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4 février 2011 5 04 /02 /février /2011 02:30

Slah Pacha

La honte et la pudeur


par Slah Pacha, jeudi 3 février 2011, 22:20

Il y a longtemps, que ce qui devait se dire ne se disait pas, et ce qui pouvait se prononcer ne trouvait pas comment sortir de nos gosiers desséchés. Je ne vous cache pas qu’il était difficile de trouver une écoute, des esprits ou des cœurs, capable de loger la vérité.

Depuis plus de vingt trois ans beaucoup d’entre nous ont étouffé leurs points de vue et leurs avis, car ils ne trouvaient pas, qui pouvaient prêter l’oreille à l’autre avis. Ceux qui étaient en face ont créé pour ça, le truc de la voix officielle et du point de vue dominant. Ils se sont faits maitres de l’intérêt général et l’ont asservi à l’intérêt privé, à leur propre intérêt.

Ceux qui nous fréquentaient avant l’avènement de la société de la peur et de la subordination se sont vus soudain obligés de nous adresser une salutation timide et gênée. Ils osaient parfois nous souhaiter furtivement une bonne santé avant de se reprendre vite et de solliciter leurs pieds de les aider à s’éloigner. Vous voyez donc sur quoi ils pouvaient compter quand leurs yeux ne trouvaient qu’à se baisser pour regagner leur cœur et leur rajouter une charge de complexes et de méchancetés.

Leur ennemi premier devenait,  leur ami, leur collègue ou leur concitoyen maintenu à distance ou éloigné. La seule parole qui se faisait admettre ou respecter est celle importée à leur usage ou achetée de l’étranger.

Tous ceux de nous qui partagions avec eux nos cités étaient bons à négliger ou à déconsidérer.

Dans tous les cas un Tunisien n’avait  aucune chance de se faire respecter que lorsqu’il rencontrait l’appréciation de l’étranger. Et quand il veut se faire entendre il doit essayer de faire porter  sa voix dans une autre intonation et de préférence dans un langage différent.

Cela rendait plus simple, pour réussir, d’aller chercher refuge là ou on pouvait directement se faire apprécier.

Aujourd’hui Messieurs, le peuple vous a retiré toute autorité et il demande à tout ceux qui vont vous succéder de bien regarder cette fois-ci dans ses yeux à lui, pour savoir comment vous devez vous orienter pour trouver la direction de la dignité et de la liberté.

Aujourd’hui Messieurs, les langues justes vont triompher de la langue de bois et du brouhaha. Ils vont critiquer, ils vont proposer et ils vont accepter qu’un autre avis soit énoncé et que le meilleur soit adopté dans l’intérêt de tous et pour la gloire de la plus belle des Reines : La Tunisie.

Je regrette cependant  que bien que la vie, nous a révélé, qu’elle aimait se dérober aux tyrans pour aller vers la justice, l’égalité et la liberté, on se prend encore à cacher ou à ne pas dire toute la vérité.

Je poserais une seule question aux nouvelles autorités, si elles savent  de qui elle prennent leur autorité ?... Bien sûr de ceux qui ont prôné le changement et qui l’ont imposé par leur vie et par leur sang.

Monsieur le Premier Ministre, pour qui j’ai beaucoup de respects, je ne vais pas vous reprocher ce que vous n’avez pas vu auparavant mais je vais simplement vous demander pourquoi depuis la déposition du tyran vous ne nous avez rien dit de vos inquiétudes relatives aux différents problèmes  que vous rencontrez et particulièrement ceux qui ont trait à notre sécurité. Vos soucis nous les aurions partagés avec vous, pour défendre nos enfants et notre révolution.

 Monsieur le Premier Ministre notre peuple a démontré sa lucidité et sa maturité et vous avez reconnu qu’il a défendu tout ce qui fait la richesse de sa Tunisie, et vous l’avez félicité. Il attendra encore patiemment un changement profond des hommes et des institutions mais il n’acceptera jamais que ceux qui ont fait hier son malheur et son obscurité soient les mêmes à qui on propose d’édifier un lendemain plus juste et plus éclairé.

 Messieurs, de la nouvelle autorité, nous avons fait cette révolution par le sang de nos enfants et nous aimons vous rappeler qu’elle n’est pas votre œuvre et que nous avons seulement décidé que de vous confier cette transition.

 Permettez-moi encore cette précision : Vous n’avez de compte à rendre qu’à nous, qui avons supporté tous seuls les excès d’un tyran que nous avons chassé.

      Je me suis amusé depuis peu de temps à faire un effort pour reconnaitre  la juste différence entre le sens de la honte et celui de  la pudeur et j’en suis arrivé à conclure que beaucoup de ceux qui n’ont pas honte doivent cesser de parler pour permettre à ceux qui ne réclament rien et qui se taisent par pudeur de construire et d’espérer. 

Messieurs, osez donc nous parler de nos problèmes et de nos intérêts et nous vous aiderons à nous servir et à nous aider.

Une nouvelle Tunisie est née. Avancez vers elle, elle est belle à servir et à côtoyer.

 

 

http://www.facebook.com/notes/slah-pacha/la-honte-et-la-pudeur/10150096195214432

 

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Du même auteur :
http://www.facebook.com/notes/slah-pacha/les-reves-dune-reelle-liberte/10150094384949432
Les rêves d'une réelle liberté

 

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3 février 2011 4 03 /02 /février /2011 13:47

  HoenleinBibi.jpgAhmjadElBaradei.jpg

http://www.pbs.org/wgbh/pages/frontline/tehranbureau/2011/01/iran-egyptian-uprising-major-us-lobbyist-calls-elbaradei-iran-stooge.html  -  Hoenlein: ElBaradei a 'Stooge' for Iran

JTA | Jan 30

The director of the U.S. Jewish foreign policy umbrella called Mohammed ElBaradei, the opposition leader emerging from the Egyptian ferment, a "stooge for Iran."

Il aurait "tordu" les rapports sur l'Iran ! Israël n'en veut pas !

 

 

- Un bel "opposant" made in "N.O.M."


L'égyptien Mohamed El Baradei se présente comme l'opposant providentiel...

Or, il a été le directeur général de l'Agence internationale de l'énergie atomique (AIEA) de décembre 1997 à novembre 2009.

Cette agence, organe du Nouvel Ordre Mondial, est à l’origine de l’organisation de la prolifération nucléaire, comme son nom ne l’indique pas (mais l’inverse, ce qui est la méthode systématique des organisations du N.O.M.).

Dans « Des sujets interdits », « Une guerre », « Affaires atomiques » et « Secret atomique », Dominique Lorentz a découvert des secrets sur la prolifération nucléaire. Or, bien que soutenue par le Colonel Bommier chargé d'étudier la contre-prolifération nucléaire, et de Généraux de l'armée, "on" lui a interdit de poursuivre son travail avec lui, pour avoir expliqué comment le nucléaire à précisément proliféré.
Contrairement à la légende, la France n'a pas trouvé seule les secrets nucléaires. Ce sont les USA qui les lui ont donné (les USA les ayant eux-mêmes reçu de transfuges allemands du régime nazi).
L'idée des USA était de ne pas assumer seuls cette dissuasion nucléaire, et donc de faire collaborer (de "mouiller" ?) ses alliés.
C'est ainsi, qu'après avoir "donné" ces secrets à la France et à l'Allemagne (de l'ouest), ils ont chargé ces 2 pays de les donner à leur tour à d'autres pays (les USA n'y étant alors pour "rien"...).
La France les a notamment donné à Israël et... à l'Iran (au Shah à l'époque), et a même fait des accords importants avec ce pays, dans le cadre d'EURODIF.
C'est pour cela que la France a participé à l'hébergement de l’Ayatollah Khomeiny à Neuphle le Château, pour essayer de "garder la main".
Peine perdue, et la volonté de la France de ne pas honorer ses engagements lui a valu des attentats à Paris et des prises d'otages.
Alors, évidemment, les occidentaux ont "bonne mine" à présent de s'offusquer des "risques" de voir le régime Iranien aller vers le nucléaire militaire...
En tout, c'est 40 "alliers" qui ont bénéficiés de ces secrets, dont l'Égypte.
Les moyens pour organiser cette prolifération "contrôlée" et secrète, tout en criant à la non-prolifération ?
Eh bien, c'est en jouant sur "nucléaire civil" (énergie), et "nucléaire militaire", compte tenu de la facilité qu'il y a à passer de l'un à l'autre, quoique les États en disent officiellement.
L'organisme pour gérer tout cela ?
C'est l'AIEA, l'Agence Internationale de l'Énergie Atomique, eh oui, celle précisément officiellement chargée de veiller à la non-prolifération nucléaire !
Cocasse non ? Ces gens sont pleins d'humour, et plus encore, l'AIEA n'a-t-elle pas reçu le prix Nobel de la paix ?
Bon, tout cela pour dire que ces gouvernants s'entendant comme larrons en foire, TOUS compromis dans des "coups" inavouables, il ne faut pas compter sur eux pour dénoncer leur petits camarades, et surtout pas US et leurs coups tordus style "11 septembre" !

 

- Craintes pour le processus de paix !

Mais de quel processus de paix parle-t-on ? De celui qui dure depuis 60 ans ? D'une paix dont personne ne veut, si ce n'est la population, et surtout pas les responsables israéliens ?

Ce "processus" ne serait-il pas plutôt un "processus de pet... foireux" ?

 

Je laisse ces informations pour l'analyse du nucléaire,

mais je ne souscris pas du tout à l'affirmation

"Baredei made in NOM".

L'Occident n'en veut pas,

(ou alors par défaut, pour éviter les Frères Musulmans)

pour moi c'est clair,

il n'est pas l'homme de l'Occident.

Par ailleurs,  el Baradei est accusé d'avoir favorisé l'Iran

(en ne disant pas tout sur le nucléaire iranien, soi-disant).

Alors, l'analyse sur le nucléaire est intéressante

mais je me désolidarise complètement

de ce qui est dit sur el Baradei.

De toutes façons, c'est le peuple qui doit décider.

Pas d'ingérence !

Quant aux Frères Musulmans,

ils n'ont rien à voir avec les Talibans.

Ils sont pragmatiques, semblables aux Musulmans turcs.

Et ce qu'il faut, c'est mettre dehors l'Occident.

Pour les Egyptiens, pour les Palestiniens, pour le Canal

qui appartient aux Egyptiens et à eux seuls.

eva R-sistons

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2 février 2011 3 02 /02 /février /2011 21:43

La Révolution islamique, la dignité humaine et la sauvegarde des droits des femmes

La Révolution islamique, la dignité humaine et la sauvegarde des droits des femmes

IRIB - On est au seuil du 32ème anniversaire de la Révolution islamique de l'Iran, une révolution qui a abouti à la victoire, sous le leadership de l'Imam Khomeyni, (Que sa demeure soit au paradis), et qui fut porteuse d’acquis qui la distinguent des autres révolutions.

Un grand acquis de la Révolution islamique a été la revalorisation de la dignité des êtres humains, qu'ils soient du sexe masculin ou féminin. L'Imam Khomeyni a appelé les gens à faire confiance à leurs talents et capacités et à obéir et demander uniquement l'aide de Dieu. L'Islam reconnaît une grande dignité à l'homme. Dans la doctrine islamique, l'Homme est le meilleur des innovateurs et réunit en lui les capacités et le talent de faire de son existence l'incarnation même de son Créateur. La sauvegarde de la dignité de l'homme exige, bien évidemment, que sa personnalité et ses droits fondamentaux soient respectés, et il s'agit de droits dont personne ne devrait se permettre d'en priver l'humanité. Le respect de la dignité humaine a une place toute particulière dans la ligne de conduite du fondateur de la Révolution islamique, autant que dans la Constitution de l'Ordre de la République islamique.


Selon l'article 20 de la Constitution iranienne, tous les membres de la grande communauté iranienne, qu'ils soient hommes ou femmes, bénéficient de droits légaux humains, politiques, économiques, sociaux et culturels. L'article 21 de la Constitution charge le gouvernement d'assurer les droits des femmes, dans tous les domaines, et de préparer les conditions, pour le développement de leur personnalité et une réhabilitation de tous leurs droits matériaux et spirituels. Le document établissant le programme vicennal de la République islamique porte, aussi, un regard particulier sur l'amélioration de la place des femmes dans la société.

L'avènement de la Révolution islamique a fait naître une énorme évolution dans la nature du regard porté sur les femmes. La dignité humaine des femmes a été privilégiée, dans tous les domaines, individuels et sociaux, liés aux femmes. L'Imam Khomeyni reconnaissait même aux femmes un rôle plus important que celui des hommes. L'Imam croyait en cette réalité que la véritable dignité des femmes consiste à élever les futures générations. Dans cette optique, la femme est la source de toutes les bonnes ou mauvaises choses. Le bonheur et le malheur de la société dépendent des femmes. A la lumière du leadership de l’Imam Khomeyni, la place de la femme iranienne a été promue, en conformité avec les valeurs islamiques. Dans son testament politique et religieux, l’Imam Khomeyni a honoré la place des femmes, en affirmant qu’elles font honneur à l’Ordre de la République islamique.


Dans toutes les sociétés, les femmes se voient réserver leurs propres droits. Il existe, ainsi, dans toutes les sociétés, des lois exclusivement rédigées en rapport avec les femmes et qui s’inspirent de la culture et des convictions de la société. L’Iran offre un exemple parfait de pays qui a réussi à améliorer la place sociale des femmes, en privilégiant les enseignements de la religion musulmane. « Avec l’avènement de la Révolution islamique et grâce aux recommandations de l’Imam Khomeyni, un nouveau chapitre s’est ouvert pour les femmes iraniennes ; nous sommes, ainsi, témoin, de vastes efforts, en matière des droits des femmes et en faveur de leur progrès et élévation sociale », dit Mme Maryam Mojtahed-zadeh, la Présidente du Centre des affaires féminine et familiales, au sein du bureau présidentiel de la RII. Il va de soi que la femme iranienne possède des droits légaux, comme les hommes, mais de façon à ce que leurs caractéristiques physiques et psychiques y soient prises en considération. Comme les hommes, les femmes ont droit à l’éducation, au travail, à la propriété du vote et d’avoir accès à d’autres domaines où le législateur a prévu des droits pour les hommes.


L’autre acquis de la Révolution islamique concerne l’évolution spirituelle et mentale des femmes. Avant la Révolution islamique, les femmes étaient vues comme de simples objets par l’Ordre pro-occidental au pouvoir, tandis que leur mentalité était prisonnière des concepts matérialistes propagés par l’Occident. Or, après la victoire de la Révolution islamique, les femmes iraniennes ont, toujours, fait preuve d’une présence active, dans divers domaines, dont la résistance, pendant les 8 années de la défense sacrée, les activités liées à la reconstruction et en matière de progrès scientifiques. L’écrivain et traducteur américain Paul, qui a traduit le «Dâ», un livre célèbre sur les souvenirs d’une femme iranienne des années de guerre, a affirmé que son premier souci était de faire découvrir au public américain une image claire et authentique de la femme iranienne. « J’ai constaté les vastes activités des femmes iraniennes dans les voyages que j’ai faits en Iran ; j’ai la conviction que les femmes iraniennes sont plus puissantes que les hommes ; je souhaite, donc, donner une image claire et juste des femmes iraniennes aux autres nations du monde, à travers la traduction du Livre ‘‘Dâ’’ », ajoute l’écrivain et traducteur américain.


La femme iranienne joue, de nos jours, un rôle saillant, dans différents domaines scientifiques. Avant la Révolution islamique, peu de filles et de femmes iraniennes trouvaient l’occasion de recevoir une éducation, et le taux de l’analphabétisme féminin était assez élevé, en Iran. Mais, aujourd’hui, la société iranienne offre un climat propice à l’éducation des femmes. Les filles iraniennes se font remarquer, de nos jours, dans diverses compétitions scientifiques internationales. Plus de 60% des étudiants des universités iraniennes sont des filles. Grâce aux recommandations du Guide suprême de la Révolution islamique et à son insistance sur la production scientifique, on est témoin de la présence remarquable de jeunes filles talentueuses et innovatrices iraniennes aux Olympiades scientifiques du monde.


Pour le Dr Nasrin Soltankhah, Conseillère du président iranien et patronne de la fondation de l’élite, cette réussite, on la doit, largement, à la confiance en soi que le défunt Imam Khomeyni et le leadership de la Révolution ont insufflé à notre peuple, notamment, aux femmes iraniennes. La jeune scientifique iranienne, Elaheh Sadat-Naqib, médaille d’or mondiale en astrophysique, rappelle sa responsabilité et celle de tous les autres Iraniens et Iraniennes de son âge, «de faire preuve de persévérance et de mettre à contribution leurs talents, pour conquérir, grâce à Dieu, les sommets de la réussite».


La santé et l’hygiène constituent un domaine, dans lequel, les femmes iraniennes se montrent très actives. La ministre iranienne de la Santé, le Dr Marziyeh Dastjerdi, évoque le nombre élevé des femmes médecins. « 49% des médecins généralistes, 40% des médecins spécialistes et 30% des professeurs en médecine, en Iran, sont des femmes », précise la ministre. Elle évoque, également, l’amélioration des indices établissant les progrès des femmes, la prévention des maladies des femmes et la réhabilitation de leurs droits matériels et spirituels, dont leurs droits spécifiques, pendant la grossesse et l’allaitement. Toujours, à propos du décuplement des activités des femmes, dans le domaine de la médecine, le Dr Fatemeh Firouzi, médecin spécialiste en déficiences spinales, nous raconte ses souvenirs des années de guerre. « Notre travail était concentré sur le traitement des mutilés de guerre qui souffraient de déficiences spinales. Les voir se déplacer, dans leurs fauteuils roulants, m’attristait profondément. La motivation a donc, surgi, chez mes collègues et moi-même, de mener des recherches, pour traiter ces patients. Nous avons effectué une première greffe sur un mutilé de guerre qui était en fauteuil roulant depuis 18 ans. Et cette réussite nous a rendus plus sérieux dans nos recherches », ajoute le Dr Firouzi.

 

L’Islam reconnaît à la femme le droit de choisir un métier licite et de mener une vie saine. Après la Révolution, les conditions ont été réunies, pour accueillir les femmes, sur la scène sociale, et aux postes administratifs, juridiques et judiciaires. En outre, la Constitution iranienne a chargé le gouvernement de soutenir le travail des femmes. De nos jours, les femmes assument le métier de conseillère, dans les tribunaux concernant les femmes et les enfants. La présence de femmes, dans ce domaine, donne un sentiment de sécurité aux clients de sexe féminin et encourage le climat de dialogue, au sein des tribunaux. On remarque, aussi, cette présence féminine, dans les administrations des forces de l’ordre, au sein de l’appareil judiciaire, dans le centre de contrôle d’identités de la police et les centres de recherches judiciaires, de même que dans les centres de consultations et d’aides sociales.


En Iran d’aujourd’hui, les femmes occupent, également, des postes clé de la gestion politico-économique. Grâce aux femmes députées, le parlement iranien a adopté, jusqu’à aujourd’hui, des lois, en faveur de l’amélioration du statut social, civique, juridique, et lié à l’emploi, des femmes iraniennes. Nombre d’assistants et de conseillers du Président et d’autres hauts responsables iraniens sont, aussi, des femmes.


La Révolution islamique a offert un modèle innovant de la femme conforme aux enseignements islamiques, un modèle qui privilégie, surtout, et contrairement aux modèles occidentaux, la dignité humaine et la pureté féminine. Ce modèle met la femme à l’abri de toute vision qui cherche à l’exploiter, illégitimement, et lui assure la possibilité d’assumer des rôles multiples, sur la scène sociale, et au sein du foyer familial.

 

http://french.irib.ir/analyses/articles/item/108401-la-r%C3%A9volution-islamique-la-dignit%C3%A9-humaine-et-la-sauvegarde-des-droits-des-femmes

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31 janvier 2011 1 31 /01 /janvier /2011 01:34

 

Un film de Dominique Marchais en DVD
Le temps des grâces : un regard engagé sur l’agriculture française

dimanche 30 janvier 2011
Posté par David Naulin

 

 

Média du Développement durable > Cinéma


Un film de Dominique Marchais en DVD
Le temps des grâces : un regard engagé sur l’agriculture française

dimanche 30 janvier 2011
Posté par David Naulin

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Le Temps des grâces, qui vient de sortir en DVD, livre une enquête documentaire autour des problématiques liées à l’environnement, au progrès et à l’économie globalisée. Le film revient sur un demi-siècle d’épopée agricole en France, de la révolution verte à la déferlante bio, nous amène à réfléchir à notre rapport au territoire et à l’alimentation : de quelle agriculture voulons-nous pour demain ? Avec notamment les témoignages de Pierre Bergounioux, Lucien Bourgeois, Lydia & Claude Bourguignon, Matthieu Calame, Marc Dufumier ...

A l’origine de ce film, une scène qui a marqué Dominique Marchais : "Une ferme en Auvergne, avec chapelle ancestrale et panorama impeccable. A priori, tout est à sa place. L’éleveur sort ses vaches sous l’oeil satisfait des citadins en vacance. Mais sur la rampe, la première vache glisse et tombe. Fin des réjouissances : tout le troupeau est au diapason, les vaches ne tiennent pas debout. Que se passe-t-il au juste ? Réponse de l’éleveur : "Rien, tout va bien !". C’était en août 2004 et cette scène ne se laissait pas oublier. Pour impressionnante qu’elle fut, c’est moins la chute des vaches que la dénégation de l’éleveur qui m’a marqué, par ce qu’elle révélait de douleur rentrée, de gène. Et mon sentiment fut que cette souffrance nous concernait, que nous n’étions pas extérieurs à cette scène, que nous faisions partie du problème. Et c’est pour mieux comprendre ce qui se jouait à ce moment là, dans cet espace-là, dans cette paradoxale intrication de beauté et de désastre, que j’ai eu le désir de parcourir tout le pays, de rencontrer tant de gens, agriculteurs, agronomes, écrivains et autres, pour faire un film qui questionnerait notre attachement à l’agriculture".

Bande annonce

 

 

 

 

Le DVD : Dans le DVD qui est sorti le 18 janvier 2011 vous retrouverez le documentaire Le temps des grâces (durée : 120 min) + UN DVD DE BONUS INÉDITS (durée : 90 min) avec des extraits de débats en salles avec le réalisateur, les intervenants du film, le public et de nombreux spécialistes.

 

 

« La paysannerie est la dernière qui s’est vue confier les instruments révolutionnaires, prométhéens, de l’expansion industrielle de la fin du siècle des Lumières et du début du XIXe s. Il doit être amer de s’entendre notifier qu’avec tout ça on n’a fait que saccager des paysages, altérer des ressources, compromettre le patrimoine naturel de l’humanité ». Pierre Bergounioux, professeur et écrivain, Gif-sur-Yvette, Essonne :

 

Vidéo

 

 

 

« L’intérêt du bocage c’est le paysage, la façon dont il a été modelé pendant des siècles par les paysans... Si on laissait faire ceux qui vont suivre, en deux générations, tout serait rasé... ». Daniel Calame, éleveur et maire de St-Plantaire, Indre :

 

Vidéo

 

 

 

« A chaque fois qu’on retire un hectare de surface agricole utile de sa vocation première, on concourt à aggraver le problème de l’alimentation qui va devenir un des problèmes majeurs de la planète dans les trois décennies qui arrivent. » Henri Baron, ancien Président de Chambre d’Agriculture

« Sur un marché international, l’avantage comparatif de la France est d’avoir une agriculture qui produit à petite échelle des produits d’excellente qualité sanitaire et gustative. La vocation de la France n’est pas de faire du dumping à des paysans pauvres. Les pays du tiers monde doivent se nourrir par eux-mêmes, notre vocation n’est pas de les nourrir. » Marc Dufumier, enseignant chercheur AgroParisTech, Paris :

 

Vidéo

 

« Si nous ne sommes pas capables de produire ce que personne d’autre dans le monde n’est capable de produire, nous n’avons aucune chance dans l’avenir. » Lucien Bourgeois, économiste, Paris

« Une multinationale qui travaille dans l’agroalimentaire fait son business en se servant de l’image du petit paysan des Cévennes. Le goût est certainement différent... mais qui connaît le goût ? » Patrick Libourel, éleveur à Lanuéjols, Gard :

 

Vidéo

« Je pense que tant que les urbains n’auront pas pris à bras le corps cette question de leurs campagnes, et sans réconciliation de ces deux mondes, il n’y aura pas d’espoir... C’est quantitativement les urbains qui peuvent faire pression. Et comment leur réapprendre ? Il n’y a que l’éducation, l’école. » Michel Corajoud, paysagiste, Paris

« Il faut 15 ans pour transformer une agriculture conventionnelle en agriculture bio. C’est passer d’un système qui ne marche pas à un système qui marche. Si on n’est plus capables de penser à échéance de 15 ans alors c’est foutu. Soit une société est capable de penser à 25 ans, soit elle ne pense pas. » Matthieu Calame ingénieur agronome Fondation Charles-Leopold Mayer, Paris :

 

Vidéo

 

 

Entretien avec Dominique Marchais

- Le temps des grâces un film de Dominique Marchais au cinéma le 10 février 2010 Quel était votre rapport à la campagne avant de faire ce film ?

Je suis de la campagne, à l’origine. Mes grands-parents maternels étaient agriculteurs. Je n’ai jamais pensé faire de l’agriculture un métier mais je suis resté attaché à la campagne. Devenu urbain, la relation que j’ai gardé avec la campagne était principalement celle d’un randonneur, d’un pèlerin à la Robert Walser... Je dirais même que le regard que je portais sur le paysage était davantage marqué par la littérature, par le romantisme allemand, Buchner, les romans russes du 19ème, ou encore Adalbert Stifter, que par mon expérience directe. J’étais fasciné par la dimension utopique que l’agronomie porte en elle, l’idée d’optimum... Les descriptions de domaines chez Balzac, chez Tolstoï ou chez Gogol m’enthousiasment toujours autant. J’aimerais bien que cette puissance d’utopie dont l’agriculture peut être porteuse soit restaurée... Depuis 8-10 ans, au cours de mes balades, j’ai pris conscience de l’écart entre ce paysage littéraire, nourri de représentations et de souvenirs d’enfance, et le paysage réel, concret, de la France, ce vaste mouvement d’entropie qui a affecté le territoire. J’en ai nourri un certain chagrin. Les altérations du paysage, la privatisation des espaces ruraux, la fermeture des chemins m’étaient assez pénibles. Comment accepter qu’une chose que j’ai toujours perçue comme une richesse, un héritage, le fruit d’une élaboration si lente, puisse être aussi vite saccagée ? Je revendique le droit à la déambulation et je me sens chez moi partout en France. Et à chaque fois qu’un chemin disparaît, je le ressens comme une entrave à une certaine liberté de circulation. On peut comprendre les raisons matérielles, économiques, pratiques de ces modifications mais, comme le dit le code de l’urbanisme, “le territoire est bien commun de la nation” et il me semble que ces grands changements structuraux de l’espace ne devraient pas se faire sans négociations préalables avec tous les usagers de la campagne. J’ai donc voulu enquêter sur les causes réelles de ces changements, histoire de faire la part des faits et des fantasmes.

- Est-ce une démarche politique ?

C’est une démarche de compréhension : chercher à convoquer des savoirs, le plus de savoirs possibles, pour ne pas s’enfermer dans une nostalgie un peu aigre. Car après tout, et c’est ce que j’ai compris en faisant le film, la rationalité qui a présidé à ces grandes métamorphoses est fort contestable : on s’éloigne de l’idée d’optimum, qui est toujours un rapport complexe entre du social, de l’économique, de l’agronomique, au profit d’un principe de maximisation des rendements où l’on se garde bien d’évaluer les coût des pertes occasionnées. J’ai suivi avec stupéfaction les crises agricoles des années 80-90 : la vache folle, la fièvre aphteuse, les quotas laitiers... et je me sentais en empathie avec la souffrance de la profession. Alors aujourd’hui le divorce entre monde agricole et société est très net. Les anti-agricoles gagnent par défaut d’adversaires. Les agriculteurs s’effacent voire s’affrontent entre eux. Ils se tirent une balle dans le pied en n’ouvrant pas le débat. Il me semble que si l’agriculture est à l’origine de bien des problèmes environnementaux et paysagers, elle est aussi, en puissance, la solution. La question que pose le film est celle-ci : quelle agriculture, pour quoi faire ?

- Avez-vous abordé les entretiens avec des choix de mise en scène prédéfinis ?

Je me méfie de tout dogmatisme en la matière. D’après moi, quand on fait du documentaire, il y a des enjeux plus importants que ceux du cadre. Il faut savoir écouter. C’est un peu paradoxal, mais la bonne distance on la crée en s’impliquant dans la situation d’interview. Lors du tournage, je parle beaucoup, j’explique mes intentions, je pose mon problème : c’est ça mon outil de mise en scène car ça crée une situation à laquelle les interviewés réagissent, et ça confère, je suppose, une certaine cohérence à l’ensemble des rushes. Mais c’est quelque chose d’intuitif, de relativement impensé, de très simple en fait. A chaque fois, j’avais besoin de reprendre l’ensemble de mes préoccupations, l’ensemble des questions du film, ce qui fatalement installait une certaine tension dans l’entretien et poussait mes interlocuteurs à articuler les problèmes entre eux. En ce sens et en ce sens seulement, je les dirigeais. Et au montage lorsque le film se construit, je me retire du film comme on retire l’échafaudage après avoir construit une maison. Alors, bien sûr, pendant la préparation du film, j’avais revu un certain nombre de documentaires, ceux de Marcel Ophuls notamment, qui est pour moi le plus grand. Mais je me suis assez vite aperçu qu’il fallait que je trouve mes propres solutions. Je n’utilise pas d’archives, nous ne filmions pas de plans de coupe, et le film n’est pas vraiment monté de façon chorale– comme s’est souvent le cas chez Ophuls d’ailleurs. Je ne pense pas que le documentariste ait une responsabilité particulière, un rapport privilégié au réel ou à la vérité. Le film est construit de manière aussi raffinée qu’une fiction : avec des figures qu’on complexifie progressivement selon des effets de rime, d’écho. Tourner un documentaire c’est tourner un film dont on écrira le scénario après le tournage mais, assurément, il est écrit, il y a une narration !

- Comment avez-vous trouvé la forme finale du film ? Quel a été votre fil directeur au montage ?

Le film s’est construit par renoncements successifs. J’ai besoin d’avancer par cercles concentriques, de commencer par ratisser large, c’est ma façon de travailler. A la fin du tournage, j’avais le matériau dont j’avais besoin mais la difficulté consistait à trouver le bon degré de généralité. Toutes les questions abordées pendant le tournage sont intéressantes si on rentre dans le détail mais un film de deux heures n’est pas le lieu approprié pour rentrer dans le détails des montants compensatoires, des rounds de négociations du Gatt et des techniques culturales simplifiées… d’autant que je voulais faire un film généraliste qui articule le plus d’aspects du problème possible. ... Il y a donc eu une première phase de montage où on a essayé de rendre justice à toutes les thématiques. Mais j’avais un problème pour passer d’un savoir à un autre : à la fois des problèmes de durée, des problèmes de technicité et des problèmes de liaison des parties entre elles. La première construction du film c’était, produire, nourrir, échanger et on essayait de classer les problèmes à l’intérieur de cette division. Mais j’étais gêné par l’aspect systématique, ce n’était pas le film que je voulais faire : je voulais un film avec des petites unités qui se reflètent et qui, chacune, exprime l’ensemble du problème. Je ne voulais pas un film système mais un film perspectiviste. Le film semble être construit en deux parties : d’abord une série de témoignages bruts, puis une articulation des savoirs en vue d’un discours... Effectivement, il y a une différence qui est formelle : d’abord une première partie fondée sur la juxtaposition et une seconde partie plus chorale. Chaque interview d’agriculteur a été pensée comme un petit film en soi. Le motif de la haie est apparu comme le moyen le plus élégant et efficace de dire le plus de choses possibles de façon compréhensible, ce qui n’allait pas de soi au départ. En parlant de la haie, on avait un motif qui réapparaissait de séquence en séquence mais traité dans des perspectives différentes. Ce motif fait avancer le récit... mais on aurait pu prendre un autre objet. Le tournage du film n’a pas été conçu autour de la haie. D’un point de vue agronomique, la problématique du travail du sol, de l’abandon du labour, des techniques de semis sous couvert, est plus importante que celle de la haie et du bois raméal mais c’est trop délicat d’aborder ces questions tant les gens ne connaissent plus rien à l’agriculture. J’ai donc préféré parfois l’anecdotique à l’essentiel mais au nom d’exigences supérieures qui sont celles de la lisibilité générale du propos.

- Militez-vous pour l’agriculture bio ?

En fait, le film milite pour le complexité contre l’uniformité. Dans le dernière partie, il est vrai que la part belle est faite à des exploitants bio, mais le film ne milite pas spécialement pour le bio. Il milite pour une agriculture de qualité. Si j’avais pu amener le film à un degré de complexité supérieur, le bio aurait laissé de la place à d’autres démarches qualitatives, les AOC, les labels, et à d’autres méthodes agronomiques, la biodynamie, le non labour etc… Il y a plusieurs façons de faire de l’agriculture intelligente. Mais il est vrai que j’ai appris beaucoup en faisant le film et, à travailler ces questions, on devient écolo de raison. Les agriculteurs, bio ou pas bio, sont tous conscients du problème : la pollution des nappes, la fragilité des sols, l’érosion de la biodiversité. Mais le problème ne se réduit pas à la question de l’utilisation de la chimie ou non, il y a aussi la question du nombre d’agriculteurs et du devenir de l’espace rural ! La question soulevée par le film est celle de l’incitation politique : il est plus que temps de changer la nature de l’incitation et de redonner à l’agriculture une dimension environnementale certes, mais aussi sociale et territoriale.

- Un sentiment nostalgique parcourt le film, un récit sur la disparition prend progressivement forme...

Je souhaitais interroger les catégories avec lesquelles on appréhende la chose agricole et réfléchir sur la nostalgie comme l’une de ces catégories. Je n’ai pas cherché à faire un film nostalgique mais l’idée était de ne pas chercher à s’abstraire de cette nostalgie-là, sur laquelle il me semblait nécessaire d’opérer un mouvement réflexif. C’est prendre au sérieux une phrase comme « C’était mieux avant ». Comme le dit Pierre Bergounioux, on peut en venir à se demander si la déploration n’est pas de tout temps, si ce n’est pas un invariant, ou si au contraire il y a eu un réel virage au XIXe s., avec l’industrialisation, qui aurait fait disparaître certains fondamentaux de nos sociétés. Je voulais aussi faire un film sur l’agriculture parce que j’étais ulcéré par les représentations dominantes de l’agriculture dans les médias : d’un côté, la stigmatisation, la dramatisation et les crises ; et de l’autre, le journal de 13 heures, le folklore et le passéisme. N’en déplaise à Tony Blair, l’agriculture n’est pas une relique du passé.

Propos recueillis le 17 novembre 2009

Revue de presse

- Bakchich.info : Avec Le Temps des Grâces, Dominique Marchais réalise un tour de France des campagnes françaises et dresse un état accablant de l’agriculture moderne. Tour à tour, agriculteurs, éleveurs, microbiologistes, chercheurs, fonctionnaires, ainsi que l’excellent écrivain Pierre Bergounioux, apportent leur pierre à l’édifice de ce plaidoyer pour l’écologie.

- Libération : [...] Une savante dialectique de l’ordre et du désordre, du chaos (la forêt préhistorique) et de la discipline (le champ humanisé), se révèle peu à peu dans cette vertigineuse enquête sur le destin de nos sols et de ceux (les paysans) qui en avaient la garde. L’hybris technique frappe dès les années 50 un monde agricole qui pense pouvoir enfin échapper par le progrès à l’ingratitude d’un sort millénaire de bête de somme. Tracteurs et engrais chimiques décuplent le rendement ; phosphates, insecticides et autres potions magiques font tripler les récoltes. Mais l’utopie productiviste et sa réalisation subventionnée (la PAC, politique agricole européenne) se paie aujourd’hui au prix fort. Si l’on écoute les experts interrogés par le cinéaste, quand nous baguenaudons dans nos douces campagnes en humant fleurs et fumier, nous piétinons en fait un cadavre. « Morte Terre » comme dit Murat. Le bombardement chimique sur un demi-siècle a stérilisé les sols, aboli la tourbe, détruit les équilibres fragiles de l’écosystème. Résultat : non seulement les paysages deviennent moches mais en plus on mange mal. Comme dans le Mondovino de Jonathan Nossiter (en 2004), le film plaide pour le respect des spécificités multiples des terroirs français contre des logiques de standardisation qui ne sont même plus rentables. Bien sûr, le Temps des grâces peut se voir de multiples manières (l’agriculture à la dérive comme symptôme d’un malaise dans la civilisation plus général) ; du moins peut-on dire qu’il possède un dernière partie assez agressive, fiévreuse, à forte capacité d’interpellation des pouvoirs publics et des citoyens. Le film a donc vocation à être vu mais aussi largement débattu.

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Forum

Le temps des grâces : un regard engagé sur l’agriculture française
28 février 2010, par Nicolas Gauthy

L’état des lieux est en effet passionnant.

À mon sens, les témoignages les plus édifiants sont ceux des microbiologistes Claude et Lydia Bourguignon. Leur discours me rappelle celui d’un agronome colombien que j’avais rencontré l’an dernier. Il avait réussi à augmenter le rendement d’une petite plantation de bananes en supprimant les pesticides, et en ménageant des travées pour faire entrer la lumière et faire revenir champignons, vers et bactéries qui grouillaient dès qu’on grattait un peu.

Le sol, finalement, est au commencement et à la base de l’agriculture et de l’alimentation. À l’autre bout de la chaîne, il y a le goût et l’éducation au goût, à laquelle s’intéresse aussi Marc Dufumier, qui voit dans les cantines scolaires le meilleur moyen de sensibiliser les futurs citoyens aux immenses enjeux de notre l’alimentation.

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30 janvier 2011 7 30 /01 /janvier /2011 15:46

 

« Peu importe que le chat soit gris ou noir, pourvu qu’il attrape les souris. »
Deng Xiao Peng


Cette citation est tout à fait appropriée pour expliquer comment un système communiste qui arrive à nourrir 1,4 milliard d’habitants en adaptant les « recettes » capitalistes. Encore une fois, la Chine se rappelle avec envie à notre souvenir par ses performances hors du commun. Le Produit intérieur brut (PIB) a été de 10,3% pour l’ensemble de 2010. L’inflation, le seul indice qui inquiète véritablement le gouvernement, est restée cantonnée à 3,6%. Petit rappel des performances de ce « dragon paisible » qui, faut-il le rappeler, ne s’est jamais ingéré dans les conflits actuels, n’a jamais voulu imposer son point de vue ou étendu sa force de frappe.

« La Chine n´est pas un pays qui a jailli du néant. C´est le pays inventeur de la poudre à canon et du compas magnétique, du papier et de l´imprimerie, du gouvernail et de la boussole, du parapluie et de la brouette. Des siècles avant l´Occident, la Chine a inventé un grand nombre des techniques sur lesquelles repose le monde moderne. Certains historiens affirment ainsi, que l´invention de la boussole et du gouvernail ont permis à un navigateur chinois de découvrir l´Amérique 70 ans avant Christophe Colomb ! Avec plus de 1,3 milliard d´habitants, la Chine est de loin le pays le plus peuplé du monde, devant l´Inde (1,1 milliard) et les Etats-Unis (301 millions). En dix ans, la Chine a vu se développer plus de 100 agglomérations de plus d´un million d´habitants ». (1)(2)

« Avec une superficie de 9,60 millions de km², la Chine est un pays grand comme 4 fois l´Algérie. Son PIB ne représente que 27% de celui des États-Unis, bien que sa population soit quatre fois plus importante. Mais, avec 1800 milliards d’euros en 2008, la Chine est actuellement, la 2e puissance économique mondiale derrière les Etats-Unis qu’elle pourrait dépasser en 2025. En 2007, la Chine a recensé 415.000 millionnaires et 20 milliardaires. Un record mondial dans un pays où le taux de croissance moyen est de 10% chaque année. Cet essor a permis de sortir plus de 200 millions de personnes de la pauvreté. Première agriculture mondiale, la Chine a produit, l´an passé, un tiers de la production de riz et de coton, un cinquième de la production de maïs et 15% de la production de céréales. Elle détient actuellement, plus de la moitié du cheptel porcin mondial. C´est le pays du textile, de l´informatique et des jouets. Ces produits inondent les marchés occidentaux. Avec 40 millions de véhicules, ils ont autant de véhicules que la France et 6 fois moins que les Etats-Unis ! » (1)(2)

Barrage des Trois Gorges : Un symbole de démesure inégalé

« Le gouvernement a décidé de mettre le paquet sur les énergies renouvelables. Depuis deux ans, le pays a démarré le plus gros projet du monde avec l´installation de 6 000 éoliennes réparties sur le territoire. Objectif : produire 30.000 Mégawatts à l´horizon 2020. La Chine espère ainsi tirer 15% de son énergie grâce aux éoliennes contre 7% actuellement. La Chine a planté 53,3 millions d´hectares de forêts depuis les années 50. Le Web est le meilleur exemple des profondes mutations que connaît le pays. 432 millions en juin2010, la Chine dépasse désormais les Etats-Unis (218 millions). On estime à 8 millions le nombre de nouveaux internautes qui apparaissent chaque mois.. La Chine est devenue en quelques années, leader incontesté des produits manufacturiers, le marché boursier est supérieur à ceux du Japon et de l´Europe avec 2 846 milliards d´euros l´an passé. Le symbole du génie chinois est le plus grand barrage du monde. Situé sur le fleuve Yangtsé, haut d´une centaine de mètres, le barrage hydroélectrique des Trois Gorges s´étend sur 2,34 km et produit environ 84 milliards de KW par an, soit l´équivalent de trois fois la consommation algérienne ». (1) (2)

« La montée en puissance de la Chine dans l´économie mondiale suscite à la fois l´admiration et la crainte. Les taux de croissance des investissements en R&D en Chine sont impressionnants. La Chine est le troisième pays au monde pour le volume des dépenses de R&D, juste après les États-Unis et le Japon. Avec 19,4 millions d´étudiants en 2004, la Chine forme autant d´étudiants que les États-Unis et l´Union européenne, dont les taux de croissance sont plus faibles. L´un des principaux projets a été la création de 100 « Key Universities », sur le modèle américain des universités de recherche, auxquelles la Chine a alloué d´importants financements depuis 1995. En 1999, la Chine était en dixième position en matière de publications scientifiques et en 2004, elle a atteint la cinquième position »(1)(2)

La Chine invente le bus « volant » pour réduire les embouteillages. Ce bus étonnant va surplomber la circulation automobile tout en empruntant la même voie. Il va permettre de réduire à la fois les embouteillages, les nuisances sonores et la pollution. Enfin, il transportera près de 1200 à 1400 passagers simultanément tout en réduisant les émissions de gaz à effet de serre de 2640 tonnes par an.

Le réveil

Apparemment, ces performances laissent un goût amer chez certains analystes qui dénient à la Chine un quelconque mérite. Ecoutons l’analyse sans concession de Jean-Luc Domenach : « Il est beaucoup trop tôt pour parler d’un véritable réveil. Je dirais un éveil. La Chine est sortie du totalitarisme pour entrer dans un processus de développement qui a engendré, un peu comme ce qui s’est passé au XIXe siècle dans les pays européens. (...)Ce qui a été fait, c’est ce qui était le plus facile. Les Chinois ne produisent, à quelques rares exceptions près, rien d’extrêmement sophistiqué et ce sont toujours des choses qu’ils ont, il faut bien le dire, acquises d’une façon plus ou moins légale. Jamais ils n’ont eu à inventer ou même à développer quelque chose. ?(...) Depuis toujours, ce que les Chinois font le moins mal, c’est l’imitation. En revanche, je ne vois pas comment ils vont réussir à entrer dans la gamme de l’invention. Quatre entreprises chinoises sur cinq n’ont pas de division Recherche et la cinquième confond recherche avec adaptation et bricolage. Ce qui est sûr, c’est que ce n’est plus du vrai communisme et ça n’est pas encore du vrai libéralisme. C’est une sorte de monstre politico-social, autoritariste « développementaliste » et ploutocratique. C’est le pays au monde où l’environnement est le plus atteint et ce n’est pas un phénomène nouveau. »(3)

« La réponse la plus élégante concernant la recherche est récente : la Chine annonce avoir mis au point un procédé pour retraiter le combustible nucléaire usé. Selon des responsables chinois, cette technique apportera une solution à la pénurie d’uranium en permettant de réutiliser jusqu’à soixante fois le combustible. Rien n’a en revanche, filtré sur les questions de sécurité. La nouvelle a fait l’effet d’une bombe. Chose peu courante en Chine, elle a été annoncée en fanfare dans tous les médias : la Chine a trouvé un moyen de retraiter son combustible nucléaire pour le rendre soixante fois plus efficace. Résultat : les ressources de la Chine en uranium pourraient durer 30 siècles. La Chine fait donc désormais, partie du club très fermé des pays maîtrisant le cycle complet du combustible nucléaire. On estime que 75% de son énergie électrique est produite à partir du charbon, a peu près 15% à partir du pétrole, le reste étant l’hydraulique puis le nucléaire, le solaire et l’éolien. On voit que la partie énergie propre est aujourd’hui minoritaire. Le plan des Chinois, très clairement, est d’en faire une source d’énergie principale ». Objectif : couvrir un quart de ses besoins en énergie d’ici 2035. Pékin a déjà pris note et s’est déjà fixé un objectif précis : porter de 2,5 à 6%, d’ici à 2020, la part du nucléaire dans sa production d’électricité. »(4)

Mieux encore, la Chine avec 10% de croissance aide l’Europe en perdition. Elle devient le banquier du monde. On apprend ainsi que le gouvernement chinois a confirmé qu’il pourrait acheter des obligations émises par les Etats en difficulté de la zone euro. Décryptage d’un geste plus politique que financier. Pékin, grand sauveur de la zone euro ?

« Nous sommes prêts à aider les pays de la zone euro à surmonter la crise financière et à réussir leur reprise économique », a déclaré jeudi le ministère des Affaires étrangères. « A l’avenir, l’Europe sera un de nos principaux marchés pour investir nos réserves de change ». Il faut dire que la Chine en a les moyens : ses réserves de change, qui s’élèvent à 2648 milliards de dollars, sont les premières mondiales. Si elle place traditionnellement la majorité de son excédent en dollars, elle cherche de plus en plus à diversifier son portefeuille afin de s’assurer contre une chute du billet vert. 26% de ses réserves seraient ainsi déjà en euros, selon Bei Xu, économiste à Natixis. Pour Ulrich Leuchtmann de Commerzbank, cité dans le Wall Street Journal, l’aide chinoise « ne remplace pas une solution de long terme à la crise de la dette européenne ». Pire, selon The Source, elle ne fait que « repousser l’échéance inévitable d’un éclatement de la zone euro » et « retarder l’adoption de mesures indispensables au bon fonctionnement du projet européen. »(5)

« Par ailleurs, en marge de la visite d’Etat du président chinois Hu Jintao à Washington il y a une semaine, la Chine a notamment commandé des avions Boeing, selon un haut responsable du gouvernement américain. La Chine a signé avec les Etats-Unis des commandes commerciales d’une valeur totale de 45 milliards de dollars en marge de la visite d’Etat du président chinois Hu Jintao à Washington, a indiqué mercredi un haut responsable au sein du gouvernement américain. Le gros de ces commandes porte sur des avions Boeing. « Des contrats portant sur des exportations de 45 milliards de dollars ont été conclus, permettant de faire vivre 235.000 emplois américains », a indiqué à la presse ce responsable ayant requis l’anonymat. Les autorités chinoises sont sur le point d’annoncer qu’elles ont donné leur « approbation pour l’achat de 200 avions Boeing, pour une valeur estimée à 19 milliards de dollars. »(6)

« Pendant longtemps les Etats-Unis se sont vus comme étant le centre du monde, suivis en cela par leurs satellites « obéissants » que sont les Européens. « Le centre de recherches Pew, écrit Sylvain Cypel, a ainsi diffusé, le mercredi 12 janvier 2011, la dernière version d’un sondage annuel. A la question : « Quelle est la première puissance économique au monde ? », 47% des sondés répondent « la Chine », 31% seulement leur propre pays ! Avant l’effondrement financier de 2008, l’opinion plaçait les Etats-Unis nettement devant, à 41%, contre 30% seulement à la Chine. De même contestent-ils la réalité du déséquilibre commercial sino-américain. Les vieux critères de calculs, disent-ils, sont devenus inopérants. Un exemple : catalogué made in China, l’iPhone pèse officiellement pour 1,9 milliard de dollars dans le déficit commercial américano-chinois. Or des chercheurs de Palo Alto ont calculé qu’en réalité, la Chine n’entre que pour 3,6% dans sa valeur (elle ne fait que l’assembler). Certes, les Etats-Unis ne font pas beaucoup mieux (6%), mais les entreprises japonaises y contribuent pour 34%, les allemandes 17%, les sud-coréennes 13%, etc. Assimiler l’iPhone à un « produit chinois » est donc un leurre. La Chine, combien de prix Nobel scientifiques ? demandent-ils encore (la réponse est : zéro) ». (6)

Ces enjeux - avec le recul de la domination stratégique des Etats-Unis - alimentent aussi la vision « décliniste », que Gideon Rachman résume ainsi dans le dernier Foreign Policy : « Le déclin américain, on connaît la rengaine. Sauf que cette fois c’est différent. » L’argumentaire de ce camp apparaît à l’opinion plus convaincant parce que plus simple : alors que l’influence globale des Etats-Unis recule, celle de la Chine, même si elle en reste loin, progresse, et à un rythme plus rapide que prévu. La sortie prochaine d’un avion de ligne et d’un porte-avions chinois est venue renforcer ces craintes. Au docteur Obama, Henry Kissinger conseille dans le Washington Post de ne pas oublier ces évidences : « L’exceptionnalisme américain considère naturel de conditionner son attitude vis-à-vis d’autres sociétés à leur acceptation des valeurs américaines. (...) En situation de blocage, les négociateurs américains deviennent agités et impatients... » Avec les Chinois, ce n’est pas la bonne méthode, juge l’homme qui a procédé aux retrouvailles historiques avec la Chine de Mao. »(7)

L’explication de la sérénité : Le culte des ancêtres

Les paroles du docteur Kissinger rejoignent, d’une certaine façon, les analystes qui appellent à connaître la Chine, non pas en tant que partenaire développant des relations strictement commerciales mais en tentant de comprendre la civilisation chinoise : « Qui veut commercer avec l’Empire du milieu doit d’abord en connaître l’histoire et maîtriser ses codes. »

« Quand Yin Hong Loeb, consultante en relations franco-chinoises, propose « quelques clés pour comprendre la Chine », personne ne s’attend à devoir plonger dans 6 000 ans d’histoire. Un détour pourtant indispensable pour comprendre comment un Chinois, pétri de confucianisme, de taoïsme et de bouddhisme voit le monde. En Chine, l’harmonie sous toutes ses formes est si ardemment désirée qu’on se défie de tout conflit. Jusqu’à être incapable de dire non ! » (8)

« La Chine est un monde implicite. Tout est régi par des codes, des rites, des communications de détours. Il n’y a pas de paroles », souligne Yin Hong Loeb qui, forte d’une double culture, chinoise et française, mesure parfaitement les incompréhensions. Elle évoque ainsi l’extrême importance accordée à l’âge, au culte des ancêtres, à la solidarité familiale et à la pudeur dans les contacts humains. Sans langue de bois, elle reconnaît aussi que la culture chinoise engen-dre « un manque d’initiative et de sens critique, une société souvent arbitraire, des inégalités sociales et une corruption élevée ». « L’ouverture au capitalisme voulue par Deng Xiao Ping est venue se plaquer sur cette histoire et cette culture millénaires. La greffe a pris mais de graves lacunes demeurent. En Chine, le court terme domine toujours. L’absence de droits des marques ou de copyright fait que rien ne sert de chercher à imposer un savoir-faire. « On est immédiatement copié. » Tout le monde vise donc le coup gagnant et passe à autre chose, quitte, effectivement, à prendre des libertés avec les règlements sanitaires. (...) La Chine est une véritable cocotte-minute sociale qui doit réussir à intégrer des millions de paysans qui fuient leur campagne dans des villes qui comptent de plus en plus de riches au mode de vie de plus en plus luxueux. Un vrai casse-tête. »(8)

On l’aura compris, la sérénité chinoise n’a rien à voir avec l’agitation occidentale anthropocentrique. La sagesse chinoise sert de garde- fous et a permis à ce pays de donner au capitalisme prédateur un visage humain. Si en Occident , les droits de l’Homme sont valables in situ, « leur exportation » vise, surtout, à freiner cette Chine qui intrigue et qui ne veut pas s’arrêter. Déjà Reagan à l’époque parlait des conditions de vie des Chinois qui doivent être améliorées. Quand Obama parle des droits de l’homme ,ils le font à usage interne mais sans trop insister. Le président chinois répond qu’il y a du chemin à faire, on peut lui porter crédit, car les gouvernements chinois successifs ont sortis-sans l’aide intéressée de l’Occident- 400 millions de chinois de la pauvreté , de plus une classe moyenne qui se chiffre par centaines de millions et qui consomme à l’européenne trouve son compte dans le système actuel.

Les tentatives multiples de déstabilisation n’ont pas de prise, car apparemment ,malgré les restrictions sur les libertés, les Chinois d’en bas, trouvent leur compte. Entre des conditions sociales qui s’améliorent à l’œil nu, une politique qui ne laisse personne sur le bord de la route, et les frissons d’une liberté , les Chinois ont choisi, ils avancent, s’améliorent socialement et le pouvoir –condamné à aller vers plus de liberté- le fait à sa manière avec sa propre cinétique voire harmonie. C’est vrai qu’il reste du chemin à faire, faut-il donner la liberté sans l’amélioration nette des conditions de vie ? C’est là toute la question !

Les fausses sollicitudes de l’Occident ne trompent plus grand monde, entre la « démocratie aéroportée », le capitalisme prédateur, il faut d’abord que l’Occident ne laisse pas l’avenir des classes laborieuses au moins des spéculateurs de tout poil et que l’Etat redevienne le garant du vivre ensemble dans la dignité et des conditions sociales correctes pour tous. Les Occidentaux continuent à donner des leçons aux autres, eux qui sont en perdition surtout morale avant d’être financière et économique. L’exemple chinois devrait les inspirer. Assurément la Chine est un dragon paisible , l’expérience de ces vingt dernières années montre que c’est une puissance qui n’est pas de porcelaine, elle ne s’effritera pas de si tôt si elle a comme ligne de conduite le bonheur du peuple chinois

 

Pr Chems Eddine CHITOUR
Ecole Polytechnique enp-edu.dz

 

 

http://www.oulala.net/Portail/spip.php?article4935

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30 janvier 2011 7 30 /01 /janvier /2011 03:50

medium_banlieue.JPG

http://2007sarkozy.blogspirit.com/archive/2006/10/30/banlieue-quel-est-le-role-des-medias.html

 

 

Entre violence de bande synonyme de « refus de l’atomisation imposée par le monde moderne » (M. Maffesoli), et dépouille de blancs nantis interprétée comme de la « lutte des classes qui s’ignore » (A. Soral), la banlieue française est-elle en train de « rappeler au peuple qu’il s’est éloigné de la vertu » (in Vendetta)? Peut-elle, entre islam modéré et frustration exaspérée, constituer un relais de force révolutionnaire?

 


La banlieue française, peut-on en parler au singulier ? « On » voudrait nous faire croire qu’elle est peuplée majoritairement d’islamo-gangsters violeurs, ce qui est ridicule. Il serait tout aussi ridicule de prétendre qu’elle n’est peuplée que de gens vertueux…

La banlieue française me semble surtout, aujourd’hui, faire l’objet de beaucoup de fantasmes. En pratique, j’ai plutôt l’impression qu’on a affaire à un patchwork très hétérogène, où les forces les plus positives coexistent avec des forces extrêmement négatives. Le jeu, de mon point de vue de « de souche », consiste à nouer des alliances avec les forces positives pour neutraliser et si possible éradiquer progressivement les forces négatives.

D’où, soit dit en passant, l’intérêt d’une démarche comme E&R : il est essentiel que les hommes de bonne volonté réfléchissent ensemble à la manière dont on peut sortir de la situation inextricable où notre classe dirigeante nous a mis. Il s’agit de définir un processus de ré-enracinement des populations déportées chez nous par le capitalisme mondialisé – un ré-enracinement soit ici, soit dans leur pays d’origine, selon les cas, mais toujours dans le respect du droit des gens, sans naïveté mais sans préjugés. Il va falloir que tout le monde y mette du sien.

 

http://www.scriptoblog.com/index.php?option=com_content&view=article&id=636:michel-drac-entretien-avec-ear-bretagne&catid=34:actualite-des-amis-du-site&Itemid=53

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28 janvier 2011 5 28 /01 /janvier /2011 22:05

26/01/2011

 


Ksenia Sukhinova a été élue Miss Monde 2008 samedi soir à Johanessburg, et les russes sont très fiers. Eux qui clament haut et fort que les femmes russes sont les plus belles du monde ont peut être bien raison après tout ! - http://www.ninapeople.com/miss-monde-2008-est-russe--a14305.html


"Un autre regard sur la Russie" par Alexandre Latsa*


Dans le petit futé 2006-2007, un paragraphe intitulé Moscou en 25 mots clefs décrit la devouchka (entendez la jeune femme russe) comme "une créature très apprêtée"  et affirme que "l’occidental en simple visite touristique fait souvent pâle figure, particulièrement l’hiver où il a du mal à s’adapter aux possibles changements de température". Le paragraphe se termine de la façon suivante: "il vous sera bien difficile en face de défendre la réputation d’élégance dont la France doit porter le terrible fardeau". Je précise que la tribune du petit futé était rédigée par une femme, et donc sans doute à destination des lectrices femmes en grande majorité puisque ces dernières ont bien évidemment à cœur ce sujet de l’élégance.

Cette guerre des élégances entre Françaises et Russes n’est pas nouvelle. En 1842 lorsque le secrétaire d’ambassade à Paris Victor de Balabine prend son poste, celui-ci remarque la compétition des genres, entre femmes françaises et femmes russes, et la décrit de façon très intéressante dans son journal. Il y note que: "si les Françaises, dans leur accoutrement de promenade, à la fois simple et élégant, ont sur elles un avantage marqué (…) En revanche, le soir dans un salon et au bal, les nôtres l’emportent par leurs toilettes d’abord, toujours fraîches et de bon goût, ensuite par un certain bel air, une certaine tenue un peu raide peut-être, mais qui leur donne un je ne sais quoi de distingué et de grande dame".

Cette affirmation sur la supériorité de l’élégance russe devient une évidence pour quiconque, femme ou homme, voyage en Russie ou à Moscou de nos jours. La Russie n’a du point de vue de l’élégance des femmes aucun concurrent sérieux et certainement pas la France, ou depuis bien longtemps et pour diverses raisons pratiques, nos concitoyennes nous ont affirmé qu’un look moderne et neutre (entendez là jean large, basket et blouson sport) était le plus adapté à la vie urbaine, bien que vraiment peu sexy. Les hommes français qui viennent à Moscou sont donc généralement très agréablement surpris d’y découvrir une gent féminine très apprêtée, comme dirait notre commentatrice du petit futé. Quand aux femmes françaises, elles découvrent généralement avec stupéfaction et souvent une pointe de jalousie, que les Moscovites savent rester très élégantes, malgré le fait que les distances à parcourir à pied y soient souvent longues ou encore que l’architecture urbaine soit moins propice à la marche que dans les villes françaises.

Cette élégance marquée à travers les saisons, étonne également souvent l’étranger de passage en Russie. L’hiver, l’élégance féminine est animale, en fourrure et talons hauts, les femmes moscovites, avec leur comportement digne, le regard droit et clair ont indéniablement une classe et un style à part. La généralisation de la fourrure ne souffre pas en Russie de cette mode récente, soi disant écologique mais surtout très bourgeoise bohème, portée et propagée par notre égérie Brigitte Bardot, et qui veut qu’on ne porte pas de fourrures au nom du droits des animaux. L’été, le déshabillé excessif russe n’a sans doute non plus aucun égal, la beauté extra-terrestre des femmes Russes est aussi grande que les minijupes sont petites. Les étrangers sont d’ailleurs souvent estomaqués de voir à quel point les femmes russes sont libres de choisir leurs vêtements sans aucune crainte. C’est vrai que la légèreté vestimentaire russe n’a pas d’équivalent en Europe de l’ouest et surtout pas en France. L’explosion de l’insécurité et des incivilités dans les villes françaises est en effet sans doute la raison principale du choix de nombre de femmes à l’ouest de ne plus opter pour des looks sexy ou aguicheurs, mais au contraire très neutres et discrets.

A contrario en Russie, l’absence d’incivilités dans la rue à l’égard des femmes dévêtues permet je dois dire tous les excès, généralement pour le plus grand bonheur des yeux masculins. Cette équation féminine russe est sans doute un des raisons principales du succès des femmes russes auprès des hommes du monde entier, mais pour autant, cette mode vestimentaire estivale n’est pas approuvée par toute l’opinion en Russie.

Récemment l’une des principales têtes pensantes de l’Eglise orthodoxe, l'archiprêtre Vsevolod Tchapline, a exigé l’instauration d’un dress-code pour les femmes en Russie, estimant que "certaines d’entre elles confondent la rue avec un club de strip-tease". Ce pamphlet contre les spécialités Russes modernes que sont le micro-short ou la mini-jupe pourrait faire sourire si l’homme d’église n’avait rajouté que "la minijupe provoquerait des conflits interethniques et la violence et des crimes de la part de Caucasiens, mais aussi de Russes". Cette analyse des conséquences d’un tel code vestimentaire est à mettre en lien avec l’idée de création d’un "code des Moscovites", annoncé par le président du comité chargé des liens interethniques l’année dernière, qui visait à réguler le comportement des non Moscovites, en vue de leur bonne intégration dans la capitale. Le code prévoyait notamment l’interdiction de marcher dans la ville en tenue traditionnelle.

Cette volonté de l’église d’influer sur les comportements est à comprendre dans une double logique. Tout d’abord tenter de sauver une structure familiale garante d’une démographie en bonne santé et qui est aujourd’hui gangrénée par la tentation, les avortements et les divorces. Mais surtout désamorcer les tensions pouvant résulter de la cohabitation à Moscou de nombreux peuples aux habitudes et mœurs très différentes. L’archiprêtre l’avait annoncé en décembre dernier, l’église orthodoxe va désormais interférer dans la politique et se poser en garant de la cohabitation et de l’harmonie entre les communautés. Comme je l’avais écrit dans une précédente tribune, le maintien du fragile modèle multiculturel russe est en effet menacé par la confrontation des mondes modernes et traditionnels.

Bien entendu, cette phrase de l’archiprêtre a provoqué un tollé dans les milieux laïcs, féministes ou libéraux, mais en revanche elle a immédiatement trouvé le soutien du clergé musulman de Russie, des représentants des autorités juives du pays, ou encore du président de la Tchétchénie, Ramzan Kadyrov. Quoi qu’on puisse donc penser, individuellement, d’une telle initiative contre les excès de la mini jupe, on doit admettre que ses objectifs sont nobles, et se féliciter quand à la concorde religieuse qu’elle à permis d’établir sur le sujet.

 

"Un autre regard sur la Russie": Made in Russia

"Un autre regard sur la Russie": Divine Carélie

"Un autre regard sur la Russie": La démographie russe, objet de tous les fantasmes

"Un autre regard sur la Russie": Moscou, capitale de l'Europe?

"Un autre regard sur la Russie": Vladivostok, une ville au bout du monde

"Un autre regard sur la Russie": Rio Grande

"Un autre regard sur la Russie": Mistral gagnant

  

* Alexandre Latsa, 33 ans, est un blogueur français qui vit en Russie. Diplômé en langue slave, il anime le blog DISSONANCE, destiné à donner un "autre regard sur la Russie".

 

http://fr.rian.ru/tribune/20110126/188441495.html

 

 

SASHA, ÉGÉRIE POUR BIOTHERM

sasha

La top Sasha Pivovarova, « baby face » au regard félin - 

http://www.elle.fr/elle/Beaute/News-beaute/Beaute-des-stars/Sasha-egerie-pour-Biotherm/%28gid%29/783000

 

 

Moi aussi je suis russe par ma mère, na !

  • Le blog d' Eva, R-sistons à la crise
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28 janvier 2011 5 28 /01 /janvier /2011 21:05

Le_Forum_d__t__de_Davos_2008_s_est_cl_tur__avec_succ_s___Tianjin

 

http://domi5282.canalblog.com/archives/2008/09/index.html

 

 

Le 41e Forum Economique Mondial de Davos, en Suisse, a débuté mercredi avec des délégués qui se sont réunis pour tenter, et esquisser, une peinture la plus complète possible du monde post-crise dans lequel ils habitent désormais.

L'un des principaux sujets du débat est de savoir qui seront les artistes principaux de cette fresque : les écoles bien établies d'Europe et des Etats-Unis, ou les mouvements innovants du monde émergent, venus de Chine, d'Inde ou du Brésil.

Alors que ces « réalités nouvelles » sont discutées, un optimisme prudent règne sur la réunion jusqu'à maintenant, car de nombreux responsables sentent qu'il est grand temps de regarder au-delà de la crise et d'établir des lignes directrices alors que le pouvoir économique mondial passe de l'Occident à l'Orient, comme le laisse entendre Klaus Schwab, fondateur et président exécutif du FEM.

S'agissant de la place de la Chine dans cette réalité nouvelle, près de la moitié des 1 201 PDG de sociétés internationales interrogés par PricewaterhouseCoopers affirment qu'ils sont « très confiants » dans la croissance chinoise des douze mois à venir.

La Chine arrive en effet en tête du classement de ces dirigeants d'affaires, 39% la choisissant comme moteur No1 de la croissance mondiale, suivie par les Etats-Unis avec 21%, le Brésil avec 19% et l'Inde avec 18%, d'après les résultats de la consultation Enquête Annuelle Mondiale des PDG publiée mercredi avant que le FEM ne débute .

Arturo Bris, Professeur de finances dans l'Ecole de Commerce IMD de Lausanne, a dit à l'AP que les observateurs de la Chine analyseront les commentaires fait par un groupe de dirigeants d'affaires chinois invités pour avoir un aperçu de l'économie et des plans futurs de la Nation.

M. Bris a dit qu'il serait attentif à certaines initiatives de la Chine comme l'achat par le pays de dettes des gouvernements espagnols et portugais, ou une pression plus faible sur le Dollar.

Stimulés par ce virage vers l'Est, certains responsables et médias regardent déjà vers l'étape suivante et demandent à ce que le géant asiatique ne soit plus considéré comme une « économie émergente ».

Avec la Chine ayant dépassé le Japon comme deuxième économie du monde l'année dernière, et une croissance qui devrait se maintenir solidement dans des chiffres à une décimale du niveau supérieur cette année, « nous devons sortir du lexique les mots 'en développement' ou 'émergence' » a dit Martin Sorrell, Directeur Général du géant de la publicité WPP.

« La Chine n'est plus le pays en voie de développement qu'elle était par le passé », a dit au Global Times Gustaaf Geeraerts, Directeur de l'Institut d'études contemporaines chinoises de Bruxelles. « Bien que son développement puisse paraître encore être inachevé, sa taille la rend très importante pour le reste du monde - en tous cas bien davantage que n'importe quelle autre puissance émergente », a t-il ajouté.

Cependant, les analystes ne sont pas tous d'accord.

Qu Hongbin, un économiste en chef chez HSBC Chine, a indiqué au Global Times que cette notion est absurde, car le revenu par habitant de la Chine - critère important servant à distinguer les pays développés et ceux en voie de développement – s'est monté à 4 000 Dollars US l'année dernière, moins d'un dixième de celui des Etats-Unis et du Japon.

M. Qu a indiqué que cette notion a émergé d'une mauvaise compréhension de l'économie chinoise. Michael Pettis, un associé de la Fondation Carnegie pour la Paix Internationale, a exprimé une opinion semblable.

« La Chine est toujours l'un des pays les plus pauvres du monde, en dépit de sa croissance rapide. Si cela ne suffit pas à la qualifier comme économie émergente, alors je ne sais pas ce qui pourra le faire », a dit au Global Times M. Pettis, un expert en économies émergentes.

« Peut-être le problème est-il de suggérer que la Chine est trop grande pour recevoir le même statut, les termes s'appliquant habituellement à des économies beaucoup plus petites. Dans ce cas, cela semble assez évident », a t-il a ajouté.

Cependant, Zhou Shijian, un chercheur émérite à l'institut des relations Sino-américaines à l'Université Tsinghua, a dit au Global Times que flatter la puissance de la Chine à Davos faisait partie d'une conspiration occidentale.

« La Corée du Sud est toujours une économie émergente avec un PIB de plus de 10 000 Dollars US par habitant, alors pourquoi la Chine devrait-elle toujours être privée de ce titre ? Le but de cette discussion est de pousser la Chine à assumer des responsabilités excessives » a dit M. Zhou.

« Quelques responsables occidentaux ont une stratégie à trois pointes contre la Chine - exagérer sa croissance, utiliser son portefeuille, et en même temps, limiter son développement », a t-il ajouté.

Quelques analystes ont dit que la Chine, comme beaucoup d'autres nations émergentes, fait face également à une pression inflationniste croissante. Le forum de quatre jours dans les Alpes suisses rassemble au moins 35 dirigeants nationaux, y compris les présidents de la Russie et la France, et plus de 1 400 dirigeants d'affaires. Le nombre de participants de ces deux pays est le plus grand jamais vu, a rapporté Reuters.

Cependant, le groupe chinois comptant 66 représentants semble bien petit encore face aux délégations d'autres pays, avec les Etats-Unis qui en ont envoyé 700, le Royaume-Uni 300 et l'Inde 100, a rapporté le Wall Street Journal.

Mais cela marque toutefois un grand contraste avec 2001, quand Beijing n'avait envoyé que trois personnes seulement, a t-il dit.

Les quatre sujets principaux pour la discussion cette année sont « Répondre à la réalité nouvelle », « Les perspectives économiques et la définition de politiques pour une croissance incluse », « Soutenir l'ordre du jour du G20 », et « Etablir un réseau soutenable de réponse face au risque », a rapporté Xinhua.

Source: le Quotidien du Peuple en ligne


Articles pertinents

SOURCE : http://french.peopledaily.com.cn/Economie/7275845.html

 

 

 

J'ai trouvé trop belles ces images de la Chine, alors je les mets ! (eva)

http://domi5282.canalblog.com/archives/2008/09/index.html

 

Paysages_de_la_ville Paysages de la ville

 

http://storage.canalblog.com/42/74/297084/30717594.jpg

Site_pittoresque_du_mont_et_du_lac_Yunlong

Site pittoresque du mont et du lac Yunlong

 

 


 

Jardin Yunlong en automne

 

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28 janvier 2011 5 28 /01 /janvier /2011 18:35

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Préambule

Les Représentants du Peuple Français, constitués en Assemblée Nationale, considérant que l’ignorance, l’oubli ou le mépris des droits de l’Homme sont les seules causes des malheurs publics et de la corruption des Gouvernements, ont résolu d’exposer, dans une Déclaration solennelle, les droits naturels, inaliénables et sacrés de l’Homme, afin que cette Déclaration, constamment présente à tous les Membres du corps social, leur rappelle sans cesse leurs droits et leurs devoirs ; afin que leurs actes du pouvoir législatif, et ceux du pouvoir exécutif, pouvant être à chaque instant comparés avec le but de toute institution politique, en soient plus respectés ; afin que les réclamations des citoyens, fondées désormais sur des principes simples et incontestables, tournent toujours au maintien de la Constitution et au bonheur de tous.

En conséquence, l’Assemblée Nationale reconnaît et déclare, en présence et sous les auspices de l’Etre suprême, les droits suivants de l’Homme et du Citoyen.

 


Article premier

Les hommes naissent et demeurent libres et égaux en droits. Les distinctions sociales ne peuvent être fondées que sur l’utilité commune.

Article 2

Le but de toute association politique est la conservation des droits naturels et imprescriptibles de l’Homme. Ces droits sont la liberté, la propriété, la sûreté, et la résistance à l’oppression.

Article 3

Le principe de toute Souveraineté réside essentiellement dans la Nation. Nul corps, nul individu ne peut exercer d’autorité qui n’en émane expressément.

Article 4

La liberté consiste à pouvoir faire tout ce qui ne nuit pas à autrui : ainsi, l’exercice des droits naturels de chaque homme n’a de bornes que celles qui assurent aux autres Membres de la Société la jouissance de ces mêmes droits. Ces bornes ne peuvent être déterminées que par la Loi.

Article 5

La Loi n’a le droit de défendre que les actions nuisibles à la Société. Tout ce qui n’est pas défendu par la Loi ne peut être empêché, et nul ne peut être contraint à faire ce qu’elle n’ordonne pas.

Article 6

La Loi est l’expression de la volonté générale. Tous les Citoyens ont droit de concourir personnellement, ou par leurs Représentants, à sa formation. Elle doit être la même pour tous, soit qu’elle protège, soit qu’elle punisse. Tous les Citoyens étant égaux à ses yeux sont également admissibles à toutes dignités, places et emplois publics, selon leur capacité, et sans autre distinction que celle de leurs vertus et de leurs talents.

Article 7

Nul homme ne peut être accusé, arrêté ni détenu que dans les cas déterminés par la Loi, et selon les formes qu’elle a prescrites. Ceux qui sollicitent, expédient, exécutent ou font exécuter des ordres arbitraires, doivent être punis ; mais tout citoyen appelé ou saisi en vertu de la Loi doit obéir à l’instant : il se rend coupable par la résistance.

Article 8

La Loi ne doit établir que des peines strictement et évidemment nécessaires, et nul ne peut être puni qu’en vertu d’une Loi établie et promulguée antérieurement au délit, et légalement appliquée.

Article 9

Tout homme étant présumé innocent jusqu’à ce qu’il ait été déclaré coupable, s’il est jugé indispensable de l’arrêter, toute rigueur qui ne serait pas nécessaire pour s’assurer de sa personne doit être sévèrement réprimée par la loi.

Article 10

Nul ne doit être inquiété pour ses opinions, même religieuses, pourvu que leur manifestation ne trouble pas l’ordre public établi par la Loi.

Article 11

La libre communication des pensées et des opinions est un des droits les plus précieux de l’Homme : tout Citoyen peut donc parler, écrire, imprimer librement, sauf à répondre de l’abus de cette liberté dans les cas déterminés par la Loi.

Article 12

La garantie des droits de l’Homme et du Citoyen nécessite une force publique : cette force est donc instituée pour l’avantage de tous, et non pour l’utilité particulière de ceux auxquels elle est confiée.

Article 13

Pour l’entretien de la force publique, et pour les dépenses d’administration, une contribution commune est indispensable : elle doit être également répartie entre tous les citoyens, en raison de leurs facultés.

Article 14

Tous les Citoyens ont le droit de constater, par eux-mêmes ou par leurs représentants, la nécessité de la contribution publique, de la consentir librement, d’en suivre l’emploi, et d’en déterminer la quotité, l’assiette, le recouvrement et la durée.

Article 15

La Société a le droit de demander compte à tout Agent public de son administration.

Article 16

Toute Société dans laquelle la garantie des Droits n’est pas assurée, ni la séparation des Pouvoirs déterminée, n’a point de Constitution.

Article 17

La propriété étant un droit inviolable et sacré, nul ne peut en être privé, si ce n’est lorsque la nécessité publique, légalement constatée, l’exige évidemment, et sous la condition d’une juste et préalable indemnité.

 

http://www.pouruneconstituante.fr/spip/spip.php?article13

 

 

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27 janvier 2011 4 27 /01 /janvier /2011 23:51

 


http://www.dailymotion.com/video/xgni6p_la-reponse-a-ceux-qui-vous-traite-d-antisemite_news#from=embed

 

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