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6 février 2012 1 06 /02 /février /2012 20:19

Pour la mémoire des brigades internationales

by Patrick Le Hyaric

Espagne, février 1936. Le Front populaire remporte les élections. Le général Franco prend la tête d'un soulèvement nationaliste qui déclenche la guerre civile en juillet. La quasi totalité des pays européens signent un pacte de non intervention, ce qui n'empêche pas l'Allemagne nazie et l'Italie fasciste de soutenir activement le camp nationaliste.

Les antifascistes du monde entier s'organisent, les Brigades internationales, composées de volontaires venant de 53 pays, se battent aux côtés des Républicains de 1936 à 1938. Pour nombre d'entre eux au sacrifice de leur vie.

Afin de préserver la mémoire de ces Brigadistes internationaux, nous avons déposé la déclaration écrite suivante au Parlement européen.

.

0005/2012

Déclaration écrite sur la mémoire des Brigades internationales et de leur combat contre le fascisme en Espagne

Le Parlement européen,

– vu l'article 123 de son règlement,

A. Considérant la formation, il y a 75 ans, en octobre 1936, des Brigades internationales pour venir en aide au gouvernement élu démocratiquement en Espagne;

B. Considérant que les Brigades internationales se sont opposées au coup d'État du général Franco, qui recevait le soutien inconditionnel d'Hitler, de Mussolini et de Salazar;

C. Considérant que de 1936 à 1939, environ 35 000 volontaires de tous les continents se sont engagés en faveur de la défense de la République espagnole et ont, par conséquent, grandement contribué au combat contre le fascisme en Europe;

1. se félicite que tous les brigadistes encore en vie aient obtenu la citoyenneté espagnole à titre honorifique en 1996 et que le gouvernement français les assimile, en tant qu'anciens combattants, aux membres de la Résistance,

2. invite les États membres à préserver la mémoire des brigadistes internationaux dans leur pays d'origine, à ériger des monuments et des mémoriaux en hommage à leur combat et à rassembler des témoignages afin que les générations futures soient informées de la lutte qu'ils ont menée contre le fascisme en Europe,

3. charge son Président de transmettre la présente déclaration, accompagnée du nom des signataires, au Conseil, à la Commission, ainsi qu'aux parlements des États membres.

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3 février 2012 5 03 /02 /février /2012 20:19

http://www.platanas.be/images/michel-collon-investigaction.png

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Chers lecteurs d'Investig'Action,

Vous l'aurez constaté : notre site www.michelcollon.info s'est fait hacker et saboter à plusieurs reprises ces jours-ci. Liens d'articles bloqués, site de vente des livres inutilisable. Toutes nos excuses pour ces désagréments ! Notre équipe met à chaque fois tout en oeuvre pour réparer au plus vite les dégâts.

Qu'en penser ? Visiblement, notre action dérange. La liste est longue, certains intérêts ne veulent absolument pas que vous ayez accès à une information indépendante et sans tabous. En sabotant la vente des livres, ils veulent nous ruiner financièrement car c'est avec ces revenus que notre association paie les salaires de l'équipe.

Que faire ? Surtout ne renoncez pas à visiter le site : c'est exactement ce que cherchent les saboteurs. Au contraire, revenez régulièrement puisque nous faisons vite le nécessaire. Pour passer une commande, il vous suffit d'aller sur le site et si vous rencontrez un problème, merci de bien vouloir envoyer un e-mail à l'adresse secretariat@michelcollon.info en précisant votre commande.

D'ici quelques jours, nous vous en dirons davantage sur une campagne qui cherche à nous détruire. A bientôt donc, et merci pour votre soutien !

Michel Collon et l'équipe Investig'Action.

Les livres et DVD d'Investig'Action:

Israël, parlons-en, 18 euros
La Stratégie du chaos, Impérialisme et islam, 20 euros
Libye, Otan et médiamensonges, 9 euros
Syriana, la conquête continue, de Bahar Kimyongür, 9 euros
Les 7 péchés d'Hugo Chavez, 20 euros
Promo Israël, Parlons-en + Les 7 pêchés d'Hugo Chavez, 30 euros
Les Damnés du Kosovo, existe en français, anglais, espagnol et serbe, 9 euros
Bruxelles - Caracas, existe en français, anglais et espagnol, 10 euros
Media Lies and the Conquest of Kosovo, 20 euros
Liar's Poker, existe aussi en néerlandais, 14 euros
Bush le cyclone, 9 euros

Pour nous soutenir vous pouvez également faire un don

 

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1 février 2012 3 01 /02 /février /2012 21:34

 

La fronde hongroise de Viktor Orban

Léon Camus
Mercredi 1 Février 2012


La fronde hongroise de Viktor Orban
Un procès uniquement à charge instruit par une presse servile !

À Budapest l’actuel Premier ministre Viktor Orban - revenu aux affaires en mai 2010 après avoir dirigé le pays une première fois de 1998 à 2002 - est accusé par des procureurs médiatiques affligés pour l’éternité de strabisme divergent, d’un insupportable autoritarisme : « Orban, s’empare peu à peu de tous les leviers du pouvoir et façonne une Constitution à sa botte. Une ‘démocrature’ prend forme au sein de l’Europe » nous assène en guise d’entrée en matière l’envoyé spécial de l’Express [11 janv. 2012]… Nous administrant aussitôt une preuve imparable de l’impopularité du Chavez européen 1  : une manifestation anti-Orban, le 2 janvier à Budapest - pour s’opposer à la nouvelle Constitution entrée en vigueur la veille 1er janvier - aurait rassemblé « plus de 70 000 personnes, chiffre considérable, dans ce petit pays de 10 millions d’habitants, où les rassemblements politiques sont rares » 2 .
Pas si rares que cela puisque le samedi 21 janvier ce sont, d’après les médias la-voix-de-son-maître quelque 100 000 Hongrois venus des coins les plus reculés du pays qui ont convergé vers la capitale hongroise pour exprimer leur soutien à leurs dirigeants. La Hongrie comptant environ dix millions d’habitants, ce chiffre représentait en conséquence 1% de la population totale, ce qui équivaudrait en France à 650 000 manifestants… en réalité d’après d’autres estimations moins restrictives, il se serait plutôt agi de 400 000 personnes, soit 4% de la Hongrie et en Hexagonie, environ 2 millions !
Deuxième grief formulé par l’envoyé très spécieux de l’Express, Orban aurait façonné « une Constitution à sa botte… afin de donner une apparence de légalité à la ‘démocrature’ hongroise : 200 lois et près de dix modifications constitutionnelles votées en l’espace d’un an » ! Certes, mais Orban n’a certainement pas été élu pour se tourner les pouces et apparemment – voir supra – ses électeurs n’en sont pas mécontents. Telle est la loi de la démocratie, la légitimité appartient à la majorité des suffrages exprimés 3 une loi cependant applicable chez nous seulement lorsque le « peuple » se prononce conformément aux attentes des idéocrates, en accord avec les « valeurs » et du sens supposé et imposé de l’histoire.

L’argumentaire de liquidation : le catalogue des délits

L’Express toujours : « la nouvelle Constitution, de style baroque. Promulguée dans les derniers jours de décembre et entrée en vigueur le 1er janvier, elle grave dans le marbre le caractère nationaliste et droitier de l’État hongrois. Ainsi l’appellation “République de Hongrie“ disparaît au profit de “Hongrie“ tout court. Une référence explicite à Dieu (“Dieu bénisse les Hongrois“) figure au préambule. Le forint, la monnaie nationale, est sanctuarisé. Le taux d’imposition sur les revenus est fixé à 16%. La personne du Premier ministre est déclarée “intouchable“. L’embryon humain est considéré comme un être humain dès le premier jour de la grossesse [atroce]. Et le mariage est explicitement décrit comme une union entre un homme et une femme afin d’empêcher tout débat sur le mariage gay, [pire qu’atroce !]. De plus, la Constitution rend rétroactivement responsables les actuels dirigeants du Parti socialiste (ex communistes) des “crimes commis sous le régime communiste jusqu’en 1989“. Et elle instaure une réforme de la banque centrale, qui a perdu, de fait, son indépendance. En contradiction radicale avec les règles communautaires de l’Union européenne ».
Un véritable compendium d’horreurs. Sans oublier la liberté de la presse qui serait remise en question tout comme le subventionnement aux sectes et associations religieuses. Orban et sa politique concentrent à eux seuls toutes les hideurs du crapaud (pardon à ce bel animal à la voix flûtée) et les nuisances de la peste (brune). Tout ce qu’il ne faut pas penser, dire et faire et bien le Fidesz - pourtant banalement situé au centre-droit sur le spectre politique - le fait, le dit et le pense. Parce qu’en Hongrie, la droite radicale existe bel et bien et occupe un place suffisamment importante pour ne pas être mentionnée autrement qu’anecdotiquement dans la libre presse de l’ancien Monde libre [l’Europe de l’ouest.] On l’a bien compris Orban et son parti membre du Parti populaire européen et ne peut être immédiatement labellisé extrême droite “fascistoïde“ à l’instar du Parti Jobbik 4 . Précisons que le PPE, groupe conservateur du Parlement européen inclut l’UMP de M. Sarkozy, lequel doit faire le grand écart entre sa fidélité aux « valeurs » européennes et sa nécessaire “alliance“ de fait avec avec Orban, lui-même vice-président du PPE.

Le crime des crimes

Mais laissons ici, pour l’heure, le catalogue de griefs non rédimables pour mieux nous concentrer sur les questions de divergences fondamentales par rapport aux critères de Maëstricht, celles qui créent aujourd’hui un violent contentieux entre le Portugais commissionnaire Barroso, la Secrétaire d’État américaine Clinton, la Chancelière allemande Merkel, le futur éventuel présidentiable français Juppé 5 d’une part, et Viktor Orban de l’autre.

À commencer par le retour de la Banque centrale sous la tutelle de l’État. Car où va-t-on si les financiers perdent leur indépendance vis-à-vis des politiques auxquels leurs décisions seraient soumises ? Plus encore que l’avortement, le mariage homo, Dieu et l’Identité nationale, la transgression du tabou des tabous est d’abord la dénonciation de la dictature du fric. Aucun crime autre que celui de lèse phynances 6 n’est plus terrible ni plus punissable : Orban s’est attaqué au saint des saint, autrement dit à l’État-profond, le pouvoir indicible, celui dont on ne parle pas mais dont l’omnipotence dicte leur destin aux peuples et aux nations sur des bases et selon des critères purement métapolitiques au service exclusif des cryptarchies régnantes 7 .

Après la séparation de l’Église et de l’État, de la justice autonome par rapport aux pouvoirs législatif et exécutif, l’administration et l’émission monétaire échappent à l’État 8 , ces fonctions étant désormais transférées à un organisme supranational, en l’occurrence la Banque centrale européenne. Or, comme, les États se voient contraints d’emprunter sur les marchés extérieurs en vertu du Traité de Maëstricht 9 leur souveraineté monétaire se trouve de facto réduite a quia. Il appert donc que l’UE évolue tendanciellement vers un modèle à l’américaine où la Réserve fédérale n’a de « fédérale » que le nom n’étant en réalité qu’un consortium de banques privées. Qu’Orban ait voulu revenir en arrière et casser cette évolution vers une fragmentation ou une segmentation toujours plus poussée de l’État et de ses fonctions régaliennes en une multiplicité d’entités institutionnelles séparées – c’est-à-dire autonome voire indépendante – est proprement impardonnable.

Reste que la « déréglementation », la suppression insidieuse de l’État et de ses fonctions par l’abrogation de la loi, ne supprime pas – sauf dans la mythologie libéraliste, dans les phantasmes et le verbiages des économistes, des universitaires, des médiacrates et des idéologues de tous poils – l’arbitrage et la surveillance qui réapparaissent immanquablement sous la forme d’organismes prenant en charge la « régulation » d’un secteur d’activité donné ou de l’une ou l’autre des fonctions vitales du corps social. Ici la gestion monétaire, et il s’agit dans tous les cas de déshabiller Pierre pour habiller Paul : « moins d’État » signifie toujours plus de transferts de pouvoirs vers de nouvelles féodalités, certes décentralisées voire délocalisées, diffuses peut-être mais agissantes, au seul profit d’un système dominé par les oligarchies détentrices de tous les leviers financiers, politiques, militaires et industriels.
Or qu’à voulu faire le vilain M. Orban, rendre à l’État central ce qui lui appartient, l’administration de sa monnaie et qui plus est, celle de sa Justice. Crimes inexpiables à l’heure de la déconstruction de l’État et de son dépérissement [prévus et programmés tant par le Marxisme que par l’ultra-libéralisme friedmannien et l’École de Chicago] au profit de nébuleuses bureaucratiques façon Bruxelles elles-mêmes et d’entités du type des dictatoriales Agences de notation, relais multiples et truchements tentaculaires du divin Marché et des Club terriblement élitistes des tireurs de ficelles, toujours les mêmes !

Menaces, rétorsion et sanctions

Sous couvert de discipline budgétaire collective, la Commission Barroso a lancé le 18 janvier sa première salve – car il s’agit de faire un exemple ! - en demandant de lourdes sanctions financières contre la Hongrie en vue de sanctionner un dérapage budgétaire « insoutenable ». Le déficit public magyar atteindrait en effet 6% du PIB en 2011 au lieu des 3% annoncés par le gouvernement de Viktor Orban. La veille, le 17, Bruxelles avait en outre adressé au Premier ministre hongrois une triple lettre comminatoire de mise en demeure lui enjoignant de réviser trois textes législatifs litigieux « d’ici un mois ». Lois qui, aux yeux avertis des juristes de Bruxelles, violent l’esprit ou la lettre des Textes européens fondateurs. En cause, l’indépendance de la Banque centrale, celle des juges hongrois et pour finir l’autonomie de l’Autorité de protection des données.

Menacé ainsi des pires sanctions financière par la Commission de Bruxelles, M. Orban a dû venir à Canossa s’expliquer à Strasbourg où il s’est fait copieusement invectiver par le « délinquant sexuel » Cohn Bendit 10 , lequel a donné une fois de plus une image fort reluisante – et quelque peu débraillée - des nouveaux maîtres de l’Europe ! Car, quoique la Hongrie ne soit pas membre de l’Euroland, son endettement est tel qu’elle ne saurait se passer pour éviter la banqueroute des subsides de la BCE et du FMI. En substance une ligne de crédit de 10 à 20 mds d’€ pour passer le gué hivernal.

Au demeurant, si à l’étranger et en Europe de l’Ouest la cote politique de Viktor Orban n’est pas au plus haut - à l’instar de la monnaie nationale, le Forint – la situation dans son pays est tout à fait différente avons-nous vu… Aussi est-il à prévoir que les menaces du triste sire Barroso seront davantage un coup d’épée dans l’eau qu’une mortelle estocade ! Notons que la « comparution » de Viktor Orban devant le Parlement européen a été de sa propre initiative. Une première, puisqu’aucun chef d’État n’était auparavant venu en quelque sorte « défier » l’Institution en son propre palais…
Pourtant le Premier ministre hongrois n’aura pas d’autre choix que de composer avec les puissances extérieures - Bruxelles, Londres et Manhattan - à propos d’un inenvisageable retour de la Banque centrale hongroise dans le giron étatique. À prendre cependant en considération le fait que la marge de manœuvre de la Commission n’est pas aussi confortable qu’il y paraît de prime abord : sanctionner Budapest certes, mais en évitant de précipiter le pays dans l’abîme au moment où la Grèce et l’Eurozone partent elles-mêmes en vrille. Chacun se souviendra du fiasco de la politique de sanction adoptée en 2000 à l’encontre de l’Autriche lorsque le parti « xénophobe » de Jörg Haider fit son entrée au gouvernement. Là encore intervinrent des décisions communautaires contreproductives parce que dictées non par la raison et l’intérêt collectif mais eu égard à une dogmatique et un sectarisme idéologique révélateurs des véritables finalités de la construction dite « européenne », à savoir la destruction programmée et irréversible de peuples de l’Europe.

C’est en travers d’un tel projet - hélas déjà bien avancé - que Viktor Orban s’est placé aujourd’hui, et c’est bien là que le bât blesse ! Le réveil des peuples d’Europe n’était pas à l’ordre du jour quand un micro État et ses dix millions d’âmes, auparavant puissant avant d’être démantelé par le Traité du Trianon du 4 juin 1920, ayant connu l’épouvantable « République socialiste » de Bela Kun 11 et la « République populaire de Hongrie » pendant laquelle la révolte des masses, en 1956, fut écrasée sous les chenilles des chars soviétiques, entend à présent reconquérir une authentique indépendance… et avec elle son identité et se nommer selon son cœur « Hongrie » en rupture avec un passé de servage et de souffrance vers lequel le « Politburo » des Commissaires politiques européens voudraient maintenant la ramener pieds et poings liés.

Notes

(1 ) Un « Hugo Chavez de droite » selon l’eurodéputé Cohn-Bendit en référence au non-aligné président vénézuélien, haut en couleur, celui qui dit ses quatre vérités à l’Amérique néoconservatrice et prédatrice. Deux hommes politiques logés à la même enseigne si l’on en croit le président des É-U s’exprimant le 19 Décembre 2011 dans le quotidien « El Universal » : « Le gouvernement d’Hugo Chavez restreint les droits universels du peuple vénézuélien, menace les valeurs démocratiques et met en péril la sécurité de la région ». Chavez lui répondait le même jour à l’occasion du Conseil des ministres en le traitant d’irresponsable et surtout d’imposteur, qualification assénée trois fois avec une remarquable force de conviction.
(2 ) Unanimité de la presse : ainsi Le Progrès titrait-il le 4 janvier « Hongrie : Viktor Orban sent le vent tourner : Vertement critiqué à l’étranger, le Premier ministre hongrois Viktor Orban sent aussi la colère monter dans son pays, où il est accusé de se comporter comme un ‘dictateur’ par des manifestants de plus en plus nombreux ». Le ton était donné en totale contradiction avec la réalité des faits les plus patents.
(3 ) 54% en faveur du Fidesz, l’Union civique hongroise, parti présidentiel
(4 ) Jobbik Magyarországért Mozgalom, « L’Alliance des Jeunes de Droite-Mouvement pour une meilleure Hongrie » compte 47 députés nationaux et 22 européens. Le Jobbik plaide en faveur de l’identité nationale pour le retour aux valeurs chrétiennes, de la famille et de l’autorité, autrefois illustrées par le régent du royaume de Hongrie, l’amiral Miklós Horthy entre 1920 à 1944. Jobbik milite contre le libéralisme politique, le communisme et le mondialisme apatride et cosmopolite.
(5 ) Monsieur je-me-mêle-de-tout, paladin de la Démocratie indirecte voire subversive comme en Syrie, considérait le 3 janvier sur I-télé que la Hongrie et sa nouvelle Constitution font « problème aujourd’hui ! …Il appartient à la Commission européenne de vérifier que ces nouveaux textes constitutionnels respectent ce qui fait le bien commun de tous les pays de l’Union européenne, c’est-à-dire l’État de droit et le respect des grandes valeurs démocratiques... Nous appelons la Commission européenne à prendre les initiatives nécessaires pour que ces principes fondamentaux soient respectés partout, y compris en Hongrie  ». Message reçu 5/5 puisque la menace de sanctions européennes a été immédiatement brandie à Bruxelles.
(6 ) Alfred Jarry « Ubu roi » 1896 - Concernant la Banque centrale hongroise : l’influence du gouvernement s’y trouve renforcée ; son président ne sera plus libre de désigner ses trois adjoints ceux-ci étant nommés par le Premier ministre. Le gouvernement hongrois – qui commence bien mal – est parvenu à rapatrier dans les caisses de l’État 11 mds d’€ jusque là détenus par des Fonds de pension étrangers, tout en imposant une taxe exceptionnelle aux banques et aux grandes entreprises étrangères. Par ailleurs une loi autorise les Hongrois ayant souscrit des crédits en Francs suisses, Euros ou Yens, à travers des produits financiers complexes émis par des banques étrangères, à effectuer leur remboursement en Forints hongrois. Les particuliers auront ainsi la faculté de rembourser leurs dettes à un taux de change fixe préférentiel. Les demandeurs de fonds pourront également bénéficier de crédits en Forints pour financer leurs transactions, ceci reviennant à reconvertir ces crédits en monnaie hongroise, imposant aux établissements bancaires de couvrir la différence… Cf. Maurice Gendre « Bombarder Budapest ? » 19 janv. 2012
(7 ) Le sénat français en adoptant ce 23 janvier 2012 la Loi pénalisant la négation de tous les génocides, et en particulier du génocide arménien de 1915, n’obéit pas, en flattant les suffrages arméniens, à la seule arithmétique électorale, ni même au-delà en visant le vote des communautés israélites. Il s’agit en vérité d’ériger un mur défensif autour du « crime contre la pensée unique et totalitaire » institué par la loi Gayssot-Fabius… archétype des dispositifs juridiques, présents et avenir, de contention de la liberté de penser blanc ou noir. Un motif idéologique – la protection des grands mythes fondateurs du monde actuel, à commencer par ceux de la démocratie et de l’autonomie de consentement dans l’adhésion aux nouvelles religions contemporaines – plus puissant que tous les intérêts économiques et moraux immédiatement en jeu dans les choix prioritaires à effectuer… au regard par exemple d’une Turquie, partenaire commercial et industriel de première importance. Ce qui en période de crise aiguë, donne la mesure du mépris de nos dirigeants vis-à-vis de l’urgence d’un sauvetage économique, humain et sociétal, lequel devrait en principe s’imposer toutes affaires cessantes. Le même raisonnement s’applique au dossier iranien entretenu au prétexte d’un programme nucléaire prétendument menaçant pour la paix du monde. Nul ne croit bien entendu à ces billevesées, mais l’embargo pétrolier européen qui vient d’être adopté ce 23 janv. 2012 – lequel pourrait entraîner par mesure de rétorsion la fermeture du Détroit d’Ormuz et partant, créer les conditions d’une conflagration régionale - condamne un peu plus la Grèce au marasme en raison de sa dépendance à hauteur de 30% du pétrole persan [pour la satisfaction de ses besoins énergétiques et 20% pour l’UE en général et en particulier l’Italie et l’Espagne, deux pays durement touchés par la crise budgétaires]. Là encore se sont des raisons métapolitiques faisant litière des intérêts, aussi impérieux qu’immédiats de l’Europe réelle, qui l’emportent sur toutes autres considérations. Retenons que la soif de puissance hégémonique et la concurrence biologique sont des paramètres surdéterminants des tensions internationales actuelles, situées bien au-delà de simples guerres pour les monopoles énergétiques ou le $ comme monnaie exclusive des transactions pétro-gazières.
(8 ) Une indépendance théorisée, à la suite de John Locke, par Montesquieu dans L’Esprit des lois (1748) à une époque où la justice ne se mêlait pas autant de politique et n’entendait pas se placer en contrepouvoir institutionnel systématique, ou en courroie de transmission idéologique, ou pire comme instrument politique au service de tel ou tel parti.
(9 ) En France, avec la Loi n°73-7 du 3 janvier 1973 sur la Banque de France, texte surnommée « Loi Pompidou-Giscard » ou « Loi Rothschild », l’État s’automutile en s’interdisant grosso modo de l’autofinancement par l’emprunt intérieur ou la création monétaire : l’État délègue ou abandonne ainsi son droit régalien de création monétaire au système bancaire privé. La loi “Pompidou-Rothschild“ a été abrogée à la date symbolique du 4 août 1993 ; elle est entrée en application le 1er janvier 1994 lors de la transcription dans nos codes du Traité de Maëstricht.
(10 ) « Hongrie : défilé monstre pro-Orban » Figaro le 21 janv. 2012, commentaires : « Orban n’a pas de leçons à recevoir d’un délinquant sexuel ! » à propos de M. Cohn-Bendit « né en France de parents juifs allemands dix mois après le débarquement de Normandie ».
(11 ) Sur la « République de Bela Kun » lire Jérôme et Jean Tharaud « Quand Israël est roi » Plon 1921. Téléchargeable - Université de Toronto : http://www.archive.org/details/quan...

http://www.geopolintel.fr

 

 

http://www.alterinfo.net/La-fronde-hongroise-de-Viktor-Orban_a70582.html

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1 février 2012 3 01 /02 /février /2012 20:23

 

La révolution en cours de l’Islande

deena stryker
Mercredi 1 Février 2012


La révolution en cours de l’Islande
On se souvient que, au début de la crise financière de 2008, l'Islande fit littéralement faillite. Les raisons ne furent mentionnées qu'en passant, et depuis lors, ce membre peu connu de l'Union Européenne a semblé s’éclipser de l’actualité.
 
A mesure qu’un pays Européen après l'autre fait face a une quasi-faillite, mettant en péril l'euro, l'Islande devient un phare d'espoir pour avoir choisi les gens avant le profit. voici pourquoi:
 
Cinq ans d'un régime néo-libéral ont conduit à une privatisation de toutes les banques en Islande, (320.000 habitants, pas d'armée). afin d'attirer les investisseurs étrangers, ces banques offraient des services bancaires en ligne dont les coûts minimes leur ont permis de fournir des taux de rendement relativement élevés.
 
Ces comptes (bancaires), appelé Icesave, ont attiré de nombreux petits investisseurs anglais et néerlandais. à mesure que les investissements augmentaient, les dettes étrangères des banques augmentaient aussi. en 2003, la dette de l'Islande équivalait à 200 fois son pnb (produit national brut), et en 2007, elle était de 900 pour cent.
 
La crise financière mondiale de 2008 devint le coup de grâce. les trois principales banques islandaises firent faillite et furent nationalisées, tandis que la couronne (monnaie de l'Islande) perdit beaucoup de sa valeur par rapport à l'euro. a la fin de cette année-là, le pays a se déclara en faillite.
 
 
Les citoyens récupèrent leurs droits
 
Contrairement aux attentes mondiales, la crise a conduit la population à prendre le pouvoir de son pays, à travers un processus de démocratie participative directe. Ceci a finalement conduit à une nouvelle constitution, mais seulement après une persévérance féroce.
 
Geir Haarde, le premier ministre d'une coalition gouvernementale sociale-démocrate, négocia un prêt de plus de deux millions de dollars, auquel les pays nordiques ajoutèrent deux millions et demi de dollars supplémentaires. mais la communauté financière étrangère fit pression pour que l’Islande impose des mesures drastiques.
 
Des protestations et des Émeutes s’ensuivirent, obligeant finalement le gouvernement a être remplacé par une coalition de gauche nouvellement formée.
 
La coalition plia finalement face aux exigences provenant de l'extérieur et selon lesquelles l'Islande devait payer un total de trois millions et demi d'euros. cela aurait exigé de chaque islandais de payer 130 $ par mois pendant quinze ans, a 5,5% d'intérêt, afin de rembourser une dette contractée par des parties privées vis-a-vis d’autres parties privées. ce fut la goutte d’eau qui fit déborder le vase.


Ce qui s'est passé ensuite fut extraordinaire. la croyance selon laquelle les citoyens devaient payer pour les erreurs d'un monopole financier, qu'une nation entière devait être taxée afin de rembourser les dettes privées, fut brisée.
Les relations animées entre les citoyens et leurs politiciens, habilitèrent les dirigeants de l'Islande à agir aux cotés de leurs électeurs. le chef de l'état, Olafur Ragnar Grimsson, refusa de ratifier la loi qui rendait les islandais responsables des dettes bancaires, et soutint les appels pour un referendum.
 
La communauté internationale furieuse
 
Le monde ne fit qu'accroître la pression. la Grande-bretagne et la Hollande mirent en garde contre des représailles terribles qui isoleraient le pays, incluant l’arrêt de l'aide du FMI  et le la gel des comptes bancaires islandais étrangers.
 
Durant le referendum du mois de mars 2010, 93% de la population votèrent contre le remboursement de la dette. le FMI gela immédiatement son prêt. mais l'Islande n’allait pas se laisser intimider. comme Grimsson le dit: « on nous a dit que si nous refusions les conditions de la communauté internationale, nous deviendrions le Cuba du nord. Mais si nous les avions acceptées, nous serions devenus l'Haïti du nord ».
 
Avec le soutien des citoyens furieux, le gouvernement lança des enquêtes civiles et pénales contre les personnes responsables de la crise financière. en conséquence, l'ancien ministre des finances purgea une peine de prison de deux ans, alors qu'Interpol émit des mandats d'arrêt internationaux contre les banquiers impliques dans le krach.
 
Les islandais se mirent également d’accord sur certaines mesures de réduction budgétaire comme le démantèlement de leurs infrastructures militaires - l'Islandic Defense Agency (agence islandaise de la défense, ou IDA), cessa d'exister en janvier 2011.
 
La nouvelle constitution de l’Islande

Afin de libérer le pays du pouvoir exagéré de la finance internationale et de l'argent virtuel, le peuple de l'Islande décida de rédiger une nouvelle constitution

Ils élirent 25 citoyens parmi 522 adultes n'appartenant à aucun parti politique, mais recommandés par au moins trente personnes.Les réunions des électeurs furent diffusées en ligne, et les citoyens purent envoyer leurs commentaires et suggestions, étant les témoins de ce document à mesure qu'il prenait forme. la constitution qui émergea de ce processus de démocratie participative fut soumise au parlement pour approbation cet automne.
 
On a dit au peuple grec que la privatisation de leur secteur public est le seul moyen de garder le pays à flot. les peuples de l'Italie, de l'Espagne et du Portugal sont confrontés à des pressions similaires. eux, ainsi que le reste d'entre nous, pourrions apprendre beaucoup de l'Islande, en refusant de se plier a des intérêts etrangers et en declarant haut et fort que les gens peuvent reprendre et reprendront leur pouvoir.
 
Davantage d'informations:
www.stjornlagarad.is/english
 
Traduit de
 
Iceland’s On-going Revolution
http://www.positivenewsus.org/editions/fal11/fal1105.html
http://www.alterinfo.net/La-revolution-en-cours-de-l-Islande_a70545.html

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31 janvier 2012 2 31 /01 /janvier /2012 15:25
 

http://www.paris-normandie.fr/media/imagecache/article-taille-normale/afp/2012-01/2012-01-07/photo_1325946820047-2-0-328960.jpg

http://www.paris-normandie.fr/media/imagecache/article-taille-normale/afp/2012-01/2012-01-07/photo_1325946820047-2-0-328960.jpg

La présidente de l’Argentine revient à son poste en remettant les britanniques à leur place

30 janvier 2012 (Nouvelle Solidarité) – Après trois semaines d’absence suite à son opération chirurgicale du 4 janvier, la présidente argentine Cristina Fernandez de Kirchner a officiellement repris son poste le 26 janvier, en organisant un grand événement public lors duquel elle a fustigé la démence britannique concernant les îles Malouines.


Après avoir remercié chaleureusement pour les nombreux messages de soutien reçus pendant sa convalescence, et l’annonce de plusieurs projets d’infrastructure que son gouvernement va lancer, la présidente a stigmatisé le « Royaume qui marche sur la tête », faisant allusion aux remarques déplacées du Premier ministre David Cameron, qui a accusé l’Argentine d’être une puissance « coloniale » préparant un assaut militaire sur les îles Malouines.

« Ces remarques s’effondrent sous leur propre poids », a dit Cristina Kirchner. « Elle n’ont aucune substance, ni aucune raison. Nous ne sommes pas, ni n’avons jamais été une force d’invasion ». Le Comité spécial des Nations unies pour la décolonisation traite actuellement 16 cas d’endroits demeurant toujours des colonies, dont 10 appartiennent à l’Angleterre, a-t-elle souligné, « et dont le plus emblématique sont nos îles Malouines ». Dans une référence implicite à Cameron, elle a dit qu’à l’occasion du 30ème anniversaire de la guerre des Malouines, « n’attendez pas de nous des déclarations outragées et des gesticulations xénophobes. Nous laissons cela à d’autres ».

Kirchner a affirmé que l’Argentine continuera sa campagne calme, délibérée et diplomatiquement rigoureuse de demande de renforcement des résolutions de l’ONU mandatant des négociations entre le Royaume-Uni et l’Argentine pour trouver une solution pacifique. En mars 2010, l’appel d’Hillary Clinton pour de telles négociations avaient rendu fou les britanniques, et la réitération de l’appel du Département d’Etat le 19 janvier, tout en ne « prenant pas position » sur la question de la souveraineté, avait provoqué des accusations de Londres contre les Etats-Unis, accusés de « poignarder » à nouveau les Britanniques.

La présidente de l’Argentine a également souligné que curieusement, les mouvements environnementalistes n’avaient pas protesté contre les recherches de pétrole de la Grande-Bretagne autour des Malouines. S’il vous plaît, a-t-elle dit ironiquement, « allez défendre les calamars là-bas ! ». Cette pique avait forcé Greenpeace à répondre le jour suivant, en disant qu’ils avaient réellement protesté sur cette question… en 1998.

 

http://www.solidariteetprogres.org/La-presidente-de-l-Argentine-revient-a-son-poste-en-remettant-les_08531

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31 janvier 2012 2 31 /01 /janvier /2012 03:01

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Grève générale en Belgique : il faut une séparation bancaire !

29 janvier 2012
 

Une grève générale, la première depuis 2005, va paralyser la Belgique demain, alors qu’elle accueille à Bruxelles le Sommet de l’Union européenne. Les syndicats ont, en effet, décidé d’agir pour protester contre le plan d’austérité de 11 milliards d’euros adopté par le gouvernement Di Rupo. Ils protestent aussi contre le fait que pour la première fois dans l’histoire récente du pays, ils n’ont pas été consultés par le gouvernement avant d’adopter ce train de mesures.

Pour eux, la politique du gouvernement prend des allures de guerre sociale. D’autant plus que s’ajoutent depuis des lourdes pressions des cercles financiers pour que la Belgique abandonne son indexation des salaires avec l’inflation qu’elle est le dernier pays à mettre en pratique.

Une très forte mobilisation du public et du privé est attendue.

Nous publions ci-dessous la déclaration de Guillaume Dubost, président d’Agora-Erasmus en Belgique, face à cette situation.
— 

Plainte de la Paix sociale persécutée, par Guillaume Dubost, président d’Agora Erasmus

Le 29 janvier 2012 (Agora Erasmus)—« D’ici dix ans, aucune paix n’est à craindre » dit-on au passeur des Enfers pour l’encourager à spéculer sur les morts à venir. Il y a cinq siècles, quand Erasme écrit Charon, l’Europe est déchirée et l’ombre de la guerre menace ; aujourd’hui les Furies se déchainent sur cinq continents, menant une double guerre, économique et militaire, contre la dignité des peuples et menacent l’intégrité de nos sociétés. Si nous ne nous levons pas contre elles pour défendre la « paix sociale », nous donnerons raison au mauvais génie.

La Belgique, avec d’autres, doit donner l’exemple en rompant avec une dynamique internationale qui la dépasse. Depuis 40 ans,la dérégulation a permis à la finance sans visage de se tapir dans l’ombre, puis s’accaparer d’une économie devenue elle-aussi « libre » transformée en ruine postindustrielle globale. Ayant détruit tout reste de souveraineté, particulièrement en Europe, la finance folle s’attaque désormais aux droits du travail, les pensions et la sécurité sociale, derniers remparts des peuples contre la féodalité.

Les coups d’État technocratiques (le fascisme « blanc ») récents en Grèce et en Italie, pour imposer les mesures d’austérité les plus brutales en Europe depuis 70 ans, ne sont qu’un prélude à ce qui nous attend ici si nous ne nous réveillons pas. Ne laissons pas ces dieux autoproclamés de la City de Londres et de Wall-Street continuer d’enrichir Charon ! Débarrassons-nous de leurs bourreaux officiants comme le Président Barack Obama, qui a violé la loi et la Constitution américaine avec l’agression en Libye et nous précipite vers une troisième guerre mondiale contre la Russie, la Chine et le reste de l’Eurasie.

Contre ces ennemis, nous devons lancer une nouvelle Renaissance. La camisole de force utilisée en 1933 par le Président Franklin D. Roosevelt, le principe Glass-Steagall (séparant totalement banques d’affaires spéculatives des banques de crédit utiles), doit être imposée globalement. La souveraineté politique et économique de chaque nation doit pouvoir être réaffirmée, en particulier par l’émission de crédit productif public vers la reconstruction de l’économie.

Vu le déclin de l’économie réelle, les investissements devront prioritairement aller vers des projets à haute intensité technologique, créateurs d’emplois qualifiés et pouvant tirer l’économie productive de l’avant. Des réalisations comme le lancement du réacteur de recherche Guinevere au Centre de recherche nucléaire de Mol (SCK-CEN), sont la preuve de la force pionnière de la Belgique et d’un savoir-faire national dans ce domaine. Cependant, comment pourrions-nous construire au mieux ces réacteurs nucléaires du futur, alliant sécurité, retraitement des déchets et nouveaux matériaux si l’outil sidérurgique belge, fruit de nombreuses générations dans ce pays, est mis à la casse ! Si aucun acteur privé ne se manifeste, l’Etat doit immédiatement en reprendre le contrôle. Coûteux ? Peut-être, mais d’un intérêt bien supérieur que les sauvetages scandaleux de Dexia !

Ainsi, le chemin qui permettra de reprendre en main notre destin est devant nous. Prenons-le à pas forcé car nous sommes déjà en guerre ! Trouvons maintenant le courage, comme David, de terrasser Goliath !

Retrouvez nous en signant notre Appel urgent pour un Glass-Steagall global sur www.agora-erasmus.be


http://www.solidariteetprogres.org/Greve-general-en-Belgique-il-faut-une-separation-bancaire_08530

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29 janvier 2012 7 29 /01 /janvier /2012 21:17
Dimanche 29 janvier 2012 7 29 /01 /Jan /2012 12:53

  

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Sgt. Christopher Bolton du Département de police d' Oakland a déclaré que le nombre de manifestants arrêtés était probablement entre 200 et 300. "Nous sommes encore le train de faire le débriefing des arrestations", a-t-il déclaré. Il s'exprimait après la publication d'une déclaration sur le site de la ville d' Oakland qui a chiffré le nombre des arrestations à 200. "Ce chiffre est probablement sous estimé et nous n'avons pas encore le total éxact", précise le Sgt Bolton. 




Dans sa déclaration, publiée dans un fichier au format PDF, le maire Oakland, Jean Quan dénonce le mouvement : "Encore une fois, un groupe dissident du Mouvement violent "Occupy" est engagé dans des actionsviolentes contre la ville d'Oakland " La déclaration a également dit qu'il y avait eu des rapports de dommages à l'intérieur de l' Hôtel de Ville lors de la manifestation.




OAKLAND - La police a arrêté environ 300 personnes à Oakland du mouvement "Occupy" manifestants qui ont été contrecarrés quand ils ont essayé de "réquisitionner" un centre de congrès vacant et un YMCA (centre d'hénergement pour jeune hommes célibataires), mais plus tard, ils ont fait irruption dans l'hôtel de ville, où ils ont brûlé un drapeau pris à l'intérieur.




La police a utilisé des gaz lacrymogènes et des flash balls ainsi que des grenades assourdissantes dans l'après-midi contre les 2.000 manifestants qui ont tenté de démolir les clôtures autour d'une salle de congrés, le "Kaiser Convention Center", où ils espéraient établir leur nouveau camp. La police a prétexté que certains manifestants ont commencé à jeter des objets en direction des agents de police. Il y a eu au moins 19 arrestations dans l'après-midi.




Après 18 heures, la police anti-émeute a ciblé un groupe de manifestants qui s'étaient rassemblé près de la YMCA et refusaient de se disperser. La police a déclaré qu'environ 100 manifestants ont été arrêtés au YMCA.
Plusieurs manifestants du YMCA semblaient avoir été violemment jetés à terre par police, et au moins un manifestant avait son visage ensanglanté.
Les manifestants scandaient: «Laissez-nous protester démocratiquement", mais la police avait visiblement reçu des ordres stricts.
Certains manifestants ont affirmé qu'ils tentaient de fuir la police en parcourant le YMCA plutôt que de prendre d'assaut le bâtiment.




Plus tard dans la soirée, environ 100 policiers ont entouré l'hôtel de ville tandis que d'autres bratissaient l'intérieur de l'édifice.
La police a chargé peu après que les manifestants aient fait irruption dans l'hôtel de ville d'Oakland, aient volé un drapeau américain du conseil municipal pour finalement y mettre le feu. 
Auparavant, les manifestants s'étaient réunis à Frank Ogawa Plaza vers midi et se sont dirigé vers le centre ville dans l'espoir d'établir leur nouveau lieu de rencontre et de débat social.


Les responsables d'Oakland ont déclaré qu'environ 250 personnes étaient dans le groupe où la protestation a commencé, mais la foule a rapidement grossi à environ 2000 manifestants.
Plus tôt au cours de la manifestation l'un des organisateurs, Shake Anderson, a déclaré: «Nous sommes ici pour protéger les indignés et leur permettre d'exprimer leur choix de la désobeissance civile... Nous le faisons pour changer le monde, pas seulement aujourd'hui mais chaque jour."

 
Les manifestants marchaient à travers Laney College autour de 14h30 Certaines personnes portaient des bandanas sur la bouche et d'autres tenaient des pancartes disant: "Nous sommes les 99%." Une fanfare habillée en tutu rose et noir et des collants fluo était aussi dans la foule afin de souligner le coté démocratique et non violent des protestataires ; cela n'a pas empéché la police équipée comme des gladiateurs romains de multiplier les provocations.


La police dit qu'elle se tiens prête à arrêter ceux qui enfreignenraient la loi à nouveau : «La ville d'Oakland ne sera pas intimidé par les menaces de violence venant d'une activité illégale".


Ces épisodes ne sont pas sans rapeller les émeutes et manifestations qui avaient secoué les Etats Unis pendant la guerre du Viet-Nam.


 Source: zebuzzeo.blogspot


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Sur ce site également (déjà vu sur ce site),

 

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29 janvier 2012 7 29 /01 /janvier /2012 02:36

« 100 jours pour redresser la France » (communiqué du Réseau Vercors)

 

La France connaît aujourd’hui une vraie faillite républicaine.


Tous les partis politiques institutionnels entretiennent un système électoral corrompu qui détruit le pays.

La seule alternative présentée par le Front National est inadaptée.

Une véritable action de redressement républicain s’impose.


Hommes de droite comme de gauche, amoureux de la France et de la République – militaires et policiers, magistrats, hauts fonctionnaires, syndicalistes, anciens militants de tous bords – nous appelons l’ensemble du pays à se tenir prêt.


La rupture républicaine de 100 jours que nous devons mettre en œuvre en 80 points est une nécessité pour la France. Elle débouchera sur l’objectif ultime de notre projet républicain : « remettre le pouvoir au peuple de France ».

C’est à une véritable œuvre de redressement national et républicain à laquelle nous appelons aujourd’hui l’ensemble des français dans l’esprit de nos prédécesseurs glorieux, ceux du CNR.

 

***Mesures d’application immédiate :


- Nous proclamons « la République en danger » ;

- Installation d’un Comité de salut public national ;

- Mise en place de Comité de salut public dans tous les villages et toutes les villes de France

- Mise en place d’une garde patriotique nationale ;

- Création de tribunaux populaire de citoyens tirés au sort par canton ;

- Création d’une Haute cour de citoyens élus pour juger ministres et chef d’Etat ;


Mesures politiques :


- Dissolution de l’Assemblée nationale;

- Dissolution du Sénat ;

- Assignation à résidence de tous les parlementaires français ;

- Présentation des parlementaires devant des tribunaux populaires ;

- Présentation de tous les membres du corps préfectoral français en poste depuis vingt ans devant les Tribunaux populaires, chargés d’évaluer leur mérite républicain ;

- Présentation de tous les magistrats français devant les tribunaux populaires chargés d’évaluer leur mérite républicain

- Inéligibilité à vie de tous les parlementaires ayant voté l’adoption du traité de Lisbonne en 2008 ;

- Inéligibilité à vie de tous les députés européens français ayant exercé un mandat depuis 1992, portant ainsi atteinte à la souveraineté de la France ;

- Présentation de Nicolas SARKOZY devant la Haute Cour pour haute trahison;

- Déferrement devant les tribunaux populaires de l’ensemble des membres des exécutifs français ayant exercés des fonctions gouvernementales depuis 1992 ;

- Dissolution de l’ensemble des partis politiques français – UMP, PS, PCF, MODEM, et FN – pour avoir autant dénaturé le caractère républicain de la France ;

- Lancement d’une procédure d’élection d’une Assemblée Constituante sous 100 jours ;

- Dissolution des Conseils régionaux ;

- Renforcement du rôle des nouveaux Préfets ;

- Renforcement du rôle des maires ;

- Dissolution de toutes les organisations intercommunales sauf les syndicats ;

- Ordonnance sur la nouvelle coopération territoriale ;


Mesures économiques et fiscales :


- publication de toutes les déclarations patrimoniales de l’ensemble des élus français nationaux et locaux ;

- transparence fiscale : publication de toutes les déclarations de revenus en France avec les montants exacts des impôts acquittés par tous les ménages ;

- transparence fiscale : publication de toutes les déclarations de revenus en France avec les montants exacts des impôts acquittés par toutes les entreprises françaises ;

- déchéance de la nationalité française immédiate pour tous les exilés fiscaux ;

- Lutte contre la corruption : Mise en place de tribunaux exceptionnels à compétences financières dotés de 100 magistrats et d’un corps d’un millier d’agent de police à disposition ;

- Rétablissement du franc et de tous les pouvoirs de la Banque de France ;

- Nationalisation des 20 premières médias français (chaînes de radio, télévision française, presse écrite) ;

- Nationalisation des 10 plus grandes banques françaises ;

- Nationalisation des cinq plus grands laboratoires pharmaceutiques français ;

- Nationalisation des cinq plus grands opérateurs de télécommunication français ;

- Nationalisation des cinq plus grandes entreprises d’armement français;

- Initiatives auprès des autres Nations européennes pour instaurer un système monétaire commun avec parité appréciable ;

- Suspension de tous les plan sociaux en cours en France;


Mesures diplomatiques et militaires :


- La France dénonce les traités instituant l’Euro et l’Union Européenne ;

- La France dénonce les accords Schengen ;

- La France rétablit dans son intégralité le contrôle à ses frontières ;

- La France dénonce le Traité de l’Atlantique Nord et sort de l’OTAN ;

- Initiative diplomatique immédiate de renforcement des liens entre la France et l’Allemagne – signature d’un nouveau traité franco-allemand ;

- Fermeture des ambassades des Etats-Unis et de la Grande-Bretagne en France ;

- Rappel de nos ambassadeurs en poste à Washington et à Londres;

- Initiatives de coopérations militaires avec la Russie et la Chine ;

- Initiatives diplomatiques visant à instaurer des accords entre la Zone Franc et la Zone Yen-Yuan ;

- Initiatives diplomatiques majeures vers les pays arabes pour travailler à émanciper le monde arabe de tout contrôle OTAN ;

- Initiative immédiate pour renforcer l’amitié entre les peuples français et israélien ;

- Initiative internationale immédiate de la France en faveur de la reconnaissance d’un Etat palestinien ;

- Initiative diplomatique immédiate de renforcement des liens entre la France et l’Algérie ;

- Rappel de nos troupes engagées sur tous les théâtres étrangers hormis ceux de l’Afrique et du Liban où la France a su établir de véritables liens de coopération ;

- Initiatives diplomatiques majeures en direction des pays d’Amérique du sud et de l’Alba pour renforcer notre coopération économique et militaire ;

- Initiatives diplomatiques majeures en direction des pays de l’Afrique aspirant légitimement à gagner leur liberté et construire leur démocratie ;


Mesures diverses :


- Dissolution de l’ensemble des grandes centrales syndicales françaises ayant bénéficié du financement occulte des organisations patronales et siégeant au sein du CES;

- Suppression de l’ENA ;

- Disparition de la double nationalité ;

- Mise en place d’un service national obligatoire d’une durée de deux ans, dont une année consacrée à l’instruction militaire, pour les citoyens français des deux sexes ;

- Dissolution de toutes les congrégations religieuses présentes en France ;

- Dissolution des deux plus grandes obédiences maçonniques françaises – le Grand Orient de France et la Grande Loge Nationale Française – pour avoir porté atteinte au jeu libre de la démocratie parlementaire ;

- Inéligibilité à vie de tous les hauts dignitaires franc-maçon français ayant exercé leur mandat à compter de 1992 ;

- Ordonnance encadrant les religions et congrégations religieuses en France ;

- Ordonnance encadrant les associations de Libres pensées en France ;

- Ordonnance sur l’organisation des Partis politiques;

- Ordonnance sur l’organisation des syndicats en France ;

- Ordonnance d’orientation nationale pour relancer la grande tradition de la Mutualité en France ;

- Ordonnance d’orientation sur le fonctionnement de la Sécurité sociale ;

- Mise en place d’un grand service public à la jeunesse avec encadrement de la jeunesse – patronage laïque, clubs de sports, arts & musiques – obligatoire pour l’ensemble des jeunes de notre pays ;

- Déploiement de près de 150.000 adultes – salariés à temps plein – référents auprès des jeunes dans les établissements scolaires et dans les quartiers en difficultés ;

- Tout étranger qui s’engage à servir la Patrie – et qui aura bien mérité d’elle – bénéficiera d’une procédure accélérée d’acquisition de la Nationalité française ;

- Mesure d’urgence pour renforcer l’ordre des savoirs au sein des établissements scolaires ;

- Rétablissement du respect total du maître dans sa classe ;

- Dissolution de toutes les associations 1901 dirigées par des ressortissant étrangers et interdiction de toute association étrangère en France ;

- Mise en place d’un revenu parental équivalent au SMIC à compter du troisième enfant versé jusqu’à l’âge de 18 ans du dernier des enfants ;

- Instauration d’une journée nationale de la Laïcité et d’une fête de la Laïcité;


Peine de Mort & sécurité :


- Référendum pour le rétablissement de la Peine de Mort réservée aux récidivistes ou aux auteurs de crimes ayant entraînés plusieurs homicides;

- Elargissement de la peine capitale aux crimes d’origine sanitaire, écologique (chimique, nucléaire…) ayant entraîné le décès de plusieurs personnes ;

- Réouverture des procédures pour les crimes suivants : sang contaminé ; hormones de croissance ; farine animale ; rejet industriel de dioxine ; fuite nucléaire ; trafics de déchets hospitaliers …

- Ouverture d’établissement fermé pour la jeunesse délinquante sous encadrement sportif sévère;

- Ouverture de centre fermé pour la jeunesse récidiviste encadrée par des éducateurs judiciaires et des militaires ;

- Renforcement des pouvoirs de la Justice par un accroissement du nombre de magistrats et des corps de contrôles (d’inspecteurs du travail, d’inspecteur sanitaire et social …)

 

Après les 100 jours :

 

- Premier rendu des travaux de l’Assemblée constituante pour accoucher d’une nouvelle constitution avec pour base de travail, la constitution de 1962 ;

- Dès l’élaboration de la nouvelle constitution, il sera procédé à l’élection de nouveaux représentants de la Nation;

- Sont déclarés inéligibles tant au sein de la Constituante que du nouveau Parlement tous les anciens parlementaires ou ayant exercé un mandat dans les trente dernières années ;

- Election au scrutin à la proportionnelle ;

- Totale parité entre les sexes et les âges ;


http://www.mecanopolis.org/?p=24777

 

Article placé le 27 jan 2012, par Mecanopolis

 

 

Réseau Vercors: Lire le précédent communiqué du Réseau Vercors
 

LA FRANCE A BESOIN DE NOUS !Tenez-vous prêts ! Aux Armes pour la France ! Vive la France ! Vive la République !

 

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Vers un coup de force prochain en France ? (Réseau Vercors)

Article placé le 18 avr 2010, par Agata Kovacs (Genève)

vercors

 

La France est décidément un pays étonnant.

La déréliction de l’appareil d’État français; la corruption et la vulgarité étalées au plus haut sommet de l’État; la désorganisation police-gendarmerie-armée; la destruction programmée de la Justice; le climat pré-insurrectionnel dans les banlieues où les livraisons d’armes se multiplient via des services étrangers de pays dit « amis » … le tout sur fond de crises économique et sociale dures, il n’en fallait pas plus pour que quelques hommes décident de s’organiser.

Le Réseau VERCORS le sait bien, un Homme décidé plus un Homme décidé égale une force.


Pour le Réseau VERCORS, il s’agit de « stopper » le processus de « solution finale » appliquée à la Nation France.


Ne s’agit-il d’ailleurs pas, des mêmes forces financières et industrielles qui – ayant soutenu l’accession de Hitler au pouvoir en 1933 puis l’ayant lâché quelques années plus tard – cherchent aujourd’hui à détruire les Nations en Europe et en premier lieu celle primordiale de la France ?


Le Réseau VERCORS l’affirme : " Si la France tombe, toute l’Europe tombe " ! C’est dire que le réseau revendique également des appuis au delà des frontières françaises.


Dans une logique de résistance totale, le Réseau VERCORS proclame la nécessité de restaurer la France, la République dans l’esprit du programme du CNR.


Réunissant d’après nos renseignements – Magistrats, Officiers d’actives, hauts fonctionnaires, militants et syndicalistes – le Réseau opérationnel « VERCORS » s’inscrit dans la vieille tradition française – celle des comités de Salut public, des Comités insurrectionnels et des Comités de grèves générales – de quoi prendre très au sérieux les informations qui nous parviennent.

La récente réorganisation de la sécurité autour de N.SARKOZY n’est d’ailleurs pas étrangère à ces bruissements qui inquiètent au plus haut sommet de l’État.

La candidature de N.SARKOZY en 2012 – actée depuis son récent voyage aux États-Unis – ne peut que renforcer la détermination de ceux qui s’inscrivent dans un processus de libération de la France, notamment en se fixant pour objectif, la sortie immédiate de l’OTAN.

Enfin, les tensions dans l’entourage de N.SARKOZY, les inquiétudes grandissantes sur son état de santé psychique ne peuvent qu’accroître la volonté d’en finir au plus tôt. Le Réseau VERCORS est-il prêt ? Difficile à dire.

Réseau jeune, il progresse depuis des mois dans un maillage territorial qui – d’après nos informations – est d’ores et déjà bien avancé.

Inutile de préciser que nous suivons de très près cette actualité de la plus haute importance …

 

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http://noe-education.org/appel_juin_degaulle.jpg

 

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29 janvier 2012 7 29 /01 /janvier /2012 01:31

Election présidentielle. L’Association Gendarmes et Citoyens adresse une lettre ouverte aux candidats

Association Gendarmes et Citoyens®   

  Le Président, 

 

Madame,

Monsieur,

Vous vous présentez au suffrage des citoyens français pour briguer la charge de Président de la République. La campagne présidentielle s'articule autour de divers sujets. Je voudrais attirer votre attention sur l'un d'entre eux, en apparence mineur mais dont les enjeux sont immenses : l'avenir de la Gendarmerie.


Le dixième anniversaire du mouvement des gendarmes descendus dans la rue en 2001 pour faire connaître leur « ras-le-bol » vient juste de passer. Ceci s’était produit sous la présidence de monsieur Jacques Chirac et du gouvernement de monsieur Lionel Jospin. A l’origine de ce mouvement nous pouvons citer le manque de moyens en effectifs et en matériels, l’absence de droit d’expression et l’inefficacité des structures de concertation.

Qu’en est-il aujourd’hui ? Le droit d’expression n’existe toujours pas. La nouvelle participation interne est un leurre puisqu’elle reste toujours chapeautée par la hiérarchie. Comment en serait-il autrement quand nous constatons que les représentants du personnel ont été réduits de 2 000 à 800. Le Conseil de la Fonction Militaire Gendarmerie (CFMG) n’a toujours qu’un pouvoir consultatif, il reste une structure destinée à cautionner et entériner les décisions de l’administration. Les membres de cette structure, pleins de bonne volonté, sont toujours tirés au sort et ne sont pas élus par leurs pairs.

Alors que la gendarmerie a été rattachée au ministère de l’Intérieur depuis 2009, les personnels sont confrontés à une différence de traitement inadmissible. On trouve d’un côté des policiers qui s’expriment à travers leurs puissants syndicats et obtiennent un temps de travail règlementé et de l’autre des gendarmes, citoyens à part, qui n’ont pas de réel droit d’expression et donnent de leur temps sans limite pour assurer leurs missions. On nous oppose le plan d’adaptation des grades aux responsabilités exercées (PAGRE). Cette mesure fait de la gendarmerie une armée « mexicaine » avec une multitude de créations de postes de gradés et officiers. L’institution paie cette mesure en postes perdus, purement et simplement, mais aussi en remplacement de postes de sous-officiers par des gendarmes adjoints volontaires, des militaires du corps de soutien ou des civils, nuisant ainsi à l’efficacité de la gendarmerie.


A l’occasion de nos différents contacts et en consultant les sites des personnalités politiques nous avons bien compris que tous sont favorables au refus du droit d’association (estimant les structures de concertation suffisantes) et souhaitent que le droit d’expression reste ce qu’il est : inexistant. Pour ce faire ils se déclarent attachés à la "militarité " de la Gendarmerie évacuant ainsi toute possibilité de progrès. Si nous comprenons ce point de vue, qui permet d’obtenir du personnel corvéable à merci sans possibilité de se plaindre des conditions de travail, nous ne saurions ni l'entériner ni l’admettre. Le premier principe de la République est pourtant l'égalité de tous devant la loi.

 

Au vu de ces constats, les membres de l’Association Gendarmes et Citoyens que j’ai l’honneur de présider souhaitent connaître votre position, en tant que candidat(e) à l'élection présidentielle, à l’égard des vœux que nous formulons :


- droit de créer une ou des associations, apolitiques et non syndicales, sur un modèle proche du système de la Guardia Civile espagnole.

- droit d’expression par l’intermédiaire de représentants bénéficiant d’un minimum d’indépendance vis à vis de la hiérarchie, droit qui serait encadré pour éviter des dérives en particulier les atteintes au secret professionnel.

- cessation des suppressions de poste et des restrictions de budgets (RGPP) la gendarmerie étant rendue « à l’os » selon les propos de son propre directeur.

- dans l’intérêt de la sécurité de nos concitoyens recentrer « réellement » la gendarmerie sur son cœur de métier, la surveillance des territoires au contact de la population.

- MM les députés Le Bris et Mourrut, membres de la commission de la défense nationale et des forces armées, ont rendu leur rapport d’information sur le dialogue social dans les armées. Entre autres propositions novatrices, ils proposent l’élection des membres du conseil de la fonction militaire, le droit d’adhérer à des associations et l’autorisation de déposer des recours collectifs contre les actes de l’autorité dont ils dépendent.

 

Envisagez-vous de soutenir les propositions de ces deux parlementaires.

- En question subsidiaire nous aimerions connaître votre position concernant la Gendarmerie pour les années à venir : Maintien dans sa position inconfortable, partie ministère de l'Intérieur, partie ministère de la Défense. Intégration totale au ministère de l'Intérieur. Retour au ministère de la Défense.


Notre association ne manquera pas de faire connaître vos réponses à ses adhérents et sympathisants par tous moyens à sa disposition.

Je vous prie de bien vouloir agréer………….  


Christian CONTINI, président de l’association Gendarmes et Citoyens

 

Le site de l’association : http://sites.google.com/site/assogendarmesetcitoyens/

Son dernier magazine gratuit en ligne : http://issuu.com/agecassociation/docs/agec_magazine_fevrier_2012_018_mf

 

http://www.agoravox.fr/actualites/societe/article/election-presidentielle-l-108722

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28 janvier 2012 6 28 /01 /janvier /2012 17:46

Communiqué de l'AFPS

 

http://www.cawa.fr/IMG/arton5337.jpg


Après Aziz Dweik, Marwan Barghouti :

Liberté pour les députés palestiniens


http://www.france-palestine.org/Apres-Aziz-Dweik-Marwan-Barghouti

  

L'Association France Palestine Solidarité (AFPS) se félicte qu’« Amnesty International » vienne de prendre une initiative internationale positive pour exiger la libération du président du Parlement palestinien, Aziz Dweik, et des 20 autres parlementaires palestiniens placés en détention administrative.

 

C’est un fait unique au monde : il y a au total 132 membres au Parlement palestinien et 27 au total sont actuellement emprisonnés. Au mépris de leur immunité parlementaire, ce sont donc 20% des membres du Parlement palestinien qui connaissent cette situation ! Rapporté à la France, cela équivaudrait à ce que 200 parlementaires soient en prison. Pouvons-nous imaginer cela une seule seconde ? 

 

Mais visiblement ces mesures contraires à la démocratie ne suffisent pas. C'est Marwan Barghouti qui est maintenant l’objet de mesures punitives supplémentaires, dont une nouvelle mise en isolement carcéral. Pourquoi ? Parce qu’il a osé déclarer devant la presse que « Si Israël retournait aux frontières de 1967, le conflit serait terminé. » Des propos limpides mais insupportables pour les dirigeants israéliens. Pourquoi ?

 

Ainsi, une nouvelle fois, les hommes et les femmes qui tout à la fois résistent à l’occupation, qui sont favorables à l’unité inter-palestinienne et qui proposent la paix sur la base du droit sont spécialement visés aujourd’hui par Israël qui a peur de ces voix porteuses d’espoir et de paix.

 

Nous ne pouvons accepter ces mises en cause et l’emprisonnement de ces parlementaires légalement élus. Nous dénonçons ces pratiques contraires fondamentalement au droit qui sont aussi destinées à saboter les efforts d’unité nationale du peuple palestinien.

 

Nous nous adressons solennellement aux dirigeants français et européens pour qu’ils agissent, comme ils en ont les moyens, notamment avec la suspension de l’Accord d’association UE-Israël, dont l’article 2 est une fois de plus clairement violé par Israël, pour qu’il soit mis fin à ces pratiques inhumaines et ces emprisonnements illégaux.

 

En même temps que nous assurons leurs familles de notre solidarité, nous exigeons haut et fort la libération de Marwan Barghouti, d’Aziz Dweik et des 25 autres parlementaires palestiniens. Leur place n’est pas en prison mais au Conseil législatif palestinien dont les travaux sont délibérément entravés par cette situation insupportable.

Nous prendrons des mesures adaptés pour que montent ces exigences conformes au droit et à la paix. Ca suffit ! Ca suffit amplement !

 

Liberté pour les parlementaires palestiniens !


Le bureau national,
Paris, le 28 Janvier 2012

Association France Palestine Solidarité (AFPS)
21 ter Rue Voltaire 75011 Paris
Tél. : 01 43 72 15 79
Fax. : 09 56 03 15 79
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