l'opinion à l'intention, il n'y a qu'un pas. A ce flou de la loi pénale, s'associe une procédure d'une extrême brutalité. Il suffit que le parquet choisisse de manière
discrétionnaire d'ouvrir une enquête sur une qualification terroriste pour que la police reçoive des pouvoirs d'investigation exorbitants : perquisitions de nuit, «sonorisation» des domiciles, écoutes téléphoniques et interception de courriers sur tous supports... De son côté, le délai de garde à vue - période qui précède la présentation à un juge - passe de quarante-huit heures en droit commun à quatre-vingt-seize heures, voire cent-quarante-quatre, dans la procédure antiterroriste. La personne gardée à vue doit attendre la 72e heure pour voir un avocat - l'entretien est limité à trente minutes et l'avocat n'a pas eu accès au dossier. A la suite de cette garde à vue, en attendant un éventuel procès, le présumé innocent pourra passer jusqu'à quatre ans en détention provisoire.

Par ailleurs, la loi centralise à Paris le traitement des affaires «terroristes», confiées à une section du parquet et à une équipe de juges d'instruction spécialisés qui travaillent en relation étroite avec les
services de renseignement. Des cours d'assises spéciales ont également été instaurées, où les jurés populaires sont remplacés par des magistrats professionnels. Un véritable système parallèle est ainsi mis en place avec juges d'instruction, procureurs, juges des libertés et de la détention, cours
d'assises et bientôt présidents de cours d'assises, juges d'application des peines, tous estampillés antiterroristes.

L'application de plus en plus large des procédures antiterroristes à des affaires d'État montre que l'antiterrorisme est désormais une technique de gouvernement, un moyen de contrôle des populations. En outre - et c'est peut-être le point le plus grave - cette justice exorbitante contamine le droit commun : la législation antiterroriste a servi de modèle dans d'autres domaines pour généraliser la notion de «bande organisée», étendre les pouvoirs des services d'investigation et centraliser le traitement de certaines instructions.

La Convention européenne des droits de l'homme et le Pacte des Nations Unies sur les droits civils et politiques, tous deux ratifiés par la France, garantissent qu'une sanction pénale soit fondée sur une incrimination intelligible la rendant prévisible. En outre, ces textes donnent à chacun le droit d'organiser équitablement sa défense - ce qui passe par la prompte intervention d'un avocat ayant accès au dossier. La procédure, «sœur jumelle de la liberté», doit être contrôlée par un tiers impartial, ce qui est
impossible avec une filière spécialisée fonctionnant en vase clos, dans une logique de combat idéologique incompatible avec la sérénité de la justice.

Il est illusoire de demander que ce régime procédural soit appliqué de façon moins large et moins brutale : il est précisément conçu pour être appliqué comme il l'est. C'est pourquoi nous demandons que les lois antiterroristes soient purement et simplement abrogées et que la France respecte en la matière la lettre et l'esprit de la Convention européenne des droits de l'homme et du Pacte des Nations Unies sur les droits civils et politiques. Nous invitons tous ceux qui se préoccupent de libertés à se joindre à notre campagne en ce sens.

Le Calas : Giorgio Agamben, Esther Benbassa, Luc Boltanski, Saïd Bouamama, Antoine Comte, Eric Hazan, Gilles Manceron, Karine Parrot, Carlo Santulli, Agnès Tricoire.

Avec les signatures de : Alain Badiou, philosophe; Etienne Balibar, philosophe; Jean-Christophe Barley, écrivain; Daniel Bensaïd, philosophe; Alima Boumedienne, sénatrice; Rony Brauman, ancien président de Médecins Sans Frontières et enseignant; Raymond Depardon, photographe et cinéaste; Pascal
Casanova, critique littéraire; Jean-Marie Gleize, poète; Nicolas Klotz, réalisateur; François Maspero, écrivain; Emmanuelle Perreux, présidente du syndicat de la magistrature; Jacques Rancière, philosophe; Michel Tubiana, président d'honneur de la Ligue des droits de l'homme; Slavoj Zizek,
philosophe.


Cliquez ici pour signer la pétition


Source : reçu par mail

Image ajoutée par liliM

http://www.dazibaoueb.fr/article.php?art=4091#4091

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1 juin 2009 1 01 /06 /juin /2009 06:56




Poursuivre le chemin ou changer d’Europe ?

mai 31st, 2009

Les citoyens qui prévoient de s’abstenir lors de l’élection, le 7 juin, des députés européens, prennent le risque que l’Europe leur apporte moins que ce qu’ils espèrent (travail, sécurité, progrès) et plus que ce qu’ils craignent (précarité, insécurité, régression).

Savent-ils précisément ce dont l’Europe leur fait déjà bénéficier ? À leur attention, nous avons rassemblé ci-dessous une quarantaine de mesures d’origine communautaire. À eux de décider, en votant en connaissance de cause pour telle ou telle liste, s’il vaut mieux continuer dans le sens de ces mesures ou s’il faut modifier les politiques européennes et dans quel sens.
  
  
Ce que nous n’aurions pas si les « lois » européennes n’existaient pas

1 - Travail, Études, Formation

• La reconnaissance des diplômes français dans les autres pays de l’Union, les bourses Marie Curie pour les chercheurs, une coordination des systèmes de Sécurité sociale, le portail Eures, qui facilitent la recherche et l’exercice d’un travail dans l’un des 26 autres pays de l’Union européenne.

• Les bourses Erasmus, bien connues des étudiants, pour effectuer une année d‘études supérieures dans l’un des 31 pays participants.

• Le financement de projets de formation professionnelle tout au long de la vie (programme Léonard de Vinci).

  
  
2- Environnement, Santé, Sécurité

• Le réseau Natura 2000 des zones de conservation ou de protection spéciale, lesquelles permettent de conserver ou, si nécessaire, de restaurer 200 types d’habitat et 800 espèces animales vulnérables dans leur aire de répartition naturelle.

• L’interdiction des pétroliers à simple coque et des dégazages en mer, les contrôles de sécurité dans les ports européens, les systèmes de surveillance aérienne et par satellite du trafic maritime.

• Les pots d’échappement catalytiques (obligatoires sur les voitures neuves depuis 1991) qui ont réduit de 95 % depuis 20 ans les émissions de gaz toxiques par les voitures neuves.

• Une réduction des émissions de CO2 par les installations industrielles, par la fixation en 2005 de seuils autorisés et la possibilité, pour les entreprises qui investissent dans la réduction des émissions, de vendre leur excès de crédit et d’en tirer profit. Prochaine étape : l’aviation civile.

• Les mesures de prévention des déchets, comme les taxes sur les emballages non recyclables.

• Un approvisionnement alimentaire stable grâce à la politique agricole commune (on l’a oublié : ce n’était pas le cas en 1958, lors de sa mise en place).

• Un approvisionnement alimentaire plus sûr grâce à la traçabilité obligatoire de tous les produits et ingrédients, y compris ceux importés de pays hors UE.

• Un service d’échange d’informations rapide (Rapex) qui permet d’avertir au plus vite l’ensemble des consommateurs en cas de problème sur un produit dans une région et de lancer une procédure de retrait du produit, le cas échéant.

• L’enregistrement, l’évaluation et l’autorisation des produits chimiques (Reach) qui vise à protéger les êtres humains des substances chimiques potentiellement dangereuses, tout en protégeant la compétitivité de l’industrie chimique européenne.

• Une police européenne (Europol) qui aide les polices de tous les États membres de l’UE dans leur lutte contre le trafic de drogues, l’immigration illégale, le terrorisme, le trafic d’êtres humains, la contrefaçon et le blanchiment d’argent.

• Le 116000, tout nouveau numéro d’appel d’urgence en cas de disparition d’enfant.

  
  
3- Voyages, Communications, Télévision, Culture

• Le 112, numéro d’appel d’urgence vers les services de secours, unique et gratuit en Europe.

• La carte européenne d’assurance maladie, qui simplifie l’accès aux soins médicaux dans un autre pays européen et, selon le pays, permet la gratuité ou facilite le remboursement au retour.

• En dehors de l’UE, la protection des consulats ou ambassades de tous les États membres de l’UE pour tous les détenteurs de passeports européens.

• En cas de vol retardé ou annulé, l’obligation faite à toute compagnie aérienne d’assurer aux passagers un autre moyen de transport et l’hébergement si le retard inclut une nuit.

• Le passeport européen pour les animaux de compagnie, délivré par les vétérinaires.

• La liberté de circuler sans visa dans les 27 pays de l’UE et sans passeport dans les pays, plus nombreux, de l’espace Schengen.

• La même monnaie pour les 322 millions d’habitants des 16 pays de la zone euro.

• La liste noire des compagnies aériennes mondiales peu fiables.

• La norme GSM unifiant les communications par téléphone portable.

• Les fonds Media qui soutiennent les projets de rédaction de scénario, la promotion de films, d’événements et de festivals, la distribution de films européens hors de leur pays d’origine en Europe et dans le monde entier, la formation de comédiens.

  
  
4- Économie, Énergie

 • La convention sur le brevet européen (CBE) qui permet de protéger une invention par une seule et même procédure dans l’ensemble des pays européens.

• Le Fonds européen d’investissement (FEI) qui finance les grands projets d’infrastructures et, par des garanties accordées aux banques, permet aux PME des technologies de l’information et de la communication et des sciences de la vie d’accéder au capital-risque.

• Le Fonds européen de développement régional (Feder) qui soutient les entreprises locales, le Fonds de cohésion qui sert à financer les infrastructures de transport et les initiatives environnementales dans les régions européennes les moins favorisées.

• Le projet de fusion nucléaire ITER qui, s’il aboutit, sera une étape décisive pour créer une énergie durable quasiment illimitée (comme celle du soleil), capable d’alimenter toute la planète. La Chine, la Corée du Sud, l’Inde, le Japon, la Russie se sont joints à l’Europe pour ce projet prévu pour durer 35 ans et financé à 50 % par les pays européens.

  
  
Ce qui manque encore cruellement, par exemple

• Un horaire hebdomadaire de travail inférieur à 48 heures, niveau que le Parlement européen a déjà eu du mal à imposer à ceux qui voulaient le porter à 65 heures !

• Un contrôle beaucoup plus strict des pratiques des industriels et des commerçants de l’agroalimentaire, notamment l’obligation d’afficher en gros caractères le prix au kilo ou au litre, ainsi que l’origine géographique du produit.

• La réduction du dumping fiscal (plancher identique dans tous les pays européens de l’impôt sur les bénéfices des sociétés) ou social (plancher identique pour le salaire minimum), afin de réduire l’intérêt des délocalisations.

• Une coordination des politiques économiques, en commençant par les 16 pays de la zone euro, afin de rendre plus efficaces les plans de relance, gagner points de croissance et emplois.

• Une baisse progressive et concertée de la valeur de l’euro, mesure protectionniste pour nous remettre à égalité avec les Chinois et les Américains qui pratiquent ce type de protectionnisme depuis des années. Cette mesure éviterait par exemple à Airbus de délocaliser aux USA ou en Chine la fabrication d’éléments de ses avions (sauf lorsque cette délocalisation conduit des compagnies américaines ou chinoises à acheter des avions européens).

• Une interdiction des liens financiers entre industries dépendant des commandes de l’État et médias de masse (chaînes privées de télévision et presse écrite) afin de sauvegarder la pluralité de l’information.

  
  
Cette liste est loin d’être exhaustive ! Vous voyez qu’il y a un véritable enjeu, lors de ces élections européennes, à envoyer au Parlement de Strasbourg des députés qui orienteront les politiques de l’Union européenne dans le sens que vous souhaitez. Chaque électeur, quelle que soit son opinion politique, porte une responsabilité qu’il ne doit en aucun cas laisser aux autres.
  
  
Mardi
© La Lettre du Lundi 2009

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30 mai 2009 6 30 /05 /mai /2009 22:42


Pourquoi avons nous besoin
d’innovation monétaire ?
Intervention de Margrit Kennedy

jeudi 23 août 2007 par Coordination SOL

Trois fausses idées communes, trois conséquences du système actuel, trois solutions possibles.
Intervention de Margrit Kennedy lors du séminaire SOL du 5 juillet 2005.

"Dans cette conférence je développerai la question suivante : Pourquoi avons nous besoin d’innovation monétaire ?
Tout d’abord, je décrirais trois idées fausses très communément répandues au sujet de l’argent ; je développerais ensuite trois conséquences de ces idées fausses, et, pour conclure, proposerais trois solutions possibles en termes d’innovations monétaires.
Qu’est ce que l’ argent ?
Regardons d’abord du coté des bonnes nouvelles : l’argent est l’une des inventions les plus ingénieuses de l’humanité. Il aide à l’échange de marchandises et de services et surmonte les limitations du troc, créant de ce fait la possibilité de spécialisation, qui est à la base de la civilisation.
Pourquoi alors avons-nous un problème avec l’argent ? C’est là où les mauvaises nouvelles apparaissent. Depuis longtemps, la circulation monétaire se base sur le paiement d’intérêt. Et l’intérêt mène à l’intérêt composé. L’intérêt composé mène à la croissance exponentielle. Et la croissance exponentielle ne peut pas être durable. Par conséquent, pour comprendre comment notre système monétaire fonctionne en tant que machine de destruction invisible depuis son commencement, il est utile de comprendre trois idées fausses au sujet de l’argent malheureusement largement répandues...."

Pour télécharger la conférence (en anglais) c’est ici

Le document joint propose une traduction en français de cette conférence (sans les tableaux, pour lesquels il faut se reporter sur le texte en anglais)

D’autres informations également sur le site de Margrit kennedy


http://www.sol-reseau.org/Pourquoi-avons-nous-besoin-d.html

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30 mai 2009 6 30 /05 /mai /2009 22:35



28 mai 2009

capitalisme et autorulation

 

A mon sens, l’autorégulation des marché est impossible du fait du régime capitaliste dans lequel nous sommes prisonniers.
Et ce capitalisme prend sa racine dans la seule monnaie telle qu’elle est, objet d’échange et RESERVE DE VALEUR ULTIME!
Un seul et même objet incarnant ainsi deux objectifs totalement inconciliables et contradictoires!
Autrement dit, dès que l’autorégulation des marchés aura joué pendant un temps, c’est la logique capitaliste qui reprend le dessus qui, en concentrant les richesses et en creusant l’écart entre créanciers et débiteurs (riches et pauvres), fige le jeu, bloque les échanges et les investissements, et nous nous enfonçons dans la crise!
Les soubressauts auxquels nous assistons ne dureront pas, je partage l’analyse de Paul Jorion.
A la fin, c’est la civilisation toute entière qui se retrouve menacée, un peu comme la seconde guerre mondiale était bien la sortie de la crise de 29!
Si on ne modifie pas l’émission dela monnaie elle-même au sens de la monnaie anticrise que proposent les geselleiens, je crains fort qu’il n’y ait pas véritablement d’issue à cette crise - sauf après une catastrophe encore plus grande que la seconde guerre ondiale qui, déjà, n’a pas débouché sur un monde paisible!
Un pays émergeant (la Chine?) pourait-il prendre la relève et devenir moteur d’un ordre capitaliste engagé dans une fuite en avant?
Je n’y crois guère en raison du retard encore trop important de ce pays, et aussi en raison des limites des ressources sur terre, certainement plus près d’être atteintes que par le passé.
L’autorégulation ne pourra se déployer en continue et d’une façon stabilisante qu’avec la monnaie anticrise!

 

Posté par monnaie_fondante à 21:48 - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

17 mai 2009

réponse à Bruno

 

Cher Bruno,

je sais bien que vous n'approuvez pas la monnaie telle qu'elle est! Vous m'aviez bien répété plusieurs fois que l'idée de la monnaie qui serait grevée de "frais de garde" en fonction du temps, telle la monnaie fondante, vous paraît pertinente et juste! Je ne me trompe pas? Mais quand il s'agit de proposer des solutions, hélàs, vous manquez d'insistance pour aller dans ce sens, me semble-t-il!

Plusieurs fois déjà, j'ai pointé qu'une limite légale des taux ou un système à prêt gtatuit ne peut pas fonctionner, car l'être humain est comme il est!

Si on peut imaginer qu'entre personnes "civilisées", si cela existe, de telles dispositions pourraient suffire, je suis certain qu'il y a toujours quelques uns qui ne se soucient que leur profit immédiat, et cela ne sera guère possible de contrer tant que la monnaie peut rester réserve de valeur! On peut bien dénoncer de tels comportements, mais qu'est-ce que cela change?

Autrement dit, pour les gens dits civilisés, pour ceux qui se soucient aussi du prochain, bel idéal chrétien qui m'est plutôt sympathique, d'autant que les autres religions partagent largement cet idéal, vos idées marcheraient, mais croyez-vous (une question de croyance donc) que cela marche dans le monde tel qu'il est? Si lm'amour du prochain se généraliserait, ce serait peut-être formidable! Mais je ne vois advenir cette utopie-là! Peut-être pas plus que la mienne?

Je maintiens néanmoins mon exigence si radicale, et si la communauté des économistes voulait bien se saisir de telles idées, les chances augmenteraient sans doute: il faut bien atteindre le capitalisme à sa racine millénaire, à savoir au niveau de la monnaie elle-même!

C'est le fonctionnement de la monnaie qui est la principale cause du capitalisme tel qu'il est!

La réforme gesellienne n'empêcherait ni l'enrichissement de ceux qui se débrouillent mieux ni la faillite de ceux qui se trompent, mais elle empêchera la rente capitaliste, et par là, elle permettra aux plus faibles de se relever, ce qui n'est plus possible actuellement! Et cela serait déjà pas mal!

La réforme gesellienne n'empêchera pas non plus que d'autres richesses se constituent et s'accumulent même auprès de quelques uns, et des taxes, notamment foncières, seront certainement toujours nécessaires après une telle réforme!

Seulement, les accumulations d'autres biens n'auront pas la même conséquence de crise systémique que l'accumulation de la monnaie elle-même!

Pour revenir à ma distinction (exposée déjà dans l'ouvrage de Gesell) entre besoin de monnaie et demande de monnaie, il est clair que l'accumulation capitaliste, qui porte sur la monnaie elle-même en fin de compte, aura pour effet de retirer la monnaie circulante qui est bien un "besoin" au sens où, sans elle, l'économie marchande n'est tout simplement plus possible!

Les citoyens dits normaux font constamment "demande" de monnaie en échange de leur travail, de leurs biens et de leurs services, et c'est bien cela qui est actuellement entravé par les rétentions massives de liquidités, que ce soit du numéraire ou, par extension et en stricte conséquence de la rétention du numéraire, du crédit!

Les banques préfèrent bien rester liquides auprès des BC actuellement, même si cela ne leur rapporte que peu, que financer l'économie, car le risque est ainsi moindre pour elles.

Et c'est seulement quand le risque de rester liquide devient plus élevé que prêter à des emprunteurs maintenus solvables (tout cela grâce à la monnaie anticrise) que nous pourrons surmonter la crise actuelle!

Et l'"idéal" d'un prêt à taux faible ou nul pourra devenir réalité, moyennant quoi, l'écart extrême entre riches et pauvres se réduira mécaniquement!

Le revenu minimum de dignité ne me semble pertinent qu'après l'instauration de la réforme monétaire.

Dans la situation actuelle, cela n'entamera absolument pas la rente du capital, moyennant quoi, les plus pauvres seront toujours sans aucune perspective!

Et si ce système a pour effet de diminuer la quantité de travail effectuée (même mal payée, tant mieux en apparence pour les plus pauvres), cela aurait pour effet la raréfaction de la production à redistribuer, et une évolution inflationniste aurait vite fait d'annuler les bienfaits d'une telle mesure!

Nous avons une petite idée de ce qui se passerait quand nous considérons les allocations logement versées aux faibles revenus (souvent déjà directement aux propriétaires!): les loyers augmentent au point que, sous le trait, ces même pauvres n'ont pas plus, et tout le bénéfice est pour les propriétaires.

Aussi, je vous engage (si vous voulez) de soutenir résolument la réforme monétaire, sans quoi, toute autre mesure sociale me semble vain!

 

Bien amicalement, jf

 

Posté par monnaie_fondante à

http://monnaiefondante.canalblog.com/
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25 mai 2009 1 25 /05 /mai /2009 01:47



A l'heure où nous apprenons que 97 % des textes ont été votés par la Droite et par la Gauche, un texte comme celui-ci est à lire. Pour se faire une opinion ! Eva

Le résumé :


UN BILAN DONT NOUS SOMMES FIERS


Le travail des socialistes au Parlement européen 2004-2009


Le groupe socialiste est fier de pouvoir montrer que son travail a représenté une différence énorme dans la qualité de vie de millions de citoyens de notre Union européenne.


Notre vision de la coopération entre les 27 États membres de l'UE pour partager la prospérité et créer des emplois nouveaux et de meilleure qualité, nous la résumons par les termes "La nouvelle Europe sociale". Nous travaillons à transposer cette vision dans des détails concrets qui ont une influence sur la vie des citoyens.


Nous abordons un large éventail de questions. Comment pouvons-nous agir contre les changements climatiques ? Que faire pour protéger nos familles du terrorisme ? Comment garantir l'approvisionnement des foyers en gaz et en électricité ? Comment éradiquer la traite des êtres humains, le trafic de drogue et le crime organisé ? Quelle est la meilleure attitude face à l'immigration - légale et illégale - et comment favoriser l'intégration des nouveaux arrivants dans nos sociétés ?


Ces derniers temps, les députés socialistes ont joué un rôle déterminant dans l'adoption de textes législatifs au Parlement européen. Ainsi, nos enfants seront à l'abri de certains des plus dangereux produits chimiques connus grâce à de nouvelles règles strictes que le groupe socialiste au Parlement européen est arrivé à imposer. Les prix de services dont nous dépendons tous baisseront parce que l'équilibre prôné par le groupe socialiste entre la concurrence et la protection des travailleurs dans ces secteurs a recueilli au Parlement européen le soutien des différents partis.


La crise financière qui s'est déclarée à la fin de 2007 continue à être un cauchemar pour les épargnants et les pensionnés. Face à cette crise, les socialistes du Parlement européen ont joué un rôle moteur pour demander de nouvelles règles. Nous voulons plus de transparence dans les fonds spéculatifs et les autres activités financières. Renforcer la surveillance. Et tandis que nous nous progressons vers de meilleurs garanties à long terme pour les pensions et les économies des citoyens, les libéraux européens et les démocrates-chrétiens conservateurs se taisent dans toutes les langues.


Nous avons concrétisé le concept d'éducation et de formation tout au long de la vie. Un milliard d'euros seront affectés chaque année à ce programme jusqu'en 2013. Cela permettra à plus de 222 000 jeunes d'étudier à l'étranger dans le cadre du programme Erasmus. 70 000 autres jeunes bénéficieront d'une formation professionnelle et 1 400 formateurs d'adultes participeront à des programmes de mobilité.


Les socialistes du Parlement européen ont pris des initiatives décisives qui ont permis une baisse du prix des communications téléphoniques vers l'étranger et nous travaillons maintenant à faire baisser le prix des communications mobiles et de l'accès à l'internet depuis l'étranger.


Nous favorisons les technologies qui améliorent la qualité de vie. Ainsi, c'est grâce au leadership socialiste au Parlement que, d'ici 2013, l'UE disposera de son système de navigation par satellite qui offrira une large gamme de services autres que le voyage, notamment les communications et l'observation de la Terre. Ce sera le premier grand projet industriel européen, qui apportera à l'ensemble de l'Union nombre d'innovations technologiques et de créations d'emplois.


Nous voulons aussi une Europe qui regarde au-delà de ses frontières. Parmi les nombreuses questions urgentes de politique internationale, nous voulons contribuer à la paix et à la stabilité dans notre voisinage et, à cet égard, de bonnes relations avec le monde musulman constituent une priorité. Nos conférences sur le Proche-Orient, par exemple, ont favorisé les contacts entre des acteurs de haut niveau en vue de contribuer à la recherche de la paix et à la résolution des conflits.


Nous nous sommes rangés résolument du côté des pays les plus pauvres de la planète, soumis à des pressions pour ouvrir leurs marchés aux puissances destructrices de nos entreprises hyper développées, et nous continuerons à nous battre pour ces pays.


Le groupe socialiste veut une Europe avec une vision globale … une Europe qui donne le ton mais prend aussi ses responsabilités. Notre détermination à améliorer la qualité de vie en Europe - afin qu'elle soit un exemple pour le reste du monde - est notre moteur au sein du groupe socialiste.


Le présent document vous explique en détail ce que nous avons réalisé sur la base de cette vision.

http://sego-dom.over-blog.com/article-31821496.html



 

  • 4 Produits chimiques dangereux
  • 3 Réduire le coût des communications mobiles
  • 2 Une nourriture saine
  • 1 Donner la priorité aux consommatdeurs

 

 

Maigre, non ??? Pas touche mon capitalisme, rien sur le plan social, surtout  ! Eva


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25 mai 2009 1 25 /05 /mai /2009 01:40





 Déclaration politique de Toulouse adoptée le 24 avril 2009 par les partis socialistes et socio-démocrates européens


Nous, les partis socialistes et socio-démocrates européens, voulons lutter contre la récession et le chômage et préserver la cohésion sociale.


Nous refusons de laisser faire les marchés, comme le veulent encore les droites européennes.


Nous avons besoin de nouveaux dirigeants pour l’Europe.


Nous avons donc arrêté sept mesures pour la relance et la justice sociale, que nous mettrons en oeuvre dans les 100 premiers jours.


1. 100 milliards d’euros pour un véritable plan de relance économique pour l’Europe, avec des investissements massifs en matière d’emploi et de croissance. Pour soutenir le pouvoir d’achat et faire repartir la consommation. Pour créer des emplois et soutenir toutes les industries, y compris l’économie verte et innovante.


2. Un Pacte européen pour l’emploi afin de lutter contre les licenciements et la précarité. Pour un salaire minimum et des droits sociaux dans tous les pays d’Europe et pour mettre fin à la concurrence vers le bas entre les travailleurs. A travail égal, salaire et conditions de travail égaux dans une même entreprise.


3. Une nouvelle Charte des Droits de la Femme, pour assurer l’égalité des droits et des opportunités dans tous les domaines.


4. Un Pacte européen de progrès social pour promouvoir ensemble les droits sociaux et lutter contre la pauvreté et l’exclusion.


5. Une réglementation efficace des marchés financiers pour contrôler les banques et les fonds spéculatifs et remettre la finance au service de l’économie réelle. Nous voulons concrètement un nouveau modèle économique et financier afin d’éviter de nouvelles bulles financières aux effets dévastateurs.


6. Un engagement européen de solidarité Nord / Sud avec un plan de soutien massif en faveur de l’alimentation, de la santé et de l’environnement.


7. Une proposition européenne pour un « nouvelle donne » mondiale, qui sera présenté au G20 avant la fin de l’année. Nous y proposerons un plan d’ensemble en faveur de la régulation économique mondiale, en faveur des droits sociaux, pour la lutte contre le changement climatique et contre la pauvreté.


Pour en finir avec les politiques de recul social de trop nombreux gouvernements de droite,


Pour lutter contre la récession et le chômage et préserver la cohésion sociale,


Pour inventer le modèle de l’après-crise, plus juste et plus durable,


Pour nommer une Commission européenne qui s’engage à servir cette nouvelle politique progressiste,


Un seul moyen : donner au Parti Socialiste et à ses alliés du Parti Socialiste Européen, unis autour de ce projet volontariste, la force de constituer une nouvelle majorité au Parlement Européen.


Le 7 juin, chaque citoyenne et chaque citoyen a ce pouvoir entre ses mains.


http://sego-dom.over-blog.com/article-31790223.html

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24 mai 2009 7 24 /05 /mai /2009 05:20


Après des mois de hausse de l’inflation et d’augmentation des prix de l’énergie, de l’alimentation, des loyers, nous subissons aujourd’hui avec la crise une nouvelle baisse de nos revenus. Les travailleurs et les travailleuses n’ont aucune res­ponsabilité dans la gestion et dans la faillite de ce système capitaliste. Ils n’ont donc pas à en payer les conséquences en perdant leur
emploi ou une parti de leur salaire en cas de chômage partiel.


Les politiques de l’Union euro­péenne encouragent la précarité  : temps partiels imposés, intérim, avec des revenus et des retraites am­putés. Parallèlement, lors du sommet de Bar­celone de 2002, les chefs d’état et de gouvernement européens ont décidé de reculer de 5 ans l’âge moyen de départ à la retraite pour 2010.
L’Europe que nous voulons exige des critères opposés à ceux du marché. A l’inverse de l’Union européenne au service des trusts et de la finance, elle unifiera par le haut les droits sociaux, les conditions de travail, les retraites et la législation sociale pour l’ensemble des travailleurs et travailleuses des pays européens.


Pour en finir avec le chômage et le temps partiel imposé.


Nous revendiquons une diminution du temps de travail, vers les 30 heures pour tous et toutes, sans flexibilité ni annualisation, et avec création de postes sous contrôle des salarié-e-s. Tous les contrats précaires doivent être convertis en emplois statutaires ou en CDI. Nous sommes pour une loi d’interdiction des licenciements, et pour le contrôle des salarié-e-s sur les conditions d’emploi et d’embauche. Si la loi n’est pas respectée, nous sommes pour l’expropriation des patrons/actionnaires avec gel des avoirs et nationalisation sous contrôle des travailleurs. En cas de défaillance de l’entreprise, nous sommes pour remonter jusqu’au donneur d’ordre, en imposant l’ouverture des livres de comptes et la levée du secret bancaire et commercial. Le plein emploi passe aussi par la création massive d’emplois dans les services publics.


Pour des salaires permettant de vivre correctement.


L’urgence, c’est l’augmentation de tous les salaires, retraites et minimas sociaux de 300 euros net par mois, c’est aussi un plan de rattrapage des salaires féminins. C’est possible en prenant les 10 points du PIB qui sont passés de la poche des travailleurs à celle des capitalistes ces 25 dernières années. En France, cela représente plus de 170 milliards d’euros par an. Contre la mise en concurrence des salarié/es, l’Europe que nous voulons rendra obligatoire un salaire minimum dans chaque pays européen. Un salaire mi­nimum qui serait l’équivalent, en terme de pouvoir d’achat, des 1500 euros net que nous revendiquons en France.


Pour une protection sociale à la hauteur des besoins


Face à la crise, il ne faut pas moins, mais beaucoup plus de protection sociale  ! L’Europe que nous voulons garantirait des normes élevées de protection sociale et de services publics, basées sur la socialisation des richesses produites (salaires sociaux ou collectifs) et une nouvelle répartition entre les salaires et les profits, au détriment de ces derniers. Nous défendons le droit à une retraite pleine et entière à 60 ans, avec 37,5 annuités dans le public comme dans le privé, avec 75 % du brut, calculé sur les 10 meilleures années, la retraite à 55 ans pour les métiers pénibles, et aucune retraite ou minima sociaux inférieurs à 1 500 euros net.


Pour une autre répartition des richesses


Pour réaliser tout cela, il faut prendre sur les profits. Il faut que les salariés, la population contrôlent les comptes des entreprises et les mouvements de capitaux, imposent la fermeture des paradis fiscaux et la taxation des profits. L’urgence économique exige que les populations contrôlent également les banques centrales, en particulier la Banque Centrale Européenne, afin que l’épargne serve à financer des travaux d’utilité sociale (logements, transports collectifs…). Une harmonisation des fis­calités, fondées sur des impôts progressifs taxant très fortement les plus riches et la suppression des taxes indirectes, permettrait à la fois d’arrêter le dumping social et fiscal, et d’enclencher une nouvelle logique sociale en rupture avec celle des capitalistes.




http://www.lepost.fr/article/2009/05/24/1547895_pour-une-europe-sociale-la-question-de-l-emploi.html 

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22 mai 2009 5 22 /05 /mai /2009 00:24




L’Humanité

 Article paru le 19 mai 2009

 

 

Proposition de loi visant à prendre des mesures urgentes de justice sociale en faveur de l’emploi et du pouvoir d’achat

 

Le titre I (articles 1 à 4) propose des mesures concrètes visant à prévenir et interdire les licenciements économiques et à sauvegarder l’emploi.

Il s’agit notamment de retenir une définition du licenciement économique plus restrictive que celle en vigueur et d’exclure du champ légal les licenciements économiques effectués dans les entreprises ayant réalisé des bénéfices, distribué des dividendes, délocalisé leur production ou reçu des aides publiques. Il s’agit aussi d’améliorer l’indemnisation des salariés en cas de licenciement économique et de renchérir leur coût, pour inciter les employeurs à n’y procéder qu’en ultime recours. Il s’agit également de renforcer les pouvoirs des salariés en leur donnant notamment un droit d’opposition suspensif aux licenciements économiques. Il s’agit, pour favoriser les embauches, de supprimer les mesures fiscales coûteuses qui, dans le cadre de la loi TEPA, encouragent le recours aux heures supplémentaires.

 

Le titre II (articles 5 à 11) propose des mesures assurant une augmentation des salaires, le maintien du salaire à 100 % pour les salariés victimes de chômage technique et la protection des demandeurs d’emploi.

Il s’agit notamment de porter le SMIC à 1 600 ( brut mensuels dès le 1er juillet prochain, avant une revalorisation substantielle au 1er janvier 2010. Il s’agit aussi d’encourager une négociation salariale dans chaque entreprise en pénalisant financièrement (suppression des allégements de cotisations sociales patronales) les employeurs qui ne parviendraient pas à un accord salarial annuel. Il s’agit également d’imposer, dans les entreprises qui en réalisent, des bénéfices en priorité pour maintenir les salaires dans leur intégralité en cas de réduction d’activité. Il s’agit enfin de créer une allocation mensuelle de solidarité à la charge de l’État pour les personnes non indemnisées par le régime d’assurance chômage.

 

Le titre III (articles 12 à 14) contient un train de mesures urgentes en direction des personnes malades, des étudiants et des personnes surendettées.

Il s’agit notamment d’améliorer l’accès aux soins en supprimant les franchises médicales, de verser une allocation complémentaire aux étudiants bénéficiaires de bourses sur critères sociaux ou percevant l’allocation d’autonomie pour la diversité dans la fonction publique. Il s’agit également de lutter contre le surendettement en contraignant les établissements prêteurs à proposer aux titulaires de crédits revolving un rééchelonnement de la dette à un taux deux fois inférieur au taux révisable qui s’applique à ce type de contrats.

Pour financer ces mesures qui ne sauraient peser sur les finances publiques, il est nécessaire d’accroître la participation des plus riches à la solidarité nationale.

En complément des ressources dégagées par la suppression des exonérations sur les heures supplémentaires, les auteurs de cette proposition de loi préconisent de rehausser de façon significative le taux mentionné à l’article 1 du Code général des impôts et de baisser autant que nécessaire le seuil d’exonération des cotisations patronales

 


Marie-George Buffet : « Augmenter les salaires »


Vous allez, avec Daniel Paul, déposer une proposition de loi portant sur « des mesures urgentes de justice sociale en faveur de l’emploi, des salaires et du pouvoir d’achat. Pourquoi cette initiative et quel en est le sens ?

Marie-George Buffet. Ces propositions de loi sont nées dans le mouvement social que nous connaissons maintenant depuis des semaines. Je suis allée dans de nombreuses entreprises. Des débats avec les salariés, j’ai ressenti comme une urgence de relayer, par une proposition de loi, ce pour quoi ils luttent. Quand vous êtes face à une multinationale qui réalise des bénéfices et les distribue largement aux actionnaires, de telle autre, parfois la même, qui touche des aides publiques… et qui toutes refusent de négocier sur les salaires et parfois même mettent en oeuvre des plans de licenciements que l’on appelle « boursiers » à juste titre, il faut bien que la loi soit là pour aider les salariés. J’ai été particulièrement choquée par les propos des dirigeants de la Caisse d’épargne et de la Banque populaire, François Pérol en tête, lors de leur audition devant les députés à propos de la fusion de ces deux établissements. Ces dirigeants vont toucher 5 milliards d’euros et ils nous expliquent qu’il ne fallait pas que des missions de service public soient inscrites dans la loi, qu’il n’était pas question de s’engager sur le maintien de l’emploi, qu’ils refusent de donner des pouvoirs aux sociétaires mutualistes… Je me suis dit qu’il n’était pas possible d’en rester là.

Nous sommes partis des licenciements boursiers, de la faiblesse du pouvoir d’achat, nous avons pris appui sur ce qui monte du mouvement social et sur ce que nous disent tous ceux qui luttent pour construire des propositions donnant plus de droits aux salariés - leur permettant de s’opposer aux licenciements, plaçant le salaire au coeur du dispositif, avec l’augmentation du SMIC -, pour obliger le gouvernement à convoquer une conférence sur les salaires et contraindre le patronat à ouvrir de véritables négociations salariales.

Ces propositions sont-elles crédibles, dans la situation de crise que nous connaissons ?

Marie-George Buffet. Je vais répondre par une phrase : ceux qui, aujourd’hui, sont véritablement porteurs de propositions de sortie de crise sont les salariés en lutte et leurs revendications. Pourquoi ? Parce que la crise vient du fait que les richesses créées par le travail s’en vont vers la spéculation, au lieu d’aller vers les dépenses utiles, l’éducation, la santé, la formation, la recherche, de nouvelles formes de production, vers les salaires. En faisant ces propositions, nous agissons pour inverser la logique actuelle qui nous a conduits dans le mur, pour sortir de cette crise du capitalisme. Quand nos amis hospitaliers défendent l’hôpital public, quand les gaziers, les électriciens qui, depuis sept semaines, occupent leurs centres pour les salaires et le maintien de leur activité dans le service public, ce sont des hommes et des femmes qui se battent justement pour la sortie de crise. L’argent public distribué sans contrôle, contrairement à ce que nous proposons, aux banques, à l’industrie automobile, est sans effet sur l’emploi et ne sert qu’à grossir les dividendes. Il faut augmenter le SMIC. C’est par l’augmentation des salaires que l’on va trouver des solutions durables à la crise.

Entretien réalisé par Max Staat

L’Humanité du 19 mai 2009

 

 

Proposition de loi tendant à promouvoir une autre répartition des richesses


Le titre I (articles 1 à 3) prône des mesures de justice sociale.

Il s’agit notamment d’imposer aux plus fortunés une participation à la solidarité nationale, en supprimant le bouclier fiscal. Il s’agit aussi d’améliorer la justice fiscale en renforçant la progressivité de l’impôt sur le revenu par modification du nombre de tranches et du taux d’imposition pour chacune d’entre elles. Il s’agit également de rendre plus progressif l’impôt de solidarité sur la fortune (ISF) en accroissant la taxation des tranches les plus élevées.

Le titre II (article 4) vise à lutter contre les paradis fiscaux.

Il s’agit de mettre fin à la fraude fiscale massive organisée ainsi à l’échelle mondiale en interdisant aux établissements de crédit et entreprises d’exercer des activités dans des paradis fiscaux, ou d’établir des relations commerciales avec des personnes qui y sont établies.

Le titre III (articles 5 à 9) vise à promouvoir une répartition plus équitable des revenus au sein de l’entreprise.

Il s’agit de supprimer les stock-options, d’imposer au taux de 95 % les avantages divers du type « parachutes dorés », de plafonner les rémunérations annuelles des dirigeants à vingt fois le montant annuel du salaire minimal applicable dans l’entreprise. Il s’agit aussi de mettre en discussion les éléments de rémunération versés aux dirigeants dans le cadre de la négociation annuelle obligatoire sur les salaires. Il s’agit enfin de limiter à deux (contre cinq actuellement) le nombre de conseils d’administration dans lesquels une personne peut siéger.

Le titre IV (article 10) vise à promouvoir une autre utilisation de l’argent qui permette de sortir de la crise en privilégiant l’emploi et l’investissement plutôt que la spéculation financière.

Il s’agit de mettre sur pied une nouvelle architecture de financement de l’économie dans laquelle la collectivité publique doit jouer un rôle actif en créant un pôle public national du crédit associant l’État, la Caisse des dépôts et les établissements bancaires dans le cadre de conventions favorisant l’investissement productif dans la formation, la recherche et la création d’emplois de qualité.

 

 

Répartition des richesses : chiffres...

- 1 600 euros brut: C’est le montant proposé pour le SMIC dès juillet prochain. Son montant est aujourd’hui de 1321,02 euros, soit 1 037,53 euros net mensuels.

- 100 % : C’est le taux de maintien de salaire proposé dans la loi pour les travailleurs victimes du chômage technique et la protection des demandeurs d’emploi. « 1 % des dividendes des actionnaires de Renault suffiraient à maintenir le salaire des 20 000 employés du constructeur, concernés par le chômage technique à 100 %. »

- 95 % :C’est le taux d’imposition des divers avantages du type « parachute doré » s’accompagnant dans la loi de la suppression des stock-options.

- 1,5 million : C’est le nombre de familles surendettées en France. La loi contraindrait les établissements prêteurs à proposer un rééchelonnement de la dette à un taux fixe deux fois inférieur au taux révisable qui s’applique à ce type de contrats.

- 116 193 euros: C’est le montant moyen des chèques qu’a dû faire l’État cette année aux 3 506 contribuables les plus aisés sur 13 998 bénéficiaires du bouclier fiscal. La loi propose sa suppression.

- 308 années de SMIC: C’est la rémunération moyenne des patrons du CAC 40 qui est passé de 588 000 euros annuels en 1999 à 4,7 millions d’euros aujourd’hui. La loi propose de plafonner les rémunérations annuelles des dirigeants à vingt fois le montant annuel du salaire minimal applicable dans l’entreprise considérée .

 

http://pcfcapcorse.over-blog.com/article-31704051.html

 

 

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