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26 novembre 2012 1 26 /11 /novembre /2012 21:00

 

Chrétiens et communistes dans l'histoire

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Le communisme chez les chrétiens


TABLEAU SÉLECTIF DU COMMUNISME  CHEZ LES CHRÉTIENS DE L’ÉGLISE PRIMITIVE À NOS JOURS,


par Maurice Cabana-Proulx. 

Siècles II/I  Av. J.C.

Palestine

Les communes esséniennes

Selon Flavius Josèphe et Philon, les esséniens vivaient en communautés où les biens étaient mis en commun. Influence probable sur le christianisme naissant.

 

Siècle I

Empire Romain

Christianisme primitif

Dans les Évangiles, notamment chez Luc, et dans les Actes des Apôtres il y des attaques contre la richesse et une idéalisation de la pauvreté. Dans les Actes nous retrouvons les premières communautés chrétiennes où se pratique la communauté de biens et où s’énonce une critique des riches.

 

mort 407

Constantinople

Jean Chrysostome, Archevêque

Mode de vie frugale, inimitié envers les riches, Jean Chrysostome croit que l’homme n’est que le gérant des biens que Dieu lui donne et qu’il doit voir à leur répartition.

 

Du Xe au XIIe siècle

Nord de l’Italie

Sud de la France

Les Cathares

Connus principalement pour leur ascétisme et le rejet des rites et sacrements catholiques, les cathares énoncèrent, lors du procès de Turin en 1030, une position franchement communiste : Omnen nostram possessionem cum omnibus hominibus communem habemus.

 

Né 1182-mort 1226

Italie

Fondateur  des Franciscains 1208

Saint François d'Assise prend l’habit du "poverello",  fait la promotion de la solidarité aux pauvres, dénonce l’injustice et s’oppose à toute appropriation. Il invite tous les humains à l’amour mutuel et au respect de notre mère Terre, notre sœur la lune, notre frère le soleil. Il rédige le « Cantique du frère Soleil ».Il est proclamé "le patron des écologistes.

 

Mort 1307

Italie

Dolcino

Le moine Dolcino s’oppose à la hiérarchie de l’Église et au système féodal qu’il veut remplacer par une société égalitaire. Attaqués, lui et ses partisans se défendent mais ils sont finalement défaits et Dolcino meurt sur le bûcher.

 

XIIIe

France

Frères et Sœurs de l’Esprit libre

Les partisans d’Amalric de Chartres rejettent la famille et la propriété privée.

 

XIVe

Angleterre

John Wyclif et les Lollards

Connus surtout comme mouvement précurseur de la Réforme, les Lollards préconisaient le retour de la société à son état naturel, caractérisée par l’innocence et l’absence de la propriété privée et du pouvoir temporel.

 

1381

Angleterre

La révolte paysanne de Wat Tyler

Révolte populaire dont le but avoué est d’instaurer une société égalitaire. Sous l’habile leadership de l’artisan Tyler, ce mouvement a pour idéologue le prêtre John Ball. Ce dernier prêche que la division de la société en classes sociales, riches et pauvres, n’était pas dans les desseins de Dieu puisqu’il ne l’a pas instituée lors de la Création.

 

 

XIXe

Bohême

Les hussites Adamites

Dans la révolte que suscita l’exécution de Jean Hus en 1415, le mouvement taborite des classes dirigeantes tchèques est débordé par un mouvement populaire plus radical qui veut revenir aux conditions de vie du premier homme. Ces Adamites s’opposent à la propriété privée, le mariage et la  famille.

 

 

1525

Allemagne

La révolte des paysans

Le prêtre Münzer se sépare de Luther et se met à la tête de la révolte des paysans dans le but d’instaurer le Royaume de Dieu sur la terre.

 

XVIe

Europe

Anabaptistes

Münzer incarne l’une seule des nombreuses manifestations de l’anabaptisme qui se démarqua de la Réforme. Presque tous les anabaptismes préconisaient un communisme chrétien.

 

1516

Angleterre

Thomas More Utopia

Dans cet ouvrage, Thomas More prône la tolérance et la discipline au service de la liberté à travers un monde imaginaire et merveilleux, représentation du monde idéal de l'auteur. Source :  Wikipedia

 

1623

Italie/France

Tomaso Campanella Cité du soleil

La cité du soleil décrit une utopie socialisante beaucoup plus radicale que celle de Thomas More Dans ce monde idéal, tout est mis en commun. Source : Wikipedia

 

1534

 

Le Paradoxa de Franck

L’ancien prêtre Sebastian Franck publie son Paradoxa dans lequel il dit que la propriété est contre la nature et contre la loi de la création.

 

1647-1653

Angleterre

Le pieux Cromwell débordé à sa gauche

Lutte de pouvoir entre Charles I et le Parlement, la « Révolution » de Cromwell  avait quand même une forte saveur religieuse, la liberté des cultes contestataires étant en jeu. Les Levellers  et encore plus les Diggers jugent que les ambitions politiques et religieuses du Lord Protector sont insuffisantes et ils militent en faveur d’une société démocratique et égalitaire.

 

 

1666

Angleterre

George Fox et les Quakers

En 1666, le Quaker Robert Barclay publie son Apologie de la véritable théologie chrétienne ainsi qu'elle est soutenue et prêchée par le Peuple, appelé par mépris, les Trembleurs. Quoique rarement associés à une remise en question de la propriété privée, les Quakers sont fortement égalitaires. Aux Etats-Unis, ils seront dans l’avant-garde de la lutte contre l’esclavage. Les Quakers Cornélius et Bellers critiqueront le capitalisme  à la faveur de projets de coopération. Bellers influencera le socialiste Owen.

 

XVIIIe

France

Testament du Curé Meslier

Ce testament philosophique fait de lui un précurseur des Lumières de tout premier plan. Il y est le premier à professer un athéisme sans concession tandis qu'il développe avant la lettre un matérialisme rigoureux et il pose en précurseur les bases d'une philosophie anarchiste, ainsi qu'une conception communiste de la société. Source : Wikipedia

 

1756

Paraguay/Brésil

Bataille de Caybate – Destruction des réductions

Longtemps protégés dans les réductions de Jésuites, lesquels voulaient les soustraire à l’esclavage, les Indiens Guaranis sont écrasés par les forces combinés des Portugais et des Espagnols. 

 

1776

France

Abbé Mably De la législation ou Principe des lois

Historien et économiste français qui a dénoncé la propriété privée comme cause d'injustice et d'oisiveté.

 

1793

Angleterre

Godwin publie son Essai sur la justice politique

Cet ancien pasteur calviniste entreprend en 1793 une carrière littéraire qui lui fera, au nom de la raison, remettre en question l’État et le capitalisme.

 

1793

France

Curé Jacques Roux chez les Enragés

Ce révolutionnaire trouvait la bourgeoisie conquérante pire que la noblesse déchue.

 

1832

France

Buchez et le Mouvement social

Le catholique Buchez s’en prend à la religion  qui …laisse les privilégiés jouir du superflu pendant qu’elle prêche les rigueurs de la pénitence aux malheureux qui manquent de pain.

 

1905

Etats-Unis

Père Hagerty et les Wobblies

Le prêtre catholique Thomas J. Hagerty est parmi les membres fondateurs du mouvement anarcho-syndicaliste Industrial Workers of the World et il est le rédacteur de plusieurs de leurs documents.

 

Années 1920

Europe

International League of Religious Socialists

Association qui compte aujourd'hui des groupes dans plusieurs pays.

 

1960

Angleterre

Christian Socialist Movement

Fondé par Donald Soper. Le chef Travailliste John Smith en était membre.

 

 

1966

Colombie

Camilo Torres

Le prêtre Camilo Torres, qui avait rejoint la guérilla, meurt au combat

 

1971

Pérou

Gustavo Gutierrez

Gutierrez publie à Lima sa Teología de la liberación qui offre une interprétation de l’Évangile influencée par la théorie marxiste.

 

1980

El Salvador

Oscar Romero

L’archevêque Romero, partisan des pauvres et critique de la junte militaire, est assassiné pendant qu’il célèbre la messe..

 

 

1985

Brésil

Dom Helder Camara

Dom Helder Camara, archevêque d’Olinda et Recife, qui a toujours résolument pris le parti des pauvres et des opprimés (Si je donne de la nourriture aux pauvres, on me traite de saint. Si je demande pourquoi les pauvres n’ont pas de nourriture, on me traite de communiste.) est démis de ses fonctions par Jean Paul II.

 Tribune libre unitarienne vol.2, no.1, 2006 

 

 

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Sur ce site,

 

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samedi 10 novembre 2012

L'Eglise est dans la rue

L'Eglise est dans la rue, là où ne sont pas les honneurs, l'argent. Et le Christ marche parmi nous.

Théodore Monod. Pèlerin du désert, La table ronde, p. 54

 

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21 novembre 2012 3 21 /11 /novembre /2012 00:17

 

Le funambule des pierres
par Gabriel mardi 20 novembre 2012 -

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 180 mètres de gaz, en dessous le Verdon qui chante et bouillonne dans sa gorge, les doigts collés à la paroi, la bien nommée : « Les Spécialistes » un direct 8 c, à mains nues en solo intégral Patrick, Le corps pas plus lourd que celui d’une hirondelle, danse avec la roche. 


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Chaque déplacement, positionnement forment les notes qui tracent son opéra vertical. Il est seul, avec pour unique assurance sa passion pour la grimpe. Ici, une légère fissure sur sa droite, il y glisse sa prise et suspendu dans le vide, la vie au bout des doigts, de l’autre main il gratte dans son sac de magnésie. Le bras tendu, La paume gauche en appui sur la roche, ses pieds se positionnent à l’équerre de son corps et, d’un léger coup de reins associé à un pivot du torse, il progresse d’une cinquantaine de centimètres.

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Il y a 1 année - 29 minutes

VIDEO. Mort de Patrick Edlinger à 52 ans : l'escalade perd son pionnier

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       Arrivé sur une très étroite et invisible corniche, le corps plaqué contre ce mur de pierre, au contact du calcaire il fait une halte touristique en promenant son regard rieur sur le chemin parcouru. Le vent qui danse dans ses cheveux lui murmure à l’oreille son air de liberté. Bien que connaissant la chanson de ce compagnon de falaise, Patrick l’écoute avec intérêt et se laisse encore quelques minutes avant de reprendre son ascension. Echange de pied, croisement de main et le voilà hissé au sommet de son art.

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       Depuis maintenant plus de vingt années, Patrick Edlinger a fait découvrir au monde l’escalade à mains nues. Plus qu’un sport, un mode de vie. Parcourant le globe dans son minibus à la recherche des parois les plus difficiles, il a défié l’équilibre et l’apesanteur. Sa passion est devenue celle de milliers de personnes qui, par cette pratique, sont revenues aux sources de la nature et à son contact ont redécouvert la véracité et la beauté de certaines choses oubliées au bénéfice d’inutiles postures ou d’éphémères possessions.

       Ce petit texte pour t’exprimer notre gratitude, maintenant que tu nous as quitté, de nous avoir fait découvrir au travers de ta passion partagée qu’il n’y a pas plus grande liberté que celle d’aller au bout de ses rêves. La vie est une histoire de priorités, dés l’enfance tu as fixé les tiennes et tu as tout fait pour vivre selon elles donc, je ne vois pas de meilleure façon de te dire merci que d’aller grimper.

 

 

      Chapeau bas et salut l’artiste, je ne me fais aucun souci pour toi, car je ne vois pas qui pourrait t’empêcher de grimper jusqu’au Paradis.


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http://www.agoravox.fr/tribune-libre/article/le-funambule-des-pierres-126110

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16 novembre 2012 5 16 /11 /novembre /2012 03:05
RELIGIONS ET CROYANCES
SIONISME ET CHRISTIANISME

 

Oscar Fortin
Jeudi 15 Novembre 2012

 

SIONISME ET CHRISTIANISME
 
NOTE :  Ce sujet a été traité par de nombreux auteurs dont je transmettrai les points qui m'apparaissent les plus significatifs. J’ai choisi d’en faire des « copier-coller », avec tous les liens, pour les définitions et les divers courants de pensée. Je me réserverai la conclusion qui dira ce que j’en pense personnellement. À la toute fin, je mettrai en lien une vidéo magnifique, montrant juifs, musulmans et chrétiens, s’opposant au sionisme.
 
 
Le sionisme est une idéologie politique nationaliste prônant l'existence d'un centre spirituel, territorial ou étatique peuplé par les Juifs en Eretz Israël  : Terre d'Israël. À la naissance du mouvement, fin du xixe siècle, ce territoire correspondait à la Palestine ottomane puis après la Première Guerre mondiale à la Palestine mandataire. Sur un plan idéologique et institutionnel, le sionisme entend œuvrer à redonner aux Juifs un statut perdu depuis l'annexion du Royaume d'Israël à l'Empire romain, à savoir celui d'un peuple regroupé au sein d'un même État.
 
 
Le sionisme chrétien est le nom donné à la croyance d'un certain nombre de chrétiens, en particulier des protestants fondamentalistes, que la création de l'État d'Israël en 1948 est en accord avec les prophéties bibliques, et prépare ainsi le retour de Jésus sur Terre comme Christ triomphant de l'Apocalypse. 
 
Les chrétiens sionistes considèrent comme un commandement divin d'aimer et soutenir le peuple juif élu par Dieu et l'État d'Israël. Le sionisme chrétien rassemble différents groupes, généralement fondamentalistes, croyant que la judaïsation de la Palestine historique, couvrant l'actuel État d'Israël et les territoires palestiniens, est une obligation divine qui ramènera Jésus sur terre, le fera définitivement reconnaître comme Messie et assurera le triomphe de Dieu sur les forces du mal à l'issue de l'apocalypse.
 
Le sionisme chrétien s'est progressivement développé aux États-Unis où il est devenu une composante de la droite évangélique et bénéficie de la bienveillance du mouvement néoconservateur1.
 
 
L’État juif de l'antiquité, après la destruction du Temple et la dispersion du peuple par l’Empire romain suite aux révoltes de l'an 70 et de l'an 135, a été détruit par Dieu, en punition des péchés du peuple hébreu. De ce fait pour l’Eglise, seul le Messie de Dieu, lors de son second avènement, pourra rétablir le royaume d’Israël et les juifs sur leur terre.
Ainsi, l’Eglise conteste, pour des raisons théologiques, l'idée d'un État juif, tel qu’il fut constitué selon les modalités de sa création par les sionistes, c'est-à-dire par les hommes et non par la volonté divine. Ceci explique pourquoi Saint-Pie X, dès 1904, déclarait fermement à Theodor Herzl, père fondateur de l’idéologie sioniste : « Nous ne pourrons pas empêcher les Juifs d’aller à Jérusalem, mais nous ne pourrons jamais les y encourager. Le sol de Jérusalem n’a pas toujours été sacré, mais il a été sanctifié par la vie de Jésus. Les Juifs n’ont pas reconnu Notre Seigneur et nous ne pourrons donc pas reconnaître le peuple juif. Non possumus. » [Nous ne pouvons pas (accepter)] (Saint Pie X, 25 janvier 1904, Cité du Vatican).
Cette position fut ensuite reprise et réaffirmée par Benoît XV, qui souligna de façon extrêmement explicite : « Les Juifs n'ont aucun droit de souveraineté sur la terre sainte. » (Note en marge de la déclaration de Balfour 1917).
De même, dans une allocution du Consistoire le 10 mars 1919, Benoît XV exprima clairement son anxiété au sujet du plan qui devait créer en Palestine une situation privilégiée en faveur des juifs et « livrer » les monuments chrétiens à des non-chrétiens – le 13 juin 1921, il s’alarmait du fait que « les Juifs ne viennent à se trouver en Palestine en position de prépondérance et de privilège.»
 
 
Dans le contexte de la déclaration de Balfour (1917) par laquelle Londres envisageait favorablement l’établissement en Palestine d’un foyer national pour le peuple juif, le Patriarche latin de Jérusalem, Mgr Barlassina, se rendit à Rome (1922) où il y fit une conférence très remarquée dans laquelle il disait ceci :
 
« ... L'intention du Sionisme est la conquête de la Palestine. En vue d'en arriver à leurs fins, les Sionistes recourront à n'importe quel moyen. Protégés par les autorités britanniques, ils sont, en réalité, les maîtres de la Palestine, faisant les lois, et imposant leur volonté à toute la population. Les catholiques, les musulmans, et même les israélites orthodoxes sont soumis à des vexations innombrables. ... Ils ont à leur disposition de grandes sommes d'argent envoyées par les organisations sionistes... principalement par celles des États-Unis et de Grande-Bretagne. Avec cet argent, ils achètent les terres des pauvres musulmans ruinés par la guerre ; ils fondent des écoles et parfois corrompent la conscience morale.... Comme des rapports fondés le prouvent, l'intention des Sionistes est d'exproprier peu à peu les Arabes et les chrétiens... Pour accroître le nombre de leurs coreligionnaires, ils organisent l'immigration vers la Palestine de juifs russes, presque tous bolcheviques. Non moins fatale est l'oeuvre d'immoralité des Sionistes ; depuis qu'ils sont devenus les maîtres de la Palestine, elle s'est terriblement répandue dans cette terre, baignée par le sang de Jésus-Christ. Des maisons closes se sont ouvertes à Jérusalem, Haïfa, Nazareth... des femmes de mauvaise vie pullulent partout, et de honteuses maladies se répandent. Aujourd'hui, quelle est la condition des catholiques en Palestine ? Subversivement, mais systématiquement, les sionistes les accablent de toutes les vexations possibles. »
 
Civilta Cattolica, vol. 2, 1922, pp. 461-462.
 
En 2008, des évêques, pasteurs et patriarches ont condamné de façon solennelle le sionisme. http://humanisme.blogspot.ca/search?q=sionisme
 
Nouveau Testament et peuple d’Israël
 
Rm 11 25 Frères, je veux vous faire connaître le plan secret de Dieu, afin que vous ne vous preniez pas pour des sages : une partie du peuple d'Israël restera incapable de comprendre jusqu'à ce que l'ensemble des autres peuples soit parvenu au salut.
 
Eph 3 5 Dans les temps passés, ce secret n'a pas été communiqué aux humains, mais Dieu l'a révélé maintenant par son Esprit à ses saints apôtres et prophètes.
 
Eph 3 6 Voici ce secret : par le moyen de la Bonne Nouvelle, les non-Juifs sont destinés à recevoir avec les Juifs les biens que Dieu réserve à son peuple, ils sont membres du même corps et bénéficient eux aussi de la promesse que Dieu a faite en Jésus-Christ.
 
Col 1 27 Car Dieu a voulu leur faire connaître ce plan secret, si riche et si magnifique, élaboré en faveur de tous les peuples. Et voici ce secret : le Christ est en vous et il vous donne l'assurance que vous aurez part à la gloire de Dieu.
 
1Tm 3 16 Oui, incontestablement, il est grand le secret dévoilé dans notre foi !
Le Christ,
apparu comme un être humain,
a été révélé juste par l'Esprit Saint
et contemplé par les anges.
Annoncé parmi les nations,
cru par beaucoup dans le monde,
il a été élevé à la gloire céleste.
 
Act. 17, 33-34 « Or voici que, fermant les yeux sur les temps de l'ignorance, Dieu fait maintenant savoir aux hommes d'avoir tous et partout à se repentir, parce qu'il a fixé un jour pour juger l'univers avec justice, par un homme qu'il y a destiné, offrant à tous une garantie en le ressuscitant des morts. »
 
CONCLUSION
 
Il ne fait aucun doute que le sionisme est une idéologie, fondée sur la race du peuple juif et une soi-disant promesse de Dieu lui donnant en exclusivité tous les droits sur la terre de la Palestine et la gouvernance du monde. Une idéologie à ne pas confondre avec le judaïsme dont plusieurs en font la condamnation.
 
Comme nous l’avons vu, la promesse de Dieu, selon le Nouveau Testament s’étend à tous les peuples de la terre et l’élu de Dieu pour gouverner le monde est Jésus de Nazareth qui se manifestera de nouveau à la fin des temps.
 

Si les prises de position de Pie X et celles de Benoît XV (à ne pas confondre avec Benoît XVI) ne prêtaient à aucune confusion quant au rejet du sionisme, celles de Jean-Paul II se font plus complaisantes  alors que Benoît XVI entretien plutôt l’ambiguïté.
 
 
 
Justement, dans le Prions en Église,  du 4 novembre 2012,  mis à la disposition de tous les pratiquants, il y a  une intention de prière, plutôt ambiguë, en faveur du peuple d’Israël:
 
« Pour le peuple d’Israël, héritier de la première Alliance ; afin qu’il demeure fidèle à sa vocation dans l’histoire du salut et qu’il connaisse la paix, prions le Seigneur. »
 
Cette intention de prière, proclamée dans toutes les églises catholiques, est d’autant plus problématique qu’elle se réalise à un moment où l’État sioniste d’Israël est au cœur des principaux conflits au Moyen-Orient et qu’il ne cesse de gruger sur le territoire palestinien. On prie pour qu’il connaisse la paix, alors qu’il ne cesse d’agresser les populations palestiniennes.
 
Cette intention de prière ne fait aucune distinction entre sionisme et judaïsme, pas plus qu’elle ne met en relief l’exigence de la paix pour tous les peuples. En somme, une intention de prière plutôt complaisante à l’endroit de l’État sioniste d’Israël, présenté comme victime de l’agression des autres peuples et toujours porteur d’une mission historique. Une intention de prière plutôt complaisante à l'endroit du sionisme.

Oscar Fortin
Québec, le 13 novembre 2012
http://www.alterinfo.net/SIONISME-ET-CHRISTIANISME_a83587.html
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15 novembre 2012 4 15 /11 /novembre /2012 00:00

 

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Le golfe Persique : entre histoire millénaire et conflits actuels
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Le golfe Persique :
entre histoire millénaire
et conflits actuels

par Sarah Mirdâmâdi

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1) Le golfe Persique : entre histoire millénaire et conflits actuels

Le Golfe Persique (khalidje fârs en persan) a une riche histoire datant de plus de cinq millénaires. Carrefour commercial et lieu d’échange permanent entre Orient et Occident, il est devenu, à la suite de la découverte des premiers gisements de pétrole il y a à peine plus d’un siècle, une zone stratégique au centre de tensions et d’enjeux économiques et géopolitiques sans précédent au niveau régional et international. Plus récemment, le nom même de ce golfe a été l’objet d’une importante controverse ayant entraîné des réactions en chaîne et des tensions politiques entre certains pays arabes et pro arabes l’ayant rebaptisé « Golfe Arabique » ou plus simplement « le Golfe », et les Iraniens faisant valoir la dimension historique irréfutable de l’appellation de « Golfe Persique ».

Cette étendue maritime s’étend sur une surface d’environ 233 000 km². Sa limite occidentale est marquée par le Shatt el-Arab ou « Arvand Roud » en persan, et par le détroit d’Ormoz et le Golfe d’Oman à l’est. Le Golfe Persique borde les côtes de l’Iran, de l’Irak, de l’Arabie Saoudite, de Bahreïn, du Koweït, des Emirats Arabes Unis ainsi que du Qatar. Il mesure environ 1000 km de long et 200 à 350 km de large, avec une profondeur moyenne d’environ 50 m, la profondeur maximale ne dépassant pas 100 mètres. Il est en partie alimenté par divers fleuves iraniens et irakiens, ainsi que par les eaux de l’Océan indien poussées par les courants et pénétrant dans le Golfe par le détroit d’Ormuz.


Historique

Le Golfe Persique a été sous l’influence de nombreuses cultures antiques dont les cultures sumérienne, babylonienne et perse. Les premières traces de civilisation datent de plus de cinq millénaires, lors de l’émergence du royaume de Sumer dans la basse Mésopotamie antique (Sud de l’Irak actuel) puis, au 3e millénaire av. J.-C., du royaume d’Elam situé en bordure du Golfe Persique, au sud-ouest de l’Iran actuel. La conquête du royaume de Babylone par les Perses au VIe siècle av. J.-C. et l’extension considérable de l’empire achéménide qu’elle entraîna consacra l’influence perse dans la zone. Cette prédominance fut ensuite maintenue par les Séleucides, les Parthes et les Sassanides, qui étendirent l’influence perse sur les régions côtières arabes de l’ouest, notamment au travers de nombreux flux de migrations perses. Ceci participa notamment au renforcement des échanges et des liens entre les côtes est et ouest du Golfe Persique.

Cependant, le Golfe Persique semble ainsi avoir été le cœur d’importants échanges commerciaux dès l’époque des Assyriens et des Babyloniens. Après avoir connu un certain déclin sous l’Empire romain, notamment du fait de l’importance accrue de la Mer Rouge, il acquit de nouveau une importance commerciale durant le règne des Sassanides, ainsi que sous le califat Abbaside de Bagdad, au milieu du VIIIe siècle. Ainsi, le port de Sirâf en Iran fut l’une des principales plaques tournantes commerciales régionales aux IXe et Xe siècle. Si la chute du califat abbaside et l’influence mongole qui se développa dans la zone au XIIIe siècle marquèrent un certain déclin de la zone, et une réduction considérable du volume des échanges, une certaine « renaissance commerciale » eut lieu à partir du XVIe siècle, avec la hausse de la demande européenne pour les produits d’orient – notamment les épices – et l’extension considérable de l’influence du Portugal dans la zone. Celle-ci qui se traduisit notamment par le contrôle de nombreux ports dont plusieurs situés au sud de l’Iran, des îles de Qeshm et d’Ormuz – où l’on peut d’ailleurs encore visiter les ruines des citadelles portugaises d’antan – ainsi que, sur la côte Ouest, le contrôle de Bahreïn, Mascate, et du Qatar actuels. Leur domination fut par la suite remise en cause par les Safavides sur la côte est, et quelque peu fragilisée par le développement de l’influence ottomane sur la côte ouest à la suite de la conquête de l’Irak, qui ne parvint pas pour autant à s’emparer des places fortes portugaises de la zone. Aux XVIIIe et XIXe siècles, sous prétexte d’endiguer le développement de la piraterie dans la zone, l’Angleterre parvint à asseoir sa domination sur la majorité des places commerciales de la zone ainsi qu’à contrôler l’exportation des marchandises de ses colonies vers l’Europe. Au début du XXe siècle, elle renforça sa présence notamment en s’assurant une véritable mainmise sur l’exploitation des gisements pétroliers, récemment découverts dans la zone [1], au travers de l’Anglo-Iranian Oil Company, convertissant le Golfe Persique en un enjeu géostratégique sans précédent. D’autres gisements furent ensuite découverts du côté ouest, et leur exploitation connut une croissance exponentielle après la Seconde Guerre mondiale, ces derniers étant pour la majorité contrôlés par les Etats-Unis. L’influence anglaise connut une fin brutale en Iran avec la tentative, avortée, de nationalisation de l’industrie pétrolière par Mossadegh, même si elle fut maintenue au sein de nombreux Etats bordant la zone, notamment les Emirats Arabes Unis actuels, le Koweït, Oman ou encore le Qatar.

Ressources naturelles et enjeux stratégiques
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Œuvres naturelles réalisées à partir de sable et de pierres à l’occasion d’un festival artistique environnemental sur le Golfe Persique

De par sa position stratégique et ses nombreuses ressources naturelles, la région fut constamment au centre d’enjeux et de conflits d’intérêts divers. Dès le 3e millénaire avant J.-C., outre son rôle de lieu de transit des marchandises, tout un commerce s’organisa autour de la vente des perles présentes dans les eaux du Golfe Persique, qui concentre sans doute les lits d’huîtres perlières les plus anciens de l’humanité. A titre d’anecdote, le plus ancien collier de perles ou « collier de Suse » jamais retrouvé aurait ainsi appartenu à une reine de la Perse Antique et daterait d’environ 2400 ans. Ce fut néanmoins la découverte des premiers gisements de pétrole qui provoqua une véritable révolution économique et commerciale dans la zone, et conféra au Golfe Persique l’importance stratégique majeure dont il jouit aujourd’hui. Outre Al-Safaniya, le plus grand champ pétrolier du monde, cette zone détient également d’importantes réserves de gaz.

En outre, le Golfe Persique recèle une faune et une flore très riches, notamment de nombreux récifs de coraux et des huîtres. Cependant, ces dernières ont considérablement été endommagées par l’exploitation excessive du pétrole ainsi que par les récentes guerres ayant affecté la région, que ce soit la guerre Iran-Irak (1980-1988) ou, plus récemment, la deuxième guerre du Golfe (1990-1991), ou encore l’invasion américaine en Irak en 2003.

En 1985, un Conseil de Coopération du Golfe a été créé à Abu Dhabi, sous la pression des Etats-Unis, et dont les membres sont composés de six pays arabes de la zone. Outre son objectif de maintenir une certaine stabilité économique et politique dans la zone, le but ultime de cet organisme, qui était de créer un marché commun dans la zone, a été atteint en janvier 2008 avec la mise en place du Marché Commun du Golfe. Plus officieusement, cette structure vise également à contrer l’influence iranienne dans la région et avait également pour but, avant sa chute, de limiter celle du régime baasiste de Saddam.

Golfe Persique ou Golfe Arabique ? Les raisons d’un conflit

L’influence perse millénaire dans la région a conduit depuis des siècles l’ensemble des géographes, historiens, archéologues et voyageurs de tous horizons à qualifier de « Persique » cette étendue maritime, comme l’attestent les documents historiques et cartographiques des époques passées. Si des documents historiques datant de l’époque achéménide évoquant un « Golfe Persique » n’ont pas été retrouvés, ce nom semble avoir été d’usage dès cette époque. Certains récits consacrés à la narration des voyages de Pythagore évoquent également que le roi achéménide Darius Ier aurait nommé l’ensemble de cette étendue maritime la « Mer de Pars ».

Si, comme nous l’avons évoqué, l’appellation de « Golfe Persique » fit l’objet d’un vaste consensus durant des siècles, dans les années 1960, l’émergence du panarabisme et le renforcement des rivalités arabo-persanes ont incité certains pays arabes, notamment l’Arabie Saoudite et les pays situés en bordure du Golfe Persique, avec le soutien de la Grande-Bretagne, à adopter le terme de « Golfe Arabique » pour désigner cette zone. Cette tendance fut renforcée et encouragée par l’anti-iranisme de l’Occident à la suite de la Révolution islamique, ainsi que pour des motivations économiques et diplomatiques. A titre d’exemple, dans les questions de politique régionale et liées au pétrole, l’usage de l’expression « Golfe Arabique » a eu tendance à se répandre dans certains milieux officiels pro-arabes et occidentaux. Si le Bureau des Etats-Unis pour le nommage géographique (United States Board on Geographic Names) a officiellement consacré l’usage de « Golfe Persique » en 1917, l’évolution de la conjoncture internationale et certains intérêts stratégiques ont parfois rendu cet emploi flexible : ainsi, au cours des dernières décennies, les autorités américaines ont autorisé l’emploi de « Golfe Arabique » lors de la réalisation de transaction avec certains Etats arabes pétroliers, tout en proscrivant l’utilisation de l’expression de « Golfe Persique » aux Emirats Arabes Unis, après que ces derniers aient officiellement revendiqué l’appellation de « Golfe Arabique ».

Cependant, ce fut l’emploi par la National Geographic Society de l’expression « Golfe Arabique », inscrite entre parenthèses comme version alternative sous « Golfe Persique », dans la nouvelle édition de son Atlas géographique mondial en 2004 qui déclencha véritablement l’ire des Iraniens, qui se manifesta notamment par la création de nombreux sites internet et de pétitions en ligne. Ces protestations conduisirent également le gouvernement iranien à prohiber la diffusion des publications de la Société dans le pays jusqu’à la publication, à la fin de l’année 2004, d’une note de mise à jour de l’Atlas spécifiant qu’ « historiquement et plus communément connu sous le nom de Golfe Persique, cette étendue d’eau est appelée par certains « Golfe Arabique« .

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Carte de H.Bunting, 1620, Hanovre
Carte extraite de l’ouvrage Description du Golfe Persique par des Cartes Historiques, Bonyâd-e Irân shenâsi, 2007.

A la suite de cette affaire, un numéro de la revue The Economist ayant évoqué le Golfe Persique sous le simple qualificatif de « Golfe » dans l’une de ses cartes, fut également interdit de distribution en Iran. Suite à cette affaire, le gouvernement iranien a également mis en place un comité technique chargé d’examiner les conditions permettant d’interdire l’importation de marchandises diverses, – notamment des vêtements sur lesquels figure une carte de la région -, portant l’inscription de « Golfe Arabique », en Iran.

Faisant l’objet de nombreuses controverses et pétitions, l’affaire a été portée au niveau des Nations Unies qui, lors de sa 33e session en 2006, a confirmé l’appellation de « Golfe Persique » comme étant la seule appellation officielle acceptée pour cette zone et employée par l’ensemble des membres des Nations-Unies. Cette décision fut notamment appuyée par de nombreux documents historiques et cartes anciennes : ainsi, les cartes des historiens de la Grèce antique évoquent le « Limen Persikos », les Latins le nommant quant à eux le « Sinus Persicus ». Durant les premiers siècles de l’Islam, les plus éminentes figures intellectuelles de cette période tels que Aboureyhân Birouni, Massoudi, Balkhi, Khwârizmi… font tous référence au « Golfe du Fars », ou encore à la « Mer du Fars » (al-Bahr al-Farsi) ou « de Pars » pour désigner le Golfe Persique actuel. En outre, selon plusieurs documents historiques, il semble que l’expression de « Golfe Arabique » servait auparavant à désigner la mer Rouge actuelle. On retrouve notamment cet emploi dans les écrits d’Hécatée de Milet, historien grec du Ve siècle av. J.-C., ainsi que dans l’un des écrits d’Hérodote qui évoque la mer rouge en parlant du « Golfe Arabique ». D’un point de vue historique, l’appellation de Golfe Arabique ferait donc référence à une toute autre zone que celle qu’elle prétend actuellement désigner.

Le conflit n’est pas éteint pour autant, les deux expressions continuant à être utilisées abondamment de façon informelle. La majorité des pays arabes emploient ainsi l’expression « Golfe Arabique » et certains, tel que les Emirats Arabes Unis, ont même été jusqu’à interdire l’emploi de « Golfe Persique ». De nombreuses propositions de noms alternatifs ont été évoquées, comme celles de « Golfe Arabo-persique » ou tout simplement de « Golfe » qui ont été cependant loin de faire l’unanimité, particulièrement du côté iranien, qui a vu dans la dernière expression une tentative à peine déguisée, conduisant peu à peu à l’abandon du nom historique du lieu. Le « Golfe islamique » n’a également pas été retenu.

Dans le but de faire valoir les droits du nom historique du site, de nombreuses publications de cartes ou croquis anciens de grands géographes ou réalisés par des voyageurs plus ou moins connus, sur lesquelles figurent le nom de « Golfe Persique » et ses dérivations issues de différents musées, instituts géographiques, archives historiques et ouvrages anciens ont été édités en Iran au cours des dernières années. Le plus connu demeure l’ouvrage magistral intitulé Description du Golfe Persique dans les cartes historiques [2] publié en 2007 par l’Institut d’Iranologie et rassemblant de nombreuses cartes historiques d’Orient et d’Occident qui, outre leur dimension esthétique, révèlent les racines historiques indéniables de cette appellation.

 

2) Du « Sinus Persicus » au « golfe Persique »

Représentation occidentale du golfe Persique de l’Antiquité au XVIIIe siècle

L’Atlas historique du Golfe Persique a été publié en novembre 2006 en Belgique par l’édition Brepols, dans la prestigieuse collection de « Terrarum Orbis ». Cet atlas est le résultat d’une collaboration fructueuse entre l’Ecole pratique des Hautes études de Paris, l’Université de Téhéran et le Centre de documentation du ministère iranien des Affaires étrangères, dans un projet de recherche scientifique et académique qui a duré deux ans. La publication d’un atlas de cartes historiques du Golfe Persique se justifie par de nombreux motifs. La raison principale, pour les auteurs, était qu’un tel travail n’avait jamais été entrepris dans une démarche savante, malgré le grand intérêt que les historiens et les géographes ont toujours éprouvé pour cette région du monde.

L’Atlas historique du Golfe Persique contient des reproductions d’une centaine de cartes occidentales ayant contribué de manière significative à l’évolution de la cartographie du Golfe Persique aux XVIe , XVIIe et début du XVIIIe siècle.

La cartographie occidentale du Golfe Persique révèle une vérité historique importante : depuis l’antiquité gréco-romaine, cette région maritime a toujours été connue par sa nomination d’origine : le « Sinus Persicus » des Latins qui devient le « Golfe Persique » dans les langues modernes européennes.

Les Grecs

Bien qu’Hérodote n’en fasse pas mention, le Golfe Persique était sans doute connu des Grecs depuis le VIe siècle avant J.-C., principalement grâce au périple de Scylax [1] sur ordre de Darius Ier. Mais c’est l’expédition de Néarque [2], depuis les bouches de l’Indus jusqu’à l’Euphrate, qui fit véritablement entrer le Golfe Persique dans la connaissance grecque à la fin du IVe siècle. Aux IIIe et IIe siècles, Eratosthène [3] construisit par raisonnement la première carte du monde à l’échelle, en distribuant selon un réseau de méridiens et de parallèles les données empiriques recueillies auprès des voyageurs grecs. Le Golfe Persique jouait un rôle important dans cette structuration mentale de l’œcoumène fondée sur la symétrie, car il était placé sur le même méridien que la mer Caspienne considérée par les Grecs comme un golfe de l’Océan extérieur et non pas comme une mer fermée.

Les Romains

Les conditions politiques et économiques dominant au temps de l’empire romain ne furent pas favorables à la collecte de données très précises et à la formation d’un tableau beaucoup plus détaillé sur le Golfe Persique. Rome n’atteignit l’Euphrate que de façon exceptionnelle. Le commerce romain avec l’Orient passait davantage par la mer Rouge. La découverte et l’usage de la mousson, à une date indéterminée entre le Ier avant et le Ier siècle après J.-C., favorisèrent des liaisons directes entre l’Egypte et l’Inde. On retrouve donc essentiellement, chez les auteurs latins, les données recueillies par Néarque. Pour les Latins, le Golfe Persique était, tout comme la mer d’Oman, une division de l’Océan indien. Dans la représentation cartographique des Romains, après une entrée qui ressemble à un cou, le Golfe Persique se développe en prenant la forme d’une tête humaine ; la mesure de sa circonférence est indiquée dans les cartes dessinées à l’époque. Les alluvions du Tigre et de l’Euphrate ont provoqué, dans ces cartes, une avancée du littoral : les îles les mieux connues sont celles d’Icare (île de Faylakah, en face des côtes du Koweït) et de Tylos (Bahreïn) ; les huîtres perlières et le corail abondent. Cette richesse en marchandises précieuses est accompagnée d’une profusion de légendes merveilleuses : les régions voisines sont aussi celles où habitent des êtres étranges. Des monstres marins, baleines et serpents de mers, des îles dangereuses ou fantastiques complètent le tableau dressé par l’imaginaire romain.

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Carte réalisée par Yodows Hondius et Petrus Bertius, Amsterdam, 1616

Dans toutes ces descriptions, en conséquence d’une erreur remontant à Néarque, le Sinus Persicus (Golfe Persique) n’apparaît guère distinct de la mer Erythrée (mer Rouge, en grec), expression qui peut désigner aussi bien la mer Rouge que l’ensemble de l’Océan indien. D’autre part, durant le haut Moyen آge, la mare Rubrum (mer Rouge, en latin), du fait de la couleur qui la caractérisait, avait un contenu de réalité beaucoup plus riche que celui de Sinus Persicus (Golfe Persique), dont le nom renvoyait au peuple perse qui habitait ses rivages.

Le Moyen Âge

Nombre de textes médiévaux reproduisent la même structure d’ensemble des régions allant de l’Egypte à l’Inde. La mer Rouge (c’est-à-dire l’Océan indien, pour les géographes européens de l’époque) y est divisée en deux golfes : Mare Rubrum (la mer Rouge) qui sépare l’Egypte de l’Arabie, et le Golfe Persique qui sépare l’Arabie de l’ensemble formé par la Mésopotamie, la Susiane (Suse), la Perse, et la contrée de Carmanie (Kermân). En réalité, les cartes médiévales les plus anciennes, par delà leurs différences formelles, montrent la persistance des conceptions antiques dans la pensée des cartographes du Moyen آge. C’est la raison pour laquelle l’alignement Caspienne/Golfe Persique de la carte antique d’Eratosthène se repère sur beaucoup de cartes médiévales.

Au XVIe siècle : la cartographie portugaise du Golfe Persique

La cartographie occidentale du XVIe siècle est fortement influencée par les explorations d’une petite nation de marins qui est devenue, à l’époque, un acteur important de manière assez inattendue : le Portugal. Bien que d’autres voyageurs européens, et principalement italiens, aient exploré certaines régions d’Asie à la fin du Moyen آge, ce sont les expéditions portugaises qui ont transformé l’image de l’Eurasie et de l’Afrique de manière si radicale que, rapidement, celle-ci a fini par s’approcher de ce qu’elle est aujourd’hui.

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                                                                                                                                                                      Carte de Gerardus Mercator, Duisbourg, 1578

L’un des tournants les plus significatifs dans le processus d’apprentissage cartographique orchestré par les Portugais a eu lieu en 1502, lorsque la carte « Cantino » a été dessinée à Lisbonne. En réalité, cette carte était une copie illégale d’un document secret appartenant au bureau royal des affaires étrangères de la couronne portugaise.

En ce qui concerne le Golfe Persique, la carte « Cantino » est intéressante car elle montre le peu d’informations dont disposaient les Portugais sur cette région avant d’y accoster finalement eux-mêmes. Au début, les Portugais n’ont pas trouvé de cartes arabes ou perses du Golfe Persique, et ils ont donc dû s’en remettre à l’ancien modèle ptoléméen. Les voyageurs portugais avaient entendu parler des fabuleuses richesses de Hormuz, mais ils n’ont atteint le Golfe d’Oman et l’entrée du Golfe Persique qu’en 1507, quand Alfonso de Albuquerque4 a gagné la région pour la première fois. L’occupation portugaise d’Hormuz était considérée comme une étape essentielle vers le contrôle total du commerce du Moyen-Orient qui passait par la mer Rouge et le Golfe Persique.

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Carte d’Abraham Ortelius, Anvers, 1577

Les voyages et les expéditions militaires des Portugais dans le Golfe Persique ont eu un impact important sur la cartographie du Golfe Persique. Jusqu’à la fin du XVIe siècle, les Portugais étaient les seuls marins occidentaux qui naviguaient dans les eaux du Golfe Persique. Il est important de mentionner que les cartographes portugais ont continué à travailler sur de nouvelles cartes du Golfe Persique à la fin du XVIe siècle et pendant tout le XVIIe siècle. Mais les innovations les plus importantes du XVIIe siècle concernent la cartographie néerlandaise.

Au XVIIe siècle : la cartographie néerlandaise du Golfe Persique

Les Pays-Bas sont devenus le centre de la cartographie européenne, bien avant que les navires néerlandais aient accosté en Orient. Des cartographes éminents tels que Gerardus Mercator [4] et Abraham Ortelius [5] étaient originaires des ports commerciaux de Louvain et Anvers. Or, Anvers entretenait des relations anciennes avec le Portugal. Les relations étaient particulièrement solides parce que les Pays-Bas faisaient partie des territoires des Habsbourg et étaient donc liés politiquement à la péninsule Ibérique. Mercator, qui est principalement connu pour être l’inventeur de l’atlas moderne, a conçu plusieurs globes et cartes pour Charles Quint. A la même époque, cet empereur, qui était également le roi d’Espagne, a subventionné le travail de ce cartographe néerlandais.

Dans leur connaissance de l’Asie, les cartographes flamands et hollandais, tout comme les autres cartographes européens, dépendaient des Portugais qui étaient les premiers européens à obtenir des informations directes sur le terrain. Cet état de fait a persisté durant plusieurs décennies, pendant lesquelles les marchants flamands et hollandais achetaient les produits asiatiques presque exclusivement à Lisbonne et laissaient aux Portugais un monopole incontesté sur l’Océan indien. Cependant, le port d’Amsterdam était alors en train de devenir le nouveau centre du commerce européen et la cartographie fit bientôt son apparition dans cette ville prospère.

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                                                                                                                                                                                      Carte de Guillaume de L’isle, Paris, 1742

La Compagnie hollandaise des Indes orientales a été fondée en 1602. Les fonctionnaires hollandais qui voyageaient sur les navires de la Compagnie dessinaient de plus en plus de cartes. Toutefois, les données sur le Golfe Persique étaient encore presque exclusivement d’origine portugaise. Cela ne devait changer que dans les années 1640. En 1622, face à l’assaut des troupes perses, les Portugais subirent une défaite et perdirent le contrôle de l’île perse d’Hormuz. L’année suivante, la Compagnie hollandaise des Indes orientales établit un comptoir à Ispahan, capitale des Safavides, et conclut un traité commercial avec l’empereur perse Shah Abbas Ier. Les décennies suivantes sont marquées par des contacts croissants entre la Perse et les Pays-Bas. Les relations se sont détériorées en 1637 et la Compagnie hollandaise des Indes orientales a adopté une stratégie agressive à partir de 1645, imposant un blocus sur Bandar Abbas et bombardant la forteresse des Safavides sur l’île de Qeshm.

La cartographie néerlandaise du Golfe Persique a ainsi subi, au milieu du XVIIe siècle, un changement fondamental. Alors que cette activité se résumait à ses débuts à la reproduction de cartes portugaises et italiennes, elle est devenue une pratique de plus en plus innovante centrée sur le regroupement méthodique des données sur le terrain par les capitaines et les topographes.

Malgré beaucoup de hauts et de bas, le commerce et la navigation néerlandais dans le Golfe Persique ont prospéré durant le XVIIe siècle, soutenus par plusieurs missions diplomatiques réussies auprès des souverains safavides. Le commerce des Pays-Bas avec la Perse safavide n’a décliné que lors de la dernière décennie du XVIIe siècle, et ce, du fait de la crise économique générale en Perse : l’invasion afghane et la crise de la dynastie safavide en 1722 ont fini par dégrader les relations, même si les Afghans n’ont pris Bandar Abbas qu’en 1727. La Compagnie hollandaise des Indes orientales a néanmoins ouvert en 1738 un nouveau comptoir à Bushehr, et un autre en 1752 sur l’île de Kharg. Mais les Néerlandais ont dû quitter la région en 1758. Globalement, les relations entre les Pays-Bas et la Perse sont demeurées tendues pendant la plus grande partie du XVIIIe siècle.

Aux XVIIe et XVIIe siècles : la cartographie française du Golfe Persique

La France a été le premier pays à essayer de défier la domination hollandaise sur le champ de la cartographie maritime au XVIIe siècle. La cartographie des territoires d’outre-mer et des océans devenait ainsi une priorité dans le processus de la centralisation mené par Louis XIV et son ministre Colbert.

Il est cependant important de noter que la cartographie française était aussi profondément enracinée dans des traditions étrangères que celles des autres nations. En 1666, Louis XIV fonda l’Académie royale des sciences, l’équivalent français de la Royal Society anglaise. Dans la même année fut créé le corps mixte, militaire et civil, des Ingénieurs du Roi. Les cartes produites par les Ingénieurs du Roi furent publiées en 1693 dans Le Neptune Français. Le dépouillement visuel et la grande clarté et lisibilité en étaient les caractéristiques importantes. Il est intéressant de savoir que Le Neptune Français fut publié la même année à Amsterdam en trois langues différentes (français, néerlandais et anglais). Le projet avait visiblement un grand potentiel commercial.

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Carte de Pieter Van der Keere, Amsterdam, 1610

En ce qui concerne le Golfe Persique, il paraît que l’impact réel de ces développements de la cartographie française sur les cartes du Golfe Persique n’est pas tout à fait clair. En effet, la présence française dans le Golfe Persique fut fragile pendant cette période historique. Contrairement aux Portugais et aux Hollandais, les Français ne réussirent jamais à imposer une présence commerciale ou militaire permanente dans cette région. Même les contacts diplomatiques avec la Perse ne permirent jamais aux Français d’obtenir une présence importante dans la région du Golfe Persique. La première initiative diplomatique sérieuse fut prise sous le règne de Shah Abbas II, dans les années 1660. Les ambassadeurs français à Ispahan informèrent Colbert des possibilités commerciales et politiques qui s’offraient alors en Perse. Louis XIV envoya alors une ambassade en Perse, et en 1665, Shah Abbas II fit sortir un ordre concédant à la Compagnie française des Indes orientales le privilège d’ouvrir un comptoir à Bandar Abbas. Ce ne fut cependant qu’en 1669 qu’une petite flotte de trois vaisseaux français arriva à Bandar Abbas. L’un d’eux fit escale au comptoir français, tandis que les deux autres avancèrent jusqu’à Bassora.

Bien que Shah Abbas II rénova les privilèges en 1671, la Compagnie française ne fit pas de progrès sur le terrain car elle se débattait avec de sérieux problèmes financiers. Peu après, le comptoir de Bandar Abbas était abandonné. Par ailleurs, la dynastie safavide était sur le point de succomber, et sa politique commerciale décadente empêcha l’établissement de relations commerciales permanentes entre la France et la Perse jusqu’à la fin du XVIIIe siècle. Il faut cependant noter que depuis le milieu du siècle les cartes françaises du Golfe Persique s’améliorèrent de façon très considérable même si les navigations étaient occasionnelles dans la région. Ceci s’explique peut-être par une sensibilité cartographique croissante en France, plutôt que par une remontée de l’activité navale sur le terrain.

 

1) Le golfe Persique : entre histoire millénaire et conflits actuels par Sarah Mirdâmâdi pour la Revue de Téhéran

Notes

[1] Le premier gisement pétrolier fut découvert à Soleymanieh en 1908.

2) Du « Sinus Persicus » au « golfe Persique » par Babak Ershadi pour la Revue de Téhéran

Notes

[1] Scylax (VIe siècle av. J.-C.), navigateur et géographe grec, originaire du Caire. Engagé par Darius Ier, il explora les côtes du golfe Persique et de la mer Erythrée (la mer Rouge).

[2] Néarque (IVe siècle av. J.-C.), navigateur grec et lieutenant d’Alexandre, originaire de Crète. Ayant reçu le commandement de la flotte d’Alexandre, il descendit l’Indus avec l’armée, puis il entreprit une exploration des côtes de la mer Erythrée (la mer Rouge) et du golfe Persique jusqu’à l’embouchure de l’Euphrate.

[3] Ratosthène (v. 276-v. 194 av. J.-C.), mathématicien, astronome, géographe et poète grec qui mesura la circonférence de la Terre avec une surprenante précision en déterminant astronomiquement la différence de latitude entre les cités de Syène (aujourd’hui Assouan) et d’Alexandrie, en Égypte.

[4] Mercator, Gerardus (1512-1594), qui fut géographe, cartographe et mathématicien flamand. En 1568, il conçut et réalisa un système de projection de cartes qui porte maintenant son nom. Dans ce système, des lignes parallèles représentent les méridiens, et les parallèles sont des lignes droites qui coupent les méridiens à angle droit. Très utilisée en navigation, la projection de Mercator permet de tracer une route en ligne droite entre deux points sur la carte et de la suivre sans modifier la direction de la boussole.

[5] Ortelius, Abraham (1527-1598), cartographe et géographe flamand qui produisit le premier atlas moderne, intitulé Theatrum Orbis Terrarum (1570). Cet atlas contenait 70 cartes, qui constituaient la plus grande collection de l’époque. Elles représentaient ce qui se faisait de mieux à l’époque, même si beaucoup de ces cartes étaient des copies et que certaines contenaient des erreurs.

 

http://euro-synergies.hautetfort.com/archive/2012/11/11/le-golfe-persique-entre-histoire-millenaire-et-conflits-actu.html

 

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14 novembre 2012 3 14 /11 /novembre /2012 01:39

 


 

                          http://laplote.blogs.courrierinternational.com/

 

 

 

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Merci à vous pour votre fidélité, de tout coeur !

 

Votre eva R-sistons

 

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Osons un monde solidaire... de coopération et de paix ! (eva)

 

 

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8 novembre 2012 4 08 /11 /novembre /2012 10:33

 

 

Spécial Chine
J'ai failli être créatrice de mode §,
alors je vibre toujours en voyant des belles choses..
Coup de coeur pour la mode chinoise, stylée,
que je partage avec vous.
eva R-sistons 
Voir ici :
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yiqing yin Quand Yiqing Yin senvole
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(Regardez bien les manches de la robe
et en-dessous aussi, note d'eva)
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"Le cheveu afro: un cheveu exceptionnel"

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"Quelques modèles de coiffures afros?"

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"Quelques créations de mode (+Forme)"

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" Quelques créations de chaussures originales"

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"Quelques créateurs de mode d'origine chinoise?"
Ma Ke
 “J’aime l’inutile, et je pense lui donner une valeur, qui ne réside pas dans l’objet lui-même mais dans l’utilisation qui en est faite, dans la personne qui l’utilise” se plait à dire la créatrice. Sa marque "Exception" est distribuée dans 60 points de vente en Chine, elle crée des costumes de scène, reçoit une multitude de prix, sa carrière s’envole. Trois axes principaux définissent son travail : La Nature, L’Homme et Le Temps. “Je veux rechercher l’essentiel de l’esprit humain au travers de ma création inutile”… 
Son ouvrage “Point One” recense cet univers étrange et attirant.
 Ma Ke est seulement découverte en France où elle présente ses collections sous forme de performances et où elle n’a pas encore ouvert de boutique.
Composés essentiellement de matériaux brutes évoquant le monde agraire (étoffes brutes, toiles de jute, lins, coton) ses vêtements présentent un aspect froissé, grossier, terreux. Principalement beige, gris souris, marron, les tissus sont troués et rapiécés, comme venus d’un autre âge. Les plis, le gonflement des étoffes figent les silhouettes dans un amas de matière qui évoque la lourdeur de la pierre et fixe les modèles dans le sol, dans la terre comme des Bing Ma Yong oubliés à travers les âges.
Les couleurs sont toujours terreuses mais les silhouettes s’avèrent plus fines, plus dynamiques et donc plus urbaines.
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Qui êtes-vous ?


Ma photo

Je m’appelle Audrey, J’ai suivi des études en Arts appliqués, en mode et en couture. Ces trois disciplines sont mes centres d’intérêts professionnels. Je suis spécialisé dans le design de mode et je me sers de ce blog «  Réserve d’inspirations » pour, comme son nom l’indique, mettre en réserve divers créations originaux qui m’intéresse et m’inspire à créer, innover dans le design de mode. Cependant je m’intéresse particulièrement à la mode éthique et ethnique : « Une mode soucieuse de l’environnement, des conditions économique et social de l’Homme ainsi que de la sauvegarde des traditions ».
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Extraits
de ce site :
http://reservedinspirations.blogspot.fr/2012/03/quelques-createurs-de-mode-dorigine.html
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mode-chine.jpgLa mode sur un autre site : http://taijiqigong.over-blog.com/article-la-chine-en-couleur-le-noir-65049043.html.
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C O M M E N T A I R E S :  I C I

 

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4 novembre 2012 7 04 /11 /novembre /2012 15:55

 

 

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« 85% des victimes de l’islamophobie
sont des femmes »

A l'occasion du lancement de la campagne contre l’islamophobie,

Marwan Muhammad, porte parole du CCIF

a répondu  aux questions d'OummaTV.

 

http://oummatv.tv/14643/85-victimes-de-lislamophobie-femmes?utm_source=Oumma+Media&utm_campaign=2f6f9f17d4-RSS_EMAIL_CAMPAIGN&utm_medium=email

 

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4 novembre 2012 7 04 /11 /novembre /2012 15:44

 

Jeudi 1 novembre 2012

 

Tout le monde a entendu parler

de l 'Ouragan San dy

 qui a fait d’énormes ravages à New York 

 

 

Chaque fois qu’un tel épisode intervient,

 le réchauffement climatique

 et le dérèglement du climat qui en découle

sont mis en avant

par les journalistes.

Les experts quand à eux

ne sont pas toujours d’accord,

même si ils emploient des termes plus nuancés

 

 

Du coup, j’ai eu envie de créer

 une carte du monde

des catastrophes naturelles

et des aléas

pour voir s’il y en avait de plus en plus

 et où ces événements dramatiques avaient principalement lieu

 

 

carte-du-monde-des-catastrophes-naturelles-sur-google.JPG Carte des catastrophes naturelles à travers le monde depuis 2008

Sources : Web

 

 

On été retenus les ouragans, typhons,

 tempêtes tropicales, inondations, séismes,

canicules, vagues de froid et autres tsunami

ayant fait de gros dégâts et des victimes

 


La lecture de la carte nous apprend ainsi

que les catastrophes sont plutôt localisées :


Ainsi, le Canada, le Nord de l’Europe

et l’Afrique de l’Ouest

 sont visiblement plus attractifs

que l’est des Etats Unis, la Chine ou le Japon ;)

 

Ces constatations sont d'ailleurs confirmées

par les cartes d'aléas réalisées par les spécialistes

 

Mais pourquoi à certains endroits plutôt que d'autres ?

Et bien pour les séismes et les tsunamis,

c'st assez simple puisqu'ils se produisent

au niveau de la rencontre des plaques tectoniques

 

Des courants marins comme El Nino

expliquent également certaines canicules ou épisodes de froid

 

carte_risques-et-aleas-naturels-monde.jpg Carte des aléas à travers le monde

Source : documentation française

 


Ensuite, c’est assez surprenant

et reste à confirmer

mais le climat se déchaîne plutôt

 en début et fin d’année,

pour se calmer entre mai et septembre

 

Pour affiner cette impression,

j'ai déniché un site qui rencense

sur une carte

les catastrophes naturelles en temps réel,

on verra bien si ça se calme en milieu d'année 2013 !

 

 

carte-catastrophes-naturelles-en-temps-reel.JPGCarte des catastrophes en temps réelle, au 31/10/12 à 21h45

Source : RSOE EDIS

 

 

Quelques mots sur la méthode :

Est considérée comme une catastrophe naturelle

un événement connu des médias

et ayant occasionné plus de 10 morts,

et des dégâts matériels supérieurs à 10 millions d'euros

Une exception : le volcan islandais en 2011,

qui a été retenu en raison des conséquences

énormes sur l'économie de son éruption

 

.http://www.souvenirs-de-vacances.com/

 

http://www.souvenirs-de-vacances.com/article-carte-des-catastrophes-naturelles-dans-le-monde-entre-2008-et-2012-111965103.html

 

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19 octobre 2012 5 19 /10 /octobre /2012 00:24

 

ÉLECTIONS AMÉRICAINES – 2012 – LES VRAIS ENJEUX !

http://www.alterinfo.net/ELECTIONS-AMERICAINES-2012-LES-VRAIS-ENJEUX-_a82584.html


Obama réussira-t-il à conserver son poste de thuriféraire au sommet du crétinisme parlementaire; ou alors, Mitt Romney le multimillionnaire, parviendra-t-il à mobiliser suffisamment de lumpen-prolétaires urbains et de petits «gentlemen farmers» du Middle West; à embrigader suffisamment de «preachers» du Middle Bible et d’évêques catholiques de la côte Est; à recruter assez de militants du KKK du Middle South...
  
Robert Bibeau
Jeudi 18 Octobre 2012


ÉLECTIONS AMÉRICAINES – 2012 – LES VRAIS ENJEUX !


Obama ou Romney ?

Obama réussira-t-il à conserver son poste de thuriféraire au sommet du crétinisme parlementaire; ou alors, Mitt Romney le multimillionnaire, parviendra-t-il à mobiliser suffisamment de lumpen-prolétaires urbains et de petits «gentlemen farmers» du Middle West; à embrigader suffisamment de «preachers» du Middle Bible et d’évêques catholiques de la côte Est; à recruter assez de militants du KKK du Middle South et tout autant de petits bourgeois désœuvrés de la côte Ouest; à enguirlander assez de retraités de la Floride pour décrocher la palme et le privilège de les grever d’impôts tous ces péquenots, au profit des milliardaires planqués qui refusent de « payer à même leurs profits » ?

Nonobstant le premier ou le deuxième débat télévisé, celui qui vous dira qu’il le sait déjà vous mentira (1). L’impérialisme américain est désemparé et il se cherche un cheval de Troie à faire avaler à la mouvance américaine des petites gens de souche étatsuniennes prêt à dilapider leurs économies pour le salut de la patrie et de la « race des titans » qui ont dominé la planète depuis cent ans.

WASP – le peuple élu ?

La présente élection présidentielle se situe juste au moment charnière entre la descente aux enfers de cet empire décadent et la lente montée en puissance de son concurrent – « chinois » diront les exégètes de l’église du Saint-nom de Mormon, prête à lancer le peuple américain à la conquête de terres étrangères, usurpées à l’hégémonie du peuple élu. En effet, les WASP étatsuniens laissent braire les sionistes-israéliens mais ils n’en pensent pas moins que ce sont eux les white anglo-saxon protestants qui constituent le peuple élu selon la doxa américaine de la nouvelle frontière et du destin manifeste.

Qu’est-ce que Mitt Romney pourrait proposer en soutien à cette destinée ? Rien, lui-même a placé ses deniers dans les pays d’Asie, paradis des profits, et il a déjà oublié les employés de la Silicone Vallée congédiés. Et que pourrait répliquer Obama le nègre de service chargé de mystifier les bureaucrates syndicaux et les bobos désemparés ? Rien, sinon qu’il leur paiera des indemnités de congédiement consistants. On ne fait pas pousser la plus-value et les profits indus dans un désert de prolétaires.

C’est exactement la conjoncture dans laquelle s’inscrit la présente élection présidentielle américaine. L’un des deux pugilats sortira vainqueur de l’affrontement et de la lutte qui s’ensuivra. Pourquoi ? Parce qu’il ne reste plus aucune marge de manœuvre pour la petite et la moyenne bourgeoisie ni pour le grand capital monopoliste. Et les traditionnels soporifiques ecclésiastiques, religieux, terroristes, libertaires, pseudo gauche républicaine laïc et opportuniste ne parviennent plus à faire taire la grogne populaire.

Un peuple contrit ensevelit sous un déluge de drogue et de prostitution !

La République des États-Unis d’Amérique est au bord de l’effondrement. Une population de 310 millions d’habitants dont possiblement dix millions d’immigrants, illégaux, non enregistrés officiellement, errant de ci de là à la recherche de petits emplois et de la Terre promise qui n’existe pas. Des dizaines de millions de pauvres (13% de la population) sans services sociaux, sans services de santé, sans médicaments – affamés – vivant itinérant d’une poubelle à une ben de vidange. Ils n’ont plus rien à attendre, comme les déshérités des pays émergents, sauf qu’aux USA ils vivent à l’ombre des buildings rutilants et des promos du prochain « soap télévisé » exhibant les éphémères bêtes de cirques de l’Occident décadent.

Sur les avenues et les boulevards des milliers de meurtriers, «pushers» ou drogués en manque de leur dose de la journée, côtoient des millions de petits criminels « sans foi ni loi » emprisonnés puis relâchés en pleine mégalopole sur le point d’éclater, frayant avec des milliers de mafieux dangereux, sans aucun sentiment d’appartenance si ce n’est à leur famille de manigance – tondant allègrement des millions d’indigents ou de simples passants – alors que des tenanciers de tripots, de casinos, de maisons closes exploitent des centaines de milliers de filles – chaires damnées – lui laissant croire un instant qu’il est un bon amant.

L’Amérique c’est aussi quarante millions de noirs, presque 14% des effectifs, ségrégués de façon larvée, communauté vivant en bidonville au centre-ville qui forment avec les prisonniers latinos et ceux des premières nations autochtones, quatre-vingt pourcent du contingent des prisons (2,5 millions d’incarcérés). Même si les amérindiens ne représentent que quatre millions d’individus (1,3% de la population) ils constituent 8% des pauvres de la nation.

Les agriculteurs – gentlemen farmer du middle West – surendettés, travaillant jour et nuit pour Mosento et Gargill et pour rembourser leurs créanciers. Les journalistes désœuvrés, disposés à se prostituer, ne trouvent aucun marché ou s’exhiber. Les artistes-désenchantés sont pour la plupart paumés, sauf quelques réchappés qui concentrent entre leurs mains tous les revenus du milieu des initiés. Comme leurs banquiers ils doivent vivre en cercle fermée sous haute protection personnelle derrière des enceintes grillagées. Ces dégénérés étalent sur les pages glacées des magazines et sur les réseaux sociaux leur vie déglinguée à des adolescents que la société civile a abandonnée à leur destiné. La petite-bourgeoise totalement assujettie et pourtant si mal lotie – aliénée elle cogite de nouveaux paradigmes et autres flagorneries avant de s’écarter de la scène, décrédibilisée.

Le pays est en faillite

La République des États-Unis d’Amérique est au bord de la faillite. 20 000 milliards de dollars de dette souveraine, 120% du PIB national (16 trillons $), dont près de 5 000 milliards sont détenus par des étrangers (mille cent milliards par la Chine seulement). Chaque mois la FED émet 40 milliards de dollars de « monkey money » inflationniste pour acheter les obligations gouvernementales au rendement si serré (1,6%) et au risque si élevé que personne ne souhaite en acheter. Les États-Unis flouent ainsi leurs amis et créanciers détenteurs de milliers de milliards de billets dépréciés.

Les « hedge fund » et les capitalistes financiers investissent de moins en moins en Amérique, ils préfèrent expatriés leurs capitaux – 380 milliards de dollars en 2011 – pour spéculer sur les marchés boursiers de Hong-Kong et de Tokyo, et créer des emplois dans différentes néo-colonies spoliées. Au même instant les ploutocrates agitent le drapeau étoilé pour exciter les employés congédiés et lancer ces éclopés à la chasse aux immigrés accusés de « voler des jobs » déjà expirés (2).

En 2011 la fédération américaine a enregistré une croissance de 1,7% de son PIB et le déficit de sa balance de paiement a été de 558 milliards $ (3,1% du PIB) conséquence d’un déficit commercial exorbitant et récurrent (3). Le taux de chômage officiel frise les 8% et le taux réel frôle les 15%. Le salaire minimum varie d’un État à un autre, il voisine partout 7-8 dollars l’heure (5-6 euros), soit un revenu hebdomadaire brut de 320 $ pour 40 heures. Ce salaire de misère n’assure même pas la reproduction élargie de la force de travail ouvrière, aussi, faut-il s’étonner que la plupart des employés pauvres détiennent un second emploi pour joindre les deux bouts. Oubliez la société de consommation, en Amérique les esclaves salariés travaillent – courent au travail et dorment pour se préparer au travail.

Le déficit budgétaire américain astronomique était de 1,500 milliards $ en 2011, soit 52,8% des recettes fiscales et 9,8% du PIB. Pour combler ce déficit et retrouver l’équilibre budgétaire il faudrait hausser les impôts de 64% (4). Les deux factions de capitalistes monopolistes en lutte pour le contrôle de l’appareil d’État ne parviendront jamais à s’entendre sur cette solution économiquement nécessaire mais politiquement suicidaire. Ils se chamailleront donc pendant des années et provoqueront ainsi les conditions de l’insurrection – à savoir l’incapacité pour la bourgeoise de gouverner.

Lors de la crise financière des « subprimes hypothécaires pyramidales », où 2000 milliards $ de capitaux spéculatifs se sont volatilisés en quelques semaines, pas moins de trois millions de propriétés ont été saisies, leurs occupants expulsés de leur foyer et jeté sur le pavé. Depuis, nombre de familles étatsuniennes vivent sous la tente dans les parcs et les jardins des cités ou encore ils squattent les gymnases des écoles et des lycées. Dans nombre de villes en faillite les services municipaux sont suspendus et des quartiers entiers sont délaissés, retournés à la friche péri-urbaine et leurs habitants abandonnés à eux-mêmes. Depuis quelques années des investisseurs chinois, utilisent leurs dollars pour acquérir de l’immobilier à vil prix et ainsi se débarrassé de cette monnaie de Monopoly (35,9% des réserves de changes de la Chine impérialiste) (5).

Dans plusieurs entreprises, des organismes parapublics et des services municipaux les prestations de retraite ne sont plus versées en entier, elles ont été réduites par les « hedge funds » grevés par de mauvais rendements spéculatifs. Bientôt, 78 millions de baby-boomers ex-employés découvriront qu’il n’y a pas assez dans leurs caisses de retraités.

Les États-Unis, ce pays de folies, consacrent plus de trois milliards $ chaque année pour les soins aux canins et autres «pets» urbains, en comparaison de restrictions constantes des aides gouvernementales destinées aux enfants déshérités. Les gens qui fréquentent les comptoirs alimentaires et les friperies vestimentaires se comptent par millions – se sont parfois des travailleurs qui ont un emploi si mal rémunéré qu’ils doivent compter sur la charité pour se réchapper.

Cocaïne, héroïne, crack et drogues variées envahissent les lycées et les rues éventrées des cités. Pour approvisionner ce marché florissant pas de soucis la CIA a chassé depuis longtemps ses concurrents d’Afghanistan et détient maintenant le monopole des approvisionnements. Les FARC colombiennes étant présentement en pourparlers de « capitulation nationale » dans quelques temps les canaux d’approvisionnement en cocaïne seront entièrement rétablis.

Répression des pauvres et des malandrins

Plutôt que d’assister les pauvres et les malandrins l’Amérique préfère les réprimés. Il y a proportionnellement plus de prisonniers aux États-Unis que dans tout autre pays. Obama (Romney en ferait tout autant) coupe les programmes sociaux et dope les budgets de l’armée. La « charia » étatsunienne va comme suit : « Pauvres et SDF vous n’aurez pas un denier et si vous tentez d’en dérober nous allons vous emprisonnez ». Combien de temps cette « fatwa » contre des millions d’indignés pourra-t-elle durée ? Personne ne le sait mais les dépenses de sécurité augmentent proportionnellement à la propagation de la pauvreté. Même Warren Buffet, ce milliardaire éclairé, admet que cette folie ne pourra pas durer.

Constables des cités, shérifs des comptés, policiers des états et officiers fédéraux, FBI, CIA, NSS, militaires de la réserve et de la Garde nationale, gardes côtes, soldat de l’armée régulière et agents de sécurité privé, il y aurait seize palliés de répression pour maintenir le couvercle sur le chaudron de l’insurrection et pourtant on a l’impression que l’autoclave social risque à tout moment d’exploser. Le budget étatsunien de la « défense » était de 698 milliards $ en 2010 et de 711 milliards $ en 2011 (41% des dépenses militaires mondiales) afin de maintenir 770 bases militaires à l’étranger si bien que les onze porte-avions de la flotte d’agression ne seront jamais remplacés car l’État américain n’en n’a pas les moyens. L’armée régulière compte 1,38 millions de soldats et officiers en service actif, et les troupes de réserve en comptent 2,3 million, tous prêts au sacrifice suprême pour protéger leur pays d’Al Qaida et du terrorisme. Le paradoxe c’est que l’individu qu’ils devront demain exécuté sera le père, le frère ou le confrère affamé, indigné et révolté. Le gouvernement des capitalistes financiers pourra-t-il compter sur la loyauté de ces militaires compromis par la misère (6) ?

Pour qui voter ?

La marge de manœuvre est étroite pour la petite bourgeoisie marchande d’illusion et de fausses solutions de gauche comme de droite. Ainsi, ces temps-ci les évêques catholiques font montés leurs ouailles aux créneaux afin de contester le nouveau programme d’assurance santé avantageant quelque peu les ci-devant employés. C’est que l’un des plus gros employeurs du pays – l’église catholique romaine des États-Unis – devra payer les primes d’assurance maladie de ses dizaines de milliers de commis, une dépense sociale qui grugera les profits de cette vénérable institution charitable. Pour l’heure les mosquées et les synagogues n’ont pas emboitées le pas aux capitalistes en soutane.

Si l’Amérique des ouvriers ne s’est pas encore soulevé face à tant d’ignominie c’est que depuis le McCarthysme des années cinquante et la guerre froide des années soixante le prolétariat américain, bridé de chaînes dorées, a été abandonné, sans direction, totalement désorienté, soumis au lavage de cerveau des bureaucrates syndicaux affairistes, associés à la pègre et au monde interlope, trahit par les gauchistes et les révisionnistes, abasourdis par la propagande du maelström médiatique propriété des milliardaires que cette trêve sociale satisfaisait pleinement. Il en va aujourd’hui tout autrement (7).

N’en déplaise aux cassandres Tiers-mondistes, tenants de la thèse des ruraux révolutionnaires des pays pauvres, encerclant les villes d’Occident choyées et dépravées, la grande insurrection mondiale ne viendra pas des pays capitalistes émergents ni des néo-colonies asservies mais des pays impérialistes d’Occident en déclin, au premier chef des ouvriers américains paupérisés. Dans ce contexte l’élection américaine opposant la faction républicaine à la faction démocrate des capitalistes financiers de Wall Street n’est qu’une anecdote dans cette guerre d’empoigne à laquelle les ouvriers ne sont pas conviés. En attendant que les ouvriers se préparent, leur heure viendra, mais pas au bout d’un coupon de votation.


(1) http://www.centpapiers.com/elections-usa-obama-versus-romney-le-premier-debat-donne-romney-largement-vainqueur-videos-2/108070
(2) Vincent Gouysse. (2012). 2011-2012 : Reprise de la crise ! http://www.marxisme.fr/reprise_de_la_crise.htm
(3) Vincent Gouysse (2012). 2011-2012 : Reprise de la crise ! Page 100-105. http://www.marxisme.fr/reprise_de_la_crise.htm
(4) http://lexpansion.lexpress.fr/economie/etats-unis-vers-un-deficit-budgetaire-record-en-2011_247745.html Laurence Kotlikoff et Scott Burns, Bloomberg. Gulf News. 10.08.2012 En une année, la dette des États-Unis n'a augmenté que de onze trillions. http://gulfnews.com/business/opinion/us-debt-just-grew-by-11tr-1.1060182
(5) Vincent Gouysse (2012). 2011-2012 : Reprise de la crise ! Page 110-118. http://www.marxisme.fr/reprise_de_la_crise.htm
(6) http://fr.wikipedia.org/wiki/Forces_arm%C3%A9es_des_%C3%89tats-Unis
(7) http://www.youtube.com/watch?v=gf6-JW-x6-g http://www.marxisme.fr/analyses_actualite_internationale.htm#24
http://colereenamerique.radio-canada.ca/#2-plan-de-relance

 

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8 octobre 2012 1 08 /10 /octobre /2012 01:37

 

 

 

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Journaliste, écrivain,

blogueuse d'investigation

sous le pseudo eva R-sistons


 

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Le courage de la Vérité,

le courage de l'impertinence,

le courage de la dissidence.

 

 

Humaniste, libre penseuse à contre-courant,

non alignée sur la Pensée Unique Officielle mensongère,

femme de paix et de communion, croyante en Dieu,

citoyenne du monde opposée à la mondialisation,

souverainiste de gauche et pour la préservation de la nature.

Une passion : La vie - et les vivants !

 

 

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