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6 mars 2012 2 06 /03 /mars /2012 21:59
http://www.sovileg.fr/images/sovilegdef/HALLAL.jpg

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Clarifications au sujet du concept du hallal en Islam

Le hallal ne se vend pas, il se pratique comme conduite individuelle. Le hallal relève de la conception que le musulman se forge à partir de sa propre lecture des textes et de son identité individuelle. Consommer hallal relève donc, de la morale individuelle, il ne saurait faire l’objet d’un dictat collectif émanant d’une conscience externe à la conscience intime.

Définir les concepts puis déterminer à qui revient le droit de décision dans quelle matière et de quelle manière, ce sont des balises incontournables si l’on veut faire avancer le débat sur le hallal vers la clarté du jour. Ainsi, les responsabilités seront définies afin de dissiper ce brouillard à la fois conceptuel et législatif.


Au niveau législatif, il s’agit d’astreindre le producteur aussi bien à la traçabilité au niveau du produit que l’usage technique appliqué à ce même produit, le flou législatif actuel laisse la porte grande ouverte aux avidités mercantiles et sans scrupule des uns et des autres.

Côté consommateur, sa responsabilité est effectivement plus grande encore, il faut arrêter cette victimisation qui veut que les choses ne puissent changer que du haut, c’est bien au consommateur que revient en fin de compte d’encourager ou de boycotter un produit suspect ou malsain, au lieu de mordre les yeux fermés à l’appât du moindre prix. 

Le hallal, un concept qui relève de la morale et non du légal  

Le hallal ne se vend pas, il se pratique comme conduite individuelle. Le hallal relève de la conception que le musulman se forge à partir de sa propre lecture des textes et de son identité individuelle. Consommer hallal relève donc, de la morale individuelle, il ne saurait faire l’objet d’un dictat collectif émanant d’une conscience externe à la conscience intime.

L’Islam n’a pas institué un clergé officiel mais récuse également l’attitude cléricale. C’est bien au croyant que revient le droit en toute intimité de consommer ou pas un produit connoté hallal. Le rôle des experts en matière religieuse se limite à clarifier autant que possible le cas étudié, exposer toutes les pistes envisageables, mettre sur table les avis différents ainsi que leurs arguments en toute objectivité intellectuelle, puis donner leur point de vue comme un avis non contraignant parmi d’autres.

Le cas du jeûne du mois de ramadan est éloquent en la matière, en dehors de conditions extrêmes ou de maladies graves, seul le jeûneur peut juger s’il est en capacité ou non d’accomplir son jeûne lorsqu’il rencontre des difficultés pour pratiquer son culte.

Le qualitatif est une valeur indissociable du Hallal

Mettre l’accent uniquement sur l’abatage des animaux à consommer est réducteur de la position de l’Islam en la matière. Les versets coraniques[i]lient directement le hallal au tayyib qui signifie aussi bien pur, mûr, agréable, de bon goût que de bonne odeur, d’où Tayyiba épithète de la ville du prophète, Médine. Le parfum en arabe se dit tîb qui vient de la même racine.

D'un point de vue linguistique, les termes hallal et tayyib sont directement accolés l’un à l’autre comme attributs ou synonymes sans la moindre liaison. Il nous paraît dès lors abusif de ne retenir que le terme hallal dans ces versets, outre le fait que, souvent, le sens qui lui est attribué est galvaudé sans discernement.

Cette lecture n’est pas étrangère à la doctrine musulmane. Par opposition au consommable tayyib, la jurisprudence a recours à al-jallâla malsain à la consommation. Plusieurs hadiths existent à ce sujet, ce qui est une preuve tangible que le sens pratique du hallâl en Islam ne se limite pas seulement à la manière d’abattre l’animal.

« Le prophète a déconseillé de consommer la chair provenant d’aljallâla ainsi que son lait »[ii]. Le terme al-jallâla désigne la bête dont la consommation est hallal, mais dont la nourriture est constituée de produits impropres ou malsains. La mise en quarantaine est fortement recommandée pour rendre al-jallâla propre à la consommation, en la nourrissant le temps nécessaire par des aliments naturels et sains.[iii] 

Faut-il appelé donc hallâl un poulet dont la vie, de la naissance à l’abattage est un enchainement de processus industriel qui n’a rien de naturel sauf la forme ? Est-il hallâl de consommer un poulet qui n’a jamais foulé la terre de ses pattes, qui n’a jamais respiré l’air extérieur, qui n’a jamais goûté l’herbe fraîche, qui ne s’est jamais exposé à la chaleur naturelle du soleil,… ? À notre sens, un poulet dont la courte vie, huit semaines, se déroule confinée dans un espace artificiel, qui est nourri d’aliments suspects entre dans la catégorie d’al-jallâla.  

La question de l’abattage

Concernant la question de l’abattage rituel, il serait plus objectif d’exposer les avis différents en la matière. Nous les résumons ainsi sans soutenir aucun d’eux car ce n’est pas l’objectif de ses lignes.

Pour les uns, l’abattage par égorgement, n’est pas une condition sine qua non. Pour d’autres, seul l’abattage manuel par égorgement rend la consommation de la viande hallal, alors que certains acceptent l’abatage mécanique.

Nous avons dit plus haut que Le hallal ne se vend pas, il se pratique comme conduite individuelle. Il revient au musulman de vivre sa pratique selon ses valeurs propres. Cependant, le législatif doit imposer au fournisseur de décrire avec précision la manière dont l’animal a été abattu ainsi que la composition exacte des produits manufacturés. C'est-à-dire : sans viande de porc, par abattage manuel ou abattage mécanique.

En résumé, le hallal dépend du consommateur, c’est à lui seul que revient le droit de consommer quel type de hallal, du moment qu’on lui indique clairement la traçabilité du produit à tous les niveaux.

Les musulmans d’Europe, peuvent ainsi apporter un plus qualitatif à la qualité des produits consommables au lieu de s’enfermer dans une vision réductrice de pure forme, et deviennent de ce fait une proie facile pour qui le hallal est une question de business. 

 


[i] Coran, (S II, V168), (SV, V88), (SVIII, V69), (SXVI, V114).

[ii] Hadith, sunan Ibn Mâja, chapitre sur les animaux à consommer (adabâih), 3189. D’autres versions sont rapportées par : Ahmad, Thirmidhî, Abou Dâoud pour ne citer qu’eux.

[iii] J’ai connu personnellement cette pratique au Maroc. Dans ma famille, le poulet fermier élevé en pleine nature devait passer au régime pur grain pendant quelques jours avant sa consommation.

 

par Saïd Moustarhim mardi 6 mars 2012


http://www.agoravox.fr/actualites/religions/article/clarifications-au-sujet-du-concept-111778

 

 

Engagement politique des citoyens Musulmans :

 

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5 mars 2012 1 05 /03 /mars /2012 08:42
Hollande et Sarkozy sont cousins
François Hollande et Nicolas Sarkozy, concurrents pour l’Elysée, sont cousins, avec pour ancêtre commun un modeste paysan savoyard du XVIIe siècle.

http://www.lesoir.be/actualite/france/2012-03-03/hollande-et-sarkozy-sont-cousins-900665.php

 

Hollande et Sarkozy cousins?

Deux candidats qui ont un ancêtre commun, le salaire d'Ancelotti qui choque Hollande, l'abstention qui menace, Mélenchon qui en a marre du débat sur la viande halal et NKM qui se démarque de Guéant à ce sujet: la revue de web de la présidentielle.

1. Hollande et Sarkozy cousins?

Les généalogistes aiment les élections présidentielles. Après les origines françaises des candidats américains (Obama et ses origines françaises, Brice Lalonde cousin de John Kerry), c'est au tour de François Hollande et Nicolas Sarkozy. Selon Jean-Louis Beaucarnot, généalogiste auteur de Le Tout-politique, les deux candidats à la présidentielle sont cousins, rapporte l'AFP.

L'ancêtre commun s'appellerait Claude Labully-Burty et serait «modeste paysan (qui) a vécu au tournant des XVI et XVIIe siècles et deux de ses fils, Claude -l'ancêtre de François Hollande- et Pierre -celui de Nicolas Sarkozy-, se sont fixés, sous le règne de Louis XIII, dans la commune voisine de Saint-Genix-sur-Guiers».

2. Les salaires du PSG

Taux d'imposition à 75% au-delà d'un million d'euros de revenu annuel et foot, la suite. Invité de France 3, François Hollande est revenu sur le sujet.

«J'ai appris que l'entraîneur ou le directeur sportif du PSG touchait 6 millions d'euros par an: est-ce que le PSG -bonne équipe pour laquelle j'ai de la sympathie- a des résultats tels que son entraîneur [Carlo Ancelotti, NDLR] devrait être payé autant?»

 

 

3. L'abstention au rendez-vous?

«Il y a (...) un terreau propice à une abstention forte. Même si on ne peut pas prévoir ce qu'il va se passer, le record d'abstention qui date du 21 avril 2002 peut être atteint», explique le directeur général adjoint de l'Ifop au JDD.fr qui publie une enquête de l'institut de sondages selon laquelle la campagne «ne suscite de l'espoir que pour 34% des Français».

4. «Nous avons envie de vivre tranquillement!»

Jean-Luc Mélenchon en a marre du débat sur la viande halal (...) Lire la suite sur Slate.fr

 

http://fr.news.yahoo.com/hollande-sarkozy-cousins-134557345.html

 

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(Suite) La lignée de sang des illuminati :

Hollande et Sarkozy sont cousins

 

Nicolas Sarkozy et François Hollande ont un ancêtre commun: un certain Claude Labully-Burty, de Saint-Maurice-de-Rotherens, petit village aux confins de l'Isère, de l'Ain et de la Savoie, à une vingtaine de kilomètres de Chambéry.

L'express

Lire également: le lobby pro-israelien finance la carriere de sarkozy ainsi que Lettre ouverte à ceux qui vont voter pour sarkozy

 

Qui sont les illuminati ?

- " La lignée de sang illuminati "

- " Pour ceux qui n'auraient toujours pas compris la crise "

- " Comprendre le Nouvel Ordre Mondial "

- " La reine d'angleterre, l'inceste et les illuminati "

- " Skull and Bones "

- " Skull and Bones, l'élite de l'empire "

- " Les banquiers , la FED et les guerres "

- " Rothshild et le Nouvel Ordre Mondial "

- " Rothschild et Rockefeller, des amis qui nous veulent du bien "

- " Les Rothschild toujours et encore "

- " Rockefeller nous explique tranquillement le lien entre les présidents, la commission trilaterale, le groupe Bilderberg et le contrôle du monde "

-  " Rockefeller: un symbole de l'emprise des lobbies sur les politiques de santé publique "

 

Quels sont les rituels des illuminatis ?


-  " Rituels sataniques du Bohemian Club "

- " Voilà ce que le Nouvel Ordre Mondial a prévu pour nos enfants "

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3 mars 2012 6 03 /03 /mars /2012 05:31

 

Grand Dossier sur l’Univers des Francs-maçons
chers amis et collègues, les francs-maçons ont décidé de fermer mes deux blogs. Je ne peux plus y accéder, parce qu'ils ont supprimé l'onglet "connexion". Je m'apprêtais d'ailleurs à vous envoyer un grand dossier que j'ai regroupé sur eux et que vous trouverez en pièce jointe. Chers amis et collègues, j'attends de vous des suggestions.


Mountaga Fané Kantéka:
juriste, écrivain-poète et journaliste d'Investigation
Auteur de ODYSSÉES NOIRES / AMOURS ET MÉMOIRE D'OUTRE-MONDE
LA MAIN DE SOUMAHORO ET LA MORT D'UN MYTHE
 


Mountaga Fané Kantéka
Vendredi 2 Mars 2012

 

Grand Dossier sur l’Univers des Francs-maçons

Grand Dossier sur l’Univers des Francs-maçons

Ces articles ont été déjà publiés sur mon autre blog www.kanteka.blogspot.com en 2009 à Montréal (et m’ont valu à l’époque l’hostilité ouverte du site maçonnique HIRAM, ce même site qui a « revendiqué » implicitement le récent ATTENTAT sur mon blog) et en et 2010 à Bamako. J’ai décidé de les regrouper et de les publier sur cet autre blog pour les mettre à la disposition de ceux qui veulent se renseigner sur ce milieu. Ce choix m’a été dicté par les mésaventures successives qui m’arrivent avec ces frères maçons qui, décidément, ont la ferme conviction qu’ils ont droit de vie et de mort sur tout ce qui respire l’air sur cette terre.
L’ACHARNEMENT MAÇONNIQUE à mon endroit a d’abord commencé avec  l’extinction de mon SITE WEB (www.kanteka.com ) – hébergé par MELBOURNE IT– qui présentait mon livre Odyssées noires (qui, Dieu sait pourquoi, les dérange particulièrement). Ils l’ont ÉTEINT et une agence de voyage s’était empressée de le prendre à son compte, en prenant le soin d‘y mettre la photo d’une PULPEUSE BLONDE qui me narguait avec son sourire de RACE ARYENNE, comme pour me signifier : « Va donc te rhabiller petit Nègre ! ». Un acte qui dénote à la     fois un RACISME se voulant subtil et un SYMBOLISME MAGIQUE ! J’ai eu à signaler cet incident dans un article intitulé Le Mali : plaque-tournante du réseau françafricain de la contrefaçon littéraire et artistique.
  C’est ainsi que je décidai de me rabattre sur le blog, convaincu que je serai à l’abri de toute mésaventure. Hélas, c’était aller un peu trop vite en besogne ! D’abord, un autre petit malin a essayé de le contrefaire en créant un blog similaire, à une lettre près (le « s »). Au lieu de « blogspot », il utilise « blogpot » précédé de mon nom, ceci donnant « kanteka.blogpot.com », cherchant bien sûr à ÉGARER mes lecteurs. Ainsi, leur contrefaçon ne se limite pas seulement aux écrits, mais touche aux moindres détails. Ceci explique pourquoi ALAIN MABANCKOU– le dangereux SERPENT MAMBA–, le Nègre de service privilégié des francs-maçons, est allé jusqu’à vouloir S’AFFUBLER DE MA PEAU, comme pour exorciser les frustrations d’une MAUVAISE NAISSANCE (voir le dossier L’énigme Mabanckou ou comment devenir un « auteur » célèbre sans être écrivain).

Et voilà qu’ils poussent maintenant le bouchon jusqu’à rentrer dans mon blog pour y effacer un article qui les dérange. Heureusement que le site ALTERINFO – que je salue et remercie  du fond du cœur – veille au grain. Après cet incident,  j’ai appris par hasard sur un SITE ESPION (www.alexa.com/siteinfo/kanteka.blogspot.com ) que mon blog « expire » dans quelques mois. Oui, vous avez bien entendu ! Et cette information vous sidère ! Je suis de votre avis : UN BLOG N’EXPIRE PAS ! Sauf, bien sûr, quand les francs-maçons le décident ! Eh, oui, chers lecteurs, quand on a affaire aux francs-maçons, il faut s’attendre à tout voir et à tout entendre. Ne se croient-ils pas les élus du bon Dieu ? Ah !

Chers lecteurs, prenez vos précautions, en gardant soigneusement ces articles ! Publiez-les au besoin, pour leur montrer qu’on ne peut plus museler l’info sur cette terre, que c’est révolu le temps de la censure, comme sera bientôt révolue l’emprise des francs-maçons sur le monde ! Et ils ne pourront s’en prendre qu’à eux-mêmes, ayant ardemment contribué à creuser leur propre tombe, par leurs dérives itératives.

Sur ce, bonne lecture ou relecture, chers amis et lecteurs du monde entier ! Et je n’en ai pas encore fini avec les francs-maçons. Je reviendrai bientôt sur le fameux article (MAUDITS FRANCS-MAÇONS) qui a créé tant de désordre dans leurs rangs. Ce serait une occasion supplémentaire d’étaler sous le soleil leur IMPOSTURE, eux qui prétendent déchiffrer des SYMBOLES. Vous comprendrez mieux pourquoi mes écrits les effraient tant.

MENACE MAÇONNIQUE SUR LE MONDE
 
Copyright 2009, Mountaga Fané Kantéka

« QUI SE RESSEMBLENT S’ASSEMBLENT »
Proverbe populaire

Quand on dit « qui se ressemblent s’assemblent », c’est rarement pour du bien, l’expérience nous ayant démontré que ce sont souvent des MAUVAISES GRAINES qui s’assemblent pour POURRIR le reste de la MOISSON. D’où la croyance selon laquelle la MAUVAISE GRAINE l’emporte souvent sur la BONNE GRAINE. Surtout dans des situations où la MAUVAISE GRAINE vient se glisser au milieu d’un lot de BONNES SEMENCES du grand champ collectif pour les CONTAMINER. Mille bonnes graines sont ainsi sacrifiées par l’action d’une seule mauvaise. Un gâchis qui ne manquera pas d’occasionner la DISETTE…
Cette BUCOLIQUE ALLÉGORIE, parfaitement adaptée à la CONDITION HUMAINE, s’applique à toute forme d’organisation sociale, de la plus petite à la plus grande, de la famille à l’État, en passant par tout type d’associations déclarées ou secrètes. Chaque famille, chaque lignée, chaque association, chaque groupe, chaque société, etc., a ses bonnes et mauvaises graines dont une seule suffit à compromettre la marche des autres. Toute CONTAMINATION qui n’est pas maîtrisée débouche immanquablement sur la CATASTROPHE.
Appliquez cette réalité à la FRANC-MAÇONNERIE et vous obtenez la réponse à sa DÉRIVE actuelle qui, si elle n’est pas endiguée, débouchera sur des SITUATIONS EXPLOSIVES un peu partout dans le monde où cette ORGANISATION SECRÈTE (ou à vocation secrète) déploie ses tentacules. Si les GRANDS MAÎTRES SPIRITUELS (de toutes obédiences confondues) ne font pas le MÉNAGE dans leur rang, les BONS FRANCS-MAÇONS feront les frais des viles actions des POURRIS FRANCS-MAÇONS regroupés dans des « FRATERNELLES » essaimant tous les recoins du globe, parce que ceux qui sont brimés par leurs VIOLS et AGRESSIONS ne chercheront pas à faire la DISTINCTION entre les bonnes et les mauvaises graines maçonniques, quand viendra le MOMENT DE RENDRE DES COMPTES… Et ce MOMENT DE VÉRITÉ semble INÉVITABLE voire IMMINENTE, vu le sentiment de FRUSTRATION généralisé que soulève cette association de plus en plus PERÇUE comme l’ŒUVRE DU DÉMON …

UN MONDE PARALLÈLE

Bien souvent, quand on découvre l’existence de la franc-maçonnerie, c’est déjà trop tard. Le mal est déjà fait. Parce que bien de gens ne découvrent cette PUISSANTE ORGANISATION qu’après avoir été victimes d’un de ses membres. C’est alors qu’elles se voient confrontées à un opaque et compact MUR D’HOSTILITÉ et de DÉNIS DE DROITS qui les sépare d’un MONDE PARALLÈLE qu’elles ne pouvaient imaginer dans leurs PIRES CAUCHEMARS. Elles comprennent alors la vraie signification du mot « SYSTÈME » qui veut SE SUBSTITUER À DIEU et tout contrôler sur cette terre (y compris la pensée et l’âme des gens). Un monde se trouvant au CARREFOUR du RELIGIEUX, du POLITIQUE, du SOCIAL et du DÉMONIAQUE… Un monde tellement SUSPECT que certains de ses membres n’osent pas s’afficher publiquement, conscients que leurs agissements relèvent des CRIMES LES PLUS RÉPRÉHENSIBLES. Un monde dont l’existence échappe totalement au citoyen ordinaire, tant qu’il n’en a pas été victime. Et quand on est victime de ce MONDE INIMAGINABLE, toutes nos illusions de justice, d’égalité, de valeurs humaines s’envolent à tire-d’aile. C’est seulement alors que nous nous mettons à faire une rétrospective de notre vie et constatons que bien de déboires qui nous sont tombés dessus, loin d’être un fruit du hasard, sont liés à ce monde parallèle, opérant presque dans la CLANDESTINITÉ et se servant souvent de notre propre ENTOURAGE pour nous atteindre. Cette ORGANISATION SECRÈTE est bien PLUS PUISSANTE que toutes les MAFFIAS du monde réunies. La PIRE FORME DE DESPOTISME que le monde ait jamais connu jusqu’ici. Le VÉRITABLE TERRORISME qui MENACE le MONDE…
Les TÉMOIGNAGES des VICTIMES de Francs-maçons abondent, sur le web et dans la vie quotidienne, et convergent dans le même sens, qu’il s’agisse d’affaires de mœurs, de contrefaçons, de corruption, de marchés ou de crimes encore plus graves. De quoi alimenter l’INDUSTRIE DU FILM D’HORREUR pour les siècles à venir. Toutes les victimes déclarent se trouver prises dans un INEXTRICABLE FILET — TOILE D’ARAIGNÉE — chaque fois qu’elles essaient d’OBTENIR JUSTICE auprès des INSTITUTIONS PUBLIQUES. Comme si les défenseurs de l’Ordre public n’obéissent plus qu’aux DIKTATS DES FRANCS-MAÇONS DE LA MAUVAISE GRAINE. Comme si le SERMENT PRÊTÉ par eux n’a été fait que pour le compte des Francs-maçons. Comme si dans les faits, la Franc-maçonnerie s’est SUBSTITUÉE À L’ÉTAT, engendrant un RÉSEAU D’AFFAIRISTES, persuadés que « FRANCS-MAÇONS » riment avec « INTOUCHABLES », se livrant à un ESCLAVAGISME encore plus déshumanisant que l’esclavage classique. Tout se passe comme si les méthodes traditionnelles de RÉUSSITE SOCIALE ont été formatées au MOULE DE LA FRANC-MAÇONNERIE, attirant des opportunistes et des déviants dans les loges maçonniques, sous le PRÉTEXTE de la QUÊTE SPIRITUELLE, pour se révéler finalement des MONSTRES DE DÉBAUCHE, courant derrière des PRIVILÈGES RAPIDES et IMMÉRITÉS. Comme des MOUCHES derrière le MIEL. Des JOUISSEURS ÉHONTÉS, s’enrichissant avec le labeur de ceux qui consacrent leur vie à l’effort. Des LASCARS REVANCHARDS n’aspirant qu’au DROIT DE VIE ET DE MORT sur ceux qui leur sont SUPÉRIEURS par le TALENT et le MÉRITE, mettant en échec la sacro-sainte prescription biblique : « TU GAGNERAS TON PAIN À LA SUEUR DE TON FRONT », remplacée par la devise : « TU GAGNERAS TON PAIN À TA SOUMISSION À LA FRANC-MAÇONNERIE »
Est-ce finalement cela le fameux « SECRET » MAÇONNIQUE? Est-ce là toute la LEÇON que la FRANC-MAÇONNERIE a tirée de son HISTOIRE TUMULTUEUSE ET CHAOTIQUE? Est-ce là tout l ‘HÉRITAGE que lui a légué les GRANDS FRANCS-MAÇONS DE L’ÂGE D’OR? Que sait-elle faire la franc-maçonnerie d’aujourd’hui sinon « TOMBER » sur des gens pour les DÉPOUILLER et maquiller ce HOLD-UP par l’INTOX dans les MÉDIAS MAÇONNIQUES?

UN MONSTRE AUX PIEDS D’ARGILE

C’est clair, personne n’est jamais assez fou pour se déclarer ennemi de cette redoutable organisation. C’est cette organisation elle-même qui choisit ses ennemis, selon ses propres critères de valeurs. L’ENNEMI étant généralement celui qui a un ATOUT que le franc-maçon CONVOITE ou qui DÉRANGE le franc-maçon. Ou ces deux choses à la fois. Et quand tu es choisi comme ennemi, tu as le choix entre TE LAISSER ÉCRASER comme un INSECTE, sans broncher, sous les SABOTS de ce MONSTRE AUX TÊTES MULTIPLES ou TE DÉFENDRE dans la mesure de tes petits moyens. Exactement comme DAVID a dû le faire contre GOLIATH LE PHILISTIN. En espérant gagner comme le PETIT DAVID a GAGNÉ contre le GÉANT GOLIATH. Parce que c’est toujours possible de rééditer l’exploit du PETIT DAVID contre GOLIATH LE PHILISTIN, pourvu d’adapter ses armes au contexte du moment. En échangeant par exemple la HARPE et la FRONDE de DAVID contre la LOUPE de l’INVESTIGATEUR et la PLUME du DÉNONCIATEUR, décidé à aller DANS L’ANTRE DE L’HYDRE AUX MULTIPLES TÊTES, pour faire la LUMIÈRE sur cet UNIVERS NÉBULEUX. Parce qu’on ne peut combattre un ENNEMI qu’on ne connaît pas, guérir un CANCER qu’on n’a pas diagnostiqué, extirper un CLOU qu’on n’a pas localisé, combattre un FANTÔME sans CORPS. Bref, il s’agit de mettre la franc-maçonnerie À NUE, afin d’apporter un peu d’OXYGÈNE dans les poumons oppressés par l’ODEUR DU DÉMON. Et surtout pour EXORCISER cette TERREUR qu’elle inspire aux masses et CONTRIBUER à la CHUTE de ce MONSTRE AUX PIEDS D’ARGILE (parce que foncièrement INJUSTE et ayant beaucoup de FAILLES), sinon aider à ÉRADIQUER les BREBIS GALEUSES de ce MONDE DE PARADOXE qui MOURRA de ses propres CONTRADICTIONS…

LE TERRIBLE « SECRET » MAÇONNIQUE

Chaque organisation, chaque œuvre humaine, porte en elle-même le GERME DE SA PROPRE DESTRUCTION. C’est pourquoi NUL POUVOIR HUMAIN NE SAURAIT ÊTRE ÉTERNEL, sinon la NUBIE serait éternelle et l’ÉGYPTE ANTIQUE n’aurait jamais vu le jour et passé le relais à d’autres civilisations (GRECO-ROMAINE notamment) qui, de fil en aiguille, ont conduit à l’ÉMERGENCE du PÂLE OCCIDENT sur la scène internationale à la tête d’une SUPERPUISSANCE qui a décidé d’occulter les vérités anciennes en se les appropriant par CONTREFAÇON… Toute l’HISTOIRE OFFICIELLE, aussi bien dans les Écritures saintes que profanes, n’est que CONTREFAÇON du PASSÉ de L’HOMME. Et ni MIRCEA ÉLIADE, ni CHEIKH ANTA DIOP, ni TOM HARPUR ou tout autre vrai spécialiste de l’HISTOIRE DES RELIGIONS ne s’objecteront à ce constat … La FRANC-MAÇONNERIE, hardie et revancharde, se veut le GARDIEN et le DÉFENSEUR ATTITRÉS de cette CONTREFAÇON du PATRIMOINE UNIVERSEL.
NÉE de la CONTREFAÇON, la franc-maçonnerie SURVIT et FONCTIONNE par la CONTREFAÇON, prenant possession de l’APPAREIL JUDICIAIRE et de l’APPAREIL MÉDIATIQUE pour ÉTOUFFER LES AFFAIRES. Le VIRUS DE LA CONTREFAÇON est si bien ancré dans les gènes maçonniques que « FRANC-MAÇON » et « CONTRE-FAÇON » sont deux concepts qui RIMENT (comme VIOL rime avec VOL et FRIVOLE) et finiront par devenir SYNONYMES dans les dictionnaires de demain! Et c’est là que se situe le POINT NÉVRALGIQUE de ce Géant aux pieds d’argile, son TENDON D’ACHILLE qu’elle essaie de camoufler dans de MYSTÉRIEUSES HISTOIRES DE « SECRET » INVIOLABLE assimilées à une SORTE DE QUÊTE DU GRAAL.

QU’EN EST-IL DANS LES FAITS? C’EST QUOI AU JUSTE CE « SECRET »?

Prenons la confidence dans la bouche des Francs-maçons eux-mêmes, par la voix de leurs illustres représentants. Voilà une première explication provenant d’une source de taille :
« Si LES SECRETS de la Maçonnerie possèdent tant d’AVANTAGES POUR L’HUMANITÉ, on peut se demander POURQUOI ILS NE SONT PAS DIVULGUÉS pour le bien de tous. À cela on peut répondre : Si LES PRIVILÈGES de la Maçonnerie venaient à être donnés sans DISTINCTION, les buts de l’INSTITUTION seraient non seulement subvertis, mais NOS SECRETS devenant LIEUX COMMUNS, comme tout autre sujet important, perdraient leur valeur et sombreraient dans l’indifférence. »
Cette déclaration vient de l’ILLUSTRE FRANC-MAÇON ÉCOSSAIS du 18e siècle, WILLIAM PRESTON, dans un livre réédité plusieurs fois et intitulé ILLUSTRATIONS DE LA FRANC-MAÇONNERIE (Éditions Dervy, Paris, 2006, p.69)..
Le PREMIER INDICE à relever dans cette déclaration est qu’elle constitue un AVEU DE TAILLE sur les CONTRADICTIONS enracinées dans les gènes de cette « INSTITUTION » qui se revendique PHILANTHROPIQUE tout en étant ÉLITISTE, tenant à la « DISTINCTION » (entre les gens et même entre ses propres membres) et aux « PRIVILÈGES », au nom des « SECRETS » ne devant en aucun cas devenir des « LIEUX COMMUNS ». Le MALAISE est perceptible dans sa tentative de justification. Cela me rappelle étrangement l’OMERTA entretenue par la CORPORATION DES GRIOTS TRADITIONALISTES MANDINGS (autour du MYTHE DE « SONJATA ») que j’ai eu à briser dans mon livre (ODYSSÉES NOIRES)… Une « coïncidence » assez troublante! Je viens de mettre le doigt sur quelque chose qui m’avait complètement échappé. Et je comprends un peu plus la FRAYEUR que mon livre suscite dans ce MILIEU HOSTILE À LA DIVULGATION DES SECRETS…
Le SECOND INDICE à relever est plus subtil. Il dit « LES » « secrets » et non « LE » « secret ». C’est un DÉTAIL SUBTIL MAIS DE TAILLE qui s’oppose à l’explication d’un autre illustre franc-maçon plus contemporain. Il s’agit du Français PHILLIPPE BENHAMOU, auteur et membre de la GRANDE LOGE DE FRANCE, s’exprimant ainsi dans la revue HISTORIA : « Poser la question des symboles maçonniques, c’est aussi poser la question DU SECRET. En effet, on REPROCHE souvent à la MAÇONNERIE son CARACTÈRE SECRET et le PUBLIC imagine souvent que ces symboles CACHENT de DANGEREUSES VÉRITÉS. Pourtant, il existe une littérature abondante sur le sujet et, dès que la première grande loge maçonnique s’est créée en 1717 à Londres, des textes ont commencé à circuler, détaillant ce qui se passait dans les loges, ce que les francs-maçons se racontaient et les RITES ÉTRANGES auxquels ils se livraient. LE VRAI SECRET de la signification des symboles EST AILLEURS. Il est INSCRIT DANS LE VÉCU DE CHAQUE FRANC-MAÇON et est DIFFICILEMENT TRANSMISSIBLE » (HISTORIA, mars 2008, p.53).
Le POINT COMMUN entre ces deux déclarations réside au niveau du MALAISE face à la MÉFIANCE du PUBLIC quant au CARACTÈRE SECRET de la franc-maçonnerie. Mais, il y a une DIVERGENCE quant à la DÉFINITION DU « SECRET ». Tandis que l’Écossais mentionne « LES SECRETS », le Français dit « LE SECRET ». Il y a une GRANDE DIFFÉRENCE entre les deux notions, parce que « LES SECRETS » désignent plusieurs choses à la fois (comme par exemple les secrets autour de la naissance de cette association, les secrets d’initiation, les secrets magiques, les secrets d’avancement ou d’enrichissement des membres maçonniques, etc.) tandis que « LE SECRET » peut désigner deux choses.
Dans une PREMIÈRE HYPOTHÈSE, il peut s’agir d’une RECETTE comme par exemple « LE SECRET DE LA RÉUSSITE SOCIALE » d’un franc-maçon. Dans ce cas, il rejoint l’un des aspects « des secrets » de l’Écossais. Mais tandis que l’Écossais reconnaît l’existence « des secrets » (qu’on ne peut livrer au public), le Français maintient le FLOU ARTISTIQUE en précisant que « LE VRAI SECRET EST AILLEURS » (1) , qu’il est « INSCRIT DANS LE VÉCU DE CHAQUE FRANC-MAÇON » (2) et qu’il est « DIFFICILEMENT TRANSMISSIBLE » (3). Voilà trois propositions qui, par leur gravité, risquent de nous amener très loin. Parce que d’abord elles EXCLUENT L’HYPOTHÈSE de la RECETTE. Dire qu’il y a un « VRAI SECRET », suppose déjà qu’il y a un « FAUX SECRET » ou un « SECRET APPARENT » (la visible « réussite sociale »). Dire ensuite qu’il « est ailleurs » et essayer de corriger le tir en précisant qu’il « est inscrit dans le vécu de chaque franc-maçon » et qu’il « est difficilement transmissible » nous ramène à l’idée de CABALE…
Avant de rentrer dans le vif du sujet, on peut d’abord se demander POURQUOI EST-CE SI DIFFICILE DE TRANSMETTRE UN SECRET INITIATIQUE? De façon générale, quand on se consacre à la QUÊTE SPIRITUELLE, c’est aussi pour pouvoir TRANSMETTRE LE FRUIT DE NOTRE QUÊTE. Surtout que la franc-maçonnerie continue aussi à s’autodéfinir comme une INSTITUTION PHILANTHROPIQUE. Donc, reconnaître explicitement la DIFFICULTÉ DE TRANSMISSION du secret initiatique dépouille la franc-maçonnique de sa raison d’être et trahit une CARENCE SPIRITUELLE… Comme le dit l’adage : « NEMO DAT QUOD NON HABET. NUL NE DONNE CE QU’IL N’A PAS »! ON NE PEUT PAS TRANSMETTRE UNE VALEUR SPIRITUELLE QU’ON N’A PAS REÇUE. Si la franc-maçonnerie est bien une ASSOCIATION SPIRITUELLE, pourquoi y rentre-t-on s’il n’y a rien à en tirer au point de vue spirituel? S’il ne s’agissait que de l’enrichissement matériel, les MAFFIAS ORDINAIRES remplissent parfaitement ce rôle! On n’a pas besoin de rituels magiques ou d’entrer dans des LOGES pour cela!
Dans ce cas, il faut trouver les VRAIES RAISONS qui poussent les gens à se réunir dans les loges maçonniques (au lieu de se contenter des églises, des synagogues, des mosquées ou des bois sacrés ou de la lecture), au delà des privilèges matériels qu’on en tire. Comme il n’y a JAMAIS DE FUMÉE SANS FEU, si les francs-maçons persistent à parler de « secret », c’est qu’il doit bien exister un « secret » quelque part. Et si ce « secret » n’est pas d’ordre spirituel, il doit être d’un autre ordre. Et c’est cela qu’il faut essayer de TIRER AU CLAIR!
Cela nous amène à la DEUXIÈME HYPOTHÈSE où « LE SECRET » est appréhendé comme un PROJET, un OBJECTIF PRÉCIS à atteindre qu’il faudrait CACHER ou encore un FORFAIT qu’il faut ÉTOUFFER, considéré comme un « SECRET D’ÉTAT » (comme cette histoire de FRÉGATES DE TAIWAN, une affaire de corruption étouffée par SARKOZY pour « RAISON D’ÉTAT »). « LE SECRET » verse carrément dans le scénario de l’ESPIONNAGE ou du COMPLOT… En clair, « LE SECRET » du franc-maçon français BENHAMOU, ça sent plus mauvais que « LES SECRETS » de l’Écossais PRESTON. Tandis que les derniers ne désignent que des intrigues plus ou moins rituelles voire affairistes, le premier cache un dessein plutôt sombre, catastrophique et politique, comme par exemple une BOMBE (ou des bombes) cachée quelque part et devant exploser le JOUR J contre une CIBLE (ou des cibles) bien précise… Un scénario à la « AL QUAÏDA »!… Du reste, la « BOMBE » peut revêtir le sens figuré, comme par exemple la « BOMBE SIDA » qu’on est allé fabriquer dans les forêts du CONGO au temps de la colonisation et qui s’est propagée à travers le monde faisant des millions de morts (et continuant encore à décimer), la « BOMBE ALIMENTAIRE » périodiquement dirigée contre certains pays , la « BOMBE BOURSIÈRE » pour DÉSTABILISER L’ÉCONOMIE MONDIALE au profit d’une minorité de riches (francs-maçons?), la « BOMBE DE LA ZIZANIE » consistant à fomenter des GUERRES CIVILES dans des pays pour les déstabiliser et FAIRE MAIN BASSE sur leurs richesses tout en alimentant le TRAFIC D’ARMES, etc. C’est tout ceci que peut vouloir dire « LE SECRET » du franc-maçon français BENHAMOU de la GRANDE LOGE DE FRANCE…
Faut-il en conclure qu’il y a une RUPTURE IDÉOLOGIQUE au niveau de la franc-maçonnerie selon qu’on soit FRANC-MAÇON FRANÇAIS ou FRANC-MAÇON BRITANNIQUE? Ou que les OBJECTIFS de la franc-maçonnerie ont ÉVOLUÉ au fil des siècles, entre le moment où l’écossais PRESTON écrivait son livre (18e siècle) et aujourd’hui? Ou d’autres questions plus complexes?
On sera peut-être fixé sur la VRAIE NATURE DU PROBLÈME, en plongeant davantage l’ÉPÉE INQUISITORIALE dans la profondeur abyssale des ENTRAILLES MAÇONNIQUES. Le 2E VOLET de cette investigation devrait nous édifier sur ces graves questions…






ENQUÊTE: DES CRIMES ET IMPOSTURES DE LA FRANC-MAÇONNERIE: DU RACISME AU NAZISME MAÇONNIQUES
 
Copyright 2009, Mountaga Fané Kantéka

« LORSQUE LE PASSÉ N’ÉCLAIRE PAS L’AVENIR, L’ESPRIT MARCHE DANS LES TÉNÈBRES. » ALEXIS DE TOCQUEVILLE

NB : Compte tenu de sa TENEUR HISTORIQUE, ce 2E VOLET sera ma CONTRIBUTION pour le MOIS DE L’HISTOIRE DES NOIRS et tous les Noirs devraient en prendre connaissance, francs-maçons ou pas…

La MENACE que représente le MONDE PARALLÈLE MAÇONNIQUE — « SYSTÈME » qui s’est quasiment SUBSTITUÉ AUX ÉTATS — sous divers aspects dont celui de son INFILTRATION par des IMPOSTEURS, organisés en « FRATERNELLES », prenant PRÉTEXTE DE LA QUÊTE SPIRITUELLE pour jouir de l’IMPUNITÉ JUDICIAIRE dans leurs actes de GRAND BANDITISME a été appréhendée dans le 1ER VOLET DE CETTE INVESTIGATION qui s’est ensuite appesanti sur DEUX VISIONS du « SECRET » MAÇONNIQUE, à travers deux sommités de cette confrérie.
Et le doute ne semblait pas permis quant à l’ABYSSE existant entre « LES SECRETS » du franc-maçon écossais du 18e siècle, WILLIAM PRESTON, et « LE SECRET » du franc-maçon français PHILIPPE BENHAMOU de la GRANDE LOGE DE FRANCE qui exhale une ÉTRANGE ODEUR DE CABALE ET DE BOMBE, au propre et au figuré. Une DIVERGENCE DE VUES qui nous a ouvert des PISTES INTÉRESSANTES et conduit à ces INTERROGATIONS: Faut-il en conclure qu’il y a une RUPTURE IDÉOLOGIQUE au niveau de la franc-maçonnerie selon qu’on soit FRANC-MAÇON FRANÇAIS ou FRANC-MAÇON BRITANNIQUE? Ou que les OBJECTIFS de la franc-maçonnerie ont ÉVOLUÉ au fil des siècles, entre le moment où l’écossais PRESTON écrivait son livre (18e siècle) et aujourd’hui? OU D’AUTRES QUESTIONS PLUS COMPLEXES?
Le constat s’imposait qu’il fallait s’aventurer davantage dans les ARCANES MAÇONNIQUES — avec le SABRE de TORQUEMADA — MAÎTRE DE L’INQUISITION et BOURREAU ANTI-BOURREAUX — pour être édifié sur la VRAIE NATURE DU PROBLÈME. C’est cette TÂCHE que se proposait le 2E VOLET de cette investigation. Cependant l’AMPLEUR DES DÉCOUVERTES m’a obligé à modifier mes plans et à SCINDER encore mon texte en plusieurs autres volets parce que, sans le vouloir, cette ENQUÊTE a GROSSI au point de devenir un AUTRE LIVRE entre mes mains. L’EXPLORATION DE L’UNIVERS MAÇONNIQUE réserve tellement de SURPRISES que ce serait un PÉCHÉ MORTEL de prendre des raccourcis.

Ce 2E VOLET se veut donc un PÉRIPLE à travers les ÂGES FAROUCHES de cette GRANDE NÉBULEUSE aux CROYANCES HÉTÉROCLITES, NOBLE DANS SES PRINCIPES DÉCLARÉS mais très DANGEREUSE DANS SES PRATIQUES (ESCLAVAGISME, RACISME, IMPÉRIALISME, CONTREFAÇONS À GRANDE ÉCHELLE, FALSIFICATION DE L’HISTOIRE, PROPAGANDES MENSONGÈRES, TERRORISME, GÉNOCIDES, IMPLICATIONS DANS LES GUERRES CIVILES, SORCELLERIE, SACRIFICES HUMAINS, CRASHS D’AVION, ASSASSINATS, etc.) dont certaines seront abordées dans ce volet, et d’autres dans un 3e VOLET et un 4E VOLET (et peut-être un 5E VOLET) dans une ODYSSÉE qui nous trimballera à travers la GRANDE BRETAGNE, la FRANCE, l’AFRIQUE, les ÉTATS-UNIS, le CANADA — le QUÉBEC surtout — et lèvera le voile sur bien de PRATIQUES CRIMINELLES que les INSTITUTIONS essaient de LÉGITIMER et poussera à la RÉFLEXION ceux qui s’engagent aveuglément dans des SECTES ou ORGANISATIONS SECRÈTES sans en maîtriser TOUS LES CONTOURS…

DES ORIGINES CHAOTIQUES DE LA FRANC-MAÇONNERIE À SON IMPLANTATION EN FRANCE

Les ORIGINES DE LA FRANC-MAÇONNERIE sont aussi OBSCURES que les TÉNÈBRES DU NOUN ORIGINEL qui virent le Dieu RA s’extraire du cercle des AFFAISSÉS et des SERPENTS et émerger au firmament. Rapportées par les ÉCRITS ABSCONS et CONTRADICTOIRES de la BIBLIOTHÈQUE MAÇONNIQUE, ces origines nébuleuses TRAHISSENT elles-mêmes l’AMBIVALENCE inhérente à cette association très portée sur la CULTURE DU SECRET.
L’HISTOIRE OFFICIELLE de la franc-maçonnerie est aussi FLOUE que son IDENTITÉ et aussi PROBLÉMATIQUE que son « SECRET ». Les FRANCS-MAÇONS eux-mêmes ne s’entendent pas toujours sur les débuts de cette association et TENTER MÊME DE RÉSUMER ce PARCOURS CHAOTIQUE relève de la CROIX ET LA BANNIÈRE. C’est comme SE FRAYER UN CHEMIN, muni d’un SIMPLE COUPE-COUPE, dans l’INEXTRICABLE FORÊT AMAZONIENNE au milieu de DANGEREUX REPTILES — GROS BOAS, ANACONDAS ROYAUX, MAMBAS NOIRS, etc. Il en est TOUJOURS AINSI avec les HISTOIRES MENSONGÈRES…

Sujets à la TRIVIALE VANITÉ HUMAINE consistant à vouloir embellir son passé, les francs-maçons s’inventeront de CHIMÉRIQUES FILIATIONS tantôt avec l’ÉGYPTE ANTIQUE, tantôt avec les TEMPLIERS du MOYEN-ÂGE — un PÉCHÉ MIGNON D’ENNOBLISSEMENT ne reposant malheureusement sur AUCUNE DONNÉE FIABLE. Et vite corrigé d’ailleurs par ses propres chantres dont le docteur PHILIPPE BENHAMOU de la GRANDE LOGE DE FRANCE, ramenant la franc-maçonnerie à sa MODESTE ORIGINE, avec la TRUELLE et le MORTIER, et à une DATE PLUS RÉCENTE, prenant à contre-pied une autre AUDACE émanant notamment de la LOGE RENAISSANCE NO 119 qui fait remonter l’origine de l’association à 1397…

La SEULE CERTITUDE est que la franc-maçonnerie est à l’origine une CORPORATION D’OUVRIERS DE LA CONSTRUCTION (MAÇONS) née très vraisemblablement au 17e siècle en GRANDE BRETAGNE (l‘ANGLETERRE et/ou l’ÉCOSSE), après des périodes de TROUBLES SOCIAUX occasionnés par des GUERRES DE RELIGION entre CATHOLIQUES et PROTESTANTS. Passant progressivement du CHANTIER à la LOGE, elle est originellement composée de VRAIS MAÇONS appelés MAÇONS OPÉRATIFS ou MAÇONS BÂTISSEURS (de CATHÉDRALES détruites par les INTERMINABLES GUERRES DE LA CHRÉTIENNETÉ), qui se rencontraient dans les ENTREPÔTS de commerçants, dans les HANGARS, dans les TAVERNES ENFUMÉES et ESTAMINETS dans des endroits reculés, pour discuter de leurs INTÉRÊTS PROFESSIONNELS, dans la convivialité et la passion, aidés en cela par les VAPEURS DE LA BIÈRE.

Derrière l’intérêt purement professionnel, il y avait certainement le BESOIN DE RECOUDRE UN TISSU SOCIAL déchiré par les ravages occasionnés par les INTRIGUES DE LA CHRÉTIENNETÉ. Après la période d'errements vint celle des RALLIEMENTS avec des NON-MAÇONS (hommes de droit et de lettres, penseurs, scientifiques, ecclésiastiques, etc.), et ce serait ainsi que la FRANC-MAÇONNERIE OPÉRATIVE aurait viré dans la SPÉCULATION PHILOSOPHIQUE sous l’influence du SIÈCLE DES LUMIÈRES (NEWTON, LOCKE, MONTESQUIEU, etc.).
Ainsi commencèrent les TROUBLES MÉTAPHYSIQUES de cette CORPORATION DE MODESTES OUVRIERS (devenus FRANCS-MAÇONS SPÉCULATIFS), intégrée par des ESPRITS ILLUMINÉS, ramassant tout ce qu’il y a de CROYANCES ANCIENNES, combinées avec des TROUVAILLES SCIENTIFIQUES de l’époque, dans une sorte d’AMALGAME camouflé derrière le MASQUE du GNOSTICISME. Autrement dit, un « CULTE » — une « SECTE » — se voulant une QUÊTE ÉSOTÉRIQUE DE LA SPIRITUALITÉ dans des TEMPLES appelés LOGES, autour de la truculente ALLÉGORIE: « RASSEMBLER CE QUI EST ÉPARS POUR ACHEVER LA CONSTRUCTION DU TEMPLE… », une FORMULE SIBYLLINE qui est visiblement la PRINCIPALE ZONE D’OMBRE — où se cache le « VRAI SECRET » MAÇONNIQUE — sur laquelle la LUMIÈRE sera faite dans le 3e VOLET de cette investigation…

S’inspirant des RITES ÉGYPTO-NUBIENS et s’identifiant aux GRANDS BÂTISSEURS DE PYRAMIDES, les adeptes de la franc-maçonnerie spéculative utilisent des SYMBOLES reliés au métier de maçon (la RÈGLE, la LIGNE, la TRUELLE, l’ÉQUERRE, le CISEAU, le FIL À PLOMB, le COMPAS, le MAILLET) dont le SENS est défini par l’Écossais WILLIAM PRESTON dans son ILLUSTRATIONS DE LA FRANC-MAÇONNERIE, publié pour la première en 1772 et réédité plus d’une douzaine de fois. Des OUTILS de maçon devenus des SYMBOLES qui, selon une très belle formule de la LOGE RENAISSANCE NO 119, sont destinés à « MODELER ET À FORGER LES CONSCIENCES PLUTÔT QU’À TAILLER LES PIERRES ». Au total 90 OUTILS (dont le TABLIER, le LEVIER, les GANTS, le NIVEAU, les COLONNES, etc.), selon le docteur BENHAMOU, CHAQUE DEGRÉ D’INITIATION correspondant à UN CORPUS DE SYMBOLES.
À ces OUTILS-SYMBOLES, les Francs-maçons associent d’autres icônes (le PAVÉ MOSAÏQUE, le CRÂNE, l’ÉPÉE…) PASTICHÉS avec d’AUTRES RÉFÉRENCES subtilisées à la TRADITION ÉGYPTO-NUBIENNE (la PYRAMIDE, le SOLEIL RA, l’ŒIL D’HORUS…), souvent DÉTOURNÉS DE LEUR SENS ET DE LEUR BUT. Cette CONTREFAÇON ORIGINELLE (reposant sur un MAGMA DE CROYANCES et de RITES) est la PREMIÈRE GRANDE CONTRADICTION qui entache la franc-maçonnerie, qui tente de COMBATTRE LA MYSTIFICATION RELIGIEUSE (catholique, notamment) PAR UNE AUTRE FORME DE MYSTIFICATION... Un BOULET qu’elle traînera toujours derrière elle…

Ce serait sous le règne du ROI PROTESTANT GEORGES Ier, une fois la paix civile définitivement installée, que fut STRUCTURÉE en 1717 cette nouvelle forme de mystification autour de la GRANDE LOGE D’ANGLETERRE — la 1ÈRE GRANDE OBÉDIENCE MAÇONNIQUE — qui adopta en 1723 un LIVRE DES CONSTITUTIONS dites d’ANDERSON (nom du PASTEUR PRESBYTÉRIEN qui fut, avec le PASTEUR ANGLICAN DESAGULIERS, à l’origine de cette structuration), véritable BIBLE MAÇONNIQUE, regroupant des légendes ou mythes, des chants, des règlements, etc., qualifiés de « RÉCITS DÉLIRANTS » , de « PREMIÈRE IMPOSTURE MAÇONNIQUE », de COMPILATION « D’OBSCURS DOCUMENTS », d’« HISTOIRE FANTAISISTE » par … ALAIN BAUER — ANCIEN GRAND MAÎTRE DU GRAND ORIENT DE FRANCE — dans son LIVRE au titre évocateur : LE CRÉPUSCULE DES FRÈRES (ÉD. TABLE RONDE, PARIS, 2005).

WILLIAM PRESTON fait mention d’un SCHISME latent entre les MAÇONS DE LONDRES (se réclamant d’une tradition plus ancienne qu’ils nomment les ANCIENS) et la GRANDE LOGE DE LONDRES (accusés d’être des MODERNES ayant trop innové aux dépens de la Tradition) qui sera surmonté par une UNION entre les DEUX FRACTIONS en 1813. Le docteur BENHAMOU parle de RITE ÉCOSSAIS ANCIEN ET ACCEPTÉ qui daterait de 1730 et à partir duquel un certain ANDREW MICHAEL RAMSAY, Grand Orateur de l’ordre maçonnique en France, aurait brodé la CHIMÉRIQUE FILIATION avec les TEMPLIERS, pour ATTIRER L’ADHÉSION DES NOBLES…

L’IMPLANTATION DE LA FRANC-MAÇONNERIE EN FRANCE donne elle-même lieu à des DIVERGENCES INCONCILIABLES. Le docteur BENHAMOU mentionne la date de 1721 comme étant celle de l’installation de la PREMIÈRE LOGE MAÇONNIQUE FRANÇAISE à DUNKERQUE, par les VOYAGEURS et NÉGOCIANTS ANGLAIS et les MILITAIRES. Selon une autre source — MAURICE CAILLET, un TRANFUGE du GRAND ORIENT DE France —, ce serait en 1725 que la franc-maçonnerie apparut en France avec MONTESQUIEU et, ajoute t-il : « ses MEMBRES, NOBLES, GRANDS BOURGEOIS voire ECCLÉSIASTIQUES sont GALLICANS, c’est à dire OPPOSÉS à la PRÉÉMINENCE DE L’ÉVÊQUE DE ROME. »
Quant au GRAND ORIENT DE France (GODF), elle maintient la date de 1728, très vivement dénoncée par son ANCIEN GRAND MAÎTRE — ALAIN BAUER — comme une AUTRE IMPOSTURE. De la « CAMELOTE MAÇONNIQUE », pour reprendre son expression. Il n’est décidément PAS FACILE D’ÉCRIRE L’HISTOIRE DE LA FRANC-MAÇONNERIE…

DE L’ÂGE D’OR DE LA FRANC-MAÇONNERIE

Si en vertu d’une loi de la Nature, la mauvaise graine contamine les bonnes graines, une AUTRE LOI DE LA NATURE veut que la BONNE GRAINE pousse sur du FUMIER. Et la BONNE GRAINE a effectivement poussé sur le FUMIER DU MENSONGE MAÇONNIQUE si l’on se fie à certaines RÉALISATIONS HISTORIQUES attribuées aux FRANCS-MAÇONS. Et aussi à la liste d’ILLUSTRES NOMS parmi lesquels VOLTAIRE, DIDEROT, VICTOR HUGO, LAMARTINE (?), CONDORCET, VICTOR SCHOELCHER, ZOLA, et j’en oublie, tous crédités d’avoir été des FRANCS-MAÇONS DE LA GRANDE ÉPOQUE — l’ÂGE D’OR… De très GRANDS IDÉALISTES, au SENS LE PLUS NOBLE du terme. Mus par l’IDÉAL DE JUSTICE et de GRANDEUR!
Et c’est parce que l’OR est sorti du MAGMA MAÇONNIQUE, et qu’on perçoit par moments des éclats intermittents de cet OR MAÇONNIQUE, qu’on peut se RISQUER aujourd’hui à faire la DISTINCTION entre les « BONS » et les « MAUVAIS » FRANCS-MAÇONS, au risque de CHOQUER certaines VICTIMES de francs-maçons qui demeurent convaincus qu’il n’y a pas de bons francs-maçons, que ce sont tous des DÉMONS, se référant inconsciemment à cet adage banmanan de SÉGOU selon lequel « IL N’Y A PAS DE BON PARMI LES ENFANTS DE CHIEN, SAUF CELUI QUI N’A PAS DE QUEUE. »…

Du CHAOS ORIGINEL d’où elle émergea à sa structuration en ANGLETERRE, le chemin fut escarpé pour LA FRANC-MAÇONNERIE jusqu’à son IMPLANTATION EN FRANCE qui fut le théâtre de son ÂGE D’OR, faisant ACCOUCHER LA SOURIS DE LA MONTAGNE, sur la base de PRINCIPES AUSSI NOBLES que les RÉALISATIONS qui en ont résulté. À en croire les archives maçonniques, sitôt implantée en France, la Franc-maçonnerie s’est illustrée comme un MOUVEMENT DE RÉVOLTE CONTRE LES DÉRIVES ET LES PRIVILÈGES ROYAUX de l’époque, inspirant ainsi la RÉVOLUTION BOURGEOISE FRANÇAISE DE 1789, considérée par certains comme le POINT CULMINANT DU SIÈCLE DES LUMIÈRES. « UNITÉ, INDIVISIBILITÉ DE LA RÉPUBLIQUE, LIBERTÉ, ÉGALITÉ, FRATERNITÉ ou la MORT » seraient à l’origine des VALEURS MAÇONNIQUES ayant servi de CREDO aux RÉVOLUTIONNAIRES FRANÇAIS.
Le docteur BENHAMOU DE LA GRANDE LOGE DE FRANCE s’est fait un honneur de nous le rappeler avec force détails, n’omettant pas de nous apprendre que certains des Grands Francs-maçons de cette glorieuse époque étaient des ARISTOCRATES TRÈS ATTACHÉS À LEURS PRIVILÈGES. Ce qui valut une ACCUSATION de « CONSERVATEURS DES VALEURS CULTURELLES DE L’ANCIEN RÉGIME » à certains Francs-maçons, contraints de trouver le SALUT DANS L’EXIL. Comme LA FAYETTE qui « PART PORTER L’IDÉAL MAÇONNIQUE EN AMÉRIQUE ». Et à d’autres, comme le DUC D’ORLÉANS, PHILIPPE ÉGALITÉ (ANCIEN GRAND MAÎTRE DU GRAND ORIENT DE FRANCE), de SUCCOMBER sous la GUILLOTINE DE ROBESPIERRE en novembre 1792. Une autre du beau sexe, la PRINCESSE DE LAMBALLE (GRANDE MAÎTRESSE DES LOGES ÉCOSSAISES FÉMININES DE FRANCE), ayant succombé un an auparavant lors des MASSACRES de septembre 1793 …Une CHASSE AU FRANC-MAÇON qui poussa un moment le mouvement maçonnique à se murer dans la CLANDESTINITÉ jusqu’à la CHUTE DE ROBESPIERRE en 1794, date à laquelle il reprit graduellement…
D’autres ACCUSATIONS, ayant trait au COMPLOT, et sur lesquelles on reviendra, fusèrent à l’époque contre cette ÉNIGMATIQUE ASSOCIATION au PASSÉ très AGITÉ...

Dans le même numéro d’HISTORIA de mars 2008, la rédactrice en chef PATRICIA CRÉTÉ, abondant dans le sens du docteur BENHAMOU, se fait fort de nous rappeler que nous devons à la franc-maçonnerie de GRANDS ACQUIS comme la LOI 1901 SUR LES ASSOCIATIONS, la LOI 1905 sur la LAÏCITÉ (SÉPARATION DE L’ÉGLISE DE L’ÉTAT), l’ENSEIGNEMENT LAÏC, GRATUIT et OBLIGATOIRE pour tous, la CRÉATION DE LA CROIX-ROUGE et… l’ABOLITION DE L’ESCLAVAGE… C’est sur ce dernier point — l’ABOLITION DE L’ESCLAVAGE — que le TROUBLE surgit encore, parce qu’il y a là un ÉNORME MALENTENDU qu’il faut ÉCLAIRCIR…

L’ENVERS DE LA MÉDAILLE D’OR : LE RACISME, L’ESCLAVAGISME ET L’IMPÉRIALISME MAÇONNIQUES

RACISME, ESCLAVAGISME ET IMPÉRIALISME sont les 3 « ISME » qui viennent définitivement ternir l’or maçonnique et la reléguer dans sa boue originelle. L’ÂGE D’OR de la franc-maçonnerie, qui ne s’est pas limitée à la France, s’est aussi exportée vers D’AUTRES CIEUX qui le vécurent, non point comme un ÂGE D’OR, mais plutôt comme un ÂGE DES TÉNÈBRES. Ce fut notamment le cas des PAYS AFRICAINS qui subirent la COLONISATION AU NOM DES VALEURS MAÇONNIQUES. Désireux d’étendre L’EMPIRE COLONIAL FRANÇAIS, certains FRANCS-MAÇONS FRANÇAIS — notamment JULES FERRY et SAVORGNAN DE BRAZZA —, décrétèrent qu’il fallait « APPORTER LES LUMIÈRES AUX RACES INFÉRIEURES » (voir l’article de VINCENT HUGEUX et FRANÇOIS KOCH, ’’L’AFRIQUE AUX PREMIÈRES LOGES’’, L’EXPRESS, avril 2008).

De prime abord, ce RACISME NÉANDERTHALIEN peut être perçu comme une PREMIÈRE RUPTURE avec l’IDÉAL MAÇONNIQUE PROCLAMÉ et S’INSCRIVANT EN FAUX contre les démarches d’AUTRES FRANCS-MAÇONS — l’ABBÉ GRÉGOIRE et VICTOR SCHOELCHER— ayant ardemment milité pour l’ABOLITION DE L’ESCLAVAGE. Or, MALHEUR EXPIATOIRE, HORREUR parmi les plus grandes HORREURS qui font la honte de l’espèce humaine, la COLONISATION OCCIDENTALE fut TOUT SAUF UNE MISSION CIVILISATRICE EN AFRIQUE, comme l’attestent les IMAGES D’ARCHIVES. Dans les faits, CE QUI DISTINGUE LA COLONISATION DE L’ESCLAVAGE, c’est un seul élément : la TRANSPLANTATION. Tandis que les ESCLAVES ÉTAIENT ARRACHÉS À LEUR TERRE ANCESTRALE ET TRANSPLANTÉS un peu partout en AMÉRIQUE et aux CARAÏBES, les COLONISÉS ÉTAIENT ESCLAVAGISÉS DANS LEURS PROPRES PATRIES, avec les MÊMES DÉGRADATIONS PHYSIQUES ET MORALES, avec le MÊME ABÂTARDISSEMENT et le MÊME ABRUTISSEMENT. Je renvoie les sceptiques au DOCUMENTAIRE de RICHARD HAMON — LE PETIT BLANC À LA CAMÉRA ROUGE — tourné en Afrique en 1949 par le jeune RENÉ VAUTIER, au péril de sa vie, et qui fut CENSURÉ en FRANCE pendant 40 ANS — DE 1950 1990…
Quand le COLON FRANÇAIS (et FRANC-MAÇON) affirme la MAIN SUR LE CŒUR qu’il a CONSTRUIT ceci ou cela en Afrique (ÉCOLES, DISPENSAIRES, ROUTES, CHEMINS DE FER...), IL OUBLIE DE DIRE qu’il a fait faire ces TRAVAUX FORCÉS par des AFRICAINS (des HOMMES, FEMMES et ENFANTS — FILLES ET GARÇONS), réquisitionnés de force comme des BÊTES DE SOMME, faisant à l’occasion de MONSTRUEUSES HÉCATOMBES… IL OUBLIE DE PRÉCISER que ces « constructions » n’étaient PAS DANS L’INTÉRÊT DE L’AFRIQUE, mais dans SON PROPRE INTÉRÊT (la FRUCTIFICATION de ses MATIÈRES PREMIÈRES et de ses CAPITAUX). Comme le dit si bien ARTHUR KOESTLER: « LE PASSANT NE CONSRTUIT PAS. »
RAPPELONS ensuite que L’ESCLAVAGE N’A PAS ÉTÉ ABOLI POUR DES RAISONS HUMANITAIRES, mais pour des QUESTIONS ÉCONOMIQUES. TOUJOURS DANS L’INTÉRÊT DE L’ANCIEN ESCLAVAGISTE DEVENU ABOLITIONNISTE ET COLON PAR NÉCESSITÉ… Citons à cet effet un extrait du monumental ouvrage de l’HISTORIEN BURKINABÉ JOSEPH KI-ZERBO :
« À l’aube du XIXe siècle, L’AFRIQUE, PONCTUÉE DE TOUS CÔTÉS PAR LA TRAITE, depuis QUATRE SIÈCLES, attire de plus en plus L’ATTENTION DU MONDE. Pourquoi? D’abord en raison du MOUVEMENT ANTI-ESCLAVAGISTE. Rappelons que la GRANDE-BRETAGNE, ayant SUPPRIMÉ L’ESCLAVAGE dans son immense empire en 1830, monte la garde sur les trois mers autour de l’Afrique. En 1848, la FRANCE en fait autant. Bien que le BRÉSIL ait attendu 1898 pour suivre le courant, dès le milieu du XIXe siècle, LA TRAITE DES NOIRS N’EST PLUS À LA MODE et sera de plus en plus bannie. Le MOUVEMENT MISSIONNAIRE, résultant en partie de cette NOUVELLE ATTITUDE EUROPÉENNE, va CONTRIBUER aussi à la FORTIFIER. Renversant totalement la position du XVe siècle, les ÉGLISES, surtout les PROTESTANTS ANGLAIS, vont porter sur l’Afrique un capital prodigieux de PROSÉLYTISME, de dévouement, de générosité, mais aussi parfois de NAÏVETÉ et de COMPROMISSIONS. AU XVe SIÈCLE, il était bon D’ARRACHER LES NOIRS DE L’AFRIQUE pour SAUVER LEUR ÂME. AU XIXe SIÈCLE, constatant sur place L’EFFROYABLE GÂCHIS HUMAIN, nombre de missionnaires CRIÈRENT AU GÉNOCIDE et ENCOURAGÈRENT le CONTRÔLE, voire la CONQUÊTE de L’AFRIQUE par L’EUROPE pour METTRE FIN AU MASSACRE…

Mais le RENOUVEAU D’INTÉRÊT POUR L’AFRIQUE s’explique surtout pour des RAISONS ÉCONOMIQUES. Durant le XIXe siècle, l’ANGLETERRE d’abord, puis les AUTRES PAYS DE L’EUROPE OCCIDENTALE vont subir une MUTATION DE STRUCTURES qui est la RÉVOLUTION INDUSTRIELLE ponctuée par l’INVENTION DES MACHINES À VAPEUR, À FILER, À TISSER, DU PUDDLAGE, etc. Cette Europe-là avait des BESOINS RADICALEMENT NOUVEAUX. Elle N’AVAIT QUE FAIRE DE L’AFRIQUE EXPÉDIANT SANS ARRÊT DES MASSES D’HOMMES SUR DES PLANTATIONS ou l’on avait DE MOINS EN MOINS BESOIN DE LEUR BRAS, puisque les MACHINES AGRICOLES commençaient à y suppléer. ALORS QU’EN AFRIQUE MÊME, ILS POUVAIENT SERVIR DE MAIN-D’ŒUVRE pour fournir des MATIÈRES PREMIÈRES et constituer sur place un MARCHÉ DE CHOIX pour la PRODUCTION INDUSTRIELLE EUROPÉENNE. L’ÂGE MÉCANIQUE IMPOSAIT À L’AFRIQUE UN NOUVEAU RÔLE À JOUER dans L’ESSOR EUROPÉEN. PROSPECTER les POSSIBILITÉS DE L’AFRIQUE en PLANTATIONS et MINES, CONTRÔLER au besoin ces SOURCES DE PRODUCTION et disposer d’un DÉBOUCHÉ HUMAIN LE PLUS VASTE POSSIBLE pour la CONSOMMATION, telle sera de plus en plus la TENDANCE DES CAPITALISTES EUROPÉENS. Ce n’est d’ailleurs PAS PAR HASARD que LES PAYS EUROPÉENS LES PLUS INDUSTRIALISÉS seront aussi LES PLUS GRANDES PUISSANCES COLONIALES. Mais cette tendance ne se manifestera nettement que dans le dernier quart du siècle
. » (J. KI-ZERBO, L'HISTOIRE DE L'AFRIQUE NOIRE, HATIER, 1978, pp 401-402 )

À la lumière des ces PRÉCISIONS HISTORIQUES, s’imposent plusieurs CONSTATS. Il en ressort d’abord que loin d’être un acte humanitaire ou de sursaut de conscience, l’ABOLITION DE L’ESCLAVAGE, motivée par des intérêts bassement matérialistes et égoïstes, ne faisait que SUBSTITUER À L’ANCIENNE FORME D’ESCLAVAGE UNE NOUVELLE FORME D’ESCLAVAGE. D’où le constat que la RUPTURE IDÉOLOGIQUE entre la DÉMARCHE ABOLITIONNISTE et la DÉMARCHE COLONIALISTE n’est qu’une TROMPEUSE APPARENCE… DE la POUDRE AUX YEUX. Ensuite on retrouve encore la CONTRADICTION ORIGINELLE qui entache la franc-maçonnerie, à savoir son IDENTITÉ AVEC L’ÉGLISE (dont elle essaie de se démarquer), avec la MÊME PROPENSION pour la MYSTIFICATION et le RACISME DIVINISÉ pour JUSTIFIER des CRIMES CONTRE L’HUMANITÉ.
À cela s’ajoute une 2E CONTRADICTION quant aux sacro-saints principes « UNITÉ, INDIVISIBILITÉ DE LA RÉPUBLIQUE, LIBERTÉ, ÉGALITÉ, FRATERNITÉ ou la MORT » qui servirent de credo à la Révolution bourgeoise française, mais qui furent EXTRAORDINAIREMENT OMIS pour les COLONIES de l’AFRIQUE CHOSIFIÉE, MORCELÉE à la CONFÉRENCE DE BERLIN en MICROS ÉTATS distribués comme des PETITS PAINS aux différentes puissances coloniales, SANS AUCUN ÉGARD AUX GROUPES ETHNIQUES constitués depuis des siècles voire des millénaires, semant ainsi le GERME DE FUTURES GUERRES CIVILES en faisant cohabiter des groupes hostiles sur des TERRITOIRES DÉLIMITÉS À LA RÈGLE, avec des FRONTIÈRES ARTIFICIELLES. Et usant de la légendaire politique « DIVISER POUR MIEUX RÉGNER », CRÉANT OU ATTISANT DES HAINES TRIBALES OU ETHNIQUES, POUSSANT DES FRÈRES À S’ÉGORGER dans l’intérêt du PETIT COLON ESCLAVAGISTE, RACISTE, VOLEUR et MENTEUR… Une PRATIQUE qui hélas SÉVIT ENCORE et se sert des PETITS NÈGRES DE SERVICE comme INSTRUMENTS DE LIQUIDATION DE L’IDÉAL AFRICAIN…
Bref, corroborant un MENSONGE par un autre, la TARTUFERIE ABOLITIONNISTE MAÇONNIQUE se dédouble du MENSONGE « CIVILISATIONNISTE » et RACISTE de JULES FERRY et de SAVORGNAN DE BRAZZA, qui se matérialisera en Afrique par le truchement de ce que KI-ZERBO appelle LES 3 M (MISSIONNAIRES, MARCHANDS, MILITAIRES). La FRANCE procédera par VOIE GOUVERNEMENTALE et MILITAIRE tandis que l’ANGLETERRE procédera par les COMPAGNIES PRIVÉES.
L’INTERVENTION MILITAIRE IMPÉRIALISTE FRANÇAISE se fera via la FRANC-MAÇONNERIE implantée au SÉNÉGAL à SAINT-LOUIS dès 1781, « réunissant sous le maillet MILITAIRES, COMMERÇANTS et FONCTIONNAIRES ». Et c’est JUSTEMENT À PARTIR DU SÉNÉGAL QUE LA COLONISATION FRANÇAISE EST PARTIE, comme le rappelle encore KI-ZERBO : « Le PETIT TERRITOIRE SÉNÉGALAIS qui était effectivement CONTRÔLÉ PAR LA FRANCE, autour des centres de SAINT-LOUIS, GORÉE, DAKAR ET RUFISQUE (les quatre communes), aurait pu être FACILEMENT ASSIMILÉ et a commencé de l’être effectivement. OR, LE SÉNÉGAL A ÉTÉ LA BASE DE DÉPART POUR LA CONQUÊTE DE TOUT LE RESTE DE L’OUEST AFRICAIN. » (JOSEPH KI-ZERBO, op. cit., p.435).

Nous voilà définitivement éclairés sur cette GIGANTESQUE IMPOSTURE. Et quand on sait tous les MASSACRES qu’il y a eus LORS DE LA RÉSISTANCE AFRICAINE à la pénétration coloniale, ajoutés aux MASSACRES PENDANT LA COLONISATION et aux MASSACRES dans le cadre des LUTTES DE LIBÉRATION, ajoutés aux MASSACRES occasionnés par les GUERRES CIVILES entretenues par la France en Afrique pour pérenniser sa DOMINATION NÉOCOLONIALE (dont on trouve quelques illustrations dans FRANCE-AFRIQUE/ LE CRIME CONTINUE DE FRANÇOIS XAVIER VERSCHAVE), on se retrouve devant DES MONTAGNES DE CADAVRES IMPUTABLES À L’INITIATIVE MAÇONNIQUE… Une CASCADE DE GÉNOCIDES comparable humainement, mais supérieure quantitativement, à n’importe quel HOLOCAUSTE de l’humanité… Et si l’on ajoutait à ces CHIFFRES MACABRES les INNOMBRABLES AUTRES VICTIMES AFRICAINES de L’ESCLAVAGE JUDÉO-CHRÉTIEN, la FACTURE serait HORS DE PORTÉE…
Dans son mémorable DISCOURS SUR LE COLONIALISME(Présence Africaine, 1955), l’inoubliable MARTINIQUAIS AIMÉ CÉSAIRE  rappelait:
« Et pourtant, par la bouche des SARRAUT et des BARDE, des MULLER et des RENAN, par la bouche de TOUS CEUX QUI JUGEAIENT ET JUGENT LICITE D’APPLIQUER AUX PEUPLES EXTRA-EUROPÉENS, et au bénéfice de nations plus fortes, mieux équipées, une « UNE SORTE D’EXPROPRIATION POUR CAUSE D’UTILITÉ PUBLIQUE », c’était déjà HITLER qui parlait. »

Autrement dit, la COLONISATION, c’est du NAZISME LÉGITIMÉ parce que PERPÉTRÉ SUR DES PEUPLES NON EUROPÉENS comme le rappelle encore CÉSAIRE à ces BOURGEOIS BLANCS RÉVEILLÉS UN BEAU MATIN par le CHOC EN RETOUR que fut le NAZISME HITLÉRIEN:
« On s’étonne, on s’indigne. On dit : ’’ Mais, bah! C’est le NAZISME, ça passera!’’ Et on attend et on espère; et ON SE TAIT À SOI-MÊME LA VÉRITÉ, que c’est une BARBARIE, mais la BARBARIE SUPRÊME, celle qui COURONNE, celle qui RÉSUME la QUOTIDIENNETÉ DES BARBARIES; que c’est du NAZISME, oui, mais qu’AVANT D’EN ÊTRE LA VICTIME, ON EN A ÉTÉ LE COMPLICE; que ce NAZISME-LÀ, on l’a supporté avant de le subir, on l’a absous, on a fermé l’œil dessus, on l’a légitimé, PARCE QUE, JUSQUE-LÀ, IL NE S’ÉTAIT APPLIQUÉ QU’À DES PEUPLES NON EUROPÉENS; que ce NAZISME-LÀ, on l’a cultivé, ON EN EST RESPONSABLE, et qu’il sourd, qu’il perce, qu’il goutte, avant de l’engloutir dans ses eaux rougies de toutes les fissures de la CIVILISATION OCCIDENTALE ET CHRÉTIENNE. »

Voilà la FRANC-MAÇONNERIE définitivement dénudée et fixée sur sa RESPONSABILITÉ HISTORIQUE… Son CRIME CONTRE L’HUMANITÉ dont elle DEVRA RÉPONDRE DEVANT L’ÉTERNEL…
J’approfondirai ce sujet dans le 4e VOLET consacré aux FAUX-FRÈRES D’AFRIQUE qui PERPÉTUENT cette LUGUBRE DOMINATION COLONIALE, AUSSI BIEN POLITIQUEMENT, ÉCONOMIQUEMENT que CULTURELLEMENT. Un sujet DÉJÀ ABORDÉ DANS UN ARTICLE ANTÉRIEUR intitulé LES NÈGRES DE SERVICE DE LA LITTÉRATURE COLONIALE / L’IDÉOLOGIE COLONIALE DE SENGHOR À MABANCKOU…, qui sera traité cette fois-ci SOUS UN ANGLE PUREMENT MAÇONNIQUE…
Entretemps, je vous donne rendez-vous pour le 3E VOLET consacré au « VRAI SECRET MAÇONNIQUE » qui sera affiché la semaine prochaine et qui ne manquera pas de surprendre bien de personnes qui se définissent comme des francs-maçons, sans réaliser qu’ils sont les JOUETS d’une MACABRE MYSTIFICATION…
J’ESPÈRE SEULEMENT QUE CERTAINS N’AURONT PAS À EN PÂTIR DE LEUR VIE, PARCE QUE LA VÉRITÉ EST SOUVENT QUELQUE CHOSE D’INSUPPORTABLE, surtout quand on n’y est pas préparé psychologiquement. Vous êtes… AVERTIS À L’AVANCE.





ENQUÊTE AU COEUR DES ANTICHAMBRES DE LA FRANC-MAÇONNERIE: DES DÉMONS CRÉPUSCULAIRES AUX FRANCS-MAÇONS DE L'APOCALYPSE
 

Copyright 2009, Mountaga Fané Kantéka

NB: ma dernière enquête relative aux « crimes et impostures de la franc-maçonnerie : du racisme au nazisme maçonnique » m’a valu de figurer sur un blog maçonnique — le site hiram — qui n’a pas pu s’empêcher de dévoiler sa face de bourreau, me gratifiant à l’occasion d’une menace maçonnique (sur laquelle je reviendrai) et me raillant avec la paresse et l’ignorance crépusculaires qui affligent en ce moment ce monstre aux tentacules protractiles et aux pieds d’argile, envahi par la grande criminalité impunie et sévissant sous le couvert d’une quête spirituelle inaccessible voire inexistante…
À l’évidence, ces petits illuminés — hostiles à la recherche historique et à tout ce qui vient ébranler leurs certitudes et assurance — ne se doutent pas que la Franc-maçonnerie elle-même est une fille bien tardive d’autres confréries initiatiques. Un voile d’ethnocentrisme qui brouille la vue de ceux qui ramènent le vécu universel au pâle Occident judéo-chrétien, fonctionnant par le racisme, le révisionnisme et la spoliation, faisant fi des civilisations plus anciennes…
Selon un proverbe ancestral : « L’ŒIL ne porte pas de fardeau, mais il ne se trompe pas sur ce qui est lourd. », parce que l’œil sait que ce qui est lourd, c’est ce qui est gros et/ou grand… Et l’esprit sait que ce qui est lourd, c’est aussi ce qui est vrai. Ces petits francs-maçons devront donc s’attendre à s’effondrer de nouveau sous le poids de la vérité assassine...
Dans Les Damnés de la terre, Frantz Fanon écrivait que: « Dès lors que vous et vos semblables êtes liquidés comme des chiens, il ne vous reste plus qu’à utiliser tous les moyens pour rétablir votre poids d’homme. Il vous faut donc peser le plus lourdement possible sur le corps de votre tortionnaire pour que son esprit égaré quelque part retrouve enfin sa dimension universelle… »
Ce combat est le lot de tous — de tous ceux qui sont bafoués, humiliés, spoliés et persécutés, au nom d’un racisme et d’un élitisme aussi crasses qu’illusoires, par des hommes de rien qui ont trahi tout, jusqu’à leur « Idéal » proclamé de Justice et de Fraternité universelles…

 

suite ici :

 

 

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23 février 2012 4 23 /02 /février /2012 07:37

 

Mardi 21 février 2012 2 21 /02 /Fév /2012 20:00

 

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Avez-vous lu le rapport secret « Le ministère de l’intérieur et de l’aménagement du territoire à l’horizon 2010-2020 » ? Ce rapport secret a été rédigé par le groupe Futuribles, (directeur d’étude, Hugues de Jouvenel ; rapporteur général Geoffrey Delcroix) pour le Centre d’Etude et de Prospective du ministère de l’intérieur et de l’aménagement du territoire. Ce rapport secret prévoyait cinq scénarios possibles pour la France des années 2010 – 2020. Deux journalistes de l’excellent site Bakchich.info ont réussi à se le procurer. Ces deux journalistes, VINCENT NOUZILLE et NICOLAS BEAU, nous le commentent :

« 1- Le premier scénario est titré « Une France incertaine dans un monde tumultueux ».

Il s’agit de la simple extrapolation des tendances passées. Rien de très farce, en vérité : un « état récessif et graduel », de « déclin progressif que rien ne paraît de nature à enrayer », avec une économie « atone », un chômage « endémique », des institutions publiques réduites à « l’impuissance »… Le rapport précise : « la multiplication des niveaux d’administration publique et le double processus de décentralisation et de déconcentration, l’un et l’autre largement inachevés, forment un maquis dans lequel les acteurs ont embourbés et qui entraîne une désaffection des citoyens vis-à-vis de la chose publique. » Bref, le tableau actuel est sombre, et l’avenir peu réjouissant, dans un climat général « d’incertitude » et de « demande croissante de sécurité à laquelle s’efforce prioritairement de répondre la puissance publique en appelant en permanence au dévouement et à la compétence de ses agents- qui courent au plus pressé ». De quoi vous mettre le blues pour la journée.

2- Le deuxième scénario, plus noir, traite de « l’implosion de la société française dans un monde tumultueux ».

Le contexte international est alors marqué par la dégradation de la situation, une Union européenne réduite à une zone de libre-échange, des délocalisations industrielles massives. Le chômage s’accroît, tout comme les inégalités sur le marché du travail et le poids des dépenses de retraites et de dépendance des personnes âgées. Résultat : « La privatisation de nombreux services publics et le repli de l’Etat dans une fonction de maintien de l’ordre et d’ajustement au jour le jour, malgré une aggravation de la situation, permettent de résister péniblement à des explosions majeures ». Les experts travaillant pour le ministère de l’intérieur sont décidément très euphoriques !

3- Le troisième scénario va encore plus loin dans la cata. Il est titré « Décomposition de la France dans un monde traumatisé ».

Accrochez vos ceintures pour la descente aux enfers. A l’extérieur, ce scénario cumule les catastrophes écologiques, l’aggravation du terrorisme, le repli des Etats-Unis sur « fortress America », des troubles en Asie et au Moyen-Orient, l’expansionnisme russe, l’ébullition méditerranéenne et des conflits européens « générés par l’éventuelle adhésion de la Turquie ». A tous ces malheurs, s’ajoutent, au plan domestique, des heurts entre générations et des révoltes sociales. « Des explosions majeures interviennent dans les banlieues mais aussi parmi les étudiants et sont relayées par une grande partie des classes moyennes qui voient leur situation se dégrader. » Le spectre d’une crise majeure, type mai 1968, mais en bien pire ! Les effets sont désastreux : « les personnes les mieux nanties n’ont qu’une idée : partir à l’étranger. Se développe une économie souterraine qui échappe à tout contrôle. Le mécontentement général de la population se traduit par un climat de défiance généralisée, par une évasion fiscale sans précédent. » De plus, les auteurs de ce scénario ne voient pas ce que l’Etat peut faire : « Les pouvoirs publics, manifestement surpris par l’ampleur des événements, n’ayant pas eux-mêmes réussi à moderniser leur administration et à accroître l’efficacité de leurs services, se trouvent cernés de toute part par les urgences et incapables d’y faire face ». Du coup, une bombe politique se profile, avec la menace d’un régime autoritaire : « plusieurs gouvernement successifs ayant ainsi été obligés de démissionner car ils étaient totalement discrédités, tant en raison de leur discours décalé que de leur inefficacité sur le terrain, une crise politique majeure s’instaure, favorisant quelques partis extrémistes qui, la démagogie étant devenue inopérante, prêchent pour le rétablissement d’un ordre public par voie autoritaire ». N’en jetez plus ! La place Beauvau, sous Sarko, n’écartait donc aucun cauchemar. La conclusion se voulait rassurante : « Cette évolution à moyen et à long terme, bien qu’elle soit tout à fait possible, n’est en rien inéluctable ». « Possible » quand même ! Mais, ouf, après s’être faits peur, les experts passaient aux deux autres scénarios, forcément plus roses, ceux-là.

4- Le quatrième scénario est baptisé « Refondation française dans un monde en "coo-pétition" ».

Sarkozystes dans le ton, les auteurs parlent, là, de « plusieurs ruptures importantes » par rapport à la situation actuelle. Un climat de coopération-compétition (baptisé coo-pétition) s’installe entre les grands blocs économiques, Etats-Unis, Europe, Chine, etc. L’Union européenne s’élargit à 30 membres et un noyau dur de 5 à 7 pays (dont la France et l’Allemagne) « forme une Europe de type fédérale qui se propose de mettre en oeuvre une politique d’inspiration sociale démocrate en s’inspirant du modèle scandinave ». A l’intérieur « les réformes qui s’imposaient en France mais qu’aucun gouvernement n’avait réussi à mettre en œuvre en raison des rigidités inhérentes à la société française, peuvent enfin être appliquées, de sorte que s’instaure un système d’inspiration de type « flex-sécurité » marqué par une beaucoup plus grande mobilité sur le marché du travail ». Dès lors, emportés dans leur élan, les auteurs foncent, sabre au clair, vers un monde enchanteur : « Ainsi, les baronnies de toute sorte (grands et petits corporatismes, féodalités locales, groupes de pression divers) propres à la société française, y compris les problèmes des grands corps au sein de l’appareil d’Etat, sont-elle abolies au profit d’un système dans lequel l’accès à l’emploi est beaucoup plus aisé, les périodes de chômage beaucoup plus courtes, la mobilité professionnelle et/ou géographique nettement améliorée ». Et ce Nirvana n’est pas fini : « simultanément, est engagée une réforme fiscale de grande ampleur permettant tout à la fois de remédier au déficit public et/ou à l’opacité d’un système qui finissait par nuire à sa légitimité ». Au passage, pan sur l’opaque blockhaus de Bercy ! Cependant, il y a des contreparties : « Un nouveau contrat social est ainsi instauré aux alentours des années 2010 marqué par une très grande simplification des dispositifs de protection sociale, y compris l’introduction, par exemple, de clauses empêchant aux allocataires (Rmistes, chômeurs…) de s’installer dans un système d’assistance sociale nuisible aussi bien au plan social qu’économique et financier. » Par ailleurs, une « réforme de grande ampleur s’accompagne d’une redéfinition claire des missions imparties à l’Etat qui, ce faisant, devient à la fois plus modeste, plus moderne et davantage stratège ». Evidemment - rappelons que ce rapport date de mars 2006, plus d’un an avant les présidentielles - les auteurs l’affirment : « un tel scénario ne saurait apparaître qu’à une condition : qu’une volonté politique claire et forte, tant au plan européen qu’au plan intérieur, s’affirme et reconnaisse l’utilité d’une Europe fédérale et d’un niveau inférieur d’administration publique, celui des régions » (…) « Cela implique manifestement une rupture fondamentale par rapport au scénario tendanciel actuel, y compris en raison de la remise en cause des statuts et de la reconnaissance des fonctions et des compétences sur le seul critère des objectifs poursuivis par la fonction publique ». Une vraie rupture. On croirait que Sarko y a puisé quelques discours de campagne…

5- Le cinquième scénario, original, est titré « fragmentation et négociations généralisées ».

Il ausculte une autre piste. Le précédent scénario étant incertain, puisque l’initiative doit venir « d’en haut », celui-là est basé, dans un climat international de même nature, sur une « floraison d’initiatives venant "de la France d’en bas", initiatives au plan économique, social et citoyen qui, dans un contexte de vacance presque totale du pouvoir central, se déploient sur le terrain, font apparaître l’utilité de rétablir des liens qui amènent, de bas en haut, une action vigoureuse de coordination et d’orchestration de ces actions dispersées ». On croirait presque écouter du Ségolène (mais sans Ségolène au pouvoir !). Dans cette hypothèse, la France bouge grâce aux élus locaux qui entament une « rénovation radicale de la société française » : les communes se regroupent, 6 à 10 grandes régions se constituent, aux côtés d’un « Etat modeste » recentré sur ces missions régaliennes et de coordination. Pour les experts du ministère de l’Intérieur, qui se situent alors en 2020, ce scénario du futur pourrait émerger ainsi :« A l’issue des troubles importants que la société française a connus au cours des années 2006-2012 durant une période où les pouvoirs publics s’étant avérés manifestement incapables de contrôler les événements, ce sont cette fois les représentants de la société civile et les élus en premier lieu qui explorent ensemble les fondements d’une nouvelle constitution marquée par une réhabilitation du pouvoir parlementaire et la redéfinition du pouvoir exécutif, sur des bases assurément plus modestes mais autrement mieux définies ». Etonnante fiction qui pronostique, alors que Sarko est en poste place Beauvau, des troubles à venir durant plus d’un quinquennat ! Sur un ton très « Ah, ça ira, ça ira ! », le rapport évoque, pour les dépasser, la tenue de « nouveaux états généraux » et d’un « Congrès de Versailles » dont les leitmotiv sont « la transparence et l’efficacité ». Des réformes en surgissent : réforme fiscale, élargissement de la CSG à l’ensemble des revenus, etc. On se pince !

CONCLUSION ? LE JEU EST OUVERT, MAIS LES DEUX DERNIERS SCENARIOS SONT « PEU VRAISEMBABLES »

Sur lequel de ces 5 scénarios, dont aucun n’échappe à des conflits, des crises et des ruptures, les experts du ministère de l’Intérieur pariaient-ils secrètement début 2006 ? « Aucun de ces cinq scénarios ne prétend raconter à l’avance et de manière parfaitement homogène ce que sera l’avenir du contexte international, de l’économie et de la société française » écrivent les auteurs du rapport qui, prudents, estiment alors que l’avenir est « très largement ouvert ». Néanmoins, il semble certain, à leurs yeux, « que le scénario tendanciel tel qu’il est, constitue une menace réelle » et que « des alternatives existent » en fonction des réactions de la société et du « rôle plus ou moins énergique que peut jouer l’Etat dans la prise de conscience des enjeux auxquels le pays est confronté et, a fortiori, dans l’introduction de politiques dont l’inspiration peut être très différente ». Autrement dit : selon les élections… Mais, dans ces dernières pages, le rapport n’est pas particulièrement optimiste : les cinq à dix années à venir seront marquées, selon les auteurs, par « une instabilité croissante, la multiplication des facteurs de tensions et des conflits de toute nature » comme le révèlent les trois premiers scénarios. Pas très encourageant ! Quant aux deux derniers scénarios, qui « supposent une refondation du pacte républicain par le haut ou par le bas », ils « apparaissent peu vraisemblables à court et moyen terme, compte tenu des inerties régnantes et de l’impossibilité de changer la société par décret ». Pas sympa pour Sarko, ce passage (page 555) !

LE MINISTERE DE L’INTERIEUR PEUT DISPARAITRE.

Quant au ministère régalien de l’Intérieur, objet initial de l’étude prospective, il n’est guère mieux loti. Il est déjà confronté actuellement aux cloisonnements administratifs, à l’inflation législative, aux forces centrifuges et au « processus inachevé de décentralisation ». Les auteurs estiment (page 554) dans ce contexte, qu’en cas d’immobilisme, il est « sans doute condamné à la dislocation ». Les premières mesures de modernisation et de restructuration de l’administration centrale ne pourront s’avérer « efficaces que si elle s’inscrivent dans une démarche, à moyen et long terme, de réformes permettant réellement de redonner au ministère de l’Intérieur le prestige et la légitimité qui furent les siennes ».

VINCENT NOUZILLE, NICOLAS BEAU.

http://www.bakchich.info/article324...

 http://www.wikistrike.com/article-rapport-secret-sur-l-implosion-de-la-societe-francaise-dans-un-monde-tumultueux-998

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17 février 2012 5 17 /02 /février /2012 02:52

 

L'Islamisme et l'Empire, un flirt qui perdure


Le ciel du "printemps arabe" s'assombrit par l'ouest. Les belles et éphémères éclaircies des révoltes tunisienne et égyptienne se rembrunissent. Face à l'imminence de ce grain dévastateur, une bonne partie de l'intelligentsia arabe continue de baigner dans sa léthargie légendaire, confondant le présent avec le passé, obsédée par son fantasme du retour au sein maternel.


Fethi GHARBI
Jeudi 16 Février 2012


L'Islamisme et l'Empire, un flirt qui perdure

Qui ne se souvient de la « grande révolte arabe » contre l'empire ottoman agonisant ?! L'historie serait-elle un éternel recommencement ?!

Il y a tout juste cent ans, Hypnotisés par l' Occident, manipulés par les Français et les Britanniques, les Arabes de la péninsule aidaient à porter le coup de grace aux Ottomans. Leur nationalisme fougueux fut savamment exploité par les grandes puissances de l'époque et se transforma en piège mortel. Mais il n y avait pas que les arabes qui fussent instrumentalisés; usant du même stratagème, les puissances occidentales ont oeuvré à exacerber le nationalisme turc tout en poussant la communauté chrétienne à la révolte. C'est en dressant les ethnies et les confessions les unes contre les autres que l'Occident parvient à faire imploser l'empire Ottoman. Le rêve naïf de libération arabe a vite viré au cauchemar à la suite des accords franco-britanniques de Sykes-Picot. Balkanisé, le Proche-Orient ne se relèvera plus et continue jusqu'à nos jours à être miné par les dissensions internes, confessionnelles, ethniques et politiques entretenues par Londres Paris et Washington.
Ayant failli aux promesses faites à Hussein ibn Ali, Chérif de la Mecque, les Britanniques et les Français s'employèrent après la première guerre mondiale à dépecer et à coloniser le Proche et Moyen Orient. Une anecdote riche en significations a marqué les péripéties de cette guerre coloniale : juste après l'occupation de Damas par l'armée française, le Général Gouraud, confondant francs et français, se rendit devant le tombeau de Saladin et prononça cette phrase demeurée célèbre : " Nous voici de retour ". Presque mille ans d'histoire n'ont pas suffit aux Occidentaux de digérer la défaite des croisés envahisseurs face à Salah Eddine. Cette attitude revancharde continue à alimenter l'imaginaire occidental et sert depuis des siècles de substrat idéologique à tous les projets coloniaux visant l' Orient.

Dès la fin du XVIIIème siècle, les arabes répondaient à l'expansion européenne et à la domination ottomane en empruntant deux cheminements opposés. C'est au moment même où Mohammed Ali mettait en œuvre un projet de rénovation de l’Égypte considéré par les historiens comme l'amorce de la renaissance arabe( Nahda) que se répondait en Arabie le courant salafiste, le wahhabisme. Mohammed Ali et son fils Ibrahim Pacha adhéraient pleinement à un projet de nation arabe qui rassemblerait tous les Arabes de l'Égypte à la Mésopotamie. Ils oeuvrèrent à l'émergence d'une renaissance intellectuelle, sociale et culturelle sans précédent et aidèrent au développement de l'agriculture et de l'industrie. Mohammed Ali s'appuya sur une jeune génération d'oulémas réformistes de l'envergure du cheikh Rifa'a al-Tahtawi. Ces oulémas ne voyaient pas de contradiction entre l'islam et la modernité et soutenaient la plupart des réformes. A la fin du XIXème siècle le mouvement nationaliste arabe touche la Grande Syrie. Le sentiment de plus en plus fort d'être dominé par les Turcs provoqua le rapprochement des chrétiens et des musulmans autour de leur identité arabe. Ce nationalisme avant tout culturel et moderniste finissait par céder le pas dès 1880 à un nationalisme politisé et revendicatif . La répression ottomane du mouvement nationaliste arabe qui a suivi la révolution Jeunes-Turcs de 1908, développa du Machrek au Maghreb une radicalisation nationaliste revendiquant un gouvernement non confessionnel sur l'ensemble des territoires arabes. A la veille de la première guerre mondiale, Paris est devenu la capitale des différents mouvements nationalistes arabes. Il faut dire que depuis un bon moment Londres et Paris ne tarissaient pas d'effort pour provoquer les dissensions entre groupes ethniques et confessionnels au sein de l'empire ottoman. En pleine guerre mondiale, le Chérif de la Mecque, Hussein ibn Ali, sollicité par les nationalistes arabes, poussé par les britanniques et les français, s'engagea militairement contre les ottomans. La création d'un État arabe unifié conduisant la nation dans la voie d'une authentique renaissance ne fut malheureusement qu'une chimère. Trahi à la fin du conflit par les franco-britanniques, Hussein ibn Ali perd même sa province du Hedjaz que les Hachemites ont toujours gardée même sous les Mamelouks et sous les Ottomans.

Bien qu'ouvert sur son époque et moderniste, le nationalisme arabe a été tué dans l’œuf par les Occidentaux alors que c'est sous l’œil bienveillant des Britanniques qu'Abd al Aziz Ibn Saoud s'empare de Riyad en 1902 et se donne le titre politique d’émir du Nejd et celui religieux d’imam des Wahhabites. Il organise en 1912 les Bédouins en "ikhwan" (fratries). Cette force de frappe lui permet alors de reprendre graduellement le pouvoir dans la majeure partie de la péninsule au prix de dizaines de milliers de morts. Ayant observé la neutralité pendant la première guerre mondiale, il parachève en 1924 son oeuvre en chassant de la Mecque le chérif Hussein Ibn Ali. Il est utile de rappeler que depuis le milieu du XVIIIème siècle , l'alliance de Mohammad Ibn Saoud, chef d'une tribu du Nejd et de Mouhammad Ibnou Abdel Wahhab, fondateur de l'école wahhabite a permis de propulser les Saoud à la tête des tribus arabes qui onze siècles après la naissance de l'islam repartaient à la reconquête...du monde musulman. Il est évident que sans son instrumentalisation politique, le wahhabisme, courant unitarien né dans le désert de Nejd, condamnant le luxe somptuaire, brandissant une piété rude et austère, prônant un retour à un Islam dégagé des subtilités des glossateurs et des dévotions adventices n'aurait été qu'un courant réformiste parmi d'autres.

Le soutien de l'Occident au nationalisme islamique est une constante de sa politique proche et moyen-orientale. En effet, tout au long du XIXème siècle, les Britanniques ne cessaient de pousser les Saoud wahhabites à porter des coups répétés aux flancs de l'empire ottoman alors qu'ils se dressaient contre toute velléité de projet nationaliste arabe. En 1840, ces mêmes Britanniques volaient au secours de leurs ennemis jurés, les Ottomans et mettaient fin aux ambitions panarabes de Mohamed Ali qui après avoir arraché l'Arabie aux Saoud et le Soudan aux Mamelouks, s'empara de la Grande Syrie et avança sur l'Anatolie. En aidant les wahhabites à dominer l'Arabie et ses lieux saints, les occidentaux ont cru pouvoir ainsi marginaliser le monde arabe en le poussant en quelque sorte hors de l'histoire. L'effondrement de l'empire ottoman a conduit à son éclatement. La société impériale déstructurée se transforme en sociétés féodales malgré les apparences trompeuses. “Ce que nous voulons, disait Lord Crowe, ministre libéral de sa Gracieuse Majesté, ce n’est pas une Arabie unifiée, mais une Arabie fragmentée, divisée en principautés soumises à notre autorité”. Mais ce qu'oublie de préciser ce même Crowe est cette exception accordée à l'Arabie Saoudite : un pays créé de toutes pièces, d'une superficie de plus de deux millions de km², encensé par les vainqueurs de la première guerre mondiale et échappant à la domination coloniale!.. Les dirigeants européens ont vite compris l'intérêt que représente l'intégrisme wahhabite, une idéologie qui ne peut que renforcer la dislocation du Proche et Moyen-Orient. En plus de l'hémorragie incontrôlable de Sykes-Picot qui affecte sa géographie, le monde arabe perd ses repères historiques et part au galop, à contre-sens, à la recherche de son identité... Les puissances occidentales font ainsi coup double en désorganisant du même coup l'espace et le temps de l'univers arabo-musulman. C'est cette "philosophie" qui constituera l'inlassable leitmotiv géopolitique appliqué par le monde dit libre à cette partie de la planète. L'instrumentalisation de l'intégrisme musulman par le politique marquera de son sceau tout le XXème siècle. Manipulés , les islamistes continuent de jouer ( probablement à leur insu ) le jeu de l'Empire. Après la conquête du Hidjaz, Abdelaziz Ibn Saoud signe le 20 mai 1927 avec les Britanniques le traité de Djeddah par lequel il renonce à toute extension du territoire saoudien. Les Ikhwân, désireux de poursuivre le jihad, désobéissent et attaquent l'Irak alors sous mandat britannique. En mars 1929, Abdelaziz écrase alors militairement ceux-là mêmes qui l'ont porté au pouvoir grâce notamment à l'appui de l'aviation britannique.

A la fin de la deuxième guerre mondiale émerge l'empire américain avalant pour ainsi dire les deux empires occidentaux européens. Le “Pacte du Quincy” Conclu en février 1945 entre le président Franklin Roosevelt et le Roi Abdel Aziz, à bord du croiseur américain Quincy chasse pratiquement les puissances européennes du Moyen-Orient et offre en contrepartie une protection inconditionnelle au wahhabisme saoudien. Le dernier obstacle qui se dresse encore face à la fureur hégémonique de la "première démocratie occidentale" est l'Union Soviétique, le dernier empire européen... En parfaits héritiers de la perfide Albion, les Américains poussent les islamistes contre le bloc communiste et ses satellites. En effet, le modèle "socialisant" et panarabe que propose Nasser ainsi que son rapprochement des soviétiques en pleine guerre froide affolent les yankees. Ceux-ci optent pour une diplomatie confessionnelle en consolidant les courants islamistes passéistes dans le monde arabe. L'objectif était de maintenir dans un sous-développement philosophico-économique l'ensemble du monde arabo-musulman tout en poussant les islamistes à s'engager dans une guerre sainte contre les mécréants communistes. En juillet 1953, une délégation de musulmans est invitée aux États-Unis et reçue à la Maison Blanche. Parmi les invités se trouvait Saïd Ramadan, le gendre de Hassen El Banna, fondateur de la confrérie des Frères Musulmans . S'adressant à l'assistance, Eisenhower dit : "notre foi en Dieu devrait nous donner un objectif commun : la lutte contre le communisme et son athéisme". Tout est dit! Fidèles aux méthodes de leurs prédécesseurs, les étasuniens usent de la même duplicité pour faire imploser cette fois-ci l'empire soviétique. Mais c'est seulement au milieu des années 70 que Zbigniew Brzezinski, patron du Conseil national de sécurité (NSC) parvient à convaincre Carter de jouer la carte islamiste pour affaiblir l'Union soviétique. L'invasion de l'Afghanistan par l'Union soviétique en décembre 1979 surviendra à point nommé. IL est toutefois utile de préciser que c'est l'assistance clandestine aux opposants du régime prosoviétique de Kaboul ordonnée par Carter le 3 juillet 1979 qui a provoqué l'invasion de L'Afghanistan par les soviétique et non l'inverse. Après l'élection de Ronald Reagan, la nouvelle administration accepta totalement les plans du Conseil National de Sécurité et de la CIA élaborés sous Carter, sachant pourtant que le prix de cette aventure serait la radicalisation de l'islamisme anti-occidental un peu partout dans le monde. Des fondamentalistes de tous les pays arabes sont alors encouragés à combattre les communistes et les nationalistes dans leurs propres pays. L'endoctrinement financé par l'Arabie Saoudite conduira des dizaines de milliers de jeunes à emprunter le chemin du Jihad en s'engageant dans la guerre sovieto-afghane. "Moudjahidîn, vous n'êtes plus seuls, votre combat est le nôtre", lance Ronald Reagan en janvier 1988. Entre 1980 et 1989, la résistance afghane aura reçu des Américains près de quinze milliards de dollars d'assistance militaire. Sacrés "Moudjahidîn" ou encore "combattants de la liberté", adulés à l'unanimité par tous les médias occidentaux, les islamistes finissent toutefois par se retourner contre leur commanditaires lorsqu'ils se rendent compte qu'ils n'ont été que de simples instruments entre les mains de l'Empire et de son vassal saoudien. Cette fois-ci les "Afghans" ne se laissent pas faire comme il fut le cas pour les "Ikhwan" en 1929. De longues années de terreur vont alors secouer la planète. Terrorisme souvent gonflé par les médias, souvent romancé. Les éléments du réel et du frictionnel s'emmêlent pour balancer à la face du monde une image horrifique de l'islam. Ben Laden, une pure réplique de Belzébuth met en échec l'infernale machine de guerre américaine et bénéficie d'une longévité pour le moins surprenante... grâce certainement à sa parfaite maîtrise de la magie noire! Les héros d'hier devenus soudain les terroristes d'aujourd'hui se retrouvent logés dans Le camp de Guantánamo. Les dictatures arabes, aux ordres des Américains, après avoir laché la bride aux islamistes pendant plus d'une décennie se mettent à leur tour à les persécuter de la manière la plus ignoble...

L'Islamophobie orchestrée depuis une vingtaine d'années par les médias et par l'ensemble des dirigeants occidentaux annonce-t-elle la fin de cette politique confessionnelle si chère à la Grande Bretagne et aux États Unis ?

Pour répondre à une telle question, il est nécessaire de situer la montée du terrorisme islamiste en le replaçant dans son contexte. A partir de 1997 les néoconservateurs envahissent la scène politique américaine. Le Project for a New American Century, l’association phare des néoconservateurs avec à sa tête des gens comme George W. Bush, Jeb Bush, Dick Cheney , Donald Rumsfeld ou encore Paul Wolfowitz s'est fixé pour objectif de profiter de la phase unipolaire pour assurer la suprématie américaine pour les 100 ans à venir. L’association publie en septembre 2000 son manifeste sous le titre : Rebuilding American Defenses où elle déclare entre autre : « Les forces armées américaines autour du monde sont la preuve visible de la réalité des États-Unis en tant que superpuissance (…) Le processus de transformation (néolibéral) même s’il apporte des changements révolutionnaires sera sans doute long, sauf si un événement catastrophique et catalyseur venait à se produire comme un nouveau Pearl Harbor ». En juin 2001, sept mois avant les attentats de septembre, Paul Wolfowitz donne une allocution à West Point dans laquelle il rappelle que 2001 est le 60e anniversaire du désastre américain à Pearl Harbor. Propos à la redondance étonnamment prophétique. Quelques semaines après l'attentat du 11 septembre le programme de réarmement, auparavant bloqué par le congrès, est approuvé sans discussion ni modification. Grâce à l'intervention d'Ussama Ben Laden et à l'horreur des actes commis, la stratégie des néoconservateurs allait pouvoir s'appliquer, en donnant à l’administration Bush l'occasion d'exploiter à fond la menace terroriste et d'accaparer les pleins pouvoirs pour partir juste après en croisade...On est alors en droit de se demander à qui ont réellement profité les crimes terroristes...Certainement pas à l'Irak qui a subi la vengeance des néo-croisés sans raison aucune, ou plutôt pour la simple et bonne raison qu'il a osé voler de ses propres ailes. L'Arabie Saoudite, pourtant pays d'origine de la majorité des terroristes qui ont attaqué les tours jumelles, n'a nullement été inquiétée, tout au contraire...

En vérité, l'Empire n'a point changé de stratégie, car si dans le passé les islamistes ont été instrumentalisés pour porter le coup fatal aux Ottomans puis aux Soviétiques, aujourd'hui il s'agit de les manipuler de sorte qu'ils portent directement préjudice à leur propre camp. Le terrorisme démesurément amplifiée par les médias vise moins les extrémistes que l'islam en tant que civilisation et le monde arabo-musulman en tant qu'espace géographique. Le rôle démoniaque du mythique Ben Laden et les caricatures dénigrant le prophète, pour ne citer que ces deux exemples, ont pour fonction première d'approfondir la fracture qui n'arrête pas de se creuser entre l'Europe et le monde arabe. A la haine de l'islam entretenue en Occident répond par ricochet la haine de l'Occident dans le monde arabe, poussant ainsi les classes populaires des deux camps à s'engouffrer tête baissée dans le repli identitaire. Le "Choc des civilisations" de Samuel Huntington n'est en fait qu'une théorisation après coup de la stratégie néoconservatrice et vient enrichir toute une littérature servant à élargir encore plus le gouffre. La civilisation musulmane, civilisation millénaire, réduite à une simple caricature, transformée en épouvantail est jetée en pâture à des populations désorientées par les effets de la crise économique. De l'autre coté de l'abîme, réagissant à la transe islamophobe occidentale, faisant écho à la générosité des associations caritatives islamiques ( les pétrodollars du golfe y sont bien entendu pour quelque chose...) des populations majoritairement pauvres se jettent dans les bras sécurisants des islamistes. Du Maroc à la Jordanie, les islamistes s'emparent de la majorité des sièges dans les différents parlements...

Est-ce là le but des néoconservateurs?

Absolument! Dans son livre "Le Grand Échiquier" Zbigniew Brzezinski, divise le monde en « zones dures » ou « acteurs géostratégiques » tels que les États-Unis, l'Inde, la Chine, la Russie, etc... alors que les « zones molles » désignent soit « l'ensemble des nations non souveraines » à l'image des nations africaines ou latino-américaines, soit les puissances ou civilisations anciennes (européennes, islamiques, etc) affaiblies ou ayant partiellement abdiqué leur souveraineté, ce qui semble être le cas des États d'Europe occidentale qui s'en remettent à l'OTAN donc aux État-Unis pour la défense de leur sécurité. La nature « molle » de l'Europe de l'Ouest est vitale pour les États-Unis dans la mesure où elle empêche qu'un bloc anti-hégémonique continental européen ne se constitue autour de l'Allemagne ou de la Russie. Il s'agit donc pour les États Unis d'imposer leur politique unipolaire en s'opposant à toute velléité d'expansion des autres « acteurs géostratégiques » tels que la Russie ou la Chine en les encerclant jusqu'à l'étouffement. L'Europe de l'Ouest, L'Europe centrale, les anciennes républiques socialistes, l'Afrique, le monde arabe, les Balkans eurasiens et jusqu'aux bordures de la mer caspienne, tout cet espace couvrant la production et la circulation des hydrocarbures est condamné à ne constituer qu'un vaste ensemble de « zones molles » sous la tutelle de l'île-empire thalassocratique américaine. Pour gérer un ensemble aussi vaste rien de moins que la bonne vieille recette : diviser pour régner. Le couple infernal, terrorisme islamiste/islamophobie a réussi à rompre les liens historiques entre le monde arabe et l'Europe, entre les russes et les républiques islamiques de la fédération de Russie. Dans les pays arabes, l'intégrisme sunnite encouragé par les étasuniens s'en prend aux chiites, aux coptes , à la gauche, aux nationalistes arabes, aux laïques... C'est en plongeant le monde dans un tel magma incandescent que l'Amérique des néoconservateurs compte ainsi gérer la planète tout au long de ce XXIème siècle. Fidèles aux méthodes de leurs cousins britanniques mais beaucoup plus "enthousiastes", les étasuniens tentent d'installer les fondamentalistes sunnites à la tête de l'ensemble du monde arabe tout en découpant ce dernier en soixante douze morceaux. En effet le Lieutenant-colonel retraité Ralph Peters de l' US Army s'élève contre l'amateurisme des sieurs Sykes et Picot et nous propose en 2006 une carte remodelée du " Nouveau Moyen-Orient " dans laquelle chacun des pays arabes se trouve divisé en trois ou quatre mini-territoires sur des bases confessionnelles et ethniques. Ralph Peters, nous assure que les frontières ainsi remodelées résoudront totalement les problèmes du Moyen-Orient contemporain. Eh bien, je ne vous apprends rien si je vous dis que ce cher Lieutenant-colonel passe pour un as dans l'art de l'antiphrase! Noyé dans l'obscurantisme, déchiqueté, déchiré par toutes sortes de dissensions confessionnelles, ethniques, politiques, le monde arabe se verra transformé in fine en « zone liquéfiée », embourbé dans la barbarie la plus abjecte.

Une année vient de s'écouler depuis les soulèvements populaires en Tunisie et en Égypte. Plus le temps passe plus les questions fusent. Le ravissement qui a accompagné les premières semaines des révoltes et les joutes oratoires enfiévrées de la Kasbah et de la place Ettahrir ont cédé le pas aux palabres fastidieuses des parlementaires. Il faut cependant rendre hommage au professionnalisme de monsieur Essebsi l'ex-Premier ministre tunisien ainsi qu'au généraux égyptiens qui ont su en vrais spécialistes réprimer toute cette jeunesse en ébullition et remettre de l'ordre dans les affaires. La question qui me turlupine est : comment se fait-il que le soulèvement du bassin minier de Gafsa de 2008 qui a duré plusieurs mois ne soit jamais parvenu à inquiéter le pouvoir qui l'a d'ailleurs sauvagement réprimé? Bien que spontanée et justifiée par les prédations du clan au pouvoir, la vague de révoltes populaires qui ont frappé la Tunisie et l’Égypte en décembre 2010 et janvier 2011 ne constitue nullement une première annonçant le réveil du monde arabe comme se plaisent à le souligner les médias occidentaux. En effet des troubles similaires s’étaient produits en Tunisie en 1969, 1978, 1984, 2008, ainsi qu’en Égypte en 1968, 1977, 1986, 1987, 1995, tous réprimés avec la plus extrême violence sans que l’Occident ne s’en émeuve outre mesure. En réalité, ce qui distingue les révoltes de 2011, dans ces deux pays, est que l’armée a pour la première fois refusé de jouer son rôle répressif. Objectivement, c'est bien l'armée qui a renversé les deux dictateurs. On ne peut s'empêcher de se demander si les décisions prises par les armées tunisienne et égyptienne étaient bien souveraines. Dans des pays comme la Libye ou la Syrie où l'armée est restée fidèle au pouvoir, l'Empire n'a pas hésité à utiliser son arsenal infernal aidé en cela par ses vassaux européens pour "ramollir" les restes du "noyau dur" du nationalisme arabe. Pour se faire , on n'a pas hésité à massacrer plus de soixante mille libyens et installer en fin de compte les fondamentalistes au pouvoir. En Syrie, on est en train d'assister un remake à peu de choses près du scénario Libyen. En attendant la décision du conseil de sécurité, les "Moujahidin" d'Al Quaida et des Frères Musulmans s'acquittent à merveille de la tâche qui leur incombe. Étrange quand même ce flirt entre l'Empire et Al Quaida! C'est à n'y rien comprendre ou alors nous avons affaire à un couple de fieffés cachottiers!

La Tunisie, sans l'avoir choisi est condamnée à jouer le rôle de pionnier et de cobaye dans le laboratoire du remodelage du monde arabe. Le gouvernement issu du mouvement Ennahdha se veut rassurant mais laisse ses sympathisants ainsi que les salafistes envahir l'espace public en recourant souvent à la violence pour imposer leurs points de vue. Ce flou qui enveloppe la politique intérieure aussi bien que la politique étrangère ne fait qu'envenimer la situation. Dans ce pays où n'existe traditionnellement ni clivage ethnique ni clivage confessionnel, les graves problèmes sociaux sont éludés alors qu'on voit pointer à l'horizon un conflit entre islamistes et laïcisants qui s'aggrave de jour en jour. Legouvernement passif, laisse faire et ne tente rien pour éteindre cet incendie qui prend un peu partout. Dans quel but à votre avis? En parallèle, le président de la république, Moncef Marzouki, en tournée dans les pays de l'Afrique du Nord s'essouffle à vouloir réanimer un mort-vivant, l' Union du Maghreb Arabe (UMA). Ce cher Marzouki n'a-t-il point entendu parler du "nouveau moyen-orient"?! Je me demande si c'est le président tunisien qui rêve debout ou alors c'est moi qui est en train de faire un affreux cauchemar!

Comme pour narguer l'ensemble du monde arabe, les États Unis ont choisi de se faire seconder dans leur entreprise par le miniscule Qatar. L'Empire cherche-t-il ainsi à rendre jaloux l'imposant voisin saoudien? Manoeuvre astucieuse et rentable. De toute façon, les vassaux européens, voisins des arabes et les monarques du golfe, tous aveuglés par la puissance de leur suzerain mesurent mal le risque qu'ils encourent. Il y a, en effet, de fortes chances que ces fossoyeurs du monde arabe soient entraînés, rien qu'à cause de leur proximité, dans la tourmente du "chaos constructeur".

Fethi GHARBI

 

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1.Posté par Depositaire le 16/02/2012 10:15
Cet article est intéressant pour les gens non informés ou mal informés sur tous ces événements.
Cependant il nous faut faire un rectificatif et donner une autre information sur tout cela.
Tout d'abord, les attentats du 11/09/2001 imputés à des islamistes, surtout saoudiens, organisés par Ben Laden, sont en fait imputables aux services secrets US assistés vraisemblablement par le Mossad israelien. La simple idée qu'une grotte au fin fond de l'Afghanistan a abrité le fameux Ben Laden qui a concu et organisé ces attentats est tellement ridicule, qu'il est surprenant qu'aujourd'hui on puisse retenir encore cette thèse. D'autant que trois tours se sont écroulées et non deux. la troisième n'a pas été touchée par un avion, (ou soit disant tel. La question reste posée s'il ne s'agissait pas de drones déguisés en avion)
L'auteur de l'article le souligne justement que ces attentats étaient attendus. De là à dire qu'ils étaient en préparation et que donc les US le savait, il n'y a qu'un pas et vite franchi.

L'information a apporter est celle qui concerne les objectifs des USA après ces attentats. En apparence, effectivement, il y avait la volonté d'accaparer le pétrole tout en détruisant les pays qui avaient un fort développement qui ne suivaient pas le modèle US. Mais audelà il est notoire de constater qu'il s'agit toujours de pays musulmans. Iraq, Afghanistan, Somalie, Côte d'Ivoire, Libye, et maintenant on essaye avec le Syrie avec l'Iran dans le collimateur. L'Egypte et la Tunisie étant pour l'instant aux mains des frères musulmans inféodés aux US. On verra dans le futur ce que cela va donner, mais il est à prévoir que les peuples de ces pays ne vont pas accepter une dictature par une autre, fut-elle "islamique".
Ce que l'on remarque sur le fond, c'est qu'il s'agit d'une guerre contre l'Islam. Il surprenant de constater que personne ne semble avoir remarqué que la violente campagne islamophobe mondiale a précisément commencée, ou disons, a reçu un grand coup d'accélérateur à partir de cette période.
D'un côté on détruit des pays, tout en pillant leur sous sol, (pourquoi se priver), qui ont vu passer de brillantes civilisations et où l'Islam s'est particulièrement distingué, (on se rappelle la maison de la sagesse à Baghdad, entre autres), et de l'autre on mène une campagne de diffamation en ressortant les préjugés les plus grossiers pour calomnier et justifier cette haine du musulman et de sa religion, tout en favorisant la montée de l'extremisme mulman wahabite/salafiste de façon à détruire par l'intérieur cette religion qui dérange.
Il n'est pas possible de développer plus cette analyse ici, ce serait trop long.

Simplement, nous concluerons en faisant remarquer que le problème dépasse bien les USA et n'importe quel pays. Il y a une sorte d'oligarchie mondiale dont l'objectif est la domination du monde. Les USA sont utiles car ils ont la puissance militaire, mais cette oligarchie n'est pas seulement US. L'Islam dérange, donc il faut le détruire...! Nous invitons les gens à réfléchir à cela. Il faut bien comprendre les véritables enjeux là dessous. http://info-conseil.com
2.Posté par Fethi GHARBI le 16/02/2012 17:51
@ Depositaire

Bonjour

Vous dites : L'Islam dérange, donc il faut le détruire...! Nous invitons les gens à réfléchir à cela. Il faut bien comprendre les véritables enjeux là dessous.

Non, si l'islam est diabolisé, et il l'est de la manière la plus abominable, c'est bien pour justifier l'invasion et le morcellement du monde arabe. Pour dominer la planète, les étasuniens comptent dominer les sources et les routes des hydrocarbures de l'Europe à la mer Caspienne. Les islamistes ont été instrumentalisé (à leur insu?) par l'Empire depuis 15 ans pour pousser les européens à la haine des musulmans et inversement, nourrissant ainsi l’extrémisme le plus borné. L'islamophobie a permis ainsi de rompre les liens traditionnels entre l'Europe et le monde arabe et de préparer psychologiquement les européens à la destruction de monde arabe. Je rappelle que la stratégie américaine a pour objectif de transformer en "zone molle" toute l'Eurasie qui comprend entre autre l'Europe occidentale.
3.Posté par eco le 16/02/2012 18:27
On est doué de raison pour affronter la réalité et non pas pour la fuir. Et elle est vrai que les islamistes était et sont un instrument politique de " l'étranger " tout comme étaient et sont leurs concitoyens nationalistes parce que les uns comme les autres avaient perdu leur repères historiques et sont parti au galop, à contre sens, à la recherche
de leur identité...jamais retrouvée.

ce n'était pas facile pour des arabo-musulmans baignant dans la décadence la plus profonde d'affronter un occident surarmés militairement et idéologiquement.

http://www.alterinfo.net/L-Islamisme-et-l-Empire-un-flirt-qui-perdure_a71399.html

 

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6 février 2012 1 06 /02 /février /2012 19:45

 

 

Et si l’extrême-droite devenait le premier parti de France ?


de : Thierry Lodé
lundi 6 février 2012 - 09h12

5 commentaires
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Voici le paysage barbare qui s’organise : Avril 2012 et le néofascisme qui s’installe. Le Front National et ses alliés devançant Hollande, Sarko, Mélenchon et Bayrou. L’extrême-droite ramassant le tiers des votants. Alors partout pointe l’inévitable culpabilisation de tous les autres, et des abstentionnistes en particulier qui deviennent la cible préférée des prétendus démocrates. Une mauvaise blague ? Non, la sous-évaluation chronique des votes fachos dans les sondages pourrait bien masquer cet avancement du folklore oligarchique actuel : le Front National, premier parti de France.

 

A jouer avec le feu…Mais ce n’est pas cette perspective nauséabonde qui s’avère la pire, mais bien plutôt la fascisation continue du monde…

 

Qui peut nous faire croire que les rhétoriques simplificatrices de l’extrême-droite ont pu être contrariées un jour par des bien-pensants ? Jamais le FN n’a été « diabolisé », jamais il n’a été peint pour ce qu’il était vraiment, une porte ouverte sur le pire. Les années de stigmatisation, ce sont les jeunes, les roms, les sans-papiers, les sans-abris, les prostituées, les pauvres en général, qui les ont subies à travers des diatribes caricaturales, répétées jour après jour. Et cela, depuis Sarkozy brocardant « les discussions mondaines entre droits-de-l’hommistes professionnels », en passant par les considérations décomplexées de Zeimour et jusque dans les divertissements télévisés.

 

Mais, qu’on se rassure ! Il est bien des républicains et des commentateurs pour nous annoncer que l’extrême-droite ne sentirait plus le souffre, que les hébétés qui votent FN seraient simplement des brebis égarées du droit chemin libéral. Des gens bien propres et présentables qu’il ne faudrait surtout pas parodier, ou alors une populace ignare des réalités politiques. Juste des gens un peu répressifs, un peu xénophobes, un peu homophobes, un rien totalitaires en somme. C’est un peu vite oublier quels moutons ont fait entrer au parlement les bouffons Loukachenko, Benito, Adolph ou autres dictateurs d’opérette aux mains rouges.

 

On le sait pourtant. Nulle part et jamais l’extrême-droite n’a fait le bonheur des bourgeois, encore moins des salariés. Les pensées criminelles ne sont jamais loin derrières les thèses populistes et xénophobes. Marine Le Pen peut bien se laisser aller à dire son aversion contre le nazisme, l’extrême-droite ouvre la porte à des opinions tout autant détestables. Comme le dévoile à nouveau la Hongrie, il suffit d’une modification de la constitution, d’un vote pour faire d’un petit caporal d’opérette un intraitable dictateur au service du capital. En admettant que ces idées courtes ne soient plus vues comme honteuses, c’est toute l’histoire récente que l’on oublie. La droite extrême est une honte pour la vie. Parions que la droite décomplexée ne soit pas mieux. No passaran.

 

Les thèses élémentaires de l’extrême-droite, qu’elles soient issues des débilités réactionnaires assoiffées de puritanisme ou qu’elles soient surgies des humeurs d’un petit moustachu à la frange grasse, ont été copieusement relayées d’années en années par nombre de zélateurs ahuris. Ils en ont fait aujourd’hui un horizon possible. Les droites néolibérales ont patiemment contribué à justifier une à une de nombreuses diffamations extrémistes. La droite ne se contente pas de calquer les opinions fachos, elle applique peu à peu une part de leur programme. L’Europe est un pays où s’est installée l’extrême-droite, avec ses députés assassinés, ses violences électorales, ces jeunes jetés des ponts. Mais il était encore possible de pousser davantage l’abjection. Il y a eu la politique répressive des droites, celle des lois contre la liberté, des états d’urgence contre des enfants des banlieues, des gamins électrocutés pendant les poursuites policières ou se jetant des fenêtres pour échapper aux contrôles toujours plus sévères. Nous avons eu des ministres raillant les immigrés, rigolant du sexisme, délogeant les sans-abris, blaguant sur les « auvergnats », expulsant les roms et détruisant leurs pauvres abris de toile, armant des caméras sur le moindre balcon, fichant génétiquement les jeunes, les salariés, jusqu’aux mères de famille, et votant nombre de lois sévèrement dévolues à briser le moindre soupçon de révolte. Il y a toujours des polices secrètes et la trop fameuse épithète « connu des services de police » qui ne veut rien dire mais qui fleure bon le préjugé facile et ô combien usité dans les gazettes. Les abstentionnistes n’y sont pour rien, eux qui refusent de légitimer par leur vote cette farce-là.

 

L’obscène caresse des rentiers sur le dos brun des fachos reste le vrai problème.

Ils s’effraient si vite les petits rentiers. Les « marchés », c’est le nom pudique des exploiteurs et autres spéculateurs. On savait déjà combien les « marchés » détestaient la démocratie et envoient piteusement leurs actions à la baisse au moindre débat comme l’ont montré les « printemps » arabes par exemple. De fait, même l’oligarchie de ces élus professionnels ne réussit pas à charmer le serpent monétaire qui exige un calme total pour gérer ses gros sous. Une « pax romana » du glaive par exemple. Le commerce bénit volontiers l’autoritarisme du moment qu’il ne touche pas au grand business mondial. Car chez ces gens-là, c’est le monde qu’on brasse, Monsieur.

 

Si les régimes autoritaires présentent souvent un visage avenant pour les exploiteurs capitalistes, c’est que ces régimes maitrisent la soumission des frondeurs. En écrasant toute parole indépendante et avec un peu de torture policière, les fachos prétendent réussir à supprimer jusqu’au risque d’une agitation. On connait cependant leur peu de succès même dans ce domaine où le supplice et l’assassinat constituent l’épouvantail suprême.

 

Il parait cependant difficile de comprendre pourquoi les fachos parviennent apparemment à séduire des électeurs. Il faut dire qu’on les y aide. Qui sont-ils ces éditorialistes crétins, ces ineptes intellectuels, ces commerçants nigauds, ces parlementaires niais, ces ministres vicieux qui ont joué les représentants de commerce de l’Europe préfasciste ?

 

Voilà qu’est annoncée maintenant une nouvelle ignominie encore : la crise ! Le capitalisme est toujours une crise. Pour le vieux monde, seule la pauvreté ne constitue pas une crise, mais au contraire la variable sur laquelle peser. Quand la rémunération des patrons est jaugée par celui des profiteurs de Wall-street, le salaire est toujours aligné sur le « prix » des travailleurs du tiers-monde. Le profit reste la seule logique des marchands.

 

Contre ceux qui naïvement ânonnent une vertueuse amélioration des économies libérales, il faut redire qu’il n’y a pas de capitalisme humain, juste de l’exploitation capitaliste sur le dos de ceux qui travaillent. Les capitalistes gagnent de l’argent en dormant ou en se prélassant sur leur yacht. Avec l’économie de marché, n’importe quelle crapule peut s’afficher sans foi ni autre loi que le profit, n’importe quelle canaille peut déblatérer sur les meilleures manigances pour briser toutes les charges, comme ils disent, comme s’il s’agissait d’une évidence…Plus de flexibilité, plus de croissance, plus de travail toujours sur les mêmes. Qu’est-ce-que les profiteurs en ont à faire de la vertu économique ? Le monde marchand nous prend pour des imbéciles en dissimulant que le capital est d’abord le vol crapuleux du travail salarié. Le fascisme des têtes est là pour tout rendre confus, pour trouver d’autres ennemis, des roms, des juifs, des arabes, des homosexuels, des pauvres. Le fascisme, comme la religion, est là pour faire croire qu’il n’y a aucune vraie opposition entre le capital et les exploités, pour embrouiller toute l’affaire et nous mettre sous le joug des accapareurs.

 

Les fachos se nourrissent de toutes les précarités, de ce que subissent de plein fouet les pauvres :
 Précarité de l’habitat : quand le droit de loger ses enfants résulte du bon vouloir de ceux qui marchandent les toits.
 Précarité des ressources : quand la vie dépend de l’obtention d’un travail sur lequel on n’a aucune prise, quand le salarié doit même quémander de rester s’échiner à l’usine, quand le chômage persiste comme un chantage permanent à la survie.
 Précarité sociale : quand, dans la solitude de la consommation, tout est joué pour opposer les uns aux autres, depuis l’organisation intrinsèque de la concurrence entre salariés jusqu’à l’ineffable isolement des âges.
 Précarité de la sécurité vitale : quand la maladie, la vue, les dents ne se soignent plus chez les pauvres. Quand aux disputes et expédients de la survie ne répond que la violence de l’enfermement carcéral.
 Précarité culturelle enfin : quand le savoir-faire des pauvres a été relégué au néant de l’inutile et quand les repères sociaux sont désintégrés dans la « people-lisation » d’une littérature vulgaire et des spectacles de masse.

 

Alors, oui, il est facile aux fachos de proposer des caricatures, des manifestes franchouillards et sécuritaires, légitimés par la droitisation des idées, avec toujours plus de maréchaussée, de surveillance, de xénophobie, de sexisme, de communautarisme. Ma gueule d’abord, la préférence « nationale », c’est la validation abjecte des héritiers et du népotisme. L’extrême-droite n’a pas d’opinions, elle flirte juste avec les diffamations, sexistes, racistes et xénophobes. Sur un programme d’exclusion des pauvres et de confiscation de la liberté, le totalitarisme installe l’intervention des polices et autres milices. Le peuple doit se taire, que ce soit en Syrie où l’on assassine, dans les geôles de Khadafi ou de Belarus ou encore dans les caves du Turkménistan.

 

Non, les doctrines souvent criminelles, véhiculées par l’extrême-droite, les droites populistes et autres nazillons, ne sont pas nées du vide. Les fachos n’existent que parce que le monde marchand persiste à priser l’autoritarisme et la simplification. C’est à l’ombre des petits chefs que le mouton se sent à l’abri des loups. Dans le monde marchand, il est réclamé que le salarié collabore et devienne lui-même un agent de délation et de répression. On invite le salarié à la dénonciation des autres, comme toujours, là est le ferment des fachos. Ces micro-fascismes quotidiens, décentralisés, subjectifs abreuvent progressivement la construction mentale d’un grand fascisme bureaucratique, administratif et policier. Ce sont les mêmes bien-pensants qui exigent ces collaborations et qui viennent ensuite donner des leçons de morale électorale ?

 

Non, nous ne serons pas ces collaborateurs attendus.

 

La précarité est la première violence. Nous résistons tous les jours à cette idée que notre vie sociale soit réduite à une survie économique et marchande.

 

Cette résistance est là. Elle n’est pas à vendre.


Thierry Lodé

 

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http://bellaciao.org/fr/spip.php?article125037

 


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28 janvier 2012 6 28 /01 /janvier /2012 17:06

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La pauvreté, un point de vue musulman

Les secousses socio-économiques que connaissent nos sociétés modernes interpellent de plus en plus des penseurs ainsi que des acteurs sociaux ou politiques. La ligne rouge désignée comme seuil de pauvreté est largement franchie non seulement par une minorité d’exclus de la société, mais malheureusement par une franche grandissante de la population. La misère est choquante, néanmoins elle est devenue depuis des décennies un fonds de commerce labellisé humanitaire ou commerce équitable en direction du Sud. Aujourd’hui, la maladie du Sud est en train de gangréner les plus faibles des pays du Nord, et à l’humanitaire donc de prendre parole et place pour panser les plaies d’un système socio-économique aux Notre contribution va dans le sens de clarifier la position d’un point de vue musulman. Justement, il nous semble que la culture inégalitaire fait partie intégrante d’une certaine logique musulmane, depuis que le discours religieux a été mis au service du politique comme instrument idéologique, afin de justifier ou faire passer la pauvreté pour une fatalité. Lorsque nous interrogeons les textes scripturaires musulmans, Coran et Hadith, c’est plutôt l’idée de solidarité sociale qui submerge et non celle de l’assistanat social. Solidarité, dans le sens de mutualité des rapports entre les membres d’un même corps non la solidarité généreuse ou bienveillante, qui s’exerce de haut en bas, qui n’est rien d’autre que la charité ou l’aumône des nantis.

Préambule 

 Les secousses socio-économiques que connaissent nos sociétés modernes interpellent de plus en plus des penseurs ainsi que des acteurs sociaux ou politiques. La ligne rouge désignée comme seuil de pauvreté est largement franchie non seulement par une minorité d’exclus de la société, mais malheureusement par une franche grandissante de la population.

 La misère est choquante, néanmoins elle est devenue depuis des décennies un fonds de commerce labellisé humanitaire ou commerce équitable en direction du Sud. Aujourd’hui, la maladie du Sud est en train de gangréner les plus faibles des pays du Nord, et à l’humanitaire donc de prendre parole et place pour panser les plaies d’un système socio-économique aux abois.

La pauvreté est un scandale, mais l’accepter comme un phénomène normal, inhérent à toutes les sociétés est encore plus scandaleux. L’humanitaire bon gré mal gré participe par ses actions de bienfaisances à consolider un système inégalitaire et violent vis-à-vis des populations démunies, spoliées et reléguées à la superficie des centres de décision.

L’humanitaire n’est pas un humanisme, car il porte en lui les germes de la culture de l’inégalité sociale, de l’arrogance du dispensateur bienfaisant.

 L’humanitaire vrai, œuvre en acte et en parole à l’implication de toute personne humaine dans le partage, dans le donner et le recevoir, dans la rencontre fraternelle d’autrui en toute dignité. Cette attitude prend naissance d’abord dans le for intérieur de chacun de nous pour qu’elle puisse se traduire en faits concrets par la suite.

Notre contribution va dans le sens de clarifier la position d’un point de vue musulman. Justement, il nous semble que la culture inégalitaire fait partie intégrante d’une certaine logique musulmane, depuis que le discours religieux a été mis au service du politique comme instrument idéologique, afin de justifier ou faire passer la pauvreté pour une fatalité.

Lorsque nous interrogeons les textes scripturaires musulmans, Coran et Hadith, c’est plutôt l’idée de solidarité sociale qui submerge et non celle de l’assistanat social. Solidarité, dans le sens de mutualité des rapports entre les membres d’un même corps non la solidarité généreuse ou bienveillante, qui s’exerce de haut en bas, qui n’est rien d’autre que la charité ou l’aumône des nantis.  

Pour une morale désintéressée

La morale n’est ni bonne ni mauvaise en soi, elle reflète la vision éthique d’une personne ou d’une collectivité dans un temps et dans un espace donnés. 

Si la morale nous dit qu’il est louable de donner, d’aider autrui, l'éthique quant à elle nous interpelle sur le sens du don. C’est la réflexion éthique qui nous aide à élucider le pourquoi, l'utilité, et le sens de l'action morale. En d'autres termes, si le fait de donner, d’aider autrui est un acte bien, rien n’est aussi sûr quant à la finalité de cette action. Alors que ce sont les finalités et les conséquences de l’acte qui déterminent sa valeur morale. « Les actions ne valent que par leurs intentions »[1]. L’intention, non seulement elle fonde et préside à l’agir, mais elle détermine en même temps sa valeur.

Dans Éthique à Nicomaque, Aristote identifie le bien comme étant ce que tous les hommes recherchent,

« Comme tout art et toute recherche, ainsi l’action et le choix préférentiel tendent vers quelque bien, à ce qu’il semble. Ainsi a-t-on déclaré avec raison que le Bien est ce à quoi toutes choses tendent » Aristote, Éthique à Nicomaque, Livre I, 1094 a 13.

Mais comme plusieurs biens se profilent à l’horizon, Aristote parle alors de Souverain Bien, le Bien qui englobe tous les autres biens, et qui renvoie du côté de nos actions, à une fin qui ne serait recherchée que pour elle-même, qui est autosuffisante

Pour Aristote,

« Le bonheur semble être au suprême degré une fin de ce genre, car nous le choisissons toujours pour lui-même et jamais en vue d’autre chose … Par contre, le bonheur n’est jamais choisi en vue de ces biens, ni d’une manière générale en vue d’autre chose que lui-même » Aristote, Éthique à Nicomaque, Livre I, 1097 b 1-7

En bon philosophe pratique, Aristote va lier au concept du bonheur celui de vertu, c’est l’agir qui s’approche du sens du devoir, mais s’en distingue par l’absence de commandement extérieur, puisque la vertu correspond à la nature de l’humain réalisé, digne de l’humanité.

« Si nous posons que la fonction de l’homme consiste dans un certain genre de vie, c’est-à-dire dans une activité de l’âme et dans des actions accompagnées de raison ; si la fonction d’un homme vertueux est d’accomplir cette tâche, et de l’accomplir bien et avec succès, chaque chose au surplus étant bien accomplie quand elle l’est selon l’excellence qui lui est propre ; dans ces conditions, c’est donc que le bien de l’homme consiste dans une activité de l’âme en accord avec la vertu, également en cas de pluralité de vertus, en accord avec la plus excellente et la plus parfaite d’entre elles ». Aristote, Éthique à Nicomaque, 1098 a 12- 1098 a 18.

Le bonheur donc serait la réalisation de soi, non pas au sens purement individuel, en vue de satisfaire nos désirs ou nos penchants propres, mais dans le sens où l’action accomplie est conforme à un idéal humain.

Chez Aristote nous rencontrons plusieurs concepts développés chez les philosophes et les juristes musulmans aussi bien dans le domaine de la morale pratique que celui de la philosophie morale en tant qu’Éthique : le bonheur al-sa’âda, la vertu al-fadîla, l’excellence al-ihsân.

Le bonheur n’est possible que s’il est réalisé individuellement, au profit de tous les membres de la société, grâce au règne de la vertu naturelle et l’excellence dans les actions qui prédominent. Le bonheur donc, ne serait pas possible dans une société où dominent la réalisation d’instinct primaire des uns au détriment de l’ensemble, une société où l’action morale, positive en apparence n’est en aucun cas une vertu, plutôt une pure satisfaction égotique, pire une stratégie machiavélique. 

La morale charitable en question

« C’est par désir de posséder qu’on se montre bienfaisant et secourable ». 

Nietzsche démasque sous la charité les instincts de faiblesse et de décadence. Ce qui se cache sous le prétendu amour du prochain n’est jamais pour Nietzsche que la crainte du prochain (stratégie) et l’amour de soi-même (besoin égotique).

 Nietzsche ne croit pas à l’idée de désintéressement, l’acte soi-disant charitable procure un sentiment de supériorité devant l’autre qui se trouve en situation de faiblesse.

« Pourquoi exalte-t-on l'amour aux dépens de la justice et dit-on de lui les plus belles choses, comme s'il était d'une essence supérieure à elle ? N'est-il pas évidemment plus bête qu'elle ?... »Amour et Justice, Nietzsche.

 C’est plutôt de justice qu’il s’agit, c’est par manque de justice qu’on met en avant le soi-disant amour du prochain. Ces quelques extraits suffisent à eux seuls d’exprimer la position nietzschéenne face à la question de l’altruisme qui s’exprime en tant que charité envers les pauvres. Donner c’est satisfaire nos désirs de donneurs en vue de maintenir les besogneux dans leur position d’inférieurs. Le don salit l’âme du donneur qui pèche par orgueil et blesse la fierté du receveur. 

« En vérité, je ne les aime pas, les miséricordieux qui cherchent la béatitude dans leur pitié : ils sont trop dépourvus de pudeur. S’il faut que je sois miséricordieux, je ne veux au moins pas que l’on dise que je le suis ; et quand je le suis que ce soit à distance seulement »

 Ce n’est donc pas l’acte solidaire que dénonce Nietzsche, il n’exclut pas l’alternative de porter de l’aide à autrui, à condition que son acte soit indirect et anonyme pour éviter à son âme de se salir en tant que donneur, et par la même, éviter de blesser la fierté du receveur, lui épargner un surplus de souffrance.

« C’est pourquoi je me lave les mains quand elles ont aidé celui qui souffre. C’est pourquoi je m’essuie aussi l’âme »

« Car j’ai honte, à cause de sa honte, de ce que j’ai vu souffrir celui qui souffre ; et lorsque je lui suis venu en aide, j’ai blessé durement sa fierté »

Nietzsche est à mon sens l’un des philosophes les plus épris d’une réelle liberté humaine, débarrassée des illusions et des guêpiers de toutes sortes. Il y a une constance chez lui, celle d’aller au plus profond des situations obscures afin d’extirper l’humain vers la clarté du jour. Nous retrouvons également ce souci d’élévation de la personne humaine à la dignité en toute circonstance, dans la doctrine coranique.

« N’acceptez qu’avec réserve ! Distinguez en prenant ! » C’est ce que je conseille à ceux qui n’ont rien à donner »

« Mais on devrait entièrement supprimer les mendiants ! En vérité, on se fâche de leur donner et l’on se fâche de ne pas leur donner »

Des Miséricordieux, Ainsi parlait Zarathoustra.

C’est ce que nous allons essayer de démontrer, références coraniques et hadiths à l’appui, afin de démystifier un sujet fort malmené par des discours copier-coller, ou pour des raisons idéologiques non affichées. 

Conception et pratique de la solidarité en Islam

Un droit connu n’est pas une aumône.

« Les aumônes ne doivent revenir qu’aux besogneux et aux indigents, à la rétribution des collecteurs, aux ralliements des bonnes volontés, à affranchir des nuques (esclaves), à libérer des insolvables, à aider au chemin de Dieu et à secourir le fils du chemin : autant d’obligations par Dieu

- Dieu et Connaissant et Sage » Coran, sourate IX, verset 60. 

 Le terme spécifique en arabe dans le texte coranique traduit (Jacques Berque) ici en haut par aumônes est  al-sadaqât, pluriel d’al-sadaqa. Le sens communément admis du terme sadaqa est le don volontaire, ce qui est offert ou donné de plein gré d’où la confusion avec aumône. Al-sidq la vérité, est une autre forme de la même racine à trois lettres (s,d,q) également Al-sadâq la dote, à savoir le présent que le marier offre à la mariée comme cadeau de bienvenue.

 Le professeur Hamidullah M. traduit le terme du même verset par « recettes de l’état ». Hamidullah juriste et islamologue érudit a opté pour une traduction interprétative pour éviter l’amalgame.  

Nous avons trouvé intéressant de reproduire ici un texte que nous traduisons directement de l’arabe. Il s’agit d’une partie du commentaire d’Al-Râzî (606h), dans son grand commentaire al-tafsîr al-kabîr, de ce même verset. Ainsi, le lecteur peut se faire une idée plus précise du sens dans lequel les anciens comprenaient le terme coranique al-sadaqa.

« Il est un fait que l’accumulation de la richesse appelle le pouvoir fort ainsi que la puissance totale. En outre, l’augmentation de la richesse nécessite l’augmentation du pouvoir, et à son tour, l’augmentation du pouvoir amène nécessairement à une augmentation du plaisir que procure ce pouvoir. Ensuite, l’augmentation de ces plaisirs pousse l’humain à œuvrer pour plus d’acquisitions de cet argent qui est la cause de ses plaisirs en augmentation continue. C’est une voie qui transforme la question en cercle rond…sans arrêt ni fin.

Le droit al-shar’ donc, opère une rupture et une fin dans ce cercle, car il a rendu obligatoire au possesseur de consacrer une partie de ces richesses aux dépenses en sollicitant l’agrément de Dieu afin que la nafs l’âme incitatrice soit retirée de cette voie obscure qui est sans fin… » Al-Râzî, Tafsîr mfâtîh al-ghayb, al-tafsîr al-kabîr.

 Nous n’avons pas rencontré chez les commentateurs d’autres lectures du terme sadaqa autrement qu’imposition obligatoire aux riches en faveur des nécessiteux, dans le droit musulman. C’est l’adhésion volontaire à cette solidarité sociale, adhésion de cœur et d’esprit, par les éléments riches de la société qui fait que l’impôt n’est pas seulement une contrainte, il est sadaqa présent, et zakât purification puisque intégrée dans une conception spirituelle partagée par les membres d’un même corps social. 

 Reste à définir alors qui sont les nécessiteux désignés dans le verset ci-dessus. Le texte coranique énumère huit catégories de personnes à qui les sadaqât sont destinées. Il est important de remarquer par ailleurs qu’il n’est pas question ici d’une exhortation au don aux pauvres, bien au contraire, nous sommes face à un texte qui décrit les personnes auxquelles la solidarité sociale doit être adressée de par leur état de nécessiteux.

 La catégorie de pauvre est désignée par deux termes successifs et distincts à la fois. D’abord, Al-fuqarâ’ pluriel de faqîr qui signifie celui qui est dans le besoin. En suite, al-masâkîn pluriel de miskîn qui comporte en plus du sens de pauvreté le sens de rester sur place, l’absence de mouvement. Sans être exclusif, car les lectures sont diverses et nombreuses quant au sens à donner à ces deux termes, mais nous y voyons une distinction de forme ou de niveau de pauvreté. Al-faqîr serait celui dont la pauvreté est visible, en mouvement, alors qu’al-miskîn serait celui dont la pauvreté n’est pas visible, n’est pas en mouvement.

 Mais qui sont ces pauvres ? Il faut retourner à l’histoire de l’avènement de l’Islam pour trouver une réponse, sinon, le discours musulman se contredirait en exhortant le don par ici tout en le réfutant dans d’autres endroits. 

Le Coran s’est révélé dans un contexte qu’il faut tenir présent à l’esprit lors de sa lecture, pour mieux saisir le sens, et par là, mieux actualiser son application aujourd’hui.

Les dépenses des sadaqât devront être consacrées à des catégories de personnes dont l’indigence est dictée en autres choses, par le contexte de la société naissante de Médine.

 Il est normal que la ville du Prophète, Médine, connaisse la pauvreté de certaines personnes qu’on appellerait aujourd’hui des primoarrivants ou des immigrants. En outre, Médine s’est établie dans un environnement où régnait l’esclavagisme, l’usure excessive ainsi que le pouvoir clanique et les classes sociales. 

Quant à la sixième catégorie, on pourrait la comparer à la situation de milliers de personnes devenues insolvables aujourd’hui. L’insolvabilité ne doit pas se transformer en une vulnérabilité, l’insolvabilité doit être confrontée de face par le corps social dans son ensemble en vue d’éliminer ses causes, mais jamais pour rejeter les victimes à la rue comme de malpropres. Hier aux USA, aujourd’hui en Espagne, la vague d’expulsion des familles de leurs foyers est tout simplement un scandale moral et social.  

 Bien que dans la majorité des pays musulmans c’est le modèle libéral qui prédomine, c’est plutôt la tendance vers des modèles où la primauté est accordée au bien-être du groupe que vise le modèle coranique. La richesse personnelle est légitime aussi longtemps que la richesse du groupe est assurée. La propriété est aussi une responsabilité de gestion dans l’intérêt individuel et social, c’est pourquoi le Coran parle de quote-part et non de don charitable.

La quote-part est un droit obligatoire alors que le don est une action généreuse. D’aucuns rétorquent que la richesse est le pur fruit de leur labeur propre, certes, mais qu’en serait-il si ce labeur est fourni sur une île déserte, sans personnes pour commercer. C’est simple, il est impossible de créer des richesses en dehors de la société humaine, il est donc légitime que la participation à l’enrichissement du groupe soit un devoir et non pas un bon vouloir.

La tradition prophétique recommande d’offrir la zakat de la rupture du jeûne du mois de ramadan avant le jour de fête afin d’éviter aux nécessiteux de tendre la main en ce jour. D’autres récits rapportent les ruses dont usaient les compagnons pour venir en aide à leurs frères dans l’anonymat total. Le souci de solidarité était accompagné du souci d’éviter l’humiliation à autrui, d’éviter d’ajouter une blessure à sa blessure.

Aujourd’hui hélas, l’humiliation des nécessiteux a franchi un pas de plus, celui de l’humiliation d’un peuple tout entier et de son représentant officiel, l’humiliation fait désormais partie du langage diplomatique[2].  

Dans un hadith, le Prophète affirmait que la sacralité du croyant est plus grande auprès d’Allah que la sacralité de la Ka’ba[3]. La dignité humaine prime même sur le lieu le plus sacré de l’Islam, c’est bien là un principe coranique qui ne doit jamais s’éclipser par des interprétations forcées. « …Celui qui tue une personne – non convaincu de meurtre ou pour faire régner le désordre sur terre - c’est comme s’il avait tué l’humanité tout entière, et celui qui lui donne vie c’est comme s’il avait donné vie à l’humanité tout entière »[4], chaque personne est unique et nul ne saurait la remplacer. C’est cette singularité humaine qui rend la valeur de chacun de nous, équivalente à celle de toute l’humanité.

 Allah ordonne la justice et le bel agir[5] nous dit le Coran. La justice est le pilier central autour duquel se tissent les liens sociaux, cependant il n’est que la base minimale qui n’appelle ni exhortation ni négociation non plus, c’est un droit acquis du fait même d’être un membre de la société. Alors que le bel agir est l’élan du cœur de ceux qui sont épris d’aller au-delà du juste, vers l’excellence de l’être par l’excellence de l’acte, ceux pour qui la solidarité sociale ne s’impose pas comme un devoir externe, ceux pour qui la fraternité humaine est une manière d’être dans le monde.

Le Coran s’adresse à tous, et nous sommes tous appelés à agir de façon responsable[6]. S’agissant de notre sujet, la responsabilité de l’établissement de la justice et de l’harmonie sociales incombe aussi bien aux riches qu’aux pauvres, c’est ainsi que nous comprenons le verset précédent, Dieu ordonne la justice et le bel agir à tous. La lecture qui consiste à interpréter ce verset comme une ordonnance faite aux riches uniquement est à notre sens, imprégnée de l’idéologie de la domination, celle qui gonfle l’égo du riche et confisque la dignité du pauvre.

La paix sociale fait partie des objectifs de l’Islam, mais c’est la construction de l’humain libre de toute forme de dépendance excepté celle de l’Être Absolu qui constitue son objectif premier. La compréhension du verset 90 de la sourate 16, doit donc respecter la vision universelle du message coranique, en d'autres termes, et en ce qui concerne notre sujet, il faut se demander dans quel sens faut-il comprendre l’ordonnance de la justice et de l’excellence adressée à la personne humaine quelle se trouve en position de force ou en situation de faiblesse. 

Ce qui ressort de la lecture attentive des textes, c’est la volonté de préserver la dignité humaine en toute circonstance. Le verset suivant nous informe aussi bien sur les causes de l’indigence d’une fraction des musulmans à Médine, que sur leur état psychologique.

 « Aux nécessiteux empêchés – dans la voie d’Allah- ne pouvant parcourir la terre, l’ignorant lui semblerait qu’ils sont suffisamment aisés de par leur retenue, tu les reconnaîtras à leurs airs, ils ne sollicitent pas les gens avec insistance, et tout ce que vous dépensez en bienfaits, Allah en est fort connaissant »[7]

Ce sont donc des nécessiteux empêchés de produire et d’acquérir leurs biens propres. Les commentaires nous disent qu’il s’agissait des immigrants mecquois, fraîchement installés à Médine. Non seulement leurs biens leur ont été confisqués ou ils les avaient abandonnés à la Mecque, mais leurs déplacements hors du territoire médinois constituent également un risque pour leurs vies à cause de l’hostilité des Mecquois.

Nous voilà donc éclairés par ce verset qui décrit la situation économique d’une partie de l’umma musulmane naissante, qui se trouve dans le besoin d’aide, mais en outre le verset nous renseigne sur les causes sociopolitiques de cette situation.

D’autre part, le verset décrit l’état psychologique de ces musulmans, ils sont dignes, leur état extérieur ne laisse pas entrevoir qu’ils sont nécessiteux. 

Un autre point attire notre attention encore dans ce verset. Le coran qualifie d’ignorant celui qui ne prend pas conscience de l’état de besoin des nécessiteux du fait qu’ils se comportent dignement en société, qu’ils ne sollicitent pas l’aide des autres.

Le terme utilisé en arabe pour ignorant est al-jâhil, nous savons que la jâhiliya est un concept islamique qui caractérise la période antéislamique et qui était justement, marquée par l’asservissement des uns par les autres, par l’esclavagisme et la préférence clanique. Al-jâhil donc, n’est pas à considérer comme un jugement moral, c’est un qualificatif d’ordre sociologique qui désigne ceux et celles qui ne se sentent nullement impliqués par le bien-être général, ceux qui ne prêtent pas attention à autrui alors qu’il est dans le besoin, ceux qui acceptent la pauvreté comme un fait sociétal normal, pis ceux dont l’action quotidienne est génératrice de drame humain.

Un autre verset nous informe un peu plus sur la psychologie des croyants nécessiteux, médinois cette fois-ci. Ils sont décrits comme généreux et altruistes malgré le besoin.

« Et ceux qui avant ceux-ci se sont installés dans le pays et dans la foi, ils aiment ceux qui immigrent vers eux, et n’éprouvent aucune gêne en ce qu’ils possèdent, et ils leur accordent préférence sur eux-mêmes, malgré qu’ils sont dans le besoin. Ceux dont le cœur est prémuni contre l’avarice, ceux-là sont les réalisés »[8].

C’est cet état d’être que la zakat de la rupture du jeûne cherche à inculquer aux musulmans, chacun est appelé à clôturer son jeûne par un don selon son niveau de vie, et nul n’est dispensé de donner y compris le pauvre. Ainsi, l’effort de solidarité est collectif au sein de la communauté musulmane, il incombe à chacun selon ses possibilités et selon le genre de contribution qu’il est apte à apporter. 

« Et ils t’interrogent sur quoi donner. Dis : le surplus »[9]

« Que l’aisé dépense selon son aisance, et celui dont les moyens impartis sont limités, qu’il dépense de ce que Dieu lui a donné »[10]

C’est ce même souffle de liberté et de dignité humaine que nous retrouvons dans le hadith, la main haute est meilleure que la main basse disait le prophète[11]. L’imam Mâlik rapporte le même hadith avec plus de précision

« Le prophète disait du haut de sa chaire, alors qu’il invoquait le don et la retenue de mendier : la main haute est meilleure que la main basse, la main haute est celle qui donne et la main basse est celle qui mendie »[12]

 Et lorsqu’un homme se présenta devant le prophète en mendiant, le prophète récolta quelques sous pour lui, conseilla à l’homme d’acheter une pioche pour ramasser le bois sec en montagne puis le vendre au marché et il a dit :

« Par celui qui détient mon âme entre ses mains, que l’un d’entre vous prenne sa corde, qu’il ramasse du bois à brûler sur son dos, est meilleur pour lui que de solliciter un homme aisé, que celui-ci lui donne ou ne lui donne pas »[13] 

 Dans le chef du riche, l’excellence serait d’offrir en cas d’extrême besoin, sans se salir l’âme, c'est-à-dire : de manière désintéresser, sans publicité, mais surtout avec humilité et amour. Certes, nous vous nourrissons en vue de Dieu, nous ne voulons de vous ni récompense ni gratitude[14]. Alors que pour le pauvre, l’excellence serait de sauvegarder sa dignité en sollicitant autant qu’il peut du travail sans faire de sa misère un étalage public.  

Les historiens rapportent que le calife Omar rencontra un vieux mendiant juif dans les rues de Médine. L’homme était aveugle de surcroit, Omar l’emmena à sa propre maison pour lui donner ce qu’il pouvait en urgence, ensuite, il recommanda au responsable du trésor :

« prête attention à l’état de cette personne et les cas similaires. Par Allah, nous serions injustes envers lui si nous profitions (mangions sa jeunesse, dans le texte arabe) de sa jeunesse pour ensuite le délaisser lorsqu’il devient vieux ».

Le calife Omar donc, avait conscience du rôle de l’État en tant que responsable du bien-être de tous les sujets. Non seulement il reconnaît aux personnes âgées leurs droits à une allocation comme un dû mérité après tant d’années de participation à la richesse collective, mais en outre, Omar refuse de voir la mendicité comme un fait normal même lorsqu’il s’agit d’une personne incapable de subvenir à ses propres besoins.

Omar, l’ancien aristocrate coraïchite, s’est laissé imprégner par les principes coraniques à tel point qu’il faisait preuve d’une extrême rigueur en matière de justice sociale, les exemples à relater sont assez nombreux.

Cependant, la responsabilité de l’État à établir l’équité et la justice n’exclut pas non plus cette même responsabilité aux sujets nécessiteux. Comment ? D’abord en refusant la misère comme une fatalité, ensuite en combattant les causes de cette misère, à changer les conditions sociopolitiques. Le principe coranique d’ordonner le convenable et d’interdire le blâmable[15] incombe à tous sans distinction.

En d’autres termes, si la pauvreté est le fruit de l’injustice sociale, elle reste avant tout le fruit du silence des uns et des autres. La pauvreté existe parce qu’elle est tolérée par certains et supportée par d’autres. C’est tout une dynamique mentale qui doit entrer en jeu, celle du refus. Les responsables ne devront plus tolérer la misère ne fut-ce qu’un moment ou pour une seule personne, les sujets également surtout les pauvres, ne doivent plus supporter de négocier leur dignité humaine.

Conclusion 

Le rôle de l’intellectuel est d’interagir avec son milieu, de contribuer selon sa vision propre à ouvrir des possibilités de sorties des pièges dans lesquels nous nous sommes embourbés. L’éloquence n’est pas un gage d’authenticité, prendre parole au nom d’une philosophie, appelle un minimum de sérieux et de conscience intellectuelle afin d’éviter de diluer cette parole dans la pensée unique. Dire ou faire selon l’air du temps pour plaire ou pour satisfaire le politiquement correct est œuvre de bouffonnerie.

Lire le Coran comme s’il t’a été révélé à toi, ici et maintenant, voilà un des enseignements précieux de l’école soufie, c’est cette voie qui favorise la participation active de chacun selon ses aptitudes, ses compétences et ses moyens. Lire et relire les textes scripturaires, relecture ici, dans le sens d’actualisation du sens pour interpréter le réel, afin de dégager des pistes authentiques, efficaces et équitables.

Les années septante ont vu fleurir dans les milieux musulmans l’idée d’islamisation du produit occidental. À l’époque l’idée semblait séduire énormément, alors qu’elle est révélatrice d’au moins deux incompréhensions graves. La première est celle qui consiste à considérer les avancées technologiques, scientifiques et culturelles en Occident, comme si elles étaient détachées d’une évolution humaine à laquelle plusieurs centres civilisationnels ont contribué. Ensuite, quoique produites en occident, ces avancées peuvent faire profiter la personne humaine tout court au-delà des distinctions culturelles.

Dans ce sillage, l’idée de banque islamique par exemple ne diffère guère de celle de boucherie islamique ou de boisson gazeuse islamique. La conception islamique n’est pas une simple étiquette à apposer sur un produit pour le transformer en produit licite alors que le contenu est le même, voire de qualité moindre.

Ne fallait-il pas parler dans le meilleur des cas de banque d’investissement sans intérêt simplement. En plus, les banques dites islamiques qui offrent la possibilité d’acquérir des biens, pratiquent une forme de prêt usurier déguisé qui coûte plus cher au client que s’il se serait adressé à une banque normale.

Tandis que Muhammad Yunus concepteur du microcrédit, n’as pas jugé nécessaire d’apposer l’étiquette islamique à son action, pourtant son concept peut se prévaloir, à juste titre, d’aspiration musulmane.

Deux objectifs majeurs nous ont guidé le long de ce travail. Le premier objectif est d’établir une nette distinction entre la pauvreté conjoncturelle et la misère structurelle en tant qu’injustice sociale du système. Le deuxième objectif est celui de susciter la réflexion sur l’émergence d’une pensée moderne, authentiquement musulmane, capable de lire le réel selon sa conception ontologique propre. Nous serons satisfaits si ce but est atteint.

 Saïd Moustarhim 


[1] Hadith dans Bukhârî.

[2] Le cas de la Grèce.

[3] Ibn mâjah, Al-sunan, Kitâb al-fithan, Hadith 3932.

[4] Coran, sourate5, verset32.

[5] Coran, sourate90, verset16.

[6] « Chacun de vous a une charge, et chacun de vous est responsable de sa charge… » Hadith, Sahîh muslim, kitâb al-imâra, 1829.

[7] Coran, sourate2, verset273.

[8] Coran, sourate59, verset9.

[9] Coran, sourate2, verset219.

[10] Coran, sourate65, verset7.

[11] Bukhârî, kitâb al-zakât, hadith 1472.

[12] Imâm mâlik, al-sadaqa 8, hadith 836/3659.

[13] Imâm mâlik, al-sadaqa 10, hadith 838/3661.

[14] Coran, sourate76, verset9.

[15] Voir, Coran, sourate3, verset110,114.

 

Saïd Moustarhim

Professeur de religion islamique, communauté française de Belgique Conseiller en psychologie appliquée Master en sciences des religions

 

http://www.agoravox.fr/actualites/religions/article/la-pauvrete-un-point-de-vue-107707?debut_forums=0#forum3199099

 

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Trouvé à l'instant ce post :

Histoire de l’homme : nous sommes tous des Arabes !

Bonjour ! Ce billet nous provient d'Al Oufok, mais, il remet bien des pendules à l'heure, c'est pourquoi je tiens à le partager avec vous.
bab

 

vendredi 27 janvier 2012, par La Rédactiond'Al Oufok

Nous sommes tous des Arabes ! Telle est la dernière révélation fracassante des généticiens.

Que cela plaise ou non à Marine Le Pen et à Claude Guéant, tous autant que nous sommes, Français, Américains, Esquimaux, Chinois ou Papous, nous descendons d’ancêtres communs ayant peuplé la péninsule arabique ! Après être née en Afrique, l’humanité aurait donc fait une étape dans l’Arabie heureuse, après avoir franchi la mer Rouge. C’est du scoop. En effet, jusque-là, les grands experts des migrations humaines pensaient que la division des troupes s’était plutôt faite au Proche-Orient ou en Afrique du Nord.

Les paléogénéticiens des universités de Leeds et de Porto ont été amenés à faire cette hypothèse à la suite des confidences d’un indic ! Un indic qui se cache par milliers dans chacune de nos cellules : la mitochondrie. Ce minuscule organite, qui officie en tant que centrale énergétique de nos cellules, possède son propre ADN. Comme les chromosomes, il peut muter. Ainsi, quand les généticiens observent exactement la même mutation chez deux peuples différents, ils peuvent en conclure que ceux-ci partagent un passé commun. En comparant l’ADN mitochondrial prélevé sur des centaines d’individus à travers le monde et dans la péninsule arabique, les chercheurs sont parvenus à la conclusion que tous les hommes, hors les Africains, ont tous effectué un passage de plusieurs milliers d’années très certainement, en Arabie. Voilà pourquoi nous sommes tous des Arabes et fiers de l’être. L’étude est parue dans American Journal of Human Genetics.

Éden Arabie
Voilà donc comment il faut réécrire l’histoire de l’humanité : après avoir surgi il y a quelque 200 000 ans en Afrique de l’Est, l’homme moderne (homo sapiens) a commencé par se répandre dans toute l’Afrique, se fragmentant en de nombreuses populations. La vie était belle et la nourriture largement disponible jusqu’au jour où une tribu s’est mise en tête d’aller voir si le soleil ne brillait pas davantage ailleurs. Elle a donc profité d’une baisse des eaux pour franchir la mer Rouge et débarquer sur la péninsule arabique. Jusqu’ici, on pensait que le premier passage avait dû avoir lieu, entre - 70 000 et - 40 000 ans. Mais la découverte d’outils façonnés par l’homme moderne datant de 106 000 ans repousse donc la conquête d’au moins 30 000 ans !

On a même trouvé le lieu de débarquement, dans le sultanat d’Oman. Il faut dire qu’à l’époque le climat arabique était humide : à la place d’un désert les nouveaux arrivants ont trouvé un paradis terrestre constitué de grandes prairies. L’occupation de ce nouvel Éden aurait duré plusieurs millénaires avant que l’homme ne poursuive sa conquête du monde. D’abord en empruntant la route du Sud-Est asiatique s’achevant en Australie, puis celle de l’est jusqu’au Japon, puis enfin la route du Nord, vers le Proche-Orient, puis l’Europe atteinte voilà environ 40 000 ans.

Des Indiens dans l’Altaï
L’Amérique est le dernier continent conquis. Mais là encore, il y a du nouveau. Et du lourd ! Grâce à de nouvelles confidences de l’indic mitochondrial, des chercheurs de l’université de Pennsylvanie ont identifié la terre d’origine des Indiens d’Amérique. Ne cherchez pas, vous ne pourriez pas trouver ! Il s’agit de l’Altaï. C’est une région montagneuse au coeur du continent eurasien, là où se rencontrent la Chine, la Mongolie, la Russie et le Kazakhstan. Le grand départ aurait eu lieu voilà 15 000 à 20 000 ans. Quelques dizaines ou centaines d’individus auraient pris la route du nord-est. Après de nombreuses générations, leurs descendants auraient fini par atteindre le détroit de Béring qu’ils auraient traversé en une ou plusieurs fois lors des glaciations, puis ils auraient descendu tout le continent américain. La découverte récente, par des chercheurs de l’université du Texas, d’objets façonnés par l’homme dans l’État de Washington datant de 13 800 ans conforte cette hypothèse.

Depuis sa venue au monde dans un petit bled africain, l’homme n’a cessé d’avoir la bougeotte. Les migrations font partie de sa nature. L’Europe et encore plus la France, située à son extrémité ouest, n’ont pas arrêté d’être enrichies par des vagues d’immigrants. Il n’y a pas de raison que cela cesse...

(27 janvier 2012 - Par Frédéric Lewino)
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26 janvier 2012 4 26 /01 /janvier /2012 18:22
Le changement c’est maintenant: les principales promesses de François Hollande

Il y a une chose qui me titille, c’est qu’avec François Hollande comme avec les autres, il y a de bien belles promesses, mais c’est sans tenir compte de la réalité des choses. « On va faire ceci, on va faire cela… » mais les politiques vivent par le système et pour le système, quand à leurs promesses, elles collent avec ce que l’électeur moyen est censé savoir. Donc partant de ce principe, puisqu’il ne nous explique pas qu’en fait, l’Europe et l’euro sont au bord de l’implosion, que la Grèce est au bord du défaut de paiement, que les USA aussi, que la situation en Iran est tendue et qu’il va falloir aussi s’en occuper, que les USA (encore eux) sont responsables de la crise et qu’ils spéculent contre nous, que certains militaires ne sont même plus payés en France,  ou encore qu’on risque de ne pas atteindre les présidentielles, pourquoi le croire? Et pourquoi en croire un autre également? Si l base n’est que mensonge, le reste le sera aussi, alors soyez francs messieurs, dites la vérité aux français, et faites des promesses en conséquences!

Le livret de campagne de François Hollande a été tiré à quinze millions d'exemplaires.

Le livret de campagne de François Hollande a été tiré à quinze millions d’exemplaires. | DR

Voici les principales mesures parmi les «60 engagements pour la France» de François Hollande. Retrouvez l’intégralité des propositions dans Le Parisien-Aujourd’hui en France de ce jeudi.

RELANCE DE LA PRODUCTION, DE L’EMPLOI ET DE LA CROISSANCE

- Création d’une Banque publique d’investissement et d’un Livret d’épargne industrie au profit des PME.

Doublement du plafond du livret de développement durable.
- Rééquilibrage de l’impôt sur les sociétés au profit des PME et des TPE et au détriment des grandes entreprises.
- Couverture intégrale de la France en très haut débit d’ici à dix ans.
- Préservation du statut public des entreprises détenues majoritairement par l’Etat (EDF, SNCF, La Poste…)
- Séparation des activités des banques « utiles à l’investissement et à l’emploi de leurs opérations spéculatives », bannissement des banques françaises des paradis fiscaux, interdiction des « produits financiers toxiques » et des stock-options, sauf pour les entreprises naissantes, encadrement des bonus et sur-taxation de 15% des bénéfices des banques. 
- Réduction du déficit public à 3% du PIB et retour à l’équilibre fin 2017.
- Suppression de 29 milliards d’euros de niches fiscales « équitablement répartis entre les ménages et les entreprises ».
- Montée en puissance du financement des « priorités » jusqu’à 20 milliards d’euros en 2017.
- Coup d’arrêt à la révision générale des politiques publiques (RGPP) et à l’application « mécanique » du non-remplacement d’un fonctionnaire sur deux.

REFORME FISCALE

- Fusion à terme de l’impôt sur le revenu et de la CSG.
- Nouvelle tranche à 45% pour les revenus supérieurs à 150.000 euros par part et plafonnement à 10.000 euros de la diminution d’impôt tirée des niches fiscales.
- augmentation de 25% de l’allocation de rentrée scolaire dès septembre.
- abaissement du plafond du quotient familial pour les 5% de ménages les plus aisés.
- relèvement de l’impôt sur la fortune pour les plus gros patrimoines et abattement sur les successions ramené à 100.000 euros par enfant.

EDUCATION ET JEUNESSE

- création de 60.000 postes supplémentaires dans l’Education en 5 ans.
- augmentation de « 25% » de l’allocation de rentrée scolaire dès septembre.
- allocation d’études et de formation sous conditions de ressources.
- abrogation de la circulaire sur les étudiants étrangers.

RETRAITES, SANTE

- départ à 60 ans pour ceux qui ont cotisé toutes leurs annuités. Pour le reste, négociation dès 2012 pour définir « âge légal, « montant des pensions notamment ».

- augmentation de la part de rémunération forfaitaire des médecins généralistes. Encadrement des « dépassements d’honoraires », favoriser une baisse du prix des médicaments.
- assistance médicalisée pour « terminer sa vie dans la dignité », dans des « conditions précises et strictes ».

EMPLOI

- créer 150.000 emplois d’avenir pour l’insertion des jeunes.
- mettre fin à la défiscalisation et aux exonérations de charges sur les heures supplémentaires, sauf pour les TPE.
- « contrat de génération »: « permettre l’embauche par les entreprises, en CDI, de jeunes, accompagnés par un salarié plus expérimenté qui sera ainsi maintenu dans l’emploi jusqu’à son départ à la retraite ».
- augmentation des cotisations chômage pour les entreprises qui abusent des emplois précaires
- création de 1.000 postes par an pour la police, justice, gendarmerie
- dès l’été 2012, réunion d’une grande conférence économique et sociale, « saisie des priorités du quiquennat »

SOCIETE, NUMERIQUE, ENVIRONNEMENT, ENERGIES

- l’obligation pour une commune de construire des logements sociaux est portée de 20 à 25%. Mixité sociale.
- banlieues: lancement d’opérations de renouvellement urbain. Maintien des services publics. Augmentation des moyens, notamment scolaires. Présence régulière des services de police.
- remplacement de la loi Hadopi par une loi « signant l’acte 2 de l’exception culturelle ».
- lutte contre le « délit de faciès ».
- loi favorisant l’égalité professionnelle homme/femme.
- ouvrir le droit au mariage et à l’adoption aux couples homosexuels.
- réduire la part du nucléaire dans la production d’électricité de 75 à 50% à l’horizon 2025.
- fermeture de la centrale de Fessenheim, poursuite du chantier de l’EPR de Flamanville.

INSTITUTIONS

- loi de 1905 sur la séparation Eglise/Etat inscrite dans la Constitution, en tenant compte du statut de l’Alsace et Moselle.
- réforme du statut pénal du chef de l’Etat.
- droit de vote accordé aux étrangers aux élections locales.
- loi sur le non-cumul des mandats, introduction d’une part de proportionnelle aux législatives.
- Réduction de 30% de la rémunération du président et des ministres.

EUROPE, INTERNATIONAL

- Proposition d’un « pacte de responsabilité, de gouvernance et de croissance », création d’euro-obligations et nouveau traité franco-allemand.
- Proposition d’une politique commerciale européenne anti-dumping social et environnemental.
- Contribution climat-énergie aux frontières de l’Europe.
- retrait immédiat de nos troupes d’Afghanistan.

Source: leparisien.fr

 

Le changement c’est maintenant: les principales promesses de François Hollande

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25 janvier 2012 3 25 /01 /janvier /2012 09:44

Le Code Civil français de Napoléon fortement inspiré par la Charia


Jean Joseph Delsol. 1867. “Explication Élémentaire du Code Napoléon.” Paris: Librairie du Conseil d’État, 12.

“En 1807, le Code civil prit la dénomination de Code Napoléon; en 1816, il reprit celle de Code civil….pour redevenir le Code Napoléon …”
Il redeviendra le Code civil par la suite pour être quelque peu modifié afin d’aboutir dans sa forme moderne et actuelle.

Source: Jean Joseph Delsol. “Explication Élémentaire du Code Napoléon.”

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Octave PESLES (dans son ouvrage « Judicature », éd. 1942, p. 5) : Le Code Napoleon et la Chariah

“D’ailleurs, toute une gamme d’élaborations juridiques, dans toutes les branches de Droit, cristallisent l’Apport de la Charia bien entendue, dans le Code Civil de Napoléon, comme le constate le grand juriconsulte français Octave PESLES (dans son ouvrage « Judicature », éd. 1942, p. 5). Le Congrès International de Droit comparé, qui a tenu ses assises à Paris, le 7 Juillet 1951, affirme que « le Droit musulman implique une richesse de notions juridiques et de techniques remarquables, qui permet à ce Droit de répondre à tous les besoins d’adaptation, exigés par la vie moderne .”

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Le Code Civil français de Napoléon semble être fortement inspiré par la Charia d’après Christian Cherfils

L’influence de la pensée arabo-islamique sur la pensée européenne ne s’est pas limitée à la philosophie, à la poésie ou à la méthodologie, mais on la retrouve également au niveau de la législation européenne. Des penseurs d’élite affirment que le code de Napoléon a été inspiré de la doctrine malékite. Le jurisconsulte français Sidiou affirme que le code napoléonien est fondamentalement inspiré de la doctrine malékite en disant : «la doctrine malékite nous interpelle en raison de la nature des relations que nous entreprenons avec les Arabes d’Ifriqiya. De ce fait, le gouvernement français a confié au Dr Peyron le soin de traduire “l’Abrégé du Fiqh”, de son auteur Al-Khalil Isaak Ben Yacoub décédé en 1442.” Cet ouvrage est très réputé dans les milieux universitaires et religieux dans les pays du Maghreb et en Afrique occidentale (commentaire de Khalil) (6) .

Pendant la campagne de l’armée Napoléonienne en Egypte, l’empereur français connut de près la charia islamique. Nous nous référons ici à l’ouvrage de Christian Cherfils intitulé : «Bonaparte et l’islam» (7) qui comporte des détails dans ce sens.

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NAPOLEON BONAPARTE : Empereur de France (1769-1821)
“L’Islam attaque spécialement les idolâtres; il n’y a point d’autre dieu que Dieu, et Mahomet est son prophète; voilà le fondement de la religion musulmane; c’était le point le plus essentiel: consacrer la grande vérité annoncée par Moïse et confirmée par Jésus. (…) Il n’y a pas d’autre dieu que Dieu et Mahomet est son prophète.
(…) Je suis, moi, musulman unitaire et (que) je glorifie le Prophète. (…) J’espère que le moment ne tardera pas où je pourrai réunir tous les hommes sages et instruits du pays, et établir un régime uniforme, fondé sur les principes de l’Alcoran (Islam – nda), qui sont les seuls vrais et qui peuvent seuls faire le bonheur des hommes.”

(Extraits de “Correspondance de Napoléon Ier Tome V pièce n° 4287 du 17/07/1799: profession de foi, voir aussi pièce n° 3148; et de l’ouvrage de Christian Cherfils: “Bonaparte et l’Islam” – Pedone Ed. – Paris – 1914 – p. 81 – 127 ) Note: les historiens qui parlent de cette conversion, la qualifie de stratégie égyptienne. Cependant il suffit de lire le “Journal inédit de Ste Hélène, de 1815 à 1818” du Gal Baron Gourgaud -2 tomes- Ed. Flammarion, pour se rendre compte que la persistance de l’Islam chez Napoléon, lors de son séjour final à Ste Hélène, ruinent totalement cette hypothèse. Car, là, nulle ambition ou stratégie politique ne dictaient alors sa conduite.


Napoléon Bonaparte et …l’Islam


Ce petit paragraphe a sa place et dans cette étude, et dans cette phase de conclusion, malgré votre étonnement. Vous allez vite comprendre pourquoi. Lorsque j’étais jeune, à l’école, cela m’aurait intéressé de savoir les vues de l’Empereur de France sur l’Islam. Il aurait été intéressant de savoir qu’il a pris le temps, plusieurs fois, pendant sa campagne d’Egypte et surtout lors de son
séjour final à Ste Hélène, d’écrire et de faire écrire ses vues sur la religion de l’Islam. Je signale que cette persistance de l’Islam chez Napoléon dans ces derniers jours, ruinent totalement l’hypothèse du
mensonge politique ou stratégique en Egypte, comme avancée par certains historiens, pour justifier ses vues pro-islamiques. Il faut se rendre à cette évidence. Mais cela, je ne l’ai jamais appris à l’école, et on ne trouve guère encore trace de ses vues, à prix exorbitants, chez quelques antiquaires spécialisés. J’ai eu cette chance. Je vous les livre, ci-dessous. L’Empereur Napoléon Bonaparte, ayant une écriture illisible, faisait écrire par ses derniers amis et généraux son “journal
intime”… Et dans celui-ci il a enregistré son évaluation du Judaïsme, du Christianisme et de l’Islam.
Il dit en substance :
-Moïse (p) a reçu de Dieu, un message pour guider les hébreux sur le droit chemin. Mais conséquemment, ces derniers ont gardé pour eux-seuls les merveilleux enseignements de Moïse (p). Ils ont détourné ce message pour le confiner à “une race d’élus de Dieu”, au lieu d’en faire profiter le
monde.
-Puis vint Jésus (p), dit-il. Jésus (p) a souligné une belle vérité sur Dieu. Il a dit que Dieu est Unique et que vous devez l’aimer de tout votre coeur, et aimer votre voisin comme vous même.
Mais, dit Napoléon, après la mort de Jésus (p), un groupe de politiciens, de Rome, a vu dans cette religion, une possibilité de contrôler une masse importante de gens. Ils ont donc élevé Jésus (p) au rang de Dieu, et partie de Dieu Lui-même. Ils ont ensuite donné à Dieu des partenaires. Ils
étaient maintenant trois en un. Napoléon a dit : c’est de l’idolâtrie.
-Puis enfin, l’Empereur Bonaparte a enregistré ceci: à un certain moment de l’histoire, apparut un homme appelé “Mohamed” (Mohammad -pbsl).
Et cet homme a dit la même chose que Moïse (p), Jésus (p), et tous les autres prophètes: il n’y a qu’ Un Dieu. C’était le message de l’Islam. L’Empereur Napoléon Bonaparte a dit: “l’Islam est la vraie religion”. Et il a ajouté que plus les gens liront et deviendront intelligent, plus ils se familiariseront avec la logique et le raisonnement. Ils abandonneront les idoles, ou les rituels qui supportent le polythéisme, et ils reconnaîtront qu’il n’y a qu’ Un Dieu. Et par conséquent, j’espère que le
moment ne tardera pas où l’Islam prédominera le monde, car …..il prédominera le monde.

Ainsi a parlé l’Empereur Napoléon Bonaparte.

Réf. succinctes: – Correspondance de Napoléon 1er:
tome V, p518. Correspondance de Napoléon 1er: pièce N°3148 Journal inédit de Sainte Hélène, de 1815 à 1818 (Gal Baron Gourgaud) Références complémentaires : voir bibliographie à la fin.

Ce sont là des sources précises, vérifiables, sur l’évaluation de l’Islam par Napoléon Bonaparte, Empereur de France.

Ses prévisions se déroulent, aujourd’hui, sous nos yeux. Voilà pourquoi cela nous intéresse, ici.

En annexe, je précise que dans “Correspondance de Napoléon 1er”, tome V, p518 “Correspondance et Mémoire sur l’administration intérieure 1798-1799″, la pièce n°4287 du 17 Juillet 1799,
Napoléon Bonaparte prononce aussi officiellement sa déclaration de foi à l’Islam. Et la même
information figure aussi dans un autre ouvrage (Nakoula): sa profession de
foi en arabe (j’ai le photostat), traduite et publiée par M. Desgranges aîné, secrétaire-interprète officiel, et imprimé en 1839 à l’Imprimerie Royale – p130 et 131.

Dieu possède les secrets de l’âme, dit le Coran.
Bonaparte devait être considéré comme musulman, puisqu’il l’a dit et écrit!

De ces archives nationales historiques-là de la Guerre, on n’en fera jamais la une des journaux! Si ce n’est ici, dans ce livre, vous aurez peu de chance de relire cela. Mes références sont toutes
vérifiables et officielles pourtant!”

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Jean Joseph Delsol. 1867. “Explication Élémentaire du Code Napoléon.” Paris: Librairie du Conseil d’État, 12

 

source : http://leprocesverbal.com/mag/les-sources-du-code-napoleon-et-du-code-civil/

 

 

http://blideodz.wordpress.com/2012/01/24/le-code-civil-francais-de-napoleon-fortement-inspire-par-la-charia/#more-1676
http://blideodz.wordpress.com/2012/01/24/poeme-de-victor-hugo-sur-le-prophete-muhammad-psl/#more-1669
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23 janvier 2012 1 23 /01 /janvier /2012 21:58

 

 

 

 

Discours de Nicolas Dupont-Aignan pour une France libre
par dlrtv
Dimanche 22 janvier, Nicolas Dupont-Aignan a tenu son premier discours
comme candidat à la Présidence de la République.
Dans la salle du Gymnase,
il a présenté son projet pour une France libre.

 

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