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26 janvier 2011 3 26 /01 /janvier /2011 19:54

 

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En 1994, Nandabai, une jeune femme indienne de 25 ans, est violentée et humiliée par des membres de la caste de son mari, estimée supérieure. Seize ans plus tard, la Cour suprême confirme la condamnation de ses agresseurs, et rend un vibrant hommage à ces tribus qui sont en fait les descendants des premiers habitants de l’Inde. 

 

Nandabai fait partie de la communauté Bhil, une population tribale, marginalisée et très appauvrie, et c’est pour cette raison que des membres de la caste de son époux avaient formé cette expédition punitive. Après bien des déboires de procédure, Nandanbai a obtenu un jugement condamnant les agresseurs. Une peine légère de un an de prison, après une accusation bien arrangeante pour les accusés,… mais ceux-ci, ne pouvant admettre l’idée d’une condamnation, forment un recours devant la Cour suprême. Dans son jugement du 5 janvier, la Cour suprême rejette le recours et déplore l’indulgence relative dont ont fait preuve les juges. Surtout, la Cour se lance dans un passionnant plaidoyer pour ces populations tribales. Elles méritent le plus grand respect et l’Inde leur doit une protection spécifique car elles ont été les populations originaires de l’Inde, un grand pays d’immigration, et malgré l’injustice et les difficultés, elles ont su garder une remarquable intégrité morale.

 

Où est Nandabai aujourd’hui ? Que fait-elle ? J’aimerai tellement la remercier pour son courage, Nandabai. Lui dire bravo pour à sa confiance dans la justice qui permet à l’Inde de faire un pas immense.  

 

Voici le texte de l’arrêt, en anglais, récupérer grâce à l’excellent site de l'ONG Survival International.

 

Il aurait été trop long de traduire le texte en intégralité et cela nous conduirait vers des questions de procédure propres au droit applicable en Inde. Je vous propose une lecture plus libre des points essentiels de l’arrêt, et j’ai cherché à être fidèle à l’esprit et la démarche de la Cour suprême.  

 

*   *   *

 

La Cour affirme d’emblée que cette affaire fournit un exemple typique du traitement imposé aux populations tribales, alors que ce sont les descendants des premiers habitants de l'Inde. Aujourd'hui, elles ne représentent qu'environ 8% de la population indienne, et sont des communautés marginalisées et vulnérables, connaissant une grande pauvreté, l'analphabétisme, le chômage, la maladie et la rareté de terres à cultiver.

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Les faits

 

La victime dans cette affaire est une jeune femme, Nandabai, âgée de 25 ans au moment des faits, appartenant à la tribu Bhil. Les faits sont survenus il y a seize ans, dans un village du Mahabaharata.

 

Nandabai résidait avec son père, son frère handicapé, et  sœur, souffrante de maladie mentale. Elle a eu des relations avec un homme nommé Vikram, et ils sont devenus les parents deux enfants. Ici, il faut préciser que Vikram appartient à une caste supérieure et son mariage avait été arrangé par sa famille avec une femme de sa caste.

 

Le 13 mai 1994 vers 17 heures, un groupe de trois hommes et une femme, issus de la même caste que Vikram, sont entrés dans la maison familiale et s’en sont pris à Nandabai pour avoir cette union avec Vikram. Ils ont commencé à frapper Nandabai à coups de poing et à coups de pied. Puis, alors que deux des accusés lui tenaient les mains, deux autres lui ont retiré sa jupe. Ils lui ont déchiré son chemiser, arraché son soutien-gorge, et ils ont emmené Nandabai, l’obligeant à défiler sur la route du village. Pendant tout le trajet de cette expédition punitive, ils ont continué à battre et abuser d’elle.

 

Dans la soirée, la police a été avisée, et les agresseurs ont été arrêtés. Ils ont ensuite été condamnés au terme d’une procédure longue, et ils ont bénéficié d’une grande clémence des juges, n’étant condamnés qu’à un an de prison, alors que le sort infligé à la victime est honteux, choquant et scandaleux. Pour leur défense, les accusés soutenaient notamment que les personnes appartenant à la communauté Bhil vivent dans des vêtements déchirés… Pour la Cour, ceci montre cette triste mentalité considérant que les populations tribales sont inférieures, ce qui est totalement inacceptable dans l'Inde moderne.

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Connaître son histoire…

 

En réalité, tout montre que les Bhils sont les descendants de certains des habitants originaires de l'Inde, connus sous le nom d’aborigènes, ou tribus Adivasis. Les Adivasis ont été persécutés sans pitié pendant le 17ème siècle. Lorsqu’une personne était arrêtée et se révélait être un Bhil, elle était souvent été tuée sur le coup. Les études historiques montrent que nombre de membres de la communauté Bhil ont ainsi massacrés. Aussi, les Bhils se sont retirés dans les bastions des collines et des forêts. Dans le période actuelle, ils ne représentent plus que 8% de la population de l’Inde, alors que les 92% se compose de descendants des immigrants, principalement originaires du Nord-Ouest, et dans une moindre mesure du Nord-Est.

 

L'Inde est globalement un pays d'immigrants. Alors que l'Amérique du Nord (USA et Canada) est un pays de nouveaux immigrants, venus principalement d'Europe au cours des quatre ou cinq derniers siècles, l'Inde est un pays d'immigrants âgés, venus au cours des dix mille dernières années.

 

Pour la Cour, il s'agit d'un point de grande importance pour la compréhension du pays, il est nécessaire d’entrer dans le détail.

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L’histoire des populations de l’Inde

 

Les gens migrent des régions défavorisées vers celles qui semblent plus fécondes. Ceci est naturel parce que tout le monde cherche à se rapprocher de la prospérité. Avant la venue de l'industrie moderne, il n’y avait que des sociétés agricoles, et l'Inde a été un paradis parce que l'agriculture exige un terrain plat, le sol fertile, beaucoup d'eau pour l'irrigation, ce       qui a toujours été le cas en Inde. De ce point de vue, l'Inde est un véritable paradis pour les sociétés pastorales et agricoles parce qu’elle a la bonne altitude, des terres fertiles, des centaines de rivières, des forêts et elle est riche en ressources naturelles. C'est pourquoi pendant des milliers d'années, les populations se sont rendues dans en Inde, y trouvant une vie confortable ici dans un pays favorisé par la nature.

 

Pourquoi une personne qui vit en Inde voudrait-elle s’installer par exemple en Afghanistan, qui connait un terrain accidenté, rocailleux, montagneux et couvert de neige pendant plusieurs mois dans une année, de telle sorte que la culture y est très difficile ? C’est la cause essentielle de l’immigration et des invasions. Les seuls mouvements en sens inverse sont ceux des Indiens qui ont été envoyés durant la domination britannique comme des travailleurs sous contrat, et de l’émigration récente de quelques millions d'Indiens vers des pays développés, à la recherche de l'emploi. On ne connait pas un seul exemple d'une invasion par l'Inde, c’est-à-dire à l’extérieur de ses frontières.

 

L’opinion communément admise est que les habitants d’origine de l'Inde ne sont pas les Dravidiens, mais les pré-Dravidiens Munda, des aborigènes dont les descendants vivent actuellement dans des parties de Chotanagpur (Jharkhand),  Chattisgarh, Orissa, du Bengale occidental, les Todas de l'Nilgiris au Tamil  Nadu, les tribus des îles Andaman, les Adivasis dans diverses parties de l’Inde, en particulier dans les forêts et les collines, par exemple Gonds, Santhals ou les Bhils.

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L’Inde, un pays d’immigrants

 

92% des personnes vivant en Inde sont des descendants d'immigrés, et c’est pour cette raison qu'il y a une telle diversité en Inde. C’est une caractéristique importante du pays, et la seule façon de l'expliquer, c'est accepter que l'Inde est en grande partie un pays d'immigrants.

 

Ainsi, il y a un grand nombre de religions, de castes, de langues, de groupes ethniques, de cultures. Dans la population, les uns sont grands, les autres ont petits,  certains ont le teint foncé, d’autres la peau claire, et on relève toutes sortes de nuances : les uns ont les traits caucasiens, d’autres mongoloïdes, d’autres encore négroïdes… On voit aussi de grandes différences dans l'habillement, les habitudes alimentaires et tant d'autres questions.

 

On peut comparer l'Inde avec la Chine qui est à la fois plus vaste et plus peuplée. La Chine a une population d'environ 1,3 milliards alors que notre population est d'environ 1,1 milliards. La Chine a plus que deux fois la superficie du territoire indien. Cependant, tous les Chinois ont les traits mongoloïdes. Ils ont une écriture commune écrite, le chinois mandarin, et 95% d'entre eux appartiennent à un groupe ethnique, a appelé les Chinois Han. Il y a donc une large homogénéité en Chine, même si elle n’est pas absolue.

 

S’agissant de l'Inde, les migrations à grande échelle et les invasions, échelonnées  au cours de milliers d'années, ont apporté leurs différentes cultures, langues, religions, qui font l'extraordinaire diversité de l'Inde.

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Une Constitution pour assurer l’égalité

 

L'Inde étant le pays de cette grande diversité, il est absolument essentiel, pour garder le pays uni, de connaître la tolérance et mais aussi un respect égal pour les toutes les communautés et les sectes. Nous devons saluer la sagesse de nos pères fondateurs, écrivant une Constitution laïque, pour s’adresser à la très grande diversité dans notre pays.

 

La Constitution nous demande de nous maintenir unis, dans notre très grande diversité, parce qu’elle garantit l'égalité l'égard de tous les groupes communautaires, les sectes, linguales et ethniques. Ainsi, la Constitution garantit à tout citoyen la liberté d'expression (Article 19), la liberté de religion (article 25), l'égalité (articles 14 à 17) et la liberté (article 21).

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Egalité formelle et égalité réelle

 

Toutefois, donner l'égalité formelle à tous les groupes ou les communautés en Inde n'aboutirait pas à une véritable égalité. Les groupes historiquement défavorisés doivent bénéficier d'une protection spéciale et d'une assistance afin de pouvoir d’extirper de la pauvreté et de leur faible statut social. C'est pour cette raison que des dispositions spéciales ont été incluses dans la Constitution aux articles 15 (4), 15 (5), 16 (4), 16 (4A), 46, pour le développement de ces groupes.

 

Parmi ces groupes, les plus défavorisés et marginalisés en Inde sont les tribus Adivasis qui, comme déjà mentionné, sont les descendants des habitants de l'Inde. Ils sont devenus les plus marginalisés, vivant dans une pauvreté terrible avec des taux élevés d'analphabétisme, la maladie, la mortalité précoce,…

 

Leur sort est connu et il a été décrit par cette Cour dans l’affaire Samatha c. État du Andhra Pradesh et d'Ors, en 1997. Par conséquent, il est du devoir de tous ceux qui aiment notre pays de s’assurer que les contraintes ont pris fin pour ces tribus et qu’elles reçoivent l’aide propre à restituer leur statut économique et social, car elles ont été victimes pendant des milliers d'années de l'oppression et d’atrocités terribles. La mentalité des nos compatriotes envers ces tribus doit changer, la règle devant être le respect qu’elles méritent en tant que premiers habitants de l'Inde.

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La noblesse, malgré l’oppression

 

L'injustice faite aux populations tribales de l'Inde est un chapitre honteux dans l'histoire de notre pays. Les tribus étaient appelés « Rakshas », soit les démons. Ils ont été abattus en grand nombre, et les survivants et leurs descendants ont été dégradés, humiliés, et toutes sortes de  atrocités infligées sur eux pendant des siècles. Ils ont été privés de leurs terres, et poussé dans les forêts et les collines où ils mener une existence misérable de la pauvreté, l'analphabétisme, la maladie… Mais maintenant, des groupes d’intérêts ont entrepris de les priver même de leurs forêts et des terres d’où tirent leur vie, et des produits de la forêt dans laquelle ils survivent.

 

Malgré cette oppression horrible, ces tribus ont gardé le niveau moral le plus élevé dans notre pays. En règle générale, ils sont d’une  grande franchise, ne trichent pas, et ignorent les méfaits que les non-tribaux commettent régulièrement. D’une manière générale, on peut dire qu’ils ont caractère supérieur aux non-tribaux. Il est temps de réparer l'injustice historique dont ils sont victimes.

 

Des affaires comme celle-ci, méritent une condamnation totale et des punitions sévères.

 

Par ces motifs, le pourvoi est rejeté


Mercredi 26 Janvier 2011


http://lesactualitesdudroit.20minutes-blogs.fr/ http://lesactualitesdudroit.20minutes-blogs.fr/

 

 

http://www.alterinfo.net/Inde-La-Cour-supreme-rend-hommage-aux-aborigenes_a54321.html

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25 janvier 2011 2 25 /01 /janvier /2011 18:50
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24 janvier 2011 1 24 /01 /janvier /2011 14:28
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24 janvier 2011 1 24 /01 /janvier /2011 13:37
Nicolas Sarkozy, qualifié de "VRP cocaïné" par Nicolas Bedos... dérapage ?

 

Son père avait le verbe acide, le fils suit la même lignée...


Nicolas Bedos, dramaturge et chroniqueur télé, s'en est pris au président Sarkozy dans sa chronique "Semaine mythomane" de vendredi soir, le 21 janvier 2011. Chaque semaine, le fils de Guy Bedos s'attaque à une personnalité dans l'émission de Franz-Olivier Giesbert "Semaine critique" diffusée sur France 2.


Cette fois-ci, le jeune homme dissertait sur Dominique Strauss-Kahn, président du FMI basé à Washington lorsqu'il jeta un froid dans l'assistance. En cause ? Une saillie sur Nicolas Sarkozy et sa femme Carla Bruni-Sarkozy : « Vu de Washington, la France est une principauté risible, une bourgade moyenâgeuse qu'un VRP cocaïné s'est payée à coups de pub pour en foutre plein la vue à une chanteuse de variétés. »


Si sur le plateau Henri Guaino, conseiller spécial du président, n'a fait aucune remarque pendant ou après l'émission, Franz-Olivier Gisbert, lui, s'est fendu d'un « oui oh, pas terrible... ». Alors que la cote de popularité du président est au plus bas dans les sondages (30 % d'après un sondage à paraître dans le JDD) et que Jacques Chirac se permet de l'ignorer, la question se pose une fois de plus sur les limites à ne pas dépasser lorsqu'il s'agit du président de la République.

 

http://fr.tv.yahoo.com/blog/actu/article/2190/nicolas-sarkozy-qualifi-de-vrp-cocan-par-nicolas-bedos-drapage.html

 

 

Il est évident que la France de Sarkozy est ridiculisée dans le monde entier... Elle est désormais toute petite, toute petite, comme le Nain qui occupe l'Elysée ! eva

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23 janvier 2011 7 23 /01 /janvier /2011 08:32

 

 

1- La diplomatie prestidigitative


La révolution démocratique qui a enflammé le peuple tunisien d'une immense espérance éclaire soudainement de la lumière la plus crue la politique de la France à l'égard du monde arabe tout entier. Lorsque j'ai appris que Mme Alliot-Marie avait proposé au dictateur Ben Ali de lui envoyer quelques escadrons bien entraînés de notre police à nous, parce que, disait-elle, le "savoir faire" de nos "forces de sécurité" face à des "situations de ce type" était "reconnu dans le monde entier", je me suis étonné qu'on y vît une énorme gaffe diplomatique; car une gaffe ne peut être qualifiée de diplomatique qu'à la condition de se produire sur l'échiquier des relations répertoriées entre les Etats, alors que la répression des rébellions, jacqueries, émeutes ou mutineries au sein d'une nation par les soins d'une autre est étrangère aux relations entre les chancelleries.

 

 (…)  Grande fut donc ma stupéfaction de découvrir que non seulement MM. Gaino, Guéant, Lévitte et Juppé, mais également le Président de la République avaient cautionné le Talleyrand des prestidigitateurs, mais que, de surcroît, comme l'expliquera benoîtement le Ministre de la défense sur France Inter, nos relations avec les Etats du Maghreb sont tellement étroites que nous résolvons nos problèmes avec leurs trublions dans le même esprit que nous administrons nos provinces.

 

 

2 - Un judéo-centrisme planétaire


Du coup, on comprend mieux à quel point le projet, ambitieux en apparence, d'unir les pays riverains de la Méditerranée autour d'une France enjuponnée, n'était en réalité, qu'une soumission docile de toute la politique extérieure de la nation à la volonté commune et fermement imposée de l'empire américain et d'Israël : il s'agissait seulement de convertir le Maghreb aux vues de  (…)

 

Suite : http://aline.dedieguez.pagesperso-orange.fr/tstmagic/1024/tstmagic/moyen_orient/bio_genetique.htm

 

A lire aussi :

 

Manuel de Diéguez : Et si le Général de Gaulle revenait ? Interview fictif

 

705-de-dieguez.jpg
http://www.politique-actu.com/philosophe/dieguez/65800/
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22 janvier 2011 6 22 /01 /janvier /2011 03:35

 

peuple-juif

 

http://www.mecanopolis.org/?p=5328

 

Lecture: «Comment le peuple juif fut inventé» et «l’exil du peuple juif
est un mythe» de S. Sand

Né en 1946, Shlomo Sand a fait ses études à Tel-Aviv et à l’École des
hautes études en sciences sociales à Paris. Il est prof d’histoire
générale à l’université de Tel Aviv. Le département histoire est séparé
en deux, d’un coté l’histoire générale et de l’autre l’histoire du
peuple juif. La Tora qui regroupe les 5 premiers livres de la bible est
enseignée à tout israélien comme des faits historiques.

Cette interprétation de l’histoire juive est l’œuvre depuis la seconde
moitié du 19 siècle de personnages qui ont inventé un enchainement
généalogique continu du peuple juif sur des morceaux de mémoire religieuse
juive et chrétienne ; Les historiens sionistes ont fait de ces vérités
bibliques une vérité historique. S.Sand, lui, soutient que l'exode qui
constitue la base de l'identité d’Israël n'a pas eu lieu.

Alors, si les juifs n’ont pas été chassés de la terre promise, d’où
viennent les nombreux juifs qui peuplent le pourtour de la Méditerranée et les
régions slaves ? Et bien d’après les travaux de Shlomo Sand le judaïsme est
une religion prosélyte qui a souvent converti de force de nombreuses peuplades,
car le Mishna et le Talmud autorisent cette pratique à la conversion.

La victoire de la religion chrétienne au début du 4 siècle met fin à
l’expansion du judaïsme et repousse le prosélytisme juif au marge du monde
culturel chrétien, notamment chez les berbères d’Afrique du nord et en
Europe de l’est ; Mais la progression de l’islam et les invasions mongoles
mettent une nouvelle fois un frein à cette expansion. Les berbères judaïsés
prendront part à la conquête de la péninsule ibérique au côté des arabes,
et à l’Est les juifs repoussés vers les territoires allemands poseront les
bases de la culture yiddish.

Mais pour l’histoire officielle tous les juifs qui peuplent la terre
descendent directement des juifs qui ont été théoriquement chassés de
Palestine, alors que lors des invasions arabes nombres de ceux-ci ont été
convertis à l'islam. Le problème est que cette conception historique
constitue la base de la politique identitaire de l’état d’Israël, elle
donne lieu à une définition du judaïsme qui alimente la ségrégation et
maintient à l’écart les juifs des non juifs. Vers les années 1960 les
récits sur les origines plurielles des juifs ont été progressivement
marginalisés par l’historiographie sioniste avant de disparaitre de la
mémoire publique en Israël.

Israël se présente donc comme l’Etat des juifs et justifie la sévère
discrimination qu’elle pratique à l’encontre de prés d’un quart de sa
population en invoquant le mythe de la nation éternelle regroupée sur «la
terre de ses ancêtres», et de ce fait Israël refuse de se concevoir comme une
république existant pour ses citoyens mais seulement pour les juifs du monde
entier.

Ceci est un résumé très simplifié du livre, des conférences et des
théories de Shlomo Sand, qui ne s’est pas fait que des amis du coté
d’Israël, ni même des palestiniens, car en fait il sous entend qu’ils sont
les descendants du peuple juif resté sur place. Il met en cause une idéologie
au service d'intérêts partisans qui manipule un peuple et en détruit un
autre, tout cela dans un Moyen Orient transformé en poudrière, cautionné par
l'occident qui refuse de prendre ses responsabilités. Dans un Moyen Orient où
toutes les résolutions de l'ONU sont bafouées par un pays, sans que cela
n'émeuve la communauté internationale.  

Article original publié sur http://2ccr.unblog.fr/

Conscience Citoyenne Responsable


Vendredi 21 Janvier 2011
http://www.alterinfo.net/LE-PEUPLE-JUIF-EST-IL-MANIPULE_a54108.html
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20 janvier 2011 4 20 /01 /janvier /2011 00:52

http://www.robertamsterdam.com/france/2008/01/revue-de-presse-quotidienne-de-robert-amsterdam-23.html

 

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L’image du "made in Russia" change rapidement, décennie après décennie. Jusqu’à la fin de l’époque soviétique, la presse internationale voyait Moscou comme une ville bâtie autour du Kremlin et de la Lubianka, et l’URSS comme la patrie de l’idéologie marxiste, de la guerre froide, de l’industrie lourde et de la conquête spatiale.

Pendant les dix années qui ont suivi la désintégration de l’Union soviétique, avec la ruine de l’industrie et l’appauvrissement de la population, le made in Russia a toujours fait penser à des stéréotypes négatifs et dangereux: les mafias internationales, les oligarques richissimes, l’argent facile, les trafics en tous genres, l’exportation de vodka ou d’armes de guerre.


Pendant que le Japon vendait Toyota et Sony, l’Amérique Coca-cola, Microsoft et General-Motors, l’Allemagne Mercedes ou Bosch, la France avait toujours ses produits de luxe, Chanel, Vuitton ou Hermès, la  Russie elle n’offrait pas de modèles pour faire rêver les consommateurs de la planète.


Pire sans doute, la jeunesse russe et la nouvelle bourgeoisie ne rêvaient que des produits importés de l’étranger. Les années 1990 ont tout de même apporté en Occident une surprise de taille, à propos du made in Russia. Les marxistes disaient depuis longtemps que le modèle soviétique préparait en secret un prototype "d’homme nouveau", mais ce sont les femmes russes qui sont devenues brusquement les produits d’exportation les plus prestigieux de la Russie. Sur les courts de tennis du monde entier ou dans tous les défilés de mode de la planète, elles ont imposé le modèle de beauté russe et donné une image éclatante du pays.


La décennie suivante, à partir de l’an 2000, a de nouveau profondément modifié l’image de la Russie à l’étranger, de même que l’image du made in Russia. La Lubianka et les tennis women ont été presque oubliées et pour la presse occidentale, la Russie est devenue la patrie de la marque Gazprom. Beaucoup d’analyses critiques se sont focalisées sur les exportations russes de gaz et de pétrole pour en tirer deux conclusions: l’explosion fulgurante du prix du baril serait la raison principale de la bonne santé économique du pays, et la Russie serait menacée par la "maladie hollandaise". Ces analyses ne tiennent pas compte des progrès réalisés par d’autres secteurs de l’économie. La Russie est devenue le 3ème exportateur mondial de céréales, et de nombreux projets industriels sont en cours de réalisation, comme le système russe Glonass (système GPS par satellites).


La Russie qui était lourdement endettée au début des années 2000, a fini l’année 2010 avec presque 500 milliards de dollars de réserves de change, malgré la crise financière, et après avoir connu un fort taux de croissance du PIB pendant la décennie, d’une moyenne annuelle de 6 %. Contrairement à de nombreux pays occidentaux, la Russie n’est plus obligée d’emprunter de l’argent à l’étranger pour payer ses fonctionnaires. Dire que ces réussites sont uniquement dues au pétrole est inexact. La méthode de management de l’économie, pragmatique et réactive, y est certainement également pour beaucoup. C’est un modèle  made in Russia qui a fait ses preuves, mais curieusement, ce n’est pas encore un produit d’exportation.

En Russie, en même temps que le redressement économique, la décennie a vu renaitre un engouement certain pour les produits made in Russia. Une petite révolution est en cours dans les esprits des consommateurs russes, et le Cheburashka a tenu une place importante dans cette évolution. Cette peluche qui ressemble à un ourson, conçue au temps de l’URSS, est devenue un véritable symbole national en Russie. Elle a ouvert la voie à ce qu’on appelle en Europe occidentale les produits ethniques. La société Russe Bosco, qui habille notamment les équipes de sport du pays, ainsi qu’une clientèle relativement huppée, ne s’est pas trompée et a fait du cheburaska un véritable symbole identitaire. D’autres exemples existent, par exemple le succès des produits vestimentaires de jeunes designers Russes jouant très habilement sur des symboles, motifs et designs nationaux, que l’on pense par exemple à Antonina Shapovalova ou bien encore à Denis Simachev.


Après une décennie de reprise en main, la ré-industrialisation, la modernisation et l’innovation sont redevenues des priorités nationales. Dans le domaine industriel, des nombreux chantiers sont lancés, que l’on pense par exemple au développement envisagé des nanotechnologies. On a aussi beaucoup parlé du projet de voiture électrique hybride russe à un prix défiant toute concurrence. Des informaticiens préparent un système d’exploitation russe et un nouvel iPhone 4g, à terme entièrement fabriqué en Russie, sera mis sur le marché dans quelques mois. Ce sera par ailleurs le premier téléphone avec une fonction GPS qui utilisera le système de satellites Glonass. Alors que l’année croisée franco-russe vient de se terminer, on peut citer également le rachat par le français Jacques Von-Polier, de la société de montres Raketa, dont l’usine est la plus ancienne du pays mais également la dernière usine de montres produites en Russie.


Il très important que désormais les Russes ne conçoivent plus le made in Russia comme quelque chose de dépassé ou d’has-been mais bel et bien comme quelque chose de moderne et que l’on peut être fier de porter. Egalement, le développement de marques et produits made in Russia contribuera à l’affirmation de la Russie à la place qui est la sienne: au sein des économies développées de ce monde. Il y a de la créativité dans l’air et on peut raisonnablement penser que le made in Russia a de l’avenir.


"Un autre regard sur la Russie": Divine Carélie

"Un autre regard sur la Russie": La démographie russe, objet de tous les fantasmes

"Un autre regard sur la Russie": Moscou, capitale de l'Europe?

"Un autre regard sur la Russie": Vladivostok, une ville au bout du monde

"Un autre regard sur la Russie": Rio Grande

"Un autre regard sur la Russie": Mistral gagnant

  

* Alexandre Latsa, 33 ans, est un blogueur français qui vit en Russie. Diplômé en langue slave, il anime le blog DISSONANCE, destiné à donner un "autre regard sur la Russie".

 

http://fr.rian.ru/tribune/20110119/188377764.html

 


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16 janvier 2011 7 16 /01 /janvier /2011 23:29

On m'envoie ces lignes; je déteste publier ce genre de choses. Néanmoins,  pour être "exhaustive", pour une fois je publie cet ensemble de considérations, rappelant celles des films-catastrophes ! Merci à Maria ma principale informatrice, et qui pour une fois, elle aussi, sort de la politique... (eva)

 

*Image: photo de la NASA d'un nuage de l'espace toxique, un "Noctilucent clouds"

14 janvier 2011

Constat 1

Les pôles magnétiques de la Terre s'inversent et de façon assez significative pour influer sur les instruments de repérage et d'orientation [voir l'incident de l'aéroport de Tampa dans les article plus bas].  Le rôle du champ magnétique terrestre est extrêmement important pour protéger la planète de ce qu'on appelle le "vent solaire" et d'autres influences électromagnétiques de l'espace.  La "magnétosphère", qui est entraînée par le champ magnétique de la Terre, sert comme une sorte de barrière électromagnétique afin d'empêcher les rayons dangereux d'atteindre la surface de la planète.  Voici une image qui en fait la démonstration.

Constat 2

L'inversement de la polarité du champ magnétique de la Terre se produit à tous les quelques milliers d'années.  C'est ce qu'on appelle une "inversion géomagnétique".  Entre ces inversements, le champ magnétique peut devenir très faible et chaotique, ce qui provoque de la "turbulence" qui peut causer des écarts au niveau de la magnétosphère.  Ces lacunes ou faiblesses magnétiques peuvent permettre à des influences extérieures de pénétrer profondément dans la magnétosphère, allant même jusqu'à atteindre l'espace où les oiseaux volent...

La semaine dernière, un rapport du Ministère de la Russie des situations extrêmes (MCHS) a averti que la magnétosphère de la Terre a été affaiblie, permettant ainsi la création de nuages toxiques avec lesquels des oiseaux auraient été en contact.  Ces nuages existent à haute altitude (environ 50 miles), ils accumulent de la poussière de l'espace ainsi que d'autres éléments.  Ce qui est vraiment intéressant ici, c'est que ces "nuages nocturnes lumineux" ("Noctilucent clouds") exposent une haute réflectivité radar.  Cela signifie que ces nuages créent une large signature radar sur les systèmes de suivi métérologique.

Constat 3

Ces "nuages nocturnes lumineux" ont été détectés par des radars métérologiques en même temps et au même endroit où des oiseaux ont trouvé la mort.  Là, ça devient intéressant:..  Au Nouvel an, quand les oiseaux ont commencé à tomber du ciel en Arkansas, le "National Weather Service", situé à North Little Rock, a documenté un phénomène inhabituel sur ses écrans-radar.  Selon un officier, la signature-radar n'indiquait pas un nuage de pluie, mais quelque chose de complètement différent.  Environ au même moment, les oiseaux ont commencé à tomber du ciel.

Au cours des dernières semaines, des centaines de milliers d'oiseaux et de poissons ont été retrouvés morts dans le monde entier.  [voir article précédent]. Voici une théorie qui pourrait expliquer ce phénomène des morts massives et subites d'oiseaux et de poissons.  Il est fort probable que les nuages mortels de l'espace puissent avoir atteint la basse atmosphère et tuer ainsi des oiseaux en vol, après quoi ceux-ci sont tombés sur le sol.  Les traumatismes énonçés dans les rapports pourraient être liés simplement au choc des oiseaux sur le sol.  Mais qu'est-ce qui se trouve dans ces nuages qui aurait créé la mort des oiseaux?  Il est possible que ces nuages se soient déplaçés dans la magnétosphère, créant des radiations mortelles qui auraient fait "cuire" les oiseaux en vol.  Toutefois, cette explication est peu  probable à cause que de nombreuses plantes et arbres de la région auraient dû eux aussi subir les effets.

Une autre possibilité est que les nuages mortels de l'espace pourraient avoir "congelé" les oiseaux en vol par des mouvements d'air extrêmement froids.  Encore une fois, un tel évènement aurait aussi touché les arbres et plantes au niveau du sol.

L'explication la plus probable est que les oiseaux ont été tués en vol par des changements dans la composition de l'air qu'ils respiraient.

Il s'avère que les nuages de l'espace sont majoritairement composés d'un gaz toxique connu sous le nom de cyanure d'hydrogène

Est-ce que les humains seront les prochains?

Ce qui est inquiétant, c'est que si ces nuages de cyanure d'hydrogène peuvent atteindre notre basse atmosphère, théoriquement, ils peuvent aussi atteindre le niveau du sol.  Alors, si un nuage toxique descendait sur une grande ville comme New York, il provoquerait la mort instantanée de millions de personnes.  Personne ne pourrait survivre à un tel nuage.

Comme l'explique le site Wikipedia, le cyanure d'hydrogène est extrêmement meurtrier:

"Une concentration en cyanure d'hydrogène de 300mg/m3 dans l'air tue un être humain en 10 minutes.  On estime que le cyanure d'hydrogène, à une concentration de 3500 ppm (environ 3200mg/m3) va tuer un homme en 1 minute.  La toxicité est causée par les ions de cyanure, ce qui arrête la respiration cellulaire en inhibant une enzyme appelée cytochrome c oxydase."

Fait intéressant, l'utilisation de produits chimiques composés de cyanure d'hydrogène a été développée par nul autre que L'IG Farben, un géant pharmaceutique de l'Allemagne Nazie qui a été démantelé pour devenir par la suite les géants pharmaceutiques d'aujourd'hui, dont la compagnie Bayer...

Le cyanure d'hydrogène est largement reconnu comme une arme chimique et est encore utilisé pour la chasse aux baleines.

Constat 4

Est-ce que les morts d'animaux pourraient être le résultat de tests d'armes chimiques ou autres?

Les scientifiques à Abu Dhabi ont connu un succès considérable en amenant de la pluie dans cette ville grâce à l'utilisation de systèmes de contrôle de la météo en Europe.  Le projet HAARP, aux États-Unis, est un programme de faisceaux de haute énergie dirigés dans l'ionosphère.  Bien que nous n'ayons aucune preuve de cela, il est concevable que la technologie HAARP pourrait modifier la magnétosphère d'une manière qui contribue à l'invasion de nuages de l'espace toxiques dans notre basse atmosphère.  Avouons que si c'est le cas, cette arme est d'une  puissance incroyable pour attaquer l'ennemi, il ne s'agit que de créer les conditions pour que les nuages soient dirigés au-dessus d'une ville et en très peu de temps, provoquer la mort de très nombreuses personnes.  Un tel évènement serait facilement associable à une catastrophe naturelle, et cacherait ainsi l'utilisation d'une arme atmosphérique...

Tout cela ne reste que des spéculations, nous n'avons aucune preuve tangible.

Le site officiel du HAARP http://www.haarp.alaska.edu/ se décrit comme une installation pour l'étude de la physique de l'ionosphère et de la science radio.  Il affiche un diagramme montrant les ondes HAARP rebondir sur l'ionosphère, rayonnant à travers les "irrégularités" pour finalement parvenir à un satellite en orbite.  Ces satellites sont généralement placés sur des orbites géostationnaires, à peu près à 26 000 miles au-dessus de la Terre, beaucoup plus élevés que les 50 miles où les nuages toxiques de l'espace sont situés.

Il semble que le projet HAARP n'est pas un sujet facile puisque les responsables gouvernementaux ne répondent à strictement aucune question.  D'ailleurs, Jesse Ventura a frappé tout un mur!

Est-ce que HAARP est utilisé comme arme pour provoquer des nuages toxiques qui entrent dans notre basse atmosphère et qui est responsable  des morts des dernières semaines?  Nous ne pouvons l'affirmer parce que nous ne pouvons le prouver.  Ce que nous savons toutefois, c'est que HAARP ne parle pas de ce qu'il fait et qu'il est un programme qui va au-delà d'expériences-radio!

Nous savons que des choses étranges se produisent aux pôles magnétiques de notre planète et au niveau des systèmes métérologiques.  Nous savons que les oiseaux sont littéralement tombés du ciel, que des millions de poissons sont morts et que des espèces disparaissent.  Ces fait ne sont pas à prendre à la légère.  Ils peuvent être causés par des évènements naturels et par des actions humaines.  Dans les deux cas, ça n'a rien de rassurant et ça pourrait un jour faire tomber bien des hommes...

Source:
http://www.naturalnews.com/030996_bird_deaths_pole_shift.html

 

Les volcans sont en éruption,

Le soleil arrive deux jours trop tôt au Groênland, etc etc



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15 janvier 2011 6 15 /01 /janvier /2011 05:45

14.1.2011

http://www.africamaat.com/Sur-l-eurocentrisme-et-la


Comme une odeur de poudre dans la modernité, par Dr.Abdel-Wahhab El Messiri

En   Occident, mais également dans le monde arabe, on évoque de façon récurrente la modernisation de nombreux domaines de nos sociétés : le domaine politique (la démocratie), économique (plus de privatisations) et éducatif (aligner les enseignements sur les critères occidentaux modernes). D'aucuns ont commencé à avancer que l'Islam est, par nature, contraire à la modernité, ce contre quoi divers penseurs arabes et musulmans se sont élevés, en s'efforçant d'apporter la preuve irréfutable que l'Islam, par nature, n'est en rien contraire à la modernité, qu'il accueille cette dernière à bras ouverts et peut faire siens ses préceptes et ses valeurs.

Ce   débat présuppose que le terme de « modernité » possède une signification et une connotation bien définies, que la modernité est a-historique, que ses manifestations ne varient pas d'une civilisation à   l'autre, ou d'une époque historique à l'autre, qu'il n'y a, en somme, qu'une seule modernité. On a habituellement recours aux dictionnaires occidentaux afin de connaître la signification précise d'un terme, de savoir exactement ce qu'il recouvre ; ainsi, après avoir pris connaissance des diverses acceptions du mot et les avoir admises, totalement ou en partie, avec une assurance confondante, le problème de sa traduction est posé, et ce sans que ces définitions n'aient auparavant été vérifiées, sans que leur adéquation à la réalité, la nôtre tout autant que celle de l'Occident, n'ait été mise à l'épreuve, et sans que n'aient été étudiées les révisions que connut ce terme en Occident, ou l'histoire du phénomène auquel ce rapporte le terme en question. Le terme de « modernité » ne constitue pas une exception à la règle. Pour nombreuses que soient les définitions du concept de modernité, il existe un consensus autour du fait que la modernité est étroitement liée à la pensée des Lumières, laquelle repose sur l'idée que l'être humain est tout à la fois le centre et le maître de l'Univers, et que son intelligence est la seule chose dont il ait besoin   pour étudier la réalité, organiser la société ou distinguer le bien du   mal. Dans cette perspective, la science en vient à constituer le fondement de la pensée, la matrice du sens et des valeurs ; la technologie quant à elle, apparaît comme le mécanisme essentiel en vue d'exploiter la nature et de la restructurer au profit du bonheur de l'être humain.

Voilà   qui, aux yeux de certains, pourrait apparaître comme une définition exhaustive, ou du moins suffisante, mais il n'est que d'analyser la situation de façon plus détaillée pour s'apercevoir que la modernité ne se résume pas à l'utilisation de l'intelligence, de la science ou de la   technologie. Il faut en effet préciser que celles-ci sont utilisées tant  qu'instances neutres, ne charriant aucune valeur. C'est là une dimension cruciale de la modernité occidentale, car dans un monde dépourvu de valeurs, toutes les choses sont égales et, partant, relatives. Dans ce contexte, il s'avère difficile d'émettre un jugement,   il devient impossible de distinguer le bien du mal, la justice de l'injustice, l'essentiel du relatif, et finalement l'être humain de la nature ou de la matière. Dès lors, comment les disputes et les conflits pourraient-ils être résolus, les différences résorbées, si tous se situent au coeur même de l'existence humaine ? En l'absence de valeurs absolues, l'individu ou le groupe ethnique deviennent leur propre référence : ce qui oeuvre à leur profit est tenu pour fondamental tandis   que ce qui va à l'encontre de leurs intérêts est considéré comme néfaste. C'est ainsi qu'apparaissent la force et la volonté individuelles entendues comme le seul mécanisme apte à résorber les conflits et apporter une solution aux différences.

Telle   est la modernité du monde occidental qui l'a conduit à se percevoir, lui seul et non l'être humain ou l'humanité, comme le centre du monde et   à appréhender ce dernier comme un matériau exploitable à sa guise, en arguant de sa supériorité et de sa puissance. Voilà pourquoi l'ordre de   la modernité occidentale est en réalité un ordre impérialiste darwinien.  C'est là une définition plus vraie de la modernité qui se fonde sur sa  formation historique, et non sur sa définition lexicale, et qui permet  de faire une lecture appropriée des phénomènes modernes.

Dans   sa déclinaison moderne, l'Occident assurait qu'il incarnait une civilisation humaine (humaniste) qui plaçait l'être humain au centre de l'univers, que les sociétés occidentales se caractérisaient par une grande cohésion familiale et sociale, et que nombre d'événements négatifs – devenus depuis lors un modèle stable et un phénomène bien défini – dont tout un chacun pouvait être le témoin direct ou indirect, n'étaient que des manifestations isolées (et non des indices) qu'il fallait par conséquent tenir pour des épiphénomènes. Ainsi, les réformistes (libéraux, marxistes et musulmans) proclamaient à l'unisson qu'il fallait suivre l'Occident, c'est-à-dire adopter l'ordre de la modernité occidentale, sans qu'aucune voix ne s'élève pour s'opposer ou critiquer la modernité ; au contraire, tous chantaient les louanges de cette modernité qui, il est vrai, jouissait alors d'une image positive.

Cependant,   peu à peu, la modernité allait révéler son visage darwinien, envoyant ses armées coloniales pour tout détruire, tous nous détruire, et faire de nos pays un réservoir de matériaux divers, une source de matières premières et de main d'oeuvre bon marché, ainsi qu'un marché toujours ouvert pour l'afflux de marchandises occidentales. Dans un premier temps, les penseurs réformistes ne firent pas le rapprochement entre la modernité et l'impérialisme occidental. Ils visitaient les capitales occidentales et n'y voyaient que les illuminations et les Lumières, tandis que leurs canons décimaient nos pays, tandis que ceux qui étaient   resté au pays observaient les incendies, entendaient le fracas des bombes et respiraient l'odeur de poudre.

Un   livre d'histoire rapporte que les forces françaises, s'adressant à un Cheikh algérien, affirmèrent qu'elles étaient venues dans le seul but d'étendre la civilisation occidentale moderne à toute l'Algérie. Sa réponse ne se fit pas attendre, et fut sèche, brève et éloquente : « Mais alors, répondit-il, pourquoi avez-vous amené tant de poudre ? ». Le Cheikh, comme beaucoup après lui, avait saisi dès le départ la relation entre modernité occidentale et impérialisme. En Occident, l'époque des découvertes géographiques et de la Renaissance est également celle qui inaugure l'extermination de masse. Comme le disait le dirigeant algérien Ben Bella : « Cette idole industrielle moderne est   responsable de l'assassinat de toute une race [les Amérindiens], des habitants indigènes des deux Amériques, et de la déportation par les navires négriers d'une autre, la race noire, dont elle a réduit des millions de ses représentants en esclavage ; ce qui élève le nombre de victimes de ce processus à quelques cent millions d'êtres humains, en prenant en compte le fait que pour chaque esclave que les négriers occidentaux capturaient, ils en tuaient neuf. » Ben Bella poursuit en évoquant l'extermination des indigènes du Mexique, ainsi que des Algériens qui moururent par millions durant les nombreuses révoltes contre le colonialisme français. On pourrait ajouter à cette liste la guerre de l'opium en Chine, les famines que connut l'Inde du fait de l'application des lois occidentales sur la propriété privée, ou encore les deux guerres mondiales qui coûtèrent à l'humanité 20 millions de morts durant la première, et 50 millions durant la deuxième, sans oublier les bombes larguées à Hiroshima et Nagasaki et les victimes du goulag en URSS. Pareille situation est bien résumée par le héros de la Saison de la migration vers le nord de   Tayeb Salih : « J'entends le bruit des épées romaines à Carthage, le fracas des casques de la cavalerie d'Allenby foulant la terre de Jérusalem. Lorsque les bateaux sillonnèrent le Nil pour la première fois, ils étaient chargés de canons, et non de pain ; les voies ferrées furent tracées pour acheminer des soldats, et les écoles créées pour nous apprendre à dire "oui" dans leur langue. »

Avec   l'arrivée des armées coloniales, le monde arabe et musulman vola en éclats, et sa population fut soumise à divers types de colonialisme : colonialisme militaire pour l'Egypte, la Syrie, le Liban, le Maroc, le Soudan, l'Irak et la Lybie ; colonisation de peuplement pour l'Algérie ;   colonisation et occupation en Palestine. Le colonialisme s'assura la collaboration des forces traditionnelles et réactionnaires de la société   et s'efforça d'entraver la modernisation de ces espaces occidentalisés   en écrasant l'expérience menée par Muhammad Ali, la première expérience  de modernisation menée hors du monde occidental, pour ensuite étouffer  la révolte populaire d'Urabi en apportant l'aide de ses armées modernes  au Khédive. Il en alla ainsi jusqu'à l'instauration d'États modernes –  qui n'ont de moderne que leurs appareils répressifs et sécuritaires.  Puis le monde moderne occidental implanta au beau milieu du monde arabe,  par la force des armes, un groupe de colons qui affirmait que la  Palestine était une terre dépeuplée, et qu'ils étaient un peuple juif  qui retournait à la terre de leurs ancêtres, comme le veut la Bible.

De   nos jours, les sionistes et les Américains exigent que les institutions  de l'autorité palestinienne se modernisent, et ce en dépit du fait que  les sionistes, à l'instar des colonialistes, refusèrent toujours de  dialoguer avec les secteurs modernes de la société palestinienne, comme  les syndicats ouvriers ou les partis politiques – avant 1948, ils  allèrent jusqu'à assassiner l'un des dirigeants syndicaux palestiniens –  et préférèrent traiter avec les secteurs traditionnels, qu'ils  croyaient plus malléables et incapables de saisir la nature de  l'offensive coloniale britannico-sioniste qui était en train de se  déployer. Mais leurs attentes furent déçues, car lorsqu'ils engagèrent  le dialogue avec certains dirigeants traditionnels (sous la direction du  Cheikh Rashid Reda), les Palestiniens firent part de leur souhait de  modernisation de la société et ne virent aucun inconvénient au recours à  des capitaux et à des experts étrangers, à condition que les principes  démocratiques fussent appliqués, à savoir des élections libres – conçues  comme seule moyen de parvenir à la paix – dans lesquelles tout citoyen  aurait le droit de vote. Haïm Weizmann a très justement noté qu'il  s'agissait là d'une paix mortuaire, dans la mesure où la mise en oeuvre  des idéaux démocratiques en Palestine aurait supposé que les colons  sionistes constituent une minorité, que ceux-ci n'exercent pas de  contrôle sur le devenir des Palestiniens et renoncent à établir cet État  exclusivement juif auquel il tenaient tant et pour lequel ils pouvaient  compter sur le soutien inconditionnel de l'Occident moderne et  démocratique. À cet égard, un intellectuel israélien a pu souligner que  l'État sioniste n'est désormais plus un État démocratique mais un État  démographique, en d'autres termes à majorité juive. Aujourd'hui,  l'Occident réclame la modernisation des régimes politiques arabes et du  système éducatif islamique, mais par « modernisation » il faut ici  entendre le renoncement aux valeurs et aux structures culturelles  garantes d'une certaine cohérence, laquelle nous permet de résister aux  tentatives d'invasion militaire et culturelle. On comprend dès lors le  sens de l'expression « modernisation naturelle », utilisée par un  intellectuel pour décrire ce type de modernisation, qui décrit le  processus par lequel nous sommes conduits à accepter l'injustice à notre  encontre ainsi que l'exploitation qui nous consume et nous opprime.  Néanmoins, les effets négatifs de la modernité darwinienne ne se  cantonnent pas au seul monde arabe : ils concernent le monde entier,  l'espèce humaine dans son ensemble. Cette modernité a érigé l'idée de  progrès infini en fin ultime de l'homme, mais pareil progrès s'apparente  à un mouvement dirigé vers une fin dont on ne trouve nulle définition  dans les dictionnaires, mais dont nous savons tous en quoi elle consiste  en pratique, à savoir la soumission du monde entier au profit de  l'homme occidental. Les chiffres de la consommation sont devenus le  principal indicateur de progrès ; et notamment la consommation  d'inépuisables ressources naturelles par l'homme occidental, à tel point  que la population occidentale qui ne représente que 20% de la  population mondiale, consomme à elle seule 80% des ressources  naturelles. Au cours du siècle dernier, la population des États-Unis a  consommé davantage que l'ensemble de l'humanité tout au long de son  histoire, mais les ressources naturelles sont limitées, ce qui est à  l'origine de la crise environnementale qui va mener l'humanité à sa  perte. Une étude avance que si le modèle occidental du progrès se  généralisait, il faudrait six planètes afin d'en extraire des matières  premières, et deux pour y déverser les déchets. Tout cela signifie que  le projet occidental de modernité darwinienne est un projet impossible,  qui ne profite qu'au monde occidental et à une partie des élites au  pouvoir dans les pays du Tiers Monde. L'orgie darwinienne déclenchée par  les États-Unis en Irak signale avant tout que la classe dirigeante  nord-américaine a tiré les conséquences de cette situation, et entend  conquérir une position hégémonique sur des ressources naturelles qui se  font rares, afin de garantir la stabilité de ses indices de  consommation, ce qui est après tout la promesse centrale de la modernité  darwinienne.

À   nos yeux, il est clair que le prix, matériel et moral, que nous fait payer l'ordre de la modernité occidentale est extrêmement élevé. Intéressons nous d'abord à l'aspect matériel : certaines études utilisent l'expression de « capital naturel fixe » pour désigner les éléments de la nature qui ne peuvent être remplacés. Par ailleurs, certaines statistiques soutiennent que si l'on comptabilisait les coûts réels d'un quelconque projet industriel occidental (c'est-à-dire le profit monétaire direct auquel on soustrait la perte que constitue l'utilisation du capital naturel fixe), celui-ci s'avèrerait déficitaire ; le succès et la pérennité du projet industriel occidental ressortit au fait que l'espèce humaine dans son ensemble en a payé le prix, bien que seul l'Occident en ait tiré profit. Voilà qui explique le   coût exorbitant du progrès tant exalté par la modernité impérialiste darwinienne : l'érosion de la couche d'ozone, la contamination des océans, la désertification produite par la déforestation, les déchets nucléaires, la pollution et le réchauffement climatique.

La   modernité darwinienne n'est pas sans effet sur le tissu social et sur ses structures fondamentales. Citons à cet égard quelques uns des divers  phénomènes sociaux qui en résultent : l'érosion de la famille, le  manque de communication entre les personnes, les maladies mentales, un  sentiment d'aliénation exacerbé, la solitude et l'isolement, l'assomption de l'homme unidimensionnel, le primat des paradigmes quantitatifs et bureaucratiques, la hausse de la violence et de la délinquance (le secteur pénitentiaire connaît aux États-Unis une des croissances les plus élevées qui soient), la pornographie (les coûts matériels de sa production et moraux de sa consommation), le règne de la   marchandise (qui n'apporte rien à la connaissance de l'homme ou à l'approfondissement de sa sensibilité, et dont la production et la consommation sont, socialement, une perte de temps), le développement de   l'État et de son emprise sur les individus par l'entremise de ses appareils sécuritaires et éducatifs, l'hypertrophie du secteur du divertissement et des médias (qui envahit la vie privée et joue un rôle écrasant dans la constitution de l'imaginaire, des rêves et des aspirations de tout un chacun) dont les responsables ne sont ni élus ni tenus de rendre des comptes ; ajoutons à cela l'industrie de l'armement   et les armes de destruction massive (on estime que, pour la première fois dans l'histoire de l'humanité, on dépense plus en armement qu'en nourriture et en vêtements), la possibilité de détruire le monde en une fraction de seconde (au moyen des armes nucléaires) ou progressivement (par la pollution), et la peine profonde que tout cela occasionne pour l'homme moderne. À ce point, les effets moraux et matériels convergent,   sans qu'il soit possible de les différencier.

De   nombreux penseurs occidentaux se sont interrogés sur ce côté obscur de   la modernité darwinienne, à tel point que des formules comme « crise de  la modernité », « crise du sens » ou « crise morale » sont devenues des  lieux communs de la sociologie occidentale, signe que cette prise de  conscience s'accentue. La pensée écologiste, le refus de la mondialisation et du capitalisme sauvage, les théories de l'école de Francfort, ainsi que les nouvelles pensées centrées sur la recherche d'un développement durable et d'une mondialisation solidaire, constituent autant de postures de rejet de la modernité darwinienne et de la menace qu'elle fait peser sur la population de la planète et sur l'humanité de l'être humain. Critiquant la modernité darwinienne, Roger Garaudy, avant sa conversion à l'islam, affirmait : « Nous devons aujourd'hui livrer bataille contre le mythe occidental du progrès et de la croissance, car il s'agit d'un mythe suicidaire, mais aussi contre l'idéologie fondée sur la séparation opérée entre science et technologie   d'une part (l'organisation des moyens et la capacité), et le savoir (élaborer les fins et le sens de nos vies) d'autre part. Cette idéologie   se distingue par l'accent qu'elle met sur une individualité exacerbée qui scinde l'homme en diverses dimensions humaines. Elle a, en définitive, créé une tombe suffisamment profonde pour enterrer le monde » .

En   cela, Garaudy voit juste car la modernité occidentale a débuté en arguant qu'elle concevait l'homme comme le centre du monde et s'est close sur ces mots de Michel Foucault :

« À tous ceux qui veulent encore parler de l’homme, de son règne ou de sa libération [] on ne peut qu’opposer un rire philosophique [] [car] on peut parier que l’homme s’effacer[a] comme à la limite de la mer un visage de sable ». Le monde a débuté sans l’être humain, et s’achèvera sans lui. »1

La   promesse de la modernité occidentale était de confirmer la centralité de l'être humain au sein de l'univers, mais sa réalisation historique nous mène tous, pas à pas, à la mort de l'homme, ou, plus encore, à la mort de la nature. L'attitude adoptée à l'égard de cette modernité darwinienne dépourvue de valeurs est partie intégrante de cette révolution mondiale et de la volonté de réviser les concepts anti-humains qui subjuguent la civilisation moderne.

Il   serait ainsi plus fructueux que tous nous unissions nos forces et nous   coopérions afin de construire un projet modernisateur arabe et islamique  qui participerait d'une tentative générale de l'humanité pour dépasser  la modernité darwinienne et son vide axiologique (fondée qu'elle est sur  le conflit, la concurrence, la lutte de tous contre tous, et le  consumérisme débridé), et parvenir à une modernité humaine, qui  partirait de notre humanité commune : une modernité qui organiserait la  société de manière différente, ne concevrait pas l'homme comme une pure  matière, ne se dissocierait pas de certaines valeurs mais, au contraire,  opérerait dans leur sillage. Une modernité qui comprendrait que la  recherche du bonheur n'est pas nécessairement favorisée par  l'accumulation de richesses, l'exploitation sans frein de la nature et  de l'homme, mais bien par l'adoption de valeurs humaines, par l'adoption  des idéaux de justice, de solidarité, de compassion et d'équilibre (à  l'égard de soi-même et de la nature). Notre bien-être en dépend, ainsi  que celui de toute l'humanité.

Mais, Dieu seul sait...



1 Michel Foucault Les mots et les choses.


 

  Dr.Abdel-Wahhab El Messiri

 

Traduit par Emmanuel Delgado Hoch pour le GDT

 

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10 janvier 2011 1 10 /01 /janvier /2011 02:29
·http://fr.altermedia.info/page/86

mossad

 

 

 

Le Mossad sous le microscope

 

 


Six facteurs causant la dégradation du Mossad "israélien"


Le Mossad vit "une phase de dégradation" à l'image de celle dont souffre l'armée sioniste, surtout avec la chute des dizaines de réseaux d'espionnage au Liban en 2009 et récemment suite au scandale que l'assassinat à Dubaï de Mahmoud Al-Mabhouh, leader du mouvement de la Résistance islamique Hamas, a déclenché.

 
Une source sécuritaire française bien informée a affirmé que le Mossad vit une phase de détérioration après des décennies de devancement sur les renseignements arabes et internationaux. Néanmoins, selon cette source, ce devancement a commencé à disparaître ces dernières trente années dû aux facteurs suivants :

1- La disparition de la génération juive arabe, causée par la mort ou par la vieillesse, qui constituait un facteur crucial de suprématie du Mossad sur tous les services internationaux de renseignement. Cette catégorie avait pu s'infiltrer parmi les Arabes et parler les dialectes des habitants natifs. Ils connaissaient bien leurs rites et leurs coutumes et prétendaient parfois être des musulmans durant leur service avec le Mossad.

2- L'obligation de recruter des arabes non juifs, ce qui porte en lui même un danger important pour le Mossad en ce qui concerne la loyauté et fidélité de ses membres, du fait que les différences de religions et de nationalités jouent un rôle important dans l'infidélité des recrutés qui ont accepté de travailler pour des raisons purement financières. D'autres étaient même des doubles agents, pour le Mossad et son ennemi.

3- La modification des ennemis d'Israël durant les trois dernières décennies. Les israéliens faisaient face auparavant à des Etats connus. A présent, ce sont des mouvements de résistance cammouflés au niveau de la culture et de la politique, ce qui a rendu la mission du Mossad de plus en plus difficile et compliquée. De plus, les politiques adoptées par les mouvements de résistance leur ont apporté une grande expérience dans le travail de renseignement face aux missions du Mossad.

4- La dimunition du soutien international et notamment européen d'"Israël" après la première et la deuxième Intifada (soulèvement). Ce qui a influencé l'usage du Mossad dans ses opérations des territoires et citoyens occidentaux. Les premiers signes étant l'arrêt des assassinats en France où les ultimes liquidations reviennent à deux décennies.

5- L'évolution des services sécuritaires arabes qui se sont munis de nouvelles techniques semblables à celles usées au niveau international.

6- La faiblesse de l'armée israélienne aux yeux de ses ennemis après sa retraite du Liban en 2000, la guerre du Liban en Juillet 2006 et la guerre du Gaza l'an dernier. Ce qui a limité la mission du Mossad.

7- La grande dépendance des services sécuritaires américaines et occidentales du Mossad causant ainsi sa faiblesse.


Par Nidal HAMADE
Traduction: Malak ASSAF

 

Bladi net

 

Posté par Adriana Evangelizt

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